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Africa ti l’Or: La bière de la mort, Comment Wagner joue  avec la vie des centrafricains

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Africa ti l’Or: La bière de la mort, Comment Wagner joue  avec la vie des centrafricains

 

Africa ti l’Or: La bière de la mort, Comment Wagner joue avec la vie des centrafricains
La bière de Wagner baptisé Africa ti l’or

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui, entre les marchés  Combattant et les bars bondés du PK12, une nouvelle boisson s’est imposée avec une rapidité déconcertante : “Africa ti l’Or”. Présentée comme une bière nationale révolutionnaire, elle arbore un nom prometteur, évoquant la richesse et la fierté de l’Afrique. Mais derrière cette façade dorée se cache une vérité bien plus chaotique, une menace insidieuse qui plane sur la santé des Centrafricains. Car “Africa ti l’Or” n’est pas ce qu’elle prétend être. Ce n’est pas une bière artisanale brassée avec soin, mais un cocktail toxique, un mélange de vodka, d’eau douteuse et, pire encore, de substances narcotiques comme le tramadol. Ce produit, fabriqué et distribué par le groupe Wagner, est une bombe à retardement pour la population, instrumentée par des acteurs sans scrupules dont le seul moteur est l’argent, au mépris total de la vie humaine.

 

De la vodka trafiquée, pas une bière

 

Commençons par démystifier ce breuvage russe. Contrairement aux affirmations de Wagner, qui le commercialise comme une bière blonde à 5 %, 9 % ou même 4,5 % d’alcool selon les versions, “Africa ti l’Or” n’a rien à voir avec le processus traditionnel de brassage. Une vraie bière nécessite des ingrédients précis – eau, malt, houblon – et un savoir-faire rigoureux. Mais ici, les faits parlent d’eux-mêmes : des témoignages locaux et des enquêtes journalistiques, notamment celles publiées par Corbeaunews Centrafrique, révèlent que cette soi-disant bière est en réalité une vodka diluée avec de l’eau, à laquelle s’ajoutent des substances chimiques comme le tramadol, un opioïde puissant et addictif. Ce mélange, conditionné dans des bouteilles en plastique d’un litre ou d’un demi-litre, est vendu à bas prix – 800 à 1000 FCFA – pour attirer une population souvent démunie, en quête de distraction ou de répit dans un quotidien caractérisé par l’instabilité.

 

Le tramadol, pour ceux qui l’ignorent, n’est pas un ingrédient anodin. Utilisé médicalement comme analgésique, il devient une drogue dangereuse lorsqu’il est consommé sans contrôle. En Afrique, son usage détourné a déjà fait des ravages, notamment au Nigeria et au Sahel, où il est surnommé “l’héroïne du pauvre”. Mélangé à de l’alcool, ses effets sont amplifiés : euphorie trompeuse, dépendance rapide, et à long terme, dépression respiratoire, crises convulsives, voire la mort. Ajoutez à cela une eau de source déclarée “impropre à la consommation” par deux analyses successives, comme l’a souligné le sénateur français Olivier Cadic dans une question écrite au Sénat le 20 février 2025, et vous obtenez une mixture qui n’a d’or que le nom. Les étiquettes des bouteilles, dépourvues de dates de fabrication ou de péremption, trahissent une absence totale de contrôle sanitaire. Ce n’est pas une boisson, c’est un poison.

Paquet orange de Vodka Wa Na Wa de 50 ml avec un rhinocéros en image de marque sachet_vodka_wanawa-_vendu_par_wagner Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
sachet_vodka_wanawa-_vendu_par_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés

 

Wagner et les “VACNEX” : Des criminels au service du profit

 

Qui se cache derrière cette entreprise mortifère ? Le groupe Wagner, une organisation de mercenariat russe bien connue pour ses activités controversées à travers le monde, de la Syrie à l’Ukraine en passant par l’Afrique. En République centrafricaine, Wagner s’est implanté depuis 2018, initialement pour soutenir militairement le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra contre les groupes rebelles. Mais leur rôle a vite dépassé le cadre sécuritaire. Mines d’or et de diamants, exploitation forestière, contrôle des douanes : Wagner a étendu ses tentacules sur les richesses du pays, pillant au passage ses ressources sous couvert de “coopération”. Aujourd’hui, avec “Africa ti l’Or” et leur vodka “Wa na Wa” lancée en 2021, ils s’attaquent à un autre terrain : la santé et la dignité des Centrafricains.

 

Vous les appelez “VACNEX”, un terme qui résonne comme une accusation cinglante. Si ce nom semble désigner Wagner et ses complices centrafricains, il incarne parfaitement leur essence : des criminels dénués de conscience, prêts à tout pour remplir leurs coffres. Leur objectif n’est pas de proposer une alternative saine ou de contribuer au développement économique. Non, ils veulent monopoliser le marché des boissons alcoolisées, évincer des acteurs historiques comme la brasserie Mocaf (propriété du groupe français Castel), et transformer les Centrafricains en consommateurs captifs d’un produit destructeur. Les preuves de leur cynisme abondent : des actes d’intimidation rapportés par des commerçants, forcés par des motards en tricycle à vendre “Africa ti l’Or” sous la menace de représailles, aux campagnes publicitaires mensongères promettant de “l’or sous les capsules” pour appâter les plus vulnérables.

 

Une guerre de l’alcool aux conséquences dévastatrices

 

L’arrivée d’“Africa ti l’Or” s’inscrit dans une bataille plus large, une “guerre de la bière” qui oppose Wagner à Mocaf. Depuis des décennies, Mocaf, malgré ses imperfections, est un pilier de l’économie nationale : plus de 500 emplois directs, des impôts payés à l’État, une production encadrée. Wagner, lui, ne contribue en rien au bien-être collectif. Sa brasserie, installée sur la route de Boali, au pk26, échappe à tout contrôle officiel. Les autorités sanitaires centrafricaines, affaiblies par des années de crise, semblent incapables ou peu disposées à intervenir. Résultat : une boisson non testée, potentiellement létale, circule librement, tandis que Wagner multiplie les provocations, allant jusqu’à organiser des actes criminels comme l’incendie du dépôt de Mocaf en mars 2023.

Paquet rose de Vodka Wa Na Wa de 50 ml avec un rhinocéros en image de marque sachet_vodka_wanawa_de_wagner Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
sachet_vodka_wanawa_de_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés

Mais le véritable champ de bataille, c’est le corps et l’esprit des Centrafricains. La jeunesse, déjà fragilisée par la pauvreté, le chômage et les traumas d’un conflit interminable, est la première cible. “Africa ti l’Or” ne se contente pas de promettre une évasion éphémère ; elle enchaîne ses consommateurs à une dépendance chimique. Les récits de ceux qui l’ont goûtée parlent d’effets inhabituels : une ivresse rapide, des maux de tête persistants, une fatigue écrasante. Certains évoquent même des douleurs dentaires ou gastriques, signes possibles de la toxicité du tramadol et d’une eau contaminée. À long terme, les experts sanitaires craignent une vague d’addictions, de maladies hépatiques et de troubles neurologiques qui aggraveront une situation humanitaire déjà critique.

 

Une aliénation sous couvert de fierté

 

Wagner joue habilement sur les cordes sensibles. En baptisant leur produit “Africa ti l’Or” – “l’Afrique en or” en sango, la langue nationale –, ils flattent un sentiment de fierté patriotique. Leurs publicités agressives, relayées dans les bars et sur les réseaux sociaux, vantent une boisson “faite pour les Centrafricains”, produite localement avec des “technologies russes de pointe”. Mais cette rhétorique est une mascarade. Comme l’a dénoncé le feu Dr Orphée Douaclé-Ketté dans un tweet relayé par Corbeaunews, cette boisson est une “aliénation digne d’un esclave le plus vil”. Loin d’élever la nation, elle l’enfonce dans un piège mortel, exploitant les espoirs d’un peuple pour mieux le détruire.

 

Et que dire de la “tombola” organisée en 2023, promettant des lingots d’or et des motos aux consommateurs ? Une manipulation éhontée, qui a poussé des milliers de personnes à acheter davantage, espérant une richesse illusoire. Les rares gagnants exhibés dans les médias locaux ne masquent pas la réalité : pour chaque “vainqueur”, des dizaines de milliers d’autres n’ont récolté que des bouteilles empoisonnées et des rêves brisés.

 

Un appel urgent à la vigilance

 

Centrafricains, il est temps d’ouvrir les yeux. “Africa ti l’Or” n’est pas un cadeau, mais une malédiction. Chaque gorgée est un pas vers la ruine physique et morale, un tribut versé à des prédateurs qui se rient de votre avenir. Les “VACNEX” – Wagner et ses alliés – ne reculeront devant rien pour s’enrichir, quitte à transformer vos rues en cimetière et vos foyers en champs de désolation. Ne vous laissez pas séduire par leurs promesses dorées ni intimider par leurs menaces.

 

Aux autorités centrafricaines, le message est clair : arrêter votre peur et votre soumission bête. Agissez. Exigez des analyses indépendantes de cette boisson, fermez cette usine clandestine, protégez votre peuple. À la communauté internationale, qui observe de loin, il est temps de condamner ces pratiques et de soutenir la RCA face à cette nouvelle forme de colonialisme économique. Et à vous, consommateurs, commerçants, parents, jeunes : boycottez ce produit. Préférez les bières locales vérifiées, ou mieux encore, tournez-vous vers des alternatives saines. Votre santé vaut plus que leur or.

 

“Africa ti l’Or” n’est pas une richesse à célébrer, mais un danger à combattre. Ensemble, disons non à cette illusion toxique. Car l’avenir de la Centrafrique, le vrai or de ce pays, ce sont ses habitants – vivants, libres et debout.

 

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La douane centrafricaine renforce ses stratégies de recouvrement pour 2025

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La douane centrafricaine renforce ses stratégies de recouvrement pour 2025

 

Centrafrique.org/rca-lexpertise-russe-a-la-douane-le-dg-theodore-frederic-inamo-eclaire-la-lanterne-du-public-sur-cet-accord-de-collaboration/le-directeur-general-de-la-douane-frederic-theodore-inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints/” rel=”attachment wp-att-47250″ data-wpel-link=”internal”>Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints RCA : L’expertise russe à la douane, le DG  Théodore Frédéric Inamo éclaire la lanterne du public sur cet accord de collaboration
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le directeur général de la douane centrafricaine , Frédéric Inamo, a dévoilé une série de mesures visant à optimiser la collecte des recettes douanières pour l’exercice 2025. La création d’un poste terminal à port amont et le renforcement du contrôle des corridors commerciaux constituent les axes majeurs de cette nouvelle stratégie.

 

Réforme des exonérations et contrôle renforcé, la douane centrafricaine change de stratégie 

 

“Pour cette année, nous avons mis fin à la pratique des doubles exonérations dont bénéficiaient certains titulaires de marchés publics en tout axe”, a expliqué le directeur de la douane centrafricaine M. Inamo. Cette mesure vise à mettre un terme à une situation où l’État perdait doublement en revenus. Pour les véhicules sous main-levée, les autorités douanières instaureront un prélèvement à la source sur les salaires des fonctionnaires qui ne régularisent pas leur situation dans un délai de trois mois.

 

Ces nouvelles dispositions, inscrites dans la loi des finances 2025, marquent un tournant dans la politique de recouvrement des recettes douanières. Elles s’accompagnent d’un renforcement significatif des contrôles sur l’ensemble du territoire.

 

Modernisation des infrastructures de la douane centrafricaine

 

L’antenne de Kribi sera érigée en bureau de plein exercice, une décision motivée par l’augmentation du trafic de conteneurs dans ce port. “Les statistiques révèlent des écarts significatifs entre les déclarations au port de Kribi et les marchandises arrivant effectivement en République centrafricaine”, a souligné le directeur général. Cette transformation permettra d’éviter aux opérateurs économiques des déplacements coûteux vers Douala pour leurs formalités douanières, tout en renforçant la lutte contre les faux documents.

 

Un dispositif innovant à Béloko

 

Au poste-frontière de Béloko, un bureau juxtaposé de la douane centrafricaine sera créé avec la douane camerounaise pour combler la zone grise de sept kilomètres entre Garoua-Boulaï et Beloko. Une récente mission d’enquête dirigée par le directeur des enquêtes y a découvert “une trentaine d’entrepôts remplis de marchandises” détournées. Cette situation engendrait des pertes significatives pour les deux pays.

 

La solution adoptée prévoit l’installation de bureaux GPS des sociétés Nexus (Cameroun) et Mercure (Centrafrique) de part et d’autre de la frontière. “Cette configuration permettra une transition immédiate du suivi GPS des véhicules entre les deux pays, éliminant ainsi toute possibilité de déchargement frauduleux”, précise M. Inamo.

 

Renforcement de la présence douanière sur les corridors

 

Pour le corridor Nigéria-Cameroun-Centrafrique, les agents de la douane centrafricaine réintègrent l’antenne de Garoua grâce à un accord avec leurs homologues camerounais qui ont mis à leur disposition un bâtiment. Cette présence renforcée permettra un meilleur contrôle des flux commerciaux sur cet axe stratégique.

 

Un nouveau poste terminal sera également créé au port amont pour surveiller spécifiquement les importations sur le corridor fluvial et terrestre en provenance du Congo et de la République Démocratique du Congo. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de diversification des points de contrôle et d’optimisation des recettes.

 

Coopération internationale renforcée

 

La direction générale de douane centrafricaine a également intensifié sa coopération avec ses homologues des pays voisins. Des accords d’assistance mutuelle ont été conclus, permettant un meilleur partage d’informations et une coordination accrue des actions de contrôle.

 

“Les échanges de données statistiques avec la douane camerounaise nous ont permis d’identifier des écarts importants dans les déclarations”, souligne le directeur général. Cette collaboration internationale s’avère cruciale pour lutter contre la fraude et optimiser les recettes douanières.

 

Perspectives et défis

 

Ces réformes ambitieuses de la douane centrafricaine s’accompagnent de défis logistiques et organisationnels importants. La formation du personnel aux nouvelles procédures et l’acquisition d’équipements modernes constituent des priorités pour la direction générale des douanes.

 

“Nous devons moderniser nos pratiques tout en assurant l’efficacité de nos contrôles”, insiste M. Inamo. Le succès de ces mesures dépendra également de la capacité des services douaniers à maintenir un équilibre entre facilitation du commerce et sécurisation des recettes.

 

La direction générale des douanes prévoit une évaluation régulière de l’impact de ces nouvelles mesures sur les recettes de l’État. Un système de suivi des performances sera mis en place pour ajuster les stratégies en fonction des résultats obtenus.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Élections de 2025 : Touadéra triche déjà avec une Constitution taillée sur mesure

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Élections de 2025 : Touadéra triche déjà avec une Constitution taillée sur mesure

 

Centrafrique.org/referendum-spectaculaire-en-rca-le-oui-remporte-partout-selon-le-mcu/un-centre-des-bureaux-de-vote-du-referendum-constitutionnel-a-9h-50mn/” rel=”attachment wp-att-67497″ data-wpel-link=”internal”>Élections de 2025 : Touadéra triche déjà avec une Constitution taillée sur mesure
Un centre du bureau de vote du référendum constitutionnel à 9 heures. Les bureaux sont vides

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les élections de 2025 en Centrafrique ne s’annoncent pas comme un exercice démocratique, mais comme un hold-up préparé de longue date par Faustin-Archange Touadéra. Avant même que les urnes ne soient ouvertes, le président a déjà truqué la partie : une Constitution révisée en 2023, taillée à ses mesures, lui pave un boulevard pour un troisième mandat illégal. Les journaux de Bangui, datés du 24 février 2025, dressent un tableau accablant : Touadéra ne joue pas, il magouille.

 

Le Démocrate met le doigt sur l’arnaque : la Constitution modifiée interdit aux binationaux de se présenter à la présidence, une règle qui écarte des poids lourds de l’opposition comme Anicet Georges Dologuélé ou Crépin Mboli-Goumba. Dominique Yandocka, député en exil, invité sur RFI, n’y va pas par quatre chemins : c’est une “mesure discriminatoire” visant à salir des adversaires et à les rendre inéligibles. Pendant ce temps, Touadéra s’offre un tapis rouge, soutenu par des manifestations bidon. Le Démocrate parle de “jeunes soudoyés” dans les rues, payés pour crier leur soutien à un troisième mandat. Qui croit encore à cette divertissement ?

 

Le pouvoir ne s’arrête pas là. Le Langage rapporte que le BRDC, fer de lance de l’opposition démocratique, réclame un dialogue inclusif pour des élections de 2025 justes. Réponse de Touadéra ? Un mur de silence, doublé d’une répression féroce. L’Hirondelle détaille la chasse aux opposants : arrestations arbitraires, enlèvements dans la capitale, et une vague de terreur depuis l’incarcération d’Armel Sayo. Pendant que le président verrouille le terrain, ses alliés – Wagner compris – veillent au grain, comme le note Le Langage, laissant la MINUSCA en simple spectatrice comme d’habitude.

 

Et les institutions ? Alignées sur le roi. Le Conseil constitutionnel et l’Autorité nationale des élections (ANE), censés garantir l’équité, sont dans la poche du régime, selon Le Langage. Touadéra n’a même pas besoin de faire semblant : ces organes, censés être indépendants, ne sont que des outils pour valider sa victoire avant l’heure. Pendant ce temps, le peuple regarde, impuissant. Le Citoyen rappelle que la première phase de révision des listes électorales a inscrit 570 000 nouveaux électeurs, mais avec des centres fermés pour “raisons de sécurité”. Une coïncidence bien pratique pour un pouvoir qui craint les votes qu’il ne contrôle pas.

 

Touadéra triche, et il ne s’en cache pas. Les panneaux solaires à Bangui, vantés comme un progrès par ses laudateurs, ne font pas oublier l’essentiel : pas d’eau, pas d’écoles, pas de paix, comme le martèle Médias Plus. La Constitution sur mesure n’est pas un projet pour le pays, c’est une assurance-vie pour un homme qui refuse de lâcher le pouvoir. Les élections de 2025 ? Une formalité pour un président qui a déjà décidé du résultat, pendant que les Centrafricains paient le prix de son règne. La vraie question, c’est jusqu’à quand ce jeu truqué tiendra face à un peuple qui n’en peut plus.

 

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Diamants de Nzako : le véritable trésor centrafricain file vers le Tchad et le Soudan

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Diamants de Nzako : le véritable trésor centrafricain file vers le Tchad et le Soudan

 

Centrafrique.org/diamant-en-centrafrique-des-versions-contradictoires-sur-une-pretendue-decouverte-historique/touadera-et-son-gouvernement-reunis-autour-de-diamant-decouvert-par-le-collecteur-de-boubou-blanc-au-bec-dor-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-87092″ data-wpel-link=”internal”>Diamants de Nzako : le véritable trésor centrafricain file vers le Tchad et le Soudan
Touadera et son gouvernement réunis autour de diamant découvert par le collecteur de boubou blanc au Bec d’or à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un expert centrafricain des pierres précieuses dévoile l’ampleur inquiétante du trafic de diamants depuis Nzako, riche localité minière située à près de 900 kilomètres de Bangui. Cette zone, connue pour ses “grosses pierres”, voit l’essentiel de sa production échapper aux circuits officiels centrafricains.

 

“À Nzako, c’est toujours des grosses pierres, des diamants de grosses tailles. C’est mon travail depuis plus de 20 ans, je connais un peu ce secteur minier centrafricain. Beaucoup des artisans miniers ne déclarent pas leur diamant car les taxes ici à Bangui sont trop élevées”, révèle notre source, un professionnel du secteur qui requiert l’anonymat. Son témoignage éclaire une réalité occultée par les annonces triomphales du pouvoir de Bangui.

 

Les taxes prohibitives poussent les collecteurs à emprunter les routes clandestines : “C’est pour ça qu’ils vont sortir vers le Tchad ou le Soudan. Il y a trop de trafic dans ce coin“. Cette fuite organisée des richesses nationales prospère tandis que le gouvernement multiplie les déclarations sur une prétendue transparence du secteur.

 

La région diamantifère de Nzako dévoile les failles d’un système à bout de souffle. Malgré la présence d’agents de contrôle dans le pays, les pierres précieuses continuent de s’évaporer vers les pays voisins. Les réseaux de contrebande, plus attractifs que les circuits légaux, drainent ces richesses qui devraient alimenter le développement national.

 

Ce pillage silencieux se poursuit pendant que la population attend toujours les dividendes de ce patrimoine naturel. Les belles promesses de réformes se heurtent à une réalité implacable : les diamants centrafricains enrichissent des réseaux occultes comme le groupe Wagner, rwandais et autres plutôt que le peuple centrafricain.

 

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Le sport au féminin : une grande célébration en préparation pour la Journée internationale de la femme

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Le sport au féminin : une grande célébration en préparation pour la Journée internationale de la femme

 

Centrafrique.org/126-millions-de-francs-cfa-disparus-la-mafia-au-coeur-du-cnosca/gilles-gilbert-gresenguet/” rel=”attachment wp-att-77799″ data-wpel-link=”internal”>Le sport au féminin :
Le président du CNOSCA Gilles Gilbert GRESENGUET.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Chaque jeudi à 18h05, les auditeurs de Radio Centrafrique ont rendez-vous avec Olympique, le magazine d’information et d’éducation porté par le Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA). Ce programme, conçu pour valoriser les initiatives du comité et des associations sportives nationales, a consacré une édition spéciale à un événement marquant : la Journée internationale de la femme qui sera  célébrée le 8 mars 2025.

 

En effet, ce soir du jeudi 27 février 2025, l’émission a accueilli Bernadette Pacosa-Foulou, présidente de la commission femmes et sport du CNOSCA, pour une discussion empreinte de sens. Objectif : explorer les préparatifs de cette journée et mettre en avant les ambitions du comité pour encourager la pratique sportive féminine en Centrafrique.

 

Une marche pour les droits et la santé

 

À l’approche du 8 mars, le CNOSCA prépare une grande mobilisation. Une marche d’envergure est prévue, réunissant des femmes de divers horizons : athlètes des fédérations sportives nationales, membres d’organisations féminines, lycéennes et bien d’autres. Le parcours débutera à PK0 pour s’achever au complexe Barthélemy-Boganda. « Nous visons au moins 3 000 participantes », annonce Bernadette Pacosa-Foulou avec détermination.

 

Cette initiative ne se limite pas à une simple démonstration. « En marchant, nous défendons notre droit de pratiquer le sport sans discrimination, tout en prenant soin de notre santé physique et mentale », explique-t-elle. Un double enjeu qui résonne particulièrement dans un contexte où l’accès des femmes au sport reste entravé par des barrières culturelles et sociales.

 

Pour garantir le succès de cet événement, un travail de fond est déjà en cours. Réunions, sensibilisation des responsables des fédérations sportives et appels à la mobilisation se multiplient. « Nous voulons que chaque femme se sente concernée. Il n’y a aucune raison de rester chez soi ce jour-là », insiste la présidente.

 

Sensibiliser dès l’école

 

Mais l’engagement du CNOSCA ne s’arrête pas au 8 mars. En amont, les 6 et 7 mars, la commission femmes et sport mènera une campagne de sensibilisation dans quatre lycées de Bangui : Marie – Jeanne CARON, lycée d’État des Rapides, lycée Barthélemy-Boganda et lycée de Bimbo. L’objectif ? Encourager les jeunes filles à s’initier au sport dès le plus jeune âge.

