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Memecoin, c’est comme le jeu de cartes Gbengba à tè : neuf fois sur dix, on perd »,   dixit Martin Ziguélé

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Memecoin, c’est comme le jeu de cartes Gbengba à tè : neuf fois sur dix, on perd »,   dixit Martin Ziguélé

 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le lancement du Memecoin  par le président Faustin Archange Touadéra continue de réagir plus d’un en République centrafricaine. Présentée comme une innovation financière destinée à moderniser l’économie, cette cryptomonnaie divise profondément l’opinion publique. Lors d’une récente intervention sur la radio Guira FM des nations-unies, Martin Ziguélé a exprimé son scepticisme, comparant ce projet au jeu de cartes Gbengba à tè, où les joueurs perdent presque toujours. Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, de nombreux citoyens dénoncent une initiative mal préparée, critiquent les choix économiques du gouvernement et s’interrogent sur les véritables bénéficiaires de cette monnaie virtuelle.

 

Une initiative qui peine à convaincre

 

Faustin Archange Touadéra a défendu le Memecoin comme un levier de développement, affirmant que la cryptomonnaie pourrait attirer des investissements et renforcer l’indépendance économique du pays. Selon ses partisans, elle permettrait à la République centrafricaine de contourner certaines contraintes du système monétaire traditionnel et d’accélérer la digitalisation des échanges financiers.

 

Cependant, dès son annonce, cette initiative a été perçue avec méfiance. Martin Ziguélé a rappelé un principe fondamental de l’économie : « Une monnaie ne crée pas l’économie, c’est l’économie qui lui donne sa valeur ». Selon lui, une devise, qu’elle soit physique ou numérique, ne peut être viable que si elle repose sur une économie réelle et productive.

 

Des inquiétudes sur les réseaux sociaux

 

Sur les plateformes en ligne, de nombreux Centrafricains expriment leur scepticisme face au projet. Certains estiment que le gouvernement cherche à masquer les difficultés économiques du pays en misant sur une solution spéculative sans véritable fondement.

 

Plusieurs internautes se demandent qui contrôle réellement le Memecoin et quels intérêts il sert. Des commentaires accusent le président Touadéra de s’appuyer sur des partenaires dont les intentions ne sont pas claires. D’autres dénoncent un manque de transparence dans la gestion du projet et redoutent que cette cryptomonnaie ne bénéficie qu’à une poignée de privilégiés du régime.

 

Un projet risqué dans un contexte fragile

 

L’un des principaux reproches adressés au Memecoin par l’ancien premier ministre Martin Ziguelé concerne son caractère hautement spéculatif. Contrairement aux monnaies classiques, qui reposent sur des réserves et des régulations strictes, les cryptomonnaies sont soumises à d’importantes fluctuations de valeur. Sans une infrastructure solide pour l’accompagner, ce type d’actif peut entraîner des pertes importantes pour ceux qui y investissent sans connaissance approfondie du marché.

 

L’exemple de la cryptomonnaie nationale lancée par le Salvador, le Bitcoin légal, montre bien les défis liés à une telle initiative. Malgré le soutien du gouvernement salvadorien, le projet a rencontré de nombreuses difficultés, notamment une forte volatilité et un usage limité par la population.

 

En République centrafricaine, où l’accès à Internet et aux outils numériques est encore limité, beaucoup s’interrogent sur la faisabilité du projet. Si les citoyens ne peuvent pas utiliser facilement cette monnaie, son adoption risque d’être marginale et son impact économique quasi nul.

 

Une question de priorité économique

 

Pour plusieurs analystes, la priorité du gouvernement devrait être le développement des infrastructures, le soutien à l’agriculture et à l’industrie locale, ainsi que la stabilisation de l’environnement économique. Miser sur une cryptomonnaie sans base économique solide reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs.

 

Martin Ziguélé insiste sur la nécessité de renforcer les secteurs productifs du pays avant de chercher à innover dans le domaine monétaire. Son parallèle avec le jeu de cartes Gbengba à tè démontre bien les risques que comporte une telle initiative : sans préparation et sans garanties, la probabilité d’échec est très élevée.

 

Une fracture dans l’opinion publique

 

Le débat autour du Memecoin met en lumière les profondes divergences entre le gouvernement et une partie de la population sur la gestion économique du pays. Alors que les autorités présentent cette monnaie comme une avancée, une grande partie des citoyens et des économistes y voient un pari risqué, voire une tentative de diversion face aux difficultés actuelles.

 

L’avenir du Memecoin reste incertain. Son succès dépendra de sa capacité à s’intégrer dans l’économie nationale et à répondre aux attentes des Centrafricains. En attendant, le projet continue d’alimenter la controverse et de soulever de nombreuses questions sur la vision économique du président Touadéra dit Baba Kongoboro.

 

Alain Nzilo

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Braquage des Éleveurs Peuls à Bang : Les Soldats FACA frappent à nouveau et Dépouillent ces pauvres éleveurs

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Braquage des Éleveurs Peuls à Bang : Les Soldats FACA frappent à nouveau et Dépouillent ces pauvres éleveurs

 

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Blessure grave au pied d’un éleveur peul après une agression à Bang, République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dimanche 23 février 2025, trois éleveurs peuls revenant du marché de Mbaïmboum, au Cameroun, ont été agressés et volés par des soldats FACA à l’entrée de la ville de Bang, en République centrafricaine. Les militaires ont volé leur argent après une agression violente.

 

Détails de l’agression

 

Dimanche dernier, trois éleveurs peuls ont quitté Bang, une ville de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Cameroun. Ils se rendaient au marché hebdomadaire de Mbaïmboum, côté camerounais, pour vendre leur bétail. Après avoir conclu leurs ventes, ils sont repartis vers Bang avec l’argent gagné. En chemin, ils se sont arrêtés pour prier. À ce moment, des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), détachés pour la sécurité des centrafricains à Bang, sont arrivés.

 

Les militaires ont entouré les éleveurs et ont commencé à les frapper. Ils ont utilisé leurs pieds, leurs poings et des objets pour les attaquer. L’un des éleveurs a reçu des coups violents sur ses pieds, qui ont causé de grosses plaies. Un autre a été frappé au dos, et le troisième à la tête. Les soldats ont continué jusqu’à ce que les trois hommes soient incapables de se défendre. Ensuite, ils ont fouillé leurs sacs et leurs vêtements. Ils ont pris tout l’argent qu’ils avaient, une somme importante issue de la vente du bétail. Après avoir récupéré l’argent, les soldats sont partis, laissant les éleveurs blessés sur place. Avec la force de Dieu, ces éleveurs se sont débrouillés pour rentrer  et se rendre à l’hôpital pour recevoir des soins.

 

Un problème régulier avec les FACA

 

Ce braquage n’est pas le premier dans la région. Les éleveurs peuls qui vont au marché de Mbaïmboum chaque dimanche sont souvent visés par les soldats FACA. Les militaires savent que les éleveurs reviennent avec de l’argent après leurs ventes. Ils attendent leur retour pour les attaquer et leur voler leurs gains. À Bang, les sources locales affirment que cela arrive presque tous les dimanches. Les soldats ciblent les Peuls parce qu’ils transportent des liquidités et traversent des zones isolées. D’autres cas ont été signalés dans le passé, avec des attaques similaires sur les routes entre Bang et la frontière.

 

Des photos prises après l’incident ont circulé sur les réseaux sociaux. Elles montrent l’un des trois Peul agressé avec de grosse plaie à la jambe.

 

Et les conséquences

 

Les soldats FACA ne s’en prennent pas seulement aux éleveurs peuls. Les agriculteurs et les commerçants de la région subissent aussi des vols et des rackets. Sur les routes, les militaires installent des barrages pour demander de l’argent aux voyageurs. Les commerçants qui vont au Cameroun ou au Tchad doivent payer à chaque arrêt. À Bangui, les autorités parlent des prix qui augmentent, mais ne mentionnent pas ces problèmes dans les provinces. L’état-major et les ministres ne réagissent pas aux plaintes sur les agissements des soldats.

 

À Bang, la population raconte que certains militaires veulent gagner beaucoup d’argent rapidement. Ils utilisent ce qu’ils volent pour acheter des motos, des voitures ou construire des maisons à Bangui. Ils vivent dans des conditions difficiles à Bang, avec des primes globales d’alimentation faibles ou en retard, mais cherchent à s’enrichir en prenant aux citoyens. Les éleveurs peuls, les agriculteurs et les commerçants perdent leurs moyens de survie à cause de ces actes.

 

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Centrafrique : exactions des mercenaires russes à Badàlé et Tatàlé, des villageois pris en étau entre Wagner et les rebelles

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Centrafrique : exactions des mercenaires russes à Badàlé et Tatàlé, des villageois pris en étau entre Wagner et les rebelles

 

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Un conducteur de moto à la sortie du village Kouki, près de Bossangoa. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les villages de Badàlé et Tatàlé, situés respectivement à 50 et 45 kilomètres de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, ont été la cible d’exactions commises par des mercenaires russes du groupe Wagner la semaine dernière. Les habitants ont été arbitrairement arrêtés, ligotés et battus par ces hommes armés, qui les ont accusé de les avoir caché des informations sur la position des groupes rebelles de la CPC. Pris entre deux feux, les civils subissent à la fois les représailles des insurgés et la répression des forces progouvernementales.

 

Une opération crapuleuse menée simultanément dans les deux villages

 

D’après plusieurs témoignages, les attaques ont eu lieu en même temps à Badàlé et Tatàlé. Des hommes en armes, identifiés comme des mercenaires russes du groupe  Wagner, sont arrivés en véhicule et à moto, pénétrant dans les villages sans prévenir. Ils ont rassemblé plusieurs habitants, les ont attachés aux arbres et les ont commencé à rouer de coups, exigeant qu’ils révèlent la position des rebelles de 3R opérant dans la localité.

 

Face aux questions des assaillants, les villageois, qui affirment ne rien savoir de la position des rebelles de la CPC, ont été cruellement passés à tabac. Après ces violences, les mercenaires ont fouillé leurs habitations, emportant de l’argent, des chaises en plastique et divers biens avant de repartir sur Bozoum.

 

Une population coincée entre Wagner et les groupes rebelles

 

Les habitants de Badàlé et Tatàlé dénoncent une situation intenable, où les deux camps les accusent de complicité avec l’ennemi. Les rebelles les soupçonnent de fournir des informations aux FACA et à Wagner, tandis que ces derniers les accusent de soutenir les rebelles.

 

Cette double accusation place la population locale dans une position extrêmement précaire. Selon plusieurs sources, certains villageois ont déjà été enlevés et torturés à la fois par les rebelles et par les mercenaires russes, chacun les soupçonnant d’aider l’autre camp. « Quand les rebelles passent, ils nous frappent parce qu’ils pensent qu’on collabore avec l’armée. Puis, quand Wagner arrive, ils nous frappent aussi en disant qu’on protège les rebelles. On est bloqués des deux côtés, et on ne sait plus quoi faire,», confie un habitant de Badali interrogé par la rédaction du CNC.

 

Une détresse grandissante face à l’inaction des autorités et de la Minusca

 

Devant ces violences répétées, les villageois de Badali et Tatali se disent abandonnés. Certains accusent la MINUSCA de fermer les yeux sur les abus commis par les mercenaires russes et les forces armées centrafricaines. « Ils sont censés nous protéger, mais ils ne font rien. On dirait qu’ils travaillent pour Wagner et le gouvernement,» lance un habitant de Tatali.

 

Du côté des autorités centrafricaines, aucun signe de soutien à la population, le gouvernement les accuse exactement comme les Wagner l’ont fait. L’alliance entre Bangui et le groupe Wagner empêche toute dénonciation des exactions commises par ces mercenaires, renforçant le sentiment d’impunité et d’abandon ressenti par la population.

 

Un quotidien rythmé par la peur et l’insécurité

 

Dans un contexte où la violence ne cesse de s’intensifier, les habitants de Badàlé et Tatàlé vivent dans la peur permanente. Les représailles des rebelles, combinées aux opérations punitives de Wagner et des FACA, les laissent sans recours ni protection. « On souffre des rebelles, on souffre de Wagner, et on souffre du gouvernement. Qui peut nous aider ?», interroge un villageois.

 

Alors que les tensions s’aggravent dans l’Ouham-Pendé, les populations locales continuent de subir les conséquences d’un conflit qui les dépasse, prises au piège entre deux forces qui les considèrent comme des ennemis potentiels.

 

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Cinq Enfants Orphelins : Le Dernier Voyage d’un Père de Famille mort mystérieusement à Boda

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Cinq Enfants Orphelins : Le Dernier Voyage d’un Père de Famille mort mystérieusement à Boda

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Cinq Enfants Orphelins : Le Dernier Voyage d’un Père de Famille mort mystérieusement à Boda
Rond point de la ville de Boda. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Boda, une petite ville de la Lobaye où la vie s’écoule au rythme des traditions et des liens familiaux, un père de cinq enfants a entrepris ce qu’il pensait être un simple voyage d’entraide. Accompagnant son frère malade vers un traitement salvateur, Monsieur Beltran n’imaginait pas que ce départ marquerait le début de son dernier périple. Onze jours plus tard, sa famille, déchirée par l’angoisse, a retrouvé son corps sans vie dans la brousse impitoyable de Pama, laissant derrière lui cinq orphelins et une communauté sous le choc. Voici le récit d’un drame qui oscille entre courage, désespoir et mystère.

 

Dans la petite ville de Boda, sous-préfecture de la Lobaye, située à moins de 200 km de Bangui la capitale, une famille pleure aujourd’hui la perte brutale et mystérieuse de cet homme, père dévoué de cinq enfants, dont une fille, et époux aimant. Ce qui avait commencé comme un acte de fraternité et de solidarité s’est transformé en une tragédie qui laisse les cœurs lourds et les esprits hantés par des questions sans réponses.

 

En effet, tout a commencé un matin ordinaire à Boda. Monsieur Beltran, homme robuste et en pleine santé, décide d’accompagner son frère malade vers Pama, un village situé à 45 km de là, connu pour ses sentiers escarpés et ses brousses épaisses, mais aussi pour être un refuge occasionnel d’hommes armés. Le frère souffrant avait besoin d’un traitement traditionnel, et Beltran, fidèle à son sens du devoir familial, n’a pas hésité à se mettre en route à ses côtés. Avec lui, il emporte peu de choses : quelques billets de  banque et du café, des gestes simples pour soutenir son frère dans cette quête de soins.

 

Mais à mi-parcours, alors que les deux hommes gravissent les hauteurs de Pama, Beltran ressent une douleur soudaine à la cheville. Épuisé, il choisit de ne pas aller plus loin. Il confie l’argent et le café à son frère, l’encourage à continuer, et prend la décision courageuse mais fatidique de rebrousser chemin seul vers Boda. C’est la dernière fois qu’on le verra vivant.

 

Les heures passent, puis les jours. À Boda, l’inquiétude grandit. Le lendemain de son départ, ne le voyant pas rentrer, sa famille commence à s’alarmer. Le deuxième jour, un premier groupe de proches, poussé par l’angoisse, quitte la ville pour Pama, espérant le retrouver sur le chemin ou auprès de son frère. Rien. Le frère, retrouvé à Pama, confirme que Beltran est reparti seul, mais personne ne l’a croisé depuis. La peur s’installe.

 

Le cinquième jour, les recherches s’intensifient. Les enfants de Beltran, déterminés à ramener leur père, reprennent le même sentier, fouillant chaque recoin de la brousse, interrogeant les villageois de Pama. Toujours rien. Accompagnés du frère malade, ils refont le trajet en sens inverse, scrutant les fourrés, criant son nom dans l’espoir d’une réponse. Mais la forêt reste silencieuse. Épuisés et le cœur brisé, ils rentrent à Boda, les mains vides.

Le septième jour, la famille entière se mobilise. Une foule de parents, d’amis et de voisins se disperse dans les villages alentour, battant la brousse, explorant les sentiers oubliés, appelant sans relâche. Monsieur Bouhi Modeste, un proche de Beltran, raconte avec émotion ces moments où l’espoir vacillait mais refusait de s’éteindre : « Il était en bonne santé quand il est parti. On ne comprend pas ». Pourtant, malgré ces efforts désespérés, aucune trace de lui n’est trouvée. La famille, à bout de forces, regagne Boda, terrassée par l’incertitude.

 

C’est au dixième jour que le destin frappe un coup cruel. Deux femmes d’un village voisin, parties pêcher près d’un cours d’eau, tombent sur une vision d’horreur : un corps sans vie, abandonné sous un manguier, en état de décomposition avancée. Elles courent alerter leur chef du village, qui, bouleversé, reconnaît les vêtements d’un homme porté disparu. La nouvelle parvient à Boda comme une lame tranchante. La famille accourt le onzième jour, et là, sous cet arbre, la vérité éclate : c’est bien Beltran. Ses habits, ses chaussures, tout confirme son identité, mais son corps, rongé par le temps et la nature, n’est plus qu’un souvenir douloureux de l’homme qu’il était.

 

Face à cette découverte insoutenable, la famille prend une décision rapide et empreinte de dignité : inhumer Beltran sur place, dans un trou creusé à la hâte, pour lui offrir un repos éternel loin de la brousse impitoyable qui l’a englouti. Puis, en silence, ils rentrent à Boda, portant le poids d’un deuil sans réponses.

 

Que s’est-il passé ce jour-là, lorsque Beltran a rebroussé chemin ? Certains murmurent que des hommes armés, tapis dans l’ombre de la forêt, auraient pu croiser sa route et mettre fin à ses jours. D’autres pensent qu’il s’est simplement perdu, désorienté par un sentier qu’il ne maîtrisait pas, succombant à la faim, à la fatigue ou à un mal soudain. Monsieur Bouhi Modeste, la voix tremblante, confie : « Il avait mal au pied, oui, mais il était fort. On ne sait pas ce qui l’a pris. Dieu seul sait ».

 

La gendarmerie de Boda a été informée de cette disparition tragique, mais pour l’heure, le mystère demeure entier. À Boda, on pleure un père, un frère, un homme parti trop tôt, emporté par une brousse qui garde jalousement ses secrets. Ses cinq enfants et sa femme, laissés derrière, portent désormais son souvenir comme une lumière dans l’obscurité de ce drame.

 

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Crise sécuritaire et économique  à Birao : le gouvernement reste sourd

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Crise sécuritaire et économique  à Birao : le gouvernement reste sourd aux appels de détresse de la population locale

 

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Dans la ville de Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’absence de réponses gouvernementales aux multiples appels de détresse de Birao provoque une frustration grandissante dans la préfecture de la Vakaga. Les autorités locales, à bout de solutions, expriment leur désarroi face à ce qu’elles perçoivent comme une indifférence de Bangui.

 

“Même si on est dans les problèmes ici à Birao, on est dans la merde, c’est à eux de voir ce qu’on peut faire”, lance avec amertume Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga. Cette déclaration brute traduit le sentiment d’abandon qui traverse la région.

 

En effet, les demandes répétées d’intervention restent lettre morte. “On a déjà fait, on a parlé beaucoup, mais jusqu’à là, on n’a pas encore vu la suite”, poursuit-elle. Cette inaction se manifeste notamment par :

– L’insuffisance chronique des forces de sécurité

– L’absence de concrétisation des promesses d’infrastructure

– Le manque de soutien face à la crise des réfugiés

– L’inertie devant les tracasseries douanières

 

Le désespoir transparaît dans chaque intervention des responsables de la ville de Birao . “Vraiment, je ne sais pas à l’autorité du pays. Même si on est dans les problèmes […] c’est à eux de voir ce qu’on peut faire”, soupire Fatime Attache, illustrant l’épuisement des autorités locales face à cette situation.

 

La question sécuritaire cristallise particulièrement les tensions. “Vraiment, on demande beaucoup à l’autorité du pays pour augmenter le nombre de soldats FACA et FSI pour sécuriser la ville de Birao et les arrières villes à côté de nous“, plaide le conseiller économique, soulignant l’urgence d’un renforcement des effectifs de sécurité.

 

Par ailleurs, l’absence de documents d’identité pour de nombreux habitants complique davantage la situation. “Nous n’avons pas de carte nationale d’identité”, rappelle Yahya Hamad, un commerçant de Birao, pointant du doigt une défaillance administrative qui expose les habitants à diverses formes d’exploitation.

 

Cette apparente indifférence du pouvoir central contraste fortement avec l’accumulation des défis auxquels fait face la région : insécurité galopante, crise des réfugiés, effondrement économique, isolement géographique. Sans intervention rapide des autorités nationales, la situation risque de se dégrader davantage, menaçant la stabilité déjà fragile de cette région stratégique aux confins de la République Centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Routes à Zangba : ‘C’est impraticable’, Bruno Yapande confirme l’isolement total après 9 ans de promesses non tenues de Touadera

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Routes à Zangba : ‘C’est impraticable’, Bruno Yapande confirme l’isolement total après 9 ans de promesses non tenues de Touadera

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, a dressé un constat chaotique de l’état des infrastructures routières à Zangba lors de sa visite du 29 janvier. Ses déclarations confirment l’échec total des promesses de désenclavement faites par le gouvernement Touadéra depuis 2016.

