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Centrafrique : conflits entre éleveurs et agriculteurs reprennent dangereusement à Mann, Ndim, Bang, Ngaouandaye, avec le risque des morts

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Centrafrique : conflits entre éleveurs et agriculteurs reprennent dangereusement à Mann, Ndim, Bang, Ngaouandaye, avec le risque des morts

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>conflits entre éleveurs et agriculteurs reprennent dangereusement à Mann, Ndim, Bang, Ngaouandaye, avec le risque des morts
Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les cris de détresse résonnent dans les préfectures de Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé. Un jeune agriculteur gît dans son sang à Mann, poignardé simplement pour avoir voulu défendre sa terre. À quelques kilomètres de là, un chef de village de Bang échappe de justesse à la mort, menacé par un fusil alors qu’il tentait de sauver son champ de mil. Cette violence n’est pas un accident,  c’est le quotidien d’une population prise au piège d’un conflit qui s’envenime jour après jour.

 

Par milliers, les troupeaux venus du Tchad, du Cameroun et du Niger foulent aux pieds l’espoir des familles  de Bang, Ndim, Ngaoundaye, Bang et ailleurs dans Lim-Pendé et l’Ouham-Pendé. Les éleveurs transhumants, ignorant les règles établies, laissent leurs bêtes dévorer les récoltes qui devaient nourrir des villages entiers. À Bang, petite ville située entre les frontières du Cameroun et du Tchad, les habitants regardent, impuissants, leurs champs se transformer en pâturages sauvages.

 

La faim rôde déjà dans les foyers à Mann. Comment nourrir sa famille quand les récoltes sont anéanties ? Les agriculteurs, le cœur serré, contemplent leurs terres ravagées. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) interviennent parfois, comme lors de l’arrestation des agresseurs à Mann, mais leur action ressemble à une goutte d’eau dans un océan de désespoir.

 

L’année dernière, ces tensions ont arraché des vies à Mann. Aujourd’hui, la peur s’installe à nouveau. Dans chaque regard, dans chaque conversation, on sent monter la colère. Les souvenirs des violences passées hantent les esprits, tandis que de nouvelles menaces planent à l’horizon.

 

Les beaux discours ne suffisent plus. Sur le terrain, la réalité est brutale. Les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, autrefois capables de coexister, se regardent maintenant en chiens de faïence. Sans une action immédiate pour faire respecter les couloirs de transhumance et restaurer le dialogue, le pire est à craindre.

 

Cette terre, jadis symbole de partage entre peuples, risque de devenir le théâtre d’affrontements sanglants. Chaque lever de soleil apporte son lot de destructions, chaque coucher emporte avec lui l’espoir d’une résolution pacifique. Le temps file, et avec lui, la patience des habitants du Nord-Ouest centrafricain. L’heure n’est plus aux tergiversations, mais à l’action, avant que les dernières barrières ne cèdent sous le poids de la colère et du désespoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dans les rouages de la propagande russe au Sahel : enjeux et conséquences….

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Dans les rouages de la propagande russe au Sahel : enjeux et conséquences….

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-fausses-informations-et-discours-de-haine-proliferent-a-lapproche-des-elections/5df8b30d-a817-409f-9ebd-43402bae55ae/” rel=”attachment wp-att-36585″ data-wpel-link=”internal”>Dans les rouages de la propagande russe au Sahel : enjeux et conséquences….
Harouna Douamba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Entre les actions de soft-power, la diffusion massive de désinformation, l’intimidation et les menaces contre les journalistes et les opposants, les agents de propagande russes ne reculent devant rien pour servir les intérêts du Kremlin.

 

Le continent africain, par ses sols riches et ses emplacements stratégiques, suscite fortement l’intérêt du gouvernement russe. Qu’il s’agisse des mercenaires de l’Africa Corps (ex Wagner), d’acteurs politiques, les ressources pour étendre l’influence russe ne manquent pas. Tous les moyens sont bons pour diffuser leur propagande, un art dans lequel ils se distinguent particulièrement.
Le Sahel est une zone où la propagande russe est fertile. Les mercenaires de Wagner ont commencé un travail de sape et d’influence qui s’est poursuivi après la mort de Prigojine. Les yeux brillants rivés sur les mines d’or de la Centrafrique, du Soudan et du Mali, ils utilisent les territoires sahéliens comme leur nouvelle banque pour financer la guerre en Ukraine, au prix d’atroces exactions, d’innombrables abus, le tout en chantant les louanges du Kremlin.

« Projet Lakhta » et « African Initiative », deux armes de désinformation massives
Pour mener à bien ces opérations d’influence, les agents de propagande n’hésitent pas à réutiliser l’héritage de la milice Wagner, comme le projet Lakhta, créé en 2013 par le leader de Wagner Evgueni Prigojine. Il vise essentiellement à diffuser sous le manteau, de la désinformation à échelle internationale (notamment lors des élections américaines de mi-mandat en 2018 ou dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne). En Afrique, il consiste à créer des fausses pages Facebook, des faux profils, des faux médias, comme « Infos du Burkina », l’un des réseaux principaux du projet Lakhta.
Cette technique de créer des faux médias sur les réseaux sociaux pour faire de la diffusion massive de désinformation est également utilisée par le Groupe panafricain pour le commerce et l’investissement (GPCI). Il s’agit d’un réseau de propagande agissant dans plusieurs pays du Sahel (Burkina Faso, Mali) et dont le directeur, Harouna Douamba, est proche de Wagner.
Des personnalités influentes (artistes, associations, influenceurs) sont mises à contribution et financées pour servir les intérêts du Kremlin sous couvert de défendre la souveraineté africaine. Par le biais de ce projet, les influenceurs russes ont bombardé les réseaux sociaux de désinformation sur la lutte antiterroriste dans les pays de l’AES, en chantant la gloire des « héros » de Wagner. Ils ont également fait pression sur l’actuel président de transition burkinabé, allant jusqu’à l’accuser publiquement de complicité avec les terroristes.
En septembre 2023, un mois après la mort de Prigojine, African Intiative voit le jour. Officiellement décrit comme une « agence de presse », il est dirigé par Artyom S. Kureev, membre du renseignement intérieur russe, et continue de façon totalement assumée le travail de manipulation et de propagande du projet Lakhta. Ainsi, ce projet n’est pas mort avec le leader de Wagner. Il continue de se développer de façon clandestine et bien plus discrètement qu’African Initiative.

La propagande russe via le soft-power
Dans ses opérations d’influence, le Kremlin joue également la carte de la culture et de l’éducation. Entre 2022 et 2024, de nombreuses Maison russes de la culture voient le jour au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Elles sont placées sous le contrôle du ministère russe des Affaires étrangères par le biais de l’agence Rossotroudnitchestvo. Le but est de promouvoir la culture russe, notamment en dispensant des cours de langue et en mettant en place des évènements et des rencontres, comme la journée culturelle russo-malienne lancée le 24 août par le journaliste malien Robert Dissa, l’association « Perspective sahélienne » et African Initiative. La Fédération de Russie, après étude des dossiers livrés par l’agence Rossotroudnitchestvo, délivre également des bourses pour permettre aux étudiants africains d’intégrer des universités en Russie.
Le 30 juillet 2024, Robert Dissa lance un programme de cours de journalisme en ligne, des cours dispensés par un enseignant russe présentant le métier comme une guerre dont les journalistes sont les soldats. Au Sahel, le véritable combat des journalistes vise à lutter contre la désinformation, la propagande et malheureusement, pour leur propre vie.

Journaliste au Sahel, le silence ou la mort
La situation catastrophique des journalistes dans les pays du Sahel profite aux acteurs de propagandes russes, qui n’hésitent pas à rajouter leurs menaces à celles de certains gouvernements (notamment ceux des pays de l’AES) et des terroristes. À travers le projet Lakhta notamment, les agents d’influence russes jetaient le discrédit sur les journalistes et sur les voix dissidentes. Sans compter les menaces de représailles, voire de mort, dont ils sont victimes, et qui les obligent à témoigner anonymement. Quand les journalistes sont muselés, les gros titres changent et les infos sont manipulées, souvent avec l’approbation de certains gouvernements sahéliens qui veulent garder le pouvoir absolu, et les fake news pullulent.
Ceux qui se retrouvent engagés dans les agences de désinformations russes sont soumis à la loi de l’omerta, sous peine de mort. L’un d’eux, Ephrem Yalike, est parvenu à quitter une organisation d’influence russe en République Centrafricaine après avoir frôlé la mort. Preuves à l’appui, il a alerté sur les méthodes de propagande visant essentiellement à discréditer les discours des opposants à la Russie et à encenser le Kremlin. Des méthodes qu’il affirme avoir observé dans les pays du Sahel comme le Mali et le Burkina Faso.

 

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Flash info : la délivrance des passeports suspendue en Centrafrique à partir du 30 décembre

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Flash info : la délivrance des passeports suspendue en Centrafrique à partir du 30 décembre

 

la délivrance des passeports suspendue en Centrafrique à partir du 30 décembre
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Michel Nicaise Nassin, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique centrafricain, a annoncé la suspension de la délivrance des passeports biométriques dans le pays à compter du 30 décembre 2024.

 

Selon le ministre, cette interruption temporaire est justifiée par la migration de la base de données vers les installations du nouvel opérateur chargé de l’établissement des passeports, suite à la fin du contrat avec l’opérateur actuel.

 

Dans un communiqué officiel publié ce jour, le ministre indique que la reprise des opérations d’enrôlement par le nouvel opérateur fera l’objet d’une annonce ultérieure. Cette suspension concerne tous les types de passeports biométriques.

 

Le Ministère de l’Intérieur appelle la population, particulièrement les demandeurs de passeports, à une large diffusion de cette information.

 

Selon le ministre, cette décision intervient dans un contexte de modernisation des procédures administratives en République centrafricaine. La date de reprise du service n’a pas encore été communiquée par les autorités.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : LA JUSTICE INFÉODÉE AU POUVOIR DE BANGUI A CALIBRÉ UNE PEINE POUR RENDRE INÉLIGIBLE UN DÉPUTÉ LORS DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES.

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CENTRAFRIQUE : LA JUSTICE INFÉODÉE AU POUVOIR DE BANGUI A CALIBRÉ UNE PEINE POUR RENDRE INÉLIGIBLE UN DÉPUTÉ LORS DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES.

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”LA JUSTICE INFÉODÉE AU POUVOIR DE BANGUI A CALIBRÉ UNE PEINE POUR RENDRE INÉLIGIBLE UN DÉPUTÉ LORS DES PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES.” width=”450″ height=”297″ />
Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Le dossier judiciaire par excellence de l’année a connu enfin son épilogue voire son dénouement par la sentence prononcée par la cour après une délibération très attendue.
En effet, la cour après avoir statué publiquement et contradictoirement a disqualifié le crime d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État en délit de complot, a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés conformément aux dispositions de l’article 286 alinéa 4 du code pénal, lui reconnaît des circonstances atténuantes aux termes de l’article 50 du code pénal.
En conséquence de ce qui précède, la cour le condamne à 1 an d’emprisonnement ferme ainsi que les dépens à sa charge avec la possibilité de se pourvoir en cassation dans un délai de 3 jours à compter du prononcé.

 

À titre de rappel, le député de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui avait été arrêté pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État au lendemain de son retour de Paris, précisément à 4 heures du matin par une unité spéciale de l’armée au lieu de la police judiciaire et cela sans un mandat judiciaire ni la levée de son immunité parlementaire.
Faisant l’économie des irrégularités criardes de la procédure, des incohérences et des zones d’ombre des débats de fond, cette analyse se veut un décryptage méthodique de la peine mécaniquement agencée dans le seul but de justifier une longue et illégale détention provisoire afin d’éviter une éventuelle indemnisation du député enlevé, séquestré et pris en otage.
S’agissant de la disqualification de l’infraction, si la cour régulièrement saisie d’un fait qualifié crime estime au cours des débats que ce fait relève d’un délit, dans le respect du principe de légalité, elle peut prononcer la peine et éventuellement les réparations à la seule condition de recueillir les observations du prévenu sur la nouvelle infraction requise.
La jurisprudence de la chambre sociale de la cour de cassation du 17 mai 2007 N* de pourvoi 05-45.093 confirme que la requalification des faits n’est possible que si le prévenu ait été en mesure de se défendre sur les nouvelles qualifications.
Quant à la circonstance atténuante, la loi reconnaît le pouvoir d’appréciation du juge.
Selon le lexique des termes juridiques, les circonstances atténuantes sont des “événements entourant la commission d’une infraction, ou traits de caractère relatif à la personne de son auteur, librement appréciés par le juge et entraînant une modulation de la peine dans le sens de la clémence”.
Elle modifie la peine de l’infraction dans sa nature, sa durée et sa quotité.
Ainsi, l’on peut citer de façon non exhaustive des exemples de faits entraînant des circonstances atténuantes comme l’absence de préméditation, l’ignorance de la loi, les  bons antécédents du prévenu, son âge, son remord, son regret, sa repentance, l’ascendance d’un complice sur l’auteur etc…
L’opinion publique nationale s’interroge si le prévenu revêtait au cours des débats ses différents caractères pour prétendre au bénéfice des circonstances atténuantes.
Quant à la peine elle même…l’accusation même disqualifiée en complot est tellement grave que la réquisition du procureur et la peine prononcée surprennent.
Nous rappelons qu’il s’agit d’un projet de coup d’état, qui peut aboutir à l’assassinat du président de la République et de certains hauts fonctionnaires civils et militaires, de manœuvres pour renverser l’ordre constitutionnel chèrement acquis avec l’aide de la communauté internationale…une accusation qui jadis faisant craindre…c’est à dire au moment où la justice était réellement indépendante.
Dès lors que la cour dans sa délibération a reconnu l’illégalité de la méthode utilisée pour obtenir les preuves…il n’y avait plus matière à procès…c’est regrettable.
Face à ce constat alarmant, le citoyen lambda s’interroge :
– Pourquoi la cour a attendu une année pile poile pour statuer alors que le dossier judiciaire était vide ?
– L’attente d’une année était-elle à dessein pour satisfaire le scénario préétabli ?
– La peine d’une année de prison ferme relève t-elle d’un calcul pour éviter la détention arbitraire pouvant ouvrir droit à indemnisations ?
– La cour avait-elle le droit de prononcer une peine en dehors de l’acquittement dès lors qu’elle a déclaré illégale la méthode utilisée pour obtenir les preuves ?
– La cour a trouvé ces circonstances atténuantes où puisque le projet de coup d’état n’a pas de complices ni de commanditaires ?
– Pourquoi la cour a entretenu un flou sur l’avenir du député après la prison ?
– Le député peut-il retrouver son siège à l’assemblée nationale ?
– Le député peut-il circuler et voyager librement, sans complications ?
En tout état de cause, l’opinion publique nationale est convaincue qu’il s’agit d’une manœuvre bien calculée, bien calibrée pour nuire à une voix discordante.
Le scénario du procès était déjà défini par le réalisateur selon le modèle hollywoodien et la cour n’a fait que distribuer les rôles c’est-à-dire l’habiller comme les enfants de la maternelle à qui on remet des dessins à colorier.
Souvenez-vous que lors d’une sortie médiatique, le président de la République s’est publiquement plaint que le député de sa circonscription était de l’opposition…bref.
Puisque les débats étaient publics et retransmis à la radio, ce procès à la saveur d’un gâchis a très certainement perturbé voire embrouillé les étudiants en droit de l’université de Bangui mais nous les rassurons que le droit a été biaisé et qu’ils gardent foi aux théories juridiques enseignées à la faculté.
Il nous a paru important de déplorer au passage l’attitude de ses collègues parlementaires (à l’exception de quelques-uns) apeurés et plongés dans le mutisme pendant que leur collègue et président de commission est enlevé, séquestré et certainement torturé.
Enfin, on est unanime que le casier judiciaire du député n’est plus vierge.
En l’absence de la peine accessoire d’inéligibilité et au regard du code électoral en vigueur, le député n’est plus éligible à une quelconque compétition électorale ultérieure mais peut reprendre sa place dans l’hémicycle pour la suite de son mandat.
Nous vous rappelons in fine de se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 28 décembre 2024

Bernard  SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste

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À Ouadda-Maïkaga, le chef du détachement des FACA force des civils à avouer des actes de sorcellerie sous la menace des armes

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À Ouadda-Maïkaga, le chef du détachement des FACA force des civils à avouer des actes de sorcellerie sous la menace des armes

 

Centrafrique.org/victime-des-soldats-faca-a-ouadda-maikaga/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/victime-des-soldats-faca-a-Ouadda-Maikaga-335×450.jpg” alt=”” width=”335″ height=”450″ />
L’une des victimes des soldats FACA à Ouadda Maïkaga lors de son interrogatoire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des images choquantes circulent depuis la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Le commandant du détachement militaire de Ouadda-Maïkaga a filmé deux civils, terrorisés et sous la menace des armes, les forçant à “confesser” des crimes imaginaires de sorcellerie. Cette mascarade macabre tente de dissimuler la mort d’un Soldat FACA tué par son camarade lors d’une dispute dans un débit de boisson.

