L’ONG INSO-RCA : des employés nationaux dénoncent la discrimination et les conflits d’intérêts
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Bruno-Yapande-ministre-en-charge-de-lAdministration-du-territoire-Une-personne-parlant-dans-un-microphone-devant-une-foule-de-personnes-Texte-possible-Paroisse.-Merit-Ausiliatrice.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Plusieurs employés nationaux licenciés par l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO) en République centrafricaine accusent leur responsable Madia BIRALI de pratiques discriminatoires et de violations du Code de conduite de l’organisation. Dans une note d’information datée du 22 novembre 2025 dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, ils réclament son départ immédiat de Centrafrique.
En effet, les anciens personnels affirment que M. Madia BIRALI et Mme Albane ont progressivement écarté les employés centrafricains du dispositif de travail. Selon eux, leur situation de chômage s’aggrave parce que M. Madia donne des témoignages négatifs lors des vérifications de références professionnelles auprès des employeurs potentiels. “Ces pratiques portent atteinte à notre réputation et compromettent notre avenir professionnel”, écrivent-ils au Directeur Pays.
Au-delà de la discrimination, les employés dénoncent ce qu’ils considèrent comme des violations du Code de conduite d’INSO. Ils citent deux cas de conflits d’intérêts qu’ils attribuent à M. Madia BIRALI, en violation de la politique de prévention de la fraude et de la corruption édictée par le siège.
Le premier cas concerne Mme Yabada Rosalie, l’ancienne cuisinière. Après un accident de travail, elle a été licenciée puis immédiatement remplacée par une ressortissante congolaise. Selon les plaignants, ce remplacement s’est fait sans justification transparente ni respect des procédures internes. L’affaire est actuellement devant la justice, sans que l’ONG ne se soit constituée partie.
Le second cas porte sur le marché de fourniture d’internet du bureau INSO. Les employés affirment que M. Madia a attribué ce contrat à son frère congolais, en contournant la procédure d’appel d’offres et les règles de passation de marchés en vigueur.
Face à ces accusations, les anciens personnels demandent le départ de M. Madia de la RCA dans les plus brefs délais. Ils estiment que la situation peut dégénérer davantage et entraîner des conséquences regrettables.
La note a été transmise au Directeur Pays d’INSO, au siège de l’organisation via le site [protectnogasafety.org](http://protectnogasafety.org), ainsi qu’au ministre de la Sécurité publique et de la Justice. Contacté par Corbeaunews-Centrafrique, le bureau d’INSO en RCA n’a pas répondu à nos sollicitatio
Aide internationale en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-rencontre-entre-le-President-centrafricain-Touadera-et-Diego-Escalona-PATUREL-Ambassadeur-de-lUnion-europeenne-en-poste-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>La rencontre entre le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et Diego Escalona PATUREL, Ambassadeur de l’Union européenne en poste en Centrafrique. Photo la Renaissance
Lors de son passage à l’émission Bangô ndo tî Bikoua Oku du 24 octobre 2025, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a vivement critiqué l’usage des aides financières extérieures accordées à la République centrafricaine. Selon lui, ces fonds ne servent pas au développement du pays mais au maintien du régime en place.
Jean-Pierre Mara a rappelé que chaque année, l’Union européenne, la France à travers l’Agence française de développement (AFD), et les États-Unis annoncent des dons importants pour soutenir Bangui. Pourtant, sur le terrain, les Centrafricains ne voient aucune amélioration de leurs conditions de vie. « Ces aides ne sont pas destinées à construire des infrastructures ni à relancer l’économie, mais à permettre au pouvoir de faire face à ses dépenses dites prioritaires », a-t-il expliqué.
L’ancien député cite parmi ces dépenses la rémunération des mercenaires étrangers chargés de la sécurité du président, le paiement des fonctionnaires, les avantages accordés aux membres du parti au pouvoir et l’achat régulier de véhicules pour les dignitaires du régime.« Les routes restent dans le même état, aucune centrale hydroélectrique ni nouvelle infrastructure majeure n’a vu le jour grâce à l’AFD », a-t-il poursuivi.
Pour Jean-Pierre Mara, cette logique d’aide entretient volontairement la dépendance du pays. Il affirme que les bailleurs de fonds sont conscients de la destination réelle de leur argent mais continuent d’alimenter le système pour garantir leurs propres intérêts. « Il faut arrêter de croire que le monde souhaite notre développement », a-t-il lancé, estimant que la RCA est piégée dans un cycle d’assistance qui profite davantage au régime qu’à la population.
L’ancien parlementaire dénonce enfin l’absence de résultats tangibles malgré des décennies de soutien international. Il constate que le pays reste figé, incapable d’investir dans des projets durables. « Depuis mon enfance, la route Sibut-Grimari est restée la même. La RCA est dans la stagnation et elle s’y complaît », a-t-il conclu, soulignant l’échec du modèle d’aide internationale fondé sur la survie politique plutôt que sur le développement national.
La problématique de la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral mérite d’être posée au moment où le cadre juridique et institutionnelle est verrouillé ou cadenassé, l’opposition démocratique idéologiquement divisée dans une arène où la manipulation, l’improvisation, le tâtonnement, le bricolage et le rafistolage du pouvoir sont la règle en lieu et place d’un processus électoral démocratique et consensuel.
Dans cette analyse geopolitique et geostrategique, nous entendons par alternance politique qui au demeurant est un élément substantiel de la démocratie, un acte d’autodetermination, un acte de maturité politique, un renouvellement du projet de société, non seulement le changement du Président de la République mais également le changement voire la redynamisation du modèle de la gouvernance.
Après la décision opaque et incompréhensible du conseil constitutionnel portant validation de sept candidats pour les Élections présidentielles de décembre 2025, l’heure est aux stratégies pour négocier le suffrage du peuple.
Certains appellent au large rassemblement de l’opposition démocratique pour espérer déjouer les pronostics, d’autres en toute souveraineté souhaitent exiger le minimum des standards internationaux pour une élection libre, équitable, transparente, apaisée et acceptée.
Les alliés d’hier s’observent en chiens de faïence pendant que le pouvoir de Bangui lèche ses babines dans cette supercherie organisée.
Avant d’affirmer que le rêve utopique d’une alternance politique est synonyme à la derivée d’une fonction constante, il apparaît important de souligner que l’alternance politique dépend de plusieurs facteurs divers et variés.
D’abord il faut souffrir de reconnaître que le cadre juridique et institutionnel est hermétiquement verrouillé depuis la promulgation de la constitution, l’amendement indéfini ou l’adaptation permanente du code électoral au processus, la subordination, l’allegeance ou l’infeodation de l’Autorité Nationale des Élections et du Conseil constitutionnel au pouvoir de Bangui…
Une forme de caisse de raisonnance….
S’agissant du volet sécuritaire et logistique, des groupes armés occupent encore une portion du territoire national nonobstant la sous-traitance de la sécurité nationale aux forces étrangères ainsi qu’aux forces non conventionnelles de Wagner qui pillent nos ressources naturelles et commettent des exactions atroces sur la paisible population.
Ensuite, l’opposition démocratique avec des disparités idéologiques est morcelée et fragilisée en dépit du fait que le pouvoir de Bangui la qualifie d’ennemi de la République car ce dernier est allergique à l’adversité politique républicaine.
Enfin, il est notoire que la traditionnelle influence de la communauté internationale sur le processus électoral en Centrafrique a fait une chute vertigineuse de plusieurs étages laissant la place à l’hégémonie des mercenaires de Wagner qui orientent desseins les principales orientations politiques et militaires.
Partant de ce constat, une esquisse de scénarios de l’issue du processus électoral dans les jours à venir s’impose.
Le premier scénario consiste à la victoire sans gêne et sans résistance du candidat du pouvoir.
En conséquence de ce qui précède, la posture de “candidat-alibi” du président de l’URCA tant décriée est ainsi confirmée de façon factuelle.
En cas de contestation et de tensions post-electorales, le tyran tentera de l’associer à la gestion de la chose publique le temps de dissiper la crise.
Si par miracle, le président de l’URCA renverse la tendance et que la communauté internationale presse le pouvoir de Bangui de reconnaître sa défaite, ce dernier risque de s’inspirer de la jurisprudence du Congo démocratique où Fayoulou a gagné les Élections et le président sortant Kabila a préféré donner le pouvoir à Monsieur Tschissekedi suite à un deal.
Ainsi le “Tschissekedi centrafricain” sera naturellement le candidat du parti UNIR puisque ce dernier fût membre fondateur du MCU, son ancien ministre des finances et son ancien Premier ministre même éphémère.
Pour le dernier scénario, le président de l’URCA reussi à gagner les Élections et sous la menace internationale, le pouvoir de Bangui reconnaît sa défaite.
Dans cette configuration, les choses vont beaucoup plus se compliquer pour le nouveau locataire du palais de la renaissance car il n’a présenté que 28 candidats aux Élections législatives sur 140 circonscriptions.
La probabilité d’avoir des députés capables de former un groupe parlementaire à l’assemblée nationale sera très faible d’où le risque d’une motion de destitution du président de la République dès les premières heures est hyper élevé.
Perdu dans les différents scénarios qui occultent les intérêts du peuple, le citoyen lambda s’interroge :
1- L’alternance politique est-elle possible dans une élection à hauts risques où le droit sert de rempart ou d’outils d’oppression au pouvoir de Bangui ?
2- Pourquoi L’alternance politique se passe de façon apaisée ailleurs qu’en République centrafricaine ?
3- En cas de défaite inattendue, le pouvoir de Bangui est-il prêt à céder le pouvoir à l’instar du défunt père de la démocratie centrafricaine le Général André Kolingba ?
4- Le soutien du BRDC et celui des autres formations politiques de l’opposition au candidat de l’URCA suffiront-ils à favoriser l’alternance politique nonobstant le verrouillage juridique et institutionnel du processus électoral ?
Au delà de ses différents scénarios et en tout état de cause, nous concluons que la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral est très improbable, utopique voire difficile mais pas impossible.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.
Les chants des sirènes, le culte de personnalité, la danse endiablée et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge instructeur.
Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui-450×253.jpg” alt=”Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?” width=”450″ height=”253″ />Opération de désarmement des rebelles de 3R à Koui. Une DKM remise par le chef Bobo
L’accord signé en avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et Oumar Abdelkader de 3R et Ali Darassa de l’UPC à Ndjamena promet à ces leaders des groupes armés leur intégration dans l’armée avec reconnaissance de leurs grades militaires.
L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R et UPC fait miroiter une promesse séduisante aux chefs rebelles : leur intégration dans les Forces Armées Centrafricaines avec reconnaissance de leurs grades militaires. Le calendrier semble précis : cantonnement achevé au 19 juillet 2025, désarmement débuté le 12 juillet à Maloum pour l’UPC avec 300 à 500 combattants concernés, suivi des 3R le 16 juillet. L’accord évoque l’attribution de postes gouvernementaux aux cadres rebelles “selon des critères de compétence” et leur intégration dans l’armée.
Cette musique sonne familièrement aux oreilles centrafricaines. En 2019, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation avait fait les mêmes promesses à quatorze groupes armés. Le président Touadéra a depuis annoncé que neuf d’entre eux se sont autodissous. Pourtant, leurs chefs comme Abdoulaye Issène du FPRC ou certains officiers du RPRC attendent toujours. Aucun grade reconnu, aucune intégration effective dans les FACA. Cette déception a alimenté la naissance de nouveaux mouvements rebelles, dont le PRNC.
L’accord actuel reste étonnamment vague sur les modalités concrètes d’intégration. Comment Ali Darassa de l’UPC ou Sembé Bobo des 3R obtiendront-ils leurs galons ?Quels critères détermineront leur rang dans la hiérarchie militaire ? Le texte ne le précise pas. Deux ex-rebelles ont bien rejoint le gouvernement et deux autres conseillent sur l’évaluation de l’accord, mais ces nominations restent symboliques face aux attentes des grands leaders.
L’état-major des FACA constitue le premier obstacle. Composé majoritairement de fidèles du président Touadéra, il a toujours résisté à l’arrivée de chefs rebelles à des postes stratégiques. Ces officiers craignent de voir leur influence réduite par l’intégration de nouveaux cadres issus de la rébellion. En 2019, cette résistance institutionnelle avait déjà vidé l’APPR de sa substance.
Les divisions ethniques compliquent l’équation. L’appartenance de nombreux rebelles des 3R et de l’UPC à la communauté peule génère des tensions avec d’autres groupes, particulièrement les chrétiens. Nommer Sembé Bobo à un grade élevé pourrait raviver ces fractures au sein même de l’armée. L’accord ne propose aucune solution pour apaiser ces rivalités communautaires qui empoisonnent la vie politique centrafricaine.
Le contrôle des ressources naturelles reste un enjeu central ignoré par l’accord. Les territoires des 3R dans l’Ouham-Pendé et ceux de l’UPC dans la Haute-Kotto ou dans la Basse-Kotto regorgent d’or et de diamants. Ces richesses financent les groupes armés et justifient leur présence territoriale. Sans alternative économique crédible, pourquoi ces chefs abandonneraient-ils des activités si lucratives pour des grades militaires aux revenus incertains ?
Le financement du processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement demeure flou. Les bailleurs internationaux, échaudés par les échecs précédents, hésitent à débloquer de nouveaux fonds. Cette contrainte budgétaire pourrait retarder ou compromettre l’exécution des promesses faites aux rebelles.
L’histoire récente offre un exemple édifiant avec la formation de la Coalition des Patriotes pour le Changement. Née des frustrations post-APPR, cette alliance de groupes armés déçus a failli prendre Bangui en 2020-2021. Le même scénario pourrait se répéter si l’accord de N’Djaména déçoit les attentes des chefs des 3R et de l’UPC.
Les incidents récents à Sikikédé, où des affrontements ont opposé les FACA aux groupes armés malgré l’accord, témoignent de la fragilité du processus. La méfiance mutuelle persiste entre les parties, rendant hypothétique toute intégration harmonieuse.
Les précédents centrafricains enseignent que les accords de paix sans volonté politique réelle créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. En attirant les chefs rebelles avec des promesses d’intégration pour mieux les neutraliser sans leur offrir de véritables perspectives, le pouvoir prend le risque de nourrir de nouvelles frustrations.
L’accord de N’Djaména ressemble ainsi à un pari risqué. Si les chefs rebelles obtiennent effectivement leurs grades et des responsabilités réelles dans l’armée, il pourrait marquer un tournant dans la pacification du pays. Si ces promesses restent lettre morte comme en 2019, il ne fera qu’alimenter un nouveau cycle de violence. L’avenir de la République Centrafricaine se joue peut-être dans cette capacité à transformer les paroles en actes et à donner corps aux engagements pris à N’Djaména….
Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans un article de sensibilisation publié dans le numéro 010 de novembre 2025 de la revue “Le Reflet”, Me MBOÉ Dédé-Vianney, Docteur en Droit et Président du Think-Tank “Centrafrique Capital Synergies”, démonte méthodiquement les arguments juridiques brandis contre la nationalité centrafricaine d’Anicet Georges Dologuélé. Sous le titre “Le règne de l’inculture – Contester la nationalité centrafricaine d’AGD, c’est faire état de ses limites et de ses méconnaissances en matière juridique”, l’éminent juriste qualifie cette controverse d’imposture politique dénuée de fondement légal.
Me MBOÉ constate avoir “aperçu et entendu un certain nombre d’incongruités juridiques être disséminées en requérant la dépossession de plein droit de la nationalité centrafricaine d’AGD”, avant de s’exclamer “Ô tempora, Ô mores !!!” face à cette dérive. Sans se substituer aux avocats de Dologuélé, l’auteur adopte une démarche pédagogique par questionnements successifs pour permettre à chaque lecteur de “se rendre à l’évidence de la grossièreté politique qui est entreprise contre AGD”.
L’analyse juridique de Me MBOÉ s’articule autour d’une démonstration historique et technique. Il rappelle qu’AGD, né en 1957, était d’abord citoyen du territoire français de l’Oubangui-Chari avant d’acquérir la nationalité centrafricaine en 1961 par le mécanisme juridique de la succession d’État lors de l’indépendance. “AGD était né français et non centrafricain. Il a acquis la nationalité centrafricaine par le mécanisme juridique de la succession d’État”, précise l’auteur, soulignant qu’à cette époque, Dologuélé cumulait donc une double nationalité.
Le juriste explique que le code français de la nationalité avait instauré un délai de dix ans pour que les ressortissants des anciens territoires français d’AEF déclarent vouloir conserver leur nationalité française. N’ayant pas exercé cette option dans les délais, AGD a mécaniquement perdu sa nationalité française en 1973. Lorsqu’il l’a récupérée en 1994, ce fut par un procédé de “réintégration” et non de “naturalisation”, distinction juridique capitale selon Me MBOÉ.
“La réintégration, c’est le procédé par lequel il est décidé de la restauration, du rétablissement d’une nationalité à une personne qui a déjà détenue antérieurement cette même nationalité”, détaille l’auteur, tandis que “la naturalisation, c’est l’octroi d’une nationalité à une personne qui n’a jamais détenu antérieurement la dite nationalité”. Cette nuance est cruciale car elle démontre qu’AGD n’a jamais acquis une nouvelle nationalité étrangère après être devenu centrafricain, contournant ainsi les dispositions du code centrafricain qui interdisent la double nationalité par naturalisation ultérieure.
Me MBOÉ en conclut fermement que “les dispositions du code de la nationalité centrafricaine que d’aucuns veulent lui opposer ne sont pas rétroactives, ni ne lui sont pas applicables”. Il affirme sans ambages que “toute dénégation de son statut national de centrafricain relève de l’imposture” et que “si dans le contexte politique actuel de Centrafrique, le droit pouvait être dit en toute sécurité juridique, il ne fait aucun doute qu’AGD est, reste et demeure centrafricain”.
L’auteur lance également un appel pressant aux praticiens du droit processuel, les exhortant à ne pas “se laisser entraîner dans les bas-fonds d’un débat intellectuellement stérile et médiocre qui singularise et caractérise, de nos jours, la vie publique nationale”. Il insiste pour que le débat se déroule dans les prétoires plutôt que sur les réseaux sociaux, concluant que “tout ce qui a été dit et annoncé sur ce sujet n’est que vile manœuvre d’élimination et de liquidation politique, sans substances juridiques raisonnables ni raisonnées”. Le 10 novembre 2025, Me MBOÉ promettait ainsi que si la justice devait pouvoir être dite avec méthode et précision, “l’éclat de l’indélébilité de la nationalité centrafricaine d’AGD rayonnera”.
Constitution-piège : Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition, l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors du débat Patara du 11 octobre 2025, Dieudonné Ngoumbango a dénoncé une manipulation juridique scandaleuse organisée par le régime Touadéra : l’utilisation de la Constitution de 2023 et d’une loi de 1961 pour transformer des opposants centrafricains en apatrides et les disqualifier de toute compétition électorale. L’exemple le plus frappant est celui d’Anicet-Georges Dologuelé, ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition, que le régime tente de déclarer apatride pour l’écarter de la course présidentielle.
“Ça veut dire que Monsieur Anicet-Georges Dologuelé , même s’il se porte candidat, il sera disqualifié. Il sera disqualifié. C’est ce qu’il veut dire”, a déclaré Ngoumbango. Cette affirmation résume parfaitement la stratégie du régime : fabriquer des obstacles juridiques insurmontables pour empêcher les opposants crédibles de se présenter aux Élections.
Anicet-Georges Dologuelé a servi la Centrafrique comme Premier ministre. Il possédait deux nationalités : centrafricaine et française, comme des milliers d’autres Centrafricains. Cette double nationalité ne posait aucun problème jusqu’à ce que Touadéra décide d’imposer une nouvelle Constitution en 2023 qui exige que les candidats à la présidence n’aient que la seule nationalité centrafricaine.
Face à cette exigence, Anicet-Georges Dologuelé a fait ce que la nouvelle Constitution lui demandait : il a renoncé à sa nationalité française. Il a introduit une requête auprès des autorités françaises pour renoncer officiellement à sa nationalité. Il s’est conformé à la nouvelle Constitution imposée par Touadéra.
Mais voilà que le régime sort maintenant une autre arme de son arsenal juridique : une loi de 1961 qui dispose que “celui qui acquiert une nouvelle nationalité perd automatiquement sa nationalité centrafricaine”. En application de cette loi, le régime prétend que Dologuélé, en ayant acquis la nationalité française dans le passé, a automatiquement perdu sa nationalité centrafricaine.
Selon cette interprétation tordue, Anicet-Georges Dologuelé serait donc devenu apatride dès qu’il a acquis la nationalité française, il y a des décennies. Et maintenant qu’il renonce à la nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution, il ne redevient pas centrafricain pour autant, puisqu’il aurait “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961.
C’est un piège juridique parfait. Si Anicet-Georges Dologuelé garde sa double nationalité, il est disqualifié par la Constitution de 2023. S’il renonce à la nationalité française, il devient apatride selon la loi de 1961. Dans les deux cas, il ne peut pas se présenter. Le régime a fabriqué une situation où Dologuélé est légalement piégé, quelle que soit la décision qu’il prend.
“Voyez-vous quelqu’un comme Anicet-Georges Dologuelé , qui a servi ce pays comme Premier ministre, qui a toujours joui de ces deux nationalités”, s’indigne Ngoumbango. Comment un homme qui a été Premier ministre de la Centrafrique, qui a servi l’État pendant des années, peut-il soudainement être déclaré apatride ?
Le paradoxe est encore plus criant quand on sait que Anicet-Georges Dologuelé est actuellement député en exercice. Comme l’a souligné l’animateur Armando : “Lui-même, il dit que le gouvernement de son pays le déclare apatride, mais il est encore député jusqu’en mars 2026, où il ne l’est pas. C’est la question que nous nous posons”. Un député apatride ? Comment comprendre qu’un homme déclaré apatride par le gouvernement continue de siéger à l’Assemblée Nationale ?
Cette situation absurde montre que le régime n’applique pas la loi de manière cohérente. Il l’instrumentalise pour écarter les opposants gênants de la course présidentielle, tout en fermant les yeux sur les mêmes “irrégularités” quand elles concernent des postes législatifs moins importants.
Ngoumbango dénonce cette manipulation : “Dans tous les pays démocratiques du monde, on n’élabore pas ce genre de Constitution qui exclut un certain nombre de personnes. C’est que des dictatures, vous allez voir que c’est dans des dictatures qu’on essaie de mettre ça en place pour écarter”.
Effectivement, cette utilisation de la loi pour transformer des citoyens en apatrides afin de les empêcher de se présenter aux Élections est une technique classique des dictatures. On ne fait pas des lois pour résoudre des problèmes collectifs, on fait des lois pour cibler des individus spécifiques et les neutraliser politiquement.
“C’est complètement stupide. Sortir des lois pour favoriser l’unité nationale ? Non, c’est pour diviser”, conclut Ngoumbango. Ces lois ne visent pas à clarifier les conditions d’éligibilité dans l’intérêt du pays. Elles visent à diviser, à exclure, à écarter tous ceux qui pourraient faire de l’ombre à Touadéra.
