Le 9 août dernier, à Libreville, au Gabon, Rayan Al-Akhras, né en 1995 au Liban, a présenté ses lettres de créance au président gabonais. Fils de l’homme d’affaires libanais Ali Akhras, marié et déjà père de famille, il devient officiellement consul honoraire de la République Centrafricaine auprès du Gabon, avec résidence à Libreville. Il a aujourd’hui 31 ans.
Pendant que nos enfants, ici au pays, se lèvent tôt pour chercher un peu d’argent afin d’aller à l’école ou à l’université, pendant qu’à 31 ans beaucoup d’entre eux vivent encore chez leurs parents, galèrent pour trouver un emploi stable et luttent chaque jour pour se nourrir, on choisit le fils d’un Libanais né au Liban pour représenter la RCA sur la scène diplomatique.
C’est ça la réalité qui nous saute aux yeux aujourd’hui avec ce régime des bras cassés. On se fout clairement de notre gueule.
Dans la vidéo de la présidence gabonaise, on voit Rayan Al-Akhras présenté comme diplomate et homme d’affaires expérimenté. Au début, certaines informations disaient qu’il était né en Centrafrique. Maintenant, tout le monde sait qu’il est né au Liban. Peu importe laquelle des deux versions est exacte, le vrai problème n’est pas là.
Mais au-delà de cette histoire, ce qui reste choquant, c’est le choix lui-même. Nos jeunes, nés ici, qui portent le poids du quotidien, qui se battent pour un avenir dans ce pays, restent sur le bord de la route. Et on donne un poste diplomatique important au fils d’un Libanais qui a aujourd’hui 31 ans.
On parle de relations historiques entre le Gabon et la RCA, de sécurité régionale, de paix et d’échanges commerciaux. Très bien. Mais pourquoi faut-il toujours privilégier des profils venus d’ailleurs pour représenter la Centrafrique, pendant que nos propres enfants galèrent pour manger et pour étudier ?
C’est dur à digérer, mais il faut le dire: c’est une insulte à tous les jeunes Centrafricains qui essaient de s’en sortir ici. On leur demande des sacrifices tous les jours, et dans le même temps on offre des fonctions de haut niveau à des personnes nées au Liban.
La réalité du pays est là, crue et sans maquillage. Nos enfants méritent qu’on pense d’abord à eux quand il s’agit de nommer ceux qui vont parler au nom de la RCA à l’extérieur. Ils méritent qu’on arrête de se foutre de leur gueule avec des décisions pareilles.
Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, dénonce la décision du ministre Aurélien Simplice ZINGAS d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien
L’ancien ministre centrafricain Chancel SEKODE NDEUGBAYI
Le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par son président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI, a publié ce 17 avril 2026 un communiqué dans lequel il exprime son indignation face à la décision du Ministre d’État à l’Éducation Nationale, Aurélien Simplice ZINGAS, d’attribuer à titre exceptionnel le Baccalauréat et le Brevet de Technicien en Économie Familiale et Sociale (BTEFS) à certains citoyens centrafricains.
Selon le document signé par le ministre lui-même et accompagné d’une liste nominative de récipiendaires, cette mesure a été prise en dehors des règles prévues par la loi centrafricaine sur les examens nationaux. Le PCS estime que cette attribution repose sur des considérations de népotisme et de clanisme, au détriment des procédures d’évaluation objectives qui garantissent l’équité pour tous les candidats.
Le parti politique demande l’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire. Il exige des explications claires auprès du peuple centrafricain concernant l’identité des bénéficiaires cités dans le document ainsi que les raisons qui ont permis cette attribution en dehors des voies légales.
Le PCS appelle également les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants et la société civile à se mobiliser de manière unie pour défendre l’intégrité du système éducatif. Il annonce qu’il saisira la justice afin d’obtenir l’annulation de ces attributions et la sanction des responsables impliqués.
Le communiqué se conclut par ces mots : « Non à la fraude diplômante des clans ! L’Éducation centrafricaine doit rester intègre ! » Pour le Parti du Changement Social, le président Chancel SEKODE-NDEUGBAYI.
Plus d’un mois après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, qui a conduit à valider un troisième mandat illégal pour Touadéra, Maître Nicolas Tiangaye, président de la CRPS, invité de la radio RJDH, n’a pas mâché ses mots.
En effet, dans plusieurs pays africains, les élections sont devenues un calendrier que l’on respecte moins pour choisir un dirigeant que pour donner l’impression d’en choisir un. En RCA, ce calendrier a une fois de plus été respecté, et le résultat était connu d’avance par beaucoup de Centrafricains qui ont regardé le processus avec une profonde amertume.
C’est dans ce climat lourd que Maître Nicolas Tiangaye a pris la parole sur la radio RJDH pour dire ce que des millions de personnes retenaient depuis des semaines. Il a pointé du doigt le rôle joué par les missions d’observation internationale, venues constater sans vraiment regarder, et reparties avec des conclusions que personne sur le terrain ne reconnaissait comme vraies.
Ces missions, selon lui, suivent toutes le même chemin balisé depuis des années. Elles arrivent, circulent dans quelques endroits choisis, et produisent un rapport qui dit que le scrutin s’est globalement bien déroulé, avec quelques manquements qui ne remettent rien en cause. Cette formule, répétée élection après élection, a fini par vider ces rapports de toute crédibilité aux yeux des Centrafricains.
Ce que Tiangaye a ajouté ensuite a frappé encore plus fort, parce qu’il a mis un mot sur ce que beaucoup pensaient sans oser le formuler. Il a dit que nombreux sont ceux qui considèrent ces observateurs comme de simples touristes électoraux, des gens qui font le déplacement sans vraiment s’immerger dans la réalité du pays qu’ils sont censés surveiller.
Il a tenu à préciser qu’il ne visait personne directement, mais il n’a pas non plus nié que cette image collait parfaitement à ce qu’on observe depuis des années en RCA. Pour lui, se fier aux conclusions de missions dont on connaît déjà les positions politiques avant même le début du vote, c’est priver les Centrafricains d’une lecture honnête de leur propre situation électorale.
Il a rappelé qu’il existe pourtant un précédent qui prouve que les choses peuvent être dites autrement. En 2011, les observateurs de l’Union européenne avaient rendu un rapport qui jugeait les élections centrafricaines sujettes à caution. C’était une position courageuse, rare, et c’est précisément cette rareté qui rend le silence des années suivantes si difficile à accepter.
Pour Tiangaye, la seule évaluation qui devrait peser dans ce débat est celle du peuple centrafricain lui-même. Ce sont les Centrafricains qui ont vécu le processus de l’intérieur, qui ont vu ce qui s’est passé avant, pendant et après le vote, et ce sont eux dont la parole devrait primer sur celle des délégations venues de loin avec des agendas que tout le monde devine.
Et pendant que ces rapports continuent de s’empiler dans les bureaux des organisations internationales,
Martin Ziguelé rejette l’appel à l’unité de Touadéra et déclare qu’il n’a pas de leçons à donner aux centrafricains
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République
L’ancien premier ministre du Président Patassé, Martin Ziguelé, dans une interview accordée à la RNL au lendemain du couronnement de Touadéra, rejette en bloc l’appel à l’unité de l’empereur Touadéra : « Il n’a pas de leçons à nous donner sur l’intérêt personnel, il a trahi son serment et manipulé la Constitution »
L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a répondu sans complaisance à l’appel à l’unité lancé par le président Faustin Archange Touadéra.
Martin Ziguelé trouve cet appel surprenant de la part du président. Il rappelle que la prestation de serment pour la septième république poursuit avant tout un intérêt personnel. Selon lui, Touadéra s’est engagé en 2016 et en 2021 à respecter la Constitution qui limitait le nombre de mandats à deux et leur durée à cinq ans.
L’opposant accuse directement le chef de l’État d’être à l’origine du décryptage de la Constitution par ambition personnelle. Il déclare que Touadéra n’a pas de leçons à donner aux autres hommes politiques en matière de respect de la parole donnée.
Martin Ziguelé ajoute que le président doit commencer par respecter sa propre parole et placer l’intérêt du pays au-dessus de tout. Il dénonce l’apparition de statuts et d’un déploiement de culte de la personnalité que l’on n’avait plus vu depuis cinquante ans dans le pays.
Pour Martin Ziguelé (MLPC/BRDC), ce n’est pas en manipulant les institutions et les textes pour servir un intérêt personnel que l’on construit la République et l’esprit du sacrifice.
Homme consultant ses finances numériques sur smartphone et ordinateur portable
Gérer son argent aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’on connaissait il y a quelques années. Les décisions qui demandaient du temps se prennent désormais en quelques secondes. Un geste suffit pour payer, s’abonner ou réagir à une offre.
Cette évolution s’est faite progressivement. Elle commence avec les achats du quotidien, passe par les abonnements et l’investissement simplifié, puis s’étend à des formes de dépenses plus rapides et plus émotionnelles. Dans ce contexte, des usages comme les paris sportifs BizBet apparaissent comme un exemple parmi d’autres de ces dépenses numériques, au même titre que certains services de divertissement ou les microtransactions.
Une consommation devenue instantanée
Le premier changement visible, c’est la vitesse. Paiement en un clic, portefeuilles numériques, solutions différées : tout est conçu pour réduire le temps de décision.
Les réseaux sociaux jouent un rôle central. Sur TikTok ou Instagram, un produit apparaît dans une vidéo, et quelques secondes plus tard, il est déjà acheté. Il n’y a presque plus de transition entre le contenu et la transaction.
Ce type de consommation repose souvent sur l’impulsion. L’achat n’est plus forcément planifié, il devient une réaction immédiate à un stimulus.
L’accumulation silencieuse des abonnements
En parallèle, les paiements récurrents se sont multipliés. Aujourd’hui, un utilisateur gère en moyenne entre 5 et 8 abonnements : streaming, sport, stockage, services divers.
Le problème n’est pas leur utilité, mais leur accumulation. Beaucoup restent actifs sans être réellement utilisés. Cette “fatigue des abonnements” se traduit par des dépenses invisibles, qui s’installent sans véritable contrôle.
Ce phénomène est renforcé par la facilité d’inscription et la difficulté psychologique à résilier.
L’IA influence les décisions sans être visible
L’intelligence artificielle a changé la manière de consommer sans toujours se faire remarquer. Elle ne se contente plus de suggérer des produits, elle anticipe les moments où l’on est le plus susceptible d’acheter.
Elle analyse les habitudes, le contexte, le timing. Résultat : les propositions arrivent au moment le plus efficace.
Cela rend l’expérience fluide, mais aussi plus orientée. La frontière entre choix personnel et suggestion devient plus difficile à distinguer.
Investir devient une habitude, parfois trop simple
Les mêmes logiques s’appliquent à l’investissement. Avec les applications actuelles, il est possible d’investir de petites sommes, régulièrement, sans barrière technique.
Cette accessibilité a démocratisé l’investissement, mais elle a aussi introduit un comportement plus proche de la consommation que de l’analyse. Quand investir devient aussi simple qu’acheter, le risque est de perdre en rigueur.
Quand les mêmes mécaniques s’appliquent aux paris
Dans ce contexte, les dépenses associées aux paris ne sont pas un phénomène isolé. Elles s’inscrivent dans la continuité des usages numériques actuels.
Rapidité, notifications personnalisées, interaction en temps réel : les mêmes mécanismes qui influencent les achats en ligne ou les abonnements se retrouvent ici. Pour certains utilisateurs, suivre un match et réagir aux évolutions devient une forme de consommation similaire à d’autres expériences digitales.
La différence tient surtout à l’intensité. Ces dépenses sont souvent plus réactives et plus liées au moment, ce qui peut accélérer la prise de décision et réduire le recul.
Un rapport à l’argent devenu plus abstrait
Tous ces changements ont un point commun : ils rendent la dépense moins tangible. Quand tout se passe en quelques secondes, le lien entre l’action et ses conséquences devient plus flou.
Beaucoup de personnes ressentent aujourd’hui un décalage entre leurs revenus et leurs dépenses réelles. Non pas par manque de contrôle volontaire, mais parce que le système est conçu pour être fluide.
Garder le contrôle dans un environnement rapide
Face à ces évolutions, certaines habitudes font la différence :
suivre régulièrement ses paiements automatiques
limiter les dépenses impulsives liées au divertissement
séparer les dépenses essentielles des dépenses émotionnelles
utiliser des outils pour visualiser clairement ses flux financiers
Ces réflexes ne bloquent pas les dépenses, mais permettent de les rendre visibles et mieux maîtrisées au quotidien.
Les grandes transformations à retenir
Tendance
Effet principal
Paiement instantané
Décisions accélérées
Abonnements multiples
Dépenses invisibles
IA personnalisée
Choix influencés
Investissement simplifié
Moins de barrières, plus de risques
Expériences interactives
Dépenses plus émotionnelles
Vers une nouvelle manière de gérer son argent
Les habitudes de dépense ont changé, mais le principe reste le même : ce n’est pas la technologie qui décide, mais la manière dont on l’utilise. Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de ralentir le progrès, mais de garder une forme de distance face à des systèmes conçus pour aller vite. Dans un environnement où tout pousse à agir immédiatement, la vraie compétence devient la capacité à prendre du recul.
Les cortèges officiels de l’empereur Touadera circulent en Centrafrique avec une priorité absolue garantie par la loi. Cette mesure vise à protéger le dictateur centrafricain et assurer ses déplacements rapides lors de missions officielles ou d’urgences sécuritaires. Le dispositif prévoit l’usage de sirènes, gyrophares et coordination avec les forces de sécurité pour dégager les axes routiers.
Cette priorité légale ne donne pourtant aucun droit d’ignorer la sécurité des citoyens centrafricains. Le code de la route impose aux véhicules prioritaires de respecter la vie des autres usagers. Les cortèges doivent adapter leur vitesse aux conditions de circulation et protéger les piétons qui traversent.
La réalité diffère complètement de ces règles. Les convois impériaux roulent à des vitesses dangereuses, forcent le passage sans précautions suffisantes et ne bénéficient d’aucune préparation sérieuse. Les routes restent ouvertes, aucune information n’est donnée à la population, et aucune campagne de sensibilisation n’existe.
