Bangui, 14 soldats FACA disparaissent dans la nature avec leurs armes de guerre

Publié le 10 octobre 2021 , 7:23
Mis à jour le: 10 octobre 2021 7:23 pm

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:13:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les informations de l’État major de l’armée,  14  militaires de l’armée nationale ont pris fuite la semaine dernière avec tous leurs matériels de guerre.  Ces éléments seraient issus du septième bataillon d’infanterie territorial (BIT 7), nouvellement créé en 2021, et  basés au camp RDOT à la sortie nord de la capitale Bangui.

Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.
Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Le septième bataillon d’infanterie territorial ( BIT 7) est composé pour la plupart des ex-combattants désarmés et démobilisés pour enfin d’être formés, puis incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA). Selon l’État major, les 14 éléments disparus ont été incorporés cette année dans  les forces armées centrafricaines, notamment dans le septième bataillon.

Pour l’heure, on n’ignore complètement leur motivation réelle ni leur destination. Mais selon des informations recueillies auprès du service de renseignement militaire du ministère de la défense, les quatorze déserteurs seraient de retour  dans le maquis, d’autres affirment qu’ils préfèrent abandonner l’armée pour se consacrer à leurs activités commerciales.

Il y’a lieu de rappeler qu’il y’a un an,  Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro avait été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement.   Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui en janvier 2021, l’homme avait pris la fuite  et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui, monsieur Abdel Ambossoro a été libéré et séjourne actuellement au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.

 

 

 

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