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Comment nos préférences en matière de divertissement en ligne varient à travers le monde ?

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Centrafrique.org/devenez-un-incollable-du-jeu-en-ligne-avec-jeuxdecasinoenligne/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre/” rel=”attachment wp-att-68165″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre-450×337.png” alt=”Comment nos préférences en matière de divertissement en ligne varient à travers le monde ?” width=”450″ height=”337″ />

À l’ère du numérique, les choix en matière de divertissement en ligne ont nettement évolué. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ces changements, notamment les facteurs économiques, culturels, technologiques et même géographiques. Dans le but de satisfaire une multitude d’utilisateurs dont les préférences varient fortement, diverses plateformes de divertissement ont vu le jour. Toutefois, même si ces applications proposent les mêmes services partout dans le monde, la façon dont elles sont utilisées diffèrent en fonction des préférences de chacun. Nous allons vous présenter comment les préférences en matière de divertissement peuvent varier à travers le monde.

Les jeux vidéo

Les jeux vidéo constituent l’une des principales formes de divertissement qui varie fortement d’une région à l’autre. Les types de jeux vidéos qui sont prisés aux États-Unis ne le sont probablement pas en Corée du Sud. Par exemple, les jeux en ligne multijoueurs comme League of Legends ou Final Fantasy XIV, sont largement appréciés en Chine et en Corée du Sud. En revanche, les jeux qui captivent l’attention des joueurs en Occident sont les jeux sur console tels que Call of Duty, FIFA et Fortnite. Aussi, les jeux de rôle ne sont pas en reste, notamment The Witcher 3 ou Red Dead Redemption 2.

En parallèle, un autre secteur du jeu en ligne se répand de plus en plus, à savoir le nouveau casino en ligne France. Ces plateformes sont de plus en plus populaires en France. Ainsi, les catégories de jeux peuvent varier de façon significative en fonction des régions.

Les plateformes de streaming

Les plateformes de streaming sont des acteurs de premier ordre dans l’industrie du divertissement moderne. Bien que l’idée générale reste la même, la notoriété de ces services de streaming varie d’un pays à l’autre ou d’un continent à l’autre. Par exemple, des plateformes telles que Netflix, Prime Video, YouTube, et bien d’autres sont des leaders du divertissement en ligne. Cependant, leur popularité n’est pas la même dans tous les pays du monde. Aux États-Unis, Netflix et Hulu sont très connus, ce qui n’est pas le cas en Chine ou le géant du streaming a été banni pour être remplacé par des services locaux comme iQIYI, Tencent Video ou Youku.

Cette différence de marque et de contenu réside dans les préférences de consommation de ces régions. En Europe par exemple, les films et les séries européens suscitent un grand intérêt. En Asie, ce sont plutôt les séries dramatiques qui sont populaires et en Amérique latine, les séries brésiliennes ou télénovela. On remarque donc que les différences de culture influencent les choix de contenu. Les différences culturelles influencent ainsi les choix de contenu.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont rapidement conquis les utilisateurs et sont devenus des alliés incontournables du quotidien. Là aussi, ces réseaux populaires varient en fonction des régions. On retrouve Facebook, Instagram, Twitter et TikTok en Europe et en Amérique du Nord. Par contre, en Chine, il existe plutôt des applications comme WeChat, Weibo et Douyin.

En Asie par exemple, les abonnés préfèrent les applications de messagerie. Ils recherchent des interactions rapides et un certain dynamisme. En Occident, les partages de photos, de vidéos, d’articles et d’opinions sont plus fréquents. Les éléments qui influencent ce type de comportement sur nos réseaux sociaux peuvent être liés au degré d’ouverture d’esprit ou à des répressions légales sur certaines formes de communication.

Les différences culturelles dans les habitudes de consommation de contenu

Les préférences en matière de divertissement en ligne ne sont pas seulement influencées par la disponibilité des plateformes. Elles le sont aussi par des valeurs des communautés et les normes culturelles. Par exemple, dans les pays nordiques, où la culture du travail est flexible et où la connectivité est élevée, les consommations tendent vers un contenu plus diversifié. Or, en Afrique, les préférences sont influencées par l’évolution des infrastructures Internet ainsi que la disponibilité des smartphones.

Le sport et les compétitions virtuelles

Le sport virtuel, encore appelé l’esport, a connu un franc succès en Europe, en Asie, et en Amérique du Nord. Ainsi, il se déroule des événements en ligne comme les compétitions de Dota 2 et qui attirent des millions de spectateurs. Ces compétitions sont suivies en streaming, et les fans interagissent activement à travers les réseaux sociaux et des plateformes de diffusion en direct comme Twitch. En Afrique, c’est un concept qui n’est pas totalement répandu.

Les nouvelles tendances

Malgré les divergences de préférences, il existe une tendance qui fait l’unanimité parmi les utilisateurs. Il s’agit de la demande de personnalisation de l’expérience. En effet, les internautes veulent des expériences de divertissement qui correspondent à leurs préférences personnelles. Les algorithmes de suggestion incorporés dans les applications et les plateformes de streaming ont nettement amélioré les habitudes de consommation. Malheureusement, cette tendance s’applique de façon systématique, mais les préférences spécifiques aux régions restent des facteurs des variations de contenu.

En Inde par exemple, le contenu en tamoul ou en hindi est très apprécié, Or en Amérique latine, ce sont les séries en espagnol qui sont mises en avant. La montée en puissance de l’intelligence artificielle et les récentes performances de la réalité virtuelle pourraient encore changer nos habitudes de divertissement dans un futur proche.

CENTRAFRIQUE : LE CONTRAT DE CONFIANCE POLITIQUE EST DÉFINITIVEMENT ROMPU ENTRE LE POUVOIR TYRANNIQUE DE BANGUI ET LE PEUPLE.

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LE CONTRAT DE CONFIANCE POLITIQUE EST DÉFINITIVEMENT ROMPU ENTRE LE POUVOIR TYRANNIQUE DE BANGUI ET LE PEUPLE.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-du-gouvernement-de-la-recompense-referendaire-a-limmobilisme-politique-inquietant/bernard-sleemby-doudou/” rel=”attachment wp-att-72067″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LE CONTRAT DE CONFIANCE POLITIQUE EST DÉFINITIVEMENT ROMPU ENTRE LE POUVOIR TYRANNIQUE DE BANGUI ET LE PEUPLE.
Bernard Selemby Doudou, l’auteur de cet article . Photo courtoisie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la théorie traditionnelle du droit, l’État est constitué d’un territoire délimité, d’une population sur laquelle l’État exerce sa souveraineté et d’un pouvoir. Ces trois éléments substantiels sont cumulatifs et le défaut d’un des leurs pose un problème de reconnaissance dans les relations internationales. Depuis le coup d’état constitutionnel remettant en cause la légitimité et la légalité du pouvoir de Bangui, l’opposition démocratique a organisé une gigantesque marche sur l’appel du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) le 04 avril 2025.

 

La diaspora centrafricaine de Paris en soutien avec le BRDC leur a emboîté le pas à travers un rassemblement historique et unitaire le 05 avril 2025 à la place de la République à Paris, le tout sanctionné par la Déclaration Unitaire de Paris qui sonne comme l’appel à la résistance du Général De Gaulle du 18 juin 1944 à Londres.

Les deux sorties de l’opposition avaient vocation à dénoncer le manque cruel des services sociaux de base, les violations récurrentes et impunies des droits humains ainsi que le projet anticonstitutionnel, crisogene et mortifere de troisième mandat.

 

De prime abord, des deux manifestations de Bangui et de Paris, on en déduit que le peuple souverain n’est pas aussi facilement domptable comme les autres le pensaient mais qu’il surfait sur la notion de temps.

Par ailleurs, pendant que les uns se mobilisent pour libérer le pays du joug tyrannique du pouvoir de Bangui, une vidéo devenue virale circule sur les réseaux sociaux dans laquelle une partie de la population se fait martyriser et violenter par l’armée nationale censée assurer la sécurité de la population.

Au delà des polémiques politiciennes, que cette vidéo date d’aujourd’hui ou d’avant et que l’accès à la mine d’or soit formellement interdit, rien ne justifie ces barbaries, tortures, sévices corporels humiliants, déshumanisants et indignes d’une République si ce n’est de pratiques esclavagistes d’antan remises en selle par le groupe des mercenaires de Wagner.

 

En outre et au regard du mensonge d’État de ne pas respecter ces deux (2) serments qui l’engage à observer scrupuleusement les prescriptions de la constitution, les deux précédents constats nous rappelle que la société centrafricaine est moralement et politiquement fondée sur la notion du”contrat social” du célèbre philosophe Jean Jacques Rousseau.

Ce faisant, le peuple souverain à conclu un accord tacite de confiance avec les autorités établies de gérer leurs intérêts (argents publics, eaux, électricités, routes, emplois etc…) en harmonie avec la loi fondamentale et en contrepartie de l’obéissance et/ou soumission du peuple.

 

Fort de ce qui précède, l’on constate avec regret le non respect du contrat social tel que défini par Jean Jacques Rousseau en voulant confisquer indéfiniment le pouvoir de l’État.

Par voie de conséquence, cet état de fait entraîne naturellement la défiance, la rupture du contrat social car basé sur un accord de dupes.

Ainsi la cote de l’impopularité des gouvernants ne cesse de s’affirmer.

Convaincu de la circonspection, le citoyen lambda s’interroge :

 

– Le peuple peut-il encore accorder un crédit de confiance à un pouvoir qui ne gouverne qu’avec gabegie et mensonge ?

– Peut-on regagner la confiance d’un peuple lorsqu’on est à l’origine d’un mensonge aussi grossier comme la violation du serment ?

En tout état de cause, le divorce entre les gouvernants et les gouvernés est consommé d’où la nécessité de ne pas s’entêter dans son projet crisogene de troisième mandat.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 12 Avril 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste,

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Un mois après son arrestation, Abakar Mahamat désormais placé en isolement à l’OCRB

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Un mois après son arrestation, Abakar Mahamat désormais placé en isolement à l’OCRB

 

Centrafrique.org/rectification-mise-au-point-sur-larrestation-dabakar-mahamat-et-de-son-epouse-par-les-policiers-de-locrb/monsieur-mahamat-abakar-ancien-directeur-de-tresor-et-son-epouse-colonel-de-la-douane/” rel=”attachment wp-att-88373″ data-wpel-link=”internal”>Un mois après son arrestation, Abakar Mahamat désormais placé en isolement à l’OCRB
Monsieur Mahamat Abakar, ancien directeur de trésor, et son épouse Sallé, colonel de la douane centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un mois après son arrestation, Abakar Mahamat, ex-directeur du Trésor, est confiné à l’OCRB dans un isolement total, loin de ses avocats et de sa famille, ravivant les critiques sur sa détention.

 

Plusieurs semaines après son arrestation, M. Abakar Mahamat, ancien directeur général du Trésor public et coordonnateur du projet AGIR financé par la Banque mondiale, reste enfermé dans les locaux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). L’affaire, qui a débuté le 11 mars 2025 avec son interpellation à son bureau, prend une tournure inquiétante selon des informations récentes.

 

Depuis quelques jours, l’OCRB interdit tout accès à M. Abakar Mahamat. Ses avocats, qui voulaient le rencontrer pour travailler sur sa défense, n’ont pas pu entrer. Sa famille non plus n’a plus le droit de lui rendre visite, une décision qui fait craindre pour son état de santé et les conditions dans lesquelles il est retenu. « Cela fait cinq jours qu’on n’a aucune nouvelle de lui », rapporte une personne proche de la famille, ajoutant que cet isolement ressemble à une coupure complète avec le monde extérieur.

 

Les autorités n’ont toujours pas expliqué clairement pourquoi il a été arrêté. Des bruits qui circulent parlent d’accusations liées à une supposée tentative de déstabilisation du pouvoir, mais rien n’a été officialisé. Ces rumeurs semblent manquer de preuves solides et beaucoup pensent qu’on cherche à lui faire porter des fautes qu’il n’a pas commises. Certains se demandent si ce n’est pas un coup bas politique, peut-être une tentative du régime pour reprendre son poste, obtenu par voie de mérite, et le donner à un membre du parti au pouvoir, le MCU.

 

Cette histoire pose des questions sérieuses sur le respect des droits de base. Dans un pays où un détenu devrait pouvoir voir ses avocats et ses proches, ces interdictions dérangent. « On est dans quel pays ? », s’énerve quelqu’un qui suit l’affaire, en pointant une justice qui ne semble pas traiter tout le monde pareil. Pendant ce temps, des officiels vont parler de droits humains dans des réunions internationales, notamment en Suisse, mais ce qui se passe ici ne colle pas avec leurs discours.

 

Le manque de clarté autour de la situation de M. Abakar Mahamat agace de plus en plus de monde. Sans nouvelles de lui ni avancées dans son dossier, on craint une détention qui dure sans raison valable. Ce qui arrive à cet ancien haut fonctionnaire sera suivi de près dans les jours qui viennent….

 

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Kelimba-PDS se retire de l’UFDO : quel spectacle comique joue ce valet du régime ?

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Kelimba-PDS se retire de l’UFDO : quel spectacle comique joue ce valet du régime ?

 

Centrafrique.org/faux-le-depute-aurelien-simplice-zingas-nest-pas-en-fuite/aurelien-nzingas-stop-atene/” rel=”attachment wp-att-46041″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Aurelien-Nzingas-stop-atene-450×235.jpg” alt=”Kelimba-PDS se retire de l’UFDO : quel spectacle comique joue ce valet du régime ?” width=”450″ height=”235″ />
Aurélien Simplice Zingas, l’actuel ministre d’État à l’éducation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Kelimba-PDS abandonne l’UFDO, mais ce n’est qu’un acte de plus dans la tragicomédie d’une opposition bidon, montée de toutes pièces par Touadera pour sauver les apparences.

 

En Centrafrique, l’Union des Forces Démocratiques pour l’Opposition (UFDO) n’a jamais été ce qu’elle prétend être. Loin de l’image d’une plateforme unie contre le régime, cette coalition, fondée par Syriaque Gonda, n’est rien d’autre qu’une création du président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro. Une marionnette taillée sur mesure pour donner l’illusion d’un dialogue avec une opposition, alors qu’en réalité, elle n’est qu’un ramassis de soutiens déguisés, mis en place pour tromper l’opinion publique et la communauté internationale. Ce n’est pas une nouveauté : des régimes comme ceux de Russie, de Corée du Nord ou du Rwanda ont déjà perfectionné cette recette. Créer sa propre opposition pour mieux écraser la vraie, voilà le jeu auquel se livre Touadera.

 

L’UFDO, dès sa naissance, n’a jamais eu pour but de défier le pouvoir. Syriaque Gonda, son initiateur, l’a conçue comme un outil au service des ambitions présidentielles, un moyen de verrouiller le paysage politique tout en offrant une façade démocratique. Les micropartis qui la composent, réduits à leurs chefs et à une poignée de fidèles, ne sont pas là pour proposer une alternative, mais pour ramasser les miettes que le régime veut bien leur laisser. Cette vérité, les Centrafricains la connaissent depuis longtemps. Pas besoin de le répéter vingt fois : l’UFDO n’est qu’un théâtre où les acteurs jouent les ordres du metteur en scène, Touadera.

 

Le dernier acte de cette comédie s’est joué avec la suspension de la participation du parti Kelimba-PDS, dirigé par Aurélien Simplice Kongbelet-Zingas, ministre d’État à l’Éducation. Dans une lettre datée du 3 avril 2025, adressée au président en exercice de l’UFDO, le parti claque la porte de la coalition, dénonçant des « divergences » et des « propos irrespectueux » après une réunion houleuse. En cause : une demande de contribution financière et un message de soutien au président lors des festivités de son élection, célébrant l’anniversaire de son accession au pouvoir. Pour Kelimba-PDS, c’en était trop. Le document officiel, signé par Kongbelet-Zingas lui-même, parle d’un « climat délétère » et d’une « insécurité » autour de son leader, pointant du doigt des « attitudes discourtoises » et des « propos irrévérencieux » de certains membres. Mais ce départ n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond. L’UFDO s’effondre sous le poids de ses contradictions, minée par des querelles internes et des luttes mesquines pour des postes.

 

La mort de Syriaque Gonda avait déjà fragilisé cette coquille vide. À l’époque, des soupçons s’étaient tournés vers Aurélien Simplice Kongbelet-Zingas, alors figure influente de l’UFDO, accusé par certains d’avoir trempé dans cette disparition trouble de monsieur Cyriaque Gonda. Les tensions nées de cet épisode n’ont jamais été apaisées. Depuis, les rivalités n’ont fait que s’aiguiser, jusqu’à cette présidence tournante instaurée pour calmer les esprits. Mais au lieu de stabiliser la coalition, elle a révélé la vraie nature de ces prétendus leaders : des opportunistes sans vision, prêts à tout pour un bout de pouvoir. Kongbelet-Zingas, lui, incarne parfaitement cette dérive. Ancien opposant autoproclamé, il s’est rallié au régime, un ministère prestigieux en poche, avant de lâcher l’UFDO comme on abandonne un jouet usé. Son retrait, officialisé dans cette lettre du 3 avril, n’est qu’une pirouette pour un homme qui a déjà sécurisé son avenir ailleurs, laissant derrière lui une coalition à l’agonie.

 

Pendant ce temps, l’UFDO qu’il quitte se déchire, incapable de s’entendre sur autre chose que la chasse aux privilèges. Ces « chercheurs à manger », comme les appellent les Centrafricains dans les rues de Bangui, n’ont ni projet, ni idéologie. Leur seule obsession, c’est de s’accrocher à un strapontin, peu importe qui le distribue. La présidence tournante, censée instaurer un semblant d’ordre, n’a fait que mettre en lumière leur amateurisme et leur avidité. Le président actuel, un « idiot de Touadera » comme le décrivent certains, n’est qu’une nouvelle marionnette dans ce jeu de chaises musicales. Et Touadera, depuis son palais, doit mourir de rire en voyant ses marionnettes s’autodétruire pour des miettes qu’il leur a laissé.

 

Le peuple centrafricain, lui, n’a rien à attendre de ces charlatans. L’UFDO, avec ses « Toto » et ses voyous en col blanc, n’est qu’un écran de fumée pour masquer l’absence de vraie résistance. Pendant que ces petits chefs se disputent des os, le régime continue de serrer la vis, étouffant toute voix dissidente authentique. Il est temps de dire les choses clairement : cette coalition est une honte, et ceux qui la dirigent, à commencer par des transfuges comme Kongbelet-Zingas, ne valent pas mieux que les valets qu’ils servent. La Centrafrique mérite mieux que ce jeu de dupes orchestré par le pouvoir….

 

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Comment les produits avariés  empoisonnent à petit feu les pauvres centrafricains….

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Comment les produits avariés  empoisonnent à petit feu les pauvres centrafricains….

 

Centrafrique.org/rca-le-douloureux-constat-fait-par-el-hadj-ousman-badamassy-operateur-economique-de-son-etat-relatif-au-monopole-des-activites-economiques-et-commerciales-par-la-diaspora-libanaise-a-bangui/magasin-riad-bangui/” rel=”attachment wp-att-43995″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Magasin-RIAD-Bangui.jpg” alt=”Comment les produits avariés empoisonnent à petit feu les pauvres centrafricains….” width=”300″ height=”224″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Magasin-RIAD-Bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Magasin-RIAD-Bangui-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Magasin-RIAD-Bangui-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Magasin RIAD à Bangui . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Consommer devient un pari risqué en Centrafrique. Poissons putréfiés, viandes gâtées, conserves hors d’âge : les produits avariés pullulent, fruits d’une négligence chronique. Ce péril alimentaire, tapi dans l’ombre, grignote la vitalité d’une nation laissée à l’abandon. Ce n’est pas une récente découverte, mais un mal insidieux qui s’étend sur des décennies, gangrenant le quotidien des habitants sous le regard impuissant – ou indifférent – des autorités.

 

Le problème commence bien avant que les produits n’atteignent les étals. Prenons la viande : dès l’abattage, souvent réalisé dans des conditions précaires, elle souffre d’un manque criant d’hygiène et de conservation. Les températures élevées, les coupures d’électricité fréquentes et l’absence de chambres froides dignes de ce nom accélèrent sa dégradation. Puis viennent les produits congelés, importés de pays comme la Chine, la Turquie ou le Cameroun. Ces cargaisons, entassées dans des conteneurs mal réfrigérés, subissent des trajets interminables – par mer ou par route – dans des conditions qui annihileraient toute tentative de préservation. À leur arrivée, près de 80 % de ces poissons ou viandes sont déjà dans un état de putréfaction avancée. Pourtant, ils s’écoulent sur les marchés, vendus à bas prix à une population qui, acculée par la pauvreté, n’a souvent d’autre choix que de fermer les yeux.

 

Un exemple concret illustre cette dérive. En 2004, un Centrafricain revenu de France envoie ses enfants acheter une boîte de lait dans une boutique du coin, quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. En examinant le produit, il s’aperçoit que la date de péremption est dépassée depuis longtemps. Furieux, il renvoie ses enfants le rapporter au vendeur avec un message clair : ce produit est impropre, il est expiré. La réponse du boutiquier fuse, teintée d’ironie : « Ton père, depuis qu’il est revenu de France, il lit tout, même les petites lignes  sur les boîtes! ». Cette réplique, presque anecdotique, révèle une vérité glaçante : l’omniprésence des denrées avariées est si banale qu’elle en devient une norme tacitement acceptée. Les conserves périmées, les poissons nauséabonds, les viandes verdâtres ne choquent plus ; ils font partie du paysage.

 

Mais le tableau s’assombrit encore. Dans les grandes villes comme Bangui ou dans les zones rurales, la misère pousse les plus démunis à des extrémités désespérées. Enfants aux pieds nus, familles brisées par la précarité : ils sont nombreux à fouiller les décharges pour récupérer des rebuts alimentaires. Ces déchets, parfois jetés par la douane après une saisie tardive, ou abandonnés par la Minusca et les administrations, deviennent une pitance pour ceux que la société a oubliés. Ce qui était censé être détruit finit dans leurs estomacs, au mépris de toute dignité humaine et des risques sanitaires évidents.

 

Les conséquences sont toutes aussi dramatiques. Les intoxications alimentaires se multiplient, souvent masquées par le manque d’accès aux soins. Des maladies plus sournoises : infections, troubles digestifs chroniques, voire empoisonnements à long terme,  minent la santé d’une population déjà fragilisée par la malnutrition et les conditions de vie rudes.

 

Les produits avariés ne tuent pas toujours sur le coup ; ils usent les corps à petit feu, dans une indifférence qui confine à l’absurde.

 

Devant cette hécatombe silencieuse, les autorités brillent par leur inertie. Les contrôles, quand ils existent, sont sporadiques, mal équipés et rarement suivis d’effet. Les abattoirs ne sont pas surveillés, les importations échappent à toute vérification rigoureuse, et les boutiquiers écoulent leurs stocks périmés sans craindre de sanctions. Les rares mesures annoncées – comme des campagnes d’inspection ou des promesses de normes renforcées – restent lettres mortes, engluées dans une bureaucratie sclérosée et un manque criant de moyens. Pendant ce temps, le peuple paie le prix fort, victime d’un système qui semble avoir abdiqué toute responsabilité.

 

Pourtant, des solutions existent. Un contrôle implacable dès l’entrée des marchandises sur le territoire, des infrastructures de stockage dignes de ce nom, des sanctions dissuasives pour les contrevenants : ces mesures, si elles étaient appliquées, pourraient enrayer le fléau. Mais cela exige une volonté politique qui, pour l’heure, fait défaut. Restaurer la salubrité des aliments, ce n’est pas seulement une question de santé publique ; c’est un impératif moral pour redonner aux Centrafricains la certitude qu’ils peuvent nourrir leurs familles sans jouer à la roulette russe.

 

Ce scandale, ancré dans l’habitude et l’abandon, ne peut plus être ignoré. Les produits avariés ne sont pas une fatalité ; ils sont le signal d’un désintérêt coupable. Il est temps que la Centrafrique cesse de laisser son peuple se consumer à petit feu, empoisonné par ce qu’il mange….

 

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Bozoum : Le gouvernement lance une aide d’urgence pour les déplacés. Mais de quels déplacés parle-t-on ?

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Bozoum : Le gouvernement lance une aide d’urgence pour les déplacés. Mais de quels déplacés parle-t-on ?

 

Centrafrique.org/a-boyabane-les-recoltes-menacees-par-les-pluies-diluviennes/village-tale-vers-paoua-et-bozoum/” rel=”attachment wp-att-53892″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/village-Tale-vers-Paoua-et-Bozoum-450×253.jpg” alt=”Bozoum : Le gouvernement lance une aide d’urgence pour les déplacés. Mais de quels déplacés parle-t-on ?” width=”450″ height=”253″ />
village Taley, à 60 kilomètres de Bozoum. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

                Près de deux mois après les attaques sanglantes à Bozoum, le gouvernement centrafricain promet une aide d’urgence aux déplacés. Mais le ministre Arthur Piri, lors de son interview à la radio Ndéké-Luka,  l’affirme sans détour qu’il n’existe pas de déplacé internes en Centrafrique.  Alors, qui sont ces fantômes qu’on prétend secourir à Bozoum ?

