Un nouveau collège public ouvre ses portes à Cantonnier-Béloko

L’inspection académique de la Nana-Mambéré a inauguré un nouveau collège d’enseignement général ce mercredi 23 octobre 2024 dans la localité de Cantonnier-Béloko, située à 560 km de Bangui. Cet établissement, qui occupe temporairement trois salles de classe de l’école Postes de Cantonnier, vise à renforcer l’offre éducative dans cette zone frontalière avec le Cameroun.
“La création de ce collège à Cantonnier Béloko répond à un besoin stratégique. Cantonnier est une ville frontalière avec le Cameroun. Notre mission consiste à améliorer la qualité du système éducatif centrafricain dans cette région”, déclare Faustin Basadi, inspecteur académique de la Nana-Mambéré.
Cette ouverture du nouveau collège à Cantonnier Béloko s’inscrit dans un contexte éducatif complexe. Lors de sa tournée d’inspection sur l’axe Bouar-Cantonnier, l’inspecteur a relevé plusieurs défis : “Les constats sont amers. Nous manquons d’enseignants qualifiés. Les élèves s’entassent dans les salles de classe, avec parfois un seul enseignant pour tout un cycle”, explique-t-il.
Le nouveau collège à Cantonnier bénéficie déjà d’une équipe administrative, avec un directeur d’études et un intendant. “Je demande aux responsables d’accomplir loyalement leurs tâches en privilégiant les critères de compétence et de mérite”, souligne l’inspecteur Basadi.
L’exploitation aurifère perturbe la scolarisation
L’ouverture de ce collège à Cantonnier intervient dans une région où l’exploitation minière artisanale détourne de nombreux jeunes de l’école. “L’exploitation des mines en République centrafricaine entrave le système éducatif. Malgré les revenus générés, cette activité pénalise l’éducation des enfants”, note l’inspecteur académique.
Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale, avait annoncé le recrutement d’enseignants contractuels pour combler le déficit en personnel qualifié. Une mesure attendue avec impatience par les responsables locaux pour assurer un meilleur encadrement des élèves.
Ce nouveau collège à Cantonnier représente un espoir pour les jeunes de Cantonnier-Béloko et des villages environnants. Les autorités éducatives appellent les parents à privilégier la scolarisation de leurs enfants plutôt que le travail dans les mines, rappelant que “l’éducation reste le fondement du développement du pays”.
Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)