Centrafrique : Béranger Ludovic Igor Lamaka appelle la jeunesse à sortir du silence face aux dérives du régime Touadéra : « Il est temps de choisir, de décider et de s’exprimer ! »*

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Le coordonnateur du F3C dénonce la vie chère, les arrestations de leaders citoyens et l’absence de perspectives pour la jeunesse centrafricaine.

 

Le Front commun pour le changement en Centrafrique (F3C), dirigé par Béranger Ludovic Igor Lamaka, appelle les jeunes Centrafricains à prendre

 

leurs responsabilités face aux difficultés économiques, sociales et politiques du pays. Dans une déclaration publiée le 3 novembre 2026 à Bangui, le mouvement critique la gouvernance de Touadéra, dénonce l’emprisonnement de responsables de la société civile et encourage une mobilisation citoyenne pacifique.

Centrafrique : Béranger Ludovic Igor Lamaka appelle la jeunesse à sortir du silence face aux dérives du régime Touadéra : « Il est temps de choisir, de décider et de s’exprimer ! »*
Monsieur Igor Ludovic Lamaka

 

« Il est temps de choisir. Il est temps de décider. Il est temps de s’exprimer et de prendre ses responsabilités face aux multiples maux qui gangrènent notre nation », déclare le F3C.

 

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Pour Béranger Ludovic Igor Lamaka, la jeunesse centrafricaine subit directement les conséquences du chômage, de la précarité, de la hausse du coût de la vie et de la crise persistante du carburant. À ces difficultés s’ajoutent la dégradation des routes, l’insécurité et le manque d’infrastructures scolaires et sanitaires.

 

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Le mouvement considère que ces problèmes compromettent les perspectives d’avenir des jeunes. La pénurie de carburant perturbe les activités économiques et augmente les dépenses de transport. Dans les provinces, le mauvais état des routes complique les déplacements, les échanges commerciaux et l’accès aux services publics.

 

Le F3C critique également les conditions d’apprentissage dans les établissements scolaires. Le manque de salles de classe et d’équipements adaptés pénalise des milliers d’enfants. Pour l’organisation, ces insuffisances traduisent les difficultés du système éducatif à répondre aux besoins de la population.

 

Sur le plan sanitaire, Béranger Ludovic Igor Lamaka dénonce le manque d’équipements médicaux, de personnel qualifié et de structures capables de prendre en charge les urgences. Il insiste particulièrement sur les décès de femmes lors des accouchements et sur les difficultés d’accès aux soins pour les enfants.

 

Le coordonnateur du F3C interpelle directement le régime Touadéra sur l’utilisation des financements accordés à la République centrafricaine par ses partenaires internationaux. Il demande que les ressources mobilisées pour le développement produisent des améliorations concrètes dans les conditions de vie des citoyens.

 

Le mouvement réclame davantage de transparence sur la destination des financements publics et extérieurs, leur utilisation et leurs résultats.

 

Les arrestations des leaders de la société civile au centre des critiques

 

La déclaration du F3C revient également sur l’emprisonnement de responsables de la société civile engagés dans les revendications citoyennes. Pour Béranger Ludovic Igor Lamaka, ces arrestations constituent un motif de préoccupation concernant le respect des libertés publiques, notamment la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement.

 

« On peut emprisonner des leaders de la société civile, mais on ne peut pas mettre en prison les aspirations de toute une jeunesse », affirme le mouvement.

 

Le F3C estime que les autorités ne peuvent répondre aux revendications sociales uniquement par des mesures répressives. Il rappelle que toute privation de liberté doit respecter les procédures légales, les droits de la défense et la présomption d’innocence.

 

L’organisation défend le rôle des associations citoyennes dans le débat public. Elle considère que les responsables de la société civile ne doivent pas être traités comme des adversaires de la République simplement parce qu’ils contestent certaines décisions gouvernementales.

 

« La jeunesse ne doit être ni un instrument de l’opposition ni un outil de propagande du pouvoir » Dans sa déclaration, le F3C adresse également un avertissement aux acteurs politiques. Béranger Ludovic Igor Lamaka refuse que les jeunes soient utilisés pour défendre les intérêts particuliers du pouvoir ou de l’opposition.

 

« La jeunesse ne doit être ni un instrument de l’opposition politique ni un outil de propagande du pouvoir », précise le mouvement. Le F3C encourage les jeunes à développer leur propre jugement politique, à défendre leurs intérêts et à participer aux débats concernant l’avenir du pays.

 

Le coordonnateur du F3C critique la gestion du régime Touadéra et dénonce l’arrestation de plusieurs figures de la société civile en Centrafrique.

Pour son coordonnateur, réclamer des emplois, des routes praticables, des écoles fonctionnelles ou un meilleur accès aux soins ne constitue pas une menace contre la République. Le mouvement insiste sur la différence entre la paix et la résignation. Il considère que le refus de la violence ne doit pas empêcher les citoyens de dénoncer les injustices ou de contester pacifiquement les décisions des autorités.

 

Béranger Ludovic Igor Lamaka rappelle également plusieurs épisodes de l’histoire politique centrafricaine, de Boganda à Touadéra, en passant par Dacko, Bokassa, Kolingba, Patassé et Bozizé. Il invite les jeunes à tirer les enseignements de ces différentes périodes. Le F3C reprend notamment les paroles de l’hymne national, « Brisant la tyrannie ! », pour défendre son attachement aux libertés publiques et au respect des droits fondamentaux. Il précise que cette référence ne constitue pas une invitation à la violence, mais un refus de l’arbitraire et de l’intimidation.

 

Dans la dernière partie de sa déclaration, le mouvement invite les jeunes Centrafricains à s’informer, à débattre, à s’organiser et à exprimer leurs

 

revendications par des moyens pacifiques.

 

« La République centrafricaine n’appartient à aucun régime, à aucun parti politique et à aucun clan. Elle appartient à l’ensemble de ses citoyens », rappelle le F3C. Béranger Ludovic Igor Lamaka termine sa déclaration en demandant à la jeunesse de ne pas abandonner son rôle dans la vie publique. « Jeunesse centrafricaine, il est temps de choisir, de décider et de t’exprimer ! Ton avenir ne se décide pas sans toi. Prends ta place dans l’histoire de ta nation ! »

 

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