 

Fin février, des violences qui ravagent les axes Bocaranga et Bouar-Baoro. Venus de villages comme Bofforo 1 et 2, Koundé, Bossido, Kpetene, Bahoyo, mais aussi Cam 5, Sangbaï, Ndonga ou encore Aï 1, ces habitants ont fui leurs foyers à cause d’un conflit sanglant opposant une milice lourdement armée par les mercenaires russes et éleveurs transhumants pour venir chercher refuge à l’église catholique Saint-Michel de Bozoum.

Sans eau potable, sans nourriture décente, sans soins, ces familles déplacées survivent grâce aux efforts des prêtres et de quelques ONG humanitaires. Pendant ce temps, à Bangui, le pouvoir regarde ailleurs. Ce n’est que le 3 avril, lors d’un conseil des ministres, que le porte-parole du gouvernement parle d’une « mission humanitaire urgente », avec distribution de kits :  nourriture, produits d’hygiène, médicaments – pour ces populations en détresse. Mais la parole officielle s’emmêle dans ses propres contradictions.

 

Monsieur Arthur Piri, ministre et figure sulfureuse de la mafia centrafricaine, lors de son interview sur les antennes de la radio Ndéké-Luka, a pris le micro pour vanter les mérites du régime. « En neuf ans, sous Touadéra, il n’y a plus de déplacé interne dans le pays », a-t-il asséné, fier comme un baron mafieux qui a vendu le monopole des carburants à Neptune Hall, en défiant toutes les lois. Pourtant, l’annonce même de cette aide à Bozoum parle de « déplacés  internes ». Alors, qui ment ? Le ministre ou ses propres collègues ? Les faits, eux, ne plient pas : à Bria, Bokaranga, Baboua, et même dans les faubourgs de Bangui, des milliers de déplacés s’entassent encore, neuf ans après les promesses électorales de Touadéra. Pourtant, Bertrand Arthur Piri jurait le contraire.

 

Rappelons le, Faustin-Archange Touadera, lors des élections du second tour, en 2016, face à son adversaire Anicet Georges Dologuélé, promettait six mois maximum pour que tous les déplacés  rentreraient chez eux, et la paix retrouvée. Mais près d’une décennie plus tard, c’est tout le contraire.

 

L’aide promise à Bozoum, elle, sent l’improvisation. Le ministère de l’Action humanitaire, en réunion avec des agences onusiennes, a pondu une opération en trois temps : une évaluation, une distribution de kits, et un vague plan de retour volontaire. Mais ces kits,  assemblage de nourriture, de savon et de cachets,  viennent en réalité du PAM et de l’UNESCO, pas des caisses vides du gouvernement. Pendant que Bangui pleurniche son manque de moyens, 400 millions par semaine filent aux mercenaires de Wagner et aux forces rwandaises. Les déplacés, eux, peuvent crever la bouche ouverte.

 

À Bozoum, l’église catholique débordait de ces « fantômes » que Piri refuse de nommer. Pendant ce temps, les ONG humanitaires, débordés de leur côté, alertent sur une crise qui empire : un tier du pays dépend aujourd’hui de l’aide humanitaire. Et que dire de cette « politique des solutions durables » vantée par la ministre de l’Action humanitaire ? « Stabiliser les populations avant leur retour », promet-elle.

 

Alors, de quels déplacés parle-t-on ? Ceux que le gouvernement nie mais qu’il prétend aider ? Ceux qu’on abandonne pour mieux financer Wagner ? Ou ceux qu’on exhibe dans des discours creux pour sauver les apparences ? Une chose est sûre : entre les mensonges de Piri et les kits de la honte, ce régime n’a plus rien à offrir qu’un théâtre d’absurdités….

 

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Centrafrique : Le PSD et le PAP réagissent sur les crimes des soldats FACA sur les civils à Gomio

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Le PSD et le PAP réagissent sur les crimes des soldats FACA sur les civils à Gomio

 

Première phase d’enrôlement électoral: le PAP dénonce des dysfonctionnements majeurs
Alain-Brice-Touaboy – Le Parti Africain du Progrès (PAP) : une nouvelle voix politique en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Une vidéo montrant des exactions commises par des soldats des Forces armées centrafricaines (FAKA) sur le site minier de Gomio, à 235 kilomètres de Bangui, continue de provoquer une vague d’indignation dans le pays. Dans cette vidéo devenue viral sur les réseaux sociaux, des militaires frappent et humilient des civils, hommes et femmes. Après une tentative de déni de l’état-major, plusieurs voix se sont élevées pour condamner ces actes. Parmi elles, le Parti Social Démocrate de Centrafrique (PSD), fédération France, et le Parti Africain du Progrès (PAP) ont publié des communiqués cinglants, exigeant justice et responsabilités.

 

Le PSD France dénonce un scandale d’État

 

Dans un communiqué daté du 9 avril 2025, émis depuis Paris, le PSD France, dirigé par l’ancien député Jean-Pierre Mara, n’a pas mâché ses mots. La vidéo, selon le parti, expose des « actes de cruauté » commis par des soldats de l’armée nationale. « Nous condamnons fermement cet acte barbare », écrit Jean-Pierre Mara, avant d’appeler à une enquête approfondie des autorités. Le PSD va plus loin, pointant du doigt la responsabilité directe du président de la République Faustin-Archange Touadera dans cette affaire.

 

Le parti exhorte également les organisations humanitaires et de défense des droits humains à intervenir pour que les responsables soient traduits devant une juridiction internationale. « Ces agissements ne peuvent rester impunis », insiste Jean-Pierre Mara.

 

Le PAP réclame justice et interpelle sur le rôle de l’armée

 

De son côté, le Parti Africain du Progrès (PAP), , a réagi avec une égale fermeté dans un communiqué publié le 10 avril 2025, signé par son président, Alain Touaboy. Le texte décrit une « profonde douleur » face aux images montrant des soldats infliger des « actes violents et dégradants » à des civils, y compris des femmes enceintes et des mères portant leurs enfants. Pour Alain Touaboy, ces agissements constituent une « violation grave » des droits fondamentaux, trahissant le serment militaire de protéger la population.

 

Le PAP ne se contente pas de condamner. Il demande des « sanctions sévères » contre les responsables et une justice pour les victimes. Le communiqué souligne que de tels abus ne se limitent pas à Gomio, citant des témoignages similaires dans la région de Yadé, incluant les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Fafa, l’Ouham-Pendé et le Lim-Pendé. Ces violences, selon le parti, aggravent la misère des habitants dépendant des mines artisanales.

 

Alain Touaboy soulève aussi une question brûlante : pourquoi l’armée est-elle déployée pour protéger des sites miniers privés, souvent au profit d’exploitants étrangers ? « Est-il normal que le contribuable centrafricain finance des militaires qui oppriment leurs propres compatriotes au service d’intérêts privés ? », s’interroge-t-il. Le PAP propose que cette mission soit confiée à la gendarmerie, à la police ou à des sociétés de sécurité privées, libérant ainsi l’armée de ce rôle controversé.

 

Une indignation partagée, des questions en suspens

 

Ces deux communiqués, portés par Jean-Pierre Mara pour le PSD France et Alain Touaboy pour le PAP, reflètent une colère largement partagée face à la brutalité des FAKA à Gomio. Ils posent aussi des questions essentielles sur la gouvernance, la responsabilité des autorités et le rôle des forces armées dans un contexte où les richesses minières attisent les tensions. Alors que les appels à la justice se multiplient, le silence ou les justifications des autorités risquent d’alimenter davantage la défiance. Une chose est sûre : cette vidéo a ouvert un débat qui ne s’éteindra pas de sitôt….

 

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Quelle est l’importance des avis dans le choix d’un casino en ligne ?

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La montée en puissance des casinos en ligne a révolutionné le marché du jeu en ligne. L’une des innovations les plus importantes apportées par cette avancée concerne la mobilité du jeu. Les joueurs ont désormais la possibilité de jouer où ils veulent et quand ils veulent. Cependant, la prolifération de cette plateforme de jeu apporte de nouveaux défis, notamment la difficulté du choix d’un casino en ligne fiable. Plusieurs critères permettent en effet de trouver un casino fiable. Aujourd’hui, nous allons comprendre pourquoi il est important de prendre en compte les avis et commentaires des utilisateurs dans le choix d’un casino.

Vérifier la transparence des bonus et des promotions

Les bonus de toute nature sont des moyens assez fréquents qu’utilisent les casinos en ligne pour attirer et fidéliser des joueurs. Cependant, ces offres promotionnelles sont parfois accompagnées de conditions complexes ou désavantageuses. Grâce aux avis des joueurs, vous pourrez avoir une vue d’ensemble rapide sur la façon dont sont gérés les gains.

Les joueurs partagent toujours leurs avis concernant les conditions de gestion des bonus (conditions de mise et de retrait). Par exemple, si vous souhaitez vérifier la transparence d’un casino sans wager, recherchez uniquement ceux portant sur ce sujet. Vous en saurez davantage. Si les avis convergent en majorité vers des critiques répétées, des pratiques trompeuses ou des bonus, inutile d’insister, vous n’êtes pas au bon endroit.

Vérifier le niveau de sécurité et la légalité du casino

Les avis des utilisateurs permettent également de vérifier le niveau de sécurité des casinos en ligne. L’industrie du jeu est soumise à des réglementations strictes imposées par des autorités de jeu compétentes. Si les commentaires des joueurs dénoncent par exemple des fraudes, des malversations de gains ou des piratages, c’est une alerte à considérer. Il vaudrait mieux se rabattre vers un autre casino.

Évaluer la qualité du service client

La qualité du service client est un autre aspect qui peut être vérifié dans les commentaires des joueurs. Très souvent, les clients contactent le service client des casinos en ligne pour signaler les problèmes rencontrés sur la plateforme. Que le service client soit réactif ou pas, les clients partagent toujours leurs expériences en cas de problème. Les avis permettent donc d’évaluer la rapidité avec laquelle les revendications des clients sont traitées. Si vous constatez qu’un casino en ligne est presque toujours critiqué pour des réponses évasives, lentes ou incomplètes, cela peut traduire d’un niveau de fiabilité médiocre.

Évaluer la fiabilité et le niveau de sérieux

La sécurité est l’un des défis les plus importants à relever pour un casino en ligne. Parallèlement, c’est un critère crucial qui influence fortement le choix du casino par les utilisateurs. Confier ses informations financières à une plateforme de jeu requiert un certain niveau de confiance.

Les avis et les commentaires des utilisateurs sont les premières informations disponibles sur la plateforme d’un casino en ligne. Il regroupe les préoccupations essentielles des joueurs. C’est donc un outil indispensable qui permet d’évaluer la fiabilité du casino et d’attester de son sérieux. Si les avis portant sur le cryptage des transactions, la protection des données personnelles et la transparence des pratiques sont majoritairement positifs, ceci peut être considéré comme un gage de confiance.

Les avis apportent une vision réaliste de l’expérience de jeu

L’expérience de jeu est certes un critère subjectif, mais très important pour chaque joueur. En effet, les préférences des joueurs varient en fonction de leur personnalité. Ainsi, qu’il s’agisse de l’interface utilisateur, des graphiques, des animations du site, les avis en rapport avec la perception des joueurs sur l’état de la plateforme ne manquent pas.

Les joueurs sont mieux placés pour évaluer la qualité d’un jeu. Un casino avec de bonnes notes est une preuve de grande satisfaction des joueurs. De plus, vous pouvez aussi trouver des avis qui vous renseignent sur la performance des jeux sur différents appareils (Smartphones, PC, tablettes) ; un autre critère qui peut attirer les adeptes de jeux en ligne.

Déceler les arnaques

Identifier un casino douteux ou tout simplement frauduleux est une tâche aisée, car les avis permettent de les identifier rapidement. Un joueur furieux victime d’arnaque ou d’escroquerie ne manquera jamais de laisser une trace pour alerter ses confrères de jeu. Malheureusement, l’industrie du jeu en ligne regorge de nombreux casinos aux pratiques scandaleuses.

Sachez donc que les casinos en ligne qui essuient des avis négatifs sur des questions de paiements et de failles dans les jeux ou encore des manipulations de côtes doivent tout simplement être évités.

 

Les communautés de joueurs

Généralement, les plateformes de jeux disposent de sites d’avis et de forums sur lesquels les joueurs partagent un certain nombre d’informations. Dans ces forums, les joueurs échangent des conseils et des idées dans le but de s’entraider. Ces communautés sont un excellent moyen de récolter des informations précieuses au sujet d’un casino en ligne.

Centrafrique : le communiqué honteux de l’état-major, un déni grotesque face à la violence des FACA

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Centrafrique : le communiqué honteux de l’état-major, un déni grotesque face à la violence des FACA….

Centrafrique : le communiqué honteux de l’état-major, un déni grotesque face à la violence des FACA
Le général d’armée, Zéphirin Mamadou, chef d’État-major

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une vidéo circule à nouveau sur les réseaux sociaux, relançant l’indignation générale. On y voit des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) frapper sauvagement, à coups de bâton, une vingtaine de personnes,  hommes et femmes,  allongées au sol, pendant que des enfants hurlent de détresse à leurs côtés. Publiée ce 9 avril 2025 par l’activiste centrafricaine Parfaite Champagne sur ses plateformes, cette séquence a enflammé les débats en République centrafricaine. Elle aurait été tournée, selon les témoignages concordants, entre la ville de Yaloké et Zawa, notamment sur le chantier minier de Gomio, à 10 kilomètres de               Yaloké, dans la préfecture de L’Ombella-Mpoko. Mais l’état-major des armées, dans un communiqué consternant, tente de nier l’évidence avec une maladresse et une malhonnêteté qui frisent le ridicule….

 

Le texte officiel de l’État-major, signé prétendument par le général d’armée Zéphirin Mamadou, chef d’état-major et commandant de la Zone de Défense Autonome de Bangui, est une comédie . Rédigé dans un français laborieux, oscillant entre approximations grammaticales et tournures dignes d’un brouillon d’écolier, ce document ose affirmer que la vidéo, devenue virale, date de plus d’un an et concernerait des événements survenus à Zawa, dans la sous-préfecture de Yaloké. L’état-major va plus loin : il prétend que ces images ont été récupérées par des « ennemis de la paix » pour salir l’image d’une armée en reconstruction. Quelle audace ! Quelle fable grotesque …!

Crimes contre l’humanité ? la vidéo qui accable l’armée centrafricaine
Les jeunes filles et garçons orpailleurs artisanaux avec leurs bébés alignés en attente de leurs services.

La vérité, elle, crève les yeux. Cette vidéo ne montre pas un vague incident vieux d’un an à Zawa, mais une scène récente, filmée à Gomio, où des véhicules,  moteurs ronflants, tracteurs bien visibles,  apparaissent en arrière-plan, contredisant l’idée d’un site minier abandonné, comme le soutient le communiqué. L’état-major évoque des effondrements mortels survenus en 2024 dans d’anciennes mines interdites d’accès, où 17 personnes auraient péri, pour justifier l’intervention des militaires. Mais cette explication ne tient pas une seconde face aux images : les victimes ne sont pas des mineurs clandestins pris en flagrant délit, mais des civils brutalisés sans retenue par des soldats déchaînés….

 

En visualisant la vidéo partagée par madame Parfaite Champagne, les séquences donnent toute la mesure de l’horreur : des jeunes femmes, des jeunes hommes, des pères, sont allongés sur le sol d’un site minier, un terrain sablonneux jonché de graviers, entourée des autres soldats qui regardent la scène. Pendant ce temps, un soldat FACA, bien visible dans son uniforme, frappe un par un les victimes, hommes comme femmes avec un bâton, le bras levé pour cogner encore. En arrière-plan, des bulldozers et des camions,  rappellent bien qu’on est sur une zone d’exploitation d’or à Yaloké , notamment à Gomio. La scène est brute, presque irréelle dans sa cruauté. Par exemple,  une femme à terre, un militaire qui tape, des machines qui stationnent derrière. Ce n’est pas un moment de chaos imprévu, c’est une punition qui a l’air habituel, appliquée avec un calme qui fait froid dans le dos….

Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes
capture d’écran de la vidéo des soldats FACA menaçant à mort, peut être tué, un civil non armé

 

Rappelons que dans ces zones, les coopératives minières exploitent les rivières pour extraire de l’or, laissant derrière elles des graviers et des sables que les villageois, privés de leurs moyens de subsistance traditionnels, récupèrent pour survivre. Une pratique de désespoir, un ultime recours pour ramasser quelques miettes d’or et nourrir leurs familles. Mais pour les soldats FACA, ces graviers représentent une manne financière qu’ils entendent contrôler. Alors, quand la population s’approche, les militaires frappent. Ils frappent fort, sans distinction, comme pour marquer leur territoire…….

 

Et que dire des suites données à cette barbarie par l’État-major ? Rien. Pas une arrestation, pas une sanction, pas la moindre enquête annoncée contre les auteurs de ces violences. L’état-major, par son silence sur ce point, semble cautionner ces actes, voire les encourager. Un tel déni est criminel. Pire, il illustre l’incapacité – ou le refus – des autorités militaires à assumer leurs responsabilités face à des exactions qui ternissent chaque jour davantage l’image du pays….

 

Ce n’est pas la première fois que de telles manœuvres de diversion est organisée. Rappelons les déclarations du ministre-conseiller Fidel Ngouandjika, qui, sur les ondes de sa radio, a repris la même rengaine éculée : « C’est une vieille vidéo, une manipulation ». On connaît le refrain. En 2022, face à une vidéo montrant six soldats FACA en train d’égorger deux jeunes Peuls ,  identifiés par leurs collègues, leurs proches, leurs voisins , mais Fidèle Gouandjika avait déjà nié l’évidence, jurant que ces atrocités n’avaient pas eu lieu en Centrafrique. Plus récemment, quand des mercenaires russes ont égorgé deux civils à Bouka, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou,  a balayé les faits d’un revers de main, accusant des « ennemis du peuple » d’avoir fabriqué l’histoire. À chaque fois, le même scénario : des preuves accablantes, des visages reconnaissables, et des démentis pathétiques servis avec un culot sidérant….

 

Le communiqué de l’état-major ne fait que prolonger cette tradition de mensonges. En prétendant que sur ce chantier de Zawa, que les victimes sont des intrus sur un site minier désaffecté, que la vidéo est une relique manipulée, il insulte l’intelligence des Centrafricains. Les généraux, drapés dans leurs titres ronflants, incapables d’écrire un texte cohérent ou de confronter la réalité, préfèrent se cacher derrière des excuses bancales. Où est la dignité dans cette armée censée incarner l’unité et le travail, comme le proclame la devise nationale ? Où est la justice pour ces femmes, ces hommes, ces enfants livrés à la brutalité de ceux qui devraient les protéger ?

 

Cette affaire dévoile une vérité implacable : l’état-major et le gouvernement ne cherchent pas à réformer ou à reconstruire quoi que ce soit. Ils s’enlisent dans une spirale de déni, de violence et d’incompétence. Les organisations des droits humains ? Silencieuses. La Minusca ? Muette. Pendant ce temps, les victimes pleurent, les bourreaux prospèrent, et le peuple assiste, impuissant, à cette parodie de pouvoir. Honteux, indigne, révoltant : les mots manquent pour qualifier ce fiasco….

 

 

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Crime contre l’humanité, Ozaguin  interpelle Touadera et dénonce les exactions des soldats FACA sur des civils

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Crime contre l’humanité, Ozaguin  interpelle Touadera et dénonce les exactions des soldats FACA sur des civils….

 

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L’artiste centrafricain Ozaguin. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le 9 avril 2025 à minuit, une vidéo glaçante circule sur les réseaux sociaux, publiée par l’activiste centrafricaine Parfaite Champagne. On y voit des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) frapper sauvagement des civils,  femmes et enfants compris,  avec des chicottes, sur le chantier minier de Gomio, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Les images, insoutenables, ont fait le tour du pays, et bien au-delà, provoquant une vague d’indignation. Mais pour beaucoup, ce n’est qu’une goutte dans l’océan d’horreurs qui gangrène la Centrafrique depuis trop longtemps. Et c’est là qu’intervient la voix tranchante d’Ozaguin, star incontestée de la musique centrafricaine, qui a décidé de ne plus se taire….

 

Dans une déclaration directe et sans filtre, Ozaguin a interpellé le président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”. Il ne mâche pas ses mots : cette vidéo n’est ni la première, ni la dernière d’une longue série d’atrocités commises par les soldats FACA….

 

« J’en ai vu, des vidéos, dans les téléphones des militaires. Plein, plein, plein ! Celle-là, c’est rien à côté de ce que j’ai vu », lance-t-il. Des viols de mineurs : des fillettes de 11, 12, 13 ans, des violences sexuelles organisées par des soldats et leurs patron, des scènes de barbarie qui se déroulent en province, loin des regards, mais bien présentes dans les mémoires et les smartphones de ceux qui les commettent. « À Bangui, tout le monde s’en fiche », ajoute-t-il, avant d’interpeller le chef de l’État : « Ce qui se passe là-bas, ça dépasse l’entendement. Les gens crient aujourd’hui, mais ça fait longtemps que ça dure, tout le temps, tout le temps, tout le temps ! »….

 

Une armée devenue une bande de criminels….

 

Ozaguin ne parle pas en l’air. Ce qu’il décrit, c’est un pays où l’armée, censée protéger les citoyens, s’est transformée en une horde de voyous sans foi ni loi. Les FACA, soutenues par les mercenaires russes de Wagner, ne sont plus un rempart contre l’insécurité : elles sont même l’insécurité en elle-même. À Gomio, on voit des soldats fouetter des civils comme au temps de l’esclavage. À Bouca, des mercenaires russes ont égorgé des jeunes et exhibé leurs têtes sur les réseaux sociaux. À Kouki, un homme a été pendu et égorgé par ces mêmes Russes, sous les yeux de complices silencieux. Et il y a quelques semaines encore, une autre vidéo montrait un soldat enfoncer son arme dans la bouche d’un jeune, menaçant de le tuer. À chaque fois, la même horreur. À chaque fois, le même silence….

 

Le gouvernement, lui, continue de claironner que l’armée est « montée en puissance » grâce à la Russie et à Wagner. La paix, disent-ils. Mais quelle paix ? Ce n’est pas la paix, c’est la jungle. Un chaos total où les soldats FACA, les mercenaires russes et les groupes armés se disputent le titre de pire bourreau. Les civils, eux, sont pris en tenaille : rackettés, battus, violés, tués. Et pendant ce temps, le président Touadéra parade, sourd aux cris de son peuple, laissant ses forces de l’ordre et leurs alliés russes semer la terreur….

 

Le silence assourdissant des organisation des droits humains….

 

Et où sont les défenseurs des droits humains dans tout ça ? La Minusca, mission de l’ONU censée stabiliser le pays, regarde ailleurs. Les ONG internationales, d’habitude si promptes à dénoncer, se taisent. Pourtant, les preuves sont là, sous leurs yeux, dans ces vidéos qui circulent depuis des années. On se souvient de 2022, quand des soldats FACA ont été filmés en train d’égorger deux jeunes Peuls à visage découvert, en présence même d’un capitaine de l’armée nationale , pas une enquête, pas une arrestation. Aujourd’hui, c’est la même impunité. Les droits humains ? Un mot vide de sens en Centrafrique, où les victimes n’ont personne pour les entendre….

 

Ozaguin, la voix d’un peuple abandonné….

 

Face à cette descente aux enfers, Ozaguin se dresse comme un phare dans la nuit. Lui, le musicien célèbre, n’a pas peur de dire ce que tout le monde pense tout bas. Il a voyagé dans les provinces, il a écouté les plaintes des victimes, il a vu les vidéos que les militaires gardent comme des trophées. Et il le dit haut et fort : ça suffit. Sa colère est celle d’un peuple trahi par ceux qui devraient le protéger. Sa franchise est une gifle au visage d’un pouvoir qui préfère fermer les yeux….

 

Il faut saluer son courage. Parce qu’en Centrafrique, parler comme il le fait, c’est risquer sa vie. Mais il a raison : ce pays court à la catastrophe. Pas celle des groupes armés ou des rebellions d’hier, mais un chaos sécuritaire bien plus sournois, porté par une armée de criminels et des mercenaires sans scrupules. Touadéra peut bien vanter ses alliances avec Moscou, mais la vérité est là : la Russie ne forme pas une armée, elle arme des sauvages. Et ces sauvages, FACA et Wagner confondus, font régner la terreur au nom d’une prétendue stabilité….

 

Et après ?

 

Alors oui, Ozaguin a vu juste. Cette vidéo de Gomio n’est qu’un aperçu d’un mal bien plus profond. Il faut que ça cesse. Il faut que le président Touadéra arrête de jouer les autruches et assume ses responsabilités. Il faut que la Minusca et les organisations des droits humains sortent de leur mutisme et agissent. Et il faut que la communauté internationale ouvre enfin les yeux sur ce qui se passe en Centrafrique, parce que ce n’est pas la paix qu’on y construit, c’est un cimetière.

