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Au cœur de l’esclavage humain au sein de la Minusca, comment les journaliers sont abusivement exploités

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Au cœur de l’esclavage humain au sein de la Minusca, comment les journaliers sont abusivement exploités

 

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‎tony Mushimbelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Au cœur de la MINUSCA prospère un réseau mafieux d’expatriés qui transforment la mission de paix en machine d’exploitation des employés centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Les journaliers sans contrat, esclaves modernes de la Minusca

 

Depuis plusieurs années, les techniciens journaliers de la MINUSCA travaillent sans contrat formel tout en étant essentiels aux opérations techniques de la mission. Ces hommes et femmes sont payés 5 000 FCFA par jour alors que la grille salariale officielle des Nations Unies prévoit 11 300 FCFA. Cette différence de 6 300 FCFA quotidiens représente un manque à gagner considérable pour des familles.

 

Pourtant, le Collectif des Techniciens Journaliers de la MINUSCA avait formalisé ses griefs dans une pétition datée du 18 septembre 2023, où il dénonce ce vol salarial. Ce document révèle également une réalité amère : des arriérés de salaire de deux à trois mois qui poussent les familles à l’expulsion de leurs logements, empêchent le paiement des frais de scolarité des enfants et plongent les foyers dans la précarité alimentaire.

 

L’absence de contrat génère des conséquences dramatiques sur la protection sociale. Un soudeur, victime d’un accident du travail à la base de M’Poko qui lui a coûté une main, a été abandonné à l’hôpital communautaire. La MINUSCA a refusé de prendre en charge ses soins médicaux, invoquant l’absence de contrat de travail. Cette situation montre l’absence totale de couverture sociale pour ces employés : ni sécurité au travail, ni assurance maladie, ni possibilité de recours légal.

 

Les revendications des journaliers portent sur quatre points principaux : le paiement des arriérés calculés sur la base de 11 300 FCFA par jour, la fixation de dates précises pour les versements de salaires, l’attribution de contrats de travail pour tous les journaliers et le remplacement des responsables de la section ingénierie, notamment M. Boniface. La réponse de la direction a été sans équivoque : les signataires de la pétition ont été licenciés, transformant ainsi une demande légitime en répression pure et simple.

 

Les contractuels LICA : un double langage financier

 

Les journaliers bénéficiant de contrats LICA (Local Individual Contractor Agreements) ne sont pas épargnés par cette exploitation organisée. Notre équipe,  dans son investigation, a consulté Les bulletins de paie de certains journaliers contractuels, mais ceux-ci révèlent une manipulation comptable organisée.

 

Regardez par exemple, ces bulletins de salaires affichent un taux journalier de 36 250 FCFA, mais les travailleurs ne perçoivent que 20 000 FCFA par jour. Pour un bulletin de mai 2021 couvrant 23 jours de travail, le calcul officiel devrait donner 833 750 FCFA (23 x 36 250), mais le travailleur n’a reçu que 460 000 FCFA (23 x 20 000). L’écart de 373 750 FCFA pour un seul mois révèle l’ampleur de ce détournement.

 

Un autre exemple concerne un bulletin pour 22 jours de travail. Au taux officiel de 36 250 FCFA, le montant dû s’élève à 797 500 FCFA, mais le versement effectif n’a été que de 440 000 FCFA. Cette différence de 357 500 FCFA par mois, multipliée par le nombre de contractuels et les années d’exercice, représente des millions de francs CFA détournés.

 

Selon les témoignages recueillis, ces sommes considérables alimentent un réseau incluant des superviseurs expatriés et leurs complices centrafricains. Cette organisation parallèle fonctionne avec la complicité passive, voire active, de la hiérarchie de la mission.

 

Un environnement de travail toxique

 

Tony Mushimbelé, superviseur d’entrepôt, incarne les dérives comportementales qui gangrènent certains services de la MINUSCA. Les témoignages recueillis l’accusent de favoriser certaines employées, surtout des femmes,  en échange de relations intimes, créant des tensions qui ont parfois conduit à des ruptures conjugales.

 

Son management repose sur l’intimidation et la sanction arbitraire. Il confisque les badges d’accès pour des interactions mineures entre collègues, suspend des travailleurs sans motif valable et instaure un climat de peur qui paralyse l’environnement professionnel. Ces pratiques révèlent une dérive autoritaire qui transforme l’espace de travail en territoire personnel.