 

“L’une des grandes préoccupations, c’est la route. C’est la route pour quitter Mobaye et aller à Zangba. En tout cas, c’est impraticable”, a déclaré sans détour le ministre Bruno Yapande sur la Radio Centrafrique lors de l’émission de l’administration du territoire, confirmant l’abandon de cette région stratégique frontalière avec la RDC.

 

Le tableau brossé par le ministre Bruno Yapande est catastrophique : “À un certain niveau, il n’y a pas de pont”. Une admission claire de l’absence totale d’investissement dans les infrastructures de base après neuf années de gouvernance de Touadera.

 

Plus révélateur encore, le ministre Bruno Yapande reconnaît que seule la Minusca vient au secours de la population : “J’annonce à Bonnouvelle aux usagers de cette route-là que le pont est en train d’être construit grâce à l’appui de la MINUSCA”. Un aveu d’impuissance de l’État qui délègue ses responsabilités aux forces internationales.

 

“Nous penserons à l’entretien, voir quels moyens nous pouvons trouver pour entretenir cette route”, s’est contenté de promettre vaguement le ministre Bruno Yapande, sans présenter aucun plan concret après neuf ans d’inaction gouvernementale.

 

Cette situation d’enclavement n’est pas un héritage du passé mais le résultat de l’inaction du régime actuel. Le ministre Bruno Yapande lui-même n’a pu effectuer sa visite que “grâce à l’appui logistique de la MINUSCA”, prouvant l’incapacité de l’État à accéder à ses propres territoires par ses propres moyens.

 

L’isolement de Zangba contredit directement les promesses répétées du président Touadéra sur le désenclavement des régions. Après neuf ans au pouvoir, même un ministre doit compter sur les forces internationales pour visiter une sous-préfecture de son pays.

 

La visite de Bruno Yapande , première d’une autorité depuis neuf ans selon ses dires, n’aura servi qu’à exposer ce que les habitants de Zangba vivaient quotidiennement : l’État a abandonné leur région à l’isolement, malgré les discours du gouvernement sur le développement des infrastructures routières.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La ville de Carnot, dans la Mambéré, étouffée  par le poids de la vie chère

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La ville de Carnot, dans la Mambéré, étouffée  par le poids de la vie chère

 

Centrafrique.org/wagner-devaste-bangarrem-troisieme-raid-de-terreur-dans-la-nana-mambere/scene-de-vie-dans-le-village-de-bangarrem-dans-la-prefecture-de-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-76994″ data-wpel-link=”internal”>La ville de Carnot, dans la Mambéré, étouffée par le poids de la vie chère
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le sac de sel passe de 4500 à 6500 francs CFA. L’huile et le savon suivent la même spirale infernale sur les marchés de La ville de Carnot, dans la Mambéré, étouffée  par le poids de la vie chère. Pris en étau entre routes défoncées et flambée du carburant, les commerçants répercutent leurs charges sur une population déjà à bout du souffle. Les témoignages recueillis révèlent le désarroi d’une ville abandonnée à son sort.

 

Un quotidien devenu insupportable

 

Le marché de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré,  offre un spectacle désolant. Les étals, autrefois animés, voient défiler des clients de plus en plus rares. “Comment nourrir toute une famille quand tout augmente ?”, s’interroge Amina Yolouane, ménagère à Carnot. Le litre d’huile est passé de 1200 à 1500 francs, le savon de 200 à 300 francs. Ces hausses successives étranglent les familles les plus modestes.

 

L’enclavement de Carnot, ce mal qui aggrave tout

 

La dégradation très avancée de l’axe Baoro- Carnot transforme chaque approvisionnement en parcours du combattant. Les transporteurs, confrontés à des routes impraticables et à la hausse du carburant, répercutent leurs surcoûts. “Un bidon d’huile nous revient maintenant à 35 000 francs contre 31 500 auparavant”, explique un grossiste du marché central de Carnot.

 

Une région riche mais abandonnée

 

Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, illustre le paradoxe centrafricain. Malgré ses richesses naturelles et minières, la région s’enfonce dans la pauvreté. Les infrastructures de base se délitent sous l’effet d’un abandon institutionnel manifeste. Les promesses de réhabilitation routière restent lettre morte.

 

L’urgence

 

Les commerçants et les transporteurs lancent un appel pressant aux autorités. “Nous ne sommes pas responsables de cette situation”, affirme Manuela, épicière. “Sans route praticable, comment maintenir des prix accessibles ?” La réhabilitation des axes routiers devient une urgence vitale pour désenclaver la région et soulager la population.

 

Alors que la préfecture de Nana-Mambéré regorge de potentialités, ses habitants s’enfoncent dans une précarité grandissante. Sans une intervention rapide des pouvoirs publics pour réhabiliter les infrastructures de base, la ville minière de Carnot risque de voir sa situation sociale se dégrader davantage. L’isolement de cette ville stratégique pose la question plus large de l’aménagement du territoire et de l’équité dans le développement national.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : en 30 jours, Plus de treize mineures victimes de viols à Gbamian, près de Boali

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Centrafrique : en 30 jours, Plus de treize mineures victimes de viols à Gbamian, près de Boali

 

Centrafrique.org/le-chaos-de-lecole-centrafricaine-84-des-jeunes-prives-deducation-secondaire-selon-la-banque-mondiale/les-enfants-dans-la-cour-de-lecole-birlo-un-secteur-scolaire-de-boali/” rel=”attachment wp-att-85811″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Les-enfants-dans-la-cour-de-lecole-Birlo.-Un-secteur-scolaire-de-Boali-450×253.jpg” alt=”Centrafrique : en 30 jours, Plus de treize mineures victimes de viols à Gbamian, près de Boali” width=”450″ height=”253″ />
Les enfants dans la cour de l’école Birlo CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au village de Gbamian, situé à 12 km de Boali, au moins treize filles mineures ont été victimes de viols entre décembre 2024 et janvier 2025. Selon les informations recueillies, la majorité de ces cas n’ont pas été signalés aux autorités sanitaires ou judiciaires. Les familles des victimes ont préféré des règlements à l’amiable avec les présumés auteurs.

 

Peu de victimes prises en charge dans un centre de santé

 

L’hôpital secondaire de Boali a confirmé avoir reçu sept cas de violences basées sur le genre en provenance de Gbamian au cours des deux derniers mois. Le médecin-chef de l’établissement, Dr Ulrich Donald Bellas, précise que toutes les victimes référées sont âgées entre huit et dix sept ans.

 

« Nous avons administré un traitement des blessures, des vaccinations contre l’hépatite B et le tétanos, ainsi qu’une prophylaxie contre le VIH pour celles arrivées dans les 72 heures suivant l’agression », explique-t-il. Une contraception d’urgence a également été prescrite lorsque les patientes se sont présentées dans un délai de 120 heures après l’agression. Par ailleurs, un suivi psychosocial et une orientation vers les services judiciaires ont été proposés aux victimes.

 

Risques médicaux et psychologiques pour les victimes

 

L’absence de prise en charge médicale immédiate expose ces jeunes filles à de multiples complications. « Les conséquences incluent les grossesses non désirées, les avortements pratiqués dans des conditions précaires, ainsi que les infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH », détaille Dr Bellas.

 

Sur le plan psychologique, ces violences entraînent des traumatismes profonds. Les victimes peuvent souffrir de dépression, d’anxiété, d’une perte d’estime de soi et, dans certains cas, adopter des comportements à risque comme la consommation d’alcool ou des relations sexuelles non protégées.

 

Diffusion de vidéos compromettantes

 

Des sources locales rapportent que certaines agressions ont été filmées, et que les images circuleraient sur des cartes mémoire. Cette situation aggrave la détresse des victimes et renforce la stigmatisation sociale.

 

« La prise en charge des violences basées sur le genre doit rester confidentielle. La diffusion de ces vidéos peut causer des traumatismes supplémentaires et rendre encore plus difficile la réintégration des victimes dans la société », alerte Dr Bellas.

 

Sensibilisation et appel à la vigilance

 

Face à la gravité de la situation, les autorités sanitaires de Boali envisagent d’organiser des campagnes de sensibilisation auprès des parents du village de Gbamian. L’objectif est de renforcer la protection des enfants et de promouvoir l’éducation à la santé sexuelle.

 

« Il est essentiel que les familles comprennent l’importance du dialogue et de la surveillance de leurs enfants. Une meilleure sensibilisation peut prévenir ces drames », affirme le médecin-chef.

 

La gestion de ces affaires à l’amiable, au détriment d’une prise en charge médicale et judiciaire, peut provoquer des inquiétudes quant à l’impunité des agresseurs et la vulnérabilité des jeunes filles dans cette région.

 

L’utilisation de l’intelligence artificielle dans le trading pour les investisseurs d’Afrique centrale en 2025

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Centrafrique.org/don-de-lecolog-international-a-luniversite-de-bangui-de-17-ordinateurs-pour-le-laboratoire-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/12/Don-de-l’ecolog-international-à-l’université-de-Bangui-de-17-ordinateurs-pour-le-laboratoire-2-300×176.jpg” alt=”Don d’ordinateurs de l’Écolog international à l’Université de Bangui. Don-de-l’ecolog-international-à-l’université-de-Bangui-de-17-ordinateurs-pour-le-laboratoire-2″ width=”300″ height=”176″ />
Don-de-l’ecolog-international-à-l’université-de-Bangui-de-17-ordinateurs-pour-le-laboratoire-2

 

L’essor des technologies financières en Afrique centrale a transformé le paysage des investissements, offrant aux traders de nouvelles opportunités grâce à l’intelligence artificielle (IA). En 2025, cette technologie est devenue un outil incontournable pour optimiser les stratégies de trading et maximiser les rendements. Grâce à des algorithmes avancés et à l’analyse des tendances du marché en temps réel, l’IA permet aux investisseurs d’automatiser leurs décisions et d’améliorer leur gestion des risques. L’accessibilité croissante aux plateformes de trading basées sur l’IA favorise ainsi l’émergence d’une nouvelle génération d’investisseurs en Afrique centrale.

Avec l’augmentation des volumes de transactions sur les marchés financiers, de plus en plus d’investisseurs s’appuient sur des outils innovants pour maximiser leurs profits. Parmi ces solutions, l’utilisation d’un robot de trading s’est imposée comme une alternative efficace pour automatiser les prises de décision et exécuter des ordres en quelques secondes. Cette technologie révolutionne le secteur du trading en permettant aux investisseurs d’Afrique centrale d’accéder à des opportunités autrefois réservées aux professionnels.

L’intelligence artificielle : un levier pour l’automatisation du trading

L’intégration de l’IA dans le trading permet aux investisseurs d’analyser une quantité massive de données en un temps record. Grâce aux algorithmes de machine learning, les systèmes de trading peuvent identifier des tendances, anticiper les fluctuations du marché et exécuter des transactions de manière autonome. Cette automatisation réduit la charge de travail des investisseurs et élimine les erreurs émotionnelles qui peuvent affecter les décisions financières.

En Afrique centrale, où les marchés financiers sont en pleine expansion, cette technologie offre une opportunité unique aux traders individuels et aux entreprises souhaitant optimiser leur rentabilité. De nombreuses plateformes proposent désormais des solutions basées sur l’IA, rendant le trading plus accessible et plus performant. Avec l’essor des connexions Internet haut débit et l’adoption croissante des smartphones, les investisseurs peuvent suivre leurs transactions en temps réel et ajuster leurs stratégies en fonction des recommandations des algorithmes.

Les avantages du trading assisté par l’IA pour les investisseurs africains

L’un des principaux avantages du trading basé sur l’IA est l’amélioration de la gestion des risques. En analysant en permanence les marchés, les algorithmes peuvent ajuster automatiquement les stratégies de trading en fonction des variations de prix et des conditions économiques. Cela permet aux investisseurs d’Afrique centrale de mieux sécuriser leurs capitaux tout en maximisant leurs gains potentiels.

De plus, l’IA permet une exécution ultra-rapide des transactions, évitant ainsi les délais liés aux décisions humaines. Les marchés financiers étant souvent imprévisibles, la rapidité d’exécution est un atout majeur pour capter les meilleures opportunités. Grâce aux outils d’intelligence artificielle, même les investisseurs novices peuvent accéder à des analyses détaillées et bénéficier d’une aide précieuse pour prendre des décisions éclairées.

Enfin, l’utilisation de l’IA réduit considérablement le temps nécessaire pour surveiller les marchés. Les traders peuvent ainsi se concentrer sur d’autres aspects de leur portefeuille d’investissement, tout en ayant la certitude que leurs ordres sont exécutés de manière optimale. Cette automatisation offre une flexibilité inédite aux investisseurs d’Afrique centrale, qui peuvent gérer leurs actifs sans être constamment devant un écran.

Conclusion

En 2025, l’intelligence artificielle est devenue un outil incontournable pour les investisseurs d’Afrique centrale souhaitant optimiser leurs performances sur les marchés financiers. Grâce aux algorithmes avancés et aux systèmes automatisés, les traders bénéficient d’une analyse en temps réel, d’une exécution rapide des transactions et d’une gestion optimisée des risques. L’accessibilité croissante de ces technologies ouvre la voie à une démocratisation du trading, permettant à un nombre croissant d’investisseurs de tirer parti des opportunités offertes par les marchés financiers. Avec ces avancées, l’IA façonne l’avenir du trading en Afrique centrale et contribue à renforcer la présence des investisseurs africains sur la scène financière mondiale.

 

Cameroun : Fusillade au camp de Gado Banzeré,  cinq responsables centrafricains interpellés

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Fusillade au camp de Gado Banzeré,  cinq responsables centrafricains interpellés

 

Centrafrique.org/Centrafrique-un-reseau-de-trafic-dossements-centrafricains-camerounais-demanteles-par-la-gendarmerie-camerounaise/des-refugies-centrafricains-regroupes-sur-un-site-a-lest-du-cameroun-par-le-hcr-2/” rel=”attachment wp-att-34937″ data-wpel-link=”internal”>Cameroun : Fusillade au camp de Gado Banzeré, cinq responsables centrafricains interpellés
des réfugiés centrafricains regroupés sur un site de Gado Banzeré, au Cameroun par le HCR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un grave incident a éclaté dans la nuit du lundi 23 février 2025 au camp de réfugiés centrafricains de Gado Banzeré, situé à 22 kilomètres de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA). Des coups de feu ont retenti, entraînant une réaction immédiate des forces de l’ordre. Cinq réfugiés responsables centrafricains, chacun représentant une zone du camp, ont été arrêtés et transférés le mardi 24 février au commissariat de Garoua-Boulaï, près de la frontière avec la RCA, pour les besoins d’une enquête.

 

Parmi les individus interpellés, figurent:

  1. Oumarou Idrissa
  2. Matchou Hamadou
  3. Adamou Sefou Ousman
  4. Gawa Abdoulaye

 

Ces responsables, membres de la communauté peule musulmane centrafricaine, détiennent des cartes de réfugiés délivrées par le Cameroun. Ils sont actuellement interrogés pour éclaircir les circonstances de cette fusillade.

 

À Garoua-Boulaï, petite ville située pile à la frontière entre le Cameroun et la RCA, cet événement provoque une vive attention. Les Centrafricains, qu’ils vivent en RCA ou soient réfugiés au Cameroun, scrutent les développements de cette affaire. Beaucoup attendent des précisions des autorités basées au commissariat de Garoua-Boulaï. Ce drame ravive des préoccupations anciennes : les Centrafricains, réfugiés ou non, disent être régulièrement ciblés par des criminels ou des mafieux camerounais. Certains parlent de provocations gratuites, suivies de conséquences qui retombent souvent sur les réfugiés centrafricains, victimes d’une image négative dans ce pays voisin.

 

Des préjugés persistent : on les associe rapidement à des rebelles, des groupes armés ou des troubles, sans attendre les résultats d’une enquête. S’il est juste de chercher à établir les faits, nombreux sont ceux qui demandent de ne pas juger trop vite ces réfugiés centrafricains. Les autorités camerounaises, en qui une partie de la population place ses espoirs, sont appelées à clarifier la situation. L’affaire reste suivie de très près, notamment par des observateurs anonymes se désignant comme « le Corbeau ».

 

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Centrafrique : quand un général soudanais du FSR menace Touadéra et promet d’atteindre Bangui

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quand un général soudanais du FSR menace Touadéra et promet d’atteindre Bangui

 

Centrafrique.org/screenshot-16/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand un général soudanais du FSR menace Touadéra et promet d’atteindre Bangui
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une intrusion de Wagner à Karkar a mis le feu aux poudres. Le général soudanais Gazouli, depuis Amdafock, défie Touadéra : « Si les Russes continuent, rien ne nous arrêtera avant Bangui, c’est clair ! »

 

En effet, tout a commencé par un mouvement audacieux des mercenaires russes du groupe Wagner. Il y a quelques jours, ces miliciens russes ont quitté la ville centrafricaine de Birao, dans la province de la Vakaga, pour s’aventurer sur le sol soudanais, au village de Karkar, près de la frontière centrafricaine. Une intrusion qui n’est pas passée inaperçue. Alertés par cette présence, les combattants des Forces de soutien rapide (FSR), sous le commandement du général soudanais Gazouli, se sont immédiatement mobilisés depuis leur position à Amdafock, une localité soudanaise proche. Mais à leur arrivée à Karkar, les Wagner avaient déjà pris la fuite, regagnant Birao en laissant derrière eux des traces bien visibles, confirmées par les habitants du village.

 

Ce n’était pas une simple escapade. Pour le général soudanais Gazouli, cette incursion est une provocation de trop. Dans une vidéo diffusée partout sur les réseaux sociaux, le général soudanais a pris la parole, mêlant l’arabe à quelques mots en sango,  la langue nationale centrafricaine, pour lancer un avertissement clair au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. « Si Touadéra ne met pas fin aux agissements des mercenaires russes sur notre territoire, nous irons jusqu’à Bangui pour le chercher », a-t-il déclaré, la voix chargée de colère. « Personne ne pourra nous arrêter, c’est Bangui qui nous stoppera », a-t-il ajouté, répétant cette formule comme une promesse solennelle.

 

Une colère née d’années de tensions

 

Les FSR ne sont pas n’importe qui. Ce ne sont pas des rebelles démunis qui se battent avec des armes rouillées. Non, eux, ce sont des milliers d’hommes équipés de pick-up flambant neufs, d’armes modernes en quantité, et soutenus par des richesses immenses tirées de l’or et du commerce transfrontalier. le général soudanais Gazouli, à la tête de ces forces dans la zone d’Amdafock, parle comme un chef militaire, pas comme un hors-la-loi. Et ce qu’il reproche à Wagner, ce sont des années d’abus. Selon lui, les mercenaires russes ne se contentent pas de protéger Touadéra en Centrafrique : ils traversent la frontière, pillent les villages soudanais, volent les biens des paysans, emprisonnent et tuent les commerçants soudanais qui viennent vendre leurs marchandises en RCA. « Ce sont des voleurs », accuse-t-il dans la vidéo, pointant du doigt une impunité qui, pour les FSR, a assez duré.

 

L’incident de Karkar n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Quand les hommes du général soudanais Gazouli sont arrivés dans ce village, ils n’ont trouvé que des témoignages accablants : oui, les Russes étaient là, oui, ils ont semé la peur avant de repartir. Cette fuite n’a fait qu’enrager davantage les FSR. « Avec Wagner, c’est fini », a tranché le général soudanais, annonçant que les affrontements sont désormais inévitables si ces incursions continuent.

 

Un ultimatum à Touadéra avec une porte de sortie

 

Dans son message, le général soudanais Gazouli s’adresse directement aux Centrafricains, tentant le sango pour être mieux compris. « Attention, faites très attention », dit-il, maladroitement mais avec une intention claire. Il met Touadéra face à un choix : arrêter les Wagner ou affronter les conséquences. « Ici, à Karkar, c’est notre terre, pas la Centrafrique », martèle-t-il, défendant la souveraineté soudanaise. Mais il va plus loin : il exige que Touadéra prenne ses responsabilités au plus haut niveau. « S’il y a un problème, qu’il appelle directement notre chef suprême pour discuter avec lui », lance-t-il dans la vidéo, une allusion probable à Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemetti, le grand patron des FSR. Pour le général soudanais Gazouli, les Wagner n’ont pas à traverser la frontière sans autorisation ni discussion préalable. « On ne veut pas de ça », insiste-t-il, posant une condition claire pour éviter l’escalade. Si Touadéra persiste à laisser les Russes agir sans contrôle, les FSR, depuis Amdafock, sont prêts à traverser la frontière, à avancer dans la Vakaga, et à pousser jusqu’à Bangui, à des centaines de kilomètres de là. « C’est un dernier avertissement », prévient-il, laissant peu de place au doute sur sa détermination.