 

Les vidéos, d’une cruauté inouïe, montrent deux hommes visiblement terrorisés, forcés à réciter des aveux manifestement préparés. L’un d’eux, tremblant, accuse sa tante de sorcellerie. Interrogé par les soldats FACA lourdement armés, ce monsieur commence par trembler avant d’avouer que c’est sa tante, la sœur de son papa  qui lui aurait donner la sorcellerie quand il était encore enfant. La mise en scène tourne ensuite à la comédie. Sur la question de meurtres à Ouadda-Maïkaga, le monsieur nie, mais prétend avoir tué des personnes à Birao et Ndélé. Pour le second, une personne âgée, tout aussi désorienté, “avoue” avoir tué son fils, tout en niant toute implication dans le meurtre à Ouadda-Maïkaga. Ces “confessions” forcées, obtenues sous la contrainte, ne trompent personne.

 

Cette mise en scène grotesque vise à couvrir la véritable nature d’un drame survenu dans l’unité militaire. Le commandant tente de détourner l’attention d’un incident où un soldat FACA a tué son frère d’armes.

En effet, le 17 décembre dernier, deux soldats FACA, après avoir bu dans un cabaret local, se sont disputés au sujet d’une jeune femme à leur retour à la base. L’altercation a dégénéré quand l’un d’eux a abattu son frère d’armes à la poitrine. Au lieu d’assumer ses responsabilités et de laisser la justice suivre son cours, le commandant a choisi la voie de la terreur.

 

Il a fait arrêter arbitrairement dix  civils, dont trois chefs de groupe le jeudi 19 décembre. Ces personnes innocentes sont maintenant à sa merci, exposées publiquement dans ces vidéos dégradantes qui violent leur dignité et leurs droits fondamentaux.

 

Pour rappel, cette nouvelle exaction s’ajoute à une série de drames qui ont endeuillé Ouadda-Maïkaga. La localité a déjà vu une dizaine des civils perdre la vie sous les balles des FACA, et tout récemment, une femme, arrêtée parmi les dix suspects à cause de sorcellerie,  est décédée sous la torture dans une cellule militaire. La population, terrorisée, fuit désormais vers la brousse pour échapper aux exactions.

 

Face à ces abus de pouvoir, le silence des autorités militaires à Bangui est assourdissant. Comment peut-on laisser un simple commandant transformer les réseaux sociaux en vitrine de ses exactions ? La population de Ouadda-Maïkaga vit dans la terreur, préférant fuir en brousse plutôt que de subir ces violences arbitraires.

 

Cette situation exige une réaction immédiate des autorités compétentes. La justice doit enquêter sur ces actes barbares qui n’ont leur place ni dans une armée professionnelle, ni dans un État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Indemnités des députés : Le Président de l’Assemblée nationale fustige l’égoïsme parlementaire

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Indemnités des députés : Le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji  fustige l’égoïsme parlementaire

 

Centrafrique.org/renouvellement-du-bureau-de-lassemblee-nationale-les-nouveaux-membres-elus-par-les-deputes/sarandji-assemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-62787″ data-wpel-link=”internal”>Indemnités des députés : Le Président de l'Assemblée nationale fustige l'égoïsme parlementaire
Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Une vive tension secoue l’Assemblée nationale centrafricaine depuis plusieurs jours. Le Président Simplice Mathieu Sarandji n’a pas mâché ses mots face à ce qu’il qualifie de “coterie de députés” réclamant le paiement de leurs indemnités de fin de mandat. Cette sortie musclée intervient alors que les parlementaires s’apprêtaient à examiner la loi de finances 2025.

 

Le ton était monté d’un cran dans l’hémicycle. Simplice Mathieu Sarandji a vivement critiqué l’attitude d’un groupe de députés qui conditionnent l’examen du budget à leurs revendications personnelles. “Nous sommes là pour parler au nom du peuple centrafricain dont la situation préoccupe tous les députés”, a-t-il martelé, visiblement agacé par cette initiative qu’il juge inappropriée.

 

Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji,  a rappelé avec force les priorités du moment. “Nous sommes 140 députés face à une population de plus de 6,4 millions d’habitants”, a-t-il souligné, dénonçant une démarche qu’il considère comme égoïste et déconnectée des réalités du pays.

 

Cette confrontation dévoile les tensions qui couvent au sein de l’institution parlementaire. D’un côté, des élus qui réclament le respect des engagements pris par le gouvernement concernant leurs indemnités de fin de mandat. De l’autre, une présidence qui appelle à privilégier l’intérêt général dans un contexte économique particulièrement difficile.

 

Cette passe d’armes survient à un moment important , alors que l’Assemblée nationale doit examiner la loi de finances 2025. Le message du président Simplice Mathieu Sarandji est clair : les considérations personnelles ne doivent pas entraver le travail parlementaire, surtout quand il s’agit du budget de l’État. Finalement, cet appel à la responsabilité a été entendu par les députés concernés, et la loi a été voté.​

 

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Centrafrique : la grande comédie du calendrier à l’Assemblée nationale

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la grande comédie du calendrier à l’Assemblée nationale centrafricaine

 

Centrafrique.org/rca-linterpellation-du-gouvernement-a-lassemblee-nationale-interrompue-a-cause-de-coupure-delectricite/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-49885″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine-450×253.jpg” alt=”Centrafrique : la grande comédie du calendrier à l’Assemblée nationale centrafricaine ” width=”450″ height=”253″ />
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Ils l’ont encore fait. Le 24 décembre dernier, l’Assemblée nationale centrafricaine nous a gratifiés d’une de ces bévues dont elle seule a le secret. Une annonce officielle convoquant les députés pour le “samedi 29 décembre 2024” – une date qui n’existe tout simplement pas, puisque décembre 2024 ne compte que 31 jours, avec un samedi tombant le 28.

 

Cette pluie administrative aurait pu prêter à sourire si elle ne venait pas s’ajouter à une collection déjà bien fournie de cafouillages similaires. Le plus consternant ? Ce document porte la signature du Secrétaire Général de l’Assemblée nationale centrafricaine en personne. On se demande si quelqu’un prend encore la peine de relire ces textes avant leur publication.

 

Mais attendez, ce n’est pas tout ! Dans cette même annonce, le mot “nation” joue aux montagnes russes des Wagner avec sa majuscule. Tantôt avec, tantôt sans, comme si les règles élémentaires de la langue française étaient devenues optionnelles dans les couloirs de notre institution législative. Un coup elle est “nation”, un coup elle est “Nation”,  notre pays ne sait visiblement plus sur quel pied danser.

 

Le spectacle qui s’est déroulé samedi dernier (le vrai samedi, pas celui du calendrier parallèle de l’Assemblée nationale centrafricaine ) était à l’image de cette confusion. Des députés désorientés, certains arrivés le 28, d’autres persuadés que la séance était prévue le 29. Une belle pagaille qui aurait été comique si elle ne concernait pas un moment aussi important que le discours présidentiel sur l’état de la Nation (avec un grand N, cette fois-ci).

 

Cette valse des dates et des majuscules pourrait sembler anecdotique. Elle ne l’est pas. Comment faire confiance à une institution qui peine à maîtriser le calendrier et les règles de base de l’orthographe ? Comment croire qu’elle puisse gérer efficacement les dossiers complexes de notre pays quand elle trébuche sur des détails aussi élémentaires ?

 

Le plus inquiétant dans cette histoire n’est pas tant l’erreur elle-même que l’absence totale de correction ou d’excuses officielles. Comme si ces approximations étaient devenues la norme, comme si personne ne trouvait plus rien à redire à ce laisser-aller institutionnel.

 

Et pendant ce temps, nos parlementaires continuent leurs travaux, imperturbables, dans un hémicycle où le temps semble suivre sa propre logique et où la grammaire fait ce qu’elle veut. Une belle image de la désinvolture qui caractérise trop souvent notre administration.

 

À l’aube de cette nouvelle année, on aimerait pouvoir espérer un sursaut, un retour à plus de rigueur et de professionnalisme. Mais avec une institution qui ne sait même plus quel jour on est, mieux vaut ne pas trop rêver. En attendant, gardons précieusement cette annonce : elle fera un excellent sujet de conversation pour les dîners en ville dans le grand café. Au moins, nos députés nous auront fait rire une dernière fois en 2024 – le vrai 2024, pas celui du calendrier parallèle de l’Assemblée nationale centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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MCU : Le nouveau visage de la dictature en Centrafrique

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MCU : Le nouveau visage de la dictature en Centrafrique

 

Centrafrique.org/touadera-sactive-a-eliminer-politiquement-ses-deux-principaux-opposants-de-bocaranga-les-manoeuvres-et-debauchage-en-cours/touadera_avec_ses_rabatteurs_de_bocaranga/” rel=”attachment wp-att-77930″ data-wpel-link=”internal”>MCU : Le nouveau visage de la dictature en Centrafrique
Touadera avec ses rabatteurs du MCU de Bocaranga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Depuis mars 2022, les masques politiques longtemps cachés au peuple centrafricain tombent finalement. Le MCU dévoile sa vraie nature en imposant un système de parti unique qui ne dit pas son nom. Un retour en arrière pour un pays qui rêvait de démocratie après le chaos de 2013.

 

La réalité dépasse les pires craintes. Désormais, en République centrafricaine, pour obtenir un emploi dans l’administration ou même exercer une simple activité commerciale comme taxi-moto par exemple, la carte du parti est devenue un sésame obligatoire. Le chantage à l’emploi s’est installé comme mode de gouvernance.

 

Cette pratique rappelle les heures sombres des régimes autoritaires comme  en Corée du nord. Le MCU transforme la faim et la misère en armes politiques. Les Centrafricains, étranglés par la pauvreté, n’ont d’autre choix que de rejoindre les rangs du parti pour survivre.

 

Le plus inquiétant reste la composition même de ce parti. D’anciens chefs de guerre occupent aujourd’hui les plus hauts postes. Ces hommes qui hier semaient la terreur dans le pays dictent maintenant sa politique. Le MCU n’est plus qu’une coalition d’intérêts personnels déguisée en parti politique.

 

Pendant que le peuple s’appauvrit, une nouvelle élite criminelle s’enrichit sans vergogne. Les ressources du pays disparaissent dans les poches d’une minorité. Le discours sur la “Septième République” ne sert qu’à masquer cette prédation organisée.

 

Cette dérive autoritaire menace l’avenir même du pays. Le MCU étouffe toute forme d’opposition et détruit l’espoir d’une véritable démocratie. La Centrafrique s’enfonce dans un système où la liberté devient un luxe que peu peuvent se permettre.

 

L’heure n’est plus aux demi-mots. Le parti unique s’installe sous nos yeux, paré des oripeaux d’une fausse démocratie. Le MCU écrit les pages les plus sombres de notre histoire récente, pendant que le peuple centrafricain paie le prix fort de ces manœuvres politiques.

 

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Les enfants-soldats d’Obo : ‘J’avais 13 ans quand ils m’ont mis une kalachnikov dans les mains

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Les enfants-soldats d’Obo : ‘J’avais 13 ans quand ils m’ont mis une kalachnikov dans les mains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Le-President-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-LRA-de-Joseph-Kony-445×450.jpg” alt=”Les enfants-soldats d’Obo : ‘J’avais 13 ans quand ils m’ont mis une kalachnikov dans les mains” width=”445″ height=”450″ />
Le-President-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-LRA-de-Joseph-Kony – Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association  des victimes centrafricaines de la LRA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À l’ombre d’un manguier d’Obo, Justin tremble encore en racontant son histoire. Les yeux rivés sur ses mains, ces mêmes mains qui, à 13 ans, ont dû apprendre à manier une arme, il revit ce matin de mars 2008 où son enfance s’est brutalement arrêtée. “Les Tongo-Tongo sont arrivés comme des ombres. En quelques minutes, je n’étais plus un enfant, j’étais devenu leur chose.”

 

La LRA, l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony, a laissé des cicatrices indélébiles dans cette région reculée de Centrafrique. Derrière chaque regard, chaque sourire forcé des survivants, se cache une histoire d’horreur que même le temps n’arrive pas à effacer.

 

“Ils nous faisaient porter leurs bagages jusqu’à l’épuisement”, raconte Félicité, enlevée à 16 ans à Obo. Sa voix se brise quand elle évoque les marches forcées dans la brousse, les coups, la faim. “Si tu ralentissais, ils te battaient. J’ai encore la balle qu’ils m’ont mise dans la jambe ce jour-là“. Aujourd’hui, elle cultive un petit champ à Obo, mais les cauchemars continuent de la hanter.

 

Dans les rues d’Obo, une centaine d’anciens enfants-soldats tentent de reconstruire leur vie. Certains, comme Justin, se sont tournés vers l’agriculture. “La terre ne juge pas”, dit-il en montrant ses cultures. “Elle ne te demande pas ce que tu as fait avant. Elle te donne juste une chance de recommencer”.

 

“Le plus dur, ce n’est pas ce qu’on a vécu”, confie Marie, les yeux dans le vague. “C’est ce qu’on est devenu. Les produits qu’ils nous ont fait prendre… Parfois, je ne reconnais plus la personne que je vois dans le miroir”. Comme beaucoup d’autres, elle porte en elle les séquelles physiques et psychologiques de sa captivité.

 

Francine Nangbuka, qui coordonne une association locale d’aide aux survivants, connaît chaque histoire, chaque traumatisme. “La communauté a appris à les réaccueillir“, explique-t-elle. “Mais certaines blessures ne guériront jamais complètement. Comment oublier quand on a été forcé de tuer, de piller, de détruire ?”

 

Les survivants attendent toujours que justice soit faite. Joseph Kony, le chef de la LRA, court toujours. “Tant qu’il sera libre, nous ne serons jamais vraiment libres”, murmure Justin. “Chaque nuit, je rêve qu’on l’arrête enfin. Peut-être qu’alors, les cauchemars s’arrêteront.”

 

Entre 2008 et 2020, la LRA a semé la terreur à Obo , d’ailleurs dans le Haut-Mbomou en général. Aujourd’hui, même si les armes se sont tues, les séquelles restent vivaces. Dans les yeux des survivants brille pourtant une lueur d’espoir : celle de voir leurs enfants grandir dans un monde où le nom de Joseph Kony ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans les livres d’histoire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les casinos fiables en ligne : comment éviter les arnaques

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Le marché des jeux d’argent en ligne connaît une croissance fulgurante ces dernières années, attirant de plus en plus de joueurs séduits par l’accessibilité et la variété des divertissements proposés. Cette expansion rapide s’accompagne malheureusement d’une multiplication des sites frauduleux cherchant à piéger les joueurs peu avertis. Pour profiter sereinement des jeux de casino en ligne, il est nécessaire de savoir reconnaître les plateformes dignes de confiance. Des experts ont d’ailleurs réalisé un guide sur les casinos fiables en ligne de inde-en-ligne.com qui permet d’identifier les opérateurs sérieux.

 

La problématique des casinos en ligne douteux n’est pas nouvelle. Comme le montre l’analyse approfondie sur la littérature sur les jeux d’argent, les arnaques ont toujours existé dans ce secteur. Aujourd’hui, les escrocs utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées pour tromper les joueurs, rendant la vigilance d’autant plus nécessaire.

 

Pour repérer un casino en ligne fiable, plusieurs critères essentiels doivent être vérifiés. En premier lieu, une licence d’exploitation valide délivrée par une autorité de régulation reconnue est indispensable. Le site doit également proposer des moyens de paiement sécurisés et une politique claire concernant les dépôts et retraits. La présence de certifications de sécurité et d’audits réguliers par des organismes indépendants constitue un gage supplémentaire de sérieux.

 

L’ évolution des jeux de hasard nous montre que la technologie joue un rôle croissant dans la sécurisation des plateformes. Les casinos sérieux investissent massivement dans le chiffrement des données et la protection des utilisateurs. La transparence concernant les taux de redistribution et les conditions générales constitue également un indicateur de fiabilité important pour les joueurs avertis.

 

Les jeux proposés doivent provenir d’éditeurs reconnus garantissant des algorithmes équitables et des résultats véritablement aléatoires. Pour les amateurs de cartes notamment, comprendre les règles blackjack est primordial avant de se lancer. Un casino fiable met toujours à disposition les règles complètes de ses jeux et propose des versions gratuites pour s’entraîner.

 

Le service client représente un autre critère déterminant dans l’évaluation d’une plateforme. Un opérateur sérieux dispose d’une équipe disponible 24/7 via plusieurs canaux de communication (chat en direct, email, téléphone). Les avis clients et la réputation du casino sur les forums spécialisés méritent également d’être analysés avec attention, tout en gardant un esprit critique face aux commentaires.

 

Un casino en ligne fiable propose aussi des outils de jeu responsable permettant aux joueurs de maîtriser leur pratique : limites de dépôts, possibilité d’auto-exclusion temporaire, historique détaillé des transactions. Ces fonctionnalités témoignent de l’engagement de l’opérateur envers la protection de ses utilisateurs.

