après les promesses creuses des BRICS, Touadéra retourne la main vers la Banque mondiale

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
En Centrafrique, le discours officiel change de ton, mais la méthode reste la même : la propagande. Après avoir martelé pendant plusieurs années que l’avenir de la République centrafricaine passerait par les BRICS, le gouvernement découvre subitement que son salut dépend désormais de la Banque mondiale. Le président Touadéra, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, s’est affiché avec Anna Bigerde, directrice générale des opérations de l’institution, pour parler de « soutien accru » au plan national de développement.
Cette volte-face en dit long. Hier, le régime promettait des trains russes, des routes russes, des milliards venus des BRICS ou de l’Afrique du Sud. Les médias d’État vendaient l’illusion d’une RCA au cœur du nouvel ordre mondial. Aujourd’hui, près de 6 ans plus tard, rien. Pas de train, pas d’aéroport flambant neuf, pas de data center. Silence total. Les mêmes qui faisaient campagne sur la rupture avec « l’Occident dominateur » viennent désormais quémander l’appui de la Banque mondiale et du FMI.
Le président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro parle de « partenariat stratégique » et de « prospérité durable ». Mais sur le terrain, la population continue de marcher dans la poussière, de subir les coupures d’électricité, et de vivre dans l’insécurité quotidienne. La Banque mondiale promet un appui technique et financier. Reste à savoir pour qui. Car depuis des décennies, les financements internationaux se perdent dans les circuits opaques du régime, pendant que les écoles manquent de tout, que les hôpitaux manquent de médicaments et que les fonctionnaires souffrent.
Cette nouvelle séquence montre une chose : l’isolement du président Touadéra alias Baba Kongoboro. Après avoir abusé des slogans creux sur les BRICS, il s’accroche désormais à la Banque mondiale comme à une bouée de sauvetage. Un revirement qui ressemble moins à une stratégie qu’à un aveu d’échec.
La RCA, encore une fois, se retrouve piégée dans un discours de façade. Les promesses de développement n’engagent que ceux qui veulent y croire. Et pendant que le régime multiplie les communiqués de victoire diplomatique, le peuple, lui, continue de ne rien voir.
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