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Koyambonou, Malekoudou, Mazette : Les trois singes de la honte en fête à Bangui  

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Koyambonou, Malekoudou, Mazette : Les trois singes de la honte en fête à Bangui  

Centrafrique.org/centrafrique-la-famille-zemehoul-promet-de-porter-plainte-contre-jackson-mazet-pour-diffamation/mazette-et-koyambonou/” rel=”attachment wp-att-87620″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La famille Zemehoul promet de porter plainte contre Jackson Mazet pour diffamation
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils dansent dans la salle Mazette, gorgés d’argent sale : Koyambonou, Malekoudou, Mazette, marionnettes de Touadéra, tentent de ridiculiser le MLPC. Mais Ziguélé veille, et leur comédie puante ne trompe plus personne.

 

Ce samedi 22 février, à Bangui, dans la fameuse salle Mazette, les soi-disant « leaders » du MLPC Courant Originel (MLPC-CO),  cette faction dissidente manipulée comme une marionnette par le pouvoir,  ont décidé de se pavaner dans une « fête nationale ». Oui, vous avez bien lu : une fête, avec danse, bouffe et alcool à gogo. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas une célébration normale. C’est un divertissement financé par les restes d’un pactole que le président Faustin Archange Touadéra leur a glissé sous la table. Objectif initial ? Recruter des âmes désespérées pour faire semblant de manifester et réclamer un troisième mandat illégal pour leur bienfaiteur. Sauf que, bien sûr, ces opportunistes ont préféré garder une bonne partie de l’argent pour se payer un gala de luxe – probablement le premier et dernier de leur misérable carrière.

 

Ces « tintins » du pouvoir, comme on les appelle dans les rues de Bangui, ne s’arrêtent pas là. Non contents de s’empiffrer avec l’argent public, ils ont préparé une nouvelle marche bidon pour faire croire que le MLPC, le vrai, soutient Touadéra. Ridicule ? Oui, mais surtout pathétique. Pendant ce temps, Martin Ziguélé, le président légitime du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a pris la parole dans un audio cinglant diffusé sur les réseaux sociaux pour démonter cette supercherie. Voici ce qu’il dit, en substance, avec la clarté et la fermeté qu’on lui connaît :

 

 « Je tiens à démentir catégoriquement toutes ces manipulations médiatiques qui visent à faire passer un groupuscule de dissidents affamés d’argent facile pour des représentants du MLPC soutenant Touadéra. Faire du bruit dans la rue, à la télé ou à la radio ne donne pas de légitimité. La légitimité, elle vient du congrès, des conseillers politiques nationaux et des présidents des fédérations du MLPC. Eux seuls ont mis en place une direction, reconnue par le ministère de l’Administration du territoire. Cette direction ne peut pas – et ne va jamais – appeler à réélire Touadéra, qui est déjà à son deuxième et dernier mandat, point barre. Ceux que vous voyez parader ? Ce ne sont pas des militants du MLPC. Ce sont des exclus, radiés par le bureau politique il y a plus de deux ans, des opportunistes qui courent après des postes ou des billets en s’acoquinant avec le pouvoir ».

 

Et Martin Ziguélé ne s’arrête pas là. Il enfonce le clou en soulignant l’illégalité totale de ces pseudo-mouvements. Mais le MLPC-CO ? Une coquille vide, divisée en deux factions risibles : la section Koyambonou (dirigée par Jean-Édouard Koyambonou) et la section Malekoudou (menée par Étienne Malekoudou), qui se chamaillent déjà comme des chiffonniers pour les miettes. Et comme si ça ne suffisait pas, un troisième larron, Jackson Mazette, a décidé de rajouter une couche d’absurde en créant son propre « MLPC Fondateur » ou « MLPC Bureau Provisoire ». Sérieusement ? On dirait une mauvaise sitcom centrafricaine. Ziguélé précise d’ailleurs qu’un huissier a vérifié auprès du ministère : ces entités n’existent pas. Ce sont des fantômes administratifs, des inventions pures et simples pour semer la confusion.

 

Une manipulation grossière pour tromper le peuple

 

Le tableau est clair : derrière cette comédie, il y a une stratégie évidente du pouvoir pour salir l’image du MLPC et faire croire qu’il est divisé ou rallié à Touadéra. Mais soyons sérieux deux minutes. Le MLPC, celui qui a résisté à Bokassa, qui a porté Ange-Félix Patassé au pouvoir, qui reste ancré dans ses valeurs malgré les tempêtes, ne va pas se prostituer pour un président en fin de course. Comme le dit Ziguélé : « Le MLPC reste fidèle à sa direction légitime. Ces agitateurs ne vivent que dans la tête de ceux qui les manipulent pour tromper l’opinion ». Traduction en langage de la rue : ces dissidents sont des vendus, des clowns qui dansent pour quelques billets, pendant que le peuple centrafricain, lui, voit bien le manège.

 

Des opportunistes sans vergogne

 

Franchement, on atteint des sommets de médiocrité absolue. Koyambonou, Malekoudou, Mazette – ces noms résonnent comme une blague dans les quartiers de Bangui. Des types qui, hier, se disaient camarades de lutte, et qui, aujourd’hui, se vautrent dans la boue pour une poignée de CFA. Ils osent parler de « courant originel » ou de « fondateur » alors qu’ils n’ont ni base militante, ni légitimité, ni dignité. Leur seule prouesse ? Avoir flairé l’odeur de l’argent et s’être précipités comme des vautours sur les fonds destinés à corrompre. Et cette « fête du MLPC » dans la salle Mazette ? Une insulte au peuple centrafricain qui galère pendant qu’eux se goinfrent. Quant à leur rêve de gala luxueux, c’est presque touchant de naïveté – ils croient vraiment que Touadéra va leur offrir autre chose que des promesses creuses et une tape sur l’épaule ?

 

Le pire, c’est qu’ils pensent pouvoir duper tout le monde. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils savent reconnaître une manipulation à des kilomètres, surtout quand elle est aussi mal ficelée. Le MLPC de Ziguélé, lui, tient bon, et cet audio est une gifle bien méritée à ces saltimbanques. Alors, ce samedi, pendant que ces dissidents danseront sur les restes de leur magot, le vrai combat, lui, continuera ailleurs – loin de leurs pitreries.

 

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Centrafrique : Sept policiers radiés, une purge organisée par un chef de la mafia

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Centrafrique : Sept policiers radiés, une purge organisée par un chef de la mafia

 

Centrafrique.org/rca-bangui-deux-presumes-braqueurs-abattus-par-la-police-au-quartier-combattant/combat-du-pk5-les-policiers-dans-un-pick-up-pour-intervenir-6/” rel=”attachment wp-att-40183″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Sept policiers radiés, une purge organisée par un chef de la mafia
Les policiers en intervention . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin, a signé, le 11 février 2025, un arrêté de radiation à l’encontre de sept policiers centrafricains. Officiellement, ils sont accusés de braquage, trafic de drogue, trafic d’influence et coups et blessures volontaires. Mais au-delà des apparences, cette affaire cache un règlement de comptes impliquant un ex-chef milicien Anti-Balaka devenu intouchable  officier de la garde présidentielle : le commandant Yarkokpa.

 

Une radiation expéditive et sans la justice

 

Les agents radiés sont :

  • DOUI Odilon, sous-brigadier de police (matricule 6763/20)
  • OUAPOLE Freddy, gardien de la paix major (matricule 7507/20)
  • BANGHA Jean Augustin, gardien de la paix major (matricule 7414/20)
  • OUASSERENDJI Chrysostome, gardien de la paix major (matricule 6881/20)
  • DIMANCHE-YONGOWANA ALFIO Jacques Valdez, gardien de la paix major (matricule 7427/20)
  • GONIDANE Alexandre Nelson, gardien de la paix (matricule 9805/22)
  • NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric, gardien de la paix (matricule 7980/21).

 

Le ministre a décidé unilatéralement de leur radiation, sans qu’aucune enquête judiciaire ne soit menée, ni qu’aucun tribunal ne se prononce. Pourtant, dans un pays normal, des faits aussi graves devraient normalement faire l’objet d’une instruction judiciaire. Or, dans ce cas précis, la justice a été contournée.

 

Le commandant Yarkokpa : l’ombre d’un milicien derrière la purge

 

Selon des sources au sein de la police nationale, le véritable instigateur de cette radiation n’est autre que le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle, un ancien chef de milice anti-balaka reconverti dans l’appareil sécuritaire du régime.

 

Ce même Commandant Yarkokpa, souvenez-vous de lui,  est directement impliqué dans le braquage des deux Franco-Algériens en juin 2024, une opération qui lui aurait rapporté près de 800 millions de francs CFA en espèces et en matériel.

 

Mais ce n’est pas tout. Ce commandant mafieux est également au cœur d’un réseau de trafic de tramadol, une drogue largement consommée dans le pays. Les sept agents radiés faisaient partie effectivement de son réseau mais auraient refusé de lui reverser les sommes exigées. Pour se venger, le Commandant Yarkokpa les aurait dénoncés auprès du directeur général de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a immédiatement signé l’arrêté de radiation.

 

Une justice aux ordres des milices

 

L’absence d’enquête judiciaire et la rapidité avec laquelle le ministre a agi posent une question fondamentale : la justice est-elle encore souveraine en Centrafrique ou est-elle soumise aux décisions des ministres et des chefs de milices reconvertis en officiers ?

 

Si ces policiers étaient effectivement coupables, ils auraient dû être traduits en justice, jugés et condamnés selon la loi. Mais leur radiation pure et simple, sans jugement, s’apparente davantage à un règlement de comptes instrumenté qu’à une réelle opération de nettoyage.

 

Un pays sous contrôle des chefs de guerre

 

Le cas du commandant Yarkokpa démontre un phénomène plus large : l’impunité des anciens chefs de guerre intégrés dans l’appareil sécuritaire. Malgré son passé de milicien et les accusations qui pèsent sur lui, il continue d’opérer en toute liberté, protégé par des réseaux au plus haut sommet de l’État.

 

Cette affaire n’est pas une exception, elle dévoile une fois de plus un système mafieux où les vrais criminels restent protégés tandis que d’autres servent de boucs émissaires.

 

La Centrafrique est-elle encore un État de droit ou est-elle devenue une république sous contrôle des milices et des réseaux mafieux ? La question reste ouverte.

 

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Les Miliciens Azandés : De Héros Locaux à Prisonniers de l’Ombre Russe

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Les Miliciens Azandés : De Héros Locaux à Prisonniers de l’Ombre Russe

 

Les Miliciens Azandés : De Héros Locaux à Prisonniers de l’Ombre Russe
Miliciens de la milice Azandé prenant une pause avec un instructeur du groupe Wagner, assis sur un véhicule blindé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une crise couve depuis des mois la préfecture du Haut-Mbomou, mêlant espoirs déçus, violences incontrôlées et jeux de pouvoir occultes. Au cœur de cette tourmente : les jeunes de la communauté Azandé Ani Kpi Gbé, originaires de villes comme Obo, Mboki, Zémio ou Rafaï. Ces garçons, partis défendre leurs villages contre les abus des rebelles de l’UPC, se retrouvent aujourd’hui pris dans une spirale répressive qui dépasse leur compréhension – et celle de leurs familles. Dix d’entre eux croupissent depuis le 24 janvier 2025 à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie à Bangui, tandis que deux autres, Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, ont mystérieusement disparu après avoir été récupérés par des mercenaires russes du groupe Wagner. Comment en est-on arrivé là ? Retour sur une histoire qui explique les paradoxes tragiques d’un pays sous influence des mercenaires.

 

Une genèse dans le chaos

 

En effet, tout a commencé dans les villages du Haut- Mbomou, une région oubliée où l’État centrafricain brille par son absence. Depuis des années, les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé issu de l’ex-Séléka, sèment la terreur : racket, assassinats, incendies de maisons. Face à ce fléau, un groupe de jeunes Azandés décide de ne plus subir. Discrètement, ils quittent leurs terres pour le Soudan du Sud voisin. Là-bas, ils trouvent des appuis – des miliciens Sud-Soudanais qui leur apprennent le maniement des armes et leur insufflent une détermination nouvelle. À leur retour, ils se baptisent « miliciens d’autodéfense Azandé  » et jurent de protéger leurs communautés des exactions des rebelles de l’UPC.

 

Au départ, l’initiative est saluée. Dans des villes comme Obo ou Mboki, ces jeunes parviennent à tenir tête aux rebelles de l’UPC, même s’ils ne réussissent pas à les déloger complètement. Les affrontements sont rudes, mais les Azandés tiennent bon, portés par le soutien de leurs familles et de leurs villages. « Ils ont agi là où l’État a échoué », dira plus tard un habitant de Zémio, sous couvert d’anonymat. Pourtant, ce fragile équilibre va bientôt voler en éclats.

D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou
nouvel ecusson Wagner ti Azande produit par les mercenaires russes

 

L’entrée en scène de Wagner

 

En avril 2024, un nouvel acteur entre dans la danse : les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA depuis 2018. Voyant dans ces miliciens un potentiel, les Russes décident de les prendre sous leur aile. « Ces jeunes veulent défendre leur territoire, formons-les », auraient-ils argué, selon une source locale. Par vagues de centaines, les Azandés sont entraînés, équipés d’armes modernes et déployés aux côtés des mercenaires pour reprendre les villes aux mains de l’UPC. Mboki, Rafaï, Zémio, Djéma : une à une, les localités tombent. Face à la puissance de feu russo-azandée, les rebelles battent en retraite, se repliant dans les forêts.

 

Pour les villageois, c’est une victoire inespérée. Les maires, sous-préfets et députés locaux, comme le député Bessiguié, encensent ces jeunes héros. Mais l’euphorie est de courte durée. Une fois le contrôle assuré, les miliciens, grisés par leur nouveau pouvoir, changent de visage. Ils se mettent à harceler la population, ciblant particulièrement les musulmans : les commerçants, les éleveurs, les imams etc.. « Ils rackettaient, intimidaient, tuaient», confie un habitant de Mboki. Le communiqué de presse rédigé par le député Bessiguié lui-même reconnaît que « plus d’une vingtaine de personnes ont été exécutées » par ces jeunes, ternissant leur image de protecteurs.

Haut-Mbomou : une épuration ethnique se déroule sous les yeux complices des autorités
Les miliciens Azandé à Zémio

 

La rupture avec les Russes

 

Ce dérapage n’échappe pas à Wagner. Les mercenaires, qui misent sur une stabilité minimale pour asseoir leur emprise sur les ressources et soutenir le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, commencent à voir ces miliciens comme un problème. Des tensions éclatent. Dans plusieurs localités, des discussions opposent les Azandés aux Russes, au point que ces miliciens ne veulent plus travailler avec leurs maîtres du groupe Wagner. Dans la forêt de Bocaranga, les russes ont tué un milicien Azandé lors d’une opération, et le corps de la victimes avait été retrouvé par les villageois. Même sur le chantier minier à Bozoum, ces miliciens avaient accompagné les russes dans leur opération contre les rebelles de 3R. Mais deux jours plus tard, une mésentente entre eux avec les Wagner les avait poussé à se retirer  vers Bossangoa et laisser les russes seuls sur le chantier minier.

 

« Les jeunes ne comprenaient pas qu’ici en République centrafricaine, c’est Wagner qui donne des ordres  aux autorités, c’est-à-dire que c’est Wagner qui commande  », explique un observateur centrafricain. « Ils pensaient être autonomes, mais pour les Russes, ils n’étaient que des pions ».

 

C’est dans ce contexte sans doute que dix miliciens Azandés sont arrêtés fin janvier 2025 sur ordre des mercenaires russes. Certains, comme Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, étaient à Bangui pour des démarches administratives, loin des événements incriminés. Pourtant, sous un prétexte fallacieux – une soi-disant réunion –, ils sont piégés et transférés à la SRI. Le député Bissengué , dans son communiqué publié la semaine dernière, dénonce une « un enlèvement organisé par Wagner ». Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Une nuit, des éléments de Wagner débarquent à la SRI, emportent Bakoyoko et Ngoéngué sous les yeux du commandant, qui se contente de noter l’incident dans son registre. Depuis, les deux jeunes sont introuvables.

 

Une colère impuissante dans le Haut-Mbomou

 

À Bangui comme dans le Haut – Mbomou, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Les familles des détenus manifestent dans les rues, de Obo à Rafaï en passant par Mboki et Zemio, réclamant la libération de leurs fils. Les maires, sous-préfets et députés locaux, dont Bessiguié, montent au créneau. « Nous exigeons des explications sur le sort de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie », tonne le député dans son texte. Il accuse le gouvernement – le président Touadéra, le ministre de la Défense Claude Rameaux-Bireau et le chef d’état-major Zéphyrin Mamadou – de complicité avec Wagner, et appelle la communauté internationale à réagir.

 

Mais cette colère cache une méprise, ou peut-être une vérité que personne n’ose nommer à voix haute. Car en RCA, tout le monde sait que Touadéra et ses ministres n’ont qu’un pouvoir symbolique. « Ce sont les Russes qui commandent », confesse un habitant de Bangui, amer. Wagner agit en maître, transformant la SRI en « enclos à bétail », selon les mots du député Bessiguié, où ils puisent à leur guise sans rendre de comptes. Les gendarmes assistent, impuissants ; le procureur de Bangui ignore les appels des élus ; et les manifestations, aussi bruyantes soient-elles, ne pèsent rien face à la volonté des mercenaires.

 

Un pays sous tutelle de Moscou

 

Pourquoi ces jeunes ne sont-ils pas libérés ? La réponse est claire : sans l’accord de Wagner, personne ne le peut. « Les Russes ne comprennent pas leur français, leurs cris, leurs plaintes », ironise un témoin. « S’ils ne disent pas ‘OK’, c’est fini. » Touadéra, Bireau, Mamadou : tous sont relégués au rang de figurants dans un théâtre dirigé depuis Moscou – ou, comme certains le murmurent, par Vladimir Poutine lui-même.

 

La communauté nationale et internationale, via la Minusca ou la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, s’indigne, mais ses protestations restent lettre morte. Pendant ce temps, les miliciens Azandés, hier encensés comme des sauveurs, paient le prix d’un jeu qui les dépasse. Leurs exactions ont sali leur cause, mais leur sort actuel – emprisonnés ou disparus – révèle une vérité plus sombre : en RCA, la défense de son peuple peut mener à une geôle contrôlée par une puissance étrangère.

 

Le député Bessiguié conclut son communiqué en interpellant : « Nous engageons la responsabilité du gouvernement et alertons la communauté nationale et internationale ». Pourtant, entre les lignes, on devine son désarroi. Car face à Wagner, ni les mots ni les marches ne suffisent. Pour les Azandés Ani Kpi Gbé, il ne reste qu’à espérer un miracle – ou, peut-être, une intervention divine.