 

En un mot, bien que le secteur des jeux en ligne présente des risques, il existe de nombreux opérateurs fiables respectant scrupuleusement la réglementation. En suivant les recommandations des experts et en restant vigilant sur les points essentiels mentionnés, il est tout à fait possible de jouer en toute sécurité sur internet. La clé réside dans une approche méthodique et réfléchie lors du choix de sa plateforme de je

 

Après un an de détention, le député Éphrem Dominique Yandocka retrouve sa liberté

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Après un an de détention, le député Éphrem Dominique Yandocka retrouve sa liberté

 

Centrafrique.org/Centrafrique-arrestation-musclee-dun-depute-par-des-methode-tsarienne-en-violation-des-procedures-parlementaires/dominique-yandocka-pour-doudou/” rel=”attachment wp-att-71497″ data-wpel-link=”internal”>Après un an de détention, le député Éphrem Dominique Yandocka retrouve sa liberté
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans une affaire qui a secoué toute la République centrafricaine durant une année, le député Éphrem Dominique Yandocka vient enfin de retrouver sa liberté après une année d’emprisonnement. Cette histoire commence le 14 décembre 2023, lorsque les forces de l’ordre font irruption à son domicile pour l’arrêter, sans mandat judiciaire, et sans même la levée préalable de son immunité parlementaire.

 

Initialement accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, un chef d’accusation particulièrement grave, le dossier a connu un rebondissement inattendu lors du jugement final. Le tribunal, présidé par un juge qui s’est exprimé au nom du peuple centrafricain, a requalifié les faits en “délit de complot” en vertu de l’article 286 alinéa 4 du Code pénal.

 

Dans une ambiance tendue au palais de justice, le président du tribunal a prononcé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, tout en accordant des circonstances atténuantes au député, conformément à l’article 50 du Code pénal. Cette décision, qui correspond exactement à la durée déjà passée derrière les barreaux par le parlementaire, lui permet de recouvrer immédiatement sa liberté.

 

Les observateurs politiques et juridiques voient dans cette décision une manœuvre calculée. En condamnant le député à une peine équivalente à sa détention préventive, le tribunal évite d’ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites pour détention arbitraire. Cette stratégie juridique permet à l’État de justifier a posteriori l’emprisonnement du député.

 

Le verdict laisse toutefois de nombreuses questions en suspens. Le flou persiste autour des accusations initiales, et le passage d’une accusation d’atteinte à la sûreté de l’État à un simple délit de complot intrigue les spécialistes du droit. Tant le ministère public que l’accusé disposent d’un délai de trois jours pour se pourvoir en cassation s’ils contestent cette décision.

 

Cette affaire, qui a tenu en haleine l’opinion publique centrafricaine pendant plus d’un an, mérite une analyse approfondie que les médias et les experts juridiques ne manqueront pas de développer dans les jours à venir à la rédaction du CNC.

 

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Ozaguin  frappe fort : un morceau musical qui fait pleurer les centrafricains , même les vieillards

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Ozaguin  frappe fort : un morceau musical qui fait pleurer les centrafricains , même les vieillards

 

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L’artiste centrafricain Ozaguin. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un vent de révolte souffle sur Bangui. Dans les rues, dans les bars, dans les maisons, une chanson tourne en boucle sur tous les téléphones. C’est le nouveau titre d’Ozaguin qui met le pays en ébullition. Les paroles, mêlant sango et français, touchent au cœur une population à bout de souffle.

 

Le texte frappe par sa brutale sincérité. “Tout le monde vit dans la peur”, chante Ozaguin, décrivant une société muselée où la critique est devenue un crime. “Si tu vois quelque chose de mal, tu ne dois pas parler. Si tu critiques, on t’arrête, on te jette en prison”. Ces paroles résonnent comme un écho sinistre dans un pays où la liberté d’expression s’éteint peu à peu.

 

L’artiste pointe du doigt la braderie des ressources nationales. Les mines ? Vendues aux Chinois, aux rwandais  et aux Russes. Les forêts ? Cédées aux plus offrants. Pendant ce temps, le peuple centrafricain regarde, impuissant, ses richesses partir à l’étranger sans en voir la couleur des retombées.

 

“Ils nous promettent le changement”, chante Ozaguin avec amertume. Mais les routes restent des pistes défoncées. Les écoles ? Des ruines où s’entassent les enfants. Les hôpitaux dégagent des odeurs pestilentielles, abandonnés à leur sort. L’aéroport de Bangui, cette porte d’entrée du pays, fait honte à toute une nation. Le port de Mongoumba, fierté de l’époque Bokassa, n’est plus qu’un souvenir délabré.

 

Le paradoxe est cruel. Les dirigeants sillonnent le monde, admirent les gratte-ciel des capitales étrangères, s’extasient devant le développement des autres. Mais de retour au pays, rien ne change. La Centrafrique semble figée dans un autre siècle, comme si le temps s’était arrêté aux années 1800.

 

L’argent ? Il coule à flots dans les poches des puissants. “Ils construisent leurs villas pendant que le pays s’écroule“, dénonce l’artiste. Mais sa chanson porte aussi une prophétie : “Un jour, ils rendront des comptes. Un jour, la justice parlera“. Les voleurs d’aujourd’hui seront les prisonniers de demain.

 

Le sort des soldats morts pour la patrie n’échappe pas à son regard. Leurs familles attendent toujours les indemnités promises. Les orphelins grandissent dans la misère pendant que les salaires de leurs pères disparus s’évaporent mystérieusement. Une tragédie dans la tragédie.

 

La chanson résonne comme un testament. Celui d’un pays riche devenu mendiant, d’un peuple fier réduit au silence, d’une nation jadis prometteuse transformée en terrain de jeu pour prédateurs internationaux. Les paroles d’Ozaguin peignent le portrait d’une Centrafrique malade de ses dirigeants.

 

À Bangui, chaque note de cette chanson fait écho aux souffrances quotidiennes. Dans les quartiers populaires, on hoche la tête en écoutant. Certains pleurent. D’autres serrent les poings. Les mots d’Ozaguin touchent juste, trop juste. Ils racontent l’histoire d’un pays vendu par morceaux, d’un peuple trahi par ses élites.

 

L’artiste prend des risques énormes. Dans ce pays où la vérité est devenue un crime, sa chanson est un acte de bravoure. Mais il porte la voix de millions de Centrafricains réduits au silence. Son courage fait écho à leur désespoir.

 

Cette chanson restera comme le témoignage d’une époque sombre. Celle où la Centrafrique, ce joyau d’Afrique, fut pillée, bradée, sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels. Un pays où la peur est devenue reine et la misère une compagne quotidienne.

 

Ozaguin ne fait pas que chanter. Il hurle la douleur d’un peuple. Il peint le portrait d’une nation à genoux, étranglée par la corruption, écrasée par l’incompétence, abandonnée par ceux qui devaient la protéger. Sa chanson est plus qu’une chanson. C’est le cri d’alarme d’un pays qui se meurt.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Entre troubles mentaux et communication politique bâclée : la descente aux enfers d’Evariste Touadera devant les enfants de la rue à Bangui

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Entre troubles mentaux et communication politique bâclée : la descente aux enfers d’Evariste Touadera devant les enfants de la rue à Bangui

 

la descente aux enfers d'Evariste Touadera devant les enfants de la rue à Bangui
Évariste Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un jeune homme malade, trois cents enfants des rues, des jouets, et un pouvoir qui perd la raison. À Bangui, le clan présidentiel force Evariste Touadera , le fils psychologiquement fragile de Baba Kongoboro, à jouer les philanthropes devant les caméras. Cette mise en scène pathétique n’est que le dernier épisode d’une longue série qui inquiète profondément les Centrafricains. Entre les crises violentes du jeune homme en Russie et ses discours incohérents en public, le pays assiste impuissant à l’instrumentalisation d’un fils malade par un pouvoir aux abois.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

En effet, le jeune Évariste Touadera souffre de graves troubles psychiatriques. Cette vérité, connue de tous à Bangui, le pouvoir tente de la masquer sous un vernis de respectabilité. Pourtant, les signes ne trompent personne. Il y a un an, lors d’un voyage en Russie où il devait recevoir des soins, un incident a fait voler en éclats cette façade soigneusement construite.

 

Dans les rues de Moscou, sans raison apparente, le fils du président s’en est pris violemment à une dame âgée. La scène, captée par des cameras, montre un déchaînement de violence inexplicable. Les coups pleuvent. Les assistants, choqués, filment la scène. En quelques heures, les images font le tour des réseaux sociaux centrafricains. La colère gronde dans le pays. Le peuple, indigné par ce comportement, exige des explications.

 

La présidence, acculée, organise à la hâte une séance de lecture d’excuses publiques. Le texte, préparé par les communicants du palais, sonne faux quand le jeune Évariste Touadera le lise pour demander pardon. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Même les Mercenaires russes, pourtant alliés du régime, expriment leur mécontentement. Une nuit, dans une boîte de nuit de Bangui, ils décident de faire justice eux-mêmes. Evariste Touadera, tabassé par ces criminels russes, il  en ressort meurtri, jeté comme un sac à l’arrière de leur véhicule.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Comme si rien ne s’était passé, le pouvoir persiste. La dernière tentative en date ? Une opération caritative au siège de la fondation de sa maman Tina, la deuxième épouse du Président. Plus de 300 enfants des rues sont rassemblés pour recevoir des jouets. Les caméras sont là, les journalistes aussi. On tend le micro à Touadera.

 

C’est là que tout dérape. Le jeune homme commence un monologue décousu, parlant de liens imaginaires avec ces enfants des rues. “Ce sont mes frères”, affirme-t-il, “nous jouions ensemble dans la poussière“. Les journalistes, gênés, retirent doucement le micro. Dans l’assistance, les regards s’échangent. La mascarade devient insoutenable.

 

Les proches du pouvoir persistent pourtant. Ils continuent de pousser ce jeune homme malade sous les projecteurs, rêvant peut-être d’en faire un successeur potentiel. Une ambition qui prend des allures de tragédie grecque quand on sait que son père, l’actuel président, souffrirait des mêmes troubles mental.

 

Dans les rues de Bangui, les habitants parlent à voix basse. Ils évoquent l’absurdité de la situation : un pays où l’on tente de faire d’un jeune homme malade l’héritier d’un système politique déjà fragilisé. Certains en rient jaune : “Dans notre pays, même les fous peuvent devenir ministres, présidents… tout est possible”.

 

Cette histoire dépasse le simple drame familial. Elle parle d’un système politique à bout de souffle, prêt à tout pour se maintenir, même à sacrifier la dignité d’un jeune homme malade. Elle raconte aussi l’histoire d’un peuple qui observe, impuissant, cette descente aux enfers de ses institutions.

 

À Bangui, chaque nouvelle apparition publique d’Evariste Touadera fait trembler la population. Non pas de peur, mais de tristesse devant ce spectacle d’un fils malade, instrumentalisé par un pouvoir qui refuse de voir la réalité en face. Un pouvoir qui préfère construire des châteaux de cartes plutôt que d’affronter ses propres démons.

 

Cette tragédie centrafricaine pose une question fondamentale : jusqu’où ira cette manipulation ? Dans les rues de la capitale, beaucoup craignent que cette mise en avant forcée ne soit que le prélude à une tentative de succession dynastique. Une perspective qui fait frémir dans un pays qui a tant besoin de stabilité et de dirigeants en pleine possession de leurs moyens.

 

L’histoire d’Evariste Touadera n’est pas qu’un fait divers. C’est le symbole d’un pouvoir qui a perdu tout sens des réalités, prêt à sacrifier jusqu’à ses propres enfants sur l’autel de ses ambitions politiques. Pour les Centrafricains, c’est un nouveau chapitre douloureux dans la longue histoire des errements de leurs dirigeants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Djorie, séchez vos larmes : votre successeur Balalou fait pire que vous….

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Djorie, séchez vos larmes : votre successeur Balalou fait pire que vous….

 

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Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Djorie et Reboas

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les larmes de l’ancien ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie, immortalisées par les caméras lors de son éviction du gouvernement, prennent aujourd’hui un sens nouveau. Son remplaçant, Maxime Balalou, cumule les prestations catastrophiques et plus pire qu’avant depuis sa nomination en janvier 2024. Le ministère de la Communication, déjà malmené, s’enfonce dans une spirale d’incompétence qui dépasse l’entendement.

 

Une succession qui tourne au fiasco

 

Le remplacement de Serge Ghislain Djorie par Maxime Balalou devait marquer un nouveau départ pour le ministère de la Communication. Les attentes étaient modestes, tant les critiques pleuvaient déjà sur la gestion précédente de Djorie totalement chaotique. Pourtant, l’arrivée du nouveau ministre n’a fait qu’accentuer les dysfonctionnements. Les interventions radiophoniques désastreuses s’enchaînent, les communiqués officiels manquent de substance, d’ailleurs téléguidée par le groupe Wagner, et la direction stratégique du ministère reste inexistante.

 

Un bilan plus que chaotique

 

Les 12 derniers mois de Maxime Balalou au ministère dressent un tableau particulièrement sombre. Tous les professionnels du secteur constatent une paralysie totale des services. Les dossiers s’empilent, les décisions tardent, et les réformes nécessaires restent lettre morte. Le nouveau ministre, censé incarner le renouveau, apparaît dépassé par l’ampleur de sa tâche.

 

L’incompétence en héritage

 

Cette situation honteuse dévoile un problème plus profond : la nomination des  retraités, des personnes sans qualification requise au postes clés dudit ministère ouvre la voie à l’anarchie totale. Si les critiques fusaient contre Serge Ghislain Djorie pour son manque de qualification, son successeur démontre des lacunes encore plus criantes. Le titre de “docteur” tant débattu de l’ancien ministre semble presque anecdotique face aux carences actuelles.

 

Un ministère à la dérive

 

Le ministère de la Communication, pilier important de la gouvernance, se retrouve aujourd’hui dans une impasse. Les médias d’État souffrent d’un manque de direction claire, la communication gouvernementale est livrée au groupe Wagner, et les réformes urgentes du secteur sont inexistantes. Cette situation affecte directement la qualité de l’information publique et la transparence.

 

L’ironie du sort veut que les larmes de Serge Ghislain Djorie , qui avaient fait le tour des réseaux sociaux, prennent aujourd’hui une autre dimension. Son successeur prouve que la situation peut toujours empirer. Le ministère de la Communication mérite mieux que cette succession de nominations hasardeuses qui compromettent son fonctionnement et son efficacité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Bozoum,  les autorités de l’Ouham-Pendé arment des jeunes pour mourir aux portes des mines

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À Bozoum,  les autorités de l’Ouham-Pendé arment des jeunes pour mourir aux portes des mines

 

Centrafrique.org/six-personnes-tuees-dans-un-affrontement-entre-les-groupes-armes-pres-dippy/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-14/” rel=”attachment wp-att-32574″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/antibalaka-en-ronde-corbeaunews–450×253.jpg” alt=”À Bozoum, les autorités de l’Ouham-Pendé arment des jeunes pour mourir aux portes des mines” width=”450″ height=”253″ />
Les miliciens Anti-Balaka pour illustration de cet article

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’inquiétude grandit à Bozoum, où chaque coup de feu rappelle le prix du sang versé pour l’or. Ce mardi 24 décembre, à l’aube, une nouvelle tragédie frappe la localité de Bozoum. Cinq jeunes hommes ont perdu la vie dans une attaque insensée contre le site minier de Wouhou, à une vingtaine de kilomètres de la ville. Ces enfants de l’Ouham-Pendé, armés de simples fusils de chasse et d’armes artisanales, n’avaient aucune chance face aux combattants aguerris du groupe 3R qui contrôlent la mine.

 

L’histoire de ce drame remonte à quelques semaines, quand le préfet et le ministre résident de l’Ouham-Pendé, entourés de députés de Bozoum, ont convoqué la jeunesse de Bozoum. Dans la grande salle de réunion, leurs voix ont résonné, parlant de patriotisme et de menaces contre le pays. Ces hommes en costume, depuis leurs fauteuils confortables, ont su toucher la corde sensible d’une jeunesse en quête de reconnaissance. Ils leur ont distribué un arsenal dérisoire : des fusils de chasse usés, des armes bricolées, et quelques vieilles kalachnikovs.

 

Le site minier de Wouhou, sur la route de Ouham bac , est devenu le théâtre de leur sacrifice. Les mercenaires russes du groupe Wagner et les miliciens ti Azandé, pourtant mieux équipés et entraînés, avaient déjà jugé la situation intenable face aux rebelles du 3R. Mais cela n’a pas empêché les autorités d’envoyer ces jeunes au combat au côté des éléments de forces armés centrafricaines (FACA).

 

Ainsi, la première attaque de ces jeunes au côté des soldats FACA survient le samedi 21 décembre. Les rebelles repoussent sans difficulté ces assaillants mal préparés. Le lendemain, une deuxième tentative se solde par le même échec. La troisième offensive, ce funeste mardi 24 décembre, tourne au cauchemar. Les combattants du 3R, exaspérés par ces attaques successives, poursuivent les jeunes jusqu’à 5 kilomètres à l’entrée de Bozoum. Les habitants de la ville entendent les tirs, terrifiés à l’idée que le combats pourraient atteindre le centre-ville.

 

Cette tragédie aurait pu être évitée. Ces jeunes auraient pu cultiver les terres fertiles de l’Ouham-Pendé, apprendre un métier, construire leur avenir. Au lieu de cela, les autorités les ont jetés dans une bataille perdue d’avance, pendant que les soldats FAKA restaient en retrait, les laissant essuyer les premiers tirs.