L’accident du 1er juin 2025 à Combattant démontre cette négligence. Le cortège impérial , parti vers l’aéroport pour déposer l’empereur Touadera qui devrait se rendre à Bruxelles pour négocier des financements électoraux avec l’Union européenne, était à l’origine d’un violent accident de circulation. Le véhicule du DG de l’ASECNA, paniqué, voudrait céder la route, a percuté piétons, motocyclistes et un poste de police. Quatre personnes sont mortes, dont des policiers, plusieurs autres ont été gravement blessées. Aucun message de condoléances n’a été prononcé, aucune visite effectuée, aucune prise en charge organisée.
D’autres drames similaires ont déjà endeuillé Bangui et les routes menant à l’aéroport lors des déplacements impériaux . Les mêmes scénarios se répètent : vitesse excessive, violence des impacts, familles laissées à l’abandon. Les véhicules officiels ne disposent d’aucune assurance malgré leur statut d’équipement d’État, privant les victimes de toute compensation ou soins.
L’empereur Touadéra garde un silence total face à ces tragédies. Pas une déclaration publique, pas un geste de compassion, pas une aide matérielle. Les Centrafricains vivent désormais ces cortèges comme des “cimetières roulants”, générateurs de peur et d’injustice.
La question se pose aujourd’hui avec urgence : jusqu’à quand cette priorité routière sera-t-elle confondue avec un permis de tuer ? Jusqu’à quand le silence officiel remplacera-t-il le respect de la vie humaine et la compassion élémentaire envers les familles endeuillées… ?
Rebondissement dans l’affaire des véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : après l’autorisation du ministre des Mines, le jeu du chat et de la souris se poursuit avec l’ONEM
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République
L’affaire des véhicules non payés de l’investiture de l’empereur Touadéra continue de faire des vagues. Après la dernière promesse selon laquelle le ministre des Mines, Rufin Benam Beltoungou, avait signé l’autorisation de décaissement des fonds, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra pensaient enfin toucher leur argent.
Malheureusement, ce mercredi, ils sont revenus à la Direction générale des Transports sans aucune bonne nouvelle. Descendus à l’ONEM pour rencontrer le directeur général, ils se sont heurtés à une nouvelle réalité : celui-ci ne vient plus au bureau depuis deux jours. Introuvable. Au ministère des Transports, le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono) semble lui aussi fatigué de les recevoir.
Pour les propriétaires, ce silence et ces absences ne sont pas un hasard. Ils y voient un jeu intentionnel destiné à user leurs nerfs et à les pousser à bout. Lassés des renvois, des promesses non tenues et des arnaques, ils ont décidé de passer à l’offensive publique.
Ce jeudi 16 avril 2026, chaque propriétaire est invité à amener son véhicule et à venir barricader l’entrée du ministère des Transports. Personne ne doit entrer, personne ne doit sortir. L’objectif est clair : exprimer leur profond mécontentement et attirer l’attention des médias. Car, comme ils l’ont déjà vécu à la radio Gouandjika avec Fidèle Gouandjika qui a empoché leurs 8 000 FCFA avant de refuser de leur donner la parole sous prétexte d’« affaire politique », ils savent que seule la pression publique peut faire bouger les lignes.
Il y’a lieu de rappeler que le 30 mars 2026, lors de la prestation de serment de l’empereur Faustin-Archange Touadéra au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières ont été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de jouer le jeu, convaincus d’être payés rapidement. Plus de deux semaines après, rien. Pas un franc n’a été versé malgré les allers-retours entre le ministère des Transports, l’ONEM et le ministre des Mines.
Après le jeu de ping-pong bureaucratique, la tentative de censure à la radio et les promesses restées lettres mortes, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra ont décidé de hausser le ton. Ils passent à l’action pour que leur voix soit enfin entendue.
Dans la septième République, même pour récupérer un dû aussi simple, il faut en arriver au blocage des routes et des ministères.
L’affaire risque de prendre une nouvelle ampleur ce jeudi. Nous y serons.
Pris la main dans le sac, Mamadou Anselme, en intérim à l’Inspection académique de la Vakaga, détourne les frais de formation des enseignants de la Vakaga
Les enseignants après leur formation par l’inspection académique de la Vakaga
Alors que la Banque mondiale injecte des fonds colossaux via le projet PARE pour sauver un système éducatif en déliquescence dans la préfecture de la Vakaga, un homme sabote méthodiquement ces efforts : Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique. Sous couvert d’intérim, qu’il occupe depuis des années, l’homme a transformé les formations pédagogiques en machine à spolier les enseignants et à asphyxier l’éducation dans ladite préfecture.
Une formation sabotée dès le départ
Du 4 au 13 avril 2026, une session de formation sur la « pédagogie explicite », financée par la Banque mondiale, devait permettre à des dizaines d’enseignants de Birao, Tiringoulou et Ouanda-Djallé de se former. Sur le papier. En réalité, Mamadou Anselme en a fait un cauchemar administratif et financier :
Monsieur Mamadou Anselme, Inspecteur académique par intérim dans la Vakaga
Dès le départ, le ministère de l’éducation avait envoyé comme chef de mission l’inspecteur d’académie Justin Guy Evarist Kouzou. Ce dernier s’est vu rapidement mis dans la poche par Mamadou Anselme, secrétaire général de l’Inspection académique de la Vakaga qui assure l’intérim de l’inspecteur d’académie de la préfecture depuis plusieurs mois, et qui occupe cette fonction d’intérim depuis des années.
Pour cette formation de dix jours qui se déroulait de 7h30 à 15h30, les organisateurs avaient prévu le petit-déjeuner, de l’eau potable et le déjeuner communautaire à midi. Mamadou Anselme et son entourage ont suspendu le petit-déjeuner et l’eau, laissant les participants sans ces prestations.
Les participants ont été sélectionnés à partir d’une vieille liste établie il y a deux ans. Plusieurs enseignants figurant sur cette liste ont déjà quitté la préfecture, tandis que des enseignants présents sur place ont été mis à l’écart simplement parce que leur nom ne figurait pas sur cette liste obsolète présentée par monsieur Mamadou. Seule une cinquantaine d’enseignants de Birao ont suivi la formation, alors qu’à Birao, on peut compter environ une centaine d’enseignants et que d’autres viennent des sous-préfectures de Tiringoulou et Ouanda-Djallé.
Le système de racket massif des indemnités
À la clôture de la formation, le lundi 13 avril 2026, les frais de participation et les frais de transport pour les enseignants venus de loin devaient être versés. Dans d’autres préfectures, ces frais s’élèvent à 5 000 francs par jour, soit 50 000 francs pour dix jours, plus les indemnités de transport selon la distance. À Birao, Mamadou Anselme a fait ramener le montant journalier à 3 000 francs.
Les enseignants venus de l’extérieur (au-delà de 15 km) ont reçu 50 000 francs au total. Ceux de la ville qui ont accepté les conditions ont perçu publiquement 100 000 francs, avant de remettre une partie en cachette à Mamadou Anselme. Au final, certains enseignants ont touché seulement 25 000 ou 30 000 francs, tandis que d’autres ont perçu 100 000 francs selon qu’ils résident ou non à Birao.
Ces pratiques ne datent pas d’hier. Lors d’une formation précédente organisée par l’ONG Triangle pour la même durée de dix jours, les montants versés variaient fortement : certains enseignants ont reçu 90 000 francs, d’autres 25 000 francs et d’autres encore seulement 9 000 francs. Ceux qui ont perçu 100 000 francs ont dû partager la somme avec Mamadou Anselme. Cette répartition inégale avait déjà provoqué le limogeage de certains employés de l’ONG, alors que le secrétaire général reste en poste.
Mamadou Anselme choisit les enseignants qui acceptent ses propositions pour participer aux formations et écarte ceux qui refusent. Cette manière de faire prive de nombreux enseignants de la possibilité de se former sur les nouvelles méthodes pédagogiques et réduit les moyens destinés à améliorer la qualité de l’enseignement dans la Vakaga.
Les efforts des partenaires et de la Banque mondiale pour relever le niveau de l’éducation dans cette zone se heurtent ainsi à des détournements répétés au sein même de l’Inspection académique. Les enseignants et les populations locales attendent des mesures concrètes pour que ces fonds servent réellement à la formation et à l’encadrement des enfants.
Sur le site minier chinois de Rondji, avant d’être affecté à Gobolo : comment l’adjudant-chef Kota Maboko bâtit son empire financier en volant les graviers chinois
Avant son affectation sur le site de Gobolo, l’adjudant-chef Kota Maboko règne en maître à Rondji sur le site minier chinois. Il a mis en place un double système d’exploitation : d’un côté, il vole les graviers aurifères des chinois pour les faire laver dans son installation privée ; de l’autre, il impose une taxe aux villageois qui viennent fouiller les résidus miniers pour survivre.
Pour comprendre ce stratagème criminel digne de la mafia mexicaine, il faut d’abord expliquer comment fonctionne l’extraction de l’or sur des sites miniers. Lorsque les ouvriers creusent pour chercher le précieux métal, ils tombent sur une plaque de terre compactée que les habitants de la région appellent communément “saltée”. Cette plaque doit être retirée et jetée dans une zone de décharge avant d’atteindre les graviers aurifères qui se trouvent en dessous et qui permettent, après lavage, d’extraire l’or.
Normalement, ces saltées jetées dans les dépotoirs attirent la population riveraine qui vient fouiller et laver ces résidus dans l’espoir de trouver quelques paillettes d’or qui auraient échappé à la première exploitation. Mais l’adjudant-chef Kota Maboko a transformé cette pratique en source de revenus personnels. Désormais, quand les villageois arrivent pour récupérer ces saltées, ils se font souvent frapper par les militaires ou sont obligés de payer pour avoir le droit de ramasser ces déchets.
Le système instauré par l’adjudant-chef est simple et brutal. Chaque personne qui souhaite venir récupérer et fouiller ces saltées doit payer 1000 francs CFA par tour. Si quelqu’un revient une deuxième fois, il paie 2000 francs. Un troisième passage coûte 3000 francs, et ainsi de suite. Peu importe que la personne trouve ou non de l’or dans ces résidus, elle doit payer à chaque fois qu’elle vient sur le site. Cette taxation forcée rapporte déjà des sommes considérables à l’adjudant-chef Kota Maboko.
Mais ce n’est pas tout. L’adjudant-chef a également créé son propre chantier de lavage en parallèle des activités officielles du site chinois. Il recrute des villageois qu’il emploie sur son installation personnelle et leur fournit des saltées à laver. Cependant, il ne se limite pas à ces résidus officiellement jetés. L’adjudant-chef vole carrément des graviers appartenant aux chinois, ces mêmes graviers aurifères que les exploitants ont déjà récupérés et qu’ils s’apprêtent à traiter pour en extraire l’or.
Ces graviers volés sont acheminés vers son chantier de lavage clandestin où les villageois qu’il a recrutés les travaillent pour en extraire le précieux métal. Le système fonctionne en toute discrétion, loin du regard des propriétaires chinois du site. Les villageois lavent les graviers, trouvent de l’or, et l’adjudant-chef Kota Maboko récupère tout. Il fait ainsi son business en parallèle, profitant à la fois des saltées et des graviers volés directement aux exploitants chinois.
Les quantités d’or récupérées sont loin d’être négligeables. Une bichette d’allumettes remplie d’or se vend à 5000 francs CFA sur le marché local. Avec les volumes que l’adjudant-chef parvient à extraire grâce à son réseau de villageois et aux graviers détournés, il vend régulièrement des quantités importantes d’or. Les revenus générés par ce trafic se chiffrent en millions de francs CFA.
Associé au commandant Lamtagué dans ces multiples combines, l’adjudant-chef Kota Maboko fait désormais partie des personnes les plus riches de la Centrafrique. Ensemble, ces deux hommes ont bâti un véritable empire financier sur le dos des exploitants chinois et de la population locale. Entre les détournements de salaires des soldats absents, la taxation forcée des villageois qui viennent chercher les saltées, et maintenant le vol pur et simple des graviers chinois, le commandant Lamtagué et l’adjudant-chef Kota Maboko accumulent des fortunes considérables.
Ce business mafieux continue de prospérer à Rondji dans l’indifférence totale des autorités, transformant ces militaires censés assurer la sécurité du site en véritables patrons d’une organisation criminelle qui ne cesse de s’enrichir aux dépens de tous.
Par Brice Kossi
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Touadéra, Abazène et Djono-Ahaba, vous êtes interpellés ici : À Gordile, les élèves de troisième privés de cours depuis plus d’un mois à cause d’un simple tableau qui manque
Image d’illustration des élèves de la classe de troisième de Gordile
Depuis plus d’un mois, dans la ville de Gordile, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, les élèves de classe de troisième n’ont pas suivi un seul cours. Ces collégiens inscrits en année d’examen restent assis sans tableau ni craie, alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a plusieurs mois.
C’est incroyable en 2026. Lisez bien ceci : les professeurs se présentent chaque jour dans les établissements, mais impossible de dispenser les leçons. Aucun tableau noir, même un simple contreplaqué peint, n’est disponible. La craie manque aussi totalement. Les enfants arrivent le matin, constatent la situation et repartent chez eux sans rien apprendre. Cette paralysie touche directement des jeunes qui préparent des examens importants dans quelques mois.
Pourtant, les discours officiels se multiplient sur l’importance de former la jeunesse et de bâtir l’avenir du pays grâce à l’éducation. Faustin-Archange Touadera se déplace régulièrement à Paoua, à Batangafo et ailleurs pour répéter ces engagements. Sur le terrain à Gordile, rien ne suit. Les salles de classe restent vides d’outils élémentaires.
La situation devient encore plus choquante quand on sait que Gordile est la ville natale de hauts responsables du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de la Justice et le ministre des Transports. Ces personnalités originaires de la localité occupent des postes influents depuis longtemps. Elles n’ont pourtant pas réussi à fournir un tableau et quelques craies aux écoles de leur propre ville.
Pendant ce temps, des sommes importantes comme 16 millions sont débloquées à Touadéra pour sa campagne électorale de décembre 2025. Un simple tableau reste introuvable pour ces collégiens.
Par ailleurs, dans d’autres coins du pays, comme à Ouanda-Djallé par exemple, des élèves suivent déjà les cours sous les arbres ou assis par terre, mais à Gordile le manque atteint un niveau où même le tableau de base fait défaut.