Mathurin Dimbélé Nakoué, le député voleur et trafiquant dont nous avons parlé précédemment, était également présent au débat Patara pour défendre la position du régime. Avec son aplomb habituel, il a prétendu que “la loi, elle est impersonnelle. On ne fait pas une loi pour viser quelqu’un. C’est dans votre tête”.
Mais personne n’est dupe. Tout le monde sait que la Constitution de 2023 a été conçue spécifiquement pour écarter certains opposants, en particulier Dologuélé. Tout le monde sait que la résurrection d’une loi de 1961 qui n’a jamais été appliquée pendant des décennies vise uniquement à piéger Anicet-Georges Dologuelé dans une situation juridique inextricable.
Dimbélé a tenté de justifier cette application de la loi de 1961 en invoquant des précédents : “Je vous rappelle également que le Président Dologuélé était Premier ministre en 1999 et qu’il y avait dans la Constitution de 1995 le problème de double nationalité. Cette constitution-là contenait également, entre autres conditions, d’éligibilité à la fonction du Président, le problème de double nationalité et qu’il y avait eu un arrêt de la Cour constitutionnelle de l’époque.”
Mais cet argument ne tient pas. Si la double nationalité d’Anicet-Georges Dologuelé posait vraiment un problème depuis 1995 ou depuis 1961, pourquoi a-t-il pu être Premier ministre ? Pourquoi a-t-il pu se présenter aux Élections présidentielles de 2015-2016 ? Pourquoi est-il actuellement député ? Si Dologuélé avait vraiment “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961, toutes ses fonctions depuis cette date seraient illégales.
La vérité est que cette loi de 1961 n’a jamais été promulguée par le Président David Dacko. Des milliers de Centrafricains possèdent une double nationalité et ont occupé des fonctions publiques sans que personne ne leur dise qu’ils avaient “perdu” leur nationalité centrafricaine. Mais maintenant que Touadéra veut écarter Anicet-Georges Dologuelé , soudainement cette vieille loi est ressortie des tiroirs et interprétée de la manière la plus restrictive possible.
Les statistiques officielles d’accès à l’électricité en Centrafrique cachent l’absence totale de courant dans les zones rurales centrafricaines.
Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), a déclaré sur la radio Ndékè Luka que 11 % des ménages centrafricains disposent d’un accès à l’électricité en Centrafrique . Ce pourcentage, présenté comme une donnée objective, dissimule une réalité bien différente : l’électricité n’existe tout simplement pas dans les zones rurales du pays.
Le chiffre avancé par Ali pose question dès qu’on examine sa composition. En évoquant la nécessité de développer « l’électricité rurale en Centrafrique », le directeur de l’ICASEES admet implicitement que les provinces vivent dans l’obscurité totale. Ces 11 % reflètent probablement la situation de Bangui et de quelques centres urbains comme Berberati ou Bambari, où l’accès reste précaire mais existe. Dans les villages, les habitants utilisent des lampes à pétrole, des bougies ou des générateurs privés pour ceux qui en ont les moyens. L’électricité publique n’y parvient pas.
Cette présentation statistique oriente mal les décisions publiques. Ali affirme que ses données guident les politiques sectorielles dans le cadre du plan national de développement. Mais comment planifier efficacement l’électrification du pays en s’appuyant sur un pourcentage qui masque l’ampleur du défi ? Si le département de l’énergie croit que 11 % des ménages ont déjà accès à l’électricité, il risque de sous-estimer les investissements nécessaires pour électrifier les provinces.
Les conséquences dépassent l’éclairage domestique. Ali mentionne que l’électricité sert aux « petits travaux » et aux machines. Sans courant, les artisans ruraux ne peuvent moderniser leurs outils, les commerçants ne peuvent conserver leurs produits, et les services de base restent inaccessibles. Dans un pays où 70 % des ménages vivent dans la pauvreté selon d’autres enquêtes de l’ICASEES, l’absence d’électricité aggrave l’isolement des communautés rurales.
L’institut justifie sa mission en affirmant fournir gratuitement ces statistiques aux décideurs. Mais la valeur de ces données dépend de leur précision. En présentant 11 % sans préciser que ce chiffre exclut de facto l’immense majorité du territoire national, l’ICASEES produit une information trompeuse. Les partenaires internationaux comme la Banque mondiale, qui financent ces études, ont besoin de données fiables pour orienter leurs programmes d’aide.
La méthode de calcul de ces 11 % reste opaque. L’ICASEES n’explique pas comment elle définit « l’accès à l’électricité » : s’agit-il d’un raccordement permanent, d’un accès occasionnel, ou d’une simple proximité avec une source électrique ? Cette imprécision permet toutes les interprétations et affaiblit la crédibilité de l’enquête.
Les zones rurales centrafricaines attendent toujours leur première ampoule. Les 11 % de l’ICASEES ne changeront pas cette réalité. Ils risquent même de la prolonger en donnant l’illusion d’un progrès là où règne l’obscurité. Une statistique honnête aurait distingué clairement l’accès urbain de l’inexistence rurale, offrant aux décideurs une base solide pour agir….
Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-enfants-dans-la-salle-lors-de-la-seance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les enfants dans la salle lors de la séance
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant célébrée ce 20 novembre, l’Association Action Solidaire a organisé jeudi à Bangui une rencontre de sensibilisation avec les élèves de l’école Idéal Bilingue School ainsi que ceux des écoles des sourds-muets et des aveugles de Benz-Vie. Une initiative saluée par les responsables pédagogiques comme un moment d’apprentissage essentiel sur les droits et devoirs des enfants.
Devant des élèves attentifs, les membres de l’association ont multiplié les exposés pour expliquer les droits fondamentaux de l’enfant. Madame Koyatro Bernadette, trésorière générale d’Action Solidaire, a particulièrement insisté sur le droit à l’identité comme pierre angulaire de tous les autres droits.
« L’enfant a d’abord droit à l’identité. Dès qu’un parent met un enfant au monde, il doit faire établir son acte de naissance et assurer un suivi, notamment pour sa santé », a-t-elle déclaré devant l’assemblée. La responsable associative a également rappelé les devoirs qui incombent aux enfants : « Obéir aux parents, aller à l’école, respecter les enseignements des professeurs».
Mais c’est surtout aux parents que Madame Koyatro a voulu adresser un message ferme. « Je lance un appel aux pères et aux mères : si vous mettez un enfant au monde, allez directement à la mairie faire établir l’acte de naissance. Sans cet acte, l’enfant n’existe pas sur le plan légal, il n’a pas de survie reconnue sur terre », a-t-elle martelé, soulignant également l’importance du suivi sanitaire et de l’éducation.
Une photo de famille avec les enfants
La journée a également bénéficié des interventions du directeur de l’école des aveugles et sourds-muets ainsi que du représentant de l’Idéal Bilingue School, qui ont enrichi les débats sur les droits de l’enfant.
Pour l’un des responsables pédagogiques de l’école hôte, cette initiative constitue une première bienvenue. « Je suis très touché par cette manifestation que l’Association Solidaire organise dans notre établissement. C’est quelque chose de nouveau pour nous. Si cela continue, tous les enfants sauront quels sont leurs droits et leurs devoirs. Cela leur permettra d’aller à l’école, d’étudier, de devenir des personnalités respectées », s’est-il réjoui.
Le responsable pédagogique a lancé un appel à tous les parents et établissements scolaires pour qu’ils instruisent les enfants sur leurs droits. « Si les enfants connaissent bien leurs droits, cela leur permettra de se défendre face aux mauvaises situations qui se passent dans le pays », a-t-il conclu, soulignant la dimension protectrice de cette éducation civique.
Cette sensibilisation s’inscrit dans un contexte où de nombreux enfants centrafricains restent encore privés d’état civil, avec toutes les conséquences que cela entraîne sur leur accès à l’éducation, aux soins de santé et à une protection juridique effective.
La technologie numérique offre à l’Afrique centrale une chance de surmonter les obstacles de longue date à la croissance. Des infrastructures limitées, un faible accès bancaire et un commerce régional fragmenté ont longtemps freiné le développement dans des pays comme la République centrafricaine (RCA). Aujourd’hui, les réseaux mobiles, les plateformes numériques et les outils de données remodèlent la création de valeur, élargissant l’entrepreneuriat, l’accès financier et la réforme du secteur public. Ce changement est plus que de nouveaux services, il signale une réorganisation des systèmes économiques de la région.
Redéfinir l’inclusion financière
La banque traditionnelle reste inaccessible à beaucoup, surtout dans les zones rurales ou touchées par les conflits. L’argent mobile a transformé cette situation, permettant aux utilisateurs d’épargner, d’envoyer et de recevoir des fonds avec de simples téléphones portables. En RCA et dans les pays voisins, les paiements mobiles sont essentiels pour le commerce de marché, les envois de fonds et les opérations des petites entreprises.
À mesure que l’adoption numérique se développe, des outils avancés émergent. De nouvelles monnaies numériques peuvent lever des capitaux par le biais la prévente crypto, où les premiers investisseurs acquièrent des tokens avant le lancement public. Ces tokens peuvent ensuite servir d’instruments de paiement ou d’actifs numériques, fournissant des fonds, élargissant l’accès à l’investissement et permettant aux entrepreneurs informels d’épargner et d’investir en toute sécurité.
Ouvrir des routes commerciales régionales
De mauvaises routes, des procédures douanières lentes et des paiements peu fiables ont maintenu les marchés régionaux fragmentés. Les plateformes numériques peuvent les intégrer : les places de marché en ligne connectent les vendeurs de la RCA avec les acheteurs des États voisins, tandis que les applications de logistique mobile relient efficacement les transporteurs et les marchandises. Les déclarations douanières numériques et le suivi transparent réduisent les retards et la corruption. Combinés aux accords économiques régionaux, ces outils créent un marché connecté qui stimule les producteurs locaux et le commerce transfrontalier.
L’agriculture axée sur les données
L’agriculture est essentielle aux économies d’Afrique centrale, mais la productivité est limitée par l’accès à l’information technique, aux données météorologiques et aux méthodes modernes. Les régimes climatiques imprévisibles et le manque d’alertes précoces rendent la planification risquée.
Les outils numériques aident les agriculteurs à prendre des décisions éclairées. Les applications mobiles fournissent des prévisions météorologiques locales et des conseils agricoles, tandis que l’imagerie satellitaire surveille les cultures sur de vastes zones. La combinaison de ces données permet une agriculture de précision, réduisant les pertes et augmentant les rendements. L’amélioration de la productivité renforce la sécurité alimentaire et crée un potentiel d’exportation.
Identité numérique et gouvernance
La faiblesse des systèmes d’identification limite l’accès aux services publics, entrave la perception des impôts et laisse place à la fraude. De nombreux citoyens ne peuvent pas ouvrir de compte, demander de crédit ou recevoir un soutien social.
Des systèmes d’identité numérique sécurisés, y compris ceux construits sur la technologie de grand livre distribué, peuvent fournir une preuve d’identité fiable et lier les individus à l’activité économique. Cela peut aider les autorités à améliorer la perception des impôts, à réduire le détournement de fonds et à distribuer l’aide de manière transparente. Une gouvernance numérique plus forte renforce la capacité de l’État, la confiance et garantit que les dépenses publiques ont un impact accru.
Conclusion
Les technologies émergentes sont en train de remodeler discrètement l’économie de l’Afrique centrale. La finance mobile autonomise les personnes non bancarisées, les plateformes numériques ouvrent des routes commerciales, les outils de données augmentent la résilience agricole et les systèmes d’identité sécurisés renforcent la gouvernance. Le principal défi consiste à construire des infrastructures, à améliorer la littératie numérique et à établir des réglementations claires pour garantir que ces outils génèrent une croissance durable. Cependant, la littératie numérique limitée, la connectivité inégale et l’évolution des cadres réglementaires doivent être abordées pour garantir que les avantages atteignent toutes les communautés.
attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/checkpoint-des-soldats-faca-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques semaines du premier tour des Élections groupées prévues pour décembre 2025, les bruits de bottes commencent à se faire sentir à travers le pays. Les incidents sécuritaires se multiplient dans plusieurs régions, témoignant d’une montée des tensions à l’approche de ce scrutin.
C’est dans ce contexte déjà tendu qu’une nouvelle attaque armée a visé les forces gouvernementales. Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre 2025, vers 23 heures, des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut un checkpoint des Forces armées centrafricaines (FACA) situé à 6 kilomètres à la sortie de Bossangoa, sur l’axe de la Nana-Bakassa.
Les assaillants, dont le nombre et l’identité restent inconnus, ont attaqué la position avec une violence qui a pris les soldats FACA au dépourvu. Face à l’intensité de l’assaut, les militaires ont été rapidement mis en déroute. Les échanges de tirs nourris ont fait trois morts dans les rangs des forces gouvernementales. Dépassés par la situation, les soldats survivants ont abandonné le poste et se sont repliés vers la ville.
Après avoir contrôlé brièvement la position, les assaillants se sont repliés et dispersés dans la nature, suivant une tactique désormais classique dans ce type d’opération. Aucune information n’a filtré sur d’éventuelles pertes dans leurs rangs. Le bilan total fait état de 3 morts et un blessé.
Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, est une ville stratégique du nord-ouest de la Centrafrique. Cette nouvelle attaque pousse à s’interroger sur la capacité des FACA à sécuriser les axes routiers et les positions stratégiques dans cette région, particulièrement en cette période préélectorale sensible.
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Conseil n° 7 : Jouez intelligemment et ne vous précipitez pas
Cela semble évident, mais beaucoup de joueurs se précipitent lors des moments émotionnels — surtout lors des derbies locaux ou des grands matchs de la CAF. Prenez votre temps. Vérifiez la composition des équipes, tenez compte des absences et évitez de courir après les pertes.
Les bonus vous donnent un solde supplémentaire, mais la meilleure valeur vient toujours des prédictions calmes et réfléchies.
En Afrique, la crypto est perçue comme un moyen plus rapide d’envoyer et de recevoir de l’argent. Elle constitue également la classe d’actifs la plus populaire pour les traders. Les avantages du Bitcoin et d’autres monnaies numériques favorisent une adoption hyper rapide sur le continent. Voyons comment les africains apprécient les cryptos et interagissent avec.
À quoi servent les crypto-monnaies en Afrique ?
L’adoption des crypto-monnaies en Afrique est motivée par des besoins réels plutôt que par la spéculation. Le continent est devenu un terrain d’expérimentation unique pour les cas d’utilisation concrets des crypto-monnaies. Leur acquisition est de plus en plus simple. En effet, grâce à un exchange crypto sans KYC, les africains peuvent s’inscrire et acheter de la crypto tout de suite sans avoir à soumettre des documents d’identité ou des selfies comme c’est souvent le cas.
1. Transferts de fonds et paiements transfrontaliers
Des millions d’Africains dépendent des transferts de fonds venus de leurs proches à l’étranger. Les moyens d’envoi conventionnels tels que Western Union sont souvent coûteux et lents. Les crypto-monnaies permettent des transferts transfrontaliers plus rapides et moins chers, ce qui les rend attractives pour les familles comme pour les entreprises.
2. Protection contre l’inflation
Dans les pays où les monnaies sont volatiles, nombreux sont ceux qui utilisent le Bitcoin ou les stablecoins pour préserver leur épargne. Les stablecoins comme l’USDT et l’USDC sont particulièrement populaires car ils suivent le dollar américain et offrent une protection contre la dépréciation de la monnaie locale.
3. Paiements pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs
Les freelances africains travaillant avec des clients internationaux optent souvent pour les paiements en crypto-monnaies afin d’éviter les frais de transfert élevés et les délais de règlement importants. Les petites entreprises utilisent également les crypto-monnaies pour payer plus efficacement leurs fournisseurs internationaux.
4. Négoce et investissements de détail
Avec le développement des contenus éducatifs et des applications mobiles sur le continent, de plus en plus de personnes s’intéressent aux crypto-monnaies comme placement. Les plateformes d’échange locales ont simplifié et sécurisé le processus d’inscription.
5. Inclusion financière
Les crypto-monnaies offrent un accès aux services financiers à des millions de personnes non bancarisées. Grâce à un simple smartphone, elles peuvent épargner, effectuer des transactions ou participer au commerce numérique, même sans compte bancaire traditionnel.
Entreprises à l’origine de la croissance des crypto-monnaies en Afrique
L’écosystème crypto africain repose sur une combinaison d’acteurs mondiaux et d’innovateurs locaux de premier plan. Binance demeure l’une des plateformes les plus influentes du continent, offrant liquidité, formation et un accès simplifié au trading. Luno est une autre plateforme d’échange majeure, solidement implantée en Afrique du Sud et présente sur plusieurs marchés africains.
Les entreprises locales sont devenues essentielles à l’écosystème. Yellow Card a bâti l’un des plus vastes réseaux d’achat et de vente de crypto-monnaies contre des devises locales. VALR, une plateforme d’échange sud-africaine, propose des solutions de trading avancées tout en favorisant la liquidité régionale. AZA Finance (anciennement BitPesa) est spécialisée dans les paiements interentreprises et offre des solutions de règlement transfrontalières en crypto-monnaies aux entreprises opérant à travers l’Afrique.
Les plateformes pair-à-pair jouent également un rôle majeur. Binance P2P, anciennement Paxful , et diverses applications P2P locales permettent d’échanger des crypto-monnaies même dans les pays où les services bancaires traditionnels sont limités ou lents. Des fintechs comme Chipper Cash ont intégré les crypto-monnaies à leurs services de transfert d’argent, renforçant ainsi leur rôle dans les mouvements de fonds transfrontaliers.
Conclusion
L’essor des crypto-monnaies en Afrique est étroitement lié aux réalités économiques uniques du continent et à son esprit d’innovation. Il répond à des problématiques persistantes telles que les transferts de fonds, l’instabilité monétaire et l’inclusion financière, tout en offrant aux entrepreneurs de nouvelles solutions pour réaliser des transactions à l’échelle mondiale. Soutenu par les plateformes d’échange internationales et de puissantes fintechs locales, l’écosystème crypto africain poursuit son expansion rapide.
À mesure que l’adoption des crypto-monnaies se développe, de plus en plus de gouvernements mettent en place des cadres réglementaires plus clairs, ce qui pourrait ouvrir la voie à des opportunités encore plus importantes. Pour de nombreux Africains, les crypto-monnaies ne sont pas qu’un simple actif spéculatif : elles constituent un outil financier concret qui améliore le quotidien et transforme l’économie numérique du continent.
Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/henri_koulayom_pca_de_acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après la publication des scandales de détournement et de mauvaise gestion par CNC, les responsables indexés promettent de tuer leurs dénonciateurs.
Les révélations explosives faite par le journal en ligne Corbeau News Centrafrique sur le chaos organisationnel et le détournement de 22 millions de francs CFA à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ont visiblement touché une corde sensible. Plutôt que de reconnaître leurs méfaits et de rendre des comptes, les responsables indexés dans nos articles ont choisi la voie de l’intimidation et de la menace. Selon nos sources, certains directeurs et cadres de l’ACFPE ont promis de mener une “enquête discrète” pour identifier ceux qui ont fourni des informations à notre rédaction, avec des menaces explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Un comportement de petits dictateurs qui explique parfaitement pourquoi cette institution est devenue un repaire de corruption.
Pour comprendre la rage qui anime ces mafieux de l’ACFPE, rappelons brièvement ce que CNC a révélé ces derniers jours.
Premier scandale : Le chaos du projet ICOMPETE….
Dans notre premier article, nous avons documenté le désastre organisationnel du projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés. Ce projet qui devait être une bouée de sauvetage s’est transformé en cauchemar :
– Communication inexistante, délai de dépôt réduit à moins d’une semaine
– Monopolisation de la saisie par Monga Aubin, directeur de la Formation, qui a transformé le processus en machine à cash (500 FCFA par fiche de candidat saisi)
– Saisie clandestine dans les bureaux fermés avec des amis et complices
– Affichage des listes le samedi à 11h pour une composition le dimanche
– Listes catastrophiques sans ordre alphabétique, avec des milliers d’omissions et des numéros dupliqués (quatre à cinq candidats avec le même numéro)
– Composition dans le chaos : salles sales, candidats perdus parcourant des kilomètres
– Plus de 500 jeunes arrivés trop tard, privés d’une opportunité de formation
Deuxième scandale : Le détournement des 22 millions de FCFA….
Notre deuxième article a révélé comment un budget de 22 millions de francs CFA destiné à la communication du projet a été détourné par une mafia à quatre têtes :
– Mbalanga Evodie, cheffe de communication du projet : une géographe sans formation en communication, placée par népotisme grâce à Aristide Ganabo. Elle est également membre du conseil d’administration de l’ACFPE, ce qui lui confère une impunité quasi totale.
– Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail : le parrain qui a imposé Mbalanga Evodie et organiser le système de détournement.
– Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE et sœur de la ministre du Travail : elle a validé les budgets, accepté les nominations complaisantes et certifié les rapports mensongers.
– Le directeur comptable de l’ACFPE : il a validé les dépenses fictives et fabriqué les fausses pièces justificatives.
Au lieu d’une campagne d’une semaine avec plusieurs véhicules, des spots radio et la mobilisation d’ONG, la réalité a été : 48 heures de pseudo-sensibilisation, deux véhicules (dont un appartenant déjà à l’ACFPE), aucune campagne radio, aucune ONG mobilisée. Résultat : au moins 19 millions de francs CFA détournés.
Ce qui met ces responsables en rage, c’est simple : c’est la première fois qu’ils sont nommément exposés dans la presse. Jusque-là, ils opéraient dans l’ombre, protégés par leurs réseaux politiques et familiaux. Ils volaient tranquillement l’argent destiné aux jeunes centrafricains, organisaient leurs petits trafics, monopolisaient les projets, et personne ne disait rien.
La publication de nos articles a brisé cette omerta. Mbalanga Evodie, Monga Aubin, Renée Bimbo, Aristide Ganabo, le directeur comptable : leurs noms sont désormais associés publiquement à des scandales de détournement et de mauvaise gestion. Leur réputation est écornée. Leurs protecteurs au ministère et au gouvernement sont embarrassés. La Banque mondiale est alertée.
Cette exposition publique les terrifie. Car elle menace leur système. Si les projecteurs restent braqués sur l’ACFPE, s’ils doivent rendre des comptes, s’ils ne peuvent plus voler en paix, c’est toute leur petite entreprise mafieuse qui s’effondre.
Alors, plutôt que de reconnaître leurs erreurs, plutôt que de restituer l’argent volé, plutôt que de démissionner, ils ont choisi la menace et l’intimidation.
“On va retrouver la personne et on va la tuer”….
Selon nos informations, plusieurs responsables de l’ACFPE indexés dans nos articles ont tenu des propos particulièrement graves lors de différentes discussions avec des collègues. Furieux d’avoir été démasqués, ils ont promis de mener une enquête discrète pour identifier les sources qui ont fourni des informations à CNC.
Les menaces sont explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Ces propos, rapportés par plusieurs témoins internes, révèlent la vraie nature de ces individus. Ce ne sont pas des serviteurs de l’État soucieux de l’intérêt général. Ce sont des petits dictateurs qui se croient tout-puissants, capables de vie ou de mort sur leurs subordonnés.