 

Les blessés graves des ces pauvres jeunes ont été transportés vers Bangui dans l’urgence, tandis que les cas moins sérieux reçoivent des soins à Bozoum. Pour cinq familles, la veille de Noël s’est transformée en veillée funèbre, pendant que les responsables de ce désastre continuent de diriger depuis leurs bureaux.

 

Cette crise déchirante nous force à nous interroger : combien de jeunes devront encore mourir avant que les autorités de l’Ouham-Pendé ne comprennent que l’avenir de leur région se construit avec la jeunesse, et non sur leurs tombes ? Les affaires des armes, il faut laisser cela aux militaires bien formés, et non aux jeunes ramassés dans les quartiers.

 

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Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation

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Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation

 

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Les travaux dans la concession de l’ancien Président David Dacko à Mokinda, situé à 250 km de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le régime Touadéra poursuit son entreprise méthodique de destruction du patrimoine centrafricain. Après avoir cédé le palais de Berengo aux Mercenaires russes de Wagner, le pouvoir s’attaque désormais à un autre lieu emblématique de l’histoire nationale : la villa de l’ancien président David Dacko à Mokinda.

 

Un patrimoine historique bradé aux appétits étrangers

 

À 250 kilomètres au sud-ouest de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, la résidence de l’ancien président David Dacko abrite son mausolée. Ce site historique, lieu de mémoire nationale où l’ancien ministre de la Justice Flavien Mbata déposait encore des gerbes en 2018, fait aujourd’hui l’objet d’une tentative de spoliation crapuleuse et pathétique voir criminelle.

 

Des entrepreneurs chinois, mandatés pour la construction de la route Mongoumba-Bangui, et autorisés par Touadera de faire le sale boulot, ont tenté à plusieurs reprises d’annexer la propriété. Ils ont poussé l’outrage jusqu’à installer des bornes sur le toit même de la villa historique, provoquant l’indignation des descendants de l’ancien président David Dacko.

Touadéra continue de brader le patrimoine national  aux étrangers : la villa historique de David Dacko menacée de spoliation
Les travaux continuent dans la concession de l’ancien Président David Dacko

 

Une tentative d’intimidation de la famille David Dacko

 

Face au refus de Florent Dacko de céder la propriété familiale, les entrepreneurs chinois n’ont pas hésité à recourir à l’intimidation. Ils ont mobilisé un impressionnant dispositif sécuritaire : le commandant de compagnie de Mbaïki, le commandant de brigade de M’Bata, le maire, ainsi que six gendarmes ont été déployés pour faire plier  l’héritier.

 

Un schéma bien connu

 

Cette affaire dévoile la stratégie du pouvoir : brader les richesses nationales aux puissances étrangères. Après avoir livré le palais de Berengo aux Russes il y a six ans, le régime Touadéra s’apprête à céder une partie de la commune de Mokinda aux Chinois et aux Rwandais pour l’exploitation aurifère.

 

“Le président pense-t-il que le pays doit disparaître après lui ?”, s’interroge un notable de Mokinda. “Nos ancêtres nous ont légué ce patrimoine. Si chaque dirigeant avait agi ainsi, que resterait-il aujourd’hui de notre pays ?”.

 

Cette nouvelle affaire de spoliation questionne l’avenir même de la République centrafricaine. En bradant systématiquement le patrimoine national aux puissances étrangères, le régime Touadéra hypothèque l’héritage des générations futures.

 

Le contraste est saisissant entre 2018, quand les autorités honoraient encore la mémoire de David Dacko, et aujourd’hui où sa résidence est menacée de spoliation. Cette dérive explique la perte totale de repères d’un pouvoir prêt à tout brader pour satisfaire ses alliés étrangers.

 

Les Centrafricains assistent, impuissants, au démantèlement de leur pays. Sites historiques, ressources minières, terres agricoles : rien ne semble échapper à cette entreprise de bradage systématique. Le régime Touadéra restera dans l’histoire comme celui qui aura méthodiquement démantelé l’héritage national au profit des prédateurs étrangers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, où est la justice pour les victimes ?

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25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, ni enquête ni justice

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>25 jeunes massacrés par les Wagner à Bossangoa : trois ans après, ni enquête ni justice
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner ont exécuté vingt conducteurs de taxi-moto à Bossangoa en juillet 2021. Ces jeunes centrafricains, arrêtés sur la route de Nana-Bakassa, ont été abattus de sang-froid. Quatre ans plus tard, malgré les appels de l’ONU et les promesses du gouvernement, aucune enquête n’a abouti.

 

Au cœur de Bossangoa, Princia revit chaque jour le dernier départ de son mari. “Il est parti travailler ce matin-là comme d’habitude. Les Russes l’ont arrêté avec les autres. Plus personne ne l’a revu vivant“. Son témoignage rejoint celui de dizaines d’autres familles, toutes pointant la responsabilité des mercenaires de Wagner.

 

Les preuves accablent les mercenaires russes. Des témoins les ont formellement identifiés ce jour-là sur l’axe Bossangoa-Nana-Bakassa. Cependant, les groupes armés accusés par le gouvernement ont démenti toute implication. Les habitants des villages voisins confirment avoir vu les hommes de Wagner patrouiller dans la zone sur des motos au moment des faits.

 

Quelques heures plus tard, la Minusca avait immédiatement envoyé une équipe d’enquêteurs sur le lieu du massacre. Même l’expert de l’ONU, Yao Agbetse, avait exigé des investigations impartiales. Le président Kongoboro avait même créé un comité spécial. Ces initiatives sont restées lettre morte, enterrées sous la pression des mercenaires russes qui contrôlent tout le pays.

 

Pendant ce temps, les veuves se battent pour survivre. Sans soutien de l’État, elles élèvent seules leurs enfants. “Mon fils me demande pourquoi son père ne revient pas. Comment lui expliquer que ses assassins circulent encore librement dans notre village?”, confie Béatrice, dont le mari comptait parmi les 25 victimes.

 

Le massacre de Bossangoa démontre l’impunité totale dont jouissent les mercenaires de Wagner en Centrafrique. Leur présence, officiellement destinée à sécuriser le pays, s’est transformée en règne de la terreur. Les populations centrafricaines subissent leurs exactions sans pouvoir espérer justice.

 

Même l’association des familles des victimes créée dans les circonstances a multiplié les démarches. Lettres aux autorités, demandes d’audience, appels aux organisations internationales – tout reste sans réponse. Le gouvernement, dépendant du soutien militaire russe, refuse d’enquêter sur les crimes de ses alliés.

 

Les corps des vingt cinq  victimes reposent au cimetière de Bossangoa. Leurs tombes, entretenues par les familles, témoignent d’un crime qui ne peut être effacé. Chaque année, lors de la commémoration, la communauté se réunit pour demander justice, mais les autorités brillent par leur absence.

 

Cette tragédie révèle la mainmise des mercenaires russes sur la Centrafrique. Leur pouvoir dépasse celui des institutions nationales. La justice, paralysée, n’ose pas enquêter sur leurs crimes. Les familles des victimes de Bossangoa en paient le prix, abandonnées dans leur quête de vérité.

 

Trois ans après le massacre, l’impunité des mercenaires de Wagner reste totale. Les promesses d’enquête se sont évaporées. Les familles attendent toujours que justice soit rendue. Pendant ce temps, les mercenaires russes continuent d’imposer leur loi, semant la terreur dans une Centrafrique devenue leur terrain de chasse.

 

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À Zemio : Le meurtre du président du Comité de Paix dévoile la brutalité des Wagner Ti Azandé

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À Zemio : Le meurtre du président du Comité de Paix dévoile la brutalité des Wagner Ti Azandé

 

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Un milicien Azandé arrêté par la population dans un quartier de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À la veille de Noël, une nouvelle tragédie endeuille la ville de Zemio. Le corps sans vie de M. Adoum, président du Comité de Paix, a été découvert le 24 décembre 2024, à 15 kilomètres au nord de la ville. Ce crime odieux s’ajoute à une liste grandissante d’exactions attribuées aux miliciens Wagner Ti Azandé, ces forces paramilitaires qui sèment la terreur dans le Haut-Mbomou.

 

Cette mort violente n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actes criminels qui frappent la région, où les disparitions et les meurtres sont devenus tragiquement fréquents. Le fait que la victime soit le président du Comité de Paix de Zemio  ajoute une dimension particulièrement sinistre à ce crime.

 

Les Wagner Ti Azandé, ces miliciens formés par les Mercenaires russes du groupe Wagner depuis mars 2024 à Obo, poursuivent leur règne de terreur malgré leur intégration officielle dans l’armée nationale, d’après le gouvernement. Une situation paradoxale qui pose de nombreuses questions : comment des hommes censés protéger la population peuvent-ils continuer à la terroriser en toute impunité ?

 

Le gouverneur de la région 6 Haut-Oubangui, monsieur Victor Bissekoin n’a pas mâché ses mots en dénonçant publiquement le comportement criminel de ces miliciens sur les antennes de la radio Centrafrique. “Ces hommes portent désormais l’uniforme de notre armée nationale, mais leurs actes restent ceux de criminels pour terroriser la population civile“, a-t-il déclaré, exprimant l’exaspération grandissante de la population, y compris celle de Zemio.

 

Cette violence institutionnalisée plonge la ville de Zemio  et d’ailleurs dans le Haut-Mbomou dans un climat de peur permanente. Les habitants de Zemio vivent dans l’angoisse, craignant à chaque instant de devenir la prochaine victime de ces miliciens qui se considèrent au-dessus des lois.

 

Plus troublant encore est le silence assourdissant de ceux qui, il y a peu, faisaient la propagande de cette milice. Les députés et les médias qui faisaient leur promotion se taisent maintenant face à la multiplication des exactions.

 

Ce dernier meurtre, commis à la veille des célébrations de Noël, prend une dimension particulièrement cynique. Au lieu des chants de fête, c’est le deuil qui résonne dans les rues de Zemio. Les familles des victimes attendent toujours que justice soit faite, pendant que les Wagner Ti Azandé  continuent d’opérer en toute liberté.

 

L’incorporation de ces miliciens dans l’armée nationale, loin de résoudre le problème, semble avoir légitimé leurs actions criminelles. Cette situation pose une question: jusqu’où ira cette spirale de violence, et quand les autorités prendront-elles enfin des mesures concrètes pour protéger leur population ?

 

En cette période de fêtes censée être synonyme de paix et de joie, les habitants de Zemio enterrent leurs morts et vivent dans la crainte du lendemain. Le temps des promesses est révolu, l’heure est à l’action pour mettre fin à cette terreur qui n’a que trop duré.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Génération sacrifiée : la jeunesse centrafricaine, de la promesse à la déchéance

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La jeunesse centrafricaine : le naufrage d’une génération, constate Élie OUEIFIO

 

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enfant-maltraite-a-Boda – Boda, reflet du défi persistant de la protection de l’enfance en République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le dernier ouvrage d’Élie OUEIFIO, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?”, publié en août 2024, brosse un portrait déchirant de la jeunesse centrafricaine. Les mots d’un jeune vendeur de cigarettes résonnent comme un terrible constat : “À 20 ans, mon père était étudiant à la Sorbonne. À 20 ans, je suis vendeur de cigarettes au détail devant le lycée que je n’ai jamais pu fréquenter.” Cette réalité représente le déclin vertigineux d’un pays qui, en une seule génération, a basculé d’une nation formant son élite dans les plus prestigieuses universités à un État où les jeunes luttent quotidiennement pour leur survie.

 

Le système éducatif centrafricain s’est effondré. Les classes comptent jusqu’à 200 élèves, privés d’enseignants qualifiés et de matériel pédagogique essentiel. Un enseignant témoigne de cette situation : “Dans mon lycée, nous utilisons encore des manuels de 1985, et nous n’en avons que trois pour 150 élèves“. Cette réalité se traduit par des statistiques alarmantes : 70% des jeunes ne vont pas à l’école, tandis que 85% des moins de 25 ans sont au chômage. Plus inquiétant encore, 90% des jeunes ne maîtrisent pas les bases de la lecture et de l’écriture.

 

Un sociologue cité dans l’ouvrage d’OUEIFIO tire la sonnette d’alarme : “Nous créons la première génération de l’histoire qui sera moins éduquée que celle de ses parents. C’est un suicide national programmé“. Cette régression éducative entraîne des conséquences en cascade : les enfants abandonnent l’école pour travailler, les mariages précoces se multiplient, et la délinquance juvénile atteint des sommets.

 

Face à l’absence de perspectives, de nombreux jeunes rejoignent les groupes armés. Un jeune milicien résume amèrement la situation : “Un kalachnikov nourrit mieux qu’un diplôme“. Parallèlement, les rares diplômés quittent massivement le pays, créant une hémorragie des compétences qui affaiblit davantage les perspectives de développement.

 

La fracture intergénérationnelle s’aggrave. Les valeurs traditionnelles s’effritent, les familles se déchirent. Les parents, démunis, peinent à guider leurs enfants dans ce contexte chaotique. Cette désorganisation sociale favorise l’émergence de fléaux comme la toxicomanie, la prostitution juvénile et la radicalisation religieuse.

 

Les tentatives de solutions classiques échouent les unes après les autres. Les centres de formation professionnelle, mal équipés et sous-encadrés, ne répondent pas aux besoins du marché. Les programmes d’insertion se réduisent à des stages fictifs et des emplois précaires sans avenir.

 

OUEIFIO propose plusieurs solutions concrètes. Dans l’immédiat, il recommande l’organisation d’états généraux de la jeunesse et le déploiement d’un plan national d’alphabétisation. À long terme, il préconise une rénovation complète du système éducatif et la création de filières professionnelles ancrées dans les réalités locales.

 

L’aspect politique occupe une place centrale dans ces recommandations. L’auteur insiste sur l’importance d’une stratégie nationale cohérente, appuyée par des moyens financiers substantiels et un engagement durable. Il propose la création d’un fonds national pour la jeunesse et le développement de collaborations entre secteurs public et privé.

 

La conclusion d’OUEIFIO est sans appel : “Un pays qui abandonne sa jeunesse se suicide. La RCA doit choisir maintenant : investir dans sa jeunesse ou accepter de disparaître. Il n’y a pas d’autre alternative.” Cette situation dramatique résulte de décisions politiques malheureuses, mais n’est pas irréversible. Un changement profond reste possible, à condition qu’une réelle volonté politique se manifeste pour redonner espoir à cette génération sacrifiée.

 

La jeunesse centrafricaine attend des actes concrets, des actions immédiates et une vision claire pour son avenir. Le temps presse, car chaque jour qui passe voit s’éloigner un peu plus la possibilité d’un redressement. Le pays tout entier doit se mobiliser pour sa jeunesse, car c’est son avenir même qui est en jeu.

 

 

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En Centrafrique, l’opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections

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En Centrafrique, l’opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections

 

En Centrafrique, l'opposition réclame un dialogue sur la Constitution de 2023 avant les élections
Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 En Centrafrique , Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général aux opérations de paix de l’ONU, a rencontré les leaders de l’opposition centrafricaine le 19 décembre 2024 à Bangui. Une réunion important autour d’une question qui agite le pays : la légitimité de la Constitution de 2023.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), une coalition de l’opposition en Centrafrique, déclare n’a pas fermé totalement la porte aux élections à venir. Mais sa position est claire, comme l’a expliqué son porte-parole Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3 et Président du parti MLPC : un dialogue politique doit d’abord avoir lieu sur la Constitution promulguée en août 2023.

 

En Centrafrique , cette Constitution est au cœur des désaccords. En 2023, le président Touadéra a fait adopter ce nouveau texte par référendum, alors qu’il avait prêté serment, par deux fois sous la Constitution de 2016, jurant devant tout le peuple centrafricain de ne pas la modifier. Et c’est maintenant la réalité qui le rattrape. Toutefois, le processus de rédaction de cette nouvelle constitution pose également de nombreuses questions en Centrafrique. Le comité initialement chargé de rédiger le texte avait été invalidé par la Cour constitutionnelle, alors présidée par Madame Darlan. Malgré cela, une nouvelle version est apparue, dont l’origine et les rédacteurs restent inconnus.

 

Le groupe Wagner, qui est à l’origine de cette constitution,  et avec l’appui des autorités centrafricaines, a contourné les obstacles pour faire adopter ce texte, qui contient des articles controversés sur les centrafricains d’origine. Une grande partie de la population centrafricaine, tout comme l’opposition en Centrafrique, ne reconnaît pas cette Constitution. Les prochaines élections devant se tenir sous ce nouveau cadre constitutionnel, poussant le BRDC à demander des éclaircissements.

 

La visite de Jean-Pierre Lacroix en Centrafrique  s’inscrit dans une série de consultations. Il s’est entretenu avec le président Touadéra, les membres du gouvernement, la société civile et l’opposition. La rencontre avec le BRDC s’est déroulée en présence de Valentine Rugwabiza, représentante spéciale de l’ONU pour la Centrafrique.

 

L’opposition attend maintenant que la Minusca facilite l’organisation d’un dialogue avec le président Touadéra. L’objectif est de mettre à plat les questions constitutionnelles avant d’envisager une participation aux scrutins à venir.

