samedi, octobre 31, 2026
Accueil Blog Page 87

La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits, selon l’ancien député Jean-Pierre Mara

0

La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera-450×225.jpg” alt=”La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits” width=”450″ height=”225″ />
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

Rédigé le .

Par : Jean-Pierre MARA. 

Depuis mon adolescence à Mala, j’entends des Centrafricains affirmer que ‘‘on a dit que le sous-sol de la RCA appartient à la France’’ ou encore ‘‘Il parait que la France aurait dit que le sous-sol centrafricain lui appartient’’. Mais de ceux qui soutiennent ce postulat, personne ne peut produire une copie de la convention secrète sur cette questiin du sous-sol Centrafricain appartenant à la France.

 

Le Code noir, ordonnance royale de 1685 élaborée par Colbert [1619-1683] et destinée à réglementer le statut juridique des esclaves ou encore l’ensemble de textes de lois qui maintenaient les populations colonisées, aussi appelées indigènes, dans un statut juridique dit le Code de l’indigénat adopté le 28 juin 1881 et aboli  par une loi le 7 avril 1946 restent les documents qui font référence à la notion. A l’indépendance, certains pays ont élaboré leurs nouvelles législations, d’autres comme la RCA ont simplement adapté le code de l’indigénat. Dans leur démarche du  ‘’Copier-Coller’’, il est difficile pour des pays comme la RCA de continuer d’accuser et de se victimiser.

 

De ma vie, je n’ai jamais entendu un homme politique français revendiquer la propriété des terres dans les anciennes colonies. J’aimerai bien connaître la revendication que la France aurait adressé au Gouvernement Centrafricain concernant l’attribution de Bakouma au Wagner ou encore la cession de Ndassima à la Russie. Ce sont généralement les Africains eux-mêmes qui brandissent ce type de discours, sans pour autant être en mesure de le prouver concrètement que leurs sous-sol appartient à la France. Généralement, les Etats anciennement colonies françaises passent sous silence la question de la gestion des terres et des terres rares depuis les indépendances, y compris ceux qui se réclament du panafricanisme, comme c’est peut-être le cas au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

 

Les affirmations sur les difficultés d’exploitation du sous-sol sont utilisées pour justifier nos difficultés à concevoir des programmes politiques et économiques en matière de gestion dans l’utilisation de ses ressources du sous-sol avec ou sans l’accord de la France. Pourtant depuis les années 1980, des sociétés chinoises exploitent des sites à ciel ouvert en République centrafricaine. Récemment, les Russes exploitent le site de Bakouma uranifère ou le site de Ndassima aurifère sans pourtant que cette même France ne brandisse cette fameuse loi selon laquelle le sous-sol centrafricain lui appartiendrait. On a été berné pendant des années par un mensonge politique pour cacher incapacité de l’Etat  dans l’exploitation de nos ressources minérales. Le sous-sol du territoire de l’Oubangui-Chari, avant de devenir République Centrafricaine ou RCA, même sous la période d’esclavage puis colonisé n’a jamais été déclaré à partir de 7 mètres de profondeur  propriété de la France comme certains colons et certains colonisés l’ont toujours vendu.

 

Je me rappelle avoir eu une discussion avec d’autres Africains sur la question de la Colonisation mais aussi sur la question de l’Esclavage.

 

Sur l’esclavage, je crois que le premier esclave était un Slave. Et dans la Rome antique, il y avait des esclaves. Si aucun descendant slave ou romain ne va revendiquer de nos jours une compensation pour l’esclavage, le noir est fier de s’y investir. Il me semble aussi que la Mauritanie a été le dernier pays dans le monde a pratiqué officiellement l’esclavage.

 

La RCA ne peut pas s’accrocher à ce sujet pour justifier son retard car des peuples qui ont vécu l’esclavage s’en sortent bien comme c’est le cas d’un petit Etat en terme de superficie, le Bénin. Fier de son passé, le Bénin s’emploie activement à restaurer son image et à valoriser son patrimoine historique. Aujourd’hui, de nombreux descendants d’esclaves d’origine béninoise revendiquent fièrement leurs racines. C’est le cas, par exemple, de Claudy Siar, le célèbre animateur de l’émission Couleur Tropicale sur RFI, qui se reconnaît pleinement dans cet héritage.

 

Jusques à quand va-t-on continuer à s’apitoyer sur notre passé esclavagiste pour prétexter notre sous-développement économique?

 

Sur la question de l’impact colonial, Oui, je trouve horrible voir inhumain ce que les corvées et le portage ont causé aux Mandjia. Mais je sais aussi que 1/3 de ce que représentent les États Unis était colonisé par la France. Aujourd’hui la Louisiane et le Canada n’utilisent pas la colonisation pour justifier les problèmes qu’il y a dans ces régions. Je me dis que c’est vrai que la colonisation est l’une des raisons de notre situation. Mais je refuse de tout justifier par la Colonisation.

 

Il y a eu des Legs de la Colonisation que les dirigeants Centrafricains ont détruit. Un exemple est Lakandja proche de Grimari. A l’époque coloniale, il y avait une activité industrielle dans cette ville pour ravitailler la métropole en cordes de fibre végétale.

 

Il y a eu Ngoulinga une ville où on a expérimenté puis développé une variété d’arachides qui permettait de produire de l’huile de très bonne qualité que les ‘gouvernements postindépendance ont liquidé.

 

Autrefois, dans les années 1980, certaines sociétés de bois établies dans l’ancienne  Sangha-Économique produisaient déjà du contreplaqué utilisé comme plafond dans les maisons. Aujourd’hui, paradoxalement, la République centrafricaine en est réduite à importer aussi bien de l’huile végétale que des feuilles de contreplaqué des pays voisins.

 

Cette publication veut soulever une préoccupation quand à la responsabilité et à la Conscience des citoyens de l’Oubangui qui ont pris le pouvoir à l’indépendance :

 

  1. A) Comment expliquerons-nous à nos enfants que c’est le gouvernement légitime de la RCA qui a signé un accord avec la Russie et les Wagner de Prigojine, permettant à ces derniers d’intervenir en RCA, dans des actions qui ressemblent fortement à une forme de colonisation ?

 

  1. B) Comment expliquerons-nous aux futures générations de Centrafricains que c’est le Président voté par les Centrafricains qui vend les terres de la RCA aux Étrangers à travers la Tokenisation des ressources du sous sol. Et si les Étrangers achetaient massivement les terres, que deviendront les Centrafricains sur leur propre terre ?

 

La discussion soulève des préoccupations sur la responsabilité de ceux qui gouvernent depuis les Indépendances.  La responsabilité de la situation actuelle incombe aux Centrafricains et la colonisation ne peut plus expliquer l’Etat actuel de la RCA.

 

Comment est-ce que les Centrafricains peuvent rester indifférents quand leur élu au suffrage universel déclare qu’il a l‘’insigne honneur ‘’ d’avoir signé le décret qui met en vente des hectares du territoire centrafricain pour quelques BitCoins. Pire, la nationalité Centrafricaine est mise en vente à travers un programme de Tokenisation des ressources du sous sol Centrafricain ! Je crois que l’argumentation de la droite française sur la colonisation et sur le colonialisme n’est rien comparée à ce que les Centrafricains font eux-mêmes de leur pays, et de leurs semblables depuis les Indépendances.

 

Car, que se passera-t-il si les acquéreurs décident d’acheter tout le territoire ? Vendre son pays de cette façon n’est-il pas un crime aussi grave que la colonisation ou l’esclavage ?

 

Tous nous avons été à l’école. Mais il n’y a aucune volonté réelle pour découdre avec nos responsabilités. Nous pratiquons un système sans le remettre en cause, sans être critiques avec nous-mêmes.

 

Nous remettons la responsabilité de nos actes systématiquement sur d’autres. Demain comment allons-nous expliquer la présence des mercenaires étrangers Wagner et Rwandais à nous-mêmes ? Hier la France est venue par la Force. Aujourd’hui, avec fierté, c’est nous qui allons chercher les étrangers et les payer pour venir nous coloniser.

 

Voilà le débat qui devrait être à l’ordre du jour avant les élections voulues et organisées par l’Union Européenne et par la Minusca en République centrafricaine.

 

Jean-Pierre Mara,

Ingénieur diplômé des grandes écoles allemandes

Ancien Député

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

0

Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui-377×450.jpg” alt=”Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena” width=”377″ height=”450″ />
Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon la coordination de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Wagner transforme les accords de paix centrafricains en opération de pillage des ressources aurifères et de prise d’otage massive.

 

Le 25 août 2025, la Coordination Générale de la Coalition des Patriotes pour le Changement lance une accusation explosive contre les mercenaires russes du groupe a Wagner. Selon le communiqué officiel, des combattants du mouvement 3R auraient été pris en otage le 17 août par Wagner sur le chantier aurifère stratégique de Soura-Kota, dans l’Ouham-Pendé. Cette révélation fracassante expose une réalité que beaucoup soupçonnaient déjà : les fameux accords de paix de Ndjamena  du 19 avril ne servent qu’à habiller légalement une prise de contrôle militaire et économique du territoire centrafricain par les Russes et leurs complices centrafricains.

 

Jean-Pierre Zanguendé-Goyamba, porte-parole politique de la CPC, ne mâche pas ses mots en qualifiant cette opération d’“acte barbare”. L’accusation porte précisément sur la méthode employée : “Les mercenaires russes du groupe Wagner, en dépit d’un Accord, exigent aux combattants du mouvement 3R un désarmement forcé en violation des termes dudit Accord”. Cette formulation révèle toute l’hypocrisie du processus : utiliser des accords de paix comme prétexte pour imposer par la force ce qui devait se faire dans le cadre d’un processus négocié et consensuel. L’absence stratégique de la Minusca lors de cette opération interroge également sur la coordination entre les forces internationales officielles et les mercenaires privés russes.

 

Ce qui rend cette dénonciation particulièrement glaçante, c’est la révélation du sort réservé aux jeunes désarmés. La CPC affirme sans détour que “ces jeunes sont enrôlés et formés par Wagner qui les utilise comme exécutants de leurs basses besognes, ou les envoie sur le terrain des opérations en Ukraine”. Cette accusation transforme le processus de désarmement en véritable filière de recrutement forcé pour alimenter les conflits extérieurs de la Russie. Le communiqué devient encore plus dramatique quand il précise : “À ce jour, des centaines de ces jeunes envoyés en Ukraine sont décimés. Leurs parents ne les verront plus jamais”. Cette phrase résonne comme un réquisitoire contre un système qui transforme des combattants centrafricains en chair à canon pour les ambitions géopolitiques russes.

 

L’analyse stratégique de la CPC va au cœur des véritables enjeux économiques de cette opération. Selon la coalition, “ces fameux accords signés à Ndjamena ne sont qu’une énième manœuvre de Wagner pour avoir un libre accès aux zones d’exploitation aurifère et diamantifère qu’occupent l’UPC et les 3R”. Cette lecture géopolitique transforme les accords de paix en simple paravent juridique pour légaliser le pillage organisé des ressources minières centrafricaines. Wagner n’aurait donc pas pour objectif de pacifier le territoire, mais de sécuriser son accès exclusif aux gisements les plus rentables en neutralisant militairement ceux qui les contrôlent actuellement.

 

La CPC ne se contente pas d’accuser Wagner, elle vise directement le sommet de l’État centrafricain. “L’objectif de ces Accords, dit pompeusement de paix, n’est pas de restaurer la paix en Centrafrique, mais de faciliter l’exploitation mafieuse du pays par M. Touadéra et son allié Wagner”, dénonce explicitement le communiqué. Cette accusation frontale transforme le président centrafricain en complice actif d’un système d’exploitation néocoloniale déguisé en processus de paix. Le terme “exploitation mafieuse” n’est pas choisi au hasard : il suggère un système organisé de captation illégale des ressources nationales au profit d’intérêts privés étrangers et locaux.

 

L’analyse tactique de la suspension du désarmement prévu le 8 août démontre selon la CPC une manipulation psychologique sophistiquée. Officiellement, cette suspension était justifiée par un manque de financement. Mais pour la coalition, “il s’agit en réalité d’une stratégie pour maintenir la pression sur les combattants non désarmés, afin de les forcer à entrer dans le jeu de Wagner”. Cette interprétation transforme les difficultés logistiques en arme de chantage : créer une incertitude permanente pour pousser les groupes armés à accepter des conditions de plus en plus défavorables par épuisement et découragement.

 

Devant cette situation qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la CPC lance un appel à la résistance qui résonne comme un cri d’alarme national. “La Coordination Générale de la CPC lance un vibrant appel aux combattants de l’UPC, du 3R, du MPC, du FPRC, des Anti-Balaka et du mouvement Azandé à résister aux manœuvres de morcellement organisées  par M. Touadéra et son allié Wagner, et à opposer une farouche résistance pour libérer le peuple centrafricain”. Cette exhortation à l’unité transcende les clivages habituels entre groupes armés pour les fédérer contre ce qui est présenté comme une occupation étrangère déguisée.

 

Cette offensive de communication de la CPC montre une stratégie de délégitimation totale du processus de paix officiel. En dénonçant publiquement les méthodes de Wagner et l’implication du pouvoir de Bangui, la coalition transforme les accords de Ndjamena en imposture diplomatique et replace le conflit centrafricain dans une dimension géopolitique plus large. Le message est clair : il ne s’agit plus d’un conflit interne à résoudre par la négociation, mais d’une résistance nationale contre une occupation étrangère soutenue par un pouvoir illégitime.

 

Cette escalade rhétorique risque de compliquer considérablement la recherche d’une solution négociée en Centrafrique. En transformant Wagner en ennemi absolu et Touadéra en collaborateur, la CPC ferme la porte à tout compromis et annonce la poursuite, voire l’intensification, du conflit armé. Les accusations d’envoi forcé de jeunes Centrafricains sur le front ukrainien, si elles se confirment, ajoutent une dimension internationale explosive à cette crise qui dépasse largement les frontières centrafricaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes

0

À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Un-moto-taximan-a-Bangui-devant-un-vehicule-de-la-gendarmerie-et-pret-a-depasser-un-policier-au-controle.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes
Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis quelques mois, une méthode particulièrement dangereuse concernant le vol des motos fait des ravages dans la capitale centrafricaine.

 

Les chauffeurs de taxi-moto de Bangui vivent des moments particulièrement difficiles. Depuis le début de cette année, ils sont de plus en plus nombreux à subir des vols organisés selon un mode opératoire aussi simple qu’efficace. Les criminels, tous âges confondus, ont développé une approche qui consiste à offrir des boissons aux conducteurs :  jus de fruits, yaourts ou autres rafraîchissements,  préalablement additionnées de substances soporifiques.

 

Le processus est toujours le même : une fois la boisson consommée, le chauffeur perd progressivement conscience, permettant aux malfaiteurs de s’emparer tranquillement de sa moto sans résistance. Dans certains cas, l’état de la victime nécessite une hospitalisation d’urgence.

 

Le personnel médical de l’hôpital communautaire de Bangui observe directement les conséquences de cette pratique criminelle. Selon le responsable du service des urgences, les victimes arrivent généralement dans un état de semi-conscience, incapables de communiquer leurs coordonnées ou de décrire les circonstances de leur agression.

 

“Ces patients restent souvent plusieurs jours avant de retrouver leurs facultés. Nous avons enregistré 42 cas similaires depuis février”, précise le médecin. Cette statistique révèle l’ampleur d’un phénomène qui dépasse largement les faits divers exceptionnels.

 

Dans les différents quartiers de la capitale, les témoignages se multiplient. Les chauffeurs rapportent des situations où des clients, apparemment bienveillants, proposent spontanément de partager une boisson pendant le trajet. Cette générosité apparente cache en réalité un piège que les conducteurs apprennent désormais à éviter.

 

La communauté des taxi-motos développe ses propres codes de vigilance, transmettant les informations sur les zones à risque et les comportements suspects. Cette solidarité professionnelle constitue actuellement leur principale protection.

 

Devant cette situation, les forces de l’ordre ont mis en service le numéro d’urgence 13-25, accessible via le réseau Télécel. Cette ligne directe permet aux chauffeurs de signaler immédiatement toute situation inquiétante ou de demander une intervention rapide.

 

Cette initiative vise à raccourcir les délais de réaction et à dissuader les criminels par une présence policière plus réactive. L’efficacité de ce dispositif dépendra largement de son utilisation par les conducteurs et de la capacité des services de sécurité à intervenir rapidement.

 

Les autorités encouragent tous les professionnels du transport à moto à adopter une vigilance accrue et à ne jamais accepter de nourriture ou de boisson de la part de clients, même dans un contexte apparemment convivial….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie

0

Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/malik-de-sikikede.jpg” data-wpel-link=”internal”>Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie
Malik Yakoub, président du collectif des ressortissants de Sikikédé (Vakaga). Photo : Tous droits réservés.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une interview accordée à la radio Ndékè Luka, Malik Yakoub, président du collectif des ressortissants de Sikikédé, a tenu des propos très fermes et totalement hors sujet contre l’opposition politique dans sa localité. Il a déclaré que l’opposition n’était pas la bienvenue à Sikikédé, estimant qu’elle agit sans l’avis des autorités administratives. Ce discours, qui se veut direct, laisse pourtant apparaître un sérieux décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il prétend défendre.

 

Malik Yakoub  affirme parler au nom de la jeunesse. Mais une jeunesse responsable n’est pas celle qui rejette le débat ou la contradiction. Ce n’est pas celle qui ferme la porte à toute idée différente. Depuis l’indépendance, la République centrafricaine a connu des périodes difficiles, mais l’objectif a toujours été de bâtir un pays où chacun peut s’exprimer. C’est ce que Barthélemy Boganda a tenté de poser comme base : une société ouverte, construite sur des principes communs.

 

En prenant position contre l’opposition, Malik Yakoub s’éloigne de cette vision. Il ne distingue pas la critique constructive des tentatives de déstabilisation. Il réduit tout discours politique à une menace, comme si l’existence d’un avis contraire mettait en danger la stabilité de la région. Pourtant, même les pays les plus rigides tolèrent une forme d’opposition. C’est une réalité de toute organisation politique : il y a ceux qui gouvernent, et ceux qui proposent une autre voie.

 

Ce qui étonne, c’est le ton qu’il utilise. Il donne l’impression de vouloir plaire, de forcer une démonstration de loyauté envers Faustin Archange Touadera, au point de perdre le sens de la nuance. À l’écoute de son entretien, on perçoit une forme de précipitation dans ses réponses, comme s’il parlait avant de réfléchir. Il parle avec sa bouche avant que son cerveau lui dicte des choses à dire. Il cherche à démontrer une idée, mais les mots ne suivent pas. Il finit par tourner en rond, et ses arguments deviennent flous.

 

Quand on parle au nom des jeunes, on porte une responsabilité. On doit encourager le dialogue, pousser à la réflexion, créer un espace où chaque voix peut se faire entendre. Dire que l’opposition ne doit pas s’installer parce qu’elle n’a pas consulté les autorités, ce n’est pas un argument politique. C’est un blocage. Et cela ne construit rien.

 

Il faut rappeler que la paix, la vraie, ne vient pas du silence imposé. Elle vient de l’équilibre entre ceux qui gouvernent et ceux qui contestent. Ce qu’on attend d’un responsable local, surtout d’un représentant de la jeunesse, ce n’est pas un discours fermé, mais une capacité à rassembler. Malik Yakoub aurait pu appeler au respect des règles, au dialogue entre les partis, à la transparence. Au lieu de cela, il s’est enfermé dans une logique d’exclusion.

 

Les élections approchent. Elles concernent tous les Centrafricains, y compris ceux de Sikikédé. La participation passe aussi par la diversité des opinions. Empêcher une partie de la population de s’exprimer, c’est prendre le risque de créer des tensions supplémentaires. Ce n’est pas ce que les jeunes attendent. Ce n’est pas ce que le pays attend.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga

0

Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga
Les élèves d’Amdafock

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand l’absence de l’État condamne toute une génération d’enfants à l’ignorance dans la préfecture de la Vakaga.

 

Dans la préfecture de la Vakaga, aux confins septentrionaux de la République centrafricaine, l’école n’est plus qu’un souvenir. Entre insécurité chronique, infrastructures délabrées et défaillance étatique, des milliers d’enfants voient leur avenir s’écrouler sous l’indifférence des autorités de Bangui.

