La rentrée scolaire à Paoua s’étire en longueur

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Dans la ville de Paoua, située à 487 km au nord-ouest de Bangui, la rentrée des classes s’effectue au compte-gouttes. Au lycée moderne, une foule de parents et d’élèves se presse devant le bureau administratif pour régler les frais de scolarité et consulter les listes de classes. À l’intérieur de l’établissement, certaines salles bourdonnent déjà d’activité.
Alain Yaguina, censeur du second cycle, dresse un premier bilan :
“Nous constatons une affluence progressive des élèves depuis le début du mois. Environ 40% des effectifs sont présents à ce jour. J’invite les parents retardataires à inscrire rapidement leurs enfants pour ne pas perturber le démarrage des cours.”
La situation diffère à l’école préfectorale de filles, où les plus jeunes élèves s’initient déjà à l’alphabet. Kamandji Julie Rosine, institutrice, commente :
“Nous avons commencé les leçons avec les élèves présentes. Les absentes devront rattraper le retard. Je demande aux parents de faire un effort pour envoyer leurs enfants à l’école dès maintenant.”
Malgré ces appels, de nombreux enfants demeurent encore à la maison. Les raisons invoquées vont des difficultés financières aux travaux agricoles. Cette rentrée en ordre dispersé risque de compliquer la tâche des enseignants dans les semaines à venir.
Le président Faustin-Archange Touadéra avait pourtant lancé officiellement la rentrée scolaire 2024-2025 le 16 septembre dernier à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka. Mais près d’un mois plus tard, l’écart entre les annonces et la réalité du terrain reste flagrant. À Paoua comme ailleurs en Centrafrique, l’éducation demeure un défi majeur que le gouvernement peine à relever.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)