 

Cette menace n’est pas à prendre à la légère. Les FSR ont les moyens de leurs paroles : des véhicules par milliers, des armes lourdes, une organisation redoutable. La région frontalière, mal contrôlée par les forces centrafricaines et la Minusca, est une porte ouverte pour une telle offensive. Touadéra, lui, dépend de Wagner pour tenir face aux rebelles centrafricains comme la CPC. Mais cette dépendance le met dans une position fragile : céder aux FSR et appeler leur chef suprême, c’est risquer de froisser ses protecteurs russes ; ignorer l’avertissement, c’est exposer son pays à une attaque d’une force bien plus puissante que les groupes armés qu’il combat déjà.

 

Un danger pour tous

 

Pour les habitants de Birao, de la Vakaga, et même de Bangui, cette montée des tensions est une nouvelle ombre sur un quotidien déjà caractérisé par trop de violences et de désordre. Les Centrafricains, qui ont connu des années de troubles, comprennent ce que signifie une guerre avec une force comme les FSR. Gazouli ne cache pas ses intentions, et son ultimatum résonne comme un coup de tonnerre. Si Touadéra ne trouve pas une solution rapide – que ce soit par le dialogue avec le chef des FSR ou en contrôlant Wagner –, ce sont encore les populations, coincées entre ces puissances, qui risquent de payer le prix fort.

 

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Centrafrique : quand Wagner transforme ses hélicoptères en taxis du pillage à Bozoum

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quand Wagner transforme ses hélicoptères en taxis du pillage à Bozoum

 

Centrafrique.org/Centrafrique-deploiement-massif-des-soldats-faca-et-des-mercenaires-de-wagner-a-birao/un-helicoptere-de-la-societe-wagner-sur-la-piste-de-laerodrome-de-birao-ce-mercredi-7-decembre-2022/” rel=”attachment wp-att-61457″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand Wagner transforme ses hélicoptères en taxis du pillage à Bozoum
Un hélicoptère de la société Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao, le mercredi 7 décembre 2022

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 C’est une histoire qui fait froid dans le dos. À Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, deux gros hélicoptères des Mercenaires russes du groupe Wagner se posent depuis une semaine sur l’aérodrome. Au début, les habitants pensaient à une protection renforcée. La réalité est tout autre : ces machines volantes sont devenues les complices d’un vaste système de vol organisé.

 

Le grand dépouillement

 

Dans chaque village autour de Bozoum, que ça soit sur l’axe de Paoua, de Bocaranga ou de Bossemptélé, c’est la même histoire qui revient. Des hommes blancs cagoulés débarquent, les armes à la main. Ils prennent tout. Si quelqu’un passe à moto, ils le tue et récupèrent sa moto. Quand ils tombent sur des éleveurs, ils n’hésitent pas à les tuer tous pour récupérer leurs bêtes. Rien ne leur échappe : motos, bétail, même les chaises en plastique y passent.

 

Le grand bluffs

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner racontent à qui veut l’entendre que ces hélicoptères sont positionnés ici à Bozoum pour intervenir vite en cas de problème, notamment  près des chantiers miniers, où les groupes armés sont présents, mais également à Bocaranga ou Markounda. Mais les habitants ne sont pas dupes. Un commerçant de la ville nous a tout raconté : “Ces hélicoptères, c’est leurs camions volants. Ils y mettent tout ce qu’ils nous volent. Les bêtes – mortes ou vivantes -, les motos, tout ce qu’ils trouvent dans nos maisons. Et hop, direction Bangui ou ailleurs“.

 

La peur au ventre

 

Les gens de Bozoum n’en peuvent plus. Ils ne comprennent pas pourquoi on les laisse faire. Un villageois nous a dit : “On ne sait même plus pourquoi Touadéra a fait venir ces gens-là. Ils nous tuent, ils nous volent, et lui, il les protège. Ça n’a aucun sens“.

 

Tout disparait

 

Chaque jour qui passe, c’est un nouveau coup dur pour l’économie locale. Les commerçants perdent leurs marchandises, les éleveurs leurs troupeaux, les familles leurs biens. Les gens ont peur de circuler avec leurs produits, peur de travailler, peur de vivre normalement.

 

À Bozoum, les hélicoptères ne font plus rêver personne. Au contraire, leur bruit dans le ciel est devenu le signal qu’il faut se cacher. Les autorités regardent ailleurs pendant que la ville se vide de sa substance. Et pendant ce temps-là, les vols continuent, méthodiques, organisés, comme une machine bien huilée qui broie tout sur son passage.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Crypto-monnaie et pauvreté : que peut vraiment apporter le “Memecoin” à la RCA ?

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Crypto-monnaie et pauvreté : que peut vraiment apporter le “Memecoin” à la RCA ?

 

Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Crypto-monnaie et pauvreté : que peut vraiment apporter le “Memecoin” à la RCA ?” width=”450″ height=”345″ />
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que la RCA fait face à des difficultés économiques majeures, le gouvernement mise sur la Crypto-monnaie  centrafricaine appelée le “ Memecoin ” pour moderniser le système financier du pays. Cette crypto-monnaie, annoncée comme une avancée, arrive dans un pays où la majorité de la population vit sans accès aux services bancaires et à Internet. Comment une initiative de ce type pourrait-elle réellement changer la vie des Centrafricains ? Derrière les promesses du pouvoir, de nombreuses questions restent sans réponse.

 

Un pays en crise, une priorité imaginaire vers la Crypto-monnaie

 

Depuis plus de neuf ans, La République centrafricaine traverse une période où les inquiétudes principales sont la survie quotidienne d’une population affamée, le coût élevé des produits de base et l’absence d’infrastructures minimales. Pourtant, au lieu de s’attaquer aux problèmes urgents comme la pauvreté, l’insécurité ou l’état des routes, le régime s’emploie à lancer une crypto-monnaie dont l’utilité reste floue.

 

Les précédentes tentatives du pouvoir dans le numérique ont toutes échoué. En 2022, le Bitcoin avait été adopté comme monnaie officielle avant que l’initiative ne s’écroule, faute d’un cadre réglementaire et d’un accès suffisant aux nouvelles technologies. Le “Sango Coin”, un projet de la Crypto-monnaie  centrafricaine vanté comme une révolution, n’a jamais trouvé d’investisseurs sérieux et a fini par disparaître dans l’indifférence générale. Malgré ces échecs cuisants, les dirigeants persistent à présenter de nouvelles illusions financières, laissant penser qu’il s’agit avant tout d’une opération de communication.

 

Memecoin : Une monnaie sans utilisateurs

 

Le “ Memecoin ” est censé être accessible à tous, mais dans un pays où la quasi-totalité des habitants ne possèdent ni smartphone ni connexion Internet stable, qui pourra réellement s’en servir ? La plupart des transactions se font encore en espèces, et la population, qui peine déjà à obtenir de quoi se nourrir, n’a pas les moyens de spéculer sur des actifs numériques comme la Crypto-monnaie.

 

Le lancement de cette crypto-monnaie appelée Memecoin  ne repose sur aucune infrastructure fiable. Aucun détail n’a été fourni sur les plateformes qui permettront d’acheter ou d’échanger ce “ Memecoin ”, ni sur les garanties pour ceux qui voudraient y investir. Si l’on se fie aux expériences passées, il s’agit d’un projet de Crypto-monnaie  lancé sans préparation sérieuse, avec un risque majeur de voir les premiers investisseurs floués comme cela a été le cas avec le “Sango Coin”.

 

Un détournement d’attention

 

L’annonce du “ Memecoin ” intervient à un moment où le régime fait face à des critiques croissantes sur la gestion du pays. Plutôt que de répondre aux préoccupations des Centrafricains sur la crise économique, la vie chère et l’insécurité, le pouvoir tente de détourner l’attention avec une opération aux allures d’escroquerie.

 

Le discours officiel insiste sur les bénéfices du numérique, mais en réalité, cette initiative ne servira qu’à ceux qui contrôlent déjà les finances du pays. Ce projet n’est ni une solution à la pauvreté ni une véritable innovation économique, mais un moyen pour les proches du régime de manipuler des fonds en dehors des circuits classiques.

 

Les Centrafricains, qui ont déjà vu d’autres projets fantômes engloutir des milliards sans aucun impact sur leur quotidien, risquent de se retrouver une fois de plus face à une promesse sans lendemain. Pendant que le gouvernement multiplie les annonces spectaculaires, les réalités du terrain restent inchangées : la faim, la précarité et l’absence d’infrastructures.

 

Derrière le “ Memecoin ”, il n’y a ni révolution technologique ni avancée économique. Il s’agit d’un écran de fumée conçu pour masquer l’incompétence du pouvoir et détourner l’attention de l’échec des politiques publiques. Une nouvelle fois, ce sont les Centrafricains qui paieront le prix de cette illusion numérique.

 

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Terfel : un village condamné à fuir sous la terreur de Wagner

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Terfel : un village condamné à fuir sous la terreur de Wagner

 

Minusca/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca-2/” rel=”attachment wp-att-35817″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte-fsi-minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”Terfel : un village condamné à fuir sous la terreur de Wagner” width=”450″ height=”337″ />
patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 15 kilomètres de Birao, le village de Terfel est en train de disparaître. Pas à cause de la sécheresse ou de l’abandon, mais parce que ses habitants ont décidé de partir. Ils n’en peuvent plus. Depuis plus d’un an, les hommes de Wagner passent, pillent, frappent, humilient. À chaque descente, c’est la même chose  à Terfel  : des motos volées, des maisons vidées, des vieillards battus et forcés de rester sous le soleil, le regard fixé vers le ciel. Les jeunes mercenaires russes, parfois pas même trente ans, s’acharnent sur des hommes de soixante ou soixante-dix ans sans la moindre retenue. Personne ne peut protester, personne ne peut résister.

 

Cette fois, c’est trop. Réunis à Terfel , les habitants ont décidé de partir. Mais où ? Certains veulent aller à Birao, d’autres parlent du Tchad ou du Soudan, la frontière n’est pas loin de Terfel . Ils hésitent. Rester, c’est s’exposer à la prochaine descente, encore et encore. Partir, c’est tout recommencer ailleurs. Mais peuvent-ils encore vivre ici  à Terfel  ? Depuis des mois, ils ne comprennent même plus pourquoi Wagner s’acharne sur eux. Peut-être que c’est à cause de l’or qui dort sous la terre de la Vakaga. Peut-être qu’ils ne sont qu’un obstacle de trop dans cette zone où la loi n’existe plus.

 

Et pendant ce temps, personne ne parle de Terfel . Les médias, muets. Parce que parler de Wagner, c’est risquer sa vie. Les gens savent, mais ils se taisent. Même la MINUSCA, censée protéger la population, regarde ailleurs. Ils savent ce qui se passe, ils savent tout. Les exactions, les pillages, les humiliations. Mais ils ne bougent pas. Et quand ils parlent, c’est avec des phrases floues, des formules qui évitent de dire les choses comme elles sont. Ils parlent de « forces bilatérales », sans jamais nommer Wagner. Pourquoi ? Parce que la MINUSCA agit en fonction de ceux qui ont le pouvoir. Valentine Rugwabiza, la cheffe rwandaise de la mission, est proche de Touadéra. Certains pensent que c’est pour ça qu’il ne faut pas trop parler de ce que font les Russes ici.

 

Mais la vraie question reste la même : comment construire la paix dans ces conditions  à Terfel  ? Un village entier fuit, des familles abandonnent leurs terres, et rien ne change. Pas un responsable pour répondre, pas une action pour arrêter ça. Si Terfel disparaît, s’il est rayé de la carte, ce sera une preuve de plus que la Centrafrique continue de s’effondrer, morceau par morceau. D’ici quelques jours, on saura où ils iront. Mais une chose est certaine : rester n’est plus une option.

 

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Accord de transport avec la Guinée : façade de désenclavement ou accord mafieux ?

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Accord de transport avec la Guinée : façade de désenclavement ou accord mafieux ?

 

Centrafrique.org/la-Minusca-annonce-la-levee-de-restriction-des-mouvements-sur-laxe-baboua-beleko1111/convoi-camions-transports-routiers-douala-Bangui-corbeaunews-bon-1/” rel=”attachment wp-att-30756″ data-wpel-link=”internal”>Accord de transport avec la Guinée : façade de désenclavement ou accord mafieux ?
Convoi camions transports routiers Douala-Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 13 février 2025, le Conseil des ministres a validé un projet d’accord de coopération en transport maritime et terrestre de marchandises avec la Guinée équatoriale. Présenté comme une solution pour sortir la République centrafricaine de son isolement logistique, cet accord interpelle sur sa logique et ses véritables objectifs.

 

Promesses de désenclavement incertaines

 

La Centrafrique, pays sans accès direct à la mer, mise sur ce partenariat pour faciliter l’acheminement des marchandises. Pourtant, la Guinée n’est pas un pays frontalier de la Centrafrique. Pour qu’un produit en provenance de la Guinée parvienne au territoire centrafricain, il doit impérativement traverser d’autres États :  notamment le Gabon, le Cameroun ou le Congo , ce qui complexifie considérablement la chaîne logistique. Ainsi, les facilités annoncées, telles que la réduction des droits de quai ou la mise en place d’un guichet unique, paraissent inadaptées à la réalité d’un transit qui repose sur plusieurs frontières et sur des infrastructures terrestres souvent défaillantes.

 

Un accord en apparence avantageux

 

Les concessions commerciales offertes dans le cadre de cet accord provoque de vives interrogations. En apparence, elles visent à créer un avantage concurrentiel pour le transport des marchandises et à réduire les coûts liés au transit. Toutefois, la logique de « désenclavement » ne tient pas compte des contraintes géographiques et logistiques qui demeurent. Certains analystes estiment que ces mesures ne sont qu’un vernis médiatique qui occulte l’absence de réformes structurelles indispensables dans le secteur des transports en Centrafrique.

 

L’ombre de la mafia

 

Au-delà des problèmes d’infrastructures, plusieurs voix critiquent cet accord en évoquant l’implication possible de réseaux mafieux. La rapidité de son adoption et la nature des avantages offerts laissent penser qu’il pourrait servir à légitimer des transactions au profit d’intérêts privés douteux. Le régime semble prêt à collaborer avec ces milieux pour contourner les véritables obstacles logistiques et sécuritaires.

 

Les prochains mois seront déterminants pour savoir si ce partenariat aboutira à une amélioration concrète des infrastructures ou s’il ne restera qu’un dispositif de façade destiné à masquer une réalité économique complexe.

 

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Nos dirigeants ont passé le mur de la bêtise politique, titre le quotidien Langage

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Nos dirigeants ont passé le mur de la bêtise politique, titre le quotidien Langage

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Nos dirigeants ont passé le mur de la bêtise politique, titre le quotidien Langage
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique s’est transformé en un véritable “boulevard des rebelles, des criminels, des prédateurs et des mafieux de tout genre “, dénonce avec force le journal Le Langage dans son édition n°1685. Sous la plume acérée de son directeur de la publication, M. Rhopo Mbrenga Gabriel, dont le numéro de contact (75070209) figure en tête du périodique, cette presse centrafricaine dresse un portrait accablant d’un pays livré au chaos, où l’ordre et la justice ne sont plus qu’un lointain souvenir.

 

“Le peuple est condamné à enterrer ses morts, à pleurer sur son sort et à errer de site en site pour se mettre à l’abri de la bêtise humaine”, écrit Le Langage, relayant une indignation palpable face à une situation qui semble échapper à tout contrôle. M. Rhopo Mbrenga Gabriel ne mâche pas ses mots : selon lui, les dirigeants, avec en tête le président Faustin Archange Touadéra, ont franchi une ligne rouge. “Il est temps d’arrêter de prendre les Centrafricains pour des gourdes”, clame le journal, pointant du doigt une gouvernance incapable de mettre fin à la guerre contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

 

Dans ce “boulevard des rebelles” qu’est devenu le pays, les criminels hors-la-loi règnent en maîtres, “puissants, libres, craints et respectés par le pouvoir”, note encore Le Langage. Une phrase qui résonne comme un cri de désespoir face à un État atteint de “nanisme”, immobile et incapable de progresser. Pour M. Rhopo Mbrenga Gabriel, cette dérive est une honte pour la République : “Laisser continuer la guerre, c’est faire honte à la République”, insiste-t-il, soulignant que même un porte-parole ne saurait justifier “l’injustifiable et l’indéfendable”.

 

L’analyse du journal va plus loin : “Qui dirige le pays ? On ne voit pas trop et ne sait pas trop”, s’interroge Le Langage, laissant planer un doute glaçant sur la légitimité et l’efficacité du pouvoir en place. M. Rhopo Mbrenga Gabriel appelle ainsi le peuple centrafricain à une prise de conscience : “Si le peuple ne prend pas conscience de la situation qui prévaut dans le pays, il continuera à payer le prix“. Car, dans ce Centrafrique où “le ridicule ne tue plus”, le mensonge et la démagogie risquent de devenir, selon le journal, “une vertu politique”.

 

Ce tableau sombre, dressé par Le Langage, ne laisse guère d’espoir. “Il ne fait plus bon vivre en Centrafrique, pays de non-droit et sans justice où règnent désordre et pagaille”, conclut l’article. Une sentence, mais qui, sous la direction de M. Rhopo Mbrenga Gabriel, se veut un électrochoc pour une nation à la dérive, où les rebelles et les criminels ont pris le pas sur un peuple abandonné à son triste sort.

 

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La Désinformation : le HCC peut-il vraiment enrayer la machine à mensonges du régime de Bangui   ?

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La Désinformation : le HCC peut-il vraiment enrayer la machine à mensonges du régime de Bangui   ?

 

Centrafrique.org/19289-2/josue-richard-pouambi-president-du-hcc-corbeaunews-jcy/” rel=”attachment wp-att-19290″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy-300×225.jpg” alt=”La Désinformation : le HCC peut-il vraiment enrayer la machine à mensonges du régime de Bangui ?” width=”300″ height=”225″ />
Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy – Centrafrique : bras de fer entre le Haut Conseil de Communication et les soutiens du Président Touadera.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le Haut Conseil de la Communication (HCC) fait du bruit. La semaine dernière, il a lancé un atelier pour sensibiliser les leaders communautaires sur la désinformation, la haine et la violence. José Richard Pouambi, le président du HCC, a pris le micro pour dire que c’est urgent, surtout en période électorale. Il parle de former les maires, les chefs de quartier, les responsables d’ONG, pour qu’ils arrêtent les rumeurs et les appels qui divisent. Deux jours d’échanges financés avec l’aide de l’EAMRCIA, pour soi-disant calmer le jeu avant les élections. Mais franchement, qui croit encore à ce discours ?

 

Parce que le HCC, c’est le pouvoir lui-même. Tout le monde là-dedans vient du parti au pouvoir, ou en est proche. Et ce pouvoir, il est au cœur de la désinformation dans le pays. À la radio, à la télé, sur les réseaux, on entend leurs voix qui racontent n’importe quoi. Ils promettent la paix, le développement, des hôpitaux qui marchent, mais la réalité, c’est autre chose. Et puis il y a Wagner, ces Mercenaires russes qui traînent partout. Eux aussi polluent l’air avec leurs mensonges. Ils soutiennent le gouvernement, ils parlent dans les médias, ils répandent leurs versions tordues des choses. Pendant ce temps, le pouvoir fait semblant de jouer les malins, en disant qu’il lutte contre les fake news. Mais qui désinforme le plus ? Eux-mêmes, pardi !

 

Alors, quand le HCC organise ses ateliers, on a envie de rire. Ou de pleurer. Richard Pouambi explique que la parole peut devenir haine, violence, secret. Il veut réveiller les consciences, dit-il. Mais c’est un somnifère pour les pauvres, un moyen de faire croire que le problème vient d’ailleurs. La vérité, c’est que le pouvoir sème l’incivisme, la division, et après il demande au HCC de nettoyer. Peut-il vraiment arrêter cette machine à mensonges ? Difficile à avaler, quand on sait que ceux qui tiennent les manettes sont les premiers à appuyer sur le bouton.

 

Et Wagner dans tout ça ? Ils sont là, avec leurs gros bras et leurs gros bobards. Ils aident le gouvernement à tenir, mais ils embrouillent tout. Sur les réseaux, à la télé, leurs histoires circulent, et le peuple finit par ne plus savoir qui croire. Le HCC peut bien parler de prévention, de sensibilisation, mais face à ça, il a l’air d’un petit joueur. Le pouvoir respire grâce à ces mensonges, et Wagner souffle dessus pour les faire grandir. Alors, ces belles paroles du HCC, c’est du vent. La machine à mensonges, elle est bien huilée, et elle tourne à plein régime sous les yeux de ceux qui prétendent la combattre.

