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BANGUI SOUS L’EMPRISE DU RACKET NOCTURNE : LES WAGNER ET les POLICIERS centrafricains TERRORISENT LES CONDUCTEURS

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BANGUI SOUS L’EMPRISE DU RACKET NOCTURNE : LES WAGNER ET les POLICIERS centrafricains TERRORISENT LES CONDUCTEURS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui-450×331.jpg” alt=”Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui” width=”450″ height=”331″ />
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Le racket systématique organisé conjointement par les Mercenaires russes du groupe Wagner et les POLICIERS centrafricains prend une nouvelle dimension alarmante dans la capitale Bangui. Cette opération criminelle, désormais menée exclusivement la nuit, cible sans distinction les citoyens de toutes catégories.

 

Un nouveau mode opératoire nocturne des Wagner avec des POLICIERS centrafricains

 

Finis les contrôles routiers en plein jour opéré par les Wagner et leurs alliés POLICIERS centrafricains qui avaient provoqué l’indignation générale et attiré l’attention des médias nationaux et internationaux. Ces criminels ont adopté une nouvelle stratégie plus dissimulée : des opérations de racket nocturnes ciblant particulièrement les conducteurs.

 

“Ils ont compris que le jour, ça créait trop de tensions. Maintenant, ils opèrent la nuit avec la même pratique mais plus discrète “, témoigne un conducteur qui requiert l’anonymat, ajoutant qu’ils arrêtent systématiquement tous les véhicules et motos qui circulent la nuit à partir de 23 heures. Personne n’échappe à leurs contrôles”, affirme notre interlocuteur. Plus inquiétant encore, les forces mixtes ne se contentent plus de simples contrôles routiers : elles procèdent désormais à des fouilles corporelles minutieuses  et très illégales des conducteurs.

 

Des méthodes d’extorsion brutales

 

La brutalité de ces opérations nocturnes se manifeste particulièrement dans la méthode : les patrouilles mixtes Wagner- POLICIERS centrafricains  bloquent les axes routiers et soumettent les conducteurs à des fouilles systématiques. “Ils vident littéralement nos poches. Même les pièces de 200 ou 300 francs ne sont pas épargnés”, affirme un conducteur de taxi-moto.

 

Les tricycles, motos et véhicules particuliers sont ciblés sans distinction, créant un climat de terreur parmi les usagers de la route circulant la nuit. Cette nouvelle tactique permet à ces forces mixtes criminelles, y compris des POLICIERS centrafricains, d’opérer dans une plus grande discrétion, loin des regards et des protestations qui avaient marqué leurs précédentes opérations du jour.

 

Un rappel des exactions précédentes

 

Cette évolution des méthodes de racket fait suite aux vives critiques provoquées par les opérations menées en plein jour par les mercenaires russes et les POLICIERS centrafricains  sur l’avenue des martyrs, où des véhicules étaient systématiquement déportés à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS). À l’époque, chaque conducteur était contraint de débourser 50 000 FCFA pour récupérer son véhicule.

 

Les récentes arrestations de ressortissants soudanais et centrafricains par des patrouilles mixtes Wagner-gendarmerie, largement médiatisées par Corbeaunews-Centrafrique, illustrent l’expansion de ce système de racket organisé qui ne se limite plus aux seuls usagers de la route.

 

Devant cette situation alarmante, l’absence de réaction des autorités ne fait que renforcer le sentiment d’impunité des forces mixtes qui continuent d’étendre leurs activités criminelles dans la capitale centrafricaine.

 

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Centrafrique : le BRDC dénonce un méga scandale à l’ANE : Plus de 500 millions de FCFA détournés avant les élections locales

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le BRDC dénonce un méga scandale à l’ANE : Plus de 500 millions de FCFA détournés avant les élections locales

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Photo-de-famille-des-leaders-de-lopposition-du-BRDC-apres-leur-conference-de-presse-du-11-octobre-2024-450×310.jpg” alt=”Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui” width=”450″ height=”310″ />
Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Bangui, CNC. L’organisation des élections municipales et régionales en République centrafricaine s’enfonce dans un scandale financier sans précédent. Lors d’une conférence de presse tenue ce 5 novembre 2024 à Bangui, les leaders de l’opposition, membres du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), ont révélé au public un vaste système de malversations au sein de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), chiffrant les préjudices à plus de 500 millions de francs CFA.

 

Des tablettes à 240 millions disparaissent mystérieusement

 

“Sur 2500 tablettes stockées après les élections de 2020, seules 1500 sont aujourd’hui recensées dans les entrepôts de l’ANE à l’aéroport de Bangui-Mpoko”, fustige l’opposition démocratique. La disparition de ces 1000 tablettes, d’une valeur de 240 millions de francs CFA, n’a reçu aucune justification de la part des responsables de l’ANE. “C’est un détournement caractérisé qui doit faire l’objet de poursuites judiciaires”, martèle les leaders du BRDC.

 

Une surfacturation massive des kits électoraux

 

Les responsables de l’opposition dévoilent un autre scandale : une surfacturation systématique des kits de recensement. “L’ANE a osé payer 81 000 francs CFA des kits incomplets de 13 éléments, alors que leur valeur réelle est de 10 000 francs CFA”, dénonce le BRDC lors de cette conférence de presse. Cette surfacturation de 71 000 francs CFA par kit, multipliée par 4400 kits, représente un détournement de 312 millions de francs CFA.

 

Un recrutement clientéliste des agents

 

“Le recrutement des agents électoraux s’est transformé en une foire aux postes“, révèle le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Des agents formés ont été écartés au profit de personnes non qualifiées, souvent proches du pouvoir. “Comment organiser des élections crédibles avec des superviseurs qui ne maîtrisent même pas l’outil informatique ?”, s’interroge-t-il.

 

Un système informatique défaillant

 

Le système informatique n’échappe pas aux critiques. “Le logiciel australien est totalement inadapté à notre contexte”, explique l’opposition démocratique centrafricaine. Au 16 septembre 2024, date prévue pour le début du recensement, les logiciels des tablettes n’étaient ni fonctionnels ni compatibles avec le système central.

 

L’opposition exige une réforme de l’ANE

 

Devant ces graves dysfonctionnements, le BRDC et ses alliés exigent une réforme en profondeur de l’ANE. “Ces malversations sont la conséquence directe de l’exclusion de l’opposition dans la gestion du processus électoral”, souligne le BRDC. L’opposition réclame des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces détournements.

 

Dans un contexte où le pouvoir du Président Touadéra est déjà critiqué pour sa gestion opaque des ressources nationales, ce nouveau scandale jette un doute sérieux sur la sincérité des futures élections locales. Ces révélations interviennent alors que la communauté internationale s’inquiète de la dérive autoritaire du régime centrafricain et de l’influence grandissante des Mercenaires russes de Wagner dans le pays.

 

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LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE D’UN JEU GÉOPOLITIQUE CYNIQUE

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LA Centrafrique PRISE AU PIÈGE D’UN JEU GÉOPOLITIQUE CYNIQUE

 

Centrafrique.org/comment-faustin-archange-touadera-tente-de-se-reconcilier-avec-emmanuel-macron/macron-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-62994″ data-wpel-link=”internal”>Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP macron-et-touadera Comment Faustin-Archange Touadéra tente de se réconcilier avec Emmanuel Macron
Macron Emmanuel et Touadera Faustin à Paris

 

Bangui, CNC.  Une nouvelle interprétation des relations franco-russes en République centrafricaine prend forme dans l’opinion publique. Les citoyens centrafricains s’interrogent désormais sur les véritables motivations qui ont poussé la France à orienter le pays vers la Russie en 2017.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE : des révélations troublantes

 

Les discussions qui animent les rues de Bangui et les réseaux sociaux révèlent un sentiment croissant de manipulation. Pour les centrafricains, la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE . « Le centrafricain est devenu un esclave chez lui. Quand la France avait envoyé nos dirigeants vers la Russie, c’était juste pour nous éduquer et non nous aider », déclare un habitant du quartier Boy-Rabe, exprimant l’amertume ressentie par de nombreux citoyens.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE  dans une stratégie délibérée

 

L’analyse des événements depuis 2017 pousse les centrafricains à s’interroger sur la stratégie française. Lorsque le président Touadéra avait sollicité l’aide de la France pour la levée partielle de l’embargo sur les armes, Paris l’avait orienté vers Moscou. Cette orientation a débouché sur l’arrivée des paramilitaires russes dans le pays et la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE.

 

LA CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE , et la passivité internationale suspecte

 

La communauté internationale reste étrangement silencieuse face aux événements en Centrafrique. Un fonctionnaire du ministère centrafricain de la sécurité publique à Bangui, sous couvert d’anonymat, affirme : « Le mutisme des instances internationales face à la situation actuelle en République centrafricaine interroge. Cette passivité pourrait suggérer une forme de complicité tacite dans la déstabilisation du pays ».

 

UN PAYS SOUS TUTELLE, pas des nations-unies, mais de la Russie

 

La présence russe s’est progressivement transformée en mainmise sur les ressources nationales et la CENTRAFRIQUE PRISE AU PIÈGE. Un entrepreneur centrafricain témoigne : « Pourquoi payer des taxes quand le pays est sous tutelle de la Russie ? La situation actuelle ressemble plus à une forme de colonisation qu’à une véritable coopération ».

 

L’INCAPACITÉ DE L’ÉTAT À REPRENDRE LE CONTRÔLE

 

Le gouvernement centrafricain peine à affirmer son autorité face à cette situation. Un diplomate africain en poste à Bangui observe : « Le représentant de la Minusca avait estimé qu’il faudrait au moins 40 ans de travail acharné pour relever le pays. Aujourd’hui, cette estimation semble optimiste vu la tournure des événements ».

 

Les récents développements en République centrafricaine montrent que le pays est devenu l’otage d’un jeu géopolitique complexe, où les intérêts des puissances étrangères priment sur ceux de la population. Cette situation pose la question fondamentale de la souveraineté nationale et de la capacité du pays à reprendre en main son destin.

 

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Braquages sur l’axe Bozoum-Paoua : les voyageurs dépouillés à 13 kilomètres de Bozoum

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Braquages sur l’axe Bozoum-Paoua : les voyageurs dépouillés à 13 kilomètres de Bozoum

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commune-de-Bavara-a-80-kilometres-de-paoua-sur-laxe-bozoum-le-17-septembre-2020-450×337.jpg” alt=”commune de Bavara à 80 kilomètres de paoua sur l’axe Bozoum-Paoua . C’est une village important de la région qui produit massivement et exporte dans la capitale Bangui ses produits ” width=”450″ height=”337″ />
CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Des hommes armés ont attaqué dimanche matin des commerçants et voyageurs sur l’axe Bozoum-Paoua, à 13 kilomètres de Bozoum. Les assaillants ont dérobé téléphones, argent et objets de valeur aux passants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Taley.

 

Cette attaque s’est déroulée sur un axe important reliant Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, à Taley, une sous-préfecture de Lim-Pendé située à 60 kilomètres. L’incident souligne la persistance de l’insécurité dans cette région, malgré la présence des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Un commerçant victime de l’attaque témoigne sous couvert d’anonymat :

« Nous étions partis très tôt pour le marché hebdomadaire de Taley quand ces hommes armés nous ont surpris. Ils nous ont forcés à tout leur donner – argent, téléphones, tout ce que nous avions de précieux. Nous n’avons rien pu faire ».

 

Les habitants de la région demandent au gouvernement du Président Baba Kongoboro de renforcer les moyens logistiques des FACA pour assurer des patrouilles régulières sur cet axe routier Bozoum-Paoua. Cette route est vitale pour l’économie locale, reliant plusieurs centres commerciaux importants de la préfecture.

 

L’attaque sur l’axe Bozoum-Paoua  intervient dans un contexte où les Forces de sécurité intérieure peinent à sécuriser les axes routiers secondaires, notamment dans les zones éloignées des principales agglomérations. La préfecture de l’Ouham-Pendé, tout comme celle de Lim-Pendé, qui partage une frontière avec le Tchad, reste particulièrement vulnérable aux activités des groupes armés.

 

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PENDANT QUE SAM-OUANDJA S’EMBRASE par une mutinerie des FACA, LE MINISTRE DE LA DÉFENSE DANSE À BAMBARI

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PENDANT QUE SAM-OUANDJA S’EMBRASE par une mutinerie des FACA, LE MINISTRE DE LA DÉFENSE DANSE À Bambari

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Visite-du-Ministre-de-la-Defense-Claude-Rameaux-Bireau-a-Bambari-Mobilisation-des-Forces-Armees-Centrafricaines-450×300.jpg” alt=”Le ministre de la Défense nationale de la République centrafricaine, Claude Rameaux Bireau, entouré par des membres des Forces armées centrafricaines à Bambari, célébrant un moment de cohésion et de soutien.” width=”450″ height=”300″ />
Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, à Bambari, célébrant avec les Forces armées centrafricaines.

 

Bangui, CNC. Au moment où les Forces Armées Centrafricaines (FACA) déclenchent une mutinerie à Sam-Ouandja pour réclamer leurs primes impayées, le ministre de la Défense nationale Claude Rameaux Bireau préfère organiser des festivités à Bambari, à près de 400 kilomètres des troubles. Une situation qui démontre la légèreté avec laquelle les autorités traitent la crise militaire qui secoue le pays.

 

Une violente  mutinerie des FACA à Sam-Ouandja

 

Les habitants de Sam-Ouandja, située à 280 kilomètres de Bria, vivent durant trois jours dans la terreur. Les militaires, mécontentés par le non-paiement de leurs Primes Globales d’Alimentation (PGA), ont déclenché une série de tirs nourris autour de leur base et de la mairie. Un commerçant de la ville témoigne :

« Les tirs sont assourdissants, jour et nuit. Toutes les activités sont paralysées. Nous vivons barricadés chez nous, craignant pour notre sécurité. Personne n’ose sortir à cause de cette mutinerie des FACA  ».

 

Un ministre déconnecté de la réalité

 

Pendant que Sam-Ouandja sombre dans le chaos de la mutinerie des FACA, le ministre Claude Rameaux Bireau organise des festivités à Bambari. Des photos et vidéos attestent de scènes surréalistes où le ministre, censé incarner l’autorité de l’État, danse avec des militaires et distribue de l’argent. Un ancien officier supérieur, sous couvert d’anonymat, dénonce :

« Voir un ministre de la Défense se donner en spectacle alors que ses troupes se mutinent est une honte. Cette attitude déshonore l’institution militaire et prouve l’incompétence totale de nos dirigeants ».

 

Une mutinerie des FACA , et une administration militaire en dérive

 

Cette mutinerie des FACA  prend racine dans les récentes déclarations du ministre Bireau qui, lors d’un atelier à Bangui, avait provoqué la colère des militaires en affirmant que « les PGA ne constituent pas un salaire et ne sont donc pas obligatoires ». Un spécialiste en stratégie militaire analyse :

« Cette déclaration irresponsable révèle une méconnaissance profonde des besoins vitaux des soldats. Les PGA représentent souvent la seule ressource permettant aux militaires de se nourrir sur le terrain, et non comme un frais de mission ».

 

Des précédents inquiétants

 

La mutinerie des FACA à Sam-Ouandja n’est pas le premier cas. Un incident similaire a éclaté à Birao la semaine précédente, démontrant l’ampleur du malaise qui traverse les rangs de l’armée. Un député siégeant à la commission défense prévient :

« Si le gouvernement persiste à ignorer les revendications légitimes des militaires, d’autres garnisons pourraient suivre l’exemple de Sam-Ouandja ».

 

Les festivités organisées par le ministre Bireau à Bambari, loin de calmer les tensions, ne font que redoubler la colère des militaires et de la population. Pendant ce temps, Sam-Ouandja reste paralysée, ses habitants prisonniers d’une situation explosive que le gouvernement semble incapable ou refuse de gérer.

 

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Centrafrique : “Touadéra prépare sa présidence à vie, la démocratie se meurt” alerte COSCIPAC

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“Touadéra prépare sa présidence à vie, la démocratie se meurt” alerte COSCIPAC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020 « Touadera recrute des Terroristes Russes et des mercenaires Rwandais pour renforcer sa dictature »” width=”450″ height=”253″ />
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Bangui, CNC. Le pouvoir de Bangui ne dissimule plus ses ambitions autocratiques. Alors que les élections de 2025 approchent, le régime étouffe progressivement toute voix dissidente, transformant les institutions en simples instruments de sa pérennisation. Cette dérive inquiétante, dénoncée par la COSCIPACS , société civile centrafricaine, fait craindre le pire pour l’avenir du pays.

 

Une descente aux enfers démocratique programmée, selon la COSCIPAC

 

“Chaque jour qui passe emmène son lot de questionnements sur le devenir du pays”, s’alarme Petit Delphin Kotto, figure de la société civile centrafricaine. Dans un mémorandum accablant publié le 4 novembre 2024, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix (COSCIPAC) dresse un constat glaçant de la situation politique à un an des échéances électorales.

 

Le tournant autoritaire a été amorcé le 30 août 2023, avec l’adoption d’une nouvelle Constitution sur mesure.

“Ce véritable coup d’État constitutionnel a laissé des fissures socio-politiques béantes et une société profondément divisée”, témoigne un membre de la société civile centrafricaine sous couvert d’anonymat, craignant des représailles.

 

Une machine électorale aux ordres

 

L’inquiétude est d’autant plus vive que les institutions chargées d’organiser les élections ont perdu toute crédibilité. L’Autorité Nationale des Élections (ANE), censée être le garant d’un processus électoral équitable, apparaît aujourd’hui comme un simple instrument aux mains du pouvoir. “Il n’y a aucune garantie que l’ANE puisse organiser des élections réellement démocratiques, crédibles, inclusives et transparentes”, dénonce la COSCIPAC.

 

Le Conseil Constitutionnel, dernier rempart théorique contre les dérives autocratiques, n’est pas épargné par les critiques. “Les manœuvres politiques du Conseil visent ouvertement à maintenir au pouvoir à vie les autorités actuelles, au mépris de la volonté populaire”, fustige le mémorandum.

 

Un étranglement méthodique des libertés, selon la COSCIPAC

 

La stratégie du pouvoir passe également par un contrôle accru de l’espace public et médiatique. La radio d’État, principal moyen d’information dans un pays où l’accès à internet reste limité, est devenue une simple caisse de résonance du régime. Les débats politiques y sont strictement encadrés, quand ils ne sont pas simplement interdits.

 

Les libertés fondamentales sont systématiquement bafouées.

“Les restrictions des libertés de pensée, de réunion et de manifestations touchent particulièrement les partis d’opposition et les organisations de la société civile”, souligne Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC. Une répression qui témoigne de la nervosité d’un pouvoir conscient de sa fragilité.