 

Une région livrée à elle-même

 

La Vakaga, cette vaste étendue frontalière du Tchad et du Soudan, explique parfaitement le délitement du système éducatif centrafricain. Ici, l’État centrafricain semble avoir définitivement tourné le dos à ses citoyens dans cette région frontalière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 59 écoles pour seulement huit enseignants titulaires. Une équation impossible qui montre l’ampleur du désastre éducatif dans ce pays.

 

Les populations locales, abandonnées par Bangui, tentent tant bien que mal de maintenir un semblant d’éducation à travers le système des “maîtres-parents”. Ces volontaires, souvent dépourvus de formation pédagogique, suppléent tant bien que mal aux carences de l’État. Mais comment assurer un enseignement de qualité dans de telles conditions ?

 

L’insécurité, fléau permanent

 

L’instabilité sécuritaire constitue le principal obstacle à l’épanouissement éducatif dans la région. Les groupes armés et autres éléments incontrôlés sèment régulièrement la terreur, contraignant écoles et familles à la fuite. Les enseignants qualifiés rechignent à s’installer dans une zone où leur sécurité n’est pas garantie.

 

Cette situation perdure malgré les investissements colossaux consentis par l’État dans des partenariats sécuritaires controversés. Près de 300 milliards de francs CFA seraient annuellement mobilisés pour ces collaborations, notamment avec des entités comme Wagner. Pourtant, sur le terrain, les populations de la Vakaga ne bénéficient d’aucune protection effective.

 

Des infrastructures en ruine

 

Les rares établissements scolaires encore debout offrent un spectacle désolant. Toitures effondrées, absence de sanitaires, manque criant de matériel pédagogique : les conditions d’apprentissage sont indignes d’un pays qui aspire au développement. Cette dégradation infrastructurelle décourage les familles et pousse les enfants vers d’autres activités, souvent dangereuses.

 

La question linguistique, un faux débat

 

Certains responsables invoquent la diversité linguistique de la région pour justifier l’échec scolaire. Les enfants de Birao, Terfel ou Matala parlent effectivement arabe, Sara, Kara, Youlou ou Goula avant d’apprendre le français et le Sangö. Cette réalité multilinguistique, loin d’être un handicap, constitue pourtant une richesse que beaucoup de pays envient.

 

Transformer cette diversité en obstacle insurmontable relève de la facilité. Partout dans le monde, les systèmes éducatifs s’adaptent à la pluralité linguistique de leurs populations. Il appartient aux enseignants de développer des méthodes pédagogiques appropriées, non aux élèves de servir d’interprètes dans leurs propres classes.

 

Les filles, premières victimes

 

Dans ce contexte délétère, les jeunes filles paient le prix le plus lourd. Premières à être retirées de l’école en cas de difficultés, elles se retrouvent souvent mariées précocement ou contraintes aux travaux domestiques. Cette situation perpétue le cycle de la pauvreté et de l’inégalité dans une région déjà marginalisée.

 

L’effondrement de l’éducation dans la Vakaga n’est pas le fruit du hasard. Il résulte d’un abandon délibéré d’une région considérée comme périphérique par les autorités centrafricaines. Pendant que des milliards sont engloutis dans des dépenses somptuaires ou des partenariats douteux avec les russes du groupe Wagner, des générations entières d’enfants centrafricains grandissent dans l’ignorance.

 

Cette situation interpelle sur les priorités réelles du gouvernement centrafricain et questionne l’engagement des partenaires internationaux qui continuent de soutenir un système qui laisse ses citoyens les plus vulnérables sur le bord de la route….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Au cœur des geôles de l’OCRB   à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers

0

Au cœur des geôles de l’OCRB   à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au cœur des geôles de l'OCRB à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Créé pour combattre le fléau du banditisme, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Bangui est devenu une institution qui inspire la terreur. Son évolution, de force de sécurité à outil de répression politique sous les régimes successifs et l’influence grandissante du groupe Wagner, est une sombre illustration de la dérive autoritaire. Morts suspectes, arrestations arbitraires, tortures : le modus operandi de l’OCRB est implacable. Nous vous proposons une incursion inédite au cœur de cet appareil d’État où la dignité humaine est la première victime.

 

Il est important de signaler qu’auparavant, la communauté internationale, l’Office des Droits de l’Homme et d’autres organisations dénonçaient ces activités. Toutefois, depuis l’arrivée du groupe Wagner en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l’homme n’ont plus accès à ces lieux. Wagner bloque tout, et l’office est devenu une machine de guerre au service du pouvoir. Arrestations arbitraires, tortures, assassinats y sont monnaie courante, le tout dans la clandestinité la plus totale.

 

Pour cet épisode, nous allons expliquer comment fonctionnent les cellules de l’OCRB et comment les Centrafricains et les étrangers qui y sont arrêtés y vivent au quotidien.

 

Lorsque vous êtes arrêté et que vous arrivez à l’OCRB, après avoir éventuellement été entendu (ce qui n’est pas toujours le cas), vous êtes dirigé vers une cellule. La taille des cellules varie, mais la plupart mesurent généralement trois mètres de long sur environ deux mètres de large. À droite et à gauche, il y a une banquette en béton d’environ 40 cm de large, qui s’étend sur toute la longueur. En face, on trouve également une banquette en béton. Ces banquettes sont disposées en forme de “U”. Elles mesurent environ 40 cm de large et leur longueur correspond à la taille de la cellule (trois mètres de long et deux mètres de large).

 

Sur ces banquettes, les détenus dorment. C’est leur lit. Un détenu dort sur la banquette, et un autre dort en dessous, à même le sol. Il en est de même pour les banquettes de gauche, de droite et d’en face. Ainsi, une cellule de trois mètres sur deux (soit six mètres carrés) peut accueillir un minimum de six détenus, et au maximum huit. Dans ces conditions, les détenus dorment les uns au-dessus des autres et les uns à côté des autres. Si par exemple deux personnes dorment sur la banquette de trois mètres, il peut y avoir aussi deux personnes sur la banquette de gauche, deux sur celle de droite, et deux autres en dessous de chaque banquette. Il peut donc y avoir facilement dix détenus dans une seule cellule, qui est surpeuplée. Il y a de nombreuses cellules similaires, numérotées de un à six.

 

Les conditions d’hygiène sont extrêmes. Il n’y a ni toilettes ni douches à l’intérieur des cellules. Pour uriner ou déféquer, les détenus doivent utiliser des sacs plastiques que leur famille doit leur apporter. Si un détenu veut faire de kaka, il s’écarte un peu et le fait, sous le regard de tous, car il n’y a aucune intimité. L’odeur se répand inévitablement dans toute la cellule, et les autres détenus aspirent l’odeur. Pour uriner, le même sac plastique est utilisé, puis il est bien fermé. Parfois, les détenus utilisent également des bouteilles en plastique fournies par leurs parents pour uriner. Les kaka et l’urine restent dans la cellule avec les détenus, qui doivent en supporter l’odeur, avec les conséquences qu’on connait.

 

Parfois, à midi, les détenus sont autorisés à se laver. Ils disposent d’une ou deux minutes pour entrer dans la douche, se déshabiller, se laver rapidement, puis un geôlier ou un policier leur signale que le temps est écoulé et qu’ils doivent retourner dans leur cellule. Un autre détenu prend ensuite sa place. Parfois, les détenus ne se lavent pas bien.

 

Pour évacuer les sacs contenant les kaka et l’urine, le matin, la cellule est ouverte et les détenus sont invités à jeter rapidement le contenu. Un détenu prend les sacs et les jette, puis retourne immédiatement dans la cellule.

C’est ainsi que se déroule la vie quotidienne dans ces cellules. Des anciens ministres, des directeurs financiers, des coordinateurs, des députés  et d’autres personnalités sont incarcérés dans ces mêmes conditions. Il n’y a pas de cellules de luxe à l’OCRB, sauf à la prison du camp de Roux et Ngaragba.

 

Les organisations de défense des droits de l’homme ne s’expriment pas sur ces conditions, en particulier sur la façon dont les gens défèquent et dorment. Si un détenu n’a pas de proche pour lui apporter une natte, il dort à même le béton, ce qui entraîne des problèmes de dos et de cou. L’objectif n’est pas de les maintenir en vie, mais de les éliminer en douceur.

 

Quand la famille d’un détenu arrive, ils ont accès à un petit coin aménagé, similaire à ce qu’on voit dans les prisons américaines à la télévision. Ce parloir est équipé de grilles. La famille reste à l’extérieur et parle au détenu qui reste à l’intérieur. Ces parloirs ne durent que quelques minutes.

 

Il y’a lieu de noter que l’OCRB (Office Central pour la Répression du Banditisme) a été créé en 1965 à Bangui, en République Centrafricaine.

Son objectif principal était de lutter contre le grand banditisme, notamment les braquages à main armée, les vols à main armée, les cambriolages et d’autres formes de criminalité urbaine.

Au fil des années, l’OCRB est également devenu un organe de sécurité très redouté, notamment sous certains régimes. Selon plusieurs rapports de défense des droits humains, il a été utilisé pour des arrestations arbitraires, des détentions extrajudiciaires et des actes de torture….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Armel Sayo : Symbole d’un État Voyou ou Victime d’une Justice Sélective ?

0

Armel Sayo : Symbole d’un État Voyou ou Victime d’une Justice Sélective ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>TOUADÉRA : regarde le document que ton procureur a signé pour extraire Armel Sayo et Nour Grégaza, il parlait de 72 heures, mais nous sommes à près de quatre semaines
Le colonel Armel Sayo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’affaire Armel Sayo, l’ancien ministre centrafricain de la jeunesse et des sports  expose au grand jour les contradictions d’un régime pratiquant une justice à géométrie variable.

 

L’arrestation d’Armel Sayo au Cameroun en janvier 2025 et son extradition vers Bangui en mai ont placé cette figure politico-militaire au centre d’une polémique qui dépasse son cas personnel. Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports puis des Réformes de l’État, ce chef rebelle devenu fondateur de la Coalition militaire pour le salut du peuple et de redressement incarne les zones d’ombre d’un système judiciaire centrafricain qui a pour seul objectif de servir les intérêts du pouvoir plutôt que la justice.

 

Depuis son extraction de sa cellule de la prison  militaire de haute sécurité du Camp de Roux  le 7 janvier et sa disparition dans la nuit du 7 au 8 janvier, ni sa famille ni son avocat n’ont pu voir Armel Sayo. Selon plusieurs sources concordantes et fiables interrogées par la rédaction du CNC, il a été enlevé par les Mercenaires russes présentes sur le territoire centrafricain depuis 2018. Cette opacité contraste violemment avec le traitement accordé à d’autres chefs rebelles comme Ali Darassa de l’UPC et Sembé Bobo du 3R, bénéficiaires d’un accord politique négocié et accueillis avec tous les égards à Bangui.

 

L’émission Patara sur la radio Ndékè Luka dévoile ces incohérences lors d’un débat entre Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller spécial du président Touadéra, Hugo Francis-Mongombé, vice-président du parti ITA, et Dieudonné Ngoumbango de la plateforme des partis centristes. Leurs échanges ont révélé un fossé béant entre les déclarations officielles et la réalité du traitement judiciaire.

 

Les autorités judiciaires, par la voix du procureur Guy Damanguere et du porte-parole du gouvernement Maxime Balalou, maintient que Armel Sayo est “bien vivant” et fait l’objet d’une  “nouvelles charges” basées sur des documents trouvés sur son téléphone. Pourtant, aucune preuve réelle de sa vie n’a été fournie depuis son enlèvement par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 janvier, alimentant les spéculations sur son sort réel. Des images choquantes diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme ressemblant à Sayo baignant dans son sang, provoquant les craintes d’une exécution extrajudiciaire.

 

Hugo Francis-Mongombé a dénoncé cette situation lors de l’émission  Patara : “Ce qui choque les Centrafricains, c’est que c’est une question de droit. Laissez son avocat, ça ne se négocie pas, son avocat va le voir, sa famille va le voir. C’est tout. C’est ce que les Centrafricains veulent”. Il souligne que la procédure pénale exige l’accès d’un détenu à son conseil et à sa famille, principe fondamental violé dans le cas de Sayo.

 

Face à ces critiques, Fidèle Gouandjika tente de justifier la position gouvernementale : “Armel Sayo, le gouvernement l’a dit si bien qu’Armel Sayo est vivant. Le procureur de la République a dit qu’il est vivant. On s’arrête là, c’est tout”. Cette déclaration, dénuée de preuves concrètes depuis l’intervention des forces russes, n’apaise pas les doutes sur la transparence du régime.

 

Le contraste avec le traitement d’Ali Darassa et a Sembé Bobo, leaders des groupes armés 3R et UPC, frappe par son évidence. Ces chefs rebelles, accusés de graves violations des droits humains, ont bénéficié d’un accueil privilégié dans le cadre de l’accord politique signé à N’Djamena. Cet accord prévoit leur intégration dans le gouvernement et les forces armées sans poursuites judiciaires.

 

Dieudonné Ngoumbango a exprimé son indignation : “On n’a pas besoin de faire deux poids deux mesures. On n’a pas besoin de traiter, prendre Sayo, mettre en prison, avec ses frères et sœurs et pendant que ces bandits, ces voyous, qui sont Ali Darassa et Bobo se promenaient tranquillement, venir faire leur promenade de santé et être bien logés, bien nourris et repartir bonnement. Ça nous fait vraiment grincer les dents.”

 

Fidèle Gouandjika tente d’expliquer cette différence : “Ali Darassa et Bobo, ils se sont repentis, ils sont venus demander au peuple centrafricain, ils veulent rentrer dans la République, alors que Sayo, lui, il est revenu pour tuer le peuple centrafricain et déstabiliser le régime”. Cette justification peine à convaincre face aux accusations floues portées contre Sayo, qui n’ont pas fait l’objet d’un procès public avant son enlèvement par les forces russes.

 

La nationalité étrangère de Darassa et Bobo soulève des questions supplémentaires sur la souveraineté centrafricaine. Dieudonné  Ngoubango dénonce l’intégration de chefs rebelles étrangers dans les institutions : “Tous ceux qu’on nous amène, soit disant, des rebelles qui faisaient partie des Trois Airs et autres, c’est des étrangers, allez leur poser la question, parlez leur sango correctement, posez leur la question s’ils parlent vraiment sango. C’est ça le problème“.

 

Cette intégration d’éléments étrangers, contrastée avec la disparition d’un Centrafricain ayant occupé des fonctions ministérielles après son enlèvement par des forces étrangères, alimente l’accusation d’un régime qui protège ses alliés tout en livrant ses adversaires.

 

Mongombé accuse directement le régime de comportement d’État voyou : “Ce qui choque les Centrafricains, c’est qu’on se comporte comme un État voyou. Monsieur Fidèle Gouandjika , c’est que nous sommes régis par la constitution, nous avons souscrit aux traités internationaux, nous avons un code pénal, nous avons un code de procédure pénale“. Il pointe l’incapacité du gouvernement à respecter les droits fondamentaux des détenus et compare le cas de Sayo à celui de Charles Massy, autre figure disparue.

 

Dieudonné Ngoumbango va plus loin en qualifiant l’État de “failli” : “Notre État est incapable, c’est un État failli, un État qui n’a pas la possibilité de défendre son territoire, un État qui a fait venir des Rwandais, des Russes, malgré tous ses efforts, n’arrive pas à contrôler la totalité du territoire, est obligé d’aller négocier avec des rebelles“. Cette critique englobe l’ensemble de la gouvernance, accusée de céder aux pressions étrangères et de privilégier des accords opportunistes au détriment de la justice.

 

L’opacité entourant le sort de Sayo depuis son enlèvement par les forces russes a provoqué des réactions internationales. Sa famille, notamment sa mère Angeline Mougnan depuis Paris, réclame “vérité et justice”. Son frère Théodore Sayo exige des preuves de vie ou la restitution du corps. La double nationalité franco-centrafricaine de Sayo a attiré l’attention de la France, l’ambassadeur Bruno Foucher affirmant que le président Touadéra lui a personnellement assuré que Sayo est vivant.

 

L’affaire Armel Sayo transcende le simple cas judiciaire pour exposer les dysfonctionnements d’un régime pratiquant une justice sélective. Les incohérences gouvernementales, l’absence de transparence depuis l’enlèvement par les forces russes et le contraste avec le traitement des autres chefs rebelles dessinent un système où la justice est subordonnée aux intérêts politiques. Comme l’a souligné Hugo Francis-Mongombé, “les Centrafricains doutent parce que le gouvernement en place nous met dans le doute”.

 

À l’approche des élections de 2025, cette affaire risque de catalyser la contestation populaire dans un pays où la confiance envers les institutions s’effrite. Entre transparence judiciaire et maintien d’un pouvoir autoritaire livrant ses opposants aux forces étrangères, le régime de Touadéra fait face à un choix qui déterminera son avenir politique et celui de la République centrafricaine.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection

0

Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou-450×277.jpg” alt=”Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection” width=”450″ height=”277″ />
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Touadéra mise sur l’aide russe pour sa réélection, transformant de plus en plus la Centrafrique en protectorat de Moscou de Poutine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Russie veut aider la République centrafricaine à organiser ses élections du 28 décembre. Cette annonce de l’ambassadeur russe Alexandre Bikantov pose une question simple : comment un tel pays non démocratique peut-il prétendre accompagner un processus démocratique quand il impose déjà une facture salée de 10 milliards de francs CFA  par mois à ce même État ?

 

La réponse tient en un mot : contrôle. Vladimir Poutine a déjà fait modifier la Constitution centrafricaine de 30 mars 2016 pour permettre à Faustin-Archange Touadéra de se représenter. Il a convoqué à Moscou le président du Conseil constitutionnel et celui de l’Autorité nationale des élections. Aujourd’hui, il propose de financer une partie du processus électoral. La logique est limpide.

 

Cette aide russe n’a rien de gratuit. Moscou exploite déjà les ressources centrafricaines par l’intermédiaire de ses compagnies. Ses mercenaires Wagner, désormais remplacés par Afrika Korps, maintiennent Touadéra au pouvoir depuis des années. Chaque service rendu par la Russie creuse un peu plus la dette de Bangui.

 

Pendant ce temps, le budget électoral centrafricain accuse un déficit de 5 millions de dollars. L’Union européenne a donné 2 millions d’euros via le PNUD. La France a signé un accord d’aide de 10 millions d’euros. Le Cameroun a contribué à hauteur de 250 millions de francs CFA. Ces partenaires agissent dans la transparence, avec des mécanismes de suivi bien définis.

 

L’assistance russe fonctionne différemment. Aucun détail n’a été communiqué sur les modalités de cette aide. Ni l’ambassadeur russe ni les autorités centrafricaines n’ont précisé les conditions. Cette opacité n’est pas fortuite. Elle permet à Moscou de garder la main sur le processus.

 

La Centrafrique de Faustin-Archange Touadera devient de plus en plus un État sous tutelle russe. Chaque crédit accordé, chaque formation dispensée, chaque équipement fourni renforce cette dépendance. Touadéra se retrouve piégé dans un système où sa survie politique dépend entièrement de son alignement sur les intérêts russes.

 

Les élections du 28 décembre devaient être un moment de renouveau démocratique. Les élections locales n’ont pas eu lieu depuis 40 ans. Les législatives et la présidentielle représentent une chance de consolider les institutions. Mais avec une organisation sous influence russe, ces scrutins risquent de n’être qu’une formalité destinée à légitimer un pouvoir déjà acquis à Moscou.

 

Le peuple centrafricain paie déjà le prix de cette alliance. L’économie du pays est orientée vers l’exportation de matières premières au bénéfice des entreprises russes. La sécurité dépend de mercenaires étrangers. Maintenant, c’est la démocratie elle-même qui passe sous contrôle externe.

 

Cette situation dépasse le cas centrafricain. Elle montre clairement la stratégie russe en Afrique : offrir une alternative aux partenaires occidentaux en échange d’une soumission politique totale. Les dirigeants africains qui acceptent ce marché hypothèquent l’avenir de leurs pays.

 

La communauté internationale ne peut ignorer cette dérive. Des élections organisées avec l’aide d’un pays qui bafoue les principes démocratiques chez lui et ailleurs perdent toute crédibilité.

 

Touadéra joue sa réélection, mais à quel prix ? En hypothéquant l’indépendance de son pays, il transforme la Centrafrique en protectorat russe. Les 10 milliards de francs CFA d’Afrika Korps ne sont que le début. Chaque nouveau service russe alourdit la facture et resserre l’étau.