 

Le BRDC insiste sur son attachement aux principes démocratiques. Ses représentants souhaitent des élections inclusives, mais pas à n’importe quel prix. La résolution des questions constitutionnelles apparaît comme un préalable incontournable pour sortir de l’impasse politique actuelle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Flash info : Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant

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Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua-450×372.jpg” alt=”Flash info : Réveillon de Noël tragique à Bang, un soldat blesse accidentellement une femme dans un restaurant” width=”450″ height=”372″ />
Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La soirée de Noël a basculé dans la peur et la douleur dans la ville frontalière de Bang. Un militaire de l’armée nationale a accidentellement blessé une cliente et s’est blessé lui-même dans une cave  restaurant, gâchant les célébrations familiales de Noël.

 

Le mardi 25 décembre vers 21 heures, une mère avait emmené ses enfants et quelques proches au restaurant pour fêter Noël. Tout allait bien jusqu’à ce qu’un groupe de soldats FACA arrive avec leurs compagnes.

 

Mais quelques minutes plus tard, la soirée a vite tourné au cauchemar. Le soldat, qui  n’avait pas verrouillé son arme, sa main a heurté le sélecteur de tir, et l’arme a craché des balles dans le restaurant. Deux personnes ont été touchées : une cliente à la jambe, et le militaire lui-même.

 

Dans cette ville à deux kilomètres du Cameroun et six kilomètres du Tchad, l’incident aurait pu être encore plus grave. Les enfants présents auraient pu être touchés. La cliente blessée aurait pu mourir. Le soldat lui-même aurait pu être plus gravement atteint.

 

Cette négligence montre que certains soldats ne respectent pas les règles de base avec leurs armes. Un restaurant bondé un soir de fête n’est pas un endroit pour une arme non sécurisée. Le militaire a joué avec la vie des gens par son imprudence.

 

Le drame de ce Noël à Bang nous rappelle une chose simple : une arme doit toujours être sécurisée, même pendant les fêtes. Et peut-être faudrait-il réfléchir à interdire les armes dans les restaurants, où les familles viennent pour passer un bon moment, pas pour risquer leur vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

Pour l’heure, le militaire et la femme se trouvent à l’hôpital de Bang pour des soins nécessaires.

 

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Terreur à Besson : Deux jeunes exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée

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Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des Mercenaires russes après une opération ratée

 

Terreur à Besson : Deux jeunes exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Un mercenaire russe en opération

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les localités situées entre Bouzou et Besson vivent des heures sombres ce dimanche 22 décembre 2024. Deux jeunes éleveurs peuls ont péri sous les balles des mercenaires russes à 30 kilomètres de Besson. Leur crime ? S’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, après une opération militaire qui a mal tourné.

 

Besson, une journée de violence qui commence à la frontière

 

Ce dimanche 22 décembre, l’aube se lève à peine quand un premier groupe de Wagner quitte Béloko, à la frontière camerounaise. À Baboua, un deuxième contingent les attend. Les deux groupes fusionnent et filent vers Bouar, où une troisième unité se joint à eux. La troupe est maintenant imposante : 54 motos rugissantes et trois hélicoptères dans le ciel. Ils foncent vers leur cible, une position des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), près de Bouzou.

Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Les corps des deux victimes des mercenaires russes à 30 kilomètres de Besson

 

Le vent tourne

 

Mais l’offensive des Wagner tourne court. Les rebelles de la CPC ne sont pas des proies faciles. Ils ripostent avec toute leur force, et les mercenaires russes du groupe Wagner ont du se battre en retraite, puis c’est la débandade générale parmi les Wagner. La confusion des mercenaires russes a un goût amer. Sur le chemin du retour, près de Bozo, ils croisent deux jeunes éleveurs peuls. En quelques secondes, le sort de ces innocents est scellé.

Terreur à Besson : Deux jeunes éleveurs exécutés par des mercenaires russes après une opération ratée
Le corps des victimes des russes à Besson, dans la Nana-Mambéré

 

La descente dans l’horreur à Bouzou

 

Aussitôt, les Wagner capturent ces deux jeunes, leur mettent des sacs sur la tête. À Bozo, ils laissent éclater leur colère. Les maisons sont pillées, les biens des villageois volés : draps, assiettes, tout disparaît dans leur sillage. Les deux captifs tremblent dans l’obscurité de leurs cagoules.

 

Le dernier voyage

 

Le convoi reprend la route vers Besson. À 30 kilomètres de la ville, les motos s’arrêtent. Les deux jeunes éleveurs ne verront plus jamais leurs familles. Les coups de feu claquent dans l’air. Deux corps s’effondrent sur la terre rouge.

 

L’argent et le sang

 

Pendant ce temps, d’autres groupes des mercenaires russes du groupe Wagner ratissent la brousse entre Baboua et Béloko. Ces opérations spectaculaires cachent une réalité plus cynique : chaque sortie, chaque “mission” permet de réclamer plus d’argent aux caisses de l’État. Le sang des innocents coule pendant que les poches de Wagner se remplissent des billets de banque.

 

Dans les villages, comme à Bouzou et Besson, les familles pleurent leurs morts. Les habitants vivent dans la peur. Croiser une colonne de mercenaires signifie la mort, sans raison, sans procès. Les deux jeunes éleveurs de Besson ne sont plus que des numéros dans une longue liste de victimes, pendant que les Wagner continuent leur sinistre besogne, protégés par leur impunité diplomatique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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État centrafricain en faillite : La confession honteuse du ministre de l’agriculture Guismala Amza à la Minusca de Kaga-Bandoro

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État centrafricain en faillite : La confession honteuse du ministre de l’agriculture Guismala Amza à la Minusca de Kaga-Bandoro

 

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Le ministre Guismala Amza de l’agriculture

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le ministre Guismala Amza plaide, la voix presque tremblante : ‘Sans la MINUSCA, rien n’aurait été possible avec cette journée mondiale de l’alimentation’. Cette scène, comme vous l’imaginez déjà,  se passe à Kaga-Bandoro, où le gouvernement centrafricain vient d’atteindre des sommets dans l’art de l’auto-humiliation. Pendant que des centaines de millions de francs CFA du trésor public centrafricain partent chaque semaine vers Wagner et les forces rwandaises, les autorités quémandent auprès de l’ONU pour construire de simples routes rurales. Un aveu d’impuissance qui questionne : où part réellement l’argent de l’État ? Bienvenue en République centrafricaine version Baba Kongoboro , où l’État mendie pendant que l’argent du peuple s’envole dans les caisses de Wagner.

 

L’histoire mérite d’être racontée dans ses moindres détails, tant elle symbolise l’effondrement du pays du feu Barthelemy Boganda. En effet, ce mardi 17 décembre 2024, alors que le soleil tapait fort sur Kaga-Bandoro, une scène surréaliste s’est jouée dans l’enceinte de la mairie fraîchement réhabilitée par la Minusca. Le ministre de l’agriculture Guismala Amza, censé représenter la puissance publique, s’est transformé en thuriféraire de la MINUSCA, multipliant les courbettes et les remerciements pathétique.

 

“Sans l’implication de la MINUSCA, cette journée mondiale de l’alimentation  version 2024 n’aurait jamais eu cette ampleur”, a-t-il déclaré sans sourciller. Une confession publique qui en dit long sur l’état réel du pays. Car pendant que les ministres paradent dans des bâtiments rénovés par la Minusca, une question brûlante reste sans réponse : où sont passés les milliards de francs CFA du budget national ?

 

Les chiffres donnent le vertige. Chaque semaine, 400 millions partent dans les poches de Wagner. 200 millions supplémentaires sont versés aux forces rwandaises. Mais même ces ponctions massives ne suffisent pas à expliquer la disparition totale des ressources publiques. L’argent coule à flots dans les caisses de l’État, mais s’évapore mystérieusement avant d’atteindre les populations.

 

Le comble de l’indécence a été atteint quand le ministre Guismala Amza s’est mis à supplier la MINUSCA de construire des routes pour les agriculteurs. “J’avoue que nous avons des agriculteurs sur la route de Boteaux, vers Wandago, vers Grébaï… Ce serait une très bonne chose d’ouvrir ces tronçons-là qui sont vraiment très difficiles pour que ces pauvres cultivateurs aient accès au marché de Kaga-Bandoro”, a-t-il plaidé auprès de la Minusca ce jour.

 

Cette mendicité institutionnalisée prend une dimension particulièrement perverse quand on sait que ce sont les griots de ce même gouvernement qui multiplie les attaques contre la MINUSCA. Reprenant mot pour mot la propagande de Wagner, ces griots pathétiques exigent régulièrement le départ de la mission onusienne. Une ingratitude qui confine au suicide politique : qui construira les routes, les écoles, les dispensaires une fois la MINUSCA partie ?

 

Le maire de Kaga-Bandoro, sans doute emporté par l’élan général, a lui aussi participé à cette séance d’auto-humiliation collective : “Si la MINUSCA n’était pas là, ce bâtiment ne serait même pas debout pour que le conseil des ministres s’y tienne”. Une vérité crue qui résume l’abdication totale de l’État centrafricain.

 

Cette démission des autorités ne se limite pas aux infrastructures. Écoles, hôpitaux, gendarmerie – tous les services publics essentiels reposent désormais sur les épaules de la MINUSCA. L’État s’est évaporé, ne conservant que sa capacité à critiquer ceux qui le maintiennent en vie.

 

Le préfet lui-même a reconnu cette dépendance totale : “La MINUSCA est notre partenaire traditionnel. Quand j’ai des difficultés, je cours vers la MINUSCA. J’ai toujours trouvé des solutions pour mon problème, pour la préfecture.” Des propos qui sonnent comme l’aveu d’une faillite complète de l’administration nationale.

 

Cette journée de Kaga-Bandoro restera dans les mémoires comme le symbole d’un État fantôme, incapable d’assumer ses responsabilités les plus élémentaires. Les ministres paradent dans des bâtiments construits par d’autres, quémandent de l’aide internationale tout en critiquant leurs bienfaiteurs, pendant que les milliards s’évaporent sans laisser de traces.

 

Le président Kongoboro peut bien passer pour la première fois depuis 2016 “48 heures dans une localité comme Kaga-Bandoro” et se déclarer “hyper content” – cette satisfaction ne fait qu’ajouter à l’indécence générale. Car pendant que le pouvoir central célèbre son impuissance, les Centrafricains attendent toujours de voir la couleur de leur argent.

 

L’histoire jugera sévèrement cette période où l’État centrafricain, plutôt que d’assumer ses devoirs envers les citoyens, a choisi de se transformer en mendiant professionnel. Une déchéance morale et politique qui hypothèque gravement l’avenir du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Un ex-rebelle de la CPC, Privat, abattu froidement par les soldats FACA à       Yenga, près de Bouar

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Un ex-rebelle de la CPC, Privat, abattu froidement par les soldats FACA à       Yenga, près de Bouar

 

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L’ex-rebelle de la CPC dénommé Privat, abattu par les soldats FACA dans le village Yenga, à 14 kilomètres de Bouar

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un nouveau drame vient de frapper le village de Yenga, situé à 14 kilomètres de Bouar sur la route de Béloko. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2024, Priva, un ancien rebelle de la CPC qui avait choisi de déposer les armes et coopérer avec les forces gouvernementales, a été froidement abattu par les soldats FACA sur leur barrière située dans ce village de Yenga. Cette exécution n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une politique gouvernementale faite de duplicité et de violence.

 

En effet, l’histoire de Priva, alias Akirichoin, est celle d’un homme qui avait fait confiance aux appels au désarmement lancés sur les ondes nationales par Baba Kongoboro . Ancien éléments d’autodéfense Anti-Balaka du général Ndalé, membre de la coalition des patriotes pour le changement, la CPC, il avait non seulement déposé les armes, mais était même devenu un indicateur pour les forces gouvernementales. Son rôle consistait à identifier et localiser les bases des  autres rebelles de la CPC encore actifs. Pourtant, dans la nuit du mardi à mercredi 25 décembre 2024, vers une heure du matin, les soldats FACA ont mis fin à ses jours sans explication. Son corps repose maintenant à la morgue de l’hôpital préfectoral de Bouar.

 

Cette exécution s’inscrit dans une longue série d’actes similaires qui dessinent un schéma inquiétant. Le cas d’Abdoulaye Hussein en est un autre exemple frappant. Ce chef rebelle qui avait choisi la voie de la reddition croupit aujourd’hui derrière les barreaux. Plus tragique encore est le sort de deux anciens miliciens anti-Balaka de Bouca. Après avoir déposé leurs armes et regagné leur village, ils ont été sauvagement décapités par des mercenaires russes qui, dans un acte d’une cruauté absolue, ont placé leurs têtes entre leurs jambes et diffusé les images sur les réseaux sociaux.

 

Cette politique de la terreur place les rebelles encore armés dans une situation impossible. Les appels au désarmement résonnent comme des pièges mortels. La panique gagne leurs rangs, car le choix qui s’offre à eux est désormais celui entre la prison, la mort, ou la poursuite de la lutte armée.

 

Cette stratégie gouvernementale à double tranchant ne fait qu’alimenter le cycle de la violence. En trahissant systématiquement ses promesses de paix, le gouvernement pousse de facto les combattants à rester dans le maquis. La réconciliation nationale, pourtant si nécessaire, s’éloigne chaque jour davantage, pendant que le sang continue de couler dans l’indifférence générale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le MCU s’enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays

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Le MCU s’enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le MCU s'enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Mouvement des Cœurs Unis ne sait plus où donner de la tête. Après les défections en masse de ses militants dans plusieurs régions du pays, dont Birao, le parti au pouvoir tente maintenant de sauver la face par des méthodes qui en disent long sur son désarroi.

 

La dernière manœuvre en date vient de Birao, où le MCU a tenté de fabriquer une fausse lettre de démission d’un supposé cadre du parti UNIR. Le document, daté du 20 décembre 2024, accumule les maladresses et les incohérences. Une tentative si grossière qu’elle en devient embarrassante pour ses auteurs.

 

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Depuis Bangui, les cadres du MCU multiplient ce genre de tactiques pour masquer l’hémorragie de leurs militants. À chaque fois, le même scénario se répète : fabrication de faux documents, manipulation de l’information, tentatives d’intimidation. Des méthodes qui montrent un parti dépassé par les événements.

Le MCU s'enfonce dans des manipulations dégoûtantes à travers le pays
Le chaos du défilé de la fête nationale à Birao ce jeudi 19 décembre 2024.

 

À Birao comme ailleurs, le parti présidentiel ne parvient plus à maintenir son emprise. Le ministre de la Justice, figure centrale de cette manipulation, pensait pouvoir enrayer la vague de départs vers le parti de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra. Il n’a fait qu’aggraver la situation.

 

Cette fausse lettre de démission circule maintenant sur tous les réseaux sociaux centrafricains comme un symbole de la déroute du MCU. Un parti qui gouverne le pays mais qui agit comme une formation politique aux abois, recourant à des stratagèmes dignes d’amateurs.

 

La situation à Birao n’est que la partie visible d’un problème plus vaste. Partout en République centrafricaine, le MCU perd pied. Au lieu d’analyser les raisons de ces défections en cascade, ses dirigeants persistent dans des manipulations qui ne font qu’accélérer leur déclin.

 

Dans les couloirs du pouvoir à Bangui, l’inquiétude monte. Les cadres du parti présidentiel assistent, impuissants, à l’effondrement de leur base militante. Certains responsables commencent même à critiquer en privé ces méthodes qui sapent la crédibilité du MCU.

 

La crise s’étend bien au-delà de Birao. Dans plusieurs préfectures, le parti perd ses militants les plus actifs. Les tentatives de manipulation ne font qu’accélérer ces départs. Des témoignages similaires arrivent de toutes les régions : le MCU, autrefois un peu populaire, ne contrôle plus sa base.

 

L’affaire de la fausse lettre de démission montre aussi la panique qui s’est emparée des instances dirigeantes. Le document, mal rédigé et truffé d’incohérences, circule maintenant dans tous les réseaux sociaux centrafricains. Il devient le symbole d’un parti qui a perdu ses repères et sa dignité politique.

 

Les conséquences de ces pratiques dépassent le simple cadre partisan. C’est toute la crédibilité du pouvoir qui se trouve entamée. Comment gouverner un pays quand le parti présidentiel en est réduit à de telles méthodes ? La question agite désormais les milieux diplomatiques et les partenaires internationaux.

 

Le MCU paie aussi le prix de son arrogance. Pendant des années, ses dirigeants ont ignoré les alertes de la base, persuadés que leur mainmise sur l’appareil d’État suffisait à garantir leur pouvoir. Aujourd’hui, cette même base leur échappe, et leurs réactions maladroites ne font qu’accélérer le processus.

 

Les observateurs politiques centrafricains notent une dégradation rapide de la situation. Le parti présidentiel, incapable de retenir ses militants par un projet politique crédible, s’enfonce dans des pratiques qui rappellent les heures sombres de la politique centrafricaine. La manipulation remplace le débat d’idées, la fabrication de faux documents au laboratoire de l’expert en fausseté Daniel Nzéwé devient une stratégie politique.

 

Cette dérive inquiète jusqu’aux alliés traditionnels du MCU. Dans les régions, les notables et les chefs traditionnels, autrefois soutiens fidèles du parti, prennent leurs distances. Ils ne veulent plus être associés à ces méthodes qui discréditent l’action politique.