 

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Jean-Pierre Mara : ‘Ce n’est pas mon ventre qui me guide, c’est la réalité du pays que je regarde en face

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Jean-Pierre Mara : ‘Ce n’est pas mon ventre qui me guide, c’est la réalité du pays que je regarde en face

 

Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Mara : ‘Ce n’est pas mon ventre qui me guide, c’est la réalité du pays que je regarde en face
Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “À l’instant où tu me parles, il y a un cadavre qui attend que j’envoie de l’argent pour qu’on puisse l’enterrer. Voilà où nous en sommes dans notre pays”. Pour Jean-Pierre Mara, il n’y a pas de débat : la situation du pays est claire. La misère touche tout le monde, sauf ceux qui profitent du système. Lorsqu’un partisan du régime lui reproche d’être “toujours contre tout”, il répond avec des exemples concrets : hôpitaux inexistants, écoles en ruine, familles livrées à elles-mêmes. Son message est simple : ce n’est pas une question d’opinion, c’est une question de réalité.

 

En effet, pendant que certains rescapés des centrafricains continuent de défendre encore le régime de Baba Kongoboro, la population lutte pour survivre. Pourtant, certains refusent d’admettre l’ampleur du désastre. Lors d’un échange direct avec l’un de ceux qui croient encore à ce régime, celui-ci remet en cause les critiques de l’ancien député Jean-Pierre Mara. Il a dit ceci :

 

“Mais qu’est-ce que tu veux au juste ? Toujours contre tout, jamais de solutions. Chaque fois qu’un gouvernement arrive, tu es contre. Tu refuses de coopérer. Tu veux qu’on continue à suivre des gens comme toi, ou qu’on fasse confiance à ceux qui acceptent d’aider leur pays ?”.

 

L’homme, un ancien employé de la SOCATEL,  prétend être neutre mais adopte un discours typique de ceux qui défendent le pouvoir en place et le groupe russe Wagner. Selon ce monsieur, le gouvernement fait son travail et ceux qui contestent ne proposent rien. Il ne comprend pas pourquoi l’ancien député  Jean-Pierre Mara refuse de soutenir le régime.

 

Mais en réalité, les faits sont là. Jean-Pierre Mara ne tourne pas autour du pot.

 

“Tu ne peux pas comprendre parce que ce n’est pas mon ventre qui me guide. Moi, je regarde la réalité du pays. Depuis combien de temps on vit dans ce chaos ? Les gouvernements passent et se ressemblent. Toujours les mêmes promesses, toujours les mêmes résultats : rien. Pas de routes, pas d’écoles, pas d’hôpitaux. Tu trouves ça normal ?”.

 

L’ancien député insiste : ce n’est pas une question d’opposition systématique. C’est une question de faits.

 

“Quand un de mes parents tombe malade, il n’y a pas d’hôpital pour le soigner. Quand un de mes proches meurt, c’est moi qui dois envoyer de l’argent pour qu’on puisse l’enterrer. Et ce n’est pas juste moi. Toutes les familles sont dans cette situation ”.

 

En effet, la détresse est généralisée. La population n’a pas accès aux services de base, et les familles comptent sur leurs proches vivant à l’étranger pour couvrir des dépenses aussi essentielles que les soins ou les funérailles. Pendant ce temps, les dirigeants ne manquent de rien.

 

“Si toi, tu es content de ta vie ici, tant mieux pour toi. Mais moi, je ne peux pas faire semblant”.

 

Le partisan du régime ne trouve rien à répondre sur ces points concrets. Mais il revient sur un autre sujet : l’économie. Pour lui, Jean-Pierre Mara se trompe lorsqu’il critique les décisions du gouvernement. Il affirme que certains secteurs étaient voués à disparaître et qu’il était inutile de s’accrocher au passé.

 

L’ancien député lui répond aussitôt avec l’exemple de la SOCATEL.

 

“Toi, tu as travaillé pour la SOCATEL. Moi non. Mais ce que je sais, c’est que cette entreprise pouvait encore servir. On avait un réseau en cuivre, une infrastructure qui aurait pu être modernisée pour amener internet et la télévision dans chaque foyer. Mais par ignorance, on a tout laissé tomber”.

 

En effet, l’effondrement de la SOCATEL n’était pas une fatalité. Le réseau en cuivre de l’entreprise avait une valeur immense. Il aurait pu être transformé en un système de communication moderne, capable de fournir internet à haut débit, la télévision et le téléphone à moindre coût. Mais plutôt que d’investir dans cette infrastructure, le pouvoir l’a abandonnée.

 

“Ce n’est pas les gens qui n’en veulent pas, c’est ceux qui prennent les décisions qui ne savent même pas ce qu’ils détruisent”, affirme l’ancien député.

 

Le partisan du régime tente alors une dernière défense : selon lui, les critiques sont toujours plus faciles que l’action. Mais Jean-Pierre Mara ne se laisse pas impressionner.

 

“On change la constitution pour que le président reste à vie. On verrouille tout pour que personne ne puisse contester. Et toi, tu me demandes pourquoi je m’oppose ?”.

 

La conversation aurait pu s’arrêter là. Mais Jean-Pierre Mara ajoute une dernière chose.

 

“À l’instant où tu me parles, il y a un cadavre qui attend que j’envoie de l’argent pour qu’on puisse l’enterrer. Voilà où nous en sommes”.

 

Pendant que le régime se maintient, pendant que ses défenseurs trouvent encore des justifications, la réalité continue. La pauvreté ne disparaît pas avec des discours. Les familles continuent d’attendre des soins qu’elles n’auront jamais. Les morts s’accumulent, et ceux qui restent doivent encore se débrouiller pour leur offrir une sépulture décente.

 

Jean-Pierre Mara ne cherche pas à convaincre ceux qui refusent de voir. Il parle pour ceux qui vivent cette réalité au quotidien. Pour ceux qui doivent choisir entre manger et payer un cercueil. Pour ceux qui attendent encore qu’un gouvernement tienne enfin ses promesses.

 

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Quand les pasteurs de l’église baptistes comparent Touadera à Salomon, sauveur  de la Centrafrique

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Quand les pasteurs de l’église baptistes comparent Touadera à Salomon, sauveur  de la Centrafrique

 

Avec Touadera , la blockchain comme cache-misère : les fausses promesses du Memecoin
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors d’une audience officielle avec Faustin-Archange Touadéra à la cité des chefs d’État, le Révérend Élias Apetobo, secrétaire général exécutif de la Fraternité de l’église baptistes, a tenu des propos qui montrent clairement le rôle que l’Église joue aujourd’hui aux côtés du régime. Plutôt que d’apporter un message de Dieu, il a par contre  utilisé la Bible pour défendre un gouvernement des criminels. Cette rencontre a surtout mis en évidence la proximité entre certains pasteurs et le pouvoir, qui cherchent ensemble à influencer les fidèles à quelques mois des élections générales.

 

Un discours bâti pour protéger le régime

 

Dans son intervention, Élias Apetobo de l’église baptistes  a insisté sur l’importance de prier pour les dirigeants, même un régime des criminels, affirmant que “la Bible nous recommande de prier pour les autorités de nos pays”. Cette déclaration, qui aurait pu être anodine, sert surtout à légitimer un régime dont la gestion est fortement contestée par le peuple centrafricain.

 

Plutôt que de rappeler les responsabilités du gouvernement dans la crise que traverse le pays, ce pasteur de l’église baptistes  a préféré détourner l’attention vers un appel à la soumission, sans jamais évoquer les conditions de vie de la population centrafricaine, l’insécurité permanente ou la corruption qui gangrène les institutions.

 

Les crimes commis par des groupes armés proches du régime, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner, les Wagner ti Azandé, les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les miliciens requins, les détournements de fonds et l’abandon des infrastructures publiques n’ont jamais été mentionnés. En refusant de nommer ces réalités, le pasteur de l’église baptistes  s’est aligné sur le discours officiel qui consiste à minimiser les échecs du pouvoir et à maintenir les Centrafricains dans une acceptation passive de leur sort.

 

Un aveu involontaire sur l’isolement du pays

 

Durant cette même audience, Élias Apetobo, pasteur de l’église baptiste  a fait une remarque lourde de sens : “Même en venant ici, les billets d’avion sont très chers. C’est parce qu’il n’y a pas vraiment de mouvement”.

 

Sans le vouloir, le pasteur de l’église baptiste a mis en évidence l’enfermement total du pays, où le manque d’échanges avec l’extérieur est une réalité bien visible. Cette situation n’est pas le fruit du hasard, elle découle des choix politiques du régime, qui a fermé les portes à ses partenaires historiques et confié l’économie à des groupes étrangers aux pratiques opaques.

 

Les liaisons aériennes limitées, les restrictions sur les visas et la crainte des investisseurs internationaux ont transformé la Centrafrique en un territoire coupé du reste du monde. Au lieu de questionner les raisons de cet isolement, le pasteur a préféré en faire un simple constat, sans jamais pointer la responsabilité du régime.

 

Quand la religion devient un instrument politique

 

En comparant Touadéra à Joseph et Salomon, Élias Apetobo, ce pasteur de l’église baptistes  a tenté de donner une justification divine au maintien du président en place. Ce parallèle, utilisé à plusieurs reprises par des figures religieuses proches du pouvoir, permet d’ancrer l’idée que Touadéra serait un dirigeant désigné par Dieu, et que toute opposition à son autorité serait une opposition à un plan divin.

 

Cette stratégie n’est pas nouvelle. De nombreux régimes autoritaires à travers le monde ont utilisé l’Église pour affaiblir toute contestation, en encourageant les fidèles à accepter leur souffrance comme une épreuve imposée par Dieu, et non comme une conséquence des décisions politiques du gouvernement.

 

En invoquant des figures bibliques, le pasteur de l’église baptistes  détourne les responsabilités du régime et empêche tout débat sur la mauvaise gouvernance qui plonge la Centrafrique dans le chaos.

 

Une fracture au sein de l’Église

 

Tous les religieux ne partagent pas cette vision. Certains continuent de dénoncer la misère, l’injustice et la répression, mais ils sont mis à l’écart et parfois accusés d’être contre la stabilité du pays. C’est l’exemple de l’église catholique du Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, considéré par le régime comme fauteur de trouble. Cependant, ceux qui choisissent de soutenir le pouvoir, en revanche, bénéficient de financements, de terres et d’une place privilégiée dans les cercles politiques.

 

Le soutien religieux à Touadéra ne repose pas uniquement sur la foi, mais aussi sur des intérêts matériels. Les leaders qui participent aux cérémonies officielles bénéficient d’un accès facilité aux ressources, alors que les voix critiques sont ignorées ou discréditées.

 

Une manipulation qui atteint ses limites

 

L’instrumentalisation de l’Église est une arme efficace à court terme, mais beaucoup de Centrafricains ne se laissent plus tromper. Les prières ne remplissent pas les assiettes, et les bénédictions ne réparent pas les routes détruites.

 

Si l’Église continue d’être utilisée comme un outil de propagande, elle risque de perdre la confiance des fidèles qui attendent autre chose que des discours formatés en faveur du pouvoir. La foi ne doit pas être un instrument pour justifier l’injustice, et le peuple a besoin de leaders religieux courageux, prêts à dire la vérité, quelles que soient les conséquences.

 

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Quand la communication gouvernementale vire au délire collectif

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Quand la communication gouvernementale vire au délire collectif

 

Centrafrique.org/detournement-de-fonds-publics-par-m-ernest-mada-le-journaliste-fiacre-salabe-persiste-malgre-les-menaces/ernest-mada-de-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-64672″ data-wpel-link=”internal”>Quand la communication gouvernementale vire au délire collectif
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement se succèdent sur les plateaux de radio et de télévision, enchaînant les discours et les promesses. Ernest Mada, ministre en charge du Secrétariat général du gouvernement, s’est récemment illustré dans cet exercice en vantant la modernisation du Journal Officiel, la digitalisation de l’administration et la montée en puissance des FACA. Mais au lieu d’un véritable bilan, c’est encore un flot de propagande qui est déversé. Le Journal Officiel reste introuvable, l’administration ne fonctionne toujours pas et les forces armées peinent à contenir les groupes rebelles. Pendant ce temps, le gouvernement continue de saturer l’espace médiatique avec des promesses sans lendemain.

 

Une émission dédiée à la propagande

 

L’intervention d’Ernest Mada s’est faite dans le cadre de l’émission Parole au gouvernement, un programme spécialement conçu par le Conseil des ministres pour permettre à chaque membre du gouvernement d’exposer son bilan et ses projets. Officiellement, l’objectif est d’informer les citoyens. En réalité, il s’agit d’un exercice de propagande où les ministres se succèdent pour vendre des réussites imaginaires et détourner l’attention des véritables problèmes du pays.

 

Depuis près de dix ans, aucun bilan sérieux n’a été présenté à la population. Les discours restent les mêmes : des annonces, des chiffres exagérés, des projets à venir, mais rien de concret. Pendant que Wagner multiplie les menaces délirante pour saturer les cerveaux des centrafricains pour rien en brandissant au passage l’épouvantail du coup d’État, le gouvernement, de son côté,  sature les médias nationaux avec des interventions creuses, espérant embrouiller les Centrafricains. Mais la supercherie ne fonctionne pas : ces émissions sont très peu suivies. Moins de deux pour cent de banguissois s’y intéresse réellement. La télévision nationale ne couvre même pas l’ensemble de Bangui, encore moins les provinces. Quant aux radios, elles ont une portée limitée, et les journaux écrits sont complètement déconnectés du terrain.

 

Le Journal Officiel : un outil fantôme

 

Ernest Mada a longuement insisté sur le rôle central du Journal Officiel, garant de la publication des lois et règlements. Pourtant, il suffit de poser une question simple : qui a vu une seule édition de ce journal depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir ?

 

Les Centrafricains eux-mêmes, cherchant des décrets publiés, sont repartis bredouilles. Fouiller les archives ? Une mission impossible. Ce journal, censé être la référence juridique du pays, semble avoir disparu. Mais voilà que Ernest Mada annonce sa modernisation, sa digitalisation, son accès en ligne… Un discours usé jusqu’à la corde.

 

“Digitalisation” : un mot fourre-tout pour masquer l’inaction

 

Le ministre Ernest Mada ne s’est pas arrêté là. Il a évoqué la digitalisation des travaux du Conseil des ministres, la digitalisation du Journal Officiel… Un terme devenu un mantra pour un gouvernement qui, en réalité, ne parvient même pas à garantir un accès stable à l’électricité.

 

Justement, l’exemple le plus scandaleux vient de l’ENERCA elle – même. Une panne  grave a été provoquée par un détournement visible : l’épouse du ministre de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri, a vendu un faux liquide lubrifiant à la société sous tutelle du ministère de son mari. En réalité, elle a simplement vendu de l’eau pure à l’ENERCA. Un cas de conflit d’intérêts manifeste, où l’épouse d’un ministre passe des marchés avec une entreprise publique relevant directement de son ministère.

 

Les agents de l’ENERCA, ne vérifiant pas le contenu du bidon, ont versé cette eau directement dans le moteur d’une centrale sur le site de Boali. Résultat ? Une panne majeure qui a aggravé les coupures d’électricité dans le pays. Mais au lieu d’admettre cette arnaque, le gouvernement et la direction générale de l’ÉNERCA ont préféré détourner l’attention en déclarant que l’ENERCA était en train de « digitaliser son système ». Une justification grotesque pour masquer une affaire de corruption évidente.

 

Des projets absurdes : tribunes fixes et parade militaire

 

Parmi les annonces du ministre, on trouve aussi la construction de tribunes fixes pour les défilés. À quoi bon investir dans ce type d’infrastructure alors que l’accès aux services de base est un cauchemar quotidien pour les citoyens ?

 

Le défilé militaire du 1er décembre 2024 a été présenté par le ministre Ernest Mada comme une démonstration de souveraineté retrouvée. Mada s’est enorgueilli d’une armée nationale passée à 23 000 soldats. Mais dans les faits, cette montée en effectifs ne change rien sur le terrain. Une armée gonflée en chiffres, mais incapable d’assurer une réelle sécurité.

 

Emplois des jeunes : un mensonge électoraliste

 

Le ministre a aussi parlé de l’intégration de 6 000 jeunes dans la fonction publique. Un chiffre balancé à la va-vite, sans aucune transparence. En réalité, à l’annonce de cette intégration dans la fonction publique, plus de 24 000 jeunes ont déposé leur candidature, espérant un poste. Mais depuis, silence total.

 

À chaque Conseil des ministres, le gouvernement sort de nouveaux chiffres. Un jour, il annonce 2 000 intégrations, un autre jour, 3 000… Des promesses lancées au hasard, sans publication officielle des listes, sans preuve que ces jeunes ont réellement été recrutés. C’est une opération de communication pure, destinée à faire patienter la population jusqu’aux élections. Car dans les faits, aucun des 6 000 postes promis en 2022-2023 n’a été totalement pourvu.

 

Des repris de justice aux commandes de la communication

 

L’émission Parole au gouvernement n’est qu’un outil de propagande parmi d’autres. Avant Ernest Mada, c’était Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, qui occupait les ondes avec les mêmes promesses creuses. Lui aussi traîne un passé judiciaire lourd. Ancien fonctionnaire du ministère des Finances, il a été emprisonné pour détournement de fonds avant d’être repêché par Touadéra à la primature et placé comme son ministre conseiller d’alors. Le duo continue après l’arrivée de Touadera à la tête du pays en 2016, le plaçant de suite membre du gouvernement.

 

Après le délire médiatique de Balalou, c’est au tour de Ernest Mada de jouer sa partition. Et à ce rythme, chaque ministre viendra à tour de rôle polluer les ondes avec les mêmes éléments de langage creux et sans fondement.

 

Un exercice de propagande voué sans doute à l’échec

 

La présence de Mada sur les ondes n’aura été qu’une tentative maladroite d’occuper l’espace médiatique avec des discours vide de sens. Mais la population n’est pas dupe. Derrière les annonces et les chiffres flatteurs, la réalité quotidienne est caractérisée par la misère, l’insécurité et l’absence totale de perspectives.

 

Les Centrafricains savent ce qu’ils vivent. Ils n’ont pas besoin de ministres pour leur raconter une fiction où tout irait bien. À quelques mois des élections, cette propagande grossière ne convainc personne.

 

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Au Gabon et en Centrafrique : deux premiers ministre, deux façons de diriger qui en disent long sur l’avenir de nos pays

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Au Gabon et en Centrafrique : deux premiers ministre, deux façons de diriger qui en disent long sur l’avenir de nos pays

 

Centrafrique.org/du-carburant-aux-ordures-moloua-champion-du-mensonge-devant-les-deputes/le-premier-ministre-centrafricain-felix-moloua-devant-les-elus-de-la-nation-ce-24-aout-2022/” rel=”attachment wp-att-85524″ data-wpel-link=”internal”>Au Gabon et en Centrafrique : deux premiers ministre, deux façons de diriger qui en disent long sur l'avenir de nos pays
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’image est frappante : au Gabon, un Premier ministre qui tape du poing sur la table, exige des résultats. En Centrafrique, son homologue, Félix Moloua,  reste muet devant les scandales qui s’enchaînent. Cette différence en dit long sur l’état de notre gouvernance ici en Centrafrique.

 

Le jour et la nuit

 

Le dernier scandale en date qui fait très très mal au cœur : 20 millions de francs CFA destinés à nos athlètes olympiques ont été amputés frauduleusement de moitié par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, un chef milicien Requin reconverti en gestionnaire des deniers publics. Le Comité national olympique centrafricain (CNOSCA) a refusé cet argent incomplet, mais le Premier ministre, informé de la situation, n’a pas bougé.