 

Un appel pressant au dialogue

 

Devant cette situation explosive, la COSCIPAC appelle à l’organisation urgente d’un Dialogue Politique Inclusif.

“L’orgueil politique doit céder la place à la raison. Sans dialogue, nous courons droit vers une crise militaro-politique sans précédent”, avertit le coordinateur national.

 

L’appel s’adresse aussi à la communauté internationale, dont le silence devient assourdissant. Les chancelleries accréditées à Bangui sont exhortées à “informer leurs gouvernements sur la nécessité vitale d’organiser ce dialogue”. Les partenaires techniques et financiers sont appelés à “conditionner tout appui au gouvernement à l’organisation de ce dialogue inclusif”.

 

Un pays au bord du chaos

 

L’enjeu dépasse largement le cadre électoral. “Si rien n’est fait, la Centrafrique risque de basculer dans un régime monopartiste et dictatorial”, prévient la société civile. Un scenario catastrophe pour ce pays déjà meurtri par des décennies de conflits.

 

Les prochains mois seront décisifs. Sans réaction forte de la communauté internationale, le pays pourrait connaître une nouvelle descente aux enfers. “La paix et la stabilité de la Centrafrique sont en jeu”, conclut le mémorandum. Un avertissement qui résonne comme un dernier appel avant le chaos.

 

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Pourquoi le mercenariat est-il toujours présent en Afrique ?

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Pourquoi le mercenariat est-il toujours présent en Afrique ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali RCA : vive tension à Bria et à Ndélé, les hommes de Wagner se renforcent dans la ville” width=”450″ height=”266″ />
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route

Bangui, CNC. Suite aux exactions de Wagner, le Conseil de Sécurité et de Paix (CPS) de l’Union africaine (UA) réfléchit à une révision de la Convention de 1977. Il s’agit d’établir un encadrement plus strict du mercenariat en Afrique.

Au 1er Décembre 2023, la 1189e réunion du Conseil de Sécurité et de Paix (CPS) de l’Union africaine (UA) s’établit autour de la révision de la Convention de l’OUA sur l’élimination du mercenariat en Afrique de 1977 (appliquée en 1985). L’élaboration de sa révision est toujours en cours.

 

La Convention dénonce à l’époque les pratiques des États hors continent qui ont employé des mercenaires pour déstabiliser les gouvernements africains en place, afin de servir leurs intérêts. Depuis les années 70, le mercenariat en Afrique est de plus en plus contesté. Malgré tout, à cause des guerres civiles, de nouveaux groupes se forment pour combattre l’insurrection, ou les groupes rebelles. C’est le cas d’Executive Outcomes (EO), fondé en 1989, qui lutte entre autres pour la défense des territoires contre l’Union nationale pour l’indépendance de l’Angola (UNITA) en 1992, puis contre les rebelles du  Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone de 1995 à 1997. Ils reçoivent en paiement une partie des mines diamantifères du pays. Mais les abus de nombreux groupes de mercenaires vont conduire à la disparition d’EO et à la loi de 1998 du gouvernement sud-africain, qui interdit le mercenariat, aujourd’hui décrit comme « un crime contre la paix et la sécurité ». Malgré cela, le nombre de mercenaires est en hausse depuis près d’une décennie.

 

Wagner, l’exemple significatif du mercenariat à éliminer

 

La présence de mercenaires aujourd’hui en Afrique prend souvent comme prétexte la lutte contre le terrorisme. Il s’agit essentiellement d’augmenter la « capacité de défense » des pays concernés. Les innombrables attaques des groupes terroristes ces dernières années entraînent à nouveau le recours aux mercenaires. Cependant, de nombreuses preuves démontrent que cette « solution » n’améliore pas la situation sécuritaire, bien au contraire. L’exemple le plus flagrant est le cas du groupe paramilitaire russe Wagner. Il représente tout ce pour quoi le mercenariat doit être interdit, ou strictement encadré. Les mercenaires de Wagner sont coupables de plusieurs crimes contre l’Humanité : meurtres, viols, pillages, destructions de villages, exploitations illégales de ressources naturelles (or, diamants). Officiellement présents pour défendre les pays contre le terrorisme, les activités réelles des Mercenaires russes révèlent que leur emploi n’améliore pas la situation sécuritaire, mais contribue surtout à l’empirer. Après la mort du fondateur de Wagner, Evgueni Prigozhin, le groupe est renommé Africa Corps (bien que le nom Wagner soit toujours utilisé) et devient pleinement assumé par le Kremlin. Mais cela n’empêche en rien les exactions et le pillage de se poursuivre.

 

Aujourd’hui, plusieurs réflexions s’articulent autour de la révision de la Convention de l’OUA de 1977. Sa création à l’époque n’a pas pris en compte la situation du mercenariat actuel. Il est question à présent de la formation d’un « comité sur le mercenariat » afin de solidifier l’encadrement des activités mercenaires en Afrique, et de prendre les mesures nécessaires en cas d’abus contre les civils. Cette révision est cruciale, car au vu des relations actuelles entre la Russie et l’Afrique, le mercenariat risque de rester encore longtemps sur le continent.

 

 

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Complexe sportif Barthélemy Boganda : derrière l’échec de la réhabilitation, un scandaleux détournement de fonds publics

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Complexe sportif Barthélemy Boganda : derrière l’échec de la réhabilitation, un scandaleux détournement de fonds publics

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Vue-partielle-des-gradins-du-Stade-20-000-places-Un-champ-vert-devant-un-groupe-darbres-sous-un-ciel-nuageux-450×337.jpg” alt=”Vue des gradins et de la pelouse verte du complexe sportif Barthelemy Boganda de Bangui, avec une colline boisée en arrière-plan sous un ciel nuageux. Corbeaunews – Centrafrique” width=”450″ height=”337″ />
Les gradins du Stade 20 000 places avec une pelouse verdoyante, symbole de modernité sportive en Centrafrique.

 

Bangui, CNC. Le maintien de la non-homologation du stade Barthélemy Boganda par la Confédération africaine de football (CAF) dévoile l’ampleur d’un scandale qui dépasse la simple incompétence. Cette prétendue réhabilitation apparaît comme une vaste opération de détournement des deniers publics, orchestrée par les plus hautes instances sportives du pays.

 

Une mascarade à plus Complexe sportif Barthélemy Boganda : une centaines de millions

 

L’argent public s’est littéralement évaporé dans une pseudo-réhabilitation du Complexe sportif Barthélemy Boganda  qui n’en a que le nom.

« On a juste mis de la peinture, c’est tout », dénonce sans détour Lazare Kiandji, observateur avisé du football centrafricain. Les travaux, artificiellement divisés en dix lots, ont été confiés à des entreprises dont l’expertise pose question, quand elles ne sont pas tout simplement fictives.

 

Le rapport accablant de la CAF révèle l’ampleur de la supercherie :

aucune entreprise spécialisée en pelouse naturelle n’a participé aux travaux de la réhabilitation du Complexe sportif Barthélemy Boganda, l’éclairage sportif ne répond à aucune norme internationale, et les infrastructures de base restent dangereusement défaillantes.

« C’est du bricolage pur et simple, fait avec des moyens dérisoires par rapport aux sommes déboursées », fustige Albert Stanislas Komobako, journaliste sportif chevronné.

 

Un système bien rodé de détournement

 

La proposition initiale des constructeurs chinois, chiffrée à plus d’un milliard de FCFA, a été délibérément écartée au profit d’un montage financier opaque.

« Pourquoi avoir refusé l’offre des Chinois qui ont construit ce Complexe sportif Barthélemy Boganda ? Pourquoi ne pas avoir lancé un véritable appel d’offres international ? », s’interroge Cyprien Koumbolani, observateur de la vie socio-politique. La réponse est claire : il fallait créer un système permettant le détournement massif des fonds alloués.

 

Le ministère des Sports et l’Office National des Sports (ONASPORT) ont mis en place un mécanisme bien rodé : multiplication des intermédiaires, surfacturation des travaux, recours à des entreprises de façade.

« Les entrepreneurs ont attendu des mois pour être payés », tente de justifier Hervé Lidamon, directeur général de l’ONASPORT, omettant de préciser que certaines de ces entreprises n’existent que sur le papier.

 

Une gestion criminelle des fonds publics

 

L’argent du contribuable centrafricain a servi à enrichir une poignée d’individus au lieu de réhabiliter convenablement l’unique stade international du pays. Plus grave encore, des millions continuent d’être engloutis dans la location de stades étrangers pour les matches “à domicile” des Fauves.

 

La réaction du ministère des Sports, criant au « complot » et à une « décision unilatérale » de la CAF, révèle un cynisme sans bornes.

« On nous prend pour des enfants », s’insurge Cyprien Koumbolani. « Les responsables doivent rendre des comptes sur l’utilisation de cet argent qui part en fumée ».

 

Un pillage organisé qui hypothèque l’avenir

 

Ce scandale du Complexe sportif Barthélemy Boganda  dépasse le cadre sportif. Il illustre un système de prédation des ressources publiques qui gangrène l’administration centrafricaine. La non-homologation du stade n’est que la conséquence visible d’un détournement massif qui hypothèque l’avenir du football national.

 

Les véritables victimes sont les sportifs et le public centrafricains, privés d’infrastructures dignes de ce nom. La rencontre décisive contre le Gabon devra se jouer à l’étranger, nouvelle humiliation pour un pays dont les dirigeants préfèrent piller les caisses plutôt que d’investir dans l’avenir.

 

Il est temps que la justice s’empare de ce dossier. Une enquête approfondie doit faire la lumière sur ce détournement caractérisé et identifier tous les responsables de ce fiasco. Le football centrafricain mérite mieux que ces pratiques mafieuses qui le maintiennent dans le sous-développement.

 

La réhabilitation fantôme du Complexe sportif Barthélemy Boganda  restera comme un exemple édifiant de la gabegie qui règne dans la gestion des infrastructures sportives nationales. Un audit indépendant s’impose pour établir précisément où sont passés les milliards censés redonner vie au plus grand stade du pays.

 

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Violence, torture, enlèvement  et tentative d’expulsion : Le témoignage glaçant de  l’agression de Marie-Solange Pagonendji-Ndakala par les gendarmes….

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Violence, torture, enlèvement  et tentative d’expulsion : Le témoignage glaçant de  l’agression de Marie-Solange Pagonendji-Ndakala par les gendarmes….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala chez lui à son domicile de Bangui” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Bangui, CNC. Ce mardi 29 octobre 2024, une scène de violence sans précédent s’est déroulée dans l’ancienne cité ASECNA, située sur l’avenue de l’Indépendance, à proximité de l’agence Air France dans le premier arrondissement de Bangui. Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, ancienne ministre et ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale, a subi une tentative d’expulsion brutale de son domicile, avec des violences physiques malgré son double handicap.

 

Chronologie détaillée de l’agression de Marie-Solange Pagonendji

 

« Les gendarmes sont arrivés chez moi vers 14 heures. Un capitaine de la gendarmerie dirigeait l’opération », relate Mme Pagonendji-Ndakala dans son témoignage exclusif à CNC. L’intervention, menée sans mandat judiciaire en bonne et due forme, s’est rapidement transformée en démonstration de force. Les agents, accompagnés d’un certain Noël, simple employé du cabinet d’huissier Koyamba se présentant frauduleusement comme huissier, ont forcé l’entrée de la résidence.

 

Violence extrême contre Marie-Solange Pagonendji , une personne vulnérable

 

Le récit de l’ancienne ministre  Marie-Solange Pagonendji  révèle une brutalité choquante : « Je suis doublement handicapée. J’ai des prothèses dans mon pied droit. Malgré mes protestations et la présentation de mon état de santé, ils m’ont brutalement jetée au sol, m’ont traînée par terre ». Cette violence contre une personne vulnérable pose des questions graves sur l’usage de la force publique.

 

L’enlèvement d’un fils malade

 

L’intervention a pris un tournant encore plus dramatique avec l’enlèvement du fils de l’ancienne ministre  Marie-Solange Pagonendji : « Mon enfant a tenté de protéger nos biens, notamment la télévision. Pour cela, ils l’ont violemment maîtrisé, l’ont étranglé avant de l’emmener de force dans un véhicule vers une destination inconnue ». Une situation d’autant plus inquiétante que le jeune homme nécessite une médication régulière.

chez l'ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji, agressée par les gendarmes chez elle le mardi 29 octobre 2024

 

L’histoire complexe du titre foncier 557 au cœur du problème

 

Une enquête approfondie de CNC sur les documents officiels révèle l’historique complet de ce bien immobilier. Créé en mars 1948, le titre foncier n°557, d’une superficie de 6 hectares, était initialement propriété de l’État français, spécifiquement affecté à l’Aviation Civile. En 1974, une mutation importante transfère ce bien dans le domaine privé de la République Centrafricaine, marquant le début d’une série de transformations administratives.

 

La débâcle de 2011 : point tournant

 

« En 2011, face à la dégradation des bâtiments, le gouvernement a sollicité l’ASECNA pour leur réhabilitation », explique Mme Pagonendji-Ndakala. « Le devis s’élevait à un milliard de francs CFA. L’ASECNA, simple affectataire, a logiquement refusé d’investir une telle somme sans garantie de pérennité ». Cette situation a conduit l’État à prendre une décision: la vente des parcelles aux particuliers.

 

Une acquisition légale contestée par le régime actuel

 

« L’État centrafricain m’a vendu le terrain et la maison légalement », affirme l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji. « Je détiens un titre foncier en bonne et forme, contrairement à l’ASECNA qui n’en a jamais eu. Le conseil des ministres avait d’ailleurs validé ces transactions, qui devaient être consignées dans le grand livre national ».

 

L’acharnement du ministre Abazène sur l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

« Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est le véritable instigateur de cette agression », affirme un avocat centrafricain contacté par la rédaction du CNC. Il révèle une tentative antérieure : « Sous la présidence Djotodia, alors qu’il était directeur de cabinet, Abazène tentait déjà de s’approprier cette maison. Djotodia s’y était opposé, respectueux des titres fonciers existants », affirme ce professionnel de droit.

 

Un traitement discriminatoire évident

 

« L’hôtel 4 saisons, situé sur la même concession, n’est jamais inquiété », souligne maître Hugues Sorolo. « Pourquoi cet acharnement uniquement contre la propriété  de cette dame ? » Cette application sélective des procédures renforce les soupçons d’une manœuvre personnelle instrumentée par le ministre de la Justice.

 

Les irrégularités de la procédure

 

Le jugement du 25 octobre 2024, invoqué pour justifier l’expulsion, est contesté : « C’est un jugement falsifié, totalement illégal », affirme Mme PagonendjiNdakala. Son avocat travaille actuellement sur un recours, pointant de nombreuses irrégularités dans la procédure.

 

L’instrumentalisation de la force publique

 

L’utilisation de gendarmes cagoulés et la présence d’un faux huissier démontrent une instrumentalisation inquiétante des forces de l’ordre. « Ils ont déposé un document dans la rue devant chez moi. Mon avocat, que j’ai immédiatement contacté, examine ces procédures douteuses », précise l’ancienne ministre.

 

La résistance héroïque de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

Malgré la violence déployée, Mme Pagonendji-Ndakala a refusé de céder : « Je suis restée sur mon canapé au salon. Ils m’ont jetée par terre pour prendre le meuble. Ils ont commencé à jeter mes affaires dehors, mais j’ai résisté. Je ne pouvais pas accepter cette injustice ».

 

Les implications politiques

 

Cette affaire révèle un système où les institutions sont détournées à des fins personnelles. « Ils ont induit le chef de l’État en erreur », dénonce l’ancienne ministre. « Les procédures légales d’expropriation existent, mais elles ne sont pas respectées ».

 

L’aspect humanitaire ignoré

 

La brutalité de l’intervention contre une personne handicapée et l’enlèvement d’un malade sous traitement démontrent un mépris total des considérations humanitaires. Cette situation pose la question du respect des droits humains fondamentaux au plus haut niveau de l’État.

 

La dimension historique

 

L’affaire s’inscrit dans une longue histoire de tentatives d’appropriation. Depuis l’époque de Djotodia jusqu’à aujourd’hui, le même acteur, Abazène, poursuit son objectif de s’emparer de ce bien, utilisant désormais sa position de ministre de la Justice pour parvenir à ses fins.

 

Les questions en suspens

 

– Où se trouve le fils de Mme Pagonendji-Ndakala ?

– Pourquoi l’acharnement spécifique sur cette propriété ?

– Comment expliquer l’implication directe d’un ministre dans une affaire immobilière privée ?

– Quelle est la validité réelle du jugement du 25 octobre ?

 

Les conséquences pour l’État de droit

 

Cette affaire démontre une dérive inquiétante dans l’exercice du pouvoir en République Centrafricaine. L’utilisation de la force publique à des fins privées, l’instrumentalisation de la justice et le non-respect des titres de propriété créent un précédent dangereux.

 

CNC poursuivra son enquête sur cette affaire qui révèle les dysfonctionnements profonds de l’État centrafricain. Notre rédaction continuera de suivre particulièrement le sort du fils de Mme Pagonendji-Ndakala et l’évolution des procédures juridiques en cours.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique reste mobilisée pour faire toute la lumière sur cette affaire d’État.

 

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À NGAOUKALA, LA DÉBÂCLE SPECTACULAIRE DES WAGNER FACE AUX 3R

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À NGAOUKALA, LA DÉBÂCLE SPECTACULAIRE DES WAGNER FACE AUX 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-rebelles-de-3R-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-Wagner-et-FACA-336×450.jpg” alt=”Les rebelles de 3R, drone en main, après les combats avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.” width=”336″ height=”450″ />
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

Bangui, CNC. Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent d’accumuler un nouvel échec retentissant dans les montagnes de Ngaoukala, à 80 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé. Cette opération militaire désastreuse, mobilisant près de 1000 hommes dont 300 mercenaires russes et 600 soldats FACA, expose l’incapacité de ces forces criminelles à mener des opérations complexes malgré les millions engloutis par le Trésor public centrafricain pour financer cette opération et payer des équipements militaires.

 

À NGAOUKALA : DÉBANDADE HUMILIANTE DANS LES MONTAGNES

 

Les forces russes, malgré leur supériorité matérielle écrasante, ont subi une déroute spectaculaire face aux combattants 3R lors d’une violente opération dans les montagnes de Ngaoukala. Un sous-officier FACA présent lors des affrontements témoigne sous couvert d’anonymat :

« Les Wagner ont perdu tout sens tactique dès les premiers tirs. Leur retraite précipitée ressemblait davantage à une fuite paniquée qu’à un repli stratégique. Nos soldats ont été contraints de les suivre pour éviter l’encerclement » .