Pourquoi cette arrogance ? Parce qu’ils ont l’habitude de l’impunité. Ils volent depuis des années sans jamais être inquiétés. Ils placent leurs amis et leurs parents aux postes stratégiques. Ils détournent les projets de développement. Ils maltraitent les agents honnêtes. Et rien ne se passe.
Cette impunité leur est montée à la tête. Ils se croient intouchables. Ils pensent que parce qu’ils ont la protection de la directrice générale (qui est la sœur de la ministre), parce qu’ils siègent au conseil d’administration, parce qu’ils ont des appuis au ministère, ils peuvent faire ce qu’ils veulent.
Menacer de tuer quelqu’un parce qu’il a révélé la vérité sur vos détournements ? C’est le comportement de mafieux, pas de fonctionnaires de l’État. C’est le comportement de petits dictateurs qui ont perdu tout sens de la mesure et de la légalité.
CNC est comme l’air qu’on respire : Insaisissable, omniprésent….
À ces responsables qui promettent de “retrouver la personne” et de la tuer ou la limoger, Corbeau News Centrafrique a un message simple : vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire.
CNC, c’est comme l’air qu’on respire. L’air est partout, invisible, insaisissable. Quand vous parlez, l’air sort de votre bouche. Le voyez-vous ? Non. Quand le vent souffle, le sentez-vous ? Oui. Mais pouvez-vous l’attraper ? Non.
Corbeau News Centrafrique, c’est pareil. Nous sommes partout. Dans vos bureaux, dans vos réunions, dans vos chambres même. Nous écoutons ce que vous dites. Nous savons ce que vous faites. Nous documentons vos magouilles. Et vous ne pouvez pas nous attraper.
Vous croyez pouvoir mener une “enquête discrète” pour identifier nos sources ? Allez-y. Interrogez tous vos agents. Mettez tout le monde sous surveillance. Instaurez un climat de terreur. Vous ne trouverez rien. Parce que nos sources ne sont pas une personne, mais des dizaines. Parce que les Centrafricains honnêtes qui travaillent à l’ACFPE en ont assez de vous voir voler. Parce que même vos propres complices commencent à avoir peur de l’ampleur du scandale et parlent à CNC.
Vous croyez pouvoir nous intimider avec vos menaces de mort ? Nous avons couvert les pires crises de ce pays. Nous avons dénoncé le grand dictateur mafieux et criminel Faustin-Archange Touadera, nous avons dénoncé des criminels de guerre, des mercenaires russes, des ministres corrompus. Vous pensez vraiment que quelques petits voleurs de l’ACFPE vont nous faire taire ?
Le vrai problème, c’est vous, pas CNC….
Comprenez bien une chose : Corbeau News Centrafrique ne vous a pas cherché. Nous n’avons pas inventé le chaos du projet ICOMPETE. Nous n’avons pas détourné les 22 millions de francs CFA. Nous n’avons pas monopolisé la saisie pour toucher 500 FCFA par fiche. Nous n’avons pas affiché les listes le samedi pour une composition le dimanche. Nous n’avons pas privé des milliers de jeunes d’une opportunité de formation.
C’est vous qui avez fait tout cela. C’est vous qui avez transformé un projet de développement en machine à enrichissement personnel. C’est vous qui avez trahi la confiance de la Banque mondiale. C’est vous qui avez piétiné les espoirs de milliers de jeunes centrafricains.
Corbeau News Centrafrique a simplement fait son travail : dire la vérité au peuple centrafricain. Documenter vos méfaits. Exposer votre corruption. Exiger que vous rendiez des comptes.
Si vous voulez que CNC arrête de parler de vous, la solution est simple : arrêtez de voler. Arrêtez de détourner les fonds publics. Arrêtez de gérer l’ACFPE comme un clan mafieux. Gérez les deniers publics de l’État comme il se doit, avec transparence et honnêteté. C’est tout.
Faites votre travail correctement, servez l’intérêt général plutôt que vos intérêts personnels, et CNC n’aura plus rien à dénoncer. C’est aussi simple que cela.
Vos menaces aggravent votre situation….
En menaçant de tuer ou de limoger vos dénonciateurs, vous ne faites qu’aggraver votre situation. Vous ajoutez des charges à votre dossier déjà bien rempli.
Le détournement de fonds publics est un crime. Les menaces de mort sont un crime. L’intimidation de témoins est un crime. Vous êtes en train de creuser votre propre tombe juridique.
Et vous oubliez une chose importante : vos menaces vont être documentées. Elles vont être rapportées à la Banque mondiale. Elles vont être portées à la connaissance de ce procureur de la République gbakamandja de Boy-Rabe. Elles vont être incluses dans les dossiers de plainte qui seront déposés contre vous.
Quand vous serez finalement traduits en justice – et ce jour viendra – vos menaces de mort seront une circonstance aggravante. Elles prouveront que non seulement vous avez volé l’argent du peuple, mais qu’en plus vous avez tenté d’intimider ceux qui voulaient révéler la vérité.
L’ACFPE est devenue un clan mafieux….
Votre réaction face aux révélations de CNC confirme ce que nous disions : l’ACFPE est devenue un clan mafieux. Ce n’est plus une institution de service public. C’est un terrain de chasse pour une petite clique de prédateurs.
Une institution saine réagirait aux accusations de corruption en diligentant une enquête interne, en suspendant les responsables mis en cause, en collaborant avec la justice pour établir la vérité. Une institution saine chercherait à restaurer sa réputation en faisant la lumière et en sanctionnant les coupables.
Mais l’ACFPE ne fait rien de tout cela. Au lieu de cela, ses dirigeants menacent de mort les lanceurs d’alerte. C’est le comportement d’une organisation criminelle, pas d’une agence publique.
Cette dérive est d’autant plus grave que l’ACFPE est censée servir les jeunes centrafricains, leur offrir des formations, leur donner des opportunités. Au lieu de cela, elle est devenue une machine à enrichir quelques individus au détriment de milliers de jeunes désespérés.
Corbeau News Centrafrique sait que tous les agents de l’ACFPE ne sont pas corrompus. Nous savons qu’il y a des hommes et des femmes honnêtes dans cette institution, des professionnels qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent malgré l’environnement toxique créé par la direction.
À ces agents honnêtes, nous disons : ne vous laissez pas intimider. Les menaces de vos supérieurs sont des actes de désespoir. Ils savent que leur système s’effondre. Ils savent que la vérité éclate au grand jour. Ils savent que leur impunité touche à sa fin.
Aux petits dictateurs de l’ACFPE qui pensent pouvoir nous faire taire avec leurs menaces, nous disons clairement : vous vous trompez de combat.
Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain
Bangui, le , Corbeaunews-Centrafrique (CNC). La décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 a produit un effet inattendu : en validant toutes les candidatures sans répondre aux questions posées, l’institution a involontairement confirmé ce que beaucoup soupçonnaient. Le président Faustin-Archange Touadéra ne peut pas démontrer son ascendance paternelle centrafricaine.
La requête déposée le 3 novembre 2025 par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimalé, a placé la Cour constitutionnelle face à un problème juridique qu’elle n’a pas su résoudre. L’organisation demandait l’invalidation de la candidature du président sortant Baba Kongoboro pour trois motifs, dont le plus embarrassant concernait son origine paternelle.
Selon la Constitution illégale du 30 août 2023, article 67, tout candidat à la présidentielle doit être “centrafricain d’origine”, c’est-à-dire issu de parents eux-mêmes centrafricains d’origine. La requête de l’OGDC exigeait que Touadéra présente les actes de naissance de ses quatre grands-parents – paternels et maternels – pour établir sa conformité avec cette exigence constitutionnelle. Le document allait plus loin en affirmant que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” centrafricain.
Les Centrafricains ont salué cette initiative d’Élysée Nguimalé avec enthousiasme. Beaucoup l’ont surnommé “Joseph Bendounga II”, en référence à Joseph Bendounga, l’ancien député de Bimbo 3 et président du MDREC décédé en janvier 2025.Bendounga incarnait cette opposition irréductible qui refusait toute compromission avec le pouvoir, même face aux pressions les plus lourdes. La comparaison est flatteuse : Nguimalé a osé soulever publiquement une question que tous se posaient en privé, sachant pertinemment que le Conseil Constitutionnel est totalement acquis au régime.
Car il faut le dire clairement : le président de cette institution, Jean-Pierre Waboué, n’est autre qu’un proche parent de Touadéra. Originaire du même village, de la même ethnie, il entretient avec le chef de l’État des liens familiaux directs. Dans ces conditions, comment espérer une décision impartiale ? La réponse est venue le 14 novembre : plutôt que de trancher sur le fond, la Cour a simplement déclaré toutes les requêtes irrecevables et validé l’ensemble des candidats.
Cette décision à la qualité spéciale d’être examinée attentivement. Elle ne dit nulle part que Touadéra a présenté les actes de naissance demandés. Elle ne confirme pas que ses grands-parents paternels étaient centrafricains. Elle n’établit pas l’identité de son père. Elle se contente d’enterrer la question sous une avalanche de considérants juridiques avant de conclure que tout le monde peut se présenter.
Les avocats du président Baba Kongoboro n’ont d’ailleurs pas réussi à apporter la moindre preuve documentaire sur l’ascendance paternelle de leur client lors de la séance publique. Face aux arguments de l’OGDC, ils sont restés bloqués, incapables de produire les documents qui auraient permis de clore définitivement le débat. Si Touadéra possédait réellement les actes de naissance de ses grands-parents paternels, pourquoi ne pas les avoir simplement présentés ?
La question de l’origine ethnique du président revient régulièrement dans les discussions. Son apparence physique et ses traits faciaux ont toujours confirmé son ascendance peule, probablement nigérienne comme Hassan Bouba. Ces observations ne relèvent pas du simple préjugé : même quelqu’un qui ne connaît rien à l’histoire de Touadéra, en le voyant pour la première fois, ferait spontanément ce rapprochement. Pour un Centrafricain qui connaît les différentes ethnies du pays, l’évidence saute aux yeux : Touadera est Peul. Regarde Hassan Bouba, et regarde Touadera, c’est la même goutte d’eau.
Cette situation prend une dimension particulièrement ironique quand on considère que c’est précisément Touadéra qui a fait inscrire dans la Constitution cette exigence draconienne sur l’origine centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale impose que les deux parents du candidat soient eux-mêmes centrafricains d’origine – une barrière manifestement conçue pour écarter certains adversaires politiques. Mais voilà que cette arme se retourne contre son créateur.
D’après la requête de l’OGDC, le nom même “Touadéra” serait révélateur. En langue Ngbaka-Mandja, ce terme signifierait “qui est chez l’oncle maternel”, une expression traditionnellement utilisée pour désigner les enfants dont le père est inconnu ou absent. Autrement dit, les enfants bâtards qui sont nourris que par leur maman.
Le problème devient encore plus épineux quand on considère la date de naissance de Touadéra. Né en 1957 selon certaines sources, ou en 1958 selon d’autres, il serait venu au monde avant l’indépendance de la Centrafrique en 1960. À cette époque, le territoire était encore sous administration française. Dans le meilleur des cas, Touadéra serait donc né français avant d’être centrafricain – une autre incompatibilité potentielle avec les critères qu’il a lui-même fait inscrire dans la Constitution.
Touadéra aurait pu mettre fin à cette controverse de façon simple : présenter son acte de naissance colonial et les documents établissant la filiation paternelle. Ces archives existent nécessairement quelque part, dans les registres de l’administration coloniale puis centrafricaine. Leur absence dans le dossier présenté à la Cour constitutionnelle pose question.
La démarche d’Élysée Nguimalé mérite le respect, indépendamment du résultat final. Il savait que Jean-Pierre Waboué, à la tête du Conseil Constitutionnel, ne statuerait jamais contre son parent. Il savait que l’institution ne ferait pas prévaloir le droit sur les considérations politiques. Mais il a quand même déposé cette requête, obligeant ainsi le régime à affronter publiquement des questions gênantes qu’il préférait garder sous silence.
Cette affaire rappelle comment Touadéra a pris le contrôle du Conseil Constitutionnel. L’ancienne présidente, Danièle Darlan, avait refusé de valider les manœuvres constitutionnelles destinées à permettre un troisième mandat. Elle a été immédiatement limogée et remplacée par son vice-président, Jean-Pierre Waboué, beaucoup plus docile. Ce dernier a accepté non seulement de réviser la Constitution, mais d’en rédiger une entièrement nouvelle, taillée sur mesure pour les ambitions du président.
Le résultat de cette décision du 14 novembre est donc clair : sept candidats participeront à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, dont Touadéra. Toutes les requêtes en invalidation ont été rejetées en bloc. La Cour a choisi la facilité Politique plutôt que l’examen juridique rigoureux.
Mais en refusant de répondre sur le fond à la question de l’origine paternelle, le Conseil Constitutionnel a créé un précédent dangereux. Il a établi qu’un candidat peut se présenter à la présidentielle sans avoir à prouver qu’il remplit les critères constitutionnels, du moment qu’il bénéficie du soutien du pouvoir en place. L’institution censée garantir le respect de la loi fondamentale est devenue un simple instrument de validation des choix politiques du régime.
À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la ville, survivent avec moins de 5500 francs CFA par mois. L’armée nationale est en faillite totale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis plus de 8 ans, les militaires de l’armée centrafricaine, déployés dans les villes de provinces du pays, endurent des conditions qui relèvent de l’indignité. Privés de solde pendant des mois en raison du manque de service bancaire à l’intérieur du pays, ces militaires sont contraints de subsister avec des primes dérisoires. Ils incarnent, malgré eux, le fossé béant entre les discours officiels sur la montée en puissance de l’armée et la réalité du terrain.
Birao, Bria, Alindao, Bangassou, Zémio, Obo. Dans ces villes de province où l’État centrafricain déploie ses soldats pour assurer la sécurité, une même réalité s’impose : les militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) vivent dans un dénuement qui défie l’entendement. À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au nord du pays, les soldats, déployés il y’a 8 mois, n’ont pas touché leur solde depuis ce temps. À Bangassou, la situation confine à l’absurde : six années sans PGA. Six années fermes et nettes.
À Ndélé, les soldats FACA, déployés dans la région militaire du nord-Est, la prime globale d’alimentation censée permettre aux militaires de se nourrir et d’entretenir leur tenue s’élève à 5 300 francs CFA par mois. Soit environ 16 000 francs CFA par trimestres versée aux soldats. Avec cette somme, un soldat doit acheter sa nourriture, son savon, laver ses uniformes. Moins de 200 francs par jour pour manger. L’administration militaire elle-même peine à trouver un qualificatif approprié pour cette allocation qu’on n’ose plus vraiment appeler “prime d’alimentation”.
Devant cet abandon, les militaires déployés dans certaines régions ont trouvé leur propre système de survie. Dans les préfectures du Nord-Ouest, Mambéré-Kadéi, Nana-Mambéré, Ouham-Pendé, Lim-Pendé, où circulent commerçants et trafiquants, les soldats installent des barrages routiers. Chaque véhicule qui passe contribue à leur subsistance. Ce racket de survie, cette corruption née du désespoir, permet à ces hommes de manger.
Mais que faire quand il n’y a pas de circulation ? Dans les zones isolées comme Bangassou, les militaires n’ont pas cette “chance”. Ils sont contraints d’ériger des barrières illégales moins rentables qui leur apportent jusqu’à 20 000 francs CFA, juste pour acheter le carburant nécessaire aux patrouilles et se procurer de quoi manger.
Par ailleurs, pendant des années, le gouvernement centrafricain a martelé le même argument : l’embargo sur les armes empêche la montée en puissance de l’armée nationale. Faustin-Archange Touadéra en personne a plaidé devant les instances internationales pour la levée de cette restriction. L’embargo a été levé. Il y a plus d’un an maintenant.
Et depuis ? Rien. Les armes promises n’arrivent pas. Les équipements non plus. Mais surtout, les militaires continuent de ne pas manger. L’embargo était-il vraiment le problème ? Ou servait-il surtout à masquer une incapacité chronique de l’État à assumer ses responsabilités les plus élémentaires envers ses propres forces de défense ?
On dit souvent que l’armée est “la grande muette”. En Centrafrique, cette expression prend un sens particulièrement cruel. Les soldats souffrent en silence, loin de Bangui, loin des caméras, loin des discours officiels sur la professionnalisation des forces armées. Certains, à bout, finissent par déserter. À Zémio, à Obo où la situation est encore pire, des militaires abandonnent leur poste pour tenter de rejoindre la capitale.
Comment un État peut-il exiger de ses soldats qu’ils protègent la population, qu’ils affrontent des groupes armés, qu’ils risquent leur vie, quand il est incapable de leur verser leur solde pendant des années et leur accorde une “prime d’alimentation” de 5 300 francs par mois ?
La réponse est simple : il ne peut pas. Et les conséquences de cet abandon sont prévisibles. Des militaires affamés, non payés, deviennent des militaires corrompus par nécessité. Des militaires abandonnés deviennent des militaires qui désertent. Des forces armées négligées deviennent des forces armées inefficaces.
Pendant ce temps, à Bangui, les autorités continuent de parler de renforcement de la défense nationale. Mais renforcer une armée ne se limite pas à augmenter des nombres. Cela commence par nourrir ses soldats et leur verser ce qu’on leur doit. Six ans de retard à Bangassou. Le gouvernement centrafricain devrait avoir honte.
qui a tué un interprète des Wagner près de Zemio ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/wagner-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les Wagner en RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La mort de Melschie, interprète des Mercenaires russes de Wagner et soldat des Forces armées centrafricaines, survenue il y a une semaine à environ 40 kilomètres de Zémio sur l’axe menant à Bangui, reste entourée de zones d’ombre. Personne ne sait vraiment ce qui s’est passé, et plusieurs versions circulent.
Les mercenaires russes avec qui Melchi effectuait une patrouille la semaine dernière ont simplement annoncé sa mort, sans donner plus de détails. Depuis, au moins quatre explications différentes tentent de reconstituer les faits.
La première version accuse les miliciens Azandé d’avoir tué l’interprète. Mais beaucoup doutent de cette explication. D’autres sources, qui semblent plus fiables, affirment que ce sont les Russes eux-mêmes qui ont éliminé leur propre interprète.
Parmi les raisons évoquées, une histoire de détournement d’argent : un propriétaire musulman basé à Bangui aurait envoyé un million de francs CFA à Melchi pour que les mercenaires russes escortent ses véhicules immobilisés et incendié entre Obo et Zemio jusqu’à Bangui. L’interprète n’aurait remis que 400 000 francs aux Wagner, gardant les 600 000 francs restants pour lui. Quand les mercenaires ont découvert la vérité sur le montant réel, ils l’auraient décidé simplement de le tuer.
Une autre hypothèse parle d’un vol de diamants que Melschie aurait commis quand il était interprète à Bria. Il aurait été transféré par les Wagner à Zémio exprès pour y être exécuté, loin de tout.
Enfin, une dernière version évoque un accident, une manipulation d’arme à feu qui aurait mal tourné.
Ce qui est certain, c’est que Melschie n’est pas le premier interprète de Wagner à mourir dans des circonstances troubles. Des dizaines d’interprètes ont déjà été tués, souvent par les mercenaires russes eux-mêmes. Un cas similaire s’est produit entre Bouar et Abba, où un interprète est mort dans des conditions tout aussi suspectes le mois dernier.
Le silence des mercenaires russes sur les véritables circonstances de la mort de Melchi ne fait qu’alimenter les spéculations. Pour l’instant, personne ne sait vraiment ce qui s’est passé sur cette route près de Zémio.
Mbomou : Un nouveau-né sauvé d’une latrine à Nzacko, la mère, une jeune femme Peule, est placée en garde à vue
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les forces de l’ordre de Nzacko , dans la préfecture du Mbomou, ont secouru un nouveau-né abandonné dans une latrine où il est resté durant quinze heures. Les faits se sont produits le 17 novembre dernier.
Selon nos informations, recoupées auprès des forces de l’ordre, l’enfant aurait été jeté dans la latrine par sa mère, une femme d’origine peule. Alertés, les éléments des forces de sécurité sont intervenus et ont extrait le nourrisson qui se trouvait dans un état critique.
L’enfant a été immédiatement transféré dans une structure de santé où il reste sous surveillance médicale. Son pronostic vital n’a pas été communiqué.
La mère a été placée en garde à vue. Une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de cet abandon. Les charges qui pourraient être retenues contre elle n’ont pas encore été précisées.
Plusieurs interrogations demeurent sur les circonstances entourant cet accouchement. La femme a-t-elle bénéficié d’un suivi médical prénatal ? A-t-elle accouché seule, sans assistance ? Quels facteurs ont conduit à ce geste désespéré ?
Si cette femme a effectivement accouché seule, sans assistance médicale, son propre état de santé demeure critique. Une femme qui vient d’accoucher dans de telles conditions nécessite des soins médicaux urgents. Sa détention immédiate sans prise en charge sanitaire préalable constitue un risque grave pour sa santé. La procédure normale voudrait qu’elle reçoive d’abord les soins nécessaires avant d’être transférée en garde à vue.
Dans cette zone reculée du Mbomou, l’accès aux soins de santé maternelle reste limité. De nombreuses femmes accouchent sans assistance médicale, faute de structures sanitaires fonctionnelles à proximité.
Toutefois, notre équipe a mené sa propre investigation, et a conclu que l’opération de sauvetage du nouveau-né a mobilisé plusieurs corps de sécurité. Des policiers, des gendarmes et des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) ont conjointement participé à l’extraction de l’enfant de la latrine.
Les circonstances entourant cet abandon sont tragiques. La jeune femme s’était mariée de manière coutumière avec un homme qui a par la suite rejoint la rébellion. Durant l’absence de son mari, elle a entretenu une relation extraconjugale avec un autre homme et est tombée enceinte.
Avec la signature de l’accord de paix de Ndjamena d’avril dernier, les combattants sont sortis de la brousse. Le retour de son mari a coïncidé avec la découverte de la grossesse. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, le mari avait accepté de garder l’enfant malgré les circonstances.
C’est la jeune femme elle-même qui, apparemment accablée par la situation, a pris la décision d’abandonner le nouveau-né après l’accouchement. Les voisins, constatant qu’elle n’était plus enceinte, se sont rendus chez elle pour la féliciter. Ne voyant pas le bébé mais entendant ses pleurs provenant de l’extérieur, ils ont découvert l’enfant dans la latrine et ont immédiatement alerté les forces de l’ordre.
La mère se trouve actuellement en garde à vue mais bénéficie d’un suivi médical. L’enfant reste hospitalisé sous surveillance.
Recrutement des agents recenseurs à Mongoumba : quand le test devient une mafia des amis et parents
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-foule.jpg” data-wpel-link=”internal”>La foule en colère à Mongoumba. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le processus de recrutement des agents recenseurs pour le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) crée l’indignation dans la commune de Mongoumba, située dans la préfecture de la Lobaye. Les résultats affichés cette semaine montre des irrégularités qui remettent en cause la crédibilité de l’ensemble de l’opération pilotée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES).
En effet, depuis plusieurs semaines, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), département du Ministère du Plan, en charge du RGPH-4, organise dans les villes de province et à Bangui des tests de sélection pour constituer les équipes qui procéderont au dénombrement. À Mongoumba, instituteurs, directeurs d’école et jeunes diplômés se sont présentés en nombre pour tenter leur chance. Mais l’affichage des résultats a provoqué stupeur et colère parmi les candidats.
