Une semaine après son retour, le clepto-mythomane Balalou attaque : le BRDC accusé d’incohérence, l’IA diabolisée, et l’unité nationale imposée par la menace

Rédigé le 09 février 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mythomane Maxime Balalou a organisé ce mercredi sa deuxième conférence de presse depuis son retour. Une semaine après avoir repris du service, le clepto-mythomane passe à l’offensive en glorifiant les 77,90% du coup d’État électoral de Touadéra et en attaquant violemment l’opposition.
« Son Excellence, Monsieur le Président Faustin-Archange Touadéra, a été brillamment élu nouveau président de la République Centrafricaine après la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles du 28 décembre 2025 par le Conseil constitutionnel, proclamation qui a permis à la population de connaître le nouveau élu et aussi le taux puisque le Président était élu à un taux de 77,90% face à son principal challenger », a déclaré le clepto-mythomane Balalou avec une satisfaction débordante. Brillamment élu avec 77,90% ? Ces chiffres dignes des pires dictatures africaines deviennent une victoire démocratique dans la bouche du porte-parole.
Le mythomane Balalou poursuit sa célébration grotesque. « Le gouvernement se félicite de cette confiance renouvelée par le peuple centrafricain à l’endroit d’un homme d’exception dont l’empreinte indélébile marquera jamais l’histoire politique de la République Centrafricaine. » Homme d’exception qui vient de perpétrer son troisième mandat via un référendum controversé et un hold-up électoral ? L’empreinte indélébile sera effectivement celle d’un autocrate qui a confisqué le pouvoir avec l’aide des mercenaires russes.
Le clepto-mythomane Balalou invoque ensuite la légitimité démocratique. « Ce que je voudrais partager avec vous pour la population, c’est la consécration de la légitimité démocratique et aussi de la souveraineté du peuple. » Quelle légitimité quand les grands partis d’opposition n’obtiennent aucun siège ? Quelle souveraineté quand ce sont les mercenaires russes et les troupes rwandaises qui contrôlent le territoire et sécurisent le scrutin ?
Le mythomane Balalou remercie chaleureusement les gardiens du régime. « En dehors des électeurs, c’est-à-dire du peuple, aussi la reconnaissance envers les institutions qui ont conduit ce processus, aussi ceux qui ont su la sécurité de ce processus, à savoir nos fonds de fonds de sécurité, nos partenaires dans la MINUSCA, nos allées traditionnelles, les Russes et les Rwandais, tous nos partenaires, l’Union Européenne, le PNUD. » Le clepto-mythomane met donc sur le même plan la MINUSCA et les mercenaires russes comme garants de la démocratie centrafricaine.
Puis vient le discours sur l’unité nationale qui cache mal une menace à peine voilée. « Ce qui est marquant, il faut le reconnaître, de ce discours, c’est l’appel à l’Unité nationale et au rassemblement. Il a dit qu’il n’y a pas de gaillant ni de perdant. Il a dit que le seul gaillant c’est le peuple centrafricain », déclare le mythomane Balalou. Pas de gagnant ni de perdant ? Cette formule creuse insulte l’intelligence des Centrafricains qui ont vu leurs partis exclus du Parlement malgré des millions de votes.
Le clepto-mythomane Balalou développe ensuite sa vision de la fraternité obligatoire. « C’est une volonté affirmée de gouverner sans distinction, sans exclusion dans un esprit, n’est-ce pas, de fraternité. Il a réaffirmé encore, il t’en a mis à ses frères, même de l’opposition. Il a même dit qu’il est prêt à travailler avec tout le monde. Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qu’ils sachent qu’il est leur président. » Travailler avec l’opposition à condition qu’elle accepte sa marginalisation totale et qu’elle valide le hold-up électoral.
Le mythomane Balalou exige ensuite un dépassement de soi. « Il a demandé, il nous a demandé à nous tous un dépassement de soi. Il va au-delà des clivages politiques. Sa nouvelle politique n’est pas la facture, non, c’est l’unité comme il l’a toujours caractérisée. » Ce dépassement consiste apparemment à renoncer à toute critique du régime et à toute contestation des résultats électoraux.
Puis le clepto-mythomane Balalou dévoile la nouvelle arme du régime pour museler l’opposition. « Il a mis en garde contre les discours de haine, la désinformation, les discours belliqueux et aussi il s’est présenté sur l’usage malveillant, n’est-ce pas, de l’IA, ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle, à travers les braconnées, l’information sur les réseaux sociaux. » Cette sortie intervient au moment précis où les témoignages de bourrages d’urnes se multiplient sur les réseaux sociaux et où des vidéos de fraudes circulent massivement.
La stratégie du mythomane Balalou apparaît limpide. En agitant le spectre de l’Intelligence Artificielle malveillante et des deepfakes, le clepto-mythomane prépare le terrain pour discréditer toute preuve visuelle des irrégularités. Chaque vidéo montrant des soldats bourrant des urnes pourra désormais être qualifiée de deepfake fabriqué par l’opposition.