 

Une mafia au cœur de la MINUSCA

 

Les accusations convergent vers l’existence réelle d’une organisation mafieuse au sein de la MINUSCA, dirigée en partie par des superviseurs identifiés : M. Boniface, Diamanka, Lafleur, Abasse et TK. Ces responsables sont auteurs du détournement de salaires, de gonfler artificiellement les effectifs pour s’approprier les surplus et de réprimer toute tentative de dénonciation.

 

Aussi, la pétition de septembre 2023 qualifie la gestion de la section ingénierie de « calamiteuse », dénonçant son fonctionnement comme une entreprise privée au service des intérêts personnels de ses dirigeants. Cette organisation parallèle prospère grâce à un vide de responsabilité institutionnelle.

 

L’unité de conduite et discipline de la MINUSCA, théoriquement chargée de sanctionner les écarts de comportement, s’avère totalement inefficace. Les plaintes déposées disparaissent dans les méandres administratifs sans donner lieu à des sanctions contre les responsables mis en cause. La direction générale de la mission, y compris le Représentant spécial du Secrétaire général, maintient un silence qui équivaut à une validation tacite de ces pratiques mafieuses. C’est un système d’auto-protection, où les expatriés mafieux se protègent entre eux.

 

Les autorités centrafricaines, soit par corruption soit par intimidation, ferment les yeux sur ces agissements. Cette complicité passive crée un environnement d’impunité totale où les responsables de ces mafias peuvent agir sans crainte de sanctions.

 

Des défaillances structurelles

 

La lettre de recours du 16 décembre 2024, rédigée par le Collectif des Techniciens Intermédiaires sans Contrats, réitère l’ensemble de ces griefs en accusant formellement la MINUSCA de violer les normes de conduite des Nations Unies et le droit international du travail. Ce document établit une comparaison édifiante avec d’autres missions onusiennes au Mali, au Soudan et en République démocratique du Congo, où les travailleurs locaux bénéficient de contrats de travail et de salaires équitables.

 

Cette différence de traitement révèle que l’exploitation des travailleurs centrafricains résulte d’un choix délibéré plutôt que de contraintes budgétaires ou réglementaires. La MINUSCA reproduit et amplifie les dysfonctionnements de la gouvernance centrafricaine au lieu de servir d’exemple.

 

Le port de badges de visiteurs par les journaliers constitue à la fois un risque sécuritaire et le symbole de leur marginalisation. Ces employés, pourtant indispensables au fonctionnement de la mission, sont traités comme des personnes extérieures temporaires, sans droits ni protection.

 

Les promesses de régularisation par l’attribution de contrats à tous les journaliers avant janvier 2023, formulées publiquement par la direction, n’ont jamais été tenues. Cette promesse non respectée révèle soit l’incapacité de la direction à imposer ses décisions, soit l’existence d’une résistance interne organisée aux réformes.

 

Résistances internes et collusions

 

Les témoignages révèlent l’existence d’une résistance structurée aux tentatives de changement. Lors de manifestations contre le vol des salaires, la section financière des Nations Unies a bloqué les paiements, contraignant les superviseurs à financer temporairement les salaires de leur poche pour éviter un audit externe. Cet incident, rapporté fin 2024, démontre que le système de détournement est connu des services financiers centraux et que des mesures de camouflage sont mises en place pour éviter les contrôles.

 

Les travailleurs subissent des intimidations constantes, avec des employés nationaux qui servent de relais aux superviseurs expatriés pour maintenir la pression sur leurs collègues. Cette utilisation d’intermédiaires centrafricains permet aux responsables expatriés de maintenir une façade de respectabilité tout en exerçant un contrôle total sur leurs équipes….

 

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Escroquerie à la Vignette : Les Agents des Finances Sèment le Chaos dans Lim-Pendé

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Escroquerie à la Vignette : Les Agents des Finances Sèment le Chaos dans Lim-Pendé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/vignette-verte.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vignette verte officielle collée sur le garde-boue d’une moto à Bemal, dans la préfecture de Lim-Pendé.
Vignette obligatoire apposée sur une moto circulant à Bemal, Lim-Pendé. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la préfecture de Lim-Pendé, la vignette automobile est devenue un cauchemar pour les citoyens. Ce qui devait être une simple taxe s’est transformé en une source d’enrichissement personnel pour certains agents des finances. Ces derniers ont organisé un véritable racket qui touche tous les propriétaires de véhicules, des motocyclettes, des taxis-motos aux particuliers, y compris celles des organisations non gouvernementales.