La liste définitive des candidats retenus affichée contient en effet deux noms de personnes qui n’ont jamais déposé de dossier et qui n’ont jamais passé le test. C’est le cas par exemple de KOLABA Evrard et KOLABA César. Ces deux personnes étaient à Bangui quand le teste avait eu lieu à Mongoumba. Pourtant, à la délibération, ces candidats fantômes figurent parmi les admis pour la formation des agents recenseurs. Comment expliquer leur présence sur cette liste, alors qu’ils n’ont franchi aucune des étapes du processus de sélection , ni même du dépôt de dossier ? Certaines voix disent que le formateur est leur propre frère qui les a intégré sans passer de teste.
Plus spectaculaire encore, des candidats ayant obtenu des notes largement insuffisantes figurent également parmi les retenus. Vomitiadé Ulrich , Il a obtenu au premier tour 2.5 points sur 60. De ce fait, il est normalement automatiquement mis à l’écart à cause de ses faibles notes. Pourtant, c’est le contraire. Il a été admis pour la formation. Et ce n’est pas tout! Certains avec 20 sur 100, d’autres avec 27, tous en dessous du seuil normalement requis pour une formation qui demande un minimum de compétences. À l’inverse, des candidats ayant obtenu des notes honorables, 30 ou 40 sur 100, découvrent avec amertume que leurs noms n’apparaissent pas sur la liste des admis. Quel intérêt organiser un test de sélection si les critères de réussite ne sont finalement pas respectés ?
Le cas des fraudeurs réintégrés ajoute à la confusion. Des candidats exclus pendant le test pour tentative de fraude se retrouvent miraculeusement admis dans la liste finale. C’est le cas de mademoiselle Dorcas qui a été sanctionné figure dans la liste définitive. Cette clémence sélective interroge sur les critères réels de la sélection et sur les interventions qui ont pu s’exercer entre l’examen et la publication des résultats.
La direction locale du recrutement invoque la nécessité de respecter une “cohésion sociale” pour justifier certains choix. Des membres de la communauté pygmée ont ainsi été intégrés dans l’équipe, une décision qui se comprend par la nécessité de pouvoir communiquer avec les populations autochtones dans leur langue lors du recensement. Mais cette logique de représentativité s’applique de manière pour le moins discriminatoire.
Des jeunes musulmans ayant passé le test avec succès, certains obtenant des notes de 30 ou plus, n’ont pas été retenus. Si la cohésion sociale justifie l’inclusion des Pygmées, pourquoi exclut-elle la communauté musulmane ? Cette incohérence pousse à s’interroger sur les critères réellement appliqués dans cette sélection et sur les pressions éventuelles qui ont pu s’exercer.
Au-delà de l’injustice faite aux candidats méritants, ces pratiques portent atteinte à la crédibilité du RGPH-4 lui-même. Un recensement de la population exige rigueur et compétence de la part des agents de terrain qui collecteront les données. Comment garantir la qualité de ce travail si les agents sont recrutés non pas sur leurs capacités, mais sur des critères opaques relevant davantage du clientélisme que de la compétence professionnelle ?
Le RGPH-4 représente un enjeu national majeur. Ses résultats serviront de base à la planification des politiques publiques pour les années à venir, de l’éducation à la santé en passant par les infrastructures. Des données faussées ou mal collectées auront des conséquences sur l’ensemble du développement du pays. L’ICASEES et le Ministère du Plan portent la responsabilité de garantir l’intégrité de ce processus à toutes ses étapes, y compris celle du recrutement des agents.
À Mongoumba comme sans doute dans d’autres localités du pays, le test de recrutement n’a été qu’une façade. Les véritables décisions se sont prises ailleurs, selon des logiques qui n’ont rien à voir avec la compétence des candidats. Si cette dérive n’est pas corrigée rapidement, c’est l’ensemble du recensement qui risque d’être entaché de suspicion. Les Centrafricains méritent mieux qu’un exercice statistique truqué dès sa préparation.
Inclusion scolaire des enfants handicapés : Action Solidaire interpelle le gouvernement centrafricain
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/souds-muets.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’association Action solidaire en activité à l’école des sourds et muets de Benz-vi à Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, l’association Action Solidaire a adressé un manifeste aux ministres de l’Éducation nationale et des Affaires sociales pour dénoncer l’exclusion des enfants vivant avec handicap sensoriel au-delà du niveau fondamental 1.
Dans une lettre datée du 19 novembre 2025, dont la rédaction du CNC a eu copie, l’organisation non gouvernementale Action Solidaire tire la sonnette d’alarme sur une problématique que les autorités centrafricaines ignorent depuis des années : l’absence totale de structures d’accueil pour les enfants sourds, muets et aveugles dans l’enseignement fondamental 2.
“À ce jour, aucune structure adaptée n’existe pour accueillir ces enfants dans le fondamental 2, les privant ainsi du droit à une éducation continue et inclusive”, écrit Nadine Claudia KOSSI, signataire du manifeste au nom d’Action Solidaire.
L’association qualifie cette situation de “rupture de l’égalité des chances et une violation du droit à l’éducation”. Le manifeste rappelle que la République centrafricaine a pourtant ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (article 28) et la Convention relative aux droits des personnes handicapées (article 24), en plus de ses propres engagements nationaux en faveur de l’éducation inclusive.
Cette carence institutionnelle signifie concrètement que des milliers d’enfants centrafricains se retrouvent bloqués après le fondamental 1, sans possibilité de poursuivre leur scolarité, uniquement à cause de leur handicap sensoriel.
L’association Action Solidaire formule cinq recommandations précises aux ministères concernés :
La création de structures d’accueil inclusives dans les établissements du fondamental 2 pour les enfants sourds, muets et aveugles constitue la première demande. L’association réclame également la formation et l’affectation d’enseignants spécialisés maîtrisant la langue des signes, le braille et les pédagogies adaptées.
Le manifeste insiste aussi sur l’adaptation des programmes et supports d’enseignement aux besoins spécifiques de ces élèves, la mise en place d’un cadre de coordination interministériel pour le suivi et l’accompagnement, ainsi que l’implication des familles, associations et partenaires dans la conception d’une Politique nationale d’éducation inclusive durable.
“L’avenir d’une nation se mesure à sa capacité à inclure et à protéger les plus vulnérables de ses enfants”, affirme le document adressé aux deux ministres. Action Solidaire exhorte les autorités à “poser un acte fort et historique” en faisant de l’inclusion éducative des enfants handicapés “une priorité nationale conjointe de l’Éducation et des Affaires sociales”.
L’organisation reconnaît les “défis structurels et financiers” du système éducatif centrafricain, mais estime qu’une action concertée entre les deux départements ministériels peut amorcer un changement significatif.
Cette initiative intervient dans un contexte où la République centrafricaine peine à garantir l’accès à l’éducation même pour les enfants sans handicap, avec des infrastructures défaillantes et un manque chronique d’enseignants qualifiés. La question de l’éducation inclusive reste donc largement marginalisée dans les priorités gouvernementales.
Le manifeste attend désormais une réponse des ministères concernés, alors que les enfants vivant avec handicap continuent de voir leur avenir compromis par l’inaction des pouvoirs publics.
Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes à Bangui” width=”450″ height=”346″ />Remise-officielle-du-batiment par les mercenaires russes à Bangui
Fin octobre, le directeur général de la Maison russe à Bangui, Dmitri Sytyi, a remis les clés d’une école située à Gobongo à Jean-Laurent Syssa-Magalé, ministre de l’Enseignement supérieur de la République Centrafricaine. Moscou renforce un peu plus sa domination sur le pays.
C’est tout sourire et dans une ambiance très festive que Dmitri Sytyi a donné les clés de la nouvelle école de Gobongo le 27 octobre dernier à Jean-Laurent Syssa-Magalé, en insistant sur « l’importance du développement de l’éducation en République centrafricaine ».
Il s’agit de la deuxième école attribuée dans le cadre de sa coopération avec la Russie. Et sans doute pas la dernière, car la Russie fait de Bangui sa principale tête de pont en Afrique.
Preuve que le pouvoir centrafricain est sclérosé par Moscou : pas une voix officielle ne s’est élevée pour contester le fait que ce soit une entreprise russe spécialisée qui a construit les bâtiments afin de « combler le manque d’espaces de classe, d’augmenter les heures d’étude et d’accueillir des élèves supplémentaires ». Les entreprises centrafricaines et leur personnel seraient donc indignes ou incapables d’ériger des bâtiments pour leurs enfants ? Les autorités de Bangui sont-elles à ce point aveugles pour ne pas déceler un colonialisme qu’elles ont soi-disant combattu ?
Souveraineté affaiblie
La mise en scène de l’inauguration du 27 octobre à Gobongo orchestrée par la Maison russe ne devrait tromper personne. Derrière cette façade pseudo-culturelle, Moscou amplifie son action de vampirisation de l’État centrafricain, à travers Wagner et ses sbires. Depuis son arrivée en janvier 2018, les mercenaires de Wagner ont fait main basse sur les rouages du pouvoir et certaines fonctions de l’État (notamment la sécurité) qui ont affaibli la souveraineté et la responsabilité de l’État centrafricain. Wagner qui est accusé de nombreuses exactions : villages incendiés et exécutions sommaires notamment, s’est aussi accaparée de nombreuses ressources, obtenant des concessions minières (or, diamants) et forestières.
Pour mieux ancrer son emprise sur le pays, la société militaire privée russe s’empare maintenant de l’éducation. Elle avait déjà poussé quelques feux en 2019 introduisant la langue russe dans les établissements scolaires (secondaire) avant de la rendre obligatoire en 2022 dès la première année de licence, jusqu’au master. Sous l’impulsion de Dmitri Sytyi, un « Centre d’éducation en russe » à l’Université de Bangui, a été inauguré en 2023 pour l’enseignement de la langue russe. Après avoir vampirisé l’université puis l’enseignement secondaire, le directeur général de la Maison russe s’attaque maintenant à l’enseignement primaire, pour mieux façonner les jeunes esprits à la culture russe et mieux faire accepter ce colonialisme rampant qui ne dit pas son nom… Le sango et le français sont les deux langues officielles du pays. Reste à savoir pour combien de temps…
Pris une nouvelle fois en flagrant délit de faux et usage de faux , Jean-Michel Mandaba éliminé honteusement de la présidentielle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/jean-michel-mandaba-de-bamingui.jpg” data-wpel-link=”internal”>jean-michel-mandaba-de-bamingui – Le député Jean-Michel Mandaba, embourbé dans une affaire de pot-de-vin, sera traduit devant la Haute Cour de Justice.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Conseil Constitutionnel démasque l’ancien député corrompu Jean-Michel Mandaba qui a présenté un titre de propriété appartenant à quelqu’un d’autre pour déposer sa candidature.
Le jeudi 14 novembre 2025, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision n° 014/CC/25 invalidant trois candidatures à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Parmi les candidats éliminés figure Jean-Michel Mandaba, candidat numéro 6 du parti PGD. Une invalidation qui ne surprend personne : Mandaba a été pris, une fois de plus, en train de falsifier des documents officiels.
La décision du Conseil Constitutionnel est sans appel. Après vérification auprès de la Direction des Domaines et de la Conservation Foncière, les juges constitutionnels, aussi corrompus qu’il faut le rappeler, ont découvert que Jean-Michel Mandaba avait versé à son dossier de candidature “la copie d’un titre de propriété bâtie numéro 9063 appartenant en réalité à Madame ASSANI Edith Pulchérie”.
La fiche de vérification n° 0200/MFB/DIR CAB/DECTCFD/SCF du 6 novembre 2025, signée du Directeur de l’Enregistrement de la Curatelle, du Timbre de la Conservation Foncière des Domaines du Patrimoine Immobilier, ne laisse aucun doute : Jean-Michel Mandabaa présenté le titre de propriété d’une autre personne comme si c’était le sien.
Le Conseil Constitutionnel a donc conclu que “le dossier de candidature de Monsieur Jean Michel Mandaba est entaché de fraude en écriture publique” et que “sa candidature doit être invalidée pour ce motif”.
Fraude en écriture publique. Faux et usage de faux. Voilà les termes juridiques qui qualifient, une nouvelle fois, les agissements de Jean-Michel Mandaba. Et ce n’est pas la première fois. Ni la deuxième. C’est devenu son mode opératoire habituel.
Le parcours criminel de Jean-Michel Mandaba est long et bien documenté. Cet homme a fait du faux et de la manipulation sa spécialité, sa marque de fabrique. À chaque fois qu’il se trouve dans une situation délicate, il sort les mêmes recettes : inventer des documents, falsifier des preuves, mentir effrontément.
Rappelons d’abord l’affaire qui a détruit sa carrière politique. En juillet 2019, Jean-Michel Mandaba, alors président de la commission ressources naturelles de l’Assemblée nationale, a été filmé en train d’empocher 40 millions de francs CFA versés par des exploitants miniers chinois en échange de permis d’exploitation à Bozoum.
La vidéo, projetée devant les députés lors d’une session extraordinaire, était accablante. Jean-Michel Mandaba n’a eu d’autre choix que de reconnaître les faits et de demander pardon. Une commission d’enquête parlementaire avait alors décidé qu’il serait traduit devant la Haute Cour de Justice. Mais cette procédure n’a jamais abouti. Mandaba s’en est sorti comme toujours.
Cette affaire de corruption l’a tout de même disqualifié pour se représenter aux Élections législatives de 2020. Mais cela ne l’a pas empêché de continuer ses magouilles en 2025.
Récemment, Mandaba a été au centre d’une nouvelle controverse immobilière. Expulsé d’un premier logement pour non-paiement de loyer, il avait profité de la générosité d’un propriétaire bienveillant qui lui avait offert l’usage gratuit d’une maison en face du restaurant Mirandela. Il y avait même installé le siège de son parti, le PGD.
Mais après le décès de ce propriétaire généreux, les héritiers ont exigé le paiement du loyer. Et là, Mandaba a sorti exactement le même scénario que dans l’affaire qui vient de le faire éliminer de la présidentielle : il a prétendu avoir acheté la maison au défunt propriétaire pour 34 millions de francs CFA, payés en liquide, sans aucune preuve écrite.
Selon sa version, il aurait envoyé cette somme en espèce dans un sac banko par l’intermédiaire de son fils. Évidemment, aucun reçu. Aucun document. Juste sa parole.
Les héritiers ont traîné Mandaba en justice. Le tribunal de première instance lui a donné tort. La cour d’appel a confirmé. La cour de cassation aussi. Trois juridictions ont ordonné son expulsion. Il a finalement été expulsé de force, et son frère procureur a même tenté d’utiliser les forces de l’ordre pour chasser les héritiers légitimes de leur propre maison.
Voilà le vrai visage de Jean-Michel Mandaba. Un homme qui ment comme il respire. Un homme qui falsifie des documents. Un homme qui prétend posséder ce qui appartient aux autres. Un homme dont le passé est lourd de fausseté.
Et maintenant, pour sa candidature à l’élection présidentielle, il a recommencé exactement la même chose. Il a présenté au Conseil Constitutionnel le titre de propriété de Madame ASSANI Edith Pulchérie en prétendant que c’était le sien.
Comment a-t-il pu croire qu’il s’en sortirait ? Comment a-t-il pu penser que personne ne vérifierait ? Ou peut-être comptait-il, encore une fois, sur des complicités pour faire passer son dossier frauduleux ?
La Constitution centrafricaine exige que tout candidat à l’élection présidentielle possède une propriété bâtie sur le territoire national. Mandaba ne possède aucune propriété bâtie. Il ne possède rien. Alors il a volé l’identité d’une propriété appartenant à Madame ASSANI Edith Pulchérie.
C’est du vol d’identité immobilière. C’est de la fraude en écriture publique. C’est du faux et usage de faux caractérisé. Des infractions pénales graves qui devraient normalement entraîner des poursuites judiciaires.
Cette fois-ci, Jean-Michel Mandaba doit être traduit devant la justice. Pas pour des paroles, mais pour la réalité de ses actes. Il doit répondre de cette fraude devant un tribunal pénal. Il doit être poursuivi pour faux et usage de faux dans le cadre d’une candidature présidentielle.
Le Parquet de la République doit ouvrir une information judiciaire. Le Procureur Général doit agir. On ne peut pas laisser un homme avec un tel passé criminel continuer à bafouer la loi sans jamais être sanctionné.
Mandaba a été filmé en train de recevoir 40 millions de francs CFA de pot-de-vin. Il a inventé un faux achat de maison pour 34 millions de francs CFA. Il a présenté le titre de propriété de quelqu’un d’autre pour sa candidature présidentielle. À chaque fois, c’est le même schéma : le faux, la manipulation, le mensonge.
Ce qui est peut-être le plus choquant dans cette affaire, c’est que Mandaba a osé se présenter à l’élection présidentielle. Un homme avec un tel parcours, un homme condamné par trois juridictions dans une affaire immobilière, un homme qui a reconnu avoir reçu 40 millions de pot-de-vin, se présente pour diriger le pays.
Quelle image cela donne-t-il de la classe politique centrafricaine ? Quelle image cela donne-t-il du niveau d’exigence morale dans ce pays ?
Le Conseil Constitutionnel a fait son travail. Il a vérifié. Il a découvert la fraude. Il a invalidé la candidature. Mais maintenant, il faut que la justice pénale prenne le relais.
Jean-Michel Mandaba ne doit pas simplement être éliminé de la course électorale. Il doit être poursuivi, jugé et condamné pour faux et usage de faux. C’est la seule façon de montrer que personne n’est au-dessus de la loi, que la fraude a des conséquences, que le mensonge ne paie pas.
La décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 a réduit à sept le nombre de candidats validés pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Trois candidatures ont été invalidées, toutes pour des raisons liées à des fraudes sur les titres de propriété ou les diplômes.
Trois candidatures éliminées. Trois cas de fraude. Trois dossiers qui montrent le niveau de médiocrité et de malhonnêteté qui caractérise une partie de la classe politique centrafricaine.
Pour Jean-Michel Mandaba, cette invalidation devrait marquer la fin définitive de toute ambition politique. Un homme qui a été pris en flagrant délit de corruption, qui a été expulsé de force d’une maison pour occupation illégale, et qui vient d’être démasqué pour fraude en écriture publique n’a plus aucune crédibilité.
Mais connaissant Mandaba et connaissant le système judiciaire centrafricain, on peut craindre qu’une fois de plus, il s’en sorte sans véritable sanction. Qu’il retourne tranquillement à ses affaires, sans jamais avoir à répondre véritablement de ses actes devant la justice.
C’est pourtant maintenant ou jamais. Le Conseil Constitutionnel a qualifié les faits de “fraude en écriture publique”. C’est une qualification pénale. Le Parquet doit agir. Le système judiciaire doit montrer qu’il fonctionne, que la loi s’applique à tous, y compris aux anciens députés, y compris aux candidats à la présidentielle.
Jean-Michel Mandaba a dépassé toutes les normes. Il a un passé lourd de criminalité, lourd de fausseté. Il a été pris en flagrant délit à l’Assemblée nationale. Il est dans la fausseté d’une propriété. À chaque fois, c’est le faux et usage de faux.
Cette fois-ci, il doit être traduit devant la justice. Pour de vrai. Pas pour le langage, mais pour la réalité. Parce qu’il dépasse vraiment les normes.
L’Autorité Nationale des Elections publiera le 15 novembre 2025 la liste définitive des candidats au scrutin présidentiel, conformément à la décision du Conseil Constitutionnel. Le nom de Jean-Michel Mandaba n’y figurera pas. Sa candidature a été annulée. Sa fraude a été démasquée.
Reste maintenant à savoir si la justice fera son travail et le poursuivra pour faux et usage de faux, ou si, comme c’est trop souvent le cas en Centrafrique, l’affaire sera classée et Mandaba continuera tranquillement ses magouilles sans jamais avoir à rendre compte de ses actes.
À Rondi, DANS LA NANA-MAMBÉRÉ, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont créé leur propre tribunal et règnent par la terreur
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>Patrouille des soldats FACA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le commandant LAMTAGUÉ ne se contente pas de recruter illégalement des Camerounais et d’asservir ses compatriotes. Lui et ses hommes ont franchi une ligne encore plus dangereuse : ils ont supprimé toute autorité locale et instauré leur propre système judiciaire à Rondi.
Dans ce village de la Nana-Mambéré, les soldats FACA se sont transformés en tout. Gendarmes le matin, policiers l’après-midi, agents miniers quand il faut, percepteurs des impôts quand ça arrange, douaniers si nécessaire. Ils cumulent tous les pouvoirs. Ils ont créé leur tribunal, leur cour d’appel, leur cour de cassation. Le tout en une seule personne : eux-mêmes.
Le chef de village nommé WAMBETO ? Il ne compte plus. Son rôle de chef coutumier, celui qui depuis toujours règle les différends dans la communauté ? Balayé. Les soldats ont pris sa place. Quand il y a un problème dans le village, les habitants ne vont plus voir le chef. Ils vont voir les militaires. Ou plutôt, ils sont obligés d’aller voir les militaires.
Et leur justice n’a rien à voir avec ce qu’on connaît. Prenez un couple qui se dispute. La femme porte plainte contre son mari. Les soldats débarquent, attrapent l’homme, le jettent par terre et le tabassent. Pas une gifle, pas une tape. Un vrai passage à tabac. Ensuite, ils lui fixent une amende. Tu payes ou tu restes en prison. C’est comme ça que ça marche.
Une dette entre deux personnes ? Même procédé. Quelqu’un vient porter plainte. Les soldats se déplacent, arrêtent le débiteur présumé sans poser de questions, sans vérifier quoi que ce soit. Direction la détention improvisée. Tu payes l’amende qu’ils ont décidée, et seulement après tu sors. Peu importe si tu devais vraiment cet argent ou pas.
Traditionnellement, le chef WAMBETO réglait ce genre de conflits. C’est son travail de chef coutumier. Dans un village sans tribunal, sans commissariat, sans gendarmerie, c’est lui l’autorité naturelle. Mais depuis que le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes se sont installés pour protéger le site minier chinois, ils ont décidé que c’était leur territoire. Leur zone. Leurs règles.
Leur justice ne passe par aucun tribunal, aucune procédure, aucun jugement équitable. C’est une justice de poings. La victime accuse, ils arrêtent, ils frappent, ils encaissent. Dans cet ordre. À chaque fois. Et quand on dit “frapper”, il ne s’agit pas de quelques coups symboliques. C’est de la torture pure et simple. Ces militaires frappent vraiment. Durement. Longtemps.
Le commandant LAMTAGUÉ supervise ce système. L’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et son adjoint l’adjudant BANAMAYE appliquent les décisions sur le terrain. Ils arrêtent qui ils veulent. Ils punissent qui ils veulent. Ils fixent les amendes qu’ils veulent. Personne ne peut contester. Personne ne peut se plaindre ailleurs. Parce qu’il n’y a pas d’ailleurs. Il n’y a qu’eux.