 

L’épisode de Birao pourrait marquer un tournant. Pour la première fois, la manipulation est si grossière, si visible, qu’elle en devient contre-productive. Le MCU apparaît désormais comme un parti aux abois, prêt à tout pour maintenir l’illusion de son pouvoir, mais incapable de comprendre les vraies raisons de son déclin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La justice introuvable : quand les bourreaux des femmes centrafricaines narguent leurs victimes

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La justice introuvable : quand les bourreaux des femmes centrafricaines narguent leurs victimes

 

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Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À l’entrée du tribunal de grande instance de Bangui, Clarisse serre dans sa main une plainte déposée il y a deux ans. Elle vient encore une fois vérifier si son dossier avance. Son agresseur, elle le croise chaque jour au marché. Il sourit en la voyant, sûr de son impunité. “Il sait que rien ne lui arrivera”, murmure-t-elle, la rage au cœur. “Ici, violer de femmes centrafricaines coûte moins cher qu’un sac de manioc.”

 

Dans les couloirs de la justice centrafricaine, les dossiers de violences basées sur le genre s’empilent, jaunissent et finissent par disparaître. À Bangui comme dans les provinces, le même scénario se répète : les plaintes des femmes centrafricaines  s’accumulent, les victimes s’épuisent, et les bourreaux continuent leur sinistre besogne.

 

“J’ai arrêté de compter les femmes centrafricaines  qui abandonnent”, confie Maître Sylvie Namkoisse, avocate spécialisée dans les droits des femmes. “Elles viennent pleines d’espoir, mais après des mois de procédures sans fin, de rendez-vous reportés, de dossiers ‘égarés’, elles finissent par baisser les bras. La justice les viole une seconde fois“.

 

À Bambari, le tableau est encore plus sombre. Le tribunal ne fonctionne qu’avec des juges intérimaires. Les victimes doivent parfois marcher des kilomètres pour déposer plainte, pour s’entendre dire que “le magistrat n’est pas là aujourd’hui”. Pendant ce temps, les violences sur les femmes centrafricaines  continuent, se banalisent, deviennent presque normales.

 

“On nous dit d’aller en justice”, s’indigne Pauline, responsable d’une association de femmes à Bria. “Mais quelle justice ? Celle qui demande de l’argent aux victimes ? Celle qui perd les dossiers ? Celle qui laisse les criminels acheter leur liberté ?” Sa voix tremble de colère contenue.

 

Les chiffres sont accablants. Sur les milliers de cas de violences basées sur le genre recensés chaque année, à peine une poignée aboutit à des condamnations. Dans certaines régions, les femmes centrafricaines  ont même arrêté de porter plainte, convaincues que c’est peine perdue.

 

Pourtant, des lueurs d’espoir persistent. À Bouar, un collectif d’avocates bénévoles accompagne gratuitement les victimes. À Bangui, des magistrats et avocates engagés tentent de faire bouger les lignes, malgré les pressions. “C’est un combat de chaque instant”, confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat. “Mais chaque fois qu’un agresseur est condamné, c’est une victoire pour toutes les femmes“.

 

Le chemin vers une justice équitable reste long. Mais les femmes centrafricaines n’ont plus le choix : soit elles continuent de se battre pour leurs droits, soit elles acceptent de vivre dans la peur perpétuelle. “Nos filles nous regardent”, rappelle Clarisse en quittant le tribunal. “Si nous abandonnons aujourd’hui, qui les protégera demain ?”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Birao : Abakar Issa Zarma défend la liberté politique des jeunes d’UNIR

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Birao : Abakar Issa Zarma défend la liberté politique des jeunes d’UNIR

 

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La colère des militants du parti UNIR de Dondra à Birao lors de la célébration de la fête du 1 er décembre en différé le 19 décembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans une déclaration publiée le 20 décembre dernier, Abakar Issa Zarma s’est exprimé sur la situation des jeunes du parti UNIR à Birao. Il dénonce leur exclusion des célébrations du 1er décembre et appelle au respect de leurs droits politiques.

 

“La démocratie et le droit fondamental nous permettent de faire nos choix d’appartenance politique, la liberté d’expression, liberté de circulation et biens d’autres”, déclare Abakar Issa Zarma dès l’ouverture de son message.

 

Il poursuit en décrivant les événements du 19 décembre : “Hier le 19 décembre 2024, les jeunes qui ont choisi le parti UNIR de Mr Dondra ont manifesté leur mécontentement parce qu’ils étaient empêchés de ne pas défilés lors de 66e la fête nationale pour la proclamation de la République”.

 

Face à cette situation, Abakar Issa Zarma lance un appel direct aux autorités : “Pour cette raison nous demandons aux autorités locales de Birao de respecter le point de vue et le choix de cette jeunesse“.

 

Il souligne également la proximité entre les formations politiques : “Nous savons tous qu’il n’y a pas une grande différence entre UNIR de Mr Dondra et le MCU de Touadera, cette jeunesse est libre pour faire un choix qu’elle veut“.

 

Sa position est claire : “Nous ne sommes pas pour leur choix mais nous sommes pour la liberté de cette jeunesse. Il faut que cette jouisse de sa liberté. Nous vous soutenons dans votre liberté“.

 

En conclusion de sa déclaration, Abakar Issa Zarma réaffirme avec force : “La jeunesse Centrafricaine en générale et celle de Birao nôtre Bercail en particulière doit être libre et doit faire son choix d’appartenance politique“.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques à Birao, où la liberté d’expression politique des jeunes semble remise en question par le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye, ministre résident de la Vakaga, auteur de cette interdiction.

 

 

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Des vols d’animaux domestiques en hausse à Berberati à l’approche des fêtes des fins d’année

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Des vols d’animaux domestiques en hausse à Berberati à l’approche des fêtes des fins d’année

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La multiplication des vols d’animaux domestiques inquiète les habitants de Berberati, ville située à 584 kilomètres de Bangui. Les voleurs ciblent particulièrement les caprins et la volaille à l’approche des festivités de fin d’année.

 

“Cette nuit, ils ont emporté mes deux canards. Je me suis lancé dans des recherches ce matin en alertant le quartier”, témoigne Alfred Malé, habitant du quartier Longauté, victime d’un vol dans la nuit du 22 décembre.

 

Dans ce même quartier, Vermont Lakoue déplore également la disparition de son cabri : “Mon gros cabri a disparu cette nuit alors que ma famille et moi en prenions soin depuis longtemps. Les voleurs l’ont facilement emporté.”

 

Ces deux cas illustrent une vague de vols qui touche plusieurs quartiers de Berberati, chef-lieu de la région de l’Équateur. Les malfaiteurs dérobent principalement des chèvres, des chiens et des volailles (coqs, poules, canards). Plusieurs plaintes ont été enregistrées auprès des chefs de quartier.

 

Selon les habitants, ces actes de délinquance s’intensifient traditionnellement pendant les périodes de fêtes. Les voleurs revendraient les animaux pour financer leurs dépenses de fin d’année, notamment l’achat de cadeaux ou de sortir dans des bars avec des filles.

 

Les victimes s’organisent désormais pour renforcer la surveillance de leurs élevages, exaspérées par ces vols répétés qui affectent leur patrimoine. Certains menacent même d’empoisonner mystiquement le vol de leurs bêtes pour décourager les malfaiteurs de toucher aux choses d’autrui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À quelques heures de Noël : Les marchés de Bangui peinent à offrir la magie des jouets aux enfants

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À quelques heures de Noël : Les marchés de Bangui peinent à offrir la magie des jouets aux enfants

 

 

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Marché de Noël sur le terrain municipal à Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Cette année 2024, le marché de Noël du stade municipal de Bangui raconte une histoire différente des années passées. Les vendeurs de jouets sur Les marchés de Bangui , moins nombreux qu’à l’accoutumée, font face à des difficultés d’approvisionnement et à une baisse notable de la clientèle. Une situation qui témoigne des défis économiques actuels de la capitale centrafricaine.

 

Les marchés de Bangui au ralenti

“Au stade municipal de Bangui, les allées habituellement animées du marché de Noël affichent une ambiance plus calme. ‘Les activités ne sont plus comme avant comme dans d’autres marchés de Bangui  ‘, explique un commerçant présent sur place interviewé par la radio Centrafrique. D’après lui, la récente tragédie à la frontière camerounaise, où un chauffeur a perdu la vie, a provoqué une interruption du transport des marchandises. Cette situation a empêché de nombreux commerçants de se rendre au Cameroun pour leur approvisionnement habituel en jouets”, affirme ce commerçant interrogé par les journalistes.

 

Des réalités économiques pesantes

“Les vendeurs des marchés de Bangui  observent une diminution sensible du nombre d’acheteurs ». ‘Nous nous demandons si c’est un problème de salaire ou autre chose’, confie l’un d’eux. Les familles font face à des choix difficiles en cette période de fête, alors que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter. L’achat de jouets, pourtant si important pour la joie des enfants, passe souvent au second plan.

 

Des espoirs malgré tout

Malgré ces obstacles, les commerçants des marchés de Bangui  gardent espoir et appellent les Banguissois à venir découvrir leurs produits. ‘Nos jouets sont de qualité et les prix sont abordables’, assurent-ils. Ils rappellent l’importance de ces cadeaux pour le bonheur des enfants : ‘Un enfant qui voit ses amis avec des jouets alors que lui n’en a pas, cela fait mal au cœur.“.

 

En cette fin d’année 2024, le marché de Noël de Bangui reflète les réalités quotidiennes des familles centrafricaines. Alors que certains médias comme la radio Ndéké-Luka présentent des versions différentes de la situation, les vendeurs sur Les marchés de Bangui  et les parents continuent de chercher des solutions pour préserver la magie de Noël pour leurs enfants, malgré un contexte économique difficile”.

 

 

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Psychological Impact of Cascading Reels on Player Engagement

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Centrafrique.org/psychatrie/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/psychatrie–450×300.jpg” alt=”Tumbling Reels: How Cascading Symbols Captivate Players” width=”450″ height=”300″ />

 

 

The bright lights and clanging sounds of the slot machine beckon players to insert coin after coin in hopes of a big payout. But modern video slots include an additional feature that makes them even more addictive – cascading reels. Cascading reels, also known as tumbling reels, involve symbols that disappear after a winning combination, leaving empty spaces for new symbols to “cascade” down into their place. This creates a visually compelling effect that appears to give players multiple chances at forming a winning combo with a single spin.

In this article, we’ll explore the psychological impact of cascading reels and how they manipulate the brain’s reward system to keep players on such platforms as Casino Stake France transfixed on the hypnotic motion of symbols tumbling down the slots.

Heightened Anticipation Through Near-Wins

Cascading reels take advantage of a cognitive bias known as the “near-miss effect.” Humans exhibit an unfortunate tendency to overestimate the likelihood of an event occurring just because it narrowly failed to materialize previously. For instance, if the first two reels display matching high-paying symbols with only the third just shy of completing the combination, the player feels they were so close and likely to hit it big if they keep trying.

In a 2022 study analyzing over two million slot machine spins, Columbia University researchers found that near-misses arising from cascading reels increased player ratings of that spin by 45% compared to full misses (Reid). This creates a potent illusion of control – players believe that with just a little more play, their fortunes could change. However the sequence of symbols generated is still completely random. The cascading symbols only make it seem otherwise.

Prolonging Play Through Visual Stimulation

In addition to stoking irrational beliefs, the very act of watching cascading reels is rewarding for the brain. Seeing the video slot symbols tumble down with sound effects and animations is visually mesmerizing. Brain scan research shows that such dynamic audiovisual features activate the ventral striatum, the brain’s reward center, triggering dopamine release (Dixon et al.). Much like other potentially addictive stimulants, this surge of feel-good dopamine reinforces continued slot machine gambling behavior. Players crave more cascading reels to keep chasing that neurological high.

Furthermore, when multiple cascades occur in quick succession, they have an additive effect. A 2024 study found enhanced stimulation from successive cascades, measured by heart rate increase, skin conductance changes and subjective excitement ratings compared to single cascades (Guillaume et al.). Win or lose, the exaggerated visual payout prolongs the action. Every tumbling reel gives players hope that their luck is turning, while also providing gratifying mental stimulation.

Manipulating Perceptions of Wins

Cascading reels not only make players feel like they almost won – they also create more actual winning symbol combinations. Having symbols disappear to be replaced means more chances of forming clusters of matching symbols. Studies show that this dramatically inflates the number of wins a player experiences.

Researchers programmed identical payout percentages into slot machine simulators, one with cascading reels and one without. The results showed nearly four times more wins per 100 spins occurred on the cascading reel game (89 vs. 23 wins). Yet, the total money returned was unchanged. By allowing wins on multiple lines simultaneously and then clearing space for more possible lines to win, the player’s overall hit frequency soars even when the game’s hold percentage favors the house at an equal rate.

This fosters an illusion of generosity from the slot machine. Since wins come around far more often – just generally of minuscule amounts – players feel like the game is being more liberal. But percentage-wise, it is still relatively stingy compared to the player’s long-term investment. It’s just spread out to seem more permissive through visual sleight of hand.

StudyYearResult
Reid202245% higher player ratings of near-miss spins with cascading reels versus full misses
Dixon2023Dynamic audiovisual features of modern slot machines activate the brain’s reward centers, releasing dopamine
Guillaume2024Cascading reels trigger increased physiological arousal and excitement, which accumulates across successive cascades

Final Thoughts

Ultimately, cascading reels leverage various psychological weaknesses in human cognition to enhance player persistence. The tumbling symbols not only look pretty – they subversively promote the idea that wins are just around the corner, while activating neurocircuitry that drives addiction. Beating the house odds was already unlikely, but cascading reels made finally walking away even harder. Their visually arresting motion offers constant psychological nourishment that cannot be torn away from.

 

FLASHINFO : 21 mois sans PGA,  les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville

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FLASHINFO : 21 mois sans PGA,  les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville

 

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>21 mois sans PGA, les FACA de Mann en grève, des détonations d’armes secouent la ville
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’atmosphère est tendue ce mardi sur la base militaire de l’armée nationale à Mann, une ville située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Des tirs nourris retentissent depuis l’aube à l’intérieur du camp militaire, où les Forces Armées Centrafricaines (FACA) protestent contre le non-paiement de leur Prime Globale d’Alimentation (PGA).

 

En effet, les militaires du 8ème et du 9ème Bataillon d’Infanterie Territoriale, ainsi qu’une troisième unité récemment déployée, n’ont pas perçu leur PGA depuis 21 mois. Cette situation particulièrement difficile affecte également les nouveaux FACA arrivés il y a trois mois, qui n’ont jamais reçu cette prime indispensable à leur subsistance.

 

Nous souffrons gravement ici depuis notre arrivée à Mann. Même nos familles qui sont restées à Bangui souffrent également. Comment on peut se nourrir sans cette prime qui représente d’ailleurs une part importante de nos revenus ?”, confie à la rédaction du CNC un militaire sous couvert d’anonymat.

 

Dans les rues de Man, la population retient son souffle. Les commerces ont fermé leurs portes et les activités sont au ralenti. “Nous comprenons la colère des militaires, mais ces tirs nous font peur. Nos enfants s’inquiètent de sortir dehors “, explique Marie K., mère de famille du centre-ville.

 

Ce mouvement de protestation fait écho aux récentes manifestations similaires dans d’autres villes du pays. Les garnisons de Birao, Sam-Ouandja, Bakouma et Obo ont connu des tensions comparables ces dernières semaines, toujours liées au non-versement de la PGA.

 

Les autorités militaires locales tentent actuellement d’apaiser la situation, mais les FACA exigent des réponses concrètes concernant ces 21 mois d’arriérés. La tension reste vive sur la base de l’armée nationale alors que le soleil vient de se lever sur Man.

 

Notre équipe continue de suivre l’évolution de la situation heure par heure, et les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

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Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s’invite en direct dans l’émission Tribune Libre

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Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s’invite en direct dans l’émission Tribune Libre

 

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Karle Ngrebada, directeur de l’agence centrafrique presse

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

La honte s’est installée vendredi soir sur le plateau de l’émission Tribune Libre de la télévision centrafricaine. Pendant plus d’une heure, les téléspectateurs ont assisté à un spectacle navrant : trois intervenants qui se contredisent ouvertement sur l’arrestation des deux journalistes de France 24 à Bangassou le 13 décembre dernier.

 

Une soirée de confusion totale en direct à la télévision centrafricaine

 

21 heures à la radio-télévision centrafricaine. Le présentateur Martial Vianney Bofo accueille ses invités : Karl Ngrebada, directeur de l’Agence Centrafrique presse (ACAP), et Anicet Deganadji du journal Adrénaline Info. L’ambiance est tendue. Le sujet du débat : l’interpellation par les Mercenaires russes des deux reporters de la chaine France 24 Caroline Dumay et James Stefan Carstens à Bangassou.

 

Mais dès les premières minutes de l’émission à la télévision centrafricaine, la confusion s’installe. Karl Ngrebada affirme d’abord que les journalistes n’avaient pas respecté les procédures. Puis, quelques minutes plus tard, le voilà qui raconte avoir personnellement suivi leur dossier d’accréditation et même assisté à leur rencontre avec le ministre de la Communication.

 

“Ces journalistes viennent régulièrement en Centrafrique, ils connaissent parfaitement les procédures”, lâche-t-il, contredisant totalement ses propos précédents.