Zone des rebelles à Ngaoukala bombardée par les mercenaires russes de la société Wagner
Zone des rebelles à Ngaoukala bombardée par les mercenaires russes de la société Wagner

 

INCOMPÉTENCE AÉRIENNE COÛTEUSE

 

Les tentatives de bombardement par les avions Albatros et hélicoptères, facturés des milliards de francs CFA à l’État centrafricain, ont démontré l’amateurisme des pilotes russes qui ne connaissent pas cette région montagneuse près de la frontière avec le Tchad. Un ex- officier centrafricain analyse :

« Ces frappes imprécises de l’avion albatros ne font que ravager la végétation. Cette démonstration d’incompétence aérienne coûte quotidiennement des sommes astronomiques aux contribuables centrafricains » .

 

TERRAIN FATAL POUR DES MERCENAIRES DÉSORIENTÉS

 

La configuration montagneuse de Ngaoukala a exposé le manque total de préparation des Wagner. Un spécialiste militaire centrafricain observe :

« Lancer mille hommes sans connaissance préalable et minutieuse du terrain dans un massif montagneux prouve l’incompétence tactique du commandement russe. Même des cadets de première année auraient évité une telle erreur stratégique » .

 

Un notable du village de Mann, à 20 kilomètres de la zone de combat ajoute :

« Les rebelles se déplacent comme des fantômes. Invisible. Ils sont comme de vent qui peut frapper à tout moment. Mais s’ils veulent être visibles, ils sont comme des poissons dans l’eau ici. Les Russes, eux, trébuchaient comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Cette opération était vouée à l’échec dès sa conception » .

Les drones abandonnés par les mercenaires russes du groupe Wagner et repris par les rebelles de 3R dans la localité de Ngaoukala, à 80 km. de Bocaranga, dans Lim-Pendé, en Centrafrique
Le drone abandonné par les mercenaires russes du groupe Wagner dans leur fuite et repris par les rebelles de 3R dans la localité de Ngaoukala.

 

BUTIN DE GUERRE récupérés par les fantômes de 3R dans la joie

 

Le matériel abandonné par les Wagner dans leur fuite témoigne de leur désorganisation totale. Un drone dernier cri de marque chinoise, des caisses entières de munitions et des équipements de communication sophistiqués, abandonnés  précipitamment par ces Wagner dans leur fuite spectaculaire, sont tombés aux mains des rebelles.

Un responsable du ministère de la Défense confie : « Chaque minution abandonnée ainsi que et les équipements représente des millions de francs CFA. Cette débâcle n’est pas seulement militaire, elle est aussi financière  pour l’État centrafricain qui débourse des fonds pour cette opération couteuse » .

 

ÉCHEC STRATÉGIQUE SYSTÉMIQUE

 

Un activiste centrafricain basé à Bossangoa décrypte : « Les Wagner répètent inlassablement les mêmes erreurs depuis leur arrivée. Leur incapacité à s’adapter au terrain centrafricain prouve qu’ils privilégient la facturation de leurs services à l’efficacité opérationnelle. Chaque “opération” devient un prétexte pour justifier de nouvelles dépenses » .

Les Arbres endommagés et branches cassées suite à des bombardements aérien Albatros de Wagner dans les motagnes de Ngaoukala, dans la préfecture de Lim-Pendé, près de Mann, en République centrafricaine
Impact des bombardements aérien des mercenaires russes sur la végétation à Ngaoukala, dans Lim-Pendé, près de Mann, en RCA”

 

CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES POUR L’ÉTAT

 

Cette nouvelle déroute aggrave le gouffre financier creusé par la présence russe. Un fonctionnaire du ministère des Finances révèle : « Les Wagner exigent des paiements colossaux pour chaque opération, réussie ou non. Pendant ce temps, nos hôpitaux manquent de médicaments et nos écoles de fournitures. L’échec de Ngaoukala représente six mois de salaires des enseignants » .

 

MORAL DES TROUPES AU PLUS BAS

 

Les soldats FACA, contraints de suivre des mercenaires incompétents, voient leur moral s’effondrer. Un sous-officier témoigne :

« Nous sommes devenus les spectateurs de notre propre guerre. Les Wagner prennent toutes les décisions, commettent toutes les erreurs, et nous devons suivre sans broncher » .

 

Cette débâcle à Ngaoukala ne représente que la partie visible d’un désastre plus profond. Pendant que les mercenaires russes accumulent les échecs, le trésor public se vide, les rebelles se renforcent, et la population centrafricaine continue de payer le prix fort de cette collaboration militaire catastrophique. L’incapacité des Wagner à obtenir des résultats concrets pose désormais ouvertement la question de leur maintien sur le sol centrafricain.

 

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Les mercenaires russes de Wagner imposent leur loi criminelle à Ndassima : torture et sévices sexuels sur des jeunes centrafricains

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Les mercenaires russes de Wagner imposent leur loi criminelle à Ndassima : torture et sévices sexuels sur des jeunes centrafricains

 

Centrafrique.org/christian-lhomme-qui-aurait-decouvert-le-corps-de-limam-de-ndachima-est-activement-recherche-par-les-mercenaires-russes/centralafrican/” rel=”attachment wp-att-55998″ data-wpel-link=”internal”>Un prospecteur cherche de l’or dans la mine Ndassima près de Djoubissi (République centrafricaine). REUTERS Un-prospecteur-cherche-de-lor-dans-la-mine-Ndassima-pres-de Christian, l’homme qui aurait découvert le corps de l’imam de Ndachima, est activement recherché par les mercenaires russes
Dans les mines de Ndachima

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC.  Des actes d’une barbarie insoutenable commis par les mercenaires russes de Wagner secouent la région de Ndassima, à 60 kilomètres de Bambari. Plusieurs jeunes centrafricains gisent actuellement à l’hôpital de Bambari, victimes de tortures et sévices sexuels d’une rare violence.

 

Ndachima, une zone minière sous le joug de Wagner

 

Le site aurifère de Ndassima, exploité illégalement depuis plus de 5 ans par le groupe Wagner, cristallise les tensions dans cette région riche en minerais. Les mercenaires russes y règnent en maîtres absolus, imposant un couvre-feu strict dès 17 heures et s’arrogeant tous les droits sur les ressources locales.

 

« Les Wagner sont plus puissants que le Président lui-même. La loi ne s’applique pas à eux. Ils agissent en toute impunité depuis des années », déplore un jeune de Ndachima interrogé par la rédaction du CNC sous couvert d’anonymat.

 

Des pratiques de torture systématiques

 

Les faits survenus la semaine dernière révèlent l’extrême brutalité des méthodes employées. Selon certaines informations circulant sur les réseaux sociaux, Un groupe de jeunes, tentés par le vol de graviers sur le site minier de Ndachima exploité par Wagner, est tombé dans un piège tendu par les mercenaires russes. L’un des membres du groupe avait préalablement dévoilé discrètement leur mode opératoire aux Wagner.

 

« Ces jeunes sont attirés par la possibilité de gagner un peu d’argent ou de nourriture. Les Wagner exploitent cette misère pour asseoir leur domination par la terreur », explique à CNC un notable de Ndachima.

 

Un système d’impunité bien rodé

 

Selon les mêmes informations, l’accès à l’hôpital de Bambari, où sont soignées les victimes, reste strictement interdit aux journalistes et observateurs. Cette chape de plomb témoigne de la mainmise totale des mercenaires russes sur cette partie du territoire nationale.

 

« Nous dénonçons ces exactions depuis des années, mais aucune mesure n’a jamais été prise. Les Wagner continuent d’agir comme en territoire conquis », dénonce un défenseur des droits humains.

 

Les autorités centrafricaines, par leur silence complice, portent une lourde responsabilité dans la perpétuation de ces crimes. Pendant ce temps, les Wagner poursuivent leur pillage des ressources minières du pays, dans un climat de terreur et d’impunité totale.

 

Les victimes de Ndassima s’ajoutent à la longue liste des exactions commises par ces mercenaires qui défient ouvertement la souveraineté nationale centrafricaine. Le prix payé par la population locale pour l’exploitation illégale de ses ressources continue de s’alourdir, dans l’indifférence générale des autorités.

 

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FIDÈLE GOUANDJIKA DÉVOILE AU GRAND JOUR LA MÉDIOCRITÉ DU RÉGIME TOUADERA….

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FIDÈLE GOUANDJIKA DÉVOILE AU GRAND JOUR LA MÉDIOCRITÉ DU RÉGIME TOUADERA….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize Révélations explosives sur les agissements de Fidèle Ngouandjika : un leader corrompu et prédateur” width=”450″ height=”296″ />
Fidele Gouandjika haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Bangui, CNC. Les critiques acerbes fusent au sein même du pouvoir centrafricain. Dans une sortie fracassante sur Facebook, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du président Touadera, dénonce ouvertement l’incompétence qui gangrène les institutions de l’État centrafricain.

 

Une administration paralysée par l’incompétence, selon Fidèle Gouandjika

 

Le constat est accablant. Selon Gouandjika, le gouvernement centrafricain regorge de ministres sans qualifications ni références, nommés uniquement sur la base d’affinités personnelles. « Des ministres idiots, des ministres qui n’ont même pas de références » a-t-il déclaré. Pour beaucoup d’internautes centrafricains, le ministre pointe  du doigt indirectement  les portefeuilles du de la jeunesse et des sports, du Travail, des Actions humanitaires, de la Culture et des PME.

 

Un processus législatif défaillant

 

Le ministre conseiller va plus loin en dénonçant un processus législatif totalement dysfonctionnel. D’après ses révélations, des projets de loi sont validés « de manière idiote » en Conseil des ministres avant d’être soumis à une Assemblée nationale dont « plus de 40% des députés sont des illettrés ».

 

Le cas révélateur de la loi sur les agents étrangers

 

Cette situation prend un relief particulier avec la récente proposition de la loi sur les agents étrangers. Ce texte, calqué sur le modèle russe sans adaptation au contexte centrafricain, exemplifie parfaitement les dysfonctionnements dénoncés par Gouandjika. Le ministre de l’Administration du territoire a défendu ce projet devant l’Assemblée nationale sans aucune réflexion critique sur sa pertinence.

 

Un président qui cautionne

 

Plus grave encore, Gouandjika pointe indirectement la responsabilité du président Kongoboro . En promulguant ces lois « bêtement votées », le chef de l’État valide et perpétue un système défaillant. Cette accusation, venant d’un proche du président, prend une dimension particulièrement dévastatrice pour l’image du régime.

 

Ces révélations du ministre conseiller, qui circulent massivement sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois, exposent au grand jour la déliquescence d’un système politique centrafricain miné par le népotisme et l’incompétence. Elles pose des questions fondamentales sur la capacité du régime Touadera à gouverner efficacement le pays.

 

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De la grandeur à la décadence : Quand la RCA rivalisait avec la Suisse !

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De la grandeur à la décadence : Quand la RCA rivalisait avec la Suisse !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/Barthélémy-Boganda-300×297.jpg” alt=”Barthélémy-Boganda CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?” width=”300″ height=”297″ />
Le Président fondateur dde la RCA Barthélémy Boganda

 

Ces années glorieuses où la RCA faisait rêver l’Afrique (1958-1974)

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage magistral “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous plonge dans une période que beaucoup de Centrafricains considèrent aujourd’hui comme un âge d’or perdu. À l’heure où le pays peine à assurer les services les plus élémentaires à sa population et dépend largement de l’aide internationale, l’auteur nous rappelle qu’il y a à peine un demi-siècle, la RCA était surnommée la “Suisse d’Afrique”. Un surnom qui, au regard de la situation actuelle, semble presque relever du mythe.

 

À travers une analyse rigoureuse, Élie OUEIFIO décortique cette période fascinante où la RCA, loin d’être à la remorque des autres nations, traçait sa propre voie vers le développement. Comment un pays qui exportait ses produits, gérait ses propres industries et assurait son autosuffisance alimentaire a-t-il pu devenir l’un des plus dépendants du continent ? Cette question fondamentale traverse son analyse et nous invite à redécouvrir une période où tout semblait possible.

 

la RCA : naissance d’une nation (1958 – 1960)

 

L’histoire moderne de la République Centrafricaine débute le 1er décembre 1958, lorsque Barthélemy Boganda transforme l’Oubangui-Chari en République Centrafricaine. Cette décision historique fait suite à la victoire du “oui” lors du référendum du 28 septembre 1958, marquant la volonté du peuple de s’engager sur la voie de l’autodétermination.

 

L’héritage de Barthélemy Boganda : Une vision pour l’avenir de la RCA

 

Barthélemy Boganda, père fondateur de la nation, inscrit son action dans une vision profondément humaniste, résumée par sa devise “Zo Kwe Zo” (“tout être humain est une personne”). Cette philosophie, révolutionnaire pour l’époque, pose les fondements d’une société égalitaire et affirme la dignité intrinsèque de chaque citoyen.

 

la RCA  à l’ère David Dacko (1959 – 1965) : Les premiers pas

 

Une administration de proximité

David Dacko, jeune instituteur devenu premier président, met en place une politique de proximité remarquable :

– Connaissance personnelle des chefs de quartiers et de villages de la RCA

– Contact direct avec les populations

– Compréhension fine des réalités du terrain

– Politique économique adaptée aux besoins locaux

 

Les fondations économiques de la RCA

Sous sa direction, le pays engage des partenariats stratégiques :

– Collaboration avec la Chine pour le développement de la riziculture à Boyali

– Partenariat avec Israël pour l’exploitation minière

– Mise en place des premières structures économiques nationales

 

la RCA  à l’époque Bokassa (1966-1974) : L’apogée du développement

 

Une vision développementaliste ambitieuse

Jean-Bedel Bokassa impulse une dynamique de développement sans précédent :

 

Infrastructures et transport

– Programme massif de construction routière

– Entretien régulier du réseau routier national

– Développement des voies de communication interurbaines

– Équipement des préfectures en matériel d’entretien routier

 

Agriculture et élevage

– Création d’instituts de recherche agronomique (ISDR, BDPA, ICRA)

– Lancement de l’”Opération Bokassa” pour l’autosuffisance alimentaire

– Soutien à la modernisation agricole

– Développement de l’élevage

 

Industrie et énergie

Création d’un tissu industriel diversifié :

– ICAT (Industrie Centrafricaine de Textile) à Boali

– UCATEX (Usine Centrafricaine de Textile) à Bangui

– SOCACIG (Société Centrafricaine de Cigarette)

– MANUCACIG (Manufacture Centrafricaine de Cigare)

– HUSACA (Usine de Savonnerie Centrafricaine)

– Autres industries manufacturières

 

Communication et infrastructures

– Développement des télécommunications dans toutes les préfectures

– Création d’une flotte fluviale entre Bangui et Brazzaville

– Établissement d’une flotte aérienne nationale

– Développement de la radio et de la télévision nationales

 

la RCA , un modèle de développement intégré

 

Cette période se caractérise par :

  1. Une vision claire du développement national
  2. Une politique d’industrialisation cohérente
  3. Un souci constant de l’autosuffisance alimentaire
  4. Une attention particulière aux infrastructures
  5. Une valorisation des ressources nationales

 

L’éthique au cœur du développement de la RCA

– Lutte active contre la corruption

– Promotion de la valeur travail

– Respect de la chose publique

– Discipline sociale et civique

 

Les facteurs de réussite

 

Plusieurs éléments expliquent les succès de cette période :

– Une vision claire du développement national

– Un leadership fort et déterminé

– Une administration efficace

– La mobilisation des ressources nationales

– La stabilité politique relative

– L’engagement populaire dans le développement

 

En claire, la période 1958 – 1974 représente véritablement l’âge d’or de la RCA. Elle démontre la capacité du pays à se développer par ses propres moyens quand les conditions de bonne gouvernance sont réunies. Cette époque reste une référence et une source d’inspiration pour le renouveau national contemporain.

 

Les réalisations de cette période prouvent qu’avec une vision claire, une gestion rigoureuse et un leadership déterminé, la RCA peut atteindre des niveaux remarquables de développement. Ces années fondatrices constituent un héritage précieux et un modèle dont les leçons restent pertinentes pour relever les défis actuels du pays.

 

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Homologation refusée du stade  Boganda : Le ministre Doneng se réfugie dans le complotisme

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Homologation refusée du stade  Boganda : Le ministre Doneng se réfugie dans le complotisme

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunsse et des sports.

 

Bangui, CNC. Le complexe sportif Barthélémy Boganda de Bangui vient d’essuyer un rejet cinglant de la Confédération Africaine de Football (CAF). Une décision sans appel qui expose au grand jour l’amateurisme criant des autorités centrafricaines dans la gestion des infrastructures sportives, sous la houlette d’un ministre visiblement dépassé par ses fonctions.

 

Des travaux de rénovation du stade  Boganda  dignes d’une farce

 

L’inspection technique de la CAF du stade  Boganda  révèle des manquements ahurissants. Les toilettes initialement destinées au public ont été transformées en bureaux mis en location par le directeur général de l’ONASPORT, le gazon installé ne répond pas aux normes sportives internationales, et comble de l’absurdité, les projecteurs installés sont des lampadaires de rue inadaptés aux compétitions sportives.

“Ce sont des éclairages qu’on trouve dans les quartiers, pas dans un stade international”, confie un spécialiste centrafricain en infrastructures sportives sous couvert d’anonymat.

 

Un ministre incompétent aux commandes

 

À la tête de ce désastre, le ministre de la Jeunesse et des Sports, ancien chef de la milice Requin sans aucune expérience dans la gestion sportive, doit sa nomination uniquement à son appartenance au parti présidentiel. Face aux critiques, il se réfugie dans un discours victimaire, accusant la CAF de “décision politique” alors que les manquements techniques sont clairs et documentés.

 

stade  Boganda : une gestion calamiteuse des fonds publics

 

“Ils pensaient que la CAF allait gober leurs bêtises”, témoigne un cadre fédéral qui préfère garder l’anonymat. La rénovation du stade  Boganda  s’apparente plus à un bricolage qu’à une réhabilitation professionnelle, avec des entreprises créées pour l’occasion et des travaux réalisés au mépris des normes internationales.

 

Des conséquences désastreuses pour le football centrafricain

 

Cette non-homologation du stade  Boganda  n’est pas une simple formalité administrative : elle contraint les Fauves de la RCA à jouer leurs matchs à l’étranger. Une situation qui aurait pu être évitée si les travaux avaient été confiés à des professionnels compétents plutôt qu’à des entreprises de circonstance.

 

Un ministre qui se victimise au lieu d’assumer son incompétence

 

Au lieu de reconnaître ces manquements évidents, le ministre se lance dans une rhétorique complotiste : “Ils sont allés au Cameroun, pourquoi pas à Bangui ?”. Une posture qui traduit la dérive d’une administration qui, à force de voir des complots partout, oublie ses responsabilités fondamentales.