Ces soldats abusent de leur uniforme. Ils ont transformé leur déploiement militaire en racket organisé. Leur mission de sécurisation du site minier en prétexte pour terroriser toute une population. Ce ne sont plus des militaires. Ce sont des criminels en tenue qui ont créé un État dans l’État.
WAMBETO assiste, impuissant, à la destruction de son autorité. Les autorités administratives ? Absentes. Les forces de l’ordre classiques ? Inexistantes. Les juges, les procureurs, les tribunaux ? À des centaines de kilomètres. À Rondi, il n’y a que ces soldats qui font tout. La loi, c’est eux. La justice, c’est eux. La punition, c’est eux. L’enrichissement, c’est pour eux.
À Rondi, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes ont bâti leur petit empire. Ils recrutent des étrangers illégaux et empochent des commissions. Ils asservissent leurs compatriotes et les taxent pour survivre. Maintenant, ils rendent leur propre justice et terrorisent ceux qui osent les déranger. Trois étages de corruption, d’abus, de violence. Et ça continue.
ACFPE : Renée Bimbo, débordée, sanctionne illégalement les cinq délégués du personnel
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La rédaction de Corbeau News Centrafrique vient d’apprendre que la directrice générale par intérim de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a sanctionné vendredi dernier les cinq délégués du personnel de l’agence. Huit jours de mise à pied pour chacun d’eux. Le motif inscrit sur le document qu’elle a signé ? “Comportement irresponsable envers la hiérarchie”. Rien de plus. Aucun fait précis. Aucune procédure respectée. Une décision qui bafoue ouvertement les protections légales dont bénéficient les représentants du personnel.
Les délégués du personnel de l’ACFPE étaient six au total. L’un d’eux est décédé récemment. Les cinq autres viennent de recevoir leur notification de sanction. Renée Bimbo a décidé seule de les mettre à pied pendant huit jours. Ces huit jours seront déduits de leur salaire. Une double peine pour des hommes qui ne font que leur travail : défendre les droits du personnel face à une direction qui accumule les abus.
Le document de sanction signé par la directrice générale ne donne aucune précision. Aucun fait concret n’est mentionné. On ne sait pas ce qu’elle entend par “comportement irresponsable”. On ne sait pas quelle procédure disciplinaire a été suivie. On ne sait même pas si une procédure a été suivie. Tout laisse penser que Renée Bimbo a simplement décidé de punir les délégués parce qu’ils font leur travail.
Le problème, c’est que le droit du travail centrafricain protège les délégués du personnel. Ces protections existent justement pour empêcher que les directions sanctionnent arbitrairement ceux qui défendent les employés. Les délégués ont le droit de contester les décisions de la direction. Ils ont le droit de déposer des plaintes. Ils ont le droit de saisir les tribunaux ou l’inspection du travail. Ils ont le droit de défendre les intérêts des travailleurs. C’est leur rôle.
Les accords d’établissement de l’ACFPE prévoient également ces protections. On ne peut pas sanctionner un délégué du personnel simplement parce qu’il fait son travail de représentant. Toute sanction doit suivre une procédure stricte, avec l’accord préalable de l’inspection du travail. Renée Bimbo a ignoré toutes ces règles. Elle a signé une décision de mise à pied comme si les protections légales n’existaient pas.
N’importe quel étudiant en première année de gestion des ressources humaines sait cela. C’est un cours de base. Les délégués du personnel sont protégés. On ne les sanctionne pas comme on sanctionne un employé ordinaire. Il y a des procédures à respecter. Renée Bimbo prétend avoir une licence en gestion des ressources humaines. Si c’était vrai, elle saurait tout cela. Mais visiblement, soit elle ne l’a jamais appris, soit elle a tout oublié, soit elle s’en fiche complètement.
Le timing de cette sanction n’est pas un hasard. Les cinq délégués sanctionnés sont exactement ceux qui ont déposé plainte au tribunal administratif contre le faux appel à candidature organisé pour légaliser la nomination de Renée Bimbo comme directrice générale titulaire.
Rappelons les faits : en septembre 2025, la ministre du Travail Annie Michelle Mwanga et le président du Conseil d’administration Henri Koulayom ont lancé un appel à candidature taillé sur mesure pour la sœur de la ministre. Les critères ont été conçus pour écarter tous les candidats qualifiés et garantir que seule Renée Bimbo puisse postuler.
Les délégués du personnel ont contesté cette manipulation. Ils ont saisi le tribunal administratif pour dénoncer les termes de référence discriminatoires de cet appel à candidature. Ils ont défendu le principe du recrutement transparent contre le népotisme assumé de la ministre et de sa sœur. Cette action en justice a déplu à Renée Bimbo. Comment ose-t-on contester sa nomination ? Comment ose-t-on dénoncer le népotisme qui l’a placée à la tête de l’ACFPE malgré son incompétence ? Comment ose-t-on vouloir un directeur général qualifié plutôt qu’une simple sœur de ministre ?
La sanction des cinq délégués est la réponse de Renée Bimbo : la terreur administrative. Puisque les délégués osent contester, ils seront sanctionnés. Puisqu’ils osent défendre le personnel, ils seront punis financièrement. Puisqu’ils osent réclamer le respect de la loi, ils seront mis à pied. C’est aussi simple que cela. Renée Bimbo pense qu’en terrorisant les délégués, elle va les faire taire. Elle se trompe.
Cette décision confirme l’incompétence totale de Renée Bimbo. Elle ne comprend pas les procédures administratives. Elle ne connaît pas le droit du travail. Elle ne respecte pas les protections légales. Elle gère l’ACFPE comme si c’était sa propriété personnelle. Depuis sa nomination comme directrice générale par intérim, elle a accumulé les scandales : l’expulsion des couturiers-stylistes pour faire place au restaurant de sa sœur ministre, le détournement de 22 millions de francs CFA sur le projet ICOMPETE, le chaos organisationnel qui a privé des milliers de jeunes de formations, l’attribution de marchés à sa sœur Nadia Sandy Ledot et à sa nièce Diane, les plaintes du personnel concernant les salaires impayés et les conditions de travail déplorables.
Face à tous ces scandales, face aux critiques de plus en plus nombreuses, face aux plaintes qui s’empilent, Renée Bimbo est totalement débordée. Elle ne maîtrise plus la situation. Elle panique. Et quand une directrice incompétente panique, elle recourt à la terreur. Ne pouvant pas répondre sur le fond aux critiques des délégués du personnel, elle les sanctionne. Ne pouvant pas justifier sa gestion catastrophique de l’ACFPE, elle tente de faire taire ceux qui la dénoncent. Ne pouvant pas démontrer sa compétence, elle cherche à terroriser le personnel pour l’empêcher de protester.
C’est une stratégie pathétique. On ne dirige pas une administration publique par la terreur. On ne fait pas taire les revendications légitimes en sanctionnant arbitrairement les représentants du personnel. On ne compense pas l’incompétence par l’autoritarisme. Renée Bimbo semble vouloir imiter sa grande sœur Annie Michelle Mwanga qui dirige le ministère du Travail de manière dictatoriale.
Renée Bimbo accumule les erreurs grossières. Elle sanctionne les délégués du personnel en violation de la loi. Elle signe des documents compromettants. Elle laisse des traces de ses malversations partout. Elle se comporte comme une apprentie dictatrice sans en avoir ni l’intelligence ni la subtilité. Le résultat ? Elle s’enfonce chaque jour un peu plus dans le scandale. Chaque décision qu’elle prend aggrave sa situation. Chaque mesure autoritaire qu’elle impose renforce l’opposition du personnel. Chaque violation de la loi qu’elle commet rapproche le moment où elle devra rendre des comptes.
La question du diplôme de Renée Bimbo se pose sérieusement. Comment une personne qui prétend avoir une licence en gestion des ressources humaines peut-elle ignorer des notions aussi basiques que la protection des délégués du personnel ? Deux explications possibles : soit elle a réellement étudié mais elle est tellement incompétente qu’elle a tout oublié, soit elle n’a jamais réellement étudié et son diplôme est un faux.
Les rumeurs qui circulent au sein de l’ACFPE penchent pour la deuxième option. Plusieurs employés affirment que Renée Bimbo aurait acheté son diplôme quelque part. Certains vont même jusqu’à suggérer qu’elle l’aurait obtenu à l’université dirigée par Henri Koulayom, l’actuel président du Conseil d’administration de l’ACFPE. Si ces allégations sont vraies, cela expliquerait beaucoup de choses. Cela expliquerait pourquoi Henri Koulayom a organisé un appel à candidature taillé sur mesure pour elle. Cela expliquerait pourquoi il la protège malgré son incompétence. Cela expliquerait le lien de complicité évident entre le président du Conseil d’administration et la directrice générale.
Corbeau News Centrafrique n’a pas pu vérifier ces allégations de manière indépendante. Mais l’incompétence de Renée Bimbo dans la gestion de l’ACFPE donne du crédit à ces rumeurs. Comment expliquer autrement qu’une personne prétendant avoir une licence en gestion des ressources humaines puisse commettre des erreurs aussi grossières ? Les autorités compétentes devraient vérifier l’authenticité du diplôme de Renée Bimbo. Si elle dirige l’ACFPE sur la base d’un faux diplôme, c’est un scandale qui dépasse le simple népotisme. C’est une escroquerie qui justifie des poursuites pénales.
Renée Bimbo pense que sanctionner les délégués du personnel va les intimider et les empêcher de continuer leur action. Elle se trompe lourdement. Cette sanction illégale va produire l’effet inverse. D’abord, elle donne aux délégués un motif supplémentaire de saisir la justice. Ils vont pouvoir contester cette sanction devant l’inspection du travail et devant les tribunaux. Et ils ont toutes les chances de gagner puisque la sanction viole les protections légales dont ils bénéficient.
Ensuite, elle va radicaliser le personnel de l’ACFPE. Les employés qui hésitaient encore à soutenir les délégués vont maintenant comprendre que la direction est prête à tout pour les faire taire. Cette prise de conscience va renforcer la solidarité au sein du personnel et durcir les positions. Enfin, elle va attirer l’attention des institutions de contrôle. Comment l’Inspection générale d’État, la Cour des comptes ou l’Assemblée nationale peuvent-elles continuer à ignorer une directrice qui sanctionne illégalement les représentants du personnel ? Cette affaire va probablement déclencher des enquêtes qui révéleront l’ampleur des dysfonctionnements à l’ACFPE.
Il faut rappeler pourquoi les syndicats et les délégués du personnel existent. Ce ne sont pas des caprices. Ce ne sont pas des obstacles à la bonne gestion. Ce sont des garde-fous essentiels contre l’arbitraire et l’abus de pouvoir. Sans délégués du personnel, les directions d’entreprises et d’administrations pourraient faire n’importe quoi. Elles pourraient payer les salaires quand elles veulent. Elles pourraient imposer des conditions de travail inhumaines. Elles pourraient licencier sans motif. Elles pourraient discriminer en toute impunité.
Les délégués du personnel existent justement pour empêcher ces abus. Ils sont les yeux et les oreilles des travailleurs. Ils veillent au respect de la loi et des accords d’établissement. Ils défendent les droits des employés face aux directions qui voudraient les piétiner. C’est exactement ce que font les cinq délégués sanctionnés à l’ACFPE. Ils défendent le personnel face à une direction incompétente et népotiste. Ils réclament le respect des procédures de recrutement. Ils dénoncent les détournements de fonds. Ils exigent que l’agence soit dirigée dans l’intérêt des Centrafricains et non dans celui du clan Mwanga-Gambor.
Pour cela, ils sont sanctionnés. Pour avoir fait leur travail de représentants du personnel, ils sont punis. Pour avoir défendu la loi contre le népotisme, ils subissent une perte de salaire. Cette sanction en dit long sur la nature de la direction de l’ACFPE. Elle confirme que Renée Bimbo ne dirige pas cette agence pour servir l’intérêt général. Elle la dirige comme une dictature personnelle où toute contestation est réprimée.
Avec cette nouvelle provocation, Renée Bimbo pousse l’ACFPE au bord de l’explosion. Le personnel est à bout. Les délégués sont sanctionnés illégalement. Les procédures judiciaires s’accumulent. Les scandales financiers se multiplient. L’incompétence de la direction atteint des sommets. Combien de temps cette situation peut-elle durer ? Combien de temps les autorités vont-elles continuer à fermer les yeux sur le naufrage de l’ACFPE ? Combien de temps le clan Mwanga-Gambor va-t-il pouvoir piller impunément cette institution publique ?
Ahmat Deleris alias Rator : l’imposteur tchadien qui a pris en otage le CSISCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ahmat Deleris alias Rator
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Il faut dire les choses clairement : l’homme qui dirige aujourd’hui le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) est un ressortissant tchadien qui a frauduleusement obtenu la nationalité centrafricaine. Ahmat Deleris, connu sous le sobriquet de Rator, maintient son emprise sur cette institution par la menace, la corruption et le chantage.
Notre enquête le confirme : cet agent double a infiltré la plus haute institution musulmane du pays et refuse aujourd’hui de lâcher le pouvoir qu’il a confisqué.
Contrairement à ce qu’il proclame sur tous les réseaux sociaux, Ahmat Deleris n’est pas originaire de Moungoumba. Nos investigations dans cette localité ont permis d’établir la vérité : cet homme est arrivé tout bébé à Moungoumba avec sa mère tchadienne. Personne dans cette ville n’a jamais connu son père biologique.
Sa mère s’est ensuite remariée avec Mahamat Kotaya, un opérateur économique tchadien installé à Moungoumba, parent de l’ex-maire de la ville surnommé “le français”, lui-même frère du défunt Zackariya Attahir jadis installé au quartier Sissongo à Bangui.
Élevé dans cette famille tchadienne, Rator a grandi dans la rue, en compagnie de joueurs de cartes et de cambrioleurs. Ce parcours de délinquant explique son comportement actuel à la tête du CSISCA.
En poursuivant son investigation, nos journalistes ont découvert que Ahmat Deleris dit Rator a falsifié l’acte de naissance du défunt Amit Idriss pour se fabriquer une identité centrafricaine. Cette fraude documentaire lui a permis d’obtenir illégalement la nationalité centrafricaine et de s’infiltrer progressivement dans les structures de la communauté musulmane.
La preuve de sa nationalité tchadienne ? En 2015, cet individu a lui-même créé une “Association des Tchadiens de Centrafrique”. Le ministre de l’Administration du Territoire de l’époque a transmis le dossier à la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA) pour avis technique. Le défunt président Oumar KobineLayama s’est opposé fermement à ce projet divisionniste qui visait à fragmenter la communauté musulmane en associations ethniques et nationales (Haoussa, Foulbé, Bornou, Sénégalais, Maliens, Camerounais…).
Un Centrafricain d’origine ne crée pas une “Association des Tchadiens”. Cette initiative prouve son appartenance réelle.
La prise de contrôle du CSISCA par Ahmat Deleris s’est faite par étapes, avec la ruse d’un manipulateur professionnel.
Lors de l’Assemblée Générale du 15 mars 2020, un accord de réconciliation prévoyait qu’il conserve son poste de deuxième vice-président. Mais l’homme avait d’autres ambitions. Par la corruption, les menaces, l’escroquerie et le mensonge, il a réussi à tromper les membres présents pour se faire élire premier vice-président.
Six mois plus tard, l’imam Oumar Kobine Layama décédait. Deleris devenait président par intérim.
Depuis, il a instauré un régime de terreur. Il a transféré unilatéralement le siège du CSISCA de l’enceinte de la mosquée de Yapélé vers sa boutique du Km5, un local qui ressemble à une geôle, sans aucune ouverture d’aération en dehors de la porte d’entrée. Ce transfert viole toutes les dispositions statutaires de l’institution.
Le mode de gouvernance de Ahmat Deleris repose sur l’intimidation. Il menace verbalement par téléphone et par messages vocaux sur WhatsApp toute personne qui ose parler d’une Assemblée Générale du CSISCA. Les membres du Bureau Exécutif National sont muselés. Toutes les décisions et déclarations sont prises sans aucune concertation préalable, dans un exercice autocratique du pouvoir.
Son mandat de président par intérim a expiré le 15 mars 2025. Mais l’homme refuse de partir. Il conditionne son départ à une nomination au poste de conseiller à la présidence de la République, en rémunération de “services rendus au pouvoir”. Un chantage éhonté qui montre la nature de ses relations avec certains cercles du pouvoir.
Lorsque l’escroc et mafieux Daniel Nzéwé a évoqué publiquement la question des étrangers dans notre pays, Deleris s’est immédiatement senti visé et a réagi avec une violence inhabituelle. Depuis, il ne cesse de crier sur les réseaux sociaux qu’il est “Centrafricain d’origine”.
Cette insistance pathologique prouve son imposture. Un véritable Centrafricain d’origine n’a pas besoin de convaincre ses compatriotes de sa nationalité. Il l’est naturellement, sans avoir à le prouver quotidiennement.
La Constitution de la Septième République est claire : un étranger ne peut diriger une institution en Centrafrique, fût-elle religieuse. Or Ahmat Deleris est tchadien. Sa présence à la tête du CSISCA viole nos lois fondamentales.
Cette situation est d’autant plus intolérable que cet agent double a infiltré une institution qui représente plusieurs centaines de milliers de Centrafricains musulmans. Il parle en leur nom, prend des décisions qui les engagent, alors qu’il n’est même pas des nôtres.
la mafia des actes de naissance gratuits à la mairie de Bangui bat son plein
Bangui-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>mairie-de-Bangui-en-centrafrique – RCA : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel
Le pays sombre désormais dans une corruption généralisée qui n’épargne aucun secteur. Des bureaux de l’administration aux services de base, tout est devenu prétexte à soutirer de l’argent aux citoyens. La mairie de Bangui en donne un exemple étonnant : un projet financé par l’Union européenne pour délivrer gratuitement des actes de naissance se heurte à un réseau des employés de la mairie qui ont organisé leur propre mafia, exigeant des paiements illégaux à chaque étape.
Depuis plusieurs mois, des affiches tapissent la capitale et les radios diffusent des annonces : les actes de naissance pour les nouveaux-nés sont désormais gratuits à la mairie de Bangui, grâce au financement de l’Union européenne et de ses partenaires. Mais la réalité contredit complètement ces promesses. Aucun parent n’obtient réellement son document sans débourser d’argent à ces mafieux de la mairie.
Dès le dépôt du dossier, les complications surgissent. Les employés réclament aux demandeurs entre 2 000 et 3 000 francs CFA, officiellement pour “le suivi du dossier”. Sans ce paiement, le dossier reste bloqué indéfiniment.
Rencontré à la mairie de Bangui par la rédaction du CNC, un père de famille, venu faire le suivi du dossier d’acte de naissance de son fil témoigne : “Ça fait deux mois que j’ai déposé pour l’acte de naissance de mon bébé. On m’a demandé de verser 2 000 francs CFA pour le suivi. Mais j’ai refusé. Voilà que le dossier de mon bébé traine toujours, et j’attends indéfiniment. ”. Une jeune mère, de son côté, raconte une expérience similaire, avec une demande de 2 000 francs CFA. » Quand je suis arrivée à la mairie pour déposer le dossier d’acte de naissance de mon nouveau né, on m’a redirigé dans un bureau en haut. Sur place, l’employé m’a demandé une somme de 2000 francs CFA avant le dépôt du dossier », affirme-t-elle. Une autre maman, rencontrée également à la mairie, raconte la même chose. Ceci dit, cette mafia est générale est bien planifiée par la mairie elle-même.
Ce racket s’explique par une logique cynique. Auparavant, la légalisation et la délivrance des actes de naissance constituaient une importante source de bakchichs pour les employés municipaux. Le financement européen réduit drastiquement leurs profits illégaux habituels. Plutôt que d’accepter cette perte de revenus, les employés ont organisé leur propre système parallèle. Chaque demande d’acte de naissance devient prétexte à exiger des “frais de suivi” à différentes étapes du processus administratif.
Cette situation transforme une initiative humanitaire en nouvelle source de corruption. L’argent européen censé faciliter l’accès à l’état civil pour les familles centrafricaines finance en réalité un service que les employés municipaux utilisent comme levier d’extorsion. Les victimes se comptent par dizaines. Les parents, souvent démunis, n’ont d’autre choix que de céder au chantage ou de renoncer à obtenir ce document pourtant essentiel pour leurs enfants. Même les programmes d’aide internationale destinés aux populations les plus vulnérables se retrouvent détournés par des fonctionnaires sans scrupules.
Gadzi : Quand Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU, terrorise la population et impose des taxes illégales aux commerçants et éleveurs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Ville-de-Gadzile-10-avril-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ville-de-Gadzile-10-avril-2022 – Centrafrique : violent affrontement entre les Mercenaires russes et des hommes armés à Gadzi
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
En Centrafrique, l’impunité est devenue la règle plutôt que l’exception. Des années durant, les abus de pouvoir se multiplient sans que leurs auteurs ne soient inquiétés. Qu’ils soient agents de l’État, responsables politiques ou cadres de partis au pouvoir, MCU, nombreux sont ceux qui se croient au-dessus des lois et transforment leurs fonctions en instruments d’enrichissement personnel. Cette culture de l’impunité tue le pays petit à petit de la capitale jusqu’aux coins les plus reculés, où les populations subissent quotidiennement les caprices de ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir. Gadzi, dans la sous-préfecture, n’échappe pas à cette logique. Voici ce qui s’y passe avec Dimanche Beya, président sous-préfectoral du MCU.
Depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir en 2016, une nouvelle manière de gouverner s’est installée en Centrafrique. Le président a choisi une approche que son ministre conseiller, Fidèle Gouandjika, résument par cette formule : « Tout zo à té yé », ou alors en français “tout le monde doit manger”. Dans les faits, cela signifie que les responsables du parti au pouvoir, du sommet jusqu’à la base, ont compris qu’ils pouvaient se servir librement. Cette politique officieuse a créé une classe de militants et de cadres qui considèrent leur position comme un moyen d’enrichissement rapide. Les populations en font les frais.
Dimanche Beya connaît bien cette réalité. Nommé président sous-préfectoral du MCU à Gadzi, dans la préfecture de la Mambéré il y a quatre mois, il a rapidement mis en place son propre système. Dès son installation à la tête du MCU local, les commerçants de la zone ont reçu la même consigne : 5 000 francs CFA par boutique. L’ordre concerne tous les commerces, de Gadzi jusqu’à Guen et Diguiri. Personne n’est épargné.
Le mécanisme est simple. Dimanche Beya passe d’une boutique à l’autre, ou envoie ses relais. Ceux qui acceptent de payer évitent les problèmes. Ceux qui refusent reçoivent une convocation exactement comme un chef de la police ou de la gendarmerie. Dimanche Beya utilise son titre de président sous-préfectoral exactement comme un chef mafieux pour donner du poids à ses menaces, même si sa fonction est purement politique et ne lui confère aucune autorité administrative. Mais dans un pays où les lignes entre pouvoir politique et pouvoir administratif se brouillent constamment, cette confusion profite à ceux qui savent en jouer.