 

Une taxe qui rapporte plus que prévu

 

La vignette automobile a été créée pour alimenter les caisses de l’État. Dans les villes de provinces, cette mesure a pris une tournure inattendue. Les agents des finances multiplient les contrôles et visent principalement les motocyclettes.

 

Cette situation crée une inégalité de traitement entre les usagers. Pendant que les fonctionnaires circulent librement, car cette exigence ne s’applique pas aux véhicules et engins de l’État, les citoyens ordinaires, quant à eux,  subissent des contrôles répétés qui ressemblent davantage à du harcèlement qu’à une application normale de la loi.

La première forme de vignette délivrée aux automobilistes dans Lim-Pendé
La première forme de vignette délivrée aux automobilistes dans Lim-Pendé. Photo CNC

 

Lim-Pendé, nouvelles zones de chasse

 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la chasse aux engins bat son plein. À  Paoua comme dans des villages environnants, c’est le chaos total. Les agents des finances, dans leur stratégie,  identifient les endroits où ils peuvent maximiser leurs gains. Par exemple, les marchés hebdomadaires.  Prenant l’exemple de Bétoko ou de Bemal, sont devenus leurs terrains de prédilection. Ces lieux de commerce attirent naturellement les véhicules et les motocyclettes, offrant aux agents des impôts un vivier inépuisable de “clients”.

 

Pendant ce temps, la différence de prix entre chaque localité pose question. À Paoua par exemple, la vignette coûte effectivement 5 000 francs CFA pour chaque moto. Mais pour les véhicules, cela dépend des chevaux fiscaux. Mais ce tarif s’applique seulement à Paoua, dans la capitale de Lim-Pendé. Mais dès qu’on s’éloigne de cette ville, comme par exemple vers Bemal ou Bétoko, le prix monte inexplicablement à 15 000 francs CFA. Aucune explication n’accompagne cette majoration. Les agents se contentent de réclamer le montant sans fournir de justification.

 

Une mafia organisée

 

Le système mis en place va bien au-delà d’une simple perception de taxe. Quand un véhicule  ou une moto est intercepté pour défaut de vignette, il est immédiatement saisi. Cette étape marque le début d’un processus coûteux pour le propriétaire.

 

Pour récupérer son véhicule ou sa motocyclette, l’usager doit s’acquitter non seulement de la vignette majorée, mais aussi de frais de gardiennage. Ces derniers, fixés à 2 500 francs CFA par jour, sont gérés par les soldats des Forces armées centrafricaines. Ainsi, une moto gardée trois jours coûtera 7 500 francs CFA supplémentaires, portant la facture totale à 22 500 francs CFA pour une taxe officiellement fixée à 5 000 francs CFA.

 

Cette mécanique touche également les organisations non gouvernementales. Leurs véhicules, pourtant destinés à des missions humanitaires et de développement, subissent le même traitement que les motos privées.

La deuxième format de vignette délivrée aux automobilistes  dans Lim-Pendé, en Centrafrique
Une autre forme de vignette fournie aux usagers dans Lim–Pendé. Photo CNC

 

Soupçons de contrefaçon et de fraude

 

Les automobilistes de Lim-Pendé ont remarqué l’existence de deux types de vignettes en circulation : une version ronde et une version carrée. Cette différence de format alimente les interrogations sur l’authenticité des documents délivrés par les agents des finances. Certains propriétaires de véhicules soupçonnent que l’une des deux versions pourrait être contrefaite, possiblement fabriquée par les agents eux-mêmes ou obtenue par des circuits parallèles dans le but de tromper les usagers. Devant cette situation, les automobilistes ne savent plus distinguer les vraies vignettes des fausses, d’autant que les autorités compétentes n’ont fourni aucune clarification officielle sur cette différence de format. Cette confusion supplémentaire renforce le climat de méfiance qui règne déjà autour de la gestion de cette taxe dans la préfecture.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Quand être en règle ne suffit pas

 

Certains cas révèlent l’absurdité du système. À Bemal, un propriétaire avait payé sa vignette de 15 000 francs CFA mais avait oublié de la coller sur sa moto. Lors d’un contrôle, les agents ont saisi sa moto malgré ses explications. L’homme est rentré chez lui chercher la vignette pour prouver qu’il était en règle.