Les parents et les enseignants expriment leur incompréhension totale face à cette inaction. Les enfants perdent des semaines précieuses d’apprentissage sans que personne ne bouge pour corriger le problème. Le système scolaire montre ici ses limites les plus criantes en plein milieu de l’année 2026.
Les habitants d’Akroussoulback expriment leur profond mécontentement après le jugement rendu par le tribunal militaire de Bangui dans l’affaire du soldat Kada, alias marabout, auteur de plusieurs morts.
blessés au ventre dans l’attaque d’Akroussoulback
En effet, dans la nuit du 9 au 10 novembre 2024, ce militaire des FACA a lancé une grenade sur un groupe d’enfants qui dansaient à la lumière de la lune, selon la tradition locale appelée Ti-gbagba. Le bilan s’élève à six enfants tués, tous âgés de moins de 17 ans, et plus de vingt-cinq blessés.
Près de deux ans plus tard, le tribunal militaire a condamné Kada à deux ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 100 010 francs CFA. Cette décision a provoqué la colère des familles des victimes.
Plusieurs parents soulignent que la peine paraît trop légère au regard du nombre de morts et de blessés causés. Une mère a déclaré : « Ma fille n’avait que 12 ans. Elle dansait avec ses amis comme le veut notre tradition. Elle est morte sur le coup. »
Les familles estiment que si un civil avait commis le même acte, la justice aurait prononcé une condamnation beaucoup plus lourde, allant jusqu’à 20 ou 25 ans de travaux forcés et des millions de francs d’amende. Elles dénoncent une différence de traitement entre les militaires et les civils.
Rappelons que Kada est un ancien milicien anti-balaka, originaire du quartier Galabadja 3 dans le 8e arrondissement de Bangui. Son intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA) fait partie d’un recrutement qui inclut d’anciens combattants. Ces militaires ont reçu une formation dispensée par les instructeurs russes de Wagner.
Selon les témoignages recueillis, l’état-major des FACA et l’adjudant-chef responsable du détachement sur place n’ont pas réagi immédiatement après les faits. Aucune mesure visible n’a été prise dans les heures qui ont suivi pour arrêter ou sanctionner le soldat. Les familles déplorent également les difficultés rencontrées pour transporter les blessés vers les centres de santé.
Cet incident d’Akroussoulback s’ajoute à d’autres cas signalés dans plusieurs localités du pays, notamment à Ouanda Djallé, Zemio, Bambouti, Obo, Rafaï, Mboki, Djema et dans certaines zones du nord-ouest. Dans ces endroits, des exactions attribuées aux FACA et à leurs alliés ont été rapportées par les populations locales.
Les familles des victimes demandent une révision du jugement et une peine plus sévère à l’encontre du soldat Kada. Elles appellent également les autorités à revoir les critères de recrutement et de formation au sein des FACA pour éviter que des personnes aux antécédents violents ne soient intégrées dans l’armée nationale.
Des groupes armés non identifiés ont enlevé plus de dix personnes mercredi matin à Maboussiu, localité située sur l’axe Zemio-Mboki dans le Haut-Mbomou. L’incident s’est produit après que ces hommes ont attaqué une position des forces armées congolaises FARDC, suite à leur passage de la rivière Mbomou.
Selon les premières informations qui circulent localement, les assaillants pourraient appartenir à l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), c’est-à-dire des éléments liés à Joseph Kony qui seraient de retour sur le territoire centrafricain après des actions menées du côté de la République démocratique du Congo. Certaines sources mentionnent également la possible présence d’ex-éléments de l’UPC en lien avec d’autres groupes dans la zone, sans qu’aucune confirmation indépendante ne soit disponible pour l’instant.
Les autorités locales et les services de sécurité n’ont pas encore communiqué de bilan précis ni d’identification formelle des auteurs. Les habitants de la zone rapportent que les ravisseurs ont emmené leurs victimes dans une direction inconnue. Les recherches et les vérifications se poursuivent sur place.
Rappelons que l’insécurité persiste depuis de longues années dans cette partie du pays totalement abandonnée. Les enlèvements et les attaques se répètent sur cet axe et dans les environs, laissant les populations locales dans une situation de grande vulnérabilité.
Les habitants n’ont souvent que leurs yeux pour pleurer face à ces événements qui se succèdent sans fin.
À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) a adressé un message virulent à l’opinion publique. Dans ce communiqué, l’organisation dénonce avec force l’état catastrophique du système de santé centrafricain, qu’elle qualifie de « marché sauvage » où la vie humaine est sacrifiée sur l’autel du profit.
Selon le Secrétariat Général de l’ODSTC, la situation est « explosive, scandaleuse et intolérable ». L’organisation pointe du doigt plusieurs dérives graves qui gangrènent le secteur sanitaire dans le pays :
La circulation de médicaments douteux, inefficaces, voire dangereux, qui ne répondent à aucune exigence sanitaire sérieuse ;
La prolifération anarchique de centres de formation fantômes fabriquant à la chaîne des agents de santé sous-qualifiés ;
La présence massive de porteurs de blouse incompétents mettant quotidiennement des vies en péril ;
Un accueil dans les structures sanitaires brutal, indigne et inhumain qui humilie les malades au lieu de les soulager ;
Des coûts de médicaments exorbitants, spéculatifs et criminels rendant les soins inaccessibles à la population ;
Des plateaux techniques quasi inexistants qui transforment les hôpitaux en coquilles vides ;
Un système où l’hôpital est devenu un commerce cynique tenu par certains porteurs de blouse sans éthique ni conscience ;
Des pharmacies et cabinets d’optique incapables de fournir les traitements prescrits, plongeant les patients dans une errance thérapeutique inacceptable.
« Pendant que le peuple souffre, certains s’enrichissent sans scrupule. Pendant que les malades espèrent, ils sont confrontés à l’improvisation, à l’incompétence et à l’indifférence totale. C’est une trahison du serment de soigner », déclare le Secrétariat Général de l’ODSTC.
Pour l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) , ce chaos n’est pas une fatalité, mais une dérive grave entretenue et tolérée par les autorités compétentes. L’ODSTC rejette fermement la marchandisation honteuse de la santé, l’imposture professionnelle et l’abandon organisé des patients.
« TROP, c’est définitivement TROP », martèle l’organisation, qui appelle les militants, les travailleurs de la santé et l’ensemble de la population centrafricaine à se lever avec fermeté pour refuser ce système corrompu.
L’ODSTC exige un nettoyage profond, immédiat et sans complaisance du secteur de la santé en République Centrafricaine. Elle rappelle avec force que « la santé n’est pas un business, la vie humaine n’est pas une marchandise et la dignité n’est pas négociable ».
Ce message intervient dans un contexte où de nombreux Centrafricains expriment quotidiennement leur exaspération face à la dégradation continue des services sanitaires publics.
Le Secrétariat Général de l’Organisation démocratique syndicale des travailleurs de Centrafrique (ODSTC) Cet article est rédigé dans un style journalistique neutre et professionnel, comme si notre rédaction (organe de presse indépendant) recevait et relayait le communiqué de l’ODSTC. L’organisation est citée clairement tout au long du texte, avec le titre accrocheur que tu voulais. Si tu souhaites des ajustements (date, ton légèrement plus ferme, ajout d’un chapeau, etc.), fais-le-moi savoir !
Centrafrique : le bilan définitif de pluies torrentielles à Rafaï fait au total 133 ménages sinistrés. Mais la situation des sinistrés restent difficiles, selon OCHA
En mars dernier, des pluies torrentielles se sont abattues sur Rafaï, dans la préfecture du Mbomou, détruisant les habitations de 133 ménages et exposant des centaines de personnes à des besoins immédiats non couverts en abris, en vivres et en soins.
L’OCHA CAR, qui suit de près la situation, a publié ce dimanche un état des lieux alarmant des dégâts constatés sur le terrain. Les équipes déployées à Rafaï ont documenté des maisons en briques effondrées, des toits de paille arrachés et des ménages contraints de dormir à l’air libre ou chez des voisins. Les agents de l’OCHA et du CIJPD ont procédé à des évaluations directes auprès des sinistrés, recensant quatre catégories de besoins jugés critiques : les biens non alimentaires, les abris d’urgence, la sécurité alimentaire et l’accès aux soins de santé.
Rafaï n’est pas une localité habituée aux projecteurs de l’aide internationale. Enclavée à l’est de la RCA, à proximité de la frontière congolaise, la zone cumule une faible couverture humanitaire et une infrastructure dégradée, deux facteurs qui amplifient l’impact de chaque événement climatique. Les pluies qui ont frappé la région en mars ne sont pas exceptionnelles dans leur nature, chaque saison des pluies charrie son lot de destructions dans cette partie du pays, mais leur intensité cette année a dépassé la capacité d’absorption des habitations locales, majoritairement construites en matériaux précaires.
L’OCHA CAR appelle les partenaires humanitaires et les donateurs à se mobiliser sans délai pour couvrir les besoins des familles affectées. L’organisation avertit que l’absence d’une réponse coordonnée dans les prochaines semaines risque de faire basculer plusieurs centaines de personnes dans une situation sanitaire et alimentaire critique, les enfants et les personnes âgées étant les premières exposées.
Les VPN sont partout. En quelques années, ces outils sont passés du statut de gadget technique réservé aux professionnels de l’informatique à celui d’application grand public installée sur des millions d’appareils. Mais une question reste souvent sans réponse claire : est-ce que l’utilisation d’un VPN ralentit vraiment votre ordinateur ?
Comment fonctionne un VPN, concrètement ?
Lorsque vous activez un VPN, votre trafic internet est chiffré, puis redirigé via un serveur distant avant d’atteindre sa destination finale. Ce processus implique plusieurs opérations simultanées : chiffrement des données sortantes, déchiffrement des données entrantes, et maintien d’un tunnel sécurisé en permanence.
Ce n’est pas gratuit en termes de ressources. Votre processeur doit gérer le chiffrement, votre mémoire vive est sollicitée, et votre connexion réseau emprunte un chemin plus long.
Le chiffrement : principal responsable du ralentissement
Le protocole de chiffrement utilisé joue un rôle déterminant. Les protocoles modernes comme WireGuard sont très efficaces — dans certains tests, ils n’induisent qu’une perte de vitesse de 5 à 15 % comparés à une connexion sans VPN.
Sur les PC modernes équipés d’un processeur récent (Intel Core i5 de 10e génération ou équivalent AMD Ryzen 5), le chiffrement AES-256 est géré via des instructions matérielles dédiées. Résultat : l’impact sur le processeur devient presque négligeable.
Latence et distance serveur : un facteur souvent sous-estimé
Au-delà du débit brut, la latence est souvent plus gênante au quotidien. Se connecter à un serveur VPN situé en Australie depuis la France peut augmenter votre ping de 20 ms à 250 ms ou plus. Pour la navigation web classique, on ne le remarque à peine. Pour les jeux en ligne ou les appels vidéo, c’est une autre histoire.
La règle est simple : plus le serveur VPN est proche géographiquement, plus l’impact sur la latence est faible.
Cybersécurité et accès aux ressources étrangères
Un VPN ne sert pas uniquement à préserver la vie privée. Il joue un rôle central dans les stratégies de cybersécurité, notamment pour sécuriser les connexions sur les réseaux Wi-Fi publics, chiffrer les échanges sensibles, ou encore contourner les restrictions géographiques imposées par certains services.
C’est dans ce contexte que les applications VPN se sont considérablement multipliées ces dernières années, proposant chacune des fonctionnalités adaptées à des usages différents. Lorsque meilleur VPN pour ordinateur est actif, vous pouvez éviter les fuites de données, les infections d’appareils par des virus, le phishing et autres cybermenaces. Oui, un VPN pour PC n’est pas tout-puissant, mais il peut améliorer considérablement la cybersécurité.
L’importance du protocole VPN choisi
Tous les protocoles ne se valent pas. WireGuard est aujourd’hui considéré comme le meilleur compromis vitesse/sécurité.Dans certains tests, il est 3 fois plus rapide que les protocoles standard. IKEv2/IPSec offre de bonnes performances également, particulièrement sur les connexions mobiles ou instables. Le choix du protocole devrait donc figurer parmi vos critères lors de la sélection d’un service.
Quand l’accès VPN devient essentiel (et discret)
Dans le domaine éducatif, les restrictions géographiques posent problème. Un étudiant à l’étranger ne peut souvent pas consulter les bases de données de sa bibliothèque universitaire. C’est là qu’un accès VPN change la donne : en deux clics, il efface les frontières numériques. Même les chercheurs utilisent cette astuce pour contourner la censure ou accéder à des publications scientifiques verrouillées.
Streaming et jeux en ligne : cas particuliers
Pour le streaming vidéo en 4K, un débit minimum de 25 Mbit/s est requis. Si votre connexion tourne à 100 Mbit/s et que le VPN en consomme 25 %, vous tombez à 75 Mbit/s — encore largement suffisant. Problème résolu. En revanche, si vous êtes limité à 30 Mbit/s de base, cette perte peut devenir critique.
Les joueurs en ligne, eux, s’intéressent davantage à la latence qu’au débit. Un VPN bien configuré, connecté à un serveur proche, peut parfois même réduire le ping grâce à des routes réseau optimisées — un avantage inattendu, mais documenté.
Comment minimiser l’impact sur vos performances
Quelques bonnes pratiques permettent de réduire au maximum l’effet du VPN sur votre machine. Choisissez toujours un serveur géographiquement proche. Privilégiez le protocole WireGuard lorsqu’il est disponible.
Activez le VPN uniquement lorsque vous en avez besoin, plutôt que de le laisser tourner en permanence. Et vérifiez que votre application VPN est à jour — les nouvelles versions incluent régulièrement des optimisations de performance.
Conclusion : un impact maîtrisable
Alors, conclusion ? Oui, l’impact des VPN sur les performances des PC modernes existe. Mais il est souvent exagéré. Sur une machine récente, vous ne remarquerez rien dans 80 % des cas. Sur une machine plus ancienne, préparez-vous à quelques ralentissements. Le jeu en ligne reste le point faible : la latence supplémentaire peut gâcher la partie. Pour le streaming, le télétravail ou la navigation classique, allez-y les yeux fermés.