 

Le président centrafricain a fait son choix. Il reste à voir si les électeurs centrafricains auront encore leur mot à dire le 28 décembre, ou si tout aura déjà été décidé dans les bureaux du Kremlin.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis sept mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité

0

Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis quatre mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis quatre mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité” width=”450″ height=”253″ />
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les soldats du 13e bataillon déployés dans la Vakaga attendent toujours leurs prime globale d’alimentation (PGA). La MINUSCA dépanne quand elle peut.

 

Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) postés à Birao vivent une situation très très difficile. Depuis leur arrivée il y a près de 8 mois, les hommes du 13e bataillon ont reçu seulement 5 000 FCFA comme prime globale d’alimentation (PGA). Le montant normal est de 45 000 FCFA par mois.

 

Face à ce manque, les militaires comptent sur l’aide de la Mission des Nations Unies (MINUSCA). Les Casques bleus donnent des vivres quand ils peuvent : du poulet, de la viande, des légumes, du pain. Mais cette aide arrive de façon irrégulière.

 

Des soldats dans l’embarras

 

Sans argent suffisant, les FACA peinent à manger correctement. Leurs conditions de logement ne sont pas meilleures. Beaucoup préfèrent aller dormir au sein de la gendarmerie.

 

Cette situation pousse certains soldats à abandonner leur poste. D’autres se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, parfois en dehors des règles. Un militaire malade a voulu rejoindre Ndélé pour atteindre Bangui afin de se soigner, faute d’évacuation sanitaire. Il est mort en route.

 

Le même problème ailleurs

 

Birao n’est pas le seul endroit où les FACA ont ces difficultés. À Bria par exemple, des soldats ont attendu dix-huit mois leur prime alimentaire. Ils n’ont eu que 20 000 FCFA pour leur déplacement. À Paoua, certains n’ont rien touché depuis un an et demi. Le même cas ailleurs.

 

Ces retards de paiement montrent que l’armée centrafricaine a du mal à gérer ses troupes en mission. L’argent arrive mal ou pas du tout.

 

La MINUSCA fait ce qu’elle peut

 

La Mission onusienne aide dans la mesure de ses moyens. En juin 2025, elle a distribué de la nourriture aux déplacés autour de Birao. Mais elle a aussi ses propres problèmes de sécurité. Le 20 juin, un Casque bleu zambien a été tué dans une attaque près de la ville.

 

Les Nations Unies peuvent donner un coup de main, mais elles ne peuvent pas remplacer l’État centrafricain dans ses obligations.

 

Une question de fond

 

Le cas de Birao pose une question simple : comment l’État peut-il demander à ses soldats de sécuriser le territoire s’il ne peut pas les nourrir correctement ?

 

Les autorités doivent revoir leur façon de gérer les primes et les conditions de vie des militaires. Sans cela, les FACA auront du mal à remplir leur mission. Les soldats mal nourris et mal payés ne peuvent pas être efficaces.

 

Il faut que Bangui trouve des solutions durables pour soutenir ses forces armées en province. La sécurité du pays en dépend….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Un employé des Nations unies confirme l’altération de l’état de santé du président Touadéra

0

Un employé des Nations unies confirme l’altération de l’état de santé du président Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le Président Touadéra, architecte de la désinformation, piégé par ses propres mensonges
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un employé centrafricain travaillant pour les Nations unies à Bangui affirme avoir constaté de visu une dégradation notable de l’état de santé du président Faustin-Archange Touadéra. Selon ce témoin, qui participait récemment à une réunion officielle avec le Président dans la capitale, l’apparence physique du chef de l’État est méconnaissable par rapport à celle que les photos officielles laissent paraître.

 

« Sur les photos, on ne voit pas les mêmes choses. Mais en face, j’ai vu un président changé, ses joues tombent, sa bouche est affaissée, son ventre et ses fesses ont grossi. Il n’a plus l’air en bonne santé. Je suis habitué à le voir dans les médias, mais de près, la différence est claire », confie l’employé onusien, qui préfère conserver l’anonymat.

 

Ce témoignage confirme les informations sur la santé fragile du président, déjà évoquées dans la presse après son évacuation médicale d’urgence à Bruxelles le 21 juin dernier. Plusieurs sources diplomatiques et hospitalières avaient alors fait état d’un diagnostic de cancer du côlon, nécessitant des soins lourds.

 

« Il semblait fatigué et somnolent »

Selon l’employé des Nations unies, le président Touadéra semblait très fatigué lors de la réunion : « Par moments, on aurait dit qu’il luttait pour respirer et rester éveillé. Il ne dégage plus la même énergie qu’avant ». De tels signes d’épuisement ont déjà été observés lors de déplacements officiels, notamment à l’étranger, où sa tendance à somnoler en public avait été remarquée.

 

Des effets visibles d’un traitement médical

Les médecins interrogés par notre rédaction estiment que les changements physiques rapportés par ce témoin pourraient être liés à un traitement prolongé par cortisone. Ce médicament puissant est souvent utilisé pour atténuer les douleurs et les inflammations, ou en complément des traitements anticancéreux. Toutefois, il modifie rapidement l’apparence des patients :

  • Gonflement du visage (« face lunaire ») et joues arrondies.
  • Prise de poids localisée au niveau du ventre, du dos et des fesses.
  • Somnolence, fatigue chronique, baisse de tonus musculaire.
  • Altération de la peau, avec un teint plus terne et une fragilité cutanée.

 

« La cortisone n’est pas une maladie, c’est un traitement. Mais elle transforme le corps quand les doses sont fortes ou continues. Ce que ce témoin décrit : visage tombant, ventre gonflé,  correspond à des effets secondaires connus », explique un médecin contacté à Bangui par la rédaction du CNC.

 

Une question sur sa capacité à gouverner

L’absence de communication officielle sur la santé du président alimente de nombreuses rumeurs. Plusieurs diplomates en poste à Bangui affirment qu’un suivi médical strict est désormais imposé, avec des consultations régulières en Europe. La question de la capacité de Touadéra à assumer ses fonctions est de plus en plus posée, alors que le pays fait face à des crises sécuritaires et sociales.

 

L’employé des Nations unies qui l’a vu de près souligne l’écart entre l’image officielle et la réalité : « Sur les photos ou les vidéos officielles, on a l’impression qu’il va bien. Mais de face, on voit qu’il est marqué par la maladie. Ce n’est pas le même homme qu’avant ».

 

La dégradation physique du chef de l’État, associée à des épisodes de somnolence en public et à une hospitalisation récente en Belgique, renforce les inquiétudes. Officiellement, aucun communiqué n’a été publié pour clarifier la nature exacte de son état de santé.

 

Dans les cercles proches du pouvoir, des voix commencent à s’interroger sur les conséquences politiques d’une maladie prolongée. Si le président devait réduire ses activités, cela pourrait ouvrir une période d’instabilité et de rivalités internes pour la succession, d’ailleurs cela a commencé depuis un mois entre les parents du Président….

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains

0

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/dani-ngarasso-et-philipp-bokoula.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/dani-ngarasso-et-philipp-bokoula-450×317.jpg” alt=”RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains” width=”450″ height=”317″ />
Dany Ngarasso, Président par intérim à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Une chronique de trois années de dysfonctionnements administratifs et de violations statutaires dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains.

 

Rédigé le 26 août 2025

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’année 2022 avait apporté un vent d’espoir aux artistes centrafricains. Après des années de tensions internes, l’Union des Musiciens de Centrafrique (UMC) organisait enfin une Assemblée Générale Élective qui devait tourner la page d’une longue période d’instabilité. Les musiciens du pays avaient massivement participé à ce scrutin qui portait Louhango Perrin, plus connu sous le nom de Chengo Baba, à la présidence de leur organisation.

 

Cette élection représentait bien plus qu’un simple changement de direction. Elle incarnait la volonté des artistes de reprendre en main leur destin collectif, de structurer leur profession et de peser davantage dans le paysage culturel national. Les attentes étaient énormes, les projets ambitieux, et la mobilisation réelle.

 

Pourtant, deux mois seulement après son installation, Chengo Baba prenait une décision qui allait bouleverser le cours des événements : il démissionnait de ses fonctions. Les raisons invoquées étaient d’ordre professionnel. Ses obligations personnelles, expliquait-il, ne lui permettaient plus d’assurer correctement la charge de président de l’UMC, étant un Soldat FACA. Une décision compréhensible sur le plan humain, mais qui allait ouvrir une période de turbulences dont l’association peine encore à sortir aujourd’hui.

 

Le règlement intérieur et le statut de l’UMC prévoient ce type de situation. En cas de vacance du poste de président, c’est le vice-président qui assure automatiquement l’intérim. À l’époque, ce poste était occupé par Dany Ngarasso, qui héritait donc de cette responsabilité transitoire. Les textes statutaires sont précis sur ce point : cet intérim ne peut excéder 45 jours calendaires, période au terme de laquelle une nouvelle Assemblée Générale Élective doit impérativement être convoquée pour désigner un nouveau bureau.

 

Cette disposition n’a rien d’exceptionnel. Elle existe dans la plupart des associations pour éviter les dérives autoritaires et garantir le renouvellement démocratique des instances dirigeantes. Quarante-cinq jours, c’est largement suffisant pour organiser une consultation, mobiliser les membres et assurer la continuité institutionnelle.

 

Cependant, Dany Ngarasso n’a jamais convoqué cette Assemblée Générale. Les jours ont passé, puis les semaines, puis les mois. Les 45 jours réglementaires sont devenus 90, puis 180, puis une année entière. Et l’intérimaire restait en place, gérant l’UMC comme s’il en était le président légitime.

 

Cette situation a rapidement créé des tensions au sein du bureau provisoire. Les autres membres, conscients de l’irrégularité croissante de la situation, ont multiplié les rappels à l’ordre. Ils ont souligné que l’intérim n’était pas une présidence déguisée, mais bien une fonction temporaire avec des prérogatives limitées. Ils ont insisté sur l’urgence d’organiser de nouvelles élections pour rétablir la légitimité démocratique de l’institution.

 

Face à l’obstination de Dani Ngarasso, ces membres du bureau ont fini par prendre leurs responsabilités. Constatant que leur présence cautionnait une situation de plus en plus intenable, ils ont démissionné collectivement. Cette démission n’était pas un caprice ou une manifestation d’humeur : c’était un acte de protestation contre la confiscation progressive de l’UMC par son président intérimaire.

 

Pour autant, ces membres démissionnaires n’ont pas abandonné l’association. Conscients de leurs responsabilités envers les artistes centrafricains, ils ont élaboré une proposition constructive : la mise en place d’un comité indépendant, composé de personnalités neutres et respectées du milieu artistique, chargé d’organiser des élections transparentes et inclusives.

 

Cette proposition avait le mérite de la simplicité et de l’efficacité. Elle permettait de sortir de l’impasse en confiant l’organisation du scrutin à des personnes extérieures aux conflits internes, garantissant ainsi l’impartialité du processus. Le comité proposé devait préparer les élections, vérifier les listes électorales, superviser la campagne et assurer le bon déroulement du vote.

 

Ce rapport détaillant la proposition a été officiellement transmis au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme. L’objectif était d’obtenir l’aval de la tutelle administrative et de donner un cadre officiel à cette démarche de sortie de crise. Les artistes espéraient une réaction rapide et positive de l’administration.

 

Sur la base de cette proposition, une nouvelle Assemblée Générale Élective avait été programmée pour le 30 août 2023. Cette date représentait un espoir immense pour les musiciens centrafricains qui voyaient enfin la perspective d’une normalisation institutionnelle. Les préparatifs avaient commencé, les artistes se mobilisaient, et l’atmosphère laissait présager un nouveau départ pour l’UMC.

 

Mais cette date ne restera dans les mémoires que comme celle d’un rendez-vous manqué, à en croire le           Président par intérim. Car entre-temps, des manœuvres s’étaient mises en place dans les couloirs du ministère de la Culture pour empêcher la tenue de cette Assemblée Générale.

 

C’est à ce moment précis qu’entre en scène Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme. Proche de Dany Ngarasso, Bokoula va jouer un rôle déterminant dans le blocage du processus électoral. Utilisant sa position administrative, il va organiser une intervention du ministère qui pose de sérieuses questions juridiques et éthiques.

 

Philippe Bokoula  rédige personnellement une note administrative qui va changer la donne. Ce document, qu’il fait ensuite signer le 25 août dernier par Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, stipule que seul Dany Ngarasso est habilité à convoquer une Assemblée Générale de l’UMC. Cette note administrative bloque de facto l’organisation des élections prévues et conforte la position de l’intérimaire.

 

La manœuvre est habile mais juridiquement contestable. En rédigeant lui-même le document qu’il fait ensuite avaliser par sa collègue, Philippe Bokoula  transforme une position personnelle en décision administrative officielle. La directrice générale ne fait qu’apposer sa signature sur un texte préparé par son collègue, sans qu’on puisse déterminer si elle mesure pleinement les implications de cet acte.

 

Plus inquiétant encore, en intervenant de cette manière dans les affaires internes de l’UMC, le ministère de la Culture outrepasse clairement ses prérogatives légales. L’Union des Musiciens de Centrafrique est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain. Mais cette reconnaissance relève du ministère de l’Administration du territoire et avalisée par celui du plan  , qui sont les seules tutelles compétentes en matière associative.

 

Le ministère de la Culture, quant à lui, n’est qu’un partenaire institutionnel de l’UMC. Il peut collaborer avec l’association, la soutenir dans ses projets, participer à ses activités, mais il n’a aucune base légale pour intervenir dans sa gouvernance interne. Cette distinction n’est pas qu’une subtilité administrative : elle correspond à une répartition claire des compétences établie par les textes législatifs et réglementaires.

 

En s’immisçant dans le processus électoral de l’UMC, le ministère de la Culture viole le principe de l’autonomie associative. Il usurpe les prérogatives d’autres administrations et crée un précédent dangereux qui pourrait autoriser n’importe quel ministère à s’immiscer dans la vie interne des associations sous prétexte de partenariat.

 

Face à cette intervention qu’ils jugent illégale, les artistes centrafricains ont adopté une position ferme et unanime. Malgré la pression administrative exercée par le ministère de la Culture, ils refusent catégoriquement de reconnaître sa légitimité à intervenir dans leurs affaires associatives. Ils rappellent avec force que leur organisation ne relève pas de la tutelle de ce ministère et que cette ingérence constitue une violation manifeste de leurs droits.

 

Forts de cette conviction, les musiciens ont décidé de passer outre les interdictions administratives et de maintenir leur projet d’Assemblée Générale. Ils ont reprogrammé cette consultation pour ce samedi 30 août 2025, défiant ainsi ouvertement une administration qu’ils accusent de dépasser ses prérogatives. Cette décision témoigne de leur détermination à reprendre le contrôle de leur organisation, quitte à affronter les autorités qui tentent de les en empêcher.

 

Derrière les formulations administratives évoquant de prétendues “divisions entre artistes”, la réalité est bien différente. Il n’y a pas deux camps en conflit au sein de l’UMC, pas plus qu’il n’y a une guerre fratricide entre musiciens. La situation est beaucoup plus simple : un homme, Dany Ngarasso, refuse de quitter un poste qu’il occupe sans légitimité depuis bientôt quatre ans, et il bénéficie pour cela du soutien actif de Philippe Bokoula , chargé de mission au ministère de la Culture.

 

Cette complicité entre Ngarasso et Bokoula éclaire d’un jour nouveau l’intervention du ministère. Il ne s’agit pas d’une décision administrative prise dans l’intérêt général ou pour résoudre un conflit. Il s’agit d’un service rendu par un fonctionnaire à son ami, au mépris des règles de droit et de l’éthique administrative.

 

Cette situation pose des questions graves sur l’impartialité de l’administration publique. Comment un chargé de mission peut-il utiliser sa position pour favoriser ses relations personnelles ? Comment peut-il rédiger des documents officiels dans le seul but de protéger un proche ? Comment l’administration peut-elle cautionner de telles pratiques ?

 

Pendant ce temps, les textes fondamentaux de l’UMC continuent d’être bafoués de manière délibérée. Les statuts de l’association sont pourtant clairs et ne prêtent à aucune interprétation :

 

En cas de vacance du poste de président, le vice-président assure automatiquement l’intérim. Cette disposition vise à assurer la continuité de l’institution sans rupture ni vide institutionnel.

 

Cet intérim ne peut en aucun cas excéder 45 jours calendaires. Cette limitation temporelle est fondamentale : elle évite que l’intérim ne se transforme en présidence déguisée et garantit le renouvellement démocratique des instances.

 

Au terme de ces 45 jours, une nouvelle Assemblée Générale Élective doit impérativement être organisée. Cette obligation n’est pas facultative : elle s’impose au président intérimaire qui ne peut s’y soustraire.

 

En refusant d’appliquer ces dispositions statutaires, Ngarasso viole les règles fondamentales de son association. Mais il va plus loin encore : il bafoue les principes démocratiques qui régissent le fonctionnement associatif en République centrafricaine.

 

Nous voici donc en 2025, et la situation perdure dans l’indifférence administrative la plus totale. Ngarasso occupe toujours le poste de président de l’UMC, fort de la protection administrative que lui assure Bokoula. Trois ans et demi se sont écoulés depuis l’expiration de son mandat intérimaire. Trois ans et demi pendant lesquels l’association fonctionne avec un dirigeant illégitime, en violation permanente de ses propres statuts.

 

Cette durée n’a rien d’anecdotique. Elle démontre que nous ne sommes plus dans le cadre d’un simple dépassement de délai, mais bien face à une confiscation délibérée et organisée d’une institution collective. Elle montre aussi la passivité complice des autorités administratives qui laissent perdurer une situation manifestement irrégulière.

 

Face à cette confiscation de leur organisation représentative, les artistes centrafricains ne restent pas passifs et multiplient les initiatives pour faire entendre leur voix. Ils multiplient les démarches pour dénoncer cette situation et réclamer l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes.

 

Leurs revendications sont légitimes et mesurées. Ils ne demandent rien d’extraordinaire : simplement le respect des statuts de leur association et l’application des règles démocratiques les plus élémentaires. Ils rappellent que l’UMC ne constitue pas la propriété privée de Ngarasso ou de ses soutiens politiques, mais appartient à l’ensemble des musiciens du pays.

 

Ces artistes soulignent aussi les conséquences concrètes de cette crise institutionnelle. Sans direction légitime, l’UMC peine à défendre efficacement les intérêts de ses membres. Elle ne peut pas non plus développer les partenariats et les projets dont la profession a besoin pour se structurer et se développer.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence

0

Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy-300×225.jpg” alt=”Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence” width=”300″ height=”225″ />
Josué-Richard Pouambi, President du hcc. Photo CNC

 

Entre critères discriminatoires et racket légalisé, la sélection pour remplacer Simon Pierre Ndouba montre -t-elle une institution déconnectée ou un système corrompu jusqu’à l’os ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Haut Conseil de la Communication (HCC) vient de publier son appel à candidature pour remplacer le regretté Simon Pierre Ndouba. Derrière la solennité de l’annonce se cache une réalité qui donne la nausée : 50 000 francs CFA de frais de dossier “non remboursables” pour postuler à une fonction censée servir l’intérêt public. Bienvenue dans la République centrafricaine version septième République des mafieux, où même les institutions de régulation transforment le service public en commerce juteux.

 

Cinquante mille francs ! Pour déposer un dossier ! Le Haut Conseil de la Communication  a visiblement oublié qu’il s’agit d’une fonction publique, pas d’un poste dans une multinationale. Cette somme représente plus du salaire mensuel de nombreux fonctionnaires centrafricains, mais apparemment, c’est le prix à payer pour avoir le privilège de servir son pays. L’institution qui devrait garantir l’équité dans les médias commence par exclure les candidats les moins fortunés. L’ironie est savoureuse.

 

Les critères de sélection méritent également le détour. “Candidature masculine exclusive“, précise le texte sans la moindre gêne. En 2025 ! Pendant que le monde entier prône l’égalité des sexes, le HCC centrafricain assume tranquillement sa vision moyenâge

use. Les femmes journalistes peuvent aller voir ailleurs si elles y sont. Ici, la régulation des médias reste une affaire d’hommes, point final.