 

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Centrafrique : que reste-t-il de 217 recommandations du dialogue républicain ?

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Centrafrique : que reste-t-il de 217 recommandations du dialogue républicain ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/Monsieur-Chantal-Edouar-Koyambonou-450×440.jpg” alt=”Monsieur Chantal Édouar Koyambonou , illustrant l’article sur Centrafrique : que reste-t-il de 217 recommandations du dialogue républicain ?” width=”450″ height=”440″ />
Monsieur Chantal Édouar Koyambonou

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’heure est au bilan sans concession. Plus de deux ans après le dialogue républicain de mars 2022, l’échec est total. Les belles promesses de M. Chantal Jean-Édouard Koyambonou, lors de son installation à la tête du comité de suivi en septembre 2022, se sont évaporées dans la nature, pendant que le régime menait à bien son véritable agenda : le bouleversement de l’ordre constitutionnel.

 

Un comité de façade aux résultats inexistants

 

Chantal Jean-Édouard Koyambonou , président du comité avait alors étalé une méthodologie qui semblait rigoureuse : “sérier” les 217 recommandations, établir des “points focaux” par ministère, créer une “banque de données“. Ces engagements bureaucratiques masquaient mal l’absence totale de volonté d’action. Plus grave encore, le comité devait également traiter “le reliquat des recommandations du forum de Bangui de 2015”, ajoutant ainsi une nouvelle strate d’engagements non tenus à l’édifice des promesses creuses.

 

La dérive programmée

 

Pendant que l’attention se portait sur ces 217 recommandations du dialogue républicain   laissées en jachère, le pouvoir organisait méthodiquement son projet de révision constitutionnelle. Les problèmes cruciaux du pays – insécurité endémique, effondrement du pouvoir d’achat, système de santé moribond – ont été cyniquement instrumentalisés pour servir cet agenda politique.

 

Le mépris des urgences nationales

 

L’inaction face aux défis vitaux de la nation est d’autant plus révoltante que ces problèmes s’aggravent. L’insécurité persiste dans de nombreuses régions, le pouvoir d’achat continue sa chute libre sans qu’aucune indexation sur le coût de la vie n’ait été mise en place, le plateau technique des hôpitaux demeure dramatiquement insuffisant. Le comité de suivi du dialogue républicain , transformé en coquille vide, n’a produit ni rapport d’étape, ni bilan public, ni feuille de route claire.

 

Le coup de force constitutionnel

 

La promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août 2023 a définitivement levé le voile sur cette manipulation politique. Les déclarations évasives de M. Chantal Jean-Édouard Koyambonou  sur la question constitutionnelle, se retranchant derrière son statut de “juriste”, prennent aujourd’hui tout leur sens. Le dialogue républicain n’était qu’une mise en scène élaborée pour préparer ce bouleversement institutionnel.

 

Dialogue républicain : l’échec d’une nation

 

Cette dérive autoritaire éclaire d’un jour nouveau l’échec programmé du comité de suivi du dialogue républicain . Les promesses de financement international, notamment de l’Union européenne, sont restées lettre morte. La “diplomatie intelligente” évoquée par M. Chantal Jean-Édouard Koyambonou s’est révélée aussi creuse que les autres engagements.

 

Le dialogue républicain de 2022 restera dans l’histoire comme l’ultime mascarade démocratique avant l’imposition d’une nouvelle Constitution. Cette manipulation cynique des aspirations populaires démontre le mépris profond du pouvoir pour les véritables enjeux nationaux. Pendant que le régime célèbre son coup de force constitutionnel, la République centrafricaine s’enfonce dans une crise multiforme, abandonnée par un pouvoir plus préoccupé par sa survie politique que par le sort de son peuple.

 

La faillite du comité de suivi du dialogue républicain   n’est pas un accident de parcours, mais le résultat logique d’une stratégie politique calculée. Les Centrafricains comprennent désormais que le dialogue républicain n’était qu’un écran de fumée, dissipé par la brutalité du fait accompli constitutionnel. L’avenir dira le prix que devra payer la nation pour cette trahison des espoirs démocratiques.

 

Par Dr. Alain Nzilo

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Massacres des Peuls à Bozoum : la CPC dénonce les tueries par les milices du pouvoir

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Massacres des Peuls à Bozoum : la CPC dénonce les tueries par les milices du pouvoir

 

Centrafrique.org/le-lieu-du-massacre-des-eleveurs-peuls/” data-wpel-link=”internal”>Massacres des Peuls à Bozoum : la CPC dénonce les tueries par les milices du pouvoir

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un communiqué de presse daté du 22 février 2025, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) alerte sur les tueries massives qui ont frappé la sous-préfecture de Bozoum, en République centrafricaine. Signé sous le N° 04/CPC/CG/SG/PP.2025 à Kamba-Kota par Jean Pierre Zanguende Goyamba, porte-parole politique pour le coordonnateur général, le document dénonce avec force les « agressions meurtrières » contre les éleveurs peuls dans les campements du village de Boforo, à 45 km de Bozoum.

 

Ces exactions, selon le communiqué, commises les 15 et 17 février 2025, sont le fait de miliciens armés affiliés au parti au pouvoir, le MCU (Mouvement Cœurs Unis) du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Un braquage suivi d’une vengeance sanglante

 

D’après le communiqué de la CPC, tout a commencé le 14 février 2025 par un braquage sur l’axe Baoro-Bouar, commis par « deux éléments incontrôlés de l’ex-combattant Michel Bélo qui a adhéré au processus de désarmement ». Lors de cette attaque, « le conducteur de la moto était décédé », et les braqueurs ont emporté « une moto, une quantité d’or brut et une somme d’argent ». Le chef du village de Boforo, Blaise, militant du MCU, apprend l’identité des coupables et les convoque chez lui sous prétexte d’une médiation. Mais à leur arrivée, « quand les deux auteurs du meurtre étaient arrivés chez le chef du village, soudain, des coups de feu d’armes se font entendre. Les deux accusés sont touchés mortellement. Un de leur camarade qui les accompagnait était blessé par balles et été évacué à l’hôpital de Bozoum », rapporte le communiqué.

 

Ce double meurtre déclenche une escalation brutale. Blaise mobilise les miliciens des villages voisins – Beltoum, Bomboro, Yao et Bogali – pour attaquer les populations peules, connues pour leur cheptel bovin comptant « en milliers ». Les 15 et 17 février 2025, ces communautés subissent une tuerie massive : « Hommes, femmes et enfants de tous âges, ont été massacrés. Le bilan fait état d’une soixantaine de morts et plusieurs blessés ». Une femme échappe de justesse à la mort en fuyant dans la brousse avec ses deux enfants, l’un attaché au dos, l’autre dans ses bras. Pour cacher cette atrocité, « le chef du village de Boforo, monsieur Blaise a demandé à son frère cadet du nom Dabaré et certains miliciens d’inhumer rapidement dans une fosse commune, les corps qui jonchaient au sol ».

 

Des responsables au sommet de l’État

 

La CPC désigne clairement les coupables. La préfète de l’Ouham-Pendé, Geneviève Chour Gbadin, coordinatrice du MCU dans la région, tient une réunion après les massacres avec ces « miliciens criminels » et leur déclare que « la responsabilité de la sécurité de leur zone géographique leur incombe ». Elle fournit à ces milices des « armes automatiques, fusils de fabrication artisanale et munitions de guerre et de chasse ». Deux parlementaires, l’un de Nana-Mambéré (Bouar 4) et l’autre de Lim-Pendé (Koui), jouent un rôle actif comme « manipulateurs ou catalyseurs des agressions meurtrières » dans le nord-ouest du pays.

 

La CPC va plus loin et affirme que ces tueries s’inscrivent dans un plan plus large : « Eu égard à tout ce qui précède, la Coordination Générale de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) s’interroge si c’est la mise en œuvre du projet génocidaire prôné par Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président Touadéra ? » Pour la CPC, il ne s’agit pas d’une hypothèse, mais d’une piste sérieuse, appuyée par les faits.

 

Une condamnation ferme et un appel à la justice

 

La CPC ne laisse place à aucun compromis : « La Coordination Générale de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) par la voix de son Porte Parole Politique, condamne avec vigueur ces agressions meurtrières sur les vulnérables populations peules au niveau des campements où plusieurs morts et blessés ont été enregistrés et demande qu’une enquête internationale soit menée afin d’établir les responsabilités ». Ces exactions exigent une réponse urgente de la communauté internationale.

 

Les faits sont là, vérifiés et incontestables. Le gouvernement de Touadéra, par son inaction et la complicité de figures comme la préfète Geneviève Chour Gbadin, porte la marque infâme de ces massacres. Armer des milices pour tuer des civils au lieu de garantir leur sécurité : voilà la réalité d’un régime qui a perdu toute légitimité. Les fosses communes de Boforo sont un cri que nul ne peut ignorer.

 

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Le football centrafricain, otage des luttes de pouvoir entre la fédération et le ministère

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Le football centrafricain, otage des luttes de pouvoir entre la fédération et le ministère

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>Le football centrafricain, otage des luttes de pouvoir entre la fédération et le ministère
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le sport, souvent célébré comme un vecteur d’unité et de fierté nationale, se transforme parfois en champ de bataille politique. À l’approche des échéances majeures, le football centrafricain, incarné par les Fauves de Bas-Oubangui, est plongé dans une crise qui dépasse les terrains pour révéler les fissures d’un pouvoir en quête de contrôle. Entre la nomination controversée d’un sélectionneur par le ministre Héritier Doneng et les résistances acharnées de Célestin Yanindji, président de la Fédération centrafricaine de football (FCFB), une lutte intestine éclate, transformant une discipline porteuse d’espoir en un outil de division. Cette querelle, loin d’être anodine, interroge : le régime de Faustin-Archange Touadéra instrumentalise-t-il le sport pour asseoir son emprise, au risque d’étouffer une jeunesse avide de victoires ?

 

Une nomination qui met le feu aux poudres

 

Tout commence avec un choix imposé : la désignation du Camerounais Rigobert Song Bahnang comme sélectionneur des Fauves par Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports. Rapportée dans Le Démocrate Nº5833, cette décision, présentée lors d’une conférence de presse, s’appuie sur une logique étatique claire : « L’équipe nationale est la propriété de l’État », argue Doneng, soulignant que le gouvernement finance intégralement les Fauves. Pour lui, la politique sportive relève de sa prérogative, et nommer un technicien étranger de renom serait un gage de progrès.

 

Mais cette vision se heurte de plein fouet à celle de Célestin Yanindji, qui, depuis la tête de la Fédération centrafricaine de football, conteste la légalité de cette nomination. Selon Le Démocrate, il argue que le processus viole les textes régissant la désignation du sélectionneur, une prérogative fédérale et non ministérielle. « Cette nomination est loin d’être en phase avec les textes », aurait-il déclaré, refusant de « plier l’échine » face à ce qu’il perçoit comme une intrusion autoritaire. Le ton monte rapidement, et les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’échanges virulents entre les partisans des deux camps, rapporte Médias Plus Nº3373,« insultes et langages orduriers » remplacent les débats de fond.

 

Un fiasco sportif qui révèle les fractures

 

Les résultats sur le terrain ne font qu’amplifier la crise. Lors du tournoi UNIFFAC à Douala, les Fauves U-17 subissent une humiliation retentissante face aux Lionceaux du Cameroun (9-0), un désastre imputé par certains, dans Médias Plus, à un « faux sélectionneur bis », Consolation Tchenguélé, proposé par Yanindji. Cette défaite, qualifiée d’« inoubliable et honteuse », ternit l’image d’une nation déjà fragilisée. Pourtant, une victoire arrachée contre la RDC (3-2), mentionnée dans L’Hirondelle Nº5954, ne suffit pas à apaiser les tensions : elle est éclipsée par la guerre ouverte entre Doneng et Yanindji.

 

Ce fiasco sportif agit comme un miroir des divisions internes. Dans Médias Plus, un Centrafricain de la diaspora, Fred Edgard Gassia, va jusqu’à accuser Yanindji de jouer « avec l’image de la nation », tandis que d’autres, comme Abdoussalam dit Volodymir Zelensky, défendent son bilan réformateur à la FCFB. Ce schisme, loin de se limiter au football, reflète une stratégie plus large : un pouvoir qui, incapable d’unir, préfère semer la discorde pour mieux régner.

 

Le football, pion d’un jeu politique

 

Derrière ce bras de fer, l’ombre du régime de Touadéra se profile. La nomination de Song par Doneng, un fidèle du président, peut être lue comme une tentative de reprendre la main sur un domaine symbolique, alors que le pays traverse une crise multidimensionnelle :  pauvreté à 70 % (Le Démocrate), insécurité galopante (Le Citoyen), échecs économiques (L’Expansion). En imposant son autorité sur le football, le gouvernement cherche-t-il à détourner l’attention des vrais enjeux ? Ou à affaiblir toute structure indépendante, comme la FCFB, qui pourrait contester son hégémonie ?

 

Cette hypothèse trouve un écho dans les critiques acerbes des quotidiens centrafricains. Le Démocrate appelle Doneng et Yanindji à « prioriser un dialogue franc et sincère » pour éviter de « dishonorer la jeunesse centrafricaine », tandis que Médias Plus dénonce un « pouvoir qui divise » au détriment d’un sport censé fédérer. Pendant ce temps, les supporters, lassés des querelles, assistent impuissants à la transformation de leur passion en champ de manœuvres politiciennes.

 

Une jeunesse trahie

 

L’enjeu dépasse largement les gradins. Dans un pays où la jeunesse, fer de lance du développement selon L’Hirondelle, est mobilisée pour des marches pro-Touadéra plutôt que pour des projets concrets, le football aurait pu être une soupape, un symbole d’espoir. Mais cette crise le réduit à une balle au pied, un fardeau qui entrave les aspirations d’une génération. « Les Centrafricains espèrent voir les Fauves qualifier à la Coupe d’Afrique », rappelle Le Démocrate, un rêve qui s’éloigne à mesure que les luttes de pouvoir prennent le pas sur l’intérêt collectif.

 

En refusant de trancher ce conflit par la concertation, le régime de Touadéra ne fait pas que diviser le football : il hypothèque la cohésion nationale. Le sport, otage de ces rivalités, devient le reflet d’un pouvoir qui, loin de rassembler, excelle à opposer. Reste à savoir si Doneng et Yanindji sauront dépasser leurs ego pour rendre au ballon sa liberté – ou si la nation, une fois encore, paiera le prix d’une gouvernance fracturée.

 

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Russie, Kenya, UE : la Centrafrique tend la main tous azimuts

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Russie, Kenya, UE : la Centrafrique tend la main tous azimuts

 

Russie, Kenya, UE : la Centrafrique tend la main tous azimuts
M. Alexander Bikantov, le nouvel Ambassadeur russe en Centrafrique devant le monument des Mercenaires russes de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le gouvernement multiplie les rencontres avec des partenaires étrangers. La semaine dernière, le Premier ministre Félix Moloua a reçu l’ambassadeur de Russie, Alexandre Bikantov. Ils ont parlé des relations entre les deux pays depuis 2024. La Russie a fourni du carburant en janvier 2025, et le Premier ministre a dit merci. Ils ont aussi discuté d’un projet d’école russe près de Bangui. Une délégation du ministère russe de l’éducation doit arriver début mars pour en parler avec le ministre centrafricain Aurélien Simplice Zingas. Un groupe de travail, créé après un accord signé en juin 2024 à Saint-Pétersbourg, pourrait se réunir bientôt.

 

Le même jour, le ministre de l’Intérieur, Michel Nicaise Nassin, a vu une délégation du Centre Régional de lutte contre les armes légères (REXA-ALPC) de Nairobi. Jacob Narrego, secrétaire d’État kenyan, dirigeait la mission. Ils ont échangé sur la coopération contre le terrorisme et les armes illégales. Le Kenya veut renforcer les forces centrafricaines. Une réunion de haut niveau est prévue en juin à Nairobi, et la Centrafrique est invitée.

 

Toujours le même jour, le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, a accueilli une équipe de l’Union Européenne menée par Sébastien Dibing. L’UE a présenté un agenda pour un document national sur l’état civil. Des activités sont prévues à Boali pour faciliter les actes de naissance gratuits. Le décret de validation de ce document attend la signature du chef de l’État.

 

En parallèle, le diplomate saoudien Bing Ali El-Sheri a rencontré Yapande. Ils ont parlé de collaboration et d’aide pour le pèlerinage des Centrafricains à La Mecque. Aucun détail précis n’a été donné.

 

Ces rencontres suivent une réunion mercredi avec des partenaires techniques et financiers sur le Plan national de développement (PND RCA). Le ministre du Plan, Richard Filakota, était présent. Les discussions portent sur une table ronde pour lever des fonds. Février sert à lister les projets, mars à organiser l’événement.

 

À Bangui, les rendez-vous s’enchaînent. Russie, Kenya, UE, Arabie Saoudite : les mains se tendent dans toutes les directions.

 

 

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Flash-Info : Assassinat barbare d’un soldat FACA par les mercenaires russes de Wagner à Ippy

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Assassinat barbare d’un soldat FACA par les Mercenaires russes de Wagner à Ippy

 

Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>Flash-Info : Assassinat barbare d’un soldat FACA par les mercenaires russes de Wagner à Ippy
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un acte d’une sauvagerie abjecte a frappé la ville d’Ippy ce matin. Un soldat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a succombé dans des circonstances révoltantes, victime de tortures infligées par les miliciens russes du groupe Wagner, ces mercenaires sans foi ni loi qui sèment la terreur dans la région. Selon les informations exclusives recueillies par la rédaction du CNC, ce drame est une nouvelle preuve de la barbarie gratuite exercée par ces criminels étrangers sur le sol centrafricain.

 

Les faits sont aussi simples qu’insoutenables. Dimanche soir, le soldat FACA, après une sortie pour boire et se détendre, est revenu dans la ville, visiblement ivre. Ce qui aurait pu être une faute mineure s’est transformé en sentence de mort sous les mains des mercenaires de Wagner. Ces derniers, basés à Ippy même, l’ont capturé sous prétexte qu’il représentait un « danger » en raison de son état. Ce qui a suivi n’est rien d’autre qu’une exécution déguisée en passage à tabac : des coups d’une violence inouïe, un acharnement bestial, une sauvagerie qui dépasse l’entendement. Le soldat, déjà affaibli par l’alcool, n’avait aucune chance face à cette meute déchaînée. Tabassé sans relâche, il a agonisé sous les assauts de ces brutes, pour finalement rendre son dernier souffle ce lundi matin, terrassé par des blessures d’une cruauté indescriptible.

 

La ville d’Ippy, bien que silencieuse aujourd’hui, porte le poids de cette horreur. Un hélicoptère a décollé dans la matinée pour emporter le corps martyrisé du soldat vers Bangui, où il reposera loin de ses bourreaux russes. Mais ce départ ne saurait effacer la colère et l’indignation face à cet acte odieux commis par les miliciens de Wagner, ces mercenaires russes qui agissent en toute impunité, transformant leur présence en un règne de terreur et de sang.

 

Ce meurtre n’est pas un simple incident : c’est un crime odieux, un affront à la dignité humaine, une tache de plus sur le bilan macabre du groupe Wagner en Centrafrique. La rédaction du CNC dénonce avec force cette barbarie et appelle à ce que justice soit rendue pour ce soldat, victime d’une sauvagerie qui ne peut rester impunie. Combien de vies devront encore être sacrifiées aux mains de ces assassins avant que leur tyrannie ne cesse ?

 

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Avantage des passeports selon le pays

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Centrafrique.org/arret-momentane-de-la-production-des-passeports-en-republique-centrafricaine/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-une/” rel=”attachment wp-att-48309″ data-wpel-link=”internal”>Avantage des passeports selon le pays
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Le passeport est bien plus qu’un simple document de voyage. Il représente une porte d’entrée vers le monde, une représentation concrète de liberté et de mobilité, mais aussi un reflet des inégalités géopolitiques. Chaque passeport possède une “puissance” qui varie en fonction de la région et du pays qui l’émet. Les avantages de ces passeports sont comparables à des sortes de bonus offerts par des opérateurs de jeux d’argent. bonus-casino-en-ligne.ca, dans son étude sur la question donne un aperçu précis des avantages offerts aux joueurs, à l’image des faveurs qui vont avec les passeports de certains pays pour inciter à leur achat.