La sécurité a un prix. Mais ce prix, franchement, il vaut le coup. Protéger ses données personnelles ou accéder à un contenu censuré justifie amplement une petite perte de vitesse. Et puis, les PC deviennent chaque année plus puissants. Les VPN aussi. L’avenir ? Probablement une transparence totale. En attendant, choisissez bien votre outil, et respirez. Votre ordinateur ne va pas exploser. Promis.
Un VPN bien conçu, avec un protocole moderne et des serveurs bien répartis, s’utilise de manière quasi transparente. La sécurité qu’il apporte justifie amplement ce léger surcoût en ressources.
Moscou, la boîte de nuit russe installée au cœur du parc cinquantenaire où la jeunesse banguissoise sombre dans la débauche
Dans une boîte de nuit à Bangui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une boite de nuit du nouveau genre s’impose désormais dans le paysage nocturne de la capitale centrafricaine, Bangui. Elle s’appelle Moscou. Elle est géré par les Russes du groupe Wagner, attire des jeunes banguissoise chaque nuit. L’alcool y règne en maître et les rapports sexuels se produisent en pleine lumière, sans retenue ni pudeur.
Cet endroit diabolique occupe ce qui fut jadis le jardin public, baptisé parc cinquantenaire, un espace où les familles venaient chercher la fraîcheur des arbres et le calme des bancs publics. Ces temps semblent appartenir désormais à une autre époque où le pays est encore dirigé par des gens de bonne moralité. Mais depuis quelques années, des grilles ont été posées, des murs érigés, et personne n’a vraiment compris pourquoi ni comment cette décision avait été prise. Derrière ces barrières, une construction massive a pris rapidement forme.
La bâtisse porte un nom qui ne laisse aucun doute sur ses véritables propriétaires : Moscou. Les mercenaires russes du groupe Wagner contrôlent entièrement les lieux, de la sécurité à la gestion commerciale. Personne d’autre n’a son mot à dire sur ce qui s’y passe. L’établissement fonctionne comme une boîte de nuit, mais va bien au-delà de ce concept. C’est devenu un microcosme où les règles centrafricaines ne semblent plus avoir de prise.
Dès qu’on franchit l’entrée, on bascule dans un véritable univers du diable. L’obscurité domine presque tout l’espace intérieur. Seuls quelques projecteurs balaient les murs et les tables par intermittence, créant une atmosphère où il devient difficile de distinguer les visages. La musique assourdissante couvre les conversations, rendant toute discussion impossible sans crier. Les clients s’entassent autour des comptoirs et sur les banquettes usées, cherchant leur place dans ce chaos organisé.
Une règle s’impose dès l’arrivée : il est formellement interdit d’apporter ses propres boissons. Les vigiles postés à l’entrée fouillent les sacs et confisquent toute bouteille personnelle. Cette consigne n’est pas négociable. À l’intérieur, on ne trouve que ce que les Wagner apportent eux-mêmes. La bière Africa ti l’or, alcool frelaté Wa Na Wa, de la Vodka, et coûtent deux fois plus cher qu’à l’extérieur. Pourtant, les jeunes continuent d’affluer, jour après jour, semaine après semaine, vidant leurs poches pour consommer sans contrôle.
Les mercenaires russes et syriens surveillent les transactions avec une attention méticuleuse. Ils circulent entre les tables, observent qui commande quoi, vérifient que personne ne tente de contourner leur monopole. Leur présence est constante, pesante même. Certains portent l’uniforme, d’autres des vêtements civils, mais tous affichent la même autorité naturelle. Personne ne songe à discuter leurs instructions.
Au fil des heures, l’ambiance change. Ce qui commence comme une soirée ordinaire bascule progressivement vers autre chose. L’alcool aidant, les inhibitions disparaissent rapidement. Les couples se forment et se déforment au gré des verres vidés. Puis viennent les premiers gestes déplacés, les mains qui s’égarent, les vêtements qu’on défait sans chercher l’intimité. Ce qui devrait rester privé s’affiche ici en pleine lumière.
Les rapports sexuels ne se cachent plus. Sur les banquettes du fond, contre les murs, parfois même sur les tables, dans les toilettes, les corps s’enlacent sans la moindre gêne. Le bruit du gémissement des jeunes filles, des femmes mures. Pendant ce temps, Les autres clients passent à côté, un verre à la main, comme si de rien n’était. Cette banalisation de l’intimité choque encore certains nouveaux venus, mais ceux qui fréquentent Moscou depuis plusieurs semaines ne se gênent même plus. La normalité s’est déplacée.
Les mercenaires assistent à ces scènes sans réagir. Parfois, ils participent eux-mêmes. D’autres fois, ils se contentent de regarder en fumant une cigarette, adossés au bar. Leur indifférence encourage les excès. Puisque personne n’intervient, tout devient permis. L’impunité s’installe comme une seconde nature.
Souvenez-vous, il y’a quelques mois, la radio Ndèkè-Luka avait fait un reportage sur le parc cinquantenaire, mais d’une manière diplomatique, car les Wagner, quand tu les cites, c’est la mort. Certains parents, inquiets, ont raconté comment leurs enfants sont devenus accros de cette boîte de nuit du nouveau genre.
Les habitants du quartier environnant, Lakouanga et Sica ont fini par s’habituer à cette présence. Certains s’en accommodent, d’autres maugréent entre eux mais sans oser protester publiquement. Les plus âgés se souviennent du temps où leurs petits-enfants jouaient sous les arbres du parc. Ces souvenirs leur semblent désormais irréels. Le parc a disparu, remplacé par cette forteresse où résonne la musique jusqu’au petit matin.
Les jeunes qui fréquentent Moscou viennent de tous les quartiers de Bangui. Certains économisent toute la semaine pour s’offrir une soirée dans l’établissement le plus diabolique de la capitale. D’autres y vont par curiosité, attirés par les rumeurs qui circulent.
Nous avons rencontré un jeune homme à la sortie de Moscou le matin, il nous a expliqué qu’il venait ici juste pour se satisfaire, car, d’après lui, les filles ne sont pas exigeantes. Pour elles, c’est la consommation et le fric qui les intéressent.
Les mercenaires russes ont compris qu’ils tenaient là un filon lucratif. Moscou génère chaque week-end des revenus considérables, bien supérieurs à ce qu’un établissement ordinaire pourrait espérer. Le monopole sur les boissons garantit des marges confortables. L’absence de concurrence élimine tout risque commercial. Et la protection armée assure que personne ne viendra troubler cette machine à profits.
Pendant ce temps, la vie continue dans le reste de Bangui.
Création à Bangui, par un ministre conseiller sénégalais à la présidence, d’une nouvelle secte maçonnique, réunissant des députés et des hautes personnalités politiques
Pasteur Jean-Pierre Waboué, Président du conseil constitutionnel
À Bangui, un sénégalais, ministre conseiller à la présidence de la République centrafricaine, nommé Max, conduit activement depuis quelques semaines la mise en place d’une nouvelle obédience maçonnique dans le pays. Cette initiative, jusqu’ici peu visible, sort progressivement de l’ombre et provoque un intérêt croissant au sein des cercles politiques.
Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. En effet, l’affaire a débuté par une série de réunions préparatoires organisées au domicile du Pasteur Jean-Pierre Waboué, président du Conseil constitutionnel. Au départ, celui-ci a lui-même contacté personnellement plusieurs députés pour les inviter à ces rencontres. Dans un premier temps, cinq députés ont participé, avant que le groupe ne passe à une dizaine de participants.
Les élus présents n’ont pas tous compris l’objectif précis de ces réunions. Les discussions semblaient porter sur des sujets généraux, comme la lutte contre la corruption, alors qu’elles visaient en réalité à poser les bases d’une structure de secte maçonnique nouvelle en RCA.
Après la publication d’articles sur ce sujet par Corbeau News Centrafrique, les réunions au domicile du président du Conseil constitutionnel ont cessé. Le ministre conseiller Max a alors choisi d’accueillir lui-même ces rencontres chez lui. C’est ainsi que, encore le samedi précédent, une nouvelle session s’est tenue à son domicile en présence de députés.
Lors de ces échanges, Max s’est exprimé avec clarté, tout en restant diplomate dans ses formulations. Il a indiqué clairement qu’il prendrait la tête de cette future obédience. Il a ouvert son intervention par un constat sur la situation des députés centrafricains : selon lui, les députés vivent dans des conditions modestes, se déplacent souvent à pieds, en moto ou en mobylette et disposent de ressources limitées. Il a mis en parallèle cette réalité avec celle observée dans plusieurs pays anglophones ou d’Afrique de l’Ouest, où les élus bénéficient généralement de villas importantes et de moyens plus conséquents.
Pour changer cette donne, il a proposé la création d’une plateforme réunissant les députés. Cette structure serait élargie progressivement à d’autres personnalités influentes. Une fois le groupe suffisamment étoffé et solide, la plateforme entrerait en relation avec des figures de très haut niveau à l’échelle internationale – des personnes capables de mobiliser des milliards pour le pays et pour les membres de la plateforme.
Les députés qui rejoindraient cette initiative se verraient offrir des perspectives concrètes d’enrichissement et d’ascension sociale grâce à ces futurs partenariats.
Le discours du sénégalais visait clairement à convaincre les participants en mettant en avant des avantages matériels directs.
D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, Max a déjà convaincu le président du Conseil constitutionnel ainsi que plusieurs autres personnalités de poids. Il cherche aujourd’hui à étendre son cercle d’abord auprès des députés, puis vers d’autres milieux, afin de constituer le noyau dur de cette nouvelle obédience maçonnique.
Rappelons que la franc-maçonnerie existe déjà en Centrafrique, mais elle fonctionne traditionnellement dans une grande discrétion. La démarche actuelle se distingue par son caractère plus public et par la volonté affirmée de fonder une obédience inédite placée sous l’autorité directe d’un ressortissant étranger occupant une fonction officielle à la présidence.
Corbeau News Centrafrique dispose de la liste complète des députés et des personnalités qui participent à ces réunions. Cette liste sera publiée dans nos prochains articles, afin que l’opinion publique puisse connaître précisément les acteurs impliqués dans ce projet.
Rappelons que les sectes maçonniques, comme disent les centrafricains, fonctionnent exactement comme un club des homosexuels. Dans la secte, la sodomisation est une des pratiques des membres. Pour les députés qui ne savent pas encore, il faut qu’ils se préparent à accepter de telle pratique dans leur vie.
Corbeau News Centrafrique suit cette affaire avec la plus grande rigueur et continuera d’informer les citoyens de manière précise et factuelle sur son évolution.
Véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sur le point d’être enfin payés ?
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République
Après deux longues semaines de tracasseries jour et nuit, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra entrevoient enfin une lueur d’espoir. Les véhicules avaient été mis à disposition pour la prestation de serment du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal, le 30 mars 2026 au stade 20 000 places de Bangui. Depuis, ils courent après leur argent.
Selon les informations obtenues par la rédaction du CNC ce lundi, le ministre des Mines, M. Ruffin Benam Beltoungou, aurait déjà signé l’autorisation de décaissement des fonds. Le document a été transmis au directeur général de l’ONEM, qui doit maintenant procéder au paiement des propriétaires des véhicules loués.
Le décaissement est prévu dans les prochains jours, probablement mercredi ou jeudi de cette semaine, si tout se passe normalement. Pour la première fois depuis le début de cette affaire, une issue favorable semble se profiler.
Pourtant, le chemin parcouru reste amer. Les propriétaires ont passé des jours entiers à la Direction générale des Transports (ministère des Transports), harcelant le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono). Ils ont été renvoyés vers l’ONEM, puis vers le ministre des Mines, dans un interminable jeu de ping-pong bureaucratique. Ils ont même tenté de dénoncer la situation à la radio Gouandjika, où Fidèle Gouandjika leur a pris 8 000 FCFA avant de refuser de diffuser leur plainte sous prétexte d’« affaire politique ».
Aujourd’hui, après toutes ces arnaques, ces bâchis de corruption à gauche et à droite, et ces souffrances inutiles pour une procédure qui devrait être « simple comme bonjour », un simple papier signé semble suffire. Mais dans la septième République, rien n’est jamais simple sans douleur.
Les propriétaires attendent désormais la confirmation concrète du paiement. Si tout est exécuté comme annoncé, l’affaire pourrait enfin se clôturer dans la tranquillité et la paix. Mais beaucoup restent méfiants : dans ce pays, il faut souvent trop souffrir et trop payer pour récupérer ce qui est légitimement dû.
Mardi, 14 avril 2026, à Dékoua, dans la préfecture de la Kémo, trois élèves ont perdu la vie lors d’une manifestation organisée pour dénoncer le détournement de leurs bourses scolaires financées par la Banque mondiale.
Le mardi est un jour de deuil général à Dékoua. Comme à Sibut le mois dernier, Les élèves filles de Dékoua ont organisé une grève pour réclamer le versement de leurs bourses scolaires. Ces aides, financées par la Banque mondiale, visent à encourager la scolarisation des jeunes filles dans le pays. Les jeunes ont exprimé leur mécontentement dans la rue après avoir constaté que les fonds avaient été détournés.
Mais la surprise en est que lors de la manifestation pacifique de ces enfants pauvres, les forces de désordre sont intervenues et ont fait usage d’armes à feu sur les manifestants. Trois élèves ont été tués lors de cet acte criminel d’une autre époque, tandis que plusieurs autres ont été blessés et amenées d’urgence à l’hôpital.
Cette situation rappelle des tensions similaires observées récemment à Sibut, où des questions liées à la gestion des bourses avaient également provoqué des mouvements de protestation, causant également des morts et des blessées.
La ville de Dékoua se situe à environ 260 kilomètres de Bangui, avec un trajet de 80 kilomètres entre Sibut et Dékoua. Dans ce contexte, l’accès à l’éducation reste un enjeu important pour les familles.
Vraiment, la septième république de Touadéra commence bien avec des morts des enfants qui s’accumulent déjà.
Un drame s’est produit ce mardi 14 avril 2026 dans le village de Mballa, situé à environ 80 km de Ndélé, dans la commune de Mbollo Kpata, préfecture de Bamingui-Bangoran.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, un père de famille, après avoir consommé de l’alcool, est rentré chez lui dans un état second. L’homme cherche apparemment à faire de problème à tout le monde. C’est ainsi qu’une altercation a alors éclaté avec son enfant. Le jeune garçon a pris la fuite et son père s’est lancé à sa poursuite.