 

Mais le plus beau reste la liste des pièces à fournir. Casier judiciaire, certificat de nationalité, copies certifiées conformes… L’administration centrafricaine adore la paperasse, c’est bien connu. Chaque document représente des heures d’attente dans les bureaux non climatisés , des frais supplémentaires, des tampons à récolter. Et au final, pour quoi ? Pour enrichir un “comité” présidé par un certain Tita samba Solé  , coordinateur de la “composante 3 en charge de la réintégration socio-économique”. Un titre à rallonge qui ne dit rien de ses compétences en matière de médias.

 

L’exigence d’être “intégré dans la fonction publique pour le compte du ministère de la Communication” transforme cette sélection en concours réservé. Exit les journalistes indépendants, les professionnels du privé, tous ceux qui ont bâti leur carrière en dehors du giron étatique. Seuls les fonctionnaires ont droit au chapitre. Une façon élégante de s’assurer que seuls les courtisans du pouvoir pourront postuler.

 

La condition des “dix ans d’expérience” sonne comme une blague dans un pays où les médias professionnels se comptent sur les doigts d’une main. Combien de journalistes centrafricains peuvent se targuer d’une décennie d’expérience continue dans des structures dignes de ce nom ? Cette exigence élimine d’office une génération de professionnels qui auraient pu apporter un sang neuf à l’institution.

 

Le passage sur les “droits civiques et politiques” et l’interdiction d’appartenir à une “formation politique” relève de l’hypocrisie pure. Dans un pays où tout est politique, où chaque nomination passe par les réseaux partisans, prétendre chercher des candidats “neutres” équivaut à chercher des licornes. Le HCC veut des professionnels dépolitisés dans un système entièrement politisé. Logique imparable.

 

Au final, cette procédure de recrutement ressemble plus à une opération commerciale qu’à une sélection basée sur le mérite. Cinquante mille francs multipliés par le nombre de candidats, cela fait une jolie somme pour le “comité” organisateur. Pendant ce temps, les médias centrafricains continuent de végéter, faute d’une régulation efficace et indépendante.

 

Simon Pierre Ndouba doit se retourner dans sa tombe en voyant comment son successeur sera choisi. Lui qui avait tenté d’apporter un peu de dignité à cette fonction se retrouve remplacé par un processus qui transforme le service public en business privé. Le Haut Conseil de la Communication  cherche un remplaçant ? Il ferait mieux de commencer par se remplacer lui-même.

 

En attendant, les 50 000 francs CFA continueront de tomber dans les caisses du comité, et la régulation des médias centrafricains restera ce qu’elle a toujours été : une fiction budgétivore au service des intérêts particuliers. Tita Samba Solé et ses collègues peuvent dormir tranquilles, ils ont trouvé le moyen de faire payer leurs salaires par les candidats eux-mêmes.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Éducation  en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe

0

Éducation  en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231027-WA0019.jpg” data-wpel-link=”internal”>Éducation en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

 

Le coordinateur centriste dénonce l’effondrement du système scolaire en Centrafrique après dix ans de régime.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dieudonné Ngoumbango ne mâche pas ses mots. Sur le plateau de l’émission Patara, le coordinateur de la plateforme des partis centristes livre un réquisitoire sans appel contre la gestion éducative du président Touadéra. Selon lui, les salles de classe centrafricaines accueillent désormais jusqu’à 150 élèves par enseignant, une situation qui disqualifie toute prétention présidentielle pour 2025.

 

Cette surcharge, particulièrement visible partout à Bangui, y compris dans les provinces éloignées, témoigne d’un système éducatif en déroute. Dieudonné Ngoumbango  interroge frontalement : “Vous avez le nombre d’enseignants qu’il faut ?”. La question résonne comme un constat d’échec pour un régime qui n’a pas su combler le déficit chronique de personnel enseignant. Les écoles, transformées en entrepôts humains, ne permettent plus un apprentissage de qualité.

 

Face à ces accusations, Mathurin Dimbélé tente une défense en évoquant les efforts d’intégration d’enseignants pour corriger les séquelles du programme d’ajustement structurel des années 1990. Ce programme avait considérablement réduit les effectifs de la fonction publique. Mais Ngoumbago balaie ces arguments : après une décennie au pouvoir, les résultats restent dérisoires.

 

L’ironie de la situation n’échappe pas au coordinateur centriste. Touadéra, ancien professeur d’université, devait incarner la renaissance éducative du pays. Au lieu de cela, son mandat a été celui de l’enlisement. Des générations entières grandissent dans des conditions d’apprentissage indignes, privées de l’attention pédagogique nécessaire à leur développement.

 

Cette défaillance éducative nourrit la contestation politique autour de la candidature présidentielle de 2025. Le Mouvement Cœurs Unis soutient un troisième mandat pour Touadéra, mais Dieudonné Ngoumbango  y voit une provocation. Comment justifier une nouvelle candidature quand le bilan éducatif dessine un paysage de désolation ?

 

L’éducation, fondement de tout développement national, devient ainsi un enjeu électoral majeur. Les Centrafricains devront trancher : accepter la continuité d’un système défaillant ou exiger un changement radical. Pour Ngoumbago, la réponse s’impose d’elle-même tant l’abandon éducatif compromet l’avenir du pays.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats

0

Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entretien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Le député Ziguelé Martin dénonce une tentative de manipulation du MLPC par le pouvoir en place.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le député de Bocaranga 3, située à 532 kilomètres de Bangui, et président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, Ziguelé Martin , a livré ses accusations lors de l’assemblée générale du parti. Ziguelé Martin affirme que le gouvernement tente de neutraliser le MLPC en vue des prochaines Élections.

 

Selon le dirigeant du parti historique, cette opération s’appuie sur l’organisation d’un congrès factice par des dissidents manipulés par le pouvoir. Ces derniers bénéficieraient du soutien direct du président Faustin Archange Touadéra pour investir ce dernier comme candidat du MLPC. Une nomination paradoxale puisque le chef de l’État appartient au MCU et n’entretient aucun lien organique avec le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

 

Cette manœuvre vise à empêcher le MLPC officiel de tenir son propre congrès et de désigner ses candidats pour les législatives à venir. Ziguelé pointe du doigt l’inaction du ministère de l’Administration du territoire face à ces agissements. L’institution garde le silence alors que des personnes sans légitimité statutaire agissent avec l’appui des autorités pour déstabiliser son parti.

 

Le président du MLPC Ziguelé Martin  rappelle que la direction actuelle du mouvement, issue du cinquième congrès, jouit d’une reconnaissance pleine et entière des instances compétentes. Les résolutions adoptées ont été déposées dans les formes requises et le parti dispose de tous les documents attestant de sa légalité.

 

Face à cette tentative d’éviction, Ziguelé Martin  prévient que le MLPC ne se laissera pas instrumentaliser. Le parti entend préserver sa place sur l’échiquier politique centrafricain et résister à ce qu’il considère comme une entreprise d’exclusion menée par le pouvoir. La formation politique se prépare à défendre ses droits et ses prérogatives dans cette bataille qui s’annonce déterminante pour son avenir électoral.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Le BRDC dénonce l’attitude du gouvernement face à l’opposition

0

Le BRDC dénonce l’attitude du gouvernement face à l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/les-leaders-du-brdc-apres-conferece-de-presse-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui
Photo de famille des leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a réagi fermement aux déclarations récentes du porte-parole du gouvernement, qui a qualifié ses propositions d’”inepsies politiques” et affirmé que l’opposition ne comprend pas les réalités du terrain.

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire lundi dernier, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu Maxime Balalou,  a rejeté, d’une manière pathétique,  en bloc les revendications du BRDC, estimant qu’elles manquent de pertinence et révèlent une méconnaissance des véritables enjeux nationaux. Cette réaction a été perçue par le BRDC comme une démonstration d’arrogance et de mépris politique.

 

L’opposition reproche au gouvernement de chercher à la discréditer au lieu d’engager un véritable dialogue. En écartant systématiquement ses propositions sans ouvrir le débat ni présenter d’alternatives, le pouvoir adopte une approche que le BRDC juge condescendante et visant à écarter ses adversaires politiques du jeu démocratique.

 

Cette stratégie, loin de contribuer à résoudre les problèmes du pays, accentue les divisions entre les deux camps. Le BRDC estime que cette fermeture au dialogue prive les citoyens de solutions potentielles, coincés entre un gouvernement qui refuse d’écouter et une opposition réduite au silence.

 

Cette situation montre un climat politique tendu, où l’inflexibilité gouvernementale empêche toute forme de collaboration face aux défis nationaux. Les échanges entre majorité et opposition semblent désormais se limiter à des attaques mutuelles plutôt qu’à une recherche commune de solutions pour le bien-être des populations.

 

Le BRDC appelle à un changement d’approche, estimant que la démocratie exige le respect des voix dissidentes et l’ouverture au débat contradictoire. Pour l’opposition, l’attitude actuelle du gouvernement nuit à la stabilité politique et prive le pays d’une gouvernance inclusive et participative….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse

0

Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica-450×419.jpg” alt=”Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse” width=”450″ height=”419″ />
En face de National Hôtel à Bangui. CopyrightCNC

 

Le porte-parole gouvernemental refuse de reconnaître la gravité de la situation sécuritaire dans la capitale Bangui.

 

Rédigé le 26 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Nouvelle performance décevante pour Maxime Balalou lors de la conférence de presse gouvernementale du lundi 18 août dernier. Interrogé sur la montée de l’insécurité à Bangui, le ministre de la Communication a livré une réponse confuse qui banalise les agressions subies par les habitants de la capitale tout en détournant l’attention vers des comparaisons inappropriées.

 

Le journaliste de RJDH, avait pourtant posé une question précise et documentée : “Ces derniers temps, les habitants de Bangui se plaignent pour l’insécurité qui monte en puissance, précisément dans le quatrième arrondissement, où les femmes sont souvent dépouillées lorsqu’elles finissent leur travail tardivement. Et aussi, la récente au niveau du SICA 2, la population pointe du doigt aussi les FACA qui sont récemment formés, qui sont impliqués dans les braquages. Comment est-ce que le gouvernement réagit ?”

 

La réaction de Balalou a immédiatement pris un tour accusateur envers le journaliste. “Faites très attention lorsque vous indexez des gens. Quand vous n’avez pas les éléments de preuve, il faut faire attention. Vous passez des rumeurs pour dire que c’est telle unité, telle unité”.

 

Cette attaque frontale contre la presse expose une stratégie bien connue : plutôt que de répondre aux préoccupations sécuritaires légitimes, le porte-parole préfère museler les journalistes qui relaient les inquiétudes des citoyens.

 

Sa suite de propos confirme cette approche défensive : “Si on a attrapé quelqu’un, c’est que cette personne ressortait du temps, on peut en parler. Mais si on n’a pas vu quelqu’un et que vous faites des spéculations, c’est dangereux. Il ne faut pas salir l’unité”.

 

Cette logique tordue exige des journalistes qu’ils attendent les arrestations avant d’évoquer les problèmes de sécurité. Une approche qui viderait de tout sens le travail d’information et d’alerte que doivent assurer les médias dans un pays normal.

 

Après cette réprimande inappropriée, Balalou tente une reconnaissance timide des faits. “Moi je pense qu’on condamne fermement ces actes-là et qu’il y a un travail qui se fait en ce moment, un travail qui se fait un peu partout dans certains coins et reculés. Vous avez des petits malfrats qui trouvent le malin plaisir de déposséder parfois des honnêtes citoyens de leurs biens et c’est une préoccupation”.

 

Cette formulation édulcorée transforme les agressions violentes en simple “malin plaisir” de “petits malfrats”. Une banalisation choquante qui témoigne d’une déconnexion totale avec la réalité vécue par les Banguissois.

 

Le ministre enchaîne alors avec une comparaison aussi déplacée qu’absurde. “Mais vous pensez que le braquage-là c’est le fait de l’armée? Mais un peu partout dans le monde vous avez ces phénomènes-là. Même dans les plus grands pays organisés, les gens braquent même. En plein jour”.

 

Cette référence incongrue et cette relativisation internationale révèlent un ministre complètement à côté de la plaque. Comparer la situation sécuritaire de Bangui à celle des “plus grands pays organisés” relève soit de l’ignorance, soit de la manipulation pure et simple.

 

L’accusation suivante atteint des sommets de désinvolture : “Vous faites ça comme si vraiment c’est un problème grave”. Pour Balalou, l’insécurité qui terrorise les femmes dans le quatrième arrondissement rentrant du travail ne constitue donc pas un “problème grave”. Cette déclaration à elle seule disqualifie son approche de la sécurité publique.

 

Sa tentative de rattrapage sonne faux : “C’est un phénomène d’insécurité qui doit être combattu fermement et je salue le travail que fait la police et les unités. Et je pense qu’on va continuer à travailler pour ramener la quiétude”.

 

Ces formules convenues contrastent avec sa banalisation précédente et démontre l’incohérence de son discours. Comment “combattre fermement” un phénomène qu’on refuse de considérer comme grave ?

 

La suite de sa réponse enfonce le clou : “Là où il y a quelques cas de braquage, ce n’est pas un truc généralisé ou en attendant peut-être de la grossesse. Ce sont des cas isolés de quelques malveillants mais qui seront réduits très rapidement”.

 

Cette phrase incompréhensible, notamment la référence mystérieuse à “la grossesse”, témoigne encore une fois de l’improvisation permanente du porte-parole. Sa qualification de “cas isolés” contredit les témoignages quotidiens des habitants et les rapports des forces de l’ordre.

 

Son optimisme affiché paraît totalement déconnecté de la réalité : “Ces cas-là seront réduits. Donc je ne vois pas de préoccupation à ce niveau-là. Au contraire, la sécurité assurera Bangui”.

 

Cette assurance péremptoire, sans aucun élément factuel à l’appui, relève de la méthode Coué appliquée aux politiques publiques.

 

La conclusion de Balalou atteint des hauteurs de cynisme : “Vous savez bien, vous circulez toute la nuit jusqu’au petit matin. Les mamans très tôt le matin vont aller faire leurs achats et autres. Bangui est bien sécurisé”.

 

Cette description idyllique d’une capitale où tout le monde circule sereinement “toute la nuit” contredit frontalement la question initiale du journaliste qui évoquait les femmes “souvent dépouillées lorsqu’elles finissent leur travail tardivement”.

 

Cette performance désastreuse démontre un gouvernement en complet décalage avec les inquiétudes de ses administrés. Plutôt que de prendre au sérieux l’insécurité grandissante, Balalou préfère attaquer les messagers, banaliser les agressions et mentir sur la réalité sécuritaire.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre

0

Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/commissariat-de-police-de-paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/commissariat-de-police-de-paoua-398×450.jpg” alt=”Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre ” width=”398″ height=”450″ />
Commissariat de police de Paoua, dans Lim-Pendé. CopyrightCNC

 

Tout commence par un problème familial qui aurait pu se régler autrement. Dans la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, un père de famille perd patience. Sa fille a disparu depuis plusieurs heures, et il soupçonne où elle se trouve.

 

Le 8 août dernier, cet homme découvre que sa fille se cache chez le cousin de son petit ami. Pris de colère et d’inquiétude, il se rend sur place. Au lieu de frapper à la porte, il préfère la défoncer à coups de machette et des outils en fer.

 

Les voisins accourent pour alerter le jeune propriétaire. Ce dernier, alerté par la foule des badauds, arrive pour découvrir sa porte totalement brisée.

 

“Pourquoi cassez-vous ma porte ?”, demande le jeune propriétaire, surpris. La réponse de l’agresseur ne tarde pas : une machette qui blesse grièvement le propriétaire innocent.

 

Cette agression aurait dû conduire à une arrestation logique. Or, c’est là que commence le véritable problème. Le 9 août, la victime se rend à l’hôpital pour établir son certificat médical. Le lendemain, elle dépose plainte au commissariat de police de Paoua.

 

L’adjoint commissaire, monsieur  Herbert Amangbe convoque immédiatement l’agresseur le 14 août. Tout semble suivre la procédure normale jusqu’à ce que l’impensable arrive : l’homme repart libre, et le dossier disparaît dans la nature.

 

Les proches de la victime ne comprennent pas. Ils se rendent au parquet près du tribunal de grande instance de Paoua, où le procureur leur confirme leurs doutes : “Il faut arrêter cet homme ! C’est une double infraction : agression et destruction de biens. Il doit comparaître devant le tribunal”.

 

Pourtant, Herbert Amangbe avait déjà libéré l’agresseur le 14 août, affirmant avoir transmis le dossier au parquet. Un mensonge que découvrent rapidement les proches de la victime lors de leur passage au tribunal.

 

“Nous n’avons reçu aucun dossier”, leur confirme-t-on au parquet. De retour au commissariat, les questions gênantes pleuvent sur l’adjoint commissaire. Comment un dossier peut-il disparaître ? Pourquoi un agresseur violent échappe-t-il aux poursuites ?

 

Confronté à ces questions embarrassantes, le commissaire adjoint Herbert Amangbe réagit de manière inattendue. Plutôt que d’expliquer ses actes, il menace de mort les proches de la victime. Un comportement qui montre clairement l’état de certaines institutions en République centrafricaine.

 

Ces menaces montrent l’ampleur du problème. Quand un représentant de l’ordre comme l’adjoint commissaire Amangbe menace des citoyens qui demandent justice, c’est tout le système judiciaire qui tremble.

 

Pendant ce temps, les rumeurs se répandent dans la ville de Paoua. Le père de la jeune fille aurait versé une somme importante à Herbert Amangbe pour acheter son silence et sa liberté. Une information difficile à vérifier, mais qui correspond parfaitement à l’enchaînement des événements et au comportement suspect de l’adjoint commissaire.

 

Cette affaire montre la réalité de nombreux citoyens centrafricains : une justice à deux vitesses, où l’argent décide des verdicts et où les plus faibles n’ont d’autre choix que le silence face à des responsables comme Amangbe.

 

Cette histoire dépasse le simple cas d’Herbert Amangbe à Paoua. Elle montre les problèmes profonds qui minent l’appareil judiciaire centrafricain. Corruption, menaces, dysfonctionnements : tous les éléments sont réunis pour détruire la confiance des citoyens envers leurs institutions.

 

Comment faire confiance à un État de droit quand ses représentants comme l’adjoint commissaire Amangbe violent ouvertement la loi ? Comment espérer la paix sociale quand la justice se vend au plus offrant ?

 

L’affaire impliquant Herbert Amangbe à Paoua n’est sans doute qu’un exemple parmi d’autres. Combien de victimes subissent-elles le même sort dans l’indifférence ? Combien de dossiers finissent-ils oubliés contre quelques billets dans les poches d’agents comme Amangbe ?

 

La République centrafricaine ne retrouvera la stabilité qu’en nettoyant ses institutions et en sanctionnant les comportements comme ceux d’Herbert Amangbe. Mais cela demande du courage politique et une vraie volonté de changement. En attendant, à Paoua comme ailleurs, la justice reste à vendre, et des hommes comme l’adjoint commissaire Amangbe continuent d’agir sans conséquences.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l’exigence constitutionnelle

0

Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l’exigence constitutionnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-depute-Max-Sylvain-Balenda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l'exigence constitutionnelle
Le député Max Sylvain Balenda

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le MCU, parti présidentiel, désigne, lors de son deuxième congrès ordinaire à Bangui,  une cinquantaine de candidats sans bac  pour les législatives de décembre 2025.

 

Le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) a investi ses candidats pour les élections législatives de décembre 2025 lors de son congrès du 26 juillet. Parmi eux, une cinquantaine ne possèdent pas le baccalauréat, condition pourtant exigée par la nouvelle Constitution illégale de Touadera.

 

L’article 99 de cette fameuse Constitution adoptée en juillet 2023 est explicite : nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit pas certaines conditions, notamment “être titulaire, au moins, d’un diplôme de Baccalauréat ou d’un titre équivalent”. Cette disposition vise à, selon ses auteurs,  garantir un niveau minimal d’instruction chez les représentants du peuple.

 

Les candidats investis par le parti présidentiel présentent des profils variés. Certains n’ont pas terminé la première année du cours préparatoire (CP1), d’autres n’ont même pas franchi le cap de l’école primaire tout cours. En plus, D’autres n’ont pas dépassé le cap du collège, et ne savent même pas écrire correctement. Quelques-uns ne maîtrisent pas l’écriture de leur nom. Ces investitures contrastent avec les exigences constitutionnelles que le même pouvoir a fait adopter.

 

La situation démontre aux yeux du monde un double standard dans l’application de soi-disant la loi fondamentale. Les règles semblent modulables selon les intérêts politiques du moment. Cette flexibilité interroge sur la sincérité de l’engagement constitutionnel du pouvoir en place.