 

La théorie du complot comme seule défense

 

Formaté par le discours anti-occidental promu par ses alliés russes, le ministre voit dans chaque critique une conspiration, transformant un échec technique patent en prétendue machination politique. Une attitude qui ne fait qu’aggraver l’isolement du football centrafricain.

 

Ce fiasco du stade Barthélémy Boganda montre parfaitement les dérives d’un système où les compétences sont sacrifiées sur l’autel du clientélisme politique. Pendant que le ministre s’égare dans des théories du complot, ce sont les sportifs et les supporters centrafricains qui paient le prix fort de cette incompétence manifeste.

 

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Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles

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Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Leau-engloutit-les-habitations-a-Kaga-Bandoro-339×450.jpg” alt=”Maison en briques partiellement submergée par les inondations à Kaga-Bandoro, avec le reflet des arbres sur l’eau stagnante, illustrant l’article sur la ville de Kaga-Bandoro : L’inaction criminelle répétée du gouvernement face aux catastrophes naturelles….” width=”339″ height=”450″ />
Dans le quartier Abakar, une habitation traditionnelle en briques se reflète dans les eaux de crue de la rivière Gribizi, témoignant de l’ampleur de la catastrophe.. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Des quartiers entiers engloutis sous les eaux, des maisons qui s’effondrent, des milliers d’habitants abandonnés à leur sort. Depuis plus d’une semaine, les quartiers Abakar et Abdala de Kaga-Bandoro sont submergés par les inondations, sans qu’aucune aide ne parvienne aux sinistrés. Un scénario dramatique qui se répète, démontrant l’incompétence chronique des autorités centrafricaines.

 

Une catastrophe humaine délibérément ignorée à Kaga- Bandoro

 

Le débordement de la rivière Gribizi provoque un désastre sans précédent. Les habitations en briques s’écroulent les unes après les autres, forçant les habitants à fuir.

« Les maisons s’effondrent à tout moment. Le bruit des effondrements résonne comme des explosions. L’eau s’infiltre sous les fondations et détruit tout », témoigne Narcisse, un habitant du quartier Abakar.

 

Un gouvernement récidiviste dans l’abandon de sa population

 

Cette tragédie rappelle douloureusement celle de Bozoum il y a quelques semaines, où les sinistrés ont été abandonnés par les autorités. Sans l’intervention des ONG internationales, la situation humanitaire aurait été encore plus catastrophique.

« Le gouvernement reproduit systématiquement le même schéma d’abandon. Seules les organisations internationales se mobilisent réellement pour nous aider », dénonce Pierre, un responsable communautaire de Bozoum.

 

Un ministère des Actions humanitaires défaillant

 

Plus révoltante encore est l’incurie du ministère des Actions humanitaires.

« La ministre, Bemakasoui,  a détourné les équipements fournis par les organisations internationales pour construire son école privée à Samba. Comment peut-on espérer une aide quand les ressources destinées aux sinistrés sont pillées ? », s’indigne un fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Cette gestion scandaleuse des ressources explique l’incapacité totale du ministère à répondre aux crises successives.

 

La mascarade de la JMA à Kaga-Bandoro

 

L’absurdité de la situation atteint son paroxysme avec l’organisation prochaine de la Journée mondiale de l’alimentation dans une ville paralysée par les inondations. Les bâtiments publics sont touchés – l’ÉNERCA est submergé et la gendarmerie menacée. Le défilé de cinq ministres à Kaga-Bandoro n’a abouti à aucune action concrète, prouvant une fois de plus le décalage entre les apparences et la réalité du terrain.

 

Un système de mensonges institutionnalisé

 

« Le gouvernement a fait du mensonge sa méthode de gouvernance. Entre leurs déclarations médiatiques et la réalité du terrain, c’est le jour et la nuit », dénonce Jean, un commerçant sinistré. Cette politique du mensonge permanent, renforcée par les méthodes opaques du groupe Wagner, maintient la population dans un état de détresse permanent.

 

Un État démissionnaire de ses responsabilités

 

L’accumulation de ces catastrophes mal gérées démontre l’incapacité – ou pire, le refus – du gouvernement d’assumer ses responsabilités fondamentales envers ses citoyens. Pendant que les autorités multiplient les promesses creuses, les habitants de Birao, et de Kaga-Bandoro, comme ceux de Bozoum avant eux, voient leurs vies détruites dans l’indifférence d’un État qui privilégie les apparences à l’action concrète.

 

La répétition de ces drames pose une question capitale : jusqu’à quand la population centrafricaine devra-t-elle subir l’incompétence et le mépris de ses dirigeants ? La communauté internationale, seul recours face à ces défaillances répétées, ne peut continuer à pallier éternellement les manquements d’un État qui a visiblement renoncé à protéger ses citoyens les plus vulnérables.

 

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Les chauffeurs centrafricains sous le joug sanglant des Wagner : dégagez la route ou mourez !

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Les chauffeurs centrafricains sous le joug sanglant des Wagner : dégagez la route ou mourez !

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Un-Accident-cause-par-les-mercenaires-de-Wagner-Un-vehicule-bascule-dans-un-ravin-en-tentant-de-ceder-le-passage-328×450.jpg” alt=”Véhicule renversé dans un ravin, contraint de céder la route aux mercenaires de Wagner en Centrafrique” width=”328″ height=”450″ />
véhicule renversé dans un ravin après avoir été forcé de céder le passage aux mercenaires de Wagner.

 

 

Bangui, CNC. Au pays de Zo kwé Zo du Président Barthelemy Boganda, la République centrafricaine, le groupe Wagner fait régner sa loi par la terreur sur les routes nationales. Entre Bambari et Alindao, ces mercenaires russes n’hésitent plus à torturer les chauffeurs centrafricains dont les véhicules sont bloqués dans les nids-de-poule géants.

 

“Soit tu dégages immédiatement, soit on te tue”, telle est désormais la sinistre alternative imposée aux chauffeurs centrafricains  par ces hommes armés très violents qui se comportent en véritables seigneurs de guerre sur le territoire centrafricain.

 

Une violence systématique et programmée sur Les chauffeurs centrafricains

 

La brutalité des Wagner envers Les chauffeurs centrafricains  s’apparente à une stratégie délibérée de terreur. Sur l’axe Sibut et Grimari, tout comme sur la route entre Bambari-Alindao, les témoignages glaçants se multiplient.

“J’ai vu de mes propres yeux ces mercenaires menacer d’exécution un chauffeur dont le camion était embourbé. Terrorisé, il a tenté une manœuvre désespérée et son véhicule s’est renversé dans le fossé. Les Wagner sont repartis en riant, le laissant dans son état chaotique sans assistance”, raconte Thierry, commerçant témoin de la scène.

 

Des routes transformées en pièges mortels pour Les chauffeurs centrafricains

 

L’état apocalyptique du réseau routier centrafricain aggrave dramatiquement cette situation. Les soi-disant travaux de réhabilitation entre Sibut et Grimari, lancés en septembre 2024 pour faciliter le déplacement de la délégation se rendant à Bambari pour le lancement officiel de la rentrée scolaire 2024 – 2025 , ont empiré les conditions de circulation.

“Ils ont jeté du sable dans des trous d’un mètre de profondeur. Avec cette saison des pluies, ces portions sont devenues de véritables bourbiers où s’enlisent nos véhicules. Et quand les Wagner arrivent, c’est la panique totale parmi les conducteurs”, explique Jean-Pierre, un chauffeur routier depuis plus de 15 ans.

 

Une population terrorisée réduite au silence

 

La terreur instaurée par les Wagner a transformé les axes routiers centrafricains en zones de non-droit absolu.

“Nous, Les chauffeurs centrafricains,  sommes devenus moins que des animaux aux yeux de ces mercenaires. Ils nous frappent, nous humilient et menacent de nous tuer si nous ne dégageons pas assez vite la route. Même avec un véhicule en panne, il faut disparaître à leur approche”, témoigne un chauffeur sous couvert d’anonymat, encore marqué par les coups reçus des Wagner.

 

Les exactions quotidiennes des Wagner sur Les chauffeurs centrafricains

 

Sur l’axe Sibut-Grimari, chaque passage des mercenaires russes vire au cauchemar.

“Ils accusent systématiquement les chauffeurs centrafricains en difficulté de bloquer volontairement la route. Les passages à tabac sont devenus quotidiens. Plusieurs de mes collègues ont été grièvement blessés pour n’avoir pas pu dégager leur véhicule assez rapidement”, révèle un responsable des conducteurs des transporteurs de Bambari.

 

L’impuissance des autorités

 

Devant ces exactions, le gouvernement centrafricain brille par son silence complice. Les forces de l’ordre locales, dépassées et intimidées, n’interviennent plus lors des incidents impliquant les Wagner.

“Nous sommes abandonnés à notre sort. Ces mercenaires ont tous les droits, y compris celui de vie ou de mort sur nous”, constate amèrement un chef de village Wawa , situé à 60 kilomètres de Sibut.

 

Cette situation dramatique démontre parfaitement la mainmise totale des Wagner sur les axes routiers centrafricains. Pendant que les autorités détournent le regard, ces mercenaires continuent d’imposer leur loi brutale, transformant chaque déplacement en potentiel arrêt de mort pour les transporteurs centrafricains.

 

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La déforestation et les incendies de brousse inquiètent le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye….

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La déforestation et les incendies de brousse inquiètent le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Vehicule-tout-terrain-du-ministere-des-eaux-et-foret-450×338.jpg” alt=”Deux agents des eaux et forêts discutant dans un véhicule tout-terrain boueux marqué de l’insigne de l’Union Européenne dans une zone forestière. Vehicule-tout-terrain-du-ministere-des-eaux-et-foret Vaste opération du déboisement sauvage à Paoua : Complicité du Chef des Eaux et Forêts” width=”450″ height=”338″ />
Vehicule tout terrain du ministere des eaux et-

 

Bangui, CNC. En République centrafricaine, la région de Lim-Pendé, située à 487 kilomètres de la capitale Bangui, subit une destruction massive de son couvert forestier. Les services du cantonnement forestier de Ngaoundaye multiplient depuis plusieurs semaines les alertes devant l’ampleur du phénomène qui menace l’équilibre écologique de la région.

 

“Les feux de brousse ravagent nos forêts de manière incontrôlée. Les habitants embrasent les végétations pour diverses raisons, sans mesurer l’impact environnemental de ces pratiques”, déclare un agent du service du cantonnement forestier préfectoral de Lim-Pendé, dans un entretien accordé à Corbeau News.

 

Ces incendies, qui détruisent des milliers d’hectares chaque année, résultent de pratiques diverses profondément ancrées dans les traditions locales. Dans les localités de Bang, Ngaoundaye, Mann et Ndim, les agriculteurs recourent au brûlis pour défricher leurs parcelles. Les éleveurs, eux, utilisent le feu pour favoriser la repousse d’herbes tendres destinées au bétail. Des chasseurs provoquent également des incendies pour débusquer le petit gibier.

 

L’absence totale de moyens de lutte aggrave considérablement la situation. “Aucune ville de province ne dispose d’un service d’incendie. Les feux progressent jusqu’à leur extinction naturelle ou jusqu’à la création de pare-feux par les villageois”, explique un notable de Mann, qui poursuit : “Chaque année, nous observons impuissants la destruction de notre environnement. Les dégâts sur la biodiversité sont considérables”.

 

Les conséquences environnementales dépassent la simple destruction de la végétation. La disparition du couvert forestier entraîne une érosion accélérée des sols, menace les espèces animales et végétales endémiques, et perturbe le cycle des précipitations. Les incendies génèrent également une pollution atmosphérique importante.

 

Le ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, sous la direction de Gervais Mbata, tente malgré tout d’apporter des réponses à cette catastrophe écologique. Un programme national de lutte contre la déforestation a été lancé, prévoyant le renforcement des services forestiers dans différentes localités du pays.

 

“Nous intensifions nos actions de sensibilisation auprès des communautés. Des réunions régulières et des interventions radio permettent d’expliquer les conséquences néfastes de ces pratiques et de proposer des alternatives viables”, souligne le service sous-préfectoral du cantonnement de Ngaoundaye. Les services forestiers encouragent notamment l’adoption de techniques agricoles plus respectueuses de l’environnement.

 

Des sanctions plus sévères sont également envisagées. Le code forestier centrafricain prévoit des amendes et des peines d’emprisonnement pour les auteurs d’incendies volontaires. Toutefois, l’application de ces dispositions reste complexe dans des zones reculées où l’État peine à assurer une présence effective.

 

La société civile s’implique aussi dans la lutte contre ce fléau. Des associations locales, soutenues par des ONG nationales et internationales, mènent des campagnes d’éducation environnementale. “La préservation de nos forêts nécessite l’engagement de tous. Nous devons changer nos comportements pour léguer un environnement viable aux générations futures”, insiste un membre d’une association environnementale de Bang.

 

La protection du patrimoine forestier centrafricain représente un enjeu majeur pour le développement durable du pays. Au-delà des mesures techniques et répressives, c’est une véritable prise de conscience collective qui s’avère nécessaire pour enrayer ce processus de destruction environnementale.

 

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CENTRAFRIQUE : DRAME SANGLANT À MINGALA AUTOUR D’UN HIPPOPOTAME

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DRAME SANGLANT À MINGALA AUTOUR D’UN HIPPOPOTAME

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages. deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir” width=”450″ height=”287″ />
La population en fuite

 

Bangui, CNC. Une violente altercation vient d’éclater au PK5 de la sous-préfecture de Mingala, dans la Basse-Kotto, faisant un mort et six blessés graves lors d’une dispute autour du partage d’un hippopotame.

 

Scènes de violence extrême

 

Les faits se sont déroulés ce lundi matin lorsqu’un hippopotame est tombé dans un trou au PK5 de Mingala. Ce qui aurait dû être une source de nourriture pour la communauté s’est rapidement transformé en scène de violence. Des témoins rapportent que plusieurs villageois, armés de couteaux, se sont violemment affrontés pour s’approprier les morceaux de l’animal.

 

Bilan humain dramatique

 

Le bilan provisoire fait état d’un mort et de six blessés graves. Les victimes, touchées par des coups de couteau, ont été transportées d’urgence vers le centre de santé le plus proche. L’état des blessés inspire de vives inquiétudes selon les premiers témoignages recueillis sur place.

 

La situation reste tendue dans le secteur alors que l’hippopotame, cause de ce drame, a été dépecé dans la confusion générale. Cette tragédie met en évidence la violence des conflits qui peuvent éclater autour du partage des ressources dans les zones rurales de Centrafrique.

 

Nous suivons l’évolution de la situation et reviendrons avec plus de détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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La justice centrafricaine : Quand les gardiens du droit deviennent prisonniers du système

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La justice centrafricaine : Quand les gardiens du droit deviennent prisonniers du système

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/le-procureur-de-la-cc-2018-Rock-Alfred-Ngoumbré-Yapéndé-IMG_19janv2018085832-300×169.jpg” alt=”le-procureur-de-la-cc-2018-Rock-Alfred-Ngoumbré-Yapéndé-IMG_19janv2018085832 Centrafrique : tentative d’enlèvement du Président du tribunal de grande instance de Birao par des hommes armés.” width=”300″ height=”169″ />
Le magistrat Rock Alfred Ngoumbré

 

 

La justice centrafricaine : chronique d’une institution sacrifiée sur l’autel du pouvoir

 

Bangui, CNC. Le 15 mars 2022, dans une salle d’audience de Bangui, un magistrat rend un jugement les mains tremblantes. Non pas de peur, mais de honte. Il vient d’acquitter un puissant délinquant financier dont la culpabilité ne fait aucun doute. “Les pressions étaient trop fortes”, confiera-t-il plus tard à ses proches. Cette scène, rapportée par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre le drame quotidien de la justice centrafricaine ligotée, bâillonnée, et transformée en instrument au service des puissants.

 

L’héritage perdu d’une justice centrafricaine  respectée

 

Les fondations solides (1960-1974)

À l’indépendance, la justice centrafricaine s’était construite sur des bases prometteuses :

– Des magistrats rigoureusement formés

– Une indépendance farouchement défendue

– Des décisions respectées et appliquées

– Une réputation d’intégrité

 

OUEIFIO rappelle : “Nos premiers magistrats étaient des monuments d’intégrité. Leur parole valait de l’or, et même les chefs d’État redoutaient leurs jugements.”

Eric Didier Tambo - Procureur Général près la Cour d'Appel de Bangui - crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020 Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020 <a href=RCA : Le parquet général brandit des preuves qui accablent les auteurs des crimes de Bangassou” width=”450″ height=”406″ />
Le magistrat Eric Didier Tambo

 

Le démantèlement programmé d’une institution (1974-2000)

 

La mainmise politique

La dégradation s’est installée progressivement :

– Nominations politiques aux postes clés

– Interventions directes dans les dossiers sensibles

– Manipulation des affectations des magistrats

– Corruption institutionnalisée

 

“Un jour,” raconte un ancien président de tribunal cité par OUEIFIO, “j’ai reçu un appel d’un ministre me dictant le jugement à rendre. Quand j’ai refusé, j’ai été muté le lendemain dans une zone de conflit. C’était le message envoyé à tous les magistrats intègres.”