Le père, fatigué par la course, s’est arrêté. Voyant cela, l’enfant s’est également arrêté. Le père s’est alors approché lentement. Au moment où il tentait un geste pour attraper le jeune, il a glissé et est tombé au sol. Le fils s’est rapproché pour l’aider à se relever. C’est à cet instant que le père a sorti un couteau et a poignardé l’enfant au niveau de la poitrine.
Le garçon est décédé sur place. Alertés, les éléments de la gendarmerie sont intervenus rapidement. Le père a été appréhendé immédiatement et conduit à la gendarmerie de Ndélé pour les suites de l’enquête.
Les circonstances exactes qui ont conduit à ce geste restent encore à éclaircir par les autorités. Les habitants du village de Mballa sont sous le choc face à cet événement tragique survenu en plein jour dans cette localité habituellement calme.
L’enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et les motivations précises derrière cet acte.
Ce mardi 14 avril 2026, dans l’après-midi, au quartier Galabadja, sur l’avenue Mbaïkoua, dans le 8e arrondissement de Bangui, une altercation entre trois policiers et un soldats FACA a dégénéré de façon inattendue.
En effet, un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) en crise de jalousie s’en est pris à son ancienne compagne. La jeune femme a rapidement pris un taxi-moto et s’est rendue au commissariat du 8e arrondissement, situé à quelques 400 mètres du lieu pour demander de l’aide. Trois policiers ont alors quitté le commissariat à moto pour intervenir.
Rappelons que l’incident s’est produit à environ 400 mètres du commissariat, devant un minibar tenu par des Camerounais et communément appelé « WhatsApp » ou Nganda.
À leur arrivée, les policiers ont retrouvé le soldat sur place. Ils lui ont demandé d’embarquer à bord de leur moto pour se rendre au commissariat. Le soldat a d’abord accepté, mais dit clairement aux policiers de retourner au commissariat, et après il va les suivre au commissariat. Sur place, les policiers ont catégoriquement refusé et veulent l’embarquer de force pour aller au commissariat.
Aussitôt, les policiers passent à la force pour neutraliser le soldat. Ils ont tenté de le menotter. Malheureusement pour eux, le soldat refuse. Mais dans la confusion, le soldat réussi à les désarmer de force. Dépouillés de leurs armes, les policiers sont devenus comme des bébés. Le soldat, lui seul, commence à les frapper comme des enfants. Les policiers étaient sur le point même de pleurer.
Heureusement pour les trois policiers, le soldat, profitant de la panique des policiers, s’est calmement éloigné et a disparu dans le quartier voisin.
Les policiers, après avoir compris que l’un de leur est gravement blessé, décident de l’emmener à l’hôpital, et en ont profité pour déclarer à la foule qu’ils reviendront plus tard pour chercher le militaire une fois que leur collègue soit déposé à l’hôpital.
Sur place, c’était une foule de rire. La foule a aisément souri en entendant cette promesse, estimant que les trois policiers, déjà désarmés et battus sur place, auraient du mal à revenir arrêter le soldat qui s’était déjà enfoncé dans le quartier.
À Bangui, dans les établissements publics, certains enseignants ne craignent plus ni les témoins ni la presse.
Quand une école cesse d’être un lieu d’apprentissage pour devenir un terrain de règlements de comptes, c’est que quelque chose de profond s’est cassé dans la chaîne qui relie l’État à ses citoyens les plus jeunes. C’est exactement ce tableau que l’on retrouve aujourd’hui au lycée de Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, où des élèves de troisième 2 ont reçu, en pleine classe, des menaces directes de la part d’un professeur de biologie. Non pas parce qu’ils avaient mal travaillé. Mais parce que des articles de Corbeau News Centrafrique sur le racket dans leur établissement avaient circulé sur les réseaux sociaux et atteint le proviseur.
La semaine dernière, 48h après la publication du premier article, l’enseignant est entré dans la salle de troisième 2 , a pris la parole, et a dit aux élèves qu’ils allaient voir, que lui et ses collègues allaient désormais les frapper un par un par les mauvaises notes. Il a ajouté que c’est leur avenir à eux qui est en jeu, pas le sien, et que s’ils refusent de sortir l’argent, ils en subiront les conséquences sur leurs bulletins. Le tout dit debout, devant toute la classe, sans la moindre gêne.
Ce propos fait suite à deux enquêtes publiées par CNC. La première avait mis en cause le professeur de mathématiques AGOUBEYE Christ, vu en train de faire le tour des tables en plein devoir pour réclamer de l’argent aux élèves. La deuxième visait NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire-géographie, qui exigeait 5 000 francs CFA par groupe avant chaque exposé, sous peine de double zéro automatique. Ces deux textes avaient visiblement circulé parmi les élèves et leurs familles, ce qui a déclenché la colère des enseignants concernés.
Ce que cette menace dit, au fond, c’est que le problème ne se limite pas à l’argent extorqué. Il touche à quelque chose de plus grave : la certitude, chez certains professeurs, qu’ils peuvent agir sans jamais rendre de comptes. Quand la presse documente leurs actes et que leur réponse consiste à punir les élèves plutôt qu’à se corriger, cela montre que l’impunité n’est plus seulement tolérée, elle est devenue un réflexe.
La rédaction de CNC précise que ces faits ne se limitent pas à une classe ou à un seul niveau. Des témoignages recueillis par nos journalistes montrent que le racket touche toutes les classes, du collège jusqu’au lycée, dans plusieurs établissements de la capitale. Chaque semaine apporte de nouveaux cas, de nouveaux noms, de nouvelles formes de pression exercées sur des élèves qui n’ont ni les moyens ni la position pour résister.
Le ministère de l’Éducation nationale n’a, à ce jour, formulé aucune réaction depuis la parution des premières enquêtes. La rédaction continuera de nommer, de documenter, et de publier.
Camion incendié, l’équipage kidnappé près de Zémio : quatre mois plus tard, toujours aucun signe des otages
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?
Le 16 décembre 2025, deux camions transportant des marchandises depuis Bangui ont été attaqués à quelques kilomètres de l’entrée de Zémio, dans le Haut-Mbomou. Les assaillants ont mis le feu au véhicule avant d’emmener de force tout l’équipage : des pères de famille, des mères de famille et des enfants.
Quatre mois ont passé depuis cet enlèvement. Aucun contact n’a été établi avec les ravisseurs. Aucune nouvelle n’est parvenue aux familles. Aucun message, aucune preuve de vie, aucune revendication. Le silence demeure complet.
Les proches des disparus ont multiplié les démarches auprès des autorités locales et des organisations humanitaires. Ils cherchent désespérément à savoir si leurs parents, époux ou enfants sont encore en vie. Malgré tous leurs efforts, ils n’ont reçu aucune information.
Même si les otages ont perdu la vie, il serait normal que les miliciens azandés soupçonnés de cet acte informent les familles. Même s’ils sont encore vivants, ces miliciens pourraient au moins transmettre un signe. Pourtant, rien n’a été dit. Ce long silence ne rassure personne et laisse les familles dans une grande incertitude.
Les témoignages recueillis sur place désignent les miliciens d’autodéfense azandés comme les auteurs de l’enlèvement. Ces groupes armés, formés par des mercenaires russes de l’ex-Wagner, n’ont fait aucune déclaration sur le sort des personnes enlevées.
À Zémio et dans les localités voisines, les familles attendent toujours. Les enfants espèrent le retour de leurs parents. Les épouses restent sans nouvelles de leurs maris. Les commerçants de la région évitent désormais la route entre Bangassou et Zémio, de peur de subir le même sort. Le ravitaillement des marchés en souffre.
Quatre mois sans un seul mot. Les familles continuent d’espérer qu’un jour elles apprendront enfin ce qui est arrivé à leurs proches. Mais chaque jour qui passe rend cette attente plus lourde.
Cette affaire s’ajoute aux nombreux incidents qui touchent les populations civiles dans le Haut-Mbomou. Les commerçants qui assuraient le transport des biens entre les villes paient aujourd’hui un lourd tribut à l’insécurité qui règne sur cet axe.
La question reste ouverte : où se trouvent aujourd’hui les membres de l’équipage enlevés le 16 décembre 2025 près de Zémio ?
Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, a ouvert, le 12 mars 2025, le Conseil des ministres en exprimant une vive préoccupation sur les manifestations au lycée de Sibut. Qui a couté la vie aux élèves. Mais pourquoi cette manifestation ?
En effet, à l’origine, les élèves ont dénoncé une gestion douteuse de la bourse scolaire Maïngo , avec des soupçons qui pointent vers des responsables de l’éducation nationale et des cadres du ministère de l’Économie.
Puis, vient le jour fatidique : les tensions ont dégénéré. La résidence du proviseur a été mise à sac, des élèves ont été blessés, les forces de l’ordre sont intervenues, et plusieurs lycéens en grève ont fini en cellule.
La confiance s’est effondrée dans toute la communauté éducative de Sibut, mais le dictateur de Bangui, de son côté, à la grande surprise de tous, a simplement instruit le ministre d’État chargé de l’éducation de veiller à l’entretien de la clôture du lycée Barthélemy-Boganda à Bangui. Vous comprenez ? Kongo-Boro ne sanctionne jamais ceux qui volent et détournent le peu financé par les partenaires du pays destiné aux citoyens pauvres.
En plus de cela, aucune enquête approfondie n’a été annoncée sur les détournements de la bourse Maïngo dénoncé par ces enfants.
Le message reste clair : l’ordre doit régner à l’école, les infrastructures doivent être protégées, mais les vrais responsables de la crise restent intouchés.
Pendant ce temps, les jeunes de Sibut paient le prix de leur révolte, et la clôture du lycée Boganda deviendra bientôt la seule réponse visible du pouvoir.
Il y a quelques années encore, se divertir demandait un peu d’organisation.
On attendait une émission, on sortait, on prenait du temps специально pour ça. Aujourd’hui, tout fonctionne autrement. Le divertissement s’est glissé dans les petits moments du quotidien, presque sans qu’on s’en rende compte.
Dans les transports, en pause, le soir avant de dormir — quelques minutes suffisent. Et souvent, ces quelques minutes deviennent bien plus longues.
Une évolution qu’on ne remarque pas toujours
Ce qui est intéressant, c’est que ce changement ne s’est pas fait brusquement.
Il n’y a pas eu de rupture claire. Juste une accumulation de petites habitudes : vérifier son téléphone plus souvent, tester de nouvelles applications, passer plus de temps en ligne.
Dans de nombreux pays africains, cette évolution est encore plus visible. Le mobile est devenu l’outil principal d’accès à Internet. Pas besoin d’ordinateur, pas besoin d’installation compliquée — tout est déjà dans la poche.
Et forcément, cela change la manière de consommer du contenu.
Le divertissement devient instantané
Aujourd’hui, il n’y a presque plus de barrière.
On ouvre une application, on regarde une vidéo, on joue quelques minutes, on passe à autre chose. Tout est rapide, fluide, pensé pour être accessible immédiatement.
C’est dans ce contexte que certaines plateformes prennent de plus en plus de place. Pas forcément parce qu’elles sont “meilleures”, mais parce qu’elles sont disponibles au bon moment.
Par exemple, des plateformes comme All star casino apparaissent naturellement dans cet environnement. Elles ne remplacent pas les autres formes de divertissement, mais elles s’ajoutent à l’ensemble — comme une option de plus, accessible sans effort.
Et c’est exactement ce que recherchent les utilisateurs aujourd’hui.
Pourquoi ces formats attirent autant
Il y a plusieurs raisons, mais la principale reste la simplicité.
Pas besoin d’apprendre longtemps, pas besoin de s’investir sur des heures. L’utilisateur comprend rapidement comment ça fonctionne et peut décider lui-même du temps qu’il veut y passer.
C’est aussi pour cela que le terme casino en ligne revient souvent dans les discussions autour du divertissement numérique. Non pas uniquement pour le jeu en lui-même, mais pour ce qu’il représente : un accès rapide, une expérience directe, sans intermédiaire.
Et dans ce paysage, certaines marques deviennent familières. Elles circulent, apparaissent dans des recommandations, dans des discussions, dans des recherches.
Un écosystème en constante évolution
Ce qu’on voit aujourd’hui n’est probablement qu’une étape.
Les plateformes évoluent vite. Les formats changent. Ce qui fonctionne aujourd’hui sera peut-être remplacé demain.
Mais une chose reste constante : l’utilisateur veut garder le contrôle. Choisir quand, comment et combien de temps il se divertit.
C’est pour cela que les solutions flexibles continuent de se développer. Qu’il s’agisse de vidéo, de musique, de jeux ou d’autres formats, tout converge vers une même idée : rendre l’expérience plus simple.
Les limites qu’on ne peut pas ignorer
Bien sûr, tout n’est pas parfait.
L’accès facilité pose aussi des questions : temps passé en ligne, protection des données, régulation des contenus. Ce sont des sujets de plus en plus présents, y compris dans des contextes où le numérique est encore en développement.
Mais comme souvent avec la technologie, l’usage évolue plus vite que les règles.
Et chacun apprend à trouver son propre équilibre.
Ce qui nous attend ensuite
Difficile de prévoir exactement la suite.
Mais si on regarde les tendances actuelles, tout indique que le divertissement va devenir encore plus personnalisé. Plus rapide. Plus intégré dans le quotidien.
On ne parlera peut-être même plus de “se divertir”. Ce sera просто une partie naturelle de la journée.
Escroquerie à la radio Gouandjika : Fidèle Gouandjika empoche les 8 000 Francs CFA des propriétaires des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra et les roule complètement comme des enfants dans la farine
Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller de cousin président Touadera Faustin saluant Wagner
Les propriétaires des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra ont vécu, une nouvelle fois, un nouveau scandale ce vendredi 10 avril 2026. Après avoir été renvoyés de tous les bureaux, ils se sont rendus à la radio Gouandjika pour dénoncer leur situation. Fidèle Gouandjika, rédacteur en chef de la station, leur a demandé 7 500 FCFA pour passer à l’antenne. Les propriétaires lui ont remis 8 000 FCFA. Il leur a fixé rendez-vous à 14 heures pour une déclaration en direct.