 

L’Autorité Nationale des Élections et le Conseil constitutionnel Touadera devront examiner ces candidatures. Leur mission consiste à vérifier la conformité des dossiers avec les dispositions légales. L’ANE, par exemple, créée pour garantir l’indépendance du processus électoral selon l’article 167 de la Constitution, fait face à un premier test de crédibilité.

 

Les électeurs centrafricains observent cette incohérence entre les textes et leur application. Dans la capitale Bangui comme dans les autres circonscriptions du pays, ils constatent l’écart entre les principes affichés et les pratiques réelles.

 

Cette approche sélective de la constitutionnalité questionne la solidité de l’État de droit. Elle montre comment les institutions peuvent être contournées quand elles gênent les calculs politiques. Les citoyens assistent à une démonstration pratique de l’instrumentalisation des règles selon les besoins du pouvoir.

 

L’investiture de candidats non qualifiés par le parti présidentiel constitue un précédent. Elle ouvre la voie à une normalisation des entorses constitutionnelles, pourvu qu’elles servent les intérêts dominants. Cette logique mine la crédibilité des institutions et affaiblit la confiance citoyenne dans le système démocratique.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à  l’efficacité ?

0

Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à  l’efficacité ?

 

Centrafrique.org/rca-un-soldat-faca-tue-lun-de-ses-compagnons-darmes-a-amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à l’efficacité ?” width=”450″ height=”253″ />
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand Faustin Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, président de la République Centrafricaine, a déclaré fièrement le 30 mars 2025 que “nous avons reconstruit nos forces de défense et de sécurité par le recrutement des dizaines de milliers de jeunes”, il a voulu faire résonner cette phrase comme une victoire éclatante. Des dizaines de milliers ! Le chiffre claque, impressionne, donne l’illusion d’une armée centrafricaine renaissante, prête à en découdre avec les menaces qui gangrènent le pays. Mais grattons un peu sous cette fanfaronnade : une armée centrafricaine plus nombreuse, oui, peut-être. Plus forte ? Ça, c’est une autre histoire. Parce qu’en RCA, sous Touadéra, les chiffres ont une fâcheuse tendance à cacher une réalité bien moins glorieuse : des jeunes recrutés en masse, mais mal formés, sous-équipés, et jetés dans une bataille qu’ils ne peuvent pas gagner.

 

Des effectifs gonflés, mais pour quoi faire ?

 

“Dizaines de milliers de jeunes recrutés”, ça sonne bien dans un discours. Ça fait vibrer la foule, ça rassure les partenaires internationaux. Mais sur le terrain, qu’est-ce que ça donne ? Touadéra veut nous faire croire qu’il a reconstruit l’armée centrafricaine en empilant les recrues comme on entasse des briques. Sauf que des briques sans ciment, ça ne tient pas. Où sont les preuves que ces milliers de jeunes ont reçu une formation digne de ce nom ? Où sont les armes modernes, les véhicules, les moyens logistiques pour faire d’eux une force crédible ? Neuf ans au pouvoir, et l’armée centrafricaine reste un colosse aux pieds d’argile, un assemblage de chiffres plus qu’une machine de guerre efficace.

 

Les groupes armés continuent de sévir dans les provinces, les routes ne sont pas sécurisées, et les civils paient encore le prix d’une insécurité chronique. Si “dizaines de milliers” signifiait vraiment “plus forte”, on le sentirait, non ? Alors pourquoi ce silence sur la qualité ? Parce que Touadéra sait que le diable se cache dans les détails – des détails qu’il évite soigneusement de mentionner.

 

Une armée centrafricaine en manque de tout

 

Recruter des jeunes par milliers, c’est une chose. Leur donner les moyens de faire leur boulot, c’en est une autre. Sous Touadéra, l’armée centrafricaine n’a pas brillé par son équipement flambant neuf ni par ses camps d’entraînement dernier cri. Des fusils datés, des uniformes rapiécés, des véhicules, s’il en existe,  tombent en panne au premier kilomètre,  voilà le quotidien de ces “dizaines de milliers” dont il se vante. Et la formation ? Quelques semaines à peine, quand ce n’est pas moins, avant d’être envoyés au front comme de la chair à canon. C’est ça, la reconstruction selon Touadéra : gonfler les effectifs pour impressionner, mais laisser ces jeunes soldats démunis face à des ennemis mieux armés et mieux organisés.

 

Il suffit de regarder les faits : les affrontements avec les groupes rebelles se soldent trop souvent par des pertes lourdes côté armée centrafricaine. Si elle était vraiment “plus forte”, ces recrues tiendraient-elles le choc ? La vérité, c’est que Touadéra a misé sur la quantité pour masquer une qualité qui fait cruellement défaut. Et pendant ce temps, il parade, micro en main, comme si aligner des nombres suffisait à sécuriser un pays.

 

Un effet d’annonce pour cacher l’échec

 

Pourquoi insister sur ces “dizaines de milliers” ? Parce que c’est un joli slogan, une vitrine pour un président qui n’a pas grand-chose d’autre à montrer après neuf ans. Touadéra ne parle pas de victoires décisives, de territoires repris pour de bon, ou de paix durable,  il parle de recrutement. C’est pratique : ça donne l’impression d’un effort, d’un renouveau, sans avoir à prouver que ça marche. Mais une armée centrafricaine plus nombreuse sans résultats tangibles, c’est juste du bruit, pas de la force. Si ces jeunes étaient bien formés et équipés, les groupes armés ne camperaient pas encore dans l’arrière-pays, et les citoyens ne vivraient pas dans la peur.

 

Cet étalage de chiffres ressemble à une diversion, un tour de passe-passe pour éviter les vraies questions. Combien de ces recrues désertent faute de moyens ou de moral ? Combien sont mortes inutilement par manque de soutien ? Touadéra ne le dira pas. Il préfère balancer son “dizaines de milliers” et passer à autre chose, comme si la quantité pouvait remplacer une stratégie qui, elle, brille par son absence.

 

Une reconstruction en carton

 

Reconstruire une armée centrafricaine, ça ne se fait pas en comptant les têtes. Ça demande des bases solides : des officiers compétents, des infrastructures, un budget qui suit. Mais sous Touadéra, l’argent semble plus souvent partir ailleurs,  Wagner, par exemple,  que dans l’équipement de ces jeunes qu’il envoie au casse-pipe. “Plus forte” ? Non, juste plus nombreuse, et encore, à quel prix ? Une armée centrafricaine qui grandit en effectifs mais pas en capacité, c’est une coquille vide, un mensonge en uniforme que Touadéra agite pour sauver les apparences.

 

En fin de compte, cette phrase,  “Nous avons reconstruit nos forces de défense et de sécurité par le recrutement des dizaines de milliers de jeunes”,  n’est pas un constat de force. C’est un aveu déguisé : neuf ans, et tout ce qu’il a à offrir, c’est un tas de recrues mal préparées. L’armée centrafricaine mérite mieux qu’un président qui confond quantité et qualité. Et les Centrafricains aussi….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mambéré-Kadéï : les FACA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains

0

Mambéré-Kadéï : les FACA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/chantier-minier-berberati.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/chantier-minier-berberati-450×443.jpg” alt=”Mambéré-Kadéï : les FAKA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains” width=”450″ height=”443″ />
Le chantier minier d’or dans la préfecture de la Mambéré Kadéi, dans le village de bone wala. Photo CNC

 

 

Les soldats FACA arrêtent et frappent les jeunes mineurs artisanaux avant de céder leurs sites aux exploitants étrangers.

 

Rédigé le 26 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans la Mambéré-Kadéï, les soldats de forces armées centrafricaines (FACA) ne cessent de brutaliser les ouvriers miniers centrafricains dans ces localités. Ils les tabassent, enferment dans une prison spéciale après les avoir violemment expulsés de leurs sites.

 

Depuis des générations, l’exploitation artisanale de l’or et du diamant nourrit les familles de la Mambéré-Kadéï. Ce travail, transmis de père en fils, reste l’un des rares moyens de subsistance de la population de cette préfecture. Aujourd’hui, il est devenu quasiment impossible pour un Centrafricain de creuser sur sa propre terre natale à cause des soldats de l’armée nationale.

 

Par exemple, dès qu’un groupe de jeunes découvre un gisementd’or ou de diamants, les soldats de forces armées centrafricaines interviennent. Ils frappent les travailleurs, les forcent à quitter la zone, puis les conduisent dans une cellule construite spécialement pour ce type d’arrestations. Les sites sont ensuite incendiés pour empêcher tout retour, et les lieux sont immédiatement réaffectés à des sociétés étrangères.

 

Dans la Mambéré-Kadéï, ces sociétés sont principalement chinoises. Elles arrivent avec des machines lourdes et démarrent l’exploitation industrielle là où les mineurs locaux ont été chassés. Le même schéma se répète dans d’autres préfectures, où les gisements sont confiés à des opérateurs russes, rwandais ou venus d’ailleurs.

 

Depuis 2016, sous la présidence de Faustin Archange Touadéra, la plus grande partie des ressources minières du pays a été confiée à des intérêts étrangers. Pour les habitants, il ne reste que les ruines des anciens sites artisanaux et la mémoire d’un travail qui faisait vivre leurs familles.

En plus, dans ces différentes localités, parler de droit de l’homme, c’est parler de pluie dans le désert.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement, près de l’UCATEX

0

Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/02/accident-moto-PK11-3-corbeaunews-IMG_10mars2018184826.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/02/accident-moto-PK11-3-corbeaunews-IMG_10mars2018184826-450×269.jpg” alt=”Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement” width=”450″ height=”269″ />
Image d’illustration d’un accident de circulation impliquant des motos à Bangui. Photo CNC

 

Deux personnes fauchées mortellement par un taxi-moto sur l’axe menant à l’aéroport près d’UCATEX, dans le huitième arrondissement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un couple a trouvé la mort dans la soirée de samedi à dimanche dans le 8e arrondissement de Bangui, à la hauteur de l’ancienne société UCATEX. L’accident s’est produit sur cette artère stratégique qui relie le centre-ville à l’aéroport et dessert plusieurs quartiers de la capitale.

 

L’homme et la femme tentaient de traverser cette route très fréquentée et male électrifiée quand le drame a eu lieu. Selon les témoins présents au moment de la scène, un véhicule des mercenaires russes circulait dans la même avenue au moment de l’accident.

 

Les événements se sont enchaînés rapidement. Le couple se trouvait au bord de la chaussée, attendant apparemment le bon moment pour traverser. Le véhicule russe est arrivés et a dévié leur trajectoire, évitant de justesse les deux piétons avant de poursuivre tranquillement sa route.

 

C’est alors que la situation a basculé. Derrière le véhicule russe suivait un taxi-moto. Le conducteur de la moto, probablement concentré sur les véhicules qui le précédaient, n’a pas remarqué le couple sur la chaussée.

 

Une hypothèse se dessine : les deux victimes ont sans doute pensé qu’après le passage du véhicule russe, la voie était libre pour traverser. Ils ne pouvaient pas deviner qu’un taxi-moto suivait le convoi. Au moment où ils ont engagé leur traversée, la moto les a percutés violemment.

 

L’impact a été fatal. Les deux personnes sont tombées lourdement sur l’asphalte. Transportées rapidement à l’hôpital, elles ont succombé à leurs blessures malgré les soins d’urgence prodigués par le personnel médical.

 

Cette tragédie montre les dangers permanents de la circulation dans la capitale centrafricaine. L’avenue des martyrs, niveau UCATEX, particulièrement fréquenté, concentre tous les risques : véhicules rapides, piétons nombreux, absence de passages protégés.

 

La présence régulière de convois officiels ou de forces étrangères comme les casques bleus de la Minusca ou les mercenaires russes complique encore la situation. Ces véhicules circulent souvent en priorité, créant des situations imprévisibles pour les autres usagers de la route.

 

Pour les piétons, traverser devient un calcul permanent. Ils doivent anticiper non seulement les véhicules qu’ils voient, mais aussi ceux qui peuvent suivre. Dans le cas de ce couple, cette anticipation leur a été fatale.

 

Le 8e arrondissement, comme d’autres secteurs de Bangui, paie un lourd tribut à l’insécurité routière. Chaque semaine apporte son lot d’accidents, souvent mortels, sur des routes où la cohabitation entre véhicules et piétons relève de l’exploit quotidien.

 

Cette nouvelle tragédie pose une fois de plus la question de l’aménagement urbain dans la capitale. Combien de morts faudra-t-il encore déplorer avant qu’une véritable politique de sécurité routière ne voit le jour ?

 

En attendant, chaque sortie dans les rues de Bangui reste un défi. Ce couple avait juste décidé de se promener ensemble. Ils ne savaient pas que cette balade serait leur dernière.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »

0

Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Deux-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-Me-Nicolas-Tiangaye-et-Crepin-Mboli-Goumba-lors-dun-point-presse-ce-29-decembre.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »
Deux-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-Me-Nicolas-Tiangaye-et-Crepin-Mboli-Goumba-lors-dun-point-presse-ce-29-decembre – Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye défend la philosophie du Bloc Républicain lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Nicolas Tiangaye a présenté vendredi la vision du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dans les locaux du parti à Bangui. L’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye a répondu aux interrogations sur l’influence réelle de son mouvement politique dans le paysage centrafricain.

 

« Notre combat ne se mesure pas au nombre de sympathisants, mais à la validité de nos propositions », a déclaré Nicolas Tiangaye devant la presse. Le dirigeant du BRDC considère que son organisation porte des valeurs qui correspondent aux attentes des Centrafricains : la paix, la justice, l’égalité et la démocratie.

 

L’ancien chef du gouvernement Nicolas Tiangaye a rappelé que la légitimité d’un mouvement politique ne dépend pas uniquement de sa popularité immédiate. « Les six millions de Centrafricains ne soutiennent pas tous le pouvoir actuel », a-t-il observé, estimant que le BRDC offre une alternative politique cohérente.

 

Nicolas Tiangaye a insisté sur la durabilité de l’engagement du BRDC. Selon lui, les partis politiques qui construisent leur action sur des principes solides résistent mieux aux turbulences politiques que ceux qui privilégient les stratégies d’opportunité.

 

Le président du BRDC a conclu en affirmant que son mouvement continuera à porter ses idées dans le débat public, indépendamment des critiques sur sa capacité de mobilisation. Cette position reflète la stratégie du parti qui mise sur la cohérence de son projet politique plutôt que sur l’effet de masse.

 

La conférence de presse s’inscrit dans la préparation des prochaines échéances électorales où le BRDC entend présenter son programme aux électeurs centrafricains le moment venu….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Bangui :  un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin

0

Bangui :  un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/accident-ngoubagara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/accident-ngoubagara-442×450.jpg” alt=”Bangui : un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin” width=”442″ height=”450″ />
L’accident sur le pont Ngoubagara, dans le huitième arrondissement de Bangui, impliquant un véhicule militaire de l’armée centrafricaine qui a pris fuite après l’accident . Photo CNC

 

Un élément de force de l’ordre hors service tamponne un taxi-moto dans le huitième arrondissement puis exige des dédommagements à sa victime. Incroyable!

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouvel accident de circulation est survenu dans le 8e arrondissement ce dimanche 24 août, à quelques centaines de mètres seulement du drame de la veille, où deux personnes avaient trouvé la mort. Comme celui de la veille, l’incident s’est produit sur l’avenue des Martyrs, au niveau du croisement du huitième, près du pont de Ngoubagara et du commissariat du 8e arrondissement.

 

L’accident implique deux motocyclistes aux profils bien différents. D’un côté, un jeune conducteur de taxi-moto qui circulait normalement. De l’autre, un agent des forces de l’ordre en tenue civile, pilotant une vieille moto dame personnelle.

 

Les faits se sont déroulés rapidement au niveau du croisement. Le taxi-moto roulait en tête et s’apprêtait à tourner. Il a ralenti pour effectuer sa manœuvre, comme le veut la prudence élémentaire dans ce coin toujours encombré.

 

C’est alors que l’agent qui le suivait l’a percuté par l’arrière. L’impact a projeté cet élément de force de l’ordre au sol tandis que le jeune taxi-moto parvenait à garder l’équilibre. Apparemment sous l’effet de l’alcool selon les témoins, l’agent semblait avoir des difficultés de coordination et de maitrise de soi.

 

Après sa chute, l’homme s’est relevé et a immédiatement fouillé son sac en bandoulière. Il en a sorti son téléphone portable pour passer un appel, réclamant qu’on vienne arrêter le conducteur de taxi-moto. C’est à ce moment qu’il a exhibé son arme de service, révélant ainsi son statut d’agent des forces de l’ordre.

 

Les témoins présents sur les lieux ont rapidement réagi. Ils ont fait remarquer à l’agent que l’accident était entièrement de sa faute. Le taxi-moto était devant, il avait signalé sa manœuvre en ralentissant. C’est l’agent qui, par inattention ou sous l’effet de l’alcool, avait percuté le jeune homme.

 

De plus, personne n’était réellement blessé et aucune moto n’avait subi de dommages importants. La situation aurait pu se régler simplement, chacun repartant de son côté après s’être assuré que tout allait bien.

 

Mais l’agent a persisté dans sa version des faits. Il a d’abord réclamé la réparation de sa moto, alors que celle-ci fonctionnait parfaitement. Face aux protestations des témoins, il a changé son fusil d’épaule et exigé la réparation de son téléphone, prétendant que l’écran s’était cassé lors de sa chute.

 

Cette nouvelle exigence a provoqué l’incrédulité générale. Les témoins avaient vu l’agent utiliser son téléphone juste après l’accident pour passer ses appels. Comment l’écran pouvait-il être cassé s’il venait de s’en servir ?

 

Malgré cette évidence, l’agent a maintenu sa position. Brandissant son statut et son arme, il a continué d’exiger réparation. Face à cette pression, le jeune conducteur de taxi-moto a finalement cédé. Il a accepté d’emmener la vieille moto chez un bricoleur pour quelques réparations mineures, essentiellement du bricolage avec des files métalliques.

 

Cette histoire montre un problème qui revient souvent dans la capitale centrafricaine. Certains agents des forces de l’ordre utilisent leur statut pour renverser les responsabilités, même quand ils ont tort. Montrer une arme de service suffit souvent à faire céder les citoyens ordinaires.

 

Dans ce cas, l’agent était visiblement ivre, conduisait sans faire attention et a provoqué l’accident. Pourtant, c’est la victime qui a dû payer les réparations.

 

Deux accidents en deux jours dans le même coin du 8e arrondissement : cette série interroge sur la sécurité dans cette zone de Bangui. Entre conducteurs négligents, agents malhonnêtes et circulation désorganisée, circuler devient difficile pour les habitants de la capitale centrafricaine.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1

0

Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-proche-de-hopital.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-proche-de-hopital-450×203.jpg” alt=”Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1″ width=”450″ height=”203″ />
À Birao, proche de l’hôpital. Photo CNC

Dans la matinée du samedi 23 août 2025, un drame a frappé le quartier Tabambaye 1, à Birao. Un père de famille a été retrouvé mort dans sa chambre, le cou attaché par une corde.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La découverte est intervenue tôt le matin. Le corps gisait dans sa maison, pendu, provoquant une vive émotion parmi ses proches et les voisins. Dès les premières heures, à la découverte du corps inerte, plusieurs hypothèses ont circulé. Beaucoup évoquent un suicide, car la victime a été retrouvée le cou serré par une corde. Mais d’autres estiment que cela pourrait aussi être un assassinat, surtout dans une ville comme Birao où la criminalité reste élevée et où de nombreux faits violents sont régulièrement rapportés.

 

Jusqu’à présent, aucune enquête officielle n’a été ouverte. La gendarmerie locale n’a pas communiqué et la justice n’a pas été saisie. Le corps a été inhumé le même jour, conformément au rite musulman. Dans l’attente d’investigations, la question demeure : suicide ou meurtre déguisé ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique

0

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique

 

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique
Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte – L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

 

Un investissement d’envergure de la Banque mondiale  pour transformer les secteurs clés du pays.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans une déclaration qui pourrait redéfinir les perspectives économiques de la République centrafricaine, la Banque mondiale a confirmé un engagement de plus de 1,25 milliard de dollars américains destiné au développement du pays. Cette annonce, faite par Ousmane Djangana, vice-président de l’institution pour l’Afrique centrale, lors d’une audience avec le Premier ministre Félix Oumouloua à Bangui, capitale située au cœur du territoire national, témoigne d’une confiance renouvelée envers les soi-disant capacités de redressement du pays.