 

Une autorité en carton en Centrafrique

 

Ce n’est pas l’unique fait scandaleux en Centrafrique. Les 400 millions du fonds alloués pour la réhabilitation du stade 20 000 places  se sont évaporés sans laisser de traces, dans un silence assourdissant du chef du gouvernement. Plus inquiétant encore : les ministres se permettent maintenant de critiquer ouvertement leur Premier ministre d’incompétence notoire, qui – comme dirait ma grand-mère – “avale sa langue” devant tant d’insolence.

 

Un exemple qui fait réfléchir en Centrafrique

 

Pendant ce temps-là, au Gabon, les choses se passent différemment. Le Premier ministre n’y va pas par quatre chemins : il donne 60 jours à ses équipes pour lui montrer du concret. Il veut des rapports tous les mois, il veut savoir comment le travail est fait, qui fait quoi. Il n’hésite pas à dire : “Si vous ne faites pas votre travail correctement, vous partirez”.

 

Un pays qui attend des actes

 

En Centrafrique, la situation est devenue vraiment inquiétante. Les ministres ne respectent même plus leur chef. Ils font ce qu’ils veulent, prennent l’argent public comme bon leur semble, et personne ne dit rien. C’est comme si la maison brûlait et que le locataire regardait les flammes sans appeler les pompiers.

 

En Centrafrique, l’argent du peuple part constamment en fumée

 

En Centrafrique, pendant que certains se remplissent les poches, ce sont les Centrafricains ordinaires qui souffrent. L’argent qui disparaît aurait pu servir à construire des écoles, des hôpitaux, à améliorer la vie des gens. Au lieu de ça, il finit dans les poches de quelques-mafieux.

 

Notre pays mérite mieux que ça. Quand on voit comment les choses peuvent être faites autrement, comme au Gabon, on se dit qu’il est temps que ça change. Il ne s’agit pas juste d’argent ou de politique – il s’agit de notre avenir à tous. Nos enfants méritent de grandir dans un pays où les responsables prennent leurs devoirs au sérieux, où l’argent public sert vraiment le public.

 

C’est peut-être le moment de se poser les vraies questions : jusqu’à quand allons-nous accepter cette situation ? N’est-il pas temps d’exiger mieux de nos dirigeants ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

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Sans idéologie, sans militants, sans honneur : la soumission pathétique de Sylvain Patassé, Un homme sans poids politique, un parti inexistant

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Sans idéologie, sans militants, sans honneur : la soumission pathétique de Sylvain Patassé, Un homme sans poids politique, un parti inexistant

 

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Sylvain Patassé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ni leader, ni opposant, ni visionnaire, Sylvain Patassé n’a jamais eu de poids politique. Son prétendu parti Centrafrique Nouvelle Élan (CANE) n’est qu’un groupuscule insignifiant, composé de lui-même. Sans base, sans programme et sans électorat, il n’a jamais représenté une alternative politique crédible dans son pays. Son récent ralliement à Faustin-Archange Touadéra n’étonne donc personne : il ne fait que rendre officielle une soumission qu’il a actée depuis longtemps.

 

La réalité est que Sylvain Patassé n’a jamais eu d’autre ambition que de se rapprocher du pouvoir pour assurer sa propre survie financière. À défaut de pouvoir s’imposer par le mérite ou par des idées, il se contente de se greffer aux cercles du régime pour espérer une place et quelques avantages.

 

Un ralliement sans surprise, un discours ridicule

 

Lors de son audience avec le président Touadéra la semaine dernière, Sylvain Patassé a tenté de justifier son alignement en expliquant que d’autres partis politiques sont actuellement divisés et que des militants affluent vers son mouvement politique, le CANE. Une déclaration ridicule, tant il est évident qu’il n’a ni structure, ni adhérents en dehors de son entourage immédiat.

 

Ce ralliement n’a rien d’une manœuvre politique stratégique : c’est une capitulation totale. Son objectif est simple : se placer toujours sous la protection du régime et espérer une récompense. Comme de nombreux opportunistes avant lui, il ne cherche ni à défendre un projet politique, ni à proposer une vision pour le pays, mais uniquement à tirer profit de la machine du pouvoir.

 

Un héritier sans mérite, un nom qui ne vaut plus rien

 

Contrairement à son père, Ange-Félix Patassé, qui a marqué l’histoire politique centrafricaine, Sylvain Patassé n’a hérité de rien, si ce n’est du nom. Il n’a aucune compétence, aucune formation sérieuse, aucun parcours politique solide. Lorsqu’Ange-Félix Patassé était en exil dans les années 1980 – 1990, son fils Sylvain Patassé était livré à lui-même, incapable de suivre un parcours scolaire normal.

 

Son manque de rigueur et de sérieux l’a suivi jusqu’à l’âge adulte. Sans  baccalauréat, l’homme est devenu le deuxième Président d’un parti politique sans disposer d’un baccalauréat, après Kparekouti. Son niveau intellectuel limité se reflète aujourd’hui dans ses discours confus et ses prises de position absurdes.

 

Plutôt que de bâtir une identité politique propre, il a préféré capitaliser sur le nom de son père, espérant que cela suffise à lui ouvrir des portes. Mais en l’absence de charisme, d’idées et de vision, ce nom ne vaut plus rien.

 

Un parti alimentaire, une politique de survie

 

En Centrafrique, les micro-partis sans programme ni militants pullulent, et le CANE de Sylvain Patassé est l’exemple parfait de ces formations politiques sans substance. Ces structures n’existent que pour servir de monnaie d’échange, permettant à leurs fondateurs de monnayer un soutien au pouvoir contre des postes ou des privilèges.

 

Sylvain Patassé n’a jamais eu l’intention de s’opposer au régime. Il n’a jamais eu de convictions ni de projet national. Son unique ambition a toujours été de négocier une place à la table du régime, espérant tirer profit de son ralliement pour obtenir une nomination à un poste ou un avantage personnel.

 

Dans un pays où la politique est devenue un jeu d’intérêts et de survie, Sylvain Patassé représente le prototype du politicien alimentaire, prêt à changer de camp selon ses besoins. Il ne pèse rien, il ne représente rien, et pourtant il espère tout obtenir en échange de son allégeance.Un symbole de la faillite politique centrafricaine

 

L’histoire de Sylvain Patassé illustre la déchéance totale de la classe politique centrafricaine. Les figures de l’opposition sont soit muselées, soit absorbées par le régime, tandis que des personnages insignifiants comme lui vendent leur allégeance pour rester dans le jeu.

 

Le pays n’a plus d’espace pour un vrai débat politique, et les Élections ne sont qu’une formalité, tant le pouvoir a verrouillé le système en s’entourant de courtisans sans principes et de politiciens corrompus.

 

Avec des figures aussi faibles et opportunistes que Sylvain Patassé, la Centrafrique n’a aucun espoir de voir émerger une vraie alternative politique. Son ralliement à Touadéra n’a aucune valeur, si ce n’est celle de confirmer qu’il n’a jamais été rien d’autre qu’un figurant dans le grand théâtre de la soumission politique.

 

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Nola : Un hôpital en plein chaos, des malades livrés à la mort au bout du couloire

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Nola : Un hôpital en plein chaos, des malades livrés à la mort

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les couloirs déserts, quelques patients prostrés sous une bâche en guise d’abri, des soignants qui travaillent sans salaire depuis neuf mois. L’hôpital de Nola, censé être le poumon sanitaire de la Sangha-Mbaéré, se meurt à petit feu. Des témoignages révèlent un système de santé en déliquescence totale, où les malades sont contraints d’attendre la mort au bout du couloire.

 

“Ici à l’hôpital de Nola, nous n’avons même plus de quoi soigner une simple fièvre”, confie, la gorge nouée, Brice Bebagoulo, agent de santé communautaire. Comme ses collègues, il n’a pas perçu son salaire depuis neuf mois mais continue de venir chaque jour, par vocation. “Que faire ? Les malades ont besoin de nous”, explique-t-il.

 

À 9 heures ce matin, l’hôpital de Nola ressemble à une coquille vide. Seuls quelques patients désemparés attendent sous la véranda. La pharmacie est presque vide. Les ordonnances prescrites dirigent systématiquement les malades vers les vendeurs de rue, au risque de leur vie.

 

Plus révoltant encore : la gratuité des soins, tant vantée par les autorités, n’est qu’un mirage ici à l’hôpital de Nola . “On nous fait payer pour tout”, témoigne Marie mère de trois enfants. “Même pour une consultation simple ici à Nola , il faut débourser. Comment font ceux qui n’ont rien ?

 

Le nouveau médecin-chef de l’hôpital de Nola, Dr Service Nartoi Madje, tente de rassurer : “Des solutions sont en cours avec le ministère”. Mais sur le terrain, rien ne change. Les promesses s’accumulent pendant que les patients souffrent.

 

L’isolement géographique de Nola aggrave la situation. Les habitants du centre commercial et des communes environnantes peinent à rejoindre l’hôpital, faute de ponts sur les rivières Mambéré et Kadéï. “Certains meurent en route”, affirme un chef de village.

 

Emmanuel Yap, conseiller économique et social de la Sanga -Mbbaéré , lance un appel désespéré : “Nous avons besoin d’urgence de matériel de radiologie, d’un scanner. Sans équipement, comment soigner correctement ?”

 

Pendant ce temps, les agents contractuels continuent leur ballet quotidien, soignant avec les moyens du bord. La situation est explosive. Sans intervention rapide des autorités, c’est tout le système de santé de la Sangha-Mbaéré qui risque l’effondrement.

 

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Je n’ai pas de bureau, je travaille sous un hangar” : le cri du cœur du sous-préfet de Djema,  Dieudonné Zangbé à Touadera  

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Je n’ai pas de bureau, je travaille sous un hangar” : le cri du cœur du sous-préfet de Djema,  Dieudonné Zangbé à Touadera  

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Dieudonné Zangbé-Nguilelo, sous-préfet de Djema dans le Haut-Mbomou, République centrafricaine
À Djema, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud de la République centrafricaine. 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Je n’ai pas de résidence, je n’ai pas de bureau, je travaille sous un hangar”, révèle Dieudonné Zangbé, sous-préfet de Djéma, une localité située à 1238 kilomètres de Bangui, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Cette situation dévoile aux yeux du monde l’état inquiétant des infrastructures administratives dans cette région sud-Est du pays.

 

À Djema, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, le représentant de l’État, monsieur Dieudonné Zangbé  assure ses fonctions régaliennes dans des conditions inimaginable. “Je sais qu’il y aura un jour que le gouvernement et nos partenaires au développement vont penser à la réhabilitation ou à la construction de ces édifices publics”, espère le sous-préfet Dieudonné Zangbé.

 

Et ce n’est pas tout! L’enclavement de la ville de Djéma aggrave cette situation de manière spectaculaire. La route principale, héritée de l’époque coloniale, n’a connu aucune réhabilitation depuis l’indépendance, même sous le règne de l’empereur Bokassa, d’après le sous-préfet Dieudonné Zangbé. Les déplacements vers Obo et Zémio, les villes voisines de Djema, relèvent du parcours du combattant.

 

L’éducation n’échappe pas à cette précarité généralisée. “Un seul bâtiment de trois classes, datant de la période coloniale, accueille plus de 500 élèves. Il n’y a pas de tableau blanc, il n’y a pas assez d’enseignants qualifiés. Je peux noter seulement deux enseignants qualifiés à Djéma, envoyés par l’État”, souligne Dieudonné Zangbé.

 

Le tableau sécuritaire complique davantage la situation. Après le départ des forces de sécurité intérieure, seuls sept éléments soi-disant des FACA demeurent sur place, alors que des tensions persistent entre éleveurs transhumants et chasseurs locaux.

 

L’ONG Alima constitue une lueur d’espoir, apportant depuis trois ans un soutien capital au secteur de la santé, malgré la vétusté des infrastructures hospitalières. Le sous-préfet Dieudonné Zangbé, lui, continue sa mission, sensibilisant inlassablement les populations au vivre-ensemble depuis son modeste hangar administratif.

 

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Opération Kwa Ti Kodro : Une véritable Escroquerie Organisée sous Couvert de Propreté

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Opération Kwa Ti Kodro : Une véritable Escroquerie Organisée sous Couvert de Propreté

 

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Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le vernis du soi-disant grand nettoyage de la capitale centrafricaine Bangui commence à s’écailler. Sous l’étiquette Kwa Ti Kodro, des associations inconnues prolifèrent, bénéficiant de financements occultes pour des opérations qui ressemblent davantage à une machine à extorquer qu’à une initiative d’assainissement. Derrière ce simulacre, des responsables bien placés encaissent des sommes conséquentes pendant que la population reste livrée à la misère.

 

Une avalanche d’associations fictives pour couvrir un détournement organisé autour de Kwa Ti Kodro

 

À chaque édition de l’opération Kwa Ti Kodro, une nouvelle liste interminable d’associations surgit de nulle part. À croire que Bangui regorge d’organisations citoyennes soucieuses de l’environnement. En réalité, il s’agit d’une simple façade : des entités fictives créées uniquement pour encaisser de l’argent sous prétexte de mobilisation communautaire.

 

Voici quelques-unes des associations répertoriées dans cette mascarade :

  • Association COSAFATE
  • Association B Baoro
  • Observatoire de la Santé
  • Associations Maboko na Maboko

Association jeunesse sans frontière

Association  Agir pour la protection

  • Associations Bébogouin
  • Associations Nadona -Bébouca
  • Kosafate-Fini-Tongolo
  • Associations Touadera-Tongolo-Ti-bé-Africa
  • Associations Béboufi
  • Associations Béboudouna
  • Associations Koka-Fat

 

Ces noms surgissent comme par magie, à chaque édition de l’opération Kwa Ti Kodro. Qui les finance réellement ? Où sont les comptes-rendus de leurs activités ? Quels sont leurs dirigeants ? Autant de questions sans réponse.

 

L’absurde “Association des Femmes Veuves de la Septième République”

 

Parmi ces structures fictives, une en particulier provoque l’indignation : l’Association des Femmes Veuves de la Septième République. À se demander ce que cela signifie. Sommes-nous face à des veuves de la “septième république”. Oui, il y’a des femmes veuves des Wagner, mais cette association les regroupe toutes ?  Faut-il comprendre qu’il existe aussi des “orphelins de la septième république” ou encore des “divorcées du troisième mandat” ? À ce rythme, il ne leur manque plus qu’un culte dédié à Faustin-Archange Touadéra pour clore la supercherie pathétique.

 

Le comble est que cette organisation, sortie de nulle part, bénéficie elle aussi de financements et figure sur les listes officielles de l’opération Kwa Ti Kodro du 15 février 2025. Sur quelle base ? Mystère. Ce qui est certain, c’est que ces femmes ne sont pas des veuves de guerre ni des victimes d’un quelconque bouleversement politique. Elles ne sont rien d’autre qu’un outil de manipulation et d’escroquerie instrumenté par ceux qui détournent les fonds publics sous couvert de mobilisation sociale.

 

Un racket sous couvert de Kwa Ti Kodro

 

Sous prétexte de nettoyer la ville dans l’opération Kwa Ti Kodro, ces associations fictives encaissent des sommes importantes, tandis que les véritables travailleurs du nettoyage urbain restent précaires et sous-payés. Selon plusieurs sources, des jeunes sont enrôlés dans ces opérations et reçoivent à peine quelques centaines de francs, pendant que leurs “organisations” touchent des enveloppes bien plus garnies.

 

Certaines associations de quartier tentent bien de s’investir dans l’assainissement, mais elles sont vite éclipsées par ces entités parasites qui profitent de la misère et de l’absence de contrôle. En vérité, Kwa Ti Kodro n’est rien de plus qu’un business lucratif déguisé en action sociale.

 

Les complices et les bénéficiaires du système

 

Derrière cette opération Kwa Ti Kodro, plusieurs figures bien placées instrumentent la mascarade. Du Président de la République, des ministres, des élus locaux, des chefs de quartiers et des intermédiaires se partagent la manne financière. Pendant ce temps, les ordures continuent de s’amonceler dans les russes de la capitale, et Bangui reste engluée dans une insalubrité chronique.

 

Les citoyens ne sont plus dupes. Ils voient bien que ces opérations ne sont que des prétextes pour siphonner les caisses. Une escroquerie qui repose sur des associations bidon, un marketing politique bien adapté et l’illusion d’un engagement citoyen. Mais l’heure viendra où la population exigera des comptes sur cette vaste entreprise de détournement déguisée en service public.

 

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Les Défis Actuels de la Centrafrique : Perspectives et Solutions

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Le Président Touadera et son premier ministre Moloua

 

Le paysage institutionnel centrafricain se transforme sous l’impulsion des réformes engagées par le président Touadéra. La nouvelle Constitution d’août 2023 redessine les institutions, pendant que le Premier ministre Félix Moloua dirige depuis janvier 2024 un gouvernement de 28 ministres. Cette administration réorganise le territoire en sept régions, dans un contexte où les débats sur la sécurité et le développement économique dominent l’agenda politique.

Contexte Politique et Social

 

La situation politique en République centrafricaine se caractérise par des changements institutionnels importants. Le gouvernement du Premier ministre Félix Moloua s’appuie sur une équipe de 28 ministres, dont Sylvie Baïpo-Temon aux Affaires étrangères et Bruno Yapandé à l’Administration du territoire. Cette nouvelle administration doit gérer des défis complexes, notamment la mise en œuvre de la nouvelle Constitution d’août 2023, et s’efforce de mettre en œuvre une nouvelle organisation territoriale divisée en sept régions. Cette réforme administrative vise à améliorer la gouvernance locale sous la direction du président Faustin Archange Touadéra.

 

Pendant ce temps, à l’intérieur du pays, les populations subissent encore les conséquences de l’instabilité. “Nous peinons à nous déplacer entre les villes en raison de l’insécurité. Le trajet Bangui-Berbérati qui fait 584 km reste dangereux”, témoigne un commerçant de Berbérati, chef-lieu de la région Équateur.

 

Ressources Naturelles et Développement

 

Le sous-sol centrafricain regorge de richesses inexploitées : or, diamants, uranium, pétrole et cobalt. Le ministre des Mines, Rufin Benam-Beltoungou, supervise plusieurs projets d’exploitation, notamment dans la région de la Haute-Kotto.

 

Sur le plan agricole, le ministre Guismala Amza développe des programmes innovants de culture vivrière dans les régions fertiles comme la Ouaka. Un projet pilote de modernisation agricole à Bambari, située à 385 km de Bangui, montre des résultats prometteurs avec l’introduction de nouvelles techniques de culture.

 

Par ailleurs, la diversification des sources de revenus devient essentielle pour les habitants. Certains secteurs émergent, comme le tourisme et le divertissement en ligne. Ainsi, de plus en plus de jeunes profitent des plateformes de jeux numériques pour se détendre et explorer de nouvelles opportunités. jouez à la roulette sur jeux.ca devient une alternative populaire pour ceux qui cherchent à allier stratégie et plaisir, tout en restant connectés aux tendances mondiales du divertissement.

 

Relations Internationales et Aide Externe

 

La ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon multiplie les initiatives diplomatiques pour renforcer les partenariats internationaux. Les organisations internationales maintiennent leur soutien, bien que certains programmes d’aide restent suspendus.