À 14 heures précises, ils reviennent. Fidèle Gouandjika les reçoit et leur déclare froidement : « J’ai constaté que c’est une affaire politique, donc je ne peux pas diffuser cela sur ma radio. C’est mieux que vous repartiez. Moi, je vais essayer de gérer ça au téléphone directement avec les intéressés. » C’est un véritable foutage de gueule! Il a ensuite clos l’entretien sans restituer les 8 000 FCFA qu’il a pris. Les propriétaires sont repartis furieux et scandalisés.
Mais les propriétaires ne décolèrent pas. Ce lundi 13 avril 2026, ils sont retournés une fois de plus au ministère des Transports, la colère encore plus vive pour tenter de mettre la pression sur le directeur général des transports.
Il y’a lieu de rappeler que lors de la prestation de serment du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra le 30 mars 2026 au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières avaient été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires avaient accepté de mettre leurs véhicules à disposition, convaincus qu’ils seraient payés sans délai.
Plus d’une semaine après, pas un franc n’a été versé. Les créanciers se heurtent depuis à un mur bureaucratique. Le directeur général des Transports, Wenceslas Nguelekoumon (Nono), renvoie vers le directeur général de l’ONEM. Ce dernier désigne le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou, responsable de la logistique du comité d’organisation. Le ministre renvoie à son tour vers l’ONEM. Appels sans réponse, téléphones coupés : un jeu de ping-pong incessant qui laisse les propriétaires sans solution.
Excédés, ils avaient décidé de porter l’affaire sur la place publique. C’est là qu’ils ont tenté la radio Gouandjika… pour se faire escroquer et censurer sous prétexte d’« affaire politique ».
Dans la septième République de Baba Kongoboro, les petits propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra se retrouvent doublement victimes : impayés par l’État et volés par un média proche du pouvoir qui refuse de leur donner la parole.
Les propriétaires, à bout de patience, haussent le ton et promettent de ne plus se taire.
Alors que les écussons, la tête de mort de Wagner, disparaissent officiellement petit à petit au profit des insignes de l’Africa Corps dans le pays, la comédie organisée par Faustin-Archange Touadéra se montre au grand jour. Derrière cette transition de façade, c’est l’histoire d’un président affaibli, prêt à tout pour conserver son trône, y compris à hypothéquer l’avenir de son pays. Entre corruption, trahisons et montages financiers douteux, Bangui est désormais un État fantoche, otage des ambitions russes et des combines d’un régime dictatorial aux abois.
Touadéra, pantin de Moscou
Faustin-Archange Touadéra, sous la pression de Poutine, a longtemps joué les résistants, non par patriotisme, mais par peur. Peur de perdre ses hommes de main, les criminels de la milice Wagner, commandés par un autre criminel en chef, Dimitri Sytyi. Ce Russe sulfureux qui a transformé la Centrafrique en terrain de jeu pour les mercenaires de Wagner. Sytyi, l’homme clé des exactions et du pillage des ressources du pays, était le garant de la survie politique de Touadéra. Mais Moscou, par la voix de Poutine, de son côté, a fini par imposer ses règles : l’Africa Corps, une structure d’une milice « officielle » pour mieux tromper l’opinion sur la mainmise russe dans le pays.
Le problème ? L’Africa Corps n’est qu’un Wagner en costume-cravate. Moins « agile », comme le craignait Touadéra ? Non, simplement moins discret. Les crimes de guerre, les exactions et le racket continuent, mais sous une bannière plus présentable. Pendant ce temps, Touadéra, après avoir tergiversé, a plié l’échine. Il a choisi de sauver sa peau plutôt que son pays.
Quand la Centrafrique paie la note de la honte
Sous Wagner, le système était simple : pillage organisé. Diamants, or, bois… les mercenaires se servaient directement, sans passer par la case « budget national ». Mais avec l’Africa Corps, Poutine exige du cash.
20 millions de dollars par mois, une somme astronomique pour un pays exsangue, déjà sous perfusion du FMI.
Incapable d’assumer cette facture, Touadéra s’est tourné vers les Émirats arabes unis, transformant la Centrafrique en plaque tournante pour les armes destinées aux milices soudanaises, les Forces de soutien rapide (FSR).
Un marché de dupes : en échange de quelques miettes financières, Bangui devient complice des crimes de guerre au Soudan.
Pire encore, Touadéra a recours à des montages financiers opaques : vente de terrains, citoyenneté centrafricaine monnayée en cryptomonnaies… Des pratiques illégales, condamnées par la Cour constitutionnelle, mais qui continuent sous son règne. La Centrafrique n’est plus un État, mais une entreprise privée, où tout se vend – y compris la dignité nationale.
L’uranium de Bakouma : le prix de la soumission
Le véritable tournant ? L’uranium de Bakouma. Pour apaiser Poutine, Touadéra a cédé le contrôle du sous-sol centrafricain à la Russie, évinçant au passage le groupe français Uramin. Un accord énergétique scellé dans l’ombre, lors d’un voyage à Moscou en mars 2026.
La Centrafrique n’est plus qu’un réservoir de ressources pour alimenter les ambitions nucléaires russes.
Résultat : Wagner devient Africa Corps, mais les hommes restent les mêmes. Les crimes aussi.
Touadéra a troqué une milice contre une autre, une exploitation sauvage contre un pillage organisé« légalisé ».
Quant à Touadéra, il est toujours là, dans l’ombre, tirant les ficelles d’un régime qui n’a plus rien à offrir à son peuple, si ce n’est la honte et la misère.
un pays vendu, un président complice
Faustin-Archange Touadéra n’est plus un dirigeant. C’est un collaborateur. Il a transformé la Centrafrique en colonie russe, où les décisions se prennent à Moscou et où les Centrafricains paient le prix de sa lâcheté. Entre les dettes abyssales, les concessions stratégiques et les crimes impunis, son héritage sera celui d’un pays bradé, d’une souveraineté bafouée.
Le dictateur Touadéra sur la télévision russe RT : “il nous reste Encore quelques petits défis de paix et on transforme la RCA en paradis russe d’ici 2028. Et Touadéra !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/faustin-archange-touadera-lors-de-son-interview-la-la-television-russe-le-11-fevrier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, lors de son interview la la télévision russe le 11 février 2026
Le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a remis les couverts sur la chaîne de propagande russe RT, ce bastion de la désinformation poutinienne où les leaders africains viennent quémander des applaudissements en échange de concessions minières.
Dans une interview qui pue le recyclage à plein nez, il a dévidé son éternel propagande : la paix “presque consolidée”, les infrastructures “bientôt là”, le grand plan miracle 2024-2028 “participatif” (sic), et les secteurs sociaux comme l’éducation et la santé qu’on va “vraiment” booster.
Après dix ans de règne absolu, volé aux élections truquées et maintenu par les baïonnettes Wagner, voilà que Baba Kongoboro se redécouvre missionnaire du développement. Mais derrière les belles paroles, c’est toujours la même folie d’arnaque : des promesses vides pour un peuple qui crève la faim , pendant que les Russes embarquent l’or, les diamants et les illusions.
On vous rapporte ici la déclaration complète du dictateur, telle quelle, mot pour mot, sans retouche ni censure, parce que la vérité est plus cinglante que n’importe quel éditorial. Et on la dissèque au passage, paragraphe par paragraphe, pour que vous voyiez clair dans ce théâtre d’ombres. Prêts pour le grand show ? Accrochez-vous, ça va secouer comme un convoi russe sur une piste minée du Haut-Mbomou.
Le refrain éculé de la “paix consolidée” : Encore quelques défis, et hop, le paradis !
Commençons par le début, là où le dictateur pose ses bases en mode “tout va bien, les gars”. Il lâche, avec l’air d’un prof qui corrige un devoir raté :
« Encore quelques défis sur lequel nous devions consolider cette paix, cette stabilité et bien sûr il y a aussi des actions de développement qu’il faudrait transformer le pays avec les infrastructures, parce qu’aujourd’hui si vous traversez le pays, il y a des difficultés, il y a des problèmes de routes, il y a des problèmes de l’électricité que nous allons dans ce mandat-là essayer d’apporter des solutions et nous avons déjà des pistes… »
Ah, les “encore quelques défis” ! C’est sa punchline préférée depuis 2016, quand il a pris le pouvoir sur un tas de ruines fumantes. Défis ? Parlez pour vous, Faustin : pour les Centrafricains, ce sont des massacres quotidiens, des villages rasés par vos amis stabilisateurs” russes, et des check-points où l’on paie rançon pour passer. La paix ? Une blague de mauvais goût. Et la stabilité ? Celle d’un château de cartes maintenu par des mercenaires de la milice russe Wagner qui protègent plus les mines que les marchés.
“Transformer le pays avec les infrastructures” ? Après dix ans, il “essaie” d’apporter des solutions “dans ce mandat-là” – le troisième, volé en 2025 avec 90% des voix truquées. Les “pistes” ? Probablement celles en latérite rouge, criblées de nids-de-poule, où les camions russes slaloment entre les cadavres d’espoirs brisés. Si vous traversez le pays, comme il dit, vous risquez plus de crever d’un palu non soigné que de périr dans un accident routier – ironie du sort, vu que les routes n’existent pas.
Le plan 2024-2028 : Le miracle participatif, ou comment recycler les vieilles promesses avec une date d’expiration fraîche
Le dictateur enchaîne sur sa folie, le Plan National de Développement (PND) 2024-2028, qu’il brandit comme un talisman vaudou. Écoutez-le se la jouer démocrate éclairé :
« …puisque en 2024, nous avons maintenant un plan national de développement qui va durer 4 ans. Ce plan qui a été défini de manière participative, le choix des priorités en accord avec la population. Nous allons nous baser sur ce plan pour poursuivre et d’ailleurs c’est l’ossature, c’est la colonne vertébrale du programme de société que j’ai présenté à la population… »
“Participatif” ? Mon œil ! Ce plan, c’est le même que celui de 2016-2021, réchauffé au micro-ondes avec une nouvelle étiquette pour tromper les gogos de la communauté internationale. Défini “en accord avec la population” ? En RCA, la population, c’est 5 millions de gus qui galèrent à survivre, pas 50 courtisans dans un bureau climatisé à Bangui, arrosés de vodka par des conseillers du Kremlin. Les priorités ? Consolidation de la paix (priorité n°1 : payer les Russes pour qu’ils restent), infrastructures (priorité n°2 : bitumer les axes vers les mines d’or), et le reste en queue de peloton. C’est la “colonne vertébrale” de son programme de société ? Plutôt une épine dorsale tordue, fracturée par les coups de fouet de la réalité : 70% de la population sous le seuil de pauvreté, un PIB par habitant qui stagne à 400 dollars, et un État qui n’existe que sur papier.
D’ici 2028, ce plan aura “poursuivi” comme les précédents : droit dans le mur, avec un rapport final bidon pour les donateurs occidentaux écoeurés.
Infrastructures et électricité : Les routes de l’enfer, pavées de bonnes intentions russes
On en arrive au cœur du mensonge : les infrastructures, ce graal qu’il agite comme un leurre. Il continue sans reprendre son souffle :
« …donc il y a d’une part la consolidation de la paix, il y a aussi de travailler sur les infrastructures et les secteurs sociaux de base notamment l’éducation, la santé… »
“Travailler sur les infrastructures” : trois mots pour résumer une décennie de néant. Les routes ? Une complication de pistes boueuses où les véhicules tombent en panne tous les 50 km, et où les convois humanitaires se font braquer par les mêmes “stabilisateurs” russes que le dictateur remercie. L’électricité ? À Bangui, la capitale, c’est 4 heures par jour si vous avez de la chance. Le reste du temps, c’est bougies et générateurs diesel importés à prix d’or (littéralement, vu que l’or paye tout).
Et les Russes dans tout ça ? Ils “aident” en construisant un barrage ici ou là, mais seulement si ça mène à leurs sites d’extraction. Résultat : 80% des Centrafricains n’ont pas accès à l’eau potable, et l’électricité reste un luxe pour les villas des oligarques. Travailler sur ? Plutôt suer sang et eau pour un pays qui pourrit sous les tropiques, pendant que les exportations d’or explosent de 300% depuis l’arrivée des Wagner.
Priorité aux copains de Poutine, aux dépens du peuple.
Éducation et santé : Renforcer le capital humain…
pour qui, au juste ? Le clou du spectacle, c’est le duo infernal éducation-santé, balancé comme un os à ronger :
« …et nous avons, nous devions aussi vraiment renforcer le capital, le capital humain ».
“Nous devions aussi vraiment” : le “aussi” qui relègue ces secteurs au rang de bonus, le “vraiment” qui pue l’hypocrisie (comme si avant, c’était du fake), et le “capital humain” qui sonne comme un slogan de DRH en costard. Éducation ? 50% des gosses ne vont pas à l’école, les profs touchent des salaires de misère (quand ils sont payés), et les salles de classe sont des paillotes sans tableaux noirs.
Santé ? Les hôpitaux de Bangui sont des mouroirs sans oxygène, sans médecins formés, sans lits propres – la malaria tue plus que les balles, et les accouchements se font à la maison avec une matrone et une prière. Renforcer le capital humain ? Pour qui ? Pour les gamins qui deviendront mineurs d’or à 12 ans, creusant pour les Russes, ou pour les miliciens formés à manier la kalach plutôt que le stéthoscope ?
Pendant que le dictateur promet des miracles, l’espérance de vie stagne à 53 ans, et les Russes exportent 500 millions de dollars de minerais par an sans reverser un kopeck en cliniques ou en crayons.
Le bilan d’un mandat volé : 2028, l’horizon de l’arnaque éternelle
En bouclant son laïus, le dictateur n’a rien dit de neuf : c’est le même script, rodé sur RT pour flatter l’ego de Moscou et endormir les sceptiques. Dix ans de pouvoir, et la RCA reste un État failli, pillé par les alliés russes qui protègent Touadéra en échange d’un chèque en blanc sur les ressources. La paix ? Une illusion vendue aux idiots utiles.