 

La Puissance des Passeports : Un Classement Mondial

 

La “puissance” d’un passeport se mesure par le nombre de pays auxquels son détenteur peut accéder sans visa ou avec un visa à l’arrivée. Selon l’Indice des Passeports Henley, qui classe les passeports en fonction de leur liberté de voyage, les passeports les plus puissants en 2023 sont ceux des pays suivants :

  1. Asie : Le Japon et Singapour dominent le classement, offrant un accès sans visa à plus de 190 destinations. Ces pays bénéficient de relations diplomatiques solides et d’une économie stable.
  2. Europe : Les pays de l’Union européenne, comme l’Allemagne, l’Espagne et la France, figurent parmi les passeports les plus puissants, permettant un accès à plus de 180 pays. La libre circulation au sein de l’espace Schengen renforce cette position.
  3. Amérique du Nord : Les États-Unis et le Canada offrent des passeports permettant l’accès à environ 180 pays, grâce à leur influence Politique et économique.
  4. Afrique : Les passeports africains sont généralement moins puissants, avec des exceptions comme les Seychelles et Maurice, qui offrent un accès à plus de 150 pays. Les pays en situation de conflit ou d’instabilité Politique, comme la Centrafrique ou la République démocratique du Congo, ont des passeports moins valorisés.
  5. Amérique Latine : Des pays comme le Chili, l’Argentine et le Brésil offrent des passeports permettant un accès à plus de 160 pays, grâce à des relations diplomatiques bien établies.

 

Le Jeu de Casino en Ligne : Une Autre Forme de Mobilité

 

Tout comme un passeport ouvre des portes à travers le monde, les jeux de casino en ligne offrent une forme de mobilité virtuelle. Les astuces sur le digital permettent d’améliorer l’expérience des joueurs en leur donnant accès aux meilleures stratégies et aux plateformes les plus fiables. Grâce à ces connaissances, les joueurs peuvent explorer des jeux variés (comme la roulette, le blackjack ou les machines à sous) et interagir avec des joueurs du monde entier. Cependant, tout comme la puissance des passeports, l’accès à ces plateformes varie en fonction de la région et des régulations locales.

  • Europe : Les pays européens, comme le Royaume-Uni, Malte et l’Espagne, ont des marchés de jeux en ligne bien régulés. Les joueurs ont accès à une multitude de plateformes sécurisées et légales.
  • Amérique du Nord : Aux États-Unis, la légalité des jeux en ligne varie d’un État à l’autre. Des États comme le New Jersey et le Nevada ont des marchés florissants, tandis que d’autres restreignent l’accès.
  • Asie : Dans des pays comme le Japon et les Philippines, les jeux en ligne sont populaires mais strictement régulés. En revanche, dans des pays comme la Chine, l’accès est fortement limité.
  • Afrique : Le marché des jeux en ligne est en pleine croissance, notamment en Afrique du Sud et au Nigeria, mais il manque souvent de régulation, ce qui expose les joueurs à des risques.
  • Amérique Latine : Des pays comme l’Argentine et le Brésil voient une augmentation de la popularité des jeux en ligne, bien que les régulations soient encore en développement.

 

Comparaison : Passeports vs Jeux de Casino en Ligne

 

  1. Liberté d’Accès
  2. Un passeport puissant offre une liberté de mouvement physique, tandis qu’un compte sur une plateforme de jeux en ligne offre une liberté de divertissement virtuel.
  • Cependant, tout comme certains pays restreignent l’accès à leur territoire, certains gouvernements limitent l’accès aux jeux en ligne.

 

  1. Inégalités Régionales
  2. Les passeports des pays développés offrent plus d’opportunités, tout comme les joueurs des pays avec des marchés régulés ont accès à des plateformes plus sûres.

 

  • Dans certaines destinations prisées, comme les Maldives ou Bora-Bora, trouver un hotel de lune de miel adapté peut être une question de budget et de statut, tout comme l’accès à des plateformes de jeux en ligne réglementées est une question de localisation.
  1. Évolution dans le Temps
  • La puissance des passeports peut augmenter ou diminuer en fonction des relations diplomatiques et de la stabilité Politique.
  • De même, les régulations des jeux en ligne évoluent constamment, ouvrant ou fermant des opportunités pour les joueurs.

 

Conclusion

 

Le passeport et les jeux de casino en ligne sont deux mondes qui reflètent les inégalités et les opportunités de notre époque. Alors que le premier offre une mobilité physique, le second propose une mobilité virtuelle. Dans les deux cas, la région et le pays d’origine jouent un rôle décisif dans l’accès et la qualité de l’expérience. Tout comme un passioné de manga cherche toujours à découvrir de nouvelles œuvres dans différentes cultures, un voyageur ou un joueur en ligne explore en permanence de nouvelles opportunités. Que ce soit pour voyager ou pour jouer, la liberté reste une quête universelle, mais elle est souvent conditionnée par des facteurs géopolitiques et économiques.Ce que tu dois faire maintenant : • Remplace chaque ancre par son lien correspondant dans WordPress.

  • Vérifie que les ancres s’intègrent bien dans le contexte de ton article.

 

 

Massacre des Peuls près de Bozoum : le mouvement 3R hausse le ton

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Massacre des Peuls près de Bozoum : le mouvement 3R hausse le ton

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le lundi 17 février 2025, une tragédie a frappé les villages de Beforo, Beltoum, Bomboro, Yao et Bogali, dans la sous-préfecture de Bozoum, préfecture de Ouham-Pendé. Une milice armée, dirigée par la préfète Géneviève Chour Gbadin et formée de jeunes des villages locaux, a tué plus de cinquante éleveurs peuls Mbororo, dont des femmes et des enfants. Le Mouvement Retour-Réclamation-Réhabilitation dénonce ces actes avec force et appelle à une réponse immédiate.

 

Une attaque ciblée contre les Peuls Mbororo

 

Le communiqué du Mouvement Retour-Réclamation-Réhabilitation explique ce qui s’est passé : « Une milice armée sous commandement de Madame la préfète de l’Ouham-Pendé, Madame Géneviève Chour Gbadin a lancé une vaste opération baptisée par elle-même “Nettoyer Mbororo” contre les campements des paisibles éleveurs peuls Mbororo autours des villages Beforo, Beltoum, Bomboro, Yao, et Bogali ». Plus de cinquante personnes sont mortes, les campements ont été pillés et brûlés, et le bétail a été volé. Cette violence visait clairement les Peuls nomades de la localité.

 

Le silence complice des autorités

 

Le gouvernement et les organisations de défense des droits humains n’ont rien dit sur ces événements. Le Mouvement Retour-Réclamation-Réhabilitation écrit : « Cet acte crapuleux n’a fait l’objet d’aucune condamnation du Gouvernement et des organisations chargées de la défense et de protection des droits humains en RCA ». Pour eux, ce silence montre une acceptation tacite de ce qu’ils appellent un projet génocidaire.

 

Des responsables politiques impliqués

 

Le mouvement accuse aussi des figures politiques. Selon le communiqué : « Le projet de création [de la milice “Nettoyer Mbororo”] avait été annoncé dans un mémorandum adressé au Gouvernement avec copie au Chef de l’Etat rédigé par un groupe de personnes malintentionnées soutenues par certaines personnalités politiques notamment le Député de Bouar 4 en fonction Monsieur Dono Jonas du PAD et l’ex-député de Koui Boua Barthelemy du MLPC » (Mouvement Retour-Réclamation-Réhabilitation). Ces noms sont liés à la préparation de l’attaque.

 

Un appel clair à la justice

 

Le Mouvement Retour-Réclamation-Réhabilitation demande des sanctions contre les responsables administratifs et politiques cités, ainsi que des poursuites contre les auteurs et ceux qui ont commandité ces actes. Ils ajoutent que ce massacre « sape les efforts du Président de la République dans sa dynamique de dialogue avec les groupes armés pour ramener la paix et restaurer la cohésion sociale et la réconciliation nationale ». Ils interpellent aussi l’opinion nationale et internationale pour que justice soit faite.

 

Une situation liée à des tensions anciennes

 

Ces violences arrivent dans un contexte de conflits ethniques et fonciers qui durent depuis longtemps dans la région. Les Peuls Mbororo, souvent vus comme des étrangers par les habitants sédentaires, sont régulièrement attaqués. La participation supposée d’autorités locales et de politiciens rend les choses encore plus graves. Sans une réaction rapide, les efforts pour la paix en République centrafricaine pourraient être sérieusement menacés.

 

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Dans les Coulisses de la Mafia du Commandant Yarkokpa : Trafics et Règlements de Comptes sur les policiers et militaires

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Dans les Coulisses de la Mafia du Commandant Yarkokpa : Trafics et Règlements de Comptes sur les policiers et militaires

 

Dans les Coulisses de la Mafia du Commandant Yarkokpa : Trafics et Règlements de Comptes sur les policiers et militaire/
Le commandant Yarkokpa, parrain des parrains mafieux de Bangui, le grand trafiquant de drogue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commandant Yarkokpa, un ancien milicien anti-Balaka devenu un criminel en uniforme, étend son empire de corruption et de violence sur toute la capitale Bangui. Trafic de drogue, rackets, coups montés : rien ne l’arrête. Avec des policiers et des militaires à sa botte, souvent des proches comme son neveu et son cousin, il écrase quiconque se met en travers de son chemin. Deux flics, Ouadole Freddy et Wassarandji Vanny, ainsi que deux soldats, Dongomalé Dieubeni alias Fort Papy et Selekoy Tanguy, en ont fait les frais, victimes de sa brutalité et de ses mensonges. Corbeau News Centrafrique expose, dans une enquête exclusive,  les agissements de ce parrain mafieux qui salit l’uniforme et bafoue la justice.

 

Ouadole Freddy : un flic dans le viseur

 

Ouadole Freddy, policier au service des renseignements généraux de la présidence, n’a jamais cherché les ennuis. Formé en Guinée équatoriale en 2019, il intègre la fonction publique au ministère des Transports en 2020, avant de rejoindre la police la même année. En 2021, une formation en analyse en RDC le propulse chef de service à Bambari, nommé par décret présidentiel. Là-bas, il découvre vite les magouilles du commandant Ali, qui délivre des récépissés à des musulmans ne parlant pas sango, un racket bien organisé. Freddy rédige une note, l’envoie à Bangui. Elle arrive jusqu’au président, mais au lieu de sanctions, Ali est averti par le DG de la police : « Fait attention, t’as un espion chez toi ». Freddy devient une cible. Menacé, frôlant la mort lors d’une embuscade, il est rappelé à Bangui et affecté au PK-26.

 

Sa mission au PK-26 : contrôler les camions sous douane. Il repère des anomalies – marchandises falsifiées, documents douteux – mais dérange un réseau de douaniers et de figures influentes. On l’accuse d’abus d’autorité et de trafic d’influence, des prétextes bidon. Le DG de la police, le général Bienvenu Zokoué, rancunier depuis Bambari, le met dans son collimateur. Mais le vrai clash arrive avec le commandant Yarkokpa.

 

Freddy découvre que le commandant Yarkokpa, un ancien chef milicien Anti-Balaka, est à la tête d’un grand réseau de mafia dans la capitale, notamment   sur l’immense  trafic de Tramadol depuis Zongo, de l’autre côté du rivière Oubangui. Une Congolaise, la cliente du commandant Yarkokpa  prépare les colis, livrés par pirogue. Yarkokpa place six hommes :  neveux et cousins, dont un policier connu au nom de dimanche, fils de sa grande sœur,  pour sécuriser le passage. Si un trafiquant tente de traverser sans leur aval, ils l’interceptent et le livrent au commandant. Freddy réunit des preuves, dont des images, et tente d’alerter ses hiérarchies. Mauvaise idée. Le commandant Yarkokpa à ses oreilles partout dans le pays. Il apprend qu’il fouine son nez dans ses affaires et le prend en chasse.

 

Un jour, Freddy reçoit un appel d’un chauffeur de la GECI : « Y’a eu un gros transfert suspect de drogue impliquant le réseau du commandant Yarkokpa  il y a deux jours ». Il appelle Dimanche, le neveu de Yarkokpa, policier lui aussi, pour le raisonner : « Arrête ça. » Le neveu nie. Freddy décide de le retrouver. Ils fixent rendez-vous prèès du commissariat du huitième.

L'ex-chef milicien des anti-balaka Gervais Simplice Yarkokpa, actuellement détaché à la garde présidentielle, auteur de plusieurs cas de braquage et de kidnapping à Bangui sur ordre des Wagner illustrant l'article sur Après quatre mois de calvaire judiciaire : Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, quittent la RCA pour Dubaï….
L’ex-chef milicien des anti-balaka Gervais Simplice Yarkokpa, actuellement détaché à la garde présidentielle, auteur de plusieurs cas de braquage et de kidnapping à Bangui sur ordre des Wagner

 

Alors que Freddy et son ami Tanguy se rendaient sur le lieu de rendez-vous, ils aperçoivent Dimanche près de l’église évangélique des frères de la Cité des Martyrs, en train de boire un jus. Freddy arrête sa moto, fait signe à son ami policier de l’OCLAD qui l’accompagne monsieur Tanguy.  Ils arrêtent et décide d’aller lui parler. Dimanche, qui est aussi policier et collègue de Freddy et Tanguy, continue de nier son implication dans ce trafic de drogue.

 

Cinq minutes plus tard, à leur surprise, le commandant Yarkokpa arrive dans son véhicule militaire. Freddy, qui craint des représailles, décide de partir à moto. Il observe le commandant discuter avec son cousin Dimanche avant de remonter dans son véhicule.

Et ce n’est pas tout! Le commandant Yarkokpa ordonne ensuite à son adjoint de dire à son cousin Dimanche de venir immédiatement lui remettre le colis. Mais la surprise est qu’une altercation éclate entre l’adjoint du commandant Yarkokpa et Dimanche, tous deux armés, se menaçant mutuellement.

 

Le commandant Yarkokpa intervient en criant et les fait monter dans son véhicule. Alors qu’il s’apprête à partir, l’un de ses gardes du corps remarque la moto de Freddy et pense qu’elle appartient à Dimanche et fait signe au commandant Yarkokpa de s’arrêter. Immédiatement, voyant Freddy, qu’il connaît depuis l’enfance, le commandant Yarkokpa ordonne son arrestation ainsi que celle de son ami policier qui l’a accompagné.

 

Ils sont emmenés directement à la base de la garde présidentielle située à l’aéroport international de Bangui Mpoko, où le commandant Yarkokpa commence immédiatement à interroger son cousin Dimanche sur la drogue. Ce dernier affirme que le colis est resté chez lui, et le commandant envoie son adjoint et Dimanche le récupérer. Pendant ce temps, il se retourne contre Freddy et commence à le frapper violemment.

 

Le commandant Yarkokpa, qui a menotté Freddy à une barre de fer, les mains derrière le dos, commence à intensifier les coups à plusieurs reprises avec une machette. L’agression a duré jusqu’à 21 heures, Freddy étant accusé d’être trop orgueilleux, sans qu’aucune autre raison ne soit avancée. Toujours menotté, il a été laissé sur place jusqu’au matin. À l’aube, le commandant Yarkokpa l’a giflé, l’a photographié en pointant une arme sur lui, puis a contacté le président Touadera au téléphone pour lui annoncer l’arrestation en flagrant délit de deux policiers impliqués dans des braquages. Le président l’a félicité. Aussitôt, le commandant Yarkokpa saute de joie et parle à Freddy qu’il va obtenir son grade de colonel sur lui, sur son affaire.

 

Ensuite, Freddy et les deux policiers arrêtés ont été emmenés à la gendarmerie, où le commandant de la section de recherche et d’investigation a confié l’affaire à un enquêteur. Après interrogatoire, aucun élément sérieux ne justifiant leur arrestation n’a été relevé. L’affaire a alors été transmise à la direction de la police, où le directeur, connaissant personnellement les accusés, a reproché à Freddy son arrogance et l’a averti des conséquences qu’il allait subir. Peu après, Freddy a été ramené à la gendarmerie.

 

Deux jours plus tard, une décision ministérielle a été rendue publique : les policiers arrêtés ont été radiés des effectifs. Cette issue interroge sur la manière dont cette affaire, pilotée de bout en bout par le commandant mafieux Yarkokpa, a pu aboutir à une sanction aussi radicale.

 

Dongomalé Dieubeni et Selekoy Tanguy : deux soldats sacrifiés,

 

Dongomalé Dieubeni, alias Fort Papy, soldat de première classe au bataillon d’appui sous le colonel Patassé, promotion 2021, et Selekoy Tanguy, affecté à Nana-Bakassa, tombent aussi dans les griffes de Yarkokpa. Le 19 août 2023, Tanguy vient à Bangui voir Fort Papy. « Accompagne-moi au PK-45, je vais acheter un médicament traditionnel pour le pied de ma mère », demande-t-il. Fort Papy, en civil, dit oui. Tanguy garde sa tenue militaire et son arme de service sur lui.

 

Ils récupèrent le remède et repartent. Au PK-26, une barrière. Ils passent sans souci, mais une moto les rattrape vite. Un militaire dit : « Revenez, ordre de l’adjudant-chef ». Ils retournent voir l’adjudant sur la barrière du PK26, qui a reçu un appel de Yarkokpa : « Arrêtez-les ». Au même moment, le colonel Selessui, chef de ces éléments postés sur cette barrière du PK26, arrive, interroge  immédiatement les deux suspects : « Qu’est-ce qui se passe ? ». Les soldats expliquent : « nous sommes allés au PK45 juste pour aller prendre le médicament traditionnel de ma mère. Et je dis à mon collègue Fort Papy de m’accompagner  ». Le colonel Selessui, prudent, les envoie en garnison au camp de Roux en attendant l’enquête.

 

Le 20 août, Yarkokpa vient les chercher en garnison et les traîne à la SRI pour ête interrogés. Il invente une accusation  fallacieuse : « Vente d’armes ». L’enquêteur examine le dossier, trouve rien – pas de preuves, pas de témoins. L’enquêteur envoit le dossier au Procureur qui décide immédiatement leur libération le même jour, 16h32. Ils rentrent chez eux, soulagés. Mais le 27 août, à 20 heures , la radio annonce leur radiation de l’armée dans l’émission des armées sur la radio Centrafrique. Fort Papy comprend : Yarkokpa règle un compte en raison de son conflit avec son frère. D’ailleurs le commandant Yarkokpa leur avait dit clairement avant qu’il ferrai tout pour les radier de l’armée nationale. Ainsi, le commandant Yarkokpa appelle son cousin, ministre de la Défense, qui valide auprès du chef d’état-major. Innocentés par la justice, ils sont virés quand même.

 

Un criminel intouchable

 

Le commandant Yarkokpa est une honte. Au fleuve, il fait passer du Tramadol avec ses neveux et cousins. À l’aéroport international Mpoko, il tabasse Freddy pour le faire taire. À la SRI, il monte des dossiers bidon contre Fort Papy et Tanguy par vengeance. Il vole motos, téléphones, argent,  de l’or et de diamant : près de800 million de francs CFA de dommage chez des Franco-Algériens en juin 2024Il influence le DG, la gendarmerie, même le président, pour ses galons. Ouadole Freddy, Wassarandji Vanny, Dongomalé Dieubeni, Selekoy Tanguy : quatre vies brisées par un mafieux qui pourrit Bangui. Combien encore avant qu’on l’arrête ?

 

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Les Oiseaux de Même Plumage Volent Ensemble : Jackson Mazette, Le Voleur Qui Crie au Voleur

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Les Oiseaux de Même Plumage Volent Ensemble : Jackson Mazette, Le Voleur Qui Crie au Voleur

 

Centrafrique.org/jackson-mazette-le-manipulateur-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge-et-despionnage/monsieur-jackson-mazette/” rel=”attachment wp-att-59721″ data-wpel-link=”internal”>Les Oiseaux de Même Plumage Volent Ensemble : Jackson Mazette, Le Voleur Qui Crie au Voleur
Monsieur Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Jackson Mazette, ancien cadre du MLPC, tente de se refaire une image en attaquant son ancien parti et son ex-allié Martin Ziguélé. Pour se donner de l’importance et se repositionner politiquement, il a monté de toutes pièces une fausse affaire, accusant Ziguélé d’avoir détourné des fonds destinés aux soins de Colbert Zemehoul.

 

Mais derrière cette mascarade, Jackson Mazette cache son propre passé de voleur et de manipulateur. Son comportement erratique, caractérisé par des troubles mentaux connus, son opportunisme et ses vols répétés font de lui un homme sans aucune crédibilité.

 

En effet, tout a commencé il y a quelques jours par la publication sur les réseaux sociaux d’un document rédigé de bout en bout par Jackson Mazette. Dans ce texte, il accuse publiquement Martin Ziguélé d’avoir détourné une somme d’argent destinée aux soins de Colbert Zemehoul, un membre de sa famille, mort en France. Mazette prétend que ces fonds auraient dû lui permettre de se soigner et que son décès serait lié à ce supposé détournement.

 

Or, tout cela n’est qu’un pur mensonge. Un délire mental bien connu de cet homme qui atteint bientôt 80 ans. En réalité, tout a été fabriqué de toutes pièces par Jackson Mazettelui-même, dans une tentative désespérée de créer un faux scandale autour de Ziguélé.