 

L’effondrement des moyens

La justice centrafricaine a été méthodiquement asphyxiée :

– Tribunaux sans équipements basiques

– Archives judiciaires abandonnées aux intempéries

– Magistrats travaillant sans code juridique à jour

– Greffiers sans matériel de travail

 

Le chaos judiciaire actuel

 

Une justice centrafricaine  à deux vitesses

Le système s’est complètement perverti :

– Dossiers des puissants “mystérieusement” égarés

– Petits délinquants croupissant en prison sans jugement

– Décisions de justice monnayées au plus offrant

– Impunité totale pour les crimes économiques

 

La prison : Reflet d’un système malade

La situation carcérale est apocalyptique :

– Surpopulation dramatique (800 détenus pour 100 places)

– Mélange de prévenus et de condamnés

– Conditions inhumaines de détention

– Évasions régulières

 

Les conséquences sur la société

 

La perte de confiance

Le peuple a totalement perdu foi en sa justice :

– Recours à la justice populaire

– Développement des règlements de compte

– Méfiance généralisée envers les institutions

– Sentiment d’impunité généralisé

 

Le règne de la force

Dans ce vide juridique, la loi du plus fort s’impose :

– Multiplication des milices privées

– Justice parallèle des groupes armés

– Zones de non-droit

– Vengeances en chaîne

 

L’impact sur le développement

 

Le frein économique

L’absence de justice centrafricaine  fiable paralyse l’économie :

– Investisseurs étrangers découragés

– Contrats non respectés

– Litiges commerciaux insolubles

– Climat des affaires délétère

 

La déstructuration sociale

La société toute entière est affectée :

– Perte des repères moraux

– Normalisation de la corruption

– Désocialisation de la jeunesse

– Destruction du tissu social

 

Les tentatives de réforme de la justice centrafricaine

 

Les initiatives avortées

Plusieurs réformes ont échoué :

– Programmes internationaux sans suivi

– Formations sans application pratique

– Équipements livrés puis abandonnés

– Textes votés jamais appliqués

 

Les résistances au changement

Les obstacles sont nombreux :

– Intérêts établis

– Réseaux de corruption

– Pressions politiques

– Manque de volonté réelle

 

Les solutions proposées par OUEIFIO

 

Réformes structurelles urgentes de la justice centrafricaine

Des mesures concrètes :

– Sanctuarisation du budget de la justice

– Protection statutaire des magistrats

– Informatisation des procédures

– Formation continue obligatoire

 

Restauration de l’indépendance

Des actions décisives :

– Dépolitisation des nominations

– Création d’un conseil supérieur autonome

– Garanties constitutionnelles renforcées

– Protection effective des magistrats

 

La dimension internationale

 

La justice pénale internationale

Un complément nécessaire :

– Cour pénale spéciale

– Collaboration internationale

– Formation des magistrats

– Appui technique

 

La coopération régionale

Des synergies à développer :

– Échanges d’expériences

– Formations communes

– Entraide judiciaire

– Harmonisation des pratiques

 

Reconstruire pour survivre

 

La reconstruction d’une justice centrafricaine  indépendante et efficace est vitale pour la RCA. Elle nécessite :

– Un engagement politique fort

– Des moyens adéquats

– Une protection des magistrats

– Une adhésion populaire

 

Comme le conclut OUEIFIO : “Sans une justice centrafricaine  forte et indépendante, tous les autres efforts de reconstruction nationale sont voués à l’échec. La justice n’est pas un luxe, c’est le fondement même de notre survie en tant que nation.”

 

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Les 400 millions de la honte : le fiasco de la rénovation du stade 20 000 places de Bangui

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Les 400 millions de la honte : le fiasco de la rénovation du stade 20 000 places de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunsse et des sports.

 

Bangui, CNC. La rénovation du stade 20 000 places de Bangui vient d’être rejetée par la Confédération Africaine de Football (CAF), exposant un scandale retentissant de détournement de fonds publics. Le projet, financé à hauteur de 400 millions de francs CFA par le gouvernement centrafricain, révèle un système mafieux impliquant le ministre de la Jeunesse et des Sports et plusieurs hauts responsables.

 

La rénovation du stade 20 000 places : une  gestion calamiteuse des fonds publics

 

Les 400 millions de francs CFA débloqués par le gouvernement centrafricain pour réhabiliter cette infrastructure sportive majeure se sont évaporés dans un réseau d’entreprises fictives. Le ministre Héritier Doneng, ancien chef milicien reconverti en politique, a instrumenté ce détournement en créant des sociétés écrans pour capter les marchés publics.

 

“Le ministre a divisé les travaux de la rénovation du stade 20 000 places  entre différentes entreprises créées pour l’occasion. La peinture, les sièges, l’éclairage… tout a été réparti entre ses proches”, révèle une source au sein du ministère qui requiert l’anonymat.

 

Des travaux de façade

 

Au lieu d’une rénovation professionnelle, le stade a subi un ravalement superficiel : peinture hâtive, sièges bricolés et lampadaires inadaptés. Plus grave encore, les installations sanitaires destinées au public ont été converties en bureaux commerciaux par le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon.

 

La CAF n’a pas été dupe de cette mascarade. Dans son courrier du 30 octobre 2024, l’instance africaine exige le recours à “des entreprises spécialisées dans la pose du gazon naturel et l’éclairage sportif” ainsi qu’une expertise professionnelle pour les infrastructures.

 

Un conflit d’ego aux dépens des ouvriers

 

La situation a dégénéré en guerre ouverte entre le ministre Doneng et le directeur de l’ONASPORT. Lidamon accuse le ministre d’avoir détourné les fonds destinés aux ouvriers ayant participé aux travaux. Ces derniers n’ont été payés qu’avec les ressources de l’ONASPORT, privant ainsi les employés de l’organisme de leurs salaires.

 

Le ministre Doneng aurait justifié ce détournement par la nécessité de financer la participation centrafricaine aux Jeux Olympiques de Paris, prétextant l’absence de budget dédié. Une excuse qui ne convainc personne.

 

Les Fauves maintenus en exil

 

Les véritables victimes de ce scandale de la rénovation du stade 20 000 places  restent les sportifs centrafricains. L’équipe nationale de football, les Fauves, demeure contrainte de jouer ses matchs “à domicile” au Cameroun, faute d’infrastructure homologuée. Cette situation pénalise lourdement les performances de l’équipe et prive les supporters du spectacle de leur sélection nationale.

 

Un système bien rodé

 

Cette affaire expose les mécanismes de prédation des ressources publiques en République centrafricaine. Le réseau implique plusieurs acteurs clés :

– Le ministre Héritier Doneng et ses entreprises fictives

– Le directeur de l’ONASPORT, Séverin Lidamon

– Le ministre des sociétés parapubliques, Roméo Gribingui

– D’autres entrepreneurs proches du pouvoir

 

Tous ont profité de ce projet pour détourner l’argent public, transformant une opportunité de développement sportif en opportunité d’enrichissement personnel.

 

Les 400 millions de francs CFA investis auraient pu offrir aux Centrafricains une infrastructure sportive moderne. Au lieu de cela, ils ont alimenté un système de corruption qui continue d’entraver le développement du pays. Ce scandale rappelle l’urgence d’une véritable réforme de la gouvernance en République centrafricaine.

 

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Le criminel Mokhtar enterré en grande pompe : Touadera débloque 10 millions FCFA pour son “exécuteur”

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Le criminel Mokhtar enterré en grande pompe : Touadera débloque 10 millions FCFA pour son “exécuteur”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Mokhtar-Bel-Mokhtar-la-chute-brutale-dun-criminel-tres-violent-426×450.jpg” alt=”Mokhtar Bel Mokhtar, ici, assis dans son bureau en costume noir avec une chemise blanche et cravate rouge, symbolisant la chute brutale d’un criminel très violent de la capitale centrafricaine Bangui” width=”426″ height=”450″ />
Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent

 

Bangui, CNC. Une liste de contributions financières obtenue par notre rédaction dévoile un scandale d’État : le président Touadera, sous le pseudonyme “Grand Frère Uni”, verse 10 millions FCFA pour les obsèques du criminel Mokhtar Bel Mokhtar, son homme de main impliqué dans de nombreux assassinats politiques.

 

Le parti présidentiel MCU transforme les funérailles de ce criminel Mokhtar  en festivités fastueuses, au mépris des traditions musulmanes et de la mémoire de ses victimes.

 

Des ministres embarrassés devant la pression du régime

 

La liste des contributeurs expose les fractures au sein du pouvoir. Des ministres comme Félix Moloua (Premier ministre) et Pierre Somsé (Santé) limitent leurs contributions à 500 000 FCFA, tandis que de simples cadres versent jusqu’à 2 millions FCFA.

« Les ministres sont mal à l’aise de financer publiquement les obsèques d’un tueur. Cette réticence traduit leur gêne devant l’indécence de la situation », confie un haut fonctionnaire sous anonymat.

 

Des témoignages recueillis dans l’entourage du parti révèlent une forte pression exercée sur les cadres : « La direction du MCU a exigé des contributions minimales. Certains ministres ont résisté, préférant subir les remontrances que de s’afficher dans cette mascarade ».

 

La perversion des traditions funéraires, le cas du criminel Mokhtar

 

Le MCU transforme ces funérailles du criminel Mokhtar  en festivités avec alcool et musique, violant les principes musulmans d’une inhumation rapide et sobre. « C’est une profanation des rites funéraires et une insulte aux familles des victimes de Mokhtar », dénonce un imam du PK5.

 

La contribution personnelle de 10 millions FCFA du président Touadera, dissimulée sous l’appellation “Grand Frère Uni”, démontre les liens étroits entre le chef de l’État et son ancien exécuteur des basses œuvres.

 

Le parcours du criminel Mokhtar au service du pouvoir

 

Le criminel Mokhtar Bel Mokhtar, mort dans des circonstances troubles fin octobre, dirigeait la branche musulmane de la milice Rekin. Son nom reste associé à de nombreux crimes commandités, dont l’assassinat de la juriste Nadia Carine Fornel Poutou et ses trois enfants, brûlés vifs en 2021.

 

« Le criminel Mokhtar  était l’homme des sales besognes du régime. Sa proximité avec Wagner et le président lui garantissait une impunité totale », révèle un ancien membre des services de sécurité.

 

Un régime qui célèbre ses bourreaux

 

Ces funérailles fastueuses financées par le chef de l’État dévoilent la dérive morale du pouvoir. « Un président qui honore publiquement un tueur prouve que la criminalité est institutionnalisée au sommet de l’État », analyse un professeur de sciences politiques à l’Université de Bangui.

 

La mort suspecte de Mokhtar et ces obsèques controversées pose de nouvelles questions : quels secrets ce proche du président risquait-il de révéler ? La contribution exceptionnelle de Touadera vise-t-elle à acheter le silence de son entourage ?

 

Cette célébration d’un criminel notoire par le pouvoir marque un nouveau pas dans l’indécence d’un régime qui ne cherche même plus à masquer ses liens avec les réseaux criminels.

 

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Daniel Nzéwé Aziagbia , le faussaire qui défie l’État centrafricain depuis sa cachette à la SRI

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Daniel Nzéwé Aziagbia Aziagbia , le faussaire qui défie l’État centrafricain depuis sa cachette à la SRI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Daniel-Nzewe-tres-bon-format-450×364.jpg” alt=”Monsieur Daniel Nzéwé Daniel-Nzewe-tres-bon-format RCA : affaire Regis Lionel Dounda contre Daniel Nzéwé, la justice accélère le dossier” width=”450″ height=”364″ />
Daniel Nzéwé

 

Bangui, CNC. Le grand escroc Daniel Nzéwé Aziagbia, accusé d’avoir orchestré des détournements de plusieurs milliards de francs CFA au cœur du pouvoir centrafricain, a rompu son silence. Dans un message publié lundi sur Facebook, ce spécialiste des faux documents compare son prochain retour à celui d’un rapace : “Plus l’aigle prend de la hauteur, moins il est visible. Il surgit quand la proie s’y attend le moins. Le retour du faucon !”

 

Une provocation calculée du sulfureux Daniel Nzéwé Aziagbia

 

Cette sortie médiatique sur les réseaux sociaux du sulfureux Daniel Nzéwé Aziagbia  ne doit rien au hasard. En s’identifiant à un prédateur planant au-dessus de sa proie, Daniel Nzéwé Aziagbia   adresse un message d’intimidation à peine voilé au régime de Bangui. Un ancien magistrat centrafricain analyse : “Ce criminel se permet de narguer publiquement les autorités. Cette impunité démontre la persistance de ses protections au plus haut niveau de l’État”.

 

Des menaces à peine voilées du sulfureux Daniel Nzéwé Aziagbia

 

Le choix des mots est révélateur. En évoquant un aigle invisible qui “surgit quand la proie s’y attend le moins”, Daniel Nzéwé Aziagbia  menace implicitement de révéler des informations compromettantes sur ses anciens complices au sein du pouvoir. Un expert centrafricain en cybercriminalité précise : “Il utilise la métaphore du rapace pour signifier qu’il dispose encore d’un réseau actif et de documents sensibles”.

 

Un défi aux institutions

 

Cette bravade publique d’un homme recherché depuis des années par la justice révèle la fragilité persistante de l’État de droit en Centrafrique. “Quand un chef mafieux peut ainsi défier ouvertement les autorités, c’est tout le système judiciaire qui est ridiculisé”, dénonce un avocat au barreau de Bangui.

 

L’ombre des complicités

 

L’assurance affichée par Daniel Nzéwé Aziagbia   pose sérieusement des questions troublantes sur ses soutiens actuels. Un ancien enquêteur de la SRI témoigne : “Pour qu’un homme aussi exposé prenne le risque de se manifester publiquement, il doit disposer de solides garanties. Ses réseaux au sein de l’appareil d’État restent manifestement actifs”.

 

La publication provocatrice de Daniel Nzéwé Aziagbia constitue plus qu’une simple forfanterie sur les réseaux sociaux. Elle démontre la persistance d’un système mafieux qui continue de défier l’autorité de l’État centrafricain. Le message est clair : malgré les enquêtes et les poursuites judiciaires, les réseaux criminels conservent leur capacité de nuisance au plus haut niveau.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique

 

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CORBEAUNEWS-CENTRAFRIQUE DANS LA LIGNE DE MIRE  des terroristes : TOUADÉRA ET WAGNER SORTENT L’ARTILLERIE LOURDE

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CORBEAUNEWS-Centrafrique DANS LA LIGNE DE MIRE  des terroristes : TOUADÉRA ET WAGNER SORTENT L’ARTILLERIE LOURDE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065-450×283.jpg” alt=”Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale” width=”450″ height=”283″ />
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. L’acharnement contre la liberté de la presse vient d’atteindre un nouveau sommet inquiétant en République centrafricaine. Dans une manœuvre qui rappelle les heures les plus sombres des régimes très autoritaires du monde, le pouvoir de Bangui, main dans la main avec les Mercenaires russes de Wagner, vient de porter un nouveau coup à la liberté d’expression en faisant suspendre la page Facebook du journal Corbeaunews-Centrafrique, l’un des derniers bastions de la presse indépendante dans le pays, suite à une campagne de signalements massifs instrumentée par le régime Touadéra et ses alliés russes de Wagner.

 

Une stratégie d’étouffement systématique de CORBEAUNEWS-CENTRAFRIQUE

 

Le régime Touadéra, visiblement très allergique à toute forme de critique, déploie un arsenal répressif digne des pires dictatures du monde pour museler la presse indépendante. L’acharnement contre Corbeaunews-Centrafrique

(CNC) est emblématique : blocage du site internet en 2021 sur ordre direct du Conseil des ministres, campagnes de désinformation, harcèlement numérique systématique. Ces méthodes dignes d’un autre âge révèlent la vraie nature d’un pouvoir qui a définitivement tourné le dos aux principes démocratiques.

 

Les mercenaires russes en première ligne contre CORBEAUNEWS-CENTRAFRIQUE

 

Les sbires de Wagner, ces mercenaires qui gangrènent désormais les institutions centrafricaines, se comportent en véritables chiens de garde du régime.

“La Radio Longo Songo, leur organe de propagande, jubile ouvertement de la suspension de notre page Facebook, exhibant sans vergogne leur mépris pour la liberté de la presse”, dénonce un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique“. « Leurs trolls pullulent sur les réseaux sociaux, célébrant cette victoire contre la démocratie comme des vautours sur une proie”.

 

Une presse indépendante sous pression permanente

 

“Le climat de terreur instauré par le régime a transformé le paysage médiatique centrafricain en désert informationnel”, alerte un responsable d’ONG internationale. “Les rares médias qui osent encore lever la voix vivent dans la peur permanente d’une fermeture brutale. Même les organisations internationales marchent sur des œufs, préférant la compromission à la confrontation pour survivre.”

 

Une tentative de censure de CORBEAUNEWS-CENTRAFRIQUE  vouée à l’échec

 

Mais le duo Touadéra-Wagner commet une erreur stratégique majeure. Leur obsession à faire taire Corbeaunews-Centrafrique ne fait que renforcer sa crédibilité auprès des lecteurs. Les chiffres sont éloquents. . Selon les statistiques de fréquentation du journal, Facebook ne représente que 3 à 4% de son lectorat total. La majorité des lecteurs accède directement au site internet, parfois avec le VPN, démontrant l’inefficacité des tentatives de censure du régime. WhatsApp (15%) et Twitter/X (6%) constituent également des canaux de diffusion importants.

 

Face à cette tentative pathétique d’assassinat médiatique, la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique reste inébranlable, déterminée à poursuivre sa mission d’information malgré les assauts d’un pouvoir qui confond visiblement silence et consentement. Cette résistance acharnée prouve, s’il en était encore besoin, que la voix de la vérité ne peut être étouffée, même par les manœuvres les plus sournoises d’un régime aux abois.

 

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L’attaque de Koundé : Les troublantes coïncidences impliquant les mercenaires du groupe Wagner

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L’attaque de Koundé : Les troublantes coïncidences impliquant les mercenaires du groupe Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/vehicule-calcine-avec-des-faca-vers-Kounde-le-31-octobre-2024-450×377.jpg” alt=”véhicule 4×4 transportant des soldats FACA, un ressortissant chinois et une centrafricaine, calciné par les rebelles de 3R dans une embuscade près de Koundé, tuant de facto deux soldats FACA” width=”450″ height=”377″ />
véhicule 4×4 transportant des soldats FACA, un ressortissant chinois et une centrafricaine, calciné par les rebelles de 3R dans une embuscade près de Koundé, tuant de facto deux soldats FACA

 

Bangui, CNC. Les circonstances de L’attaque de Koundé ayant coûté la vie à deux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) le 31 octobre près de Alim prennent une tournure inquiétante. Une enquête approfondie menée sur place révèle des éléments troublants pointant vers une possible implication des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

L’attaque de Koundé : des témoignages accablants

 

Les habitants du village Alim, témoins directs des événements, sont formels.

“Les véhicules Wagner sont passés moins d’une heure avant l’attaque. Comment les assaillants auraient-ils pu opérer juste après leur passage sans être repérés ?”, s’interroge un villageois sous couvert d’anonymat. Un autre témoin ajoute : “Les mercenaires russes sont arrivés étonnamment vite sur les lieux alors que le véhicule des FACA était encore en flammes, comme s’ils attendaient à proximité.”

 

Un mode opératoire suspect

 

Cette rapidité d’intervention des Wagner après l’attaque de Koundé  pose de sérieuses questions. Dans une région où les routes sont quasi impraticables et les communications difficiles, leur présence quasi-immédiate sur les lieux interpelle. Un scénario qui rappelle étrangement l’attaque de Chimbolo, dans la préfecture de la Ouaka, où neuf ressortissants chinois avaient été tués sur un site minier dans des circonstances similaires.

 

Les groupes armés hors de cause

 

Les principaux mouvements armés de la région rejettent catégoriquement toute implication. Le groupe 3R comme la milice Anti-Balaka du général Ndalé ont fermement démenti leur participation. Des dénégations qui renforcent les soupçons sur le rôle potentiel des mercenaires russes dans cette attaque.