 

À son retour avec le document, surprise : les agents lui ont réclamé 5 000 francs CFA de pénalité pour non-affichage de la vignette. Au final, ce citoyen a déboursé 20 000 francs CFA pour une taxe qu’il avait déjà payée. Cette pratique transforme un simple oubli en source de profit supplémentaire.

 

Le silence des autorités

 

Aucune campagne d’information n’a été organisée pour expliquer aux citoyens comment fonctionne cette vignette. Les gens découvrent les règles lors des contrôles, souvent à leurs dépens. Cette absence de communication officielle permet aux agents de profiter de l’ignorance des usagers pour imposer leurs propres règles.

 

L’opacité du système pose également problème. Aucun reçu officiel n’est délivré lors du paiement de la vignette ou des frais annexes. Les citoyens n’ont donc aucune preuve de leurs transactions ni aucun moyen de tracer l’utilisation de leur argent.

 

Pour les conducteurs de taxis-motos, cette situation représente un véritable fléau. Leur motocyclette constitue leur unique outil de travail et source de revenus. Son immobilisation, même temporaire, les prive de leurs moyens de subsistance et affecte leurs familles.

 

Cette dérive transforme une mesure fiscale légitime en instrument d’oppression économique. Elle pénalise les plus vulnérables et enrichit ceux qui devraient servir l’intérêt général. Dans une région déjà fragilisée économiquement, ces pratiques constituent un frein supplémentaire au développement et à l’épanouissement des communautés….

 

 

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Esclavage à Zawa : les soldats FACA prennent en otage la population sur des barrières

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Esclavage à Zawa : les soldats FACA prennent en otage la population sur des barrières

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/gare-routiere-du-village-zawa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Gare routière du village Zawa entre Yaloké et Bossemptélé en Centrafrique
Gare routière du village Zawa entre Yaloké et Bossemptélé en Centrafrique. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les checkpoints militaires installés sur les différents axes routiers de la commune rurale de Guézéli se sont transformés en centres de torture et de racket où les soldats FACA soumettent la population locale à un véritable esclavage économique moderne.

 

Sur l’axe Yaloké-Bossemptélé, les habitants de Zawa et Boya subissent depuis des années l’arbitraire des éléments des Forces Armées Centrafricaines stationnés aux postes de contrôle. À 245 kilomètres de Bangui pour Zawa et 243 kilomètres de Bangui pour Boya, ces deux villages de la commune rurale de Guézéli vivent sous l’emprise d’un système organisé d’extorsion de fonds.

 

Les témoignages des villageois dressent un tableau accablant. L’exigence de pièces d’identité, souvent brandie par les militaires, n’est qu’un prétexte parmi d’autres. Avec ou sans carte nationale, chacun doit s’acquitter d’une taxe illégale, appelée pathétiquement « formalité », dont le montant fluctue au gré des humeurs : tantôt 500 FCFA, tantôt 2000, parfois même 5000 FCFA par personne. “Tu présentes ta carte ou pas, l’argent tu le sors quand même”, témoigne un commerçant de Zawa sous anonymat.

 

Les motocyclistes, principal moyen de transport dans ces zones rurales, constituent les premières victimes de ce racket. Conducteur et passager doivent s’acquitter chacun de la “formalité”, transformant le moindre déplacement en calvaire financier. Les femmes qui se rendent au marché avec leurs produits agricoles ne sont pas épargnées. Chaque sac de manioc, chaque panier de légumes fait l’objet d’une taxation injustifiées.

 

La violence physique accompagne ces pratiques d’extorsion. Les villageois qui tentent de protester sont immédiatement brutalisés et enfermés dans des geôles improvisées aux abords des barrières. “Ils nous battent et nous enferment jusqu’à ce qu’on paie”, relate une femme de Boya.