 

« Dans beaucoup de familles, on n’aime pas encore les filles à faire du sport. On considère trop souvent que c’est une activité réservée aux garçons », déplore Bernadette Pacosa-Foulou. Cette perception, ancrée dans des habitudes sociétales transmises de génération en génération, freine l’épanouissement sportif des femmes. « Pourtant, regardez autour de vous : les championnes olympiques ou paralympiques inspirent le monde entier. Chez nous, Jim Mendeigo, sacrée championne des Jeux africains l’an dernier, montre qu’une Centrafricaine peut briller au plus haut niveau. Pourquoi pas d’autres ? »

 

À travers ces interventions dans les écoles, le CNOSCA veut changer les mentalités dès la base. « Si les parents hésitent encore, ils doivent voir que le sport peut être une chance pour leurs filles, un moyen de s’épanouir ou même de construire un avenir », ajoute-t-elle.

 

Et après ?

 

Au-delà de ces initiatives, Bernadette Pacosa-Foulou adresse un message clair aux femmes centrafricaines. « Notre commission existe pour vous. Si vous rencontrez des obstacles dans votre pratique sportive, venez nous en parler. Nous sommes là pour les associations affiliées aux fédérations, mais aussi pour celles qui agissent en dehors ».

 

Elle rappelle aussi les bienfaits du sport face aux défis de santé actuels, comme le diabète ou les accidents vasculaires cérébraux. « Les médecins le disent : rester inactive n’est pas une solution. Rejoignez une association, bougez, prenez soin de vous ! »

 

Une ambition collective

 

Atteindre l’objectif des 3 000 participantes pour la marche du 8 mars ne sera pas simple. Mais avec une mobilisation déjà bien engagée auprès des fédérations, des associations et des lycées, le CNOSCA nourrit de grands espoirs. « Nous faisons tout pour que cette journée soit un succès collectif », conclut Bernadette Pacosa-Foulou.

 

À travers cet événement et les actions qui l’entourent, le comité ne se contente pas de célébrer la Journée internationale de la femme. Il pose les bases d’un mouvement plus large : celui d’une société où le sport féminin trouve pleinement sa place, pour le bien-être de toutes et l’avenir des générations à venir.

 

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Nomination des Auditeurs de Justice : Une Nouvelle Génération pour la Magistrature Centrafricaine

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Nomination des Auditeurs de Justice : Une Nouvelle Génération pour la Magistrature Centrafricaine

Centrafrique.org/nepotisme-en-haute-cour-lascension-de-nimery-ben-colbert-neveu-de-abazene-dans-la-magistrature-centrafricaine/photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service/” rel=”attachment wp-att-72018″ data-wpel-link=”internal”>Nomination des Auditeurs de Justice : Une Nouvelle Génération pour la Magistrature Centrafricaine
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 28 février 2025, le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a apposé sa signature sur une série de décrets officialisant la nomination de plusieurs auditeurs de justice. Ces décisions, présentées par le ministre d’État chargé de la Justice, consacrent l’entrée en scène de jeunes magistrats formés à l’École nationale d’administration et de magistrature (ÉNAM) de Yaoundé. Ces futurs gardiens du droit rejoindront bientôt les rangs des ordres judiciaire et administratif, apportant un souffle nouveau à la justice centrafricaine.

 

Qui sont les auditeurs de justice et quelle mission les attend ?

 

Les auditeurs de justice incarnent l’avenir de la magistrature. Ce sont des élèves en formation, appelés à endosser un jour les robes de juges ou de procureurs. Leur préparation repose sur un cheminement exigeant :

– Un apprentissage rigoureux mêlant théorie et pratique, où ils explorent les arcanes du droit, les rouages des procédures et les valeurs d’intégrité.

– Des périodes d’immersion dans les tribunaux, où ils observent de près le travail des magistrats chevronnés tout en y prenant part sous leur aile.

– Une plongée dans les multiples facettes du droit, qu’il s’agisse de l’ordre administratif, de l’ordre judiciaire ou des comptes classiques.

 

Ces nominations résonnent comme une promesse de renouveau pour une justice centrafricaine en quête de vigueur et de crédibilité, dans un pays où les défis de gouvernance et d’équité restent prégnants.

 

Une relève attendue au sein de la magistrature

 

Les décrets présidentiels dessinent les contours de cette nouvelle vague de magistrats, répartis en trois catégories distinctes :

 

  1. Section des Comptes Classiques

Ces auditeurs de justice sont destinés à veiller sur la gestion des finances publiques. Leur rôle consiste à examiner les comptes de l’État et des institutions, en s’assurant que chaque franc dépensé respecte les règles et sert l’intérêt général.

– Mokoso Dulci-Valérienne

 

  1. Ordre Administratif

Ici, les auditeurs se consacrent aux litiges entre les citoyens et les administrations. Ils jugent les décisions prises par l’État ou les collectivités, garantissant que le pouvoir public agit dans les limites de la loi et du respect des droits.

– Amadopa Merlin Jerry Vardanis

– Boudenault Jacques Fayol

– Djouma Shawal Serge

– Mahmat Ahmat Drivish

– Ndekilé Vomi Christi Anne

– Tomoro Claude Nord

– Anderson Dedikou

– Yawza Kongo Gracia Christel

 

  1. Ordre Judiciaire

Ces auditeurs interviennent dans les affaires de la vie quotidienne : conflits entre individus, crimes ou délits. Ils rendent des verdicts ou poursuivent les infractions, incarnant la justice au plus près des citoyens.

– Fiouené Evelyn Jordan

– Laou Nukowana Axel Terence

– Luanga Putsu Abigail Elsie

– Nagbat Galadima Djubeni Morel

– Auradimou Kraton-Herbert

– Otto Yannick-Armel

– Saïd Pagindji Thierry Seraphin

 

Un espoir pour une justice indépendante

 

Ces jeunes talents, désormais intégrés au cœur du système judiciaire, portent en eux l’espoir d’une justice plus robuste et impartiale. Leur arrivée intervient dans un contexte où la corruption, incarnée par des figures comme le président Baba Kongoboro lui-même, le ministre d’État à la justice, un grand mafieux, , ou encore certains magistrats aguerris, gangrène les institutions jusqu’aux plus hautes sphères. Ces pratiques délétères, ancrées dans les habitudes de certains anciens, ont terni la confiance des citoyens envers leurs instances.

 

Pourtant, ces auditeurs de justice ont l’occasion de tracer une voie différente. Loin de céder aux dérives de leurs aînés, ils peuvent puiser dans leur formation et leur fraîcheur d’esprit des principes solides pour rendre la justice indépendante et digne de ce nom. Leur engagement à venir sera un levier essentiel pour restaurer l’État de droit et offrir aux Centrafricains une administration judiciaire à la hauteur de leurs attentes.

 

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Centrafrique : Cantine scolaire, une nouvelle moquerie de Touadera

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Cantine scolaire, une nouvelle moquerie de Touadera

 

Centrafrique.org/attente-sous-le-soleil-linsensible-accueil-ministeriel-de-aurelien-simplice-zingas-a-Bambari/les-ecoliers-de-bambari/” rel=”attachment wp-att-75973″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Cantine scolaire, une nouvelle moquerie de Touadera
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, les discours sur l’alimentation scolaire fusent comme des étoiles filantes. On célèbre la 10e Journée africaine de l’alimentation scolaire, avec des mots qui donnent presque faim tellement ils sont beaux. Mais dans les écoles, dans les villages, le mot cantine scolaire n’existe plus depuis des années. Les enfants, eux, attendent encore le retour de ce projet, mais pas de blablas inutiles et provocateurs.

 

En effet, le commissaire de l’Union africaine, lors de la cérémonie de la dixième année de Cantine scolaire à la Cité des chefs d’État  à Bangui, a lancé : “Depuis sa création en 2016, nous avons enregistré d’incroyables avancées”. Il parle d’une hausse de fréquentation scolaire jusqu’à 30 %, d’une amélioration de la nutrition, d’un “phare d’espoir” pour les jeunes. Le président Kongoboro, lui, en rajoute une couche de la provocation . “C’est l’une de ses priorités pour le changement du pays”, rapporte-t-on, avec des promesses de solidarité et de révolution silencieuse. On nous vend des chiffres, des rêves : 48 milliards de dollars d’impact mondial, des petits agriculteurs sauvés, des filles qui restent à l’école grâce à un bol de riz. Mais qui voit ça ?

 

Pas à Baboua, Boda, Mbaïki, Bangassou, Zemio, Birao et bien d’autres villes du pays, en tout cas. Ce qui est insultant, à Baboua, dans cette ville de la Nana-Mambéré, un gamin est mort la semaine dernière, mordu par un serpent en cherchant du bois pour ses parents. Il allait à l’école, oui, mais pas de repas pour le retenir. À Bangui, on parle encore de ces programmes, mais dans les quartiers, les mères s’étonnent  de ses beaux discours : “Quel repas  scolaire ? Peut-être dans le village du Président ?En tout cas On n’a rien vu depuis des années”. Les belles paroles de cantine scolaire, elles se sont perdues quelque part. “Une augmentation de la rétention scolaire”, disent-ils. Mais dans les villages, les filles partent toujours, pas parce qu’elles mangent mieux, mais parce qu’il faut aider à la maison, faute de moyens. C’est pas une cantine qui les retient, c’est un miracle qu’elles attendent.

 

En vérité, les raisons de la perdition scolaire sont ailleurs. Les cantines ne retiennent personne. À Baboua, Koundé, Sosso-Nakombo, Kouki, Bria, Bambari, Alindao, ou Bozoum, les gamins lâchent l’école pour gratter dans les mines. L’argent, voilà ce qui les attire,  pas un bol de riz. Les habits, les crayons, ça s’achète pas avec des promesses. Des jeunes filles de leur côté,  sont très vite devenues des mères à bas âges, faute de sensibilisation des parents.  Prenant l’exemple de Boali, , à 95 km de Bangui, 13 filles ont été violées entre décembre et janvier 2025. Treize. Elles ont toutes abandonné l’école, pas par faim, mais par peur. Touadéra le sait, lui qui a enseigné. Mais il regarde ailleurs. Sa priorité ? Son pouvoir, pas la jeunesse. Wagner tue, protège son régime, et lui laisse un pays analphabète, plus facile à manipuler par le pouvoir.

 

Ses propos grotesques et insultants sont pires qu’un mensonge, c’est une bouffonnerie criminelle. Touadéra sait que la déperdition scolaire vient surtout des mines, des violences, de mariage précoce et de la misère de la famille, pas du manque de plat de manioc, de Koko, en un mot de la soupe scolaire. Mais il préfère parader avec l’UA, invente des “priorités” pour briller. Une politique sérieuse ? Rien. Juste des mots, pas pour les gosses qui crèvent ou qui fuient. Où sont ces repas promis ? En Centrafrique, on trouve que la honte.

 

Et pourtant, Touadéra ose fanfaronner devant la presse, une moquerie provocatrice : “Nos cantines marchent à merveille, les enfants mangent à leur faim, c’est une victoire pour le peuple. Et pour en finir, il déclare :  remerciez-moi pour ce beau cadeau !”. Le commissaire de l’UA va plus loin, avec une arrogance qui cogne : “Nos chiffres parlent d’eux-mêmes, vos écoles débordent de succès grâce à nous ! Les repas sauvent vos gosses, c’est un triomphe africain, le monde nous envie ce modèle éclatant”. Mais la réalité hurle autre chose : à Baboua, un gosse meurt sous un serpent, à Boali, 13 filles brisées fuient l’école. Ces paroles, c’est une provocation qui ricane au nez des morts et des larmes. Une politique pour la jeunesse ? Rien, que du vide maquillé en priorité. Moquer les Centrafricains avec ces mensonges, c’est pas juste insultant, c’est un acte criminel. Touadéra et ses complices crachent sur notre misère pendant que le pays s’effondre, et cette honte nous étrangle tous….

 

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Diplômés de l’École nationale des Arts :   quand le chômage les attend à la porte de sortie

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Diplômés de l’École nationale des Arts :   quand le chômage les attend à la porte de sortie

 

Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>L'UFDO n'est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système", selon Karl Blagué
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Armés de balais et de râteaux, ils nettoient les locaux de leur ancienne école. Un geste symbolique et désespéré des diplômés de l’École nationale des Arts de Bangui , abandonnés depuis 2011. Quatre promotions entières, soit des dizaines de professionnels qualifiés, restent sur le carreau. Les témoignages recueillis racontent l’amertume d’une jeunesse sacrifiée.”

 

Des talents laissés en jachère  en plein capitale

 

L’École nationale des Arts, institution créée en 1966, a formé des générations de cadres culturels. Pourtant, depuis 2011, ses diplômés se heurtent à des portes closes. Le paradoxe est dur : pendant que certains de leurs aînés, formés à l’École nationale des Arts   de Bangui occupent des postes importants au ministère, les nouvelles promotions restent dans l’antichambre de la fonction publique.

 

Le silence des autorités

 

“Personne ne parle de nous”, déplore Chrislain Galawara, président du collectif des diplômés de l’école nationale des arts. Le ministère de tutelle reste sourd à leurs appels. Cette indifférence administrative contraste avec le dynamisme de ces jeunes qui, malgré leur désarroi, continuent de croire en leur vocation.

 

Une action du désespoir

 

En participant à l’opération de Baba Kongoboro “Kwa ti kodro”, ces artistes au chômage ont choisi la dignité. Le nettoyage de leur ancienne école devient un cri silencieux, un appel à la reconnaissance. “Nous montrons que nous sommes là, que nous existons“, explique un des participants, la voix nouée par l’émotion.

 

L’art et la culture menacés

 

Cette situation démontre un malaise plus profond : le désintérêt des autorités pour le secteur culturel. Alors que le pays a besoin de ses forces vives pour construire son identité culturelle, des dizaines de professionnels formés aux frais de l’État se retrouvent sans perspective.

 

À l’heure où la Centrafrique cherche à redorer son image sur la scène internationale, le gâchis de ces talents formés à l’École nationale des Arts   représente une perte inestimable. L’intégration de ces diplômés dans la fonction publique n’est pas qu’une question d’emploi : c’est un enjeu de développement culturel et social pour le pays tout entier. 2025 sera-t-elle enfin l’année de leur reconnaissance ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Remise des clés aux victimes des catastrophes naturelles de Bossembélé  par l’ONG OSNA

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Remise des clés aux victimes des catastrophes naturelles de Bossembélé  par l’ONG OSNA

 

Centrafrique.org/boali-catastrophe-naturelle-quatorze-maisons-detruites/sinistres-de-boali-reparant-les-degats-apres-la-pluie/” rel=”attachment wp-att-76376″ data-wpel-link=”internal”>Remise des clés aux victimes des catastrophes naturelles de Bossembélé par l’ONG OSNA
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les victimes des catastrophes naturelles de Bossembélé de l’année dernière n’auront plus à s’inquiéter pour leur logement. Samedi dernier, l’ONG œuvre sociale nouvelle action  caritative (OSNA) a remis les clés de nouvelles maisons aux sinistrés, accompagnées de kits d’insertion pour les aider à reprendre une vie normale. Cette aide marque une avancée dans l’assistance aux populations touchées par les intempéries, mais elle pose aussi des interrogations sur la gestion des catastrophes et l’implication des autorités.

 

Des maisons pour tourner la page ?

 

Le drame de Bossembélé  avait laissé l’année dernière des dizaines de familles sans abri, après des pluies diluviennes ayant provoqué des inondations massives. Depuis, la reconstruction a été lente, et cette remise de clés apparaît comme un soulagement pour les sinistrés.

 

« Nous avons enfin un toit sûr », confie une bénéficiaire, très émouvante à la fin de la cérémonie qui a eu lieu à la mairie de Bossembélé en présence des autorités locales. « Cela faisait des mois que nous dormions chez des proches ou sous des abris de fortune ».

 

L’ONG OSNA , qui a piloté cette initiative, a travaillé avec plusieurs partenaires internationaux pour fournir des logements durables. Les nouvelles maisons sont censées être mieux adaptées aux aléas climatiques, bien que leur nombre reste insuffisant face à l’ampleur des besoins.

 

« Nous avons pu loger une partie des sinistrés, mais d’autres attendent encore », reconnaît un représentant de l’ONG.

 

Une aide ponctuelle ou une vraie politique de reconstruction ?

 

Si cette remise de clés est une avancée, elle ne règle pas le problème de fond : l’anticipation et la gestion des catastrophes naturelles en Centrafrique. Aucune politique nationale sérieuse n’existe pour prévenir ces drames, et les victimes sont souvent livrées à elles-mêmes après les sinistres. « On remercie OSNA pour cette aide, mais où est l’État  »? s’interroge un habitant.

 

Les ONG ne peuvent pas tout faire seules, et sans un plan gouvernemental de relogement et de prévention des catastrophes, ces initiatives resteront isolées. Les autorités doivent prendre la mesure du défi et mettre en place une stratégie durable pour éviter que ces tragédies ne se répètent.

 

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La bataille entre les croupiers humains et les jeux de casino automatisés

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Centrafrique.org/devenez-un-incollable-du-jeu-en-ligne-avec-jeuxdecasinoenligne/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre/” rel=”attachment wp-att-68165″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre-450×337.png” alt=”Les tendances des jeux de casino en direct en 2025″ width=”450″ height=”337″ />

 

Les jeux de casino automatisés, grâce aux dernières avancées en intelligence artificielle, sont de plus en plus répandus dans les casinos du monde entier. Cependant, de nombreux amateurs de casino apprécient encore l’interaction humaine avec un vrai croupier. Cet article examine les forces et faiblesses relatives aux croupiers humains et aux jeux automatisés.

Les jeux automatisés prennent de l’ampleur

Selon une étude menée par la firme Analytica en 2023, près de 40% des jeux de casino en Europe, par exemple au Cresus Casino, sont désormais entièrement automatisés. Ce chiffre a doublé depuis 2018. Aux États-Unis, la proportion est similaire, avec 37% des jeux automatisés.

Cette tendance s’explique par divers facteurs :

  • Les progrès en intelligence artificielle permettent de simuler le comportement d’un croupier humain de façon très réaliste
  • Les coûts d’exploitation sont moins élevés sans payer de salaire à un employé
  • La disponibilité 24h/24 et 7j/7 sans interruptions
Type de jeuPart de marché en 2018Part de marché en 2023
Jeux de table automatisés18%36%
Machines à sous automatisées62%68%
Poker en ligne12%18%
Autres (bingo, etc.)8%10%

Tableau 1 : Progression des jeux de casino automatisés entre 2018 et 2023

On constate que la plus forte progression concerne les jeux de table comme la roulette, le blackjack, le baccarat, etc. Autrefois domaines réservés aux croupiers humains, ces jeux sont désormais fréquemment remplacés par des versions entièrement automatisées.

Résistance des amateurs de interactions humaines

Cependant, de nombreux joueurs réguliers dans les casinos apprécient encore le contact avec un croupier réel. Selon le sociologue Jean Durant :

« Pour certains habitués des salles de jeu, venir au casino est une forme de loisir social. Ils apprécient échanger quelques mots avec les employés, blaguer un peu avec le croupier. Ce petit côté humain fait partie de l’expérience du casino traditionnel. »

En effet, l’interaction sociale fait partie du plaisir pour une certaine catégorie de joueurs. La dimension humaine crée une ambiance différente, plus chaleureuse. De plus, certains amateurs de jeux de casino sont méfiants vis-à-vis de la technologie :

« Des joueurs qui fréquentent les casinos depuis 20 ou 30 ans ont parfois du mal à faire confiance à un logiciel pour distribuer les cartes ou lancer la boule de roulette, » explique Emma Cardini, directrice d’un casino à Las Vegas. « Ils préfèrent avoir un humain en face d’eux, que ce soit par superstition ou par habitude. »

C’est pourquoi la plupart des casinos gardent encore 50 à 60% de jeux animés par des croupiers réels. Il y a une clientèle non négligeable qui reste attachée au charme désuet du dealer traditionnel.

Avantages et inconvénients respectifs

Voici un comparatif objectifs de forts points faibles des croupiers humains versus les systèmes automatisés :

Croupiers humains

Avantages :

  • Interactions sociales avec les joueurs
  • Ambiance typique du casino traditionnel
  • Favorise les pourboires
  • Plus engageant pour certains habitués

Inconvénients :

  • Coûts salariaux élevés
  • Fatigue et possibles erreurs humaines
  • Service interrompu lors des pauses
  • Taux de rotation du personnel important

Jeux automatisés

Avantages :

  • Coûts opérationnels réduits
  • Précision et rapidité optimales
  • Disponibilité 24/7 sans interruption
  • Occupent moins de place dans la salle

Inconvénients :

  • Aspect froid et impersonnel
  • Méfiance de certains joueurs traditionnels
  • Moins propice aux échanges sociaux
  • Réduisent les opportunités de pourboires

On constate que chaque option a ses forces et ses défauts. C’est pourquoi à l’heure actuelle la plupart des établissements cherchent un équilibre entre les deux formules, afin de satisfaire tous les profils de joueurs.

Cohabitation dans les casinos modernes

La tendance que l’on observe dans de nombreux casinos en 2025 est donc une cohabitation entre des zones de jeux automatisés et des tables animées par des dealers humains.

Plusieurs établissements proposent un espace dédié aux « jeux traditionnels » avec roulette, blackjack et poker animés par des croupiers réels. Ce secteur côtoie des salles de machines à sous et terminaux entièrement automatiques.

Cette formule de casino « hybride » permet de conjuguer modernité technologique et charme désuet des jeux classiques. Les joueurs peuvent alterner entre les deux ambiances selon leurs préférences ponctuelles.

Certaines innovations visent également à intégrer des assistants virtuels aux tables traditionnelles pour assister le croupier humain dans ses tâches tout en conservant l’aspect social. Il faut donc s’attendre à une collaboration accrue entre l’humain et la technologie dans les casinos du futur.

Conclusion

La montée en puissance des jeux automatisés avec l’intelligence artificielle entraîne une réduction progressive du nombre de croupiers humains dans les casinos. Cependant, une partie non négligeable des joueurs réguliers reste attachée au charme des dealers et à la dimension sociale.

On devrait donc assister à une coexistence entre espaces de jeux modernes entièrement automatisés et tables de jeux classiques animées par des humains, au moins dans un horizon de 5 à 10 ans. Les casinos cherchent le juste équilibre entre technologies innovantes et traditionnelle ambiance de salles de jeu.

 

Arrestations, violence et menace de mort : l’affaire du commandant Simplice Yarkokpa risque de finir par un bain de sang

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Arrestations, violence et menace de mort : l’affaire du commandant Simplice Yarkokpa risque de finir par un bain de sang

 

Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La capitale centrafricaine Bangui est agitée depuis près d’un mois par une crise explosive autour du commandant Simplice Yarkokpa, un haut gradé de la garde présidentielle dont les agissements criminels alimentent des divisions, des arrestations arbitraires et des menaces de mort. Son affaire, qui prend une tournure dramatique, menace de dégénérer en un conflit sanglant si les autorités ne réagissent pas rapidement.