Grand fiasco à la télévision centrafricaine : quand le mensonge s'invite en direct dans

 

Des accusations qui tombent du ciel

 

Le deuxième intervenant, Anicet Deganadji, se lance alors dans un récit fantasque et pathétique. Sans la moindre preuve, il accuse les journalistes d’avoir tenté de “pousser les ex-combattants à reprendre les armes”. Une version qui n’avait jamais été évoquée lors de leur arrestation.

 

“Ils auraient même vilipendé les autorités politiques”, ajoute-t-il, sans jamais expliquer d’où viennent ces informations ni présenter le moindre élément concret.

 

Une manipulation signée Wagner

 

Dans les différents quartiers de la capitale, personne n’est dupe. Cette émission porte la signature du groupe Wagner, désormais maître dans l’art de la propagande en Centrafrique. Les mercenaires russes tentent visiblement de camoufler une arrestation arbitraire derrière un écran de fumée médiatique.

 

“Ils ont fait arrêter ces journalistes sans raison, et maintenant ils inventent des histoires pour se justifier”, explique un ancien ministre sous couvert d’anonymat. “Mais ils sont tellement maladroits que leurs mensonges se contredisent en direct à la télévision centrafricaine “.

 

Voilà que les deux tintin se contredisent en direct à la télévision centrafricaine

 

Karl Ngrebada, le directeur de l’ACAP qui prétend avoir personnellement suivi le dossier des journalistes, assure que Caroline Dumay et James Stefan Carstens avaient reçu une accréditation “pour réaliser des reportages sur la réconciliation et la paix” à Bangassou. Selon ses propos, leur faute professionnelle se limiterait à ne pas s’être présentés aux autorités locales et d’avoir interrogé des éléments de groupes armés sans autorisation.

 

Mais à la surprise générale des téléspectateurs de la télévision centrafricaine, Anicet Deganadji du journal Adrénaline Info arrive avec une version complètement différente : les deux journalistes auraient obtenu leur accréditation “pour une réalisation de documentaire sur l’église catholique de la dite localité“.

 

Cette contradiction sur un document administratif aussi basique qu’une accréditation officielle montre à quel point cette émission s’est transformée en une foire aux mensonges pathétique téléguidé par Wagner. Un vieil adage centrafricain le rappelle bien : “Les menteurs finissent toujours par se prendre les pieds dans leurs propres histoires“.

 

Un pouvoir qui perd le fil

 

Cette soirée désastreuse du vendredi 20 décembre à la télévision centrafricaine  a surtout montré un régime dépassé par ses propres contradictions. Comment expliquer qu’une équipe de France 24, venue avec toutes les autorisations nécessaires, se retrouve brutalement accusée d’espionnage et de manipulation des rebelles ?

 

L’émission s’est terminée dans la confusion la plus totale, laissant les téléspectateurs centrafricains médusés devant tant d’amateurisme. Une chose est certaine : cette soirée restera dans les annales comme l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire en matière de communication politique.

 

Un leader centrafricain de la société civile résume parfaitement la situation : “Quand on ment, il faut au moins se mettre d’accord sur la version à raconter. Là, c’était pathétique“.​

 

Par Dr Alain Nzilo

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À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….

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À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À Bohong, une localité située à 70 kilomètres de Bocaranga, et à 75 kilomètres de Bouar, des voyageurs vivent un véritable calvaire. Le 17 décembre, une maman centrafricaine venue de Yaoundé avec ses deux enfants mineurs pour passer les fêtes de fin d’année avec ses parents dans son village d’origine de Kou-Wone, situé  après Ndim en allant vers Paoua, s’est retrouvée au cœur d’une scène qui en dit long sur ce que subissent les voyageurs sur cet axe secondaire.

 

Ce jour-là, le taxi-brousse en provenance de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, en direction de Bokaranga. Dans le véhicule, il y’a plein des passagers, parmi lesquels une mère accompagnée de ses deux enfants, dont celui d’un an,  depuis Yaoundé pour retrouver sa famille à Kou-Wone. Mais en arrivant à quelques kilomètres à l’entrée de Bohong, le chauffeur doit s’arrêter : un énorme tronc d’arbre coupe la route. À côté, un triangle de signalisation. Sous un manguier, le commandant de la brigade de gendarmerie de Bohong, l’adjudant  Selek Constant, droit dans sa botte,  a installé son bureau : une table accompagnée d’une chaise.

 

Pour faire le “sale boulot”, le commandant de brigade de la gendarmerie Selek Constant  a placé un jeune civil – qui n’est ni gendarme ni policier – chargé d’arrêter les véhicules et de ramasser l’argent. Ainsi, après l’arrêt du véhicule, l’auxiliaire commence à demander les papiers de chaque passager. Tombant sur la mère qui a sur ses genoux ses deux enfants, il lui demande ses documents d’identité. La maman ne peut présenter que sa carte d’électeur.

 

“Ce n’est pas suffisant. Il faut payer 1000 francs”, dit l’auxiliaire.

 

“Je n’ai pas cet argent”, répond la mère. “J’ai déjà dépensé beaucoup pour venir de Yaoundé avec mes enfants”.

 

Carrière Lagbo, un juriste de Bokaranga qui se trouvait également dans le même véhicule, ne peut rester sans rien faire. Il commence d’abord à parler avec l’auxiliaire, plaidant le sort de la mère. Mais l’auxiliaire campe sur ses positions, imposant les 1000 francs CFA à payer obligatoirement. Dans ce contexte, Carrière Lagbo quitte pour aller voir le commandant en personne pour plaider le cas de la mère. S’approchant du commandant Selek Constant  sous son manguier, il commence à lui parler poliment.

À Bohong, entre Bouar et Bocaranga, le CB de la gendarmerie, en colère,  menace et envoie un message à Touadera….
Une barrière des soldats FACA à la sortie de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

“Mon commandant, il y a une mère venue du Cameroun avec deux enfants qui n’a pas de quoi payer. Elle a sa carte d’électeur. En tant que Centrafricain, vous pourriez l’aider et la laisser partir…”

 

Le commandant, déjà en colère,  dit ceci : “MAIS TOUT D’ABORD TU ES QUI TOI-   LÀ ? TU ES QUI POUR ME PARLER COMME ÇA ?”

 

Sans s’énerver, Carrière Lagbo poursuit : “Je suis juste un citoyen qui demande de l’aide pour une mère qui n’a pas les moyens. Et nous savons tous que ces barrières ne sont pas autorisées. D’ailleurs nous sommes tous sous la loi, et la loi interdit cette barrière illégale “.

 

C’est cette dernière remarque sur la barrière qui fait sortir l’adjudant  Selek Constant  de ses gonds. Il bondit de sa chaise, la main sur son pistolet attaché à sa cuisse.

 

“Tu es qui, toi ? TU ES QUI pour me dire ça ?” hurle le commandant, les yeux rivés sur Carrière Lagbo.

 

Lagbo garde son calme : “Je suis un simple citoyen centrafricain. Je ne cherche pas la polémique. Je vois juste une mère dans le besoin, alors je viens vers vous pour plaider sa cause”.

 

“Et la barrière ? Pourquoi tu parles de la barrière ?” insiste le commandant, de plus en plus menaçant.

 

“Je constate simplement que vous avez barré la route avec un gros tronc d’arbre et mis des triangles. Nous savons tous que personne n’est au-dessus de la loi, et que la loi interdit ces barrières ici. Sur l’axe Bocaranga – Bouar, toutes les barrières illégales sont interdites par un décret présidentiel , et vous le savez très bien “.

 

Le commandant, furieux, s’approche tout près de Carrière Lagbo. Il serre son pistolet. “La préfète de l’Ouham-Pendé est passée ici ! Elle a vu cette barrière ! Elle n’a rien dit ! Le procureur de Bocaranga est passé aussi ! Il n’a rien dit ! Mais toi, TU ES QUI ? Toi et Touadera là, vous connaissez quoi de la situation sécuritaire dans cette localité ? Vous racontez n’importe quoi !”

 

Puis, pointant son doigt vers Carrière Lagbo : “Va dire à Touadéra qu’il ne connaît rien  de notre situation ici ! Toi et Touadera, vous  racontez des bêtises tous les deux ! Je vous préviens, à partir de maintenant, je vais donner l’ordre à tous les hommes en tenue dans cette localité. Quand ils te voient passer, ils doivent t’agresser ! Tu vas voir ! On va t’agresser. Si tu veux, tu peux aller dire cela à Touadera. Vous savez combien on souffre ici ? Allez-dire cela à Touadera !”

 

Carrière Lagbo reste digne : “Vos menaces ne changent rien au problème. Je plaide juste pour cette dame. C’est tout. L’affaire de Touadera là, tu laisses à côté. On est tous des centrafricains. Si vous avez votre problème avec Touadera, va lui dire cela  “.

 

Pendant cette altercation, un autre passager sort 1000 francs et les donne à la mère pour qu’elle puisse continuer son voyage. Mais quand elle tend l’argent à l’auxiliaire, celui-ci refuse les 1000 francs. Le commandant, voyant l’auxiliaire refuse ce billet de banque, crie sur lui de le prendre immédiatement.

 

L’auxiliaire, effrayé par la colère de son chef, tend sa main et récupère l’argent.

 

Rappelons qu’il y’a un an, ce type de comportement a déjà eu des conséquences tragiques à Bohong. L’an dernier, un gendarme en service sur cette barrière a payé de sa vie les agissements de son commandant. Des hommes armés non identifiés, exaspérés par les pratiques de racket, ont ouvert le feu sur lui, le confondant avec le commandant de brigade. Grièvement blessé, le gendarme n’a pas survécu au trajet vers l’hôpital de Bouar. Cette mort tragique montre combien la politique de racket du commandant crée des rancœurs profondes dans la localité, mettant en danger la vie même de ses hommes qui exécutent ses ordres sur le terrain.

 

Notons que cette barrière n’est pas la seule. Entre Bohong et Bokaranga, toutes les barrières supprimées sont toutes ramenées à leur place. À chaque fois, il faut payer. Les gendarmes ont même des quotas à respecter chaque semaine.

 

Notons que cette scène montre à quel point la situation est devenue incontrôlable sur l’axe Bohong – Bocaranga. Les chauffeurs et passagers qui empruntent cette route quotidiennement racontent que ce commandant a transformé la zone en son territoire personnel.

 

Cette histoire de la mère et de ses enfants n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Chaque jour, des dizaines de voyageurs subissent le même traitement. Certains doivent rebrousser chemin, d’autres s’endettent pour payer les “droits de passage”.

 

Quant à Carrière Lagbo, malgré les menaces de mort, il n’a pas cédé. Son seul tort ? Avoir osé rappeler la loi à un homme qui se croit tout permis. Comme il l’a dit avant de partir : “Un simple billet de 1000 francs peut être une fortune pour une mère qui voyage avec ses enfants. Comment peut-on dormir tranquille en sachant qu’on affame les plus pauvres ?”

 

Cette situation dévoile un système bien rodé sur l’axe Bouar. Les habitants racontent que chaque point de contrôle a sa “spécialité”. À certaines barrières, les gendarmes ciblent les commerçants. À d’autres, ils s’en prennent aux voyageurs sans papiers. Mais le plus souvent, tout le monde doit payer, papiers ou pas.

 

Les chauffeurs de taxi-brousse témoignent sous couvert d’anonymat : “Pour un aller simple Bouar-Bokaranga, un passager devait prévoir au moins 5.000 francs rien que pour les barrières. Si d’aventure un passager refuse de payer, ils nous bloquent pendant des heures. Certains collègues ont même vu leurs pneus crevés en représailles.”

 

En attendant, le commandant continue ses activités en toute impunité. Sa dernière menace envers Carrière Lagbo résonne comme un avertissement à tous ceux qui oseraient dénoncer ses pratiques : “Je donne l’ordre à tous les hommes en tenue. Quand ils te voient, ils doivent t’agresser.”

 

Le message est clair : à Bohong, c’est la loi du plus fort qui règne. Et pour l’instant, le plus fort porte un uniforme et un pistolet à la cuisse.​​

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Le régime Touadéra sombre dans la paranoïa : quand Wagner dicte la communication gouvernementale

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Le régime Touadéra sombre dans la paranoïa : quand Wagner dicte la communication gouvernementale

 

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L’actuel minisre de la communication, Maxime Balalou, également porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les déclarations menaçantes du ministre Maxime Balalou, porte-parole du régime Touadéra,  lors de sa conférence de presse du 16 décembre révèlent l’emprise totale des Mercenaires russes sur le pouvoir centrafricain. Le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou s’est transformé en simple relais d’une propagande russe destinée à terroriser la population.

 

Une mise en scène pathétique du régime Touadéra

 

“Que ceux qui sont courageux n’ont qu’à venir. Ils vont aussi sentir leur douleur”. Ces mots résonnent dans la salle de conférence du ministère de la Communication comme une menace à peine voilée. Face aux journalistes médusés, Maxime Balalou déroule un discours martial préparé avec soin par les Wagner. Le ministre, autrefois réputé pour sa modération, apparaît métamorphosé. Sa voix tremble légèrement tandis qu’il agite le spectre d’une mystérieuse alliance entre l’Ukraine et l’ancien ministre Armel Sayo pour déstabiliser le régime Touadéra.

 

La fabrique du mensonge par Wagner

 

Le scénario est écrit d’avance  par Wagner : créer une menace imaginaire pour justifier la présence des mercenaires russes. Le ministre Maxime Balalou évoque pêle-mêle un soutien ukrainien à Armel Ngatoloum Sayo, une marche imminente sur Bangui, des complots ourdis dans l’ombre. Aucune preuve n’est avancée, aucun élément tangible n’est fourni. La technique est éprouvée : répéter inlassablement des accusations infondées pour terroriser la population.

 

“Cette stratégie de communication du régime Touadéra  est directement importée de Moscou”, analyse Zonda, un membre de l’Observatoire Centrafricain des Droits Civiques. “Wagner fabrique de toutes pièces des menaces pour se rendre indispensable aux yeux de Baba Kongoboro . Le gouvernement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement des directives russes”.

 

Un régime Touadéra  aux abois

 

La performance du ministre Maxime Balalou révèle surtout la fragilité d’un régime qui ne tient que par la présence des mercenaires russes du groupe Wagner et des forces spéciales rwandaises. Derrière ces exagérations,  “On a peur de personne !”, “On est une République organisée”,  transparaît une peur panique de perdre le contrôle. Le pouvoir se barricade derrière Wagner, multiplie les checkpoints mentaux, renforce la surveillance des populations dans le seul but de terroriser les citoyens centrafricains.

 

Les déclarations belliqueuses de Maxime Balalou masquent mal une réalité plus sordide : l’État centrafricain a perdu toute souveraineté. Les mercenaires russes contrôlent désormais tous les leviers du pouvoir, de l’armée jusqu’à la communication gouvernementale. Les ministres ne sont plus que des marionnettes récitant des textes préparés par Wagner.

 

Une dérive inquiétante du régime Touadéra

 

Cette mainmise des russes sur les institutions centrafricaines s’accompagne d’une dérive autoritaire inquiétantes. La conférence de presse du ministre Balalou prépare le terrain pour une nouvelle vague de répression contre la population. En criminalisant certains centrafricains, en les accusant de collusion avec des puissances étrangères, le régime Touadéra  se donne les moyens d’une répression accrue.

 

Marie-Thérèse, activiste de la société civile centrafricaine, tire la sonnette d’alarme : “Nous assistons à la mise en place d’un État policier sous contrôle russe. Ces accusations fantaisistes serviront à justifier des arrestations arbitraires et à museler toute voix dissidente”.

 

Un ministre poupée, surtout père de famille,  sous influence totale de Wagner

 

Le cas de Maxime Balalou explique parfaitement cette dérive pathétique. Depuis sa nomination en janvier 2024 comme porte-parole du gouvernement, ce fonctionnaire de l’État  s’est mué en propagandiste zélé. Ses conférences de presse hebdomadaires sont devenues des exercices de récitation où transparaît l’influence de Wagner.

 

Le ministre multiplie les déclarations martiales et les accusations fantaisistes, reprenant mot pour mot la rhétorique des mercenaires russes. Son dernier show médiatique révèle un homme sous emprise, contraint de relayer une propagande grossière au risque de perdre toute crédibilité.

 

L’avenir hypothéqué de la RCA

 

Cette conférence de presse restera comme un symbole de l’effacement de l’État centrafricain. Derrière la mise en scène belliqueuse de Maxime Balalou se dessine la réalité d’un pays sous tutelle étrangère, où les institutions ne sont plus que des coquilles vides aux mains des mercenaires.

 

En agitant des menaces imaginaires, en criminalisant certains centrafricains, le pouvoir creuse chaque jour davantage le fossé avec la population. La dérive paranoïaque du régime Touadéra , encouragée par Wagner, hypothèque gravement les chances d’une transition démocratique. Les Centrafricains assistent, impuissants, à la transformation de leur pays en protectorat russe.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les pisteurs de Wagner frappent à Bossangoa : un collecteur d’or dépouillé de 2,3 millions de francs

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Les pisteurs de Wagner frappent à Bossangoa : un collecteur d’or dépouillé de 2,3 millions de francs

 

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Un conducteur de moto à la sortie du village Kouki, près de Bossangoa. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La peur gagne du terrain dans les circuits de l’or en Centrafrique. À Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, les hommes de Wagner ont placé leurs pions partout. Ce mardi 17 décembre, un jeune collecteur d’or en a fait l’amère expérience, perdant toutes ses économies dans un guet-apens minutieux.