 

Ozaguin a parlé pour ses compatriotes. À nous de l’écouter, et de faire en sorte que ses mots ne restent pas lettre morte. Car si rien ne change, la Centrafrique ne sera plus qu’un souvenir, engloutie par la barbarie de ceux qui prétendent la sauver….

 

 

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Être refugiés au Cameroun, c’est être dans une prison à ciel ouvert, où les conditions de vie sont inhumaines

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Être refugiés au Cameroun, c’est être dans une prison à ciel ouvert, où les conditions de vie sont inhumaines

 

Centrafrique.org/ils-ont-arrose-mon-frere-de-tirs-des-milliers-de-centrafricains-affluent-au-cameroun-pour-fuir-les-violences/des-refugies-de-la-republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-garoua-boulai/” rel=”attachment wp-att-43621″ data-wpel-link=”internal”>Être refugiés au Cameroun, c’est être dans une prison à ciel ouvert, où les conditions de vie sont inhumaines
Des refugiés centrafricains font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulaï au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au Cameroun, la situation des réfugiés, qu’ils soient centrafricains, tchadiens ou d’autres nationalités, devient de plus en plus insupportable. Ces hommes, femmes et enfants, déjà forcés de fuir leurs pays à cause de conflits, de persécutions ou de violences, se retrouvent aujourd’hui piégés dans un quotidien avec des difficultés écrasantes. Entre l’impossibilité de trouver un travail, les restrictions de mouvement absurdes et l’absence de soutien réel de la part des institutions censées les protéger, comme le HCR, leur vie ressemble davantage à une prison qu’à un refuge. Voici un tableau détaillé, criant de vérité, de ce qu’ils endurent.

 

Le travail : un rêve inaccessible

 

Pour un réfugié au Cameroun, trouver un emploi relève du parcours du combattant. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) leur délivre un document officiel attestant de leur statut. Sur le papier, ce bout de papier devrait leur ouvrir des portes, leur permettre de subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille. Mais dans la réalité, c’est tout le contraire. Dès qu’un réfugié présente ce document à un employeur potentiel, il est presque systématiquement rejeté. Pourquoi ? Parce que ce statut de réfugié, au lieu d’être une protection, devient un stigmate. Les employeurs, par méfiance ou par ignorance, préfèrent ne pas s’embarrasser.

 

Imaginez un père de famille qui veut simplement nourrir ses enfants, ou une mère célibataire qui cherche à payer un loyer. Sans travail, ces réfugiés n’ont aucun moyen de s’en sortir. Le HCR, censé être leur bouée de sauvetage, ne leur offre pas grand-chose de plus que ce document. Pas d’aide financière régulière, pas de programmes concrets pour les intégrer dans le marché du travail. Les besoins de base – manger, se loger, se soigner – restent un luxe hors de portée. Les frais de scolarité pour les enfants ? Une chimère. Une visite chez le médecin ? Un privilège réservé à ceux qui, par miracle, ont encore quelques économies. Cette absence de soutien transforme leur quotidien en une lutte permanente, où chaque jour est une question de survie.

 

Une liberté de mouvement réduite à néant

 

Mais les difficultés ne s’arrêtent pas là. Les réfugiés au Cameroun ne sont même pas libres de se déplacer comme ils le souhaitent. Prenons un exemple concret : la distance entre Yaoundé et Douala, deux grandes villes du pays, est d’environ 240 kilomètres. Pour un Camerounais ordinaire, aller d’une ville à l’autre est une simple formalité. Pour un réfugié, c’est une mission impossible. Le document qui leur est remis par le HCR semble avoir une portée géographique limitée, comme s’il était valable uniquement dans la ville où ils ont été enregistrés. Si un réfugié de Yaoundé veut tenter sa chance à Douala, ou vice versa, il risque de se heurter à un mur.

 

Aux checkpoints tenus par les forces de l’ordre, le scénario est toujours le même. Les policiers ou gendarmes regardent le papier, froncent les sourcils et lâchent : « Tu es réfugié, tu n’as pas le droit de bouger. Reste où tu es ». C’est une aberration totale. On dirait un document régional, une sorte de laissez-passer qui cloisonne les réfugiés dans des zones précises, comme des animaux en cage. Mais où a-t-on vu ça ? Même dans des pays réputés pour leurs restrictions, comme la Chine, on ne limite pas les déplacements internes avec une telle rigidité. Au Cameroun, cette pratique n’a aucun sens. Si un réfugié ne trouve pas de travail à Douala, pourquoi ne pourrait-il pas aller vendre quelques marchandises à Yaoundé ou ailleurs ? Pourquoi lui bloquer la route ?

 

Cette situation pousse à s’interroger. Est-ce de l’ignorance de la part des forces de l’ordre, qui ne comprennent pas la portée des documents des réfugiés ? Est-ce une volonté délibérée des autorités de compliquer leur vie ? Ou alors, est-ce que personne ne prend la peine de former les agents pour qu’ils appliquent correctement les règles internationales ? Quoi qu’il en soit, le résultat est le même : les réfugiés sont coincés, privés d’une liberté fondamentale.

 

Le casse-tête des documents de voyage

 

Et puis, il y a la question des documents de voyage, un problème encore plus grave. Un réfugié qui veut quitter le Cameroun – que ce soit pour rejoindre un pays voisin comme le Tchad, le Nigeria ou le Bénin, ou pour saisir une opportunité ailleurs,  se retrouve face à un mur infranchissable. Le HCR, censé faciliter ce genre de démarches, ne délivre pratiquement jamais ces précieux sésames. Quand un réfugié fait une demande, les réponses sont floues : « C’est réservé aux étudiants », dit-on parfois. Mais même les étudiants, lorsqu’ils insistent, se voient opposer un refus, souvent accompagné d’excuses comme « On n’a pas de stock » ou « Il faut plus de justificatifs ».

 

Pour mieux comprendre, et selon les règles internationales, notamment la Convention de 1951 sur les réfugiés, tout réfugié reconnu a le droit de recevoir un document de voyage (appelé « titre de voyage pour réfugié ») pour faciliter ses déplacements transfrontaliers. Au Cameroun, cette responsabilité incombe en partie au HCR, qui travaille avec les autorités locales pour délivrer ces documents. Mais dans la pratique, ça coince. Les sites officiels du HCR mentionnent que ce titre doit être accessible à tous les réfugiés, sans discrimination, pour des raisons professionnelles, éducatives ou personnelles. Pourtant, au Cameroun, rien ne semble fonctionner. Les autorités camerounaises, qui doivent valider ces demandes, brillent par leur inaction. Résultat : pas de papier, pas de voyage, pas d’espoir.

 

Imaginez un footballeur réfugié qui décroche un contrat pour jouer dans une équipe à l’étranger. Ou un journaliste invité à un séminaire régional. Sans document de voyage, ces opportunités s’évaporent. Les étudiants, eux, galèrent tout autant : même avec une admission dans une université hors du pays, ils restent bloqués. Cette bureaucratie absurde tue les rêves et condamne les réfugiés à l’immobilisme.

 

Une stratégie pour les pousser à partir ?

 

Derrière ces obstacles, une question dérangeante se pose : et si tout cela était voulu ? Les conditions de vie des réfugiés au Cameroun sont tellement dures qu’on pourrait presque y voir une tactique pour les forcer à rentrer chez eux. Pas d’emploi, pas de liberté, pas de soutien – à quoi bon rester ? Pour quelqu’un qui a fui la guerre ou la persécution, retourner dans son pays d’origine peut signifier la mort. Mais ici, on dirait que le système les y pousse, en leur rendant la vie insupportable.

 

Le HCR, qui devrait être leur bouclier, les abandonne à leur sort. Les Nations unies financent cet organisme pour protéger les réfugiés, pas pour les laisser croupir dans des limbes administratifs. Le Cameroun, de son côté, affiche une volonté d’accueil,  ce qui est louable,  mais ne respecte pas les engagements internationaux. Ce n’est pas l’argent du Cameroun qui paye pour ces réfugiés, après tout ; c’est celui de la communauté internationale. Alors pourquoi tant de blocages ?

 

Plonger dans la criminalité ou non ?

 

Privés de perspectives, certains réfugiés sombrent. Les jeunes, en particulier, se retrouvent dans une situation désespérée. Sans travail ni moyens de subsistance, quelques-uns finissent par basculer dans des activités illégales : banditisme, petits trafics,  juste pour manger. Ceux qui refusent de céder à cette tentation vivent dans une misère silencieuse, réduits à mendier ou à compter sur la charité. Être réfugié, dans ces conditions, c’est perdre toute dignité. On les traite comme des moins-que-rien, des indésirables qu’on tolère à peine.

 

Pourtant, la roue tourne. Les crises qui frappent aujourd’hui la Centrafrique ou le Tchad peuvent toucher le Cameroun demain. Personne n’est à l’abri. Alors pourquoi infliger autant de souffrances à ceux qui cherchent simplement un refuge ?

 

Le Cameroun doit revoir ses copies

 

Il est temps que le Cameroun revoie sa façon d’accueillir les réfugiés. Les autorités doivent clarifier les règles, former les forces de l’ordre et délivrer les documents nécessaires – notamment les titres de voyage – sans inventer des excuses. Le HCR, de son côté, doit arrêter de se cacher derrière des procédures floues et suivre les réfugiés de près, les épauler vraiment dans leurs démarches. Forcer les gens à rentrer chez eux en leur rendant la vie impossible, ce n’est pas une solution. C’est une trahison.

 

Les réfugiés ne demandent pas la lune. Ils veulent juste une chance de vivre, de travailler, de bouger librement. Au Cameroun, on leur refuse même ça. Combien de temps encore devront-ils supporter cet enfer ?

 

Par Alain Nzilo….

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Troisième mandat ou coup d’État déguisé : Que cache la nouvelle constitution ? Bruno Yapandé, ministre, et Raymond Adouma du BRDC débattent sur le sujet

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Troisième mandat ou coup d’État déguisé : Que cache la nouvelle constitution ? Bruno Yapandé, ministre, et Raymond Adouma du BRDC débattent sur le sujet

 

Centrafrique.org/apres-la-polemique-et-le-tolle-general-le-ministre-bruno-yapande-annule-le-bapteme-du-marche-petevo-au-nom-du-president-touadera/bruno-yapande-ministre-en-charge-de-ladministration-du-territoire-une-personne-parlant-dans-un-microphone-devant-une-foule-de-personnes-texte-possible-paroisse-merit-ausiliatrice/” rel=”attachment wp-att-87014″ data-wpel-link=”internal”>Troisième mandat ou coup d’État déguisé : Que cache la nouvelle constitution ? Bruno Yapandé, ministre, et Raymond Adouma du BRDC débattent sur le sujet
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nouvelle constitution centrafricaine, adoptée en 2023, est-elle une réforme légitime ou un coup d’État déguisé pour offrir un troisième mandat à Faustin-Archange Touadéra ? Lors de l’émission Patara sur la Radio Ndékè Luka, le ministre Bruno Yapandé a tenté de défendre ce texte douteux face à un Raymond Adouma, leader du BRDC, qui n’a pas mâché ses mots : c’est une escroquerie pure et simple. Et quand on gratte sous les belles paroles du pouvoir, ce qu’on trouve pue la magouille et la dictature.

 

Bruno Yapandé a sorti son Bla – Bla: “Il n’y a pas de troisième mandat, c’est une nouvelle constitution votée à 95 % par le peuple“. Sérieusement ? Comme si un référendum organisé par un régime en perte de vitesse, avec des urnes sous contrôle et une opposition non participative, pouvait refléter une quelconque vérité. Il ose prétendre que l’ancienne constitution de 2016 était “mal née, mal bâtie”, pleine d’incohérences qu’il aurait héroïquement corrigées. Mais c’est un mensonge éhonté, une excuse bidon pour justifier un bricolage juridique qui remet les compteurs à zéro et laisse Touadéra s’accrocher au fauteuil présidentiel. Un démocrate, lui ? Plutôt un apprenti dictateur qui joue les illusionnistes.

 

Raymond Adouma, lui, a tapé dans le mille : “C’est une insulte au peuple“. Cette constitution de 2016, née du Forum de Bangui et d’une vraie consultation populaire, interdisait à Touadéra de rempiler. Alors, ils l’ont cassée, point barre. “Ils savent qu’il n’a même pas gagné en 2020 – 2021”, a-t-il lancé, rappelant des élections truquées où les résultats n’ont jamais été transmis à l’opposition,  un hold-up électoral que le régime voudrait maintenant légaliser avec ce torchon. Pour Adouma, ce n’est pas une constitution, c’est une “feuille de route” pour un coup d’État en douce, un plan machiavélique pour écraser toute concurrence.

 

Et que dire des clauses tordues de ce texte ? Cette histoire de binationalité, par exemple, qui crée des Centrafricains “d’origine” et d’autres exclus de la course au pouvoir. Yapandé a le culot de dire : “Faites un choix entre vos nationalités.” Mais pourquoi alors laisser ces mêmes “exclus” voter des lois à l’Assemblée ? C’est du grand n’importe quoi, une aberration cousue de fil blanc pour disqualifier des opposants gênants sous des prétextes absurdes. Adouma l’a bien vu : cette constitution n’est pas faite pour unir, mais pour diviser et verrouiller le pouvoir.

 

Le ministre peut bien fanfaronner avec ses “95 %”, sa “majorité” contre une “minorité bruyante”, c’est du vent. Ce référendum était une farce, et ce texte, un outil pour un régime de menteurs qui ne recule devant rien. Que cache-t-il ? Un troisième mandat, bien sûr, mais surtout une prise de pouvoir illégale déguisée en démocratie. Adouma l’a dit haut et fort : “Si ces conditions persistent, nous n’irons pas aux élections”. Et il a raison : pourquoi jouer à un jeu où les dés sont pipés ?

 

Mais creusons plus loin, parce que la supercherie du référendum de 2023 est encore plus scandaleuse. Le taux de participation réel ? 1 %, voire moins. Les bureaux de vote étaient déserts, les Centrafricains ne se sont pas déplacés – et pour cause, ils n’y croyaient pas une seconde. Mais le régime, avec l’appui des mercenaires de Wagner qui ont imposé ce simulacre, a osé claironner un “95 % de oui” avec une participation “massive”. Quelle blague ! Même leurs propres chiffres bidons parlent de 5 % de participation et 45 % de oui – et encore, c’est généreux. Touadéra lui-même, avant ce fiasco, avait lâché le morceau : “Je n’ai pas besoin des électeurs, juste des urnes, et je fabriquerai le résultat”. Une confession qui dit tout : ce type n’a jamais eu l’intention de respecter la démocratie.

 

Et pendant qu’ils parlent de “démocratie”, leurs prisons débordent. Rien qu’en avril 2025, la répression bat son plein. Les deux frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri Dondra ? Arrêtés et jetés à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Le frère et la sœur de l’ancien ministre Armel Sayo ? Pareil, écroués à l’OCRB. L’ancien directeur du Trésor, Mahamat Abakar? Toujours à l’OCRB, après que sa femme et son fils ont été relâchés sous la pression. Des dizaines d’autres croupissent dans ces geôles, sans mandat, sans rien – leurs familles et avocats interdits de visite. Les avocats, d’ailleurs, sont en grève de huit jours depuis la semaine dernière, excédés par un État qui piétine la loi à chaque instant. Quelle démocratie, messieurs Yapandé et Touadéra ? Celle des menottes et des cachots ?

 

Pendant que Touadéra et ses sbires s’amusent à réécrire les règles, les Centrafricains crèvent de faim et d’insécurité. Cette nouvelle constitution n’est pas un progrès, c’est une honte, un coup porté à ce qui restait de légitimité dans ce pays. Troisième mandat ou coup d’État ? Les deux, sans doute – et c’est le peuple qui paiera la facture de cette imposture, pendant que Wagner tire les ficelles et que les urnes vides servent de décor à leurs mensonges….

 

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Le Conseil des ministres : un grand supermarché de permis miniers

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Le Conseil des ministres : un grand supermarché de permis miniers

 

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monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Bienvenue au Conseil des ministres, où les permis miniers centrafricains s’échangent comme des bonbons. Des sociétés raflent la mise, l’État touche des poussières, et le peuple regarde ses ressources s’envoler sans rien comprendre. C’est le grand marché des richesses, et les Centrafricains n’y sont pas invités.

 

Depuis cinq ans , c’est toujours la même chose. Chaque Conseil des ministres, ou presque, depuis 2019, sort sa liste de courses : Africa Treasurer et Africa Oil Corporation décrochent des permis d’exploitation le 27 mars 2025, Asilgold Refinery empoche un agrément pour raffiner l’or et les diamants, et Coto-Minings se refait une beauté en devenant Tarigold. Tout ça sous les “très hautes instructions” de Faustin-Archange Touadera, qui jure que c’est pour relancer l’économie. Mais à force de distribuer les permis comme des cacahuètes, on se demande : qui tient vraiment la caisse ?

 

Avant, sous la Constitution de 2016, il y avait un semblant de garde-fou. Les permis miniers devaient passer par l’Assemblée nationale pour être validés, une étape qui donnait au moins l’illusion d’un contrôle. Depuis 2023, avec la nouvelle Constitution, c’est fini. Le Conseil des ministres a les mains libres, et il ne s’en prive pas. Chaque semaine, des conventions minières sont signées, des pourcentages annoncés,  10 % pour l’État, “gratuitement”, comme une faveur. Mais 10 %, c’est ridicule face aux millions que rapportent les mines. Pendant ce temps, les caisses publiques sont vides, et on nous répète qu’il n’y a pas d’argent pour les routes, les écoles ou les hôpitaux.

 

Et puis, il y a ce détail qui fait grincer des dents : l’armée nationale, censée défendre le pays, a maintenant cinq permis miniers. Cinq ! Pour quoi faire ? Personne ne sait. Les soldats, eux, n’ont pas vu leurs primes d’alimentation depuis six ou sept ans. Déployés sur le terrain pendant des mois, un an parfois, ils rentrent bredouilles, sans un centime pour leurs familles. Pas de rations, pas de soutien, rien. Mais l’armée a des permis miniers. Alors, où va l’argent de ces concessions ? Pas dans les poches des militaires, ça, c’est clair. Peut-être dans des villas flambant neuves ou des comptes bien cachés, mais certainement pas là où le pays en a besoin.

 

Le gouvernement, lui, continue son numéro. À chaque réunion, c’est le même refrain : des permis par-ci, des investisseurs par-là, des promesses d’un avenir meilleur. Africa Treasurer, Africa Oil, Asilgold, Tarigold – des noms qui claquent, mais qui ne disent rien au citoyen lambda. Qui sont ces gens ? Combien extraient-ils ? Combien revient vraiment à l’État ? Silence radio. Le Code minier de 2024 est brandi comme un bouclier – tout serait “conforme” – mais ça ne répond pas aux questions. Pendant ce temps, les hôpitaux n’ont pas de médicaments, les coupures d’électricité pourrissent le quotidien, et l’eau potable reste un rêve. Pourtant, les permis miniers, eux, ne manquent jamais.

 

Les Centrafricains ne sont pas aveugles. Ils voient bien que leurs richesses : l’or, les diamants, le sous-sol,  filent sous leur nez. Ils entendent les annonces, les décrets, les changements de nom, et ils se lassent. L’Assemblée nationale ? Elle ne voit pas la couleur de cet argent. Le peuple ? Il n’a droit qu’aux discours creux et aux excuses. L’État crie à la crise financière d’un côté, tout en ouvrant grand les portes de son supermarché minier de l’autre. Et au bout du compte, c’est toujours la même histoire : les ressources partent, la misère reste.

 

Alors oui, c’est épuisant. Épuisant de voir ce manège tourner sans fin, ces permis s’empiler comme des tickets de caisse, pendant que le pays s’effrite. Les Centrafricains ne demandent pas la lune : juste des réponses, des routes, des écoles, un avenir. Mais à la place, ils ont droit à un grand supermarché où leurs richesses sont détournées, une poignée de bonbons à la fois. Une insulte, rien de moins….

 

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MDSP, OCPDDHC, BRDC : Une dénonciation unanime des crimes commis par les soldats FACA

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MDSP, OCPDDHC, BRDC : Une dénonciation unanime des crimes commis par les soldats FACA

 

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Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis 24 heures, sur les réseaux sociaux centrafricains, une vidéo virale montrant des actes de violence commis par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur des civils sans défense a provoqué une indignation générale.

 

La marche pour la démocratie et le salut du peuple (MDSP), présidé par Dr Dominique Désiré Erenon, l’Organisation Civile pour la Paix et la Défense des Droits de l’Homme en Centrafrique (OCPDDHC), dirigée par Yannick Avelin Sereckissy-Namboy, et le Bloc Républicain pour la Défense de la constitution du 30 mars 2016, coordonné par Maître Crépin Mboli-Goumba, ont chacun publié des communiqués cinglants pour condamner ces atrocités survenues, selon l’État-major,  sur l’axe Yaloke-Zawa dans l’Ombella-Mpoko. Ces organisations exigent justice, sanctions et réparations face à ces graves violations des droits humains.

 

Une indignation partagée face à des actes inhumains

 

La MDSP, dans une déclaration signée par son président, Dr Dominique Désiré Erenon, exprime une « indignation totale » face aux « sévices cruels, inhumains et dégradants » infligés par certains éléments des FACA à des femmes, des hommes et des jeunes. La MDSP souligne que ces actes, commis par des soldats censés protéger la population, compromettent gravement la confiance des Centrafricains envers leur armée nationale. Le Dr Erenon appelle l’Inspection Générale des Armées à ouvrir une enquête et, si nécessaire, à saisir le Tribunal Militaire Permanent pour établir les responsabilités et prononcer des sanctions pénales. « Rien ne peut justifier de telles atrocités à l’égard des civils aux mains nues », insiste la MDSP, ajoutant que lorsque le pouvoir militaire « commence à asservir ceux qu’il est censé servir », cela devient un abus de pouvoir, un délit pénal.

 

De son côté, l’OCPDDHC, sous la plume de son coordonnateur par intérim Yannick Avelin Sereckissy-Namboy, dénonce avec fermeté les violences, humiliations et abus subis par des femmes et des enfants contraints par la pauvreté à chercher de quoi survivre. L’OCPDDHC rappelle que ces actes violent les droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), notamment les articles 1, 3, 5 et 25, que la République centrafricaine s’est engagée à respecter. L’organisation exige une enquête rigoureuse, des sanctions contre les responsables, la protection immédiate des victimes, ainsi que des politiques sociales inclusives pour garantir les droits économiques et sociaux des plus démunis.

 

Enfin, le BRDC, dirigé par Maître Crépin Mboli-Goumba, qualifie les vidéos de « scènes insoutenables » montrant des militaires torturant systématiquement des civils sans défense. Le BRDC fustige l’indifférence de la hiérarchie militaire et rejette les tentatives de minimiser ces actes en prétendant qu’ils datent de plusieurs mois. Persuadé que justice ne sera pas rendue sans mobilisation, le BRDC appelle à identifier les auteurs pour déposer une plainte collective et promet de travailler sans relâche pour que de tels crimes ne restent pas impunis.

 

Des revendications claires et convergentes

 

Chaque organisation, à sa manière, dévoile l’urgence d’agir. La MDSP insiste sur la nécessité d’une enquête militaire et de sanctions pénales, soulignant que l’absence de protection des civils par les FACA est une trahison de leur mission. L’OCPDDHC, quant à elle, élargit le débat en réclamant non seulement justice, mais aussi des réparations pour les victimes et des mesures sociales pour prévenir de telles violences, ancrées dans des conditions de vie précaires. Le BRDC, enfin, met l’accent sur une mobilisation citoyenne et juridique pour garantir que les coupables répondent de leurs actes, dénonçant la « faillite morale » de ceux qui cherchent des excuses à l’inaction.

 

Vers une action collective?

 

La MDSP, l’OCPDDHC et le BRDC convergent dans leur appel à une mobilisation collective impliquant les autorités, les forces de sécurité, la société civile, les partenaires internationaux et les citoyens. Comme le résume l’OCPDDHC : « Assez de silence. Assez d’inaction. Il est temps d’agir. » Ces organisations, par la voix de leurs leaders respectifs – Dr Dominique Désiré Erenon, Yannick Avelin Sereckissy告诉Namboy et Maître Crépin Mboli-Goumba – s’accordent sur un point : les exactions des soldats FACA sur l’axe Yaloke-Zawa ne doivent pas rester impunies. Elles appellent à restaurer la dignité des victimes et la confiance envers les institutions, dans un pays où les civils, trop souvent, ne trouvent ni sécurité ni justice.

 

En ce 9 avril 2025, ces trois voix : la MDSP, OCPDDHC et BRDC – résonnent comme un cri d’alarme face à la barbarie et un appel pressant à la responsabilité collective….

 

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Retour  des Wagner dans le village de Bowaye : la maison du chef du village et de ses voisins incendiées par les mercenaires russes

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Retour  des Wagner dans le village de Bowaye : la maison du chef du village et de ses voisins incendiées par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/village-bowaye-incendie-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Retour  des Wagner dans le village de Bowaye : la maison du chef du village et de ses voisins incendiées par les mercenaires russes
village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mardi 8 avril 2025, le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa, sur l’axe Nana-Bakassa, dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la Centrafrique, a été une nouvelle fois plongé dans l’horreur. Les mercenaires russes du groupe Wagner, de retour dans cette localité déjà martyrisée, ont incendié la maison du chef du village ainsi que celles de ses voisins, laissant derrière eux un village ravagé par les flammes. Cet acte, dont les motivations restent floues, peut-être une vengeance ou une démonstration de force,  marque une escalade dans la campagne de terreur menée par ces hommes contre une population civile sans défense.