 

Le pays développe également des coopérations régionales, notamment avec le Cameroun. Le poste frontalier de Béloko constitue un point stratégique pour les échanges commerciaux.

 

Conclusion et Perspectives d’Avenir

 

La Centrafrique dispose d’atouts considérables pour son développement : des ressources naturelles abondantes, une jeunesse dynamique et un potentiel agricole important. La réussite des réformes engagées dépendra de trois facteurs clés : le maintien de la stabilité politique, l’amélioration de la sécurité et la gestion transparente des ressources.

 

Le nouveau découpage administratif en sept régions pourrait faciliter la mise en œuvre des politiques de développement local. Cependant, le succès de ces initiatives nécessitera un engagement constant du gouvernement, le soutien de la communauté internationale et surtout la participation active des populations locales

 

Nouveau massacre près de Bozoum : près de 60 Peuls tués par des miliciens anti-balaka

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Nouveau massacre près de Bozoum : près de 60 Peuls tués par des miliciens Anti-Balaka

 

Centrafrique.org/rca-arrestation-de-deux-importants-chefs-anti-balaka-soupconnes-de-crimes-de-guerre/les-miliciens-anti-balaka-a-bangui-le-4-fevevrier-2014-afp/” rel=”attachment wp-att-36993″ data-wpel-link=”internal”>Nouveau massacre près de Bozoum : près de 60 Peuls tués par des miliciens anti-balaka
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui pour illustration, le 4 fevevrier 2014 afp

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En l’espace de quelques jours, entre le 14 et le 16 février 2025, des localités  autour de Bozoum, à une quarantaine de kilomètres de cette petite ville centrafricaine, a basculé dans l’horreur. Des miliciens anti-balaka, armés jusqu’aux dents et venant de plusieurs villages, ont pris pour cible des campements d’éleveurs peuls, laissant derrière eux des dizaines de morts, des troupeaux décimés et une poignée de survivants traumatisés. Ce n’est pas une simple flambée de violence : c’est un massacre méthodique, organisé, et qui porte les traces d’une brutalité qu’on croyait appartenir au passé. Pourtant, ici, dans ce triangle entre Bozoum, Bouar et Niem, le cauchemar est bien réel.

 

Tout a commencé par un braquage

 

Deux jours plutôt, Un jeune de Bozoum, , qui portait sur lui quelques grammes d’or, se fait attaquer par des bandits. Ils le braquent, lui volent son or, et le tuent sans hésiter. L’histoire aurait pu s’arrêter là, un drame parmi tant d’autres dans un pays où l’insécurité ronge le quotidien. Mais les murmures qui circulent dans les villages désignent rapidement les coupables : des miliciens anti-balaka, les mêmes qui, deux jours plus tard, allaient semer la mort à une échelle effroyable.

 

Vendredi 14 février : les premières victimes tombent

 

Le vendredi 14 février, vers 16 heures, le village de Mboforo devient la scène d’une première attaque. Des miliciens anti-balaka s’en prennent à des Peuls qui vivaient là. Deux personnes sont tuées sur le coup, un troisième prend une balle dans la main et parvient à être évacué jusqu’à l’hôpital de Bozoum, à une quarantaine de kilomètres. Ce même jour, un peu plus loin, à Bomboro, trois éleveurs peuls transhumants, venus simplement s’approvisionner, tombent dans une embuscade. Deux meurent, le troisième, blessé, est lui aussi transporté à Bozoum. Leur cheval, leur seul bien, est confisqué par les assaillants. Ces miliciens, d’après ce qu’on sait, ont été formés par des mercenaires du groupe Wagner, ces Russes qui traînent depuis des années dans le pays pour appuyer le gouvernement ou sécuriser leurs propres intérêts.

 

Samedi 15 février : le grand massacre d’Alhadji Tambaya

 

Le lendemain, samedi 15 février, tout s’accélère et prend une tournure encore plus sombre. Les miliciens anti-balaka ne se contentent plus de petites attaques. Ils se regroupent, venant de partout : Mboforo, Beltoum, Bomboro, Bakoua, Bernard, Bayanga, Batara, Yaou. Ils ont des armes de toutes sortes, des machettes aux fusils, et ils savent s’en servir. Leur cible ? Un grand campement d’éleveurs peuls dirigé par un homme connu dans la zone, Alhadji Tambaya. Là, ils ne font pas de quartier. Jeunes, femmes, vieillards, enfants : personne n’est épargné. Sur les 56 personnes qui vivaient dans ce campement, presque toutes sont tuées. Les chiffres sont glaçants : plus de 50 morts, des corps qui s’entassent sous les coups des assaillants.

 

Seuls quatre survivants parviennent à s’enfuir. Une femme, serrant ses deux bébés contre elle, court à travers la brousse pour échapper au massacre. Un jeune garçon, pas encore 18 ans, trouve aussi la force de s’échapper. Il file vers Niem, puis finit par arriver à Bouar, à des kilomètres de là, épuisé mais vivant. Les miliciens, eux, ne s’arrêtent pas aux humains. Ils abattent des dizaines de bœufs, pillent ce qu’ils peuvent, et laissent derrière eux un campement ravagé.

 

À la tête de cette opération, il y a Blaise, le chef du village de Yaou. C’est lui qui donne les ordres, qui mobilise les hommes des villages voisins. Et son petit frère, Dabarè, est là aussi, son adjoint sur le terrain. Une fois le carnage fini, c’est Dabarè qui prend la pelle : il enterre les corps dans des fosses communes, des trous creusés à la va-vite pour cacher ce qu’ils ont fait. Une méthode qu’ils n’ont pas inventée seuls, d’ailleurs. On raconte que ce sont les mercenaires de Wagner qui leur ont appris à faire disparaître les traces comme ça, vite et sans laisser de preuves.

 

Dimanche 16 février : la violence continue

 

Le lendemain, dimanche, les miliciens ne s’arrêtent pas. Ils frappent encore, cette fois dans un autre campement. Six éleveurs peuls perdent la vie. Les troupeaux, là encore, sont touchés, mais on n’a pas tous les détails – dans le chaos, compter les bêtes devient presque secondaire face à la perte humaine. Ce qui est sûr, c’est que la peur s’installe partout dans ce coin de la Centrafrique. Les survivants, ceux qui ont vu la mort de près, savent que ça peut recommencer n’importe quand.

 

Qui sont ces miliciens ?

 

Ces anti-balaka, ce ne sont pas des inconnus. Beaucoup d’entre eux sont liés à un nom bien connu dans la région : Bello. Cet ancien chef anti-balaka, dont on parlait déjà en 2022 dans des histoires de braquages et de vols à grande échelle, semble tirer les ficelles, ou du moins avoir laissé son empreinte sur ces hommes. Spécialisés dans les attaques brutales, ils savent frapper fort et disparaître. Mais derrière leurs armes et leur organisation, il y a autre chose : Wagner. Ces mercenaires russes, qui rôdent en Centrafrique depuis des années, ont formé ces miliciens, leur ont appris à tuer et à effacer leurs traces. Et aujourd’hui, les Peuls en payent le prix.

 

Une situation misérable

 

Aujourd’hui, 19 février 2025, quelques jours après les attaques, on commence à peine à mesurer l’ampleur du drame. À l’hôpital de Bozoum, deux blessés luttent encore pour survivre, soignés comme ils peuvent dans un système de santé qui tient à peine debout. Le jeune garçon qui s’est enfui est à Bouar, loin de chez lui, mais en sécurité pour l’instant. La femme et ses bébés ? On ne sait pas trop où ils sont, mais on espère qu’ils ont trouvé un abri. Sur place, près des campements, il ne reste que des ruines et des fosses où les corps ont été jetés. Les miliciens ont fait ça vite, comme on leur a appris, pour que personne ne puisse venir fouiller trop longtemps après.

 

Un cri pour la justice

 

Cette histoire ne peut pas s’arrêter là. Ce massacre, c’est une affaire qui doit arriver devant la Cour pénale spéciale, cette institution créée en Centrafrique pour juger les crimes les plus graves, ceux qui déchirent le pays depuis trop longtemps. Il faut qu’ils aillent à Bozoum, qu’ils parlent aux blessés à l’hôpital, qu’ils écoutent le jeune qui a fui. Il faut qu’ils creusent, littéralement, pour sortir les corps de ces fosses et montrer au monde ce qui s’est passé. Blaise, Dabarè, Bello, et derrière eux peut-être Wagner : tous doivent répondre de ça.

 

Nous, à la rédaction du CNC, on est prêts à aider. On a suivi cette histoire de près, on a vu les mêmes miliciens faire leurs coups il y a des années, et on peut guider la Cour si elle veut agir. Mais il faut faire vite. Les corps dans les fosses, c’est la preuve de ce carnage. Si on attend trop, tout risque de disparaître, comme si ces 60 vies n’avaient jamais compté.

 

Un pays qui saigne encore

 

Ce qui s’est passé près de Bozoum, ce n’est pas juste une dispute entre voisins qui a mal tourné. C’est une tragédie qui raconte tout ce qui va mal en Centrafrique : les milices qui font la loi, les étrangers qui les arment, les communautés qui se déchirent. Les Peuls, ces éleveurs nomades, sont souvent les premiers visés, accusés de tout et de rien dans un pays où la paix reste un rêve lointain. Et pendant ce temps, des hommes comme Blaise et Dabarè continuent, soutenus par des forces qu’on ne voit pas toujours, mais qui laissent des traces dans le sang.

 

Il faut que ça s’arrête. Il faut que quelqu’un dise stop, que quelqu’un rende justice à Alhadji Tambaya, à ses 56 compagnons, aux six éleveurs du dimanche, à tous ceux qui sont tombés ces trois jours maudits. Sinon, la Centrafrique restera ce qu’elle est trop souvent : un pays où la vie ne tient qu’à un fil, et où les fossoyeurs travaillent plus vite que les juges.

 

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À Zangba, le ministre Yapande reconnaît l’échec total du contrôle territorial : “Les groupes armés continuent de contrôler la ville

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À Zangba, le ministre Yapande reconnaît l’échec total du contrôle territorial : “Les groupes armés contrôlent la ville

 

Centrafrique.org/decentralisation-en-carton-pate-yapende-confirme-la-faillite-de-letat/bruno_yapende/” rel=”attachment wp-att-78077″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/bruno_yapende-450×270.jpg” alt=”À Zangba, le ministre Yapande reconnaît l’échec total du contrôle territorial : "Les groupes armés contrôlent la ville” width=”450″ height=”270″ />
Bruno Yapande, ministre de l’administration du territoire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, a admis publiquement la perte de contrôle de Zangba, sous-préfecture de la Basse-Kotto, lors d’une émission de l’administration du territoire sur la Radio Centrafrique. Sa visite du 29 janvier, première visite d’une autorité centrafricaine en 9 ans à Nzangba, montre une situation sécuritaire catastrophique.

 

“À Nzangba,  Les groupes armés sont encore présents dans la ville. On les a côtoyés. Ils ont pris le contrôle de la ville depuis, et ils y sont “, a déclaré sans détour le ministre Bruno Yapande, en opposition totale avec le discours officiel sur la sécurisation du territoire.

 

Le système de racket des groupes armés annoncé par le ministre Bruno Yapande  prouve leur contrôle absolu sur la ville. “Quand un taxi-moto veut mener ses activités, il faut payer quelque chose à ceux-là. Même les pêcheurs, il faut donner de l’argent. Les automobilistes, il faut donner de l’argent“, détaille le ministre, sans mentionner que les soldats de forces armées centrafricaines sont aussi pires dans le racket des citoyens.

 

D’après le ministre Bruno Yapande, à Nzangba, les éleveurs subissent aussi ces exactions quotidiennes : “On va, on prend les bœufs par force en les vendant de l’autre côté du fleuve”, précise Bruno Yapande, montrant l’incapacité des autorités à stopper les trafics transfrontaliers avec la RD Congo.

 

Le déplacement ministériel à Nzangba n’a été possible que “grâce à l’appui logistique de la MINUSCA”. Malgré la présence des Casques bleus “depuis plus d’un mois”, l’État n’a toujours pas repris le contrôle de la ville. Le ministre promet le déploiement prochain des forces de défense et de sécurité, mais admet que sa visite à Nzangba, effectuée “sur instruction du Président de la République”, dépendait entièrement du soutien de la MINUSCA.

 

Cette situation à Zangba, ville stratégique “à la frontière avec la RD Congo”, contredit directement les déclarations de l’ancien porte-parole du gouvernement Serge Ghislain Djorie. En 2023, ce dernier affirmait avec assurance que “l’État contrôle 100% du territoire national” et vantait l’efficacité d’un “segment satellite russe permettant de contrôler tout ce qui se passe dans le pays”.  Et aussi bizarre, Faustin-Archange Touadera a repris textuellement ce propos disant que les groupes armés ne sont plus dans le pays,  sauf des bandits braqueurs. Cette fois, avec la déclaration du ministre Bruno Yapande, la vérité est enfin dévoilée.

 

Toutefois, la réalité sur le terrain est tout autre. Les autorités doivent négocier leur présence avec les groupes armés qu’elles prétendent avoir neutralisés. Les habitants de Zangba vivent sous le contrôle de ces groupes depuis 11 ans, et la visite ministérielle n’a fait que confirmer cette triste vérité : l’État centrafricain a perdu le contrôle de cette ville stratégique.

 

Comme souhaitent les centrafricains, la vérité est préférable au mensonge : les déclarations du ministre Bruno Yapande ont levé le voile sur l’échec du gouvernement à sécuriser Zangba, malgré ses affirmations répétées de contrôle total du territoire. Cette contradiction flagrante entre les discours officiels et la réalité du terrain pose question sur la sincérité des communications gouvernementales concernant la situation sécuritaire dans le reste du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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On nous a sous-traité jusqu’à l’intelligence : la dénonciation de Crépin Mboli-Goumba

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On nous a sous-traité jusqu’à l’intelligence : la dénonciation de Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/le-brdc-intensifie-la-pression-sur-touadera-pour-obtenir-un-dialogue-entre-pouvoir-et-opposition/maitre-crepin-mboli-goumba-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-86669″ data-wpel-link=”internal”>On nous a sous-traité jusqu'à l'intelligence : la dénonciation de Crépin Mboli-Goumba
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des étrangers qui parlent au nom de l’État, un Camerounais qui s’érige en porte-parole officieux pour critiquer le FMI. Dans un témoignage devant les micros de la radio Ndéké-Luka, l’opposition dénonce une mainmise étrangère sur les institutions nationales. Les Centrafricains sont devenus spectateurs de leur propre destin.

 

La fierté nationale ridiculisée

 

“Comment un Camerounais peut-il venir débattre de notre Constitution ?” s’insurge Crépin Mboli-Goumba. Face au ministre de la Communication, le leader de l’opposition met à nu une réalité devenue insupportable. “J’ai reçu pendant le référendum un appel d’un Camerounais qui m’a dit qu’il était venu en Centrafrique pour faire un débat avec moi”, révèle-t-il, dénonçant cette ingérence étrangère.

 

Un pays sous tutelle des mafieux

 

“La réciprocité est nécessaire dans une nation”, martèle Mboli-Goumba. “Ce qu’un Camerounais est capable de faire dans mon pays, il faut que moi je sois capable de faire dans le sien.” Avec un budget national de 193 milliards de francs CFA, rappelle le leader du BRDC, à peine l’équivalent des infrastructures du Tchad, la RCA voit sa souveraineté se diluer jour après jour.

 

L’éducation en ruine

 

Les chiffres cités par le président du PATRIE sont implacables : “67% d’analphabètes, seuls 4,7% des enfants de 7 à 14 ans maîtrisent la lecture.” Le capital humain centrafricain, souligne-t-il, ne représente que 11% des moyennes d’Afrique subsaharienne. “Une tragédie nationale qui explique cette mise sous tutelle intellectuelle.”

 

Un avenir hypothéqué

 

“Ce cauchemar prendra bientôt fin”, assure Mboli-Goumba. Face à un pouvoir qui refuse tout dialogue, il prévient : “La déferlante populaire mettra fin à votre régime”. Une mise en garde solennelle lancée directement au ministre de la Communication.

 

“Nous souhaitons reprendre le destin de notre pays en main, rendre aux Centrafricains leur pays”, conclut Crépin Mboli-Goumba dans ce débat historique. Un appel qui résonne comme un ultimatum à neuf mois des échéances électorales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La pauvreté, nouveau visage de la Centrafrique dans le monde, le FMI s’inquiète

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La pauvreté, nouveau visage de la Centrafrique dans le monde, le FMI s’inquiète

 

La pauvreté, nouveau visage de la Centrafrique dans le monde, le FMI s’inquiète
Le premier ministre Félix MOLOUA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique, pays de Zo-Koué-Zo de Barthelemy Boganda, , un territoire une fois et demie plus grand que la France avec seulement 6 millions d’habitants, traverse depuis plusieurs années une prétendue crise économique majeure. Cette crise marquée sans doute par une récente suspension du programme du Fonds Monétaire International (FMI).

 

La Centrafrique, classé 180e sur 190 à l’indice de développement humain, voit sa situation économique se dégrader dangereusement. Les chiffres sont inquiétants : 67% de la population vit en dessous du seuil d’extrême pauvreté, tandis que 73% des Centrafricains souffrent de sous-alimentation.

 

La récente décision du FMI de suspendre son programme d’aide fait suite à plusieurs dysfonctionnements graves dans la gestion économique du pays. Parmi les points critiques, la multiplication par deux du prix des hydrocarbures et l’octroi du monopole d’importation à “une société qui n’est même pas formalisée sur le plan national”, selon Martin Ziguélé, président du MLPC.

 

Cette crise se manifeste concrètement par une baisse inquiétante des recettes fiscales à Bangui, capitale de la Centrafrique, situation aggravée par ce que le FMI qualifie de “déperditions de ressources”. L’inflation galopante frappe particulièrement dur une population déjà vulnérable.

 

Sur le terrain, les conséquences sont dramatiques. “La misère n’est pas simplement des indicateurs économiques, c’est ce que nous vivons tous les jours”, témoigne Martin Ziguélé, évoquant “beaucoup de décès, beaucoup de maladies, beaucoup de famines”. Le pays fait face à une déscolarisation massive et un chômage endémique chez les jeunes.

 

Les ressources naturelles considérables du pays, notamment les gisements miniers, contrastent douloureusement avec cette pauvreté persistante. L’exploitation de la mine d’or de Ndassima par des intérêts russes cristallise les tensions autour de la gestion des ressources nationales, le pays ayant été récemment suspendu de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

 

Face à cette situation critique, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra peine à mettre en place des réformes structurelles efficaces. La dépendance croissante vis-à-vis des partenaires étrangers, notamment la Russie et le Rwanda, pose des questions sur la capacité du pays à retrouver son autonomie économique, politique et judiciaire.

