L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

Rédigé le 11 août 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le leader de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, a pris la parole ce mercredi 6 mai 2026 pour condamner l’arbitraire qui le frappe. Devant les journalistes, il a décrit l’effondrement des structures administratives au profit d’une gestion clanique et privée des documents officiels de la République.
L’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé n’a pas pris son temps pour passer par quatre chemins pour fustiger la confiscation de son passeport diplomatique survenue à l’aéroport de Bangui par une intervention directe du pouvoir.
Pour le président de l’URCA, cet acte montre que les ministères ne fonctionnent plus selon le droit, mais reçoivent des ordres dictés par des intérêts familiaux au pouvoir. L’ancien Premier ministre rappelle que son identité centrafricaine a été confirmée par la plus haute instance juridique du pays, le conseil constitutionnel, pourtant ignorée par le ministre de l’Intérieur.
Cette obstruction administrative vise à transformer un citoyen en apatride pour le punir de ses opinions politiques. Anicet Georges Dologuélé souligne que le privilège du passeport diplomatique est un droit lié à son rang, accordé à tous ses prédécesseurs sans exception. Le blocage organisé de ses documents de voyage prouve que l’État est utilisé comme une arme de harcèlement contre sa personne.
Le procureur de la République est lui aussi pointé du doigt pour avoir exigé la saisie d’un titre de transport sur le point d’expirer. Cette manœuvre administrative empêche Anicet Georges Dologuélé de remplir ses obligations internationales à l’Union Africaine.
En agissant ainsi, les autorités montrent leur mépris pour les décisions de justice et les règles élémentaires de la fonction publique. Le leader de l’opposition affirme que le pays s’éloigne de la légalité pour satisfaire des vengeances privées. Anicet Georges Dologuélé refuse de solliciter une réintégration illégitime pour un droit qui lui appartient déjà par sa naissance. La gestion des affaires publiques ressemble désormais à un règlement de comptes familial où la loi n’a plus sa place. L’opposant avertit que cette dérive dangereuse finit par fragiliser l’ensemble des institutions nationales.
Par Éric Azoumi
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