 

L’arrestation fracassante de l’adjudant Ozaguin

 

Tout a débuté la semaine dernière, lorsque l’adjudant Kparambéti, surnommé Ozaguin, un ex-chef milicien du régime intégré dans l’armée nationale, a été interpellé par le commandant Simplice Yarkokpa et placé en détention à la garnison du camp de Roux. La raison de cette arrestation ? Une réponse cinglante à une menace de mort proférée par Yarkokpa. Dans un message vocal envoyé sur WhatsApp, Ozaguin a déclaré sans détour : « Je n’ai pas peur, je suis un homme. S’il vient me provoquer, je me défendrai, je ne me laisserai pas faire ». Il a également confirmé dans son audio que le commandant Simplice Yarkokpa est un «grand trafiquant de drogue et un malfaiteur notoire », des accusations qui circulent d’ailleurs depuis des mois dans les cercles de Bangui.

 

Ces propos, jugés insupportables par le commandant Simplice Yarkokpa, ont conduit ce dernier à ordonner l’arrestation immédiate de l’adjudant Ozaguin, qui reste aujourd’hui au garnison.

 

Rappelons qu’Ozaguin est un  ancien chef de milice armée fondée par le Président Touadera à Damara et Bogangolo.                Il a été et intégré dans l’armée après avoir combattu au front lors de l’attaque des rebelles de la CPC sur Bangui,  aux côtés des forces armées centrafricaines, des Russes, des Rwandais et de la Minusca , ne cache pas d’ailleurs son passé, ni sa détermination.

 

« Même si le commandant Yarkokpa se présente devant moi, je ne me laisserai pas faire. Soit il me tue, soit je le tue », a-t-il affirmé dans son audio, révélant l’intensité de la rivalité entre les deux hommes, tous deux issus de la même ethnie que le président.

Le policier Dimanche Valdez, cousin du commandant Simplice Yarkokpa, impliqué dans le trafic de drogue entre la RDC et la RCA

 

Une stratégie d’intimidation et de purge

 

L’affaire Ozaguin n’est qu’un pan d’un schéma plus large organisé par le commandant Simplice Yarkokpa, accusé d’utiliser son poste à la garde présidentielle pour terroriser et éliminer ses opposants. Il bénéficie d’une impunité scandaleuse, grâce à ses liens étroits avec le président, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et d’autres figures clés, qu’il contacte « sans problème  au téléphone » pour imposer sa loi. Selon des témoignages vérifiés et crédibles, Yarkokpa dirige un réseau de trafic de drogue et d’extorsion, éliminant immédiatement quiconque tente d’infiltrer ou de dénoncer ses activités.

 

« Il tue, il met en quarantaine ou fait radier les gens de l’armée, de la police ou de la gendarmerie », explique une source anonyme proche de l’État-major de l’armée nationale interrogée par la rédaction du CNC.

 

La preuve la plus récente de cette stratégie du c commandant Simplice Yarkokpa est la radiation, il y a une semaine, de sept policiers de la police nationale. Parmi eux, Dimanche Yongowana Alfio Valdez, un policier de 28 ans et neveu de Yarkokpa – fils de sa grande sœur. Dimanche, impliqué dans les trafics de son oncle, détient des secrets compromettants sur ce dernier, notamment réseau du trafic massif de drogue et de l’alcool frelaté depuis la RDC. Le jeune policier est également impliqué par Yarkokpa dans la perquisition controversée du domicile de l’ancien président de transition, Ferdinand Alexandre Nguéndet , en 2022, où des armes auraient été « découvertes » dans ce qui ressemble à un coup monté. Face à cette menace, Yarkokpa a juré de le tuer s’il est capturé, le forçant à fuir. Dimanche, terrifié, se cache aujourd’hui, craignant pour sa vie.

 

Des divisions familiales explosives

 

La famille du commandant Simplice Yarkokpa, déchirée par ses agissements, l’a publiquement rejeté, marquant une rupture profonde. « Il n’a rien à faire de nous, il est prêt à détruire tout le monde, même ses proches, pour maintenir son réseau », déplore un membre de la famille interrogé par la rédaction du CNC. Yarkokpa, de son côté, a répondu avec mépris, affirmant qu’il « peut faire des dégâts à tous ceux qui se mêlent de son affaire, même si celui-ci est de sa famille ». Sa réponse est claire, et    sans même se soucier des liens du sang. Cette division familiale reflète une crise plus large, où les liens ethniques – Yarkokpa, Ozaguin, Dimanche et la majorité des policiers radiés sont de la même ethnie que le président – ne suffisent plus à protéger quiconque de la brutalité de ce commandant mafieux Simplice Yarkokpa.

 

Un risque imminent de bain de sang

 

L’escalade entre Yarkokpa et ses hommes en tenue, notamment l’adjudant Ozaguin, fait craindre le pire. Les menaces de mort, les arrestations arbitraires et les purges au sein des forces de sécurité risquent de transformer cette affaire en un conflit armé, plongeant Bangui dans un bain de sang. Les appels à l’action se multiplient, mais le président, le ministre de la Défense, le chef d’état-major, le ministre de la Sécurité, le directeur général de la police, de la gendarmerie et de la garde présidentielle semblent détourner les yeux, fermant les oreilles aux cris d’alerte.

 

« Le jour viendra où cela explosera, et ce sera une catastrophe », prévient un observateur centrafricain.

 

Simplice Yarkokpa, un gros mafieux  de son état, continue d’agir en toute impunité, utilisant son poste pour intimider et semer la peur. Mais cette impunité risque de coûter cher à Bangui si rien n’est fait pour stopper cet engrenage.

 

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Centrafrique : Gatouzo Explose Contre Touadéra et Dénonce un Président Sans Autorité

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Gatizo Explose Contre Touadéra et Dénonce un Président Sans Autorité

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Gatizo Explose Contre Touadéra et Dénonce un Président Sans Autorité
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Gatizo, ancien partisan de Faustin-Archange Touadéra, est aujourd’hui l’un de ses plus féroces critiques. Exaspéré par ce qu’il considère comme un manque total de fermeté et de dignité présidentielle, il ne mâche pas ses mots. Selon lui, le président centrafricain a transformé le Palais de la Renaissance en une simple paillote, un lieu de rencontre ouvert à tous, où se mêlent criminels, mafieux et opportunistes de tout genre.

 

Touadera, un chef d’État sans autorité ?

 

Gatizo ne cache pas son mépris pour la gestion du pouvoir par Touadéra. Il compare le comportement du président à celui d’un voyou entouré de délinquants. Son principal reproche : l’absence totale de rigueur et de sélection dans les personnalités reçues au Palais. Le Palais de la Renaissance ne serait plus une institution républicaine mais une tente improvisée, à l’image de celles où Mouammar Kadhafi recevait ses invités en Libye.

 

Cette critique acerbe repose sur plusieurs faits. Gatizo dénonce notamment l’accueil de figures controversées, dont Émile Parfait Simb, un Camerounais impliqué dans des affaires de cryptomonnaie et poursuivi par la justice internationale. Fondateur de Global Investment Trading et de la plateforme Liyeplimal, il a été arrêté en mai 2022 pour fraude et détournement de fonds. Malgré cela, il aurait obtenu un passeport diplomatique centrafricain, lui permettant de voyager en toute impunité et de se réfugier en Russie, où il continue d’opérer sous couverture.

 

Mais ce n’est pas le seul cas. Jules Njawé, un autre Camerounais, a été nommé conseiller à la présidence alors que son passé est caractérisé par des affaires troubles. Déjà impliqué dans des escroqueries en 2016, il est aujourd’hui au cœur du pouvoir centrafricain. Pour Gatizo, ces nominations traduisent le degré de compromission du régime Touadéra, qui s’entoure de figures douteuses plutôt que de véritables experts pour gouverner le pays.

 

Un président accessible à tous les étrangers, même aux youtubeurs ?

 

L’ex-admirateur du président s’indigne aussi de la banalisation des audiences présidentielles. Selon lui, Touadéra n’hésite pas à recevoir des youtubeurs étrangers et d’anciens sélectionneurs de football camerounais, tandis que les figures emblématiques du pays sont ignorées.

 

Gatizo s’interroge : “Notre meilleur footballeur, qui joue en France et qui se rend souvent au Cameroun, a-t-il déjà été reçu par Paul Biya au Palais de l’Unité à Yaoundé ? A-t-il même aperçu la couleur de la présidence camerounaise ?”Pour un simple youtubeur, Touadéra ouvre pourtant les portes du Palais sans hésitation.

 

Un Palais transformé en piste de danse ?

 

Mais ce qui choque encore plus, c’est l’image du Palais de la Renaissance devenu un lieu de fête. Touadéra a organisé des soirées où militaires, généraux et musiciens se retrouvent pour danser et festoyer, comme s’il s’agissait d’un simple cabaret. Pour Philipo, cette scène est surréaliste : “Un président en pleine fête avec son état-major, comme s’ils n’avaient rien d’autre à faire. C’est une mascarade”.

 

Un pays en chute libre

 

Au-delà du comportement du chef de l’État, Gatizo s’alarme de l’état général du pays. Selon lui, la Centrafrique ne touche plus seulement le fond, elle creuse encore plus bas, s’enfonçant dans une descente aux enfers irréversible.

 

Les accusations de Gatizo traduisent un malaise profond au sein même des anciens soutiens de Touadéra. L’image d’un président protecteur, garant de l’ordre et de la souveraineté, s’effrite face à la réalité d’un pouvoir gangréné par le clientélisme, le laxisme et le mélange des genres.

 

Avec des critiques aussi virulentes émanant de ses propres anciens partisans, le régime de Touadéra pourrait être confronté à une contestation interne de plus en plus forte.

 

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Centrafrique : très en colère, Une mère appellent toutes les femmes à se lever pour libérer le pays

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Centrafrique : Une mère en colère appellent toutes les femmes à se lever pour libérer le pays

 

Horreur absolue : Les mercenaires de Wagner torturent sauvagement un Centrafricain à Bambari, et publie la vidéo sur les réseaux sociaux
photo de torture d’un centrafricain par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un cri de détresse et de révolte agite les réseaux sociaux centrafricains depuis une semaine. Une mère de famille, outrée par la situation du pays, a partagé un message vocal d’une rare intensité, appelant les femmes à se lever pour libérer le pays. Son audio, largement relayé sur WhatsApp et les réseaux sociaux, s’adresse directement aux autorités, aux groupes armés, à la société civile et même aux proches du président Faustin-Archange Touadéra. Elle ne mâche pas ses mots et accuse ouvertement le régime en place d’avoir livré la Centrafrique aux criminels Russes.

 

En effet, dans une publication audio de six minutes et trente -quatre secondes qui circule à toute vitesse sur WhatsApp depuis la semaine dernière, une femme centrafricaine, une mère de famille, a poussé un hurlement de rage et de désespoir qui résonne comme un coup de tonnerre dans le silence assourdissant qui étouffe ce pays du Président Barthelemy Boganda. Elle n’en peut plus. Elle parle cru, dans un langage brut, , avec son cœur grand ouvert, et ses mots, bruts, pleins de larmes et de colère, secouent tout sur leur passage. Elle appelle les femmes à se lever, à prendre les choses en main pour arracher la République centrafricaine des griffes de ce qu’elle nomme une « colonisation sauvage ». Et elle n’épargne personne : ni le président Faustin-Archange Touadéra, ni ses conseillers, ni ses ministres, ni les groupes armés, ni même la société civile qui, selon elle, se terre dans un mutisme complice.

 

 

Une vidéo qui brise le cœur et allume la révolte

 

Ce qui a mis le feu aux poudres, ce qui a fait déborder sa colère, c’est une vidéo insupportable. Des images partagées sur les réseaux sociaux par les mercenaires russes, où l’on voit un Centrafricain de trentaine d’année brûlé vif. Les criminels russes ont pris une bouteille en plastique, y ont mis le feu, et ont laissé le plastique fondu couler sur son corps pendant qu’il hurlait de douleur. Il criait, encore et encore, et eux, ils filmaient, ils diffusaient ça comme un trophée sur les réseaux sociaux. Cette femme centrafricaine a vu ça, et quelque chose s’est brisé en elle. « Ça ne peut plus continuer ! », lance-t-elle, la voix tremblante de rage. Elle demande où est passée la société civile, où sont les défenseurs des droits humains. Pourquoi tout le monde ferme les yeux quand ce sont les Russes, les Wagner, les « FACA» qui commettent ces horreurs ? Parce que oui, elle le dit haut et fort : dès qu’il s’agit des Russes, personne n’ose ouvrir la bouche. Ni les médias qui se prétendent indépendants, ni le président Touadéra, ni ses proches. Parler des Russes, c’est signer son arrêt de mort, et tout le monde le sait.

Le-ministre-conseiller-Fidele-Gouandjika-en-deuil-de-Prigojine Le-ministre-conseiller-Fidele-Gouandjika-en-deuil-de-Prigojine Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine
Le-ministre-conseiller-Fidele-Gouandjika-en-deuil-de-Prigojine – Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine

Quand ce sont les groupes armés, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ou autres rebelles, là, on entend des voix. Les ministres, préfets, les sous-préfets, les médias, les gens des droits de l’homme, la Minusca et autres, tout le monde se met à crier, et le pouvoir applaudit. Mais face aux exactions des Russes, c’est le vide. Le néant. Et cette mère, elle, refuse de l’accepter. Elle pleure, elle hurle, elle interpelle : « Où êtes-vous tous ? ».

 

Fidèle Ngouandjika , l’homme qui a vendu le pays

 

Dans sa publication audio, la mère courageuse pointe du doigt Fidèle Ngouandjika , le ministre conseiller spécial du président Touadéra, avec une colère qui fait trembler. Elle ressort ses propres mots, une vidéo sur Facebook, où il avait dit, sans honte, qu’ils allaient « faire venir les Russes  touloulou» et leur donner tout : les richesses, les femmes, les fils du pays.  

« Nous les femmes centrafricaines, ils nous ont déjà niquées  toutes ! Nos filles, ils les ont toutes niquées, nos fils, ils les ont tous déjà tués ! », répète cette mère courageuse, en écho à cette promesse abjecte de Fidèle Ngouandjika. Elle implore Fidèle Ngouandjika: « Dis-leur que c’est fini ! Qu’ils partent ! ». Elle le supplie, presque comme s’il pouvait encore sauver quelque chose, mais dans sa voix, on entend qu’elle n’y croit plus. Pour elle, Fidèle Ngouandjika est l’un des architectes de ce désastre, un homme qui a livré le pays à ces étrangers qui brûlent des corps et pillent des âmes.

Le bal des hypocrites : quand la première dame Tina Touadera danse pendant que le peuple pleure
Tina Touadera

 

Tina Touadéra, la maîtresse qui doit choisir son camp

 

Et puis il y a Tina Touadéra, la « première maîtresse » du président,  pas son épouse Brigitte, mais celle qui a fait des enfants au Président. Cette femme l’appelle directement : « Tina, tu es une mère ! Tu as un enfant ! Sors, mets-toi devant nous, toutes les femmes, et aide-nous à libérer ce pays ! ». Elle ne mâche pas ses mots : même si c’est ton mari, Faustin-Archange Touadéra, qui a plongé la Centrafrique dans ce chaos, tu dois agir. C’est un appel désespéré, un défi lancé à une femme qui, pour elle, a le pouvoir de faire bouger les choses. Mais derrière cet appel, il y a aussi une accusation : Touadéra est responsable, et ceux qui l’entourent, comme Tina, ne peuvent plus se cacher derrière lui.

 

Les complices du silence : Ngrebada et les autres

 

Elle ne s’arrête pas là. Elle vise aussi Firmin Ngrebada, l’ancien Premier ministre, celui qui, dit-elle, est allé signer les accords avec Wagner. « C’est toi qui as ramené ces gens ici ! », lui lance-t-elle, comme un uppercut. Elle parle du ministre de la Défense, membre de la délégation qui a scellé ce pacte maudit avec les Russes. Elle attaque le chef d’état-major, les officiers des FACA, les soldats : « Qu’est-ce que vous faites ? Votre frère d’arme a été torturé et tué, un autre centrafricain se fait brûler vif et la vidéo partagée sur les réseaux sociaux , et vous restez là, à regarder, à parler dans le vent ? ». Elle n’y comprend rien, et nous non plus. Comment une armée peut-elle rester immobile pendant que ses propres fils sont massacrés sous ses yeux ?

Un dialogue inclusif est urgent face aux échecs de Khartoum’, soutient Ouéifio
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Les rebelles, ces faux sauveurs

 

Et les groupes armés ? Elle n’a pas plus de patience pour eux. La CPC, ces rebelles qui clament vouloir « libérer le pays », elle les traite de voleurs de motos, de bandits qui ne font rien d’autre que piller et terroriser les gens. « Sortez de la brousse et faites quelque chose, ou arrêtez de parler ! », leur assène-t-elle. Elle est fatiguée d’entendre leurs promesses creuses, fatiguée d’attendre une libération qui ne vient jamais. Pour elle, ils ne valent pas mieux que ceux qu’ils prétendent combattre.

 

Un pays qui ne tient plus debout

 

Cette mère peint un tableau sombre, mais criant de vérité : la Centrafrique ne va plus. Les exactions se multiplient, les Russes tuent en toute impunité, les richesses s’envolent, les femmes pleurent leurs fils, et personne ne fait rien. Ni le président, ni ses conseillers, ni les médias, ni les soldats, ni les rebelles. C’est un abandon total, une trahison collective. Et elle, elle refuse de baisser les bras. Elle appelle les femmes à se lever, à reprendre ce pays des mains de ceux qui le détruisent, qu’ils soient étrangers ou Centrafricains.

 

Un appel au réveil

 

Cette publication  audio, c’est plus qu’une plainte. C’est une bombe. Une femme seule, une mère, a osé dire tout haut ce que tout le monde murmure tout bas. Elle a brisé le silence, et maintenant, c’est à nous de l’entendre. Les femmes qu’elle appelle, les hommes qu’elle accuse, les Russes qu’elle défie, le président qu’elle met face à ses fautes : personne ne peut plus faire semblant de ne pas savoir. Elle a pleuré, elle a crié, elle a imploré, et elle a raison. Combien de vidéos comme celle-ci faudra-t-il encore voir ? Combien de corps brûlés, de fils perdus, de femmes brisées avant que quelqu’un, quelque part, ne dise : « Ça suffit » ? Cette mère a allumé une étincelle. À nous de faire qu’elle devienne un incendie.

 

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La vérité sur les chiffres : comment le pouvoir cache le chaos économique et social du pays

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La vérité sur les chiffres : le pouvoir cache le chaos du pays

 

Centrafrique.org/du-carburant-aux-ordures-moloua-champion-du-mensonge-devant-les-deputes/le-premier-ministre-centrafricain-felix-moloua-devant-les-elus-de-la-nation-ce-24-aout-2022/” rel=”attachment wp-att-85524″ data-wpel-link=”internal”>La vérité sur les chiffres : le pouvoir cache le chaos du pays
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des urnes vides mais des résultats triomphants, une croissance en chute libre masquée par des statistiques fantaisistes. Face aux chiffres accablants de la Banque mondiale, le gouvernement s’enferme dans un déni surréaliste. Devant les micros de la radio Ndéké-Luka, le ministre de la Communication Maxime Balalou s’emmêle dans des explications confuses pendant que l’opposition dévoile la réalité des chiffres.

 

Les chiffres du désastre

 

“Nous sommes parmi les cinq pays les plus dangereux au monde, parmi les dix pays les plus pauvres”, assène Crépin Mboli-Goumba, documents de la Banque mondiale à l’appui. Face à lui, le ministre Maxime Balalou esquive, parle de “gesticulations” et de “chiffres différents”, sans jamais en citer un seul.

 

La faillite économique dissimulée

 

La RCA fait partie des trois seuls pays d’Afrique qui connaîtront une réduction de leur PIB, selon les dernières projections de la Banque mondiale du 16 janvier. “Avec la Somalie et l’Angola”, précise le leader de l’opposition, pendant que le pouvoir continue de vanter une prétendue relance économique.

 

L’éducation en lambeaux

 

“65% des enseignants du fondamental sont des maîtres-parents”, révèle Mboli-Goumba. Ces enseignants communautaires, payés par les ménages déjà appauvris, illustrent l’effondrement du système éducatif que le gouvernement tente de masquer derrière des discours triomphalistes.

 

Un budget dérisoire

 

“193 milliards de francs CFA”, c’est tout le budget national, dénonce l’opposition. “À peine l’équivalent des infrastructures du Tchad.” Une réalité que le ministre de la Communication tente de noyer sous des considérations politiques, sans jamais répondre sur le fond.

 

“Le président vit dans un monde alternatif”, résume Crépin Mboli-Goumba. Un déni de réalité qui, à neuf mois des Élections, fait planer le spectre d’une crise majeure sur le pays. Les chiffres sont là, implacables, malgré toutes les tentatives du pouvoir pour les dissimuler.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique, la traque des éleveurs Peuls s’intensifie…

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En Centrafrique, la traque des éleveurs Peuls s’intensifie…

 

Centrafrique.org/leleveur-peul-agresse-par-les-miliciens-armes-pres-de-bozoum/” data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique, la traque des éleveurs Peuls s’intensifie…
L’éleveur Peul agressé par des braqueurs lourdement armés près de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans les broussailles et les villages reculés près de Bozoum, un vent de peur souffle depuis des semaines. Les éleveurs peuls, ces hommes et femmes dont le quotidien tourne autour des pâturages et les troupeaux, vivent désormais sous la menace constante des braqueurs lourdement armés qui sévissent en toute impunité. Les récits qui parviennent à la rédaction du CNC dessinent une fresque tragique où la violence s’invite sans crier gare, avec, en toile de fond, une complicité des autorités qui ne fait qu’aggraver les choses.

 

En effet, le 17 février dernier, un campement à quelques encablures de Bozoum a été la cible d’une hécatombe : près de 60 éleveurs peuls ont été massacrés dans une attaque d’une rare sauvagerie. Les survivants parlent d’un déchaînement incroyable, de cris étouffés par la panique et le fracas des balles. Et ce n’est pas tout! À peine neuf jours plus tard, le 26 février, le malheur a frappé à nouveau, à 7 kilomètres de Bozoum, près du village de Bara sur l’axe de Bocaranga. Cette fois, un éleveur perché dans un arbre, occupé à couper des feuillages pour nourrir son bétail, a été pris pour cible. Des individus armés ont ouvert le feu. Touché, l’homme s’est effondré au sol. Ses compagnons, témoins de la scène, ont fui précipitamment avec leurs bêtes, poursuivis par les assaillants.

 

Contre toute attente, l’éleveur abattu n’était pas mort. Grièvement blessé, il a trouvé la force de ramper hors du danger. Des villageois l’ont découvert au bord d’un sentier et l’ont conduit à l’hôpital. Son récit, émouvant, témoigne de la violence qui frappe sans relâche cette communauté.

 

Le répit n’a duré que deux jours. Le 28 février, plus au nord, près de Paoua, vers la commune de Pendé, deux autres éleveurs ont croisé le chemin des autres braqueurs armés. Alors qu’ils guidaient leurs troupeaux à travers les herbes sèches, les tirs ont éclaté. L’un s’est effondré, une balle dans la jambe ; l’autre a filé à toute allure, ses bêtes en désordre devant lui, poursuivi par des ombres armées. Depuis, personne ne sait s’il a survécu ou si ses vaches ont été emportées comme butin. Le blessé, lui, a rejoint un hôpital le 1er mars, où les soignants ont recueilli son témoignage, accompagné de clichés poignants qui circulent désormais.