 

Cette crise économique profonde survient à un moment particulièrement délicat, alors que le pays s’apprête à organiser des élections en 2025, posant la question de la capacité de l’État à financer ces scrutins dans des conditions acceptables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Wagner s’installe, pille, escroque et repart : deux jours de terreur et de rançonnage à Bingué et Gallo

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Wagner s’installe, pille, escroque et repart : deux jours de terreur et de rançonnage à Bingué et Gallo

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Wagner s’installe, pille, escroque et repart : deux jours de terreur et de rançonnage à Bingué et Gallo
Deux Mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner ne se contentent plus d’attaques éclairs. À Bingue, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, ils ont imposé leur propre loi pendant plus de 48 heures, multipliant pillages, extorsions et intimidations avant de repartir tranquillement ce mardi 18 février vers Bouar. Entre vols de motos, racket organisé et saccages, leur passage a laissé des dizaines de victimes ruinées et un climat de peur absolue.

 

Un week-end de pillage et de destruction à Bingue

 

Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 février, une colonne de trois pick-up blindés remplis de mercenaires russes de Wagner a envahi Bingue, un village situé à 25 km de Gallo sur la route de Baboua. Cachés jusqu’au matin, ils ont attendu que la population se réveille pour frapper. Alors que les habitants se préparaient pour aller à l’église, ils ont lancé leur raid.

 

Objectif : voler et semer la terreur. Les boutiques ont été pillées, les portes de la mairie défoncées. Des documents, du matériel et divers objets de valeur ont été emportés. Une partie des mercenaires s’est ensuite éclipsée dans la brousse, tandis que d’autres sont restés sur place. Pendant que la population fuyait en masse vers les forêts environnantes, les Russes ont commencé à s’emparer des motos des habitants.

 

Une extorsion bien planifiée : payer ou tout perdre

 

Plutôt que de partir immédiatement après leur attaque, les mercenaires ont installé leur propre système de racket sur place pendant deux jours à Bingué.

 

Ils ont confisqué des dizaines de motos, y compris celle de l’adjoint au maire de Bingué, et ont expliqué aux propriétaires de venir récupérer leurs biens. Mais réclamer sa moto avait un prix : chaque personne devait verser entre 50 000 et 500 000 francs CFA, selon l’état et la valeur de l’engin. Ceux qui pouvaient payer repartaient avec leur bien. Ceux qui n’avaient pas d’argent voyaient leur moto immédiatement embarquée dans les véhicules des mercenaires.

 

Pendant deux jours, Wagner a transformé le village Bingué en marché noir du vol et du racket, sous les yeux d’une population impuissante et traumatisée. Ce n’est que ce mardi 18 février dans la matinée qu’ils ont finalement décidé de quitter les lieux.

 

Direction Gallo-Bokoyi  : Wagner poursuit son racket et pille à nouveau

 

Après avoir pillé Bingue et vidé les poches des habitants, les mercenaires ont pris la route vers Gallo – Bokoyi , un petit village non loin de Bingué,  où ils ont appliqué exactement le même scénario. Arrivés dans ce village, ils ont immédiatement confisqué de nombreuses motos et forcé les propriétaires à payer une rançon pour les récupérer.

 

Ceux qui n’avaient pas d’argent ont vu leurs engins être embarqués dans les véhicules militaires des mercenaires, direction Bouar.

 

Un pillage en toute impunité

 

Après 72 heures de vols, d’extorsions et de saccages, les mercenaires ont repris la route sans être inquiétés. Pendant que la population de Bingue et Gallo se retrouve sans moyens de transport et appauvrie par ces rançons forcées, aucune réaction des autorités centrafricaines n’a été enregistrée.

 

Les mercenaires de Wagner, arrivés officiellement pour « sécuriser » le pays, imposent désormais leur propre loi, tuant, emprisonnant, pillant et escroquant les populations locales sans aucun contrôle. Les Centrafricains, eux, restent seuls face à cette machine de terreur de ces criminels de Wagner.

 

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Comment une nouvelle cellule de contrôle de Projets publics perpétue les vieux démons en Centrafrique  

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Quand une nouvelle cellule de contrôle de Projets publics perpétue les vieux démons en Centrafrique  

 

Quand une nouvelle cellule de contrôle de Projets publics perpétue les vieux démons en Centrafrique
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Chef de l’État Faustin Archange Touadéra a lancé la semaine dernière à la Cité des Chefs d’État de la SEMAB une cellule de suivi de l’exécution des programmes et projets publics. Un nouveau mécanisme supposé garantir l’efficacité des financements, alors même que le Président reconnaît ouvertement les détournements et la faible capacité d’absorption des ressources de l’État. Cette structure s’ajoute à une longue liste d’organes de contrôle qui n’ont jamais réussi à endiguer la mauvaise gouvernance des projets publics.

 

Les aveux du président Touadéra lors de la cérémonie de lancement sont édifiants. “Beaucoup de ces projets publics où on a réussi à voir les financements n’ont pas les réalisations comme il se devait, soit pour des questions de mauvaise gouvernance, de détournement ou parfois les ressources n’ont pas été mobilisées”, a-t-il déclaré, pointant du doigt “les faibles capacités d’absorption” des fonds alloués.

 

Cette nouvelle cellule arrive dans un contexte où plusieurs projets de développement majeurs stagnent. Le plan de reconstruction post-conflit, financé par les partenaires internationaux à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, présente un taux d’exécution alarmant. Les populations attendent toujours la concrétisation des promesses de reconstruction des infrastructures de base.

 

Le Premier ministre Félix Moloua, présent à la cérémonie, n’a pas précisé comment cette nouvelle structure évitera les écueils des précédentes. L’Inspection Générale d’État, l’Agence de Régulation des Marchés Publics et les autres organes de contrôle existants n’ont pas démontré leur efficacité dans la lutte contre le détournement des fonds publics.

 

“Nous ne pouvons pas attendre quand les projets publics  finissent et puis on fait le constat après”, affirme le président Touadéra, qui assure que ce mécanisme “fonctionne dans beaucoup d’autres pays”. Une comparaison qui fait sourciller les observateurs, considérant les spécificités du contexte centrafricain et l’absence de véritables sanctions contre les détournements de fonds publics.

 

La création de cette cellule intervient stratégiquement à quelques mois de la prochaine table ronde des bailleurs de fonds. Une manière de rassurer les partenaires techniques et financiers, sans pour autant garantir une réelle volonté politique de changement dans la gestion des projets publics.

 

L’histoire récente de la RCA regorge d’exemples de structures similaires créées en grande pompe, puis tombées dans l’oubli. Sans une réforme profonde du système de gouvernance et des sanctions effectives contre les détournements, cette nouvelle cellule risque de rejoindre la longue liste des mécanismes de contrôle inefficaces.

 

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Tensions et manœuvres politiques au sein des MLPC-CO :  accrochages verbaux entre Mazette et Koyambonou

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Tensions et manœuvres politiques au sein des MLPC-CO :  accrochages verbaux entre Mazette et Koyambonou

 

Centrafrique.org/mise-en-place-du-bureau-de-la-coordination-du-mlpc-co-gonidere-et-saboko-ecarte-zoumbeti-integre-le-groupe/reunion-de-la-mise-en-place-du-bureau-national-de-la-coordination-de-soi-disant-mlpc-co-tenue-dans-le-depot-de-boissons-de-motel-ngakola-de-mazette-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-62172″ data-wpel-link=”internal”>Tensions et manœuvres politiques au sein des MLPC-CO :  accrochages verbaux entre Mazette et Koyambonou
Réunion de la mise en place de MLPC-CO dans le restaurant de Mazette à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils étaient autrefois des camarades au sein du grand Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), occupant tous deux le poste de vice-président chacun sous la direction de Martin Ziguelé, ancien Premier ministre, député de Bocaranga 3 et président dudit mouvement politique. Aujourd’hui, Mazette et Koyambonou sont en conflit ouvert, chacun cherchant à prendre le contrôle du parti à sa manière, tout en sollicitant au passage chacun de miette auprès de Touadera.

 

De la sanction à la trahison, des papa deviennent des poupées

 

L’origine de la dissidence remonte au Dialogue politique républicain initié par Baba Kongoboro en 2022. Chantal Jean-Édouard Koyambonou, désigné par le MLPC pour représenter le parti au sein du comité préparatoire, a refusé de se retirer suite à la décision de son parti, le MLPC, qui a décidé de quitter le processus faute de consensus avec l’opposition démocratique. Mais Koyambonou, ,  préférant conserver le fauteuil que lui avait attribué le président Faustin-Archange Touadéra au présidium, fait la tête à son parti. Son refus d’obéir aux consignes de son mouvement a conduit le bureau politique du MLPC à le suspendre de toutes ses activités.

 

Pendant ce temps, Mazette restait encore impliqué dans les réunions du bureau politique du MLPC. Mais au lieu de jouer l’intermédiaire entre Ziguelé et Koyambonou comme l’a demandé ce dernier, il lui a encouragé à fonder un MLPC dissident, baptisé MLPC-CO, en lui rapportant de manière biaisée les décisions internes du parti.

 

Création d’un MLPC parallèle, sous l’influence de Mazette, et contrôlé par Touadera

 

Pour asseoir son influence, Mazette autorise Koyambonou à installer le siège de son mouvement de dissidence, le MLPC-CO  dans son motel, lui offrant également des chambres en cas de besoin. Face à cette opportunité, Koyambonou cède et finit par créer son propre MLPC bis, dénommé MLPC-CO, en prenant les textes statutaires du MLPC malgré certaines réticences de sa part.

 

Malgré les conseils et orientations de Mazette, Koyambonou peine à attirer les cadres du parti derrière lui pour afin affaiblir Ziguelé. Excédé par ce manque de résultats, Mazette décide alors de se rapprocher du pouvoir en place, lançant sa propre fronde politique en se proclamant ” président fondateur” dans une tentative de prendre le contrôle du MLPC.

 

Aussitôt, la riposte du bureau politique officiel du MLPC ne se tarde pas : Mazette est à son tour suspendu.

 

Une fracture irréversible

 

Se sentant trahi et mis à l’écart, Mazette décide de passer à l’action. Il réunit sa famille et celle de son épouse pour installer un “bureau politique provisoire” du MLPC, prétextant que le mandat de l’actuel bureau dirigé par Ziguelé est arrivé à expiration.

 

Mais cette tentative est aussitôt dénoncée :

” Faux ! Aucun texte du parti ne prévoit la mise en place d’un bureau politique provisoire”, rétorque Étienne Malekoudou, ancien membre du MLPC, lui-même radié et désormais avocat du MLPC-CO.

 

Ainsi, après deux ans d’une ambition commune, Mazette et Koyambonou sont désormais ennemis déclarés.

 

Entrée enjeu de Faustin Archange Touadéra, et ce, ouvertement  

 

En toile de fond, Faustin-Archange Touadéra tente de réunir les deux factions sous une même bannière, au sein de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), une plateforme politique créée par le pouvoir, pendant que l’autre faction de MLPC-CO de deux anciens camarades du MLPC dirigée par Étienne Malekoudou est rattachée à la plateforme Béoko  du soutien à Touadera que dirige Timoléon Mbaïkoua

 

Mais cette idée ne séduit ni l’un ni l’autre, selon nos sources à CNC.

 

Koyambonou refuse catégoriquement de rejoindre l’UFDO tant que Zingas, qu’il accuse de mauvaise gestion, en fait partie.

 

Il rejette également tout rapprochement avec Mazette, allant jusqu’à l’attaquer sur son état de santé :

 

” Mazette a perdu son bon sens après son passage en psychiatrie. Il ne pense qu’à l’argent, il n’y a donc aucune possibilité de collaboration entre lui et moi.”

 

Mazette, de son côté, ne veut pas se laisser faire. Un ancien instituteur à la retraite, il s’arrose le titre de conseiller juridique de son mouvement. À ce titre, il nie la légitimité du MLPC-CO :

 

” Les textes du parti n’ont jamais prévu un MLPC-CO. En tant que fondateur, je ne peux militer dans un parti illusoire et qui n’a aucun document juridique”

 

Et ce n’est pas tout! Son bras droit, Kevin , enfonce le clou :

 

” Nous, au MLPC fondateur, sommes plus nombreux qu’eux aux MLPC-CO. Nous avons une vision à long terme, pas une vision à courte portée. Notre objectif est d’organiser un grand congrès du parti. Mais pour cela, nous avons besoin d’argent c’est ce que nous demandons depuis à Touadera, et non des réunions inutiles où l’on ne doit quémander que des centimes à Touadéra ou à Zingas.”

 

Les MLPC-CO fragmentés et affaiblis

 

Alors que le MLPC traverse une de ses plus grandes crises internes depuis sa création il y’a plus de 40 ans, Mazette, Malekoudou et Koyambonou s’enlisent dans des querelles intestines, rendant difficile toute reconstruction de leur mouvement de dissidence. Avec un Martin Ziguelé fort et toujours en poste à la tête du MLPC et un pouvoir en place tentant de diviser pour mieux régner, et une justice silencieuse face aux pressions qu’exerce le ministre d’État en charge de la justice, l’avenir du MLPC est entre les mains de ses militants qui seront appelés au prochain congrès en préparation.

 

Affaire à suivre.

 

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L’Institut Pasteur de Bangui face à ses contradictions

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L’Institut Pasteur de Bangui face à ses contradictions

 

Bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782″ data-wpel-link=”internal”>Institut Pasteur
Institut Pasteur de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Institut Pasteur de Bangui ne parvient pas à calmer le jeu. Son communiqué du 14 février 2025 nie tout problème interne, mais la façon dont il demande à ses employés de le diffuser – en cachette via WhatsApp – en dit long sur le malaise actuel.

 

Depuis 2022 et l’arrivée d’une nouvelle direction, le climat s’est dégradé dans cette institution pourtant indispensable pour la santé en Centrafrique. Les témoignages recueillis par Corbeau News Centrafrique parlent de peur, de menaces et de sanctions contestées.

 

L’histoire de Jocelyn Bakolé est particulièrement parlante. Cet agent de maintenance, qui travaillait sans problème depuis cinq ans, se retrouve aujourd’hui pris dans une spirale de procédures disciplinaires. Plus grave encore, il dit avoir échappé à une tentative d’agression près de chez lui en janvier 2024. Une voiture V8 blanche sans plaques aurait tenté de l’intercepter.

 

La gendarmerie et le parquet ont ouvert une enquête. Il ne s’agit plus d’une simple dispute de bureau, mais d’actes qui pourraient relever du pénal.

 

Face à ces accusations, la direction choisit le silence et des réponses évasives. Son dernier communiqué parle d’éthique et de transparence, mais dans les couloirs de l’institut, c’est la méfiance qui règne. Les employés chuchotent, certains ont peur de parler.

 

Cette ambiance pèse sur le travail scientifique. Comment faire de la recherche quand on craint pour sa sécurité ? L’Institut Pasteur de Bangui, fierté de la Centrafrique, mérite mieux que ces querelles internes qui menacent son fonctionnement.

 

Les autorités doivent maintenant trancher. Entre les versions opposées de la direction et des employés, la vérité devra émerger pour que l’Institut retrouve sa sérénité et puisse continuer sa mission au service de la santé publique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Manque du financement des PME en Centrafrique : quelles sont les vraies responsabilités au-delà des banques

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Manque du financement des PME en Centrafrique : quelles sont les vraies responsabilités au-delà des banques

 

Centrafrique.org/Centrafrique-grogne-au-sein-du-conseil-economique-et-social-les-conseillers-menacent-de-destituer-le-president-alfred-poloko/monsieur-alfred-poloko-president-du-conseil-economique-et-social-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-63704″ data-wpel-link=”internal”>Manque du financement des PME en Centrafrique : quelles sont les vraies responsabilités au-delà des banques
Monsieur Alfred Poloko, Président du Conseil Économique et Social de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La sur-liquidité des banques atteint des sommets inquiétants avec plus de 100 milliards de francs CFA non utilisés, pendant que les PME en Centrafrique  étouffent par manque de financement. Derrière ce paradoxe, se cache une réalité plus complexe : l’absence de dossiers bancables, le manque d’accompagnement des entrepreneurs par l’État et l’inadéquation du cadre réglementaire. Cette situation, débattue lors du Conseil économique de ce lundi 10 février, démontre clairement le dysfonctionnement général du système de financement du secteur privé.

 

Les banques commerciales de Bangui accumulent des liquidités record, une situation qui pénalise tant les établissements financiers que les entrepreneurs. “C’est de l’argent qui est stocké à la banque centrale mais qui n’a pas servi à l’économie“, explique un membre du Conseil économique.

 

Le véritable problème réside dans l’incapacité des PME en Centrafrique  à présenter des projets viables. Sans formation adéquate ni accompagnement technique, la majorité des entrepreneurs centrafricains peinent à constituer des dossiers répondant aux critères bancaires.

 

L’État, à travers le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, brille par son absence. Aucun programme structuré de formation ou d’assistance technique n’existe pour aider les entrepreneurs des PME en Centrafrique  à monter leurs dossiers de financement. Le cadre réglementaire, obsolète et inadapté, complique davantage l’accès au crédit.

 

“Les PME en Centrafrique  créeront la richesse de notre pays, pas les sociétés étrangères”, affirme un opérateur économique centrafricain. Pourtant, sans réforme profonde du système d’accompagnement et sans renforcement des capacités des entrepreneurs, les milliards continueront de dormir dans les coffres des banques.

 

Le Conseil économique propose la création d’un nouveau cadre de concertation entre opérateurs économiques et banques. Une initiative qui nécessitera, pour réussir, un engagement concret de l’État dans la formation et l’accompagnement des entrepreneurs centrafricains.

 

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Les conseillers économiques s’opposent aux réformes “dictées” par les partenaires financiers

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Les conseillers économiques s’opposent aux réformes “dictées” par les partenaires financiers

 

Centrafrique.org/centrafrique-grogne-au-sein-du-conseil-economique-et-social-les-conseillers-menacent-de-destituer-le-president-alfred-poloko/monsieur-alfred-poloko-president-du-conseil-economique-et-social-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-63704″ data-wpel-link=”internal”>conseillers économiques
Monsieur Alfred Poloko, Président du Conseil Économique et Social de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les membres du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) ont vivement contesté les réformes du secteur public imposées par les institutions financières internationales lors de leur session à Bangui. Ces réformes, selon eux, provoquent l’effondrement des sociétés d’État plutôt que leur redressement.

 

Les discussions sur les réformes économiques en Centrafrique dévoile un dialogue de sourds entre les autorités nationales et les partenaires financiers internationaux. Lors de la session du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) à Bangui, les critiques formulées contre les institutions financières internationales masquent l’absence de propositions concrètes.

 

“On tue les sociétés d’État”, affirme Pardissia Mbemade de la Chambre d’agriculture, citant la SODECA comme exemple. Une déclaration qui ignore une réalité : la SODECA n’a jamais été privatisée et continue de fonctionner comme société d’État, accumulant déficits et dysfonctionnements.

 

Le gel récent du programme du FMI, suite au refus des autorités d’ajuster les prix des carburants, explique ce dialogue impossible. Au lieu de négocier sur la base de données chiffrées et d’études d’impact, le gouvernement a préféré se tourner vers des solutions alternatives comme les livraisons russes de carburant, une réponse de court terme qui ne résout pas les problèmes structurels.

 

“L’État doit mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut”, suggère Mme Mbemade. Une recommandation qui évite soigneusement d’aborder les vrais enjeux : absence de transparence dans la gestion, déficit chronique des entreprises publiques, et manque de plan de restructuration crédible.