 

Derrière cette mise en scène grossière, les véritables raisons de cette attaque sont ailleurs. Selon plusieurs sources proches de sa famille, Mazette souffre depuis longtemps de graves troubles psychiatriques. Récemment interné pour des problèmes de santé mentale, son comportement erratique et ses accusations fantaisistes sont bien connues. Ce dernier coup d’éclat ne fait que confirmer son état de confusion totale.

 

Mais Jackson Mazette n’en est pas à son premier coup. Ce n’est pas simplement un homme qui accuse à tort, c’est un voleur qui crie au voleur. Il est bien connu au sein du MLPC comme un opportuniste, prêt à tout pour s’enrichir.

 

En 2008, alors que le MLPC cherchait un siège provisoire en attendant la construction de ses propres locaux, Mazette a proposé sa salle de cinéma au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui. Il a assuré au bureau politique du parti que ses locaux étaient disponibles et sécurisés.

 

Le MLPC, pensant pouvoir lui faire confiance, a décidé d’installer temporairement son siège dans cette salle de cinéma, en payant un loyer mensuel.

 

Tout semblait fonctionner normalement jusqu’à un moment où le MLPC a décidé d’y installer une école du parti pour former ses jeunes. Martin Ziguelé, Président du MLPC, de retour d’Europe, a fait livrer un important lot d’équipements électroniques pour moderniser le siège et permettre également la formation des jeunes militants du MLPC.

 

Les équipements livrés comprenaient notamment :

  • Des ordinateurs portables et fixes
  • Des imprimantes et leurs consommables ainsi que des photocopieurs
  • Des groupes électrogènes pour assurer une alimentation continue

 

Mais très vite, quelques mois plus tard, les disparitions ont commencé.

 

Après l’installation du matériel, les premiers ordinateurs avaient déjà disparu. Quelques jours plus tard, les imprimantes suivaient. Enfin, les groupes électrogènes se sont volatilisés.

 

En quelques semaines, , tout le matériel avait disparu, sans la moindre trace d’effraction.

 

Face aux interrogations des membres du bureau politique du MLPC, Mazette a tenté une défense maladroite : il a immédiatement accusé son propre cousin, qui faisait office de gardien du siège.

 

Mais au sein du parti, personne comprend ce qui se passe. Son cousin, également un militant du MLPC de longue date, ne présentait pas le trait d’un voleur. Mais peut être, l’homme est l’homme.

 

Malgré cela, pour éviter que l’affaire ne s’ébruite et ne ternisse l’image du MLPC, la direction du parti a décidé de laisser tomber l’affaire, considérant que tout était déjà perdu.

 

Les équipements avaient disparu, et Mazette s’en était tiré sans encombre.

 

Mais le vol ne pouvait pas toujours rester caché.

 

Un jour, Jackson Mazette s’est trahi lui-même. Pensant que l’affaire des équipements volés avait été définitivement oubliée, il a pris trois des ordinateurs volés et l’a amené à un ingénieur télécom, feu Abel Ténguéré.

 

Il lui a demandé de remettre l’appareil à zéro, prétextant que c’était des ordinateurs que ses enfants en France lui avaient envoyé et qu’il voulait le vendre.

 

Mais une fois chez lui, Abel Ténguéré a commencé à travailler sur l’appareil. À sa grande surprise, il découvre des documents internes du MLPC, des fichiers confidentiels concernant Martin Ziguélé et la gestion stratégique du parti.

 

Ne pouvant ignorer une telle découverte, Abel Ténguéré a immédiatement pris contact avec des membres du bureau politique du MLPC. Il leur a expliqué ce qu’il avait trouvé et leur a montré les fichiers.

 

Le choc fut total. Les cadres du MLPC ont compris que Mazette ne s’était pas contenté de les caresser, mais vole également des équipements du parti comme un enfant mal éduqué.

 

Face à cette révélation, le bureau politique du MLPC, dans sa décision,    a convoqué Mazette, mais au lieu de déclencher un scandale, Martin Ziguélé a préféré étouffer l’affaire :

“C’est un cadre du parti, il faut éviter que cette histoire ne salisse l’image du MLPC”, a déclaré Martin Ziguelé au bureau politique.

 

L’affaire est donc restée en interne, enterrée pour éviter que le parti ne soit éclaboussé par un scandale de vol.

 

Mais Mazette, lui, a continué comme si de rien n’était, convaincu qu’il pouvait continuer ses manœuvres sans jamais être inquiété.

 

Les oiseaux de même plumage volent ensemble. Comme le disent les ancêtres, le régime en place est un repaire de voleurs et de criminels, et Jackson Mazette l’a bien compris.

 

À presque 80 ans, Jackson Mazette sait que ses jours sont comptés. Son ventre le guide plus que sa conscience, et il est prêt à tout pour s’assurer une place à la table du régime, quitte à trahir, mentir et accuser ceux qui l’ont autrefois soutenu.

 

Mais dans ce système où chacun cherche à voler plus que l’autre, il ne suffit pas de quémander. Il faut se rendre utile, prouver sa loyauté à la mafia en place.

 

Jackson Mazettel’a bien compris : pour espérer obtenir une part du gâteau, il faut d’abord monter des faux scandales, accuser ceux qui sont encore debout, salir leurs noms.

 

Son objectif ? Récupérer un statut, obtenir des financements, se faire accepter par ceux qui tiennent aujourd’hui le pouvoir.

 

Mais la honte ne l’arrête pas. Notre cellule d’investigation a d’autres informations, et ce dossier est loin d’être clos.

 

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Centrafrique : Victoire judiciaire pour Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, qui regagne sa maison après un long combat contre l’ASECNA

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Centrafrique : Victoire judiciaire pour Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, qui regagne sa maison après un long combat contre l’ASECNA

 

Centrafrique.org/flash-info-violente-agression-de-lancienne-ministre-marie-solange-pagonendji-ndakala-par-des-elements-de-la-gendarmerie/lancienne-ministre-marie-solange-pagonendji-ndakala/” rel=”attachment wp-att-84651″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Victoire judiciaire pour Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, qui regagne sa maison après un long combat contre l’ASECNA
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un nouveau chapitre s’écrit dans l’affaire rocambolesque opposant l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji-Ndakala à l’ASECNA (Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar). Après des mois de batailles judiciaires caractérisée par des abus de pouvoir, des expulsions violentes et des tentatives d’intimidation, la Cour de cassation a tranché en faveur de Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, lui permettant de réintégrer sa maison depuis quelques jours. Une victoire qui dévoile la ténacité de certains magistrats intègres malgré un système gangréné par la corruption, mais qui pose aussi des questions persistantes sur le fond du dossier immobilier impliquant l’ASECNA et l’État centrafricain.

 

Une expulsion sans respect un combat acharné

 

Tout commence en octobre 2024, lorsque l’ASECNA, sous l’impulsion de son avocat Me Blaise Fleury Hotto et avec le soutien du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, obtient en référé une décision expresse du tribunal de première instance. Le 25 octobre 2024, le lieutenant Bissakonou de la Gendarmerie Nationale, sur ordre direct du ministre, expulse violemment Marie-Solange Pagonendji-Ndakala de sa résidence située dans l’ancienne cité ASECNA à Bangui. Ses biens sont jetés dans la rue, et elle est contrainte de dormir dans le garage de sa propre maison, sous la surveillance de gendarmes qui verrouillent l’accès.

 

Pourtant, Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala détient un titre foncier parfaitement légal, le TF 557, acquis en 2011 lors d’une vente organisée par l’État centrafricain. Ce titre, d’une superficie de 6 hectares, trouve son origine en mars 1948, lorsqu’il était propriété de l’État français, affecté à l’Aviation Civile. Transféré au domaine privé de l’État centrafricain en 1974, le terrain est morcelé et vendu à des particuliers après le refus de l’ASECNA, simple affectataire, d’investir un milliard de FCFA dans sa rénovation.

 

Devant cette expulsion illégale, Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala et son avocat portent l’affaire devant la Cour d’appel de Bangui. Cette dernière annule la décision de première instance, jugeant que le référé ne pouvait trancher un litige nécessitant un examen au fond. Mais l’exécution de cette décision est bloquée par une intervention scandaleuse du procureur de la République, Benoît Narcisse Foukpio alias Donner la mort. Celui-ci menace l’huissier chargé de réinstaller Mme Pagonendji : « Si vous la faites rentrer, j’envoie l’armée, pas les gendarmes, mais des militaires lourdement armés ». Intimidé, l’huissier abandonne la procédure.

 

La Cour de cassation, un sursaut de dignité judiciaire

 

Refusant de céder, Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala et son avocat saisissent la Cour de cassation, dénonçant l’obstruction du procureur et l’inaction face à la décision de la Cour d’appel. En février 2025, la plus haute juridiction centrafricaine rend un arrêt clair : la décision de la Cour d’appel doit être exécutée sans délai. Quelques jours plus tard, Marie-Solange Pagonendji-Ndakala regagne enfin sa maison, mettant fin à des mois d’humiliation et de précarité.

 

Cette victoire est saluée comme un hommage à certains magistrats qui, dans un océan de corruption, maintiennent leur intégrité. « Bravo à ces juges qui rappellent que la justice peut encore exister en Centrafrique », déclare un observateur proche du dossier. Elle contraste avec les agissements du quatuor Abazène-Foukpio-Gambou-Hotto, accusé de manipuler le système judiciaire au profit de l’ASECNA et de leurs propres intérêts.

 

Le fond du dossier : un imbroglio immobilier aux enjeux colossaux

 

Si Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala a retrouvé son bien, le dossier est loin d’être clos. L’affaire s’inscrit dans une stratégie plus vaste de l’ASECNA, qui revendique des terrains qu’elle n’a jamais légalement possédés. Outre la cité ASECNA, l’agence vise des propriétés stratégiques : les bâtiments en face du lycée Marie-Jeanne Caron (où siège le ministère de la Défense), ceux du ministère des Transports, du BARC (Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain), des villas de la CNSS, et même une partie de l’aéroport de Bangui-Mpoko. Pourtant, ses propres textes fondateurs et la Convention de 1974 la désignent comme simple usufruitière, non propriétaire.

 

L’ASECNA a déposé des plaintes tous azimuts : contre les particuliers ayant acheté ces terrains à l’État (comme Mme Marie-Solange Pagonendji-Ndakala), mais aussi contre le ministère des Finances et sa Direction de la Conservation Foncière, exigeant le transfert des titres fonciers à son nom. Une démarche paradoxale, puisque l’État, propriétaire légal, a vendu ces parcelles en toute transparence en 2011, et que l’ASECNA ne détient aucun titre foncier pour appuyer ses prétentions.

 

Actuellement, le dossier est examiné au fond par la justice centrafricaine. L’enjeu est de déterminer la validité des titres fonciers des acheteurs, dont celui de Mme Pagonendji (TF 557), face aux revendications infondées de l’ASECNA. Parallèlement, l’agence poursuit son offensive contre le ministère des Finances, dans une situation ubuesque où le ministère des transports et de l’aviation civile semble soutenir une plainte contre lui-même, sans qu’aucune commission interne ne soit mise en place pour clarifier ce conflit interne à l’État.

 

Une lueur d’espoir dans un système en crise

 

Le retour de Marie-Solange Pagonendji-Ndakala dans sa maison est une victoire symbolique, mais elle ne résout pas les dysfonctionnements profonds révélés par cette affaire. La prédation immobilière, instrumentée par des figures comme Arnaud Djoubaye Abazène, Benoît Narcisse Foukpio, le juge Gambou Jean Bruno et Me Blaise Fleury Hotto, menace la sécurité juridique du pays. Si l’ASECNA parvient à invalider des titres fonciers légalement délivrés, c’est l’ensemble du système foncier centrafricain qui risque de s’effondrer.

 

En attendant, Mme Pagonendji reprend possession de son bien, et les travaux de sa maison, interrompus par son expulsion, ont repris. Mais le combat judiciaire continue, avec en toile de fond une question essentielle : l’État centrafricain parviendra-t-il à protéger son patrimoine et les droits de ses citoyens face à une agence technique aux ambitions démesurées et à une poignée de responsables corrompus ? La réponse se joue maintenant devant les tribunaux.

 

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« Une monnaie ne crée pas l’économie, c’est l’économie qui donne sa valeur à une monnaie », selon  Martin Ziguélé

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« Une monnaie ne crée pas l’économie, c’est l’économie qui donne sa valeur à une monnaie », selon  Martin Ziguélé

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-fete-ses-43-ans/le-president-du-mlpc-martin-ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes/” rel=”attachment wp-att-54195″ data-wpel-link=”internal”>« Une monnaie ne crée pas l’économie, c’est l’économie qui donne sa valeur à une monnaie », selon Martin Ziguélé
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entretien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 10 février dernier, le président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro a lancé le Memecoin , présenté comme une innovation capable de moderniser le système financier de la République centrafricaine. Ce projet, selon son créateur,  devait renforcer l’indépendance économique du pays en misant sur la technologie blockchain et une nouvelle forme de monnaie virtuelle.

 

Mais lors d’une émission sur la radio Guira FM de la Minusca, l’ancien premier ministre et député Martin Ziguélé a rappelé qu’une monnaie ne peut compenser l’absence d’une économie réelle. « Une monnaie ne crée pas l’économie, c’est l’économie qui lui donne sa valeur », a-t-il affirmé. Selon lui, le lancement du Memecoin  ne s’inscrit pas dans une stratégie de développement solide.

 

Les centrafricains, quant à eux, critiquent la vision du président Baba Kongoboro . Ils estiment que ce dernier se laisse influencer par des intérêts douteux et collabore avec des acteurs aux pratiques contestables, notamment des mafieux camerounais, dans l’espoir de sortir d’une situation économique difficile. « Le président Touadéra aime l’argent, mais il manque de discernement. Son approche repose sur des partenariats risqués plutôt que sur des fondements productifs et une politique économique claire », indique le député Martin Ziguelé.

 

Des réactions sur les réseaux sociaux témoignent également d’un désenchantement face à cette initiative. Plusieurs citoyens soulignent que l’introduction d’un nouvel instrument financier sans développement concret des secteurs productifs risque d’aggraver la situation économique du pays. L’enthousiasme affiché lors du lancement semble déconnecté de la réalité du terrain, où les besoins prioritaires demeurent l’accès à la production et à la consommation locale.

 

Les propos de Martin Ziguélé interviennent dans un climat de tension autour de la politique monétaire actuelle. Les critiques convergent vers une même idée : une monnaie, même innovante, ne peut pallier l’absence d’une économie solide et structurée. Le député appelle à recentrer l’action gouvernementale sur le développement des secteurs stratégiques et sur la mise en place d’une réglementation stricte pour éviter des dérives similaires à l’initiative du Memecoin.

 

Face à cette situation, le débat reste ouvert sur la voie à suivre pour assurer une stabilité durable à la République centrafricaine.

 

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Centrafrique : Les griots du pouvoir, ou la honte d’une dictature décomplexée…

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Centrafrique : Les griots du pouvoir, ou la honte d’une dictature décomplexée…

 

Centrafrique : Les griots du pouvoir, ou la honte d’une dictature décomplexée…
Mathurin Dimbélé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Chaque jour qui passe, au pays de Zo Kwé Zo, pays de Barthelemy Boganda, le régime de Faustin-Archange Touadéra s’enfonce chaque jour un peu plus dans une dérive autoritaire insupportable, porté par une bande de flatteurs serviles – ces “griots du pouvoir”,  qui osent encore prétendre à une quelconque légitimité. Avec la constitution de 2023, taillée pour offrir un troisième mandat à Touadéra – et pourquoi pas davantage ? –, tout a basculé. Le président, son Premier ministre, les membres du gouvernement et leurs soutiens, protégés par les mercenaires de Wagner, pensent pouvoir tout se permettre. Jusqu’où ira cette comédie tragique ? L’histoire de Dominique Yandocka, député du 4e arrondissement de Bangui, montre à quel point ce pouvoir est prêt à tout pour écraser ceux qui le défient….

Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Dominique Yandocka : la cible d’un régime aux abois….

 

Dominique Yandocka, une voix qui dérange dans un pays où l’opposition est réduite au silence, a raconté son calvaire sur la Radio France Internationale (RFI). À en croire à ses propos, le 15 décembre 2023, un commando l’a arraché de chez lui à 4 heures du matin, “sur instruction directe” de Touadéra, sans aucun respect pour son immunité de député. Une année en prison, neuf mois cloué dans un fauteuil roulant, un empoisonnement suspect le 9 février 2024, suivi de 36 heures de coma : voilà ce qu’il a enduré. “Tout ça vient d’un plan monté à la présidence”, accuse-t-il, persuadé qu’on veut salir son casier judiciaire pour l’écarter des Élections.

 

Libéré après une condamnation douteuse d’un an,  exactement la durée de sa détention, quel hasard ! !! Mais  Yandocka crie son innocence et attend un jugement en cassation. Mais Les griots du pouvoir ne lâchent pas. D’après le journal en ligne Corbeau News Centrafrique, le 23 janvier 2025, le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, a tout fait pour l’empêcher de partir se soigner en France, poussé par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazène. Il a fallu que le tribunal administratif s’en mêle pour lui arracher ce droit,  une exception rare dans un pays où la justice plie sous les ordres….

 

La réponse pathétique de Mathurin : un griot en service commandé….

 

Pour répondre à ces accusations, le pouvoir de Baba Kongoboro a dégainé son arme favorite : la propagande grotesque à travers Les griots du pouvoir. Dans une “édition spéciale” sur les antennes de la radio Centrafrique aux ordres, Mathurin Dimbélé Nakoé, présenté comme un porte-voix du régime, a tenté de discréditer Yandocka. Et quel choix édifiant ! Mathurin, condamné par le passé sous François Bozizé pour détournement de fonds publics, est aujourd’hui recyclé en défenseur zélé de Touadéra. Sa prestation est un concentré de cynisme et d’absurdité.

 

“Absurde”, répète-t-il sans cesse, rejetant l’idée d’une arrestation commandée par Touadéra en vantant un soi-disant respect de la séparation des pouvoirs. “Le président ne donne pas d’ordres à la justice”, affirme-t-il, oubliant que l’immunité de Yandocka a été violée sans forme de procès. L’empoisonnement ?Des mensonges”, tranche-t-il sans la moindre preuve, ajoutant que “personne n’en a entendu parler”,  comme si le black-out imposé par le régime prouvait quoi que ce soit.

 

Et puis, il y a cette phrase odieuse sur les séquelles de Yandocka : “S’il n’avait pas été soigné, il serait mort”. Une menace à demi-mot, suivie d’un conseil perfide : “Qu’il reste tranquille et profite.” En clair : tais-toi, ou ça finira mal. Ce ton hautain, ce mépris pour un député élu, montrent à quel point ces griots se sentent intouchables sous la protection de Wagner….

 

Une constitution truquée et un pouvoir sans scrupules….

 

Tout repose sur cette constitution de 2023, adoptée lors d’un référendum que l’opposition a refusé de cautionner. Elle ouvre grand la porte à Touadéra pour rester en place aussi longtemps qu’il le voudra, selon Mathurin, “tant que sa santé tient“. Quant à l’article qui barre la route aux binationaux comme Yandocka, Anicet-Georges Dologuélé ou Crépin Mboli-Goumba, c’est une arme pour éliminer toute concurrence. Mathurin ose même lancer à Yandocka d’aller “se présenter en France” s’il tient tant à sa double nationalité ,  une insulte qui résume l’arrogance du régime.

 

Et cette histoire de “troisième mandat” qui serait en fait un “premier mandat” sous la 7e République ? Un jeu de mots pitoyable qui ne dupe personne, sauf peut-être Mathurin et sa clique, trop heureux de servir leur maître….

 

Wagner et les intouchables : l’ombre des mercenaires….

 

Ce pouvoir fanfaronne grâce à Wagner, ces Russes qui pillent le pays en échange de leur soutien armé. Touadéra et ses fidèles ont “les gros dos”, comme on dit à Bangui : ils se savent hors d’atteinte tant que ces mercenaires veillent sur eux. Une alliance honteuse qui achève de vendre la RCA à des intérêts étrangers….

 

Un peuple oublié, une opposition étouffée….

 

Le peuple centrafricain, usé par des années de chaos, regarde ce désastre se dérouler. Mathurin prétend que “personne ne s’intéresse à l’affaire Yandocka”. Faux : c’est la peur et la censure qui musellent les voix. Quand Yandocka réclame un dialogue pour une vraie alternance, Mathurin ricane, parle de “bêtises” et d’“amusement”. Le message est net : le régime se moque de la démocratie….

 

Jusqu’à quand ce cauchemar ?

 

La République centrafricaine étouffe sous un pouvoir qui ne connaît plus de bornes. Des griots comme Mathurin, anciens voleurs devenus porte-parole, incarnent cette chute : une élite pourrie, sans honneur ni retenue, qui piétine les droits et la dignité d’un peuple à bout de souffle. Dominique Yandocka, avec ses défauts, reste un symbole de résistance face à cette dictature qui ne se cache même plus. Mais combien de temps tiendra-t-il ? Et combien de temps les Centrafricains supporteront-ils cette infamie ? Une chose est sûre : avec Wagner dans l’ombre et Mathurin au micro, le pays n’a pas fini de souffrir….