Un boutiquier de Gadzi, interrogé par la rédaction du CNC, confirme : “Il est venu me demander mon impôt du MCU. J’ai dit que je n’avais rien. Deux jours après, on m’a fait savoir qu’il fallait que je passe le voir chez lui. J’ai compris que ça pouvait mal tourner pour moi. J’ai fini par lui verser le montant qu’il m’a exigé ”. D’autres commerçants confirment la même histoire. La somme de 5 000 francs peut paraître modeste, mais pour des petits commerces qui peinent déjà à survivre, c’est une charge de plus qui vient rogner des revenus déjà faibles.
Les éleveurs de la région subissent le même traitement, avec des montants encore plus élevés. Dimanche Beya se transforme également au commissaire de police ou au commandant de brigade de gendarmerie pour délivrer des documents officiels. Il impose des “déclarations de pertes” aux éleveurs. Chaque déclaration de perte est facturée à 25 000 francs CFA par éleveur. Le principe est clair : pour circuler librement avec leurs troupeaux sur le territoire, les éleveurs doivent d’abord passer par cette étape payante. La libre circulation, pourtant garantie par la loi, devient un service payant entre les mains du responsable local du MCU.
Ces prélèvements forcés créent une économie parallèle dont Dimanche Beya est le seul bénéficiaire. Les éleveurs, qui dépendent de la mobilité de leurs animaux pour trouver des pâturages et de l’eau, se retrouvent coincés. Refuser de payer signifie prendre le risque d’une convocation, voire de tracas administratifs qui peuvent bloquer leur activité pendant des jours. Beaucoup préfèrent céder pour avoir la paix.
La situation devient encore plus spectaculaire quand on apprend que les tensions ne se limitent pas aux habitants de Gadzi. Selon plusieurs sources interrogées par la rédaction du CNC, les relations entre Dimanche Beya et les candidats locaux du MCU sont mauvaises. Ces derniers voient d’un mauvais œil les méthodes de leur président sous-préfectoral, qui ternissent l’image du parti dans la zone. Mais personne ne semble pouvoir ou vouloir le freiner.
En quatre mois seulement, Dimanche Beya a réussi à installer un système qui fonctionne à son profit. Les commerçants paient, les éleveurs paient, et ceux qui tentent de résister finissent par plier. Cette situation n’est pas unique à Gadzi. Partout en Centrafrique, des responsables locaux du MCU utilisent les mêmes méthodes. La différence, c’est que personne ne semble intervenir pour y mettre fin.
Les habitants de Gadzi, Guen et Diguiri vivent désormais sous cette pression constante. Chaque jour, des commerçants ouvrent leurs boutiques en sachant
qu’une partie de leurs revenus ira dans les poches d’un homme qui n’a aucun droit légal de leur réclamer quoi que ce soit. Les éleveurs déplacent leurs troupeaux en ayant déjà payé pour un droit qui devrait être gratuit. Et tout cela se passe sous les yeux d’autorités administratives qui restent silencieuses.
Centrafrique : QUAND 20 PERSONNES PRÉTENDENT RÉPRÉSENTER TOUTE LA RÉGION DE FERTIT. L’ÉCHEC DE MOBILISATION DE TOUADÉRA EXPOSÉ EN IMAGES
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-reunion-tenue-mardi-11-novembre-2025-par-des-ex-chefs-des-groupes-armes-de-la-seleka-reclamant-la-region-de-fertit-photo-publiee-sur-les-reseaux-so.jpg” data-wpel-link=”internal”>La réunion tenue mardi 11 novembre 2025 par des ex-chefs des groupes armés de la SELEKA réclamant la région de fertit. Photo publiée sur les réseaux sociaux
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mardi 11 novembre 2025, le ministre des Transports et de l’Aviation civile Herbert Gotran-Djono Ahaba et le coordonnateur de campagne de la région du Fertit, le mafieux konon Arnaud Djoubaye Abazene, ont organisé à l’hôtel Azimut de Bangui ce qui devait être la “première réunion stratégique” destinée à mobiliser “l’ensemble des cadres” de cette région qui représente près d’un tiers du territoire centrafricain. Le résultat? Un fiasco total que les images de la réunion montre sans concession possible.
Le communiqué initial, signé par Abazene, annonçait modestement une “réunion stratégique de campagne” convoquant “les cadres et ressortissants de la région de Fertit”. Rien de spectaculaire. Mais la propagande diffusée ensuite sur les réseaux sociaux a transformé ce rendez-vous raté en triomphe imaginaire. On y parle d’une mobilisation de “l’ensemble des cadres originaires de la région”, d’un “engagement unanime” et même d’un objectif délirant de “99% de suffrages” pour Touadéra en décembre 2025.
Dans Azimut
Les photographies de la réunion publiées sur les réseaux sociaux racontent une tout autre histoire. Sur la première image, une dizaine de personnes sont assises autour d’une table, pendant que derrière elles s’alignent des rangées entières de chaises rouges désespérément vides. Sur la seconde, cinq personnes occupent la table d’honneur, seules dans un décor de rideaux dorés qui souligne encore davantage la vacuité de l’événement.
Voilà donc la “mobilisation” tant vantée: au maximum vingt personnes dans une salle préparée pour accueillir plusieurs dizaines de participants. Pour une région qui englobe trois préfectures (Haute-Kotto, Vakaga et Bamingui-Bangoran) et représente près d’un tiers du territoire national, le spectacle est pathétique. Où sont passés tous ces “cadres” censés former une “base électorale déjà largement acquise”?
La maigreur de la participation n’est pas le seul problème de cette réunion. Plus grave encore est le profil de ceux qui y siègent. Car sous l’appellation flatteuse de “cadres de la région”, se cachent en réalité d’anciens chefs de groupes armés qui devraient normalement répondre de leurs actes devant la justice, et non organisé des stratégies électorales dans des hôtels de luxe.
Ces hommes, pour la plupart issus de la coalition Séléka et d’autres factions rebelles, ont été attirés dans le gouvernement de Touadéra par des nominations ministérielles et des postes de complaisance. Certains ont même été interrogés discrètement par la Cour pénale spéciale (CPS), avant d’être tranquillement laissés en liberté. Pourquoi? Parce que la CPS, affaiblie et instrumentalisée, n’a ni la puissance ni la capacité pour les arrêter. Résultat: ces individus se transforment aujourd’hui en “coordinateurs de campagne” et en “stratèges électoraux”.
Prenons le cas du coordonnateur lui-même, le magistrat Arnaud Djoubaye Abazene. Cet homme, qui brandit aujourd’hui un titre de “docteur en droit”, était vice-procureur sous le régime de François Bozizé. Il a été arrêté et placé en détention à l’époque à Bossembélé pour des raisons que tout le monde en Centrafrique connaît. Sa place devrait être en prison, pas derrière un micro à l’hôtel Azimut en train de discourir sur les “grandes orientations” de campagne.
Et que dire de Herbert Gotran-Djono Ahaba, ce ministre qui “impulse la stratégie” avec la solennité d’un technocrate, alors que son passé dans les groupes armés est de notoriété publique? La propagande le présente comme un “technicien rigoureux et méthodique”. La réalité est qu’il fait partie de cette galaxie de chefs rebelles reconvertis en hommes politiques grâce à la bienveillance du régime Touadéra. Le cas de monsieur Ernest Mada est aussi grave. Grand voleur, l’homme est actuellement imputé de son salaire par le trésor public pour vol aggravé.
Ce qui se passe dans cette salle d’hôtel est le reflet fidèle de ce qu’est devenu le régime de Faustin Archange Touadéra: un système mafieux où les criminels de guerre côtoient les ministres, où les anciens rebelles dictent la ligne politique, et où la justice ne s’applique qu’aux faibles et aux opposants.
Ces hommes auraient dû être jugés. Leur place devrait être devant la Cour pénale spéciale, ou mieux encore, devant la Cour pénale internationale pour répondre des crimes commis pendant les années de guerre. Au lieu de cela, ils organisent des réunions de campagne et promettent de livrer 99% des voix à Touadéra.
Cette impunité généralisée n’est pas un fait rare. C’est une stratégie délibérée du président Touadéra, qui a compris qu’il ne peut gouverner qu’en s’entourant de mafieux, de criminels et d’hommes de main prêts à tout pour préserver leurs privilèges. C’est ainsi que fonctionne ce régime: en achetant la loyauté de ceux qui devraient être en prison.
Malgré les efforts de propagande, cette réunion du Fertit confirme une vérité que le régime ne peut plus cacher: l’édifice Touadéra est en train de s’effondrer. Quand une région qui représente un tiers du pays ne parvient à mobiliser qu’une vingtaine de personnes pour une réunion stratégique à six semaines d’une élection, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.
Les centros ne sont pas dupes. Ils voient bien que ces prétendus “cadres” ne représentent qu’eux-mêmes et leurs intérêts personnels. Ils comprennent que ces promesses de “99% de suffrages” ne sont que du vent. Ils savent que cette parodie électorale n’a qu’un seul but: maintenir au pouvoir un homme qui a échoué sur tous les fronts.
Ce n’est pas avec une poignée d’anciens chefs rebelles assis devant des rangées de chaises vides qu’on construit un projet de société. Ce n’est pas avec des ministres dont la place devrait être en prison qu’on redresse un pays en ruines. Le Fertit, comme le reste de la Centrafrique, a compris le message: il est temps que Touadéra et son équipe de mafieux quittent le pouvoir et laissent la place à ceux qui veulent véritablement travailler pour l’avenir du pays.
Le mensonge court vite, la vérité arrive lentement : quand le ministre Bertrand Arthur Piri pris en flagrant délit de mensonge sur les déplacés internes
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri
Le gouvernement, par la voix du ministre de l’hydraulique et du développement énergétique, Bertrand Arthur Piri, a affirmé, en mars dernier, avoir résolu totalement le phénomène des déplacés internes. Pourtant, les chiffres disent le contraire.
À Bangui, le ministre de l’Énergie et du Développement hydraulique, Bertrand Arthur Piri, a déclaré qu’il n’existe plus de déplacés internes en Centrafrique. Cette affirmation, présentée comme une réussite politique, entre en contradiction directe avec la réalité du terrain.
En mars dernier, lors du neuvième anniversaire du mandat présidentiel, Piri s’est exprimé sur les ondes de la radio Ndéké-Luka : « Il n’y a plus de déplacés internes grâce aux efforts du président Touadéra ». Le ministre voulait démontrer l’efficacité des opérations de sécurisation et la reconquête progressive des territoires.
Des chiffres qui contredisent le discours officiel
Les données des organisations internationales racontent une autre histoire. Le rapport conjoint de l’OIM et du HCR, publié en mai dernier, comptabilise plus de 500 000 Centrafricains toujours déplacés à l’intérieur du pays. Ces populations vivent dans des camps de fortune ou trouvent refuge chez des proches.
Dans l’est et le sud-est, particulièrement à Zemio, Mboki, Obo et Mobaye, les habitants continuent de traverser la frontière vers la République démocratique du Congo pour fuir les violences armées. Ces mouvements de population témoignent de l’instabilité persistante dans ces régions.
Un forum qui révèle les contradictions
Le forum de haut niveau organisé à Bangui les 1er et 2 juillet expose l’incohérence du discours ministériel. Cette rencontre, dédiée à la « réintégration » et aux investissements dans les zones de retour, a réuni les représentants de la Centrafrique, du Cameroun, du Tchad, du Congo et de la RDC.
L’organisation même de cet événement prouve que la question des déplacés reste d’actualité. Si le problème était vraiment résolu, comme l’affirme Piri, pourquoi mobiliser autant d’acteurs régionaux et internationaux autour de cette problématique ?
Une stratégie de communication pathétique
En attribuant la fin des déplacements forcés aux actions du chef de l’État, Bertrand Arthur Piri adopte une approche communicationnelle destinée à préserver l’image du régime. Proche parent du président et membre du Mouvement Cœurs Unis (MCU), il représente un gouvernement qui transforme la gestion politique en exercice de propagande.
Cette stratégie privilégie l’apparence de stabilité à la reconnaissance des difficultés humanitaires réelles. Dans un contexte où l’insécurité demeure un défi quotidien, ces déclarations semblent déconnectées de la réalité vécue par les populations.
L’invisibilisation comme outil politique
Pendant que des milliers de familles survivent sous des abris de fortune, sans accès aux services essentiels, le ministre efface leur existence d’une simple déclaration. Cette négation systématique fait partie d’une stratégie plus large qui consiste à répéter un récit de victoire et de progrès.
Les déplacés internes n’ont ni tribune ni moyens de répondre à cette négation de leur situation. Leur invisibilisation devient ainsi un instrument au service d’un discours politique qui refuse d’admettre ses limites….
Centrafrique : comment la ministre Nina-Josiane Bemaka Soui, candidate aux législatives à Bimbo 3, a acheté le président de l’ANE Morouba Mathias Barthélemy
Josiane-Nina-Bemaka-Soui – Josiane Bemaka – Soui : la cinquième maîtresse du président Touadera qui sème la pagaille dans son quartier à Bangui
À Bangui, l’Autorité Nationale des Élections n’appartient plus aux Centrafricains. Elle appartient au régime. Et quand un ou une militante du MCU veut gagner des Élections, elle sait exactement comment s’y prendre. Nina-Josiane Bemaka Soui, ministre des Actions Humanitaires et candidate à Bimbo 3, a trouvé la formule parfaite pour transformer le président de l’ANE en allié personnel.
Les partenaires internationaux continuent de parler d’Élections libres et transparentes. Ils débloquent des millions d’euros. Ils envoient des observateurs. Ils croient assister à un exercice démocratique. Pendant ce temps, à Bangui, le régime Touadéra a perfectionné une machine de fraude qui transforme chaque scrutin en comédie. L’affaire Bemaka Soui–Morouba révèle comment fonctionne cette machine dans les moindres détails.
Tout commence par un décès. Un directeur général du ministère des Actions Humanitaires part en mission. Il meurt. Son corps est rapatrié et inhumé. Nina-Josiane Bemaka Soui doit le remplacer. C’est là que débute la manipulation.
La ministre occupe deux positions simultanément : elle dirige le ministère des Actions Humanitaires et se présente comme candidate du MCU aux Élections législatives dans la circonscription de Bimbo 3. Pour remplacer le directeur général décédé, elle fait un choix qui n’a rien d’administratif : elle nomme l’épouse du président de l’Autorité Nationale des Élections, Dr. Morouba Mathias Barthélemy.
Cette nomination crée instantanément un lien de dépendance. L’épouse du président de l’ANE doit désormais sa position à la ministre Nina-Josiane Bemaka Soui. Elle devient l’intermédiaire parfaite entre son mari et la candidate. Le système se met en place naturellement : l’épouse organise les rencontres entre la ministre et le président de l’ANE. Les rendez-vous se multiplient. Chaque semaine, Nina-Josiane Bemakassoui se rend à l’Autorité Nationale des Élections. Chaque semaine, elle rencontre Morouba Mathias Barthélemy.
Personne ne connaît le contenu exact de ces discussions hebdomadaires. Mais leur fréquence parle d’elle-même. Une ministre-candidate qui fréquente chaque semaine le bureau du président de l’institution chargée de superviser les élections auxquelles elle participe : voilà le niveau de corruption que le régime a normalisé.
Ce système fonctionne parce que le régime Touadéra a transformé toutes les institutions en instruments personnels. L’ANE n’existe plus comme organe indépendant. Le Conseil constitutionnel obéit. Les préfets appliquent les consignes. Le MCU contrôle l’appareil administratif dans chaque circonscription. Les élections ne sont plus des scrutins, ce sont des opérations de validation des candidats du pouvoir.
À Bimbo 3, les jeux sont faits avant même le début de la campagne. Les opposants peuvent déposer leurs candidatures. Ils peuvent faire campagne. Ils peuvent mobiliser leurs militants. Mais Nina-Josiane Bemakassoui a déjà gagné. Elle a placé l’épouse du président de l’ANE dans son ministère. Elle a créé un lien de subordination. Elle a transformé Morouba Mathias Barthélemy en complice.
Cette manipulation confirme comment le MCU va remplir l’Assemblée nationale en décembre. Circonscription après circonscription, ministre après ministre, le parti au pouvoir utilise les mêmes méthodes : nominations stratégiques, réseaux de dépendance, contrôle de l’appareil électoral. Les résultats sont écrits avant le vote. Les urnes ne servent qu’à valider ce qui a été décidé dans les bureaux ministériels et à l’ANE.
Le régime a compris une chose essentielle : on ne truque plus les élections en bourrant les urnes. On les truque en contrôlant ceux qui organisent le scrutin, ceux qui comptent les votes, ceux qui valident les résultats. Morouba Mathias Barthélemy n’est qu’un rouage dans cette machine. Mais son cas montre que même le président de l’ANE peut être acheté avec un simple poste ministériel accordé à son épouse.
À l’étranger, on parle de processus électoral inclusif. On salue les efforts du gouvernement centrafricain. On évoque les progrès démocratiques. Pendant ce temps, à Bangui, Nina-Josiane Bemakassoui rencontre chaque semaine le président de l’ANE pour préparer sa victoire à Bimbo 3. Et personne ne s’en offusque parce que tout le monde sait que c’est devenu la norme.
Voilà comment fonctionne la Centrafrique de Touadéra. Voilà comment le MCU prépare son triomphe électoral de décembre. Voilà pourquoi ces élections ne seront qu’une farce destinée à légitimer cinq années supplémentaires de règne sans partage.
Présidentielle 2025 : Le Conseil Constitutionnel invalide la candidature de l’illettrée Saint Cyr TANZA pour faux et usage de faux
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La candidature de Saint Cyr TANZA à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 a été invalidée par le Conseil Constitutionnel dans sa décision n°014/CC/25 rendue publique ce jeudi 14 novembre. Le candidat du parti RCAN est accusé d’avoir produit un faux titre de propriété dans son dossier de candidature, une fraude qui lui vaut désormais d’être passible de poursuites judiciaires.
La question du titre foncier a été au cœur de l’examen du dossier. Dans son instruction, le Conseil Constitutionnel a découvert que Saint Cyr TANZA avait versé à son dossier un titre de propriété n°11516 qui n’était pas le sien. Les vérifications effectuées auprès de la Direction de l’Enregistrement, de la Curatelle, du Timbre, de la Conservation Foncière, des Domaines et du Patrimoine Immobilier par le conseil constitutionnel ont établi que ce titre foncier non bâti d’une valeur de 600.000 FCFA appartient en réalité à Monsieur Jérémie GOUNOUMOUNDJOU.
“Considérant que l’instruction du dossier du candidat Saint Cyr TANZA fait ressortir que celui-ci a versé à son dossier un titre de propriété nº11516 non bâtie d’une valeur de 600.000 F, appartenant à Monsieur Jérémie GOUNOUMOUNDJOU”, indique la décision du Conseil. “Qu’il n’est donc pas propriétaire du titre foncier dont l’original est versé à son dossier de candidature à l’issue de la vérification faite auprès des services compétents.”
La juridiction constitutionnelle a tranché sans ambiguïté : “La candidature de Saint Cyr TANZA doit être invalidée du chef de faux et usage de faux.”
La fraude commise par Saint Cyr TANZA présente un double caractère d’illégalité. D’une part, l’article 67 de la Constitution centrafricaine exige explicitement que tout candidat à l’élection présidentielle doit “avoir une propriété bâtie sur le territoire national” – condition que TANZA ne remplissait manifestement pas. D’autre part, en présentant un document appartenant à autrui, il s’est rendu coupable de faux et usage de faux en écriture publique, un délit pénal passible de poursuites judiciaires.
Le titre présenté par TANZA était non seulement frauduleux, mais concernait également un terrain non bâti, alors que la Constitution exige une propriété bâtie. Cette double irrégularité témoigne soit d’une méconnaissance grave de la loi électorale, soit d’une tentative délibérée de fraude.
Le parcours Politique de Saint Cyr TANZA mérite d’être rappelé. La candidature de cet homme aux capacités politiques et intellectuelles limitées avait posé de nombreuses questions depuis son annonce. Plusieurs sources concordantes affirment que le président Faustin Archange TOUADÉRA lui-même l’avait propulsé dans cette course pour donner l’apparence d’un pluralisme Politique .
Cette stratégie de manipulation n’aura finalement pas tenu longtemps. Après la réunion du clan présidentiel restreint à Damara et les déclarations d’ouverture du pouvoir, la décision d’éjecter Saint Cyr TANZA de la course a été prise. Le Conseil Constitutionnel, qui n’est pas une juridiction indépendante mais un simple outil aux mains du pouvoir, a exécuté cette décision en s’appuyant sur les irrégularités bien réelles du dossier du candidat.
Les centrafricains avaient depuis longtemps estimé que le profil de Saint Cyr TANZA ne correspondait pas aux exigences d’une candidature présidentielle crédible. Si le Conseil Constitutionnel ne s’est pas prononcé sur la validité de son diplôme dans cette décision, il s’est concentré sur la question de la propriété immobilière, suffisante pour invalider la candidature.
Le faux et usage de faux en écriture publique constitue un délit grave qui expose son auteur à des sanctions pénales. La décision du Conseil Constitutionnel, qui établit formellement la fraude commise par Saint Cyr TANZA, devrait normalement entraîner l’ouverture d’une procédure judiciaire à son encontre.
Cette affaire montre une fois de plus les failles du système électoral centrafricain et la facilité avec laquelle certains candidats tentent de contourner les exigences constitutionnelles. Elle pose également des questions sur les mécanismes de vérification de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), qui avait initialement accepté et enregistré ce dossier frauduleux avant de le transmettre au Conseil Constitutionnel.
Au terme de cet examen, seuls sept candidats ont été retenus pour le scrutin du 28 décembre 2025. Avec l’invalidation de Saint Cyr TANZA, ainsi que celles de Jean Michel MANDABA (PGD) et Parfait Symphorien NZANGA (Indépendant), la liste définitive comprend : Faustin Archange TOUADÉRA (MCU), Eddy Symphorien KPAREKOUTI (PUR), Serge Ghislain DJORIE (CAPNCA), Marcelin YALIMENDE (Indépendant), Henri Marie DONDRA (UNIR), Aristide Briant REBOAS (PCD) et Anicet Georges Dologuélé (URCA).
L’ANE a été sommée par le Conseil Constitutionnel de publier la liste définitive des candidats ce vendredi 15 novembre 2025. Quant aux candidats invalidés, ils devraient voir leur caution remboursée par le Ministère des Finances et du Budget, “lorsque celle-ci a été effectivement payée”, précise la décision.
30 000 soldats pour quelle armée ? Balalou confond quantité et efficacité militaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Les-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-dune-intervention-sur-un-chantier-minier-vers-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le ministre se félicite d’avoir dépassé le seuil des 30 000 soldats avec 644 nouvelles recrutes, oubliant que le nombre ne fait pas la force dans une armée professionnelle, sauf dans une armée des vigiles pour des sites miniers des chinois.
Le 1er septembre 2025, Maxime Balalou a livré une nouvelle démonstration de sa conception particulière de la stratégie militaire. Avec un enthousiasme débordant, le ministre s’est félicité de l’incorporation de 644 nouvelles recrues de la 17e promotion des FACA, permettant selon lui de franchir le cap symbolique des 30 000 soldats. Cette obsession du chiffre rond témoigne d’une approche quantitative de la défense qui confond effectifs pléthoriques et efficacité opérationnelle.