Les infrastructures ? Un mirage dans le désert centrafricain. Le plan 2024-2028 ? Une farce participative où le peuple n’a pas son mot à dire. Éducation et santé ? Des mots jetés en pâture pour masquer l’hémorragie humaine.
D’ici 2028, attendez-vous à un nouveau mandat (volé, évidemment), un nouveau plan (recyclé), et les mêmes promesses. Les Russes continueront de charger leurs camions comme des Père Noël voraces, emportant l’or, les diamants, et les rêves d’un pays debout. Le peuple, lui, rira jaune – ou pleurera en silence, comme en off de cette interview pathétique.
Le cardinal archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga n’est plus que l’ombre de lui-même depuis la visite d’un autre cardinal Robert Sarah en février dernier. En cause, l’écho du grand malaise qui déchire l’Eglise catholique de Centrafrique est parvenu aux oreilles du Pape Léon XIV qui, en très fin connaisseur de l’Afrique, a décidé d’y passer un coup de balai et peut-être un coup de fouet. Telle a été la mission qu’il a confiée au Cardinal Robert Sarah qui a fini par recevoir tous les protagonistes de la crise y compris des témoins comme des victimes.
Mais contre toute attente, les nouvelles qui ont fuité du Saint Siège soutiennent que le Cardinal archevêque de Bangui s’est rebellé contre le Pape et son entourage. Selon ces indiscrétions, le Vatican par sa représentation diplomatique à Bangui, aurait demandé à Dieudonné Nzapalainga de démissionner le dimanche des Rameaux. Cette démission devrait arriver dans un bref délai sous peine de se faire déchoir par la force et se voir coller un procès.
Ayant été informé, il a promis de remettre sa démission le jour du Jeudi Saint. Mais ce jour, le Cardinal archevêque de Bangui est arrivé à la Nonciature apostolique avec une enveloppe sous pli fermé dont le destinataire était uniquement le pape. Les agents de la Nonciature étaient médusés devant une telle attitude qu’ils ont prises pour un affront. Le comble, Dieudonné Nzapalainga a refusé de manger avec eux alors que c’était le jour du Jeudi Saint.
Depuis ce jour, le Saint Siège a pris acte de la rébellion du Cardinal archevêque de Bangui et cherche à savoir qui lui conseille de livrer la Nonciature et le Saint Siège sur la place publique. Après la visite du Pape Léon XIV sur le continent africain, l’ouragan risque de souffler sur l’Eglise catholique de Centrafrique.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a transmis, ce 13 avril 2026, une saisine formelle au Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. L’organisation, dirigée par son Coordonnateur national Petit Delphin Kotto, réclame la libération immédiate du Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), détenu depuis le 3 octobre 2025.
Tout commence à l’aéroport international de Bangui M’Poko. Ce jour-là, Erenon rentre de France. Il descend de l’avion. Des agents l’interpellent sur le champ, sans lui notifier le moindre motif, sans en informer ni ses avocats ni sa famille. Selon la COSCIPAC, il revenait au pays pour déposer sa candidature aux élections groupées du 28 décembre 2025.
Ce n’est que plusieurs semaines après son arrestation que des charges ont été formulées contre lui : atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, complot, association de malfaiteurs, incitation à la haine et diffusion de fausses nouvelles. Pour la COSCIPAC, ce délai lui-même est révélateur. L’organisation estime que ces accusations, tardives et contestées, ne résistent pas à l’examen des standards internationaux en matière de droit à la défense et de procès équitable.
Dans sa saisine, la COSCIPAC développe une qualification juridique en quatre points. L’absence de notification immédiate des motifs. Le caractère tardif et douteux des charges. Le contexte préélectoral qui, selon l’organisation, laisse présumer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Et enfin, l’atteinte portée aux droits de participer à la vie publique, à la liberté d’expression et à la liberté d’association.
La COSCIPAC demande au Groupe de travail de qualifier la détention, d’adresser une communication urgente aux autorités centrafricaines et d’exiger la libération d’Erenon si le caractère arbitraire de sa détention est établi. La saisine a été transmise en copie à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ainsi qu’au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Le cas Erenon s’inscrit dans un contexte plus large de verrouillage politique en RCA, où plusieurs opposants ont été écartés du processus électoral de décembre 2025, que des organisations de la société civile ont depuis lors qualifié de coup d’État électoral.
L’affaire du soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) tué lors d’une tentative de braquage d’éleveurs près de Miamani, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, connaît un nouveau rebondissement.
En effet, après la mort d’un militaire et la blessure d’un autre le 12 mars 2026, les éleveurs impliqués auraient fuient vers le Tchad, où les forces de l’ordre tchadiennes auraient mis la main sur eux, où ils ont été contraints de verser une importante somme d’argent pour payer la mort du soldat FACA qu’ils ont eux-mêmes tué. Mais selon des informations circulant à Miamani et à Ndélé, dont CNC a eu l’écho, une partie de cet argent aurait été détournée par le chef de détachement FACA à Miamani.
Rappelons les faits. Le jeudi 12 mars 2026, deux soldats FACA basés à Miamani, localité située à 120 kilomètres de Ndélé, avaient quitté leur base pour aller braquer des éleveurs peuls dans la zone de Gaskaye (ou Gaské), à une quarantaine de kilomètres de leur position. Loin de se laisser faire, les bergers avaient repoussé l’agression avec une défense farouche : l’un des militaires avait été abattu sur place, tandis que le second, blessé, avait réussi à prendre la fuite et à regagner la base pour donner l’alerte.
Les éleveurs, après cet incident, avaient récupéré l’arme du soldat tué avant de se disperser dans la brousse. Ils avaient ensuite traversé la frontière vers le Tchad pour se mettre à l’abri. C’est justement après cette fuite qu’ils aureitn été appréhendés par les forces tchadiennes.
Selon les informations circulant dans la ville, cet argent, destiné initialement à la famille du défunt, aurait été remis au chef de détachement des FACA à Miamani. Ce dernier était chargé de le transmettre à sa hiérarchie à Ndélé (ou Tiri), afin qu’il soit gardé en attendant les parents du soldat tué. Cependant, selon les versions qui circulent actuellement et qui restent difficiles à vérifier de manière indépendante, le chef de base aurait détourné 8 millions de francs CFA, ne remettant que 2 millions à son supérieur hiérarchique.
La famille du soldat abattu se serait rendue à Miamani pour réclamer des comptes, et l’affaire commence à prendre de l’ampleur au sein des rangs des FACA. Jusqu’à présent, aucune confirmation officielle n’a été apportée sur le montant exact versé par les éleveurs ni sur le sort des sommes concernées.
Cette nouvelle histoire intervient dans un contexte déjà tendu dans la zone. Quelques semaines avant l’incident du 12 mars, des militaires avaient déjà extorqué quatre millions de francs CFA à des éleveurs à Ndélé. Ces pratiques répétées avaient poussé de nombreux bergers à s’éloigner davantage de la ville, en s’enfonçant vers les confins de la frontière soudanaise, entraînant une rareté de la viande sur les marchés de Ndélé. Les bouchers, qui abattaient autrefois quatre à cinq bœufs par jour, peinent désormais à en trouver un seul, et la vente se fait désormais en petits tas sans pesée au kilogramme.
Près de trois ans après le lancement du projet, financé à hauteur de 1,91 million de dollars par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par le PNUD, les autorités et les partenaires techniques affichent un taux d’exécution à 85 %. Pourtant, quand on regarde les chiffres concrets sortis directement de l’émission sur Guira FM et des rapports officiels récents, le résultat laisse perplexe.
À Bambari, l’antenne déconcentrée du guichet unique des formalités des entreprises a immatriculé un peu plus de 95 sociétés en moins d’un an. À Berberati, l’antenne vient à peine d’ouvrir en février et les statistiques restent encore à venir. Sur l’ensemble du projet, on parle de quelques dizaines d’experts de la diaspora mobilisés (autour de 42 selon les dernières données PNUD), de 270 apiculteurs formés avec 340 kits distribués, et d’un nombre limité d’emplois directs créés, estimé autour de 350 dans les communications.
Le coordonnateur du projet, Xavier Ngawen , a expliqué que l’objectif principal consistait à relancer le secteur privé à travers l’entrepreneuriat et la mobilisation des compétences venues de l’extérieur. Sur le terrain, on retient surtout la rédaction de documents stratégiques, des cahiers des charges pour la numérisation du RCCM et une plateforme virtuelle de la diaspora, l’installation de deux antennes en province, l’envoi de générateurs de dialyse et la venue de quelques professeurs pour des cours en mathématiques, informatique, big data ou intelligence artificielle.
Dans la même émission, les prix du marché à Bangui et dans les grandes villes restent élevés : une cuvette d’arachide à 13 000 FCFA, celle de manioc à 2 500 FCFA, un litre et demi d’huile à 1 500 FCFA, le kilogramme de viande entre 3 500 et 4 000 FCFA, et un sac de ciment à 45 000 FCFA dans certaines zones. Ces chiffres quotidiens montrent que la vie reste chère pour la grande majorité des Centrafricains, pendant que le projet avance surtout sur des études, des formations et des équipements ciblés.
Le projet a aussi permis de former 270 apiculteurs, dont 139 femmes, et de distribuer des kits pour améliorer la production de miel. Mais la phase de quantification réelle et de commercialisation à grande échelle n’arrivera qu’en 2026, alors que le projet touche à sa fin. La cartographie complète des talents de la diaspora, présentée comme une activité phare, accuse encore du retard et devrait être confiée à un cabinet international dans les prochains mois.
Au final, les fonds ont surtout servi à produire des stratégies, à appuyer des ministères (Affaires étrangères, Santé, Éducation) et à installer des guichets pour formaliser les opérateurs économiques. Les promoteurs espèrent que cette formalisation permettra aux entreprises de payer des impôts, d’accéder aux marchés publics et de sortir de l’informel. Mais pour beaucoup de petits entrepreneurs et de ménages, le lien direct avec une amélioration visible du quotidien reste difficile à percevoir.
Le gouvernement et les partenaires parlent déjà de prolonger ou de reformuler le projet autour de nouveaux axes : création d’une « maison de la diaspora », renforcement des partenariats, et mesures pour attirer davantage d’investisseurs venus de l’extérieur. La question que posent ces résultats reste simple : avec près de deux millions de dollars injectés, le bilan en termes d’entreprises viables, d’emplois massifs et de baisse du coût de la vie justifie-t-il l’effort ? Ou s’agit-il surtout d’un cycle habituel où l’aide internationale finance des documents et des structures pendant que les besoins de base des populations persistent ?
L’émission Tribune de l’économie sur Guira FM a donné la parole aux acteurs du projet. Elle a aussi rappelé, en fin de magazine, le prix réel des denrées sur les marchés. Ce contraste entre les annonces de progrès et la réalité quotidienne continue d’alimenter le débat sur l’efficacité de ce type d’initiatives en Centrafrique.
Kogrengbo aux syndicats centrafricains : un travailleur reste un travailleur, quelle que soit son origine
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-syndicaliste-louis-marie-kogrengbo.webp” data-wpel-link=”internal”>Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo
À l’occasion de la Journée internationale contre la discrimination raciale, Louis Marie Kogrengbo a pris la parole au nom de l’ODSTC pour rappeler que la classe ouvrière ne se divise pas.
Kogrengbo ne prend pas de gants : chaque travailleur, quelle que soit sa peau, sa langue ou sa foi, vaut autant que le voisin d’atelier. Ce n’est pas une formule de façade. L’ODSTC y voit une ligne directrice que le mouvement syndical trahit chaque fois qu’il laisse certains membres au bas de la liste.
Le secrétaire général s’arrête longuement sur les travailleurs migrants et réfugiés. Kogrengbo écrit sans ambiguïté qu’ils ne sont pas les artisans de leur propre exil : des crises économiques, sécuritaires et politiques les ont conduits là où ils se trouvent. Ce rappel cible ceux qui en font des coupables commodes.
Ce que Kogrengbo dénonce avec le plus de détails, c’est le circuit qui les fragilise : recrutés à moindre coût, ils deviennent l’argument de patrons peu scrupuleux pour rogner sur les salaires. Ce glissement nourrit le chômage, le travail informel et l’effritement des acquis sociaux centrafricains.
Kogrengbo ne s’arrête pas au diagnostic. Il demande aux organisations affiliées à l’ODSTC en RCA d’agir concrètement : mener des campagnes, ouvrir les syndicats aux migrants, et leur assurer les mêmes droits sociaux qu’aux autres. Il pointe le secteur de la construction comme l’un des plus urgents à surveiller.
Dans la partie finale de sa déclaration, Kogrengbo nomme le racisme, la xénophobie et le fascisme sans chercher d’euphémisme. Pour lui, ces idéologies ne sont pas des opinions parmi d’autres : elles servent à couper les travailleurs les uns des autres, au bénéfice de ceux qui profitent de leur désunion.
Les habitants de Gambo, localité située dans la préfecture du Mbomou, au sud de la République centrafricaine, lancent un cri de détresse.
Dans une déclaration adressée aux gouvernants, aux ONG, aux Nations Unies et à l’ensemble des organisations concernées, ils appellent d’urgence au déploiement de personnels civils, judiciaires, militaires, de gendarmerie, de police ainsi qu’une antenne UMIR, brigade de lutte contre les violences sur genre, également demandée sur place.
Sur le terrain, la situation est grave à Gambo. En l’absence d’une autorité effective, les plus forts imposent leur loi aux plus faibles. C’est la loi de jungle qui est appliquée dans un pays qui se dit normal. Des cas de viols n’en parle pas. Ils sont signalés quotidiennement, tandis que la justice populaire et les arrangements à l’amiable se substituent aux procédures judiciaires légales. Ces actes demeurent à ce jour impunis.
Les populations de Gambo, très impatientes, attendent des réponses rapides des autorités compétentes.
Sani Yalo, imposteur pathétique : ton CV est un roman, ta carrière une escroquerie. Lisez l’article de ce journaliste centrafricain te concernant. Tu es déjà grillé
sani-yalo-pca-bureau-affretement-routier-centrafricain – Centrafrique : quand Sani Yalo s’en prend au ministre des Finances Henri-Marie DONDRA.