 

Une journée de chaos et de destruction : le 8 avril 2025

Centrafrique.org/habitation-dun-habitant-du-village-bowaye-brule-par-les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Retour  des Wagner dans le village de Bowaye : la maison du chef du village et de ses voisins incendiées par les mercenaires russes
Habitation du chef de groupe du village Bowaye incendiée par les mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC

Aujourd’hui, mardi 8 avril 2025, les mercenaires de Wagner ont fait irruption à Bowaye, quelques jours seulement après leur dernière incursion violente. Armés et déterminés, ils ont ciblé directement la maison du chef du village, figure centrale de cette communauté de 12 000 habitants, avant d’étendre leur furie aux habitations voisines. Les flammes ont dévoré ces demeures, réduisant en cendres les biens des villageois qui avaient déjà fui dans la brousse pour échapper aux exactions répétées. « Il n’y a plus personne à Bowaye », témoigne un habitant joint par téléphone depuis Bossangoa. « Ils sont venus, ils ont brûlé, et ils sont repartis. »

 

Après avoir semé la destruction, les mercenaires ont pris la route de Benzambé, avant de poursuivre vers Bossangoa, laissant derrière eux un village fantôme. Les raisons de cet incendie restent obscures. Certains évoquent une possible colère liée à l’incapacité des mercenaires russes à retrouver les rebelles de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), que Wagner traque sans relâche. Mais pour les habitants, cette excuse ne tient pas : « S’ils cherchent les rebelles, pourquoi s’attaquer à nos maisons ? Pourquoi brûler ce qui reste de nos vies ? » s’interroge un rescapé.

 

Un harcèlement incessant : retour sur les faits précédents

 

Ce n’est pas la première fois que Bowaye subit les assauts de Wagner. Revenons sur les événements récents pour comprendre l’ampleur de cette persécution :

 

Lundi 10 mars 2025: Les mercenaires russes envahissent le village Bowaye pour la cinquième fois cette année. Ce jour-là, ils bloquent les habitants, arrêtent et frappent plusieurs jeunes, tuent le bétail (vaches, moutons, cochons), et pillent les maisons. La population, prise de panique, fuit dans la brousse, abandonnant tout derrière elle. Les 12 000 habitants sont livrés à une violence gratuite, sous le prétexte fallacieux de traquer des rebelles invisibles.

 

Mercredi 2 avril 2025 : Wagner revient avec 42 motos, semant une nouvelle vague de terreur. Toujours à la poursuite des « rebelles fantômes » de la CMSPR, dirigés par le général Kema, ils harcèlent les villageois, pillent leurs biens et battent ceux qu’ils rattrapent dans la brousse. Les habitants, traumatisés, s’enfoncent plus loin dans la forêt ou tentent de rejoindre Korakiri, à 20 kilomètres de là, dans l’espoir d’échapper aux motos grondantes des mercenaires. Bowaye devient alors un village désert, hanté par la peur.

 

Et aujourd’hui, 8 avril 2025, ce troisième assaut en un mois transforme Bowaye en symbole de la barbarie de Wagner. L’incendie des maisons marque un tournant : après avoir pillé et terrorisé, les mercenaires s’attaquent désormais aux dernières traces de vie dans ce village.

 

Une population abandonnée, des civils pris pour cibles

 

Les villageois de Bowaye, comme tant d’autres en Centrafrique, sont des victimes collatérales d’une traque qui ne les concerne pas. Wagner accuse les civils de protéger les rebelles, mais ces derniers, s’ils existent, restent insaisissables. « On ne sait pas où sont les rebelles ! Que veulent-ils qu’on dise ? » s’exclame un habitant en fuite. Les mercenaires, frustrés ou indifférents, préfèrent punir les innocents plutôt que d’admettre l’échec de leur chasse.

 

En s’en prenant aux biens : provisions, vêtements, outils,  puis en incendiant les maisons, Wagner prive les villageois de tout espoir de retour. Ceux qui se cachent dans la brousse n’ont plus rien à récupérer. « Ils pensent que ce qu’ils font reste dans le village, mais le monde doit savoir », tonne un rescapé. Pourtant, le silence des autorités et internationales persiste, laissant Bowaye à son sort.

 

Wagner et Touadéra : un duo mortel

 

Derrière ces exactions se profile l’ombre de Faustin-Archange Touadéra, le président centrafricain qui a ouvert les portes du pays à Wagner sous couvert de « sécurité ». Au lieu de protéger son peuple, il le livre à ces mercenaires qui pillent, violentent et détruisent. Chaque maison incendiée à Bowaye est une tache de plus sur son bilan. Où est sa voix face à cette tragédie ? Son silence est une complicité criante.

 

Et la justice dans tout ça ?

 

Bowaye n’est pas une exception. Des villages comme Bamassa, Bemal 2 ou Kawéwin, sur l’axe Bossangoa-Batangafo, ont subi des atrocités similaires le 28 février 2025 : meurtres, mutilations, pillages. Aujourd’hui, c’est Bowaye qui brûle. Demain, ce sera peut-être Bodjomo ou un autre village voisin. Cette campagne de terreur doit cesser. Wagner doit quitter la Centrafrique. Touadéra doit répondre de ses choix. Et le monde doit entendre les cris des 12 000 âmes de Bowaye, aujourd’hui réduites à néant….

 

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À Amdafock, après le décès des 3 jeunes, le quatrième personnes souffre à l’hôpital

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À Amdafock, après le décès des 3 jeunes, le quatrième personnes souffre à l’hôpital

 

Centrafrique.org/les-trois-corps/” data-wpel-link=”internal”>À Amdafock, après le décès des 3 jeunes, le quatrième personnes souffre à l’hôpital
les trois corps des jeunes morts dans un puits à Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la préfecture de la Vakaga, la situation de l’eau potable continue de faire des ravages. À Amdafock, trois jeunes sont morts dans un puits, asphyxiés alors qu’ils tentaient désespérément de trouver de l’eau pour leur famille. Aujourd’hui, c’est la quatrième personne, celle qui a eu le courage de descendre dans ce trou pour remonter les corps de ses camarades, qui lutte pour sa vie à l’hôpital.

 

Cet homme, un héros pour beaucoup, est actuellement cloué dans un lit au Centre de santé d’ Amdafock. Son état est grave, mais rien ne semble bouger. Le gouvernement, qui pourtant connaît la gravité de la situation, n’a pas jugé bon de le transférer à Bangui pour des soins dignes de ce nom. On le laisse là, dans des conditions difficiles, sans soutien visible, comme si sa bravoure ne comptait pour rien. Les habitants de la localité, eux, ne savent plus quoi penser face à cette inaction.

 

Mais ce drame ne touche pas seulement Amdafock. Partout dans le pays, même à Bangui, l’eau potable est devenue un trésor aussi précieux que l’or. Avec la saison sèche, les puits se tarissent, et trouver de l’eau potable tient du miracle. Dans la capitale, certains descendent dans des trous pour creuser plus profond, au péril de leur vie. Parfois, des gens meurent étouffés ou ensevelis dans ces puits, mais ces histoires passent sous silence. Le gouvernement sait bien que le peuple souffre, pourtant il ne fait rien pour changer les choses.

 

À Amdafock, près de 10 000 personnes dépendent de seulement trois forages, dont deux installés par la Minusca et un par l’ANEA. Ces efforts, bienvenus, sont loin de suffire. Les pompes tombent en panne, l’eau ne coule pas assez, et les gens n’ont d’autre choix que de creuser des puits à leurs risques et périls. Avec la chaleur écrasante du nord-est, surtout en cette période d’Avril à mai, la situation devient intenable. Les puits, comme celui qui a englouti trois vies, sont des pièges mortels.

 

Et pendant ce temps, que fait le gouvernement ? En 2021, le président Baba Kongoboro promettait 5 000 châteaux d’eau à travers le pays. Quatre ans plus tard, en 2025, pas un seul n’a vu le jour. Les forages annoncés ? Absents aussi. Si ce n’étaient les ONG et la MINUSCA qui tentent de limiter les dégâts, la population serait laissée à l’abandon total. À Amdafock comme ailleurs, on en est réduits à compter sur ces rares initiatives, pendant que les belles paroles de Bangui s’évaporent sous le soleil brûlant.

 

Ce quatrième homme, qui a risqué sa vie pour sortir les corps de ses compagnons, mérite mieux qu’un lit d’hôpital délabré et l’indifférence. Sa maladie est un cri d’alarme de plus, un appel à ce que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités. Combien de morts, combien de drames faudra-t-il encore pour que l’eau, ce besoin de base, ne soit plus un luxe dans ce pays ?

 

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En Centrafrique, donner naissance, c’est donner rendez-vous avec la mort….

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En Centrafrique, donner naissance, c’est donner rendez-vous avec la mort….

 

En Centrafrique, donner naissance, c’est donner rendez-vous avec la mort….
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En cette Journée mondiale de la santé, placée sous le thème « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir », la République centrafricaine (RCA) attire l’attention pour des raisons inquiétantes. Le pays figure parmi les quatre nations les plus touchées par la mortalité maternelle au monde. Derrière ce classement se cache une réalité dure : un système de santé qui ne tient plus debout, laissant les femmes enceintes face à des risques mortels.

 

Des chiffres qui font peur

 

Les rapports officiels dressent un tableau sombre. Les avortements à risque causent 31,25 % des décès chez les femmes enceintes, les hémorragies après l’accouchement 28,13 %, et les infections liées à la naissance 14,58 %. Sans oublier les problèmes de travail prolongé ou d’autres complications, qui représentent 9,38 % des cas. Ces chiffres montrent à quel point donner la vie en RCA peut vite tourner au drame. En effet, les retards enregistrés à tous les niveaux du système de santé, notamment au niveau des décisions prises au sein des ménages et de la communauté, accentuent également la mortalité maternelle. Les défaillances dans l’organisation des soins et l’accès difficile aux infrastructures médicales contribuent à rendre la situation encore plus inquiétante.

 

Pourtant, la Journée mondiale de la santé, célébrée autour du thème « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir », rappelle l’urgence d’une mobilisation globale pour améliorer la prise en charge maternelle. L’objectif est de mettre en place des actions ciblées pour réduire les complications et sauver des vies dans un contexte marqué par la fragilité des structures de santé en RCA. Mais comment faire alors que Le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé,  a lui-même tiré la sonnette d’alarme. Il a parlé des médicaments vendus dans la rue, qu’il appelle « l’or jaune », en disant qu’ils tuent les gens? Oui, mais sans ces médicaments, les malades vont faire comment ?

 

À Bangui et ailleurs, deux réalités

 

À Bangui, la capitale, les hôpitaux ont quand-même des pharmacies. Quand un médicament manque, on envoie souvent les patients en acheter dans des pharmacies privées. Ça fonctionne, en partie. Mais dans les quartiers, on trouve aussi des vendeurs dans la rue qui proposent des médicaments à bas prix. En revanche, dans les villes de province, c’est une tout autre histoire. Là-bas, presque tous les médicaments, même ceux utilisés à l’hôpital, viennent de la rue. Achetés au Nigeria ou au Cameroun, ils circulent dans des sacs ou des kiosques, vendus par des commerçants dans des conditions inquiétantes.

 

« Tu arrives à l’hôpital, on te dit d’aller chercher dehors. Mais dehors, c’est n’importe quoi », raconte un habitant de Bossangoa, dans le nord-ouest. Ces produits, souvent de mauvaise qualité, sont parfois la seule option pour les femmes enceintes, avec des conséquences graves.

 

Pourquoi tant de morts ?

 

Le problème vient de partout. Dans les villages, les familles hésitent trop longtemps avant d’aller voir un médecin, souvent parce qu’elles n’ont pas d’argent ou que l’hôpital est trop loin. Ensuite, il y a les routes en mauvais état, l’absence d’ambulances et le manque de personnel formé. Et même quand une femme arrive à l’hôpital, il n’y a pas toujours de quoi la soigner correctement : pas d’équipement, pas de médicaments fiables.

 

Et la journée mondiale de la santé ?

 

Cette Journée mondiale de la santé rappelle qu’il faut agir vite. Pour sauver les mères en RCA, il faudrait des hôpitaux mieux équipés, des soignants bien formés et des médicaments sûrs. Mais beaucoup reprochent au président Faustin-Archange Touadéra de ne pas prendre la mesure du problème. Ses centrafricains disent qu’il ferme les yeux.

 

Aujourd’hui, les ONG et les organisations internationales tentent de limiter les dégâts, mais elles ne peuvent pas tout faire. La santé des femmes enceintes en RCA montre à quel point le pays est en difficulté. En ce 7 avril, le monde entier est invité à regarder cette crise en face et à aider à changer les choses, pour que la naissance redevienne une promesse d’avenir, pas un rendez-vous avec la mort….

 

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Centrafrique : former une génération responsable d’ici 2050,  les ambitions d’un partenariat église-famille-État

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former une génération responsable d’ici 2050,  les ambitions d’un partenariat église-famille-État

 

Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-Bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : former une génération responsable d’ici 2050, les ambitions d’un partenariat église-famille-État
le nouvel immeuble de-l’école saint Paul à
Ouango-Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un projet réunissant Église, familles et État promet de former une génération responsable en Centrafrique d’ici 2050. Mais derrière les belles paroles, le fiasco de l’éducation nationale révèle un gouffre béant que ce partenariat peine à combler face à un gouvernement défaillant.

 

En effet, le grand projet de partenariat entre l’Église, la famille et l’État en République centrafricaine, vanté comme une révolution éducative pour 2050, ressemble davantage à une façade qu’à une solution. On nous parle d’une « génération responsable », d’une approche mêlant spiritualité, valeurs familiales et devoir étatique. Mais soyons sérieux : dans un pays où l’éducation est reléguée au dernier rang des priorités, où les enseignants sont des bénévoles ou des « maîtres-parents » à peine capables de lire, ce beau discours sonne creux.

 

L’idée de départ, pourtant, pourrait séduire. Réunir ces trois piliers pour redonner un sens à la formation des jeunes, intégrer la parole de Dieu dans les écoles, insuffler des valeurs morales et civiques : sur le papier, ça fait rêver. Mais la réalité, elle, est un cauchemar. L’État, censé porter ce projet, brille par son absence. Les professeurs qui dirigent le pays :  président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji,  ou chef de l’État, Baba Kongoboro,  sont eux-mêmes des universitaires, mais ils piétinent l’idée même d’éducation. Pendant ce temps, les enfants de 10, 15 ou 20 ans, ceux qui devraient être les piliers de demain, végètent dans un système en ruine. À Bangui, faire simplement un devoir coûte de l’argent  à la famille; en province, c’est pire, c’est le néant.

 

Et que dire des « maîtres-parents » ? Ces pauvres personnes, arrêtées en troisième, se retrouvent à enseigner à des élèves de sixième ou cinquième. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga,  oui, vérifiez son nom,  l’a dit sans détour : on forme des futurs rebelles, pas des citoyens. Un maître qui sait à peine écrire, qu’est-ce qu’il peut transmettre ? Rien. L’éducation nationale est morte, enterrée sous l’indifférence d’un régime qui préfère financer les mercenaires russes et rwandais aux actes concrets. Boguila peut bien accueillir des échanges grandiloquents, mais sans argent, sans volonté, sans enseignants dignes de ce nom, ça reste du vent.

 

L’Église, elle, fait ce qu’elle peut. Elle a formé des générations, souvent avec brio. Mais regardez le résultat : ces élites catholiques, bien éduquées comme l’ex-Abbé Richard Filakota, finissent dans l’administration publique, détournant à tour de bras. La morale qu’on leur a enseignée s’évapore dès qu’ils touchent un poste et deviennent des kleptomanes comme Évariste Ngamana. Quant aux familles, elles luttent pour éduquer leurs enfants, mais sans soutien, elles s’épuisent. La chaîne est brisée, et l’État, maillon essentiel, est aux abonnés absents.

 

Viser 2050, c’est bien joli, mais dans 25 ans, les gamins d’aujourd’hui seront des adultes. S’ils n’ont rien appris, s’ils n’ont pas de modèles, qui va construire ce pays ? On nous vend un horizon radieux, mais sans un investissement massif et immédiat,  pas des promesses, des actes , ce n’est qu’un mirage. L’éducation, c’est la base, et là, elle est à zéro. Point final….

 

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Africa Corps, la redite d’un modèle économique prédateur

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Africa Corps, la redite d’un modèle économique prédateur

 

Bambari-un-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-dans-la-base-des-russes/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-11/” rel=”attachment wp-att-29541″ data-wpel-link=”internal”>Africa Corps, la redite d’un modèle économique prédateur
Des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de la Kemo, à 180 kilomètres de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Née des cendres de Wagner, Africa Corps a émergé comme alternative stratégique de la Russie dans l’exploitation des ressources naturelles de l’Afrique. Point sur une nouvelle organisation économique.

 

Nouvelle identité, nouveau fonctionnement économique ?

 

Suite à la disparition de la société de mercenaires Wagner, le Kremlin repense sa stratégie sur le grand continent. Tentaculaire, l’organisation est présente à travers l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Présente dans un grand nombre de pays, Africa Corps fait évoluer ses méthodes. Dans le cadre de cette nouvelle approche, les initiatives économiques et diplomatiques prennent le dessus face à l’aspect purement militaire.

Tandis que Wagner semblait plus informel, plus indépendant, le nouveau groupe est bien plus institutionnel. Africa Corps parait n’avoir d’autres choix que celui de s’aligner sur les intérêts du pouvoir russe. Alors que l’ancien modèle consistait à créer ses propres entreprises spécialisées dans l’exploitation de ressources naturelles, cette nouvelle version s’appuie sur des compagnies pré-existantes, selon un rapport du 23 mai dernier de l’Institut polonais des Affaires étrangères (PISM).

Cette réorganisation s’accélère après la fin du groupe paramilitaire, deux ans plus tôt. Le but ? Renforcer sa légitimité pour mieux se faire accepter par les populations locales et se désolidariser des exactions passées du groupe paramilitaire, comme les viols et exécutions sommaires de civils.

 

Une prédation établie à travers le continent

 

Si l’organisation montre un nouveau visage, ses activités demeurent strictement les mêmes. L’exploitation de ressources naturelles en échange de services sécuritaires chers payés, comme la sécurisation de certaines régions, au sein de nations aux États fragiles, reste monnaie courante. Uranium, or, diamant… En Centrafrique, son implication englobe diverses zones d’extraction minière, dont au sud-est du pays. Au Mali, plus grand producteur d’or et important extracteur de lithium, les régions de Kayes, Sikasso et Bougouni sont les plus concernées. Ce, notamment par des mines à ciel ouvert, comme Loulo et Sadiola. Africa Corps a également un pied en République démocratique du Congo, réputée pour son cuivre et son cobalt, au Soudan pour son or, au Mozambique pour son charbon, et ailleurs.

Outre les nombreux problèmes et manquement aux droits humains soulevés par leurs méthodes établies, l’une des principales préoccupations soulevées par ce modèle est la dépendance croissante de certains pays africains vis-à-vis de la Russie. Le cas malien est particulièrement révélateur. Depuis l’arrivée d’Africa Corps et des forces russes dans le pays en 2022, des accords ont été signés pour l’exploitation de gisements de manganèse, ce qui représente une part importante de l’économie nationale. Selon un rapport de l’ONG Global Witness en janvier 2024, le Mali a cédé jusqu’à 25 % de ses réserves de manganèse à des entreprises russes en échange de la protection de ses infrastructures critiques. Autre difficulté majeure, l’engagement russe en Afrique crée aujourd’hui une polarisation géopolitique entre puissances internationales et pourrait, à l’avenir, isoler les États africains du reste de la scène internationale.

 

 

Quelles perspectives d’avenir pour ce modèle ?

 

Les experts soulignent que la situation pourrait se compliquer à long terme. Dans un rapport publié en février 2025, le Global Initiative Against Transnational Organized Crime met en garde contre le risque de l’instabilité accrue. L’exportation de ressources naturelles en échange de la sécurité pourrait finir par provoquer une insurrection populaire dans certains de ces pays. La dépendance excessive à la Russie pourrait se retourner contre les régimes si les populations perçoivent cela comme une soumission à des intérêts étrangers.

En outre, la montée de l’opinion publique locale contre l’exploitation des ressources naturelles par des acteurs étrangers pourrait freiner l’expansion de ce modèle économique. Le cas de la Centrafrique, où la présence de Africa Corps suscite des manifestations contre la cession de terres et de ressources à des entreprises russes, en est un exemple frappant…

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Le professeur Nyamsi frappe à nouveau : Touadéra n’est qu’un danger pour son pays

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Le professeur Nyamsi frappe à nouveau : Touadéra n’est qu’un danger pour son pays

 

Le professeur Nyamsi frappe à nouveau : Touadéra n’est qu’un danger pour son pays
Le professeur camerounais Franklin Nyamsi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis la France, Franklin Nyamsi relance son offensive verbale. Le président Faustin-Archange Touadéra, qu’il accuse d’être un fléau pour son peuple, est cloué au pilori par cet universitaire camerounais qui dénonce un pouvoir rongé par l’illusion et l’incompétence.

 

Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine, est devenu une caricature tragique de ce qu’un intellectuel au pouvoir peut offrir de pire. Autrefois professeur de mathématiques à l’université de Bangui, formé à Yaoundé et à Lille, il incarne aujourd’hui un danger bien plus grand pour son pays que les crises qu’il prétend combattre. Franklin Nyamsi, universitaire camerounais basé en France, ne passe pas par quatre chemins pour le décrire : un homme qui se prend pour le cerveau ultime de la nation centrafricaine, bloquant tout progrès dès qu’il ferme les yeux. « Quand il dort, le pays s’arrête. Quand il se réveille, il décide, et tout doit passer par lui », avait lancé Nyamsi dans un live Facebook en 2025. Dans sa dernière contre-attaque, il  va même plus loin : il qualifie Touadéra de « roi tout-puissant autoproclamé », un despote qui paralyse la Centrafrique par sa mégalomanie.

 

Un président qui se croit au-dessus de tous

 

Faustin-Archange Touadera aime se voir comme le plus brillant des Centrafricains, un génie dont le pays ne pourrait se passer. Pourtant, à le regarder de près, son prétendu intellect ne dépasse pas celui d’un étudiant moyen. Ses diplômes, brandis comme un trophée, ne cachent pas une réalité écrasante : ses décisions sont celles d’un homme dépassé, incapable de comprendre la complexité des défis qu’il affronte. Nyamsi l’avait bien cerné dès 2022 : « Il est habité par l’illusion d’être le plus intelligent. » En 2025, il enfonce le clou : « S’il dort, plus rien ne bouge. Il se prend pour un roi, mais il n’a rien d’un professeur. » Cette arrogance le pousse à concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, transformant la Centrafrique en royaume où il joue au monarque absolu. Mais un roi sans vision, sans stratégie, juste un homme qui s’accroche à son trône.

 

Quand il dort – et Dieu sait qu’il semble dormir longtemps –, rien ne bouge. Le pays attend que « le grand cerveau » daigne ouvrir les yeux, souvent à midi ou plus tard, pour pondre une idée. Et quelles idées ! Des choix qui plongent la nation dans le chaos, comme s’il croyait qu’un pays pouvait fonctionner sur ses seules lubies. Cette obsession de tout contrôler est un poison : la Centrafrique est paralysée, prisonnière d’un dirigeant qui se prend pour un dieu alors qu’il n’a rien d’un leader.

 

Des alliances douteuses : Wagner et le Rwanda à la rescousse

 

Faustin-Archange Touadera ne se contente pas de régner en solitaire ; il s’entoure de loups prêts à dévorer ce qui reste de son pays. D’un côté, il a appelé Vladimir Poutine à la rescousse, laissant les mercenaires de Wagner semer la terreur dans les provinces. Ces bras armés du Kremlin massacrent, pillent et exploitent les ressources sans que le président ne lève le petit doigt. « Les massacres des Wagner ? Il s’en fiche complètement », notait un observateur sénégalais. De l’autre, il a ouvert grand la porte au Rwanda de Paul Kagame, un régime qui déstabilise déjà la République démocratique du Congo (RDC) avec une sauvagerie bien documentée.

 

Que font les Rwandais en Centrafrique ? Ils forment une partie de la garde rapprochée de Faustin-Archange Touadera, veillant sur leur « roi » pendant que d’autres exploitent les mines d’or et de diamants. Professeur Nyamsi avait prévenu : « Il a fait entrer un loup dans la bergerie. » Kagame, connu pour sa brutalité et ses ambitions régionales, n’est pas là pour aider la Centrafrique, mais pour en tirer profit. Touadéra, lui, se pavane, pensant avoir tout maîtrisé, alors qu’il n’est qu’une marionnette dans un jeu qui le dépasse.