 

Ce portefeuille financier considérable vise six secteurs stratégiques : agriculture, énergie, éducation, santé, protection sociale et infrastructures. L’ampleur de cet investissement témoigne d’une approche globale pour répondre aux défis structurels qui freinent depuis longtemps l’essor économique centrafricain. Les fonds alloués à l’agriculture pourraient transformer la productivité dans les zones rurales, notamment autour de villes comme Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui, et Bossangoa, à 305 kilomètres de la capitale, deux centres agricoles importants du pays.

 

L’investissement dans le secteur énergétique répond à un besoin urgent. Les coupures d’électricité fréquentes paralysent l’activité économique, particulièrement dans les centres urbains comme Berberati, à 584 kilomètres de Bangui, et Bouar, distant de 452 kilomètres de la capitale. Ces projets énergétiques pourraient stimuler l’industrialisation naissante et améliorer les conditions de vie des populations.

 

Le volet éducation de ce programme revêt une importance particulière pour un pays où l’accès à l’enseignement reste limité dans de nombreuses localités. Des villes comme Ndélé, située à 654 kilomètres de Bangui, ou Birao, à 1078 kilomètres de la capitale, pourraient bénéficier d’infrastructures scolaires modernisées et d’un meilleur accès aux programmes d’alphabétisation.

 

Cette annonce intervient dans le cadre du Caucus africain organisé pour la première fois à Bangui, un événement qui réunit gouverneurs de banques centrales, ministres des finances et cadres africains.

 

Ousmane Djangana a souligné l’augmentation significative du portefeuille de la Banque mondiale en République centrafricaine, saluant les efforts de paix et les réformes engagées par les autorités. Cette reconnaissance arrive alors que le gouvernement finalise son plan national de développement, document qui sera bientôt présenté à la communauté internationale pour mobiliser des financements complémentaires.

 

Pourtant, cette nouvelle injection de fonds soulève des interrogations légitimes. Depuis des années, la Banque mondiale finance des milliards de dollars de projets en République centrafricaine sans que les populations ressentent véritablement les bénéfices sur le terrain. La persistance des défis dans l’accès à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation questionne l’efficacité des mécanismes de gestion actuels.

 

Le mode opératoire habituel, où l’institution internationale verse les fonds directement aux structures gouvernementales qui en assurent ensuite la gestion, a montré ses limites. Cette approche laisse peu de visibilité sur l’utilisation réelle de ces ressources, particulièrement dans les zones reculées comme Obo, à 1320 kilomètres de Bangui, ou Mboki, située à 1214 kilomètres de la capitale, où les besoins restent immenses malgré les financements antérieurs.

 

L’annonce de ce nouveau portefeuille de 1,25 milliard de dollars, bien qu’ambitieuse, devra faire face aux mêmes écueils qui ont entravé la concrétisation des programmes précédents. Sans mécanismes de contrôle renforcés et une transparence accrue dans la gestion de ces fonds, les populations centrafricaines risquent une fois de plus de voir passer ces milliards sans en percevoir les retombées concrètes.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Kaga-Bandoro : interpellé, torturé, puis assassiné, Un jeune travailleur tomporaire des Wagner sauvagement tué par les mercenaires russes

0

Kaga-Bandoro : Un jeune travailleur tomporaire des Wagner torturé à mort par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays-450×300.jpg” alt=”Kaga-Bandoro : Un jeune travailleur tomporaire des Wagner torturé à mort par les mercenaires russes” width=”450″ height=”300″ />
les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays – RCA : deux hommes abattus froidement par les mercenaires russes à Bakala

 

La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme employé occasionnellement par les mercenaires russes du groupe Wagner a été torturé puis froidement tué. Les circonstances de sa mort montre clairement une brutalité extrême de ces criminels moscovites.

 

Rédigé le 25 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme a été assassiné par les mercenaires russes du groupe Wagner. Les circonstances de sa mort montrent encore une fois de plus les méthodes criminelles de ces forces paramilitaires en République centrafricaine.

La victime travaillait occasionnellement pour les Russes comme porteur d’eau. C’était un arrangement simple : il remplissait leurs réservoirs, ils lui donnaient parfois de l’argent, des conserves ou de l’eau potable. Quand il refusait de venir travailler, ils allaient le chercher chez lui.

Au début de la semaine dernière, après avoir terminé son travail habituel, le jeune homme s’est approché d’un véhicule de patrouille russe. Il l’observait simplement quand les mercenaires russes l’ont remarqué. Ils l’ont interpellé, puis, ils  lui ont demandé ce qu’il faisait là. Il a expliqué qu’il venait de finir de porter l’eau et qu’il regardait juste le véhicule. Rien d’extraordinaire.

Ces Russes ont immédiatement pensé qu’il voulait voler du carburant, 5 litres, selon un témoin. Le jeune homme a nié. Il n’avait même pas de récipient pour le faire. À quoi ça lui aurait servi ? Mais ils n’ont pas voulu l’écouter. Pour eux, il mentait et il était venu voler. Point final.

Ils l’ont donc attrapé et attaché avec des cordes, les pieds ramenés dans le dos. Puis ils l’ont jeté par terre et frappé. Ensuite, ils l’ont enfermé dans une cage qu’ils appellent prison.

Le jeune homme est resté enfermé depuis le lundi. Attaché, sans manger, dans cette cage. Au bout de quelques jours, il est mort. Quand les Russes ont ouvert la cage, ils ont trouvé le corps raidi. Ils l’ont sorti et jeté dans la rue, toujours avec les cordes.

La famille et les voisins ont récupéré le corps pour l’enterrer. Mais c’était compliqué : ses jambes et ses bras étaient bloqués dans la position où il avait été attaché. Ils ont dû couper les cordes et forcer ses membres pour le mettre dans le cercueil. Le corps était déjà en décomposition, alors ils l’ont enterré le jour même, vendredi 22 août dernier.

Ce n’est pas la première fois que Wagner commet ce genre d’actes en République centrafricaine. D’autres témoignages font état d’exactions encore plus graves. Ces mercenaires opèrent en toute impunité depuis leur arrivée dans le pays.

Les autorités centrafricaines restent silencieuses. La communauté internationale aussi. Pendant ce temps, des civils continuent de mourir pour des motifs dérisoires, comme le cas du Pasteur qui avait été tué, égorgé, puis calciné dans la ville de Mala, dans la Kémo. Puis, deux jours plus tard, un jeune, originaire de Bria, a été tué par un mercenaires russes sur le site minier de Ndassima, dans la Ouaka.  Le tout, dans une indifférence totale.

Mais dans le cas de ce jeune tué par les Wagner à Kaga-Bandoro, on se demande comment un soupçon de vol de carburant peut-il justifier une mort ? Pourquoi personne ne répond de ces crimes ? Combien d’autres victimes faudra-t-il avant qu’une enquête soit ouverte  devant la cour pénale internationale ?

À Kaga-Bandoro, une famille pleure un fils, un frère. Ailleurs en République centrafricaine, d’autres familles vivent dans la peur. Wagner continue ses activités comme si rien ne s’était passé.

Ce témoignage nous rappelle une réalité simple : derrière les enjeux géopolitiques, il y a des hommes et des femmes qui meurent. Leur vie vaut-elle si peu ? La mort de ce jeune homme à Kaga-Bandoro pose une question fondamentale : jusqu’où acceptons-nous que l’impunité aille ? Sa famille attend toujours une réponse.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : “C’est nous qui avons fait venir Wagner”, la confession choc d’un ministre

0

Centrafrique : “C’est nous qui avons fait venir Wagner”, la confession choc d’un ministre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : “C’est nous qui avons fait venir Wagner”, la confession choc d’un ministre
Les Mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 10 juillet 2025, à Bangui, un ministre centrafricain a admis que les divisions internes ont permis au groupe Wagner d’imposer sa domination en Centrafrique. « C’est nous, les Centrafricains, qui les avons fait venir », a-t-il reconnu lors d’un échange informel, révélant une réalité d’assujettissement national.

 

Lors de la signature officielle de l’accord de Ndjamena entre le gouvernement et les deux groupes armés à la cité des chefs d’État le 10 juillet à Bangui, un ministre centrafricain a livré une déclaration lors d’une discussion informelle inattendue. Après la fin de la cérémonie officielle, il a confié :

« C’est nous, les Centrafricains, qui avons causé cela, car nous ne nous entendons pas entre nous. Nous avons fait venir des étrangers, et maintenant ils nous tuent, font ce qu’ils veulent, et nous n’avons pas le courage de le dénoncer ». Cet aveu souligne la responsabilité collective dans l’emprise du groupe Wagner sur la République centrafricaine.

 

Cette prise de parole intervient trois mois après l’accord de N’Djamena , signé le 19 avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et les chefs des 3R et de l’UPC. La rencontre de Bangui visait à consolider cet accord, mais les propos du ministre rappellent que les rivalités internes restent un terrain favorable à l’influence russe.

 

Arrivé en 2018 comme soutien militaire contre les groupes armés, le groupe Wagner s’est imposé comme un pouvoir parallèle. « Ils se croient tout permis », a résumé le ministre. Les mercenaires russes contrôlent l’appareil sécuritaire, dictent certaines décisions politiques et exploitent directement les ressources naturelles, notamment l’or et le diamant.

 

Plusieurs ministères sont cités comme étant sous influence directe. Le ministre de la Justice, craignant pour son poste, le ministre, Arnaud Djoubaye Abazène, exécuterait sans dire non tous les ordres de Wagner. Au ministère de la Communication, c’est encore pire. L’ancien ministre, Serge Ghislain Djorie, a été limogé le 4 janvier 2024 pour avoir refusé de soumettre toutes ses déclarations en avance à l’ambassade russe. Par contre, son successeur, Maxime Balalou, s’aligne quant à lui comme un jouet sur la ligne imposée par le groupe Wagner. Même le ministère de la Défense serait devenu une simple vitrine, incapable de prendre une décision sans l’accord des Russes.

 

Le ministre a dénoncé l’inaction face aux exactions documentées de Wagner. « Nous restons silencieux, nous ne revendiquons rien », a-t-il regretté. Le 17 juillet 2025, au moins 11 civils ont été tués à la mine d’or de Ndassima, , sans qu’aucune réaction officielle n’ait été formulée.

 

Le ministre a évoqué une « nouvelle forme d’esclavage », alimentée par la complicité de certaines élites centrafricaines. Pour lui, la RCA ne subit pas seulement une occupation étrangère, mais aussi la trahison de ceux qui sacrifient l’intérêt du pays pour préserver leur influence. « On pensait que l’esclavage était fini, mais ça revient aujourd’hui, avec la complicité de nos frères qui veulent tout simplement garder leur pouvoir  », a-t-il déclaré.

 

Par cet aveu, le ministre lance un signal implicite à l’unité nationale. Mais tant que les rivalités internes persistent et que les autorités se soumettent à Wagner, la Centrafrique risque de rester sous tutelle encore plus de 50 ans, incapable de reprendre le contrôle de son avenir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Maxime Balalou, nouveau porte-parole des groupes armés

0

Maxime Balalou, nouveau porte-parole des groupes armés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025-450×398.jpg” alt=”Centrafrique : Maxime Balalou, nouveau porte-parole des groupes armés” width=”450″ height=”398″ />
Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

L’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou a franchi une ligne rouge. Le ministre de la Communication du gouvernement centrafricain défend maintenant ouvertement les éléments des groupes armés.

 

Rédigé le 25 août 2024.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En effet, les faits sont simples : il y’a quelques jours, des éléments du groupe armé 3R ont tabassé des responsables administratifs à Ndim, selon un journaliste. Une agression pure et simple contre l’autorité publique. La réaction de l’ex-détenu Maxime Balalou ? Il demande de “faire attention” et refuse de condamner ces violences.

 

“Il faut faire attention”, répète-t-il comme un refrain à la question du journaliste qui lui a posé la question lors de son point de presse hebdomadaire du lundi 18 août dernier. Mais quand il a dit attention, attention à quoi exactement ? À dire la vérité ? À dénoncer les crimes ? Le porte-parole du gouvernement préfère protéger les agresseurs plutôt que de défendre les victimes.

 

Sa stratégie est connue : minimiser, excuser, détourner l’attention. “Vous avez toujours des éléments incontrôlés qui peuvent agir”, explique-t-il. Traduction libre : ce n’est la faute de personne, les leaders du 3R n’y sont pour rien, circulez il n’y a rien à voir.

 

Cette complaisance devient révoltante quand on regarde les chiffres. À Ketté Sido, 134 combattants du 3R attendent prétendument d’être désarmés. Depuis quand ? Personne ne le sait. Le gouvernement parle, promet, mais n’agit pas. Pendant ce temps, leurs collègues continuent leurs exactions ailleurs.

 

À Zangba, même scénario avec les Antibalaka. Ils veulent se désarmer, assure Balalou, mais l’équipe du DDR ne vient jamais. Pourquoi cette lenteur ? Parce que le gouvernement préfère négocier avec les 3R et l’UPC plutôt que la milice Anti-Balaka. Ces derniers doivent se désarmer eux-mêmes et non par le gouvernement.

 

Le comble arrive quand Balalou évoque la “souffrance” des rebelles en brousse. “Vous pensez que c’est de gaieté de cœur ?”, demande-t-il avec une fausse compassion. Ces mêmes rebelles qui pillent les villages, violent les femmes et tuent les civils seraient donc des victimes ?

 

Cette inversion des rôles n’est pas accidentelle. Elle montre une stratégie politique claire : transformer les bourreaux en victimes pour justifier l’inaction du pouvoir. Balalou ne parle plus en ministre de la République, il plaide comme l’avocat des groupes armés, pour ne pas dire le porte-parole de ces derniers.

 

Le président Touadéra a trouvé en Maxime Balalou, cet ex-kitandaire  le parfait complice de cette politique de l’autruche. Plutôt que d’assumer la fermeté nécessaire face aux criminels, le gouvernement préfère la négociation permanente et les fausses promesses.

 

Les Centrafricains paient le prix de cette lâcheté politique. Pendant que Balalou multiplie les excuses, la population continue de subir la terreur des groupes armés. Un porte-parole qui défend les criminels au lieu de protéger les citoyens : voilà où en est arrivée la République centrafricaine.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : qui a tué l’interprète des mercenaires russes  près de Bouar ?

0

Centrafrique : qui a tué l’interprète des Mercenaires russes  près de Bouar ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali-450×253.png” alt=”Centrafrique : qui a tué l’interprète des mercenaires russes près de Bouar ?” width=”450″ height=”253″ />
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Un interprète travaillant pour les mercenaires russes a été retrouvé mort dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Les circonstances de son décès restent floues. Plusieurs versions circulent, certaines désignent les combattants rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), d’autres accusent directement les Russes.

 

Rédigé le 25 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Selon nos informations à CNC, le corps de l’interprète des russes a été découvert près de la ville de Bouar. Des soldats ont reçu l’ordre de leur commandant de zone de défense du nord-ouest de se rendre sur place pour le récupérer. La dépouille a d’abord été transportée à Bouar avant d’être acheminée discrètement vers Bangui. L’affaire n’a fait l’objet d’aucune communication officielle, mais différentes sources nous ont rapporté des récits parfois contradictoires. Pour mieux comprendre, il faut revenir sur les événements qui ont précédé ce drame.

 

Il y a environ deux semaines, un détachement composé de mercenaires russes et de soldats FACA était en opération dans la zone d’Abba Mogani. Plusieurs habitants affirment que des pillages ont eu lieu : maisons fouillées, bétail et volailles emportés, puis revendus à Bouar par les mercenaires russes. Ce climat déjà tendu a précédé l’attaque survenue le dimanche 3 août, vers 15 heures, lorsque deux soldats FACA revenaient de Bouar à moto après avoir vendu des cabris et des poulets volés par les mercenaires russes.

 

Sur le chemin du retour à Abba-Mogani, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Bouar, ils tombent dans une embuscade attribuée à des hommes armés identifiés comme appartenant à la CPC du général Sylvain Adamou. Les deux militaires sont tués, leurs armes et leurs motos confisquées. Des recoupements d’informations laissent penser que l’interprète faisait partie de ces deux victimes militaires. Sa présence dans les zones de circulation des forces pro-gouvernementales et des rebelles alimente l’hypothèse qu’il ait été visé lors d’une attaque de la CPC. Mais cette piste n’est pas la seule évoquée par nos sources.

 

La première version confirme qu’il a été tué dans cette embuscade des combattants de la CPC du général Ndalé. Rappelons que les rebelles cherchaient à frapper toute personne associée aux opérations des Russes dans le pays.

 

Toutefois, des sources gouvernementales proche du cercle présidentiel, contactées discrètement par la rédaction du CNC, avance une autre lecture : l’interprète aurait été exécuté par les mercenaires russes eux-mêmes, pour des raisons qui demeurent floues. Selon cette version, l’homme aurait été abattu puis laissé sur place avant que ses compagnons ne quittent la zone.

 

La troisième, rapportée par certains militaires, raconte que l’interprète, accompagné des mercenaires russes,  auraient tenté de voler des maïs dans un champ. Les mercenaires russes, déplaçant quelques mètres plus loin, auraient entendu Des coups de feu. Surpris par les tires,  les Russes, revenus précipitamment sur les lieux, auraient trouvé l’homme mort, sans que l’on sache qui avait tiré. Une autre rumeur persistante parle d’une dispute interne entre l’interprète et ses employeurs russes, qui se serait soldée par son exécution sommaire.

 

Ces récits contradictoires entretiennent l’incertitude. Le lien entre la mort des deux soldats FACA tués par les combattants de la CPC du général Ndalé et celle de l’interprète reste indéterminé. Les autorités, qui affirment en privé ne pas douter de la responsabilité russe, n’ont pas communiqué publiquement sur l’affaire. À ce stade, aucune preuve formelle ne permet de trancher : l’interprète a-t-il été victime d’un règlement de comptes interne ou d’une embuscade de la CPC ?

 

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Tragédie à la rivière Mpoko : une jeune femme se noie en faisant sa lessive

0

Tragédie à la rivière Mpoko : une jeune femme se noie en faisant sa lessive

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL-450×337.jpg” alt=”Tragédie à la rivière Mpoko : une jeune femme se noie en faisant sa lessive” width=”450″ height=”337″ />
Image d’illustration d’une pirogue sur la rivière Nana par RNL

 

Une jeune fille a trouvé la mort mercredi après-midi dans la rivière Mpoko au PK 24 route de Boali.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les recherches menées pendant plus de 20 heures ont permis de retrouver le corps sur la rivière Mpoko jeudi matin vers 10 heures.

 

La communauté du PK24 est en deuil après la tragique disparition d’une jeune fille dans les eaux de la rivière Mpoko. Les faits se sont déroulés mercredi après-midi vers 13 heures, au niveau du PK 24 sur la route de Boali.

 

Comme à son habitude, la victime s’était rendue sur les berges de la rivière Mpoko pour effectuer sa lessive. Cette activité quotidienne, pratiquée par de nombreuses femmes du coin, s’est malheureusement transformée en tragédie. Toutefois, les circonstances exactes de la noyade demeurent encore floues, mais la jeune femme a été emportée par les eaux.

 

Devant cette situation dramatique, une vaste opération de recherche s’est immédiatement organisée dans la rivière Mpoko. La population locale, accompagnée de plongeurs expérimentés, s’est mobilisée pour tenter de retrouver la victime. Néanmoins, malgré leurs efforts soutenus et leur détermination, les recherches se sont révélées infructueuses pendant de longues heures.

 

Après une nuit d’angoisse et d’espoir, c’est finalement jeudi matin, vers 10 heures, que le corps sans vie de la jeune femme a été découvert. Cette tragique découverte, survenue après plus de 21 heures de recherches intensives, a confirmé les craintes de la communauté.

 

Par conséquent, cette perte douloureuse rappelle les dangers que peuvent représenter les cours d’eau, même lors d’activités apparemment anodines. La rivière Mpoko, bien connue des habitants pour ses services domestiques, devient aujourd’hui le théâtre d’un drame qui endeuille toute la localité du                 PK24.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

La SODIAC privée de financement après les détournements massifs organisés par son directeur général

0

La SODIAC privée de financement après les détournements de son directeur général

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/guy-roger-nelo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/guy-roger-nelo-450×295.jpg” alt=”Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui” width=”450″ height=”295″ />
Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Association internationale du transport aérien bloque les fonds destinés aux infrastructures aéroportuaires de Bangui suite aux malversations de Guy Roger Nelo, directeur général de la SODIAC.