“Et nous dépassons le cap de 30 000 soldats , ce qui nous rassure et renforce l’idée que le gouvernement se fait de donner la capacité de renforcer la sécurité dans le pays et de sécuriser également les développements de notre pays”, déclare fièrement Balalou. Cette satisfaction béate devant un simple chiffre dévoile une méconnaissance profonde des enjeux de la défense moderne, où la qualité prime largement sur la quantité.
Le porte-parole gouvernemental présente cette incorporation comme un “pas décisif” vers une “armée républicaine professionnelle”. Mais qu’y a-t-il de professionnel dans cette course effrénée aux effectifs ? Une armée professionnelle se caractérise par la formation de ses cadres, la modernité de ses équipements, la pertinence de sa doctrine et l’efficacité de son commandement, pas par le nombre brut de ses soldats.
Cette stratégie du “toujours plus” interroge d’autant plus que la Centrafrique peine déjà à équiper, nourrir et payer correctement ses militaires actuels. Comment le gouvernement compte-t-il assurer la formation, l’encadrement et la logistique de ces 30 000 hommes quand il éprouve déjà des difficultés avec des effectifs moindres ?
Mais le véritable problème de ce recrutement de masse réside dans sa qualité déplorable. Sur le terrain, cette armée de 30 000 hommes se distingue davantage par ses dérives que par son efficacité opérationnelle. Nombreux sont ces soldats mal formés qui se livrent au braquage et à la criminalité, faute d’encadrement adéquat et de formation professionnelle digne de ce nom.
Ces militaires improvisés n’ont reçu qu’une formation sommaire des Mercenaires russes centrée sur l’usage des armes. “Nous sommes formés pour tuer”, confient certains d’entre eux à Zemio avec une franchise glaçante. Cette approche primitive de la formation militaire transforme l’armée centrafricaine en réservoir de violence plutôt qu’en instrument de sécurité. Le rôle d’un soldat professionnel ne se résume pas à “tuer” mais à protéger, dissuader, pacifier et servir la nation.
Sans logistique digne de ce nom, ces 30 000 hommes ne constituent pas une armée mais une masse désorganisée d’hommes en armes. Une force armée sans approvisionnement, sans coordination et sans doctrine cohérente ne peut prétendre au statut d’institution militaire professionnelle. L’absence de structures logistiques transforme ces effectifs pléthoriques en charge plutôt qu’en atout stratégique.
La réalité du terrain dévoile l’utilisation détournée de ces soldats. Beaucoup sont affectés à la garde de sites miniers chinois, à la protection de magasins libanais ou à la sécurité personnelle de dirigeants. Cette armée de 30 000 hommes se transforme ainsi en agence de gardiennage géante, où les militaires deviennent gardiens de boutiques ou gardes du corps de directeurs généraux et de ministres.
Cette dérive fonctionnelle vide l’armée centrafricaine de sa mission régalienne. Au lieu de défendre le territoire et d’assurer la sécurité collective, ces soldats se muent en employés de sécurité privée au service d’intérêts particuliers. Cette privatisation déguisée de la force publique constitue une négation des principes fondamentaux de la défense nationale.
Le comportement de ces militaires face au danger achève de décrédibiliser cette armée de façade. Dès les premiers coups de feu, ces soldats prennent la fuite au lieu de tenir leurs positions. Cette couardise chronique transforme l’armée centrafricaine en tigre de papier, impressionnante sur les parades mais défaillante au combat.
Cette réalité désolante contraste avec l’efficacité d’armées numériquement inférieures mais professionnellement supérieures. Une poignée d’hommes bien formés, bien équipés et bien commandés peut maîtriser une foule de 5 000 personnes, là où des milliers de soldats mal préparés fuient devant une évasion massive. La qualité militaire ne se mesure pas aux effectifs mais à la capacité opérationnelle réelle.
La composition de cette 17e promotion montre d’ailleurs les limites de cette politique de recrutement massif : 635 hommes pour seulement 9 femmes. Cette disproportion criante témoigne d’une approche archaïque de la modernisation militaire, qui ignore les bénéfices avérés de la mixité dans les forces armées contemporaines.
Balalou lie directement ce renforcement numérique aux “besoins sécuritaires persistants malgré les progrès”. Cette formulation euphémistique masque mal l’échec des politiques sécuritaires antérieures. Si malgré des années d’efforts et de soutien international, les “besoins sécuritaires persistent”, c’est peut-être que le problème ne se résume pas à un simple déficit d’effectifs.
Cette obsession quantitative traduit une vision militaire héritée des conflits du siècle passé, où les masses humaines constituaient encore un facteur décisif. Dans les conflits contemporains, une unité bien formée, bien équipée et bien commandée vaut largement plusieurs unités nombreuses mais déficientes en formation et en matériel.
Cette course aux chiffres pose également la question cruciale du financement. Comment la Centrafrique, pays parmi les plus pauvres au monde, peut-elle durablement entretenir 30 000 militaires ? Cette surcharge budgétaire ne risque-t-elle pas de compromettre d’autres secteurs essentiels comme l’éducation, la santé ou les infrastructures ?
Le ministre évoque la “vision du président Touadéra” pour justifier cette politique de recrutement massif. Mais quelle vision stratégique cohérente peut-on déceler dans cette accumulation d’effectifs sans considération apparente pour les moyens de les encadrer efficacement ?
Cette approche quantitative dévoile également une méconnaissance des défis sécuritaires spécifiques à la Centrafrique. Face aux groupes armés mobiles et insaisissables qui sévissent dans le pays, une armée nombreuse mais lourde et mal coordonnée risque de se montrer inadaptée aux exigences du terrain.
La vraie question n’est pas de savoir combien de soldats compte la Centrafrique, mais quelle est leur capacité opérationnelle réelle. Cette interrogation fondamentale reste soigneusement évitée par Balalou, trop occupé à célébrer ses statistiques flatteuses.
Bangui : L’intoxication chimique, nouvelle arme des voleurs de taxi-motos, prend de l’ampleur. Trois victimes inconscientes amenées à l’hôpital rien que le samedi dernier
Samedi dernier, au moins trois conducteurs des taxis – motos hospitalisés après avoir été empoisonnés par des bandits qui utilisent des substances toxiques pour neutraliser leurs victimes avant de leur dérober leurs motos.
Depuis quelques mois, une nouvelle forme de criminalité se propage dans la capitale centrafricaine. Les voleurs de motos ont abandonné les armes à feu au profit de substances chimiques pour neutraliser leurs victimes.
Dimanche 15 novembre, l’équipe de Corbeaunews-Centrafrique s’est rendue à l’hôpital communautaire de Bangui où trois jeunes conducteurs de taxi-moto ont été hospitalisé, tous victimes d’intoxication volontaire lors d’agressions.
Le cas le plus grave concerne un conducteur qui demeure inconscient depuis son agression dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 novembre au quartier Fondo, dans le troisième arrondissement de Bangui. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès du personnel hospitalier, la victime avait pris en charge des clients pour une course vers l’aéroport. Arrivé dans une zone reculée du quartier, le jeune homme a été brutalement intoxiqué par un produit chimique, probablement administré par inhalation, avant de s’effondrer. Les agresseurs ont alors dérobé sa moto et pris la fuite.
Le conducteur, retrouvé inconscient sur place, a été transporté d’urgence à l’hôpital où il reste sous perfusion. Ses deux compagnons de chambre, victimes d’agressions similaires dans d’autres quartiers de la capitale, notamment à Gobongo et Combattant, ont heureusement repris conscience.
Cette méthode d’agression change la donne dans la criminalité urbaine à Bangui. Auparavant, les voleurs n’hésitaient pas à tirer sur les conducteurs pour s’emparer de leurs véhicules. Désormais, ils privilégient l’usage de substances toxiques dont la nature exacte reste à déterminer.
Le mode opératoire est toujours le même : les criminels se font passer pour des clients ordinaires, demandent une course vers une destination éloignée, généralement dans des zones peu fréquentées, puis administrent le produit toxique au conducteur avant de disparaître avec la moto.
Face à la multiplication de ces agressions, les conducteurs de taxi-moto doivent redoubler de prudence. Il leur est recommandé d’éviter les courses tardives, particulièrement après 21 heures, de refuser les courses vers des zones isolées sans accompagnement, et de signaler immédiatement tout comportement suspect.
Ce phénomène s’ajoute aux nombreux défis sécuritaires auxquels font face les habitants de Bangui, dans un contexte où les forces de sécurité peinent à endiguer la criminalité urbaine.
Vakaga : un hippopotame attaque des pêcheurs à Ndifah
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-rivière-koto-très-bonne-dimension-pour-extérieur-et-intérieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un homme dans sa pirogue sur la rivière Kodtto, à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un pêcheur a été blessé aux jambes ce lundi après-midi dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est du pays. L’attaque s’est produite vers 15 heures alors qu’il se trouvait dans sa pirogue.
En effet, les hippopotames ont attaqué violemment la pirogue pendant qu’il pêchait sur la rivière de Ndifah, située à 35 kilomètres de Tiringoulou, . L’un des piroguiers, nommé Hassan, a reçu plusieurs coups aux jambes.
Après l’incident, monsieur Hassan a été transporté jusqu’au village 5 kilos communément appelé Mandjam, à environ cinq kilomètres de là, où il reçoit des soins.
Rappelons que dans ces localités, les rencontres avec les hippopotames peuvent tourner au drame. Ces animaux attaquent régulièrement les pirogues qui s’approchent trop près d’eux.
À peine deux semaines après le décès de la députée Aziza Kassara Soumaïne de Ndélé 1, survenu le 25 octobre dernier à Bangui, une vive controverse secoue la préfecture de Bamingui-Bangoran. Le sultan-maire de Ndélé, Ibrahim Senoussi, a rapidement dépêché un proche pour assurer l’intérim parlementaire de la défunte et préparer sa candidature aux prochaines Élections législatives. Cette démarche précipitée a déclenché la colère de la famille de la députée et d’une partie de la population de Ndélé.
Le 6 novembre 2025, les membres de la famille de la députée Aziza se sont rendus en masse au domicile du sultan-maire pour exprimer leur indignation. Leur grief principal : Ibrahim Senoussi n’a pas respecté les traditions de deuil de la communauté musulmane centrafricaine.
« Dans notre communauté, il faut attendre 45 jours après un décès pour organiser la cérémonie finale. C’est seulement après cette période qu’on peut envisager d’autres questions », explique un proche de la famille joint au téléphone par la rédaction du CNC. « Mais le sultan n’a même pas attendu que notre sœur repose en paix. Avant les 45 jours, il se précipite déjà pour la remplacer. C’est un manque de respect total pour sa mémoire ».
La députée Aziza Kassara Soumaïne était l’unique femme députée musulmane de l’Assemblée Nationale centrafricaine. Sa disparition a créé un vide dans la représentation de Ndélé 1, mais aussi dans la communauté musulmane du pays.
Le sultan-maire a choisi Mahamat Daoud pour assurer l’intérim parlementaire et préparer une candidature aux prochaines législatives. M. Daoud est actuellement directeur intérimaire des Mines. Originaire de la localité, il a été rapidement déployé à Bangui pour prendre le relais de la députée décédée.
Mais cette désignation pose plusieurs problèmes. D’abord, elle ignore les règles institutionnelles qui prévoient que c’est le député suppléant de la circonscription qui doit assurer l’intérim à l’Assemblée Nationale en cas de décès du titulaire. Les autorités à Bangui ont d’ailleurs demandé au suppléant de descendre dans la capitale pour prendre ses fonctions.
Ensuite, si une nouvelle candidature doit être présentée aux prochaines législatives, c’est au parti MCU – sous l’étiquette duquel Madame Aziza avait été élue – de choisir qui sera le candidat. Ce n’est pas à une seule personne, fût-elle sultan-maire, de décider qui remplacera la députée défunte.
« Si Madame Aziza a été candidate au nom du MCU, c’est ce parti qui doit maintenant réfléchir à celui qui postera à sa place », commente un observateur politique à Ndélé. « Pour l’intérim à l’Assemblée, c’est le député suppléant qui doit l’assurer. Mais ce sultan, malgré sa licence en sociologie, se comporte comme s’il ne comprend rien aux règles démocratiques. »
Cette affaire s’ajoute à une série de controverses qui ont terni l’image du sultan-maire Ibrahim Senoussi ces dernières années. À Ndélé, nombreux sont ceux qui comparent défavorablement son règne à celui de son père.
« À l’époque de son papa, le défunt sultan, le sultanat était respecté par tout le monde », raconte un habitant de Ndélé. « Mais maintenant, le sultanat est devenu un truc de vol, de mafia. C’est vraiment incroyable ce qui se passe. »
Ibrahim Senoussi a succédé à son père en 2015. Depuis, son cumul de fonctions – chef traditionnel et maire élu, et sa gestion autoritaire ont fait l’objet de plusieurs critiques dans la presse centrafricaine et internationale.
La situation actuelle rappelle d’autres affaires où le sultan-maire a été accusé de confisquer des biens, de distribuer des permis miniers à des étrangers au détriment des populations locales, et d’agir comme s’il était au-dessus des lois.
La précipitation du sultan dans le dossier de remplacement de la députée Aziza s’explique aussi par ses propres ambitions politiques. Ibrahim Senoussi compte se présenter aux prochaines Élections municipales pour conserver son poste de maire de Ndélé.
Certains observateurs voient dans la désignation rapide de Mahamat Daoud une tentative de contrôler à la fois le pouvoir local (la mairie) et la représentation nationale (le siège de député). Une telle concentration de pouvoir entre les mains du sultan et de ses proches inquiète une partie de la population.
Face aux accusations de la famille, le sultan-maire Ibrahim Senoussi a tenté de se dédouaner. Selon lui, ce n’est pas lui qui est à l’origine de la désignation de Mahmat Daoud pour remplacer la députée Aziza. Il rejette toute responsabilité dans cette affaire.
Mais la famille de la défunte n’en croit pas un mot. « C’est le sultan qui a fait ce jeu », affirme un membre de la famille. « Il peut dire ce qu’il veut maintenant, mais tout le monde à Ndélé sait que c’est lui qui tire les ficelles. »
Cette version est corroborée par plusieurs habitants de la localité qui confirment que le sultan-maire a bien pris l’initiative de cette désignation, probablement pour placer un homme de confiance à l’Assemblée Nationale.
La controverse autour du remplacement de la députée Aziza a créé des tensions importantes à Ndélé. D’un côté, la famille de la défunte et une partie de la population dénoncent le manque de respect du sultan pour les traditions et les procédures démocratiques. De l’autre, les partisans du sultan-maire défendent sa légitimité à intervenir dans les affaires de la circonscription.
Cette crise intervient dans un contexte politique tendu en République centrafricaine, avec les préparatifs des Élections législatives et municipales de décembre 2025. À Ndélé comme ailleurs dans le pays, les querelles pour le contrôle des sièges de députés et des mairies s’intensifient.
Mais au-delà des calculs politiques, c’est la mémoire de la députée Aziza Kassara Soumaïne qui est au cœur de cette affaire. Première femme musulmane à siéger à l’Assemblée Nationale centrafricaine pour représenter Ndélé 1, elle mérite que sa succession se fasse dans le respect des traditions et des règles institutionnelles.
Pour l’instant, la tension reste vive entre la famille et le sultan-maire. À Bangui, l’Assemblée Nationale a demandé au député suppléant de prendre ses fonctions. Mais à Ndélé, Ibrahim Senoussi semble déterminé à imposer son candidat pour les prochaines législatives.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans le cadre de l’opération de vérification de la régularité des paiements des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, le Ministre de la Fonction Publique, Président du Comité mis en place à cet effet, avait pris par Note n° 068/PM/CICVRPSFAE/PC.22 du 26 septembre 2022, une instruction suspendant jusqu’à nouvel ordre, le traitement des dossiers des rappels sur salaires.
Il s’agit, selon les raisons invoquées, de la nécessité de vérifier l’exactitude des dossiers de tous ces fonctionnaires et agents de l’Etat afin d’éviter des cas de fraudes ou de faussetés.
Cette suspension était également liée à la situation économique précaire de la République centrafricaine (RCA) qui avait des difficultés à garantir les services publics de base.
Aussi, elle visait à assainir la gestion de la masse salariale de l’Etat et à contrôler les dépenses, dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources publiques était considérée comme un enjeu majeur.
Cependant, la question qu’on se pose est celle relative à la légalité de cette suspension.
En effet, tenant compte du cadre juridique de la République centrafricaine (RCA), aucun texte n’autorise le Ministre de la Fonction Publique à prendre de telle mesure.
Celle-ci n’était juste qu’une décision administrative justifiée par des motifs impérieux, comme par exemple : le contrôle budgétaire strict et les difficultés financières temporaires de l’Etat.
Seulement, l’administration doit toujours respecter les lois et règlements qui régissent la fonction publique centrafricaine, y compris, les procédures d’avancement, de rétablissement de salaire et de paiement dont les violations pourraient rendre illégale de telle suspension.
Certes que cette décision est circonstancielle et justifiée par des motifs estimés légitimes d’une part mais elle semble d’autre part, être arbitraire et discriminatoire car elle n’est pas prise par un acte administratif, n’a pas respecté les procédures relatives aux lois des finances et ne visait que les fonctionnaires dont les dossiers des rappels sur salaires étaient en cours de traitement.
Il est important de préciser ici que cette suspension devrait normalement être basée sur une loi ou une décision du gouvernement et non sur une simple note de service.
Elle est, à cet effet, unilatérale, prise par une note de faible niveau et n’est pas une procédure appropriée car, une simple note de service ou une simple instruction ministérielle ne suffit pas à suspendre légalement des droits acquis.
Une telle suspension constitue une mesure lourde qui doit respecter des procédures strictes, avec une base légale et un préavis suffisant, afin de ne pas léser certains fonctionnaires.
L’article 21 de la Loi n° 99.016 modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance 93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique Centrafricaine, du 16 juillet 1999, à son alinéa 1 dispose : « Tout fonctionnaire a droit, après service fait, à une rémunération à terme échu comportant le traitement et les autres composantes de solde déterminées par la présente Loi ».
Les salaires dont il est souvent question de rappeler aux fonctionnaires et agents de l’Etat constituent ceux non perçus à l’échéance indiquée, pour des causes de suspension par erreur de leur salaire respectif, de la lenteur dans les traitements des dossiers de prise en charge des avancements en grade, des nominations aux différents postes de responsabilité et d’intégration dans la fonction publique.
C’est des salaires déjà planifiés dans la Loi des Finances de l’année mais c’est seulement leur versement qui a subi des entorses qu’il est obligatoire de réparer en versant par rappel ceux-ci aux intéressés, et non de prendre une note pour les suspendre.
Cette instruction du Ministre de la Fonction Publique doit logiquement devenir caduque en ce moment, car elle était temporaire mais le Ministère des Finances et du Budget continue de l’évoquer pour bloquer le traitement de nouveaux dossiers de ces rappels.
Les conséquences potentielles d’une telle décision sont la désaffection des fonctionnaires, une baisse du moral et de la productivité, ainsi qu’un mécontentement général qui peut mener à des grèves et à des manifestations.
Heureusement que les fonctionnaires et agents de l’Etat de l’heure sont tolérants et passifs face à cette situation mais vu le fait que cela perdure, la situation risque un jour de sombrer.
L’interdiction d’exporter du bois brut par la CEMAC en 2028 oblige la République centrafricaine à transformer rapidement son secteur forestier défaillant.
Le secteur forestier centrafricain traverse une période charnière. L’interdiction d’exporter du bois brut adoptée par la CEMAC oblige le pays à repenser entièrement sa filière. Cette mesure, qui entrera en vigueur en 2028, vise à favoriser la transformation locale et créer davantage d’emplois qualifiés.
Les années Wagner ont laissé des traces profondes. L’exploitation intensive menée par Bois Rouge et ses filiales a vidé les forêts sans créer d’infrastructure de transformation. Ces entreprises expédiaient directement leur production vers Douala, au Cameroun, évitant tout processus de valorisation sur le territoire centrafricain. Leur départ brutal, consécutif aux sanctions internationales, a révélé la fragilité d’un secteur entièrement dépendant de l’exportation brute.
Les industriels locaux font face à des obstacles majeurs. Dans les zones d’exploitation comme Berbérati (à 584 km de Bangui) et Nola (à 720 km de la capitale), l’énergie demeure le principal goulot d’étranglement. Les usines fonctionnent au générateur, alimentées par un fioul dont les prix ont explosé. Cette situation rend les investissements en machines de transformation peu attractifs pour les entreprises privées.
L’État centrafricain peine à proposer des solutions concrètes. Les discussions avec le secteur privé stagnent depuis des mois. Les industriels réclament des incitations fiscales et un accès à l’électricité, mais les autorités se contentent d’annonces générales sans calendrier précis. Le Plan national de développement évoque des projets hydroélectriques, mais aucune date de mise en service n’est communiquée.
Cette transformation forcée pourrait néanmoins bénéficier au pays. La valeur ajoutée locale générerait plus de recettes fiscales que l’exportation brute. Les scieries modernes créeraient des emplois techniques dans des villes comme Bambari (385 km de Bangui) ou Bossangoa (305 km), traditionnellement dépendantes de l’agriculture de subsistance.
L’horloge tourne pour la RCA. Sans investissements massifs dans les infrastructures énergétiques et un dialogue constructif avec les opérateurs économiques, le pays risque de voir son secteur forestier s’effondrer plutôt que se moderniser. L’échéance de 2028 approche, et les atermoiements actuels compromettent une transition qui pourrait pourtant redynamiser l’économie nationale….
Ça y est! Wagner présente sa dernière facture à Touadéra et pose ses conditions avant de laisser la place à d’AfrikaCorp
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Wagner-depart-premier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les Mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
C’est le piège qui se referme sur Touadéra. Alors que Poutine exige depuis le mois d’août le départ de Wagner au profit d’AfrikaCorp, les mercenaires russes viennent de présenter leur facture définitive au président centrafricain. Une somme tellement énorme qu’elle transforme le chef d’État Baba Kongoboro en otage permanent de ses propres protecteurs.
L’information que Corbeau News –Centrafrique s’est procurée exclusivement montre l’ampleur du piège dans lequel Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est enfermé. Depuis des mois, le président russe Vladimir Poutine demande au chef d’État centrafricain d’accepter le départ de Wagner et son remplacement par AfrikaCorp, une structure du mercenariat privée directement rattachée au ministère russe de la Défense. Cette transition a déjà eu lieu dans plusieurs pays africains où Wagner était implanté. Mais pas en Centrafrique.
Touadéra refuse. Il temporise, négocie, tente de gagner du temps face à la pression du Kremlin. La raison de cette résistance vient d’apparaître au grand jour : les chefs du groupe Wagner présents en Centrafrique ont déposé leur facture définitive. Pour partir, ils exigent 783 milliards de francs CFA.
Ce montant colossal correspond, selon les mercenaires russes, au coût de l’ensemble du matériel militaire qu’ils ont déployé dans le pays pour protéger le régime Touadéra : véhicules blindés, chars, avions de chasse, armements divers. Mais la facture comprend également les indemnisations réclamées pour les mercenaires tués lors des combats en Centrafrique. Wagner exige que le gouvernement centrafricain paie pour ses propres morts, des hommes tombés en accomplissant des missions souvent criminelles sur le territoire national.