 

Un danger pour son pays

 

Ce n’est pas seulement son ego démesuré qui menace la Centrafrique, c’est aussi son incapacité à gouverner. Les crises s’accumulent – misère, violence, désespoir – et lui reste indifférent. « La souffrance du peuple ? Elle glisse sur lui », disait un universitaire togolais. Pendant que les Centrafricains crient famine, Touadéra gonfle, physiquement et dans son orgueil, entouré de ses courtisans rwandais et russes. Il ne débat plus, il ne réfléchit plus comme l’intellectuel qu’il fut. Il ordonne, il s’enrichit, il s’accroche.

 

Franklin Nyamsi, qui n’en est pas à sa première charge contre le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro , avait déjà tiré la sonnette d’alarme il y a des années. En 2022, il dénonçait un homme qui trahissait ses valeurs académiques pour le pouvoir et l’argent. En 2023, il alertait sur la modification de la Constitution, un coup monté pour s’éterniser à la tête du pays. Aujourd’hui, en mars 2025, ses mots frappent encore plus juste : Touadéra est un danger, pour lui-même et pour la nation qu’il prétend diriger. « Il se croit tout-puissant, mais il n’est qu’un désastre », a-t-il déclaré dans sa dernière sortie.

 

Un rappel : Nyamsi, la voix qui ne se tait pas

 

Franklin Nyamsi, professeur camerounais exilé en France, n’a jamais eu la langue dans sa poche. Proche des idées panafricanistes et soutien affiché des alliances russo-africaines, il a fait de Faustin-Archange Touadera une de ses cibles favorites. Ses critiques, souvent directes, ne manquent pas de clairvoyance. Quand il parle de Faustin-Archange Touadera, ce n’est pas juste pour accuser, mais pour déplorer la chute d’un homme qui aurait pu incarner autre chose. « Nous pensions qu’il rendrait sa science utile avant de retourner à ses livres », disait-il en 2022. Au lieu de cela, Nyamsi voit en lui un symbole de la faillite des intellectuels africains au pouvoir.

 

Faustin-Archange Touadera n’est plus un professeur, encore moins un président. C’est un roi autoproclamé, un homme qui croit que son pays ne peut tourner sans lui. Mais la vérité, c’est que la Centrafrique étouffe sous son règne. Et pendant qu’il dort, rêvant de grandeur, son peuple, lui, ne dort pas : il souffre….

 

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Michel Djotodia, ancien président de transition, sur la voie de la guérison après une évacuation à l’étranger

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Michel Djotodia, ancien président de transition, sur la voie de la guérison après une évacuation à l’étranger

 

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Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hemicycle de l’Assemblee nationale le 21 mars 2022, le jour d’ouverture du dialogue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Michel Djotodia, qui a dirigé la Centrafrique de mars 2013 à janvier 2014, a récemment traversé une période difficile sur le plan de la santé. Gravement malade, l’ancien chef de la rébellion Séléka, aujourd’hui résidé au Bénin, a dû être évacué à l’étranger pour recevoir des soins urgents. Selon des proches, son état s’était tellement aggravé qu’il frôlait le pire. Une demande d’évacuation sanitaire avait été déposée auprès de l’État centrafricain pour couvrir les frais, mais le dossier est resté sans réponse, bloqué pour des raisons encore floues.

 

Face à cette attente interminable, Michel Djotodia et sa famille ont pris les choses en main. Grâce à leurs propres moyens, il a pu quitter le Bénin, subir une opération dans un pays tenu secret pour l’instant, et sortir de l’hôpital. Aujourd’hui, son état s’améliore doucement. D’après des informations circulant à Bangui, il pourrait bientôt rentrer à Cotonou, où il réside depuis son départ du pouvoir, pour y poursuivre sa convalescence. Cette nouvelle apporte un certain soulagement à ses proches, qui craignaient que le temps ne joue contre lui.

 

Cet épisode rappelle les difficultés auxquelles font face d’anciennes figures politiques centrafricains, souvent dépendantes de leurs ressources personnelles pour des soins critiques. Pour Michel Djotodia, la bataille pour la santé semble gagnée, du moins pour le moment.

 

Mais qui a intérêt pour sa disparition sur terre ?

 

Rappelons le, Michel Djotodia, c’est l’homme qui a renversé François Bozizé en 2013 pour prendre les rênes de la Centrafrique, a failli y laisser sa peau ces derniers mois.    Ainsi, une demande d’évacuation sanitaire a été envoyée au gouvernement de Faustin-Archange Touadéra pour qu’il puisse être soigné à l’étranger. Mais rien. Le dossier a été bloqué volontairement, selon certaines sources au sein du ministère des finances à Bangui. Pendant ce temps, Djotodia souffrait, au point que ses proches disaient qu’il était à deux doigts de la fin.

 

Alors, il a dû se débrouiller seul, avec l’aide de sa famille. Évacué par ses propres moyens, opéré à l’étranger, il est enfin sorti de l’hôpital et reprend des forces. Mais cette histoire laisse un goût amer. Comment un ancien président de transition, qui a joué un rôle clé dans l’histoire récente du pays, peut-il être laissé dans une telle galère ? Et surtout, qui a intérêt à le voir disparaître ?

 

On parle beaucoup de Faustin-Archange Touadéra dans cette affaire. Lui qui dirige le pays depuis 2016, on aurait pu penser qu’il faisait vite pour la santé de monsieur Michel Djotodia, ne serait-ce que par respect pour son passé. Après tout, les deux hommes ont partagé une page de l’histoire centrafricaine, même si elle était chaotique. Mais là, rien. Pas un mot, pas un geste. Le 30 mars dernier, Michel Djotodia brillait par son absence  lors de la cérémonie de l’investiture de 9 ans de Touadera au pouvoir. On a l’impression que le président actuel a tourné la page, oubliant ceux qui l’ont précédé.

 

Et puis il y a Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État à la justice et, selon les rumeurs qui courent dans la capitale, cousin germain de Djotodia. Les langues se délient à Bangui : certains affirment que les pères des deux hommes étaient frères, liés par le sang. Si c’est vrai, ça rend les choses encore plus troublantes. Parce que ce ministre, proche de Touadéra, serait justement celui qui bloque la demande d’évacuation sanitaire de Michel Djotodia. Oui, son propre frère, ou cousin, peu importe le terme, aurait fermé la porte à une aide vitale. On raconte qu’il passe ses week-ends à Damara avec le président, à rire et consommer , pendant que Michel Djotodia luttait pour survivre. Difficile à avaler.

 

Comment en est-on arrivé là ? Michel Djotodia a soutenu Touadéra aux élections de 2020, même lors du référendum constitutionnel mal organisé. Aujourd’hui, il se retrouve seul, abandonné par un président qui navigue tranquillement sur son bateau et par un ministre qui préfère tout bloquer. Heureusement, l’ancien chef rebelle est encore en vie, et il marche à nouveau. Mais cette affaire laisse des questions en suspens : qui voulait le voir partir pour de bon ? Et pourquoi un frère peut-il en arriver à trahir ainsi ? À Bangui, on n’a pas fini d’en parler. Arnaud Djoubaye Abazène, c’est un monstre, le vrai….

 

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Crimes contre l’humanité ? À Gomio, la  vidéo qui accable l’armée centrafricaine

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Crimes contre l’humanité ? à Kouki, la  vidéo qui accable l’armée centrafricaine

Crimes contre l’humanité ? la vidéo qui accable l’armée centrafricaine
Capture d’écran de la vidéo sur Une jeune fille orpailleuse passée à tabac à son tour par un Soldat FACA

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une publication virale du 9 avril 2025, Parfaite Champagne, une activiste centrafricaine, a publié sur son compte Facebook, une vidéo des soldats FACA en train de tabasser des civils, y compris des femmes, dans une brutalité qui pousse à s’interroger sur la dérive criminelle de l’armée centrafricaine….

 

En effet, c’est une vidéo qui vous choque de plein fouet quand on la regarde, une de celles qu’on n’oublie jamais dans la vie. Dans la nuit du 8 au 9 avril 2025, Parfaite Champagne, une jeune dame centrafricaine connue pour ses directs sur Facebook, diffuse une vidéo qui fait l’effet d’un coup de poing. On y découvre une vingtaine de personnes :  des hommes, des femmes, des mères avec leurs bébés qui pleurent à fendre l’âme,  jetées au sol, frappées sans relâche par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Les bâtons s’abattent, les corps se tordent sous la douleur, les hurlements des victimes se noient dans les cris des enfants laissés seuls dans la poussière. Même Parfaite Champagne, qui a l’habitude de braquer son téléphone sur les vérités de son pays, finit par craquer , la voix brisée par les larmes, bouleversée par ce qu’elle regarde. Des milliers des centrafricains, en Afrique, Europe, Amérique comme dans le pays, partagent son émotion ….

 

Le contexte de cette barbarie n’est pas anodin. Selon nos vérifications, ces actes se seraient déroulés sur un site minier situé dans la préfecture de Ombella-Mpoko, notamment à Yaloké, sur le chantier minier de Gomio, un lieu où les tensions entre militaires et civils sont devenues monnaie courante. Dans ces zones, les coopératives minières exploitent les rivières pour extraire de l’or, laissant derrière elles des graviers et des sables que les villageois, privés de leurs moyens de subsistance traditionnels, récupèrent pour survivre. Une pratique de désespoir, un ultime recours pour ramasser quelques miettes d’or et nourrir leurs familles. Mais pour les soldats FACA, ces graviers représentent une manne financière qu’ils entendent contrôler. Alors, quand la population s’approche, les militaires frappent. Ils frappent fort, sans distinction, comme pour marquer leur territoire….

 

En visualisant la vidéo partagée par madame Parfaite Champagne, les séquences donnent toute la mesure de l’horreur : des jeunes femmes, des jeunes hommes, des pères, sont allongés sur le sol d’un site minier, un terrain sablonneux jonché de graviers, entourée des autres soldats qui regardent la scène. Pendant ce temps, un soldat FACA, bien visible dans son uniforme, frappe un par un les victimes, hommes comme femmes avec un bâton, le bras levé pour cogner encore. En arrière-plan, des bulldozers et des camions,  rappellent bien qu’on est sur une zone d’exploitation d’or à Yaloké, notamment à Gomio. La scène est brute, presque irréelle dans sa cruauté. Par exemple,  une femme à terre, un militaire qui tape, des machines qui stationnent derrière. Ce n’est pas un moment de chaos imprévu, c’est une punition qui a l’air habituel, appliquée avec un calme qui fait froid dans le dos….

Crimes contre l’humanité ? la vidéo qui accable l’armée centrafricaine
Les jeunes filles et garçons orpailleurs artisanaux avec leurs bébés alignés en attente de leurs services.

Et tout ça,  ça ne vient pas de nulle part, ça fait des années que ça dure. Remontons deux ans en arrière, à Bania, une ville minière à 50 kilomètres de Berbérati, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï. Le 11 février 2023, un drame éclate sur un site géré par l’entreprise Yobé, et nous avions publié l’incident sur CNC dans un article signé Bertrand Siri, publié le 13 février. Ce jour-là, en pleine après-midi, Des civils se présentent pour ramasser les graviers abandonnés par les bulldozers, suite à  un accord existait avec la population : après 15 heures, les habitants pouvaient venir fouiller ces déchets pour chercher de l’or ou des diamants, une activité nécessaire dans une région où il n’y a rien d’autre pour vivre. Mais ce samedi-là, les FACA, qui surveillaient le coin, n’ont pas respecté le deal. Sans un mot, ils ont dégainé leurs fusils et tiré sur les jeunes. L’un prend une balle dans la tête et bascule dans le coma, l’autre est salement amoché. Transportés à l’hôpital de Berbérati, ils laissent derrière eux une foule en furie, prête à s’en prendre au maire de Bania venu jouer les médiateurs. Le chef des soldats refuse de piper mot, et il faut la gendarmerie de Berbérati pour empêcher que la colère explose complètement….

 

Et ce n’est pas tout! Quelques années plus tard, le 11 janvier 2025, à Gobolo, à 35 kilomètres d’Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, , une autre affaire éclabousse les FACA. Un soldat abat son chef de section, en plein jour, pour une dispute sur l’argent des graviers. Il pique l’arme de son supérieur, force un passant à lui filer sa moto et s’enfuit sans que personne l’arrête. Une fois de plus, Corbeau News Centrafrique rapporte ça aussi, et ça montre jusqu’où va la pourriture dans cette armée. Mais la vidéo de Madame Parfaite Champagne, tournée des mois après, enfonce le clou. On y voit une bande de soldats taper en groupe, avec une froideur qui vous glace. Les bébés pleurent, les femmes appellent à l’aide, les hommes grognent sous les coups, et les FACA continuent, comme si c’était normal. À Bania, ils tiraient au fusil ,  ici, à Gomio, ils frappent au bâton. Même logique, même mépris, même résultat : des vies cassées, une population qui vit la peur au ventre, une armée qui agit comme une bande de voyous….

 

Et le pouvoir dans tout ça ? Il brille par son absence. Le ministère de la Défense, dirigé par Claude Rameaux Bireau, reste bouche cousue, fidèle à son habitude. À Bania, en 2023, le chef des FACA refusait déjà de répondre ; en 2025, l’état-major fait pareil, les yeux bien fermés. Baba Kongoboro, calfeutré dans son palais à Bangui, laisse la situation pourrir sans broncher. Parce qu’il faut le dire clairement : ces atrocités, ce ne sont pas des dérapages qui arrivent par hasard. Ça fait des années que les zones minières sont le théâtre de ces scènes :  Bania, Gobolo, et maintenant ce site de Gomio, filmé, puis partagé sur les réseaux sociaux par Madame Parfaite Champagne. Des gens battus, des jeunes abattus, des familles écrasées par une armée qui n’a plus rien d’une force publique. Le gouvernement sait tout ça, les preuves s’entassent sur son bureau, et pourtant, il ne bouge pas d’un pouce. On dirait qu’il donne carte blanche à ces soldats pour faire la loi comme bon leur semble. Qui les protège ? Les grosses têtes de Bangui, qui se remplissent les poches avec les contrats miniers, ont-elles décidé que le sang des pauvres ne pèse rien face à l’or qu’ils empochent ?

Centrafrique : nouvel acte criminel des soldats FACA appris chez les mercenaires russes
capture d’écran de la vidéo des soldats FACA menaçant à mort, peut être tué, un civil non armé

 

Ces violences qui reviennent sans arrêt, ça pousse à se poser des questions sérieuses. Est-ce qu’on est face à des crimes contre l’humanité ?

 

En droit international, ça signifie des attaques répétées, organisées, contre des civils, avec une volonté claire derrière. Les faits parlent d’eux-mêmes. À Bania, en 2023, les FACA tiraient sur des jeunes sans prévenir. À Gobolo, en 2025, ils s’entretuaient pour du fric. Et là, dans cette vidéo de Gomio, ils frappent femmes et enfants avec une sauvagerie qui vous retourne l’estomac. Dans les zones minières, ils tapent sans relâche, toujours sur les mêmes : les paysans sans armes, les mères, les gosses. C’est pas une fois de temps en temps, c’est constant, une punition qui tombe comme une loi tacite. Si des enquêteurs indépendants mettaient le nez là-dedans, ils pourraient bien conclure que l’armée centrafricaine n’est plus là pour protéger, mais pour terroriser, un maillon dans une chaîne qui sent le crime contre l’humanité….

 

C’est une tache sur l’honneur du pays. Ces soldats, qui frappent une femme à terre sur un site minier, qui tirent sur des gamins à Bania, qui s’entretuent à Gobolo, ils ne portent pas juste l’uniforme des FACA : ils incarnent l’échec d’un État qui les laisse faire. Le président, le gouvernement, les généraux, ils sont tous dans le coup. Ne rien dire, ne rien faire, c’est abandonner tout un peuple. À Bania, le maire a essayé de discuter, il a failli y passer ; à Bangui, les chefs se cachent et laissent filer. Combien de vidéos comme celle de Madame Parfaite Champagne faudra-t-il encore ? Combien de gamins dans le coma, de mères en pleurs, de familles brisées avant qu’on mette fin à ce carnage ? La Centrafrique ne peut pas continuer à vivre sous ce régime qui la laisse crever, sous cette armée qui la piétine. Il faut que ça s’arrête, pour les victimes de Bania, de Gobolo, de ce site minier sans nom, pour ce pays qui mérite mieux que cette descente aux enfers….

 

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Les partis pro-Touadéra : un club des traitres vautours  de la nation

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Les partis pro-Touadéra : un club des traitres vautours  de la nation

 

Centrafrique.org/beoko-un-nouveau-depart-pour-soutenir-le-parti-au-pouvoir-mcu-et-le-putschiste-de-Bangui-faustin-archange-touadera/timoleon-mbaikoua-et-les-autres-leaders-des-partis-politiques-de-la-plateforme-be-oko-au-siege-du-parti-au-pouvoir-le-mcu-dans-le-5eme-arrondissement-de/” rel=”attachment wp-att-68834″ data-wpel-link=”internal”>Les partis pro-Touadéra : un club des traitres vautours de la nation
Timoléon Mbaïkoua et les autres leaders des partis politiques de la plateforme Bé-Oko au siège du parti au pouvoir le MCU dans le 5ème arrondissement de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Il y’a quelques jours, une quarantaine de partis politiques se sont réunis pour signer un manifeste soutenant la candidature de Faustin-Archange Touadéra à la présidentielle de 2025. À les entendre, c’est une grande vague d’appui populaire, une preuve éclatante de l’unité autour du chef de l’État. Mais à y regarder de plus près, cette belle histoire sent la comédie montée de toutes pièces pour cacher un régime qui s’accroche au pouvoir avec des ficelles déjà usées.

 

Cyriaque-Azouhassa, coordonnateur de cette soi-disant alliance, a clamé haut et fort que Touadéra doit poursuivre sa “mission” pour la stabilité et la renaissance du pays. Marcel Djimassé , ministre de la Fonction publique et président d’un de ces micro-partis, a même servi de messager pour porter ce manifeste au président. Mais qui sont vraiment ces “40 partis” ? Si on gratte un peu, on découvre une triste réalité : en rassemblant leurs chefs, leurs militants, leurs cousins et leurs amis, ils ne dépassent même pas la centaine de personnes ! Ce ne sont pas des partis, ce sont des coquilles vides, des groupuscules minuscules tenus par un dirigeant, parfois sa femme ou ses fils, et basta. Pas de base, pas de militants, pas d’idées,  juste une bande d’opportunistes qui courent après de quoi manger et un bout de pouvoir.

 

Tout le monde en RCA sait comment ça marche depuis des lustres : ces micro-partis surgissent comme des champignons dès qu’il y a une odeur d’argent ou une place à gratter près du président. Ils ont goûté au gâteau, ils ont trouvé ça bon, et maintenant ils veulent rester à table. Le manifeste ? Une manipulation grossière pour faire croire à un soutien massif là où il n’y a qu’un vide béant. Et cette “méga-marche” qu’ils promettent ? Un divertissement de plus ! Ils vont distribuer 50 ou 500 FCFA aux gamins des rues pour qu’ils agitent des drapeaux, pendant que les organisateurs ramassent le gros du pactole. C’est ça, leur grand projet : remplir leurs poches en jouant sur la misère des autres.

 

Pendant ce temps, Touadéra se drape dans des discours sur la souveraineté, rejetant l’Occident et serrant la main à la Chine. Mais pour quoi faire ? Pour cacher que son pouvoir repose sur des alliances bidon et des promesses creuses. Les Élections approchent, et on nous parle de véhicules Toyota pour l’Autorité Nationale des Élections comme si c’était une garantie de démocratie. Sauf que tout le monde se souvient des scrutins truqués et des violences passées. Avec ces faux partis à ses côtés, Touadéra prépare juste le terrain pour verrouiller 2025 sans laisser une miette à une opposition déjà écrasée.

 

Ces gens-là, ces soi-disant leaders des “40 partis”, ce sont les traîtres du pays. Leurs noms sont déjà gravés dans le grand livre de l’histoire, pas en héros, mais en vautours qui ont vendu la RCA pour une poignée de billets. La population, elle, continue de crever de faim et de fuir les groupes armés, pendant que cette clique se gave sur son dos. On n’aura pas pitié d’eux, c’est la vie. Mais la RCA, elle, mérite mieux que ce théâtre minable où des marionnettes agitent des pancartes pour un régime qui ne tient que par la ruse et l’argent sale.

 

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Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : la Centrafrique croule sous une dette colossale

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Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : la Centrafrique croule sous une dette colossale

 

Centrafrique.org/rca-la-candidature-de-martin-ziguele-a-la-prochaine-presidentielle-reveille-les-vieux-demons/martin-ziguele-750×500/” rel=”attachment wp-att-36620″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : la Centrafrique croule sous une dette colossale
Martin Ziguelé, Président du MLPC, porte-parole du BRDC, député de Bocaranga 3, Membre de la commission finances à l’assemblée nationale

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : la Centrafrique croule sous une dette colossale, sa production s’effondre, et l’argent des citoyens s’évapore. Le gouvernement fanfaronne, mais les chiffres crient la vérité : le pays sombre, pillé par l’inaction et l’opacité.

 

Martin Ziguélé n’a plus de patience pour les sottises du gouvernement. Face à un budget 2025 de 345 milliards de francs CFA, gonflé comme une baudruche par une dette écrasante, il dresse un constat qui cogne  dur : la Centrafrique est un vaisseau à la dérive, et l’argent des Centrafricains part en fumée.

 

“La production, c’est ça qui fait vivre un pays, pas les chiffres sur un papier”, gronde-t-il, pointant une économie qui s’étiole sous les yeux d’un pouvoir engourdi.

 

Jadis, les champs donnaient du coton par brassées – quarante mille tonnes par an – et le café s’écoulait à flots, trente mille tonnes exportées sans sourciller. Aujourd’hui ? Le coton végète à 1200 tonnes, le café a disparu des quais, et les usines, quand elles existent, toussent comme des vieilles carrioles. “On ne produit plus rien”, déplore Ziguélé, la voix lestée d’une colère froide. Les filières agricoles, ces artères qui irriguaient le pays, ont été laissées à l’abandon, desséchées par l’incurie d’un gouvernement qui préfère empiler les emprunts plutôt que labourer la terre.

 

Et la dette, parlons-en. Elle bouffe la moitié du budget, un ogre insatiable qui dévore les maigres ressources sans rien rendre en retour. Sur les 124 milliards promis pour les investissements, seuls 8 milliards viennent des poches nationales – une misère, un crachat dans l’océan. Le reste ? Des prêts, des dons, des cordes étrangères qui maintiennent le pays à flot comme un noyé qu’on refuse de laisser couler.

 

“L’État n’a plus un radis pour bâtir l’avenir”, assène Ziguélé. Routes défoncées, écoles en ruines, hôpitaux fantômes : tout ça, c’est l’étranger qui le bricole, pendant que l’argent des Centrafricains s’égare dans les méandres d’une gestion opaque.

 

Où va cet argent, alors ? Pas dans les champs, pas dans les ateliers, pas dans les poches des paysans ou des ouvriers. “C’est pas la Sainte Vierge qui va nous sortir de là”, ironise-t-il, cinglant un pouvoir qui mise sur des miracles plutôt que sur le labeur. Les 2,7 % de croissance vantés par le gouvernement ? Une plaisanterie, un écran de fumée pour masquer le vide. Les entreprises plient sous les prix délirants des hydrocarbures, les artisans jettent leurs outils, et les banques, à sec, regardent ailleurs. Pendant ce temps, les puissants s’enlisent dans des promesses creuses – un PND à 7000 milliards, un conte pour endormir les gogos.

 

Ziguélé, lui, ne dort pas. Il voit un pays saigné à blanc, une richesse envolée, un peuple floué.

 

“C’est le travail qui fait la croissance, pas la dette”, martèle-t-il, comme un forgeron tape sur l’enclume. Mais l’enclume reste muette, et l’argent des Centrafricains, lui, s’évanouit dans les poches d’un système qui a oublié pourquoi il existe. Un scandale, une gabegie, une honte.

 

Alain Nzilo

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Un dialogue inclusif est urgent face aux échecs de Khartoum’, soutient Ouéifio

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Un dialogue inclusif est urgent face aux échecs de Khartoum’, soutient Ouéifio

 

Un dialogue inclusif est urgent face aux échecs de Khartoum’, soutient Ouéifio
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La paix semble toujours jouer à cache-cache avec un peuple centrafricain épuisé par des décennies de crises. Depuis son arrivée au pouvoir le 30 mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a prôné une politique des “mains tendues”, une vision qu’il présente comme un remède pour réunifier un pays fracturé. Pourtant, neuf ans plus tard, en ce février 2025, Élie Ouéifio, ancien ministre et observateur avisé, dresse un constat amer : cette politique patine, et les Accords de Khartoum de 2019, censés être “la dernière chance” pour la paix, se sont transformés en ce qu’il appelle “des accords de crimes des derniers temps”. Face à cet échec retentissant, il martèle une idée forte : un dialogue inclusif est non seulement nécessaire, mais urgent, pour éviter que la RCA ne sombre davantage.