 

La Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires en Centrafrique (SODIAC) traverse une crise financière sans précédent. Depuis plusieurs semaines, l’entreprise publique chargée de moderniser l’aéroport international de Bangui-Mpoko ne peut plus accéder à ses ressources habituelles. L’Association internationale du transport aérien a suspendu tous les appels de fonds après avoir découvert l’utilisation détournée des revenus par le directeur général Guy Roger Nelo.

 

Avant sa création, le mécanisme de financement de la SODIAC repose sur une stratégie bien définie. Il est basé sur des redevances prélevées sur chaque billet d’avion acheté par un voyageur. Le montant de cette redevance est de 10 000 francs CFA prélevée sur chaque passager au départ de Bangui. Cette contribution, intégrée dans le prix du billet, est collectée par l’IATA et versée sur un compte bancaire ouvert en suisse au nom de la SODIAC. Afin de prélever les 10 000 francs CFA collectés auprès de chaque compagnie aérienne, Un système de rapprochement est fait chaque mois par L’Association internationale du transport aérien . Ce rapprochement permet de facturer chaque compagnie aérienne selon le nombre de passagers transportés dans le mois visé. La compagnie, à son tour, verse le montant sur le compte suisse ouvert au nom de la SODIAC. De là, la société, si elle a besoin d’argent pour ses activités bien précises, elle fait un appel de fonds auprès de la banque en question.

 

En temps normal, la direction peut solliciter ces fonds deux fois par an pour financer les travaux d’aménagement et l’acquisition d’équipements. Les montants demandés oscillent entre 500 et 600 millions de francs CFA à chaque appel de fonds, soit environ 1,2 milliards de francs CFA par années. Ces ressources doivent exclusivement servir au développement des infrastructures aéroportuaires.

 

Mais depuis sa nomination en 2013, Guy Roger Nelo a dévié ces fonds vers d’autres usages personnels. Il multiplie également l’l’achat de véhicules neufs qui coûte parfois 70 à 80 millions de francs CFA l’unité. Mais à la surprise de tout, ces véhicules sont ensuite reformés au bout d’un ou deux ans d’utilisation, permettant leur vente à des prix dérisoires.

 

Cette procédure, officiellement encadrée par l’Inspection générale d’État, consiste à retirer un véhicule du patrimoine de l’entreprise pour le céder. Dans le cas de la SODIAC, les acheteurs sont déjà bien connus, souvent des proches ou des cadres dirigeants de la SODIAC. Ils rachètent ces voitures encore en excellent état pour 80 000 ou 120 000 CFA. Ces véhicules à faible kilométrage sont revendus à des prix symboliques avant que de nouvelles commandes ne soient passées.

 

Ce système, bien planifié par le DG Guy Roger Nelo,  lui génère des rétrocommissions discrètes. Parallèlement, le DG affirme avoir versé mensuellement environ 5 millions de francs CFA au parti au pouvoir, le MCU, présentés comme une contribution politique.

 

Malgré ces détournements massifs, les projets d’infrastructures stagnent et l’aéroport demeure loin des standards internationaux requis. L’IATA, face au détournement massif de fonds par le DG Guy Roger Nelo,  a réagi en bloquant définitivement les appels au fonds provenant du DG, privant ainsi la SODIAC de toute ressource pour son fonctionnement quotidien.

 

D’ailleurs les conséquences se font déjà sentir. Les employés cumulent trois mois d’arriérés de salaires et n’ont perçu qu’un versement partiel grâce à un découvert négocié avec la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine. L’activité de l’entreprise est paralysée et les perspectives de modernisation de l’aéroport s’éloignent.

 

Guy Roger Nelo maintient sa position, convaincu que ses relations politiques et ses contributions au MCU le protègent de toute sanction. Cette confiance contraste avec la situation des agents qui attendent leurs salaires et la mission première de la SODIAC qui reste inaccomplie. La gestion de l’entreprise publique apparaît désormais guidée par des intérêts privés plutôt que par les objectifs de développement des infrastructures aéroportuaires centrafricaines….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Le groupe Azande AAKG dénonce les propos du préfet du Haut-Mbomou et exige le départ des Wagner

0

Le groupe Azande AAKG dénonce les propos du préfet du Haut-Mbomou et exige le départ des Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le groupe Azande AAKG dénonce les propos du préfet du Haut-Mbomou et exige le départ des Wagner
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

La coordination du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) critique le préfet Léonard Mbélé et formule huit revendications face aux violences et injustices subies dans le Haut-Mbomou.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a publié une réaction accusant le préfet du Haut-Mbomou, colonel Léonard Mbele, d’irrespect et de provocation envers la communauté Azande.

 

La coordination du groupe d’autodéfense Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a dénoncé le 11 août 2025 les propos du préfet du Haut-Mbomou, le colonel Léonard Mbele, qu’elle juge injurieux et méprisants. Selon le communiqué, ces déclarations ont été faites lors d’un rassemblement à Obo en présence de militaires récemment formés.

 

Le groupe affirme que le préfet Mbélé s’est attribué la responsabilité de la crise déclenchée à Zémio le 30 avril 2025, en reconnaissant avoir ordonné le désarmement forcé des combattants Azande. Il aurait également salué les destructions et massacres commis contre des civils du Haut-Mbomou par les forces russes de Wagner, les éléments de l’UPC et les FACA. Le communiqué ajoute que l’autorité locale a rejeté la validité de la formation militaire des 200 éléments Azande intégrés aux FACA, accusant ces derniers de ne pas avoir bénéficié d’un encadrement légal.

 

La coordination de l’AAKG rappelle que la prise d’armes des Azande n’était pas motivée par le désir d’intégrer l’armée nationale, mais par la nécessité d’assurer leur propre défense dans une région abandonnée par l’État. Elle insiste sur le fait que la communauté Azande, composée de citoyens centrafricains, a toujours vécu de ses activités agricoles, commerciales, de pêche et de chasse, et que son engagement armé visait à protéger le Haut-Mbomou contre les incursions des groupes rebelles et mercenaires.

 

Le document accuse le gouvernement centrafricain de s’appuyer sur l’AAKG pour sécuriser la préfecture après l’incapacité des forces régulières à y rétablir l’ordre. Il rappelle que 200 éléments Azande ont été formés à Obo par des instructeurs russes et des FACA, puis intégrés légalement dans l’armée.

 

Le communiqué critique par ailleurs les humiliations et menaces subies par les membres du groupe, dénonçant des arrestations arbitraires et des exécutions extrajudiciaires. Il accuse les autorités de Bangui de collusion avec les groupes armés tels que l’UPC d’Ali Ndarassa et le 3R de Bobo Sembé, au détriment des populations locales.

 

La coordination de l’AAKG formule huit revendications principales :

  1. La libération de leurs deux leaders, Célestin Lemane Bakoyogo et le pasteur Gouengue Elle, enlevés le 25 janvier 2025 par des mercenaires russes avec la complicité de gendarmes.
  2. La libération de dix combattants détenus à la prison de Ngaragba.
  3. La fin de la marginalisation de la communauté Azande.
  4. Le déminage des zones autour de Zémio par la Minusca.
  5. Le respect des droits et libertés fondamentaux des populations.
  6. La fin des accusations visant à présenter les Azande comme voulant créer une République séparée.
  7. Le retrait des mercenaires russes Wagner du Haut-Mbomou.
  8. La reconnaissance et la récompense des services rendus à l’État, notamment lors de la libération de Bambouti en 2023.

 

Le communiqué conclut que tant que l’insécurité persistera dans le Haut-Mbomou, l’AAKG continuera d’assurer la défense de sa communauté par tous moyens, rejetant toute nouvelle procédure de formation militaire proposée par le gouvernement ou la MINUSCA.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Touadera, écoute ce que ton ancien ministre Ange-Maxime Kazagui  te dit : “C’est le secteur privé qui crée la richesse”

0

Touadera, écoute ce que ton ancien ministre Ange-Maxime Kazagui  te dit : “C’est le secteur privé qui crée la richesse”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/ange-maxime-kazagui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui
L’ancien porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui

 

Le président de KARA Investissement Ange-Maxime Kazagui  prône l’émergence d’une culture entrepreneuriale en Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Ange-Maxime Kazagui ne mâche pas ses mots. Pour le président de KARA Investissement, la République centrafricaine doit impérativement comprendre une vérité économique fondamentale : “c’est le secteur privé qui crée de la richesse“. Cette conviction guide son action à travers l’organisation d’un forum sur l’investissement et les partenariats prévu pour octobre prochain.

 

L’homme d’affaires centrafricain diagnostique un mal profond dans son pays : l’absence d’une véritable culture d’entreprise. Cette lacune freine le développement économique et maintient la nation dans une dépendance excessive vis-à-vis de l’aide extérieure et des initiatives publiques. Son forum ambitionne de combler ce vide en sensibilisant tous les acteurs, du simple citoyen aux plus hautes autorités de l’État.

 

L’initiative de Kazagui s’appuie sur une approche pragmatique. Il privilégie les témoignages concrets d’entrepreneurs qui ont réussi à créer de la valeur. Ces exemples tangibles doivent démontrer que l’initiative privée peut transformer l’économie centrafricaine, stimuler l’emploi et générer des revenus durables pour les centrafricains.

 

Le défi s’avère particulièrement complexe dans un pays où les mentalités restent largement tournées vers l’assistance et l’intervention étatique. Kazagui mise sur la pédagogie pour faire évoluer ces perceptions. Son forum réunira investisseurs, petites et moyennes entreprises, partenaires techniques et représentants des pouvoirs publics autour d’un objectif commun : faire naître une dynamique entrepreneuriale authentique.

 

L’homme d’affaires ne se voile pas la face concernant les échecs passés. Nombreux sont les forums organisés en Centrafrique qui n’ont pas produit les résultats escomptés. Mais Ange-Maxime Kazagui  refuse la résignation : “il faut continuer, il ne faut pas baisser les bras”. Sa stratégie consiste à atteindre une “masse critique” de personnes convaincues de l’importance de l’entrepreneuriat.

 

L’implication des autorités publiques constitue un volet essentiel de sa démarche. Les administrations doivent saisir que leur rôle consiste à faciliter l’émergence du secteur privé plutôt qu’à le remplacer par le groupe Wagner ou les troupes rwandais. Cette prise de conscience permettrait d’aligner les politiques publiques sur les besoins réels des entrepreneurs et d’instaurer un environnement propice aux affaires.

 

Ange-Maxime Kazagui inscrit son action dans une vision à long terme qui dépasse le cadre d’un simple événement. Chaque rencontre, chaque échange doit contribuer à bâtir progressivement une société qui valorise l’initiative privée. Cette transformation culturelle représente selon lui un préalable indispensable au développement économique de la Centrafrique.

 

Le message d’Ange-Maxime Kazagui résonne avec force dans un pays en quête de solutions durables à ses défis économiques. En plaçant le secteur privé au centre de sa stratégie de développement, il propose une alternative crédible aux modèles traditionnels d’assistance. Son forum d’octobre constituera un test grandeur nature de cette approche novatrice, dont les résultats pourraient redéfinir l’avenir économique centrafricain.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Fouille à la prison du camp de Roux : la présence du ministre conseiller de Touadera, Mr  Cédric Gbaka est-elle légale ?

0

Fouille à la prison du camp de Roux : la présence du ministre conseiller de Touadera, Mr  Cédric Gbaka est-elle légale ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza-450×193.jpg” alt=”Cédric Gbaka” width=”450″ height=”193″ />
Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 4 juillet, Cédric Gbaka, ministre conseiller du président Faustin-Archange Touadéra en matière de sécurité, a dirigé une opération de fouille dans la prison du camp de Roux.

 

Lors de cette opération, Cédric Gbaka était accompagné de deux Mercenaires russes, du directeur de la Compagnie nationale de sécurité (CNS) et d’un groupe de policiers en tenue noire. Cette présence d’un conseiller présidentiel à l’intérieur d’une prison, menant directement une fouille, pousse les observateurs de notre système judicaire : depuis quand un membre du cabinet présidentiel est-il autorisé à s’impliquer dans les opérations pénitentiaires ?

 

Au moment de l’opération de fouille, tous les détenus ont été expulsés de leurs cellules, tandis que Cédric Gbaka et ses hommes fouillaient les lieux. L’opération, présentée comme une fouille de routine, a rapidement montré qu’elle avait une cible précise : la cellule où se trouvaient Armelle Sayo et Nourd Gregaza. Les Russes, armés d’appareils détecteurs de signaux GSM, ont fouillé chaque recoin avant que Cédric Gbaka n’annonce avoir trouvé un téléphone et un document présenté comme un « plan d’attaque de Bangui ».

 

Tout a été minutieusement organisé , mais d’une manière moins intelligente. Les deux détenus ont nié toute appartenance aux objets prétendument découverts, mais Cédric Gbaka a insisté, filmant les deux détenus comme une pièce à conviction fabriquée. Selon des sources présentes, il aurait ensuite appelé directement le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène pour exiger le transfert d’Armelle Sayo et de Nourd Gregaza vers l’OCRB dès le lundi 7 juillet.

 

Effectivement, le lundi 7 juillet le général de police Armel Barrabas a exécuté l’ordre ce jour-là, ouvrant la voie à l’enlèvement d’Armelle Sayo par les mercenaires russes dans la nuit du 7 au 8 juillet.

 

Depuis cette nuit, Armelle Sayo a disparu. Aucune preuve de vie n’a été présentée. Les images diffusées sur les réseaux sociaux le 17 juillet montre son corps décapité et gisant dans le sang.  Ce qui font que renforcer les soupçons d’assassinat.

 

Pour de nombreux observateurs, l’affaire du 4 juillet n’était rien d’autre qu’une manœuvre montée de toutes pièces pour éliminer l’ancien ministre Armel Sayo.

 

Ainsi, on se demande si la présence du ministre conseiller du Président, monsieur Cédric Gbaka  est-elle légale ?Non! En droit, la fouille d’une prison est une prérogative de l’administration pénitentiaire, placée sous l’autorité du régisseur et du ministère de la Justice. La présence de Cédric Gbaka, accompagné de mercenaires russes, n’a aucun fondement légal. Pire, elle explique l’ingérence directe du palais de la Renaissance dans des affaires judiciaires et pénitentiaires, avec pour but de fabriquer de fausses accusations et faire tuer un détenu.

 

Ce n’est pas la première fois que le conseiller présidentiel Cédric Gbaka est impliqué dans de telles opérations. Plusieurs sources affirment que Cédric Gbaka agit régulièrement comme l’exécuteur des basses œuvres du régime Touadéra, instrumentant des arrestations, des transferts et des disparitions, souvent en collaboration avec les Russes. Le 4 juillet n’a fait que confirmer un schéma déjà bien connu, où les institutions légales sont contournées pour imposer la volonté du pouvoir exécutif.

 

Tout dans l’opération du camp de Roux démontre une volonté politique de neutraliser Armelle Sayo. Le scénario était prévisible : fouille illégale, « découverte » d’éléments compromettants, transfert accéléré, puis disparition. Ce théâtre, organisé au plus haut niveau, ne laisse aucun doute sur la responsabilité directe du Président Faustin Archange Touadera.

 

La question reste entière : comment un conseiller présidentiel, qui n’a aucune fonction judiciaire ou pénitentiaire, peut-il mener une fouille dans une prison nationale ? Cette action n’était pas un simple abus de pouvoir : c’était un acte prémédité, organisé et assumé, visant à livrer Armelle Sayo aux mercenaires russes pour torture et élimination….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Centrafrique : La Société Civile en Première Ligne pour les Populations Vulnérables

0

La Société Civile en Première Ligne pour les Populations Vulnérables

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Dans-la-prison-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La Société Civile en Première Ligne pour les Populations Vulnérables
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Face aux restrictions budgétaires croissantes, les organisations de la société civile centrafricaines innovent et se mobilisent pour maintenir l’assistance aux groupes les plus fragiles de la population.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En République centrafricaine, les organisations de la société civile ne baissent pas les bras. Alors que les bailleurs de fonds internationaux serrent les cordons de la bourse, ces acteurs de terrain trouvent des solutions pour continuer à aider les plus démunis.

 

Cette volonté de poursuivre coûte que coûte se traduit par des initiatives concrètes de formation et de coordination. L’atelier de deux jours soutenu par le Fonds mondial en témoigne : les participants ont appris de nouvelles méthodes de coordination et des techniques pour optimiser leurs actions avec moins de moyens. Qu’ils appartiennent ou non à la plateforme nationale, tous repartent avec des outils pratiques pour améliorer leur travail quotidien.

 

Les groupes qu’ils accompagnent ont des besoins spécifiques et urgents. Personnes vivant avec le VIH/SIDA, malades de la tuberculose, travailleuses du sexe, détenus, jeunes, adolescents, femmes enceintes : autant de populations qui ne peuvent pas attendre. Chaque groupe demande une approche particulière et des compétences techniques précises pour que l’aide soit vraiment efficace.

 

Syriac Ngobe, président de la Plateforme des Organisations de la Société Civile (PECOS), l’a dit clairement au micro de Saint-Christophe Doroini : « Il est important que, quelle que soit la situation des réductions de financement, nous puissions maintenir ces interventions à l’endroit de ces groupes spécifiques qui sont menées par les organisations de la société civile ». Le message est simple : l’argent manque, mais le travail continue.

 

Cette détermination s’appuie sur une position solide dans les instances décisionnelles. Avec 40% des sièges au Mécanisme de Coordination Pays (CCM), qui gère les financements du Fonds mondial, la société civile a son mot à dire. Cette place lui permet de défendre des politiques de santé qui incluent tout le monde et de coordonner les efforts entre différents secteurs.

 

Les recommandations sorties de l’atelier vont dans le même sens : renforcer les compétences sur le terrain. Formations régulières, assemblées générales du CCM plus fréquentes, partage d’expériences entre organisations : tout est pensé pour faire mieux avec ce qu’on a.

 

L’objectif reste le même : maximiser l’impact malgré la baisse des budgets. En développant les savoir-faire locaux, ces organisations construisent quelque chose de durable qui ne dépend pas seulement de l’aide extérieure.

 

Cet atelier représente une étape importante pour la société civile centrafricaine. Les organisations sortent renforcées, mieux formées et plus organisées. Elles prouvent qu’on peut continuer à protéger les plus vulnérables même quand l’argent se fait rare.

 

Ce qui se dessine, c’est un nouveau modèle où les organisations locales prennent leurs responsabilités. Elles comptent moins sur l’aide internationale et plus sur leur propre capacité d’innovation et de solidarité. Pour les populations vulnérables de Centrafrique, c’est peut-être là que se trouve l’espoir : dans cette société civile qui refuse d’abandonner et qui s’adapte aux réalités du moment.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Pourquoi certaines jeunes femmes préfèrent-elles voler un bébé plutôt que d’en faire naître un ?

0

Pourquoi certaines jeunes femmes préfèrent-elles voler un bébé plutôt que d’en faire naître un ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pourquoi certaines jeunes femmes préfèrent-elles voler un bébé plutôt que d’en faire naître un ?
CopyrightCNC

 

Un nourrisson enlevé puis retrouvé à Bangui exprime un phénomène émouvant aux racines psychologiques complexes.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le lundi 28 juillet 2025, un bébé de deux mois a été enlevé à l’hôpital communautaire de Bangui, dans le 5e arrondissement. Selon le directeur des services de police judiciaire, Joël Bombo, la voleuse présumée est une femme d’une trentaine d’années, résidant dans le huitième arrondissement. L’enfant a été retrouvé sain et sauf le lendemain, grâce à une opération rapide menée par la police.

 

D’après les premières informations, la mère de l’enfant s’était momentanément éloignée, laissant son bébé sans surveillance. C’est à ce moment-là que la suspecte serait intervenue. Les détails du mode opératoire n’ont pas été précisés, mais pour la police, l’affaire est grave. « L’erreur commise par cette dame là, c’est grave », a déclaré Joël Bombo, tout en saluant l’efficacité de ses équipes. Il a lancé un appel à la prudence : « Les femmes, il faut protéger leurs enfants parce que nous sommes dans un monde un peu compliqué. Un enfant, c’est une richesse du pays ».