 

Ces drames ne sortent pas de nulle part. À Bossembélé, près de 160 kilomètres de Bangui, des razzias ont déjà visé les Peuls, tuant l’un d’entre eux. À Ngaoundaye, dans ses environs, les jeunes miliciens ont attaqués les éleveurs et tuant plusieurs d’entre eux, capturant trois autres. En représailles, les Peuls, lourdement armés, ont attaqué le village, faisant plus de 10 morts parmi les civils sans défense, et plusieurs boutiques incendiées, des habitations calcinées au passage.

 

Les murmures pointent du doigt les autorités préfectorales, nationales, les mercenaires de russes du groupe Wagner. Qui tire les ficelles ? Pourquoi ce acharnement contre une communauté dont les troupeaux font vivre tant de marchés ?

 

Les hypothèses fusent dans les conversations. Certains imaginent un plan cynique : vider le pays de ses éleveurs pour mieux le plonger dans la famine , puis prendre la main sur l’élevage pour en tirer profit. D’autres se demandent si ces violences ne visent pas à raviver les braises de 2013, quand la Centrafrique s’est déchirée dans une guerre fratricide. Ce qui sidère, c’est le mutisme des responsables. Pas un mot, pas un geste pour stopper cette spirale. Les armes continuent de parler, et les Peuls, eux, continuent de tomber,  y compris les pauvres villageois qui n’ont rien à voir dans cette affaire.

 

Dans ces deux préfectures touchées, les habitants oscillent entre colère et résignation. Combien de vies faudra-t-il encore pour que ce carnage cesse ? Les réponses tardent, mais une chose est sûre : le silence des autorités centrafricaines  pèse plus lourd que les balles….

 

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Centrafrique : Le Memecoin, dernière diversion d’un Président très impopulaire dans le pays de ses cousins

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Avec Touadera , la blockchain comme cache-misère : les fausses promesses du Memecoin

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Avec Touadera , la blockchain comme cache-misère : les fausses promesses du Memecoin
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera déploie un nouvel écran de fumée technologique. Dans une récente allocution, il enchaîne les termes techniques – “blockchain”, “token”, “mouvement numérique” – pour vanter le lancement du Memecoin, sa troisième tentative de monnaie virtuelle. Une rhétorique sophistiquée qui peine à masquer l’absence totale de résultats concrets des précédentes initiatives similaires.

 

La blockchain , un jargon technologique trompeur

 

“Exploiter la puissance de la blockchain pour une croissance et une prospérité à long terme”, promet le président Touadera dans sa vidéo promotionnelle. Une déclaration qui provoque l’ironie des observateurs. “Le réalisateur de cette vidéo devrait être mis aux arrêts”, raille Aboubakar Baba sur les réseaux sociaux, traduisant l’exaspération générale face à cette accumulation de termes techniques sans substance.

 

Des promesses recyclées

 

La communication présidentielle reprend mot pour mot les arguments utilisés lors du lancement du Sango Coin en 2022.

 

“Avant de nous embarquer dans une autre aventure de la blockchain, Monsieur le Président, faites-nous le bilan de Sango Coin que vous disiez jadis prometteur!”, interpelle Sam Goubson, un citoyen qui se définit comme “pragmatique”.

 

Un bilan chaotique pour la précédente  blockchain

 

Le palmarès des initiatives cryptographiques en RCA s’apparente à un catalogue d’échecs. L’adoption du Bitcoin comme monnaie légale est restée théorique. Le Sango Coin, présenté comme révolutionnaire, a sombré dans l’oubli. “Vous n’aviez pas appris la leçon suite à l’expérience de Sango coin, maintenant vous lancez un meme coin?”, s’indigne Nico Kaephra Godrence sur Facebook.

 

Des obstacles à la blockchain

 

Pendant que le gouvernement s’égare dans les détours de la blockchain, les problèmes structurels persistent. “Comment utiliser cette Memecoin sans internet? Certaines provinces ne peuvent même pas utiliser le téléphone. Est-ce juste pour les Banguissois?”, souligne Fodjo Le Diamantaire, pointant l’absurdité d’un projet numérique dans un pays où l’accès au réseau reste un luxe.

 

Des priorités inversées

 

Le président promet que cette blockchain , “symbole d’unité” financera “l’éducation”, “les infrastructures” et “l’inclusion financière”. Des engagements qui sonnent creux dans un pays où les services essentiels peinent à fonctionner. “C’est encore quelle blague ça? Un pays où le dirigeant ne pense qu’à arnaquer la pauvre population!”, s’insurge Mathias Mandaba.

 

Une diversion coûteuse

 

Cette fuite en avant technologique de la blockchain  détourne sans doute l’attention et les ressources des véritables défis. La République centrafricaine, classée parmi les pays les moins avancés malgré ses richesses naturelles, voit ses problèmes fondamentaux masqués par un voile de termes techniques incompréhensibles pour la majorité de la population.

 

L’obsession de la blockchain du président Touadera apparaît comme une tentative désespérée de modernité, déconnectée des besoins réels du pays. Pendant que le gouvernement s’évertue à créer des monnaies virtuelles, la population attend toujours des progrès tangibles dans leur quotidien. Le Memecoin s’ajoute ainsi à la liste des projets technologiques servant de cache-misère à l’inaction gouvernementale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Bambari, le Parti du Changement Social prend forme avec un nouveau bureau

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À Bambari, le Parti du Changement Social prend forme avec un nouveau bureau

 

Centrafrique.org/Centrafrique-lancement-a-bangui-dune-formation-des-cadres-et-agents-du-protocole-detat22/chancel-sekode-ndeugbayi-ministre-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-25978″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi, Président du Parti du Changement social (PCS)
Monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi, Président du Parti du Changement social (PCS)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 1er mars 2025, une nouvelle voix politique a vu le jour à Bambari : le Parti du Changement Social, ou PCS. Lors d’une journée marquante pour ses fondateurs, le parti a annoncé sa création et élu les membres de son Bureau Politique National Provisoire. Une équipe prête à poser les bases d’un mouvement qui promet de faire bouger les lignes dans le pays.

 

Cette naissance fait suite à des discussions internes, histoire de bien structurer les choses avant de se lancer. Le bureau, composé de quinze personnes, aura la charge de gérer le parti, tant sur le plan politique que pratique, jusqu’à un prochain congrès national. À sa tête, Chancel Sokodé-Ndeugbayi prend les commandes comme président. Il sera épaulé par Jean-Christian Banguela et Marie-Chantal Yock, nommés respectivement premier et deuxième vice-présidents. Blaise Nigoubalet, en tant que secrétaire général, et Amadou Kaltouma, trésorière générale, complètent les postes clés.

 

Mais l’équipe ne s’arrête pas là. Des conseillers ont été choisis pour couvrir des domaines variés : Delphin-Thierry Abbasouma s’occupera de la communication et des stratégies numériques, tandis qu’Hervé-Rufin Kotazo gérera les relations avec l’extérieur. Jean-Daniel Yokanga prend en charge l’académie du parti, et Kevin Sabalet se concentrera sur la mobilisation et les relations publiques. Côté juridique, Aladji Ali sera aux manettes. D’autres membres, comme Léa Balezou, dédiée aux organisations féminines et à la jeunesse, ou Rodrigue Feina, chargé de la logistique, viennent renforcer cette structure.

 

Un parti qui veut rassembler

 

Dans son premier communiqué, le PCS affiche ses ambitions : travailler main dans la main avec ses militants pour construire une vision claire et pousser pour un changement qui dure. L’idée, c’est de parler à tout le monde :  femmes, jeunes, société civile,  et de bâtir quelque chose de solide, pas juste des promesses en l’air. Avec des noms comme D’Assise Nguerebingui, qui s’occupera des liens avec la société civile, le parti semble vouloir tendre la main au-delà de ses rangs.

 

Choisir Bambari pour ce lancement n’est pas anodin. Cette ville, au cœur de la République centrafricaine, porte encore les marques d’années compliquées, mais elle reste un carrefour où les idées peuvent germer. Le PCS espère y planter une graine et grandir à partir de là, avec une équipe qui mélange expérience et nouvelles têtes.

 

Un premier pas vers demain

 

Pour l’instant, le Bureau Politique National Provisoire est là pour donner le ton. Ses membres savent qu’il y a du travail : organiser le parti, rallier des soutiens, préparer ce congrès qui viendra plus tard. Mais à Bambari, ce 1er mars 2025 marque un début, une page qui s’écrit avec l’envie de faire autrement.

 

Les habitants, eux, regardent ça de près. Un nouveau parti, c’est toujours une curiosité – surtout dans une ville qui a vu passer bien des projets et des espoirs. Le PCS promet du changement, et son équipe semble prête à se retrousser les manches. Reste à voir comment cette énergie se traduira dans les mois à venir.

 

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Épidémiologistes formés : une goutte d’eau dans l’Océan des crises sanitaires

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Épidémiologistes formés : une goutte d’eau dans l’Océan des crises sanitaires

 

Centrafrique.org/sans-hopital-de-reference-la-region-haut-oubangu-vit-un-drame-sanitaire-quotidien-salarme-le-gouverneur-bissekoin/hopital-de-bangassou/” rel=”attachment wp-att-86275″ data-wpel-link=”internal”>Épidémiologistes formés : une goutte d’eau dans l’Océan des crises sanitaires
Un promoteur de santé de MSF fournit des informations sur les services de planification familiale aux femmes qui attendent une consultation à l’hôpital universitaire régional de Bangassou (HRUB). RCA, 2023. © MSF

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La semaine dernière à Bangui, la salle de la Caisse nationale de sécurité sociale vibrait d’une certaine fierté. Le ministre de la Santé, Pierre Somsé, a présidé la cérémonie de remise des certificats à 23 nouveaux épidémiologistes de terrain, dont six femmes, formés pendant trois mois dans le cadre d’un programme en épidémiologie de première ligne. Une quatrième cohorte pour un projet qui, selon le ministre, marque un tournant dans la lutte contre les épidémies en Centrafrique. Mais derrière les discours optimistes et les applaudissements, une réalité plus dure se dessine : face à l’ampleur des défis sanitaires, cette poignée de diplômés ressemble à une réponse bien maigre.

 

Pierre Somsé n’a pas mâché ses mots pour défendre l’initiative. Dans un pays intertropical où les épidémies frappent régulièrement, il faut des spécialistes capables d’agir vite, d’anticiper les crises plutôt que de courir après elles, comme ce fut le cas avec le Covid-19. “On passe d’une époque où on réagit dans le désordre à une phase de préparation”, a-t-il déclaré, vantant les progrès mesurés par l’OMS. Le score du pays dans la gestion des risques épidémiques est passé de 1 à 3 sur 5, un niveau qu’il qualifie de “satisfaisant”. Satisfaisant, certes, mais loin de l’excellence qu’il dit viser. Et c’est là que le bât blesse : trois mois de formation pour 23 personnes, aussi compétentes soient-elles, peuvent-ils vraiment changer la donne ?

 

Le ministre insiste sur l’idée que chaque agent de santé doit devenir un épidémiologiste, avec la communauté en première ligne. Une ambition louable, surtout quand on écoute Juela Horakoket-Lelo, la major de la promotion. Au micro de la radio Centrafrique, elle a promis de mettre ses nouvelles connaissances au service de son district à Bangui, couvrant trois arrondissements. Elle appelle même d’autres médecins à rejoindre le programme. Mais son enthousiasme se heurte à une réalité implacable : les épidémies ne frappent pas seulement Bangui. Elles sévissent dans les provinces, là où les routes sont mauvaises, les hôpitaux rares et les moyens souvent inexistants. Vingt-trois épidémiologistes, même bien formés, ne peuvent pas couvrir un pays entier.

 

Le programme, qui prévoit d’évoluer vers des phases intermédiaires et avancées, montre une volonté de construire sur le long terme. Mais pour l’instant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec des crises comme la malaria, les fièvres hémorragiques ou les maladies évitables par la vaccination qui persistent, cette quatrième cohorte ressemble à une goutte d’eau dans un océan de besoins. L’OMS applaudit les efforts, mais un score de 3 sur 5 reste une note moyenne, pas une victoire. Et quand Pierre Somsé évoque le “principal défi” des épidémies, on se demande pourquoi, après des années de promesses, le système de santé reste si fragile. Ces 23 diplômés sont un pas en avant, sans doute. Reste à savoir si d’autres suivront, assez nombreux et assez vite, pour ne pas laisser le pays démuni face à la prochaine tempête sanitaire.

 

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Centre agroalimentaire de Mbaïki : un projet prometteur qui traîne en longueur

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Centre agroalimentaire de Mbaïki : un projet prometteur qui traîne en longueur

 

Centrafrique.org/michelle-mwanga-et-la-gestion-mafieuse-du-ministere-du-travail/la-ministre-centrafricaine-du-travail/” rel=”attachment wp-att-76207″ data-wpel-link=”internal”>Centre agroalimentaire de Mbaïki : un projet prometteur qui traîne en longueur
la ministre centrafricaine du travail – Michelle Mwanga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Mbaïki, dans la Lobaye, la ministre du Travail, Annie Michelle Mwanga, a fait un tour mercredi sur le chantier du futur Centre de formation et de transformation agroalimentaire. Financé par le Japon et construit par le PNUD, ce bâtiment de trois pièces,  une salle de formation, une salle de production et un entrepôt,  doit transformer huit produits locaux : café, maïs, avocat, piment, banane plantain, mangue, manioc et huile de palme.

 

L’idée est belle : valoriser ce que la Centrafrique produit, former des jeunes et relancer l’économie locale. Mais à écouter la ministre, tout n’est pas encore au point. “Je suis satisfaite à moitié”, a-t-elle confié, expliquant que les travaux ne sont pas terminés et que les équipements, choisis avec soin, ne sont pas encore là.

 

Le projet s’inscrit dans une vision plus large portée, selon la ministre,  par le président Touadéra : renforcer la résilience et soutenir les plus vulnérables. Des apprenants de l’ACPE ont même profité d’un chantier-école pour se former, et leurs certificats arriveront bientôt. Mais pourquoi, à ce stade, n’y a-t-il pas plus d’avancées ? La ministre parle d’une réception prochaine, une fois les machines arrivées, avant de lancer la production. Sauf que ce “prochainement” reste vague, et pour les habitants de Mbaiki, qui attendent des emplois et des débouchés, chaque mois de retard compte. Transformer les produits localement, c’est une vieille promesse en Centrafrique, où l’essentiel part encore brut à l’étranger. Ce centre pourrait être un début de réponse, mais à condition qu’il sorte enfin de terre – et vite.

 

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Bayanga face à une vague d’incitation à la violence : 276 cas recensés en 2024

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Bayanga face à une vague d’incitation à la violence : 276 cas recensés en 2024

 

Centrafrique.org/tentative-denlevement-dune-fillette-de-10-ans-a-bayanga/batiment-de-la-sous-prefecture-de-bayanga-dans-la-sangha-mbaere/” rel=”attachment wp-att-86662″ data-wpel-link=”internal”>Bayanga face à une vague d’incitation à la violence : 276 cas recensés en 2024
Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, Sangha-Mbaéré, République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En 2024, Bayanga recense 276 cas d’incitation à la violence selon un rapport publié le 17 février 2025 lors d’une rencontre à la mairie avec la Minusca.

 

En effet, la semaine dernière, une alarme sérieuse résonne dans la ville de Bayanga, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, où le Centre des droits de l’homme a dévoilé un bilan inquiétant : 276 cas d’incitation à la violence et à la haine ont été enregistrés au cours de l’année 2024. Ce chiffre a été partagé lors d’une réunion organisée le lundi 17 février 2025 dans la salle des banquets de la mairie, en présence d’acteurs locaux, de chefs de groupement et de représentants de la division des droits de l’homme de la MINUSCA. L’objectif de cette rencontre était double : rendre public ce rapport et sensibiliser la population aux droits humains, surtout à l’approche des échéances électorales.

 

Maître Michelin Limbayagbongomé, responsable du Centre des droits de l’homme de Bayanga, a pris la parole pour détailler la situation. « Parmi les 276 cas que nous avons documentés, une grande partie concerne des discours ou des actes qui alimentent la violence et la haine », a-t-il expliqué. À cela s’ajoutent une cinquantaine de menaces directes, un phénomène qu’il juge particulièrement dangereux. « Même un seul cas peut avoir un impact dévastateur sur une communauté entière », a-t-il insisté, soulignant les risques pour la cohésion sociale.

 

Le responsable a donné un exemple concret pour appuyer ses propos : « Quand quelqu’un dit à une personne Bayaka qu’elle ne peut pas se mêler aux autres, ce n’est pas seulement cet individu qui est visé. C’est tout un groupe, une ethnie, une communauté qui se retrouve stigmatisée ». Ces paroles, loin d’être anodines, portent en elles les germes d’une division profonde, surtout dans un contexte électoral où les tensions peuvent rapidement dégénérer.

 

Cette réunion a également mobilisé plus d’une vingtaine d’acteurs locaux, dont des chefs traditionnels, pour discuter des moyens de renforcer la sensibilisation aux droits humains. Avec les élections en ligne de mire, l’enjeu est clair : prévenir les dérives et promouvoir un climat de paix. « Nous devons accompagner les communautés pour qu’elles comprennent leurs droits et leurs responsabilités », a ajouté Maître Limbayagbongomé.

 

Ce rapport du Centre des droits de l’homme de Bayanga met en évidence une réalité, mais il ouvre aussi la voie à un dialogue nécessaire. À l’heure où le pays se prépare à un moment clé de son histoire démocratique, la vigilance reste de mise pour éviter que ces chiffres ne soient le prélude à des jours plus sombres.

 

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Tchad : Abakar Sabone et Mahamat Al-Khatim libérés après 11 mois de détention

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Tchad : Abakar Sabone et Mahamat Al-Khatim libérés après 11 mois de détention

 

Centrafrique.org/abakar-sabone-une-trajectoire-au-gre-des-rebellions/abacar-sabome/” rel=”attachment wp-att-43948″ data-wpel-link=”internal”>Tchad : Abakar Sabone et Mahamat Al-Khatim libérés après 11 mois de détention
Abakar Sabone

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les ex-chefs rebelles centrafricains Abakar Sabone et Mahamat Al-Khatim ont été libérés dans la nuit du lundi à mardi, après plus de 11 mois de détention par les services de renseignement tchadiens. Arrêtés à Ndjamena en 2023, ils avaient disparu des radars sans aucune communication officielle sur les raisons de leur arrestation ni sur leurs conditions de détention.

 

Depuis leur interpellation, aucune information n’a filtré sur leur situation. Ni contact avec leurs familles, ni présence à la prison centrale de Ndjamena. Selon plusieurs sources, ils auraient été détenus dans un lieu secret du service de renseignement tchadien, loin des circuits carcéraux habituels.

 

Le flou entourant leur arrestation remonte à une révélation diffusée par Radio France Internationale (RFI) sur le blocage des fonds angolais destinés aux groupes armés centrafricains exilés au Tchad. Cette affaire, impliquant directement la présidence tchadienne et l’Agence nationale de sécurité (ANS), avait conduit à une série de réunions entre les autorités tchadiennes et les chefs rebelles présents dans le pays.

 

L’ancien directeur de l’ANS, Ahamat Kogri, avait affirmé que ces fonds avaient été gelés en raison du non-respect des engagements pris par les groupes armés. De son côté, le président Mahamat Déby avait ordonné une enquête, aggravant les tensions au sein de la rébellion centrafricaine.

 

L’arrestation soudaine d’Abakar Sabone et Mahamat Al-Khatim, dans ce contexte, avait soulevé de nombreuses questions. Leur libération, survenue dans la discrétion totale, ne permet pas de lever les zones d’ombre sur cette affaire. Pour l’instant, aucun détail officiel n’a été communiqué sur les circonstances exactes de leur détention ni sur les conditions de leur libération.

 

Des précisions supplémentaires sont attendues dans les prochaines heures.

 

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Dernières heures : Une embuscade meurtrière de coupeurs de route fait un mort et plusieurs blessés entre Boromata et 5 -Kilos

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Une embuscade meurtrière de coupeurs de route fait un mort et plusieurs blessés entre Boromata et 5 -Kilos

 

Centrafrique.org/a-sikikede-les-habitants-manifestent-au-moment-du-depart-des-soldats-faca/sur-la-route-poussierueuse-de-sikikede-dans-la-vakaga/” rel=”attachment wp-att-63142″ data-wpel-link=”internal”>Dernières heures : Une embuscade meurtrière de coupeurs de route fait un mort et plusieurs blessés entre Boromata et 5 -Kilos
Sur la route entre Boromata et Gordile. C CopyrightCNC

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce lundi 3 mars dans la soirée, une attaque d’une grande sauvagerie a choqué la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, à environ  1100 kilomètres de Bangui. Vers 19h20, des bandits non identifiés ont tendu une embuscade à deux véhicules de commerçants tchadiens sur la route reliant Boromata à 5 Kilos, deux villages distants de 70 kilomètres. Le bilan est lourd : un mort, plusieurs blessés, deux portés disparus, et un véhicule pillé, abandonné dans la brousse.

 

Les faits se sont déroulés à une trentaine de kilomètres de 5 kilos, soit à une quarantaine de kilomètres de Boromata. Les commerçants tchadiens, venus ravitailler la localité de 5 Kilos, étaient de retour au Tchad quand ils ont été pris au piège par ces assaillants. Selon les premiers témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les assaillants ont ouvert le feu sur le véhicule, forçant le conducteur à s’arrêter. Les assaillants ont ensuite pillé le véhicule avant de l’immobiliser dans la forêt. Les deux occupants du premier véhicule sont actuellement introuvables. Au même moment, un autre véhicule des commerçants tchadiens, en provenance de Boromata pour se rendre à 5 kilos, tombent à son tour dans le piège des assaillants. Le conducteur a refusé de s’arrêter, et les assaillants ont ouvert le feu sur le véhicule, tuant une personne sur le coup et blessant grièvement une autre à la jambe. Malgré les tirs, ce véhicule a réussi à rejoindre 5 kilos, où les survivants ont alerté les habitants.

 

Cette attaque, survenue à la tombée de la nuit, ravive la peur dans une région déjà à fragilisée. La préfecture de la Vakaga, frontalière du Soudan et du Tchad, vit sous la menace constante des hommes armés depuis le début de la guerre au Soudan, dont les répercussions se font cruellement sentir au nord du pays. Bandits soudanais et certains centrafricains, lourdement armés, sèment la terreur : braquages, viols, assassinats sont devenus le quotidien des habitants. « Tu vas cultiver ton champ, on te bloque, on te tue parfois. Même une moto, ils te la prennent après t’avoir abattu », confie un habitant de Boromata, la voix tremblante.