 

Un précédent inquiétant

 

L’assassinat brutal de quatre éleveurs peuls par les FACA et leurs alliés Wagner quelques jours avant l’attaque ajoute une dimension trouble à cette affaire. Cette zone minière stratégique, située à 560 kilomètres de Bangui, cristallise les tensions entre les différents acteurs pour le contrôle des ressources.

 

L’absence d’enquête indépendante et le silence des autorités face à ces graves accusations ne font qu’alimenter les suspicions. Une situation qui pose des questions déterminantes sur la réelle nature de la présence des mercenaires Wagner en République centrafricaine.

 

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Centrafrique : le mirage des promesses présidentielles face à une population affamée

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le mirage des promesses présidentielles face à une population affamée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime L’appel audacieux de Patricia Dounia : Les armes comme seule solution face à Touadera” width=”450″ height=”311″ />
Le Putschiste Faustin Archange Touadera en train de faire la prière pour son régime

 

Bangui, CNC. À l’heure où le FMI appelle à une baisse des prix du carburant en République centrafricaine, la gouvernance socio-économique du président putschiste Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro se retrouve une nouvelle fois au cœur des débats. Alors que ses partisans vantent des avancées, les observateurs dénoncent une détérioration continue des conditions de vie des Centrafricains.

 

le mirage des promesses présidentielles : une population qui “vit mal” selon les observateurs

 

“Les Centrafricains vivent très mal. Les Centrafricains mangent mal. Les Centrafricains lisent mal”, fustige Karl Blagué, coordonnateur du G-16, une plateforme d’organisations de la société civile. Un constat sans appel qui contraste avec le discours officiel des soutiens du pouvoir et le  mirage des promesses présidentielles.

 

L’accès aux services sociaux de base reste précaire pour une large partie de la population. Dans la capitale Bangui et dans ses périphéries comme dans l’arrière-pays, l’approvisionnement en eau et en électricité demeure erratique malgré quelques améliorations ponctuelles. “Vous prenez un véhicule pour aller acheter des légumes à PK5 ou à Combattant, le chauffeur va augmenter le tarif et ça joue sur les prix des produits de consommation”, explique un observateur.

 

Des prix qui flambent, un pouvoir d’achat en berne

 

La récente hausse des prix du carburant par le gouvernement à la pompe a un effet domino sur l’ensemble de l’économie. Selon le dernier rapport du FMI publié le 16 octobre, ces “prix exorbitants ne profitent pas à l’économie nationale“. Une situation qui fragilise davantage le pouvoir d’achat déjà malmené des ménages.

 

“Est-ce qu’on peut faire un marché avec 2000 francs CFA pour 3 ou 4 personnes dans un ménage ? Non, ce n’est pas possible”, s’insurge Karl Blagué. Les prix des denrées de première nécessité ont pratiquement doublé voir triplé ces derniers mois.

 

Le mirage des promesses présidentielles : un bilan controversé après huit ans au pouvoir

 

Après huit années au pouvoir, le bilan de Touadéra est totalement nul, malgré les promesses présidentielles. Pour Edzia Pott Madendama, coordinateur d’Azimut et soutien du président, “la vie des Centrafricains a vu une nette amélioration”. Il met en avant “la réhabilitation des écoles” et “l’amélioration de la fourniture d’électricité”.

 

Un optimisme que ne partage pas les observateurs sociaux économiques du pays: “Si le chef de l’État était informé de la réalité du terrain, il aurait réorienté sa politique”, estime Karl Blagué, appelant le président à “sillonner à pied tous les arrondissements de Bangui sans le cirque sécuritaire” pour constater par lui-même la détresse de la population et constaté les effets des promesses présidentielles.

 

Une dépendance persistante à l’aide internationale

 

Plus inquiétant encore, la République centrafricaine peine toujours à s’affranchir de sa dépendance à l’aide internationale. En témoigne la présence actuelle d’une délégation centrafricaine à Washington pour négocier une facilité élargie de crédit avec le FMI.

 

Les défis restent donc immenses pour ce pays de 623 000 km² aux potentialités inexploitées. Entre une population qui s’enfonce dans la précarité et un pouvoir qui peine à apporter des solutions concrètes, l’avenir social et économique de la République centrafricaine semble plus incertain que jamais.

 

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MBAÏKI : vol spectaculaire et audacieux d’une famille du quartier Baguirmi

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Mbaïki : vol spectaculaire et audacieux d’une famille du quartier Baguirmi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Scene-de-vie-quotidienne-a-Mbaiki-marche-paisible-sur-la-route-principale-450×253.jpg” alt=”Trois personnes marchent sur une route à Mbaïki, l’une poussant un vélo, une autre tenant un sac en plastique bleu, et une femme portant un enfant avec un parapluie pour se protéger du soleil.” width=”450″ height=”253″ />
Un moment tranquille sur la route principale de Mbaïki, où les habitants se déplacent à pied sous le soleil, illustrant la vie quotidienne dans cette ville centrafricaine.”

 

Bangui, CNC. Des malfrats ont dérobé plus de 300 000 francs CFA chez une commerçante du quartier Baguirmi à Mbaïki, dans la nuit de lundi à mardi. Ce vol, qui porte la signature de criminels expérimentés, dévoile une surveillance méticuleuse des habitudes de leur victime.

 

CHRONOLOGIE D’UNE NUIT DE TERREUR DANS LE QUARTIER BAGUIRMI

 

La journée avait commencé normalement pour Hachet Adou, habitante du quartier Baguirmi.

“Vers 17 heures, un de mes conducteurs de taxi-moto est venu me verser sa recette de 68 000 francs CFA. J’ai soigneusement rangé cet argent dans un sac plastic, séparément des recettes de mes commerces du marché ce jour qui est de 16500 francs CFA “, explique la commerçante.

 

Au quartier Baguirmi , le piège s’est refermé progressivement durant la nuit sur la victime.

“Durant la nuit, des souris m’ont dérangée dans ma chambre, et je n’arrivais pas à dormir. Je me suis sortie dormir au salon “, poursuit la victime. Les voleurs ont vraisemblablement jouer ce jeu des souris et exploiter ce changement imprévu dans ses habitudes.

 

Le scénario devient plus inquiétant quand Hachet, vers 2 heures du matin,  sort pour se soulager.

“En sortant dehors, j’ai aperçu quelqu’un braquant une lampe torche vers moi. Il restait étrangement immobile, faisant des mouvements bizarres avec la lumière. Je suis allée me soulager. Sur le moment, j’ai même pensé que c’était un éclair. Mais le mouvement de torche ne bouge pas  “, raconte-t-elle.

 

Cette manœuvre de distraction, digne des techniques de cambrioleurs professionnels, visait probablement à détourner son attention pendant que d’autres complices s’introduisaient dans la maison.

“Je suis rentrée dans la maison. Mais en arrivant devant la porte principale, j’ai entendu quelqu’un dire ‘On y va maintenant’, mais je ne voyais toujours personne d’autre”, ajoute la commerçante.

 

UN BUTIN CONSIDÉRABLE

 

Le préjudice s’avère important :

les 68 000 francs de recette du taxi-moto, plus de 100 000 francs destinés aux approvisionnements à Bangui, d’autres recettes commerciales et même une montre. “Tout était soigneusement rangé dans un sac plastique noir. Les voleurs ont tout emporté”, déplore la victime.

 

DES CRIMINELS BIEN RENSEIGNÉS

 

L’audace de ces malfaiteurs traduit une connaissance approfondie des habitudes de leur victime.

“Ces bandits sont des prédateurs. Ils repèrent leurs victimes, étudient leurs mouvements, connaissent les jours de collecte des recettes”, analyse un officier de police sous couvert d’anonymat.

 

À 107 kilomètres de Bangui, Mbaïki devient progressivement un terrain de chasse pour ces criminels qui profitent de l’absence d’infrastructures bancaires sécurisées. Les commerçants, contraints de garder leur argent chez eux, constituent des cibles faciles.

 

UN ACHARNEMENT CONTRE LES COMMERÇANTS

 

“Ces voleurs détruisent notre économie”, s’indigne un autre commerçant du marché central. “Ils ne se contentent pas de voler, ils anéantissent des années d’efforts. L’argent dérobé représente souvent le fonds de commerce entier d’une personne”.

 

IMPUNITÉ ET DÉSARROI

 

UNE ÉCONOMIE LOCALE EN PÉRIL

 

Ces attaques répétées menacent le dynamisme commercial de Mbaïki. La ville, autrefois prisée pour son marché actif attirant des commerçants de toute la préfecture de la Lobaye, voit son attractivité diminuer. Les petits entrepreneurs, piliers de l’économie locale, deviennent réticents à développer leurs activités.

 

La situation exige des mesures urgentes : renforcement des patrouilles nocturnes, installation de systèmes bancaires sécurisés, création d’une brigade spéciale anti-braquage. Sans ces dispositions, Mbaïki risque de voir son tissu commercial, déjà fragilisé, se désagréger davantage sous la pression de ces criminels organisés.

 

En attendant, les commerçants comme Hachet Adou continuent de compter leurs pertes, tandis que les malfaiteurs, enhardis par leur succès, planifient probablement déjà leur prochain méfait.

 

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JUSTICE : LE MLPC DE MARTIN ZIGUÉLÉ TRAÎNE LES USURPATEURS DEVANT LE TRIBUNAL DE BANGUI

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JUSTICE : LE MLPC DE Martin Ziguélé TRAÎNE LES USURPATEURS DEVANT LE TRIBUNAL DE BANGUI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC-450×284.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC Martin Ziguelé dénonce le référendum constitutionnel comme une escroquerie politique” width=”450″ height=”284″ />
Martin Ziguelé, Président du MLPC

 

Bangui, CNC. L’heure de vérité a sonné. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) passe à l’offensive judiciaire. Par la voix de son avocat, Maître Nicolas TIANGAYE, le parti de Martin ZIGUÉLÉ vient de déposer une requête édifiante devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui

 

RÉVÉLATIONS FRACASSANTES !

 

Un procès-verbal d’huissier, signé par Maître Gabriel Gauvin KOWOMBA le 14 mars 2024, démolit la légitimité du prétendu “MLPC-CO”. Le document atteste noir sur blanc qu’aucun agrément ni récépissé n’a jamais été délivré à cette entité fantôme manipulée par le régime de Baba Kongoboro.

 

Face à la justice, les masques tombent. Chantal Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, Etienne MALEKOUDOU et Jacquesson MAZETTE, ces “apprentis sorciers” de la politique centrafricaine, devront répondre de leurs actes. Exclus du MLPC pour indiscipline caractérisée, ils persistent à usurper le sigle et l’emblème d’un parti historique.

 

Plus grave encore : Jacquesson MAZETTE, suspendu puis exclu temporairement, s’autoproclame “premier responsable” du parti en brandissant un prétendu statut de membre fondateur. Une manœuvre grotesque que les textes du parti ne reconnaissent nullement.

 

SCANDALEUX !

 

Alors que le MLPC-CO n’a aucune existence légale, certains caciques du pouvoir lui déroulent le tapis rouge. Une correspondance du 25 mars 2024, signée par le Ministre de la Communication, invite cette entité fantôme aux célébrations officielles. Une provocation qui n’a pas échappé à la vigilance de Martin ZIGUÉLÉ.

 

La requête est implacable :

– Interdiction d’utiliser les sigles MLPC et MLPC-CO

– Restitution immédiate des archives sous astreinte de 100.000 FCFA par jour

– Paiement symbolique d’un franc de dommages et intérêts

 

Un coup de maître juridique signé Maître TIANGAYE.

 

“Les textes sont clairs”, rappelle l’article 22 de la loi du 11 juin 2020 sur les partis politiques : impossible d’utiliser les sigles et emblèmes d’un parti existant. Une évidence que les dissidents, dans leur fuite en avant, semblent avoir oubliée.

 

Le Président du Tribunal a déjà autorisé l’assignation. Les usurpateurs devront bientôt faire face à la justice. Une chose est sûre : le MLPC historique ne laissera pas des apprentis politiciens, manipulés par l’ombre, salir son héritage.

 

 

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ALERTE INFO – Bang (RCA), : violent affrontement entre les soldats FACA et les policiers centrafricains

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Bang (RCA), : violent affrontement entre les soldats FACA et les policiers centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/ville-de-Bang-450×414.jpg” alt=”Dans la ville de Bang, à 2 kilomètres de la frontière avec le Tchad et à 5 kilomètres de la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC” width=”450″ height=”414″ />
Dans la ville de Bang, à 2 kilomètres de la frontière avec le Tchad et à 5 kilomètres de la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Un affrontement violent a éclaté aujourd’hui à Bang, ville frontalière située au nord de la République Centrafricaine, entre des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les forces de police. Le conflit aurait pour origine une dispute concernant la réquisition d’une moto appartenant à un officier de police.

 

En effet, vers 13 heures 10 de ce dimanche, l’altercation a débuté entre les policiers et les soldats FACA. La situation a rapidement dégénéré par des échanges nourris des tirs à l’arme lourde, provoquant un mouvement de panique au sein de la population civile. Les habitants, dans  le souci de se protéger,  fuient actuellement en masse la zone des affrontements, paralysant au passage les activités dans la ville.

 

Cette ville stratégique, située à la jonction des frontières avec le Cameroun (7 kilomètres ), et le Tchad (2 kilomètres), connaît des tensions croissantes. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur la situation.

 

Plus d’informations suivront dans nos prochaines éditions.

 

L’attaque de Koundé, dont 2 soldats tués  : le groupe 3R nie toute implication

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L’attaque de Koundé, dont 2 soldats tués  : le groupe 3R nie toute implication

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/vehicule-calcine-avec-des-faca-vers-Kounde-le-31-octobre-2024-450×377.jpg” alt=”véhicule 4×4 transportant des soldats FACA, un ressortissant chinois et une centrafricaine, calciné par les rebelles de 3R dans une embuscade près de Koundé, tuant de facto deux soldats FACA” width=”450″ height=”377″ />
véhicule 4×4 transportant des soldats FACA, un ressortissant chinois et une centrafricaine, calciné par les rebelles de 3R dans une embuscade près de Koundé, tuant de facto deux soldats FACA

 

Bangui, CNC. Le groupe armé 3R dément formellement sa responsabilité dans l’attaque survenue le 31 octobre près de Koundé, qui a coûté la vie à deux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

“Nous sommes surpris d’entendre partout que notre mouvement serait l’auteur de cette attaque. Nous ne sommes pas impliqués dans cet événement”, ont déclaré le chef d’état-major et le chargé de communication politique du 3R, contactés par notre rédaction.

 

L’attaque s’est produite vers 16 heures près du village Alim, à 5 kilomètres de la route de Cantonnier. Les assaillants ont intercepté un véhicule militaire transportant deux soldats FACA, un ressortissant chinois et une Centrafricaine qui rentraient du site minier de Mbali.

Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Le bilan reste inchangé : l’adjudant Ali a péri carbonisé dans le véhicule incendié, tandis que le soldat Feigoudouzoui, grièvement blessé, est décédé à l’hôpital. Le ressortissant chinois et la citoyenne centrafricaine, initialement kidnappés par les assaillants, ont été libérés 24 heures après leur capture.

 

Les responsables du groupe 3R, contactés par la rédaction du CNC,  rejettent catégoriquement les accusations. Une position confirmée par  la milice Anti-Balaka, dirigée dans la Nana-Mambéré par le général Ndalé, commandant de zone des patriotes Balaka, qui nie également toute responsabilité de ses hommes.

 

Cette rectification intervient alors que les premières informations liaient l’attaque à des représailles suite à l’assassinat brutal et sauvage de quatre éleveurs peuls, tués par les FACA et leurs alliés russes du groupe Wagner. Cependant, l’identité des véritables assaillants reste pour l’heure inconnue.

 

Les forces Wagner et les FACA, arrivées sur les lieux après l’attaque, n’ont pas pu intercepter les auteurs de l’embuscade. Une enquête est en cours pour identifier les responsables de cette opération qui pose énormément des questions sur la sécurité dans cette zone minière stratégique située à 560 kilomètres de Bangui, selon nos documents de référence.

 

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Le MLPC-CO : un mouvement fantoche en pleine décomposition. 

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Le MLPC-CO : un mouvement fantoche en pleine décomposition. 

 

Centrafrique.org/scission-au-sein-du-mlpc-co-trois-factions-en-guerre-ouverte-destitution-accusations-et-conflits-dinterets/koyambonou/” rel=”attachment wp-att-68829″ data-wpel-link=”internal”>Chantal Jean-Édouard Koyambonou au milieu de Dounia à sa gauche et Gonidéré à sa droite lors de leur réunion KOYAMBONOU Scission au sein du MLPC-CO : trois factions en guerre ouverte ,des destitutions, accusations et conflits d'intérêts
CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Le prétendu “Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – Courant Originel” (MLPC-CO) s’effrite à vue d’œil, révélant au grand jour la vacuité de cette manœuvre politique instrumentée par le régime Touadéra. Ce groupuscule dissident, créé de toutes pièces pour servir les intérêts du pouvoir, se désagrège aujourd’hui en factions microscopiques, chacune cherchant à grappiller les miettes du festin présidentiel.

 

Le MLPC-CO  en pleine décomposition.

 

Le MLPC-CO, censé incarner une “dissidence” du MLPC historique, n’aura finalement servi que de faire-valoir au président Kongoboro lors de son simulacre de dialogue politique de 2022. Chantal Jean-Édouard Koyambonou, figure de proue de cette mascarade, s’est vu gratifier d’un poste de ministre d’État, conseiller à la présidence en récompense de sa servilité. Une nomination qui démontre parfaitement la nature de ce mouvement : un simple instrument au service du pouvoir.

 

Aujourd’hui, ce groupuscule moribond se fragmente en micro-factions pathétiques. Étienne Malekoudou ne compte plus que sur un seul acolyte, Sabouko, après le décès de Abel Ténguéré et la défection de Gonidéré Christian. De son côté, Chantal Koyambonou ne conserve que deux fidèles : Jérémie Eguena, qualifié de “serviteur”, et un certain Dounia. Quant à Jackson Mazette, autoproclamé “fondateur”, il tente de rassembler les miettes avec “deux ou trois frondeurs”.

 

Des motivations peu glorieuses derrière le MLPC-CO.

 

“Nous avons tous plus de 70 ans, certains presque 80. Nous sommes à la fin de notre vie, nous devons profiter et manger“, confie sans vergogne l’un des membres de ce simulacre politique. Cette déclaration cynique résume à elle seule les motivations réelles de ces prétendus opposants : s’enrichir personnellement en se vendant au plus offrant.

 

Un ancien camarade, écœuré par ce spectacle affligeant, leur souhaite ironiquement “bon vent”, les comparant à “des oiseaux” volant “de gauche à droite” au gré des opportunités financières. Une image qui illustre parfaitement l’absence totale de principes et de convictions de ces politiciens véreux.