 

Dans son ouvrage, Ouéifio ne mâche pas ses mots sur les Accords de Khartoum. Signés sous l’égide de l’Union africaine (UA) après des négociations au Soudan, ils devaient marquer un tournant en réunissant le gouvernement et les groupes armés. Mais pour lui, c’était une illusion dès le départ. “Les assises de Khartoum ont eu un caractère très sélectif“, écrit-il, soulignant que des figures clés comme l’ancien président François Bozizé ou la présidente de transition Catherine Samba-Panza, pourtant désireuses de participer, ont été écartées. Cette exclusion, selon Ouéifio, a planté les graines d’une paix bancale. Pire encore, les signataires, à peine rentrés au pays, ont repris leurs armes, transformant un espoir en chaos. “Le pays s’est transformé en un vaste champ de guerre dans la paix”, déplore-t-il, pointant du doigt une hypocrisie qui a coûté cher au peuple centrafricain.

 

Pourquoi un tel fiasco ? Ouéifio ne cherche pas loin : les Accords comme l’accord de Khartoum ont manqué de vérité et de volonté sincère. Il rappelle que les groupes armés, comme la Séléka et les Anti-Balaka, avaient promis sous la transition de Samba-Panza de déposer les armes une fois un régime démocratique installé. Touadéra en place, cette promesse est restée lettre morte, et Khartoum n’a rien exigé de concret à ce sujet. Au contraire, des chefs rebelles ont été intégrés au gouvernement ou dans les institutions, sans jamais lâcher leurs fusils. “Les incompréhensions et contradictions” autour des élections de 2020-2021 ont fini par faire voler en éclats ce fragile semblant d’unité, donnant naissance à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), emmenée par Bozizé lui-même. Pour Ouéifio, c’est la preuve que sans un dialogue véritablement inclusif, les mêmes erreurs se répètent inlassablement.

 

Mais qu’entend-il par “dialogue inclusif” ? Pas un énième théâtre de perdiems et d’injures, comme il qualifie certains fora passés. Dans une annexe intitulée “Un autre dialogue inclusif en RCA ???”, il propose un schéma clair et radicalement différent. D’abord, un temps de “vérités et d’aveux”, où les cinq anciens chefs d’État encore vivants :  Bozizé, Michel Djotodia, Samba-Panza, Touadéra et Alexandre Nguendet,  se réuniraient pour confesser leurs responsabilités. “Ils ont connu et vécu les mystères cachés du pouvoir”, dit-il, évoquant les pressions, les manipulations et les intoxications qu’eux seuls peuvent dévoiler. Ensuite, les leaders des partis politiques et de la société civile, trop souvent divisés par des alliances opportunistes, devraient reconnaître leurs fautes dans l’alimentation des crises. Enfin, l’UA et l’ONU, accusées d’avoir parfois privilégié des intérêts économiques sur la paix, seraient appelées à réévaluer leurs méthodes.

 

Ouéifio va plus loin : ce dialogue ne doit pas se limiter à des mots. Il imagine une gouvernance transitoire, un “Collège des Dirigeants de la Transition” réunissant ces cinq figures, épaulé par un Conseil Législatif et un gouvernement de technocrates issus des seize préfectures. Pendant quatre ans :  le reste du mandat de Touadéra, ils travailleraient sur quatre priorités : restaurer la confiance, améliorer les conditions sociales, assainir les finances et réformer en profondeur. “À la fin de cette transition, les Centrafricains tous unis autour d’un idéal commun” pourraient enfin dire adieu aux rébellions, rêve-t-il, paraphrasant Djotodia avec une pointe d’ironie.

 

Est-ce utopique ? Peut-être. Mais Ouéifio s’appuie sur une conviction ancrée dans sa foi et son expérience : la paix ne viendra pas des armes, qui “ne mettent jamais fin au conflit”, mais de la parole, comme Dieu l’a montré en plaidant avec l’humanité dans Esaïe 1:18-20. Il cite le Rwanda ou la réconciliation franco-allemande comme preuves que ça peut marcher. Pourtant, il avertit : sans cette inclusion réelle, sans briser le cycle des “manipulateurs” et des “sirènes” qui détournent les dirigeants, la RCA risque de rester “dévorée par le glaive”, une menace qu’il emprunte au même verset biblique.

 

En ce début 2025, alors que les armes tonnent encore et que les villages brûlent, l’appel d’Ouéifio résonne comme un cri d’urgence. Les Accords de Khartoum ont échoué, non parce qu’ils étaient mal conçus, mais parce qu’ils ont manqué d’âme et de vérité. Pour lui, un dialogue inclusif n’est pas une option parmi d’autres : c’est la dernière bouée pour un pays qui tangue au bord du précipice. Reste à savoir si les Centrafricains, de Touadéra aux rebelles en passant par le peuple, écouteront cette fois.

 

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Bangui : une table ronde pour une lutte anti-mines nationale face à l’ombre du groupe Wagner

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Bangui : une table ronde pour une lutte anti-mines nationale face à l’ombre du groupe Wagner

 

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la Minusca recherche des mines au sol photo Minusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une table ronde s’est tenue vendredi à la Cité des chefs d’État de Bangui, dans le cadre de la Journée de la civilisation aux problèmes des mines, organisée par le service de lutte anti-mines des Nations unies. Réunissant autorités nationales et partenaires, cet événement a mis en lumière une urgence : la création d’une autorité nationale dédiée à la lutte contre les mines. Mais derrière les discours officiels, un problème persiste, pointé du doigt par de nombreux observateurs : le rôle du groupe Wagner, ces mercenaires russes, qui sont d’ailleurs des auteurs de la pose des mines à travers le pays.

 

Les participants ont reconnu les progrès réalisés depuis 2024 et validé la nécessité d’une structure nationale pour coordonner le déminage, sensibiliser la population et accélérer les efforts sur le terrain. Le Premier ministre Félix Moloua et d’autres responsables ont promis leur engagement. Pourtant, la réalité est plus sombre : les mines continuent de tuer et de mutiler, surtout dans les zones rurales du nord-ouest. Les enfants qui jouent, les femmes qui vont aux champs, les anciens qui vaquent à leurs activités,  tous risquent de voir leur vie brisée par ces engins explosifs cachés dans les forêts.

 

Et qui est derrière ce fléau ? Le groupe Wagner, selon de nombreuses voix sur place. Ces mercenaires russes, présents dans le pays depuis des années, sont d’ailleurs l’un des auteurs de la pose des mines partout : Bocaranga, Bozoum, Ngaoundaye, Koui, Ydéré, Nguia-Bouar et ailleurs. Les conséquences sont terribles, pas seulement aujourd’hui, mais aussi pour demain. Des enfants meurent en touchant ces engins, des familles sont détruites. Malgré les preuves, Wagner tente de manipuler l’opinion en sa faveur, pointant du doigt les groupes armés comme les seuls auteurs de la pose des mines dans le pays. Mais la MINUSCA, la mission des Nations unies dans le pays, sait très bien qui est responsable. Elle le voit, elle le vit, même si elle peine à agir face au refus des mercenaires de laisser les services de la Minusca de retirer ces mines.

 

Le transfert des compétences de la MINUSCA vers une gestion nationale est une priorité, ont martelé les participants. Renforcer la souveraineté de l’État, c’est prendre en main cette lutte. Mais pour que cela fonctionne, il faut d’abord que Wagner arrête de poser des mines. Les publications sur les faits indexant Wagner ont eu un effet : les mercenaires ont un peu réduit leurs activités explosives après des années de pose des mines. Mais un peu, ce n’est pas assez. Les mines déjà enfouies restent là, prêtes à exploser à tout moment. Les autorités nationales, souvent critiquées pour leur silence ou leur complaisance, doivent agir avec fermeté. Sensibiliser Wagner et ses partenaires, oui, mais surtout exiger qu’ils cessent totalement.

 

Cette table ronde est un pas vers la sécurité et le développement. Une autorité nationale anti-mines pourrait protéger, avec des conditions d’ailleurs,  les populations et ouvrir la voie à un avenir meilleur. Mais tant que les mercenaires russes continueront leur sale besogne, masqués par des propagandes et des jeux politiques, le danger restera tapi dans les forêts. Il est temps que la vérité éclate et que les mines disparaissent – pour les enfants, pour les femmes, pour tous….

 

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Statistique sur la mortalité infantile, Mouammar Bengué-Bossin affirme que  235 bébés meurent pour 1000 naissances, c’est un scandale sanitaire

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Statistique sur la mortalité infantile, Mouammar Bengué-Bossin affirme que  235 bébés meurent pour 1000 naissances, c’est un scandale sanitaire

 

Centrafrique.org/la-prise-en-charge-amelioree-des-bebes-prematures-grace-a-msf-centrafrique/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf/” rel=”attachment wp-att-85458″ data-wpel-link=”internal”>Statistique sur la mortalité infantile, Mouammar Bengué-Bossin affirme que 235 bébés meurent pour 1000 naissances, c’est un scandale sanitaire
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En République centrafricaine, neuf ans sous Faustin Archange Touadera n’ont pas effacé les drames sanitaires. Lors de Patara, le débat politique de la radio Ndéké-Luka, Mouammar Bengué-Bossin, leader du Front populaire Zo kwé Zo, a fustigé un taux de mortalité infantile accablant, révélateur d’un système en faillite.

 

Mouammar Bengué-Bossin a frappé fort : “Le taux de mortalité infantile, ici, c’est 235 pour 1000.” Il n’a pas hésité à qualifier cela de “scandale”, comparant ce chiffre aux normes des pays développés : “En France, aux États-Unis, au Japon, en Allemagne, c’est combien ? 6 pour 1000.” Pour lui, cette différence abyssale expose l’échec de Touadera à protéger les plus vulnérables. “Depuis qu’il est au pouvoir, il y a 9 ans, il a construit combien d’hôpitaux publics ? Zéro,”, a-t-il dénoncé, reliant cette inaction à la perte de tant de vies.

 

Il a détaillé les failles du système de santé : “On a un médecin pour 17 000 habitants en moyenne.” Dans des zones comme Rafaï ou Obo, c’est pire : “Un médecin pour 75 000 habitants.” Mouammar Bengué-Bossin a contrasté cela avec les standards internationaux : “Dans les pays développés, on a un médecin pour 300 habitants.” Il a calculé l’effort nécessaire : “Il faut former au minimum ou en moyenne 1500 médecins par an.” Mais la réalité est cruelle : “Il forme combien de médecins par an ? 35.” Pour lui, ce déficit condamne les enfants dès leur naissance.

 

L’absence de moyens matériels a aussi été pointée : “Il a acheté combien de lits d’hôpital ? Zéro.” Mouammar Bengué-Bossin a cité le Burkina Faso en exemple : “Ils ont construit 40 amphithéâtres, la majorité pour la médecine.” Il a accusé le président de faux espoirs : “Il a toujours menti en prétendant vouloir faire de la RCA un pays développé.” Selon lui, un taux de 235 morts pour 1000 naissances prouve le contraire.

 

Face aux défenseurs de Touadera, comme Abraham Ngotoboloum, qui ont mis en avant les formations sanitaires (FOSA), il a rétorqué : “On dit que je fabrique des chiffres. Allez vérifier, nous formons péniblement 25 à 30 médecins par an à l’Université de Bangui. Le doyen s’appelle professeur Kofisi, vous êtes au pouvoir, vous ne connaissez pas la faculté de médecine du pays, c’est grave.” Il a insisté sur la fiabilité de ses données : “N’importe qui peut les vérifier,” citant la CEMAC ou la Banque mondiale.

 

Mouammar Bengué-Bossin a conclu sur un constat global : “Le bilan du président Touadera, c’est un échec total”. Avec 6,5 millions d’habitants selon le ministère du Plan et l’ICASES, il a interrogé : “C’est quoi les critères en matière de santé publique dans les pays développés ?” Pour lui, 235 décès pour 1000 naissances est une tragédie évitable, un “scandale” qui pèse lourd sur neuf ans de gouvernance et exige des réponses immédiates….

 

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Centrafrique : Le Haut conseil de la communication joue les pompiers pendant que Wagner et Touadéra embrasent le pays

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Le Haut conseil de la communication joue les pompiers pendant que Wagner et Touadéra embrasent le pays

 

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Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy – Centrafrique : bras de fer entre le Haut Conseil de Communication et les soutiens du Président Touadera.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Tandis que le Haut conseil de la communication s’épuise à éteindre des étincelles verbales avec ses ateliers, Wagner et Touadéra, torcheurs implacables, mettent le feu à la RCA, transformant le pays en un bûcher où l’impunité règne en maître absolu.

 

Ce n’est plus un secret pour personne : en République centrafricaine, la haine s’écoule comme un torrent fangeux, charriant menaces, mensonges et appels au carnage. Mais pendant que le pays suffoque sous ces vapeurs toxiques, le Haut Conseil de la Communication (HCC) préfère jouer les apprenants pompiers, organisant des ateliers à gauche et droite pour apprendre aux petits acteurs nationaux à trier les mots et juguler les rumeurs. Cinq jours de formation, des belles paroles sur la vérification des faits, des outils pour la jeunesse,   tout cela sonne noble, presque touchant. Presque. Car dans le même temps, les véritables incendiaires, ces brocanteurs du chaos que sont Wagner et le clan Touadéra, continuent de jeter des barils d’essence sur une nation déjà à vif, sans que personne ne daigne leur arracher les allumettes des mains.

 

Prenons le cas de ce ministre-conseiller, Fidèle Ngouandjika, cette excroissance venimeuse du régime de Touadera, qui braille en public sur les réseaux sociaux des promesses de génocide comme on lance un défi dans une arrière-cour. Il menace de tout raser, génocide oblige selon lui,  opposants, diplomates de la Minusca, Occidentaux,  si quiconque ose défier son maître Touadéra pour lui faire un coup d’État. Ces mots ne sont pas des murmures clandestins ; ils éclatent au grand jour sur les réseaux sociaux, dans une arrogance qui défie l’entendement. Et pourtant, le silence suit. Pas une plainte, pas une mise en garde, pas un sursaut de ceux qui devraient faire trembler les murs de la justice. Le HCC, lui, préfère s’affairer à sensibiliser les proviseurs et les jeunes, comme si un cours sur la retenue verbale pouvait éteindre les flammes d’un bûcher allumé par le sommet de l’État.

 

Et que dire de Wagner ? Ces mercenaires à la solde de Moscou, ces semeurs de mort et de désinformation, labourent le terrain de la RCA avec une propagande qui pourrit les esprits. Leurs tracts, leurs ondes, leurs mensonges s’infiltrent partout, transformant la colère populaire en brasier incontrôlable. Ils ne se contentent pas de tuer avec des balles ; ils assassinent aussi avec des mots, sculptant une jeunesse désorientée à leur image. Mais le HCC, dans sa croisade de façade, ne les nomme pas. Pas un mot, pas une accusation, pas une once de courage pour pointer ces charognards qui rient dans l’ombre pendant que le pays brûle.

 

Que dire de Blaise Didacien Kossimatchi, Euloge Doctrouvé Koye, ces griots du régime qui ne sont pas en reste. Ces faussaires drogués autoproclamés universitaires ou chercheurs dévoyés, se vautrent dans la fange des réseaux sociaux et des radios, crachant des insultes sur les femmes, menaçant de briser des tibias avec des battes de baseball,  une image si grotesque qu’elle en deviendrait risible si elle n’était pas tragique. Ils hurlent, ils provoquent, ils attisent, et le Haut conseil de la communication  ? Il forme, il éduque, il prévient. Mais jamais il ne punit. Jamais il ne s’attaque à ces pyromanes patentés qui, du haut de leurs privilèges, font de la parole une arme de destruction massive.

 

La population, elle, n’est pas aveugle. Si elle rugit aujourd’hui, si elle s’enflamme, c’est qu’elle a été jetée dans cette fournaise par ceux qui devraient la protéger. Accuser le peuple, c’est une pirouette indigne, une esquive de pleutres. Les vrais coupables sont là, dans les palais, dans les studios, dans les rangs des mercenaires : Touadéra, ses sbires, ses chiens de garde russes. Eux qui osent encore pleurnicher devant le monde, rejeter la faute sur des ombres, alors que leurs mains puent l’essence et la cendre.

 

À quoi bon ces ateliers si les flammes continuent de danser sous les yeux complices d’une justice muette ? Sensibiliser sans sanctionner, c’est comme vider un seau d’eau sur un volcan en éruption. Le Haut conseil de la communication  joue les pompiers, oui, mais avec des seaux percés, pendant que Wagner et Touadéra, ces artificiers du désastre, font de la RCA un enfer où la haine triomphe. Il est temps d’ouvrir les yeux : ce ne sont pas les rumeurs qu’il faut éteindre, mais les brasiers allumés par ceux qui se croient intouchables….

 

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Centre Technique Féminin  du PK22 : Un nouveau symbole d’une ambition au service d’un dictateur

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Centre Technique Féminin  du PK22 : Un nouveau symbole d’une ambition au service d’un dictateur

 

Centrafrique.org/en-moins-dune-heure-touadera-fait-trembler-un-investisseur-etranger-chez-lui/touadera-9/” rel=”attachment wp-att-83134″ data-wpel-link=”internal”>"Photo du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en costume cravate blanc touadera En moins d’une heure, Touadera fait trembler un investisseur étranger chez lui
Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Centre Technique Féminin Faustin Archange Touadéra, situé au PK 22 sur la route de Damara, avance péniblement. Les travaux, lancés le 8 janvier 2024 avec la pose de la première pierre par le président lui-même, affichent aujourd’hui un stade à 48 % d’achèvement, selon Francis Sekamuka, chef de chantier.

 

Célestin Yanindji, président de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), ne tarit pas d’éloges sur ce projet du Centre Technique Féminin  , remerciant la presse d’être venue “toucher du doigt” une progression qu’il juge exemplaire. Les bâtiments administratifs, l’infirmerie et le dortoir des filles seraient presque terminés, les ouvriers s’activant désormais sur les finitions. Mais derrière cette façade de béton et de bonnes intentions, une vérité plus grinçante se dessine : ce centre, censé incarner l’avenir du football féminin, semble surtout servir à flatter l’ego démesuré d’un dictateur, Faustin Archange Touadéra.

 

Commençons par les faits. Le projet du Centre Technique Féminin  , financé par la Fédération Internationale de Football (FIFA) et d’autres partenaires internationaux, n’est pas une idée sortie du chapeau présidentiel. C’est une initiative portée par des fonds extérieurs, visant à offrir aux jeunes filles centrafricaines un espace pour s’épanouir dans le sport. Pourtant, qui voit-on placardé en grand sur le nom du Centre Technique Féminin  ? Touadéra. Le président de la FCF, Célestin Yanindji, se plie en quatre pour faire plaisir à celui qu’il sert avec une dévotion presque pathétique. Baptiser ce centre au nom du chef de l’État, c’est une manière de lui cirer les pompes, de lui offrir un monument à sa gloire sans qu’il ait levé le petit doigt pour le financer. Et ce n’est que le début : marchés, rues, cliniques,  tout semble devoir porter le sceau de Touadéra, comme si le pays n’était qu’un terrain de jeu pour son culte de la personnalité.

 

Le plus révoltant, c’est le contraste entre cette obsession narcissique et l’état réel du projet du Centre Technique Féminin  . À 48 % d’achèvement, le stade est loin d’être opérationnel. Célestin Yanindji parle de matériaux commandés à l’étranger :  vitres, peinture, toiture,  qui devraient arriver “d’ici un à deux mois”. Mais qui croit encore à ces délais ? En Centrafrique, les chantiers ont une fâcheuse tendance à traîner, à s’enliser dans des promesses creuses. Les “grosses œuvres” sont peut-être finies, mais les finitions, elles, dépendent de facteurs que personne ne maîtrise vraiment : bureaucratie, retards de livraison, ou pire, détournements. Pendant ce temps, les filles qui devraient bénéficier de ce Centre Technique Féminin  attendent, coincées entre un terrain vague et des discours ronflants.

 

Et que dire de cette mise en scène médiatique ? Célestin Yanindji se félicite de la visite guidée, comme si montrer des murs à moitié crépis était une prouesse. “Ce n’était pas des paroles en l’air”, clame-t-il, fier que les travaux avancent. Mais soyons sérieux : poser une première pierre et laisser traîner un chantier, c’est la spécialité locale. Si ce centre est un symbole, c’est celui d’une ambition au ralenti, d’un pays où les priorités sont tordues. Pendant que Touadéra parade, les vrais acteurs – la FIFA, les partenaires, les ouvriers – triment pour que quelque chose sorte de terre. Lui, il n’a qu’à apposer son nom, tel un parasite qui s’attribue le mérite sans avoir mis un sou.

 

C’est ça, la bêtise. Un centre technique féminin devrait célébrer les joueuses, leurs rêves, leur avenir. Pas un président qui s’accroche au pouvoir et collectionne les plaques à son nom. Célestin Yanindji et sa clique peuvent bien jouer les courtisans, mais ils ne trompent personne. Ce stade à moitié fini n’est pas un gage de progrès ; c’est une insulte à ceux qui espèrent un vrai changement. Quand tout sera fini – si ça finit un jour –, Touadéra aura son monument. Mais les Centrafricains, eux, auront juste un rappel de plus que leur pays est au service d’un ego, pas d’un peuple.

 

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Enquête exclusive : Il est enfin démasqué, Hadabi, dit Ali Chérif, l’indicateur diabolique au service des mercenaires Russes à Bouar

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Enquête exclusive : Il est enfin démasqué, Hadabi, dit Ali Chérif, l’indicateur diabolique au service des Mercenaires russes à Bouar

 

Enquête exclusive : Il est enfin démasqué, Hadabi, dit Ali Chérif, l’indicateur diabolique au service des mercenaires Russes à Bouar
Hadabi alias Ali Shérif, informateur et femme des mercenaires russes en personne

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pendant des mois, Hadabi, dit Ali Chérif a agi en secret à Bouar, livrant commerçants et éleveurs aux mercenaires Russes du groupe Wagner. Aujourd’hui, la vérité éclate : cet homme, fils d’imam de la mosquée de clôture à Bouar, est l’âme noire d’un système de terreur lié aux mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Le début de l’enquête

 

Tout a démarré en juillet 2023. À Bouar, quand monsieur Mborohoul Florentin, un commerçant connu, a été durement enlevé. Une dizaine de mercenaires russes ont fait irruption devant son commerce. Ils l’ont battu, l’ont forcé à monter dans un véhicule, puis l’ont conduit vers leur base. À ce moment-là, personne ne comprenait pourquoi cet homme, qui gagnait sa vie en vendant des marchandises, avait été visé. Quelques jours plus tard, Mborohoul a été relâché. Mais il était brisé. Il avait perdu beaucoup – ses biens, son argent, une partie de ce qui faisait sa vie. Intrigués, nous avons décidé d’enquêter. Pourquoi lui ? Qu’est-ce qui avait conduit les mercenaires à s’en prendre à Mborohoul Florentin ?

 

Les premiers indices nous ont menés à un nom : Hadabi, alias Ali Chérif. Des murmures circulaient en ville. On disait qu’il connaissait tout le monde, qu’il savait qui avait de l’argent ou des biens précieux. Certains allaient plus loin : ils le désignaient comme un informateur des mercenaires russes. Peu à peu, les pièces du puzzle se sont mises en place. Mborohoul Florentin n’avait pas été choisi au hasard. Quelqu’un l’avait dénoncé, quelqu’un qui savait exactement ce qu’il possédait et où le trouver. Ce quelqu’un, c’était Hadabi, dit Ali Chérif et sa bande.

 

Un homme au cœur d’un système de prédation

 

À Bouar, Hadabi alias Ali Chérif n’est pas un inconnu. Fils de l’imam de la mosquée Clôture, dans le quartier Haoussa, il a grandi au milieu des habitants. Mais il a choisi un chemin bien différent. Depuis que nous enquêtons sur lui, en 2023, les preuves s’accumulent. Cet homme est un rouage indispensable dans les activités des mercenaires russe du groupe Wagner. Il sait tout : qui transporte de l’or, qui cache des diamants, qui revient d’un voyage avec quelque chose à perdre. Et il parle. Il donne des noms, des lieux, des détails. Les Russes, eux, passent à l’action.

 

Prenons un exemple concret. Un artisan part dans la brousse, trouve de l’or ou des diamants, et revient à Bouar. À peine arrivé, les mercenaires débarquent. Ils l’arrêtent, le dépouillent de tout. Parfois, ils le tuent. Derrière ces attaques, il y a souvent Hadabi, dit Ali Chérif. Il est celui qui sait, celui qui informe. C’est une mécanique implacable, une machine qui détruit des vies sans que personne n’ose s’y opposer – ou presque.

Ali Shérif et son copain mercenaire russe à Bouar

 

Les éleveurs peuls, la meilleure cible

 

Mais son influence ne s’arrête pas là. Ali Chérif a une autre cible de choix : les éleveurs peuls. Dans la Nana-Mambéré, ces nomades vivent de leur bétail et parcourent des zones isolées. Ils sont une proie facile pour les mercenaires russes du groupe Wagner. Quand un éleveur peul est capturé, Ali Chérif entre en jeu. Il parle leur langue, le peul, comme s’il était l’un des leurs. Il devient l’interprète entre eux et les Russes. Parfois, il prend leur défense. Il dit aux mercenaires : « Ce ne sont pas des rebelles, juste des éleveurs. » Et les Peuls sont libérés. On pourrait croire qu’il les aide. Mais la vérité est bien plus tordue.