 

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Coups d’État en RCA : Comment les putschs ont détruit les rêves de développement du pays

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Coups d’État en RCA : Comment les putschs ont systématiquement détruit les rêves de développement

 

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L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Une spirale infernale qui a transformé la “Suisse d’Afrique” en État fragile

 

Bangui, CNC. Dans son analyse lucide “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO démontre comment chaque Coups d’État en RCA  a non seulement interrompu brutalement les dynamiques de développement mais a également détruit les acquis des régimes précédents, entraînant le pays dans une spirale régressive dont il peine encore à sortir.

 

Un premier coup fatal : la chute de Dacko en 1966

 

À la veille du putsch du 31 décembre 1965, la Centrafrique affichait un semblant de stabilité institutionnelle. Mais les tensions internes, le refus de l’Assemblée nationale d’augmenter le budget militaire et l’incapacité du président David Dacko à tenir tête aux ambitions grandissantes de son chef d’état-major, Jean-Bedel Bokassa, ont abouti à un coup d’État qui a marqué le début d’une militarisation de la vie politique.

 

L’installation de Bokassa au pouvoir a entraîné une centralisation autoritaire, puis une dérive monarchique coûteuse. Si certaines infrastructures ont été modernisées, la mauvaise gestion et la répression ont isolé le pays jusqu’à l’intervention française de 1979.

 

L’opération Barracuda : quand la France renverse son propre allié

 

Le renversement de Bokassa en 1979, sous prétexte de restaurer la démocratie, n’a été qu’un nouvel épisode de manipulation politique. Jean-Bedel Bokassa, qui bénéficiait du soutien de la France pendant une décennie, est brutalement destitué par l’intervention militaire de l’ancienne puissance coloniale. David Dacko, ramené au pouvoir, se retrouve rapidement dépassé, conduisant à un nouveau coup d’État en 1981 orchestré par André Kolingba.

 

Le pays plonge alors dans un cycle de gouvernements militaires, chacun consolidant son pouvoir à travers un clientélisme exacerbé et une répression accrue. Pendant ce temps, les investisseurs étrangers désertent, les infrastructures se détériorent et les institutions sont affaiblies.

 

De 1981 à 2003 : une instabilité chronique

 

Entre 1981 et 2003, la Centrafrique enregistre une multiplication de putschs et de tentatives de coups d’État, chaque régime échouant à instaurer une stabilité durable. Kolingba, puis Patassé, tentent d’asseoir leur autorité sur un État déjà délité. L’absence de politiques économiques cohérentes, combinée à des crises internes et à la défiance croissante des bailleurs de fonds, mène à l’effondrement du tissu économique.

 

L’économie centrafricaine, autrefois en expansion grâce aux ressources naturelles et à une industrie naissante, sombre dans une dépendance aux aides internationales. Les élites politiques privilégient leur maintien au pouvoir au détriment des réformes structurelles.

 

2003 : L’illusion du changement avec François Bozizé

 

Le coup d’État de François Bozizé en 2003, salué comme une alternative prometteuse après la chute de Patassé, suit le même schéma que ses prédécesseurs. Les promesses de réformes et de reconstruction se heurtent rapidement aux réalités du pouvoir : corruption endémique, manque de vision économique, tensions ethniques et conflits avec les groupes armés.

 

Les soutiens internationaux, initialement optimistes, finissent par se détourner face à l’échec du régime à restaurer l’ordre et à relancer l’économie. En l’absence d’une gouvernance efficace, l’État perd le contrôle sur des pans entiers du territoire.

 

2013 : La Séléka et l’effondrement total de l’État

 

Avec la chute de Bozizé et l’arrivée de la Séléka en 2013, la RCA entre dans une nouvelle ère de chaos. Ce coup d’État, marqué par des violences généralisées et des exactions, plonge le pays dans un cycle infernal d’anarchie et de guerres intercommunautaires.

 

Le retrait progressif des forces de l’ordre, la fragmentation du pays entre milices rivales et l’intervention internationale n’empêchent pas la dégradation continue des conditions de vie. La RCA devient un État totalement dépendant des acteurs extérieurs, avec une souveraineté limitée et une économie à l’agonie.

 

Les conséquences économiques et sociales des coups d’État

 

Les effets destructeurs des coups d’État sur le développement de la RCA sont multiples :

  • Interruption systématique des projets de développement Chaque putsch entraîne l’arrêt brutal des réformes engagées, bloquant la mise en place d’une politique économique cohérente.
  • Fuite des capitaux et des investisseurs L’incertitude politique empêche tout investissement à long terme, privant le pays des financements nécessaires à sa croissance.
  • Dégradation des infrastructures

Routes, écoles, hôpitaux et usines sont laissés à l’abandon ou détruits lors des conflits, retardant tout effort de reconstruction.

  • Affaiblissement des institutions et désorganisation de l’administration Les fonctionnaires démotivés, les services publics dysfonctionnels et la corruption généralisée empêchent toute stabilité administrative.

 

La RCA peut-elle briser ce cycle ?

 

Sortir de cette spirale infernale nécessiterait un engagement ferme des élites politiques et de la société civile en faveur d’une alternance pacifique. Les solutions résident dans :

  • Le respect des institutions démocratiques Seule une stabilité institutionnelle peut garantir un environnement propice aux investissements et aux réformes.
  • Un consensus national sur la nécessité de la paix Une réconciliation véritable entre les différentes composantes politiques et ethniques du pays est indispensable.
  • Un engagement des forces de sécurité pour la protection des institutions L’armée et les forces de l’ordre doivent être réformées pour jouer un rôle neutre et protecteur de la Constitution.

 

Si la RCA ne parvient pas à rompre avec la tradition des coups d’État, elle restera enfermée dans un cercle vicieux où chaque putsch anéantira les espoirs de développement et repoussera l’émergence du pays à une date toujours plus lointaine.

 

 

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« Une spirale inflationniste qui ne se justifie pas » : quand le gouvernement découvre l’augmentation des prix qu’il a lui-même provoquée

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« Une spirale inflationniste qui ne se justifie pas » : quand le gouvernement découvre l’augmentation des prix qu’il a lui-même provoquée

 

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Marché central de Bangui, capitale de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain s’alarme de l’augmentation des prix des produits de première nécessité, dénonçant des augmentations « illicites ». Pourtant, ce sont ses propres décisions qui ont rendu la vie encore plus chère : barrages routiers incontrôlés, taxation abusive, explosion du prix du carburant. Derrière les discours officiels, ce sont bien les autorités qui alimentent cette crise.

 

Un gouvernement qui feint la surprise face à sa propre politique

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Bangui, le ministre de la Communication Maxime Balalou a alerté les opérateurs économiques sur l’augmentation des prix du ciment, du sucre, de l’huile de palme et du sel, pointant du doigt des hausses « injustifiées ». Mais la vraie cause de cette flambée des prix est connue de tous : en 2022 et 2023, le gouvernement a presque doublé le prix du carburant, entraînant une augmentation automatique des coûts de transport et de tous les produits sur le marché.

 

Aussitôt, les Centrafricains en subissent directement les conséquences. Le transport étant plus cher, le moindre sac de farine ou bidon d’huile devient inaccessible, et cela ne concerne pas uniquement Bangui. Dans les villes de province comme Bozoum, Bria, Bakouma, Obo, Bambari ou Bangassou, où les routes sont en piteux état, les prix atteignent des niveaux encore plus absurdes. Mais le gouvernement préfère se focaliser sur Bangui, ignorant totalement la situation dans l’intérieur du pays.

 

Un réseau de rackets organisé sur les routes

 

Le problème ne se limite pas à l’augmentation des prix du carburant. Les routes du pays sont infestées de barrages tenus par les forces de sécurité, les douaniers, les militaires et les gendarmes, chacun imposant sa propre taxe.

 

Un commerçant de Bossangoa raconte :

 

« Entre Béloko et Bossangoa en passant par Bozoum et Bocaranga, il y a tellement de barrages qu’on finit par payer plus en “taxes” qu’en frais de transport. Chaque checkpoint, c’est 2 000, 5 000, parfois 10 000 francs CFA. Quand on arrive enfin, on est obligé d’augmenter les prix pour ne pas travailler à perte ».

 

Le gouvernement sait parfaitement que ces pratiques existent depuis des années. Mais au lieu d’agir, il laisse faire, pendant que les prix grimpent et que les consommateurs souffrent.

 

Un marché intérieur totalement abandonné

 

Alors que les autorités surveillent les prix dans les marchés de Bangui, elles ne se préoccupent pas du tout de la situation à l’intérieur du pays. À Obo, Bria ou Bocaranga, les routes sont quasiment impraticables, rendant le transport des marchandises encore plus coûteux.

 

Un habitant de Bocaranga témoigne :

 

« Ici, tout est hors de prix. Un sac de ciment qui coûte 9 500 francs à Bangui est vendu à plus de 20 000 chez nous. Le sucre, c’est le double. Le gouvernement fixe des prix, mais il ne fait rien pour assurer l’approvisionnement. Prenez un exemple, entre Bocaranga et Mbaïmboum, une distance de moins de 150 kilomètres,  on y trouve pas moins de 10 barrières des forces de l’ordre, où on trouve des policiers, des gendarmes, des douaniers parfois, des soldats FACA. Et à chaque passage, il faut payer, et ce n’est pas moins de 2000 francs CFA. Et la finalité? La hausse des prix sur le marché. Mais ça là, le gouvernement ne voit pas et parle de la hausse des prix sans réellement affronter les vraies causes  ».

 

Au lieu d’investir dans l’entretien des routes et la suppression des barrages illégaux, les autorités se contentent de menacer les commerçants, comme si l’inflation venait de nulle part.

 

Une hausse des prix qui profite aux proches du pouvoir

 

Derrière cette crise, certains tirent leur épingle du jeu. Pendant que la population lutte pour survivre, des réseaux mafieux bien placés profitent de la situation. Les barrages routiers sont maintenus car ils enrichissent ceux qui les contrôlent et leurs chefs à Bangui.

 

Le gouvernement dénonce l’inflation, mais il est le premier responsable de cette situation. Tant que les routes resteront en mauvais état, que les taxes abusives se multiplieront et que le prix du carburant restera hors de contrôle, les Centrafricains continueront de payer le prix fort, pendant que les profiteurs du système s’enrichissent en toute impunité.

 

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Réunions à gogo à Bangui : le gouvernement brasse-t-il du vent avant la table ronde ?

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Réunions à gogo à Bangui : le gouvernement brasse-t-il du vent avant la table ronde ?

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-prisonniere-de-wagner-couple-avec-la-corruption-et-incompetence-des-autorites-voici-le-cocktail-mortel-du-pnd-2024-2028-adopte-dimanche/ministre_de_economie_filakota/” rel=”attachment wp-att-83400″ data-wpel-link=”internal”>Réunions à gogo à Bangui : le gouvernement brasse-t-il du vent avant la table ronde ?
Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À Bangui, les réunions se suivent et se ressemblent. Le mercredi dernier, une nouvelle rencontre a réuni les partenaires techniques et financiers avec le gouvernement centrafricain. Au cœur des discussions : les préparatifs de la fameuse table ronde pour finaliser le Plan national de développement (PND RCA). Le ministre du Plan, Richard Filakota, était là, tout sourire, pour parler d’organisation et de projets prioritaires. On nous promet des fonds levés auprès des bailleurs, une belle enveloppe pour relancer le pays. Mais à force d’entendre ces annonces, on finit par se poser la question : est-ce qu’on avance vraiment ou est-ce juste du bruit pour rien ?

 

Le journal de la Radio Centrafrique a bien relayé l’événement. On y apprend que février est le mois des préparatifs de la table ronde, avec des listes de projets à boucler. Mars, lui, sera consacré à la logistique  de cette table ronde: choisir les lieux, désigner les responsables, coordonner les équipes. Tout ça sonne bien sur le papier. Le ministre Richard Filakota insiste : avec les partenaires habituels, ceux qui soutiennent la Centrafrique depuis des années, tout devrait se passer sans accroc. Pourtant, entre les lignes, on sent une certaine hâte, presque une improvisation. Comme si Bangui voulait montrer une belle vitrine sans avoir fini de ranger l’arrière-boutique.

 

Et ce n’est pas la première fois qu’on entend ce genre de discours. Des réunions, il y en a eu d’autres. Avec la Russie pour parler carburant et éducation, avec l’Union européenne pour l’état civil, avec le Kenya pour la sécurité. À chaque fois, on sort les micros, on fait des déclarations, on signe des papiers. Mais après ? Les hôpitaux, comme celui de Bangui, restent en crise, le bloc opératoire fermé depuis début février. Les routes ne s’améliorent pas, et la population continue de jongler avec le peu qu’elle a. Alors, cette table ronde, est-ce une vraie solution ou juste une énième table ronde pour faire bonne figure ?

 

Les Centrafricains ont de quoi douter. Quand on parle de lever des fonds, on imagine des milliards qui arrivent, mais combien finissent vraiment dans les poches des projets promis ? Les partenaires techniques et financiers, eux, sont habitués à ces grandes messes. Ils écoutent, ils notent, ils promettent. Mais entre les annonces de Bangui et la vie quotidienne des gens, il y a un fossé qui ne se comble pas si facilement. Le gouvernement jure qu’il veut aller “sereinement” vers cette table ronde. Sereinement, peut-être, mais à quel prix pour ceux qui attendent du concret ?

 

En attendant, les réunions défilent, les ministres parlent, et les micros de la Radio Centrafrique captent tout. La table ronde approche, mais à Bangui, on pourrait se demander si tout ce remue-ménage ne sert qu’à brasser du vent. Les mois à venir diront si les belles paroles d’aujourd’hui se transforment en routes, en écoles ou en hôpitaux qui fonctionnent. Pour l’instant, c’est surtout une ville qui parle beaucoup, mais qui avance peu.

 

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Santé publique : le ministre Pierre Somsé en difficulté face au Fonds mondial….

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Santé publique : le ministre Pierre Somsé en difficulté face au Fonds mondial….

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-ministre-de-la-sante-dr-pierre-somse-un-citoyen-en-peril-face-a-la-nouvelle-constitution-de-touadera/pierre-somse/” rel=”attachment wp-att-66539″ data-wpel-link=”internal”>Santé publique : le ministre Pierre Somsé en difficulté face au Fonds mondial….
Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de la Santé, Pierre Somsé, a dû faire face il y’a quelques jours à une délégation du Fonds mondial venue examiner l’utilisation des financements alloués à la Centrafrique. Officiellement, il s’agissait de faire le point sur les avancées et d’identifier d’éventuels ajustements. En réalité, le gouvernement est sous pression pour justifier des fonds mal gérés, alors que les infrastructures sanitaires restent délabrées et que les détournements gangrènent le secteur….

 

Une gestion chaotique et des financements détournés….

 

Depuis plusieurs années, le Fonds mondial finance la lutte contre le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose. En théorie, ces investissements devraient permettre d’améliorer les infrastructures sanitaires et l’accès aux soins. Mais sur le terrain, les hôpitaux manquent de tout : matériel médical inexistant, médicaments introuvables.

 

Les partenaires internationaux s’inquiètent de la mauvaise gestion chronique des fonds de la santé. Un récent audit a dévoilé des irrégularités massives dans l’attribution des marchés publics liés aux équipements médicaux et aux traitements. Des détournements qui ne font l’objet d’aucune sanction, pendant que les patients continuent de mourir faute de soins….

 

La mise en scène autour des médicaments russes….

 

Pendant que le gouvernement peine à justifier l’utilisation des fonds internationaux, un tout autre discours a été adopté lorsqu’il a fallu réceptionner un don dérisoire en provenance de la Russie. Faustin-Archange Touadéra a personnellement présidé une cérémonie officielle à la Cité des chefs d’État pour accueillir 3 000 boîtes de trithérapie, fournies par la Maison Russe, l’antenne locale de Wagner. Ce lot, censé traiter 1 000 patients pendant trois mois, a été présenté comme un « soutien exceptionnel » de Moscou.

 

Face aux caméras de la télévision et radio d’État, le ministre Pierre Somsé a salué « des médicaments de bonne qualité, conformes aux standards », un commentaire surprenant lorsque l’on sait que ces produits ne font l’objet d’aucun contrôle international rigoureux. De son côté, Faustin-Archange Touadéra a saisi l’occasion pour dénoncer les partenaires occidentaux, affirmant que ceux-ci « cherchent à se retirer » tandis que la Russie, elle, « tient ses engagements envers le peuple centrafricain »….

 

Une déclaration totalement hypocrite : alors que l’OMS, le PNUD et d’autres bailleurs injectent des milliards pour le système de santé, leurs contributions sont passées sous silence. Aucun ministre ni le Président ne les remercie publiquement, aucune cérémonie n’est organisée. En revanche, trois cartons de médicaments russes donnent lieu à un spectacle grandiose, relayé en boucle par les médias d’État….

 

Un ministre victime de son propre système….

 

Le ministre Pierre Somsé sait mieux que quiconque à quel point le système de santé centrafricain est sinistré. Il en a lui-même été une victime directe. Lorsque son épouse est tombée gravement malade, les équipements médicaux avaient disparu des hôpitaux publics, détournés ou hors d’usage. Il a dû organiser une évacuation sanitaire en urgence à l’étranger, mais le retard dans la prise en charge a été fatal : son épouse est morte en plein vol avant même d’arriver à destination…. Un drame personnel, mais surtout un symbole éclatant de l’échec du ministère qu’il dirige….

 

Un avenir incertain pour les financements internationaux….

 

Avec la phase de mi-parcours du financement du Fonds mondial prévue pour juin, les bailleurs de fonds pourraient exiger des contrôles plus stricts. Si des résultats concrets ne sont pas démontrés, les prochaines allocations risquent d’être réduites ou suspendues.

 

Pierre Somsé se retrouve dans une situation intenable : il doit convaincre les bailleurs de maintenir leurs financements, tout en défendant un système miné par la corruption et un gouvernement qui privilégie la propagande à la santé publique.

 

Tant que les détournements continueront et que les urgences sanitaires seront sacrifiées aux intérêts politiques et économiques, la population centrafricaine restera la première victime de cette gestion catastrophique….

 

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Sibut : Une association mobilisée contre la pêche illégale

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Sibut : Une association mobilisée contre la pêche illégale

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-commerce-sorganise-a-boali/un-pecheur-vend-du-poisson-aux-voyageurs-a-deux-kilometres-de-la-ville-de-boali/” rel=”attachment wp-att-85742″ data-wpel-link=”internal”>Sibut : Une association mobilisée contre la pêche illégale
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Sibut, une association s’engage depuis avril 2024 contre l’empoisonnement des œufs de poisson par des produits toxiques. Fondée par Christian  Dimonch Endioy Ogunosa, elle sensibilise les pêcheurs et la population aux conséquences de ces pratiques sur l’environnement et l’alimentation.

 

“La pêche illégale détruit nos ressources et menace notre sécurité alimentaire”, explique le président. Il souligne que de nombreux habitants dépendent du poisson pour leur alimentation et que ces méthodes mettent en péril l’équilibre du secteur. L’association mène des actions sur le terrain pour encourager des pratiques plus sûres.

 

La semaine dernière, les membres se sont réunis pour une fête marquant la fin d’année et le nouvel an. Ce moment de partage a permis de renforcer les liens entre pêcheurs. “Nous voulons aussi rester en famille, échanger et célébrer ensemble”, a déclaré Christian  Dimonch Endioy Ogunosa.

 

Diane Nadeja-Bamango, membre de l’association, s’est dite satisfaite du succès de l’événement malgré les défis rencontrés lors de l’organisation. “Malgré les difficultés, nous avons pu célébrer cette fête ensemble”, a-t-elle confié.

 

L’association poursuivra ses efforts jusqu’en avril 2025, date de son premier anniversaire, avec l’objectif de renforcer la lutte contre ces pratiques et de favoriser un environnement de pêche plus responsable.

 

 

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI EN MANQUE CRUEL DE VISIONS POLITIQUES ET D’INITIATIVES DE DÉVELOPPEMENT NE PRIVILÉGIE QUE DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION MAIS RÉCLAME PARADOXALEMENT UN TROISIÈME MANDAT

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LE POUVOIR DE BANGUI EN MANQUE CRUEL DE VISIONS POLITIQUES ET D’INITIATIVES DE DÉVELOPPEMENT NE PRIVILÉGIE QUE DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION MAIS RÉCLAME PARADOXALEMENT UN TROISIÈME MANDAT

 

Centrafrique.org/Centrafrique-du-gouvernement-de-la-recompense-referendaire-a-limmobilisme-politique-inquietant/bernard-sleemby-doudou/” rel=”attachment wp-att-72067″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI EN MANQUE CRUEL DE VISIONS POLITIQUES ET D'INITIATIVES DE DÉVELOPPEMENT NE PRIVILÉGIE QUE DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION MAIS RÉCLAME PARADOXALEMENT UN TROISIÈME MANDAT
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de cet article . Photo courtoisie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lorsqu’une personnalité politique commence à mûrir des intentions de briguer la magistrature suprême de l’État, on suppose vraisemblablement qu’il dispose dans sa besace d’une offre politique, un projet de société à proposer à la population afin de solliciter son suffrage.