 

Le MLPC-CO apparaît donc pour ce qu’il est réellement : une manœuvre grossière du régime Touadéra pour diviser l’opposition et donner l’illusion d’un pluralisme politique. Mais cette supercherie ne trompe plus personne. La décomposition accélérée de ce mouvement fantoche ne fait que souligner l’échec cuisant de cette stratégie manipulatrice.

 

Pendant ce temps, la population centrafricaine continue de souffrir sous un régime autoritaire et corrompu, qui préfère acheter quelques vieux politiciens en fin de carrière plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes du pays.

 

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Audience civile à Bozoum : le tribunal dénoue un imbroglio foncier

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Audience civile à Bozoum : le tribunal dénoue un imbroglio foncier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-juges-de-la-cour-dappel-de-Bambari-450×203.jpg” alt=”Magistrats en toge rouge et noire devant le drapeau centrafricain lors de la cérémonie de réouverture de la Cour d’appel de Bambari en République centrafricaine” width=”450″ height=”203″ />
Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption

 

Bangui, CNC. Le tribunal de Grande Instance de Bozoum a tranché jeudi dernier un litige foncier complexe lors de son audience civile hebdomadaire. Sur les quatre dossiers inscrits au rôle, seul le contentieux concernant la revendication d’un terrain a fait l’objet d’une délibération immédiate, prouvant la délicatesse des questions foncières dans la ville.

 

“Le requérant a démontré ses droits de propriété en présentant des documents officiels, notamment le plan cadastral et les reçus de paiement des taxes foncières”, explique Olivier Monsito Mbombo, président du tribunal. “À l’inverse, les occupants actuels n’ont produit aucun document justifiant leur présence sur le terrain”, ajoute le magistrat.

 

Après examen approfondi des pièces et une descente sur le terrain, le tribunal a opté pour une approche conciliatrice, privilégiant le dialogue à la confrontation.

“Une solution équitable a été trouvée”, souligne le président Mbombo. “Le plaignant s’est montré conciliant en proposant aux occupants actuels de régulariser leur situation moyennant le versement de 50 000 francs chacun pour obtenir un titre de propriété définitif“.

 

Cette décision illustre la volonté du tribunal de préserver la paix sociale tout en garantissant les droits légaux.

“Nous devons tenir compte des réalités sociales”, explique une source judiciaire. “L’expulsion des familles aurait pu créer des tensions inutiles dans la communauté. La solution retenue permet de respecter à la fois le droit et l’équité“.

 

Le tribunal de Grande Instance de Bozoum, qui couvre une vaste zone de la préfecture de l’Ouham-Pendé, maintient un calendrier régulier d’audiences. Les affaires civiles sont entendues chaque jeudi, tandis que les dossiers correctionnels sont traités le vendredi, permettant ainsi une gestion ordonnée des différents types de contentieux.

 

Cette affaire souligne l’importance d’une documentation appropriée dans les transactions foncières. Elle met également en lumière le rôle capital du tribunal dans la résolution pacifique des conflits fonciers, un enjeu majeur pour la stabilité sociale dans la ville de Bozoum, située à 384 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

 

Les trois autres dossiers inscrits à l’ordre du jour, dont la nature n’a pas été précisée, seront examinés lors des prochaines audiences. Le tribunal appelle les justiciables à privilégier les solutions amiables dans leurs différends et à s’assurer de disposer des documents officiels nécessaires pour toute transaction foncière.

 

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Une formation en saponification pour les femmes du 5e groupement de Mbaïki

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Une formation en saponification pour les femmes du 5e groupement de Mbaïki

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/les-femmes-du-cinquieme-groupement-de-Mbaiki-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-450×203.jpg” alt=”Un groupe de femmes du cinquième groupement de Mbaïki, de l’association Sara Savon de Mbaïki, assises autour d’une table et impliquées dans une activité collective. Corbeaunews-Centrafrique” width=”450″ height=”203″ />
Les femmes du cinquième groupement de Mbaïki se réunissent pour travailler ensemble sur leurs activités.

 

Bangui, CNC. Vingt femmes du 5e groupement de Mbaïki ont reçu le 30 octobre dernier leurs certificats marquant la fin de leur formation en production de savon local. Cette initiative de la Fondation Mburu bénéficie du soutien de la Minusca.

 

« Aujourd’hui, ma souffrance est terminée », déclare avec enthousiasme Cécile Songuele, l’une des bénéficiaires. Le projet “Sara Savon” a permis de doter chaque participante de matériel complet : bassines, huile de palme, acides, couteaux et autres ustensiles nécessaires à la fabrication.

 

La particularité de ce projet réside dans son approche participative. « Cette initiative émane directement des femmes du 5e groupement, qui ont exprimé leur souhait d’apprendre la saponification », explique un membre de l’association. Une démarche saluée par la MINUSCA, qui accompagne le projet à travers sa section des affaires civiles.

 

Un compte commun a été créé pour gérer les revenus générés par la vente des produits. Les bénéficiaires s’engagent à y verser régulièrement une partie de leurs gains, permettant ainsi un suivi rigoureux de l’activité par les partenaires.

 

La formation dispensée par Raissa Fonta Timor, experte en saponification, vise aussi à transmettre ces compétences au sein de la communauté. Mbaïki, située à 107 kilomètres au sud-ouest de Bangui, pourrait ainsi devenir un pôle de production locale de savon dans la préfecture de la Lobaye.

 

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de développement économique local, offrant aux femmes une opportunité d’autonomisation financière.

 

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ALERTE INFO – Koundé : deux soldats FACA tués, Un Chinois et une Centrafricaine kidnappés, puis libérés

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ALERTE INFO – Koundé : deux soldats FACA tués, Un Chinois et une Centrafricaine kidnappés, puis libérés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/chinois-capture-et-libere-par-les-rebelles-313×450.jpg” alt=”Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC” width=”313″ height=”450″ />
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Une attaque meurtrière s’est produite le 31 octobre aux environs de 16 heures près de Koundé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Des éléments du groupe armé 3R ont tendu une embuscade à un véhicule militaire transportant un ressortissant chinois et une citoyenne centrafricaine, faisant deux morts parmi les Forces armées centrafricaines (FACA).

 

L’adjudant Ali et le soldat de première classe Feigoudouzoui, responsables de la sécurité, escortaient le ressortissant chinois et la citoyenne centrafricaine dans un pick-up, après leur journée de travail sur le site minier de Mbali, situé à 9 kilomètres. L’attaque s’est déroulée près du village Alim, à 5 kilomètres sur la route de Cantonnier.

 

Le bilan de cette embuscade est particulièrement lourd pour les FACA. L’adjudant Ali a péri dans l’incendie du véhicule et son arme a été dérobée par les assaillants. Le soldat Feigoudouzoui, grièvement touché par balle lors de l’attaque, a succombé à ses blessures peu après son transport à l’hôpital, portant à deux le nombre de militaires tués dans cette opération. Les autres occupants du véhicule – le ressortissant chinois, la citoyenne centrafricaine et leur chauffeur – ont été capturés et emmenés en brousse par les éléments du 3R.

Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Une opération de libération a abouti deux jours plus tard près du village de Mballé, dans les environs de Koundé, permettant de secourir les otages sains et saufs. Le corps carbonisé de l’adjudant Ali a été transporté à l’hôpital pour les procédures d’identification et de remise à sa famille.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du Corbeau News Centrafrique, cette attaque s’inscrit dans un cycle de violences et de représailles qui secoue la région depuis plusieurs semaines. Des sources locales rapportent que plusieurs éleveurs musulmans Peuls ont été tués par les FACA et leurs alliés russes lors de leurs déplacements pour s’approvisionner dans les villages environnants.

 

Un incident particulièrement grave aurait mis le feu aux poudres il y a une dizaine de jours. “Un éleveur qui était sorti pour acheter des provisions a été intercepté sur dénonciation du chef du village. Les FACA sont intervenus et l’ont exécuté”, confie une source locale sous couvert d’anonymat. Cet événement aurait déclenché la volonté de représailles du groupe 3R contre les forces armées centrafricaines.

 

Cette nouvelle attaque révèle la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays, particulièrement autour des zones minières où les intérêts économiques attisent les tensions entre les différents acteurs armés. La présence d’exploitants miniers chinois dans la région ajoute une dimension internationale à ces enjeux locaux déjà complexes.

 

Les autorités militaires n’ont pas encore réagi officiellement à cette attaque qui constitue un revers significatif pour les FACA dans leur mission de sécurisation des zones minières stratégiques.

 

Le Corbeau News Centrafrique poursuit son enquête pour comprendre les circonstances exactes de cette embuscade et ses implications pour la stabilité régionale. Des mises à jour seront publiées au fur et à mesure que de nouvelles informations seront confirmées par nos équipes sur le terrain.

 

Cette attaque ravive les inquiétudes sur la capacité des forces de sécurité à protéger efficacement les sites miniers et leurs personnels, dans une région où les groupes armés maintiennent une présence active malgré les efforts de pacification.

 

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Bain de sang à Satéma : les rivalités ethniques plongent la ville dans le chaos

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Bain de sang à Satéma : les rivalités ethniques plongent la ville dans le chaos

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages. deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir” width=”450″ height=”287″ />
deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes – RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir

 

Bangui, CNC. Un différend entre écoliers a dégénéré en affrontements meurtriers ce jeudi 31 octobre 2024 à Satéma, dans la Basse-Kotto. Des heurts violents opposant les communautés Yakoma et Langbachi ont paralysé la ville, provoquant un exode massif vers la République démocratique du Congo.

 

Une dispute d’enfants transformée en drame à Satéma

 

L’étincelle qui a embrasé Satéma provient d’une banale altercation entre deux élèves. Un jeune Yakoma a poignardé son camarade Langbachi dans l’enceinte de l’établissement scolaire. La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre, déclenchant la fureur des familles Langbachi.

 

« La situation a rapidement dégénéré. Les parents de l’enfant blessé ont mobilisé toute leur communauté pour une expédition punitive contre les Yakoma », témoigne un enseignant de l’école, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Autorités dépassées, population abandonnée à Satéma

 

L’inaction des autorités de Satéma saute aux yeux. Malgré l’ampleur des violences, aucune mesure de sécurité n’a été mise en place pour protéger les populations. Les appels au calme lancés par l’administration restent lettre morte, pendant que les habitants vivent dans la terreur.

 

Un commerçant de Satéma déplore : « Toute la ville est paralysée. Les boutiques sont fermées, les enfants ne vont plus à l’école. Nous sommes livrés à nous-mêmes pendant que les responsables se contentent de beaux discours ».

 

La fuite comme unique solution

 

Pris de panique, de nombreux membres de la communauté Yakoma ont préféré traverser l’Oubangui pour trouver refuge en RDC. Cette migration forcée rappelle les heures sombres des crises précédentes qu’a connues la Centrafrique.

 

Un notable local dénonce : « Des familles entières abandonnent leurs maisons et leurs biens pour sauver leur vie. C’est un échec cuisant pour nos autorités qui n’ont pas su prévenir ni gérer cette crise ».

 

Les tentatives de médiation en cours peinent à apaiser les tensions. L’absence de bilan officiel des victimes renforce les inquiétudes sur l’ampleur réelle du drame. Cette nouvelle explosion de violence intercommunautaire démontre la fragilité de la cohésion sociale dans une région déjà meurtrie par des années de conflit.

 

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Le Tchad durcit le ton : « La prochaine provocation de Wagner sera la dernière

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Le Tchad durcit le ton : « La prochaine provocation de Wagner sera la dernière

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/des-militaires-tchadiens-450×253.jpg” alt=”Des militaires tchadiens à l’arrière d’un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020 des-militaires-tchadiens Dangereux incident entre le Tchad et la Centrafrique, deux soldats FACA et 3 civils arrêtés” width=”450″ height=”253″ />
Des militaires tchadiens

 

Bangui, CNC. L’escalade des tensions entre le Tchad et la République centrafricaine atteint un point critique. Après deux incursions meurtrières des mercenaires Wagner sur son territoire, N’Djamena adresse un dernier avertissement sans ambiguïté à Bangui. La prochaine provocation de Wagner sera la dernièr !

 

Un ultimatum sans précédent

 

Quelques jours après la dernière provocation de Wagner , les autorités tchadiennes ont convoqué leurs homologues centrafricains pour une réunion d’urgence dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye, située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Centrafrique. Derrière la cordialité apparente des échanges, le message tchadien est cinglant : la prochaine provocation de Wagner sera la dernière. Ceci dit,  la prochaine violation territoriale par les Wagner déclenchera une riposte d’envergure de la part des autorités tchadiennes.

 

Un officiel tchadien présent à la réunion rapporte : “Nous avons clairement signifié à nos frères centrafricains que notre patience atteint ses limites. La prochaine provocation de Wagner recevra une réponse implacable. Nous ne tolérerons plus ces agressions répétées sur notre sol”.

Les officiels tchadiens et leurs homologues centrafricains réunis dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye le 21 octobre dernier. CopyrightCNC
Les officiels tchadiens et leurs homologues centrafricains réunis dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye le 21 octobre dernier. CopyrightCNC

 

Une chronique d’agressions répétées

 

La tension actuelle s’inscrit dans une série d’agressions qui ont débuté en 2021. Le 30 mai de cette année 2021, les mercenaires Wagner, accompagnés des FACA, avaient perpétré une attaque particulièrement sanglante contre le poste militaire de Sourou.

 

“Les assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et en ont blessé cinq. Cinq autres ont été enlevés pour être ensuite exécutés à Bang du côté centrafricain”, avait alors déclaré Cherif Mahamat Zene, ministre tchadien des Affaires étrangères de l’époque.

 

Cette première agression, qualifiée de “crime de guerre d’une gravité extrême” par N’Djamena, n’avait pourtant pas reçu de réponse du gouvernement centrafricain.

 

La dernière provocation  de Wagner : la goutte d’eau qui risquerait de déborder le vase

 

La récente incursion à Mini, où les Mercenaires russes ont commis d’énormes dégâts, a ravivé les plaies. Les mercenaires Wagner, toujours accompagnés des FACA, ont franchi la frontière et, dans un geste de défi manifeste, ont hissé le drapeau centrafricain en territoire tchadien.

 

Un officier tchadien sous couvert d’anonymat déclare : “Wagner n’a visiblement pas compris que nous avons nos limites. On nous accuse d’avoir déstabilisé la Centrafrique, mais c’est Wagner qui vient nous provoquer, tuer nos militaires sur notre propre sol”.

 

Des conséquences potentiellement dévastatrices

 

Le Tchad a déjà déployé d’importants renforts militaires le long de sa frontière avec la RCA. Un diplomate camerounais averti : “La situation est explosive. Si Wagner persiste dans ses provocations, nous risquons un embrasement régional majeur”.

 

La stratégie de Wagner semble délibérée, visant à maintenir la région dans une instabilité permanente pour justifier sa présence. Pourtant, le Tchad refuse d’être entraîné dans ce jeu dangereux.

 

Le Tchad appelle à la fraternité africaine

 

Les autorités tchadiennes ont rappelé lors de la réunion les liens historiques unissant les deux pays : “Nous sommes des frères africains. Le Tchad et la Centrafrique sont deux pays frères, Ces conflits artificiellement créés par Wagner ne servent ni la Centrafrique, ni le Tchad”.

 

Cependant, cet appel à la fraternité s’accompagne d’un avertissement clair : la prochaine provocation de Wagner  marquera un point de non-retour. Le message est désormais entre les mains des autorités centrafricaines : contrôler les mercenaires Wagner ou risquer une confrontation directe avec l’armée tchadienne.

 

Pendant ce temps, la communauté internationale observe, muette, cette dangereuse escalade qui menace la stabilité de toute l’Afrique centrale.

 

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Centrafrique : voici le détail, point par point, de la nouvelle loi liberticide pour museler la société civile et les médias indépendants

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Centrafrique : voici le détail de la nouvelle loi liberticide pour museler la société civile et les médias indépendants

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime L'appel audacieux de Patricia Dounia : Les armes comme seule solution face à Touadera
Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime – L’appel audacieux de Patricia Dounia : Les armes comme seule solution face à Touadera

 

Bangui, CNC.  Le pouvoir centrafricain vient de proposer à l’assemblée nationale un projet de loi draconienne sur les “agents étrangers”, copie conforme de la législation russe répressive, qui permettra aux autorités de Bangui d’étouffer toute voix critique dans le pays. Ce texte, rédigé sous la supervision directe des conseillers russes et du groupe Wagner, définit comme “agent étranger” toute entité recevant un soutien extérieur. Une stratégie qui vise à anéantir toute forme d’opposition avant les échéances électorales de 2025.

 

Des critères flous d’un projet de loi liberticide pour museler  les opposants

 

La définition d’un “agent étranger” apparaît dangereusement vague et extensive dans ce projet de loi liberticide pour museler. Selon l’article 4 de ladite loi, est considérée comme tel “toute personne physique ou morale qui, sous influence étrangère, exerce des activités qui contribuent à l’affaiblissement de la souveraineté et l’intégrité de l’État”.

 

“Cette formulation dans cette loi liberticide pour museler  permet de qualifier d’agent étranger n’importe quelle organisation recevant des financements internationaux”, dénonce Philip Zongo, spécialiste centrafricain en droits humains. “C’est une épée de Damoclès sur la tête de toutes les ONG et médias indépendants. Le pouvoir pourra décider arbitrairement qui est un agent étranger”, ajoute-t-il.

 

L’article 5 de ce projet de loi liberticide pour museler  précise que l’influence étrangère peut se manifester par des “liens financiers ou économiques”, des “promesses de soutien” ou même des “pressions”. Une définition si large qu’elle permettrait de cibler pratiquement n’importe quelle organisation.

Centrafrique.org/retour-de-bozize-la-societe-civile-appelle-les-militants-de-knk-et-du-mcu-au-calme-et-a-la-retenue/les-deux-leaders-de-gtsc-gervais-lakosso-et-paul-crescent-beninga-par-cyrille-jefferson-yapende-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-35263″ data-wpel-link=”internal”>Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga par cyrille jefferson yapendé pour cnc Les-deux-leaders-de-GTSC-Gervais-Lakosso-et-Paul-Crescent-Beninga-par-cyrille-jefferson-yapendé-pour-cnc Retour de Bozizé, la société civile appelle les militants de KNK et du MCU au calme et à la retenue
Les deux leaders de GTSC Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga

 

La société civile et les médias dans le collimateur de cette loi liberticide pour museler

 

Les premiers visés par cette loi liberticide pour museler  sont les organisations de la société civile et les médias indépendants. Radio Ndèkè Luka, une ONG internationale des médias en Centrafrique, et principal média indépendant du pays financé par la Fondation Hirondelle, et l’union européenne, risque d’être rapidement cataloguée comme “agent étranger”. De même pour les grandes ONG internationales présentes dans le pays.