 

Dans d’autres pays africains, le dialogue avec les institutions financières internationales, basé sur des données vérifiables et des propositions concrètes, a permis d’adapter les réformes aux réalités locales. En RCA, le rejet systématique des recommandations des partenaires techniques et financiers, sans contre-propositions viables, risque d’aggraver l’isolement économique du pays.

 

La rhétorique anti-réformes, alimentée par des narratifs russes, ne fait qu’esquiver la nécessité d’un débat constructif sur l’avenir des entreprises publiques centrafricaines. Entre Bangui qui refuse tout changement et les bailleurs qui maintiennent leurs exigences, ce sont les Centrafricains qui paient le prix de ce dialogue de sourds.

 

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Les habitants de Bouar contestent la hausse des prix dans les centres de recharge téléphonique

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Les habitants de Bouar contestent la hausse des prix dans les centres de recharge téléphonique

 

Centrafrique.org/evasion-spectaculaire-a-boire-22-detenus-disparaissent-dans-la-nature/au-plein-centre-de-la-ville-de-bouar-au-nord-ouest-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-67539″ data-wpel-link=”internal”>Les habitants de Bouar contestent la hausse des prix dans les centres de recharge téléphoniqueAu plein centre de la ville de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine Au-plein-centre-de-la-ville-de-Bouar-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine Évasion spectaculaire à Bouar : 22 détenus disparaissent dans la nature
Au plein centre-ville de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les prix de recharge des appareils électroniques ont considérablement augmenté dans la ville de Bouar, située à 452 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Une situation qui provoque le mécontentement des habitants, alors que le prix du carburant est revenu à la normale.

 

En effet, les gérants des centres de recharge téléphonique de Bouar ont doublé leurs tarifs depuis quelques semaines. Le coût pour recharger un téléphone Android est passé de 100 à 150 francs CFA, tandis que la recharge d’un ordinateur portable est montée de 500 à 1000 francs CFA. Cette augmentation concerne également les lampes torches et les enceintes portables.

 

“Le prix du carburant nous avait causé beaucoup de difficultés. Un litre nous coûtait entre 700 et 800 francs. Pour une journée de travail de 8h à 13h, nous consommons environ 5 litres, soit une dépense de 5000 francs. Avec les anciens tarifs de recharge, nous ne gagnions que 3500 à 4000 francs par jour”, explique Oscar Docaré, responsable d’un centre de recharge à Bouar.

 

Cette justification par la hausse passée du carburant ne convainc pas les habitants, puisque le prix du litre est désormais redescendu à 1000 francs CFA. Les usagers s’interrogent sur le maintien de ces nouveaux tarifs malgré la normalisation du prix du carburant.

 

La situation crée des tensions dans cette ville de la préfecture de la Nana-Mambéré, où les groupes électrogènes et les panneaux solaires constituent les seules sources d’alimentation électrique pour la population.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le Memecoin de Touadera, à peine lancé, cette crypto crée une avalanche des critiques sur les réseaux sociaux

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Le Memecoin de Touadera déclenche une vague de critiques sur les réseaux sociau centrafricains”

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lhypothese-du-report-des-prochaines-echeances-electorales-est-desormais-inevitable/faustin-archange-touadera-Centrafrique-discours-janvier-2019-5/” rel=”attachment wp-att-31900″ data-wpel-link=”internal”>Le Memecoin de Touadera déclenche une vague de critiques sur les réseaux sociau centrafricains"
Faustin Archange Touadéra

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La dernière trouvaille numérique du président centrafricain Baba Kongoboro, le Memecoin,  ne passe pas. Sur Facebook, l’annonce du Memecoin par Faustin-Archange Touadera a déclenché une avalanche de commentaires, où la colère se mêle à l’ironie et au désabusement.

 

Le Memecoin  avec sa vidéo sortie directement de laboratoire de Boy-Rabe

 

Le ton est donné par Edson Cozy : “C’est grave de voir que la renaissance approuve cette vidéo. La réalisation est tellement nulle, en dessous de tout“, lance-t-il, proposant même de refaire gratuitement le montage. “Le réalisateur de cette vidéo devrait être mis aux arrêts”, ajoute Aboubakar Baba. L’amateurisme de la production agace particulièrement Derrick Miguel Zebegue Lagos : “C’est quand-même le président de la république, même les montages que nous faisons sur TikTok sont mieux“. Et le Memecoin?

 

Le Memecoin , fantôme du Sango Coin

 

Après le Memecoin , les Centrafricains n’ont pas oublié l’échec du Sango Coin. Stefan Gbayombo ne mâche pas ses mots : “Le bilan de BitCoin et SangoCoin ? Des pertes sèches. Nos compatriotes ont perdu leur argent avec cette idée tordue du SangoCoin. Un Camerounais est même parti avec tous les fonds“.

 

“Nous en sommes où avec le Sango Coin, Monsieur le Président ?”, demande Princee Axel Ouebio. Une question qui reste sans réponse, pendant que le chef de l’État lance déjà une nouvelle monnaie virtuelle, le Memecoin.

 

L’internet avant la crypto, c’est-à-dire le Memecoin

 

La remarque qui revient le plus touche au bon sens : comment faire de la crypto sans internet ? “Il n’y a même pas de réseau à Bangui et vous parlez de crypto ?”, s’étonne Madson Costa. Fodjo Le Diamantaire développe : “L’internet coûte trop cher, le téléphone ne passe même pas dans certaines provinces. Le Memecoin, c’est juste pour les Banguissois ou quoi ?”

 

Des Centrafricains à bout de patience

 

“Monsieur le Président, regardez la réalité de votre peuple”, écrit Jean-Pierre Kpata. “Oui, vous croyez que la sécurité s’améliore, l’image du pays aussi. Mais sur l’économie, vous partez dans tous les sens avec vos idées approximatives. L’exemple est parfait, le Memecoin .”

 

Rainaldy Konzapa va droit au but : “Avec une vidéo pareille, quel investisseur va nous prendre au sérieux ? On n’a même pas fini avec le Sango Coin !”

 

Le plus cinglant vient de Stefan Gbayombo : “Par respect, arrêtez avec vos histoires de monnaie virtuelle. Ça ne remplit pas nos assiettes. Les Centrafricains ont besoin d’eau potable, pas de crypto“.

 

Des défenseurs quand même, 10% des commentaires

 

Quelques voix défendent le président. “Arrêtons de chipoter sur la vidéo”, dit Victorien Quares Kappe. “Le message est important. Nous les Centrafricains, on s’accroche toujours aux détails au lieu de voir l’essentiel“.

 

Marcella Latheo y croit dur comme fer : “Bravo ! Le futur est numérique. Bientôt, tout le monde aura besoin d’un portefeuille crypto. La RCA prend le train en marche”.

 

La politique s’en mêle

 

Les positions politiques colorent les réactions avec de l’ironie. “Baba Kongoboro, éternel Président à vie !”, clame Gervais Senefe. “Je valide le 3ème mandat, homme de la situation”, renchérit Desmo Tchutchou Modeste Ouagui. À l’opposé, “Vrai Oubanguien” tranche : “Je ne lui fais pas confiance. C’est un bandit .”

 

Les vrais besoins du peuple oubliés

 

“Monsieur le Président”, écrit Goniwa Privat, “merci pour vos efforts. Mais ce qu’on veut, c’est la sécurité dans l’arrière-pays, des emplois, une vie normale. On veut juste que notre pays ressemble aux autres, et non le Memecoin  “.

 

Cette nouvelle aventure dans la crypto montre le fossé entre un pouvoir qui rêve de technologie et des citoyens qui attendent encore l’essentiel. Entre ceux qui voient un avenir numérique et ceux qui veulent d’abord de l’eau au robinet, le débat ne fait que commencer.

 

Pendant ce temps, comme le note Abdallah Seid : “Tu continues de vendre la RCA aux russes et  Rwandais. Un escroc Président .” Une phrase qui rappelle que derrière les promesses du numérique, les questions de fond restent entières.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Maxime Balalou avoue le naufrage du ministère de la Communication

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Maxime Balalou avoue le naufrage du ministère de la Communication

 

Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou avoue le naufrage du ministère de la Communication
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de la Communication Maxime Balalou, invité de l’émission radio-télévisée “Porte-parole du gouvernement”, a dressé un constat accablant de son département, confirmant ce que de nombreux observateurs dénoncent depuis des mois : l’effondrement total des médias publics centrafricains.

 

“Je suis arrivé dans une maison désorganisée”, reconnaît le ministre Maxime Balalou, utilisant un euphémisme pour décrire un ministère en déroute. Une “désorganisation” qu’il a lui-même aggravée depuis sa nomination en confiant des postes clés à des personnes sans expérience ni qualification journalistique.

 

La dégradation de la qualité éditoriale des médias d’État est d’ailleurs très visible. La radio et la télévision nationale diffusent désormais leurs programmes dans un français approximatif, avec des présentateurs visiblement recrutés sur des critères autres que la compétence. Des chefs de rédaction à peine sortis du quartier Lakouanga se retrouvent propulsés à des postes stratégiques, sapant la crédibilité des médias publics.

 

“Il fallait libérer la parole”, affirme le ministre Maxime Balalou, ignorant que cette “libération” s’est traduite par un nivellement par le bas. Sous sa direction, les standards professionnels ont été abandonnés au profit d’un amateurisme généralisé. La situation est d’autant plus inquiétante que le ministère, selon l’article 24 de la nouvelle Constitution de Baba Kongoboro, doit garantir “l’objectivité, l’impartialité et le pluralisme d’opinions dans le traitement et la diffusion de l’information“.

 

Or, le ministre Maxime Balalou évoque “une mission sacerdotale” alors que son bilan révèle une gestion chaotique ayant transformé les médias publics en porte-voix de la propagande des Wagner. Les moyens limités qu’il déplore masquent mal l’incompétence manifeste dans la gestion des ressources existantes.

 

La “démotivation” du personnel qu’il mentionne reflète le malaise profond d’une institution minée par le népotisme et l’incompétence. Les rares professionnels encore présents se retrouvent marginalisés au profit de recrues inexpérimentées, compromettant la mission d’information et d’éducation des médias publics.

 

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Touadéra et son Épouse Brigitte en Parade touristique à Addis-Abeba : Un Demi-Milliard Gaspillé une nouvelle fois pour un Sommet Inutile pour les centrafricains

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Touadéra et son Épouse Brigitte en Parade à Addis-Abeba : Un Demi-Milliard Gaspillé une nouvelle fois pour un Sommet Inutile

 

Centrafrique.org/arrivee-de-faustin-archange-touadera-et-son-epouse-brigitte-a-addis-abeba-pour-le-sommet-de-lunion-africaine/” data-wpel-link=”internal”>Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et son épouse Brigitte arrivent à Addis-Abeba, accueillis avec faste dans un contexte de crise en Centrafrique.
Faustin-Archange Touadéra et son épouse Brigitte, en grande pompe à Addis-Abeba pour le sommet de l’Union africaine. Copyright la Renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Faustin-Archange Touadéra et son épouse Brigitte ont une fois de plus embarqué une imposante délégation pour Addis-Abeba, où se tient la 38ᵉ Assemblée des chefs d’État de l’Union africaine. Pendant que Bangui s’enfonce dans la misère, le couple présidentiel dépense sans compter pour un voyage dont l’utilité reste un mystère pour l’ensemble des centrafricains.

 

Un déplacement qui coûte une fortune

 

Chaque déplacement présidentiel mobilise des fonds colossaux. Pour ce sommet, la facture dépasse 500 millions de francs CFA, un montant suffisant pour financer des écoles, des hôpitaux ou réparer des routes en ruine. Pendant que les caisses de l’État sont vides, d’après le gouvernement, le régime trouve toujours de l’argent pour ses voyages à l’étranger.

 

Brigitte Touadéra, fidèle à son rôle, est aussi du voyage pour participer à la 29ᵉ Assemblée des Premières Dames d’Afrique. Officiellement, il s’agit de défendre les droits des femmes. Mais en Centrafrique, les réalités sont choquantes : accouchements sans assistance médicale, absence de soins, insécurité permanente. Pendant que les Premières Dames échangent des discours hypocrites devant les cameras du monde entier, la situation des femmes ne change pas.

 

L’Union africaine et ses contradictions

 

L’inefficacité de l’Union africaine n’est plus à prouver. Officiellement, l’organisation interdit l’usage de mercenaires sur le continent. Pourtant, les Mercenaires russes sont présents en Centrafrique, au Mali, au Niger et au Burkina Faso, et l’Union africaine ne dit rien.

 

Quand il s’agit des mercenaires africains employés par un Président africains, l’UA fait entendre sa voix. Mais dès qu’il est question de la Centrafrique et des intérêts russes, silence total. L’organisation, censée défendre les principes de souveraineté et de sécurité, laisse les puissances étrangères faire la loi en Afrique.

 

Un sommet sans impact pour la Centrafrique

 

Ce sommet, comme les précédents, ne changera rien. Le pays est à l’abandon, livré à la misère et à l’insécurité. Les chefs d’État viennent, prennent la parole et repartent, pendant que leurs populations attendent toujours des solutions concrètes.

 

Touadéra peut bien poser sur les photos officielles, serrer des mains et multiplier les rencontres, la réalité est qu’il rentrera à Bangui sans aucune avancée pour le pays. Pendant ce temps, l’économie s’effondre, les fonctionnaires attendent leur salaire et les infrastructures sont dans un état désastreux.

 

Le plus dramatique, c’est que cette situation se répète à chaque sommet depuis des décennies. Touadéra voyage, dépense, revient et tout continue comme avant.

 

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MCU-Russie Unie : un accord de colonisation qui scelle définitivement l’influence de Moscou à Bangui

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Les deux partis politiques , MCU-Russie Unie : un accord de colonisation qui scelle définitivement l’influence de Moscou à Bangui

 

La mainmise russe s'étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Mouvement Cœurs Unis (MCU) du président Touadéra et Russie Unie de Vladimir Poutine ont scellé leur union début 2024. Un accord politique qui couronne plusieurs années d’influence croissante de Moscou à Bangui, commencée avec l’arrivée des forces Wagner et étendue progressivement à tous les secteurs de la société centrafricaine.

 

Cette alliance politique fait suite à la visite officielle du président Touadéra à Moscou en janvier, où il a rencontré le criminel russe Vladimir Poutine. Un prétendu don de carburant russe à Bangui a accompagné ces échanges diplomatiques, renforçant les liens de colonisation entre les deux pays.

 

La présence russe, initialement établie via les mercenaires russes du groupe Wagner, s’est progressivement transformée en “proconsulat”, selon Martin Ziguélé, président du MLPC. Cette influence s’étend désormais à tous les secteurs : politique (MCU), institutionnel, médiatique, associatif et économique, notamment à travers l’exploitation de la mine d’or de Ndassima.

 

L’ingérence dans les institutions nationales s’est notamment manifestée lors de la destitution de Danielle Darlan, ex-présidente de la Cour constitutionnelle. Cette dernière avait reçu la visite d’émissaires de Wagner qui cherchaient à modifier la Constitution pour permettre au président Touadéra de se maintenir au pouvoir. Son refus a conduit à son éviction.

 

Le contrôle de l’information constitue un autre volet de cette stratégie. Un système de rémunération des journalistes a été mis en place pour diffuser des contenus favorables au pouvoir et à ses alliés russes, comme l’a révélé un journaliste centrafricain réfugié en France sur les ondes de RFI.

 

Sur le plan économique, l’opacité règne autour des accords entre l’État centrafricain et l’entreprise Midas, un gros bras économique russe en République centrafricaine. Le refus de publier ces contrats a entraîné la suspension de la RCA de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.

 

Cette mainmise russe sur la Centrafrique pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains, comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger, où Moscou cherche à étendre son influence dans tout le domaine.

 

Face à cette situation, l’opposition centrafricaine, menée par le Bloc républicain pour la défense de la constitution, s’inquiète d’une dérive autoritaire du MCU calquée sur le modèle politique russe. “Le modèle politique est désormais clair. Le modèle politique, c’est la Russie Unie et nous n’accepterons pas ça parce que ça signifie la fin de la démocratie, la fin de la république”, affirme Martin Ziguélé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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APPR-RCA : six ans après, quel est le bilan d’un accord de paix qui est devenu un fiasco

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APPR-RCA : six ans après, le bilan d’un accord de paix aux promesses non tenues

 

Centrafrique.org/elections-2020-2021-les-garants-de-lappr-rca-ecartent-tout-report/confernce-de-presse-dimanche-6-octobre-de-la-mission-haut-niveau-union-europeenne-union-africaine-onu-en-centrafrique-pour-le-suivi-de-laccord-politique-pour-la-paix-et-la-reconciliation/” rel=”attachment wp-att-32623″ data-wpel-link=”internal”>APPR-RCA : six ans après, le bilan d'un accord de paix aux promesses non tenues
Conférence de presse de la mission de haut niveau de l’Union européenne, l’Union africaine et l’ONU en République centrafricaine le 6 octobre 2019. CNC.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Six années se sont écoulées depuis la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Le 6 février 2019, le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés paraphaient à Bangui ce document négocié à Khartoum, censé ramener la paix dans le pays.

 

Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, était alors porteur d’espoir. L’accord, soutenu par l’Union africaine et les Nations unies, promettait le désarmement des groupes armés, leur démobilisation et leur réintégration dans la société civile.

 

Un haut responsable du Ministère du désarmement, contacté par la rédaction du CNC, dresse un constat amer : “Les principaux points de l’APPR-RCA restent lettre morte. Le désarmement est partiel, la violence persiste dans plusieurs préfectures, et certains signataires ont repris les armes”.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans la préfecture de la Ouaka, à 385 kilomètres de Bangui, les affrontements continuent. La préfecture de la Basse -Kotto, à 595 kilomètres de la capitale, reste sous l’influence de groupes armés. Même constat dans la Vakaga, à plus de 1078 kilomètres de Bangui, ou encore dans la Haute-Kotto, Haut-Mbomou, la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, Lim-Pendé et Ouham.

 

Jean Willybiro-Sako, Ministre d’État chargé du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et du rapatriement, reconnaît des “avancées limitées pour APPR-RCA “. Il évoque néanmoins “des progrès dans certaines zones où les unités spéciales mixtes de sécurité sont déployées“.

 

L’APPR-RCA prévoyait aussi la mise en place d’une commission vérité-justice-réparation. À ce jour, les victimes attendent toujours des compensations. Dans les camps de déplacés, eh oui, ça existe encore 9 ans après la prise du pouvoir de Baba Kongoboro, le sentiment d’abandon domine.

 

“L’APPR-RCA n’a pas tenu ses promesses”, analyse Firmin Zokoué, membre de l’opposition démocratique centrafricaine. “Les groupes armés ont profité de l’accord pour se réorganiser. Certains contrôlent encore des zones entières du territoire, exploitant illégalement les ressources minières“.

 

La présence des mercenaires de Wagner, bien que présent en RCA depuis 2018, mais avec leur renfort massif en 2021 après la signature de l’APPR-RCA, complique davantage la situation. Leur déploiement, bien que contribuant à repousser certains groupes armés, pose des questions sur la souveraineté nationale prônée par l’APPR-RCA.