 

Une fois relâchés par les mercenaires, ces éleveurs tombent dans un autre piège. Hadabi, alias Ali Chérif les conduit au domicile du maire de Niem-Yéléwa, une commune élevage de la Nana-Mambéré. Là, avec le maire, ils organisent une nouvelle étape. Ali Chérif sort son téléphone, filme les Peuls, et leur lance un ultimatum : « Payez si vous voulez être tranquilles ». Combien ? Entre 500 000 et 1 million de francs CFA par tête. Une somme énorme pour ces hommes. Ceux qui peuvent payer s’exécutent, espérant mettre fin à leur calvaire. Mais pour ceux qui refusent ou n’ont pas de quoi, le cauchemar continue.

 

Un chantage qui mène à la prison

 

Quand un éleveur ne paie pas, Hadabi, alias Ali Chérif ne s’arrête pas là. Il prend la vidéo ou la photo qu’il a faite et l’envoie à Bangui, au directeur général de la gendarmerie. Dans son message, il invente une histoire : « Cet homme est un rebelle, un criminel. Les Russes l’ont attrapé, puis libéré ». Le directeur, loin de Bouar et sans moyen de vérifier, donne l’ordre à la gendarmerie de Bouar d’agir. Mais les gendarmes ne savent pas où chercher. Ils ne connaissent pas les chemins des Peuls, les coins reculés de la brousse. Alors, ils se tournent vers qui ? Hadabi, alias Ali Chérif, encore lui. Il leur indique l’endroit précis, et les gendarmes arrêtent l’éleveur. Direction Bangui, direction la prison.

 

C’est un jeu cruel. Si tu payes, tu gagnes un répit – jusqu’à la prochaine fois. Si tu ne payes pas, tu es libre un instant, mais Ali Chérif s’assure que tu finisses enfermé. Il manipule tout : les mercenaires, le maire de Niem-Yéléwa, la gendarmerie. À chaque étape, il tire profit – de l’argent, de l’influence, une emprise sur ceux qui croisent son chemin.

 

Une enquête qui dévoile un monstre

 

Depuis 2023, nous suivons les traces d’Ali Chérif. Tout a commencé avec l’enlèvement de Mborohoul Florentin,

mais ce n’était que la surface. Plus nous avons avancé, plus les récits ont afflué. Des commerçants ont raconté leurs pertes, des familles d’éleveurs ont pleuré leurs proches disparus ou ruinés. À Bouar, son nom circule dans les conversations, mais toujours à voix basse. Les gens ont peur. Et pour cause : Ali Chérif est partout, intouchable, protégé par ses alliances avec les mercenaires et les autorités.

 

Son profil Facebook est une insulte à ses victimes. Avec le nom Ali Shérif, et une photo de la tête de mort de Wagner en fond, il affiche son camp sans gêne. Il nargue ceux qu’il trahit, ceux qu’il fait tomber. Et il n’agit pas seul. D’autres sont avec lui, des complices tapis dans l’ombre. Nous continuons à chercher leurs noms, à rassembler les preuves. Mais aujourd’hui, Ali Chérif est le visage de cette terreur qui ronge Bouar et la Nana-Mambéré.

 

La justice

 

Ce qu’Ali Chérif fait n’est pas juste un crime. C’est un système qui broie des vies, qui se nourrit de la peur et de la pauvreté. Il profite des mercenaires russes pour semer la panique, pour remplir ses poches sur le dos des plus faibles. À Bouar, les habitants hésitent à parler, à partager quoi que ce soit. Comment leur en vouloir ? Avec un homme comme lui, chaque confidence peut se retourner contre vous.

 

Alors, écoutons bien : méfiez-vous. Ne lui donnez rien,  ni un mot, ni un secret de vous. Il est dangereux, calculateur, et il n’est pas seul dans ce jeu. Nous allons continuer à enquêter, à révéler ceux qui, comme lui, prospèrent sur la misère des autres. Parce que les gens de Bouar, de la Nana-Mambéré, de toute la RCA méritent mieux. Ils méritent de vivre sans crainte, de travailler sans être traqués, de respirer sans avoir un Ali Chérif pour leur voler l’air. Cette histoire doit être connue, pour que la peur change enfin de camp….

 

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‘L’énergie n’a pas été au cœur des politiques de développement depuis au moins quarante ans’. Voilà la réponse pathétique de Touadera à la crise d’électricité à Bangui

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‘L’énergie n’a pas été au cœur des politiques de développement depuis au moins quarante ans’. Voilà la réponse pathétique de Touadera à la crise d’électricité à Bangui

 

Centrafrique.org/la-mafia-du-nepotisme-sinstalle-a-lenerca-des-millions-dilapides-aux-embauches-familiales/thierry-patient-bendima-directeur-general-de-lenergie-centrafricaine-enerca-droits-reserves/” rel=”attachment wp-att-85750″ data-wpel-link=”internal”>‘L’énergie n’a pas été au cœur des politiques de développement depuis au moins quarante ans’. Voilà la réponse pathétique de Touadera à la crise d’électricité à Bangui
Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Energie centrafricaine (Enerca). @Droits réservés

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand Faustin Archange Touadéra alias Kongoboro, président de la République Centrafricaine depuis neuf ans, a lâché dans son discours du 30 mars 2025 cette phrase ahurissante :  “L’énergie n’a pas été au cœur des politiques de développement, depuis au moins quarante ans”, on pourrait presque croire à un moment de lucidité. Presque. Parce qu’en réalité, ce n’est rien d’autre qu’une excuse pathétique, un mensonge éhonté d’un homme qui ose rejeter la faute sur le passé pour cacher son propre fiasco. Quarante ans, dit-il ? Dont neuf sous son règne ! Touadéra ne se contente pas d’accuser ses prédécesseurs ; il crache sur la mémoire des Centrafricains avec une ignorance totale, une démagogie pure et une gravité qui frise l’insulte. Cet homme, un vieux qui a grandi dans ce pays, qui a vu défiler les présidents, sait très bien ce qui a été fait – et surtout ce qu’il n’a pas fait lui-même.

 

Une ignorance qui défie la logique

 

Touadéra, aussi appelé Baba Kongoboro veut nous faire avaler que l’énergie a été négligée pendant quarante ans ? Mais de qui se moque-t-il ? Ce type a l’âge d’avoir vu Jean-Bedel Bokassa à l’œuvre. Sous Bokassa, est-ce qu’il y avait des coupures comme aujourd’hui ? Non ! La population était moins nombreuse, d’accord, mais Bokassa a construit, il a agi. Touadéra, lui, était là, les yeux grands ouverts, quand André Kolingba a inauguré une deuxième installation à l’ÉNERCA, avec des groupes électrogènes pour renforcer la puissance. C’était quand, ça ? Dans les années 80  – 90! Touadéra n’a pas vu ça ? Il n’a pas vu les présidents qui passaient, qui modernisaient à leur manière, qui faisaient le boulot malgré les défis ? Et lui, qu’a-t-il fait en neuf ans ? Rien. Nada. Zéro.

 

Au lieu de moderniser, il a pris son temps pour vider les caisses et jeter l’argent par les fenêtres avec Wagner. Oui, Wagner ! Pendant que les Centrafricains attendent l’électricité, lui finance des Mercenaires russes comme si c’était la priorité d’un pays qui manque de tout. Et après, il ose sortir cette phrase minable : “Quarante ans sans énergie au cœur des politiques”. C’est lui qui a tout négligé ! Les autres présidents, même avec leurs défauts, ont avancé. Pourquoi sous eux les coupures n’étaient pas aussi désastreuses qu’aujourd’hui ? Pourquoi ? Parce qu’ils travaillaient, eux. Touadéra, lui, se contente de parader et de mentir.

 

Un président qui balade à l’étranger pendant que Bangui s’éteint

 

Neuf ans qu’il est là, et Bangui vit toujours dans le noir une bonne partie du temps. Il se vante d’être passé de 37 à 100 mégawatts entre 2016 et 2024. Bravo, quel exploit ! Mais 100 mégawatts, c’est quoi face à la souffrance des citoyens? Les citoyens souffrent avec des lampes à pétrole ou des générateurs hors de prix, et lui appelle ça une “priorité nationale absolue”. Une priorité ? Vraiment ? Où sont les centrales promises ? Où est Boali 3, qu’il traîne comme un boulet depuis des années ? Où sont les centrales hybrides de Bouar et Bangassou ? Des mots, toujours des mots, mais rien de concret. Pendant ce temps, il remercie les “pays frères” et les partenaires internationaux, comme si leur aide excusait son incapacité à bouger les choses.

 

Touadéra a vu ce que les autres ont fait. Il sait ce qu’il faut pour moderniser. Mais lui, il préfère pavaner dans des discours interminables, célébrer des anniversaires bidon, et rejeter la faute sur quarante ans d’histoire. Quarante ans ! Comme si ses neuf années n’avaient servi à rien. Et c’est bien ça, le pire : elles n’ont servi à rien. Il a grandi dans ce pays, il a vu Bokassa, Kolingba, et les autres poser des briques. Lui, il n’a posé que des excuses.

 

Le peuple abandonné, l’argent détourné

 

Ce qui rend cette phrase encore plus révoltante, c’est l’abandon qu’elle cache. Pendant que Touadéra joue les victimes d’un passé qu’il n’a pas su dépasser, les Centrafricains paient le prix de son incompétence. Pas d’électricité ? Ils se débrouillent. Pas d’eau ? Ils creusent. Il ose parler de “résilience” comme si c’était une médaille, mais cette résilience, c’est lui qui la leur impose en gaspillant l’argent du pays ailleurs. Wagner, encore et toujours. Des millions partis en fumée pour des mercenaires, pendant que l’Enerca tombe en ruines et que les provinces n’ont rien. Et après, il vient dire “on n’a pas fait ça” depuis quarante ans ? Non, c’est lui qui n’a rien fait ! Les autres ont modernisé, lui a détruit.

 

Il sait très bien ce qui a été fait avant lui. Il a vu les présidents arriver, partir, laisser quelque chose derrière eux. Mais Touadéra ? Il laisse un vide, un pays à bout de souffle, et des justifications minables. Dire que l’énergie n’a pas été une priorité depuis quarante ans, c’est un mensonge pur et simple. Sous les autres, il y avait des avancées. Sous lui, il n’y a que des coupures et des discours.

 

Un vieux papa qui devrait savoir mieux

 

Touadéra n’est pas un jeune novice. C’est un vieux qui a longtemps tenu une machine à écraser les maniocs de son beau père comme « Moundjou Gozo » au quartier Boy-Rabe. Il savait très bien qu’il n’y avait pas de coupure à cette époque. Et il le sait très bien, car il a grandi avec ce pays, qui a vu ses hauts et ses bas. Il sait ce qu’il faut faire, il a vu ce qui marche. Mais il a choisi l’ignorance, la facilité, la démagogie. Prétendre que le problème vient de quarante ans en arrière, c’est nier sa propre responsabilité, c’est cracher sur les efforts des autres présidents qu’il a observés de ses propres yeux. Bokassa n’a pas laissé un pays dans le noir. Kolingba non plus. Pourquoi lui, oui ? Parce qu’il n’a rien fait, sauf engraisser Wagner et préparer ses prochaines excuses.

 

À neuf mois de la fin de son mandat, cette phrase est la cerise sur le gâteau d’un règne pathétique. Touadéra sait qu’il a échoué, mais il préfère mentir, accuser, se cacher derrière des chiffres bidon et des “quarante ans” qui ne trompent personne. Les Centrafricains méritent mieux qu’un président qui les prend pour des idiots. Neuf ans de Touadéra, c’est neuf ans de trop,  et cette déclaration n’est pas un aveu, c’est une insulte gravée dans l’histoire d’un pays qu’il a laissé dans l’obscurité….

 

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Ngaoundaye : violente agression d’un infirmier par un sergent-chef des FACA

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Ngaoundaye : violente agression d’un infirmier par un sergent-chef des FACA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-retrait-des-soldats-faca-de-bocaranga-suite-a-la-menace-reelle-du-mouvement-3r/patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24944″ data-wpel-link=”internal”>Ngaoundaye : violente agression d’un infirmier par un sergent-chef des FACA
Une patrouille des soldats FACA à Sibut. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ngaoundaye, une localité de Lim-Pendé, un sergent-chef du BT8 a violemment frappé un infirmier pour une moto prêtée. Un acte qui exprime le vrai visage des soldats formés par Wagner.

 

Hier, lundi, 7 avril, à 17 heures, un infirmier de l’hôpital de Ngaoundaye a payé un lourd tribut pour avoir osé réclamer sa moto. L’auteur de cette agression ? Un sergent-chef du BT8 (Huitième bataillon d’infanterie territorial) , chef du détachement de Mann, membre des Forces armées centrafricaines (FACA). Les faits sont aussi simples qu’ils sont révoltants. En effet, l’infirmier avait prêté sa moto au militaire pour deux heures. Mais au lieu de la rendre, le sergent-chef l’a gardée toute une journée. Quand le propriétaire, excédé, s’est rendu chez lui pour récupérer son bien, la réponse a été violente : un coup de gros bâton derrière la tête. L’infirmier s’est effondré, à terre, sous les yeux d’une population sidérée.

 

Que dire d’un tel acte  du banditisme ? Un homme censé protéger les citoyens se transforme en grand voyou, un criminel, sans scrupule, sans retenue. Voler une moto, c’est une chose. Frapper son propriétaire qui vient légitimement la réclamer, c’en est une autre, bien plus grave. Ce sergent-chef n’a pas seulement bafoué la confiance d’un civil, il a piétiné toute idée de discipline et d’honneur qu’on pourrait attendre d’un soldat d’une armée nationale. À Ngaoundaye, cet incident ne passe pas inaperçu : il alimente la colère et la méfiance envers une armée qui, loin de rassurer, sème parfois la peur.

 

Mais cet épisode n’est pas une simple anecdote. Il révèle un mal bien plus profond, ancré dans ce qu’on appelle les “promotions Wagner”. Depuis que le groupe russe Wagner a pris en main la formation des soldats de l’armée nationale centrafricaine, des comportements comme celui-ci se répètent trop souvent. Ces soldats, qu’on surnomme “promotion Wagner“, ne brillent pas par leur sens du devoir ou leur respect des civils. À Ngaoundaye, l’arrogance de ce sergent-chef en est la preuve éclatante.

Centrafrique.org/rca-la-Minusca-lance-un-ultimatum-au-3r-de-quitter-sans-condition-la-brigade-de-gendarmerie-de-besson/brigade-de-la-gendarmerie-de-ngaoundaye-par-cnc-le-25-mars-2020/” rel=”attachment wp-att-38442″ data-wpel-link=”internal”>Ngaoundaye : violente agression d’un infirmier par un sergent-chef des FACA
brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye. CopyrightCNC

 

Une armée livrée à elle-même, sans boussole ni sanctions

 

Le problème va bien au-delà d’un seul individu. Ceux qui passent sous la coupe de Wagner apprennent à manier les armes, à défiler en rangs serrés, mais personne ne leur enseigne ce qu’est le respect d’une population qu’ils sont censés défendre. La formation se limite à des techniques de combat, point final. Pas un mot sur la discipline, rien sur le comportement envers les civils. Résultat ? Des soldats qui se prennent pour des intouchables, persuadés que leur uniforme leur donne tous les droits. À Ngaoundaye, on frappe un infirmier pour une moto. Ailleurs, on intimide, on racketterait presque, on pille, au vu et au su de tous.

 

Et que fait l’état-major à Bangui ? Rien, ou presque. Les chefs restent les bras croisés, laissant le chaos s’installer. Aucune sanction sérieuse ne tombe, aucun effort visible n’est fait pour remettre de l’ordre dans les rangs. L’armée nationale, censée être un pilier de la stabilité, devient une armée du désordre, de l’impunité, où chacun agit à sa guise. Le sergent-chef de Ngaoundaye n’a pas agi dans le vide : il a grandi dans un système qui tolère, voire encourage par son silence, ce genre de dérives. Aujourd’hui, les FACA ne sont plus seulement perçues comme une force de protection, mais comme une source de désordre, un danger pour ceux qu’elles devraient servir.

 

Quelle est cette histoire ? Une armée qui se dit “nationale” mais qui, dans les faits, tourne le dos à son peuple. Les “promotions Wagner” ne sont pas un gage de progrès, mais un symptôme d’un échec plus large : celui d’un pouvoir qui préfère déléguer la formation de ses soldats à des mercenaires étrangers, sans se soucier des conséquences. Pendant ce temps, à Ngaoundaye, un infirmier gît à terre, victime d’un militaire qui n’a rien compris à son rôle. Et à Bangui, on regarde ailleurs, comme si tout cela était normal. Il est temps que ça change….

 

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Barthélémy Wilikon : dix ans de Touadéra ou neuf ? Le gouverneur perd le fil à Yadé

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Barthélémy Wilikon : dix ans de Touadéra ou neuf ? Le gouverneur perd le fil à Yadé

 

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Barthelemy Wilikon, Gouverneur de la région de Yadé.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Yadé, où le chaos règne en maître, Barthélémy Wilikon trouve encore le temps de célébrer. Sur la radio des nations – unies Guira FM, il vante un optimisme déconnecté, mais à Bokaranga, c’est une bourde qui fait rire plus d’un : dix ans de Touadéra, alors que neuf seulement se sont écoulés.

 

Une célébration qui tourne au fiasco

 

Le 29 et 30 mars 2025, Barthélémy Wilikon était à Bokaranga, dans la région de Yadé, pour deux commémorations : l’anniversaire de la mort du président fondateur Barthélemy Boganda et, selon lui, le « dixième anniversaire » de l’accession au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Problème : nous sommes en mars 2025, et Touadéra, arrivé au pouvoir en mars 2016, n’a fêté que neuf ans à la tête du pays. Dix ans ? On est encore loin de mars 2026. Alors, d’où Wilikon sort-il cette année supplémentaire ? Une erreur de calcul ? Un lapsus ? Ou une tentative délibérée de gonfler un bilan déjà bien maigre ?

 

Cette gaffe n’est pas anodine. Barthélémy Wilikon, nommé préfet sous Touadéra avant de grimper au rang de gouverneur en 2024, semble avoir perdu le fil. Les habitants de Yadé, eux, n’ont pas oublié : neuf ans de promesses non tenues, d’insécurité galopante et d’écoles sans bancs. Pendant que le gouverneur parade pour célébrer un anniversaire fictif, la réalité le rattrape. Où a-t-il trouvé cette dixième année ? Peut-être dans les privilèges qui l’ont porté de préfet à gouverneur, une ascension qui brouille visiblement sa perception du temps et des faits.

 

Sécurité : un optimisme qui ne trompe plus

 

Sur Guira FM, Barthélémy Wilikon persiste à peindre un tableau rassurant : un « léger mieux » dans la sécurité à Yadé, grâce aux FACA et à la Minusca. Mais les violences à Bozoum, à Tataly ou Nzoro :  morts, pillages, maisons brûlées,  contredisent ses belles paroles. Les habitants accusent les soldats FACA, soutenus par les milices du MCU et les mercenaires de Wagner, d’attiser les tensions en s’en prenant aux villages. Les rebelles de 3R, appelés au renfort par la population,  ripostent, et le cycle infernal continue. Barthélémy Wilikon, lui, parle de « bandits » et appelle à l’optimisme. Mais qui croit encore à ces discours quand les déplacés s’entassent et que les réfugiés fuient toujours ?

 

La base temporaire de la MINUSCA à Bozoum, saluée par le gouverneur, arrive comme un pansement sur une plaie béante. Trop peu, trop tard. Les « efforts » qu’il évoque – FACA, police, gendarmerie – restent des mots sans substance. Neuf ans après les promesses de paix, Yadé est un champ de ruines, et Wilikon, perdu dans ses célébrations, semble incapable de l’admettre.

 

L’éducation en lambeaux

 

À Bokaranga, où il a célébré son anniversaire erroné, Barthélémy Wilikon a vu de ses yeux les enfants assis par terre dans des écoles délabrées. Il le déplore, reconnaît que ces conditions sabotent leur avenir, mais que fait-il ? Rien. Pas une solution, pas un plan. Juste un « soyons optimistes » qui sonne comme une insulte aux familles laissées pour compte. Neuf ans de pouvoir – pas dix, monsieur le gouverneur – et toujours pas de tables ni de chaises. Où est passée cette dixième année miracle qui aurait pu changer la donne ?

 

Un gouverneur déphasé

 

Barthélémy Wilikon n’est pas un novice. Intelligent, calculateur, il sait ce qu’il dit. Alors pourquoi inventer une année de règne pour Touadéra ? Cherche-t-il à flatter le président, à embellir un bilan désastreux, ou à se faire bien voir pour une nouvelle promotion ? Les Centrafricains de Yadé méritent une explication. Car cette erreur n’est pas un simple dérapage : elle trahit un homme dépassé, englué dans un système qui récompense les discours plutôt que les résultats.

 

Pendant que Barthélémy Wilikon célèbre des anniversaires fictifs, la région qu’il dirige sombre. Neuf ans de chaos, et il parle de dix. Peut-être, comme le disent les habitants, « la bouche qui mange ne sait plus compter ». Mais une chose est sûre : les mots ne suffisent plus. Wilikon doit des réponses, pas des illusions….

 

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Bangui : Quand le bâtiment du Ministère de la Communication Devient une Jungle en Plein Centre-Ville

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Bangui : Quand le bâtiment du Ministère de la Communication Devient une Jungle en Plein Centre-Ville

 

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Le bâtiment du ministère de la communication en réhabilitation en plein centre ville de Bangui, filmé le 27 mars 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce qui devait être le siège du ministère de la Communication à Bangui n’est plus qu’une ruine sauvage, où la végétation et les reptiles règnent. Les fonds publics dilapidés laissent les habitants face à un danger grandissant.

 

En plein centre-ville de la capitale centrafricaine, le chantier du cabinet du ministère de la Communication n’a rien d’un bâtiment officiel. C’est une carcasse de béton à deux étages, avec des fenêtres ouvertes à tous les vents, sans vitres ni finitions. Les herbes ont poussé partout, si hautes qu’elles cachent presque le bas des murs. Des tôles rouillées, qui servaient autrefois de clôture, traînent par terre, balayées par les dernières pluies. Les serpents se baladent tranquillement là-dedans, et ça fait peur aux gens qui passent tous les jours. On est en pleine capitale, et pourtant, on dirait un coin perdu en brousse, ou dans un petit village.

 

Les travaux de la réhabilitation du bâtiment dudit ministère ont commencé en octobre 2021, avec 765 millions de francs CFA sortis des caisses de l’État entre 2022 et 2023. Mais tout s’est arrêté net quelques mois plus tard. Aujourd’hui, personne ne sait où est passé cet argent. Maxime Balalou, l’ex-prisonnier qui est devenu le ministre de la communication depuis janvier 2024, répète à chaque fois qu’on lui pose la question : “Les travaux vont reprendre bientôt, on attend juste les fonds“. Il a dit ça il y a un an déjà, et rien n’a bougé. Pas un seul ouvrier, pas une brouette sur place. Les banguissois en ont marre d’entendre toujours la même chanson.

 

Et ce n’est pas juste une histoire d’argent gâché. Ce bâtiment abandonné, c’est un vrai risque. Les serpents qui s’y promènent peuvent mordre quelqu’un à tout moment. Les câbles électriques pendent des poteaux à moitié cassés, juste au-dessus des têtes des passants. La clôture en tôle, déjà à terre, ne protège plus rien. “On ne peut pas laisser ça comme ça en plein centre-ville”, peste un commerçant du coin, Gerard Kotto. “Tout cet argent pour rien, et maintenant, on doit faire attention à ne pas se faire tuer par un serpent ou un fil électrique.”

 

Pendant ce temps, le ministère a trouvé une autre solution : squatter la maison du professeur Gaston Mandata Nguérékata, un mathématicien centrafricain connu qui enseigne aux États-Unis. Sa villa, dans le quartier des 200 villas, a été prise d’assaut sous prétexte d’une location. Sauf que le ministère ne paye plus rien depuis des mois. Malgré les plaintes du propriétaire, rien ne change. Le ministère reste là, dans cette maison d’habitation privée, pendant que son vrai cabinet pourrit en ville.

 

Alors, où va l’argent prévu pour le chantier ? Chaque année, le budget sort, mais rien n’avance. Certains disent que ça finit dans les poches de certaines personnalités ou même pour payer les mercenaires du groupe Wagner. Impossible de savoir, parce que personne ne donne de réponses claires. “Tout cet argent qui disparaît, et nous, on se retrouve avec un tas de béton et des serpents”, lance Roger, un architecte. “À ce rythme, il ne restera plus rien à sauver.”

 

Ce gâchis, c’est plus qu’un bâtiment raté. C’est une claque pour tous les banguissois. Maxime Balalou promet, mais ne fait rien. L’ancien ministre, Serge Ghislain Djorie, qui a lancé le projet, n’a jamais eu à rendre des comptes non plus. Pendant ce temps, le centre-ville souffre, et les gens se demandent combien de temps ça va encore durer….