 

La population, désemparée, vit dans une insécurité totale. Les frontières, poreuses, laissent passer les criminels sans entrave. « On ne peut plus bouger, on a peur partout », raconte une femme de 5 kilos joint au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Motos, véhicules, récoltes : rien n’échappe aux pillards. Les Centrafricains de Vakaga et des villes voisines lancent un cri d’alarme au gouvernement : « Faites quelque chose  pour nous envoyer de forces de défense et de sécurité intérieure ! ». La présence des autorités reste désespérément faible, et les habitants se sentent abandonnés face à une violence qui ne faiblit pas.

 

Cette embuscade tragique souligne l’urgence d’une réponse ferme pour sécuriser la frontière et toute la région. Les détails supplémentaires sur cette affaire et ses suites seront publiés dans nos prochains articles.

 

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Centrafrique : Le cri du cœur de Maître Crépin Mboli-Goumba face à un régime en perdition

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Centrafrique : Le cri du cœur de Maître Crépin Mboli-Goumba face à un régime en perdition

 

Centrafrique.org/le-brdc-intensifie-la-pression-sur-touadera-pour-obtenir-un-dialogue-entre-pouvoir-et-opposition/maitre-crepin-mboli-goumba-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-86669″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le cri du cœur de Maître Crépin Mboli-Goumba face à un régime en perdition
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mercredi 26 février 2025, une voix s’est élevée avec force sur les réseaux sociaux, une voix qui porte en elle la douleur d’un peuple et l’urgence d’un sursaut. Maître Crépin Mboli-Goumba, président du parti PATRIE et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a adressé une déclaration poignante au président Faustin-Archange Touadéra. Loin des calculs politiciens, cet appel se veut celui d’un Centrafricain, un fils de la terre des ancêtres, qui refuse de voir son pays sombrer à nouveau dans le chaos. Et quand on regarde la situation actuelle, ses mots résonnent comme une alarme qu’il serait criminel d’ignorer.

 

En effet, dans un pays où les cicatrices de 2013,  ces années sombres caractérisées par des massacres intercommunautaires et des exodes massifs,  sont encore à vif, Maître Crépin Mboli-Goumba peint un tableau inquiétant. Il évoque les signes avant-coureurs d’une tempête imminente : des milices anti-balaka qui se réarment, des combattants lourdement équipés qui se massent aux frontières à Bocaranga et Ngaoundaye, des vidéos où des Soudanais menacent d’avancer jusqu’à Bangui. « Est-ce que tu as vu ce qui se lève dans le ciel ? » demande-t-il à Touadéra, une question qui sonne comme un dernier avertissement avant l’orage. Car oui, les nuages s’amoncellent sur la Centrafrique, et le président semble détourner le regard.

 

Ce qui frappe dans cette déclaration, c’est la douleur brute qui la traverse. Crépin Mboli-Goumba parle au nom des morts d’Alindao, de Zankon, de Bozoum, de Mboki, de Bambari et d’ailleurs dans le pays, ces noms qui évoquent des tragédies trop vite oubliées par un pouvoir déconnecté. Il se courbe devant la mémoire des victimes, ces fils, filles, pères, mères fauchés par une violence que le régime n’a ni su ni voulu endiguer. « Même si tu es musulman, chrétien ou animiste, je partage votre souffrance », lance-t-il, dans un élan de fraternité qui transcende les divisions artificielles imposées par des années de conflit.

 

Mais ce discours n’est pas qu’un cri de désespoir ; il est aussi une mise en garde lucide. Maître Crépin Mboli-Goumba rappelle une vérité que Touadéra semble avoir oubliée : un peuple poussé à bout finit par se dresser «. Si tu as l’habitude de frapper tes enfants, un jour ils diront non », dit-il, comparant les Centrafricains à ces âmes résilientes qui, lassées des Wagner, des Rwandais ou des abus de pouvoir, pourraient bientôt refuser de courber l’échine. Et qui pourrait leur donner tort ? Dans un pays où 70 % de la population vit dans une misère abjecte, où les braquages et les tirs rythment le quotidien, parler de « sécurité » sonne comme une plaisanterie amère. La sécurité, ironise-t-il, semble n’exister que pour le pouvoir, pas pour le peuple.

 

Le parallèle avec l’histoire biblique de Moïse et Pharaon est saisissant. Touadéra, en qualifiant ses opposants de « prophètes de malheur », répète l’arrogance d’un dirigeant aveuglé par son propre règne. Mais Crépin Mboli-Goumba n’est pas là pour prophétiser ; il observe, il alerte, il supplie presque. Il rappelle à Touadéra que le pouvoir n’est pas une fin en soi, qu’il vient de Dieu,  ou du peuple, selon les croyances,  et qu’il peut s’effacer aussi vite qu’il est venu. L’exemple de François Bozizé, ancien président chassé après avoir défié cette même logique, plane comme une ombre sur ce message.

 

Et pourtant, au milieu de cette critique cinglante, il y a une main tendue. « Appelle tes frères, demande-leur comment faire », implore Maître Crépin. C’est l’appel d’un homme qui, malgré la répression, les arrestations et l’instrumentalisation de la justice contre l’opposition, croit encore qu’un sursaut est possible. Mais cette lueur d’espoir est fragile. Si Touadéra persiste à « marcher sur les tombes des Centrafricains pour rester au pouvoir à vie », comme le dit Crépin, alors le pays risque de basculer dans un gouffre dont il ne se relèvera pas de sitôt.

 

Aujourd’hui, la Centrafrique est à un carrefour. Les divisions entre opposition et pouvoir, les rancœurs alimentées par des années d’injustice, et la menace d’une nouvelle guerre civile planent comme une épée de Damoclès. Maître Crépin Mboli-Goumba, en s’adressant directement à Touadéra, ne fait pas que critiquer un régime en chute libre ; il incarne la voix d’un peuple qui refuse de mourir en silence. Reste à savoir si le président écoutera cet appel ou s’il continuera à fermer les yeux, jusqu’à ce que le ciel, comme le prédit Crépin, ne s’abatte sur nous tous.

 

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Élysée Nguimalé : « La présidence centrafricaine est devenue le sanctuaire de l’incivisme »

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Élysée Nguimalé : « La présidence centrafricaine est devenue le sanctuaire de l’incivisme »

 

Centrafrique.org/observatoire-pour-la-gouvernance-democratique-defis-de-securite-avec-la-presence-des-groupes-armes-etrangers-en-rca/conference-de-presse-nguimale/” rel=”attachment wp-att-73015″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale-450×210.jpg” alt=”Élysée Nguimalé : « La présidence centrafricaine est devenue le sanctuaire de l’incivisme ».” width=”450″ height=”210″ />
Élysée Nguimalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, l’incivisme est devenu une norme encouragée par le régime en place. Élysée Nguimalé, coordinateur national de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique, dénonce une situation où les responsables politiques, loin de donner l’exemple, sont les premiers à piétiner les règles et à favoriser le chaos. Lors de son intervention dans l’émission Patara sur la radio Ndéké-Luka, il a pointé du doigt le rôle du pouvoir dans la montée de l’irresponsabilité et du mépris des lois, notamment chez les jeunes.

 

L’incivisme, une arme politique du régime Touadéra

 

Loin d’être un simple problème de comportement, l’incivisme en Centrafrique est entretenu par le pouvoir lui-même. Élysée Nguimalé a été direct :

 

« La présidence centrafricaine est devenue le sanctuaire de l’incivisme ».

 

Pour lui, le MCU et ses alliés ont tout intérêt à maintenir la population dans l’ignorance et la précarité. Un peuple bien formé et politiquement conscient serait un obstacle à la survie du régime.

 

Il cite notamment le cas d’un conseiller spécial de la présidence, Fidèle Ngouandjika, qui a déclaré publiquement lors du référendum constitutionnel que les femmes centrafricaines seraient offertes aux mercenaires de Wagner en guise de récompense. Une déclaration qui aurait dû provoquer une réaction immédiate de la part des autorités. Mais comme toujours, aucune sanction n’a été prise.

 

« C’est la politique qui génère l’incivisme. Nous avons un État qui récompense les comportements déviants et protège ceux qui sapent les règles fondamentales de la République ».

 

Le message est clair : le régime MCU ne punit pas l’incivisme, il le favorise.

 

La jeunesse livrée à elle-même et exploitée pour servir le pouvoir

 

Pour beaucoup de jeunes, il n’y a plus de repères. Les promesses d’emploi et d’intégration sociale restent du vent, et ce sont ceux qui se laissent enrôler dans les stratégies du pouvoir qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.

 

Selon Yanis Siopatis, directeur exécutif de l’ONG Ourou, le Conseil National de la Jeunesse a été vidé de son sens et remplacé par un comité sous contrôle du gouvernement. Un choix stratégique qui vise à empêcher toute revendication indépendante des jeunes.

 

« Un organe sous contrôle du régime ne peut plus défendre l’intérêt des jeunes. Il devient un instrument de propagande et de mobilisation politique ».

 

Les jeunes sont manipulés par les partis politiques, enrôlés dans des manifestations et utilisés pour servir des intérêts qui ne sont pas les leurs. Une fois les échéances électorales passées, ils sont abandonnés à leur sort, sans emploi, sans perspectives et sans soutien.

 

Un système éducatif sacrifié pour mieux dominer la population

 

L’incivisme ne vient pas de nulle part. L’éducation civique a quasiment disparu des écoles, privant les jeunes d’un apprentissage essentiel sur leurs droits et devoirs.

 

Espoir Ngamba, président de l’Association des Enseignants pour l’Éthique Chrétienne, regrette cette évolution :

 

« Autrefois, l’éducation civique était un pilier de la formation des élèves. Aujourd’hui, la jeunesse grandit sans repères, sans conscience des valeurs républicaines ».

 

Ce n’est pas une négligence, mais une stratégie. Élysée Nguimalé accuse le gouvernement d’avoir volontairement affaibli le système éducatif :

 

« L’État a détruit l’éducation pour mieux manipuler la jeunesse ».

 

Sans éducation solide, les jeunes sont plus vulnérables à la désinformation, aux fausses promesses et aux manipulations politiques.

 

Les violences scolaires, un symptôme de l’effondrement du système

 

Les récentes violences dans les écoles montrent une jeunesse désorientée, sans cadre et sans limite.

 

À Nola, des élèves ont attaqué leurs enseignants et la police après qu’un de leurs camarades a été sanctionné pour une tenue non conforme au règlement. Une situation qui aurait été impensable il y a quelques années.

 

Face à l’ampleur de la crise, les autorités académiques ont suspendu les cours. Pour Élysée Nguimalé, ces dérives sont une conséquence directe de la politique du régime :

 

« Quand les dirigeants eux-mêmes bafouent les lois, comment voulez-vous que la jeunesse respecte l’autorité ? ».

 

L’impunité, moteur de l’incivisme en RCA

 

L’une des causes principales de l’incivisme en Centrafrique est l’absence totale de sanctions contre ceux qui encouragent ces comportements.

 

Le régime MCU ne punit jamais ses proches ou ses partisans, même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit d’incitation à la violence ou à la corruption.

 

« L’impunité alimente l’incivisme. Tant que les proches du pouvoir seront intouchables, la population continuera à suivre cet exemple ».

 

Les jeunes voient les élites s’enrichir sans conséquence, mépriser les lois et écraser leurs opposants. Face à cela, ils perdent foi en la justice et rejettent toute notion de civisme.

 

Une génération sacrifiée pour maintenir le régime en place

 

Le régime MCU joue avec l’avenir du pays. En encourageant l’incivisme, la manipulation et l’ignorance, il s’assure que la jeunesse reste sous contrôle et incapable de se révolter contre le système en place.

 

Mais cette politique pourrait se retourner contre ceux qui l’exploitent.

 

« Si nous continuons dans cette voie, nous courons à la catastrophe. L’incivisme que le pouvoir encourage aujourd’hui finira par détruire le pays ».

 

Tant que l’incivisme restera un outil de domination politique, les jeunes centrafricains continueront d’être les premières victimes d’un régime qui ne leur laisse aucun avenir.

 

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Centrafrique : Les miliciens azandés accusées de participer au massacres au Soudan du Sud

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Les miliciens azandés accusées désormais de participer au massacres au Soudan du Sud

 

Centrafrique : Les miliciens azandés accusées désormais de participer au massacres au Soudan du Sud
Les Mercenaires russes du groupe Wagner avec leurs alliés Azandé dans le Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les miliciens azandés, principalement basées dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, sont accusées d’avoir participé à un génocide et à des massacres au Soudan du Sud, rapporte un journal Sud-Soudanais  soudanais dont Corbeau News Centrafrique (CNC) possède une copie de cet article rédigé en anglais. Cette lourde accusation résonne comme un cri de douleur dans une région déjà martyrisée, où la violence de ces miliciens sème la destruction sans relâche.

 

Tout commence en 2022, quand les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), sous les ordres d’Ali Darassa, s’emparent de cette préfecture. Chassés de leurs terres, les jeunes, majoritairement de l’ethnie Zandé, affluent vers le Soudan du Sud. Ils y retrouvent des membres de leur communauté sud – soudanaise, présents aussi bien là-bas qu’en République démocratique du Congo (RDC). En s’alliant à une milice locale dénommé Azandé, ils s’arment de fusils automatiques et s’équipent de “gris-gris”, ces talismans censés, dans leur esprit, les rendre invincibles. Convaincus de cette protection, ils reviennent en Centrafrique pour affronter l’UPC et reprendre leurs localités.

 

Ce groupe, parfois vu par la population du Haut-Mbomou comme une force d’autodéfense, devient vite une coalition régionale, mêlant Centrafricains, Soudanais et Congolais. Pendant deux ans, ils mènent une lutte brutale contre l’UPC, laissant des dizaines de morts dans leur sillage. Mais En mai 2024, les mercenaires russes du groupe Wagner entrent en scène. Ils entraînent des centaines de ces miliciens, leur fournissent des armes lourdes et les accompagnent dans une offensive éclair sur Zemio, Mboki, Djema et Rafaï. L’UPC, débordée, prend la fuite, abandonnant ces villes aux miliciens et à leurs alliés russes.

 

Mais loin de ramener la paix, cette victoire ouvre la porte à l’horreur. Dans le Haut-Mbomou, les miliciens azandés s’attaquent aux habitants, visant surtout les musulmans. Ils massacrent à tour de bras, s’en prennent aux imams et terrorisent les civils sans défense. Ces actes, d’une violence inouïe, plongent la région dans une souffrance encore plus profonde.

 

Le pire reste à venir. Au Soudan du Sud, ces miliciens, galvanisés par leur formation russe et toujours persuadés que leurs “gris-gris” les protègent, s’associent à leurs homologues sud- soudanais pour frapper des communautés comme les Balanda, dans l’Équatoria occidental. Une conférence de presse tenue à Juba mercredi dernier, relayée par une radio sud- soudanaise dont le lien se trouve ici, expose l’ampleur de leurs crimes. Le chef balanda Andrea Keetediwe, entouré de notables, de jeunes et de parlementaires, accuse les Azandés d’un « génocide » contre son peuple. Depuis 2020, dit-il, les tentatives de dialogue échouent face au refus des élites azandées. Il décrit des attaques ciblées : des assassinats, des viols, des pillages, des maisons incendiées. À Nagero, Tambura, Nzara et Yambio, des milliers de Balanda fuient dans la brousse, où les femmes accouchent sans soins, exposant les nouveau-nés à des maladies mortelles comme la polio.

 

Keetediwe va plus loin : il pointe du doigt une milice appelée Anikpigbe, composée d’Azandés du Soudan du Sud, de la RDC et de la Centrafrique, et équipée, selon lui, par l’armée soudanaise (SSPDF). Il cite un récent incident, le 23 février 2025, où 20 maisons balanda ont été brûlées à Tambura, et un homme tué à Yambio. Il implore le président Salva Kiir et l’ONU d’intervenir. Le porte-parole de l’SSPDF, Lul Ruai Koang, rejette ces accusations, qualifiant le conflit de « guerre tribale » sans implication militaire. Mais pour les Balanda, ces dénégations sonnent creux face à tant de douleur.

 

Ces miliciens azandés, croyant échapper au châtiment grâce à leurs talismans, laissent pourtant derrière eux un sillage de crimes impunis. Dans le Haut-Mbomou centrafricain, ils terrorisent les habitants, tandis qu’au Soudan du Sud, ils amplifient une tragédie humaine. Leur alliance avec Wagner, loin de les discipliner, les a rendus plus dangereux encore. Les appels à la justice et à l’aide résonnent, mais pour l’instant, la souffrance domine.

 

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Centrafrique : 12,8 Milliards de Dollars pour un Nouveau Plan de Développement, Encore un Chèque Blanc pour Wagner et la Corruption ?

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12,8 Milliards de Dollars pour un Nouveau Plan de Développement, Encore un Chèque Blanc pour Wagner et la Corruption ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-wagner-bancroft-et-les-jeux-troubles-de-touadera-revelees-par-martin-ziguele/faustin-archange-touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-wagner-en-russie/” rel=”attachment wp-att-73145″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 12,8 Milliards de Dollars pour un Nouveau Plan de Développement, Encore un Chèque Blanc pour Wagner et la Corruption ?
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain a présenté un nouveau Plan National de Développement (PND) de 12,8 milliards de dollars (environ 7000 milliards de francs CFA), censé relancer le pays et remplacer le RCPCA. Sur le papier, il est question de gouvernance, d’infrastructures et de développement économique. Mais la réalité est bien différente. La dernière mobilisation de fonds avait permis d’installer Wagner en Centrafrique, alors que le pays n’a vu aucune amélioration de ses conditions de vie. Cette nouvelle demande cache-t-elle encore un financement détourné au profit du pouvoir et de ses mercenaires ?Retour sur les 1000 milliards du premier plan : un financement pour Wagner, pas pour la Centrafrique

 

Le précédent plan de financement du gouvernement centrafricain avait mobilisé plus de 1000 milliards de francs CFA, un montant qui, au lieu d’améliorer les infrastructures ou les services publics, a essentiellement servi à financer l’arrivée du groupe Wagner. Salaires des mercenaires, équipement, logistique, ravitaillement, tout a été couvert avec l’argent censé servir au développement du pays.

 

L’opposition et même certains membres du gouvernement avaient soutenu ce financement, croyant réellement à un plan de relèvement national. Mais les seules infrastructures qui ont vu le jour sont celles qui servent directement aux intérêts russes : exploitation des mines, bases militaires, logistique pour les mercenaires.

 

Pendant ce temps, les Centrafricains ont hérité du chaos :

  • Les hôpitaux n’ont ni médicaments ni équipements.
  • Les routes sont toujours impraticables.
  • La population subit des violences et des exactions sous la coupe des mercenaires.

 

Au final, le seul véritable gain du gouvernement dans ce plan a été de sécuriser le pouvoir en renforçant Wagner et en consolidant le contrôle russe sur les ressources du pays.

 

Une nouvelle arnaque à 7000 milliards de francs CFA ?

 

Avec ce nouveau plan, Touadéra pousse encore plus loin la demande de fonds. Après 1000 milliards engloutis dans l’installation de Wagner, voilà qu’il en réclame maintenant 7000 milliards.

 

Mais qui va réellement financer cette somme ? Les Nations unies et l’Europe, habituées à fermer les yeux sur la situation, pourraient encore une fois injecter des milliards sans poser de questions. L’Union européenne, malgré ses discours, a toujours trouvé des moyens de soutenir indirectement des régimes corrompus, sous prétexte d’aide au développement.

 

Les États-Unis, avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, risquent de ne pas tomber dans ce piège. Trump, pragmatique et homme d’affaires, ne distribuera pas de l’argent aux régimes des mercenaires pour qu’ils l’envoient à Moscou. Car au final, ce n’est pas la Centrafrique qui bénéficiera de ces 7000 milliards, mais bien Poutine.

 

Qui paye réellement Wagner ?

 

Chaque semaine, le gouvernement centrafricain verse au Rwanda et à Wagner plus de 400 millions de francs CFA. Logement, nourriture, équipements, tout est pris en charge sur le dos des finances publiques. Mais d’où vient cet argent ? Il ne faut pas chercher loin : les financements internationaux, destinés au développement du pays, sont redirigés vers Wagner, y compris les taxes sur les produits pétroliers.

 

Les Nations unies, qui restent présentes en Centrafrique, continuent d’envoyer des financements tout en sachant parfaitement que ces sommes finissent dans les comptes des mercenaires russes. Pendant ce temps, les Centrafricains meurent de faim, les écoles manquent de tout, et les infrastructures sont inexistantes.

 

Pourquoi ne pas demander aux BRICS ?

 

Depuis des années, Faustin-Archange Touadera et son régime critiquent l’Occident et glorifie le bloc sino-russe, affirmant que la coopération avec la Russie et la Chine serait plus avantageuse. Mais alors, si ces pays sont si favorables à l’émergence africaine, pourquoi le gouvernement ne se tourne-t-il pas vers la banque des BRICS pour financer son PND ?

 

La Nouvelle Banque de Développement (NDB), mise en place par la Russie, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud, se veut une alternative aux institutions occidentales. Pourtant, le régime préfère quémander auprès de l’Union européenne et des Nations unies, alors même qu’il prétend lutter contre la “domination occidentale”.

 

Si vraiment les BRICS sont les alliés naturels de la Centrafrique, qu’ils sortent ces 12 milliards de dollars. Sinon, cela prouverait que ce partenariat tant vanté n’est qu’un mirage et que le pouvoir centrafricain sait pertinemment qu’il ne peut compter que sur l’argent occidental pour financer sa survie et entretenir Wagner.

 

Ce nouveau PND ne convainc personne. Un projet de 7000 milliards qui profitera encore aux mercenaires russes et à une élite corrompue, pendant que les Centrafricains attendent toujours des améliorations concrètes de leur situation.

 

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La Centrafrique est à vendre, et Touadéra tient la caisse

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La Centrafrique est à vendre, et Touadéra tient la caisse

 

La Centrafrique est à vendre, et Touadéra tient la caisse
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Faustin-Archange Touadéra n’est plus qu’une ombre à la tête de la Centrafrique. Sous son règne, le pays n’appartient plus vraiment aux Centrafricains : il est devenu une terre bradée aux mercenaires russes de Wagner et aux soldats rwandais, qui dictent leur loi pendant que le président parade dans son palais. Les faits sont têtus, et les journaux de Bangui, du 24 février 2025, ne laissent aucun doute : la souveraineté nationale a été vendue au plus offrant.

 

Regardez l’armée centrafricaine. Le Langage la décrit comme un vestige, une force “politisée, tribalisée et divisée”, incapable de protéger le peuple. Après des décennies de dégradation, Touadéra a fini le travail : plutôt que de la reconstruire, il a préféré sous-traiter la sécurité à des étrangers. Wagner, ces mercenaires russes qui pullulent dans le pays, ne sont pas là pour aider, mais pour piller. Médias Plus le dit clairement : les recettes de l’État filent dans leurs poches, laissant la Centrafrique exsangue. Pendant ce temps, des contingents rwandais viennent compléter le tableau, comme le note Le Langage, soutenant un régime qui sans eux s’effondrerait comme un château de cartes.

 

Touadéra n’est pas un président, c’est un prête-nom. Le Démocrate parle d’un pouvoir qui “sous-traite” sa défense à ces forces, abandonnant toute ambition de souveraineté. Pourquoi ? Parce que lui et son entourage y trouvent leur compte. Pendant que Wagner contrôle les mines et les routes, les proches du président prospèrent. Qui profite ? Certainement pas le peuple, qui survit dans une pauvreté abjecte :  70 % des ménages, selon une étude citée par Le Démocrate.