 

Un sous-officier, Adjudant,  chef du détachement militaire dans ces zones, coordonne cette entreprise criminelle. Chaque soir vers 18 heures, il effectue sa tournée de collecte des recettes sur ces barrières, puis, laissant ensuite les postes sans surveillance effective jusqu’au petit matin vers 6 heures. Paradoxalement, les véritables actes de banditisme qui se produisent dans un rayon d’un kilomètre des checkpoints ne provoque aucune intervention de ces mêmes militaires.

 

“Ce sont des voyous en uniforme”, dénonce un habitant de Guézéli. Pour la population locale, ces éléments FACA ne remplissent plus leur mission de sécurisation mais se comportent comme de véritables bandits organisés. Les paysans qui doivent rejoindre leurs champs, les commerçants qui tentent d’écouler leurs marchandises, tous subissent cette forme moderne d’esclavage économique.

 

Les routes de Guézéli sont devenues des pièges où chaque citoyen doit s’acquitter d’un tribut pour circuler librement dans son propre pays. Cette situation d’impunité totale transforme des militaires censés protéger en prédateurs qui exploitent la précarité des populations rurales.

 

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À Yaloké, les ex-miliciens anti-Balaka du Général Jedi crient la famine  après avoir rendu leurs armes

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À Yaloké, les ex-miliciens Anti-Balaka du Général Jedi crient la famine  après avoir rendu leurs armes

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-miliciens-anti-balaka-faction-general-jeudi-sortis-pour-le-desarmement-a-yaloke.jpg” data-wpel-link=”internal”>La CPC condamne le massacre de Bozoum et appelle à l’unité
Les miliciens Anti-Balaka faction du général Jeudi qui ont participé au massacre dénoncé par la CPC

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Il y a un peu plus de deux semaines, une dizaine de combattants de la milice anti-Balaka, sous les ordres du général Jedi, ont quitté leur cachette dans la brousse près du village Carrefour, à 60 kilomètres de Zawa et à 320 kilomètres de Bangui. Ils ont marché jusqu’à Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, pour déposer leurs armes dans le cadre de l’Accord de Paix et de Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA). Mais aujourd’hui, ces hommes, y compris leur chef, le général Jedi, se retrouvent dans une situation désespérée, sans nourriture, sans eau, sans aucun soutien.

 

En effet, depuis qu’ils ont rendu leurs armes à Yaloké, ces anciens combattants n’ont reçu aucune aide. Sur place, à Yaloké, ils racontent leur calvaire aux journalistes du CNC.

 

« On n’a rien mangé depuis des jours. Certains d’entre nous ont vendu leurs téléphones, leurs ceintures, même leurs vêtements pour acheter un peu de nourriture », explique l’un d’eux, épuisé.

 

Le général Jedi, lui, ne cache pas sa frustration : « On nous a laissés sans rien. Pas d’eau, pas de nourriture. On est affamés, à bout de forces ».

Le général autoproclamé de la milice Anti-Balaka Jeudi
Le général autoproclamé de la milice Anti-Balaka Jeudi

 

Certains ex-miliciens ont envoyé des messages aux commerçants et aux chefs de quartier de Zawa, à 20 kilomètres de là, pour demander de l’aide. Mais la réponse est mitigée. Quelques commerçants, touchés par leur démarche, ont donné des boîtes de sardines ou d’autres aliments.

 

« Ces gens ont choisi de poser leurs armes pour ramener la paix. Si on ne les aide pas, ils pourraient retourner dans la brousse et causer encore plus de problèmes », confie un vendeur de Zawa. D’autres, par contre, refusent de s’impliquer, estimant que c’est à l’État de prendre ses responsabilités. Ils craignent aussi que leur aide soit mal interprétée, comme un soutien aux anciens miliciens.

 

Le désarmement de ce groupe était un signe d’espoir pour la région. Mais sans suivi, cet effort risque de s’effondrer. Aucun ravitaillement, aucun programme d’accompagnement n’a été mis en place pour ces hommes qui ont choisi la paix. Cette absence de soutien pose une question essentielle : comment encourager d’autres groupes armés à suivre cet exemple si ceux qui le font sont laissés à l’abandon ?

 

La situation est d’autant plus tendue que le général Jedi est au cœur d’une polémique. Quelques jours avant leur sortie de la brousse, le mouvement 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) l’a accusé d’avoir tué sept de leurs membres à Bozoum, dans l’Ouham-Pendé. Ces tensions pourraient compliquer davantage la stabilisation de la région.