 

En effet, le drame de ce jeune homme montre comment travaillent les Mercenaires russes du groupe Wagner. Dans les ruelles de Bossangoa, rien ne reste secret longtemps. Une simple conversation sur son voyage prévu vers Bangui a suffi. Les informateurs de Wagner ont aussitôt lancé leurs hommes sur sa trace.

 

Tout s’est passé comme dans un film. À deux kilomètres du village Ndjo, sur une route en apparence tranquille, les hommes armés surgissent. Le jeune collecteur, qui transportait une femme et un autre passager sur sa moto en direction de Bangui, la capitale, n’a rien pu faire quand ces hommes lourdement armés les ont barré la route. Après avoir arrêté la moto et menacé le conducteur, ils ont commencé à palper tous les passagers. La fouille ne laisse rien au hasard  sur les occupants: 1,5 million de francs dans les poches du jeune collecteur, 800 000 francs sur sa passagère ont été récupéré par ces bandits.

 

Un détail attire l’attention : le troisième voyageur, un jeune homme, au regard suspect,  n’avait pas d’argent sur lui. Dans ces coups montés par Wagner, le hasard n’existe pas. Les habitants de Bossangoa parlent déjà d’une possible complicité dans cette attaque bien préparée.

 

Pour finir, et avant de quitter le lieu, les assaillants brûlent la moto. Le message passe fort et clair aux collecteurs d’or : personne ne peut plus travailler dans les mines d’or ou de diamants sans l’aval de Wagner. À Bossangoa, les Russes contrôlent maintenant tout le commerce de l’or.

 

L’histoire des “groupes armés” ne trompe plus personne. Ces attaques portent la marque des mercenaires : peu d’hommes, des infos précises, une action rapide. Les Russes ont tissé leur toile dans chaque coin de la ville de Bossangoa, dans tous les villages.

 

Les Centrafricains qui travaillent dans l’or à Bossangoa vivent dans la peur. Aller à Bangui est devenu un calvaire. À chaque voyage avec de l’argent ou de l’or, le danger guette. À Bossangoa, les hommes de Wagner font la loi sur tout le commerce de l’or, laissant la population dans l’angoisse permanente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels

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Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels

 

Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Radio Centrafrique : le grand silence face aux déplacements présidentiels
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La couverture médiatique des voyages officiels du président Kongoboro s’effondre. Pendant que le putschiste de Bangui participe au sommet de la CEMAC à Yaoundé et se rend au Burkina Faso, la Radio Centrafrique reste muette aux premières heures de son arrivée sur place. Une radio associative, c’est-à-dire de l’ONG internationale Hirondelle, assure désormais l’information que les médias publics ont abandonnée.

 

Le contraste est saisissant. D’un côté, une radio associative Ndéké-Luka qui devient de facto la radio d’État et informe en détail sur les déplacements présidentiels. De l’autre, un silence assourdissant des médias d’État comme la radio Centrafrique, censés être en première ligne pour couvrir l’actualité gouvernementale.

 

Au ministère de la Communication, la nomination de cadres sans expérience journalistique produit ses effets. La rédaction de la Radio Centrafrique, dirigée désormais par une recrue novice, peine à assurer ses missions fondamentales. Les reportages manquent de rigueur journalistique, le style est approximatif.

 

Cette défaillance marque une rupture avec les pratiques antérieures. Sous la présidence Kolingba, ou encore Patassé, les correspondants de la presse présidentielle transmettaient des comptes-rendus détaillés depuis l’étranger. Les citoyens pouvaient suivre l’action diplomatique de leur président en temps réel.

 

Aujourd’hui, c’est radio Ndéké-Luka (RNL) qui remplit étonnement ce rôle délaissé. Lors du récent sommet de la CEMAC à Yaoundé comme pour le déplacement au Burkina Faso, seule cette station a couvert l’événement dès l’arrivée sur place de Baba Kongoboro. Une situation qui interroge sur la capacité des médias publics à remplir leur mission d’information.

 

Le ministre Maxime Balalou porte une lourde responsabilité dans cette dérive. Sa politique de nominations des incompétents a fragilisé les rédactions. L’amateurisme s’est installé, au détriment du professionnalisme journalistique attendu des médias d’État comme la radio Centrafrique.

 

La qualité de l’information sur les antennes de la radio Centrafrique en pâtit gravement. Les textes diffusés trahissent un manque de formation journalistique. Le ton, la construction des sujets, tout indique une régression inquiétante des standards professionnels.

 

Pour l’avenir de l’information publique en Centrafrique, un sursaut s’impose. Le retour à des pratiques journalistiques rigoureuses et à une couverture complète de l’actualité présidentielle est indispensable. Les citoyens méritent mieux que ce silence des ondes nationales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Au Tchad, des milliers de réfugiés pris au piège

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Au Tchad, des milliers de réfugiés pris au piège

 

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Monsieur Laurent Ragba Fautour, juriste, photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le soleil se couche sur le quartier Chagoua de N’Djamena. Dans une petite maison aux murs écaillés, Laurent Ragba sort une pile de documents jaunis par le temps. Ces papiers racontent l’histoire de milliers de vies suspendues entre deux mondes : celui qu’ils ont fui et celui qui peine à les accueillir. Au Tchad, terre d’asile pour plus de 400 000 réfugiés, l’aide humanitaire devait être une bouée de sauvetage. Elle est devenue, pour beaucoup, source d’angoisse et d’incompréhension. Entre promesses d’assistance et réalité du terrain, ces hommes et ces femmes livrent un combat quotidien pour leur survie et leur dignité.

 

 

En effet, ces hommes et ces femmes qui ont tout quitté  pour venir au Tchad comme réfugiés dépendent largement de l’aide humanitaire pour survivre. Une aide mensuelle de 30 000 FCFA par famille, à peine suffisante pour acheter de quoi manger. Dans les camps comme dans les zones urbaines, la vie s’organise tant bien que mal. Les enfants vont à l’école quand c’est possible, les parents cherchent du travail, mais les obstacles restent nombreux.

 

Les relations entre réfugiés et organisations humanitaires sont parfois tendues. Certains bénéficiaires parlent de traitements arbitraires, de décisions inexpliquées, de droits bafoués. La loi tchadienne de 2020 sur l’asile garantit pourtant des droits fondamentaux aux réfugiés. Mais entre les textes et la réalité du terrain, le fossé se creuse.

 

L’histoire de Laurent Ragba Foutour en est un exemple frappant. Ce réfugié centrafricain de 68 ans vit à N’Djamena depuis 2014. En janvier 2020, son allocation mensuelle est subitement coupée après une altercation avec un agent du HCR. Sa fille Noura, veuve avec quatre enfants, subit le même sort. Malgré ses nombreuses démarches auprès des autorités, ses lettres au Premier Ministre, ses rendez-vous à la Commission Nationale d’Accueil des Réfugiés (CNARR), rien ne bouge.

 

“On nous traite comme si nous n’avions aucune valeur”, confie Laurent, les yeux brillants de colère contenue. Ancien cadre politique dans son pays, il refuse de baisser les bras. Avec l’aide d’un avocat, il a décidé de porter l’affaire devant la justice tchadienne. Le montant des allocations impayées dépasse aujourd’hui 1,5 million de FCFA.

 

Au Tchad, cette situation n’est pas isolée. D’autres réfugiés témoignent de difficultés similaires. Les organisations humanitaires, débordées par l’ampleur des besoins et confrontées à des contraintes budgétaires, peinent parfois à assurer un suivi personnalisé de chaque dossier.

 

Pour beaucoup de réfugiés, l’espoir d’un retour au pays s’éloigne. Les conflits qui secouent la région s’enlisent. En attendant, ils doivent composer avec une aide humanitaire parfois défaillante et un statut précaire. Une situation qui questionne l’efficacité du système d’assistance aux réfugiés en Afrique centrale.

 

Des réunions se tiennent, des rapports s’écrivent, mais sur le terrain, des familles comme celle de Laurent continuent d’attendre. Attendre que leurs droits soient reconnus, que leur dignité soit respectée. Attendre, tout simplement, de pouvoir vivre normalement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La désinformation à l’ère du bouche-à-oreille : le cas de Bocaranga

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La désinformation à l’ère du bouche-à-oreille : le cas de Bocaranga

 

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Dimitri Sitiy, chef des Wagner en centrafrique

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
L’absence d’internet et de téléphonie mobile ne protège pas les populations rurales de la désinformation , selon le député Martin Ziguélé. Dans sa circonscription de Bocaranga 3, à 532 kilomètres de Bangui, les rumeurs et désinformation persistent, portées par le bouche-à-oreille traditionnel.

“Dans ma circonscription électorale, il n’y a pas de réseaux sociaux. Les habitants n’ont pas accès au téléphone”, a expliqué le président du MLPC, également membre de la Commission Finance lors d’une interview sur Radio Guira FM. Pourtant, le problème de désinformation  demeure bien présent.

Pour contrer ce phénomène, le député Martin Ziguelé maintient un contact régulier avec sa base. “Nous sommes obligés d’appeler par téléphone pour donner l’information correcte et dire que telle chose n’est pas vraie”, précise Martin Ziguélé, qui doit souvent intervenir pour démentir des rumeurs.

Le parlementaire s’appuie sur un réseau d’informateurs locaux pour identifier rapidement les fausses informations en circulation. Une tâche rendue complexe par l’étendue de sa circonscription et les difficultés de communication.

“La parole est très importante et doit être responsable”, insiste le député Martin Ziguelé. Dans ces zones rurales où l’information circule principalement par la voie orale, les conséquences d’une fausse nouvelle peuvent rapidement devenir incontrôlables.

Cette situation particulière des zones rurales centrafricaines pose un défi majeur dans la lutte contre la désinformation. Si les réseaux sociaux amplifient le phénomène en ville, les mécanismes traditionnels de transmission de l’information nécessitent une approche différente en milieu rural.

“Ce qui distingue l’homme de l’animal c’est la capacité de parler”, rappelle Martin Ziguélé. “Nous devons utiliser cette capacité pour construire, pas pour détruire notre société”.

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Une noyade tragique sur la rivière Ouaka ravive les inquiétudes à Kouango

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Une noyade tragique sur la rivière Ouaka ravive les inquiétudes à Kouango

 

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Pirogue sur le rivière Oubangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La rivière Ouaka a de nouveau frappé. Le 14 décembre 2024, alors que le soleil déclinait sur le village de Touhou, à 22 kilomètres de Kouango, une pirogue transportant des pêcheurs et des passagers a basculé dans les eaux tumultueuses. Un homme a disparu dans les profondeurs, ravivant les blessures d’une communauté déjà meurtrie par des drames similaires.

 

“Mon frère était dans cette pirogue. Nous avons tout tenté pour le retrouver, mais les eaux l’ont emporté”, raconte Pascal, la voix nouée par l’émotion. “Chaque jour, nous scrutons la rivière, espérant apercevoir son corps, permettre à notre famille de faire son deuil. Mais jusqu’à présent, rien“.

 

Cette tragédie survient exactement un an après la noyade d’un jeune Peul au même endroit. Les habitants de Touhou parlent désormais d’une “malédiction”. Les anciens évoquent les “talimbis”, ces esprits des eaux qui, selon les croyances locales, attirent les voyageurs dans leurs pièges aquatiques.

 

La période est particulièrement critique pour cette communauté riveraine. À l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel An, la rivière Ouaka constitue l’unique voie d’approvisionnement pour les villages environnants. Les pêcheurs et commerçants, contraints d’emprunter cette route fluviale périlleuse, naviguent désormais dans la peur.

 

“Nous devons continuer à utiliser la rivière, nous n’avons pas le choix”, explique Ataouaka Narcisse, un pêcheur local. “Mais chaque traversée devient une épreuve. Nous prions avant de monter dans les pirogues, nous surveillons le moindre remous, le moindre signe“.

 

La disparition du passager pose aussi des questions sur la sécurité de la navigation fluviale dans la région. Les pirogues, souvent surchargées, naviguent sans gilets de sauvetage. Les points d’accostage, rudimentaires, deviennent particulièrement dangereux pendant la saison des pluies.

 

Les témoignages recueillis auprès des rescapés décrivent une scène de chaos. La pirogue, qui transportait des produits de pêche et plusieurs passagers, aurait commencé à tanguer violemment avant de se retourner. Dans la panique qui a suivi, certains ont réussi à s’accrocher à l’embarcation renversée, d’autres ont nagé jusqu’à la berge. Mais un homme a été happé par le courant.

 

“J’entends encore les cris”, confie un rescapé qui préfère garder l’anonymat. “L’eau était agitée ce jour-là. Nous avons essayé de former une chaîne humaine pour le retrouver, mais le courant était trop fort“.

 

La disparition a déclenché une vaste opération de recherche. Pendant plusieurs jours, les villageois ont sillonné les berges, tandis que les pêcheurs expérimentés sondaient les eaux profondes. Sans succès.

 

Cette nouvelle tragédie ravive aussi les tensions entre les différentes communautés qui dépendent de la Ouaka. Les pêcheurs accusent les “talimbis”, d’autres pointent du doigt le manque d’infrastructures et l’absence de mesures de sécurité.

 

Le chef du village de Touhou a lancé un appel pressant aux autorités de Kouango : “Nous ne pouvons plus accepter que la rivière prenne nos enfants. Il nous faut des équipements de sécurité, des points d’accostage aménagés, une réglementation de la navigation“.

 

Cette tragédie s’ajoute à une longue liste d’accidents sur la Ouaka. En 2023, trois personnes avaient péri dans des circonstances similaires. Les statistiques officielles restent parcellaires, mais les habitants affirment que chaque année, la rivière réclame son tribut.

 

À l’approche des fêtes, période traditionnellement marquée par une intensification des déplacements fluviaux, la crainte grandit dans les villages riverains. Les familles redoutent que d’autres drames ne viennent assombrir cette période festive.

 

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Kaga-Bandoro : le silence assourdissant des femmes violées

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Kaga-Bandoro : le silence assourdissant des femmes violées

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À la lisière de Kaga-Bandoro, Pulchérie marche tous les jours devant la maison de son bourreau. Trois ans après son viol, son agresseur la salue encore, un sourire narquois aux lèvres. “Il sait que ma plainte dort quelque part dans un tiroir du tribunal”, souffle-t-elle. “Ici, le viol d’une femme fait moins de bruit qu’une chèvre volée.”

 

Le district sanitaire de la ville est devenu le témoin muet de ces horreurs. “Chaque semaine, nous recevons au moins cinq victimes de viol”, confie l’infirmière Marie-Josée, la voix lasse. “Des femmes, des adolescentes, parfois même des fillettes. Certaines arrivent en sang, d’autres attendent des mois avant d’oser venir. Nous soignons les corps, mais qui soignera leurs âmes ?”

 

Les récits se ressemblent tragiquement. Clarisse, 32 ans, a été agressée dans son champ. Adeline, 19 ans, sur le chemin du marché. Béatrice, 45 ans, dans sa propre maison. “Les hommes armés entrent comme si c’était normal”, raconte cette dernière. “Ils prennent ce qu’ils veulent. Ton corps ne t’appartient plus“.

 

Le tribunal de Kaga-Bandoro fonctionne au ralenti, avec des juges intérimaires débordés. “Les dossiers s’entassent”, admet un greffier sous couvert d’anonymat. “Quand une femme vient porter plainte, on prend sa déposition, mais après… C’est comme jeter une pierre dans un puits sans fond.”

 

Plus révoltant encore : les arrangements à l’amiable. “Les familles des violeurs proposent de l’argent”, explique Maître Honorine, une avocate. “Parfois, ce sont les chefs de quartier qui font pression pour ‘arranger’ l’affaire. 100.000 francs CFA pour acheter le silence d’une femme détruite. C’est le tarif de la dignité ici“.

 

Dans son petit bureau, Mama Florence reçoit ces femmes brisées. Responsable d’une association locale, elle tente de les accompagner, de les soutenir. “Beaucoup ne parlent pas français”, explique-t-elle. “Elles ne connaissent pas leurs droits. Quand elles arrivent au tribunal, on les renvoie parce qu’elles n’ont pas les bons papiers. C’est un cercle vicieux de désespoir.”

 

Les séquelles sont profondes. Jeanne, violée il y a cinq ans, ne dort plus sans lumière. Sarah a perdu son mari qui l’a répudiée après son viol. Marie-Claire est tombée enceinte de son agresseur. “Mon enfant aura bientôt quatre ans”, dit-elle doucement. “Chaque fois que je le regarde, je revis cette nuit-là. Mais je l’aime quand même. Ce n’est pas sa faute.”

 

À la nuit tombée, Kaga-Bandoro devient une ville fantôme. Les femmes se barricadent, les rues se vident. Dans le silence de la nuit, seuls les chiens errants et les cauchemars des survivantes continuent leur ronde sans fin. En attendant une justice qui ne vient pas, qui ne viendra peut-être jamais.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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