 

Le bébé a été retrouvé dans le huitième arrondissement, ce qui a facilité l’opération. La suspecte, arrêtée sur place, doit être présentée au parquet. Les autorités n’écartent pas la possibilité d’un motif psychologique derrière son geste.

 

Justement, pourquoi voler un bébé au lieu d’en faire naître un ?

 

Selon plusieurs experts en santé mentale contactés par la rédaction du CNC, le vol d’enfant à la maternité n’est pas uniquement un crime opportuniste. Il est souvent lié à des troubles psychologiques profonds.

 

Dans certains cas, la femme n’a jamais été enceinte, mais elle a fait croire à son entourage qu’elle attendait un enfant. Face à la pression sociale ou affective, elle tente de maintenir cette illusion jusqu’au bout. Le jour où elle est censée accoucher, elle se rend dans une maternité et enlève un bébé pour faire croire qu’elle vient d’accoucher.

 

Selon les experts, ce phénomène est associé à des troubles appelés « troubles factices ». La femme simule une grossesse pour obtenir de l’attention, échapper au rejet, ou répondre aux attentes d’un compagnon. Le geste est rarement prémédité sur le long terme : c’est souvent un acte de panique, sur fond de détresse émotionnelle ou de déséquilibre psychique.

 

D’autres femmes ont subi des traumatismes importants, comme une fausse couche, une stérilité ou un deuil périnatal. Leur besoin de maternité devient obsessionnel. L’enlèvement d’un bébé est alors perçu, dans leur esprit perturbé, comme un moyen de combler un vide intolérable.

 

Dans des cas plus graves, certaines souffrent de troubles mentaux aigus, comme des délires psychotiques. Elles peuvent croire sincèrement que l’enfant est le leur, même sans preuve ni grossesse. L’acte n’est alors pas motivé par le mensonge, mais par une perception altérée de la réalité.

 

Enfin, certaines cèdent à la pression sociale ou conjugale : dans des contextes où l’enfant est une preuve d’amour, de fécondité ou de statut, le mensonge devient une stratégie de survie émotionnelle. Voler un bébé devient une façon, aussi destructrice qu’elle soit, d’éviter la honte ou l’abandon.

 

Les enlèvements de nouveau-nés dans les maternités mettent en cause à la fois des failles dans la sécurité hospitalière et des troubles personnels parfois très profonds. Si la justice poursuit les auteurs de ces actes pour enlèvement, les professionnels de santé mentale appellent à une prise en charge plus précoce des femmes en détresse, notamment celles confrontées à l’infertilité, au deuil périnatal ou à la violence conjugale.

 

L’affaire de Bangui montre une double urgence : protéger les enfants dans les structures publiques, mais aussi comprendre les raisons pour lesquelles certaines femmes en viennent à voler un enfant au lieu de le porter. Entre souffrance psychique, pression affective et absence de suivi psychologique, le problème dépasse largement le cadre sécuritaire.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Martin Ziguelé fustige le président Touadera   qui se montre sourd  aux crises qui frappent son pays et déconnecté de ses compatriotes

0

Martin Ziguelé fustige le président Touadera   qui se montre sourd  aux crises qui frappent son pays et déconnecté de ses compatriotes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/le-Président-du-mouvement-de-libération-du-peuple-centrafricain-martin-ziguelé-le-02-août-2020-par-cnc-cyrille-yapendé.jpg” data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé fustige le président Touadera qui se montre sourd aux crises qui frappent son pays et déconnecté de ses compatriotes
le-Président-du-mouvement-de-libération-du-peuple-centrafricain-martin-ziguelé-le-02-août-2020-par-cnc-cyrille-yapendé – “Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique”, selon Martin Ziguélé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Martin Ziguelé accuse le président de trahir ses engagements constitutionnels et d’ignorer les crises nationales.

 

Le député de l’opposition s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), au nom de l’opposition démocratique centrafricaine. Il a directement reproché au président de la République centrafricaine de ne pas respecter la Constitution et de refuser d’aborder les crises que traverse le pays. Ces déclarations arrivent à un moment où les tensions politiques s’intensifient, avec des demandes répétées de l’opposition  de dialogue direct avec le Président.

 

Martin Ziguelé a commencé son discours par une comparaison frappante. Il a comparé l’attitude du président à celle d’un homme qui jure fidélité puis abandonne ses promesses une fois les responsabilités arrivées. Le député rappelle que le président a prêté serment de respecter et défendre la Constitution du 30 mars 2016 devant les Centrafricains et la communauté internationale. Pourtant, ses actions contredisent cet engagement solennel.

 

Martin Ziguelé a particulièrement visé le référendum controversé et les marches fictives organisées dans le pays en vue d’un prétendu  soutien à un changement de la constitution en 2022. Il considère ces événements comme un “spectacle” destiné à créer l’illusion d’un soutien populaire pour des changements constitutionnels. Le député affirme que le président tente de détourner l’attention des vrais problèmes par ces manœuvres politiques.

 

« Il sait en son âme et conscience qu’il a juré de respecter la Constitution. Le monde entier l’a entendu », a déclaré Ziguelé lors de cette conférence de presse du BRDC. Il dénonce une approche qui va à l’encontre des engagements pris publiquement.

 

Le député Martin Ziguelé a vivement reproché au président son attitude face aux appels au dialogue lancés par le BRDC. Selon lui, le président évite les discussions en prétendant ne pas connaître les sujets à aborder, alors qu’il en comprend parfaitement les enjeux. « Il ne veut pas du dialogue pour une raison simple », a affirmé Martin Ziguelé, laissant entendre que le président a peur d’affronter les questions essentielles sur l’avenir du pays.

 

Le BRDC, insiste-t-il, ne cherche pas à attaquer le président personnellement, mais à ouvrir un débat sur des questions importantes : la réforme des institutions, la sécurité nationale, et la légitimité des processus électoraux. Martin Ziguelé a reproché au président de ne pas recevoir les représentants de l’opposition pour discuter directement de ces enjeux. Il souligne qu’un chef d’État devrait être accessible à tous les citoyens, comme le font d’autres Présidents africains, surtout des pays voisins qui rencontrent leurs opposants pour résoudre les crises de leur pays.

 

Ziguelé a longuement parlé de l’état des institutions républicaines, qu’il décrit comme « désinstitutionnalisées » et privées de moyens pour accomplir leurs missions. Il a particulièrement attaqué l’Autorité Nationale des Élections (ANE), dont l’incompétence a été reconnue par une institution mandatée par le Conseil de sécurité des Nations unies. « Ce n’est pas nous qui disons qu’ils sont incompétents, c’est une autorité internationale », a-t-il insisté, ajoutant que l’ANE n’a jamais organisé d’élections crédibles. Il qualifie le référendum de « téléphonique ».

 

Sur la sécurité, Martin Ziguelé a déploré l’état des Forces Armées Centrafricaines (FACA), donnant l’exemple de l’absence de moyens aussi basiques que des motos pour les militaires aux postes frontaliers. Il a critiqué la dépendance du pays envers des forces étrangères, notamment Wagner, et l’utilisation de ressources financières importantes pour des contrats extérieurs au lieu d’équiper les forces nationales.

 

« Avec 400 millions par semaine remis au groupe russes de sécurité privé, on pourrait acheter des camions, voire des aéronefs pour intervenir en temps réel », a-t-il suggéré, demandant une réorientation des priorités budgétaires pour renforcer la sécurité intérieure.

 

Le BRDC, par la voix de Ziguelé, se présente comme une force de proposition, réclamant des réformes profondes pour restaurer la crédibilité des institutions et garantir la souveraineté nationale. Il a rejeté les accusations d’anti-patriotisme portées contre l’opposition, expliquant que critiquer les dysfonctionnements, comme l’absence de moyens pour les militaires, vise à améliorer la situation du pays. « Ce qui fait mal, ce n’est pas qu’on en parle, c’est qu’il n’y ait pas de moto », a-t-il lancé….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

La suspension de l’aide USAID : la République centrafricaine face à un défi humanitaire majeur

0

La suspension de l’aide USAID : la République centrafricaine face à un défi humanitaire majeur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/SHRA-Photo-de-Famille.jpg” data-wpel-link=”internal”>La suspension de l’aide USAID : la République centrafricaine face à un défi humanitaire majeur

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La décision de Washington de suspendre les financements USAID place la République centrafricaine dans une situation critique, avec des conséquences directes sur l’accès aux soins, l’alimentation et l’emploi de millions de citoyens.

 

L’annonce de la suspension des financements de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) par l’administration Trump en 2025 constitue un tournant inquiétant pour la République centrafricaine. Cette mesure touche de plein fouet un pays où l’assistance internationale demeure un élément structurant de la survie quotidienne des populations.

 

Les programmes financés par Washington interviennent dans des secteurs névralgiques de la société centrafricaine. Le Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR) permet actuellement à des milliers de patients d’accéder aux traitements antirétroviraux. Les cliniques mobiles, soutenues par ces fonds, assurent la distribution de médicaments dans les zones reculées du territoire national. Le Programme alimentaire mondial, bénéficiant d’un appui financier américain substantiel, intervient auprès des familles confrontées à l’insécurité alimentaire dans plusieurs préfectures.

 

Cette dépendance à l’aide extérieure reflète la réalité structurelle du pays. Les témoignages recueillis par nos confrères de Guira FM illustrent cette situation. Un habitant de Bangui souligne que “la quasi-totalité des Centrafricains dépend de l’aide humanitaire”, tandis qu’un autre précise que “la question de la nourriture dépend de certaines organisations internationales”.

 

L’impact économique de cette suspension dépasse le cadre humanitaire. Les organisations non gouvernementales financées par l’USAID constituent un employeur significatif sur le marché du travail national. Selon les estimations disponibles, près de 1 000 postes dans le secteur humanitaire seraient directement menacés par cette décision. Dans un contexte où l’État centrafricain dispose de capacités limitées pour l’absorption de cette main-d’œuvre, la mesure américaine risque d’aggraver le taux de chômage, particulièrement chez les jeunes diplômés.

 

La République centrafricaine, malgré la stabilisation progressive observée depuis la fin des conflits majeurs, demeure confrontée à des défis institutionnels considérables. Les infrastructures sanitaires accusent des déficits en équipements et en personnel qualifié. Le système éducatif souffre d’un manque chronique d’enseignants. Les voies de communication nécessitent des investissements massifs pour leur réhabilitation. Dans ce contexte, l’USAID intervenait comme un partenaire technique et financier compensant partiellement ces insuffisances.

 

Cette situation n’est pas spécifique à la République centrafricaine. D’autres pays du continent, notamment le Soudan du Sud, subissent également les conséquences de la révision de la politique d’aide américaine. Les États-Unis représentaient 42% de l’aide humanitaire mondiale en 2024, selon les données des organisations internationales. Le retrait de ce contributeur majeur crée un déficit que les autres bailleurs de fonds, Union européenne en tête, peineront à compenser dans l’immédiat.

 

Pour la République centrafricaine, cette crise révèle la nécessité d’une réflexion approfondie sur la diversification des sources de financement et le renforcement des capacités nationales. Les ressources minières du pays, or et diamant notamment, pourraient contribuer au financement des programmes sociaux si leur exploitation était optimisée et leur gestion transparente.

 

L’heure est désormais à la recherche de solutions alternatives. Les autorités centrafricaines, en collaboration avec les partenaires internationaux restants, doivent élaborer des stratégies de substitution pour maintenir les services essentiels à la population. L’enjeu dépasse le cadre humanitaire immédiat : il s’agit de préserver les acquis de la stabilisation et d’éviter une régression qui pourrait compromettre les efforts de reconstruction du pays.

 

La suspension de l’aide USAID place ainsi la République centrafricaine devant un test de résilience majeur, dont l’issue déterminera sa capacité à construire un développement moins dépendant de l’assistance extérieure….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

À Obo, les femmes bâtissent leur avenir grâce à la solidarité et au commerce

0

À Obo, les femmes bâtissent leur avenir grâce à la solidarité et au commerce

 

Centrafrique.org/la-flambee-des-prix-a-obo-un-fardeau-insupportable-pour-les-habitants/le-march-lakounga-de-obo-chef-lieu-prefecture-haut-mbomou-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-67887″ data-wpel-link=”internal”>À Obo, les femmes bâtissent leur avenir grâce à la solidarité et au commerce
Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la petite localité de Obo, en République centrafricaine, les femmes se mobilisent pour prendre leur avenir en main.

 

Réunies au sein de l’Association des Femmes Unies pour le Développement (FUD), avec le soutien de la Minusca, elles portent des projets économiques qui changent la donne. Le 5 mai dernier, une douzaine de groupements, principalement composés de femmes, se sont rassemblés pour faire le point sur leurs initiatives et tracer la voie vers une autonomie financière encore plus solide.

 

Au cœur de leurs activités, on trouve les tontines, ces systèmes d’épargne collective où chaque membre cotise pour permettre, à tour de rôle, de financer des projets personnels ou professionnels. Mirene Dossi, la coordonnatrice de la FUD à Obo, ne cache pas sa fierté : « Quand on nous donne les moyens d’avancer, on se doit de montrer des résultats. Les tontines et le petit commerce ont transformé des vies. Aujourd’hui, beaucoup de familles sont plus autonomes grâce à ces initiatives ». Que ce soit pour lancer une activité de vente au marché ou développer une petite entreprise, ces fonds permettent aux femmes de gagner en indépendance et de soutenir leurs foyers.

 

Mais l’élan ne s’arrête pas là. À Obo, on cultive aussi la terre avec détermination. Mathias Anidibiou, président de l’Association Cuisine Sociale, raconte : « Avec le soutien de la MINUSCA, nous avons travaillé quatre hectares de champs. Résultat : 60 sacs de riz et 15 sacs d’arachides récoltés. Malgré les défis du climat, ces productions nous ont permis de nourrir nos familles et de nous préparer pour la prochaine saison. » Ces succès agricoles sont une bouffée d’espoir dans un contexte où les aléas climatiques compliquent souvent les projets.

 

Cette réunion du 5 mai a aussi permis de regarder les choses en face : quelles sont les difficultés ? Comment aller plus loin ? Les échanges ont été riches, avec un objectif clair : ajuster les stratégies pour que les projets gagnent en efficacité. Pour la MINUSCA, ces initiatives ne se limitent pas à booster l’économie locale. Elles tissent aussi des liens entre les communautés, favorisant la réconciliation dans une région marquée par des tensions.

 

À Obo, les femmes montrent qu’avec de la solidarité et une bonne dose d’entrepreneuriat, on peut changer les choses. Leur ambition maintenant ? Faire durer ces avancées et impliquer encore plus de personnes dans cette dynamique. Une chose est sûre : leur énergie est contagieuse….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Prorogation de la politique sectorielle de la justice : entre 2000 et 2024, 230 milliards de FCFA alloués au secteur judiciaire , mais toujours un chaos. Touadera tente à nouveau un bricolage….

0

Prorogation de la politique sectorielle de la justice : entre 2000 et 2024, 230 milliards de FCFA alloués au secteur judiciaire , mais toujours un chaos. Touadera tente à nouveau un bricolage….

 

Centrafrique.org/charlatanisme-sorcellerie-et-autres-affaires-les-enjeux-de-la-prochaine-session-criminelle-en-decembre/le-magistrat-jacques-wakara/” rel=”attachment wp-att-70822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Le-magistrat-Jacques-Wakara-450×337.jpg” alt=”Prorogation de la politique sectorielle de la justice : entre 2000 et 2024, 230 milliards de FCFA alloués au secteur judiciaire , mais toujours un chaos. Touadera tente à nouveau un bricolage….” width=”450″ height=”337″ />
Le magistrat Jacques Wakara

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La prorogation de la politique sectorielle de la justice pour cinq ans, adoptée le 15 mai, cache sans doute l’échec d’un système judiciaire en ruines.

 

En effet, le Conseil des ministres du 15 mai dernier, sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, a adopté un décret prolongeant jusqu’en 2030 la politique sectorielle de la justice, initialement prévue pour 2020-2024. Présentée comme une démarche stratégique pour consolider les acquis, cette décision trahit en réalité l’incapacité du gouvernement à atteindre les objectifs fixés il y a cinq ans. L’ambition était pourtant claire : rétablir un système judiciaire équitable, accessible à tous, et capable de répondre aux aspirations des Centrafricains. Mais en 2025, la justice reste un luxe, gangrénée par l’impunité, des infrastructures défaillantes et une inégalité criante dans l’accès au droit.

 

Le comité de pilotage, chargé d’évaluer cette politique, a dressé un constat accablant, bien que le compte rendu tente d’enrober la réalité dans un jargon technocratique. Les sessions criminelles, importantes pour lutter contre l’impunité, restent irrégulières et fonctionnent male, faute de moyens. Les conditions de détention, inhumaines, continuent de violer les droits fondamentaux des prisonniers. L’aide légale, censée garantir un accès équitable à la justice, est quasi inexistante hors des grandes villes. Quant à la Cour pénale spéciale, souvent mise en avant comme un fleuron, elle est perçue par beaucoup comme un outil au service d’agendas internationaux. Pourquoi, après cinq ans, ces problèmes fondamentaux persistent-ils ? La prorogation n’est-elle qu’un moyen de gagner du temps face à un échec patent ?

 

Le compte rendu du conseil des ministres énumère des recommandations issues de la revue de la politique : organiser des sessions criminelles régulières, augmenter le budget pour l’alimentation des détenus, renforcer l’aide légale. Ces mesures, bien que nécessaires, sont d’une banalité désarmante. Elles auraient dû être mises en œuvre dès 2020, au lancement de la politique. Demander en 2025 un « budget adéquat » pour des besoins aussi élémentaires que nourrir les détenus révèle une négligence coupable. Où sont les résultats concrets des 230 milliards de FCFA alloués au secteur judiciaire entre 2020 et 2024, selon les estimations du Plan national de développement ? Cette absence de bilan chiffré dans le compte rendu alimente les soupçons de mauvaise gestion, voire de détournement.

 

Pire, le gouvernement semble se contenter de solutions superficielles. Prolonger une politique sans en réviser les fondements revient à poser un pansement sur une plaie infectée. Aucune réforme structurelle n’est évoquée : ni modernisation des tribunaux, ni recrutement massif de magistrats, ni lutte contre la corruption judiciaire, endémique dans le pays. La RCA compte moins de 200 magistrats pour 5 millions d’habitants, un ratio parmi les plus faibles d’Afrique. Comment, dans ces conditions, prétendre offrir une « justice de qualité accessible à tous » ? Le gouvernement esquive ces questions, préférant des déclarations d’intention à des engagements concrets.

 

La politique sectorielle, en se focalisant sur des institutions comme la Cour pénale spéciale, creuse un fossé entre une justice d’élite, financée par des partenaires internationaux, et une justice nationale, laissée à l’abandon. Les tribunaux de province, souvent dépourvus de juges et des avocats, voir même de matériel, sont inaccessibles à la majorité des Centrafricains, en particulier dans les zones rurales. Cette fracture géographique et sociale renforce le sentiment d’injustice : pendant que Bangui bénéficie d’une vitrine judiciaire, les citoyens des préfectures sont livrés à des arrangements informels ou à l’arbitraire des autorités locales.

 

L’aide légale, vantée comme un pilier de la politique, reste un mirage. Sans avocats en nombre suffisant ni financements clairs, les plus démunis n’ont aucun recours face à l’arbitraire. Le compte rendu évoque une « mise en œuvre » de l’aide légale, mais sans préciser combien de personnes en ont bénéficié ou combien de dossiers ont été traités. Cette opacité est révélatrice : le gouvernement préfère les effets d’annonce aux résultats mesurables.

 

La prorogation s’appuie sur une promesse floue : aligner la politique sur le Plan national de développement. Mais ce plan, ambitieux sur le papier, souffre d’un déficit chronique de financement. Le compte rendu mentionne la nécessité d’un « budget adéquat » sans indiquer comment il sera mobilisé. Dans un pays où les recettes fiscales couvrent à peine les salaires des fonctionnaires, cette absence de plan financier est une chimère. Les partenaires internationaux, souvent sollicités, ne peuvent pallier indéfiniment les carences de l’État. En l’absence d’une stratégie claire pour augmenter les ressources internes, la justice restera sous perfusion, incapable de répondre aux besoins de la population.

 

Le gouvernement semble également ignorer les causes profondes des dysfonctionnements judiciaires. La formation des magistrats est insuffisante, les infrastructures sont vétustes, et la corruption gangrène le système. Prolonger une politique qui n’a pas abordé ces problèmes structurels est une fuite en avant….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC