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Une ambition sécessionniste dans le sud-est de la Centrafrique : les miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral

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Une ambition sécessionniste dans le sud-est de la Centrafrique : les miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral

 

Une ambition sécessionniste dans le sud-est de la Centrafrique : les miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral
Les Miliciens Azandés avec leurs instructeurs russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un État Azandé indépendant ?  Oui! En effet, dans le sud-est de la Centrafrique, depuis quelques mois, des miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral autonome, un projet né après des années de combats et d’alliances fragiles avec des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Au sud-Est de la République centrafricaine, dans la préfecture du Haut-Mbomou, une idée qui semble folle pour beaucoup de citoyens ordinaires prend forme  . dans l’esprit de certains miliciens de l’ethnie Azandé : la création d’un État fédéral autonome. Ce projet, porté par des combattants revenus du Sud-Soudan en 2023 après un entraînement aux côtés de leurs homologues sud-soudanais, s’inscrit dans une dynamique violente et complexe, mêlant rivalités ethniques, combats contre des groupes rebelles et alliances opportunistes avec des mercenaires russes. Mais derrière les affrontements, un objectif plus profond se dessine : chasser toute présence extérieure pour établir une entité indépendante regroupant les Azandé de RCA, du Sud-Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Voici le récit d’une ambition qui, pour l’instant, reste dans l’ombre mais avance à pas déterminés.

Une ambition sécessionniste dans le sud-est de la Centrafrique : les miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral
Les mercenaires russes du groupe Wagner avec leurs alliés Azandé dans le Haut-Mbomou

 

Un retour armé et des combats acharnés

 

Tout commence en 2023, lorsque des miliciens Azandé, formés et renforcés par des combattants sud-soudanais, reviennent dans le sud-est de la RCA. Leur cible principale : les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigés par Ali Darassa, un groupe armé majoritairement composé de Peuls et actif dans la région depuis des années. Les affrontements sont féroces. Les miliciens Azandé, soutenus par leurs alliés transfrontaliers, mènent une guerre sans merci contre l’UPC. Mais malgré leur détermination, les rebelles résistent, rendant chaque bataille plus épuisante que la précédente.

 

La donne change en 2024 avec l’arrivée des mercenaires russes à Obo, chef-lieu de ladite préfecture. Ces derniers, liés au groupe Wagner, proposent une alliance aux miliciens Azandé : une formation militaire et un appui logistique pour reprendre les villes occupées par l’UPC. Des centaines de combattants sont alors encadrés par les Russes. En mai 2024, une offensive est lancée. Mboki, Zemio, Rafaï, Djema: une à une, ces localités tombent sous le contrôle des miliciens et de leurs alliés russes. Face à cette puissance de feu, les rebelles de l’UPC battent en retraite, abandonnant leurs positions.

 

Une ambition qui se dévoile

 

Mais une fois les villes conquises, les véritables intentions des miliciens Azandé se font jour. Leur combat ne visait pas seulement à déloger l’UPC. Leur but, disent-ils, est bien plus vaste : établir un État fédéral Azandé, une zone autonome englobant les territoires occupés par cette ethnie en RCA, au Sud-Soudan et en RDC. La première étape – chasser les rebelles – est un succès. La deuxième phase, en cours, est plus sombre : expulser toute présence non désirée, qu’il s’agisse des musulmans, souvent associés à l’UPC, des forces de l’ordre centrafricaines (FACA, police, gendarmerie) ou même des mercenaires russes qui les ont aidés.

 

Les signes de cette ambition ne trompent pas. Dans les zones qu’ils contrôlent, les miliciens ont déjà hissé leur propre drapeau et composé un hymne national. Ces symboles, loin d’être improvisés, montrent une préparation minutieuse. Les combats, eux, se poursuivent. Les miliciens ciblent désormais les musulmans, qu’ils accusent de collusion avec l’UPC, et s’en prennent aux soldats FACA, aux policiers et aux gendarmes, symboles de l’État centrafricains. Mais cette lutte est loin d’être gagnée : les affrontements sont rudes, et leurs adversaires ne cèdent pas facilement.

Une ambition sécessionniste dans le sud-est de la Centrafrique : les miliciens Azandé rêvent d’un État fédéral
nouvel ecusson Wagner ti Azande produit par les mercenaires russes

Un écho à une vieille menace de partition

 

Ce projet résonne avec une déclaration faite il y a dix ans, en 2014, par Abakar Sabone, alors conseiller du président de transition Michel Djotodia. À l’époque, en pleine guerre civile entre les Séléka (majoritairement musulmans) et les anti-balaka (majoritairement chrétiens), Sabone avait averti que si les violences contre la communauté musulmane persistaient, celle-ci pourrait se replier dans le nord du pays et proclamer son propre État. Une décennie plus tard, ce ne sont pas les musulmans mais les miliciens Azandé qui reprennent ce rêve sécessionniste, cherchant à quitter la RCA pour fonder leur propre nation.

 

Une menace qui reste, pour l’instant,  dans l’ombre

 

Pour l’instant, ce projet reste clandestin. Les miliciens en parlent entre eux, partagent leurs plans, mais peu osent l’évoquer publiquement. Dans les cercles locaux, certains élus de la région, comme les députés de Haut-Mbomou, semblent au courant. Pourtant, ils gardent le silence, conscients de la sensibilité du sujet. En RCA, où l’unité nationale est fragile après des années de conflit, une tentative de sécession est un sujet explosif.

 

Au Sud-Soudan, des dynamiques similaires existent. Les Azandé de ce pays, qui ont obtenu leur indépendance en 2011 après des décennies de guerre, soutiennent leurs frères centrafricains dans cette quête. En RDC, en revanche, aucun mouvement comparable n’a encore émergé, bien que des liens ethniques pourraient un jour changer la donne.

 

Une équation complexe pour Bangui

 

Pour le gouvernement centrafricain, cette situation pose un défi majeur. Les miliciens Azandé, en s’alliant temporairement avec les mercenaires russes, ont réussi à affaiblir l’UPC, un ennemi commun. Mais leur véritable objectif menace désormais l’intégrité territoriale du pays. La deuxième phase de leur plan :  expulser les forces loyalistes et les communautés musulmanes,  pourrait plonger le sud-est dans une nouvelle spirale de violence. Quant à la troisième étape, la proclamation officielle de leur État, elle reste pour l’instant hors de portée, mais pas inimaginable.

 

Dans un pays déjà fracturé par des années de guerre civile, cette ambition sécessionniste, aussi discrète soit-elle pour le moment, ajoute une couche de tension. Les autorités de Bangui, les Nations unies et les partenaires internationaux devront suivre de près cette évolution. Car si les miliciens Azandé parviennent à leurs fins, la RCA pourrait faire face à une crise sans précédent, dix ans après avoir frôlé la partition. Pour l’heure, le drapeau Azandé flotte dans quelques villages reculés, et l’hymne résonne dans le secret. Mais jusqu’où iront-ils ? L’avenir le dira….

 

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Victor Sayo, frère de l’ancien ministre Armel Sayo : où se trouve-t-il depuis son enlèvement à Galafondo ?

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Victor Sayo, frère de l’ancien ministre Armel Sayo : où se trouve-t-il depuis son enlèvement à Galafondo ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>Victor Sayo, frère de l’ancien ministre Armel Sayo : où se trouve-t-il depuis son enlèvement à Galafondo ?
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis janvier 2025, Victor Sayo, frère de l’ancien ministre Armel Sayo, est porté disparu après son enlèvement à Galafondo. Cette affaire, liée à la répression ciblant sa famille, révèle les abus de l’OCRB et l’impunité en Centrafrique.

 

Une famille dans la tourmente

 

Le 17 janvier 2025, la famille Sayo bascule dans un cauchemar. Ce jour-là, Armel Sayo, ancien ministre et chef du groupe armé Comité militaire pour le salut et le redressement (CMSPR), est arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun, alors qu’il s’apprête à embarquer pour la France. Accusé de tentative de coup d’État et de crimes de guerre, il est transféré à Yaoundé, où il reste détenu par les autorités camerounaises. Cette interpellation, largement relayée, déclenche une vague de répression contre ses proches à Bangui.

 

Quelques heures plus tard, Clarisse Sayo, ministre-conseillère à la primature, se rend au centre-ville de Bangui pour faire légaliser des diplômes. Accompagnée de son frère Aristide Sayo, un adjudant de la gendarmerie, de l’accompagner à la mairie. Alors qu’ils marchent ensemble, Clarisse reçoit un appel du directeur de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), le général de police Armel Baraba. « Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vue », lui dit-il, selon des informations recueillies par la rédaction du CNC. « Passe me saluer au bureau, je suis là ».

 

Confiante, Clarisse Sayo répond : « Ok, j’arrive. Je suis près de la Mairie, je peux passer te voir ». Accompagnée d’Aristide Sayo, elle se rend au bureau du général  Armel Baraba, ignorant qu’il s’agit d’un piège. À leur arrivée, les deux discutent et rient avec le directeur Armel Baraba. Soudain, le directeur général de la police, le  général Bienvenu Zokoué  fait irruption et déclare : « Vous êtes en état d’arrestation ». Sans mandat ni explication, Clarisse et Aristide sont embarqués par les agents de l’OCRB. Ce guet-apens, minutieusement planifié, marque le début d’un calvaire pour la famille.

 

L’enlèvement de Victor Sayo

 

Au même moment, à Galafondo, près de Sibut, dans la préfecture de la Kémo, Victor Sayo, frère cadet d’Armel, Clarisse et Aristide, est enlevé sur son lieu de travail. Militaire de l’armée nationale, Victor Sayo est détaché dans cette localité, loin des intrigues de la capitale. Pourtant, la répression qui vise sa famille le rattrape. Quelques heures après l’arrestation de Clarisse et Aristide, un commando lourdement armé l’interpelle sans motif apparent. Depuis ce jour, Victor Sayo a disparu.

 

Aucune information officielle n’a été communiquée sur son sort. « On ne sait pas où il est. On ne sait pas s’il est vivant ou mort ». Les autorités restent muettes, et la famille oscille entre espoir et désespoir. Cette disparition, passée sous silence par les médias, pousse à s’interroger sur les pratiques du régime actuel.

 

Un acharnement contre une famille

 

Le calvaire de la famille Sayo ne s’arrête pas là. Un mois après son arrestation, Clarisse Sayo, gravement malade, est libérée provisoirement pour raisons médicales. Hospitalisée sous surveillance stricte au Centre hospitalier universitaire de Bangui, elle reste sous la menace constante des forces de l’ordre, qui la gardent à vue même dans son état critique. Selon son conjoint, elle attendait une intervention chirurgicale en France avant son arrestation. Aristide Sayo, quant à lui, est transféré le 14 avril 2025 à la prison du camp de Roux, où il est admis à l’infirmerie sous perfusion, méconnaissable, rongé par la malnutrition et la maladie.

 

L’absence de charges formelles contre Clarisse et Aristide, deux mois après leur arrestation, confirme le caractère arbitraire de leur détention. Le 7 avril, le doyen des juges, qui est le juge d’instruction dans l’affaire, a conclu que sept des onze suspects devaient être libérés faute de preuves. Mais le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, s’est interposé, ordonnant leur maintien en détention, dans une ingérence scandaleuse qui bafoue l’indépendance judiciaire.

 

Une répression collective

 

Ce qui choque dans cette affaire, c’est l’acharnement contre une famille entière, punie pour les prétendues actions d’un seul de ses membres. La Constitution centrafricaine, révisée en 2023, garantit le principe de la responsabilité pénale individuelle. En ciblant Clarisse, Aristide et Victor en raison de leur lien avec Armel, les autorités s’inscrivent dans une logique de répression collective, une pratique indigne d’un État de droit. Cette dérive alimente un climat de peur à Bangui, où nul ne semble à l’abri.

 

L’OCRB, censée lutter contre le banditisme, s’est transformée en bras armé du pouvoir, ciblant opposants, proches de rebelles ou simples citoyens sans distinction. Les rapports de Human Rights Watch ont dénoncé dès 2016 ses détentions arbitraires et exécutions sommaires. L’enlèvement de Victor Sayo, suivi de son silence total, explique une volonté de faire taire toute enquête sur son cas, laissant craindre le pire.

 

Un silence international assourdissant

 

L’affaire Sayo dévoile une dérive inquiétante en Centrafrique : l’utilisation de l’OCRB comme un outil de répression politique. Pourtant, la communauté internationale reste étrangement silencieuse. Lors d’une récente visite à Bangui, le sous-secrétaire général des Nations unies pour les droits humains s’est contenté de noter la surpopulation carcérale, passant sous silence les exactions de l’OCRB et les disparitions comme celle de Victor Sayo.

 

Où est Victor Sayo ? Cette question, que la famille pose avec désespoir, devrait interpeller les autorités centrafricaines et leurs partenaires internationaux. Le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra doit des réponses claires. La disparition d’un militaire, enlevé sur son lieu de travail, ne peut être ignorée. Si Victor est en vie, où est-il détenu et pourquoi ? S’il a été victime d’un sort tragique, qui en porte la responsabilité ?

 

Un appel à la vérité

 

L’histoire de la famille Sayo est celle d’une injustice criante, d’un système qui broie les individus pour asseoir son autorité. Clarisse et Aristide, malades et détenus sans preuves, incarnent les victimes d’un pouvoir qui sacrifie les droits humains. Mais c’est le sort de Victor, disparu dans l’indifférence, qui symbolise l’ampleur de l’arbitraire en Centrafrique.

 

Il est temps que les autorités fassent toute la lumière sur l’enlèvement de Victor Sayo. Il est temps que la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les partenaires de la Centrafrique exigent des comptes. Car tant que des citoyens comme Victor pourront disparaître sans trace, c’est l’ensemble du peuple centrafricain qui vivra dans l’ombre de la peur….

 

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 « Votre téléphone, c’est pour appeler vos proches, pas pour filmer vos ennemis » : la déclaration pathétique du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major au camp Kassaï

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 « Votre téléphone, c’est pour appeler vos proches, pas pour filmer vos ennemis » : la déclaration pathétique du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major au camp Kassaï

Centrafrique.org/Centrafrique-grogne-au-sein-de-larmee-vers-une-crise-generalisee/de-droite-a-gauche-le-president-faustin-archange-touadera-et-ses-4-generaux-mamadou-yakoubou-boguin-et-legbefaca/” rel=”attachment wp-att-63123″ data-wpel-link=”internal”>« Votre téléphone, c’est pour appeler vos proches, pas pour filmer vos ennemis » : la déclaration pathétique du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major au camp Kassaï
De droite à gauche, le président Faustin-Archange Touadéra et ses 4 généraux : Mamadou, Yakoubou, Boguin et Légbé

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Après la diffusion de vidéos virales sur les réseaux sociaux  montrant des violences de soldats contre des civils sur le site minier vers Yaloké, l’État-major veut restaurer l’image des FACA. Le 14 avril dernier, des officiers supérieurs, dont le chef d’état-major, ont lancé une tournée dans plusieurs bases de Bangui. L’objectif : rappeler aux troupes les règles de discipline, le respect des civils et l’usage encadré des réseaux sociaux. Le général Zéphirin Mamadou s’est exprimé sur le sujet dans la presse militaire. Mais cette opération de communication tourne au fiasco monumental. La réponse du général Zéphirin Mamadou aux exactions de Yaloké, réduisant les victimes à des « ennemis », est pathétique. Ce fiasco de communication trahit un chef d’état-major déconnecté et une armée en pleine dérive.

 

Un réquisitoire contre une menace ridicule et une armée hors contrôle

 

Suite à la diffusion de cette vidéo virale sur les réseaux sociaux, le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major, a tenté une opération de communication. Un premier communiqué, publié le 9 avril, le lendemain de la diffusion de ladite vidéo, et largement discrédité pour son manque de sérieux et son absence de mesures concrètes, avait déjà provoqué l’indignation. Mais c’est lors d’une tournée dans les bases militaires de la capitale et sur la route de Damara que Mamadou a prononcé une déclaration encore plus scandaleuse, adressée directement aux soldats. Loin de répondre à la vidéo, cette intervention visait à admonester les troupes pour leurs agissements, dans une tentative de rétablir la discipline. Pourtant, ses propos, relayés dans les médias nationaux, , tournent au ridicule et aggravent la crise de confiance envers les FACA.

 

Une menace absurde : les victimes devenues « ennemis »

 

Lors de ses visites aux bases militaires du camp Kassaï, le général Mamadou a prononcé des paroles qui resteront comme un sommet d’incohérence : « Le téléphone, c’est pour appeler vos proches, pas pour filmer vos ennemis ». Cette phrase, loin d’être une simple maladresse, est une insulte à toutes les victimes de nos soldats, y compris celles du site minier de Yaloké. En qualifiant des civils désarmés,  des femmes, des jeunes, des mères,  d’« ennemis », il insinue que les brutalités filmées étaient légitimes. Cette déclaration, transcrite fidèlement par la radio Ndéké-Luka par exemple, n’était pas une réponse directe à la vidéo, mais une menace adressée aux soldats pour les dissuader de filmer leurs exactions. Pourtant, en choisissant ces mots, Mamadou non seulement discrédite l’armée, mais légitime implicitement la violence contre des innocents. Comment un chef d’état-major peut-il tenir un discours aussi irresponsable, qui transforme les victimes en cibles ?

 

Une contradiction grotesque sur le droit humanitaire

 

Dans son adresse aux soldats, Mamadou a affirmé qu’ils « connaissent bien les règles du droit international humanitaire » tout en les accusant de ne pas les respecter. Cette contradiction est aberrante. Si les soldats sont formés, pourquoi commettent-ils des actes aussi graves ? La réalité est accablante : aucune formation sérieuse sur le droit international humanitaire n’existe. Depuis l’arrivée des Mercenaires russes de Wagner en 2018, les FACA subissent des entraînements expéditifs, parfois réduits à quatre ou deux mois, centrés sur des techniques brutales : torture, exécutions, tirs sans discernement. Le droit humanitaire, que Mamadou prétend enseigné, est absent de ces programmes. En menaçant les soldats sans remettre en cause ce système de formation, il fait preuve d’un déni criminel, préférant des paroles creuses à une réforme nécessaire.

 

L’influence toxique de Wagner : des soldats transformés en « bandits »

 

L’ombre de Wagner plane sur cette dérive. Depuis sept ou huit ans, des voix s’élèvent pour dénoncer la formation des FACA par des mercenaires russes : « Nos soldats deviendront des bandits ». La vidéo de Yaloké confirme ces craintes. Les recrues, à peine formées, sont déployées dans des conditions indignes, comme à Yéléwa, où elles sont transportées dans des pick-up bâchés « comme du bétail ». Au centre de Berengo, à 80 km de Bangui, les soldats sortent sans instruction éthique, prêts à semer le chaos. Les mercenaires leur enseignent à « couper les mains, torturer, trancher les gorges », non à respecter les droits humains. Mamadou, en ignorant ces faits connus de tous – « même le Shintamazu le sait » –, se rend complice d’un système qui produit des soldats sans discipline ni morale.

 

Une impunité généralisée : des menaces sans effet

 

Mamadou a menacé de sanctions sévères : arrestations, jugements, radiations. Pourtant, ces paroles sonnent creux face à une impunité généralisée. À Bang, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, des soldats tirent dans des bars, blessant des civils, comme cette femme touchée à la jambe en janvier, sans conséquence. Un sergent-chef, ayant agressé un infirmier à Ngaoundaye, reste étrangement libre jusqu’à ce jour. À Ouadda-Maïkaga, un soldat ayant tué deux auxiliaires sous l’emprise de l’alcool n’a été arrêté qu’après plus de six mois, et sous la pression. Ces cas montrent que les menaces de Mamadou, prononcées lors de sa tournée, n’ont aucun poids. Son incapacité à imposer des sanctions crédibles mine son autorité et renforce la défiance envers les FACA.

 

Un général discrédité par son parcours et son entourage

 

Zéphirin Mamadou, électricien de formation, doit son grade de général à une ascension fulgurante sous le président Faustin-Archange Touadéra : lieutenant-colonel en 2019, général d’armée en 2025. Cette promotion, vue comme un acte de népotisme, affaiblit sa légitimité. Sans expérience de commandement opérationnel, il peine à inspirer le respect. Son entourage, peut-être intimidé ou incompétent, n’a pas su le conseiller pour éviter ce fiasco. Les rumeurs d’alcoolisme, évoquées publiquement, aggravent son discrédit. Comment un tel officier peut-il prétendre discipliner une armée en crise ?

 

Une tournée pathétique : une menace qui ridiculise l’armée

 

L’objectif de la tournée de Mamadou – réprimander les soldats et rétablir l’ordre – s’est transformé en fiasco. Sa déclaration, censée intimider, a tourné au ridicule avec des phrases comme « filmer vos ennemis ». Loin de rassurer, elle expose un chef d’état-major dépassé, incapable d’empathie pour les victimes ou de vision pour réformer les FACA. Les Centrafricains attendaient des mesures concrètes : enquêtes transparentes, sanctions rapides, excuses publiques. Ils n’ont eu qu’une menace absurde, indigne d’un général et insultante pour un peuple meurtri.

 

Un sursaut ou la trahison du peuple

 

La déclaration de Zéphirin Mamadou lors de sa tournée n’est pas une simple gaffe : elle révèle une armée en perdition, minée par l’incompétence, l’impunité et l’influence toxique de Wagner. Les FACA doivent être réformées de fond en comble : formation éthique, sanctions rigoureuses, fin de la mainmise russe. Sans cela, elles continueront de trahir ceux qu’elles doivent protéger. Mamadou doit répondre de cet échec, non par des menaces ridicules, mais par des actes. Le peuple centrafricain mérite une armée qui le serve, non qui l’opprime….

 

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Carburant : le doublement des prix, un poison mortel pour l’économie, selon Martin Ziguelé

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Carburant : le doublement des prix, un poison mortel pour l’économie, selon Martin Ziguelé

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Carburant : le doublement des prix, un poison mortel pour l’économie, selon Martin Ziguelé
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, le prix du carburant a pris l’ascenseur, et avec lui, c’est tout un pays qui étouffe. Depuis que les tarifs des hydrocarbures ont quasiment doublé, la vie des gens s’est mise à vaciller comme une chandelle dans la bourrasque. Les camions restent au garage, les scies des bûcherons se taisent, et les petits ateliers des quartiers tournent au ralenti, quand ils ne s’arrêtent pas carrément. Pour Martin Ziguélé, président du MLPC, c’est clair comme de l’eau de roche : cette flambée n’est pas juste une mauvaise nouvelle, c’est une hécatombe pour une économie déjà à bout de souffle.

 

Il ne faut pas chercher bien loin pour voir les dégâts. Les entreprises forestières, celles qui faisaient jadis ronfler les moteurs et vivre les villages, mettent leurs ouvriers au chômage technique. Les transporteurs, eux, regardent leurs bénéfices s’évaporer dans les vapeurs d’essence hors de prix. Même les artisans, ces bricoleurs du quotidien, n’arrivent plus à joindre les deux bouts. “Les ménages ont puisé dans leurs bas de laine au début, mais là, ils sont à sec”, déplore Martin Ziguélé, la voix empreinte d’une rancune à peine voilée contre un gouvernement qui, selon lui, a appuyé sur la gâchette sans réfléchir.

 

Cette hausse, elle n’est pas tombée du ciel. C’est une décision bien humaine, prise en haut lieu, qui a jeté de l’huile sur un feu déjà vacillant. Et le pire, c’est que personne ne semble prêt à tendre une perche. Les banques, qui d’habitude avancent l’argent pour faire tourner la boutique, serrent les cordons de la bourse : elles ne prêtent plus à perte, et les dépôts fondent comme beurre au soleil. “Les entreprises ne font même plus le tiers de leur chiffre d’affaires d’avant”, assène-t-il, dressant le portrait d’un pays où l’activité s’éteint à petit feu.

 

Pour Martin Ziguélé, c’est une aberration, un coup de poignard dans le dos d’une nation qui peinait déjà à se tenir debout. “Le doublement des prix, c’est un venin qui tue tout sur son passage”, dit-il, et on sent dans ses mots une colère qui gronde, mêlée d’impuissance. Car pendant que les puissants paradent avec leurs prévisions de croissance – ce fameux 2,7 % dont ils se savourent –, la réalité, elle, est bien plus crue : les Centrafricains trinquent, et l’économie s’enfonce dans un bourbier dont elle ne sortira pas de sitôt.

 

Le hic, c’est que ce n’est pas qu’une question de sous. C’est toute une chaîne qui se brise. Sans carburant abordable, pas de transport, pas de production, pas de commerce. Les routes se vident, les marchés s’assoupissent, et les rêves de relance s’envolent en fumée. “On ne peut pas bâtir un pays en asphyxiant ceux qui le font vivre”, conclut-il, amer. Une phrase qui résonne comme un défi lancé à un pouvoir sourd, ou peut-être juste trop occupé à compter ses billets pour entendre le râle d’un peuple à genoux…

 

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Qui est le  plus grand manipulateur parmi les Président centrafricain :  de Boganda à Touadera ?

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Qui est le  plus grand manipulateur parmi les Président centrafricain :  de Boganda à Touadera ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-affaire-des-bien-mal-acquise-le-president-touadera-bientot-devant-ses-juges-a-paris/touadera-suce-langue-img_4190-2/” rel=”attachment wp-att-23293″ data-wpel-link=”internal”>Qui est le plus grand manipulateur parmi les Président centrafricain : de Boganda à Touadera ?
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis l’aube de son indépendance, la République centrafricaine faiblis sous le poids de dirigeants habiles à détourner le pouvoir : David Dacko et son parti unique, Jean-Bédel Bokassa et son empire délirant, André Kolingba et son régime militaire, Ange-Félix Patassé et ses dérives, François Bozizé et ses coups tordus, Michel Djotodia et sa transition criminelle, Catherine Samba-Panza et son chaos éphémère. Mais parmi eux, un homme surpasse tous les autres par sa ruse implacable. Maître des intrigues, il manipule alliés et ennemis, institutions et nations, pour s’agripper à un trône vacillant. Le pays plonge dans l’abime, et lui prospère dans l’ombre de ses ficelles.

 

En effet, au pays de Boganda, pays de Zo kwé Zo, , le grand manipulateur en chef, c’est Touadéra. C’est lui qui plonge le peuple dans l’abîme. Ne l’oubliez jamais : depuis le début, l’histoire de la manipulation en RCA porte son empreinte. Voici les faits :

 

  1. Présidence de l’Assemblée nationale en 2016 : Touadéra a manipulé tous les candidats potentiels, bafouant les principes démocratiques. Normalement, les partis ayant obtenu le plus grand nombre de députés – comme l’UNDP, l’URCA et le MLPC à l’époque – auraient dû désigner le président de l’institution. Mais Touadéra a joué la carte de la division, promettant son soutien à chaque chef de parti pour mieux régner.

 

  1. Accord de Khartoum : Il a manipulé Sant’Egidio, les Russes, la CEEAC et la MINUSCA. Résultat ? Ces organisations ont écarté les partis politiques et distribué des sommes colossales aux groupes armés.

 

  1. Assemblée nationale et destitution de Meckassoua : Touadéra a manoeuvré en coulisses avec la présidente de la Cour constitutionnelle d’alors, Professeure Danièle Darlan, Ngon Baba, l’Union européenne et le KNK via Bertin Béa.

 

  1. DDR et groupes armés : Il a utilisé des figures comme Selesson, Wiilybiro Sacko et Ali Darassa, avec l’appui d’Hassan Bouba.

 

  1. Et la liste pourrait s’allonger…

 

Touadéra est le véritable manipulateur. Ne blâmez pas ses conseillers, simples marionnettes entre ses mains. À Khartoum, ce sont les Russes, l’Union africaine et Touadéra, épaulé par Ngrebada, qui ont tiré les ficelles. Les Russes cherchaient à stopper les violences des groupes armés tout en mettant la main sur les richesses du pays ; l’Union africaine voulait un rapport à présenter au Conseil de paix et de sécurité en février 2019 ; et Touadéra avec Ngrebada misaient sur l’Accord de Khartoum pour vanter un prétendu succès de son premier mandat. Les négociations ont été expédiées, malgré les appels de la MINUSCA et de la CEEAC à respecter les normes, qui exigeaient au moins 45 jours de discussions.

 

Il y’a lieu de rappeler que la RCA, otage de ses dirigeants, n’a jamais connu de répit. Mais aujourd’hui, Faustin-Archange Touadéra se hisse au sommet de cette triste lignée. Par ses manoeuvres sournoises, il étouffe toute velléité d’opposition et sacrifie l’avenir du peuple pour son propre règne. Le marionnettiste en chef n’a qu’un nom : Touadéra. Le pays mérite mieux que ses chaînes….

 

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Radio Centrafrique : Du Studio Mal Insonorisé à la Prestation Médiocre, Tout Est à Refaire

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Radio Centrafrique : Du Studio Mal Insonorisé à la Prestation Médiocre, Tout Est à Refaire

 

Radio Centrafrique
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La radio Centrafrique, souvent appelée Radio Bangui, déçoit par ses enregistrements de mauvaise qualité et ses présentations approximatives, une situation qui dure et appelle des solutions pour retrouver son éclat. Cette station, pilier de l’information pour les Centrafricains, voit son image ternie par des failles techniques et un manque de sérieux dans ses diffusions. Ce jeudi 17 avril 2025, un nouveau couac a relancé les critiques des auditeurs, montrant l’urgence de tout remettre à plat.

 

Ce jour du jeudi 17 avril 2025, un communiqué diffusé sur Radio Centrafrique a révélé, une fois de plus, les problèmes de la station. L’animateur, visiblement pas au mieux de sa forme, a livré une lecture confuse, avec des mots mal articulés et un ton hésitant. Certains auditeurs ont même pensé qu’il avait trop bu, tant sa prestation semblait désordonnée. Ce genre d’incident, malheureusement fréquent, donne une impression de négligence qui n’a pas sa place dans une radio nationale.

 

Mais le souci va au-delà des animateurs. La qualité du son est tout aussi problématique. Les enregistrements, faits dans un studio mal isolé, sont gâchés par des bruits parasites, des échos, et une clarté médiocre. On dirait des prises réalisées dans une pièce ouverte, avec du vent ou des sons extérieurs qui s’invitent. Ce défaut, observé depuis des années, laisse penser que les responsables de Radio Centrafrique ne se mobilisent pas assez pour moderniser les équipements. Pourtant, cette radio n’est pas réservée aux seuls villageois : elle touche un public large, y compris des diplomates et des partenaires étrangers, qui attendent une qualité digne d’une station nationale.

 

Ce laisser-aller est d’autant plus frustrant que Radio Centrafrique reste essentielle pour les Centrafricains. C’est une source d’information, un lien entre les communautés, une voix qui unit. Mais comment garder la fidélité des auditeurs quand le son est mauvais et les lectures maladroites ? Les responsables, y compris le directeur, semblent ne pas entendre ces plaintes ou ne pas agir pour y répondre. Cette passivité abîme la réputation de la radio Centrafrique, qui devrait être un motif de fierté pour le pays.

 

Pour redonner à Radio Centrafrique sa grandeur, des actions simples mais efficaces sont nécessaires. Améliorer l’isolation des studios, former les animateurs à parler clairement, et vérifier la qualité des diffusions avant leur passage à l’antenne sont des premières étapes. Ces changements, même petits, proueraient une vraie volonté d’avancer. Ne rien faire, c’est risquer de voir la radio perdre son rôle central et son audience.

 

Radio Centrafrique peut redevenir une voix forte pour les Centrafricains. Pour cela, ses dirigeants doivent prendre au sérieux les critiques et s’engager à transformer la station. L’avenir de cette radio, reflet du pays, en dépend….

 

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Enfants sans école, femmes sans voix : le drame social de la Basse-Kotto dénoncer par le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga

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Enfants sans école, femmes sans voix : le drame social de la Basse-Kotto dénoncer par le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga

 

 

Centrafrique.org/centrafrique-vive-reaction-du-cardinal-nzapalainga-suite-a-un-memorandum-des-parents-deleves-de-saint-paul/nzapalainga-conference-de-presse-du-4-decembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-34634″ data-wpel-link=”internal”>Enfants sans école, femmes sans voix : le drame social de la Basse-Côteau dénoncer par le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga
Le cardinal Nzapalainga Dieudonné lors de sa conférence de presse le 4 décembre 2019 à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pas d’écoles, pas de voix : dans la Basse-Kotto, enfants et femmes luttent pour exister. Le Cardinal Nzapalaïnga alerte sur une crise sociale où l’espoir vacille face à un système défaillant.

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga revient de la Basse-Kotto, où il a séjourné du 24 février au 10 mars 2025, avec un message clair : la région est au bord d’une crise sociale qui menace ses enfants et ses femmes. « Les enfants sont livrés à eux-mêmes », déplore-t-il, décrivant un système éducatif en ruines. « Beaucoup d’écoles sont fermées dans la Basse-Kotto, soit parce qu’il n’y a pas d’enseignants, soit parce qu’il n’y a pas de bâtiments », explique-t-il. Là où des classes subsistent, elles sont tenues par des « maîtres-parents » sous-qualifiés.  « J’ai rencontré un maître-parent qui a le niveau de troisième » – dans des conditions indignes : « Les enfants sont assis à même le sol ou bien à la porte des tabourets de leur maison. » Avec 109 enseignants face à 728 maîtres-parents et 86 % des bâtiments en piteux état, l’éducation est une chimère.

 

Cette défaillance a un coût humain immédiat et un risque à long terme. « Quand les parents n’arrivent pas à payer, eh bien, ces maîtres-parents n’enseignent pas », note le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, soulignant une déscolarisation galopante. Il va plus loin : « Tout à coup, voilà nos futurs rebelles qui n’ont pas été scolarisés, et qui vont se dire défavorisés, exclus, qui vont se révolter. » Pour lui, ce n’est pas une exagération, mais une conséquence logique d’un système qui abandonne ses enfants, les privant d’un avenir et les poussant vers la marginalisation.

 

Les femmes, elles, sont tout aussi invisibles. « Vous avez à Satéma, ou tout le long du fleuve même, des jeunes filles de 12 ans très systématiquement à cause des raisons culturelles traditionnelles, sont promises au mariage que j’appelle précoce », rapporte Nzapalaïnga. Ces unions, illégales selon la loi fixant l’âge minimum à 18 ans, sont pourtant une norme acceptée, étouffant les aspirations des filles. « Après, qu’est-ce qu’on aura comme présence féminine au niveau de l’administration ? On n’aura presque rien », s’alarme-t-il, dénonçant une exclusion qui commence dès l’enfance et se prolonge dans une absence totale de représentation.

 

Ce drame se joue sur fond de précarité généralisée. Les routes impraticables, les centres de santé défaillants,  « deux lits pour trois femmes qui accouchent » à Bangui-Ketté, et les coupures d’électricité (« sans l’électricité, comment on va conserver la nourriture ? ») à Bongyo pèsent lourdement sur les femmes et les enfants. Pourtant, le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga admire leur force : « Malgré tout cela, les gens ont encore la résilience. Ils gardent l’espoir qu’il y ait un changement ». Mais cet espoir est fragile, menacé par un système qui, selon lui, ne répond pas aux besoins fondamentaux.

 

Face à cette crise, le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga ne se résigne pas. « Que les enseignants qualifiés soient envoyés. Qu’on puisse construire des bâtiments dans la Basse-Kotto», plaide-t-il pour redonner une chance aux enfants. Pour les femmes, il appelle implicitement à briser le cycle des mariages précoces par l’éducation et le respect de la loi. « Je ne veux pas de cela », insiste-t-il, refusant que la Basse-Côteau devienne un terreau de désespoir. Sans action urgente, l’espoir qu’il célèbre risque de s’effondrer, laissant place à une génération silencieuse et révoltée….

 

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Centrafrique : l’organisation Avocats sans frontières alerte sur les conditions de détention

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l’organisation Avocats sans frontières alerte sur les conditions de détention

 

Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : l’organisation Avocats sans frontières alerte sur les conditions de détention
Sortie du véhicule de la Croix – rouge de la prison de Ngaragba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’organisation Avocats sans frontières (ASF) a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 18 avril sur les conditions de détention dans les prisons centrafricaines, lors d’une table ronde organisée à Bangui en collaboration avec la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

 

Les conclusions présentées s’appuient sur des missions de monitoring réalisées conjointement par ASF et la CNDH dans plusieurs centres de détention du pays, notamment ceux de Bimbo, Ngaragba, Sibut et Carnot. Le constat reste préoccupant malgré quelques améliorations notées.

 

Sincère Modonte, directeur pays par intérim d’ASF Centrafrique, a souligné que “la situation carcérale en République Centrafricaine montre une très très légère amélioration, mais les problèmes fondamentaux persistent grandement “. À la prison de Ngaragba, la surpopulation carcérale reste un défi majeur, tandis qu’à Carnot, l’absence quasi-totale d’infrastructure pénitentiaire adéquate pose un sérieux problème.

 

Parmi les principales difficultés identifiées :

– La surpopulation dans les cellules

– Le non-respect des délais de détention provisoire

– Le manque d’équipements médicaux et d’ambulances pour le transfert des détenus malades

– Des conditions d’hygiène précaires

 

L’ambassade de France en Centrafrique, partenaire financier du projet, a réaffirmé son engagement. Sébastien Boutreau-Boniter, attaché de coopération gouvernance, a expliqué que “l’insertion et l’intégration des personnes les plus vulnérables constituent un vecteur indispensable de réconciliation nationale”.

 

Les organisateurs ont formulé plusieurs recommandations, dont le strict respect des délais de détention provisoire par les juges et la dotation des centres de détention en ambulances pour faciliter les évacuations sanitaires.

 

Cette table ronde visait à sensibiliser les décideurs et à identifier des solutions concrètes pour améliorer le respect des droits fondamentaux des détenus en Centrafrique. ASF et la CNDH entendent poursuivre leur plaidoyer auprès des autorités compétentes pour une amélioration durable des conditions carcérales dans le pays….

 

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AES : l’armée commune loin d’être prête

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AES : l’armée commune loin d’être prête

 

Centrafrique.org/larmee-nigeriane-repousse-une-attaque-contre-un-train-de-passagers/image-80/” rel=”attachment wp-att-55200″ data-wpel-link=”internal”>AES : l’armée commune loin d’être prête

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Annoncée à grand renfort médiatique en janvier dernier, la force armée commune à l’Alliance des Etats du Sahel (AES) se fait attendre.

 

Les trois pays du Sahel ont annoncé le 29 janvier 2025, la mise en place d’une coopération militaire renforcée avec la création d’une force de 5000 soldats destinée à lutter contre le terrorisme. A vrai dire, elle reste encore au stade embryonnaire et va mettre du temps à voir le jour. Car les États-majors des trois armées sont encore à discuter les détails d’une « défense commune souveraine ». Leurs chefs se sont réunis du 8 au 11 avril dernier dans la capitale burkinabè, avec l’objectif « de poser les fondations d’une force militaires unifiée capable de répondre efficacement aux défis sécuritaires persistants dans la région sahélienne ».

 

Qui va commander ?

Le général Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées maliennes et président du Comité des chefs d’état-major de l’AES, a concédé le retard à l’allumage de cette armée commune : « Il s’agit de faire un retour d’expérience, d’actualiser nos données et d’avancer vers la constitution effective de cette force. Les orientations politiques sont claires, c’est maintenant à nous, militaires, de travailler sans relâche pour en faire une réalité sur le terrain ». Les chefs d’État-major s’interrogent sur la configuration à donner à cette armée commune : Avec quelle doctrine, quelle organisation ? Surtout qui va la commander ? Et de quel budget et de quelles capacités opérationnelles va-t-elle disposer sachant que l’état des lieux de chacune des trois armées de l’AES ne plaide pas en leur faveur et sachant que les trois pays figurent parmi les plus pauvres du monde, avec des PIB et des taux de croissance très faibles ? Certes, le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody, a indiqué que la future armée aura à sa disposition des moyens aériens, terrestres et de renseignements… Mais à quelle échéance ?

 

Développement socio-économique

Pendant ce temps, les groupes armés terroristes (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), Etat Islamique au grand Sahara (EIGS) et Boko Hara) poursuivent leurs exactions et le Sahel reste l’épicentre du terrorisme, selon le dernier rapport du groupe de réflexion Institute for Economics and Peace (IEP) publié début mars. En effet, au cours de l’année 2024, plus de la moitié des actes terroristes recensés dans le monde (3885 sur 7555) ont été enregistrés au Sahel, dont une majorité dans les trois pays que sont le Burkina Faso (1532 tués), le Mali (604) et le Niger (930).  Les trois pays continuent d’être les plus touchés, de manière constante, depuis 2017, mais le Niger a enregistré un quasi doublement des décès dus aux actes terroristes au cours des deux dernières « avec une augmentation de 94 % », souligne le rapport.

 

Quand bien même cette armée verrait le jour, les dirigeants des trois pays de l’AES ne peuvent pas et ne doivent pas oublier que la lutte contre le terrorisme passe aussi par le développement socio-économique et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. La réussite de cette force reposera enfin, sur son autonomie, la coordination entre États et bien évidemment sur le soutien des populations….

 

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Vive Tension au ministère centrafricain de l’Urbanisme : Bras de fer entre la ministre Nicole Koé et son Dircab Alexandre Pamphile Maleyombo

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Vive Tension au ministère centrafricain de l’Urbanisme : Bras de fer entre la ministre Nicole Koé et son Dircab Alexandre Pamphile Maleyombo

 

Vive Tension au ministère centrafricain de l’Urbanisme : Bras de fer entre la ministre Nicole Koé et son Dircab Alexandre Pamphile Maleyombo
Le parrain mafieux centrafricain Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet au ministère de l’urbanisme et de l’habitat

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le ministère de l’Urbanisme sombre dans le chaos. Alexandre Pamphile Maleyombo, auteur du détournements massifs, s’oppose à la ministre Nicole Koé après une mise en garde du Premier ministre Félix Moloua, intensifiant les tensions internes.

 

Depuis quelques semaines, une crise explosive paralyse le ministère de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat en Centrafrique. Tout part d’une note ferme du Premier ministre Félix Moloua, qui a dénoncé des pratiques illégales menées par le directeur du cabinet, Alexandre Pamphile Maleyombo. Ce dernier, au cœur d’un scandale financier, refuse de céder face à la ministre Nicole Koé, transformant le ministère en un champ de bataille où l’argent public est en jeu.

 

Des millions détournés via une caisse parallèle

 

Depuis des mois, M. Maleyombo est accusé de gérer un système parallèle pour collecter l’argent des ventes de terrains. Ces opérations, qui touchent des zones comme les 7e et 9e arrondissements de Bangui, ainsi que Bimbo, Boali, Damara et Mbaïki, rapportent des centaines de millions de francs CFA. En théorie, ces fonds devraient être versés au Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), dirigé par Patrice Yarkokpa, et contrôlés par l’agent financier du Trésor public. Mais la réalité est tout autre.

Vive Tension au ministère centrafricain de l’Urbanisme : Bras de fer entre la ministre Nicole Koé et son Dircab Alexandre Pamphile Maleyombo
Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat

L’argent des citoyens, payé pour des parcelles, finit dans une caisse privée gérée directement par M. Maleyombo. Ce circuit opaque, qui échappe à tout contrôle, prive l’État de ressources vitales. Les recettes, estimées à des centaines de millions, voire plus, sont utilisées à la discrétion du directeur du cabinet, sans aucun respect des règles.

 

Des dépenses hors contrôle

 

Avec ces fonds, M. Maleyombo a lancé des projets coûteux sans autorisation. Il est notamment reproché d’avoir engagé la construction d’un immeuble du ministère sans passer par un appel d’offres, une pratique illégale selon les lois centrafricaines. Certains soupçonnent qu’une entreprise liée à lui aurait bénéficié de ce contrat, alimentant des accusations de favoritisme.

 

Un autre incident concerne l’achat d’un tracteur à Douala, au Cameroun. Cette transaction, réalisée sans l’accord du ministère ni du gouvernement, reste entourée de mystère. Personne ne connaît le coût exact ni l’utilité de cet équipement. M. Maleyombo, qui décide et exécute seul, agit comme s’il était le seul maître à bord, transformant les fonds publics en un outil personnel.

 

La mise en garde du Premier ministre

 

Face à ces dérives, le premier ministre Félix Moloua a réagi avec fermeté. Dans une note adressée à Nicole Koé, il a pointé du doigt les irrégularités. « Construire un immeuble sans appel d’offres est illégal. Acheter un tracteur sans validation du gouvernement est inacceptable. Ces pratiques doivent s’arrêter », aurait-il écrit, selon des sources à la primature jointes par la rédaction du CNC. Il a exigé que toutes les recettes soient désormais gérées par l’agent financier du Trésor public, pour garantir une gestion transparente et conforme.

 

Un affrontement direct au ministère

 

Suite à cette note, Mme Koé a organisé une réunion d’urgence avec M. Maleyombo, Patrice Yarkokpa et d’autres responsables. L’objectif était de transmettre les ordres du Premier ministre et de mettre fin à la caisse parallèle. Mais la discussion a tourné au conflit. M. Maleyombo a rejeté l’idée d’unifier les caisses. « Impossible ! », aurait-il déclaré, selon des participants, défendant son emprise sur les fonds des ventes de terrains.

 

Ce refus a creusé un fossé entre la ministre et son directeur du cabinet. M. Maleyombo, qui s’appuie sur un réseau de ses parents placés à des postes stratégiques, semble considérer le ministère comme son domaine. Il aurait même recruté des cousins sans compétences pour gérer les transactions foncières, renforçant son contrôle sur ces opérations lucratives.

 

Une ministre en difficulté

 

Nicole Koé se retrouve dans une situation précaire. Sommée par le Premier ministre de rétablir l’ordre, elle lutte pour imposer son autorité. M. Maleyombo, qui agit comme un ministre de fait, ignore ses directives. « Elle parle, mais personne ne l’écoute », confie un employé du ministère. Cette faiblesse est aggravée par d’autres scandales, comme celui impliquant Patrice Yarkokpa, accusé d’avoir détourné 24 millions de francs CFA du FAEU. Interrogé par la gendarmerie, ce dernier a été libéré sans suites apparentes, renforçant l’impression d’impunité.

 

Un scandale aux enjeux politiques

 

Ce conflit dépasse les murs du ministère. M. Maleyombo, qui revendique des liens avec le président Faustin-Archange Touadéra, semble compter sur ces relations pour se protéger. Son appartenance à la même ethnie que le chef de l’État est souvent citée comme un bouclier. « Il dit agir pour le président », rapporte une source, bien que ces justifications restent floues.

 

Cette crise met à rude épreuve la gouvernance centrafricaine. Alors que l’État peine à financer les salaires et les projets publics, la gestion chaotique du ministère de l’Urbanisme est un obstacle majeur. Félix Moloua, en dénonçant ces pratiques, envoie un signal fort. Mais la résistance de M. Maleyombo, soutenue par des appuis présumés, complique les efforts pour rétablir l’ordre.

 

Une issue incertaine

 

Ce scandale, mêlant détournements, défiance et luttes de pouvoir, est un défi pour la Centrafrique. Nicole Koé joue sa crédibilité, tandis que M. Maleyombo mise sur ses réseaux pour rester intouchable. Le silence du président Touadéra, face à ces accusations, alimente les doutes sur sa volonté d’agir. Les Centrafricains, eux, attendent des réponses concrètes.

 

La question reste posée : cette crise débouchera-t-elle sur des sanctions ou sur un nouveau statu quo ? Une chose est sûre : ce bras de fer est un test pour la transparence et la justice dans un pays en quête de stabilité….

 

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Extradition d’Armel Sayo : Bangui accentue la pression sur Yaoundé

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Extradition d’Armel Sayo : Bangui accentue la pression sur Yaoundé

 

Bangui/le-chef-rebelle-armel-sayo-dans-un-local-de-la-police-camerounaise/” rel=”attachment wp-att-87126″ data-wpel-link=”internal”>Extradition d’Armel Sayo : Bangui accentue la pression sur Yaoundé
Le Chef rebelle Armel Sayo dans un local de la police camerounaise.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’arrestation d’Armel Sayo à Douala enflamme Bangui, qui presse Yaoundé pour son extradition. Cette chasse, combinée à une répression au pays, est inacceptable. Arrestations injustifiées et justice manipulée trahissent un régime centrafricain prêt à tout pour dominer.

 

En effet, depuis l’arrestation d’Armel Sayo le 17 janvier 2025 à l’aéroport de Douala, au Cameroun, le gouvernement centrafricain s’engage dans une croisade sans relâche pour obtenir son extradition au pays. Cette affaire, loin de se limiter à une pression diplomatique, exprime les dérives d’un régime qui, sous prétexte de sécurité, étouffe toute voix dissidente et instrumentalise la justice. Les pressions répétées sur Yaoundé, couplées à une vague d’arrestations arbitraires à Bangui, dressent le portrait d’un pouvoir autoritaire, prêt à sacrifier les droits humains pour asseoir son contrôle.

 

Une chasse à l’homme

 

L’arrestation de l’ancien ministre Armel Sayo, accusé d’une tentative de coup d’État, a déclenché une série de démarches frénétiques de la part de Bangui. Dès son transfert à Yaoundé le 18 janvier, les autorités centrafricaines ont multiplié les voyages pour convaincre le Cameroun de le livrer. Il y a quelques jours, le directeur de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), le général de police Armel Baraba est rentré à Bangui les mains vides après des négociations infructueuses à Yaoundé au Cameroun. Le 14 avril 2025, c’est un juge d’instruction centrafricain, chargé du dossier Armel Sayo à Bangui, qui s’est rendu à Yaoundé, espérant faire plier les autorités camerounaises. Mais le Cameroun reste inflexible.

 

Cette fermeté de Yaoundé s’explique par le climat sécuritaire et politique en RCA. Les violences récurrentes, les accusations d’abus de pouvoir et les conditions de détention inhumaines, notamment à la prison de Ngaragba et du camp de Roux, laissent craindre que l’extradition de l’ancien ministre Armel Sayo équivaille à une condamnation sans procès. Le Cameroun, voisin stratégique, refuse pour l’instant de cautionner une justice centrafricaine sous influence du groupe Wagner. Cette prudence, bien que louable, met Yaoundé dans une position délicate, alors que Bangui accentue la pression, risquant de tendre des relations bilatérales déjà complexes.