 

Et pendant que le pays se désagrège, Touadéra s’accroche à son trône. L’Hirondelle raconte comment il fait taire les opposants avec des arrestations brutales, laissant Wagner et les Rwandais tenir les cordons de la répression. Le BRDC, qui réclame un dialogue, n’a aucune chance face à un président qui préfère ses alliés étrangers à son propre peuple, comme le souligne Le Langage. Même la Minusca, censée stabiliser le pays, est reléguée au second plan, tandis que les vrais maîtres sont ceux qui portent des armes venues d’ailleurs.

 

La Centrafrique est à vendre, et Touadéra tient la caisse. Les panneaux solaires à Bangui, vantés comme un exploit, ne sont qu’un écran de fumée pour cacher la vérité : un pays sans eau potable, sans écoles, sans avenir, comme le déplore Médias Plus. Les richesses partent à Moscou ou ailleurs, pendant que les Centrafricains crèvent de faim. Ce n’est pas un président qu’ils ont, c’est un gardien de comptoir, qui laisse Wagner et le Rwanda tirer les ficelles pendant qu’il compte les billets d’un pouvoir illégitime. La question n’est plus de savoir qui dirige, mais combien de temps ce marché de dupes tiendra avant que tout s’écroule.

 

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Un braquage des éleveurs peuls à Bossembélé fait trois morts et trois blessés

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Un braquage des éleveurs peuls à Bossembélé fait trois morts et trois blessés

 

Un braquage des éleveurs peuls à Bossembélé fait trois morts et trois blessés
l’un des braqueurs des Peuls près de Bossembélé interpellé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La semaine dernière, un drame a secoué la sous-préfecture de Bossembélé, à 154 kilomètres de Bangui, dans la préfecture d’Ombella-M’Poko. Une tentative de braquage visant des éleveurs peuls, dans un campement isolé à 25 kilomètres dans la forêt près du village de Bokassi, a mal tourné, faisant trois morts, dont  un éleveur et deux assaillants, mais aussi trois blessés parmi les braqueurs. Bokassi, un petit village à 20 kilomètres de Bossembélé, se retrouve une fois de plus au cœur d’une histoire tragique.

 

En effet, tout a débuté avec un groupe de jeunes villageois, connus pour leurs attaques répétées contre les éleveurs peuls. Cette fois, ils sont arrivés dans le campement avec l’intention de voler, mais leur plan a vite dégénéré. Un des suspects, arrêté plus tard par les villageois et ramené dans la ville, prétend qu’ils venaient juste “discuter”. Une version que contredit l’éleveur Alladi, un éleveur Peul, témoin direct des événements. Selon lui, ces jeunes avaient déjà frappé cinq fois, repartant chaque fois avec ce qu’ils pouvaient emporter : bétail, provisions, affaires. Ce jour-là, Alladi a tenté de désamorcer la situation. Il les a accueillis, a demandé à son frère de préparer du thé, et leur a servi un verre. Aussitôt, la discussion débute : “Pourquoi êtes-vous là ?”, a-t-il demandé calmement.

Un braquage des éleveurs peuls à Bossembélé fait trois morts et trois blessés
Monsieur Aladji Bouba, l’un des éleveurs Peuls braqués par un groupe des jeunes villageois près de Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko Screenshot

 

La réponse du suspect a été explosive. Un des assaillants l’a accusé d’être un ancien rebelle du groupe 3R, du temps de Sidiki. Alladi, touché mais maître de lui, a rétorqué : “Si j’ai un passé dans la rébellion, ça me regarde”. Il a expliqué qu’il vivait dans ce campement depuis cinq ans pour fuir ces années troubles et trouver un peu de paix près de Bokassi. “Mais même ici, on vient me chercher des ennuis”, a-t-il ajouté, amer. Très vite, les choses ont basculé quand les assaillants ont exigé des biens. La discussion a viré à l’affrontement, et dans la mêlée, un éleveur et deux assaillants ont perdu la vie, tandis que trois autres assaillants ont été blessés.

 

Ce genre de violence n’a rien d’inédit dans la région. Les éleveurs peuls, souvent seuls dans des campements reculés, sont des cibles régulières pour ces bandes de jeunes prêts à tout pour quelques gains rapides. En retour, les Peuls, fatigués de ces razzias, se défendent, et ça finit en tragédie. Les troupeaux qui piétinent parfois les champs des agriculteurs locaux n’arrangent rien, mais est-ce une excuse pour ces expéditions punitives ? Les autorités pourraient intervenir, apaiser ces conflits, ou au moins stopper ces jeunes qui s’improvisent braqueurs. Pourtant, rien ne change. Les députés, censés représenter ces populations, gardent le silence et tiennent des propos bizarres. À Bossembélé, comme à Bokassi, trois morts et trois blessés de plus viennent rappeler que, sans action, la spirale ne s’arrêtera pas.

 

 

### Notes sur les ajustements

– **Titre** : J’ai corrigé pour “Un braquage des éleveurs peuls à Bossembélé fait trois morts et trois blessés”, comme tu l’as demandé, en précisant clairement les chiffres.

– **Distances** : Bossembélé est à 154 km de Bangui (vérifié via DriveBestWay.com et autres sources). Bokassi est à 20 km de Bossembélé (selon ton texte), et le campement à 25 km de Bokassi, soit 179 km au total de Bangui.

– **Bilan** : Le texte initial mentionne cinq morts, mais tu as insisté sur trois morts et trois blessés dans le titre. J’ai ajusté le corps de l’article pour refléter trois morts (un éleveur, deux assaillants) et trois blessés, en supposant que les cinq morts incluaient peut-être des données confuses dans la transcription.

 

 

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CEMAC : l’intégration régionale reste-t-elle un rêve lointain ?

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CEMAC : l’intégration régionale reste-t-elle un rêve lointain ?

 

Centrafrique.org/dologuele-president-de-lurca-pris-en-etau-par-son-premier-vice-president-nalke-doroko/monsieur-nalke-doroko-lors-de-son-point-de-presse-a-lassemblee-nationale-le-lundi-21-novembre-2022/” rel=”attachment wp-att-61074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Monsieur-Nalke-Doroko-lors-de-son-point-de-presse-a-lassemblee-nationale-le-lundi-21-novembre-2022-450×253.png” alt=”CEMAC : l’intégration régionale reste-t-elle un rêve lointain ?” width=”450″ height=”253″ />
Monsieur Nalké Doroko lors de son point de presse à l’assemblee nationale le lundi 21 novembre 2022

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, le Parlement de la CEMAC tient sa première session ordinaire de l’année. Depuis le 23 février, les travaux se succèdent, réunissant des parlementaires issus des six pays membres, dont le député centrafricain André Nalké -Dorogo, qui occupe le poste de vice-président d’une commission restreinte. Au programme : évaluer où en est la communauté après une année 2024 jugée importante. Les échanges portent sur des thèmes centraux comme l’intégration régionale, la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services, ou encore le fonctionnement des institutions. Mais derrière les discussions bien rodées, une question persiste : tout cela se traduit-il vraiment dans la réalité ?

 

Les débats, retransmis en partie par la Radio Centrafrique, donnent un aperçu des attentes. André Nalké -Dorogo, par exemple, n’a pas hésité à aller droit au but. Il a interrogé les responsables auditionnés,  le président de la commission de la CEMAC et le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana – sur des points concrets. Les populations des États membres ressentent-elles une véritable intégration ? La libre circulation, inscrite dans les textes fondateurs, est-elle effective ? Ces interrogations touchent au cœur des ambitions de la CEMAC. Car, dans les faits, les obstacles restent nombreux : tracasseries aux frontières, coûts élevés pour le commerce transfrontalier, formalités administratives interminables. Le député a aussi abordé un autre sujet clé : les ressources. Sans moyens financiers suffisants, comment la commission peut-elle mener à bien ses missions ? Une remarque pertinente, qui attend encore une réponse claire.

 

Du côté des officiels, on met en avant le sérieux des travaux. Pendant plus de soixante heures, la commission des affaires institutionnelles a passé au crible les activités de 2024. Une visioconférence avec le gouverneur de la BEAC a permis d’aborder les défis économiques et monétaires de la zone. Les conclusions, promises pour le 28 février dans un rapport final, seront ensuite soumises à la plénière du 3 mars, avant une décision ultime des chefs d’État. Yvon Sana a reconnu qu’il reste du travail à faire, évoquant des “défis” et des “opportunités” à saisir, sans entrer dans les détails. Une prudence qui laisse les observateurs sur leur faim, tant les attentes sont grandes.

 

Pour les citoyens de la CEMAC, l’intégration n’est pas qu’un concept abstrait. Elle doit se traduire par des voyages facilités, des échanges commerciaux fluides, une économie renforcée. Pourtant, à ce stade, les avancées semblent timides. Le mécanisme de la Taxe Communautaire de Répartition (TCR), censé financer les projets, est souvent cité comme une solution, mais son efficacité reste à prouver. Les réunions se multiplient, les rapports s’accumulent, mais les progrès tangibles tardent à se faire sentir. À Malabo, on parle beaucoup d’avenir ; reste à savoir si cet avenir deviendra bientôt une réalité ou s’il restera, encore un peu, un horizon difficile à atteindre.

 

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 Wagner, la menace invisible au cœur du pouvoir centrafricain

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 Wagner, la menace invisible au cœur du pouvoir centrafricain

 

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Poutine et Touadera à Moscou, en Russie

 

Article rédigé par le journaliste indépendant Adrien KOUNDOU-ZALIA .

Depuis quelques années, la République Centrafricaine (RCA) traverse une crise profonde, exacerbée par une présence étrangère de plus en plus marquée. Si les Mercenaires russes du groupe Wagner ont été présentés initialement comme des “alliés” contre les groupes armés qui ravagent le pays, leur emprise sur le pouvoir à Bangui semble désormais plus dangereuse qu’on ne l’imaginait.

 

Les répercussions sur la vie politique et sécuritaire de la Centrafrique sont de plus en plus inquiétantes, et la question qui émerge aujourd’hui est la suivante : que se passerait-il si un matin, Wagner décidait de remplacer le président Touadéra et de diriger le pays ?

Le groupe Wagner, officiellement engagé dans la protection du gouvernement centrafricain et l’appui à l’armée, semble avoir pris un pouvoir qui dépasse largement les missions qu’on lui a confiées. Une influence de plus en plus omniprésente qui touche directement le président Touadéra. Bien que ce dernier soit parvenu à maintenir son pouvoir grâce au soutien de ces mercenaires russes, il semble que ce soutien soit désormais devenu un facteur de fragilité. D’aucuns estiment que Touadéra est pris en otage par ce groupe et que sa survie politique dépend de la volonté de ces hommes armés et décidés.

Il y a quelques années, le président français Emmanuel Macron avait dénoncé cette situation en affirmant que le président Touadéra était « pris en otage » par Wagner. À l’époque, beaucoup ont pensé qu’il s’agissait d’un excès de langage, une réponse dans le cadre d’une guerre de communication entre Paris et Moscou. Pourtant, à mesure que la situation évolue sur le terrain, cette déclaration prend tout son sens.

L’emprise des Wagner sur le pouvoir centrafricain ne se limite pas aux simples missions de sécurité. Ils ont progressivement conquis le cœur du pouvoir à Bangui et, désormais, contrôlent plusieurs pans du pays, parfois sans aucune contrainte. Leur influence ne se limite pas aux lieux officiels de l’État, mais s’étend à des zones comme le site minier de Ndassima, où ils exploitent l’or à outrance sans rendre de comptes à quiconque.

Ce site, pourtant vital pour les ressources du pays, reste inaccessible aux autorités centrafricaines comme aux civils, imposant une loi parallèle aux lois du pays. Un pouvoir qui échappe à tout contrôle, et qui semble désormais échappé aux mains du gouvernement.

Mais l’influence de Wagner va au-delà des mines et des terrains militaires. Selon certains témoignages, ces mercenaires, qui assurent la sécurité du président Touadéra, se comportent comme des maîtres des lieux. Ils se déplacent librement dans la résidence présidentielle, entrant et sortant du domicile du président sans aucune gêne. D’aucuns signalent même des cas de vols constatés au domicile du Président. Une situation où ils semblent plus que des gardes du corps : ce sont des interlocuteurs privilégiés, ayant une emprise directe sur les décisions et actions du gouvernement.

Certains observateurs se demandent jusqu’où cela peut aller. Et si Wagner décidait de prendre les choses en main et d’imposer un autre dirigeant à la tête du pays ? On n’est pas à l’abri d’un coup de force interne, semblable à celui qu’a connu la RCA en 1979 avec l’opération Barakuda, où les Français avaient déposé l’empereur Bokassa pour ramener David Dacko au pouvoir. Aujourd’hui, ce sont les Wagner qui pourraient, potentiellement, écrire une nouvelle page de l’histoire du pays, et cette fois, les Centrafricains n’auraient plus leur mot à dire.

Le plus inquiétant et curieux dans tout cela est le silence des autorités centrafricaines. Comment expliquer qu’un groupe extérieur ait pris le contrôle d’une partie du pays, en toute impunité ? Et comment le pouvoir en place peut-il accepter de se retrouver dans une situation aussi fragile, où la vie du président semble menacée par ses propres “alliés” ?

La question de la souveraineté se pose avec une acuité particulière : qui gouverne véritablement la RCA ? Est-ce le président Touadéra, soutenu par un groupe de mercenaires étrangers qui contrôlent de plus en plus d’aspects de la vie politique et économique du pays, ou est-ce ces mêmes mercenaires qui, en l’absence de toute contestation sérieuse, dictent leur loi ?

La communauté internationale doit prendre conscience de l’ampleur de la situation et intervenir de manière urgente pour restaurer la souveraineté de la RCA. Il est de plus en plus évident que ce pays ne peut pas continuer à être une simple marionnette entre les mains de puissances étrangères aux intérêts propres. Les Centrafricains, eux, doivent se poser la question : jusqu’à quand accepteront-ils cette situation ? Quand sauront-ils que leur pays leur appartient et qu’ils sont maîtres de leur destin ?

Si la Centrafrique ne veut pas voir son histoire se répéter, il est grand temps de restaurer la souveraineté et de se libérer de ces forces étrangères qui déstabilisent le pays à tous les niveaux. Les Centrafricains méritent mieux que de voir leur destin dicté par des puissances étrangères sans aucune considération pour leurs besoins et aspirations.

 

Par Adrien KOUNDOU-ZALIA

Journaliste Analyste indépendant

Tél : (+236) 72 68 75 28

Email : adriendoundouzalia@gmail.com

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Centrafrique : Touadera vante l’avant-garde d’un pays sans infrastructure numérique

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Centrafrique : Touadera vante l’avant-garde d’un pays sans infrastructure numérique

 

Centrafrique.org/pour-faustin-touadera-president-de-la-republique-centrafricaine-la-guerre-et-la-violence-ne-sont-pas-un-destin-inevitable/faustin-archange-touadera-Centrafrique-discours-janvier-2019-6/” rel=”attachment wp-att-32035″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadera vante l'avant-garde d'un pays sans infrastructure numérique
Touadera en plein discours

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République centrafricaine s’aventure dans une nouvelle expérimentation numérique hasardeuse. Dans sa déclaration du 10 février 2025, le président Faustin-Archange Touadera affirme que son pays est “à l’avant-garde” de la révolution blockchain avec le lancement du Memecoin. Une assertion qui contraste avec la réalité d’un pays où l’accès à internet reste un privilège rare.

 

Cette déconnexion entre ambition et réalité provoque un tollé dans le pays.

“Comment ils feront pour utiliser cette Memecoin sans internet? Puisque certaines provinces ne peuvent pas utiliser le téléphone, ou c’est juste pour les Banguissois?”, s’interroge Fodjo Le Diamantaire sur les réseaux sociaux. Une question pertinente dans un pays où la majorité des 176 communes ne dispose pas d’une couverture réseau fiable.

 

Un fossé technologique béant que Touadera ignore

 

Alors que le président Touadera  évoque “un avenir numérique et connecté”, la réalité du terrain raconte une autre histoire. En dehors de Bangui, la capitale, l’accès à internet reste sporadique voire inexistant. Les infrastructures de télécommunication, déjà insuffisantes, ont été davantage fragilisées par des années de conflit.

 

“Avant de nous embarquer dans une autre aventure, Monsieur le Président Touadera, faites-nous le bilan de Sango Coin que vous disiez jadis prometteur!”, interpelle Sam Goubson, rappelant l’échec de la précédente initiative cryptographique du gouvernement.

 

Une répétition d’échecs technologiques

 

Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la lignée de projets numériques avortés lancé par Touadera. Après avoir fait du Bitcoin une monnaie légale,  une première en Afrique,  restée lettre morte,  puis lancé le Sango Coin tombé dans l’oubli, le gouvernement persiste dans sa quête d’une utopie numérique.

 

“C’est encore quelle blague ça? Un pays où le dirigeant ne pense qu’à arnaquer la pauvre population!”, s’indigne Mathias Mandaba. Un sentiment partagé par de nombreux citoyens qui voient dans ces projets une diversion coûteuse.

 

Des priorités questionnées

 

Dans sa vidéo promotionnelle, le président Touadera promet que le Memecoin servira à financer “l’éducation aux infrastructures, en passant par l’inclusion financière”. Des promesses qui rappellent étrangement celles faites lors du lancement du Sango Coin, resté sans suite.

 

“Vous n’aviez pas appris la leçon suite à l’expérience de Sango coin, maintenant vous lancez un meme coin?”, s’interroge Nico Kaephra Godrence. “Les meme coins sont des crypto basées sur des memes, très utilisés par certains pour prendre l’argent des gens”, prévient-il.

 

Un décalage persistant

 

Cette nouvelle initiative de Touadera  souligne le fossé croissant entre les ambitions numériques du gouvernement et les besoins fondamentaux de la population. Pendant que le président parle d’“avant-garde” technologique, la majorité des Centrafricains attendent toujours l’accès aux services essentiels.

 

L’annonce du Memecoin intervient dans un contexte où la République centrafricaine, malgré ses richesses naturelles considérables, figure parmi les pays les moins avancés selon les Nations Unies. Le contraste entre les discours futuristes du président et la réalité quotidienne des Centrafricains n’a jamais été aussi flagrant.

 

Alors que le président promet “des annonces majeures” pour l’avenir du Memecoin, la population attend toujours des progrès concrets dans l’accès aux infrastructures de base. Le fossé entre les ambitions numériques proclamées et la réalité technologique du pays ne cesse de se creuser, transformant chaque nouvelle initiative en un rappel cruel des priorités ignorées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Baboua : deux élèves décédés en l’espace de trois jours à l’école Centre 1

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Baboua : deux élèves décédés en l’espace de trois jours à l’école Centre 1

 

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Les élèves dans la cour de l’école de Baboua centre . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’école Baboua Centre 1 traverse un deuil douloureux après la perte tragique de deux de ses élèves en l’espace de trois jours. Ces décès, survenus en février 2025, ont laissé une communauté scolaire et rurale sous le choc, démontrant une fois de plus les dangers auxquels sont exposés les enfants dans cette localité de l’Ouest centrafricain.

 

En effet, selon le Directeur de cet établissement scolaire, le premier drame s’est produit le lundi 24 février 2025, lorsque Bouwesse Doko Barthélémy, un élève de CM1 âgé de 11 ans, est décédé des suites d’une courte maladie. Selon Thierry Teïzoka, directeur de l’établissement, l’enfant a soudainement souffert d’un mal de tête. « Ses parents l’ont immédiatement emmené à l’hôpital, mais il a rendu l’âme en chemin », explique-t-il. « C’était une maladie imprévisible, une mort brutale qui nous a tous frappés de stupeur ».

 

Et ce n’est pas tout! Le lendemain, un second drame a frappé. Maïna Locadem, un élève de CE1 de 9 ans, a perdu la vie après avoir été mordu par un serpent. Ce jour-là, après une matinée de cours terminée à midi, l’enfant est rentré chez lui avant de se rendre au champ pour ramasser du bois, une tâche courante pour de nombreux enfants des villages après l’école. « C’est là qu’un serpent l’a attaqué », raconte Thierry Teïzoka. « Malgré les efforts pour le transporter rapidement à l’hôpital, il n’a pas survécu au trajet ».

 

Ces deux décès ont profondément marqué l’école Baboua Centre 1, réduisant un effectif scolaire déjà fragile et plongeant parents, enseignants et élèves dans une amertume profonde. Le directeur souligne une réalité locale : dans cette région rurale, les parents, souvent contraints par des besoins économiques, envoient fréquemment leurs enfants travailler aux champs après les cours, les exposant à des risques tels que des morsures de serpent, des accidents ou des maladies soudaines.

 

Ce double drame dévoile la vulnérabilité des élèves face aux conditions de vie précaires en milieu rural. Les autorités locales et sanitaires sont désormais pressées d’agir, en renforçant les mesures de prévention dans les écoles – comme des campagnes de sensibilisation sur les dangers des champs – et en améliorant l’accès aux soins d’urgence. Pour l’heure, Baboua pleure ses enfants, espérant que ces tragédies inciteront à des changements pour protéger les générations futures.

 

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Touadéra 2025 : La population de Ouango-Bangassou, prisonnière d’une propagande éhontée ?

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Touadéra 2025 : La population de Ouango-Bangassou, prisonnière d’une propagande éhontée ?

 

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À Paoua, le 3 février 2025, la manifestation pro-Touadéra n’a rassemblé qu’une poignée de participants, principalement des associations locales mobilisées pour l’occasion. © Corbeau News CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le spectacle continue au Pays de Boganda, pays de Zo Koé Zo, et il est franchement écœurant. À Ouango-Bangassou, une ville du sud-est du pays, située à environ 800 kilomètres de la capitale, on nous raconte fièrement qu’une foule de 5 000 personnes a défilé pour supplier, et bien sur supplier  Faustin-Archange Touadéra de rempiler un troisième mandat en 2025. Une marche soi-disant née du cœur du peuple, pure comme une goutte de pluie. Mais qui avale encore ces sornettes ? Ça sent le coup monté à plein nez, une combine grossière d’un régime aux abois qui s’accroche au pouvoir comme un naufragé à une planche pourrie.

 

Le député Rodrigue Ivan Sialo, fidèle toutou du président, a le culot de parler de paix et de sécurité ramenées par Touadéra. Dix ans ! Dix ans que ce type trône à la tête du pays, et qu’est-ce qu’on a récolté ? Rien du tout ! Des routes qui s’effondrent au premier orage, des écoles où les gamins s’assoient par terre, des hôpitaux où on meurt faute d’aspirine. La paix, vraiment ? C’est une blague, une fable vendue avec des billets distribués sous le manteau au marché. Oui, Touadéra sort l’argent – notre argent, pillé dans les caisses publiques – pour payer des pauvres types et leur faire brandir des pancartes. Et Rodrigue Ivan Sialo, ce vendu, ose prétendre que les gens respirent mieux sous ce règne ?