 

Si rien n’est fait, le danger est clair : ces ex-miliciens, affaiblis et sans perspectives, pourraient être tentés de reprendre les armes. Ce serait un échec pour le processus de paix et un retour en arrière.

 

« Quand quelqu’un décide de sortir de la brousse et de rendre ses armes, c’est un pas courageux pour la paix. On ne peut pas les abandonner comme ça », explique un habitant de Yaloké….

 

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Une Mère de Famille Disparue Retrouvée Vivante à Birao Après une Semaine

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Une Mère de Famille Disparue Retrouvée Vivante à Birao Après une Semaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Une Mère de Famille Disparue Retrouvée Vivante à Birao Après une Semaine
Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après une disparition mystérieuse près du site Khorsie à Birao, une mère de famille a été retrouvée saine et sauve, mais épuisée, au PK 25.

 

À Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, en République centrafricaine, une mère de famille portée disparue depuis une semaine a finalement été retrouvée vivante, dimanche 22 juin, à environ 20 km de la ville, au PK 25 sur la route de Délémbé aux environs de 17 heures. Cette nouvelle a apporté un immense soulagement à sa famille et aux habitants, qui s’étaient mobilisés pour la rechercher.

 

La femme, habituée à se rendre à son champ situé à seulement une centaine de mètres du site Khorsie, également appelé « Bienvenu »  en français, avait quitté son domicile avec son fils il y a sept jours. Ce site abrite des déplacés soudanais fuyant la guerre dans leur pays. En chemin, elle avait confié de l’argent à son fils pour des achats au marché de Khorsie avant de poursuivre seule vers son champ. Mais à son arrivée, le fils ne l’a pas trouvée. Après plusieurs allers-retours entre le champ et leur domicile, il a alerté sa famille, déclenchant une vague d’inquiétude dans la communauté.

 

Pendant des jours, les habitants de Birao ont organisé des fouilles dans la brousse environnante, sans succès. L’absence de traces alimentait les spéculations : s’agissait-il d’une disparition volontaire, d’un enlèvement ou d’un incident lié à l’insécurité chronique dans la région ?

Toutefois, après l’avoir retrouvé, une hypothèse a pris de l’ampleur. Selon les habitants, la femme aurait pu toucher par erreur une plante particulière, connue dans la région pour provoquer une désorientation totale. « Cette feuille, si tu la touches sans le savoir, tu perds tes repères. Tu peux errer sans voir ta maison, même si elle est à côté », explique un habitant. Cette plante, familière aux locaux, aurait pu causer l’errance prolongée de la disparue.

 

Une hypothèse avancée par les habitants de Birao attribue la disparition de la femme à une rencontre avec les « Kalakongba», des êtres mystérieux, très petits, ne dépassant guerre 50 centimètres de taille. Ces créatures, fréquemment rencontrées dans la forêt, désorientent leurs victimes en leur faisant perdre tout repère. Elles les entraînent à les suivre aveuglément, comme ensorcelés, à travers la brousse pendant des heures, des jours, des mois, voire des années.

 

Retrouvée dans un état d’extrême fatigue, incapable de marcher seule, la femme a été secourue par une ambulance dépêchée sur place. Elle a immédiatement reçu des soins, notamment des perfusions, pour la réhydrater et la stabiliser. Bien qu’aucune explication définitive n’ait encore été confirmée, l’hypothèse de la plante désorientante semble convaincre une large partie de la population. « Elle a passé une semaine à errer, sans repères. C’est un miracle qu’elle soit en vie », confie un proche.

 

La famille, notamment son mari, M. Issa, et ses enfants, a retrouvé la joie après des jours d’angoisse. Cet incident, bien que résolu, rappelle les défis auxquels font face les habitants de Birao, entre insécurité, conditions de vie difficiles et dangers naturels méconnus. La communauté, unie dans l’épreuve, célèbre aujourd’hui le retour de cette mère parmi les siens….

 

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Centrafrique : Libération de 12 ex-miliciens anti-balaka par la Cour pénale spéciale à Bangui

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Libération de 12 ex-miliciens anti-balaka par la Cour pénale spéciale à Bangui

 

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La tête de l’ancien maire de Bambari exposée par un milicien Anti-Balaka après l’avoir exécuté dans sa ferme proche de Bambari

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Cour pénale spéciale libère 12 ex-miliciens anti-balaka, détenus deux ans à Bangui, après une enquête menée par l’institution.