 

Une campagne de vaste répression au pays

 

Pendant que Bangui s’agite à Yaoundé, une répression féroce s’abat sur l’entourage de Sayo et au-delà. Le 17 janvier, quelques heures après l’arrestation de l’ancien ministre à Douala, sa sœur, Clarisse Sayo, ministre-conseillère à la Primature, et son frère, Aristide Sayo, gendarme, sont arrêtés à Bangui sans mandat. Conduits près des locaux de l’OCRB, ils sont les premières cibles d’une purge qui ne fait que commencer.

 

La liste des victimes s’allonge rapidement. Mahamat Abakar, ancien directeur général du Trésor et coordonnateur du projet Agir financé par la Banque mondiale, est interpellé le 11 mars dans son bureau, sans motif clair. Boris Toïma, Yvon Tazou, Germain Wamoustoyo et Junior Poungolo, tous professionnels ou cadres, sont également arrêtés entre février et mars. Au total, onze suspects, incluant quatre autres personnes moins médiatisées, sont placés sous mandat de dépôt le 14 avril 2025. Clarisse Sayo, Aristide Sayo et Mahamat Abakar sont envoyés à la prison de Camp de Roux, tandis que les huit autres, dont Toïma, Tazou, Wamoustoyo et Poungolo, sont transférés à la prison centrale de Ngaragba, dans le 7e arrondissement.

 

Ces arrestations, dépourvues de fondement, sèment la peur. Mahamat Abakar, homme discret et apolitique, incarne l’absurdité de cette répression. Son rôle dans le projet Agir, déterminant pour l’économie centrafricaine, n’a pas empêché son incarcération. Boris Toïma, lors d’une confrontation consignée, a dénoncé une liste de suspects imposée par la police, sans preuves. Clarisse et Aristide Sayo, eux, semblent visés uniquement pour leur lien familial avec Armel. Cette chasse aux sorcières, sous couvert d’une prétendue tentative de coup d’État, révèle un régime qui préfère intimider plutôt que gouverner.

 

Une justice aux ordres de Wagner

 

L’affaire prend une tournure encore plus sombre avec l’ingérence du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Le 7 avril, le juge d’instruction, après avoir examiné le dossier, conclut que sept des onze suspects – Mahamat Abakar, Boris Toïma, Yvon Tazou, Germain Wamoustoyo et trois autres – doivent être libérés faute de charges. Les quatre restants, dont Clarisse et Aristide Sayo, devaient être placés sous mandat de dépôt pour approfondir l’enquête. Cette décision, dont le juge se prépare à le rendre le vendredi 11 avril, semblait redonner un semblant d’espoir à des familles plongées dans l’angoisse.

 

Mais le ministre Arnaud Djoubaye Abazène intervient. Informé des conclusions du juge, il lui ordonne de suspendre toute libération, arguant qu’il souhaite examiner le dossier lui-même. Les jours passent – lundi, mardi, mercredi – sans que le ministre ne se manifeste. Le jeudi, alors que le juge s’apprête à prendre sa décision le lendemain avant de prendre le vol pour Yaoundé, Abazène lui intime l’ordre, par surprise,  de placer les onze suspects sous mandat de dépôt. « va Régler les affaires à Yaoundé, et à ton retour, tu décideras qui libérer », a -t-il déclaré. Contraint, le juge obtempère, et le 14 avril, tous les suspects sont envoyés en prison, anéantissant les espoirs des sept innocentés.

 

Cette intervention n’est autre qu’un scandale. Elle expose une justice centrafricaine aux ordres du pouvoir exécutif, où les décisions judiciaires sont dictées par des calculs politiques. Les accusations de complot, brandies sans preuves tangibles, servent de prétexte à une répression ciblée. Les familles des détenus, comme celles de Clarisse, Aristide ou Abakar, vivent dans l’incertitude, tandis que les conditions de détention à Ngaragba et Camp de Roux – surpeuplement, insalubrité, absence de soins – aggravent leur calvaire.

 

Un régime en quête de domination

 

Cette traque d’Armel Sayo s’inscrit dans une stratégie plus large du président Faustin-Archange Touadéra pour neutraliser toute menace à son pouvoir. À l’approche d’échéances politiques, le régime voit en Sayo, chef rebelle ayant défié Bangui dans le nord, un symbole à abattre. Mais en s’attaquant à son entourage et à des figures comme Mahamat Abakar, le gouvernement s’aliène des pans entiers de la société. L’arrestation d’un haut fonctionnaire respecté comme Abakar, sans lien avec la politique, choque jusqu’aux partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, qui finance le projet Agir.

 

Les interpellations de Boris Toïma, Yvon Tazou et d’autres cadres financiers fragilisent un ministère des Finances déjà sous tension. Ces dérives risquent de compromettre le soutien de bailleurs essentiels à une économie centrafricaine exsangue. Loin de renforcer le pouvoir, cette répression expose ses faiblesses, révélant un régime qui gouverne par la peur plutôt que par la légitimité.

 

Le Cameroun face à un dilemme

 

Le Cameroun, en refusant l’extradition de Sayo, en tout cas pour l’instant, agit comme un rempart contre l’arbitraire. Yaoundé sait que livrer le chef rebelle dans le climat actuel de la RCA pourrait le condamner à un sort funeste. Mais cette position n’est pas sans risque. Les relations avec Bangui, marquées par des enjeux sécuritaires à la frontière, pourraient pâtir de cette fermeté. Les voyages incessants des officiels centrafricains – OCRB, juge d’instruction – montrent que Bangui ne reculera pas facilement. La question demeure : le Cameroun tiendra-t-il bon ?

 

Un système inacceptable

 

Ce qui se passe en RCA est tout simplement inacceptable. La répression au pays, combinée à la pression sur Yaoundé, bafoue les principes les plus élémentaires de justice. Clarisse Sayo, Aristide Sayo, Mahamat Abakar, Boris Toïma et les autres ne sont pas seulement des suspects ; ils sont des victimes d’un système qui privilégie le contrôle à l’État de droit. Les conditions de détention à Ngaragba, où les suspects croupissent également à Camp de Roux, sont une honte pour un pays qui aspire à la stabilité.

 

La communauté internationale : Union africaine, ONU, Banque mondiale,  doit sortir de son silence. Les arrestations arbitraires, l’ingérence d’Arnaud Djoubaye Abazène et la manipulation de la justice exigent une réponse ferme. Les familles des détenus méritent la vérité, et les sept suspects innocentés par le juge doivent être libérés sans délai. Quant à Armel Sayo, son sort ne peut être décidé au mépris des droits humains.

 

La vigilance

 

L’affaire Armel Sayo n’est pas qu’une question d’extradition. C’est le miroir d’un régime qui, sous couvert de sécurité, sacrifie la justice et la dignité de ses citoyens. Le juge d’instruction, de retour de Yaoundé, sera face à un choix : céder à la pression ou rendre justice. Pour les Centrafricains, las de promesses non tenues, cette affaire est un test. La RCA peut-elle encore prétendre à la démocratie, ou s’enfonce-t-elle dans une dérive autoritaire ? L’avenir du pays, et de ses citoyens emprisonnés à tort, en dépend….

 

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Birao : Libération des 2 otages à Terfel

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Birao : Libération des 2 otages à Terfel

 

Centrafrique.org/defaillance-et-desertion-le-tableau-inquietant-de-ladministration-publique-a-birao/batiment-de-la-prefecture-de-la-vakaga-birao/” rel=”attachment wp-att-72721″ data-wpel-link=”internal”>Birao : Libération des 2 otages à Terfel
Bâtiment de la préfecture de la Vakaga-

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Terfel, près de Birao, deux jeunes pisteurs, retenus otages par des éleveurs depuis le 15 avril, ont été libérés le 17 avril après avoir juré leur innocence sur le Coran.

 

Deux agents pisteurs de Birao, retenus en otage depuis le 15 avril par un groupe d’éleveurs à Terfel, localité située à 25 kilomètres de Birao, ont été finalement libérés, jeudi 17 avril, après d’intenses négociations avec les ravisseurs. Cette affaire, née d’un malentendu lié à une récente attaque de Mercenaires russes contre des éleveurs, dont deux avaient été tués, s’est conclue sans violence grâce à l’intervention d’une délégation de notables de la  Vakaga et à un serment prêté sur le Coran par les otages eux-mêmes.

 

Les deux agents, des pisteurs employés pour la surveillance du parc, ont été capturés mardi 15 avril alors qu’ils effectuaient une visite de routine dans un campement d’éleveurs, à Terfel, dans une zone de brousse. Ces visites régulières visent à assurer la sécurité du parc et à maintenir des relations de confiance avec les communautés. Toutefois, les éleveurs, encore sous le choc d’une attaque survenue quelques jours plus tôt, ont accusé les pisteurs d’avoir fourni des informations aux mercenaires russes ayant tué deux des leurs.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les éleveurs ont cru que les agents, habitués à fréquenter leur campement, avaient indiqué leur position aux assaillants. Les pisteurs ont fermement nié toute implication, affirmant ignorer l’attaque et n’avoir aucun lien avec les mercenaires. Malgré leurs dénégations, ils sont restés retenus pendant deux jours, les éleveurs exigeant des garanties sur leur innocence.

 

Face à l’impasse, une délégation de notables de Birao s’est rendue à Terfel pour dialoguer avec les ravisseurs. Après plusieurs heures de discussions, un accord a été trouvé : les otages devaient jurer sur le Coran qu’ils n’avaient joué aucun rôle, direct ou indirect, dans l’attaque contre les éleveurs. Les deux agents ont finalement prêté serment, affirmant leur innocence. Convaincus par ce geste, les éleveurs ont accepté de les libérer dans la journée du 17 avril.

 

Cette libération met fin à 48 heures de tension dans la région, où les relations entre les communautés locales et les autorités du parc sont parfois fragilisées par des incidents extérieurs. Les deux pisteurs, sains et saufs, ont regagné Birao, et aucune violence n’a été rapportée lors de l’opération de médiation….

 

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Centrafrique : La CPC dénonce un dialogue biaisé avec les 3 chefs des groupes armés à N’Djaména

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La CPC dénonce un dialogue biaisé avec les 3 chefs des groupes armés à N’Djaména

 

Centrafrique : La CPC dénonce un dialogue biaisé avec les 3 chefs des groupes armés à N’Djaména
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un communiqué daté du 20 avril 2025, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) s’élève contre les négociations clandestines menées à N’Djaména par les autorités centrafricaines.

 

Selon le communiqué, depuis le 15 avril 2025, une délégation conduite par un ministre conseiller du président Faustin-Archange Touadéra dialogue séparément à N’Djaména avec trois leaders de groupes armés : Alkatim du MPC, Ali Darassa de l’UPC et Bobo Sembé des 3R. L’objectif affiché est de démobiliser et désarmer leurs combattants en vue des Élections où Touadéra brigue un troisième mandat de sept ans. Cependant, la CPC qualifie ces discussions de “semblants de dialogue” et dénonce une stratégie du pouvoir visant à manipuler les groupes armés pour sécuriser un “hold-up électoral” (CPC, 20 avril 2025).

 

En effet, le communiqué de la CPC brosse un tableau sombre de la République centrafricaine, décrivant un “contexte sociopolitique et sécuritaire des plus précaires et dramatiques” pour une population “qui manque de tout” sous un régime qualifié d’”antidémocratique et tyrannique”. La CPC reproche au gouvernement de ne pas respecter les accords de paix, notamment la feuille de route de Luanda, qui prévoyait un cessez-le-feu, le cantonnement des groupes armés et un dialogue inclusif. Selon la CPC, “l’armée centrafricaine et ses alliés, les mercenaires de Wagner, n’ont jamais respecté les termes de ce cessez-le-feu” décrété le 15 novembre 2021, attaquant les groupes armés sous prétexte de sécuriser le territoire (CPC, 20 avril 2025).

 

Une politique du “Win na Win” et un dialogue en trompe-l’œil

 

La CPC accuse Touadéra d’avoir abandonné tout réel effort de dialogue au profit d’une approche militaire, surnommée “Win na Win”, qui privilégie “l’usage du fer” pour imposer la paix. Le communiqué affirme que, soutenu par les Mercenaires russes de Wagner et les forces spéciales rwandaises, Touadéra a opté pour l’élimination des groupes armés plutôt que pour la mise en œuvre des recommandations de Luanda, telles que le retrait des leaders armés, leur cantonnement et leur prise en charge. Cette stratégie, selon la CPC, reflète une “forte propension à conserver le pouvoir” qui “l’a voilé et empêché de percevoir la réelle dimension de la crise centrafricaine”.

 

Le communiqué pointe également des manœuvres visant à fragiliser les groupes armés de l’intérieur. Touadéra aurait utilisé des transfuges de l’accord de Khartoum, intégrés dans les institutions, pour infiltrer et diviser la CPC. Les retours d’Alkatim et d’Ali Darassa dans le cadre de l’APPR-RCA en 2024 sont cités comme exemples, bien que ces tentatives de négociation aient échoué en raison des “pièges” tendus par le gouvernement, notamment des attaques persistantes contre leurs positions malgré les pourparlers.

 

Pression sur les 3R et exclusion de Bozizé

 

La CPC dénonce une focalisation particulière sur Bobo Sembé, leader des 3R, après avoir affaibli le MPC et l’UPC. Le gouvernement aurait exercé des pressions diplomatiques, politiques et socio-ethniques, notamment via la coopération avec le Tchad, pour contraindre les 3R à négocier. Cependant, la CPC critique l’exclusion de François Bozizé, chef politique de la coalition, de ces discussions, estimant qu’un dialogue sans lui ne peut démobiliser les combattants de la CPC. Le communiqué ironise sur la “pure naïveté” du gouvernement, qui penserait que “tous les combattants vont suivre le diktat des tricheries de Touadéra”.

 

La CPC reproche à Touadéra de manipuler les divisions entre acteurs militaires et politiques pour conserver le pouvoir, au mépris de ses engagements envers la CEEAC et le médiateur angolais, João Lourenço, pour un dialogue inclusif. Le communiqué compare défavorablement Touadéra au président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno, qui a organisé un dialogue inclusif avec les groupes armés tchadiens. Il accuse également les forces russes et rwandaises de piller les ressources minières du pays, aggravant la misère de la population (CPC, 20 avril 2025).

 

Enfin, la CPC avertit que les “manœuvres actuelles” du pouvoir constituent “un jeu à double tranchant” qui pourrait provoquer “une surprise plus radicale”. Elle appelle l’opinion nationale et internationale à témoin, insistant sur la nécessité d’un “dialogue réellement inclusif” avec tous les groupes armés, y compris Bozizé, pour instaurer une paix durable. Sans cela, les “petits calculs pouvoiristes” de Touadéra ne serviront pas l’intérêt des Centrafricains, qui, selon la CPC, luttent pour “la libération totale du pays” et “le départ de Touadéra du pouvoir” (CPC, 20 avril 2025)….

 

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Centrafrique : Nouvelle désertion massive des soldats FACA dans la Vakaga

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Nouvelle désertion massive des soldats FACA dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/rca-un-soldat-faca-tue-lun-de-ses-compagnons-darmes-a-amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Nouvelle désertion massive des soldats FACA dans la Vakaga
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une trentaine de soldats FACA ont déserté leurs postes dans la Vakaga, rejoignant Bangui après un périple traduit par une attaque mortelle. Ces désertions, motivées par la faim et l’absence de primes, révèlent une crise profonde au sein de l’armée centrafricaine.

 

En effet, depuis plusieurs jours, la préfecture de la Vakaga, située à l’extrême nord-est de la République Centrafricaine, est agitée par une vague de désertions parmi les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Environ trente militaires, initialement déployés dans différentes localités de ladite préfecture, ont abandonné leurs postes pour tenter de rejoindre Bangui, dévoilant au passage les conditions de vie insupportables et le manque de soutien logistique qui minent l’armée nationale.

 

Un mouvement déclenché à Birao

 

Le mouvement a débuté à Birao, chef-lieu de la Vakaga, où quatre soldats FACA ont quitté leur poste, poussés par des mois sans primes globales d’alimentation (PGA) et des salaires inaccessibles. Ces militaires ont pris la route vers Tiringoulou, où ils ont été rejoints par d’autres camarades partageant leur désespoir. À Sikikédé, puis à Gordil, le groupe a continué de grossir, atteignant une trentaine de déserteurs en direction de Ndélé. Ce trajet, effectué dans des conditions difficiles sur des routes dangereuses, témoigne de leur détermination à fuir un quotidien caractérisé par la précarité.

 

Une attaque meurtrière en chemin

 

Près du parc national de Manovo-Gounda St Floris, les déserteurs, escortés par des casques bleus de la Minusca, ont été attaqués par des hommes armés non identifiés. L’assaut a coûté la vie à l’un des soldats FACA, tandis que les autres, choqués mais résolus, ont poursuivi leur route. Cet incident tragique illustre les dangers constants dans la Vakaga, où les groupes armés, comme la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), maintiennent une pression continue. Malgré cette perte, les déserteurs ont atteint la ville de Ndélé, où le chef de région militaire leur promet des sanctions sévères.

 

Des conditions de vie intolérables

 

Les raisons de ces désertions sont claires : les soldats FACA déployés dans la Vakaga vivent dans des conditions inhumaines. Les primes globales d’alimentation, essentielles pour couvrir leurs besoins de base (nourriture, savon, vêtements), ne sont pas versées depuis des mois, voire des années dans certains cas. Les salaires, bien que déposés sur des comptes bancaires à Bangui, restent inaccessibles en raison de l’absence d’infrastructures bancaires dans les provinces. « On nous laisse crever de faim », a confié un déserteur anonyme à Bangui, résumant le sentiment d’abandon généralisé.

 

À cela s’ajoute un équipement défaillant : uniformes déchirés, chaussures usées, et absence de moyens pour se laver ou se nourrir correctement. Dans des localités comme Birao ou Sikikédé, où les ressources sont rares, les soldats dépendent parfois de l’aide sporadique des municipalités ou de la MINUSCA. Cependant, les rations fournies, souvent inadaptées aux habitudes alimentaires locales, ne suffisent pas à maintenir leur moral ou leur santé. « Ce qu’on nous donne, ce n’est pas ce qu’on mange pour tenir toute la journée », déplore un autre militaire ayant rejoint le mouvement.

 

Un phénomène récurrent

 

Ces désertions dans la Vakaga ne sont pas une exception. Elles s’inscrivent dans une série de défections similaires à travers le pays, révélant un malaise profond au sein des FACA. À Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto, quatre vagues de désertions ont été enregistrées depuis plusieurs mois, dont deux soldats le 13 avril 2025, portant à treize le nombre de déserteurs dans cette localité. Les raisons invoquées sont identiques : absence de PGA, salaires inaccessibles, et conditions de vie « insupportables ». « On vit comme des oubliés », a déclaré un soldat de Ouadda-Maïkaga avant de partir pour Bria.[](https://x.com/CorbeauNews/status/1912585018141990991)

 

À Yalinga, également dans la Haute-Kotto, une désertion massive a eu lieu le 28 février 2025, lorsque tous les soldats FACA ont abandonné leur poste pour rejoindre Bria. Là encore, des arriérés de quatre à six mois de PGA, combinés à l’isolement et à l’absence de ressources, ont poussé les militaires à bout. « On n’a plus rien pour tenir », a rapporté un habitant de Yalinga, citant un soldat. Ces départs ont laissé la ville sans défense, exposant la population à des risques accrus d’attaques rebelles.

 

D’autres cas, bien que nombreux, ne sont pas tous documentés. À Nana-Mambéré, Kouango, Ndim, Paoua, ou encore Ouanda-Djallé, des soldats accumulent des arriérés de PGA pouvant atteindre 24 mois.

 

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Une tentative d’enlèvement au quartier KM5 tourne au fiasco

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Tentative d’enlèvement au quartier KM5 tourne au fiasco

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-une-operation-des-forces-de-lordre-tourne-au-fiasco-au-marche-du-pk5/les-soldats-faca-les-gendarmes-et-les-policiers-appuyes-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-le-marche-du-pk5-mamadou-mbaiki-ce-jeudi-22-septembre-2022/” rel=”attachment wp-att-59716″ data-wpel-link=”internal”>Tentative d’enlèvement au quartier KM5 tourne au fiasco
Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du 16 au 17 avril 2024, un commando des  Mercenaires russes du groupe Wagner et de policiers centrafricains a tenté d’enlever un habitant du quartier KM5 à Bangui. L’opération a échoué face à la mobilisation massive des résidents.

 

En effet, un commando composé de mercenaires du groupe Wagner et de policiers centrafricains a tenté dans la nuit du 16 au 17 avril 2025 de s’emparer d’un habitant du quartier KM5, également connu sous le nom de PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Les détails précis de l’opération restent flous, mais l’individu ciblé a donné l’alerte, provoquant une réaction immédiate des habitants. Réveillés par le bruit, de nombreux résidents sont sortis dans les rues, obligeant le commando à battre en retraite sans parvenir à arrêter leur cible.

 

Cette nuit-là, la vigilance des habitants du KM5  était à son comble. Selon une source locale, la communauté, consciente des risques, s’est rapidement mobilisée. Le quartier KM5, connu pour son dynamisme mais aussi pour son insécurité, est un terrain où les tensions peuvent rapidement dégénérer. Dans l’obscurité, la menace de tirs embusqués contre le commando a probablement contribué à leur décision de partir précipitamment, abandonnant leur objectif.

 

Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de violences et d’abus dans le quartier KM5 , poumon économique de Bangui et majoritairement musulman. Les mercenaires russes, parfois accompagnés de policiers ou même de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), sont régulièrement impliqués dans des enlèvements et des braquages ciblant les commerçants prospères du quartier. Ces opérations visent souvent à extorquer des rançons. Une fois arrêtées, les victimes sont fréquemment détenues à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), où leurs familles doivent payer des sommes allant de 2 à 5 millions de FCFA pour obtenir leur libération. Ce système d’extorsion est bien rodé, mais les autorités, complices ou impuissantes, laissent ces pratiques perdurer.

 

Un événement récent illustre cette dynamique. Dans la nuit du 13 au 14 avril 2024, des mercenaires russes et des policiers ont tenté un braquage dans le quartier Koudoukou, toujours dans le KM5, mais ont échoué. Ils se sont ensuite dirigés vers le quartier Sambo, où ils ont forcé l’entrée d’une mosquée, dérobant 18,35 millions de FCFA. Sous la pression des habitants et des leaders communautaires, les assaillants ont restitué 14 millions de FCFA, mais le sort des 4,35 millions restants demeure incertain.

 

Le quartier PK5, avec son marché Mamadou M’Baïki et ses nombreux commerçants, est une cible privilégiée pour ces actes criminels en raison de sa vitalité économique. Les habitants, exaspérés par ces exactions répétées, oscillent entre peur et résistance. Malgré les grèves et manifestations organisées par le passé pour dénoncer ces abus, la situation reste inchangée, alimentant un climat de méfiance envers les forces de l’ordre et les mercenaires étrangers….

 

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Les Exactions des FACA sur le site minier de Ziki : l’Enquête de la société civile Dévoile l’Urgence d’une Réforme Profonde

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Les Exactions des FACA sur le site minier de Ziki : l’Enquête de la société civile Dévoile l’Urgence d’une Réforme Profonde

 

Les Exactions des FACA sur le site minier de Ziki : l’Enquête de la société civile Dévoile l’Urgence d’une Réforme Profonde
Capture d’écran de la vidéo sur Une jeune fille orpailleuse passée à tabac à son tour par un Soldat FACA

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une vidéo montrant des militaires centrafricains brutalisant des civils à Ziki a indigné la nation toute entière. La société civile, notamment le GTSC et d’IGWE, après une brève enquête sur le lieu,  a publié un premier rapport qui va permettre de clarifier les faits et proposer des mesures correctives urgentes.

 

Le début d’une Crise Nationale

 

Dans la nuit du 8 à 9 avril 2025, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux a jeté une lumière sur des actes de violence commis par des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) contre des civils, principalement des femmes, sur le site minier de Ziki, à une trentaine de kilomètres de Yaloké. Ces images, montrant des passages à tabac d’une brutalité inouïe, ont provoqué une onde de choc dans l’opinion publique. Le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique a immédiatement dénoncé un acte « déshumanisant », qui non seulement ternit la réputation des FACA, mais fragilise aussi le lien de confiance entre l’armée et les citoyens.

 

Devant l’indignation générale, l’État-Major des Armées a publié un communiqué le 9 avril 2025, affirmant que les faits remontaient à plus d’un an et que les responsables avaient été sanctionnés par un conseil de discipline. Ce texte, perçu comme maladroit et arrogant, a attisé la colère populaire, notamment en raison des accusations portées contre les diffuseurs de la vidéo, qualifiés d’« ennemis de la paix ». Devant l’ampleur de la controverse, le Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise (GTSC) et l’association IGWE ont mandaté une mission d’observation les 14 et 15 avril 2025 sur les sites de Gomion et Ziki. Conduite par des personnalités telles que le Dr Paul-Crescent Beninga, Quentin Claver Ngbouando et Cédric Josué Yassarandji, cette délégation visait à établir les faits et à répondre aux déclarations officielles.