 

Le texte garantissait également une meilleure représentation politique des régions. Or, la décentralisation peine à se concrétiser. Les Élections locales, promises pour juillet 2025, cristallisent les tensions entre pouvoir central et territoires.

 

Six ans après sa signature, l’APPR-RCA illustre les défis de la construction de la paix en Centrafrique. Si l’accord a permis d’apaiser temporairement certaines tensions, il n’a pas réussi à résoudre les causes profondes du conflit : la gouvernance, le partage des ressources et la réconciliation nationale.

 

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Le MLPC, 46 ans de lutte politique , fait face désormais à de nouveaux défis: “le combat de la lumière contre l’obscurité et l’obscurantisme”….

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Le MLPC, 46 ans de lutte politique , fait face désormais à de nouveaux défis: “le combat de la lumière contre l’obscurité et l’obscurantisme”….

 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le MLPC ( Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain ), parti d’opposition historique en République centrafricaine, célèbre ses 46 ans d’existence. Une longévité remarquable pour une formation politique d’opposition en Afrique, qui témoigne de son ancrage profond dans le paysage politique centrafricain.

 

Martin Ziguélé, président du MLPC, fait face à de nouveaux défis dans un contexte politique tendu. Le parti, né dans la lutte contre l’autoritarisme, se trouve aujourd’hui confronté à des tentatives de division instrumentées par le pouvoir en place. “Depuis un an, nous faisons face à plusieurs tentatives de diviser le MLPC”, explique son président.

 

Le MLPC maintient sa cohésion grâce à une structure militante solidement implantée dans tout le pays, s’appuyant sur un réseau de fédérations, sous-fédérations, unions fédérales, sections et cellules à travers le pays. Cette organisation permet au MLPC de garder le contact avec sa base populaire, malgré des moyens limités.

 

Face aux pressions, le MLPC a choisi la voie légale. Le parti a initié des procédures judiciaires pour défendre ses droits, soutenu par des avocats engagés qui se sont constitués gratuitement pour défendre sa cause. “Nous avons la justice, nous avons le droit, nous avons les militants et nous avons les statuts et les règlements intérieurs de notre côté”, affirme Martin Ziguélé.

 

En tant que porte-parole du Bloc républicain pour la défense de la constitution, le MLPC s’oppose fermement à la modification constitutionnelle permettant au président Touadéra de briguer un troisième mandat. Le parti exige l’organisation d’un dialogue politique national pour garantir des élections inclusives en 2025.

 

Le MLPC poursuit ainsi la tradition de ses fondateurs, inscrivant son action dans “le combat de la lumière contre l’obscurité et l’obscurantisme”. Pour le parti, la lutte actuelle ne se limite pas à l’opposition politique : elle vise à combattre “l’ignorance” et “l’autocratie” pour défendre le bien-être des Centrafricains.

 

Dans un contexte où les libertés démocratiques se réduisent, avec notamment l’introduction controversée du concept de “centrafricanité d’origine” dans la Constitution, le MLPC continue de porter la voix de l’opposition démocratique. Le parti utilise tous les canaux disponibles – radios locales, technologies de l’information – pour maintenir le dialogue avec la population.

 

Cette résistance démocratique s’exerce dans des conditions difficiles, “au risque de notre vie”, souligne Martin Ziguélé, rappelant le prix payé par les militants pour la défense des valeurs républicaines en Centrafrique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Mboki : Pillages, Incendies et Laxisme des Autorités, une Ville au Bord du Chaos

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Mboki : Pillages, Incendies et Laxisme des Autorités, une Ville au Bord du Chaos

 

Centrafrique.org/incendie-mboki/” data-wpel-link=”internal”>Mboki : Pillages, Incendies et Laxisme des Autorités, une Ville au Bord du Chaos
incendie des boutiques dans le marché central de Mboki le 15 février 2025 vers 19 heures.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la soirée de dimanche à lundi 16 février 2025, des miliciens Azandés, désormais appelés “Wagner ti Azandé ” après leur formation par les mercenaires russes du groupe  Wagner à Obo, ont attaqué plusieurs commerces au marché central de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, dans la région du Haut-Oubangui. Ces hommes, déjà connus pour leurs exactions répétées contre la communauté peule et les musulmans, ont d’abord pillé les boutiques avant de mettre le feu à deux d’entre elles.

 

L’attaque a eu lieu aux alentours de 19 heures, un moment où la ville est encore en activité, même si le marché lui-même est déjà fermé. L’image capturée sur place par les secouristes volontaires montre des étals réduits en cendres, des toitures en pailles effondrées et un décor de désolation.

 

Un incendie qui aurait pu virer au drame

 

Les flammes auraient pu causer un véritable désastre, car non loin du marché, un habitant stocke du carburant dans sa maison. Ce commerce, bien connu dans la ville, fonctionne comme un dépôt improvisé où l’essence est revendue en petites quantités aux automobilistes. Si l’incendie avait atteint cette réserve, une explosion aurait pu embraser tout le quartier, causant des pertes humaines et matérielles incalculables.

 

Heureusement, les habitants ont réagi rapidement. Voyant les flammes s’élever au-dessus du marché, une foule s’est précipitée pour tenter d’éteindre le feu, évitant ainsi une catastrophe. Si l’attaque avait eu lieu en pleine nuit, l’histoire aurait été tout autre, car à minuit, la ville est plongée dans l’obscurité et personne n’aurait pu intervenir à temps.

 

Des pillages organisés avant l’incendie

 

Avant de brûler les boutiques, les assaillants ont méthodiquement vidé les stocks. Plusieurs commerces ont été ciblés, y compris une boutique appartenant à un jeune peul, totalement dépouillée mais épargnée par les flammes. Les miliciens ont emporté tout ce qui avait de la valeur : nourriture, produits de première nécessité, vêtements et argent liquide.

 

Ce mode opératoire montre une préparation et une volonté d’appauvrir certaines communautés, en particulier les Peuls, qui sont à la fois éleveurs et commerçants. Ceux qui vendent du bétail ou des denrées alimentaires sont systématiquement ciblés.

 

Même les kits alimentaires distribués récemment par la Croix-Rouge ont été arrachés aux bénéficiaires. Le samedi dernier, une vieille dame, qui a également reçu ce kit alimentaire, et n’ayant qu’utiliser une petite partie, a malheureusement s’est vue confisquée le reste de ces produits par un civil Zandé, qui ont tendance maintenant à suivre leur compatriotes miliciens .

 

Pendant ce temps, les forces de sécurité restent passives

 

Mboki n’est pas une ville laissée à l’abandon. Elle abrite des soldats FACA, des gendarmes, des policiers et une présence de la Minusca. Pourtant, aucune intervention n’a eu lieu avant, pendant ou après l’attaque des Azandé :  civils ou miliciens.

 

Ces incidents ne sont pas nouveaux. Depuis des mois, voir des années, les mêmes groupes attaquent, pillent et brûlent sans jamais être inquiétés. Les coupables sont connus, ils agissent en toute impunité. Une simple patrouille suffirait à stopper ces attaques, mais rien n’est fait.

 

Les autorités locales, le sous-préfet et le maire, restent invisibles et silencieux, comme s’ils n’existaient pas. Les forces de l’ordre, qui devraient protéger la population, ferment les yeux.

 

Une situation explosive

 

La tension est palpable à Mboki et dans tout le Haut-Oubangui. Les victimes savent qui les attaque, et le sentiment d’injustice grandit. À force de laisser ces violences se répéter, la situation pourrait dégénérer à tout moment.

 

Ceux qui ont perdu leur commerce, leur bétail ou leurs biens ne resteront pas éternellement spectateurs. Si les autorités ne réagissent pas rapidement, Mboki pourrait devenir le théâtre d’un affrontement ouvert, dont les conséquences seront désastreuses.

 

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Les motos de fonction transformés en taxis – motos  : le ministre des PME menace ses cadres

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Les motos de fonction transformés en taxis – motos  : le ministre des PME menace ses cadres

 

Centrafrique.org/le-ministere-des-pme-dirige-par-hyppolite-ngatte-une-coquille-vide-au-service-du-nepotisme/hyppolite-ngatte-ministre-des-petites-et-moyennes-entreprises/” rel=”attachment wp-att-85634″ data-wpel-link=”internal”>Les motos de fonction transformés en taxis – motos : le ministre des PME menace ses cadres
Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises a distribué vingt motos à ses cadres ce lundi 10 février. Au lieu de présenter un plan d’utilisation de ces équipements pour soutenir les PME, la cérémonie s’est transformée en séance d’avertissements.

 

“Le matériel de l’État qui vous est doté aujourd’hui va vous servir d’instruments de travail”, a déclaré le ministre Hippolyte Ngatté. Une déclaration suivie immédiatement de menaces : “Si on tombe sur un cas de moto transformée en taxi, ça va être sanctionné et ça peut vous coûter votre poste.”

 

Les bénéficiaires devront signer un engagement de bonne utilisation, dans un ministère où les priorités semblent à l’envers. Pendant que les PME centrafricaines attendent des solutions concrètes pour se développer, leur ministre de tutelle se préoccupe davantage des motos de service.

 

Le budget du ministère ne permet pas d’équiper tout le personnel. “Nous n’avons pas assez de moyens pour doter tout le personnel de l’État”, admet le ministre Ngatté, sans proposer de solutions alternatives.

 

Cette distribution de motos ressemble plus à une opération de communication qu’à une mesure efficace pour le secteur privé. Un constat peu surprenant pour ce ministère dirigé par un neveu du Président récompensé pour son soutien au référendum constitutionnel sur le mandat présidentiel illimité, plutôt que pour ses compétences en matière de développement économique. Les conseils des ministres se succèdent sans qu’aucune réforme concrète ne soit proposée pour les PME centrafricaines.

 

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Crise des réfugiés  à Birao : 36 000 réfugiés pour une ville déjà fragilisée

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Crise des réfugiés  à Birao : 36 000 réfugiés pour une ville déjà fragilisée

 

Centrafrique.org/refugies-en-Centrafrique-la-solidarite-face-aux-defis-de-lexil/des_refugies_soudanais_a_birao/” rel=”attachment wp-att-77116″ data-wpel-link=”internal”>Crise des réfugiés à Birao : 36 000 réfugiés pour une ville déjà fragilisée
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La préfecture de la Vakaga fait face à une crise humanitaire sans précédent avec l’afflux massif de soudanais réfugiés à Birao. Selon Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga, la situation est devenue critique : “Il y a au moins 36 000 réfugiés à Birao, c’est le double de la population déjà. Donc, vraiment, on respire demi-démi, mais on fait avec.”

 

Cette arrivée massive de réfugiés à Birao crée une pression considérable sur les infrastructures et ressources déjà limitées de la ville. Les organisations humanitaires, bien que présentes, peinent à apporter une aide efficace en raison de l’insécurité ambiante. “Même à l’endroit où les humanitaires, on ne peut même pas amener les vivres à la population parce qu’il y a de l’insécurité”, souligne Fatime Attache.

 

Les impacts de cette crise des réfugiés  à Birao  se manifestent à plusieurs niveaux :

– Surcharge des infrastructures urbaines existantes

– Pression accrue sur les ressources alimentaires

– Augmentation de la demande en services de base

– Difficultés d’acheminement de l’aide humanitaire

– Tensions sur les prix des produits de première nécessité

 

La situation est d’autant plus inquiétante que Birao souffrait déjà de problèmes structurels importants avant l’arrivée des réfugiés. L’absence d’infrastructures adéquates et les difficultés d’approvisionnement régulier compliquent davantage la gestion de cette crise humanitaire.

 

Les commerçants locaux témoignent de l’impact de cette augmentation soudaine de la population sur les prix. “Tout est devenu cher à Birao parce que la population a augmenté“, confirme un commerçant du marché central.

 

Face à cette situation critique, les autorités locales appellent à une mobilisation urgente de l’aide internationale et du gouvernement central. Cependant, l’acheminement de cette aide reste problématique en raison de l’enclavement de la région et des conditions sécuritaires précaires.

 

Cette crise des réfugiés dévoile la vulnérabilité de Birao et souligne l’urgence d’une réponse coordonnée entre les autorités nationales et les organisations humanitaires pour éviter une détérioration plus grave de la situation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Une femme prend la tête du quartier d’Ingona à Gamboula, madame Philomène Ouemain

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Une femme prend la tête du quartier d’Ingona à Gamboula, madame Philomène Ouemain

 

Centrafrique.org/philomene-ouemain-femme-cheffe-du-quartier-dingona-a-gamboula-en-centrafriquetexte/” data-wpel-link=”internal”>Une femme prend la tête du quartier d'Ingona à Gamboula, madame Philomène Ouemain. Corbeaunews-centrafrique, Berberati, Mambéré-Kadéi
Philomène Ouemain, récemment intronisée cheffe du quartier d’Ingona, dans la commune de Basse-Bombay, Mambéré Kadéi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La commune de Basse-Bombay, dans la Mambéré-Kadéi, compte désormais une nouvelle chef de quartier. Philomène Ouemain a été officiellement intronisée samedi dernier à la tête du quartier d’Ingona, lors d’une cérémonie présidée par le sous-préfet Zéphérène Goyos.

 

Élue par acclamation en septembre 2024, elle a pris ses fonctions lors d’une cérémonie présidée par le sous-préfet de Gamboula, Zéphérène Goyos, et en présence de Sylvain Boubou, président de la délégation spéciale de la commune de Basse-Bombay. Cette intronisation est présentée comme une avancée en matière d’égalité des genres, mais la réalité du terrain pose encore de nombreuses questions.

 

Une exception dans un système verrouillé

 

La commune de Basse-Bombay compte 83 chefs de quartiers et villages, mais seules trois femmes ont été nommées à ce poste. Si certains saluent cette désignation comme un progrès, la structure traditionnelle du pouvoir reste profondément masculine.

 

Robert Banoubaza, pasteur retraité vivant à Kourouna, à 15 km de Gamboula, a exprimé sa joie en voyant Philomène Ouemain accéder à cette fonction. “Auparavant, on disait que seuls les hommes pouvaient être chefs”, a-t-il déclaré, reconnaissant ainsi le changement que représente cette nomination.

 

Mais cette ouverture est-elle sincère ? Aura-t-elle réellement les moyens d’exercer son autorité sur un système qui n’a jamais été pensé pour intégrer les femmes ?Un test grandeur nature pour la politique locale de genre.

 

En effet, ces dernières années, le gouvernement met en avant la promotion des femmes dans l’administration locale, sous couvert de modernisation et de cohésion sociale. Mais au-delà des discours, ces avancées restent symboliques si elles ne s’accompagnent pas de réels changements structurels.

 

Philomène Ouemain devra faire face à de nombreux défis, notamment :

  • L’acceptation de son autorité par la communauté et les autres chefs traditionnels.
  • Les résistances internes qui peuvent limiter son pouvoir réel.
  • Le manque de ressources et de soutien pour mener à bien ses missions.

 

Sans une véritable volonté politique et un accompagnement concret, ces nominations resteront de simples vitrines utilisées pour plaire aux bailleurs internationaux, sans impact réel sur la gestion locale.

 

Un avenir incertain pour les femmes dans la gouvernance locale

 

Si la nomination de Philomène Ouemain est une avancée, elle devra être suivie d’actions concrètes pour que ces initiatives ne restent pas isolées.

 

Il ne suffit pas de nommer des femmes à des postes de responsabilité pour parler de progrès. Elles doivent avoir les mêmes moyens, le même respect et la même liberté de gouvernance que leurs homologues masculins.

 

Sans cela, ces nouvelles cheffes de quartier risquent d’être de simples figures décoratives, sans réel pouvoir de décision, utilisées uniquement pour montrer une ouverture qui n’existe pas en réalité.

 

Le véritable test commencera maintenant : Philomène Ouemain pourra-t-elle réellement exercer son rôle, ou sera-t-elle rapidement freinée par un système qui ne laisse aucune place aux femmes dans la gouvernance locale ?

 

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Terreur et Impunité : Les Wagner sèment le chaos en Centrafrique, selon la Radio Free Europe  

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Terreur et Impunité : Les Wagner sèment le chaos en Centrafrique, selon la Radio Free Europe  

 

Terreur et Impunité : Les Wagner sèment le chaos en Centrafrique, selon la Radio Free Europe
Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller de cousin président Touadera Faustin saluant Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bouar, à environ 7 kilomètres de la frontière camerounaise, Privat Damabakizi, 35 ans, a été enlevé par des hommes armés vêtus de treillis militaires. Ces individus, blancs et masqués, parlaient un français approximatif. Ils étaient russes. Selon le témoignage de son frère, Alvin, recueilli par Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Damabakizi a été roué de coups, embarqué de force dans un pick-up, puis conduit vers une destination inconnue. Il n’a jamais été revu. Les autorités locales ont justifié cet enlèvement par une accusation de recel d’objets volés dans une base militaire russe. Sa famille est convaincue qu’il a été torturé et exécuté par les Wagner.

 

Quand un État, soi-disant souverain,  Capturé par des mercenaires Russes

 

Depuis 2018, les Wagner russes ont consolidé leur emprise sur la Centrafrique. Initialement déployés pour sécuriser le régime du président Faustin-Archange Touadéra, ils se sont progressivement transformés en une milice parallèle opérant en dehors de tout cadre légal. Après la mort de Yevgeny Prigozhin dans un crash aérien en août 2023, le groupe Wagner a été officiellement démantelé par Poutine. Pourtant, ses structures économiques et militaires subsistent sous d’autres appellations. En Centrafrique, ces forces continuent de tirer profit des ressources centrafricaines :  mines d’or et de diamants, exploitation forestière, commerce d’armes – générant des centaines de millions de dollars aux russes.

 

Ces milices (les Wagner), désormais qualifiées par le gouvernement centrafricain de “forces russes”, participent activement aux exactions contre la population civile. Selon un rapport de The Sentry, une ONG américaine, ce groupe des milices russes fonctionne comme une police parallèle, utilisant la terreur pour maintenir leur emprise sur le pays. Les Wagner  bénéficient de la protection du régime, tout en imposant leur loi à la population centrafricaine.

Nouveau bain de sang dans l’Ouham : les mercenaires russes massacrent des civils sur le site minier de Bodjomo
Un corps décapité sur le site minier de Bodjomo

 

Pillages, Exécutions et Intimidations : Une Stratégie de Terreur imposée par les Wagner

 

Les témoignages de victimes se multiplient. Un homme, se faisant appeler Adam, raconte à RFE/RL qu’en septembre dernier, sa boutique a été pillée par des hommes blancs tatoués, portant des masques et parlant russe, bien sur, les Wagner. « Ils ont tout pris : chaussures, tentes, réchauds, riz, huile de cuisson, médicaments vétérinaires », témoigne-t-il.

 

D’autres témoignages font état d’actes d’une extrême brutalité commis par les Wagner. Le 9 août 2024, à Mbaïki, des combattants russes, accompagnés de soldats centrafricains, ont rassemblé des hommes du village et exigé qu’ils s’identifient. Ceux qui tentaient de s’enfuir étaient exécutés. Adam rapporte que son cousin a été abattu, égorgé, puis pendu à un arbre. Ces mises en scène macabres visent à instaurer un climat de peur généralisé.

