Centrafrique : La fête au sommet de l’État, l’enfer pour la population, chronique d’un désastre annoncé.

La situation en République centrafricaine sombre dans un chaos sans précédent, où la population subit de plein fouet les conséquences d’une gouvernance désastreuse et de l’ingérence étrangère.
Bangui, 01 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’enfer croissant pour la population .
Alors que l’inflation galopante et le chômage massif plongent les Centrafricains dans une précarité extrême, le pouvoir en place semble totalement déconnecté des réalités du terrain. À Bangui, de nombreux habitants peinent désormais à se nourrir, tandis que l’insécurité gagne du terrain.
Exactions des Mercenaires russes.
Pendant ce temps, les mercenaires du groupe Wagner multiplient les exactions contre les civils. À Bouca, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, des décapitations sommaires avaient été perpétrées par ces combattants étrangers. Plus inquiétant encore, des arrestations arbitraires d’éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) sont signalées à Bangui même. Trois soldats ont ainsi été appréhendés dans la nuit de vendredi à samedi par des Russes, avec l’appui de quelques gendarmes centrafricains.
Un pouvoir déconnecté des réalités.
Devant cette situation dramatique, les autorités affichent une indifférence choquante. Un méga-concert de l’orchestre Canon Star s’est ainsi tenu dans la ferme présidentielle de Damara, fief du président Touadéra, aux frais de l’État. Simultanément, des images du ministre des Postes festoyant en France circulent sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation.
Luttes intestines au sommet de l’État.
Au sein même du gouvernement, les querelles de personnes prennent le pas sur l’intérêt général. Des informations persistantes font état de rivalités entre les maîtresses du chef de l’État, témoignant d’un pouvoir gangréné par le népotisme et les intérêts particuliers.
La souveraineté centrafricaine en péril.
Dans ce contexte chaotique, la question du contrôle réel du pays se pose avec acuité. Entre les mercenaires russes de Wagner, l’influence grandissante du Rwanda de Paul Kagame, et des réseaux criminels transfrontaliers, la Centrafrique semble avoir perdu toute capacité d’autodétermination. Sans sursaut rapide, c’est l’existence même de l’État centrafricain qui pourrait être menacée à terme.
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