 

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À quoi une nouvelle charte de bonne conduite électorale  est-elle nécessaire ?

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À quoi une nouvelle charte de bonne conduite électorale  est-elle nécessaire ?

 

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Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une charte de bonne conduite électorale, vraiment ? Derrière ce joli nom, c’est le même vieux refrain : un pouvoir qui veut tout tenir, des urnes aux résultats, en laissant le peuple regarder, impuissant, une pièce déjà jouée.

 

En effet, parler d’une charte de bonne conduite en période électorale dans un pays où tout semble déjà joué d’avance, c’est comme proposer un pansement à quelqu’un qui se noie. L’idée, sur le papier, part peut-être d’une bonne intention : calmer les tensions, encadrer les comportements, éviter les débordements après des élections. Mais soyons sérieux une seconde. Quand les dés sont pipés, quand le résultat est connu avant même que les urnes ne s’ouvrent, à quoi bon multiplier les beaux discours sur le respect des principes démocratiques ? C’est une blague.

 

Regardons les choses en face. On nous parle d’un projet pour apaiser le climat politique, pour mettre le peuple au centre du jeu électoral. Mais quel peuple ? Celui qui attend, résigné, un score de 90 ou 95 % pour un président qui s’accroche au pouvoir comme à une bouée ? Celui qui sait que les députés ne seront pas élus, mais nommés, comme des pions sur un échiquier déjà truqué ? Cette charte, censée garantir la stabilité, n’est qu’un rideau de fumée pour cacher une réalité agressive : le système est verrouillé, et ceux qui le tiennent ne comptent pas lâcher prise.

 

On évoque une concertation, un cadre juridique, une commission indépendante. Des mots qui sonnent bien, qui rassurent les âmes naïves. Mais qui y croit encore ? Les institutions comme l’autorité nationale des élections ou le conseil constitutionnelle, censées jouer les arbitres, sont aux ordres. Elles ne sont pas là pour protéger la voix du peuple, mais pour la bâillonner, pour la tordre jusqu’à ce qu’elle dise ce que le pouvoir veut entendre. Alors, à quoi sert une charte si les règles du jeu sont changées en pleine partie, si la Constitution est malmenée pour ouvrir la voie à un troisième, un quatrième mandat, voire à une présidence à vie ?

 

Ce qui choque, ce n’est pas seulement cette volonté de tout contrôler, de l’urne au verdict final. C’est l’indécence de faire semblant. Pourquoi cette comédie ? Pourquoi brandir des chartes et des appels au respect mutuel quand, dans le même temps, on laisse le peuple centrafricain croupir dans la misère, abandonné à son sort ? La politique, ici, n’est pas un débat d’idées ou un choix collectif. C’est une machine à écraser, à humilier, à fatiguer ceux qui n’ont plus la force de crier.

 

Les discussions autour de cette charte se poursuivent, nous dit-on. Tant mieux pour ceux qui ont le luxe de discuter. Pendant ce temps, les Centrafricains, eux, ne discutent pas : ils survivent. Ils savent que ces élections à venir ne changeront rien, que le résultat est déjà gravé quelque part dans les coulisses. Et pourtant, on leur demande de jouer le jeu, de faire semblant que leur bulletin compte. C’est insultant.

 

Si ceux qui tiennent les rênes avaient un minimum de dignité, ils arrêteraient ce cirque. La vie, c’est simple : on monte, on descend, et un jour, on s’en va. Alors pourquoi s’acharner à tout prix sur ce pouvoir, à piétiner un peuple déjà à bout ? Laissez les Centrafricains tranquilles. Ils méritent mieux que des promesses creuses et des chartes qui ne servent qu’à habiller une comédie tragique….

 

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Martin Ziguélé dénonce : ‘La croissance ne vient pas de la Sainte Vierge’

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Martin Ziguélé dénonce : ‘La croissance ne vient pas de la Sainte Vierge’

 

Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé dénonce : ‘La croissance ne vient pas de la Sainte Vierge’
Martin Ziguelé, Président du MLPC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une sortie fracassante sur les ondes de la radio Ndéké-Luka, Martin Ziguélé, patron du MLPC, a planté un couteau dans le flanc des illusions dorées du gouvernement centrafricain. Alors que le budget 2025, gonflé à plus de 345 milliards de francs CFA, promet une croissance de 2,7 %, l’opposant n’y va pas par quatre chemins : pour lui, cette prévision relève du conte de fées, pas de la réalité. “Ce n’est pas comme la Sainte Vierge Marie qui s’est retrouvée enceinte par l’intervention du Saint-Esprit”, a-t-il lâché, moqueur, devant un micro qui n’en demandait pas tant. Et derrière cette pique, un constat amer : la Centrafrique s’enlise, et le pouvoir regarde ailleurs.

 

Martin Ziguelé ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dépeindre une économie exsangue, vidée de sa sève. Jadis, dans les années 90, le pays tirait fierté de ses champs de coton :  quarante mille tonnes par an, bon an mal an , et de ses grains de café qui s’exportaient par dizaines de milliers de tonnes. Aujourd’hui ? Le coton végète à peine à 1200 tonnes, et le café, lui, a carrément disparu des marchés étrangers. “Vous ne produisez rien, qu’est-ce qui peut bien tirer la croissance ?” s’interroge-t-il, la voix lourde d’une évidence que le gouvernement semble esquiver comme un voleur fuit la lumière.

 

Le hic, selon Martin Ziguelé, c’est que l’État se contente de vivoter, englué dans un budget où presque tout file dans le fonctionnement :  salaires, paperasse, petites combines,  pendant que les investissements, censés bâtir l’avenir, restent une chimère. Sur les 124 milliards prévus pour les projets en 2025, seuls 8 milliards viennent vraiment des caisses centrafricaines. Le reste ? Des prêts, des dons, des aumônes de l’étranger. “L’État ne peut pas construire l’avenir, il n’a plus de marge de manœuvre”, assène Ziguélé, presque désabusé. Écoles, hôpitaux, routes : tout repose sur des financements extérieurs, comme si la Centrafrique avait décidé de mendier son développement.

 

Et puis, il y a ce coup de grâce : la flambée des prix des hydrocarbures. Pour Martin Ziguelé , c’est un “poison mortel” injecté dans une économie déjà à bout de souffle. Les entreprises forestières jettent l’éponge, les transporteurs mettent leurs chauffeurs au chômage technique, et les artisans des quartiers regardent leurs outils rouiller faute de carburant abordable. “Les ménages ont puisé dans leurs réserves, mais là, ils n’en peuvent plus”, déplore-t-il. Pendant ce temps, le gouvernement fanfaronne avec ses chiffres, mais les banques, elles, ne suivent plus : elles ne prêtent pas à fonds perdu.

 

Alors, cette croissance de 2,7 %, d’où viendrait-elle ? Pas des champs abandonnés, pas des usines inexistantes, pas des richesses qu’on ne produit plus. “C’est par le labeur qu’on crée des biens, du coton, du café, du bétail qu’on vend”, martèle Ziguélé, comme un prédicateur face à une foule sourde. Mais au lieu de labourer le terrain, le pouvoir préfère s’endetter, empiler les promesses et prier pour un miracle. Sauf que, comme il le dit si bien, “ça ne se passe pas comme ça”. Pas de divine surprise ici : sans production, pas de salut.

 

L’opposant termine sur une note sombre : ce budget, il n’y croit pas une seconde. “Intenable”, tranche-t-il. Les recettes s’effritent, les entreprises suffoquent, et la croissance, loin d’éclore, risque de virer au rouge. Pendant que le gouvernement rêve de milliards avec son Plan national de développement, Ziguélé, lui, ramène tout le monde sur terre : sans travail, sans vision, sans sueur, la Centrafrique restera ce qu’elle est devenue – un pays qui survit, mais ne vit plus….

 

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L’Union européenne réactive un projet d’envergure pour renforcer l’enseignement supérieur en Centrafrique

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L’Union européenne réactive un projet d’envergure pour renforcer l’enseignement supérieur en Centrafrique

 

L’Union européenne réactive un projet d’envergure pour renforcer l’enseignement supérieur en Centrafrique
Pr Jean-Laurent SYSSA- MAGALE, Ministre chargé de l’Enseignement superieur

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face aux défis éducatifs, l’Union européenne relance un ambitieux projet doté de 300 millions FCFA pour revitaliser l’enseignement supérieur en Centrafrique. Centré sur l’Université de Bangui, il mise sur la modernisation des infrastructures et la formation pour un avenir académique prometteur.

 

En effet, le projet, relancé en août 2024, s’inscrit dans une volonté conjointe du ministère des enseignements supérieurs, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique de Centrafrique et de l’Union européenne (UE), de redynamiser l’éducation universitaire. Financé à hauteur de 300 millions FCFA sur une période de trois ans, ce programme d’assistance technique ambitionne de transformer l’Université de Bangui en un pôle d’excellence académique, capable de répondre aux exigences du XXIe siècle. Cette initiative intervient dans un contexte où le système éducatif centrafricain, fragilisé par des années de crises, peine à offrir des conditions d’apprentissage optimales.

 

Le cœur du projet repose sur deux axes majeurs. D’abord, le renforcement de la bibliothèque numérique de l’Université de Bangui. Cet investissement permettra de numériser des ressources pédagogiques, d’améliorer l’accès à des bases de données internationales et de faciliter les travaux de recherche pour les étudiants et les enseignants. Ensuite, la formation des enseignants occupe une place centrale. Des sessions de renforcement des capacités seront organisées, couvrant des domaines comme les nouvelles méthodes pédagogiques, l’utilisation des outils numériques et la recherche scientifique appliquée. Ces formations viseront à équiper le corps professoral des compétences nécessaires pour dispenser un enseignement de qualité et adapté aux réalités actuelles.

 

Le ministre Jean-Laurent Syssa Magalé, figure clé de cette relance, a personnellement supervisé les discussions avec les responsables du projet lors d’une réunion stratégique à Bangui. Cette implication témoigne de l’engagement des autorités centrafricaines à faire de l’éducation un levier de développement. L’UE, de son côté, voit dans ce partenariat une opportunité de consolider son soutien au redressement du pays, en misant sur la jeunesse et l’innovation.

 

Au-delà des aspects techniques, ce projet ambitionne de stimuler la recherche scientifique en Centrafrique, un secteur longtemps négligé. En modernisant les infrastructures et en formant les acteurs de l’enseignement, il cherche à créer un écosystème favorable à la production de connaissances localement pertinentes. Ainsi, la reprise de cette initiative pourrait marquer un tournant décisif, non seulement pour l’Université de Bangui, mais aussi pour l’avenir éducatif et socio-économique de la nation tout entière….

 

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Avertissement sur les tensions pré-électorales : Dieudonné Ngoumbango prévient,  Sans dialogue, c’est le chaos assuré en décembre prochain

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Avertissement sur les tensions pré-électorales : Dieudonné Ngoumbango prévient,  Sans dialogue, c’est le chaos assuré en décembre prochain

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Avertissement sur les tensions pré-électorales : Dieudonné Ngoumbango prévient, Sans dialogue, c’est le chaos assuré en décembre prochain
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’horizon des élections de décembre 2025, la République centrafricaine s’enfonce dans une crise politique inquiétante. Dans Patara, le débat politique de la radio Ndéké-Luka, Dieudonné Ngoumbango, président de la Plateforme des partis centristes, a tiré la sonnette d’alarme, plaidant pour un dialogue urgent afin d’éviter le pire.

 

Dieudonné Ngoumbango a été clair : “Sans dialogue, c’est le chaos assuré en décembre.” Pour lui, l’absence de discussions entre le pouvoir et l’opposition, à quelques mois des élections groupées, risque de plonger le pays dans une instabilité grave. Il a pointé du doigt “l’incommunicabilité entre le pouvoir et l’opposition” comme la racine du problème : “Le climat politique est délétère parce que c’est tout simplement dû à ça.” Selon lui, cette fracture menace la tenue même des scrutins.

 

Il a insisté sur la nécessité d’une concertation immédiate : “La seule solution au jour d’aujourd’hui, c’est de se réunir autour d’une table pour discuter des conditions d’organisation de ces élections”. Dieudonné Ngoumbango a déploré que “le gouvernement refuse le dialogue jusqu’alors”, malgré les appels répétés des centristes et d’autres acteurs. “Je ne sais pas pourquoi ils refusent,”, a-t-il ajouté, soulignant une obstination qui aggrave les tensions. Pour lui, ce refus est incompréhensible alors que “la communauté internationale, ceux qui nous donnent de l’argent pour gérer notre pays”, soutient cette démarche.

 

Dieudonné Ngoumbango a aussi évoqué des obstacles pratiques : “Les élections locales qui devraient avoir lieu en juillet prochain, même en voyant le chronogramme, il n’y a pas d’argent, pas de financement. La communauté internationale refuse de financer.” Il a averti que, sans dialogue pour résoudre ces blocages, “on ne peut pas organiser ces élections-là”. Il a rappelé une exigence légale : “Le code électoral prévoit que l’analyse électorale doit être établie un an avant le scrutin”. Sans une table ronde, ces échéances risquent d’être compromises, renforçant le spectre du chaos.

 

Il a critiqué la gestion autoritaire du pouvoir : “La plupart du temps, c’est le pouvoir qui a la possibilité de faire tout ce qu’il veut et l’opposition, rien.” Il a donné l’exemple des marches : “Tout ce qui est marche, la plupart du temps, ça a été interdit.” Même lorsque l’opposition obtient gain de cause, comme pour la marche du 4 avril, il a noté des incohérences : “Le ministre de l’Intérieur avait interdit cette marche, puis le président l’a autorisée. Mais cet acte pose des problèmes de cohérence au sein du gouvernement.” Pour lui, ce climat de défiance ne peut être résolu que par un dialogue inclusif.

 

Dieudonné Ngoumbango a également dénoncé une constitution “crisogène” : “Tout au départ, on avait rappelé que c’était une constitution crisogène. Et nous en sommes là aujourd’hui.” Il a proposé une révision, mais avec des garde-fous : “On devait remettre toujours la durée du mandat tel quel.” Sans cet effort collectif, il redoute que “l’atmosphère politique délétère” ne dégénère. “Ce que nous pouvons faire, c’est discuter des questions qui fâchent,” a-t-il plaidé, convaincu que c’est la seule voie pour éviter une crise majeure.

 

Face aux arguments d’Abraham Ngotoboloum, qui défendait les manifestations pro-Touadera comme une “émanation du peuple”, Dieudonné Ngoumbango a rétorqué : “On voit nos enfants, nos neveux prendre les 2000 francs” pour y participer, suggérant une manipulation. Pour lui, sans un dialogue sincère, ces tensions, amplifiées par des soutiens orchestrés et une opposition muselée, mèneront à l’effondrement. “Sans dialogue, c’est le chaos assuré en décembre,” a-t-il répété, un avertissement pressant à huit mois d’une échéance explosive….

 

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Rénovation écologique en RCA : 5 milliards FCFA pour restaurer les paysages et renforcer les communautés

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Rénovation écologique en RCA : 5 milliards FCFA pour restaurer les paysages et renforcer les communautés

 

Centrafrique.org/vincente-saraiva-et-thierry-kamach-les-deux-potentielles-victimes-de-touadera/kamach-16-9/” rel=”attachment wp-att-67110″ data-wpel-link=”internal”>Rénovation écologique en RCA : 5 milliards FCFA pour restaurer les paysages et renforcer les communautés
Le ministre Thierre Kamach

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministère centrafricain de l’Environnement et du Développement durable a lancé un ambitieux projet dans le sud-ouest du pays, centré sur la préfecture de la Lobaye.

 

Intitulé « Renforcement de la capacité d’adaptation des communautés par la mise à l’échelle de la gestion intégrée et de la restauration des paysages dans la région du sud-ouest de la RCA », ce programme vise à restaurer des écosystèmes ravagés et à soutenir les populations locales face aux défis climatiques. Doté d’un financement de plus de 5 milliards FCFA par la FAO, il a été officiellement présenté à Bangui par le ministre Thierry Kamach, en présence de  Gervais Bata, ministre des Eaux et Forêts, et d’Irène Wouba, représentante de la FAO.

 

Ce projet, qui s’étend sur une période définie, mise sur la gestion durable des terres et des forêts. Il inclut la réhabilitation des paysages dégradés, notamment dans la Lobaye, où les activités des Mercenaires russes du groupe Wagner ont laissé des traces indélébiles. Outre la restauration écologique, il propose des moyens de subsistance alternatifs pour les communautés, renforçant ainsi leur résilience. Les partenaires techniques et financiers, mobilisés autour de cette initiative, ambitionnent d’offrir des outils concrets pour une gestion optimisée des ressources naturelles, tout en répondant aux impacts croissants des changements climatiques.

 

Si cette démarche marque une avancée significative pour la Centrafrique, des ombres planent sur sa portée réelle. La dévastation causée par l’exploitation forestière et minière de Wagner et l’exploitation minière rwandaise,  or et diamants extraits sans égard pour l’environnement,  reste un sujet peu abordé. Les partenaires internationaux, louables dans leur engagement, se retrouvent à financer la réparation d’un désastre dont ils ne sont pas responsables. Peut-on durablement compter sur eux pour compenser l’irresponsabilité de ceux qui pillent et détruisent ? L’avenir de ce projet, aussi prometteur soit-il, cause des doutes légitimes….

 

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Mama Brigitte, Touadera, votre mari, a encore frappé…

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Mama Brigitte, Touadera, votre mari, a encore frappé…

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-courtise-amoureusement-une-des-filles-daccueil/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Faustin-Archange-Touadera-courtise-amoureusement-une-des-filles-daccueil-450×246.jpg” alt=”Mama Brigitte, Touadera, votre mari, a encore frappé…” width=”450″ height=”246″ />
Faustin Archange Touadéra courtise amoureusement une des filles d’accueil. lors de la cérémonie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mama Brigitte, Touadera, votre mari a encore frappé ! Pas par un décret, Ni par une loi, mais c’est une nouvelle conquête. En Centrafrique, on ne parle plus que de ça : Faustin Archange Touadera, notre cher président, Baba Kongoboro, a encore frappé. Mais pas avec une réforme audacieuse ou un discours inspirant, non, non. Il a frappé là où il excelle : dans l’art de la chasse aux maîtresses. Si on comptait ses conquêtes, on remplirait un roman de 400 pages – et encore, il faudrait une suite pour les aventures en cours ….

 

Au pays de Boganda, pays de Zo kwé zo, un pays où la paix reste un rêve fragile et où les défis s’empilent comme des montagnes, on pourrait espérer que les dirigeants se concentrent sur l’essentiel : reconstruire, unir, redonner espoir.

 

Après des décennies de conflits, de pauvreté endémique et d’instabilité politique, le peuple attend des leaders qui portent haut les valeurs d’intégrité et de responsabilité. Le président, en théorie, devrait être ce phare dans la tempête, un homme capable de guider la nation vers des jours meilleurs. Faustin Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, arrivé au pouvoir en 2016 avec des promesses de stabilité, semblait incarner cet espoir pour beaucoup. Élu dans un climat de chaos par deux fois, il portait sur ses épaules l’attente d’un renouveau, d’une gouvernance sérieuse et d’un leadership exemplaire. Mais les années ont passé, et les priorités, semble-t-il, ont dérivé. Là où les Centrafricains espéraient des routes, des écoles, ou simplement un peu de sécurité, ils ont récolté autre chose : des histoires qui font tourner la tête, des anecdotes qui oscillent entre comédie et tragédie. Car si le pays manque de tout, il ne manque pas de rumeurs, et celles-ci tournent souvent autour d’un même nom, celui du président Baba Kongoboro.

 

On parle moins de ses discours officiels que de ses escapades officieuses, moins de ses réformes que de ses frasques. Dans les marchés de Bangui, dans les différents quartiers de la capitale, les langues se délient, et les récits s’entremêlent : Touadera, disent-ils, a une passion qui dépasse les affaires d’État….

 

Ce n’est pas un secret bien gardé, mais une chronique ouverte, alimentée par des témoins, des murmures et parfois des éclats de rire. Les Centrafricains, habitués à rire pour ne pas pleurer dans cette condition misérable, ont transformé ces histoires en une sorte de feuilleton national, où le président joue un rôle qu’aucun scénariste n’aurait osé écrire.

 

Et pourtant, au milieu de ce théâtre, une voix reste silencieuse, ou du moins indécise : celle de Mama Brigitte, la bien aimée des centrafricains, la première dame, qui voit son mari s’éloigner des promesses de campagne pour s’aventurer sur des terrains bien moins glorieux. Car si Touadera frappe encore, ce n’est pas là où on l’attendait.

 

Prenons l’histoire de la Rwandaise, par exemple. Une jeunes garde-du-corps au teint brun clair, qui veillait sur Mama Brigitte, la première dame. On aurait pu penser qu’elle était là pour protéger l’honneur de la maison, mais non, Baba Kongoboro en a décidé autrement. Un geste, un regard, et hop, voilà une nouvelle passagère dans le train présidentiel. Mama Brigitte, elle, reste bouche bée. Selon ses propres mots, elle ne comprend pas comment son mari, avec ses presque 70 ans, arrive encore à courir après des jeunettes – et à laisser des souvenirs vivants derrière lui. Oui, un enfant est né de cette idylle rwandaise, et le scandale a fait le tour du pays, même à l’étranger. Mais à ce stade, plus personne ne s’étonne : c’est la routine chez Touadera.

 

Et puis il y a cette cérémonie d’accueil en 2025, où des filles ont été alignées pour saluer le grand homme. Parmi elles, une demoiselle d’une vingtaine d’années, fraîche comme une mangue de saison. Le président passe, salue tout le monde avec la dignité qu’on lui connaît… jusqu’à ce qu’il arrive devant elle. Là, il lui prend la main, la lève en l’air comme un trophée, et lance un sourire digne d’un mauvais feuilleton. Les gardes-du-corps, bien entraînés, comprennent le signal : “Le chef a besoin d’elle”. La fille sourit en retour, flattée ou juste habituée à ce manège. Parce que oui, en Centrafrique, on sait que quand Faustin passe, il ne repart pas les mains vides.

 

Mais le plus drôle,  ou le plus triste, c’est l’histoire de cette joggeuse maligne près du lycée Boganda. Elle avait entendu les rumeurs : le président aime “ramasser” les filles dans le coin. Alors, chaque matin, elle enfilait ses baskets, faire sortir tous les attribues d’une jeune fille en écla.

 

Imaginons une fille  qui a une présence magnétique. Elle porte sa jaquette ajustée, un peu courte, et qui laisse deviner ses formes sans tout révéler, et un collant qui moule ses jambes, accentuant leur galbe et leur finesse. Ses seins, mis en valeur par le tissu tendu, captent le regard presque malgré soi,  pas besoin de décolleté plongeant, juste cette simplicité qui frappe. Elle bouge avec une assurance naturelle, pas calculée, mais qui te happe. Quand elle passe, tu sens cette énergie qui te tire, comme si tout en elle disait “regarde-moi” sans qu’elle ait à le demander. Ses cheveux tombent peut-être en désordre étudié, ou ses yeux accrochent la lumière juste assez pour te faire perdre le fil une seconde.

 

C’est exactement ce que cette fille faisait ce jour. En plus, elle faisait semblant de faire du sport, et attendait son heure. Mais un jour, miracle, elle croise Touadera. Lui, seul devant, suivi à 100 mètres plus loin, ses gardes-du-corps en tenue civile. En voyant la fille, le Président ne pouvait pas s’en passer. Automatiquement, il  s’arrête pour lui parler. Mais la jeune fille, jouant la naïve, ne capte pas tout de suite celui qui lui parle.  Elle poursuit son petit sport sans brancher. Mais 100 mètres plus loin, arrivée au niveau des gardes du corps du Président, ils lui glissent à l’oreille : “Ma sœur, c’était le président qui vous parle!  Tu viens de rater le jackpot !”, elle s’écrie : “Merde !” C’est perdu pour elle Une occasion en or de décrocher des cadeaux, une villa, ou au moins un selfie présidentiel, envolée. Pauvre petite, elle n’avait pas lu le manuel du “Comment séduire Faustin en trois leçons”.

 

Parce que oui, c’est presque un sport national maintenant. Les filles savent, les mamas savent, tout le monde sait. Faustin Archange Touadera ne se contente pas de diriger le pays, il collectionne les conquêtes comme d’autres collectionnent les timbres. Et le système suit : les gardes-du-corps jouent les entremetteurs, les cérémonies deviennent des castings, et les rues de la capitale un terrain de chasse. Pendant ce temps, Mama Brigitte se gratte la tête, et les Centrafricains oscillent entre rire et désespoir.

 

Alors, si on parle de ça aujourd’hui, pas juste pour rire, mais pour dire stop. Stop à ce cirque où le pouvoir rime avec abus, où les mains du président s’égarent là où elles ne devraient pas. Un pays, ce n’est pas une cour de récréation pour un homme sans limites ni pitié. Réveille-toi, Centrafrique, et rigole un bon coup, mais n’oublie pas : il est temps que Touadera range ses gestes et se souvienne qu’il est là pour gouverner, pas pour draguer….

 

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