 

Des enquêtes indépendantes, comme celles de l’Armed Conflict Location & Event Data Project, rapportent que depuis 2018, ces forces ont été impliquées dans plus de 362 incidents de violence contre des civils, causant au moins 786 morts. Ce chiffre, totalement sous-estimé, est en réalité triple ou du moins plus.  Les méthodes employées par les Wagner incluent la torture électrique sur les parties génitales, les viols systématiques et les exécutions sommaires. Des rapports de l’ONU confirment ces exactions, mais les autorités russes et centrafricaines nient toute implication.

Le corps du soldat FACA décapité vers Koui faca_decapite_vers_koui Koui, un soldat FACA décapité retrouvé près du village  Ngaoukala
faca_decapite_vers_koui – Koui, un soldat FACA décapité retrouvé près du village  Ngaoukala

 

Les Wagner, des Appuis Inconditionnels du Régime de Touadéra

 

Malgré ces crimes documentés, Touadéra renforce son alliance avec Moscou. En décembre 2024, un monument à la gloire de Prigozhin et de Dmitry Utkin, premier commandant de Wagner, a été inauguré à Bangui, en pleine capitale centrafricaine. Un mois plus tard, le président centrafricain était reçu en grande pompe au Kremlin, par Vladimir Poutine, confirmant ainsi la solidité des liens entre son régime et la Russie.

 

Les autorités centrafricaines, quant à elles, minimisent ces atrocités commises par les Wagner. Un porte-parole de la présidence a refusé de commenter les accusations portées contre les Wagner , déclarant seulement que “la coopération avec la Russie est excellente et dérange les Occidentaux”. Cette impunité, conjuguée à l’absence de toute enquête indépendante, laisse peu d’espoir aux victimes et à leurs familles.

 

Une Stratégie de Pacification par la Terreur

 

L’exécution de figures opposées à la présence russe renforce ce climat de terreur. En juillet 2024, José Befio, un ex-commandant des milices Anti-Balaka formé par Wagner, a été décapité par les Wagner  à Bouca, après s’être opposé à certaines de leurs pratiques. Sa tête a été placée dans les bras d’un de ses compagnons, lui aussi exécuté. Trois de ses enfants ont été kidnappés et, à leur retour, ils avaient tous eu leurs dents arrachées.

 

Selon Charles Bouessel, expert à l’International Crisis Group, ces pratiques visent à intimider les autres chefs de guerre et à dissuader toute forme de rébellion. « La peur est un moyen efficace d’obtenir des informations et de forcer la soumission », explique-t-il.

Le ministre Maxime Balalou perd son sang-froid face aux révélations d'un journaliste centrafricain
Deux corps de deux miliciens Anti-Balaka décapitées par les mercenaires russes à Bouka

 

Une Impunité Totale pour les Wagner

 

Malgré l’ampleur des crimes recensés, aucune enquête coordonnée ni mesure de justice n’a été engagée. Jelena Aparac, ancienne présidente du groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires, déplore l’absence de mécanisme de responsabilité efficace.

 

Loin d’être éradiquée, la présence militaire russe en Centrafrique se renforce. L’Africa Corps, nouvelle entité qui regroupe d’anciens combattants de Wagner, a pris le relais. Leur rôle ne se limite plus à la protection du pouvoir en place : ils sont devenus les véritables maîtres du pays, contrôlant les ressources stratégiques et maintenant la population sous un règne de terreur.

 

Dans ce climat, l’espoir de voir la justice s’exercer demeure mince. Les victimes, elles, continuent de disparaître dans le silence.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : vive tension à l’Autorité Nationale des Élections, le personnel cumule les arriérés de salaires, la tension monte

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vive tension à l’Autorité Nationale des Élections, le personnel non payé s’agite en coulisse….

 

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grève des agents recenseurs devant le siège de l’autorité nationale des élections . CopyrightCNCgreve-des-agenrts-recenseurs-devant-le-siege-de-lautorite-nationale-des-elections-ANE-a-Bangui-le-vendredi-10-septembre-2020 – RCA : nouvelles manifestations des agents tablettes devant le siège de l’autorité nationale des élections (ÂNE)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis l’absence du président de l’Autorité nationale des élections (ANE), maître Mathias Mourouba, l’institution est en pleine débâcle. La vice-présidente, qui a pris les rênes par intérim, peine à tenir son équipe. Résultat : une gestion chaotique où l’argent disparaît sans laisser de traces, les agents de terrain sont sous-payés et les employés accumulent des mois de salaires impayés….

 

Où est passé l’argent ?

 

Alors que l’Autorité Nationale des Élections est censée organiser les élections, elle est en grande difficulté financière. Personne ne sait où sont passés les fonds alloués. Ce qui est certain, c’est que ceux qui travaillent sur le terrain subissent directement les conséquences de cette mauvaise gestion. Les agents recenseurs communément appelés agents tablettes, envoyés en province pour la première phase du recensement électoral, ont eu une mauvaise surprise en touchant leur indemnité le 15 janvier dernier. Ils devaient percevoir 130 000 francs CFA chacun, mais en arrivant, on leur a remis 100 000 francs. Un manque de 30 000 francs par personne, disparu dans la nature….

 

Des paiements truqués et des employés de l’Autorité Nationale des Élections  abandonnés….

 

À Kaga Bandoro, les chefs de quartier, censés recevoir des indemnités pour leur rôle dans le processus électoral, attendent toujours leur argent. La vice-présidente a fait établir des faux documents affirmant que tout était réglé, alors que sur le terrain, personne n’a rien reçu, et ce, jusqu’à ce jour.

 

Au siège de l’ANE, la situation est encore plus inquiétante. Les employés n’ont pas été payés depuis plusieurs mois. Le salaire de janvier n’a toujours pas été versé, et le personnel commence à perdre patience. Un retard de paiement aussi long, c’est du jamais vu dans cette institution….

 

Une gestion incontrôlée, un climat de laisser-aller….

 

Depuis que la vice-présidente est aux commandes, c’est l’anarchie au sein de l’Autorité Nationale des Élections. Chacun agit comme bon lui semble, et il n’y a plus aucune rigueur dans la gestion de l’institution. Les caisses se vident, personne ne sait où va l’argent, et aucune explication n’est donnée. Imaginez-vous, sur les 3000 agents tablettes, 30000 francs CFA imputés représentent environ 90 million de francs CFA partis en fumée.

 

Devant une telle situation, les autorités de tutelle devraient se pencher sérieusement sur le problème. Ce qui se passe à l’ANE ne concerne pas seulement quelques employés : il s’agit de l’argent du contribuable, et surtout, de l’organisation des élections à venir. Si rien n’est fait, ce sera le chaos total.

 

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Le Professeur Touadéra : de l’amphithéâtre à la dictature, la chute d’un intellectuel devenu mafieux

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Le Professeur Touadéra : de l’amphithéâtre à la dictature, la chute d’un intellectuel devenu mafieux

 

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Le professeur camerounais FRANKLIN NYAMSIScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un ancien universitaire transformé par le pouvoir. Les témoignages affluent de toute l’Afrique sur ce que beaucoup considèrent comme la déchéance morale et physique du Président, Professeur Touadéra, devenu, en quelques années un grand mafieux et criminel de la RCA.

 

Depuis la France, le professeur camerounais FRANKLIN NYAMSI, qui est également un pro-Wagner,  n’a pas mâché ses mots contre le mafieux de Bangui, le Professeur Touadéra dans son live sur les réseaux sociaux en 2022 .

FRANKLIN NYAMSI : “Nous pensions voir le Professeur Touadéra prêter sa science à la politique avant de retourner tranquillement à ses études. La réalité est tout autre“.

Monsieur FRANKLIN NYAMSI ne cache pas sa déception face à celui qui incarnait jadis l’excellence académique africaine.

 

Les changements physiques du Professeur Touadéra interpellent. Un professeur de l’université de Lomé au Togo brosse un portrait sans fard : “Autrefois, nous voyions le Professeur Touadéra comme un homme posé, accessible. Aujourd’hui, son visage gonfle comme des robots, son ventre aussi comme une femme enceinte et sa démarche pesante comme des handicapés moteurs qui cherchent leur tricycle en vain. Sa voix même a changé – il parle comme des dinosaures “.

 

Plus dangereux dans cette histoire : son détachement face aux drames qui frappent son pays. “Les massacres des Wagner dans les villes de provinces ? Il s’emballe les couilles. La souffrance du peuple ? Elle glisse sur lui. L’homme qui débattait passionnément dans les amphithéâtres avant les années 2000 a disparu“, note un observateur sénégalais.

 

“Les intellectuels africains qui goûtent au pouvoir finissent par trahir leurs valeurs”, analyse amèrement le professeur camerounais FRANKLIN NYAMSI. “Ils troquent la quête de vérité contre la quête du ventre plein. Ils abandonnent le service du peuple pour s’enrichir sans vergogne”.

 

Mais le plus choquant reste sans doute sa guerre contre la justice. “Un professeur d’université qui pourchasse des magistrats ? Qui organise la persécution d’une collègue juriste ayant simplement appliqué le droit ? C’est la honte de notre profession”, martèle l’universitaire camerounais FRANKLIN NYAMSI.

 

Cette dérive du Professeur Touadéra interroge sur le destin des intellectuels en politique. “Nous imaginions qu’il créerait une fondation pour l’éducation après son mandat. Au lieu de cela, il s’accroche au pouvoir comme une sangsue”, déplore un ancien collègue.

 

Les récents événements, notamment la modification de la Constitution en août 2023, ont achevé de ternir son image. D’éminent Professeur Touadéra  respecté, Baba Kongoboro est devenu aux yeux de ses pairs le symbole d’une trahison intellectuelle.

 

“Quand je repense au professeur Touadéra d’antan, mon cœur saigne”, confie un universitaire centrafricain. “Nous avons perdu un brillant esprit au profit d’un homme qui ne vit plus que pour le pouvoir“.

 

La trajectoire du Professeur Touadéra  pousse des nombreux universitaires africains à se poser une série de question: un intellectuel peut-il exercer le pouvoir sans se corrompre ? Pour l’heure, son exemple semble prouver le contraire, au grand désespoir de la communauté universitaire africaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : La famille Zemehoul promet de porter plainte contre Jackson Mazet pour diffamation

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La famille Zemehoul promet de porter plainte contre Jackson Mazet pour diffamation

 

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De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.

La famille de feu Colbert Zemehoul annonce son intention de déposer plainte contre Jackson Mazet, ancien cadre supérieur du MLPC basculé dans le camp présidentiel. En effet, ce dernier a publié une série de messages sur les réseaux sociaux qu’elle considère diffamatoires et insultants, mêlant leur défunt père à des affaires politiques sans fondement. Pour la famille, ces propos relèvent d’un problème mental et pourraient provenir directement de ce qu’on appelle chez nous le “cabano”.

 

Le début du délire

 

Dans plusieurs publications sur son profil de Facebook, , Jackson Mazette affirme que Martin Ziguélé, Président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) aurait détourné une somme d’argent appartenant à Colbert Zemehoul. Il prétend que cet argent, destiné à être restitué à son propriétaire, aurait été utilisé par Ziguélé pour des besoins personnels. Jackson Mazette va jusqu’à laisser entendre que ce détournement aurait indirectement contribué au décès du patriarche Zemehoul en France, faute de moyens pour se soigner.

 

Ces déclarations ont profondément indigné la famille du défunt. Guy Zemehoul, fils du disparu, a dénoncé des accusations mensongères et un acharnement gratuit. “Il salit la mémoire de notre père qui repose en paix. Nous n’avons jamais eu affaire à lui, alors pourquoi nous attaquer de cette manière ?”, s’interroge-t-il.

 

Un comportement jugé incohérent et obsessionnel

 

Selon plusieurs proches du MLPC, Jackson Mazet n’en est pas à sa première sortie incontrôlée. Son discours, souvent décousu et agressif, confirme plus que jamais son état mental instable. Certains rappellent que Mazet, après une période difficile avec une dépression, semble désormais se perdre dans des attaques répétées et infondées contre ses anciens camarades. D’autres vont plus loin et estiment que Jackson Mazette devrait sans doute être interné une fois de plus au Cabano pour son délire psychiatrique dangereux.

 

Une plainte en préparation contre Jackson Mazet

 

Devant ces accusations jugées inacceptables par la famille du patriarche Zemehoul, elle  refuse de se laisser diffamer. Elle promet de porter plainte dans les prochains jours afin que justice soit faite. “Même si nous savons qu’il a un problème, nous n’allons pas accepter qu’il salisse la mémoire de notre père sans réagir”, affirme un membre de la famille.

 

L’affaire Mazette démontre une fois de plus jusqu’où certains transfuges du MLPC sont prêts à aller pour se faire remarquer. La famille Zemehoul, elle, reste déterminée à faire valoir ses droits et à ne pas laisser passer ces insultes.

 

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Hintia Fidèle alerte sur la descente aux enfers de la Centrafrique colonisée par Wagner et les rwandais

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Hintia Fidèle alerte sur la descente aux enfers de la Centrafrique colonisée par Wagner et les rwandais

 

Portrait en gros plan de Monsieur Fidèle Hintia, connu sous le sobriquet de dernier soldat, activiste politique centrafricain, portant une chemise à carreaux et une veste de costume noire, assis devant un mur blanc.
Portrait en gros plan de Monsieur Fidèle Hintia, connu sous le sobriquet de dernier soldat, activiste politique centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les centrafricains meurent à petit feu”. Ce cri d’alarme d’Hintia Fidèle, activiste politique centrafricain plus connu sous le nom de “Johnny Le Dernier Soldat”, résonne comme un avertissement. Dans une déclaration coup de poing, l’homme dévoile la réalité d’un pays sous l’emprise des Mercenaires russes du groupe Wagner et rwandais.

 

La RÉPRESSION s’intensifie

 

“La machine de répression de Touadéra est en marche”, dénonce Hintia Fidèle, décrivant un système carcéral transformé en instrument de terreur politique. Il dévoile l’existence d’un véritable archipel pénitentiaire : “Des centaines d’innocents sont détenus abusivement dans la prison Centrale de Ngaragba, les cellules de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) ou au Camp de Roux“.

 

La prison politique du Camp de Roux cristallise particulièrement les inquiétudes. L’activiste le décrit comme “un véritable Guantanamo des Wagners et rwandais à Bangui”, où les droits humains les plus élémentaires sont régulièrement bafoués.

 

L’EMPRISE DES MERCENAIRES

 

Les accusations d’Hintia Fidèle visent particulièrement le groupe Wagner, dont son influence en Centrafrique ne cesse de s’étendre. “Ces criminels sont composés essentiellement de Syriens, des Libyens, d’Egyptiens, de Marocains, de Bangladais, de Tchétchènes et de quelques Russes”, précise-t-il, s’interrogeant : “Sont-ils en Afrique pour une nouvelle colonisation ?”

 

Hintia Fidèle pointe notamment les exactions commises contre les transporteurs camerounais, vitaux pour l’économie du pays : “Non seulement ils excellent dans des rackets, [mais] ont tué un chauffeur Camerounais. Et moins de quatre-vingt-dix jours plus tard, un autre chauffeur camerounais a été torturé“.

 

UN PAYS EN FAILLITE

 

Le tableau dressé par Hintia Fidèle est celui d’un État défaillant : “Il n’y a pas d’eau potable, ni d’électricité. Le peuple survit au quotidien et à cause de deux euros, les femmes perdent la vie en accouchant“.

 

Pendant ce temps, selon Hintia Fidèle, les ressources naturelles du pays continuent d’être pillées: “Les gisements miniers de notre pays sont exploités gracieusement par des forces non conventionnelles à savoir les criminels de la nébuleuse Wagner et meurtriers rwandais“.

 

MENACE africaine

 

“La République Centrafricaine est un véritable laboratoire de déstabilisation en Afrique”, avertit Hintia Fidèle, établissant un lien direct avec les récents bouleversements politiques en Afrique : “Qui a contaminé le Mali, le Burkina et le Niger ? Tout est parti de la RCA avec le criminel Touadéra”.

 

L’activiste lance un appel pressant aux pays voisins, particulièrement au Cameroun, suggérant des mesures radicales : “Nous souhaitons que la frontière soit fermée jusqu’à ce que la situation se clarifie“.

 

La situation en Afrique en générale

 

Les accusations d’Hintia Fidèle surviennent dans un contexte africain tendu, avec la multiplication des coups d’État et l’influence croissante de la Russie en Afrique. Ses révélations sur les conditions de détention et les exactions des mercenaires rejoignent les inquiétudes exprimées par plusieurs organisations internationales des droits humains.

 

La situation des transporteurs camerounais, particulièrement visés selon Hintia Fidèle, souligne la dimension régionale de la crise. Le Cameroun, principale voie d’approvisionnement de la Centrafrique, se trouve dans une position délicate, entre nécessité économique et impératif de protection de ses ressortissants.

 

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Terreur à Bingué : Les mercenaires russes sèment la panique dans le village

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Terreur à Bingué : Les Mercenaires russes sèment la panique au sein de la population

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Terreur à Bingué : Les mercenaires russes sèment la panique au sein de la population
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La commune de Bingué, située à 25 kilomètres de Gallo, dans la sous-préfecture de Baboua (Nana-Mambéré ), est désormais vidée de ses habitants. En effet, dans la nuit du samedi au dimanche 16 février 2025, des mercenaires russes du groupe Wagner y ont fait irruption à bord de trois pick-up lourdement armés.

 

Et ce n’est pas tout! Au petit matin du dimanche, quand la population s’apprêtait pour se rendre à l’église, ces en ce moment là que ces hommes blancs, cagoulés, avec de tatouages partout sur le corps, et munis des mitraillettes, ont profité de l’occasion pour semer le trouble dans le village. Vers 6 heures, ils ont commencé leur  raid criminelle. Ils ont cassé l’entrée de la mairie de Bingué ainsi que celles de plusieurs boutiques, emportant divers biens. La nouvelle s’est rapidement propagée parmi les villageois qui ont fui aussitôt en brousse pour échapper aux assaillants.

 

Pour l’heure, la situation reste critique car une partie des mercenaires s’est enfoncée dans la forêt, rendant la position des villageois cachés particulièrement dangereuse. Ces mercenaires sont connus pour leur violence extrême et n’hésitent pas à tuer les civils qu’ils croisent sur leur passage.

 

Cette attaque contre un bâtiment de l’État  et des commerces traduit le mépris total des Wagner pour l’autorité de l’État centrafricain. Pendant que les citoyens subissent ces exactions, le président Touadéra et son épouse  se pavanent en   Éthiopie, dépensant des milliards des contribuables centrafricains.

 

Ces événements à Bingué confirment, comme tout le monde le sait déjà d’ailleurs,  les accusations portées contre le groupe Wagner, composé en partie d’anciens prisonniers russes, envoyés en Centrafrique par Vladimir Poutine pour tuer les centrafricains et rendre le pays plus pauvre qu’avant. Leur présence dans le pays se caractérise d’ailleurs par le pillage, le viol, les assassinats, la détention arbitraire  et la pédophilie.

 

La zone de Bingué reste actuellement dangereuse, notamment pour les habitants réfugiés en brousse qui risquent leur vie à chaque instant. Cette situation témoigne de l’impunité totale dont jouissent ces mercenaires sur le territoire centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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