 

Ainsi, dès la prestation solennel du serment synonyme de passation de pouvoirs, le nouveau président doit s’atteler à dérouler chronologiquement ses promesses de campagne.

Au bout d’un deuxième quinquennat consécutif équivalent à une décennie de pouvoirs et loin de constituer un bilan ou un inventaire, la lecture cartésienne du tableau synoptique des indices de développement laisse apparaître un constat plus alarmant que mitigé.

 

En effet, le pouvoir de Bangui est en manque cruel de visions politiques et d’initiatives de développement car depuis sa descente dans l’arène politique, la gouvernance n’est axée que de solutions temporaires et substitutives en lieu et place des initiatives de développement durable en adéquation aux attentes de la population.

La liste non exhaustive des décisions provisoires ou temporaires caractérisant le manque de visions et d’initiatives du pouvoir de Bangui est longue mais nous faisons l’économie des non-essentielles.

 

Ainsi dans le cadre sécuritaire, au lieu de s’époumoner à aguerrir notre armée nationale et nos forces de défense et de sécurité pour affirmer notre souveraineté, il sous-traite ce volet aux Mercenaires russes du groupe Wagner et aux forces spéciales Rwandaises, nonobstant la présence tous azimuts des forces onusiennes sur le territoire national.

 

Pendant ce temps, le pays ne dispose que d’une caserne militaire des sapeurs-pompiers domiciliée dans la capitale qui couvre l’ensemble du territoire national…suivez mon regard.

Dans toutes les capitales du monde, le transport public est une prérogative de l’État mais en Centrafrique depuis le président Bokassa, le transport public est inexistant et cela ne dérange personne.

Les taxis et bus exploités par des privés se raréfient laissant la place aux taxis-moto qui est le mode de transport par excellence.

Ce secteur non réglementé est discriminatoire envers les personnes vulnérables telles que les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes à mobilité réduite ainsi que les grabataires.

 

S’agissant de l’éducation nationale, aucune école publique n’a été construite sous ses mandatures et certaines salles de classe n’ont de quoi s’asseoir.

L’absence des enseignants qualifiés est comblée par le phénomène de “maîtres-parents” c’est-à-dire que des parents qui ont un minimum scolaire sans qualification adéquate et sans pédagogie pour transmettre le savoir.

Quant aux énergies, le prix du carburant est disproportionné au revenu moyen de la population et l’électricité est un produit de luxe car elle n’alimente pas toute la ville et surtout les entreprises qui sont des leviers de développement peine à s’en procurer.

 

Têtu dans ses solutions de substitution, l’État propose avec fierté la lumière à base de panneaux solaires.

En ce qui concerne la distribution de l’eau, nous tenons à rappeler que nous sommes en 2025 c’est-à-dire plus de soixante ans après l’indépendance mais les robinets de la quasi-totalité des quartiers sont secs et le pouvoir de Bangui leur propose des châteaux d’eau qui n’ont jamais vu le jour en deux mandats et des forages qui ailleurs sont des solutions des zones reculées.

 

S’agissant de la santé,même pour le traitement des dents, les autorités vont à l’étranger donc la nécessité de construire des infrastructures sanitaires ne s’impose pas. On peut même fermer des services vitaux à volonté au préjudice d’innombrables patients.

 

Dans le cadre sportif, depuis 2020, la Centrafrique ne dispose pas d’un stade homologué par la confédération africaine de football “CAF”.

Habitué par le provisoire qui dure, les autorités deboursent des sommes faramineuses pour jouer sur le terrain des autres privant ainsi les supporters du droit de galvaniser les fauves.

 

S’agissant du dernier volet, nous allons aborder la problématique à l’envers car ils opposent souvent l’etat calamiteux de l’héritage.

En 2016 quand il heritait le pouvoir, on avait un cimetière mais de nos jours la municipalité de Bangui ne dispose pas de cimetière…impensable.

Cette fois-ci le pouvoir de Bangui ne propose aucune solution même provisoire.

Les fermes familiales se sont érigées de facto en cimetière familial.

On manque ainsi de respect aux centrafricains de son vivant jusqu’à sa mort.

 

Fort de ce constat caractérisé par l’absence de résultats tangibles, l’idée de réclamer un troisième mandat sonne comme un paradoxe.

D’ailleurs ce mandat de trop réclamé est illégal et illégitime mais ne servira à rien si ce n’est que pour déstabiliser le pays.

Embrouillé par cet imbroglio, le citoyen lambda s’interroge :

– Peut-on réclamer un troisième mandat devant un constat aussi calamiteux ?

– Le manque de visions politiques et d’initiatives de développement peut-il changer le quotidien des centrafricains mêmeen cinqmandats ?

– En 2020 quand il avait le droit légitime de se présenter aux présidentielles, avait-il mobilisé les gens pour manifester ?

– Pourquoi des manifestations pour reclamer la candidature du président de la République si la fameuse nouvelle constitution le déclare déjà éligible ?

– Le pouvoir de Bangui doute t-il de sa propre constitution tailléesurmesures ?

 

En tout état de cause, nous estimons que l’occasion s’offre au pouvoir de Bangui de renforcer la démocratie par la pratique de l’alternance démocratique en renonçant à ce rêve irréel de troisième mandat et de se choisir un dauphin…

Laporte de l’histoire est encore ouverte.

Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achebe.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 24 Février 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste

Administrateu

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En Centrafrique, le pouvoir joue avec le feu : Mboli-Goumba prédit la chute du régime

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En Centrafrique, le pouvoir joue avec le feu : Mboli-Goumba prédit la chute du régime

 

Centrafrique.org/une-eleve-blessee-par-balle-au-rond-point-des-nations-unies-a-Bangui/manifestation-des-eleves-ce-mercredi-18-decembre-pres-du-rondpoint-des-nations-unies/” rel=”attachment wp-att-86105″ data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique, le pouvoir joue avec le feu : Mboli-Goumba prédit la chute du régime
manifestation des élèves le mercredi 18 décembre près du rondpoint des Nations-Unies à Bangui suite à un incident armé impliquant des éléments FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mots résonnent comme un glas dans les studios de la radio Ndéké-Luka. “ En Centrafrique , le président n’a plus la maîtrise de son destin”, assène Crépin Mboli-Goumba face au ministre de la Communication. Au-delà de la joute verbale, c’est tout un système qui vacille, miné par ses contradictions et rattrapé par la dure réalité des chiffres.

 

Les vents contraires se lèvent en Centrafrique

 

“Les exigences du FMI, Wagner, la pauvreté galopante… en Centrafrique , Le pouvoir a perdu le contrôle”, analyse le leader du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC). Face à lui, le ministre Maxime Balalou s’évertue à défendre l’indéfendable. Mais les faits sont têtus : la RCA figure désormais parmi les trois seuls pays d’Afrique qui s’appauvrissent.

 

Un pays sous perfusion

 

“193 milliards de francs CFA, voilà notre budget national en Centrafrique “, révèle Mboli-Goumba. “À peine de quoi financer les infrastructures du Tchad”. Dans ce contexte de faillite, le pouvoir multiplie les compromissions. “On a sous-traité jusqu’à notre intelligence”, dénonce le coordinateur du BRDC.

 

La poudrière sociale en Centrafrique

 

En Centrafrique , 67% d’analphabètes, des maîtres-parents payés par les familles, seuls 4,7% des enfants qui savent lire”, égrène le leader de l’opposition. “Comment peut-on encore parler de succès ?” Une question qui laisse le ministre Maxime Balalou sans réponse.

 

Le compte à rebours est lancé

 

“J’ai vu des chefs d’État trembler de l’intérieur après avoir été si forts”, rappelle Mboli-Goumba. “La déferlante populaire arrive en Centrafrique. Quand le peuple qui a faim se lèvera en 2025, il n’y aura pas de pouvoir à vie“.

 

“Nous pouvons nous retrouver ici dans quelques mois pour en reparler”, lance Crépin Mboli-Goumba au ministre. Un rendez-vous avec l’histoire que le leader de l’opposition fixe avec la tranquille assurance de celui qui voit déjà les premiers craquements d’un régime au bord du précipice.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Santé à Zangba : ‘Nous avons les équipements mais pas de bâtiment’, Bruno Yapande dévoile l’absurdité de la politique sanitaire de Touadera

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Santé à Zangba : ‘Nous avons les équipements mais pas de bâtiment’, Bruno Yapande dévoile l’absurdité de la politique sanitaire de Touadera

 

Centrafrique.org/decentralisation-en-carton-pate-yapende-confirme-la-faillite-de-letat/bruno_yapende/” rel=”attachment wp-att-78077″ data-wpel-link=”internal”>Santé à Zangba : 'Nous avons les équipements mais pas de bâtiment', Bruno Yapande dévoile l'absurdité de la politique sanitaire de Touadera
Bruno Yapande, ministre de l’administration du territoire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, a exposé une situation sanitaire ubuesque à Zangba lors de son déplacement du 29 janvier. Ses déclarations accablantes démontrent l’incohérence totale de la politique de santé menée depuis neuf ans par le gouvernement Touadéra.

 

“La localité de Zangba dispose des équipements envoyés par le ministère de la Santé, mais il n’y a pas d’immobilier, il n’y a pas de bâtiment qui doit servir de centre de santé pour nos populations”, a déclaré le ministre Bruno Yapande sur la Radio Centrafrique dans l’émission sur l’administration du territoire, décrivant une situation qui frise l’absurde.

 

L’état des lieux dressé par le ministre Bruno Yapande est sans appel : “Le petit bâtiment utilisé là-bas n’est pas approprié, indiqué pour le traitement des malades“. Une admission claire de l’échec du gouvernement à fournir les infrastructures sanitaires les plus basiques après neuf années au pouvoir.

 

Cette réalité grotesque – des équipements médicaux sans lieu pour les utiliser – symbolise l’incohérence d’une politique de santé qui se contente d’expédier du matériel sans se préoccuper des conditions élémentaires pour les mettre en service.

 

“Tout ça, c’est des problèmes que nous avons collectés”, s’est contenté de constater le ministre Bruno Yapande, sans annoncer de mesures concrètes pour remédier à cette situation qui perdure depuis l’arrivée au pouvoir du président Baba Kongoboro.

 

Cette absence d’infrastructure sanitaire à Zangba n’est pas un héritage du passé mais le résultat de neuf années d’une gouvernance qui n’a pas su ou voulu investir dans les bâtiments essentiels. Le ministre Bruno Yapande, par ses aveux, confirme l’échec du régime à assurer des soins dignes de ce nom aux centrafricains, et ce, dans tout le pays, y compris à Bangui, la capitale.

 

Plus grave encore, cette situation ubuesque – disposer d’équipements médicaux sans avoir de lieu approprié pour les utiliser – démontre l’absence totale de coordination et de planification dans la politique de santé du gouvernement. Une incohérence d’autant plus frappante que le régime continue de vanter ses prétendues réalisations dans le secteur sanitaire.

 

La visite du ministre Bruno Yapande , première d’une autorité en neuf ans selon ses propres dires, n’aura servi qu’à confirmer ce que les habitants de Zangba savaient déjà : l’État a abandonné leur santé à l’improvisation, malgré les promesses répétées du président Touadéra d’améliorer l’accès aux soins dans tout le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Martin Ziguelé prévient : “Nous ne participerons pas à des élections en trompe-l’œil qui servent juste à cocher des cases”

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Martin Ziguelé prévient : “Nous ne participerons pas à des Élections en trompe-l’œil qui servent juste à cocher des cases”

 

Martin Ziguelé prévient : "Nous ne participerons pas à des élections en trompe-l'œil qui servent juste à cocher des cases"
De gauche à droite : les principaux dirigeants du BRDC, dont Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye, Maitre Crépin Mboli-Goumba et Mahamat Kamoun, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) hausse le ton face aux nouvelles dispositions constitutionnelles qui encadrent les Élections de 2025. Martin Ziguélé, figure de l’opposition, dénonce une constitution taillée sur mesure pour exclure certains candidats, à travers l’introduction d’un concept controversé : la “centrafricanité d’origine”.

 

Cette disposition constitutionnelle inédite bouleverse le paysage politique centrafricain. La nouvelle Constitution, adoptée en 2023 sur la pression des russes du groupe Wagner et de Vladimir Poutine, introduit le concept de “centrafricanité d’origine”, exigeant des candidats à la présidence qu’ils soient nés de parents eux-mêmes centrafricains :  une règle qui pose de nombreuses questions dans un pays né seulement en 1960.

 

Cette exigence pose un problème pratique majeur : comment prouver la nationalité des parents dans un pays où l’état civil était quasi inexistant avant l’indépendance ? “Comment vérifie-t-on si vos parents sont des centrafricains d’origine puisque la République centrafricaine n’existait pas avant 1960 ?”, interroge Martin Ziguélé.

 

Le texte constitutionnel, rédigé “en secret par un groupe des personnes inconnues” selon l’opposition, avant d’être présenté à la population, ajoute une nouvelle couche de complexité au processus électoral. Au-delà de l’interdiction classique de la double nationalité, cette disposition crée une hiérarchie entre citoyens centrafricains.

 

Le Bloc républicain pour la défense de la constitution, qui regroupe plusieurs partis d’opposition, dénonce une manœuvre visant à écarter certains candidats potentiels des Élections présidentielles de 2025. Cette restriction s’ajoute à d’autres obstacles limitant la participation politique.

 

L’Autorité Nationale des Élections, chargée d’appliquer ces nouvelles règles, est elle-même contestée. L’opposition via Martin Ziguelé la décrit comme “un appendice du pouvoir”, remettant en cause sa capacité à organiser des Élections équitables dans ce nouveau cadre juridique.

 

Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, lors de sa visite dans le pays, a été alerté sur ces questions. L’opposition lui a rappelé que la Centrafrique “n’est pas un pays post-conflit” mais reste “en conflit”, soulignant l’importance d’un cadre électoral inclusif pour la stabilité du pays.

 

Devant de telles restrictions, l’opposition, par la voix de Ziguelé, menace de boycotter les futures élections. “Nous ne participerons pas à des élections en trompe-l’œil qui servent juste à cocher des cases”, prévient Martin Ziguélé, appelant à un dialogue national pour réviser ces dispositions constitutionnelles discriminatoires.

 

Dans un pays déjà fragilisé par des années de conflit, où les tensions communautaires restent vives, cette nouvelle définition de la citoyenneté risque d’approfondir les divisions existantes et de compromettre le processus de réconciliation nationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : comment Touadéra et Wagner transforment la santé en outil de propagande

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Centrafrique : comment Touadéra et Wagner transforment la santé en outil de propagande

 

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Photo de la Renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Faustin-Archange Touadéra s’est affiché en grande pompe à la cité des chefs d’État pour réceptionner seulement 3 000 boîtes de trithérapie, censées traiter 1 000 patients pendant trois mois. Présenté comme un geste humanitaire d’envergure de la Russie, ce don dérisoire a été transformé en un coup médiatique, largement amplifié par les médias d’État. Derrière cette mise en scène, la manipulation est totale : alors que certains financements bien plus importants sont versés discrètement par d’autres partenaires internationaux, seule l’aide russe est glorifiée.

 

Les médicaments ont été fournis par la Maison Russe, une antenne de Wagner chargée de contrôler l’information en Centrafrique. Ce n’est pas un hasard : pendant que le régime se félicite d’un lot insignifiant de comprimés, les mercenaires continuent d’exploiter l’or de Ndassima, les diamants de Boda, le mercure et l’or de Ydéré, sans oublier les ressources forestières de la Lobaye. Un pillage qui se déroule en silence, masqué par des mises en scène bien huilée. UN don insignifiant, mais un battage médiatique sans précédent

 

Dans un pays où les hôpitaux manquent de tout, où les patients doivent acheter eux-mêmes leurs traitements, cette annonce aurait dû passer inaperçue. Mais le régime a fait de cette distribution une priorité médiatique, reléguant au second plan les financements massifs accordés par d’autres partenaires comme l’OMS, PNUD, FNUAP, Minusca et autres.

 

Pourquoi autant de bruit pour si peu ? Parce que l’objectif n’est pas de soigner, mais de faire briller l’image du régime et de ses alliés russes. Pendant que les véritables urgences sanitaires sont ignorées, l’État s’emploie à convaincre les centrafricains que la Russie est le seul soutien fiable de leur pays.

 

Wagner derrière les manettes de l’opération

 

La Maison Russe, qui a coordonné cette mise en scène, n’est pas une ONG humanitaire. Elle est dirigée par Dimitri Sytyi, un homme de Wagner chargé de piloter la propagande russe en Centrafrique. Cette distribution de médicaments n’a rien d’une aide médicale, c’est une stratégie de communication, visant à masquer le contrôle économique et militaire grandissant de la Russie sur le pays.

 

Pendant que la radio d’État et les médias gouvernementaux répètent les éloges de Moscou, le silence est total sur les milliards de francs CFA accordés par d’autres bailleurs. Aucune cérémonie officielle pour ces financements, aucune réception solennelle par Touadéra, pas de reportages triomphalistes… Parce qu’ils ne servent pas le récit que le régime veut imposer. Une propagande qui cache un abandon total du système de santé

 

Ce battage médiatique sur un lot dérisoire de médicaments ne doit pas faire oublier la réalité des hôpitaux centrafricains. Partout, le matériel manque, les médicaments sont en rupture, et les patients meurent faute de soins.

 

Le ministre de la Santé, Pierre Somsé, a même vanté la « bonne qualité» des médicaments russes. Bonne qualité de quoi ?Depuis quand la Russie est-elle un modèle en matière de santé ? Pendant ce temps, les traitements de qualité fournis par des institutions médicales reconnues sont passés sous silence, car ils ne cadrent pas avec la propagande du régime.

 

La santé sacrifiée au profit du pillage

 

Les autorités ne cherchent pas à améliorer la santé publique, mais à consolider leur emprise sur l’opinion. Tant que la Russie pourra se donner une image bienveillante en échange de quelques boîtes de médicaments, elle pourra continuer à extraire l’or et les diamants du pays sans opposition.

 

Un écran de fumée pour dissimuler le pillage

 

Cette mise en scène n’est qu’un écran de fumée. Un don insignifiant pour détourner l’attention pendant que le pays est pillé et que les Centrafricains meurent en silence. Pendant que Touadéra remercie la Russie sous les projecteurs, les vrais besoins sanitaires sont ignorés.

 

Le peuple centrafricain doit ouvrir les yeux : ce n’est pas un soutien médical, c’est une illusion. Un moyen de masquer l’exploitation des richesses nationales, pendant que la population lutte pour survivre sans hôpitaux, sans médicaments et sans espoir.

 

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Centrafrique : La CPC-F dénonce le massacre des civils à Bozoum

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La CPC-F dénonce le massacre des civils à Bozoum

 

Centrafrique.org/la-nouvelle-prefete-de-louham-pende-genevieve-gbadin-seme-le-trouble-a-bocaranga/madame_genevieve_ngbadin_prefet/” rel=”attachment wp-att-83175″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La CPC-F dénonce le massacre des civils à Bozoum.
Portrait de Geneviève Chour Ngbadin, préfète de l’Ouham-Pendé,.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPC-F) a publié un communiqué de presse le 20 février 2025, dénonçant des attaques meurtrières contre des civils dans la sous-préfecture de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé. Selon la CPC-F, ces violences auraient été perpétrées par des milices liées au préfet de Bozoum, en coopération avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et le groupe Wagner.

 

Le communiqué, signé par Amir Faissal, porte-parole particulier près de l’état-major général de la CPC-F, indique que l’attaque, survenue le 17 février 2025, a causé entre 50 et 60 victimes. La CPC-F affirme que ces événements ont amplifié les souffrances d’une population civile déjà éprouvée par des conditions de vie difficiles. L’organisation qualifie ces actes de violations graves des droits humains et accuse le gouvernement d’avoir plongé les habitants dans un climat de terreur constante.

 

Dans son communiqué, la CPC-F appelle la communauté internationale à intervenir immédiatement pour faire cesser ces violences et garantir la protection des civils. L’organisation insiste sur la nécessité d’un soutien renforcé aux organisations humanitaires afin de leur permettre d’apporter une aide sans entrave aux populations affectées.

 

Le document souligne que la protection des civils et la fin des exactions doivent être une priorité pour la République centrafricaine et ses partenaires internationaux, dans l’objectif de restaurer la paix, la justice et la dignité humaine.

 

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