 

“Cette loi va paralyser notre travail”, déplore Marie-Claire Zato, directrice d’une ONG centrafricaine de défense des droits des femmes. “Nous recevons des financements internationaux car l’État ne nous soutient pas. Comment continuer sans ces fonds ?”

 

Les obligations imposées aux entités visées s’avèrent particulièrement contraignantes :

– Déclaration semestrielle détaillée de toutes les activités et sources de financement

– Publication trimestrielle de rapports d’activités dans les médias nationaux

– Interdiction totale de participer ou d’influencer le processus politique

– Impossibilité de recevoir des aides publiques ou des exonérations fiscales

– Interdiction d’organiser des événements publics sauf culturels

– Interdiction absolue d’activités éducatives auprès des mineurs

 

“Ces contraintes administratives de cette loi liberticide pour museler  sont impossibles à respecter pour de petites structures”, explique Jean-Marc Nzala. “C’est une façon détournée de nous forcer à fermer, ajoute-t-il”.

Bruno Yapandé, Ministre de l’Administration du Territoire, lors de son discours au Sanctuaire Marial de Ngoukomba. bruno_yapende Décentralisation en carton-pâte : Yapendé confirme la faillite de l'État
Bruno Yapendé

 

Un contrôle étatique tentaculaire de cette loi liberticide pour museler les voix critiques

 

Le ministère de l’Administration territoriale obtient des pouvoirs exorbitants pour contrôler ces organisations. L’article 31 de cette loi liberticide pour museler  lui confère un droit de regard total sur les activités des “agents étrangers”.

 

Il peut notamment :

– Décider arbitrairement d’inscrire une entité sur la liste des agents étrangers

– Mener des inspections inopinées à tout moment

– Exiger tout document ou information

– Suspendre les activités en cas de non-respect des obligations

– Confisquer les biens et expulser du territoire national

– Demander la dissolution judiciaire des organisations récalcitrantes

 

“C’est un pouvoir de vie ou de mort sur les organisations indépendantes”, analyse Pierre Béro, juriste centrafricain spécialisé en droit des associations. “Le ministère pourra décider seul qui peut continuer à exister“.

 

Des sanctions financières létales de cette loi liberticide pour museler les opposants

 

Le texte prévoit un arsenal de sanctions redoutables :

– Amendes jusqu’à 4 millions de FCFA pour non-respect des obligations déclaratives

– Confiscation administrative des biens

– Expulsion du territoire national

– Suspension immédiate des activités

– Dissolution judiciaire

 

“Ces sanctions visent clairement à asphyxier financièrement toute voix critique“, poursuit Pierre Béro. “Une ONG ou un média indépendant ne pourra pas survivre face à de telles contraintes administratives et financières. C’est une condamnation à mort déguisée”.

 

La main de Moscou derrière le texte

 

Cette loi calque fidèlement la législation russe sur les “agents étrangers”, utilisée par le Kremlin pour museler toute opposition. “Moscou exporte son modèle répressif pour permettre au pouvoir centrafricain de réduire au silence toute opposition”, explique Joseph Ngaro, chercheur centrafricain en relations internationales.

 

“Le texte a été rédigé directement par des conseillers russes”, confirme sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire centrafricain travaillant  à la présidence de la République. “Même la traduction en français comporte des tournures directement traduites du russe”, explique-t-il.

 

Le timing de l’adoption de cette loi liberticide pour museler, quelques mois avant la présidentielle de 2025, n’est pas anodin. “Le pouvoir cherche à museler préventivement les observateurs indépendants qui pourraient dénoncer d’éventuelles irrégularités électorales”, analyse un diplomate occidental.

 

Un coup fatal pour la prétendue démocratie en Centrafrique

 

Les conséquences de cette loi liberticide pour museler s’annoncent désastreuses pour la prétendue démocratie centrafricaine. De nombreuses organisations essentielles au développement du pays risquent de devoir cesser leurs activités.

 

“Sans société civile forte ni médias indépendants, plus personne ne pourra dénoncer les abus de pouvoir”, prévient Anne Zongo. “C’est un recul démocratique majeur qui nous ramène aux heures sombres des régimes autoritaires des années 1600“.

 

L’impact se fera sentir dans tous les domaines :

– Aide humanitaire compromise dans un pays où 50% de la population en dépend

– Surveillance des droits humains réduite au silence

– Observation électorale indépendante impossible

– Programmes de développement paralysés

– Information indépendante muselée

 

Un délai de mise en conformité de six mois est accordé aux organisations concernées. “C’est une période ridiculement courte”, dénonce Valery Zongo. “De nombreuses structures devront fermer, incapables de s’adapter à temps”.

 

Cette loi marque un tournant inquiétant pour les libertés en Centrafrique. Elle démontre l’influence grandissante de Moscou sur le régime de Bangui et sa volonté d’imposer un modèle autoritaire dans le pays. La société civile et les médias indépendants devront faire preuve d’une résilience exceptionnelle pour survivre à cette attaque frontale contre leurs droits fondamentaux.

 

L’avenir des libertés en RCA s’assombrit dangereusement. Cette loi pourrait sonner le glas de toute voix indépendante dans le pays, laissant le champ libre à un pouvoir de plus en plus autoritaire sous influence russe. La communauté internationale doit réagir fermement pour éviter que la Centrafrique ne bascule définitivement dans le camp des régimes répressifs.

 

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L’opposition centrafricaine : chien de garde ou force de proposition ?

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L’opposition centrafricaine : chien de garde ou force de proposition ?

 

Centrafrique.org/les-leaders-du-brdc-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-leaders-du-BRDC-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-Bangui-450×207.jpg” alt=”Conférence de presse des leaders de l’opposition centrafricaine BRDC à Bangui"” width=”450″ height=”207″ />
De gauche à droite : les principaux dirigeants du BRDC, dont Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye, Maitre Crépin Mboli-Goumba et Mahamat Kamoun, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le rôle de l’opposition dans une démocratie est souvent sujet à débat. En République centrafricaine, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) se trouve au cœur de cette discussion, oscillant entre une posture critique envers le pouvoir et une volonté affichée de proposer des solutions concrètes aux problèmes du pays.

 

L’opposition centrafricaine refuse d’être “constructive”.

 

Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, rejette catégoriquement l’idée d’une opposition “constructive” telle que prônée par certains groupes politiques : “Peut-être que vous pouvez aller poser la question à l’UFDO, l’Union des forces démocratiques de l’opposition, puisqu’ils disent qu’ils sont de l’opposition constructive. Ils vont faire des propositions pour une opposition participative et constructive et ils sont nommés ministre d’État au gouvernement “.

 

Le BRDC, l’opposition centrafricaine véritable,  revendique au contraire une posture de vigilance et de dénonciation des dérives du pouvoir. Maître Tiangaye affirme : “Nous sommes une opposition critique. Et si nous avons des choses à faire, nous n’allons pas aider Touadéra“.

 

L’opposition centrafricaine L : la difficile équation entre critique et proposition.

 

Malgré sa posture résolument combative, l’opposition centrafricaine  se retrouve régulièrement face à un dilemme. D’un côté, elle se doit de critiquer les actions du gouvernement qu’elle juge inadéquates. De l’autre, elle est souvent appelée à proposer des solutions alternatives aux problèmes qu’elle dénonce.

 

Le BRDC maintient que son rôle principal est de mettre en lumière les dysfonctionnements de l’action gouvernementale. L’opposition centrafricaine  argue que c’est au gouvernement, élu sur la base d’un programme, de mettre en œuvre des solutions concrètes aux défis auxquels le pays est confronté.

 

“Touadéra prétend qu’il a été élu sur la base d’un programme de société, d’un programme politique, d’un projet de société. Et cela inclut l’ensemble des problèmes auxquels le peuple est confronté”, rappelle Maître Tiangaye.

 

Des propositions malgré tout.

 

Malgré ces réticences, l’opposition centrafricaine  avance ponctuellement des propositions concrètes. Martin Ziguélé, président du MLPC et porte-parole du BRDC, suggère par exemple : “Il faut supprimer les voyages du président de la République. Dans une République, quand un chef d’État voyage, il revient, il y a un communiqué de presse de la présidence qui dit que le président de la République a été à tel endroit. Il a fait ça, il a fait ça, il a fait ça, il a fait tel accord, il a noué tel programme, il a fait telle chose”.

 

Le BRDC plaide également pour une meilleure gestion des ressources naturelles et une plus grande transparence dans les contrats miniers et pétroliers.

 

L’opposition centrafricaine :   un rôle de vigie démocratique.

 

L’opposition centrafricaine revendique avant tout un rôle de surveillance et d’alerte. Crépin Mboli-Goumba  explique : “Notre mission est de pointer du doigt les dysfonctionnements, les abus, les dérives du pouvoir. C’est ainsi que nous contribuons à la vitalité démocratique de notre pays”.

 

Le BRDC insiste sur l’importance de maintenir une pression constante sur le gouvernement pour garantir le respect des principes démocratiques et une bonne gestion des affaires publiques.

 

Vers une opposition plus propositionnelle ?

 

Malgré ses réticences, l’opposition centrafricaine semble prendre conscience de la nécessité d’être plus force de proposition. Martin Ziguélé conclut : “Nous avons une vision pour notre pays. Lorsque nous serons au pouvoir, nous mettrons en œuvre des solutions concrètes pour sortir la RCA de la crise”.

 

Le débat sur le rôle de l’opposition en République centrafricaine est loin d’être clos. Entre vigilance démocratique et force de proposition, le BRDC cherche encore sa voie pour peser efficacement sur la vie politique du pays. Dans un contexte de crise multiforme, l’opposition devra sans doute trouver un équilibre subtil entre critique constructive et propositions alternatives pour convaincre les Centrafricains de sa capacité à gouverner.

 

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Patassé Sylvain : symbole d’une Assemblée nationale en faillite

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Patassé Sylvain : symbole d’une Assemblée nationale en faillite

 

Centrafrique.org/centrafrique-sylvain-patasse-le-prochain-president-du-mlpc-selon-le-president-touadera/sylvain-patasse/” rel=”attachment wp-att-59863″ data-wpel-link=”internal”>Le député Sylvain Patassé sylvain-patasse <a href=Centrafrique : Sylvain Patassé, le prochain Président du MLPC, selon le Président Touadera” width=”450″ height=”319″ />
Patassé Sylvain

 

Bangui, CNC. L’Assemblée nationale centrafricaine traverse une crise de légitimité profonde, incarnée par le cas emblématique de Patassé Sylvain. Le fils de l’ancien président Ange-Félix Patassé expose au grand jour les failles béantes du système politique actuel. Ce député, censé représenter les intérêts du peuple, ne possède même pas un brevet du collège, encore moins un véritable baccalauréat.

 

Patassé Sylvain : Un parcours scolaire entaché de fraudes.

 

L’enquête menée par CNC sur le parcours académique de Patassé Sylvain révèle une série de manipulations scandaleuses. Un proche de la famille Patassé témoigne :

 

« En 1992, son oncle Ngakoutou, surnommé Taïbasse,  vivant actuellement en France, avait convaincu le proviseur du lycée de Miskine de l’inscrire directement en classe de première alors qu’il n’avait que le niveau de cinquième. Quand son père est devenu président en 1993, Sylvain a complètement abandonné ses études  au lycée de Miskine pour des ambiances».

 

Patassé Sylvain : un baccalauréat de troisième tour.

 

Plus grave encore, Patassé Sylvain a obtenu un prétendu baccalauréat de troisième tour dans des conditions plus que douteuses. M. Ringui André-Legaillard, ancien directeur des examens et concours, lui avait délivré ce diplôme du baccalauréat sur mesure à la demande toujours de son oncle Ngakoutou, piétinant ainsi l’intégrité du système éducatif centrafricain.

 

Ce document ne reflète en rien les compétences réelles de Patassé Sylvain. Des témoins rapportent ses difficultés manifestes à s’exprimer en public et à lire des textes simples, aptitudes pourtant essentielles pour un parlementaire.

 

Une Assemblée nationale gangrenée par l’incompétence.

 

Le cas Patassé Sylvain n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon des sources internes, près de 40% des députés actuels sont illettrés. Cette situation alarmante paralyse le fonctionnement de l’institution et compromet gravement l’avenir du pays.

 

Une nouvelle Constitution sur mesure.

 

La récente modification de la Constitution, initiée par le président Kongoboro , exige désormais un niveau minimum de baccalauréat pour les candidats aux élections législatives. Cependant, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large visant à permettre au président de briguer un troisième, voire un quatrième mandat, avec le soutien du groupe Wagner.

 

Patassé Sylvain, pris au piège.

 

Face à ces nouvelles exigences, Patassé Sylvain se retrouve dans une impasse. Dépourvu des qualifications requises, il s’accroche désespérément au pouvoir en place qui connait son parcours académique parfaitement et le manipule comme une poupée à volonté. Des sources proches du dossier affirment qu’il se laisse volontairement manipulé dans l’espoir de garantir son maintien en politique, malgré son incompétence avérée.

 

Un assainissement urgent mais improbable.

 

L’affaire Patassé Sylvain montre la nécessité impérieuse d’un assainissement de la classe politique centrafricaine. Cependant, dans le contexte actuel d’érosion démocratique, une telle réforme semble peu probable.

 

Le cas Patassé Sylvain démontre comment le népotisme et l’incompétence gangrènent les plus hautes sphères du pouvoir en République centrafricaine. Tant que de telles pratiques persisteront, les aspirations légitimes du peuple à un développement durable et à une gouvernance efficace resteront lettre morte.

 

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique sur les PGA des militaires

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique sur les PGA des militaires

 

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, à Bambari, célébrant avec les Forces armées centrafricaines.

 

Bangui, CNC.  Une nouvelle crise secoue l’armée centrafricaine. Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve au cœur d’une polémique après des propos irresponsables sur les primes des militaires, suivis d’une tentative maladroite de réconciliation.

 

Claude Rameaux Bireau : des déclarations qui déstabilisent l’armée

 

Le 14 octobre dernier, lors d’un atelier à l’hôtel Oubangui sur le plan stratégique de la défense nationale, le ministre Claude Rameaux Bireau  a provoqué la stupeur en déclarant : « Les primes globales d’alimentation (PGA) ne constituent pas un salaire et ne sont donc pas obligatoires » . Cette prise de position a déclenché une onde de choc dans les rangs militaires.

 

Un officier supérieur témoigne sous couvert d’anonymat : « Cette déclaration irresponsable porte atteinte au moral des troupes. Les PGA représentent un soutien vital pour nos soldats déployés sur le terrain, particulièrement dans les zones d’opérations » .

 

Une tentative de rattrapage du ministre Claude Rameaux Bireau  vire au ridicule

 

Pour tenter d’apaiser la situation, le ministre Claude Rameaux Bireau  s’est rendu à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Sa visite s’est transformée en spectacle grotesque lorsque des militaires l’ont porté et fait sauter en l’air, tournant en dérision l’autorité ministérielle.

 

Un ancien général à la retraite analyse : « Un ministre qui se laisse manipuler de cette façon perd toute crédibilité. Cette scène démontre l’effondrement de la discipline et du respect de la hiérarchie au sein de notre armée » .

 

Une crise révélatrice

 

Ce comportement inadapté reflète une crise plus profonde. Un spécialiste en stratégie militaire explique : « D’abord on nie les droits fondamentaux des soldats, puis on tente de les amadouer par des gesticulations populistes. Cette attitude décrédibilise totalement l’institution militaire » .

 

Une gouvernance en question

 

La gestion de cette crise par le ministre pose des interrogations sur sa capacité à diriger l’armée. Un député membre de la commission défense déclare : « Un ministre de la Défense qui danse avec les troupes après avoir tenté de supprimer leurs primes démontre une incompréhension totale de sa fonction » .

 

Cette série d’événements expose les dysfonctionnements au sein du ministère de la Défense. Pendant que le ministre se livre à des démonstrations folkloriques, les questions capitales sur le financement de l’armée et les conditions de vie des militaires restent sans réponse.

 

Un analyste militaire conclut : « Notre armée a besoin d’une direction forte et responsable, pas d’un spectacle permanent. Cette crise prouve l’urgence d’une réforme profonde de la gouvernance militaire » .

 

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Mafia au ministère de l’Éducation : Des millions détournés sur le dos des enseignants contractuels

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Mafia au ministère de l’Éducation : Des millions détournés sur le dos des enseignants contractuels

 

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Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale

 

Le vaste projet de recrutement d’enseignants contractuels, financé par la Banque mondiale pour renforcer l’éducation dans les zones reculées de Centrafrique, devient une véritable machine à détournements au ministère de l’Éducation nationale.

 

Amputation des indemnités de formation des enseignants contractuels

 

Le premier scandale éclate avec l’amputation arbitraire des indemnités de formation des enseignants contractuels. « La Banque mondiale avait prévu 45 000 FCFA par enseignant, mais le ministère ne nous a versé que 30 000 FCFA, sans aucune explication sur les 15 000 FCFA restants » . Un autre enseignant dénonce : « Cette coupe brutale démontre l’existence d’un système bien rodé de détournement au sein du ministère » .

 

Trois mois de salaires des enseignants contractuels  détournés

 

Le second volet du scandale apparaît dans le calendrier de déploiement. Alors que les fonds de la Banque mondiale prévoient un démarrage en octobre 2024, le ministère repousse le début des contrats à janvier 2025. Un cadre du ministère révèle sous anonymat : « Les salaires d’octobre à décembre des enseignants contractuels  seront purement et simplement empochés par le réseau mafieux » .

 

L’éducation rurale sacrifiée

 

Dans les zones périphériques, les écoles continuent de fonctionner avec des maîtres-parents bénévoles. « Nos enfants paient le prix de cette corruption. Pendant que certains s’enrichissent, des milliers d’élèves restent sans enseignants qualifiés » , déplore un directeur d’école de la Ouaka.

 

Un système bien huilé

 

Un ancien responsable administratif explique le mécanisme : « Le réseau détourne systématiquement une partie des fonds sur chaque projet. Cette fois, ils ont trouvé deux moyens : couper les indemnités et retarder le démarrage pour empocher trois mois de salaires » .

 

Le ministère refuse de répondre aux questions sur ces accusations. La Banque mondiale, contactée par notre rédaction, n’a pas encore réagi à ces révélations qui démontrent l’ampleur de la prédation dans le système éducatif centrafricain.

 

Les premières victimes de ce pillage organisé restent les élèves centrafricains, privés d’enseignants qualifiés pendant que certains responsables s’enrichissent sur les fonds destinés à l’éducation nationale.

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