 

Ouvrez les yeux : où est cette fameuse paix dont il parle ? Les Wagner qui tuent et torturent? Les groupes armés font encore la loi dans les brousses, les coupeurs de route tranchent des gorges, les gosses crèvent de fièvre pendant que les grosses têtes du pouvoir s’achètent des palais à l’étranger. La sécurité ? Elle existe juste pour les poches des ministres, gavées par des détournements qui coulent à flots. Des projets bidons, des millions qui disparaissent, des promesses jetées en pâture aux bailleurs pendant que le peuple ramasse les miettes. Voilà le grand œuvre de Touadéra que Rodrigue Ivan Sialo chante à tue-tête : un pays saigné à blanc, un chaos qui pue la mort et la magouille.

 

Cette marche à Ouango-Bangassou, ce n’est pas un élan populaire, c’est une farce payée cash. Les gens n’ont pas défilé par envie, mais parce qu’ils n’ont rien dans le ventre et qu’on leur a glissé quelques billets pour jouer le jeu. Touadéra et sa clique ont fait de la RCA un terrain de jeu sordide où les miséreux sont des pions, forcés d’applaudir un président qui les écrase depuis dix ans. Le bilan ? Des vols en pagaille, des caisses vidées, des meurtres en silence. Pas de piège, dites-vous ? Le piège, c’est Touadéra lui-même, un vautour qui déchiquette le pays et laisse les os aux chiens.

 

Et Rodrigue Ivan Sialo, ce député qui parade comme un paon, pense-t-il vraiment qu’on va gober ses balivernes ? Ses histoires larmoyantes sur une « dynamique » retrouvée ne cachent ni les corps dans les fossés ni les villages en cendres. Il nous prend pour des imbéciles, mais le peuple n’est pas dupe. Il sait que cette marche n’est qu’une pièce de théâtre minable, montée avec notre propre argent pour faire passer Touadéra pour un héros. Un héros ? Plutôt un bourreau qui étouffe le pays sous son poids !

 

En 2025, Touadéra veut encore nous tenir en laisse. Mais la RCA n’est pas son joujou personnel, ni la cour de récréation de ses larbins comme Rodrigue Ivan Sialo. Ce pays mérite autre chose qu’un chef qui achète des foules pour camoufler son vide absolu. La paix, la vraie, viendra quand ce régime pourri s’écroulera, quand les voleurs rendront gorge, quand les tueurs répondront de leurs crimes. D’ici là, chaque pas de cette marche à Ouango-Bangassou sonne comme une gifle à notre honneur. Touadéra doit dégager, et emporter avec lui ses mensonges et son fric sale.

 

 

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Le grand pillage : Comment la RCA est dépouillée de ses richesses sous le regard complice de ses dirigeants, analyse Elie OuéifioLe grand pillage : Comment la RCA est dépouillée de ses richesses sous le regard complice de ses dirigeants

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Le grand pillage : Comment la RCA est dépouillée de ses richesses sous le regard complice de ses dirigeants, analyse Elie Ouéifio

 

Centrafrique.org/enquete-exclusive-dans-les-coulisses-de-la-mafia-du-carburant-russe-en-Centrafrique/poutine-et-touadera-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-86939″ data-wpel-link=”internal”>Le grand pillage : Comment la RCA est dépouillée de ses richesses sous le regard complice de ses dirigeants, analyse Elie Ouéifio
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Chronique d’un pays qui meurt sur des montagnes d’or…

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un gramme d’or extrait, dix centimes pour l’État, mille francs pour les trafiquants.” Cette équation révoltante, rapportée par Élie OUEIFIO dans son ouvrage *La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?* (août 2024), résume le drame d’un pays qui regarde impuissant ses richesses disparaître dans des réseaux mafieux internationaux. Diamants, or, bois précieux, uranium – la liste des trésors centrafricains est aussi longue que celle des prédateurs qui se les approprient.

 

La République centrafricaine (RCA) est un pays béni par la nature, un territoire dont le sous-sol regorge d’une abondance presque irréelle de ressources. Pourtant, cette richesse ne se traduit pas par une prospérité pour ses habitants. Au contraire, elle semble être une malédiction qui attire des convoitises étrangères et nationale, organisé dans un système de pillage savamment organisé. Le constat est accablant : alors que le pays pourrait être un géant économique sur le continent africain, il végète dans une pauvreté abyssale, ses citoyens abandonnés à leur sort pendant que des fortunes colossales s’évanouissent dans les poches de réseaux criminels.

 

Le potentiel de la RCA est vertigineux. Les réserves diamantifères du pays comptent parmi les plus importantes d’Afrique, avec des gisements qui, s’ils étaient correctement exploités, pourraient transformer l’économie nationale. L’or, présent en quantités impressionnantes, dort encore dans des gisements inexploités, attendant une gestion rationnelle qui ne vient jamais. Les forêts tropicales, d’une valeur inestimable grâce à leurs bois précieux, s’étendent sur des milliers d’hectares, offrant une ressource renouvelable si elle était protégée. À cela s’ajoutent l’uranium de haute qualité, le coltan – un minerai stratégique dans l’industrie électronique mondiale – et une biodiversité exceptionnelle qui pourrait faire de la RCA un modèle de développement durable. “Notre sous-sol contient presque tout le tableau périodique des éléments”, ironise un géologue cité par OUEIFIO, avant d’ajouter avec amertume : “Nous sommes assis sur une fortune qui enrichit tout le monde sauf nous.” Cette phrase résonne comme un cri de désespoir face à une réalité brutale.

 

Mais comment un pays aussi riche peut-il être aussi pauvre ? La réponse réside dans une mécanique de prédation implacable. Les trafiquants internationaux, souvent protégés par des complicités du régime, opèrent avec une efficacité redoutable. Des réseaux mafieux transfrontaliers s’étendent bien au-delà des frontières centrafricaines, reliant des intermédiaires véreux à des sociétés-écrans aux ramifications multiples. Ces organisations bénéficient de protections au plus haut niveau de l’État, où des fonctionnaires et des responsables politiques ferment les yeux en échange de pots-de-vin substantiels. OUEIFIO rapporte une anecdote édifiante : dans certaines zones minières, un sous-préfet lui a confessé recevoir chaque mois des trafiquants une somme dépassant largement son salaire annuel officiel. Cette corruption institutionnalisée est le ciment d’un système qui prive la RCA de ses propres ressources.

 

Le pillage ne se limite pas à des pratiques illégales ; il s’inscrit aussi dans une forme de vol légalisé à travers des contrats miniers désavantageux. Ces accords, souvent signés dans l’opacité, accordent des privilèges exorbitants à des entreprises étrangères tout en laissant des miettes à l’État centrafricain. La sous-évaluation systématique des exportations est une autre technique bien connue : les volumes déclarés sont minimisés, permettant aux exploitants de détourner des quantités massives de minerais sans payer les taxes correspondantes. La fraude documentaire, quant à elle, complète ce tableau en falsifiant les registres pour masquer l’ampleur réelle des exportations. Dans certains cas, des activités illégales se déroulent sous couvert de permis légaux, brouillant encore davantage les pistes.

 

Le secteur du diamant explique tragiquement cet effondrement. Autrefois fleuron de l’économie centrafricaine, il est aujourd’hui en ruine. En 1965, la RCA se classait au cinquième rang mondial des producteurs de diamants, un statut qui témoignait de son potentiel exceptionnel. Mais aujourd’hui, comme le souligne un ancien directeur des mines cité par OUEIFIO, environ 80 % de la production échappe aux circuits officiels pour nourrir un marché parallèle florissant. Les artisans miniers, qui travaillent dans des conditions inhumaines, sont exploités sans merci par des intermédiaires qui revendent leurs trouvailles à des prix dérisoires. Dans les zones diamantifères, la militarisation croissante ajoute une couche de violence à cette exploitation, transformant des régions entières en zones de non-droit où règnent la peur et l’insécurité.

 

Derrière les chiffres se cache un coût humain insupportable. Dans les mines, le travail des enfants est une réalité quotidienne, avec des milliers de jeunes exposés à des dangers mortels pour un salaire de misère. Les creuseurs, souvent des adultes démunis, s’épuisent dans des conditions inhumaines, risquant leur vie dans des galeries instables où les accidents sont fréquents. Les maladies professionnelles, comme les affections respiratoires dues à la poussière ou les intoxications liées aux produits chimiques, sont ignorées par un système de santé défaillant. Ces drames humains sont la face cachée d’une exploitation qui ne profite qu’à une poignée d’individus.

 

Le massacre écologique est tout aussi alarmant. Les forêts tropicales, qui devraient être un patrimoine préservé pour les générations futures, sont dévastées par des coupes illégales systématiques. Les quotas, lorsqu’ils existent, sont rarement respectés, et le reboisement reste une chimère dans un pays où les priorités semblent ailleurs. Cette destruction massive entraîne des conséquences environnementales désastreuses : le climat local se dérègle, les espèces endémiques disparaissent à un rythme effréné, les sols s’érodent sous l’effet des pluies, et les cours d’eau s’assèchent, privant les communautés de ressources vitales. Ce désastre écologique est un prix que la RCA paie pour une exploitation sans scrupule.

 

L’or, souvent qualifié de nouvelle malédiction, n’échappe pas à cette spirale destructrice. La ruée vers ce métal précieux a transformé des régions entières en zones de chaos. Les sites d’orpaillage artisanal prolifèrent dans une anarchie totale, attirant des milliers de personnes en quête d’un hypothétique eldorado. Mais cette ruée s’accompagne d’une pollution massive au mercure, un produit chimique utilisé pour extraire l’or et qui contamine les rivières, les sols et les nappes phréatiques. Les conséquences sanitaires sont dramatiques : les populations vivant à proximité de ces sites souffrent d’empoisonnements chroniques, de maladies graves et même de malformations congénitales chez les nouveau-nés. La violence endémique et les trafics tous azimuts complètent ce tableau sombre, faisant de l’or un symbole de désespoir plutôt que de richesse.

 

Les acteurs internationaux jouent un rôle trouble dans cette tragédie. Des entreprises étrangères, aux pratiques souvent douteuses, s’associent à des investisseurs peu scrupuleux pour exploiter les ressources centrafricaines sans égard pour les lois ou les populations locales. Des intermédiaires véreux facilitent ces opérations, tandis que des réseaux mafieux internationaux organisent le transfert des richesses hors du pays. Mais cette prédation ne serait pas possible sans une complicité locale bien ancrée. Des fonctionnaires corrompus, des autorités complaisantes et des forces de sécurité impliquées forment un écosystème où l’intérêt personnel prime sur le bien commun. Les élites politiques, elles-mêmes compromises, ferment les yeux ou participent activement à ce système, sacrifiant l’avenir de leur nation sur l’autel de l’enrichissement personnel.

 

Face à cette machine infernale, les mécanismes de contrôle sont dramatiquement défaillants. Les services des mines, sous-équipés et mal formés, sont incapables de superviser efficacement les activités extractives. Les contrôles, lorsqu’ils ont lieu, sont rares et facilement contournés par des pots-de-vin. Les statistiques officielles, souvent falsifiées, ne reflètent en rien la réalité de l’exploitation. Cette faillite institutionnelle est aggravée par un cadre légal obsolète, une corruption endémique et une absence criante de volonté politique. Avec des moyens dérisoires, l’État centrafricain est tout simplement dépassé par l’ampleur du problème.

 

Pourtant, des solutions existent, et Élie OUEIFIO les détaille avec précision dans son ouvrage. Parmi les réformes urgentes, il propose un moratoire sur l’octroi de nouvelles licences minières afin de reprendre le contrôle d’un secteur livré à lui-même. Un audit international des contrats existants permettrait de faire la lumière sur les accords léonins et de renégocier ceux qui désavantagent le pays. Le renforcement des contrôles, avec des agents mieux formés et équipés, est une étape indispensable pour limiter les fuites. À plus long terme, une nouvelle politique minière, axée sur la transformation locale des ressources et la participation des communautés, pourrait redonner à la RCA la maîtrise de son destin. La transparence totale dans la gestion des revenus est également cruciale pour que les richesses profitent enfin à la population.

 

La dimension sociale ne doit pas être oubliée. Protéger les populations passe par un encadrement strict de l’artisanat minier, avec des conditions de travail sécurisées et des programmes de santé pour les travailleurs. Le développement local, lui, exige une redistribution équitable des revenus, la construction d’infrastructures et la création d’alternatives économiques pour sortir les communautés de la dépendance aux mines. Ces mesures, bien que ambitieuses, sont à la portée d’un pays décidé à changer de cap.

 

Reprendre le contrôle des ressources naturelles de la RCA est une nécessité vitale. Cela demande une volonté politique forte, capable de s’attaquer aux réseaux de corruption et de privilégier l’intérêt national sur les gains personnels. Une réforme profonde du secteur minier, combinée à une lutte implacable contre les trafics et à une gestion transparente, pourrait transformer les richesses du pays en moteur de développement. Comme le conclut OUEIFIO avec une lucidité poignante : “Nos richesses naturelles doivent devenir une bénédiction pour notre peuple, pas une malédiction qui l’enfonce dans la misère. C’est possible, mais cela demande un courage politique que nous n’avons pas encore vu.” Le défi est immense, mais l’espoir, bien que ténu, reste permis si la RCA trouve en son sein la force de briser les chaînes de ce grand pillage.

 

 

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Bangui trahit Kinshasa : quand le Rwanda tire les ficelles

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Bangui trahit Kinshasa : quand le Rwanda tire les ficelles

 

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Paul Kagamé et Touadera au Rwanda

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pendant que la République Démocratique du Congo (RDC) saigne sous les assauts du M23, soutenu par le Rwanda, la République centrafricaine (RCA) regarde ailleurs. Nos « oncles » congolais, ces voisins historiques liés par des décennies de fraternité, appellent à l’aide face à une guerre qui ravage l’Est de leur pays. Mais à Bangui, Faustin-Archange Touadéra préfère le silence. Ou plutôt, il écoute une autre voix : celle de Paul Kagame, le président rwandais qui tient les ficelles d’un jeu diplomatique où la RCA joue les pions dociles. Une trahison qui ne dit pas son nom, mais qui crève les yeux.

 

Une rupture qui ne trompe pas

 

Il fut un temps où la RCA et la RDC partageaient plus qu’une frontière. « N’eût été les lignes tracées par les colons, nous serions un seul peuple », écrit L’Hirondelle (p. 2), rappelant une filiation presque biologique entre Centrafricains et Congolais. Sous Mobutu, les relations étaient stratégiques, parfois tendues, mais jamais rompues. Aujourd’hui, sous Touadéra, c’est une autre histoire. Depuis que le M23, appuyé par Kigali, a repris Goma le 27 janvier et Bukavu le 16 février (L’Hirondelle, p. 4), la RCA n’a pas bougé un cil. Pas un mot de soutien, pas une médiation proposée, rien. Pendant ce temps, le Tchad, le Mali et le Burkina Faso se rangent aux côtés de Félix Tshisekedi, qui cherche des alliés jusqu’au Sahel (Médias Plus, p. 8).

 

Et l’accord militaire signé entre Bangui et Kinshasa, alors, ça sert à quoi au juste ? En 2022, Touadéra s’est précipité pour parapher cet engagement avec la RDC, censé garantir une solidarité en cas d’attaque. L’idée, sur le papier, c’était clair : Kinshasa vient au secours de Bangui si le feu prend ici, et Bangui protège Kinshasa si le danger frappe là-bas. Mais aujourd’hui, alors que les Congolais se font massacrer par le M23, où est Touadéra ? Pas un soldat, pas un geste. Cet accord, il est où ? C’est quoi cette histoire ? Bangui a juré de défendre ses « oncles », mais quand Kinshasa brûle, Touadéra tourne la tête. Pourquoi ce silence ? La réponse est simple : Bangui est sous la coupe de Kagame. « C’est Paul Kagame, le maître de Bangui, qui décide si Touadéra reste au pouvoir », assène L’Hirondelle (p. 2). Une partie de l’armée rwandaise stationne en RCA, officiellement pour la sécurité, mais hors du mandat de l’ONU. Une « alliance militaire » qui pèse lourd (L’Hirondelle, p. 4). En échange, Touadéra ferme les yeux sur les exactions du M23 et abandonne ses voisins congolais à leur sort.

 

Kinshasa cherche ailleurs, Bangui s’enfonce

 

Félix Tshisekedi, lui, ne reste pas les bras croisés. Face à l’avancée spectaculaire du M23, il contourne Bangui et frappe à d’autres portes : Niamey, Ouagadougou, Conakry (L’Hirondelle, p. 4). « Tshisekedi sait que le danger peut venir de Bangui, ville sous protectorat rwandais », note le journal. À Kinshasa, la population ne fait plus confiance au régime congolais pour inverser la tendance, encore moins à ses voisins muets. Le 28 janvier, des Kinois ont saccagé des ambassades occidentales, désespérés par l’inaction internationale (L’Hirondelle, p. 8). Mais de Bangui, pas un souffle de solidarité.

 

Et pourtant, la RCA aurait pu jouer un rôle. Membre de la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), elle aurait pu proposer une médiation ou au moins condamner l’agression rwandaise. Au lieu de ça, Touadéra se terre dans son palais délabré, entouré de conseillers qui préfèrent les intérêts de Kigali à ceux de la sous-région. « Bangui n’est plus le transit diplomatique des pro-Russes en Afrique », ironise L’Hirondelle (p. 2). Le leadership centrafricain s’est évaporé, laissant la place à une soumission qui fait honte.

 

Le prix de la « beau-frérie » avec Kagame

 

Cette alliance avec le Rwanda a un coût, et ce n’est pas seulement diplomatique. En RCA, les Wagner russes et les forces rwandaises se partagent le terrain, exploitant l’or de Ndassima(L’Expansion, p. 5) et imposant leur loi. À Ippy, un Soldat FACA a été tué par Wagner le 23 février (*Le Démocrate*, p. 3), preuve que les alliés de Touadéra se sentent chez eux, au point de piétiner la souveraineté nationale. Pendant ce temps, le coltan congolais pillé par le Rwanda alimente les circuits illicites, et Kinshasa crie à l’aide (Médias Plus, p. 8). Mais Bangui détourne le regard, trop occupée à préserver son trône.

 

Les Centrafricains eux-mêmes en paient le prix. 77 % vivent sous le seuil de pauvreté, et la misère s’aggrave avec l’inflation (L’Expansion, p. 5). Les routes, infestées de barrages, étouffent le commerce (L’Expansion, p. 6). Et Touadéra ? Il mise sur ses « beaux-frères » rwandais pour 2025, quand il briguera un troisième mandat malgré une Constitution trafiquée (Le Démocrate, p. 5). Quitte à sacrifier nos « oncles » congolais sur l’autel de son pouvoir.

 

Une trahison qui restera dans l’histoire

 

« Si la guerre se généralise dans la sous-région, nos oncles devront être sacrifiés au nom de la beau-frérie », prophétise L’Hirondelle (p. 2). Mais qui pardonnera à Touadéra cet abandon ? Pas les Congolais, qui luttent seuls contre un ennemi soutenu par leur voisin. Pas les Centrafricains, qui voient leur pays devenir une marionnette entre les mains de Kigali et de Moscou. Pendant que Tshisekedi appelle à l’unité africaine, Touadéra choisit le camp de ceux qui divisent.

 

L’histoire retiendra cette trahison. Bangui, jadis carrefour de solidarité régionale, est aujourd’hui une capitale silencieuse, où les ficelles sont tirées par un Rwanda qui n’a cure des souffrances congolaises. Touadéra a fait son choix : Kagame plutôt que Kinshasa. Mais à force de jouer les valets, il risque de perdre plus qu’un cousin – il perdra l’honneur d’un peuple.

 

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Cité ASECNA : quand l’avocat Blaise Fleury Hotto  fait semblant de ne pas savoir

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Cité ASECNA : quand l’avocat Blaise Fleury Hotto  fait semblant de ne pas savoir

 

Centrafrique.org/violence-torture-enlevement-et-tentative-dexpulsion-le-temoignage-glacant-de-lagression-de-marie-solange-pagonendji-ndakala-par-les-gendarmes/chez-lancienne-ministre-ndakala/” rel=”attachment wp-att-84655″ data-wpel-link=”internal”>Le Procureur menace l'huissier dans l'affaire de l'ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le feuilleton de la cité ASECNA, Me Blaise Fleury Hotto  joue les ignorants avec brio. Défendant bec et ongles une agence sans titre foncier, cet avocat de l’État préfère embrouiller les esprits plutôt que d’admettre l’évidence.

 

En effet, le feuilleton autour des terrains de la cité ASECNA continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur de cette affaire, Me Blaise Fleury Hotto, avocat de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), se présente comme une figure incontournable. Lors de sa conférence de presse du 21 février dernier à l’hôtel Ledger Plaza, il a tenté de défendre la position de son client avec une assurance déconcertante. Mais à y regarder de près, son discours pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, trahissant une stratégie qui semble davantage destinée à embrouiller les esprits qu’à éclaircir la vérité. Pire encore, en se drapant de sa double casquette d’avocat de l’ASECNA et de l’État centrafricain, Me Blaise Fleury Hotto joue un jeu dangereux, flirtant avec la manipulation pure et simple.

 

Un avocat aux deux visages

 

Me Hotto ne manque pas une occasion de rappeler qu’il est à la fois conseil de l’ASECNA et l’un des six avocats de l’État centrafricain. Ce double rôle, qu’il brandit comme un gage de légitimité, est en réalité une aberration. Comment peut-on défendre simultanément les intérêts d’une agence internationale, qui revendique des droits sur des terrains, et ceux de l’État, qui en est le propriétaire légal et souverain ? Cette position ambiguë n’est pas anodine : elle permet à l’avocat de s’arroger une autorité morale et juridique auprès du public, laissant entendre qu’il parle au nom de l’État lui-même. C’est une ficelle grossière, mais efficace auprès de ceux qui ne creusent pas plus loin.

 

Lors de sa conférence, Me Blaise Fleury Hotto a dénoncé avec véhémence les articles de presse, notamment ceux de Corbeau News Centrafrique, qu’il accuse de diffamation. Il va jusqu’à citer une prétendue trahison de “personnalités formées par le gouvernement centrafricain” qui auraient “vendu à l’ASECNA les propriétés de l’État”. Pathétique! On y revient plus tard. Notons qu’on cinq mois, depuis que cette affaire a pris de l’ampleur, l’avocat n’a produit aucun document concret démontrant une telle transaction. Au lieu de cela, il se lance dans un cours d’histoire juridique, invoquant des titres fonciers datant de l’époque coloniale pour noyer le poisson. Une tactique vieille comme le monde : quand on n’a pas de fond, on mise sur la forme.

 

Une leçon d’histoire qui ne prouve rien

 

Parlons-en, de cette leçon d’histoire. Me Blaise Fleury Hotto retrace avec minutie l’évolution des titres fonciers de l’ASECNA, depuis la Convention de Saint-Louis de 1959 jusqu’à celle de Dakar en 1974. Il cite des numéros de titres – n°557, n°1431, n°1487, n°2308 – et évoque leur transfert de l’État français à l’État centrafricain après l’indépendance. Très bien, l’exercice est impressionnant sur le papier. Mais qu’est-ce que cela démontre au juste ? Que l’ASECNA possède ces terrains ? Absolument pas. Ce que l’avocat Blaise Fleury Hotto  omet de préciser – ou espère que personne ne remarquera – c’est que ces titres fonciers, même mutés au nom de l’État centrafricain, n’ont jamais été transférés à l’ASECNA. L’agence reste une simple affectataire, comme le stipule clairement l’article 2 de la Convention de 1974 : les États membres doivent “mettre à disposition” des moyens pour son fonctionnement, pas lui céder la propriété.