Une vidéo virale montrant des soldats FACA maltraitant des civils sur le site minier de Gomio, près de Yaloké, a indigné la Centrafrique. Ousna, une centrafricaine, en live sur Facebook, démonte un par un le communiqué pathétique de l’état-major, exposant ses contradictions et son mépris.
Un jeune homme orpailleur subissant ses services par les soldats FACA

Une Enquête aux Conclusions Accablantes

 

Les observations de la mission contredisent formellement les affirmations de l’État-Major. Tout d’abord, les violences, loin de dater de plus d’un an, se sont produites en août 2024, soit huit mois avant la diffusion de la vidéo. Ces actes ont eu lieu à la Base 10, près de Ziki, où 20 femmes, dont deux enceintes, et un homme ont été sauvagement battus par des militaires. Une des femmes enceintes a perdu un de ses jumeaux à la suite des coups reçus et souffre encore de séquelles physiques et psychologiques.

 

Ensuite, l’État-Major a soutenu que les exactions s’étaient déroulées sur un site minier abandonné. Or, la mission a constaté que la Base 10 est un site en pleine activité, avec des engins opérationnels et une présence militaire permanente, ce qui rend incohérente l’idée d’un lieu désaffecté. La mission des FACA sur place est précisément d’assurer la sécurité des sites en exploitation, ce qui infirme les déclarations officielles.

 

Enfin, contrairement à ce que laissait entendre le communiqué, aucune rotation complète des forces de sécurité n’a eu lieu. Seuls les militaires identifiés dans la vidéo ont été rappelés à Bangui. La mission a également appris que deux enquêtes antérieures avaient été menées : une par l’Inspection générale des armées le 3 avril 2025, incluant un atelier de formation pour les militaires, et une autre par les services de renseignement de la Présidence le 10 avril 2025, deux jours après la diffusion de la vidéo. Ces éléments suggèrent que l’État-Major était informé des faits avant leur révélation publique, laissant planer le soupçon d’une tentative de dissimulation.

 

Les Voix des Victimes et Témoignages Concordants

 

Les témoignages recueillis sur place dressent un tableau glaçant. Les victimes, en majorité des femmes, décrivent des violences quasi hebdomadaires, motivées par leur tentative de ramasser des graviers rejetés par la société minière IMC pour en extraire artisanalement de l’or. Ces déchets, interdits d’accès par les militaires, sont vendus à des personnes plus aisées pour des montants compris entre 50 000 et 100 000 FCFA. Les victimes rapportent des châtiments corporels systématiques : cinq coups de bâton aux fesses ou à la plante des pieds pour les femmes enceintes. Une femme a raconté avoir été battue une semaine avant les faits filmés, tandis qu’un habitant exhibe les cicatrices d’un coup de baïonnette. Une autre victime a été forcée de rester exposée au soleil de 9h à 13h pour avoir réclamé des graviers après avoir payé un militaire.

 

Les responsables des FACA à la Base 10, interrogés en présence de leurs subordonnés, ont admis les faits, les datant d’août 2024, et exprimé des regrets. Ils ont invoqué des ordres des chefs de village locaux, qui leur auraient demandé d’administrer des coups pour dissuader la collecte de graviers, arguant que des éboulements avaient causé 17 morts par le passé. Cette justification n’a pas été vérifiée, et la mission n’a pas pu rencontrer les chefs de village. Quoi qu’il en soit, un tel ordre serait illégal et ne saurait dédouaner les militaires de leur responsabilité.

 

Les employés centrafricains de la société IMC confirment ces récits, dénonçant eux-mêmes des actes de violence de la part des FACA. Un chauffeur a rapporté avoir été battu pour avoir appris à des jeunes à conduire des camions-bennes. Ces employés déplorent également des écarts salariaux : les travailleurs étrangers, souvent congolais ou camerounais, perçoivent 600 000 FCFA, contre 180 000 FCFA pour les nationaux, ainsi qu’un manque de formation pour les locaux.

 

Un Manquement aux Normes Juridiques et Éthiques

 

Les exactions commises à Ziki violent des engagements juridiques tant internationaux que nationaux. La République centrafricaine, ayant ratifié en 2016 la Convention contre la torture, s’est engagée à proscrire tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. Sur le plan national, l’article 16 de la Constitution de 2023 consacre la dignité de la personne humaine, tandis que l’article 118 du Code pénal punit les actes de torture par des travaux forcés. La loi n°06.032 de 2006 offre une protection spécifique aux femmes contre les violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Ces textes exposent les auteurs des violences à des sanctions pénales.

 

Sur le plan éthique, les militaires sont tenus à des principes de respect, de justice et de retenue. Les actes commis à Ziki traduisent une faillite de ces valeurs, aggravée par une apparente collusion entre certains militaires et chefs locaux pour monnayer l’accès aux graviers. Cette situation interroge la qualité du recrutement, de la formation et de la supervision des FACA, ainsi que l’influence indue de figures locales sur des opérations militaires.

 

Une Communauté Marginalisée

 

L’enquête met également en évidence la misère des communautés de Gomion et Ziki. L’absence d’infrastructures de base,  centres de santé, écoles dignes de ce nom, points d’eau potable,  amplifie les tensions avec la société IMC et les FACA. Ces populations, souvent à l’origine de la découverte des mines, ne tirent aucun bénéfice de l’exploitation minière, ce qui les pousse à collecter des graviers pour survivre. Cette marginalisation, combinée aux violences, a brisé la confiance envers les autorités militaires et l’entreprise minière.

 

Des Solutions pour Restaurer la Justice

 

Le rapport propose des mesures concrètes. Pour la société IMC, il recommande d’autoriser un accès gratuit et organisé aux graviers pour les communautés, de financer des campagnes de sensibilisation sur les dangers des sites miniers, et de construire des infrastructures sociales (écoles, centres de santé, points d’eau). À l’État-Major des Armées, il suggère de remplacer toutes les forces déployées, de traduire les responsables en justice militaire, de présenter des excuses publiques aux victimes et à la nation, et de former les chefs de village à une collaboration respectueuse avec l’armée. Enfin, les organisations de défense des droits humains sont appelées à fournir une assistance juridique aux victimes.

 

L’enquête du GTSC et d’IGWE sur les exactions de Ziki expose une réalité fâcheuse : des abus répétés, une communication officielle mensongère et une marginalisation des communautés locales. Ces événements exigent une refonte du fonctionnement des FACA, un audit de leur formation et un renforcement des mécanismes de justice. Parallèlement, l’amélioration des conditions de vie des riverains et une gestion équitable des ressources minières sont indispensables pour apaiser les tensions et restaurer la confiance. Ce scandale n’est pas un incident isolé ; il reflète des failles systémiques que la République centrafricaine doit affronter pour garantir la dignité et la sécurité de ses citoyens….

 

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Centrafrique : le Parti Africain du Progrès  interpelle Touadera et demande un dialogue politique sincère  

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le Parti Africain du Progrès  interpelle Touadera et demande un dialogue politique sincère

 

Centrafrique : le Parti Africain du Progrès interpelle Touadera et demande un dialogue politique sincère
Alain-Brice-Touaboy – Le Parti Africain du Progrès (PAP) : une nouvelle voix politique en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 13 avril 2025, le Parti Africain du Progrès (PAP) a adressé une lettre au président Faustin Archange Touadéra, demandant un dialogue politique inclusif pour garantir des élections apaisées et renforcer la démocratie, dans un climat politique tendu.

 

Dans sa lettre, signé par Alain Patrick Sather Touaboy, président du PAP, le parti centriste exprime ses « vives préoccupations » face au climat politique tendu en République centrafricaine (RCA) à l’approche des élections locales, législatives et présidentielle. Le PAP souligne que ce contexte, caractérisé par des défis socio-économiques et institutionnels, nécessite une action urgente pour préserver la stabilité démocratique. Selon le PAP, seule une « approche collective fondée sur le dialogue et le respect mutuel » peut garantir un processus électoral credible et apaisé, évitant ainsi les tensions qui ont marqué les scrutins précédents.

 

Le PAP, dans cette lettre adressée directement au président Touadéra, insiste sur la nécessité d’un « dialogue politique sincère » impliquant les partis politiques, la société civile et les institutions de médiation. Le communiqué met en garde contre « l’exclusion persistante des voix divergentes », qui risque d’accentuer les tensions et de fragiliser la démocratie centrafricaine. Pour répondre à ces défis, le parti formule trois objectifs principaux. Premièrement, il appelle à garantir des élections « libres, transparentes et apaisées », notant que les scrutins passés ont été entachés de contestations et de violences, ce qui a affaibli la confiance des citoyens. Le PAP propose des réformes électorales, notamment une refonte de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), une garantie de neutralité du Conseil constitutionnel et un accès équitable aux médias.

 

Deuxièmement, le PAP, selon le communiqué, souhaite prévenir les risques de crise pré et post-électorale. Il souligne qu’un « dialogue préventif » permettrait d’adresser les désaccords et d’établir des mécanismes de médiation pour résoudre pacifiquement les différends. Troisièmement, le parti affirme que des scrutins inclusifs renforceraient la « légitimité des futurs élus », favorisant la stabilité et la cohésion nationale, comme indiqué dans le document.

 

Pour concrétiser cette demande, le communiqué propose des mesures précises. Le PAP demande l’organisation, « dans les meilleurs délais », d’une « table ronde multipartite » réunissant partis politiques, société civile et observateurs indépendants. Cette table ronde serait chargée de créer un comité ad hoc pour élaborer les Termes de Référence (TDR) du dialogue. Le communiqué insiste également sur l’examen des garanties pour des élections équitables, comme la présence d’observateurs internationaux et l’indépendance de l’ANE et du Conseil constitutionnel. Enfin, le PAP appelle à un « engagement commun » pour respecter les recommandations du Forum de Bangui (2015) sur la limitation des mandats et l’alternance politique, selon le texte signé par Alain Patrick Sather Touaboy.

 

Le ton de la lettre, bien que ferme, reste respectueux et constructif. Le PAP se présente comme un acteur responsable, prêt à collaborer pour l’avenir du pays, comme l’indique le communiqué en concluant par une ouverture à « toute initiative visant à apaiser le climat politique ». Cette démarche intervient dans un contexte où la RCA, marquée par des crises récurrentes, risque de nouvelles tensions électorales. Le communiqué reflète les inquiétudes d’une opposition qui craint un processus électoral biaisé, notamment en raison de la politisation présumée des institutions.

 

La réponse du président Touadéra à cette demande, formulée dans le communiqué n°071/PAP/PR/BP/SG, reste incertaine. Les relations entre le pouvoir et l’opposition sont tendues, et des appels similaires ont parfois été ignorés par le passé. Si le dialogue proposé par le PAP, sous la plume de Sather Touaboy, aboutit, il pourrait poser les bases d’un processus électoral plus credible. Dans le cas contraire, le communiqué avertit implicitement des risques d’une polarisation accrue, susceptible de compromettre la stabilité du pays. Cette initiative du PAP, détaillée dans le document, constitue un moment clé pour tester la volonté du gouvernement de s’engager dans une démarche inclusive avant les échéances électorales….

 

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Le gouvernement centrafricain envisage d’interdire l’importation de produits surgelés sur le territoire centrafricain

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Le gouvernement centrafricain envisage d’interdire l’importation de produits surgelés sur le territoire centrafricain

 

Centrafrique.org/nul-nest-professionnel-lorsquon-parle-doreiller/des-mercenaires-russes-font-leurs-courses-en-octobre-au-bangui-mall-un-supermarche-chic-utilise-principalement-par-le-personnel-des-ambassades-et-des/” rel=”attachment wp-att-61954″ data-wpel-link=”internal”>Le gouvernement centrafricain envisage d’interdire l’importation de produits surgelés sur le territoire centrafricain
Des Mercenaires russes du groupe Wagner faisant leur course dans le super marché Bangui Mall au centre-ville de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une volonté de protéger sa population et de renforcer son autonomie alimentaire, le gouvernement centrafricain, via le ministère du Commerce et de l’Industrie, étudie actuellement des mesures visant à interdire ou strictement réguler l’importation de produits surgelés sur son territoire. Une décision qui pourrait impacter le marché national, mais aussi relancer les filières de production du pays.

 

Le contexte est clair. Les autorités pointent du doigt les risques sanitaires liés aux produits importés, souvent mal conservés ou issus de circuits opaques. Poissons surgelés d’Asie, poulets brésiliens ou plats préparés européens inondent les marchés de Bangui à des prix défiant toute concurrence. Mais ces produits, parfois stockés dans des conditions douteuses, font craindre des contaminations microbiologiques ou l’usage de conservateurs non conformes. À cela s’ajoute une volonté politique : renforcer l’autonomie alimentaire dans le cadre du Plan national de développement économique 2025-2030.

 

Prenons l’exemple du poisson. Les tilapias ou capitaines pêchés dans l’Oubangui ou sur les côtes nationales se vendent à des prix exorbitants, parfois cent fois supérieurs à ceux des poissons surgelés importés. Même constat pour le poulet, incontournable lors des fêtes. Les volailles nationales, élevées à petite échelle, peinent à rivaliser avec les cargaisons de cuisses congelées venues d’Europe ou d’Amérique du Sud, qui représentent 60 % du marché selon les estimations douanières. Une interdiction des importations pourrait-elle doper ces filières locales ? Possible, mais pas certain.

 

Car la production nationale montre ses limites. Actuellement, elle ne couvre que 40 % des besoins en protéines animales du pays. Les éleveurs de Boali ou les pêcheurs de l’Oubangui, bien que déterminés, manquent d’infrastructures, de chaînes de froid fiables et de financements pour augmenter leurs rendements. Si les importations venaient à cesser brutalement, le risque de pénurie serait réel. Les prix des produits nationaux, déjà 30 à 50 % plus élevés, pourraient flamber, aggravant l’insécurité alimentaire pour les ménages modestes.

 

Un spécialiste centrafricain en sécurité alimentaire, basé à Bangui, tempère : « L’idée est louable, mais sans un plan d’investissement massif dans les abattoirs, les unités de transformation et les réseaux de distribution, la transition sera chaotique ». Les importateurs, de leur côté, dénoncent une mesure qui violerait les accords commerciaux de la CEMAC et menacent de porter l’affaire devant les instances régionales.

 

Pourtant, des opportunités existent. Une régulation stricte des importations pourrait créer des emplois dans l’élevage, la pêche et l’agroalimentaire national. À condition, toutefois, que le gouvernement anticipe. Une politique bien calibrée, avec des subventions aux producteurs et des campagnes pour promouvoir les produits frais, pourrait combler le vide laissé par les surgelés importés. Mais une improvisation hâtive, sans vision à long terme, risque de provoquer l’inverse : inflation galopante, rupture d’approvisionnement et grogne sociale.

 

Les autorités promettent une consultation publique d’ici fin mai 2025, ainsi qu’un fonds de soutien aux producteurs locaux, financé par des taxes sur les importations restantes. Le ministère de la Santé, lui, annonce un renforcement des contrôles qualité pour garantir la sécurité des produits nationaux. Mais le calendrier reste flou, et la capacité de l’État à coordonner ces efforts interroge.

 

L’ambition est séduisante : protéger la santé des Centrafricains et bâtir une économie alimentaire souveraine. Mais sans une préparation rigoureuse, le rêve d’autosuffisance pourrait se transformer en cauchemar inflationniste. Le poisson de l’Oubangui et le poulet de Boali ont du potentiel, mais sont-ils prêts à nourrir tout un pays ? Rien n’est moins sûr….

 

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Ngaragba, Prison de l’Injustice : L’Église Plaide pour une Réforme Face aux Abus Carcéraux

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Ngaragba, Prison de l’Injustice : L’Église Plaide pour une Réforme Face aux Abus Carcéraux

 

Centrafrique.org/rca-une-nouvelle-structure-penitentiaire-flambant-neuve-financee-par-les-etats-unis-a-ete-remise-au-gouvernement/dans-une-cellule-de-la-prison-de-ngaragba-a-bangui-le-8-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38351″ data-wpel-link=”internal”>Ngaragba, Prison de l’Injustice : L’Église Plaide pour une Réforme Face aux Abus Carcéraux
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ngaragba, prison de l’injustice, étouffe sous la surpopulation et les transferts forcés par Wagner. L’Église centrafricaine, par la voix du père Ngouya, plaide pour une réforme carcérale, des jugements locaux et la dignité des détenus.

 

La Maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, n’est plus une prison mais un cauchemar. Les détenus s’entassent dans des cellules minuscules, sans air, sans hygiène. Quand la pluie s’abat, l’eau envahit tout, forçant les prisonniers à dormir dans les couloirs. Le père Émile Éloi Ngouya Beyo, aumônier de la prison, ne mâche pas ses mots : les conditions sont inhumaines. Il pointe du doigt un scandale aggravant cette crise : des détenus des provinces, arrachés à leurs villes comme Bambari, Obo ou Birao, croupissent à Bangui, loin de leurs familles. « Leurs proches n’ont pas les moyens de venir. Ces hommes et ces femmes sont brisés, isolés, abandonnés », martèle-t-il.

 

Un mal plus profond ronge le système : Wagner, le groupe paramilitaire russe, arrête des Centrafricains dans les provinces sans motif valable. Ces prisonniers, transférés à Bangui par hélicoptère, arrivent sans dossier, sans chef d’accusation. « Les tribunaux locaux, à Bambari ou Bouar, peuvent juger ces affaires. Mais Wagner impose sa loi, centralise tout à Bangui, et la justice ferme les yeux », dénonce une source judiciaire. Cette pratique paralyse les prisons et prive les détenus de procès équitables. Ngaragba déborde, et les droits humains s’effacent.

 

Devant ce désastre, le père Ngouya propose des solutions claires. D’abord, transférer les détenus condamnés vers des prisons proches de leurs régions : Bambari, Bouar, Berberati,  pour soulager Ngaragba et renouer les liens familiaux. Ensuite, accélérer les jugements pour vider les cellules des prévenus en attente, parfois des années. Enfin, améliorer l’hygiène, les soins, la nourriture. « Un prisonnier reste un être humain. La justice doit le respecter, pas l’écraser », insiste-t-il. Pour les centrafricains, il y’a un point important  à respecter : arrêter les arrestations sans fondement par Wagner et rendre aux tribunaux locaux leur autorité.

 

L’Église centrafricaine porte ce combat avec force. Lors d’une messe à Ngaragba, caractérisée par des baptêmes et communions de détenus, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a réaffirmé son engagement. « Nous ne pouvons tolérer cette injustice. L’Église accompagne les prisonniers et pousse pour des prisons humaines », a-t-il déclaré. Depuis des années, l’Église milite pour une justice qui répare, pas qui détruit, s’appuyant sur les normes des Nations unies.

 

Le ministère de la Justice promet un audit des prisons en 2025. Mais l’argent manque, et l’emprise de Wagner sur le système judiciaire complique tout. Les organisations de défense des droits humains, avec l’Église, préparent un recours auprès des instances internationales. Elles pressent Bangui de reprendre la main sur ses prisons et ses tribunaux. Ngaragba, prison de l’injustice, attend une réforme qui tarde trop….

 

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REPORTE T-IL LA DÉCLARATION OFFICIELLE DE SA CANDIDATURE POUR LE TROISIÈME MANDAT ?

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POURQUOI LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REPORTE T-IL LA DÉCLARATION OFFICIELLE DE SA CANDIDATURE POUR LE TROISIÈME MANDAT ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-faustin-archange-touadera-en-route-pour-un-troisieme-mandat/sani-yalo/” rel=”attachment wp-att-88789″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REPORTE T-IL LA DÉCLARATION OFFICIELLE DE SA CANDIDATURE POUR LE TROISIÈME MANDAT ?
De gauche à droite : Sani Yalo et Faustin Archange Touadera tenant le chèque en carton de 15 000 000 FCFA donné par le premier au dernier pour la caution de sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En dehors des élections locales qui sont hypothétiques depuis des décennies, les élections générales nationales c’est-à-dire les présidentielles et les législatives sont prévues pour la fin du mois de décembre 2025.

 

Selon les termes de la constitution du 30 mars 2016 sur lesquels il a prêté serment par deux fois, le président de la République est à son deuxième et dernier mandat.

Animé par des velléités tyranniques de s’éterniser au pouvoir de l’État, le président de la République à procédé de manière illégale à l’adoption par voie référendaire d’une nouvelle constitution rédigée intégralement sous l’impulsion des forces négationistes de Wagner afin de lui offrir un probable troisième mandat.

En conséquence de ce qui précède, l’autorité Nationale des Élections a été inféodée tout comme la cour constitutionnelle dont la présidente a été illégalement limogée pour entrave à une tentative de révision constitutionnelle.

Ainsi, nonobstant que toutes les formules juridiques mêmes mal agencées et mal ordonnancées sont au vert pour ouvrir une voie royale à un troisième mandat, le président de la République entretient encore le suspense sur sa candidature alors qu’une annonce solennelle était attendue lors de la célébration de son neuvième anniversaire au pouvoir.

À ce jour, il n’a toujours pas de dauphin officiel désigné, ce qui suppose par déduction qu’il sera lui-même candidat sous prétexte que c’est le peuple qui a réclamé ce troisième mandat à travers des marches de soutien.

Ainsi, on assiste à un “ni oui ni non” malgré la pression des innombrables associations de soutien qui lui proposent parfois des sommes d’argent alors que lui-même n’en a nullement besoin puisque suffisamment riche.

Pendant que les adeptes du troisième mandat savouraient leur fantasme politique éphémère, l’opposition démocratique chapeautée par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution et le Rassemblement Unitaire de Paris mettent la pression pour faire échec à ce projet anticonstitutionnel, antidémocratique, mortifere et crisogene.

Ces derniers mettent en garde le pouvoir de Bangui au risque de troubles généralisés.

Il faut remarquer que pendant que les potentiels dauphins du pouvoir de Bangui ruminent en silence leur colère latente liée à la confiscation du pouvoir par un seul homme, des ondes négatives et électrostatiques se baladent manifestement dans le stratosphère et prêtent à s’enflammer.

En vérité, le président de la République doute, traîne, hésite d’annoncer sa candidature pour trois raisons principales :

D’abord la première raison est juridique car le président de la République est bien conscient qu’il n’a plus droit à un autre mandat supplémentaire et que sa nouvelle constitution est illégale, illégitime.

Ensuite, la deuxième raison est politique car le tyran redoute les actions du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution ainsi que les actions du Rassemblement Unitaire de Paris qui ont vocation à attirer l’attention des chancelleries et de la communauté internationale qui voyaient déjà d’un mauvais œil la présence en Centrafrique des forces non conventionnelles de Wagner qui pillent, violent voire piétinent les droits fondamentaux des centrafricains.

Malgré que le pouvoir de Bangui est en précampagne depuis plus d’un an, il redoute les effets politiques de l’annonce.

Quand bien même il a la possibilité mais il demeure prudent pour éviter de souffler sur la braise déjà ardente.

Enfin, la troisième raison est purement d’ordre social liée à l’absence d’eau potable, d’électricité, d’école, d’hôpitaux, de route, de stade homologué, de cimetière sans oublier la vidéo virale qui decredibilise l’armée nationale qui violentait les femmes sur le site des mines d’or.

Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

– Que cache cette hésitation qui sème le doute dans le camp du pouvoir ?

– Existe t-il un fossé entre l’intention de briguer un troisième mandat et l’officialisation de la candidature ?

– L’hésitation dérive t-elle du sectarisme chronique et de la catégorisation discriminatoire nés des concepts de binationalité et de centrafricains d’origine ?

– Entre le parti au pouvoir et les innombrables associations de soutien, lequel des deux va investir le président de la République ?

– À quand la fin du suspense ?

En tout état de cause, si juridiquement l’Autorité Nationale des Élections et la cour constitutionnelle manipulent les résultats des élections, politiquement le peuple souverain aura son mot à dire…

Le forcing sera naturellement infructueux.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa….

 

Limassa le 19 Avril 2025….

 

Bernard SELEMBY DOUDOU….

Juriste, Environnementaliste,

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Mbinaye : 24 heures après un violent affrontement entre les 3R et les Wagner, les russes se renforcent

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Mbinaye : 24 heures après un violent affrontement entre les 3R et les Wagner, les russes se renforcent

 

Centrafrique.org/?attachment_id=51778″ rel=”attachment wp-att-51778″ data-wpel-link=”internal”>Mbinaye : 24 heures après un violent affrontement entre les 3R et les Wagner, les russes se renforcent
Les Mercenaires russes de la société Wagner qui font patrouille avec leurs camions de troupes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Vidé de ses habitants, le village Mbinaye est devenu une zone fantôme après un violent affrontement entre rebelles 3R et mercenaires russes, soutenu par les FACA, le jeudi 17 avril 2025.

 

En effet, la localité de Mbinaye, situé à une dizaine de kilomètres de Mann sur une route secondaire en direction de la frontière camerounaise, est plongée dans une tension extrême après un affrontement particulièrement violent survenu hier entre les rebelles du mouvement Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R) et des mercenaires russes, appuyés par les Forces armées centrafricaines (FACA). La peur paralyse la localité, le village est désormais désert, ses habitants ayant fui en masse vers la ville de Bang et de Mann.

 

Rappelons que l’affrontement a éclaté jeudi 17 avril, après plusieurs jours de rumeurs signalant la présence de rebelles 3R dans la brousse autour de Mbinaye. Les mercenaires russes, soutenus par les soldats FACA, ont lancé une attaque d’envergure contre les positions rebelles. Le combat, décrit comme extrêmement intense par des sources militaires, a duré des heures, marqué par des échanges de tirs nourris. Trois mercenaires russes ont été tués et deux autres blessés, leurs corps et les blessés évacués par hélicoptère vers Bocaranga, puis vers Bangui. Les pertes parmi les soldats FACA et les rebelles 3R n’ont pas été précisément établies, faute d’informations confirmées.