Le parrain des parrains Sani Yalo, tu oses depuis toujours te réclamer du prestigieux Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou ? Menteur ! Les anciens élèves, les professeurs, les registres… personne ne te connaît. Ton nom n’a jamais traversé les couloirs de cette école, et ton parcours n’est qu’un château de cartes bâti sur des mensonges. Alors, avoue-le : tu n’es qu’un enfant des rues, un voleur à la tire, un braqueur des ambassades et des banques, qui a transformé sa survie en méthode de réussite.
Quel exemple pour la jeunesse centrafricaine ! Selon toi, il suffit de chaparder, de tricher et de se former dans la boue pour devenir un « modèle » ? Quelle honte ! Tu incarnes tout ce qui pourrit ce pays : l’imposture, la malhonnêteté et le mépris de l’effort.
Tu es déjà grillé, Sani Yalo. La vérité t’a rattrapé, et ton masque d’escroc est tombé. À quand la prochaine arnaque ?”.
Lisez cet article pour comprendre :
CENTRAFRIQUE : SANI YALO CONTESTÉ SUR SON PARCOURS AU PETIT SEMINAIRE DE BANGASSOU
Le droit de réponse musclé de Sani Yalo n’aura pas suffi à éteindre la polémique.
Bien au contraire. Ses récentes déclarations ont ravivé les interrogations sur la véracité de son parcours académique, notamment son passage revendiqué au Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou, aujourd’hui formellement contesté par des anciens de l’établissement.
Selon une enquête menée par des ressortissants et anciens élèves de cette institution, aucune trace du nom de Sani Yalo n’apparaît dans les archives du séminaire. Une affirmation portée par plusieurs membres de l’association des anciens, qui assurent que toutes les promotions sont connues et répertoriées dans ce cadre structuré.
« En aucun cas, un tel nom ne figure dans nos registres », indiquent-ils, soulignant que les anciens du Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou entretiennent des liens étroits qui permettent d’identifier facilement les parcours des uns et des autres. Dans ce contexte, cette absence est perçue comme une anomalie majeure.
Fondé il y a plus de 60 ans, le Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou s’impose comme l’un des établissements de formation les plus emblématiques du pays. Il a contribué à former de nombreux cadres centrafricains dans les domaines religieux, administratif et intellectuel. Pour ses anciens élèves, il ne saurait être question de voir le nom de cette institution utilisé à des fins de légitimation sans fondement.
« Ce séminaire a formé des générations entières. Il n’est pas acceptable que son nom soit évoqué sans preuve pour justifier un parcours », confie un ancien séminariste, visiblement indigné.
Cette controverse intervient alors que Sani Yalo revendiquait lui-même un statut d’autodidacte, tout en mentionnant un passage dans des établissements reconnus pour asseoir sa crédibilité face à ses détracteurs. Mais ce démenti fragilise désormais cet argumentaire et alimente davantage les critiques à son encontre.
Dans un contexte politique tendu, marqué notamment par sa proximité avec le président Faustin-Archange Touadéra, cette affaire prend une dimension publique et politique. Elle relance le débat sur la transparence des parcours des personnalités influentes du pays.
Les anciens du séminaire lancent désormais une interpellation directe : que Sani Yalo précise sa promotion, ses camarades ou tout élément vérifiable attestant de son passage à Bangassou.
À ce stade, aucune réaction officielle de l’intéressé n’a été enregistrée face à ces accusations précises.
Au-delà du cas individuel, cette polémique illustre une tendance plus large dans le débat public centrafricain, où les récits personnels sont de plus en plus scrutés et contestés. Pour Sani Yalo, l’enjeu est désormais clair : apporter des preuves ou voir sa crédibilité durablement mise en cause.
AFFAIRE À SUIVRE
Roméo Silvère Doubalet
Journaliste
Chargé de communication des ressortissants du Petit Séminaire Saint de Bangassou
RCA : le fantasme nucléaire de Fidèle Gouandjika, un discours pour fuir les responsabilités dans les coupures d’eau et d’électricité
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fidele Gouandjika avec deux mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui
Invité de l’émission Débat Patara sur la radio Ndéké-Luka, le conseiller spécial à la présidence, Fidèle Gouandjika, a affirmé que les problèmes structurels d’eau et d’électricité à Bangui pourraient être résolus dans un délai de quinze ans, évoquant notamment la construction d’une centrale nucléaire en République centrafricaine.
Cette déclaration est intervenue alors que le débat portait sur les coupures répétées d’électricité et d’eau potable dans la capitale, liées à la dégradation des stations de pompage, au déficit chronique d’électricité et à l’absence d’investissements durables. Aucune réponse palpable n’a été apportée sur ces points par le régime des criminels depuis plusieurs années. À la place, un horizon lointain a été avancé par le ministre conseiller Fidèle Ngouandjika, sans lien avec les urgences actuelles.
À ce jour, la République centrafricaine ne dispose d’aucune autorité nationale de sûreté nucléaire, d’aucun cadre réglementaire conforme aux normes internationales, ni de ressources humaines spécialisées dans ce domaine. Aucun programme officiel, aucune étude de faisabilité, aucun accord international ne soutient l’hypothèse d’un projet nucléaire.
Sur le plan financier, la construction d’une centrale nucléaire représente un investissement de plusieurs milliards de dollars. Or l’État centrafricain peine à assurer l’entretien de ses barrages existants, de son réseau électrique et de ses installations de distribution d’eau. Le budget national ne permet pas de couvrir durablement les besoins de base.
L’argument avancé ignore également l’état du réseau électrique national, instable et limité, incapable d’absorber une production de type nucléaire. La demande nationale reste faible et concentrée, sans base industrielle suffisante pour justifier une telle infrastructure.
Dans la sous-région, aucun pays d’Afrique centrale ne dispose de centrale nucléaire ni de projet crédible à moyen terme. Même des États plus avancés économiquement évoquent cette option sur des horizons beaucoup plus lointains, sans la présenter comme une solution aux pénuries actuelles.
La projection faite par Fidèle Gouandjika s’apparente ainsi à un discours de diversion, renvoyant les solutions à un futur éloigné et non vérifiable. Elle élude les responsabilités immédiates liées à la gestion de l’eau, de l’électricité et des infrastructures publiques, alors que les difficultés vécues par les habitants de Bangui restent présentes et documentées.
Dans une parution sur la plateforme de réseau social Facebook et utilisant un nom d’avatar, le multi-braqueur criminel de la société CFAO, dont le statut de fugitif est encore pendant devant la justice, détourneur de carburant sous Patassé à travers Zongo Oil, dans sa folie criminelle, ose lancer un défi pathétique à Corbeau News et à Maitre Crépin Mboli-Goumba de montrer le contrat de bail qui les lie.
Quelle mentalité d’escroc ! C’est comme voler quelqu’un, cacher l’objet du vol et clamer haut et fort qu’il n’y a pas de preuve ! À ce jour, la propriété de Me Crépin Mboli-Goumba est occupée illégalement. Le Titre Foncier est reconnu, l’autre faux titre écarté depuis 10 ans ! Celui qui est à l’origine du faux titre avait d’ailleurs l’habitude de faire d’autres faux titres, comme des Bons du Trésor.
En effet, sous Patassé, Baba Bako, qui a imité le Titre Foncier afin d’occuper illégalement la propriété, a pu empocher des centaines de millions sous Patassé. L’État avait découvert ça et engagé une procédure au pénal. Le dossier est à la Cour de Cassation. Ajouté au faux Titre Foncier, Baba Bako a dû fuir la RCA pour mourir à l’étranger.
Entre escrocs, Sani Yalo a pris la relève.
Maintenant, il a menacé devant témoin de tuer Me Crépin Mboli-Goumba.
Et au cœur de son cerveau d’escroc, il n’y a que la fausseté, ose en plus défier Me Crépin Mboli-Goumba de prouver qu’il y a un contrat de bail.
Il suffit pourtant d’aller seulement sur Google pour chercher ce qu’est une indemnité d’occupation pour avoir la réponse. Une indemnité d’occupation est une somme d’argent donnée au propriétaire d’un bien immobilier en échange de l’occupation de ce bien par une personne. L’indemnité d’occupation n’est pas considérée comme un loyer, puisqu’aucun contrat de location ne relie l’occupant et le propriétaire du bien.
Donc, Sani Yalo, dans ton cas précis, otu es gros voleur, on n’a pas besoin de contrat de bail.
D’ailleurs, rappelons en un paragraphe et brièvement ce qu’a fait ce criminel braqueur. Ce n’est pas la première fois que Sani Yalo s’approprie le bien d’autrui. En juillet 2020, CNC avait révélé comment il avait organisé le pillage de l’ambassade de la Libye à Bangui : coffres-forts cassés, équipements vidés dans les quatre entrepôts et deux conteneurs, véhicules officiels de l’ambassade vendus sans autorisation du gouvernement libyen, groupe électrogène récupéré sous prétexte de le remettre au chef de l’État.
En juin 2022, c’est le marché public de Bimbo qui subissait le même traitement fait par le parrain Sani Yalo : frigos et groupe électrogène offerts par l’Union européenne emportés, sans qu’aucune enquête judiciaire ne soit ouverte.
La même année, CNC révélait la confiscation de l’immeuble de l’ONG AMA sur l’avenue des Martyrs : désigné comme interface de l’organisation koweïtienne auprès des autorités centrafricaines, Sani Yalo avait fait établir à son propre nom le titre foncier du terrain et de l’immeuble construits avec les fonds de l’ONG, bloquant depuis 2018 toute reprise des activités humanitaires de l’organisation.
Contacté par la rédaction du CNC, l’avocat de Me Crépin Mboli-Goumba a refusé de faire des commentaires, en disant seulement que la jurisprudence de l’OHADA est claire, et abondante. Il attend impatiemment d’aller à Abidjan pour faire condamner Sani Yalo à payer 450 000 000.
Toutes les tentatives de manipulation à Bangui seront intégralement transférées devant la Cour Commune de Justice.
Le Professeur camerounais Franklin Nyamsi, depuis sa position en France s’adresse directement au Président Faustin Archange Touadéra dans un message d’alerte fraternelle. Il informe le peuple centrafricain que, selon plusieurs témoignages fiables, le chef de l’État a commencé à gérer le pays en s’entourant essentiellement de membres de sa famille ou de personnes issues de son clan ou de son ethnie.
Cette pratique touche particulièrement les forces de défense et de sécurité. De nombreux officiers et sous-officiers des FACA bien formés et expérimentés auraient été écartés pour laisser la place à des parents ou à des membres du clan disposant seulement d’une formation militaire très sommaire.
Le Professeur Franklin Nyamsi rappelle qu’un Président peut aider sa famille en leur offrant formation et renforcement de capacités. Mais il met en garde contre la confusion entre le pouvoir politique et le pouvoir familial. Il déclare que cette confusion marque le commencement des douleurs pour le pays, comme l’avait dit le grand écrivain Sony Labou Tansi.
Franklin Nyamsi invite Touadéra à arrêter rapidement cette spirale de clanisation et de familialisation du pouvoir. Il parle en tant que cadet en âge et collègue académique qui conserve beaucoup de respect et d’admiration pour le Président. Il le fait pour la vie du chef de l’État, pour la survie du régime et pour le peuple centrafricain.
Un ex-général de la milice d’autodéfense anti-Balaka qui commandait la zone d’Atongo Bakari située à Kolo dans la préfecture de la Basse-Kotto a été arrêté il y a quelques mois. Il est actuellement détenu à la prison du Camp de Roux à Bangui. Mais à la surprise de tous les détenus, les éléments russes du groupe Afrikacorp ont lancé une nouvelle tentative pour l’enlever de sa cellule.
Cet homme, originaire de la région d’Alindao et actif jusqu’aux environs de Bria, dirigeait cette partie du territoire au sein des forces anti-Balaka. Avant même d’être interpellé, il entretenait même des contacts téléphoniques directs avec Faustin-Archange Touadera. Il recevait des instructions et exécutait des missions commandées par la présidence.
Hors, il y’a quelques mois, à la surprise de ces proches, l’homme avait été interpellé depuis sa position à Alindao. Au moment où il est placé en détention au Camp de Roux, la situation a évolué de manière inattendue. Les mercenaires russes d’Afrikacorp ont déjà effectué deux tentatives pour accéder à sa cellule afin de le faire sortir de prison. Une nouvelle action a eu lieu ces derniers jours malgré les mesures de sécurité en place.
Alors, les centrafricains se demandent toujours quel est le véritable objectif de ces opérations répétées. Veulent-ils simplement le libérer de la prison comme Hassan Bouba ou poursuivent-ils un autre but, celui de l’éliminer physiquement ou alors le torturer comme l’ancien ministre Armel Sayo ? Aucune réponse claire n’a été apportée pour l’instant.
Pour l’heure, le chef milicien reste en prison au Camp de Roux.
À la base centrale de Gomion, dans la localité de Yaloké, les employés centrafricains de l’entreprise minière chinoise IMC ont cessé le travail ce dimanche, dénonçant le règne d’un responsable chinois qui impose sa loi au mépris de tout cadre légal centrafricain.
Les grévistes exigent le départ immédiat de M. AGYOUA, cadre chinois de la société, qu’ils accusent d’un comportement tyrannique et d’une jalousie maladive.
Pour rappel, chez IMC, le code du travail de la République centrafricaine n’existe pas. Les horaires, les tâches, les jours de repos, y compris les jours fériés, sont fixés unilatéralement par la direction chinoise. Le délégué du personnel, pourtant censé représenter les ouvriers, est en réalité désigné par les Chinois eux-mêmes. Sur un autre chantier minier de l’IMC à Gobolo par exemple, un responsable chinois circule ouvertement et visiblement armé sur le site.
En plus, plus de la moitié des employés chinois de la société IMC seraient entrés sur le territoire illégalement par le Cameroun de manière clandestine. Mais à chaque contrôle, ils se dissimulent ou prennent la fuite avec l’appui de éléments de forces armées centrafricaines.
Justement, les grévistes pointent aussi la complicité du sommet de l’État. Selon eux, les dirigeants d’IMC ont corrompu les ministres, voir même le premier ministre et agents locaux, s’assurant une impunité totale.
Les travailleurs ont adressé un ultimatum au gouvernement : rapatrier M. AGYOUA, soit vers le Cameroun, soit vers la Chine. Faute de réponse, ils disent être prêts à régler l’affaire par leurs propres moyens.