Nationalité de Dologuélé : après Gouandjika et le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, Crépin Mboli-Goumba démonte la stratégie juridique du pouvoir

0
5

 

La controverse sur la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé prend une nouvelle tournure après les déclarations successives de Fidèle Gouandjika et du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana. Crépin Mboli-Goumba oppose aux deux responsables la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 et l’article 147 de la Constitution.

 

Le dossier dépasse désormais la seule question d’une demande de réintégration. Les interventions de Gouandjika et du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana présentent cette démarche comme nécessaire pour permettre à Dologuélé de recouvrer ses droits politiques. Mboli-Goumba conteste cette lecture et rappelle que le Conseil constitutionnel avait déjà examiné la question de sa nationalité dans le contentieux de sa candidature à la présidentielle de 2025.

 

Nationalité de Dologuélé : après Gouandjika et le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, Crépin Mboli-Goumba démonte la stratégie juridique du pouvoir
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

L’enjeu est désormais clairement identifié : déterminer si la controverse sur la nationalité peut servir de fondement juridique à une remise en cause du mandat de député de Dologuélé.

 

Gouandjika ouvre la séquence

 

À lire aussi : Fidèle Gouandjika qualifie Daniel Nzéwé de « grand cleptomane de la nation

Fidèle Gouandjika a été le premier à placer publiquement la question de la réintégration au centre du débat.

 

À lire aussi : Centrafrique : à Samo-Ouandja, le capitaine des FACA reconnaît lui-même son mauvais comportement et affirme que la population pourrait un jour manifester pour exiger son départ

Dans un message publié sur Facebook, le conseiller du président Touadéra a demandé à Dologuélé de reconnaître la victoire du chef de l’État et de lui adresser une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine.

 

Gouandjika présente cette démarche comme indispensable pour permettre à Dologuélé de recouvrer ses droits civiques et politiques.

 

Son intervention associe ainsi deux éléments : la reconnaissance de la victoire de Touadéra et la demande de réintégration.

 

Cette première sortie a immédiatement placé Dologuélé devant une exigence politique présentée sous la forme d’une démarche juridique.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana reprend le même axe

 

Quelques jours plus tard, le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana reprend la question, cette fois en développant un argumentaire présenté comme strictement juridique.

 

Le ministre d’État chargé de la Communication affirme que Dologuélé doit écrire au président de la République pour demander sa réintégration.

 

Il explique que cette démarche est prévue par le Code de la nationalité et qu’elle doit être suivie d’une enquête avant l’adoption éventuelle d’un décret de réintégration.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana va plus loin.

 

Il affirme que si Dologuélé ne formule pas cette demande, il ne disposerait d’aucune nationalité lui permettant de continuer à siéger à l’Assemblée nationale.

 

Le débat sur la nationalité se transforme ainsi en menace directe sur le mandat parlementaire de l’opposant.

 

Mboli-Goumba revient au point de départ juridique

 

Crépin Mboli-Goumba conteste cette construction.

 

Dans son aide-mémoire, l’avocat ne nie pas que le Code de la nationalité prévoit une procédure de réintégration.

 

Le Code de 1961 prévoit effectivement les conditions de perte de nationalité et organise une procédure de réintégration par décret après enquête.

 

Pour Mboli-Goumba, le problème est ailleurs.

 

Avant de demander à Dologuélé de solliciter une réintégration, il faut établir qu’il a juridiquement perdu sa nationalité centrafricaine.

 

Cette question n’est pas nouvelle. Elle a déjà été soumise au Conseil constitutionnel lors du contentieux de l’élection présidentielle de 2025.

 

Le Conseil constitutionnel avait déjà tranché le contentieux électoral

 

La candidature de Dologuélé avait été contestée en raison, notamment, de sa situation au regard de la nationalité.

 

Dans sa décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour connaître du contentieux relatif aux candidatures à l’élection présidentielle.

 

Il a examiné l’argument selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française et aurait dû demander sa réintégration.

 

Selon l’aide-mémoire de Mboli-Goumba, le Conseil constitutionnel a relevé qu’aucun décret n’avait constaté formellement la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé. Il a également considéré que la perte de nationalité par acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne revêtait pas, dans les circonstances examinées, un caractère automatique.

 

Le Conseil en avait tiré une conséquence précise : Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration dans les conditions invoquées contre lui.

 

La requête contestant notamment sa candidature a été rejetée comme mal fondée.

 

Le Tribunal de grande instance avait adopté une autre lecture

 

Le dossier comporte pourtant une décision antérieure allant dans une autre direction.

 

Le 16 octobre 2025, le Tribunal de grande instance de Bangui avait annulé le certificat de nationalité de Dologuélé.

 

Cette juridiction s’était notamment appuyée sur les dispositions du Code de la nationalité relatives à l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.

 

Cette décision avait donc retenu une lecture différente de celle développée ensuite par le Conseil constitutionnel dans le contentieux électoral. Cette divergence est essentielle pour comprendre le débat actuel.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana s’appuie sur les règles relatives à la perte et à la réintégration.

 

Mboli-Goumba rappelle que le Conseil constitutionnel a examiné cette question dans le cadre de l’éligibilité présidentielle et a rejeté la contestation visant Dologuélé.

 

L’article 147 au centre de la riposte

 

Pour Mboli-Goumba, l’élément le plus important se trouve dans la Constitution de 2023.

 

L’article 147 dispose que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.

 

Cette disposition donne une portée particulière à la décision du 14 novembre 2025.