La logique est implacable : tout ce que Wagner a amené doit être payé. Rien ne part gratuitement. Les mercenaires russes ont transformé leur protection du régime en créance qu’ils comptent bien recouvrer avant de céder la place à AfrikaCorp.
Face à ce chantage monumental, Touadéra se trouve paralysé. Accepter de payer cette somme est impossible pour un pays dont le budget national annuel tourne autour de 300 milliards de francs CFA. Refuser de payer signifie que Wagner reste et continue d’exploiter les ressources du pays jusqu’à récupération complète de sa créance. Dans les deux cas, la Centrafrique perd.
L’alternative proposée par Moscou n’arrange rien. AfrikaCorp, la structure qui doit remplacer Wagner, coûterait 10 milliards de francs CFA par mois, à verser directement en espèces au Kremlin. Un montant mensuel qui, sur une année, représente 120 milliards de francs CFA. Là encore, une facture insoutenable pour les finances centrafricaines.
Touadéra est donc pris entre deux gouffres financiers : la dette colossale de Wagner d’un côté, le coût permanent d’AfrikaCorp de l’autre. Entre les deux, aucune marge de manœuvre. Le président centrafricain est devenu l’otage de ceux qu’il a fait venir pour le protéger.
Cette situation place le chef de l’État dans une dépendance totale vis-à-vis de Wagner. Les mercenaires russes détiennent aujourd’hui le pouvoir de renverser Touadéra quand ils le souhaitent. Ce n’est même plus une question de rébellion armée comme le pays en a connu par le passé. Wagner peut déposer le président “comme un claquement de doigts”, pour reprendre une expression au sein de l’armée nationale. La capacité de nuisance est immédiate, la marge de résistance inexistante.
Depuis août 2024, ce bras de fer à trois entre Poutine, Wagner et Touadéra se joue dans l’ombre. Moscou veut rationaliser sa présence militaire en Afrique et passer d’un système de mercenaires privés à une structure étatique plus contrôlable. Wagner refuse de partir sans être payé intégralement. Touadéra, lui, préfère garder le diable qu’il connaît plutôt que d’en accueillir un nouveau, tout en sachant qu’il n’a aucun moyen de payer l’un ou l’autre.
Les 783 milliards exigés par Wagner représentent plus de deux budgets annuels de la Centrafrique. Même en vendant la totalité des ressources naturelles du pays pendant plusieurs années, impossible de réunir une telle somme. Wagner le sait parfaitement. L’objectif n’est d’ailleurs pas de recevoir cet argent rapidement, mais de justifier une présence prolongée et une exploitation continue des richesses centrafricaines.
Pendant ce temps, la population centrafricaine paie le prix de cette alliance mortifère. Chaque jour qui passe enfonce un peu plus le pays dans une servitude économique et militaire dont il ne pourra pas s’extraire sans conséquences dramatiques. Les jeunes Centrafricains, en particulier, vont supporter le poids de cette erreur historique commise par leur président.
L’accord passé entre Touadéra et Wagner engage aujourd’hui la responsabilité de l’État centrafricain. Ce n’est plus une simple décision présidentielle qui peut être annulée au prochain changement de pouvoir. C’est une dette nationale, une hypothèque sur l’avenir du pays, contractée par un homme qui prétendait le protéger.
Touadéra est ainsi devenu le premier et le dernier esclave du groupe Wagner en Afrique. Premier, parce qu’aucun autre dirigeant africain ne s’est laissé piéger à ce point. Dernier, parce que Wagner est en train de disparaître partout ailleurs sur le continent, remplacé par des structures plus discrètes et mieux contrôlées par le Kremlin.
La Centrafrique reste l’exception, l’anomalie, le territoire où les mercenaires russes peuvent encore dicter leurs conditions et fixer leurs prix sans la moindre limite. Tout cela avec la signature d’un président qui, en voulant sauver son pouvoir personnel, a hypothéqué l’indépendance de son pays pour des décennies.
Affaire Fatime Alim : le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène défie la Cour de Cassation et maintient sa prisonnière personnelle en détention par jalousie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique
Même le Procureur Général près la Cour de Cassation ne peut rien contre un ministre qui transforme la justice en instrument de vengeance personnelle.
L’affaire Fatime Alim franchit un nouveau seuil dans l’absurdité et l’horreur. Ce qui était déjà un scandale de corruption judiciaire se montre désormais être quelque chose de bien plus sombre : une affaire de vengeance personnelle d’un ministre jaloux qui utilise l’appareil d’État pour punir une femme qui a refusé ses avances amoureuses.
En effet, le 11 novembre 2025, le Procureur Général près la Cour de Cassation, la plus haute autorité du ministère public en Centrafrique, a pris une décision rare du genre. Dans une lettre officielle portant la référence N° 253 / C. Cass/PG/25, il ordonne formellement au Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui de libérer immédiatement Dame Alim Fatime Aboubakar.
Le document, dont la rédaction de Corbeau News-Centrafrique a obtenu copie, est d’une clarté absolue. Le Procureur Général près la Cour de Cassation qualifie explicitement la détention continue de Fatime Alim de “détention arbitraire”. Il rappelle que le message porté utilisé pour justifier son maintien en prison “ne figure pas sur la liste des titres de détention reconnus par les lois pénales et par le règlement pénitentiaire”.
L’instruction est sans ambiguïté : “Je vous instruis de retirer la mesure que vous avez prise et laisser la Dame ALIM FATIME ABOUBAKAR partir libre pour avoir complètement exécuté la seule peine privative de liberté à laquelle elle a été condamnée”.
Le Procureur Général près la Cour de Cassation conclut même avec une formule qui ne laisse place à aucune interprétation : “l’exécution ne doit souffrir d’aucun retard ou contestation”.
Voilà le scandale : cette décision de la plus haute instance judiciaire du pays n’a jamais été exécutée. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène a tout simplement refusé de s’y conformer. Il a donné ordre de maintenir Fatime Alim en détention, en violation directe de l’instruction du Procureur Général près la Cour de Cassation.
La régisseuse de la maison d’arrêt de Bimbo, celle qui gère cette prison réservée aux femmes, madame Natacha Clarisse Ndokoyanga, s’est retrouvée face à un dilemme impossible : obéir à la loi et aux ordres de la plus haute autorité judiciaire, ou céder à la pression d’un ministre tout-puissant. Elle a finalement refusé d’exécuter la décision de libération de madame Fatima.
Aujourd’hui, des jours après que le Procureur Général près la Cour de Cassation ait ordonné sa libération, Fatime Alim croupit toujours en prison. Sans aucune base légale. En violation de tous les principes du droit. Par la seule volonté d’un homme qui refuse de lâcher prise.
Mais pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi le ministre Arnaud Djoubaye Abazène refuse-t-il d’obéir même aux plus hautes instances judiciaires du pays ? Des sources proches du dossier dévoilent une vérité glaçante. Le ministre, attiré par la beauté de Fatime Alim depuis le début, devient un bébé devant cette jolie dame. Il aurait formulé une proposition bien plus personnelle que professionnelle : il voulait désormais l’épouser simplement. C’est comme si un hippopotames veut épouser une chatte. C’est terrible!
Mais Fatime Alim a refusé. Catégoriquement. Et c’est là que l’affaire a basculé du marchandage judiciaire vers quelque chose de bien plus sinistre : la vengeance d’un homme puissant éconduit.
La jalousie du ministre est devenue le moteur de cette détention illégale. Son objectif, selon plusieurs observateurs de l’affaire, serait de briser la jeune femme, de “dégrader sa beauté” par les conditions de détention, de la punir pour avoir osé lui dire non.
Ce n’est plus une affaire de corruption judiciaire. C’est devenu une affaire personnelle. Une affaire où un ministre transforme l’appareil d’État en instrument de vengeance privée contre une femme qui a refusé ses avances.
Cette affaire confirme de manière éclatante l’effondrement complet de l’État de droit en Centrafrique. Même quand la justice décide, même quand la plus haute autorité du ministère public ordonne, l’exécutif peut simplement refuser d’obéir.
La séparation des pouvoirs n’existe plus. Le ministre de la Justice, celui-là même qui devrait garantir l’application des décisions judiciaires, est devenu l’obstacle principal à leur exécution.
Pendant que les autorités centrafricaines continuent de proclamer que “la Centrafrique est un État de droit”, la réalité dans les prisons de Bangui raconte une histoire bien différente. Une histoire où une jeune femme reste enfermée illégalement parce qu’elle a osé refuser les avances d’un ministre puissant.
Fatime Alim est devenue une prisonnière d’État. Non pas une prisonnière de la justice, mais une prisonnière du ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Sa détention n’a plus rien de judiciaire. C’est une détention purement politique, ou plutôt personnelle.
Chaque jour qui passe dans sa cellule de Bimbo est une journée d’illégalité supplémentaire. Une journée où l’État centrafricain bafoue ses propres lois. Une journée où un ministre défie impunément la Cour de Cassation.
Le Procureur Général près la Cour de Cassation a fait son travail. Il a ordonné la libération. Il a qualifié la détention d’arbitraire. Il a rappelé la loi. Mais face à un ministre qui se place au-dessus de tout, même la plus haute instance judiciaire se trouve impuissante.
C’est cela, la “version 3D” de la justice centrafricaine dont parlent cyniquement les observateurs à Bangui : une justice à trois dimensions où corruption, impunité et vengeance personnelle se mélangent pour créer un système où plus rien ne fonctionne normalement.
Dans ce système, un ministre peut vendre des décisions judiciaires au plus offrant, changer de camp selon les enchères, maintenir quelqu’un en prison illégalement, défier la Cour de Cassation, transformer une affaire judiciaire en règlement de comptes personnel, et tout cela sans jamais être inquiété.
Fatime Alim paie le prix de cette dérive. Elle paie le prix d’avoir cru qu’elle pouvait obtenir justice. Elle paie le prix d’avoir osé refuser un ministre puissant.
Corbeau News-Centrafrique continuera de suivre cette affaire jusqu’à ce que justice soit rendue. Jusqu’à ce que Fatime Alim retrouve la liberté qui lui est due selon la loi. Jusqu’à ce que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène soit contraint de respecter les décisions de la justice qu’il est censé servir.
L’affaire de l’héritage d’Alhadji Biri continuera d’être traitée dans nos prochains articles. Mais aujourd’hui, ce qui importe, c’est de documenter cette dérive inacceptable : un ministre qui transforme la justice en instrument de vengeance personnelle, en violation totale de toutes les lois de la République.
ACFPE : Le recrutement du Directeur Général vire au scandale à 50 millions de francs CFA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le processus de recrutement du nouveau Directeur Général de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) tourne au chaos administratif et financier. Une enquête exclusive menée par Corbeau News Centrafrique dévoile un scandale impliquant le double paiement de cabinets de recrutement, des violations massives des procédures réglementaires et un réseau de népotisme orchestré au plus haut niveau de l’institution.
Vingt-cinq millions dilapidés sans résultat….
Le cabinet CIFOM, mandaté initialement pour organiser le recrutement du Directeur Général de l’ACFPE, a reçu vingt-cinq millions de francs CFA pour mener à bien cette mission. Après avoir entamé l’examen des dossiers de candidature, le cabinet s’est retiré du processus sans rembourser les fonds publics déjà encaissés. Les vingt-cinq millions ont ainsi disparu sans aucun résultat tangible pour l’ACFPE.
Selon les informations recueillies par notre service d’investigation, ce retrait soudain résulte des pressions contradictoires exercées sur le cabinet. D’un côté, le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom et la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga ont exigé la validation de la Directrice Générale intérimaire actuelle, Renée Michèle Bimbo, qui occupe ce poste depuis un an et demi. De l’autre, des instances proches du parti au pouvoir, le MCU, auraient proposé leurs propres candidats. Pris dans cet étau politique, le cabinet CIFOM a préféré abandonner le dossier plutôt que de cautionner un processus manifestement truqué.
Un second cabinet, un nouveau gaspillage de vingt-six millions….
Après cette impasse, le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom a immédiatement sollicité le cabinet de l’ancien Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour reprendre le processus de recrutement. Ce nouveau mandataire recevra à son tour vingt-six millions de francs CFA pour effectuer exactement la même mission que son prédécesseur.
Le coût total de cette opération chaotique s’élève désormais à cinquante et un millions de francs CFA pour un seul recrutement, alors que les statuts de l’ACFPE prévoient explicitement que cette procédure relève directement du Conseil d’Administration sans recours obligatoire à des prestataires externes coûteux.
Un comité de façade pour légitimer le recours aux cabinets….
Un arrêté ministériel a officiellement créé un comité de recrutement pour le poste de Directeur Général de l’ACFPE. Ce comité, présidé par le Professeur Henri Koulayom en sa qualité de Président du Conseil d’Administration, devait comprendre selon les textes : M. Aristide Ganabo et M. Victor Mazanga (administrateurs de l’ACFPE), un représentant du Contrôle Général du Secteur Parapublic, un représentant du Ministère du Travail, le Contrôleur Financier de l’ACFPE, un représentant de l’UNPC, un représentant du GICA et un représentant des syndicats de travailleurs.
La création de ce comité apparaît désormais comme une simple opération de communication destinée à donner une apparence de légalité au processus. En réalité, la présence de nombreux représentants de diverses structures de l’État et de l’ACFPE au sein de ce comité aurait rendu difficile, voire impossible, toute manipulation ou trucage du recrutement. Ces représentants, issus d’horizons différents et dotés de prérogatives de contrôle, constituent normalement un garde-fou contre les dérives.
C’est précisément pour contourner cet obstacle que le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom a choisi de confier l’intégralité du processus à des cabinets externes. Cette externalisation permet de court-circuiter le comité statutaire et de conduire le recrutement en dehors de tout contrôle effectif. Les cabinets privés, rémunérés grassement sur les fonds de l’ACFPE, deviennent ainsi les instruments d’un trucage que le comité officiel aurait rendu impossible.
Cette stratégie de contournement explique le double paiement de cinquante et un millions de francs CFA à des prestataires externes, alors que le comité prévu par l’arrêté ministériel aurait pu effectuer ce travail sans coût supplémentaire pour l’établissement. Le recours aux cabinets ne répond à aucune nécessité technique ou réglementaire. Il sert uniquement à créer les conditions d’une manipulation qui n’aurait pas été possible dans le cadre des procédures normales.
Des termes de référence vidés de leur substance….
L’examen comparatif des termes de référence utilisés lors des précédents recrutements du Directeur Général de l’ACFPE avec ceux élaborés par le PCA Henri Koulayom révèle une manipulation délibérée des critères de sélection.
En septembre 2021, sous la présidence de Félix N’Ganga, les termes de référence comportaient une section détaillée sur les expériences professionnelles requises. Le document exigeait explicitement : “Avoir travaillé au moins pendant dix (10) ans dont trois (03) à un poste de responsabilité de niveau de Directeur ou équivalent.” Cette exigence garantissait que seuls des candidats ayant fait leurs preuves dans des fonctions de direction de haut niveau pourraient prétendre au poste.
De même, en août 2019, sous la présidence de Noël Ramadan, figure respectée du syndicalisme centrafricain, les termes de référence contenaient exactement la même exigence d’expérience professionnelle. Ces standards rigoureux assuraient la sélection de candidats qualifiés et expérimentés, capables de diriger une institution aussi importante que l’ACFPE.
Sous la direction d’Henri Koulayom, ces exigences ont été purement et simplement supprimées ou considérablement affaiblies. Les termes de référence actuels ne comportent plus de critères précis sur l’expérience professionnelle minimale requise. Cette régression majeure crée les conditions pour valider des candidatures qui n’auraient jamais franchi les seuils de sélection appliqués par les précédents Conseils d’Administration.
Cette manipulation des critères traduit une intention claire : tailler les termes de référence sur mesure pour la Directrice Générale intérimaire Renée Michèle Bimbo, dont le profil ne correspondrait manifestement pas aux standards rigoureux établis en 2019 et 2021. En abaissant délibérément le niveau d’exigence, le PCA Koulayom transforme un processus de recrutement compétitif en simple formalité administrative destinée à légitimer une nomination déjà décidée en coulisses.
Les conflits d’intérêts du Professeur Koulayom….
Le Président du Conseil d’Administration Henri Koulayom, présenté comme un universitaire reconnu par le CAMES et titulaire de plusieurs doctorats, se trouve au centre d’un réseau de conflits d’intérêts manifestes. Il dirige une université privée, Go to School, qui reçoit chaque année entre vingt-cinq et trente-cinq millions de francs CFA de l’ACFPE pour la formation des agents de l’établissement.
Cette situation crée une dépendance financière directe entre le PCA et l’institution qu’il est censé superviser de manière indépendante. Plus troublant encore, plusieurs agents de l’ACFPE se sont plaints d’avoir été contraints de suivre des formations dans l’université privée du Professeur Koulayom, même lorsque ces formations ne correspondaient pas à leurs besoins professionnels. Aucun appel d’offres n’a jamais été lancé pour sélectionner d’autres établissements de formation, l’université du PCA bénéficiant d’un monopole de fait sur ces marchés publics.
En manipulant les termes de référence du recrutement pour faciliter la confirmation de la Directrice Générale intérimaire, Henri Koulayom chercherait selon plusieurs sources à “remettre l’ascenseur” à la ministre Annie-Michelle Mouanga, garantissant ainsi la pérennité de ses lucratifs contrats de formation. Cette pratique transforme le Conseil d’Administration en instrument de captation de ressources publiques plutôt qu’en organe de gouvernance responsable.
Un réseau familial au sommet de l’ACFPE….
La Directrice Générale intérimaire Renée Michèle Bimbo, que l’ensemble du processus vise manifestement à confirmer dans ses fonctions, entretient des liens familiaux étroits avec la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Cette dernière est elle-même apparentée au Premier Ministre Félix Moloua et à la deuxième épouse du Président de la République, Tina Touadéra, créant ainsi une concentration de pouvoir familial au sein de l’appareil d’État.
Cette configuration explique l’acharnement déployé pour contourner les procédures réglementaires et imposer une candidature qui ne survivrait probablement pas à un processus de sélection véritablement transparent et compétitif. Le népotisme institutionnalisé atteint ici des sommets, transformant les établissements publics en fiefs familiaux où les compétences et l’intérêt général cèdent le pas aux loyautés personnelles et aux arrangements clientélistes.
Un précédent dangereux pour la gouvernance publique….
Au-delà du cas spécifique de l’ACFPE, ce scandale montre la dérive généralisée de la gouvernance des entreprises et établissements publics en République Centrafricaine. La loi numéro 20.004 du 13 janvier 2020, qui organise le cadre institutionnel, juridique et financier applicable à ces structures, devait justement prévenir de telles dérives en instaurant des mécanismes de contrôle et de transparence.
Force est de constater que ces garde-fous réglementaires sont systématiquement contournés lorsque des intérêts politiques ou financiers puissants sont en jeu. L’impunité dont bénéficient les auteurs de ces malversations encourage la reproduction de ces pratiques dans d’autres établissements publics.
Les cinquante et un millions de francs CFA dilapidés dans ce processus de recrutement chaotique représentent des ressources qui auraient pu financer des programmes de formation professionnelle pour des centaines de jeunes Centrafricains. Ils auraient pu contribuer à l’amélioration des infrastructures de l’ACFPE ou au renforcement de ses capacités opérationnelles. Au lieu de cela, ils enrichissent des cabinets de complaisance et alimentent un système de corruption institutionnalisée.
Où sont les organes de contrôle?
Devant cette hémorragie financière et ce mépris affiché des textes réglementaires, l’absence de réaction des organes de contrôle interpelle. Ni l’Inspection Générale d’État, ni la Cour des Comptes n’ont manifesté leur intention d’examiner ce dossier explosif. Le Contrôle Général du Secteur Parapublic, pourtant membre statutaire du comité de recrutement, semble avoir été marginalisé ou s’est abstenu d’exercer sa mission de surveillance.
Cette passivité des institutions de contrôle montre soit leur impuissance devant les réseaux politiques protégeant les protagonistes de ce scandale, soit leur complaisance dans un système où la corruption a cessé d’être l’exception pour devenir la norme. Dans les deux cas, c’est la crédibilité de l’ensemble de l’appareil d’État qui est érodée.
Les agents de l’ACFPE, témoins impuissants de ce pillage organisé de leur institution, expriment leur désarroi devant une situation qui sape le moral et décrédibilise l’établissement. Comment peuvent-ils accomplir leur mission de service public lorsque les dirigeants censés incarner l’exemplarité se comportent en prédateurs?
Corbeau News Centrafrique continuera de suivre ce dossier et publiera prochainement de nouveaux développements sur les sanctions prises contre les représentants du personnel de l’ACFPE.
Le capitaine Gilles Siméon Yassolo des Forces armées centrafricaines (FACA), retenu en otage depuis plusieurs mois par des miliciens Azandé dans la région de Zemio, a été ramené à Bangui depuis 3 jours. Actuellement pris en charge au Camp de Roux, l’officier se remet des conditions difficiles de sa détention. Mais les circonstances exactes de sa libération demeurent enveloppées d’un silence total.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, le capitaine est arrivé dans la capitale accompagné de son conducteur de moto originaire du Haut-Mbomou. Les versions sur sa libération divergent considérablement. D’après certaines sources, le capitaine et son accompagnateur auraient réussi à s’échapper de leurs ravisseurs avant de rejoindre Zemio, d’où un hélicoptère de Wagner les aurait transportés jusqu’à Bangui.
Toutefois, des sources locales avancent une version différente : ils auraient été libérés moyennant le versement d’une somme d’argent. Impossible de confirmer l’une ou l’autre de ces versions. Que ce soit une fuite ou une libération négociée, les autorités maintiennent un silence absolu sur les détails de l’opération.
Pour l’heure, le capitaine Gilles Siméon Yassolo est maintenu au Camp de Roux où il reçoit des soins. Après plusieurs mois passés dans des conditions précaires entre les mains des miliciens, son état de santé nécessite une prise en charge médicale.
Il y’a lieu de rappeler que le capitaine Gilles Siméon Yassolo avait été capturé alors qu’il se rendait à Zemio pour y assurer la sécurité du bureau de démembrement de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Détaché par l’État-major à l’ANE pour cette mission, il circulait en civil sur sa moto privée lorsque les miliciens Azandé l’ont intercepté avec son conducteur Zandé.
Selon les informations recoupées à l’époque, les ravisseurs réclamaient notamment la libération de deux de leurs membres, arrêtés depuis près d’un an par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui.
Cette prise d’otage s’était déroulée dans l’indifférence totale de l’État-major des armées et de l’ANE. Aucune communication officielle n’avait été faite sur le sort de cet officier, laissant sa famille se débattre seule pour tenter de trouver une solution.
Aujourd’hui encore, alors que le capitaine est de retour à Bangui, les autorités militaires et l’ANE gardent le même silence sur cette affaire. On ignore si des négociations ont été menées, si une rançon a été versée, ou si l’officier a effectivement réussi à s’enfuir. Cette opacité interroge une fois de plus sur la manière dont l’État centrafricain traite ses propres agents lorsqu’ils se retrouvent en difficulté dans l’exercice de leurs fonctions.