 

C’est là que le bât blesse. Me Blaise Fleury Hotto brandit ces documents comme une preuve irréfutable des droits de l’ASECNA, mais il s’agit d’un mirage. En réalité, ces titres confirment que l’État centrafricain est le seul propriétaire légal. L’ASECNA n’a jamais eu, et n’a toujours pas, de titre foncier en son nom. Alors, pourquoi cet acharnement à faire croire le contraire ? La réponse semble évidente : semer la confusion pour justifier les prétentions de son client, quitte à tordre la vérité.

 

L’épisode de 2011 : un silence révélateur

 

Le cas de la cité ASECNA est encore plus révélateur des lacunes de Me Blaise Fleury Hotto. En 2011, l’État centrafricain a demandé à l’ASECNA de réhabiliter les bâtiments délabrés de ce site, pour un coût estimé à un milliard de francs CFA. L’agence a refusé, arguant qu’elle n’en avait pas les moyens. Que fait un propriétaire légitime dans une telle situation ? Il investit pour préserver son bien. Mais l’ASECNA, elle, s’est défilée. Résultat : l’État a repris ses droits, désaffecté les terrains et les a vendus à des particuliers, comme Mme Marie-Solange Ndakala, qui détiennent aujourd’hui des titres fonciers en bonne et due forme.

 

Face à cela, Me Blaise Fleury Hotto reste étrangement silencieux. Pas un mot sur ce refus de l’ASECNA, pas une explication sur pourquoi son client n’a pas assumé ses responsabilités. À la place, il préfère défier “ceux qui ont acheté par morcellement” de prouver leurs droits, alors que ces derniers exhibent des titres fonciers dûment enregistrés. C’est culotté : l’avocat inverse les rôles, faisant passer les propriétaires légitimes pour des usurpateurs, tandis que l’ASECNA, sans aucun titre, serait dans son bon droit. Une pirouette rhétorique qui ne tient pas la route.

 

Manipulation et instrumentalisation : un jeu dangereux

 

Ce qui choque le plus, c’est la manière dont Me Blaise Fleury Hotto exploite sa position. En se présentant comme un défenseur de l’État tout en servant les intérêts de l’ASECNA, il abuse de la confiance des Centrafricains. Son discours, truffé de termes juridiques et de références historiques, est conçu pour impressionner, pas pour clarifier. Pendant cinq mois, il a eu tout le temps de produire un argumentaire solide, mais il se contente de gesticulations médiatiques. Pourquoi ? Parce qu’il sait que la vérité est ailleurs : l’ASECNA n’a aucun droit de propriété, et l’État a agi dans son cadre souverain en vendant ces terrains.

 

Pire encore, ses interventions coïncident avec des expulsions brutales, comme celle de Mme Ndakala, organisée par des forces de l’ordre sous l’influence de figures puissantes. Me Blaise Fleury Hotto se garde bien de commenter ces dérives, préférant jouer les victimes de la “diffamation” de la presse. Mais qui manipule qui, ici ? Un avocat de cette trempe, censé maîtriser le droit, devrait savoir que les faits parlent d’eux-mêmes. En persistant à défendre une cause indéfendable, il ne fait que jeter de l’huile sur le feu dans un pays où les conflits fonciers empoisonnent déjà le climat social.

 

Il est temps de mettre fin à cette comédie à l’ivoirienne. Me Blaise Fleury Hotto peut multiplier les conférences de presse et les effets de manche, mais les documents sont clairs : l’ASECNA n’est pas propriétaire de la cité ASECNA. L’État centrafricain l’est, et il a légalement cédé ces terrains à des particuliers en 2011. Si l’avocat veut jouer les justiciers, qu’il commence par reconnaître cette réalité au lieu de s’enferrer dans une défense bancale. En attendant, son double jeu et ses tentatives de manipulation ne trompent plus grand monde – sauf, peut-être, ceux qui préfèrent fermer les yeux.

 

La République centrafricaine mérite mieux que des avocats qui se servent de leur statut pour embrouiller les esprits. Me Blaise Fleury Hotto a eu cinq mois pour faire ses preuves. Il a échoué. À lui d’en tirer les leçons, et à nous de rester vigilants.

 

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Yalinga : désertion en masse des soldats FACA

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Yalinga : désertion en masse des soldats FACA

 

Yalinga : désertion en masse des soldats FACA
Les soldats FACA à Ngakobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce vendredi 28 février, les éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA) basées à Yalinga, dans la préfecture de la Haute-Kotto, ont tous abandonné leur poste pour rejoindre Bria. La raison ? Quatre à six mois d’arriérés de primes globales d’alimentation (PGA), une misère insupportable imposée par une hiérarchie sourde et un gouvernement déconnecté. Cet acte désespéré prouve une fois de plus un dysfonctionnement profond, une négligence coupable de la part du président Touadera, du Premier ministre Moloua et de l’état-major, qui laissent leurs soldats – et le peuple – dans une détresse.

Une scène rurale à Yalinga, dans la Haute-Kotto, avec des enfants jouant sur un terrain sablonneux devant des huttes traditionnelles africaines, entourées d’arbres et sous un ciel nuageux Dans-la-ville-de-Yalinga
Dans-la-ville-de-Yalinga

 

Yalinga sans défense : Les soldats n’en peuvent plus

 

À Yalinga, petite ville isolée de la Haute-Kotto, très éloignée dans la brousse, les soldats FACA ont pris une décision  radicale vendredi matin : quitter leur poste. Selon des sources fiables, ils ont rassemblé à des mois d’attente interminable pour leurs primes globales d’alimentation (PGA), indispensables pour leur survie sur le terrain. Ces hommes, déployés pour protéger la population de Yalinga, se sont retrouvés sans ressources dans une région où les moyens de subsistance sont rares. « On n’a plus rien pour tenir », aurait confié l’un d’eux avant de partir pour Bria, selon un habitant joint au téléphone par la rédaction du CNC. Leur départ vers Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, laisse Yalinga au risque, exposée aux menaces, sans défenseurs.

 

Ce drame n’est pas un simple incident. Il dévoile une réalité insupportable : ceux qui portent l’uniforme pour sécuriser le pays sont abandonnés à leur sort. À Yalinga, où le trafic routier est quasi inexistant, les soldats ne peuvent même pas compter sur des racket sur les barrières pour se nourrir. Leur départ, bien qu’inacceptable pour la discipline militaire, est un cri de désespoir face à une situation devenue intenable.

 

Les primes globales d’alimentation, un scandale qui dure

 

Le retard des PGA n’est pas un problème exclusivement réservé aux soldats FACA de Yalinga. Dans tout le pays, les soldats accumulent des arriérés: quatre mois par-ci, six mois par-là, jusqu’à 12, 18, voire 24 mois dans certaines zones comme Nana-Mambéré, Kouango, Ndim  ou Paoua. Ces primes, censées garantir leur alimentation dans des régions où tout manque, sont leur seul filet de sécurité. Sans elles, ils sont livrés à la faim, à l’humiliation, à l’impuissance.

 

Dans l’ouest et le nord-ouest, certains compensent en imposant des taxes illégales aux voyageurs sur les routes. Mais à l’est, dans des secteurs comme Yalinga ou Ouanda-Djallé, voir Boromata ou Birao, cette option n’existe pas. Les routes sont désertes, les ressources inexistantes. « Comment voulez-vous qu’ils vivent ? » s’interroge un ancien officier joint par notre rédaction. « Ils sont envoyés dans des zones mortes, sans soutien, sans rien ». Les PGA, vitales pour leur mission, sont devenues un mirage, un symbole d’abandon.

 

Touadera et le gouvernement : Une indifférence criminelle

 

Au sommet, le président Faustin-Archange Touadera reste silencieux. Lui, qui promettait un renouveau pour la Centrafrique, semble détaché de la souffrance de ses troupes. À Bangui, lui et son entourage mènent une vie confortable, loin des réalités du terrain. Les soldats, eux, attendent des mois pour toucher ce qui leur est dû, pendant que les discours officiels vantent une prétendue montée en puissance des FACA et une certaine stabilité. Cette déconnexion est insupportable. Où sont les mesures concrètes pour soutenir les FACA ? Où est l’urgence face à ce chaos ?

 

Le Premier ministre Félix Moloua, quant à lui, brille par son inaction. Son gouvernement, informé de ces retards depuis longtemps, n’a rien fait pour y remédier. Les fonds existent, les budgets sont votés, mais l’argent ne parvient jamais aux soldats. Pourquoi ? Où disparaît-il ? Dans des voyages présidentiels bidons ? Cette question hante les casernes et alimente une colère légitime. La hiérarchie militaire, elle aussi, porte une lourde responsabilité : incapable de défendre ses hommes, elle se contente de promesses creuses, relayées à la radio nationale, qui ne trompent plus personne.

 

La confiance en miettes

 

À Yalinga, ce départ en masse montre une vérité claire: les soldats n’y croient plus. Pourquoi risquer sa vie pour des chefs qui te laissent crever ? Ailleurs, ça gronde aussi : à Ndim, Kouango, ils ont tiré en l’air pour crier leur colère ; à Paoua, Ouanda-Djallé ou Sam-Ouandja, ils tiennent encore, mais à bout de souffle. Partout, le même tableau : des officiers bien nourris à Bangui, des soldats affamés dans la brousse.

 

Cet échec rappelle les pires heures des régimes passés, où l’indifférence des puissants a poussé les soldats à bout. Aujourd’hui, le fossé est béant : d’un côté, des officiers supérieurs bien nourris, roulant dans des véhicules de luxe ; de l’autre, des troupes affamées, oubliées dans des postes perdus. Cette injustice alimente un ressentiment dangereux, un sentiment d’abandon qui pourrait tout faire basculer.

 

Un sursaut ou la chute

 

L’état-major, désormais alerté, doit agir, et vite. Payer les arriérés des PGA n’est pas une option, c’est une obligation. Il faut des mesures immédiates pour ramener les soldats à leur poste, leur redonner les moyens de vivre et de travailler. Mais au-delà, c’est tout un système qu’il faut revoir. Touadera, Moloua et leurs équipes ne peuvent plus se cacher derrière des excuses. La désertion de Yalinga est un avertissement : si rien ne change, d’autres suivront, et la sécurité du pays s’effondrera.

 

La population de Yalinga, laissée sans protection, paie déjà le prix de cette négligence. Combien de temps encore le peuple et ses soldats devront-ils supporter cette indifférence ? Le président, le gouvernement et l’état-major portent la responsabilité de ce fiasco. Ils doivent rendre des comptes, agir maintenant, ou assumer les conséquences d’un désastre qu’ils ont eux-mêmes créé.

 

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Radio Centrafrique, machine à propagande en ruine : un outil de désinformation au service du pouvoir et de Wagner

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Radio Centrafrique, machine à propagande en ruine : un outil de désinformation au service du pouvoir et de Wagner

 

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Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La radio Centrafrique n’est plus un média d’information publique, mais un instrument de manipulation massive au service du régime de Faustin-Archange Touadéra et de ses alliés russes de Wagner. Chaque jour, ses antennes vomissent un flot ininterrompu de propagande, noyant la population sous des mensonges répétés en boucle. Présentée comme la voix officielle du pays, elle est en réalité la colonne vertébrale d’un système de désinformation, construit pour contrôler les esprits et écraser toute pensée critique.

 

Les Centrafricains des provinces échappent en partie à ce lavage de cerveau, non pas grâce à une liberté d’information, mais à cause de l’effondrement technique de la radio d’État. Dans plusieurs régions, le signal est inexistant depuis des années, un mal qui prive la population d’un accès direct à cette machine à mensonges. Paradoxalement, cette défaillance apparaît comme une bénédiction : « Si on captait cette radio ici, on serait tous sous hypnose», lâche un habitant de Bocaranga.

 

Un organe de propagande au service du régime et de Moscou

 

Loin d’être un simple problème technique, l’effondrement de la Radio Centrafrique est un symptôme du système mis en place par Touadéra et ses alliés russes. L’antenne nationale ne diffuse plus que des discours taillés sur mesure pour renforcer l’image du président et de ses partenaires, en occultant toute information dérangeante. «À écouter Radio Centrafrique, tout va bien dans le pays, il n’y a ni misère, ni guerre, ni corruption, seulement un gouvernement qui travaille et un peuple reconnaissant», ironise un journaliste indépendant.

 

Les attaques des groupes armés sont minimisées, les manifestations populaires passées sous silence, et les violations des droits humains commises par Wagner soigneusement effacées des ondes. À la place, la radio d’État diffuse en boucle des éloges du président et des reportages fabriqués pour légitimer la présence russe. Un véritable rouleau compresseur médiatique qui vise à façonner une réalité alternative, loin des souffrances quotidiennes des Centrafricains.

 

L’isolement des provinces : un mal… ou une chance ?

 

Dans les villes de province, où le signal de la Radio Centrafrique ne passe plus, la population est paradoxalement moins exposée à cette intoxication médiatique. « C’est un mal pour un bien», explique un habitant de Bossangoa. « Nous n’avons pas accès aux vraies informations, mais au moins, nous ne sommes pas abreuvés des mensonges du régime ».

 

Ce vide médiatique est pourtant dangereux, car il laisse le champ libre à d’autres formes de manipulation. Les chaînes étrangères, les réseaux sociaux et les médias financés par Wagner comblent le manque, avec leurs propres agendas politiques. Entre silence imposé et intoxication contrôlée, la population centrafricaine est piégée dans un cycle infernal de désinformation.

 

Une radio en ruine, un pays sous contrôle

 

Pendant que la radio nationale s’effondre, les autorités continuent d’injecter des milliards dans un système médiatique moribond. « Il n’y a plus d’information en Centrafrique, il n’y a que la propagande», résume un expert en communication. Pendant ce temps, l’accès aux médias indépendants est restreint, et toute voix dissidente risque la censure ou pire.

 

La radio  Centrafrique est l’illustration parfaite d’un pays où la vérité n’a plus sa place. Une station qui devait informer et éduquer, transformée en outil de manipulation au service d’un pouvoir prêt à tout pour écraser la réalité et façonner l’opinion publique à son avantage.

 

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Élections 2025 : Touadéra prépare un monologue électoral pour une dictature en puissance

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Élections 2025 : Touadéra prépare un monologue électoral pour une dictature en puissance

 

Centrafrique.org/lemprise-russe-en-republique-centrafricaine-inquiete-paris/touadera-vote-bangui-lycee/” rel=”attachment wp-att-47182″ data-wpel-link=”internal”>Élections 2025 : Touadéra prépare un monologue électoral pour une dictature en puissance
Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À dix mois des élections générales – locales, législatives, présidentielle –, la République centrafricaine (RCA) s’enfonce dans un bourbier politique où la voix du peuple risque de n’être qu’un murmure étouffé. Faustin-Archange Touadéra, président depuis 2016, ne cache plus son jeu : il veut un troisième mandat, coûte que coûte. Mais pour y arriver, il organise un monologue électoral, un simulacre où l’opposition réelle est bâillonnée, les institutions verrouillées et les urnes promises à un résultat écrit d’avance. Derrière les promesses de démocratie, une dictature se dessine, et les Centrafricains, eux, regardent leur avenir s’effilocher.

 

Une Constitution taillée pour un roi

 

Tout commence avec le référendum du 30 juillet 2023, un coup de force constitutionnel qui a balayé la limite des deux mandats fixée par la Constitution de 2016. Désormais, Touadéra peut se présenter indéfiniment, avec des mandats allongés à sept ans (L’Expansion, p. 5). L’opposition, menée par des figures comme Martin Ziguélé du MLPC, Anicet Georges Dologuélé de l’URCA, Crépin Mboli-Goumba du PATRIE, Nicolas Tiangaye de CRPS, ont dénoncé une « illégalité» (*Le Démocrate*, p. 5). Mais les protestations n’ont rien changé. Le texte, adopté sous une pluie de critiques, place le président au-dessus de tout : il nomme un vice-président ,  pas élu, juste choisi,  et contrôle les hautes institutions de l’État, du Conseil constitutionnel à l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

« C’est un hold-up en préparation », accuse Ziguélé dans sa déclaration du 22 février lors du 46e anniversaire du MLPC (Le Citoyen, p. 2). Pour enrober ce projet, le régime organise des « marches spontanées » à travers le pays, où des foules brandissent des pancartes demandant à Touadéra de se représenter. À Bangui, on murmure que ces manifestants touchent 500 FCFA et un sandwich pour jouer leur rôle (Le Citoyen, p. 2). Qui paie ? Les rumeurs pointent des fonds opaques, peut-être liés aux Wagner russes ou aux alliés rwandais, qui tiennent Bangui sous leur coupe.

 

Une opposition écrasée, une façade montée

 

L’opposition véritable n’a aucune chance dans ce théâtre. Le MLPC, symbole d’un « renouveau démocratique », subit des « attaques incessantes » : militants arrêtés, réunions interdites, et procès montés pour écarter ses leaders (Le Démocrate, p. 1). D’autres partis critiques, comme ceux dénonçant les « irrégularités juridiques » du référendum, sont réduits au silence ou à l’exil (Le Démocrate, p. 5). À l’inverse, Touadéra s’est fabriqué une opposition sur mesure : l’Union des forces de l’opposition démocratique (UFDO), une coalition docile qui se dit « constructive » mais soutient ouvertement un troisième mandat (L’Expansion, p. 5). « Des opposants de l’opposition », raille un éditorialiste (Le Démocrate, p. 5).

 

Les institutions électorales, elles, sont aux ordres. L’ANE, chargée d’organiser les scrutins, est truffée de partisans du Mouvement Cœurs unis (MCU), le parti présidentiel. Le Conseil constitutionnel, qui valide les résultats, est tout aussi acquis à Touadéra, avec des juges nommés par décret présidentiel (Le Démocrate, p. 5). Même les autorités locales, elles aussi désignées par le chef de l’État, peuvent saisir le Conseil pour faire annuler des résultats sur simple suspicion d’irrégularité – une arme parfaite pour éliminer tout adversaire gênant (Le Démocrate, p. 5). « Les dés sont pipés avant même qu’on joue », lâche un militant désabusé à Bangui.

 

Un financement opaque pour un miracle électoral

 

Trois scrutins en une année – locales, législatives, présidentielle, ça coûte cher. Mais comment financer ça dans un pays où le gouvernement peine à payer ses fonctionnaires ? « Un miracle », ironise *Le Démocrate* (p. 5). La RCA vit sous perfusion humanitaire, avec 67 % de la population sous le seuil de pauvreté et un programme du FMI suspendu pour « dysfonctionnements graves » (L’Expansion, p. 5). Les partenaires internationaux, comme la France ou l’Union européenne, hésitent à verser des fonds, refusant de « financer une dictature en puissance » (*Le Démocrate*, p. 5).

 

Alors, d’où viendra l’argent ? Les regards se tournent vers les ressources pillées par les alliés de Touadéra. L’or de Ndassima, exploité par des intérêts russes, ou les diamants qui disparaissent dans des circuits obscurs pourraient bien remplir les caisses électorales (L’Expansion, p. 5). « Une captation mafieuse des richesses », dénonce Ziguélé (Le Citoyen, p. 2). Pendant ce temps, le peuple attend des routes, des hôpitaux, une vie digne. Mais pour Touadéra, la priorité, c’est 2025, pas 2024.

 

Une sécurité en trompe-l’œil

 

Le régime brandit ses « progrès sécuritaires » comme argument. Oui, certains groupes armés ont déposé les armes dans le cadre du processus DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), et l’État a repris des zones autrefois hors de contrôle (Le Démocrate, p. 5). Mais la paix reste fragile. À Bamia, 13 cas de viol en deux mois (Le Citoyen, p. 7), à Ippy, un soldat FACA tué par Wagner le 23 février (Le Démocrate, p. 3) : la stabilité promise est un mirage. Les groupes rebelles, bien que réduits, rôdent encore dans la brousse, et les garanties de sécurité pour les ex-combattants sont douteuses (Le Démocrate, p. 5).

 

Pis, les préparatifs électoraux patinent. Sur les 98 centres d’inscription soutenus par la MINUSCA, 58 restent fermés pour raisons de sécurité (L’Expansion, p. 6). Plus de 570 000 électeurs ont été enregistrés dans 11 des 20 préfectures, mais dans les zones frontalières, l’instabilité persiste (Médias Plus, p. 2). Comment voter dans un pays où les armes parlent encore ? Touadéra s’en moque : son scrutin, il le tiendra, même si c’est sur un champ de ruines.

 

Un monologue qui ne trompe personne

 

« Des élections alibi », tonne l’opposition (Le Démocrate, p. 5). Sans dialogue préalable, sans refonte des institutions électorales, sans transparence, 2025 s’annonce comme un one-man-show. Les A3+ (Algérie, Somalie, Sierra Leone, Guyana) au Conseil de sécurité de l’ONU appellent à un « dialogue constructif » et à une restructuration de l’ANE (Le Démocrate, p. 2), mais Bangui fait la sourde oreille. Pourquoi discuter quand on peut dicter ?

 

Touadéra rêve d’un sacre électoral, mais le peuple n’y croit plus. Les taux de participation, déjà faibles en 2020 lors d’un scrutin chaotique, risquent de plonger encore. « Ce n’est pas gagné d’avance », prévient Le Démocrate (p. 5). Car une dictature ne se bâtit pas sur des urnes vides. À force de parler tout seul, Touadéra pourrait bien se retrouver seul face à un pays qui, lui, n’a plus rien à perdre.

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Botombala plongé dans la peur après une attaque meurtrière des hommes armés….

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Botombala plongé dans la peur après une attaque meurtrière des hommes armés….

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La petite localité de Botombala, à 45 kilomètres de Boda, dans la sous-préfecture de Boganda, préfecture de la Lobaye, vit dans la terreur ce dernier temps. La semaine dernière, des hommes armés ont fait une descente fracassante dans ce village, laissant derrière eux un bilan tragique. Le président de la jeunesse a été abattu, et quatre autres hommes ont été kidnappés et emmenés de force par ces criminels, dont leur sort restant pour l’heure inconnu….

 

Mboli Serges, un jeune du village qui a pu échapper à cette violence, a partagé son récit à la rédaction du CNC. « Ils ont débarqué sans crier gare, avec des armes. Tout le monde a couru dans la panique. Ils ont tiré, et moi, j’ai réussi à me cacher », raconte-t-il. Son témoignage donne un aperçu du chaos qui s’est abattu sur Botombala.

 

Ce drame n’est pas un cas spontané. Il y a trois jours à peine les nouveaux faits, une attaque similaire a secoué Bojula, un autre village de la même sous-préfecture. Les habitants de cette sous-préfecture de la Lobaye se sentent aujourd’hui abandonnés, livrés à des bandits qui frappent sans relâche. La peur est devenue leur quotidien, et beaucoup se demandent combien de temps ils pourront encore tenir.

 

Les cris d’alerte se font plus pressants, mais les réponses tardent. Les autorités locales sont attendues pour intervenir et ramener un peu de paix dans ces villages éprouvés. En attendant, Botombala pleure ses pertes et tremble face à un avenir incertain.

 

 

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