 

Malgré l’assaut, les rebelles 3R ont tenu bon, repoussant l’attaque et conservant leurs positions dans le village. Aujourd’hui, ils restent retranchés à Mbinaye, tandis que les forces russes se réorganisent et se renforcent. Plusieurs rotations d’hélicoptères ont été observées, transportant des troupes et du matériel militaires, et des convois de véhicules d’assaut se dirigent vers la zone entre Bocaranga et Mann. L’heure d’une éventuelle nouvelle offensive demeure incertaine, amplifiant l’angoisse dans les villages environnants.

 

La violence a poussé la population à fuir. Mbinaye est désormais un village fantôme, vidé de ses habitants. Selon des sources militaires, les déplacés ont afflué vers les alentours, certains trouvant refuge à Mann, d’autres à Bang, tandis que beaucoup se sont dispersés dans la brousse, terrifiés par la brutalité de l’affrontement. « La peur est terrible », confie un témoin, soulignant l’impact des combats sur une communauté déjà traumatisée.

 

Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, les propagandistes ont diffusé des fausses images, montrant des morts jonchés par terre. Ces images, selon ces auteurs,  prétendant montrer des massacres commis par les mercenaires russes à Mbinaye. Une recherche inversée a révélé que ces images, montrant des véhicules et des scènes violentes, proviennent en réalité d’événements au Nigeria et ont été réutilisées dans d’autres pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Somalie. « Ces photos n’ont rien à voir avec Mbinaye », affirme une source militaire joint au téléphone par la rédaction du CNC. « Elles ne font qu’amplifier la peur et la confusion ».

 

Le village de Mbinaye, habituellement paisible sur cette route secondaire, se retrouve au cœur d’un conflit qui reflète l’instabilité chronique dans le pays. Alors que les hélicoptères poursuivent leurs allers-retours le lendemain de l’attaque et que les convois militaires s’intensifient, la perspective d’une escalade imminente plane, laissant les déplacés dans l’incertitude et la région au bord du chaos….

 

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Centrafrique : Le BRDC annonce un grand meeting pour le mois de mai prochain et intensifie la lutte pour la démocratie

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Le BRDC annonce un grand meeting pour le mois de mai prochain et intensifie la lutte pour la démocratie

 

Centrafrique.org/meeting-de-verite-le-brdc-dejoue-tous-les-pronostics/les-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-lors-de-leur-premier-meeting-sur-le-terrain-de-football-de-ucatex-samedi-27-aout-2022/” rel=”attachment wp-att-59128″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le BRDC annonce un grand meeting pour le mois de mai prochain et intensifie la lutte pour la démocratie
Les leaders du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution lors de leur premier meeting sur le terrain de football de l’UCATEX , samedi 27 août 2022 . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce jeudi 17 avril 2025, à Bangui, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a tenu un point de presse, réaffirmant son engagement à défendre la Constitution du 30 mars 2016 et à s’opposer au projet de troisième mandat du président Touadéra. Dans une déclaration enflammée, le BRDC a salué la mobilisation massive du 4 avril dernier, où des milliers de Centrafricains, issus de l’opposition, de la société civile et de citoyens ordinaires, ont manifesté contre les conditions de vie insoutenables et la menace d’une dérive autoritaire.

 

« Malgré les tentatives d’intimidation, le peuple centrafricain a fait preuve d’un courage remarquable, transcendant la peur pour défendre ses droits ». Le BRDC a rappelé que la liberté d’expression et de manifestation pacifique, garanties par la Constitution, sont non négociables. Il a également dénoncé les récentes violences commises par des soldats des Forces Armées Centrafricaines contre des jeunes et des filles-mères, ainsi que la cherté de la vie, illustrée par la grève des revendeuses de produits surgelés. Ces abus, combinés à la gabegie et à l’instauration d’une dictature, alimentent la détermination du BRDC à sauver le pays.

 

Un programme d’actions pour intensifier la mobilisation

 

Fidèle à sa promesse du 4 avril, le BRDC a dévoilé un programme d’actions pour restaurer la démocratie. Le point d’orgue sera le “Kota Meeting”, un grand rassemblement prévu le 31 mai 2025 à Bangui, sur le terrain de l’UCATEX. En prélude, des concerts de casseroles seront organisés tous les samedis à partir du 3 mai 2025, pour maintenir la pression sur le pouvoir.

 

Le BRDC a lancé un appel patriotique à l’ensemble de la population – hommes, femmes, jeunes, commerçants, étudiants – pour qu’elle reste mobilisée et participe activement à ces actions. Il a exhorté les Centrafricains à ne pas céder à la peur ni aux manipulations du régime, qui s’appuie sur l’intimidation, la violence et la désinformation.

 

Il y’a lieu de noter que le BRDC a réaffirmé sa détermination à défendre la voix du peuple et à lutter contre la tyrannie. « Vive la démocratie ! Vive le peuple centrafricain ! », a-t-il proclamé, appelant à une mobilisation sans faille pour un avenir plus juste….

 

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Crimes contre l’humanité à Guen : la CPS renvoie tous les accusés devant la Chambre d’assises

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Crimes contre l’humanité à Guen : la CPS renvoie tous les accusés devant la Chambre d’assises

 

Centrafrique.org/le-proces-de-ndele-1-a-la-cps-entre-contestations-et-plaidoiries-pour-lacquittement/lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-ndele-1-devant-la-cps-avec-maitre-dangavo/” rel=”attachment wp-att-85341″ data-wpel-link=”internal”>Crimes contre l’humanité à Guen : la CPS renvoie tous les accusés devant la Chambre d’assises
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Cour Pénale Spéciale franchit une étape majeure dans le dossier « Guen » en renvoyant tous les accusés devant la Chambre d’assises, promettant un procès emblématique pour les crimes contre l’humanité commis à Guen en 2014.

 

En effet, le 18 avril 2025, la Cour Pénale Spéciale (CPS) de la République centrafricaine a publié un communiqué détaillant une avancée significative dans le dossier dit « Guen ». Selon ledit communiqué, le 15 avril 2025, la Chambre d’accusation spéciale de la CPS a rendu un arrêt concernant les appels interjetés contre l’ordonnance de non-lieu et de renvoi devant la Chambre d’assises. Selon le communiqué, ces appels ont été jugés irrecevables, entraînant la transmission du dossier à la Chambre d’assises pour un futur procès. Cet arrêt reste susceptible d’appel devant la Chambre d’appel de la CPS dans un délai de trois jours suivant sa notification.

 

Le dossier « Guen » porte sur des crimes graves imputés à des groupes antibalakas dans les localités de Guen, Gadzi et Djomo, situées dans la sous-préfecture de Gadzi, préfecture de la Mambéré-Kadéï. D’après les juges d’instruction, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été commis contre la population musulmane de ces zones entre février et mars 2014, au plus fort des violences intercommunautaires qui ont secoué la Centrafrique.

 

Le Cabinet d’instruction a établi des charges suffisantes pour renvoyer six individus devant la Chambre d’assises. Les accusés, identifiés dans le communiqué, sont Mathurin Kombo, François Boybanda alias Balere, Philémon Kahena alias CB, Dieudonné Gomitoua, Edmond Beina et Jean Bahara. Ce dernier fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis le 3 mai 2022 et reste activement recherché. Le communiqué précise que tous les accusés sont, à ce stade, présumés innocents.

 

La CPS, instituée par la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015, est une cour hybride intégrée au système judiciaire centrafricain, avec pour mandat d’enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis 2003. Basée rue Martin Luther King à Bangui, elle continue de traiter des dossiers complexes liés aux violences qui ont marqué le pays….

 

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Agents tablettes en colère : Manifestation devant l’Autorité Nationale des Élections

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Agents tablettes en colère : Manifestation devant l’Autorité Nationale des Élections

Centrafrique.org/rca-nouvelles-manifestations-des-agents-tablettes-devant-le-siege-de-lautorite-nationale-des-elections-ane/greve-des-agenrts-recenseurs-devant-le-siege-de-lautorite-nationale-des-elections-ane-a-bangui-le-vendredi-10-septembre-2020/” rel=”attachment wp-att-40665″ data-wpel-link=”internal”>Agents tablettes en colère : Manifestation devant l’Autorité Nationale des Élections
grève des agents recenseurs devant le siège de l’autorité nationale des élections . CopyrightCNCgreve-des-agenrts-recenseurs-devant-le-siege-de-lautorite-nationale-des-elections-ANE-a-Bangui-le-vendredi-10-septembre-2020 – RCA : nouvelles manifestations des agents tablettes devant le siège de l’autorité nationale des élections (ÂNE)

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, ce mercredi, plus d’une centaine d’agents tablettes ont manifesté devant le siège de l’Autorité Nationale des Élections pour exiger le versement immédiat de leurs indemnités, dues pour leur travail lors de l’enrôlement électoral de l’ère 2. Ce mouvement de grogne de ces Agents tablettes , caractérisé par une frustration palpable, dévoile des dysfonctionnements récurrents dans la gestion des paiements par l’ANE, une institution dont les promesses non tenues sapent la confiance des agents électoraux et compromettent la crédibilité du processus électoral dans le pays.

 

Les manifestants, membres du collectif des agents recenseurs chargés de la collecte des données biométriques, dénoncent l’absence de paiement pour leur travail effectué sur le terrain. Selon leurs déclarations, ils ont été mobilisés du 11 au 24 d’un mois, avant d’être délocalisés dès le 5 du mois suivant. À leur retour à Bangui, une indemnité de 140 000 FCFA par personne leur aurait été promise. Certains agents revendiquent même 141 000 FCFA, en raison de jours supplémentaires passés sur le terrain. À ce jour, aucun versement n’a été effectué. Un programme de paiement aurait été publié, mais il omet, selon les manifestants, de prendre en compte leur groupe. Face à cette situation, les agents ont posé un ultimatum de 48 heures à l’ANE, menaçant d’intensifier leurs actions si leurs droits ne sont pas respectés.

 

Cette crise n’est pas un nouvel incident. Elle s’inscrit dans une longue série de défaillances de l’ANE, qui, scrutin après scrutin, échoue à honorer ses engagements envers les agents électoraux. Les retards de paiement, loin d’être une anomalie, sont une constante des opérations électorales en République centrafricaine. Les agents tablettes, essentiels au bon déroulement du processus électoral, se retrouvent systématiquement confrontés à des promesses non tenues et à une gestion opaque des fonds alloués. Cette répétition des mêmes erreurs pose des questions graves sur la compétence et la volonté de l’ANE à assumer ses responsabilités. Pourquoi, malgré les leçons des scrutins précédents, aucune mesure concrète n’a-t-elle été prise pour garantir des paiements rapides et transparents ?

La réponse de l’ANE à la crise actuelle ne fait qu’aggraver les tensions. Une source interne, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a qualifié de faux un document circulant sur les réseaux sociaux, qui annonçait un paiement imminent des Agents tablettes . Selon cette source, aucun calendrier de paiement des Agents tablettes  n’a encore été établi, et les agents sont invités à faire preuve de patience. Une telle communication, vague et dénuée d’engagement concret, est perçue comme une tentative d’esquiver les responsabilités de l’institution. En l’absence d’une déclaration officielle claire, l’ANE donne l’impression d’un mépris envers ceux qui assurent le fonctionnement du processus électoral.

 

Les Agents tablettes , déterminés à faire valoir leurs droits, ont annoncé leur intention de durcir leur mouvement si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les délais impartis. Leur combat dépasse la simple question des indemnités : il met en lumière une faillite institutionnelle qui fragilise la démocratie centrafricaine. L’ANE, en tant qu’autorité responsable de l’organisation des élections, se doit d’agir avec diligence et transparence. Pourtant, son inaction persistante alimente la défiance et risque de compromettre la préparation des prochaines échéances électorales.

 

La balle est désormais dans le camp de l’ANE. Une réponse rapide et concrète est indispensable pour apaiser les tensions et restaurer un semblant de confiance. Faute de quoi, l’institution s’expose à une escalade des protestations et à une remise en question légitime de sa capacité à gérer un processus électoral crédible….

 

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Avis sur 1Win et son application mobile au Mali

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1Win est de plus en plus reconnue comme une plateforme de paris en ligne fiable et conviviale, et cette réputation s’étend à sa présence au Mali. Réputée pour la diversité de ses marchés de paris et son approche innovante, l’entreprise attire un nombre croissant d’utilisateurs dans la région, séduits par sa simplicité et son accessibilité.

 

L’application mobile 1Win est une fonctionnalité remarquable qui répond parfaitement aux besoins des amateurs de paris modernes au Mali. Conçue pour être pratique, elle offre une expérience fluide, garantissant un accès rapide aux paris sportifs, aux jeux de casino et à d’autres options de jeu. Compatible avec les appareils Android et iOS, elle est particulièrement avantageuse compte tenu de l’utilisation croissante des smartphones au Mali.

 

Ce qui distingue 1Win auprès des utilisateurs maliens, ce sont ses fonctionnalités personnalisées, adaptées aux préférences locales. L’interface intuitive de l’application, associée à des fonctionnalités telles que les mises à jour en temps réel, les paris en direct et un large éventail d’options de paiement, permet aux utilisateurs de parier en toute simplicité. Que vous soyez un parieur expérimenté ou un novice en matière de jeux d’argent en ligne, l’application est conçue pour répondre à tous les niveaux d’expertise.

 

En proposant une expérience utilisateur complète et centrée sur l’utilisateur, 1win apk s’est positionné avec succès comme une plateforme incontournable des paris en ligne au Mali. Son application offre non seulement du divertissement, mais garantit également la fiabilité, ce qui en fait un choix privilégié des parieurs à travers le pays.

Design élégant et interface conviviale de l’application mobile 1Win

L’application mobile 1Win se distingue par son design moderne et soigné, offrant aux utilisateurs maliens une combinaison impressionnante de style et de praticité. Dès le lancement, l’interface visuellement attrayante capte immédiatement l’attention avec ses lignes épurées, ses couleurs vives et ses graphismes esthétiques. Ces choix de design réfléchis rendent l’utilisation de l’application agréable, quel que soit le niveau d’expérience de l’utilisateur.

 

La navigation dans l’application est fluide, avec toutes les fonctionnalités clés clairement organisées et accessibles. Tout est intuitivement placé, permettant aux utilisateurs de trouver rapidement des événements sportifs, des jeux de casino ou des paramètres de compte avec un minimum d’effort. Les menus intelligemment structurés garantissent une navigation aisée, même pour les nouveaux utilisateurs.

 

La réactivité de l’application améliore encore l’expérience utilisateur : les pages se chargent rapidement, même sur les smartphones les moins avancés. De plus, des paramètres personnalisables permettent aux utilisateurs d’ajuster leurs préférences à leur guise, qu’il s’agisse des notifications ou de l’affichage des cotes.

 

Ce qui renforce véritablement l’attrait de l’application au Mali, c’est sa capacité à s’adapter aux préférences locales tout en conservant une conception intuitive. Grâce à une ergonomie fluide et à des graphismes saisissants, l’application 1Win offre une expérience de pari agréable à tous les utilisateurs, leur permettant de se concentrer sur le plaisir du jeu plutôt que sur les tracas de la navigation.

Principaux avantages de l’application mobile 1Win pour les utilisateurs maliens

L’application mobile 1Win offre de nombreux avantages qui rendent les paris en ligne plus pratiques et agréables pour les utilisateurs maliens. Ses fonctionnalités bien pensées garantissent une expérience fluide et répondent à tous les besoins des parieurs modernes.

 

L’un des principaux atouts de l’application est sa mobilité. Avec 1Win dans votre poche, vous accédez à un monde d’opportunités de paris, où que vous soyez et à tout moment. Que vous soyez en déplacement, à la maison ou en plein air, l’application vous garantit de ne manquer aucune occasion de parier ou de participer à une partie de casino. Le système de notifications personnalisées est également apprécié. L’application vous tient informé des derniers événements, des changements de cotes et des promotions exclusives, le tout adapté à vos préférences de paris. Plus besoin de consulter constamment l’application : l’application vous apporte les mises à jour directement.

 

De plus, l’application offre des fonctionnalités pratiques comme une gamme d’options de paiement sécurisées et diversifiées, des retraits rapides et un suivi des jeux en temps réel. Ces fonctionnalités optimisent l’expérience utilisateur, vous permettant d’accéder à tout ce dont vous avez besoin en quelques clics. Ces fonctionnalités font de l’application 1Win un compagnon indispensable pour les utilisateurs maliens à la recherche d’une expérience de pari flexible, enrichissante et rationalisée.

Guide étape par étape pour installer l’application 1Win sur Android au Mali

Installer l’application mobile 1Win sur votre appareil Android est simple. Suivez ces étapes pour commencer :

 

  1. Visitez le site web officiel. Ouvrez votre navigateur et accédez au site officiel de 1Win. Assurez-vous d’accéder au site web officiel pour éviter tout risque de sécurité.
  2. Accédez à la section « Téléchargement de l’application mobile ». Une fois sur le site, recherchez la section « Application mobile » sur la page d’accueil. Cliquez dessus pour accéder à la page de 1Win télécharger.
  3. Téléchargez le fichier APK. Sur la page de téléchargement, cliquez sur le bouton « Télécharger pour Android ». Le téléchargement du fichier APK commencera. Patientez jusqu’à la fin du téléchargement.
  4. Activez les autorisations. Avant l’installation, vous devez autoriser les installations provenant de sources inconnues. Accédez aux Paramètres de votre téléphone, puis à la section « Sécurité », et activez l’option autorisant les installations provenant de sources inconnues.
  5. Installez l’application. Accédez au dossier « Téléchargements » de votre appareil ou à l’emplacement où le fichier APK est enregistré. Appuyez sur le fichier pour lancer l’installation. Suivez les instructions à l’écran pour terminer la configuration.
  6. Lancez et configurez. Après l’installation, ouvrez l’application 1Win. Connectez-vous à votre compte existant ou créez-en un nouveau.

 

Vous êtes maintenant prêt à explorer toutes les fonctionnalités de l’application 1Win et à profiter d’une expérience de paris fluide partout au Mali !

Guide étape par étape pour installer l’application mobile 1Win sur iOS au Mali

L’installation de l’application mobile 1Win sur votre appareil iOS est un processus simple. En quelques étapes simples, vous pourrez explorer toutes les fonctionnalités de l’application. Voici comment :

 

  1. Ouvrez le site web sur Safari. Lancez Safari sur votre iPhone ou iPad, puis accédez au site web officiel de 1Win.
  2. Accédez à la section « Applications mobiles ». Accédez à la section « Applications mobiles », disponible sur la page d’accueil. Vous y trouverez le lien de téléchargement pour les appareils iOS.
  3. Cliquez sur le lien de téléchargement iOS. Sur la page de téléchargement de l’application, sélectionnez le bouton « Télécharger pour iOS ». Après avoir cliqué, le site web vous redirigera automatiquement vers l’App Store.
  4. Téléchargez l’application depuis l’App Store. Une fois sur l’App Store, vous accéderez à la page de l’application 1Win. Appuyez sur le bouton « Obtenir » et confirmez le téléchargement avec Face ID ou Touch ID.
  5. Installez et lancez l’application. Une fois téléchargée, elle s’installera automatiquement. Localisez l’application 1Win sur votre écran d’accueil et appuyez dessus pour l’ouvrir.
  6. Inscrivez-vous ou connectez-vous. Au lancement de l’application, connectez-vous si vous avez déjà un compte ou suivez la procédure d’inscription pour en créer un.

 

Vous êtes prêt à profiter de la commodité et des fonctionnalités de l’application 1Win sur votre appareil iOS au Mali !

 

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Découvrez la section Paris sportifs sur 1Win

La section Paris sportifs de 1Win offre une expérience passionnante et complète, spécialement conçue pour les utilisateurs maliens. Avec une vaste sélection de sports populaires, dont le football, le basketball, le tennis et bien plus encore, la plateforme offre un choix pour tous les passionnés de sport.

 

Les passionnés de football peuvent parier sur les grands championnats comme la Premier League anglaise, la Liga, ou même les tournois locaux, avec un large éventail d’options allant au-delà du simple pronostic des vainqueurs. Vous pouvez placer des paris simples pour des pronostics simples ou opter pour des paris combinés pour combiner plusieurs paris en un seul ticket et multiplier vos gains potentiels.

 

Pour ceux qui préfèrent le frisson du direct, la section Paris en direct est une fonctionnalité clé. Elle permet aux utilisateurs de parier pendant les matchs en cours, les cotes étant mises à jour instantanément en fonction des événements en direct. Cette option dynamique ajoute une dimension d’engagement stimulante, vous permettant d’adapter vos stratégies instantanément. Outre les paris classiques comme le vainqueur du match et le total des buts, 1Win propose également des paris spécialisés comme les paris à handicap et les pronostics de score exact pour ceux qui recherchent des défis supplémentaires.

 

Avec son interface intuitive et ses statistiques d’analyse détaillées, 1Win rend les paris sportifs accessibles, passionnants et enrichissants. C’est la plateforme idéale pour les utilisateurs maliens qui souhaitent approfondir leur passion pour le sport.

Découvrez la section Casino en ligne de 1Win

La section Casino en ligne de 1Win offre aux utilisateurs maliens une expérience de jeu de classe mondiale, alliant divertissement haut de gamme et accessibilité. Que vous soyez un joueur expérimenté ou novice dans les casinos en ligne, vous trouverez votre bonheur dans sa vaste collection de jeux.

 

Les machines à sous occupent une place importante ici, avec des thèmes dynamiques, des animations captivantes et différents niveaux de complexité. Des machines à sous classiques à trois rouleaux aux machines à sous vidéo modernes, une variété infinie de jeux divertira les joueurs. Les titres populaires avec jackpots ajoutent encore plus de frissons et offrent des possibilités de gains incroyables.

 

Pour les amateurs de jeux de table classiques, 1Win propose des incontournables comme le blackjack, la roulette et le baccarat, chacun avec de multiples variantes adaptées à différents niveaux et préférences. La conception intuitive garantit une expérience de jeu fluide, que vous misiez de manière décontractée ou que vous fassiez tapis avec stratégie. Le véritable joyau de la section Casino réside dans les jeux avec croupiers en direct. Les joueurs peuvent interagir avec des croupiers professionnels en temps réel grâce à des flux vidéo de haute qualité. Des jeux comme le poker et la roulette en direct créent une atmosphère de casino immersive et authentique, vous permettant de vivre l’action directement sur votre écran.

 

 

Analyse Approfondie de L’excellent Site de Paris en Ligne 1win

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L’un des atouts majeurs de 1win https://1win-benin.com/ réside dans sa large gamme d’options de paris. Des sports classiques comme le football et le basket-ball aux sports électroniques et aux jeux de casino en direct, il y en a pour tous les goûts. Les amateurs de casino peuvent explorer une vaste bibliothèque de machines à sous, de jeux de cartes et d’autres jeux populaires, tandis que les fans de casino en direct peuvent profiter du frisson des jeux en direct avec des croupiers professionnels.

 

1win excelle également dans l’offre de bonus et de promotions alléchants. Les nouveaux utilisateurs peuvent profiter de généreux bonus de bienvenue, tandis que les joueurs réguliers bénéficient de promotions continues pour améliorer leur expérience de jeu.

 

Pour les utilisateurs béninois, 1win propose des méthodes de paiement et de retrait locales pratiques, garantissant des transactions sécurisées et sans tracas. De plus, son application mobile offre la flexibilité de parier où que vous soyez. Bénéficiant d’un service client fiable, 1win se distingue par sa fiabilité et son engagement pour tous vos besoins en matière de paris.

Navigation sur le site de paris 1win

Le site de paris 1win offre une navigation fluide et intuitive, idéale pour les joueurs débutants comme expérimentés. La présentation claire et intuitive du site permet aux utilisateurs béninois de trouver rapidement leurs sections préférées.

 

En haut de la page d’accueil, vous trouverez le menu principal avec des catégories telles que Paris sportifs, Jeux de casino, Casino en direct et Promotions. Il vous suffit de cliquer sur n’importe quel onglet pour accéder à ses fonctionnalités. Pour les amateurs de sport, la section Sports offre un accès rapide aux jeux en direct, aux matchs en cours et aux options de paris. Les joueurs de casino peuvent profiter d’une grande variété de jeux, soigneusement organisés en catégories comme les machines à sous, les jeux de cartes, etc.

 

La gestion de votre compte est simple. L’icône de profil mène aux dépôts, aux retraits et aux paramètres du compte, tandis que la section « Aide » permet aux utilisateurs de contacter l’assistance en cas de besoin. Grâce à sa navigation fluide et à sa conception bien structurée, 1win garantit une expérience sans tracas à tous les joueurs.

Comment s’inscrire sur 1win

S’inscrire sur 1win est simple et rapide, permettant aux utilisateurs béninois de profiter de la plateforme sans difficulté. Suivez ces étapes simples pour créer votre compte :

 

  1. Visitez le site officiel de 1win : Commencez par vous connecter au site officiel de 1win avec votre navigateur préféré. Une fois sur la page d’accueil, cliquez sur le bouton « S’inscrire » en haut à droite.
  2. Choisissez votre méthode d’inscription : 1win propose plusieurs options d’inscription pour plus de commodité. Vous pouvez vous inscrire avec votre adresse e-mail, votre numéro de téléphone ou via les réseaux sociaux. Choisissez la méthode qui vous convient le mieux.
  3. Remplissez les informations requises : Fournissez les informations nécessaires, telles que votre adresse e-mail, votre numéro de téléphone ou vos identifiants de connexion. Créez un mot de passe sécurisé pour protéger votre compte.
  4. Sélectionnez la devise et confirmez : Choisissez votre devise préférée, en vous assurant qu’elle correspond aux méthodes de paiement locales au Bénin. Vérifiez vos informations, acceptez les conditions et cliquez sur « S’inscrire ».

Bonus et promotions pour les utilisateurs béninois

1win propose des bonus et promotions alléchants conçus pour améliorer l’expérience de pari des utilisateurs béninois. Que vous soyez nouveau joueur ou joueur régulier, il y a toujours une récompense pour booster votre expérience de jeu.

 

Les nouveaux utilisateurs peuvent démarrer leur aventure 1win avec un généreux bonus de bienvenue. Dès votre inscription et votre premier dépôt, vous recevrez un bonus de 500 % jusqu’à 125 000 XOF. Vous disposerez ainsi de fonds supplémentaires pour explorer les sections paris sportifs et casino. Par exemple, si vous déposez 10 000 XOF, votre bonus ajoutera la somme impressionnante de 50 000 XOF à votre compte.

 

Les joueurs réguliers ne sont pas en reste. 1win propose un programme de cashback intéressant, vous permettant de récupérer une partie de vos paris perdus. Les montants de cashback varient, mais peuvent atteindre 10 %, vous permettant de rester actif plus longtemps.

Méthodes de paiement et de retrait au Bénin

1win offre une expérience de paiement sécurisée et pratique aux utilisateurs béninois, avec des méthodes adaptées aux préférences locales. La gestion de vos fonds est rapide et simple grâce aux nombreuses options prises en charge.

 

Pour les dépôts, les joueurs peuvent utiliser des services réputés comme MTN Mobile Money et Moov Money, très populaires au Bénin. Ces systèmes de paiement mobile permettent des dépôts instantanés dès 3 000 XOF, ce qui facilite la mise en ligne. Les virements bancaires locaux et les portefeuilles électroniques offrent également une flexibilité pour tous les utilisateurs. Déposer des fonds est rapide, vous permettant de profiter de vos jeux préférés sans attendre.

 

Les retraits sont tout aussi simples et fiables sur 1win. Les joueurs peuvent encaisser leurs gains via des méthodes fiables comme les virements bancaires directs, MTN Mobile Money, Moov Money, ou même des cryptomonnaies comme le Bitcoin. Le montant minimum de retrait est de 10 000 XOF, et la plupart des paiements sont traités sous 24 heures, garantissant un accès rapide à votre argent.

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Revue de la section paris sportifs de 1win

La section paris sportifs de 1win est une excellente plateforme pour les parieurs passionnés du Bénin. Elle propose un large choix de sports, garantissant ainsi à chacun de trouver son bonheur. Des grands classiques comme le football, le basketball et le tennis aux options de niche comme l’eSport et le tennis de table, les joueurs peuvent explorer de nombreux marchés et opportunités de paris.

 

La plateforme propose des options de paris d’avant-match et en direct. Grâce aux paris en direct, les utilisateurs peuvent placer des paris pendant les matchs et vivre l’expérience palpitante des cotes changeantes et de l’action en temps réel. Cette fonctionnalité permet aux parieurs de prendre des décisions en fonction de la dynamique du jeu, ce qui leur donne un avantage.

 

L’interface conviviale, qui permet de comparer facilement les cotes et de placer des paris rapidement, est un atout majeur. Associée à des cotes compétitives et à des promotions régulières, la section paris sportifs se distingue véritablement. Pour les passionnés de sport du Bénin, 1win offre une expérience dynamique, garantissant que chaque pari est passionnant et gratifiant.

Meilleurs jeux de casino en ligne sur 1win

1win propose une vaste collection de jeux de casino en ligne, ce qui en fait la destination idéale pour les joueurs béninois. Avec une grande variété de machines à sous et de jeux de table, il y en a pour tous les goûts et pour des sensations fortes garanties.

 

Pour les amateurs de machines à sous, 1win propose des titres populaires comme Starburst et Gonzo’s Quest. Ces jeux se distinguent par leurs graphismes immersifs, leurs bandes sonores entraînantes et leurs bonus captivants. Starburst, en particulier, est un favori des fans grâce à un son gameplay simple, mais captivant qui offre de nombreuses chances de gagner.

 

Si vous êtes amateur de jeux de table, 1win propose une sélection exceptionnelle de classiques. Les joueurs peuvent profiter d’options intemporelles comme le blackjack, la roulette et le baccarat. Les amateurs de blackjack trouveront différentes versions à essayer, tandis que les joueurs de roulette pourront explorer les tables européennes et américaines. Le baccarat allie stratégie et chance, complétant ainsi l’offre disponible.

Jeux de casino en direct populaires à essayer

Les jeux de casino en direct sur 1win vous offrent le frisson d’un vrai casino directement sur votre écran, offrant aux joueurs béninois une expérience de jeu immersive et interactive. Avec des croupiers professionnels et un gameplay en temps réel, ces jeux offrent une sensation authentique qui les distingue des jeux de casino en ligne traditionnels.

 

L’un des jeux les plus populaires est le Blackjack en direct, où les joueurs peuvent se mesurer au croupier dans un environnement très stimulant. Le jeu permet de prendre des décisions en temps réel, ce qui ajoute au suspense et à la stratégie. La Roulette en direct est également un jeu populaire. Que vous préfériez la version européenne ou américaine, regarder la roue tourner et interagir avec le croupier rend chaque partie vraiment captivante.

 

Pour ceux qui recherchent l’élégance et la simplicité, le Baccarat en direct est un incontournable. Avec des règles simples et une configuration élégante, il n’est pas étonnant que ce jeu soit un succès auprès des amateurs de casino.

Support client et options d’assistance

1win offre un excellent support client pour garantir une expérience fluide aux utilisateurs béninois. La plateforme propose plusieurs canaux d’assistance, facilitant la résolution de tout problème ou l’obtention d’une assistance en cas de besoin.

 

Le chat en direct est l’option la plus efficace, offrant une assistance instantanée par des agents professionnels 24h/24 et 7j/7. Si vous préférez une communication détaillée, l’assistance par e-mail est disponible et garantit des réponses complètes à toutes vos questions.

 

Pour des réponses rapides, la FAQ est une ressource précieuse. Elle couvre des sujets courants, tels que la configuration d’un compte, les paiements et les règles du jeu, vous permettant ainsi de gagner du temps et de l’énergie.

 

Grâce à son approche réactive et conviviale, 1win permet aux joueurs de se concentrer sur leur expérience de jeu et de paris sans tracas inutiles.

Mbinaye : Violent affrontement entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA

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Mbinaye : Violent affrontement entre les rebelles de 3R et les Mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Mbinaye : Violent affrontement entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA
Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un violent affrontement a opposé les rebelles du mouvement 3R aux mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par les soldats FACA, près du village  Biné, situé à une dizaine de kilomètres de Mann, sur une route secondaire, causant plusieurs morts et blessés.

 

En effet, dans la journée du jeudi 17 avril 2025, le village de Biné, situé à une dizaine de kilomètres de Mann, en allant vers la frontière avec le Cameroun sur une route secondaire, est devenu un lieu d’un affrontement particulièrement féroce entre les rebelles du mouvement 3R et les mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA). Selon des sources sécuritaires et des observations directes de des correspondants du CNC à Bang et Bocaranga, cet épisode de violence a entraîné des pertes significatives, dont celle du côté des mercenaires russes, avec trois morts et deux blessés confirmés.

 

En effet, depuis plusieurs jours, des rumeurs circulaient dans la localité de Mbinaye, communément appelée Houroh Souley , signalant la présence de rebelles de 3R. Cette information a conduit à l’arrivée massive de mercenaires Wagner dans la matinée du jeudi 17 avril, en provenance des localités de Bokaranga, de Bouar  et de Koui, accompagnés d’un important dispositif militaire, incluant des hélicoptères et des chars blindés. Ces derniers ont joué un rôle clé, effectuant des allers-retours pour évacuer les blessés et les corps, mais également pour fournir un appui aérien aux forces russes au sol. L’affrontement, qualifié de « très dur » par quelques rares habitants de Mbinaye, a débuté dans la matinée et s’est prolongé avec une intensité rare, caractérisé par des échanges de tirs nourris.

 

Les morts et les blessés du côté russe, transportés à Bokaranga, puis vers la capitale Bangui. L’hélicoptère s’était posé sur le terrain de football de Bocaranga à plusieurs reprises avec les corps, ce qui a permis  aux citoyens qui jouaient sur le terrain de bien observer la scène. Pour tenter de couvrir les faits, les russes ont dit que leur hélicoptère aurait fait un accident et fait plusieurs morts et blessés. Mais les gens n’y croient pas. Les mouvements aérien et terrestre de ce jour disent le contraire.

 

D’après notre équipe qui a vu les corps et les blessés, dont un jeune mercenaire d’une vingtaine d’année, de corpulence mince, qui pourrait peser entre 60 et 70 kilos, et un autre mercenaire plus âgé, d’environ 35 à 40 ans, de forte carrure. Les trois corps évacués ont été couverts et difficile d’observer le visage. Cependant, l’ampleur exacte des pertes entre les deux camps reste floue, notamment du côté des rebelles et des FACA, où aucune information précise n’a été communiquée. Des rumeurs font état de morts parmi les soldats centrafricains, y compris parmi les rebelles de 3R, mais celles-ci n’ont pas été vérifiées.

 

Toutefois, dans l’après-midi du jeudi 17 avril, des publications sur les réseaux sociaux ont relayé des images et des récits évoquant des massacres des rebelles de 3R, sans qu’il soit possible de confirmer leur authenticité. Ce qui est certain, c’est que cet affrontement a marqué les esprits par sa brutalité et son ampleur, renforçant la tension dans une région déjà fragilisée par les conflits armés. Les hélicoptères ont continué leurs rotations tard dans la journée, signe de la gravité de la situation.

 

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Affaire Mahamat Abakar: entre le DG de la police et le directeur adjoint de l’OCRB, qui dit la vérité sur les 3,9 millions de Madame Zara Salé Djidalbaye ?

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Affaire Mahamat Abakar: entre le DG de la police et le directeur adjoint de l’OCRB, qui dit la vérité sur les 3,9 millions de Madame Zara Salé Djidalbaye ?

 

Centrafrique.org/rectification-mise-au-point-sur-larrestation-dabakar-mahamat-et-de-son-epouse-par-les-policiers-de-locrb/monsieur-mahamat-abakar-ancien-directeur-de-tresor-et-son-epouse-colonel-de-la-douane/” rel=”attachment wp-att-88373″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Monsieur-Mahamat-Abakar-ancien-directeur-de-tresor-et-son-epouse-colonel-de-la-douane-450×374.jpg” alt=”Affaire Armel Sayo : Le Juge d’instruction Alain Tolmo Ordonne la Libération de 7 Présumés Arrêtés par l’OCRB, Mais le Ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène Conteste et Exige Leur Mise sous Mandat de Dépôt….” width=”450″ height=”374″ />
Monsieur Mahamat Abakar, ancien directeur de trésor, et son épouse Sallé, colonel de la douane centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les 3,9 millions de FCFA de madame Zara Salé Djidalbaye , épouse de monsieur Mahamat Abakar, saisis chez eux au domicile le 13 mars dernier, ont disparu. Sur 4,9 millions, l’OCRB n’a rendu qu’1 million. Le directeur adjoint de l’OCRB désigne Bienvenu Zokoué, patron de la police. Que cache cette retenue de fonds ?

 

En effet, tout a commencé le 11 mars 2025, lorsque Mahamat Abakar, ancien directeur général du trésor, et actuel coordonnateur du projet AGIR financé par la Banque mondiale, est arrêté dans son bureau par des éléments de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), conduits par le directeur adjoint, dont le code est « Missile 2 ». Au départ, les raisons de cette interpellation n’étaient pas claires dans ce contexte, mais l’homme est conduit sans délai dans les locaux de cette unité de police judiciaire à Bangui. Quelques heures plus tard, son épouse, madame Zara Salé Djidalbaye  s’est rendue à l’OCRB pour rendre visite à son mari.  Profitant de l’occasion, monsieur Mahamat Abakar glisse à son épouse, Zara Salé Djidalbaye, colonel de la douane centrafricaine. Il lui demande une chose simple : aller au ministère des Finances, dans son bureau, pour récupérer l’argent mis de côté dans son sac, destiné à payer les frais de scolarité de leurs enfants.

 

Zara Salé Djidalbaye agit avec prudence. Le lendemain, 12 mars, elle se rend au ministère. Elle a rencontré les collègues de son mari, et elle fait passer l’information. Les collègues lui ont dit d’être avec un huissier de justice, pour éviter tout problème. Pendant ce temps, le bureau n’était pas scellé par la justice, car celui-ci ne faisait aucun objet d’un lieu du crime.  Comprenant le jeu, madame Zara Salé Djidalbaye  a fait appel à un huissier de justice pour l’assister dans l’opération. Avec cet auxiliaire de justice à ses côtés, elle ouvre le bureau de son mari, prend l’argent dans le sac comme indiqué, et referme la porte. Une démarche irréprochable, encadrée, transparente. Pourtant, ce geste anodin va déclencher une tempête.

 

Des individus, dont l’identité reste floue mais dont les intentions semblent douteuses, alertent le directeur général de la police, Bienvenu Zokoué. Ils prétendent que Zara Salé Djidalbaye est entrée dans le bureau de son mari pour prendre des choses suspectes – argent, peut-être plus. Sans attendre d’éclaircissements, Zokoué donne un ordre ferme aux éléments de l’OCRB : arrêter la immédiatement. Les agents de l’OCRB se rendent chez elle et l’interpellent. Elle tente d’expliquer : l’argent pour l’école, l’huissier présent, la légitimité de son action. Rien n’y fait. Elle est emmenée et placée en détention à l’OCRB.

 

L’histoire ne s’arrête pourtant pas là. Dans la foulée, les forces de l’ordre mènent une descente musclée au domicile du couple et procèdent à la perquisition Font à combe. Là, ils mettent la main sur tout ce qu’ils trouvent : des téléphones mobiles, une tablette appartenant à Zara Salé Djidalbaye, et, surtout, une importante somme de 4,9 millions de FCFA. Cet argent, patiemment mis de côté par la colonel pour financer un pèlerinage, est saisi sans ménagement. Aucun reçu, aucune explication précise. Tout est emporté, comme si ces biens appartenaient désormais à quelqu’un d’autre.

 

Les jours passent, et la situation devient intenable pour la famille de monsieur Abakar. L’arrestation de Zara Salé Djidalbaye est jugée sans fondement, illégale. Le 13 mars, après plusieurs heures de détention, elle est libérée. Une victoire ? Pas vraiment. Car vient le moment de récupérer ses biens. Sur les 4,9 millions de FCFA saisis, seuls 1 million lui sont rendus. Les 3,9 millions restants ? Volatilisés. Sa tablette, ses téléphones ? Introuvables. Quand elle demande des comptes, le directeur adjoint de l’OCRB lâche une phrase qui glace : c’est Bienvenu Zokoué, le directeur général de la police, qui aurait ordonné de bloquer les 3,9 millions. Mais pourquoi ? Pour qui ? Aucune réponse claire jusqu’à ce jour.

 

Depuis cette date, Zara Salé Djidalbaye vit dans l’attente. Ses questions restent sans écho. Où est son argent ? Où sont ses biens ? Pourquoi une femme respectée, colonel de la douane, doit-elle subir une telle injustice ? L’opacité qui entoure cette affaire est insupportable. Le directeur adjoint de l’OCRB se retranche derrière les ordres de son supérieur, mais Bienvenu Zokoué, lui, garde le silence. Qui dit la vérité ? Ou, pire, y a-t-il seulement une vérité à chercher ?

 

Ces 3,9 millions ne sont pas qu’une somme d’argent. Ils représentent le travail, les projets, la dignité d’une femme qui n’a rien fait de mal. La confiscation de ses téléphones et de sa tablette, sans justification, ajoute l’humiliation à l’injustice. Cette affaire n’est pas seulement celle de Zara Salé Djidalbaye. Elle touche tous les Centrafricains qui se demandent si leurs droits ont encore un sens face à ceux qui détiennent le pouvoir.

 

Les institutions comme l’OCRB ou la direction générale de la police sont là pour protéger, pas pour spolier. Pourtant, dans ce cas, tout semble indiquer un système où les biens saisis s’évaporent sans trace, où les responsabilités s’effacent derrière des ordres flous. Combien de fois des citoyens ont-ils vu leurs affaires disparaître ainsi ? Combien de fois a-t-on entendu « c’est la faute d’un autre » sans que personne ne rende des comptes ?

 

Il est temps que cela change. Zara Salé Djidalbaye mérite que son argent lui soit rendu, que ses biens lui soient restitués, que la lumière soit faite. Bienvenu Zokoué doit expliquer pourquoi 3,9 millions ont été retenus. Le directeur adjoint de l’OCRB doit dire ce qu’il sait. La transparence n’est pas une option, c’est un devoir. Cette affaire ne peut pas être une de plus, oubliée dans les tiroirs de l’administration. Elle doit marquer un tournant, un moment où les Centrafricains disent : assez.

 

Monsieur Zokoué, monsieur le directeur adjoint, les 3,9 millions, les téléphones, la tablette : où sont-ils ? La réponse ne concerne pas seulement Zara Salé Djidalbaye. Elle concerne la confiance d’un peuple en ses institutions. Chaque jour de silence est un jour de trop….

 

 

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Centrafrique : Des milliers de poissons meurent en un jour dans les bassins d’élevage de Touadéra à Damara, que s’est-il passé ?

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Centrafrique : Des milliers de poissons meurent en un jour dans les bassins d’élevage de Touadéra à Damara, que s’est-il passé ?

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Centrafrique : Des milliers de poissons meurent en un jour dans les bassins d’élevage de Touadéra à Damara, que s’est-il passé ?” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 13 avril 2025, des milliers de poissons ont été retrouvés morts dans les bassins de la ferme de Touadéra, à Damara, 75 kilomètres de la capitale. Cette disparition soudaine intrigue habitants et observateurs. Quelle est l’origine de ce phénomène étrange ?

 

En effet, ce dimanche matin, les employés de la ferme du président Faustin-Archange Touadéra, située à Damara, dans l’Ombella-Mpoko,  ont fait face à une scène inattendue. Dans les bassins où prospéraient des poissons élevés avec soin, des milliers flottaient, sans vie. Les travailleurs, étonnés et terriblement choqués, ont passé la journée à retirer les carcasses sur l’eau. Ils ont rempli cinq brouettes pleines, soit l’équivalent de sept grandes cuvettes débordantes. Une perte d’une telle ampleur dans cette ferme, où l’élevage piscicole est une activité clé, est du jamais-vu. Les habitants du village, alertés par la nouvelle, cherchent à comprendre ce qui avait pu se passer.

 

Damara, village de la mère de Touadera

 

Damara tient une place spéciale pour Touadéra. C’est le village de sa mère, un endroit où il a choisi d’installer sa ferme, un projet personnel qu’il suit de près. Les bassins, conçus pour produire du poisson à grande échelle, témoignent de son lien avec cette terre. Mais ce 13 avril, ce lieu synonyme de vie s’est transformé en décor d’un événement spectaculaire. Les gens du coin, habitués à voir la ferme évolue, se demandent comment une catastrophe pareille a pu frapper si vite, en une seule nuit.

 

Un Événement dans un Climat Particulier

 

La mort des poissons s’inscrit dans une série d’événements qui marquent les esprits depuis la fin mars 2025. Justement, le 30 mars 2025, alors que Touadéra célébrait les neuf ans de son arrivée au pouvoir en 2016, une pluie torrentielle s’est abattue sur Bangui et les villes voisines. Des maisons se sont effondrées, des rues ont été submergées. Malgré ces dégâts, le président a maintenu ses festivités, tenant des rassemblements à l’Assemblée nationale et dans le stade 20 000 places, entouré de ses partisans. Puis, le 3 avril, un phénomène rare a captivé Bangui : un cercle lumineux, appelé halo solaire, est apparu autour du soleil, poussant beaucoup à y voir un signe céleste. Après les pluies dévastatrices du 30 mars, l’événement céleste  et la mort soudaine de milliers de poissons à Damara le 13 avril, cet événement alimente les discussions. Pour certains, comme le pasteur Talingano, ces faits s’enchaînent comme des avertissements divins, tandis que d’autres restent prudents, préférant attendre des explications scientifiques. Cette succession – pluies, halo, poissons morts – donne à l’épisode de Damara une résonance particulière.

 

Des Questions sans Réponses Claires

 

Que s’est-il passé dans les bassins ? Aucune piste solide n’a encore émergé. Un problème dans l’eau ? Une maladie soudaine ? Un manque d’oxygène ? Quelques voix évoquent un acte volontaire, mais l’idée qu’un employé ait pu causer une perte aussi massive semble peu plausible. Les pisciculteurs, responsables de l’entretien des bassins, jurent n’avoir rien remarqué d’anormal avant ce dimanche. Interrogés, ils affichent la même perplexité que les habitants. Sans indices concrets, les suppositions se multiplient, mais les réponses manquent.

 

Un Signe ou une Coïncidence ?

 

Dans un pays où les croyances tiennent une place importante, cet événement ne passe pas inaperçu. À Damara comme à Bangui, beaucoup se demandent si cette perte est un simple accident. Le pasteur Talingano, une figure connue dans le pays, n’hésite pas à parler de message divin. « Après les pluies et le ciel du 3 avril, maintenant les poissons. Il faut écouter », a-t-il lancé à ses fidèles. D’autres, plus mesurés, refusent de tirer des conclusions hâtives, insistant sur le besoin d’explications techniques. Mais la disparition de milliers de poissons en une nuit rend difficile l’idée d’un hasard ordinaire.

 

Un Débat qui Dépasse la Ferme

 

Cette histoire va bien au-delà d’un incident agricole. Elle ranime les discussions sur la présidence de Touadéra, en poste depuis neuf ans. Avec les élections locales prévues ce mois d’avril 2025 et la présidentielle qui approche en décembre, chaque événement prend un poids particulier. La possibilité d’un troisième mandat, permise par la Constitution de 2023, est dans toutes les têtes. Pour certains, les poissons morts, comme les pluies ou le halo solaire, sont des signaux à ne pas ignorer. Pour d’autres, ce ne sont que des coïncidences sans lien avec la politique. Une chose est sûre : cette affaire fait parler, et elle ne s’arrêtera pas de sitôt.

 

Il y’a lieu de noter que la mort de milliers de poissons dans les bassins de Touadéra à Damara, le 13 avril 2025, reste un mystère. Après les pluies du 30 mars et le halo solaire du 3 avril, cet événement s’ajoute à une série de faits qui intriguent. Simple malchance ou message à déchiffrer, il marque les esprits et nourrit les débats dans un pays où chaque détail compte….

 

 

Mise en garde constitutionnelle contre une nouvelle candidature de Touadera, Mouammar Bengué-Bossin  Prévient : Troisième mandat ? C’est de la haute trahison

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Mise en garde constitutionnelle contre une nouvelle candidature de Touadera, Mouammar Bengué-Bossin  Prévient : Troisième mandat ? C’est de la haute trahison

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-un-pseudo-candidat-a-la-prochaine-presidentielle-justifie-les-crimes-de-wagner-dans-le-pays/monsieur-mouamar-bengue-bossin-de-son-vrai-nom-mathurin-bengue-bossin/” rel=”attachment wp-att-85666″ data-wpel-link=”internal”>Nous sommes Dernayo de la CEMAC avec 2,5 milliards de PIB, un échec total, affirme Mouammar Bengué-Bossin
monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À quelques mois des Élections de décembre 2025 en République centrafricaine, la question d’un éventuel troisième mandat de Faustin Archange Touadera attise les tensions. Dans l’émission Patara, le débat politique de la radio Ndéké-Luka, Mouammar Bengué-Bossin , président du Front populaire Zo kwé Zo, a lancé une mise en garde sévère, qualifiant une telle ambition de trahison constitutionnelle majeure.

 

Mouammar Bengué-Bossin a été catégorique : “Si le président Touadera se proclame candidat, il devient coupable de haute trahison.” Pour lui, cette tentative violerait le serment prêté par le président lors de son investiture. Il a rappelé la scène avec précision : “Il a prêté serment, il a levé la main droite en prenant Dieu à témoin.” Selon lui, la présidente de la Cour constitutionnelle avait alors déclaré : “Votre serment va être transcrit, versé au dossier, au greffe qui va être conservé, et on va y faire recours en cas de besoin”. Pour Benguebossan, ce serment engage Touadera à respecter la Constitution, et un troisième mandat serait une rupture directe de cet engagement solennel.

 

Il a insisté sur la clarté de la Constitution de 2016 : “La durée du mandat du président, c’est 5 ans. Le nombre de mandats, c’est 2. C’est la lettre, c’est clair.” Face aux arguments de la majorité, qui évoquent des manifestations populaires pour justifier une candidature, Mouammar Bengué-Bossin a rétorqué : “Vous n’avez pas écrit dans la constitution de 2016 que, en cas de manifestation ou en cas de nouvelle constitution, le président peut être candidat”. Il a balayé toute interprétation floue : “Aucun juriste sérieux ne peut interpréter notre constitution de cette manière.”

 

Mouammar Bengué-Bossin a également évoqué l’esprit de la Constitution pour renforcer son propos : “L’esprit, c’est que nous, Centrafricains, on a déjà connu des dictatures. On n’en veut plus.” Il a expliqué que limiter les mandats est une précaution : “Si on découvre qu’il n’est pas bon, on peut supporter un mandat, deux, pas plus. Qu’il rentre chez lui.” Pour lui, cette règle protège le peuple d’un pouvoir prolongé indûment, et Touadera ne peut s’y soustraire sous prétexte de soutien populaire.

 

Il a aussi rappelé une interview accordée par Touadera à Vox Africa, réalisée par le journaliste Jules Domché : “Le président dit : ‘Je ne ferai pas de troisième mandat.’ Le journaliste a insisté : ‘Vous venez d’avoir le deuxième mandat, vous allez demander un troisième mandat ?’ Il a répondu : ‘Non, on a des institutions qui fonctionnent. Même si je le voulais, la Cour constitutionnelle va refuser.’”. Mohamed Benguebossan a utilisé cet échange pour souligner une incohérence : “Il a dit à son temps, mais aujourd’hui le temps a évolué avec les manifestations. Mais ce n’est pas possible.”

 

Face aux défenseurs de Touadera, comme Abraham, qui ont argué que “le compteur est remis à zéro” avec une nouvelle Constitution et que “c’est l’émanation du peuple”, Mouammar Bengué-Bossin a répliqué : “La preuve que le président Touadera est d’accord avec mon interprétation, c’est qu’en 2015 et en 2020, il n’a pas eu besoin de demander aux Centrafricains de manifester pour dire qu’il doit être candidat.” Il a ajouté, sarcastique : “S’il demande aux gens de manifester, c’est parce qu’il sait qu’il n’a pas le droit d’être candidat”.

 

Enfin, Mouammar Bengué-Bossin a averti des conséquences : “Le président de la République ne veut pas d’Élections transparentes. Déjà, le fait de dire qu’il veut un troisième mandat, c’est source de crise.” Il a déploré l’absence de dialogue, notant que Touadera “a déjà annoncé qu’il acceptait le dialogue demandé par le BRDC”, mais sans action concrète : “Nous attendions un décret pour convoquer ce dialogue. Il ne l’a pas fait. Il nous sort l’affaire des DONDRA, c’est de la diversion.”

 

Pour Mouammar Bengué-Bossin, la ligne rouge est tracée : un troisième mandat serait une trahison non seulement de la Constitution, mais aussi du peuple centrafricain qui l’a élu en 2016 et 2020. Ses mots résonnent comme un ultimatum à l’approche d’une échéance électorale explosive….

 

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Centrafrique : le leader de 100% Touadera, Hassan Bouba, déjà en campagne électorale pour Touadera

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le leader de 100% Touadera, Hassan Bouba, déjà en campagne électorale pour Touadera

 

Centrafrique.org/avec-laide-de-wagner-hassan-bouba-nargue-la-cour-penale-speciale/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria/” rel=”attachment wp-att-78598″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/hassan_bouba_avec_les_wagner_a_bria-450×299.jpg” alt=”Hassan Bouba avec les mercenaires russes du groupe WSagner à Bria, dans la Haute-Kotto” width=”450″ height=”299″ />
Hassan Bouba, inculpé par la CPS pour crime de guerre et crime contre l’humanité, parade avec les mercenaires russes du groupe Wagner à Bria

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Hassan Bouba, le toto ministre de l’élevage et de la santé animale, accusé de crimes contre l’humanité par la CPS, s’affiche à Bouboui dans un meeting pour soutenir un troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra. Son association « 100% Touadéra », lancée en fanfare par la même occasion, choque par son mépris de la justice.

 

 

Un homme poursuivi pour des crimes odieux en République centrafricaine continue de narguer la justice tout en occupant une place centrale dans le jeu politique. Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, est bien plus qu’un simple membre du gouvernement. Inculpé en 2021 par la Cour pénale spéciale (CPS) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il reste libre, protégé par des forces puissantes du groupe Wagner, et s’autorise même à défiler publiquement pour soutenir un troisième mandat du président Faustin-Archange Touadéra. La semaine dernière, à 45 kilomètres de Bangui, dans le village d’élevage de Bouboui, il a lancé son « Association 100% Touadéra », un geste qui insulte les victimes de ses actes criminels et expose les failles béantes du système centrafricain.

 

L’événement de Bouboui était tout sauf discret. Entouré de certains membres du gouvernement et d’une foule mobilisée, Bouba a pris la parole dans une déclaration filmée, largement partagée sur les réseaux sociaux. Mais ce qu’il a dit était à peine compréhensible. Son français, chaotique et décousu, donnait l’impression d’un homme perdu dans ses propres mots. Il a parlé de « tous derrière nous », de « droits d’erreurs » et d’autres formules absurdes, comme si les phrases s’effondraient avant d’atteindre leur sens. Un élève de primaire aurait fait mieux. Ce discours, prononcé sans une once de sango,  la langue nationale qu’il ne maîtrise pas,  trahit son déracinement. Hassan Bouba n’est pas centrafricain. Originaire du Tchad, il est arrivé en RCA dans le sillage de la rébellion de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, dont il était un lieutenant clé.

 

Son passé est lourd. Des enquêtes sérieuses, y compris celles de l’ONG The Sentry, l’accusent d’avoir organisé des atrocités, comme l’attaque du camp de déplacés d’Alindao en 2018, où 112 civils, dont 19 enfants, ont été tués dans une violence grave. On lui reproche aussi la mort d’un Casque bleu congolais à Bambari et d’autres exactions liées à son rôle dans l’UPC. En 2021, la CPS a lancé un mandat d’arrêt contre lui. Arrêté dans son bureau à Bangui, il a été conduit à la prison du camp de Roux. Mais une semaine plus tard, des mercenaires russes, accompagnés de gendarmes et de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), ont forcé sa libération. Cet épisode, digne d’un roman noir, montre à quel point Hassan Bouba est intouchable. Ces mercenaires, souvent liés au groupe Wagner, sont devenus son ombre, le suivant partout, garantissant sa sécurité et son impunité.

 

Aujourd’hui, Bouba ne se contente pas de rester libre. Il se pavane, organise des rassemblements, et proclame sa loyauté à Touadéra avec son « Association 100% Touadéra ». À Bouboui, il a prétendu parler au nom des éleveurs, en majorité peuls, mais ses mots sonnent vide. Son soutien affiché au président, et surtout à un troisième mandat, ressemble à une manœuvre opportuniste pour consolider son pouvoir. Des rumeurs circulent même sur ses ambitions démesurées : certains disent qu’il cherche à consolider sa place dans la course au poste du vice-Président de la République, face à Sani Yalo et Sarandji. Selon un cadre du parti MCU, interrogé par la rédaction du CNC, confirme cette hypothèse de cette bataille sous-terraine. Hassan Bouba, imposé par le groupe Wagner, joue gros.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus révoltante, c’est la présence à Bouboui de plusieurs membres du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. Leur participation donne à cet événement un vernis officiel, comme si l’État cautionnait un homme accusé de massacres. Pendant ce temps, la CPS, créée pour juger les crimes les plus graves commis depuis 2003, est réduite à l’impuissance. Ses efforts pour faire respecter la justice sont piétinés par des intérêts politiques et des protections mercenaires. Les victimes des exactions imputées à Bouba :  familles brisées, communautés dévastées,  n’ont droit qu’au silence, tandis que leur bourreau parade en ministre.

 

La situation est intolérable. Comment un homme au passé si sombre peut-il occuper un poste ministériel, organiser des événements publics, et ambitionner des responsabilités encore plus grandes ? La réponse réside dans un système où le pouvoir prime sur la morale. Les mercenaires russes, omniprésents, jouent un rôle trouble. Ils protègent Bouba, le maintiennent en place, et influencent des décisions qui devraient relever de la souveraineté centrafricaine. Leur emprise, combinée à la complaisance de certains cercles du pouvoir, permet à des figures comme Bouba de prospérer.

 

La République centrafricaine mérite mieux en tout cas. Ils méritent une justice qui fonctionne, des dirigeants qui respectent leur histoire et leur douleur, et un avenir libéré des fantômes de la guerre. Bouba n’est pas un leader ; c’est un symbole d’échec, un homme qui ne devrait pas être au gouvernement, mais devant un tribunal. La communauté internationale, les organisations de défense des droits humains, et les citoyens doivent se mobiliser pour exiger des comptes. Laisser un accusé de crimes contre l’humanité soutenir un troisième mandat présidentiel, sous les applaudissements de complices, est une blessure infligée à tout un peuple. La RCA ne peut avancer tant que des hommes comme Hassan Bouba sont libres de réécrire leur histoire au détriment de la vérité….

 

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Bangui : un méga braquage organisé par les mercenaires russes au quartier KM5

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Bangui : un méga braquage organisé par les Mercenaires russes au quartier KM5

 

Centrafrique.org/km5-un-quartier-de-bangui-abandonne-aux-criminels/dans-le-quartier-gbayadombia-au-km5-non-loin-de-leglise-baptiste-du-secteur-a-20-metres-de-la-residence-ou-les-braqueurs-ont-commis-leur-forfait/” rel=”attachment wp-att-70294″ data-wpel-link=”internal”>Bangui : un méga braquage organisé par les mercenaires russes au quartier KM5
Dans le quartier Sambo, au KM5, non loin du lieu de braquage nocturne . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du dimanche au lundi dernier, des mercenaires russes, accompagnés de quelques policiers de l’OCRB, ont organisé un violent braquage dans le quartier KM5 à Bangui. Cette opération, d’une audace toute aussi criminelle, a semé la terreur parmi les habitants de ce vaste quartier musulman de la capitale centrafricaine.

 

En effet, tout a commencé vers 1h15 du matin, un commando composé de mercenaires russes du groupe Wagner et quelques éléments de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB),  a investi le quartier PK5, plus connu sous le nom de KM5, situé dans le troisième arrondissement de Bangui. Ce quartier populaire est au  cœur des activités  de la communauté musulmane de la capitale. C’est un lieu de vie enflammé mais sensible. Ce quartier est souvent ciblé par des activités du banditisme nocturne des hommes en tenue.

 

À cet effet, l’opération du commando russe a débuté dans la rue de Koudoukou vers 1 heure du matin. Mais à leur surprise, certains habitants sont encore dehors en train de  parler en petit groupe. Les Wagner leur ont intimé l’ordre de rentrer chez eux, prétextant qu’il était trop tard pour rester dehors. Certains habitants, méfiants, ont fait petit malin d’obéir mais sont restés discrètement à proximité, observant le mouvement de ce commando. Ce dernier a finalement passé environ une heure dans le secteur avant de traverser sur la rue opposée. Puis, quelques minutes, ils sont ressortis pour aller vers Sambo, précisement sur la rue des taxi-motos., où se trouve la mosquée du défunt  Madougou Sadio.

 

Arrivés sur place devant la mosquée, les Russes et leur complice ont agi avec une brutalité criminelle. Ils ont fracturé la porte de la clôture de la mosquée, défoncé la porte à coups de pied et pénétré dans une maison attenante où dormaient des femmes et des habitants. Sans égard pour la sacralité du lieu ni pour les personnes présentes, ils ont saisi tout ce qui avait de la valeur : téléphones Android, iPhone, iPad et une somme de 18 350 000 FCFA en espèces. Une fois leur butin amassé, le premier véhicule a quitté les lieux, suivi peu après par le second. Les assaillants, confiants dans leur impunité, ont laissé derrière eux des familles choquées et dépossédées.

 

Le lendemain matin, la communauté du KM5 s’est mobilisée. Une dame du  nom de Adji Bintou, parmi d’autres, a pris l’initiative de contacter les autorités, allant jusqu’à alerter le président de la République. Sous la pression populaire et grâce aux démarches auprès du directeur de l’OCRB, le chef de Wagner en Centrafrique a ordonné la restitution d’une partie du butin. Ainsi, 14 millions de FCFA ont été rendus, mais 4 350 000 FCFA manquent encore à l’appel. Les mercenaires ont promis de rembourser le solde le mardi, mais rien ne confirme que cet engagement a été respecté.

 

Les autorités ont confirmé que les responsables de ce crime nocturne ont été sanctionnés et mis aux arrêts et placés en garde à vue à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Selon les autorités , parmi ces assaillants, figure quatre mercenaires russes et six policiers de l’OCRB. Mais s’agit-il de véritables punitions ou d’une mise en retrait temporaire pour apaiser les tensions ? Les habitants restent sceptiques, doutant de la sincérité de ces annonces.

 

Notons que ce braquage au KM5 n’est pas une exception. Il illustre l’arrogance et l’impunité des mercenaires de Wagner en Centrafrique, où ils opèrent souvent avec la complicité de certains éléments des forces de l’ordre centrafricaine.

 

Toutefois, la collaboration entre des policiers de l’OCRB et les mercenaires russes est une trahison envers les citoyens centrafricains. Les autorités centrafricaines portent une responsabilité dans cet acte criminel. La restitution partielle de l’argent volé ne suffit pas à effacer l’humiliation subie par les habitants, qui exigent une justice véritable et des garanties contre de futures exactions….

 

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RCA : Vives tensions à Koui, les mercenaires de Wagner investissent le domicile du sultan Amalamo

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RCA : Vives tensions à Koui, les mercenaires de Wagner investissent le domicile du sultan Amalamo

 

Centrafrique.org/rca-les-mercenaires-russes-veulent-organiser-leur-fete-de-fin-dannee-a-koui-et-font-une-surprenante-demande-au-nouveau-sultan-maire-de-la-ville/le-nouveau-sultan-maire-de-koui/” rel=”attachment wp-att-52268″ data-wpel-link=”internal”>RCA : Vives tensions à Koui, les mercenaires de Wagner investissent le domicile du sultan Amalamo
Le nouveau Sultan maire de Koui, monsieur Amalamo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Koui, dans l’Ouham-Pendé,  tremble à nouveau : les mercenaires de Wagner ont pris d’assaut le domicile du sultan-maire de la ville, monsieur  Amalamo. Ce nouvel acte d’intimidation plonge les habitants dans la peur, face à une violence des russes devenue incontrôlable.

 

La ville de Koui, une sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, à 40 km de Bocaranga, est une fois de plus secouée par la terreur. Communément appelée « De Gaulle », cette localité centrafricaine a vu, le mardi 15 avril 2025 vers 14 heures, les mercenaires russes du groupe Wagner investir le domicile du sultan-maire  Amalamo. Cette intrusion, aux motivations encore obscures, a semé la panique parmi les habitants. Le sultan, en déplacement à Bocaranga pour une formation, a été alerté par sa famille et a trouvé aussitôt refuge dans la base de la Minusca, craignant pour sa vie. Ce nouvel épisode ravive les blessures d’une ville déjà martyrisée par les exactions de ces paramilitaires.

 

Il y’a lieu de noter que l’histoire de Koui est entachée par la brutalité des mercenaires russes du groupe Wagner, dont les agissements remontent à leur arrivée en mai 2021. Rappelons que le 12 juin 2021, le prédécesseur d’Amalamo, son frère Lamido Souleymane Daouda, alors sultan-maire, son adjoint et son garde du corps ont été tués dans des circonstances troublantes. Selon des témoignages de la famille, les trois hommes avaient été conviés par les mercenaires à localiser une cache d’armes des rebelles à l’ouest de la ville. Quelques heures plus tard, Wagner annonçait leur mort, attribuée à l’explosion d’une mine terrestre. Mais l’examen des corps, remis après des négociations tendues, a révélé des blessures par balles, sans trace d’explosifs. Un rapport de la division des droits de l’homme de la Minusca, publié en août 2021, a confirmé qu’il s’agissait d’un assassinat ciblé, dénonçant l’impunité dont jouissent les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner.

 

En décembre 2021, Amalamo, frère du défunt, est investi comme nouveau sultan-maire de Koui, une nomination qui divise la population, certains le jugeant peu apte à assumer ce rôle. Peu après son investiture, les mercenaires intensifient leurs provocations. Le 5 décembre, une délégation de Wagner rend visite à Amalamo chez lui pour exiger cinq têtes de bœufs, une somme d’argent et des jeunes filles peules pour une prétendue fête de fin d’année. Cette demande, perçue comme une humiliation, est impossible à satisfaire : la communauté peule, majoritairement réfugiée au Cameroun voisin, est quasi absente, et les ressources locales sont exsangues. Le maire adjoint, Alhadji Abakar, refusant de cautionner cette exigence contraire à ses valeurs religieuses, s’enfuit  lui aussi vers la base de la Minusca pour demander protection.

 

Les abus de Wagner ne se limitent pas à ces incidents. Depuis 2021, les habitants rapportent des pillages, des viols, des arrestations arbitraires et des assassinats. Les mercenaires ont également interdit, à plusieurs reprises, la prière matinale musulmane, perturbant les appels à la prière et provoquant la colère des fidèles. Ces actes, perçus comme une attaque contre la culture et la religion musulmane, ont amplifié les tensions avec la population, majoritairement musulmane….

 

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LA CENTRAFRIQUE AU BORD DE LA CRISE FOOTBALLISTIQUE : LA FÉDÉRATION RASSURÉE par le premier ministre, MAIS DES QUESTIONS DEMEURENT

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LA Centrafrique AU BORD DE LA CRISE FOOTBALLISTIQUE : LA FÉDÉRATION RASSURÉE par le premier ministre, MAIS DES QUESTIONS DEMEURENT

 

LA CENTRAFRIQUE AU BORD DE LA CRISE FOOTBALLISTIQUE : LA FÉDÉRATION RASSURÉE par le premier ministre, MAIS DES QUESTIONS DEMEURENT
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une annonce choc du ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, a failli plongé l’équipe nationale du football dans le chaos et exclure en même temps les Fauves du Bas-Oubangui des compétitions internationales. La rencontre de la fédération avec le Premier ministre Félix Moloua apaise les tensions, mais des défis persistent.

 

UNE RENCONTRE DÉCISIVE POUR LE FOOTBALL CENTRAFRICAIN

 

Le lundi 14 avril 2025, le Premier ministre Félix Moloua a reçu une délégation de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), menée par son président Célestin Yanindji, à Bangui. Cette audience faisait suite à une proposition controversée du ministre chef milicien armé Héritier Doneng, qui envisageait une suspension volontaire de l’équipe nationale des compétitions internationales pour trois ans. Cette idée, présentée comme une solution pour « restructurer le football national», avait provoqué une onde de choc parmi les supporters, les clubs et les partenaires internationaux.

 

Lors de la rencontre, le Premier ministre a clarifié la position du gouvernement : aucune suspension n’a été validée par le Conseil des ministres. Moloua a réaffirmé l’importance du football comme vecteur d’unité nationale et s’est engagé à favoriser un dialogue constructif entre le ministère des Sports, la FCF et des organisations comme la FIFA et la Confédération Africaine de Football (CAF). « Le gouvernement soutient les Fauves et travaillera avec tous les acteurs pour renforcer notre football », a-t-il déclaré, selon des sources proches de la primature.

 

Célestin Yanindji a exprimé son soulagement : « Nous remercions le Premier ministre pour son écoute. Cette clarification garantit que nos joueurs pourront continuer à représenter la Centrafrique à l’international ». Le Syndicat des Clubs de Football (SYNOSCA), par la voix de son président Gilles Gilbert-Grézéngué, a salué cette intervention : « C’est un signal positif pour le football. Nous devons maintenant avancer ensemble pour relever les défis structurels ».

 

UN CONTEXTE SPORTIF COMPLEXE en Centrafrique

 

Le football centrafricain traverse une période difficile. Les Fauves du Bas-Oubangui n’ont jamais participé à une Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ni à une Coupe du Monde, accumulant des résultats décevants, comme des défaites face à des équipes comme la Somalie ou les Comores lors des récentes éliminatoires. Les infrastructures sportives, notamment le stade Barthélemy Boganda, ne répondent pas aux normes internationales de la FIFA, limitant l’organisation de matchs à domicile. Le manque de centres de formation modernes freine également le développement des jeunes talents.

 

Malgré ces obstacles, des projets ambitieux sont à l’étude. La FIFA a promis de financer la construction d’un stade de 40 000 places à Bangui, tandis que la CAF soutient l’idée d’une académie nationale de football. La modernisation de la ligue nationale, avec une professionnalisation des clubs, figure également parmi les priorités. Ces initiatives, si elles se concrétisent, pourraient redonner un nouvel élan au football centrafricain.

 

L’ORIGINE DE LA CRISE : UNE DÉCISION MINISTÉRIELLE folle

 

Nommé en janvier 2024, le ministre Héritier Doneng s’était engagé à revitaliser le sport centrafricain, provoquant de grands espoirs. Toutefois, sa décision unilatérale d’imposer Rigobert Song, un sélectionneur camerounais, à la tête des Fauves a déclenché une crise majeure. Cette ingérence dans les affaires de la FCF, une institution autonome, a été perçue comme une violation des règlements de la CAF, qui a menacé de sanctions, y compris une possible suspension de la Centrafrique des compétitions internationales.

 

Face à la polémique, Doneng tente à nouveau d’aggraver la situation en proposant une suspension volontaire des Fauves pour trois ans. Selon lui, cette mesure permettrait de se concentrer sur la formation des jeunes joueurs (U17 et U20) et de résoudre les problèmes structurels du football local. Cette annonce a provoqué une mobilisation sans précédent. Le collectif des Ultras Fauves a lancé la campagne #SauvezLesFauves sur les réseaux sociaux, tandis que le SYNOSCA menaçait de boycotter le championnat national. La FCF, soutenue par la CAF, a dénoncé une décision prise sans consultation, rappelant que seules ses instances peuvent statuer sur une telle mesure.

 

UNE Proposition Absurde qui pourrait plonger les Fauves dans le chaos

 

Si l’intervention du Premier ministre a permis d’écarter la menace immédiate d’une suspension, l’attitude d’Héritier Doneng est inacceptable. Proposer de retirer les Fauves des compétitions internationales pendant trois ans est une idée absurde, irresponsable et destructrice. Le football, dans un pays confronté à de multiples crises, est un symbole d’espoir et d’unité. Exclure volontairement notre équipe nationale priverait les joueurs d’expérience internationale, les supporters de leur passion et la Centrafrique de sa visibilité sur la scène africaine. Une telle mesure ne « restructure » rien ; elle sabotage l’avenir du sport le plus populaire du pays !

 

Ce qui rend cette affaire encore plus scandaleuse, c’est la manière dont Doneng opère. Plutôt que de collaborer avec le Premier ministre Félix Moloua, avec qui il entretient des relations tendues depuis des mois, il préfère s’adresser directement au président Faustin-Archange Touadéra, cherchant à manipuler la confiance du chef de l’État pour imposer ses décisions. Cette attitude, qui contourne les institutions et sème la discorde au sommet de l’État, est une trahison de la mission confiée à un ministre. Doneng agit comme un autocrate, privilégiant son ego au détriment de la jeunesse centrafricaine, qui voit dans le football une source de fierté et d’opportunités.

 

Les promesses de stades modernes et d’académies sonnent creux face à de telles erreurs. Héritier Doneng, votre gestion est une catastrophe ! La Centrafrique mérite un ministre qui unit et construit, pas un homme qui divise et détruit. Le président Touadéra doit intervenir pour mettre fin à ces dérives avant que le football centrafricain ne subisse des dommages irréparables….

 

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Bangui, carrefour de la biodiversité : la COMIFAC en quête de solutions pour l’Afrique centrale

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Bangui, carrefour de la biodiversité : la COMIFAC en quête de solutions pour l’Afrique centrale

 

Centrafrique.org/vincente-saraiva-et-thierry-kamach-les-deux-potentielles-victimes-de-touadera/kamach-16-9/” rel=”attachment wp-att-67110″ data-wpel-link=”internal”>Bangui, carrefour de la biodiversité : la COMIFAC en quête de solutions pour l’Afrique centrale
Le ministre Thierre Kamach

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le 15 avril 2025, Bangui accueille un événement d’envergure : la 39e réunion du Groupe de travail biodiversité de la COMIFAC. Pour la première fois dans la capitale centrafricaine, experts, décideurs et partenaires des onze pays d’Afrique centrale se réunissent afin de relever un défi commun : préserver la richesse écologique du bassin du Congo et répondre aux engagements mondiaux pour la biodiversité. Entre discussions stratégiques et projets concrets, cette rencontre pourrait poser les bases d’une coopération régionale renforcée face à l’urgence climatique.

 

En effet, la République centrafricaine marque un tournant dans son engagement environnemental en ouvrant ses portes à la 39e réunion du Groupe de travail biodiversité de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Pendant plusieurs jours, Bangui devient le théâtre de débats cruciaux, réunissant des délégations du Cameroun, du Tchad, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la RDC, du Rwanda, du Burundi, de Sao Tomé-et-Principe, de l’Angola et de la RCA elle-même. Au cœur des échanges : la mise en œuvre des engagements pris lors de la COP16 sur la biodiversité, tenue en décembre 2024 à Cali, en Colombie, et la préparation de la COP17 prévue pour 2026.

 

L’Afrique centrale, avec son bassin du Congo,  deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie,  joue un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. Les forêts de la région séquestrent environ 70 milliards de tonnes de CO2, mais elles sont menacées par le braconnage, l’exploitation illégale du bois et les pressions économiques. Les discussions à Bangui se concentrent sur des solutions concrètes : protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030, conformément aux objectifs mondiaux, harmoniser les politiques nationales pour créer des corridors transfrontaliers pour les espèces migratoires, comme les éléphants, et renforcer la surveillance des écosystèmes grâce à des technologies comme les drones ou l’intelligence artificielle.

 

Dans son discours d’ouverture, Thierry Kamach, ministre centrafricain de l’Environnement, a insisté sur l’importance d’une action collective : « La Centrafrique est fière d’accueillir cette réunion historique. Notre patrimoine naturel est un trésor commun, et sa préservation passe par des efforts partagés. » De son côté, Hervé Martial Maïdou, secrétaire exécutif de la COMIFAC, a appelé à une voix unie dans les négociations climatiques : « Nos forêts sont un atout mondial, mais nous avons besoin de financements pour les protéger. »

 

Les débats ne se limitent pas aux grandes déclarations. Des projets concrets émergent, comme un programme de recyclage des déchets à Bangui, cité en exemple pour promouvoir une économie verte, ou la formation d’écogardes soutenue par l’Union européenne. Les participants explorent aussi des pistes de financement, notamment via le Fonds vert pour le climat et des partenariats avec le secteur privé, à travers des initiatives comme la compensation carbone ou l’écotourisme.

 

Un autre enjeu majeur est l’intégration des communautés locales, notamment les populations pygmées, qui demandent une meilleure représentation dans les décisions. « Les aires protégées ne peuvent pas exister sans les gens qui vivent sur ces terres », souligne un représentant communautaire. Cette question, comme celle des espèces invasives – à l’image de la jacinthe d’eau qui asphyxie les rivières – figure parmi les priorités.

 

À l’issue de la réunion, les pays membres devraient adopter la « Déclaration de Bangui », une feuille de route visant à renforcer les aires protégées, qui ne couvrent aujourd’hui que 15 % du bassin du Congo, et à promouvoir la bioéconomie, notamment via la valorisation des plantes médicinales et l’agroforesterie. Un plaidoyer pour un siège africain au sein du Fonds mondial pour la biodiversité est également attendu.

 

Cette rencontre intervient dans un contexte d’urgence. L’Afrique centrale subit de plein fouet les effets du changement climatique, avec des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes. Par ailleurs, 80 % des populations rurales dépendent des ressources naturelles pour leur survie, ce qui rend la gestion durable de ces écosystèmes cruciale. Les ONG, comme la Wildlife Conservation Society, saluent l’initiative mais appellent à des actions rapides : « Les engagements doivent se traduire par des mesures sur le terrain. »

 

La réunion de Bangui pourrait ainsi marquer un pas vers une souveraineté écologique renforcée, à condition que les promesses se concrétisent par des financements et des politiques fermes contre la déforestation. Le rapport final, attendu le 18 avril, sera scruté de près. En attendant, Bangui s’affirme comme un carrefour de l’espoir pour la biodiversité africaine….

 

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BGFIBank réaffirme son leadership panafricain avec son nouveau film institutionnel

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BGFIBank réaffirme son leadership panafricain avec son nouveau film institutionnel

 

Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA rondpoint-de-centre-ville-de-bangui-excellent-par-cnc-le-2-juin-2020-anselme-mbata Arnaque sur les réseaux sociaux, plusieurs milliers des jeunes centrafricains escroqués, des centaines de millions emportés
rondpoint-de-centre-ville-de-bangui-excellent-par-cnc-le-2-juin-2020-anselme-mbata – Arnaque sur les réseaux sociaux, plusieurs milliers des jeunes centrafricains escroqués, des centaines de millions emportés

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 BGFIBank dévoile son nouveau film institutionnel dans le cadre de sa campagne « Le Meilleur est Avenir ». Ce récit visuel illustre l’engagement du groupe bancaire panafricain à bâtir un avenir prospère pour ses clients et partenaires à travers le continent.

 

Un ancrage solide en Centrafrique

 

En République centrafricaine, BGFIBank maintient sa position de leader en crédits et de deuxième acteur en dépôts, avec un réseau de sept agences. En 2024, la banque a accéléré sa croissance en lançant des crédits innovants (crédit scolaire et Flash), l’application mobile MyBGFIBank RCA et des cartes Visa. L’ouverture d’un département de Banque Privée et le recrutement de 56 nouveaux collaborateurs renforcent son ambition : devenir la référence bancaire en RCA, portée par le projet « Dynamique 2025 » et le slogan « E GA Walombe ».

 

Une vision portée par trois piliers

 

La campagne « Le Meilleur est Avenir » repose sur les valeurs fondamentales de BGFIBank, qui façonnent son action depuis 53 ans :

 

– Dynamisme : Présent dans 12 pays avec près de 2 300 collaborateurs, le groupe poursuit son expansion, comme en témoigne l’acquisition récente de la Société Générale au Congo. Cette stratégie de croissance maîtrisée s’appuie sur des performances financières solides.

Confiance : Certifié ISO 9001 :2015, AML 30000 et MSI 20000, BGFIBank privilégie la transparence et l’intégrité, consolidant sa position de partenaire fiable pour le développement économique et social.

Excellence : Avec des services premium et sur-mesure, le groupe incarne une ambition innovante, soutenue par des standards de qualité élevés et un accompagnement personnalisé.

 

Un acteur clé pour l’avenir de l’Afrique

 

À travers ce film institutionnel, BGFIBank réaffirme son rôle de leader panafricain, engagé à soutenir les aspirations de ses clients et à contribuer à la prospérité du continent. « Le Meilleur est Avenir » traduit cette vision d’un avenir audacieux, construit sur le dynamisme, la confiance et l’excellence.

 

Pour découvrir le film : [Lien TikTok](https://vt.tiktok.com/ZSrXeJaNj/)

 

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La jeunesse centrafricaine : Entre désespoir et mobilisation, un enjeu électoral clé en 2025

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La jeunesse centrafricaine : Entre désespoir et mobilisation, un enjeu électoral clé en 2025

 

La jeunesse centrafricaine : Entre désespoir et mobilisation, un enjeu électoral clé en 2025
Des milliers de manifestants centrafricains se sont rassemblés le 4 avril 2025 pour protester contre le troisième mandat du président Faustin-Archange Touadera en Centrafrique. Les participants, portant des écharpes tricolores, expriment leur désaccord face à cette décision politique.Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La jeunesse centrafricaine est à bout, coincée entre un désespoir écrasant et une mobilisation explosive qui pourrait tout changer pour les élections de décembre 2025. Lors de l’émission Patara sur la Radio Ndékè Luka, Raymond Adouma, leader du BRDC, a dévoilé cette vérité, tandis que le ministre Bruno Yapandé a tenté de défendre un régime pourri qui n’a rien fait pour les jeunes,  pire, qui les enfonce dans la misère. Cette jeunesse, enjeu électoral clé cette année, est la bombe à retardement que ce gouvernement de menteurs redoute, et ils ont de quoi trembler.

 

Adouma a été clair : “90 % des marcheurs du 4 avril étaient des jeunes”, des gamins sans emploi, sans perspectives, abandonnés par un pouvoir qui les méprise. “Une jeunesse perdue”, a-t-il dit, dans un pays où rien ne marche – pas d’entreprises, pas de routes, un PIB famélique, des soins hors de prix, une vie devenue un luxe. Depuis 2016, sous Touadéra, l’espérance de vie a chuté de 60 à moins de 53 ans,  voilà le cadeau de ce régime aux nouvelles générations. Forcés de s’enrôler dans une armée bidon ou de crever dans la pauvreté, ces jeunes ont marché pour dire non à un troisième mandat illégitime, et leur colère est un cri que le pouvoir ne peut plus étouffer.

La jeunesse centrafricaine : Entre désespoir et mobilisation, un enjeu électoral clé en 2025
À Paoua, le 3 février 2025, la manifestation pro-Touadéra n’a rassemblé qu’une poignée de participants, principalement des associations locales mobilisées pour l’occasion. © Corbeau News CopyrightCNC

 

Et que répond Yapandé ? Des bobards, encore et toujours. Il ose parler de “recrutements massifs” dans l’armée, la gendarmerie, la fonction publique, comme si c’était une victoire. Mais qui croit à ces fables ? Ces 30 000 FACA dont il se vante ? Des soldats affamés, sans PGA, qui mendient en province pour bouffer – une honte que même Adouma a clouée au mur : “Que vaut un soldat qui n’a pas mangé ?” Rien, et ce régime le sait. Les emplois promis ? Des mirages pour endormir les naïfs, pendant que les jeunes végètent dans un pays où tout est cher, où Bangui s’asphyxie dans ses routes défoncées et ses hôpitaux en ruine.

 

Le ministre a le culot de demander : “Au nom de quelle jeunesse parle l’opposition ?” La réponse est évidente : celle que ce gouvernement a trahie, celle qu’il pousse au désespoir pour mieux la contrôler. Mais ils se trompent. Le 4 avril, ces jeunes ont marché sans bus, sans argent, juste avec leur rage – 10 000, 20 000, pas les 300 ridicules que Yapandé invente dans sa bulle de confort. “Quand tu manges, tu défends ce que tu manges”, ricane-t-on dans les quartiers, et ce régime gavé ne voit rien, aveugle à la tempête qui monte.

 

Pendant qu’ils fanfaronnent, leurs prisons racontent une autre histoire. Rien qu’en avril 2025, les arrestations pleuvent : les cadets d’Henri Dondra, le frère et la sœur d’Armel Sayo, Mahamat Abakar et sa famille,  tous jetés à l’OCRB sans mandat, sans droit de visite. Les avocats, en grève depuis huit jours, hurlent contre un État qui bafoue la loi. C’est ça, leur réponse à la jeunesse : la matraque et les cachots, pendant que Wagner sécurise le palais de Touadéra. Quelle mobilisation peuvent espérer ces jeunes quand le pouvoir les traite comme des ennemis ?

LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D'UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA
Manifestation à Ouandja , Soutien affiché à la candidature de Faustin Archange Touadéra.

 

Adouma l’a dit : cette marche n’est “qu’un avant-goût”. La jeunesse, désespérée mais réveillée, est un enjeu électoral que ce régime sous-estime à ses risques et périls. Ils peuvent truquer leurs urnes – comme en 2020 ou ce référendum de 2023 avec son 1 % de participation maquillé en 95 % – mais ils ne tiendront pas face à une génération qui n’a plus rien à perdre. Ce gouvernement d’incapables et de menteurs a semé la misère ; la jeunesse pourrait bien récolter leur chute. Décembre 2025 dira si leur désespoir se mue en révolution….

 

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FLASH INFO URGENT : Incendie criminel en cours à Bowaye par les mercenaires russes du groupe Wagner

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FLASH INFO URGENT : Incendie criminel en cours à Bowaye par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Centrafrique.org/retour-des-wagner-dans-le-village-de-bowaye-la-maison-du-chef-du-village-et-de-ses-voisins-incendiees-par-les-mercenaires-russes/village-bowaye-incendie-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner/” rel=”attachment wp-att-89025″ data-wpel-link=”internal”>Retour  des Wagner dans le village de Bowaye : la maison du chef du village et de ses voisins incendiées par les mercenaires russes
village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En ce moment même, le village de Bowaye, situé à 70 km de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine, est la cible d’un incendie criminel massif organisé par les mercenaires russes du groupe Wagner. Ces derniers, qui viennent de faire à nouveau une irruption dans le village ce matin, sont actuellement en train d’incendier les dernières habitations encore debout, réduisant en cendres ce qui reste de cette localité déjà dévastée. Alors que le village est désert, ses 12 000 habitants ayant fui dans la brousse lors d’attaques précédentes, les mercenaires pillent les biens des villageois avant de mettre le feu, dans une opération qui s’apparente à une destruction volontaire.

 

Un acte criminel en cours

 

À l’heure où nous écrivons, les flammes ravagent Bowaye. Selon des témoignages reçus par téléphone, les mercenaires de Wagner, arrivés à l’aube avec des motos et des armes lourdes, ont immédiatement commencé à incendier les maisons. « Ils sont là, en ce moment, en train de brûler tout ce qui reste ! », rapporte un habitant en fuite, joint depuis le village Korakiri. Les mercenaires, profitant de l’absence des villageois, pillent les derniers biens :  provisions, vêtements, outils,  avant de réduire les habitations en cendres. Cet incendie, qui fait suite à une première vague de destructions le 8 avril 2025, vise à anéantir toute trace de vie dans ce village martyr.

 

Bowaye, un village volontairement visé

 

Ce n’est pas la première fois que Bowaye subit la furie de Wagner. Voici un rappel des attaques récentes qui témoignent d’un harcèlement criminel :

 

10 mars 2025 : Wagner envahit Bowayepour la cinquième fois en 2025, battant des jeunes, tuant le bétail et pillant les maisons. Les habitants fuient en masse dans la brousse.

2 avril 2025 : Avec 42 motos, les mercenaires reviennent, traquant des rebelles introuvables de la CMSPR. Ils pillent et terrorisent, poussant les villageois vers Korakiri, à 20 km.

8 avril 2025 : Wagner incendie la maison du chef du village et celles de ses voisins, marquant une escalade dans la destruction. Une partie du village est déjà réduite en cendres.

 

Aujourd’hui, 17 avril 2025, les mercenaires, de retour ce matin, poursuivent leur œuvre destructrice. Alors que Bowayeest vidé de ses habitants, ils s’acharnent sur les dernières maisons, dans ce qui ressemble à une volonté d’effacer le village de la carte.

 

Une population abandonnée, un crime contre l’humanité

 

Les villageois de Bowaye, comme ceux d’autres localités de l’Ouham (Bamassa, Bemal 2, Kawéwin), sont des victimes collatérales d’une traque de rebelles qui sert de prétexte aux exactions de Wagner. « Nous ne savons rien des rebelles ! Pourquoi brûler nos vies ? » s’écrie une femme réfugiée dans la brousse. En incendiant les maisons et en pillant les biens, Wagner prive les habitants de tout espoir de retour, les condamnant à une errance désespérée.

 

Touadéra et Wagner : une complicité intolérable

 

Le président Faustin-Archange Touadéra, qui a invité Wagner en Centrafrique sous couvert de « sécurité », reste silencieux face à ce crime en cours. Depuis 2018, les mercenaires russes opèrent avec une impunité totale, pillant les ressources du pays et terrorisant les civils. Chaque flamme à Bowayeest une accusation contre son régime.

 

Un cri d’alarme au monde

 

Cet incendie criminel, qui se déroule sous nos yeux, doit cesser. Wagner doit être tenu responsable de ses actes. La communauté internationale, y compris la Minusca, ne peut plus détourner le regard. Bowaye brûle, et ses 12 000 habitants, dispersés dans la brousse, appellent à l’aide. « Ce qu’ils font est un crime. Le monde doit savoir ! » insiste un rescapé….

 

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Centrafrique: désarmement spectaculaire à Damara d’un milicien anti-balaka, membre de la CPC,  lourdement armé

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Centrafrique: désarmement spectaculaire d’un milicien Anti-Balaka, membre de la CPC,  lourdement armé à Damara

 

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a la barrière de Damara . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Damara, un milicien anti-balaka, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armé, avec  une Kalachnikov en main, a surpris tout le monde ce 13 avril en se rendant à la brigade de gendarmerie pour se désarmer, après avoir marché librement des kilomètres dans la ville sans être inquiété par les forces de sécurité.

 

En effet, ce dimanche 13 avril 2025, un événement spectaculaire a secoué la ville de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, au centre de la République centrafricaine. Un milicien anti-balaka, membre de la CPC, a fait une apparition aussi inattendue qu’audacieuse en se rendant de son plein gré à la brigade territoriale de la gendarmerie pour se désarmer. Ce qui rend cette reddition particulièrement frappante, c’est le profil de l’homme et la manière dont il a traversé la ville sans être intercepté par les forces de sécurité.

 

L’individu, un jeune homme d’une vingtaine d’années, incarnait l’image d’un militaire lourdement armé prêt au combat. Il portait une tenue de camouflage militaire complète, usée par les mois passés dans la brousse, avec des bottes robustes couvertes de boue séchée. À sa main droite, il tenait une Kalachnikov AK-47, le chargeur bien en place, prêt à l’emploi. Sur sa hanche gauche, un couteau de commando à lame longue était soigneusement attaché dans un étui en cuir, tandis qu’une lampe-torche tactique, fixée à sa ceinture, pendait à droite, témoignant d’une préparation pour des opérations nocturnes. Une cartouchière en travers de la poitrine contenait des munitions supplémentaires, et un petit sac à dos kaki laissait deviner d’autres équipements de survie. Tout dans son allure indiquait un homme entraîné, équipé pour la guerre, et déterminé.

 

Ce milicien est sorti de la brousse environnante, où lui et ses compagnons rebelles étaient positionnés depuis plusieurs mois, selon ses propres aveux. Il a marché avec assurance, presque avec défi, à travers les rues de Damara. Pendant son trajet, qui l’a mené de la périphérie sauvage jusqu’au cœur de la ville, il n’a montré aucun signe d’inquiétude. Les habitants, voyant cet homme armé déambuler en plein jour, ont préféré s’écarter, murmurant entre eux, tandis que les patrouilles habituelles : gendarmes, éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), les éléments de la garde présidentielle, ou même les mercenaires russes du groupe Wagner,  semblaient étrangement absentes ou indifférentes.

 

Arrivé à la brigade de gendarmerie, le spectacle a pris une tournure encore plus saisissante. Les gendarmes, d’abord méfiants face à cet homme bardé d’équipements militaires, l’ont entouré, armes pointées sur lui. Mais le milicien a levé les mains, déclarant sans hésitation qu’il venait pour se désarmer volontairement. Après une fouille rapide, ils lui ont retiré sa Kalachnikov, son couteau, et le reste de son équipement, avant de le placer en détention temporaire pour interrogatoire.

 

Lors de cet échange, l’homme a révélé des informations troublantes. Il a expliqué que, depuis plusieurs mois, lui et ses camarades rebelles encerclaient Damara, observant les moindres faits et gestes dans la ville. « On voyait les patrouilles passer, les gendarmes, les FACA, les éléments de la garde présidentielle, et même les Russes de Wagner. On voyait aussi les chasseurs et les civils, mais on n’a jamais voulu attaquer », a-t-il déclaré aux gendarmes. Ces révélations jettent une lumière sur la porosité de la sécurité à Damara, une ville présidentielle censée être un bastion protégé par des forces multiples.

 

La situation a failli dégénérer lorsque des éléments de la garde présidentielle ont exigé que le jeune rebelle leur soit remis. Selon des sources sécuritaires, leur intention était claire : l’interroger par des moyens brutaux, voire le torturer, pour obtenir des informations sur ses complices. Mais les gendarmes ont tenu bon. « Cet homme est venu de lui-même, il a marché à travers Damara sans agresser personne. S’il avait voulu faire du mal, il aurait pu attaquer n’importe qui sur son chemin, y compris nous-mêmes », a argumenté un sous-officier de la gendarmerie. Face à la pression, ils ont finalement décidé de transférer le milicien à Bangui, où il pourra intégrer le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

 

Rappelons que cet incident spectaculaire dévoile des failles profondes dans le dispositif de sécurité de Damara. Comment un homme aussi lourdement armé a-t-il pu traverser une ville dite sécurisée sans être repéré ni arrêté ? Où étaient les patrouilles des FACA, de la garde présidentielle, et des mercenaires russes de Wagner, si souvent vantés comme un rempart contre les groupes armés ? La population de Damara, choquée par cette scène, s’interroge sur la réalité de la protection promise par les autorités. Cet événement, s’il marque un pas vers la pacification avec la reddition volontaire d’un rebelle, souligne aussi l’urgence pour le gouvernement centrafricain de revoir sa stratégie sécuritaire, loin des discours officiels qui peinent à convaincre….

 

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Centrafrique : X met fin à trois comptes de propagande Wagner, un coup dur pour la désinformation russe

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Centrafrique : X met fin à trois comptes de propagande Wagner, un coup dur pour la désinformation russe

 

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Logo du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La plateforme X a suspendu trois comptes notoires – @RMart_centro, @WagnerAfrica et “Le Rêveur Libre RCA” – utilisés par Wagner pour propager sa désinformation en Centrafrique. Cette décision fragilise l’influence russe, mais la vigilance reste de mise face à leurs tactiques.

 

La récente suspension par X des comptes Twitter @RMart_centro, @WagnerAfrica et “Le Rêveur Libre RCA” marque une étape significative dans la lutte contre la propagande organisée par le groupe paramilitaire russe Wagner en République centrafricaine (RCA). Ces profils, loin d’être de simples comptes anonymes, formaient un réseau sophistiqué dédié à la manipulation de l’opinion publique. Ils servaient à glorifier les actions de Wagner, à discréditer les voix critiques et à maintenir une emprise psychologique sur un pays déjà traumatisé par des années de conflit.

 

Le compte @RMart_centro, sous le pseudonyme “Centro Raph”, se présentait comme une voix centrafricaine, mais ses publications trahissaient une rhétorique alignée sur les intérêts russes. @WagnerAfrica, avec son logo affichant un crâne sinistre, assumait ouvertement son lien avec les mercenaires, vantant leurs interventions comme des actes de “stabilisation”. Quant à “Le Rêveur Libre RCA”, il jouait la carte du patriotisme centrafricain pour mieux cacher sa véritable nature. Ses posts du 22 octobre, par exemple, attaquaient violemment le journal Corbeau News Centrafrique à travers un dessin moqueur montrant un corbeau en cage, accusé de diffuser de fausses informations. Cette campagne visait à neutraliser un média qui osait exposer les exactions de Wagner, notamment les pillages, les assassinats et les violences sexuelles rapportés dans plusieurs régions.

 

Ces comptes ne se contentaient pas de publier des messages biaisés. Ils participaient à des opérations coordonnées pour faire taire les journalistes indépendants. La page Facebook de Corbeau News a récemment été victime d’un signalement massif, organisé par des comptes fictifs affiliés à Wagner, souvent camouflés sous des noms de médias ou d’entités inspirés de pays africains comme le Niger, le Tchad ou le Mali, ou encore le Burkina-Faso. Ces avatars numériques, créés pour donner une illusion de légitimité, ont tenté de noyer la vérité sous un flot de mensonges.

 

Cette désinformation n’est que la partie visible d’un scandale bien plus grave : l’alliance entre Wagner et le régime de Touadéra. Depuis 2018, le président centrafricain a cédé des pans entiers de la souveraineté nationale à ces mercenaires en échange de leur protection. Les ressources du pays – or, diamants, terres rares – sont pillées à grande échelle, tandis que les populations centrafricaines vivent dans la peur. Les témoignages recueillis par des organisations humanitaires, voir des nations-unies,  décrivent un climat de terreur : des villages entiers sont incendiés, des civils sont exécutés sans procès, des femmes et des filles sont victimes de viols collectifs. À Bangui, une statue érigée à la gloire de Wagner symbolise cette soumission, un affront aux milliers de victimes laissées dans le sillage des mercenaires.

 

Le silence de Touadéra face à la suspension des comptes Wagner révèle l’étendue de sa compromission. Alors que Corbeau News luttait pour sa survie contre les attaques numériques massives, le président et son entourage n’ont rien fait pour défendre la liberté de presse. Pire, des comptes prétendant parler au nom du gouvernement centrafricain continuent de polluer les réseaux, gérés depuis la Russie par des russes du groupe Wagner. Cette duplicité humilie un peuple qui aspire à la dignité et à la vérité.

 

La RCA paie un prix exorbitant pour ce pacte diabolique. L’indépendance, arrachée de haute lutte par Barthélemy Boganda, héros national mort pour la liberté de son pays, est aujourd’hui bafouée. Touadéra a replongé la Centrafrique dans la nouvelle colonisation sanguinaire, bien différente des empires d’autrefois. Ici, pas de façade administrative, mais une domination par la force, où une milice étrangère s’enrichit sur les ruines d’une nation. Les promesses de paix formulées à l’arrivée de Wagner se sont évaporées, remplacées par un cycle de violence et de misère. Les écoles manquent de bancs, les hôpitaux de médicaments, et les jeunes n’ont d’autre horizon que l’exil ou la révolte.

 

La suspension des trois comptes par X est un signal encourageant, mais elle ne doit pas faire illusion. Wagner a déjà prouvé sa capacité à renaître sous de nouveaux pseudonymes. En 2021, des opérations similaires avaient conduit à la suppression de dizaines de comptes liés à leurs réseaux en Afrique, mais ils sont revenus, plus insidieux encore. Les citoyens centrafricains, les journalistes et les défenseurs des droits humains doivent rester mobilisés, signaler sans relâche ces outils de propagande et exiger des plateformes qu’elles agissent avec fermeté.

 

Surtout, il est temps que la RCA rompe avec cette servitude. Touadéra doit répondre de ses choix, qui ont livré son peuple à des prédateurs. La mémoire de Boganda exige qu’on se batte pour une nation libre, où les richesses profitent aux Centrafricains, pas à une clique de mercenaires. La suspension des comptes Wagner n’est qu’un début : la vraie victoire sera de rendre à la Centrafrique sa souveraineté et son honneur….

 

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