 

Le Conseil constitutionnel n’avait pas simplement rendu un avis sur la nationalité de Dologuélé. Il avait statué dans le cadre d’un contentieux électoral relevant de sa compétence.

 

La question posée par Mboli-Goumba est donc directe : comment une autorité administrative peut-elle aujourd’hui considérer Dologuélé comme ayant perdu sa nationalité et lui imposer une procédure de réintégration après une décision du Conseil constitutionnel qui avait écarté cet argument dans le contentieux de son éligibilité ?

 

Le désaccord porte sur le moment où la réintégration devient nécessaire

 

Le gouvernement et Mboli-Goumba ne discutent pas exactement de la même chose.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana insiste sur l’existence de la procédure de réintégration.

 

Mboli-Goumba insiste sur la condition préalable permettant de déclencher cette procédure.

 

La réintégration concerne une personne qui a perdu sa nationalité et souhaite la recouvrer.

 

La question préalable est donc celle de la perte juridiquement établie.

 

Dans le cas Dologuélé, le Conseil constitutionnel avait relevé l’absence de décret constatant cette perte et avait refusé de lui imposer les formalités de réintégration dans le cadre du contentieux examiné.

 

C’est cette partie de la décision que Mboli-Goumba demande de prendre en compte.

 

De la nationalité au mandat de député

 

L’intervention du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana introduit une nouvelle dimension dans le dossier.

 

En affirmant que Dologuélé ne pourrait plus continuer à siéger à l’Assemblée nationale s’il ne demande pas sa réintégration, le porte-parole du gouvernement établit un lien entre la nationalité et le maintien du mandat parlementaire.

 

La controverse ne concerne donc plus seulement la reconnaissance administrative de la nationalité.

 

Elle peut désormais déboucher sur une procédure visant la qualité de député de Dologuélé.

 

C’est précisément ce qui donne au débat une portée politique majeure.

 

Dologuélé a vu sa candidature à la présidentielle de 2025 examinée par le Conseil constitutionnel. Il a ensuite été élu député.

 

Pour remettre aujourd’hui en cause son mandat sur la base d’une perte de nationalité, il faudrait donc établir juridiquement cette perte et déterminer la procédure applicable à son mandat.

 

Une déclaration politique ne peut pas, à elle seule, produire cet effet.

 

La question de la lettre au président

 

Un autre point retient l’attention dans la succession des déclarations.

 

Gouandjika demande à Dologuélé de reconnaître la victoire de Touadéra et de solliciter sa réintégration.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme ensuite que Dologuélé doit écrire au président de la République, tout en présentant cette lettre comme une simple exigence de la loi.

 

Mboli-Goumba conteste cette présentation.

 

Pour lui, le débat ne peut pas commencer par la lettre à adresser au chef de l’État. Il doit commencer par l’établissement juridique de la perte de nationalité.

 

Cette distinction modifie complètement la portée de la démarche réclamée à Dologuélé.

 

Si la perte de nationalité n’est pas juridiquement établie dans les conditions retenues par le Conseil constitutionnel, demander une réintégration revient à considérer comme acquis un préalable qui fait précisément l’objet du litige.

 

Une stratégie juridique désormais contestée

 

La succession des prises de parole dessine une même trajectoire : la nationalité de Dologuélé est présentée comme un obstacle à l’exercice de ses droits politiques, puis la demande de réintégration est avancée comme la solution.

 

Gouandjika l’a formulée sur un terrain ouvertement politique, en liant la démarche à la reconnaissance de la victoire de Touadéra.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana l’a reprise sur un terrain juridique, en affirmant que la demande au président de la République constitue une obligation pour une personne ayant perdu sa nationalité.

 

Mboli-Goumba conteste cette construction en revenant à la décision du Conseil constitutionnel.

 

Il ne conteste pas l’existence du Code de la nationalité ni celle de la procédure de réintégration. Il conteste son application automatique au cas Dologuélé.

 

Son raisonnement repose sur une succession de questions : où est le décret constatant la perte de nationalité ? Quelle est la portée de la décision du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025 ? Et sur quelle base une autorité administrative peut-elle imposer aujourd’hui une réintégration que le Conseil avait écartée dans le contentieux de l’éligibilité ?

 

Le véritable enjeu : le siège de Dologuélé à l’Assemblée nationale

 

La controverse prend ainsi une dimension institutionnelle.

 

La question de la nationalité peut désormais être utilisée pour contester le maintien de Dologuélé comme député. C’est précisément ce qui ressort de l’avertissement formulé par le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana.

 

Mboli-Goumba intervient donc à un moment où la controverse quitte le seul terrain de la présidentielle de 2025 pour toucher directement la composition de l’Assemblée nationale.

 

Le débat devra alors porter non seulement sur la nationalité, mais aussi sur la procédure permettant de mettre fin au mandat d’un député.

 

Au centre de cette bataille se trouve toujours la même décision : celle du Conseil constitutionnel du 14 novembre 2025.

 

L’article 147 de la Constitution lui donne une autorité particulière. Tant que cette décision demeure applicable, toute nouvelle démarche visant à traiter Dologuélé comme une personne ayant définitivement perdu sa nationalité doit être juridiquement articulée avec ce qu’a déjà décidé la juridiction constitutionnelle.

 

La controverse entre Gouandjika, le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana et Mboli-Goumba ne porte donc plus seulement sur une lettre à adresser à Touadéra. Elle porte désormais sur la portée d’une décision constitutionnelle, sur l’autorité des institutions et sur la possibilité de transformer la question de la nationalité en procédure de remise en cause du mandat parlementaire d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org