Le mythomane Balalou termine sur une note d’apaisement imposé qui sonne comme une menace. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Décryptage : toute critique du régime devient querelle, toute contestation devient haine, toute diffusion de preuves de fraude devient division.
Après avoir glorifié le hold-up électoral et menacé les dissidents, le clepto-mythomane Balalou passe à l’attaque frontale contre le BRDC. « C’est un droit de réponse à la confusion politique au sein de nos amis qui constituent le BRDC. Il ressort de ses propos un peu catholiques, il faut le dire, et un peu tendancieux », lance-t-il avec l’arrogance de celui qui vient de remporter un scrutin truqué.
Le mythomane Balalou enfonce le clou. « Le gouvernement, je le répète encore, ne peut pas continuer à faire les frais d’un marché de dupes au sein du BRDC. Comment comprendre un seul instant que ce groupement ayant refusé de participer au processus électoral vient en même temps s’ériger en d’un adolescent dans un processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale, comment ? » Cette question rhétorique cache mal la gêne du pouvoir face aux critiques qui s’accumulent.
Le clepto-mythomane Balalou exige que l’opposition reste cohérente dans son boycott. « Nos amis du BRDC ont décidé volontairement de boycotter le processus électoral, c’est vrai, mais ceux-ci doivent garder leur ligne, c’est à dire leur cohérence politique. » Lui qui transforme chaque défaite militaire en victoire ose parler de cohérence politique.
Puis vient l’accusation centrale du mythomane Balalou contre Martin Ziguélé et le MLPC. « Lorsqu’on écoute leur porte-parole, la personne de M. Martin Ziguélé, on a le droit de se demander finalement ce mot du peuple centrafricain, et c’est obligé de vous présenter mathématiquement dans le devant de l’opinion publique, la supercherie politique, tendant à contourner maïsieusement les engagements politiques de boycott du processus électoral à travers une stratégie trompeuille. » Le clepto-mythomane Balalou énumère alors ses preuves de cette prétendue duplicité. « Le MLPC de Martin Ziguélé a bel et bien participé au processus électoral. Deux membres du MLPC déguisés en indépendant ont été élus au premier tour. Vous avez M. D. Bernard dans la première circonscription de Ngaoundaye, vous avez M. Senor O. Bruno dans la troisième circonscription de Bokalanga. » Il poursuit : « Trois membres du MLPC déguisés en indépendant du président Ziguélé sont retenus pour le second tour encore. » Cette accusation de candidatures déguisées permet au mythomane Balalou d’éviter le vrai débat sur la légitimité du scrutin. Au lieu de répondre aux questions sur les irrégularités, le trucage des résultats, l’exclusion de larges pans de l’électorat, le clepto-mythomane préfère attaquer l’opposition sur des candidatures individuelles.
Le mythomane Balalou conclut son réquisitoire avec une formule assassine. « Le problème pour moi au sein du BRDC ne concerne ni le gouvernement, ni le président de la République, ni la communauté internationale. Ces incohérences politiques sont liées à une duplicité pour contourner les autres. » Le clepto-mythomane renvoie donc l’opposition à ses contradictions pendant que le régime continue de verrouiller le système politique.
Pour parfaire sa défense du hold-up électoral, le mythomane Balalou cite un haut fonctionnaire de l’ONU. « Il n’y a pas d’élections cinq étoiles dans le monde. Ce qui s’est passé en Centrafrique peut être évalué à 4,5 étoiles. Il faut donc saluer le génie centrafricain. » Cette caution internationale permet au clepto-mythomane de balayer toutes les critiques du coup d’État électoral.
Le mythomane Balalou termine son show propagandiste par un appel patriotique. « Le nouveau président de la République a donné le temps, à travers un discours, assembleur, de paix, de fraternité et d’engagement à construire la nouvelle République Centrafricaine avec tout le monde. Personne ne se l’a mis de côté. Chacun aura sa place en fonction de ses qualités et ses compétences au service du peuple centrafricain. » Quelle place pour ceux dont les partis n’ont obtenu aucun siège ?
Cette conférence du clepto-mythomane Balalou résume parfaitement la stratégie du régime. D’un côté, glorifier un score de 77,90% obtenu dans un hold-up électoral cautionné par les mercenaires russes. De l’autre, criminaliser toute dissidence en la qualifiant de discours de haine ou de désinformation générée par IA. Le mythomane Balalou accuse le BRDC d’incohérence pendant que son propre parti rafle tout avec un scrutin truqué. Il parle d’unité nationale tout en excluant la moitié du spectre politique. Il prêche l’amour tout en menaçant implicitement ceux qui osent contester
Par Gisèle MOLOMA
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