 

Après une enquête menée par la Cour pénale spéciale (CPS), 12 éléments de la milice anti-balaka de Bambari, faction Touadera, interpellés il y a deux ans à Bambari, ont été libérés. Ces ex-miliciens étaient emprisonnés à la prison centrale du camp de Roux à Bangui. Lors de leur libération, on leur a demandé s’ils avaient des parents à Bangui, ils ont répondu non. La CPS a alors annoncé qu’elle prendrait en charge leur séjour, en payant des chambres d’hôtel pour eux pendant 10 jours à Bangui. Ensuite, un retour à Bambari, probablement par avion, sera organisé pour qu’ils puissent regagner leurs villages respectifs.

 

Les 12 miliciens avaient été arrêtés avec leurs chefs, dont le général Sossengué et son adjoint Jojo ainsi qu’un autre général nommé Obrou Edmond du croisement Maloum, qui, eux, restent en détention. L’enquête de la CPS a déterminé que ces éléments n’étaient pas des acteurs essentiels dans les crimes reprochés, contrairement à leurs leaders, maintenus en prison. La décision de les libérer a été largement saluée par les Centrafricains, y compris les familles contactées par la rédaction du CNC et certaines populations de Bangui. Beaucoup estiment que si la justice est rendue sans influence politique, les personnes non coupables doivent être relâchées.

 

Toutefois, il faut rappeler que la milice anti-balaka, notamment la faction Touadera, a été impliquée dans des exactions graves, notamment à Gboyo, où ils ont incendié des maisons et tué de nombreuses personnes. Certains de ces miliciens auraient également intégré la milice dite « Russe Noire » et participé à des opérations à Ndassima et ailleurs, incluant l’assassinat d’un ex-maire et d’autres personnes. Ces faits avaient été dénoncés dans une alerte info par CNC., initialement perçue avec scepticisme, mais confirmée par un communiqué de la Minusca et sa division des droits de l’homme. C’est cette situation qui avait conduit à leur arrestation par les gendarmes, organisée par la CPS.

 

La CPS a jugé que l’implication de ces 12 miliciens n’était pas suffisamment significative pour justifier leur détention. Cette libération renforce l’espoir d’une justice impartiale….

 

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L’Église en RCA : Du phare moral à l’ombre d’elle-même

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L’Église en RCA : Du phare moral à l’ombre d’elle-même

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/cardinal-dieudonne-nzapalainga-de-la-conference-episcopale-centrafrique-300×289.jpg” alt=”Cardinal Dieudonné Nzapalainga cardinal-dieudonne-nzapalainga-de-la-conference-episcopale-centrafrique Centrafrique : Vers un bras de fer entre le gouvernement et l’église catholique á propos de la fête de l’indépendance ?” width=”300″ height=”289″ />
Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga

 

La conscience d’une nation s’est-elle éteinte ?

 

Bangui, CNC. En 1958, c’est un homme d’Église en RCA, Barthélemy Boganda, qui donna naissance à la République Centrafricaine. Premier prêtre catholique centrafricain, il incarna l’alliance entre spiritualité et engagement national, entre foi et développement. Soixante-cinq ans plus tard, les églises sont devenues des refuges pour les déplacés, et les religieux peinent à faire entendre leur voix dans un pays déchiré. Ce basculement dramatique du rôle de l’Église dans la société centrafricaine est minutieusement analysé par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024).

 

L’âge d’or de l’Église en RCA  (1958-1974)

 

Dans les premières années de l’indépendance, l’Église en RCA  constituait un pilier fondamental de la société. Les premiers catéchistes, diacres, pasteurs, prêtres et imams formés par les missionnaires étaient des modèles de vertu et de travail. Ils combinaient leurs fonctions religieuses avec des métiers manuels : menuisiers, maçons, tailleurs, cultivateurs, commerçants. Cette double vocation leur permettait non seulement d’assurer leur autonomie financière mais aussi de former et d’encadrer leurs fidèles par l’exemple.

 

L’Église en RCA  jouait alors un rôle central dans :

– L’éducation, avec un réseau d’écoles confessionnelles reconnues pour leur excellence

– La santé, à travers des dispensaires et centres de santé accessibles aux plus démunis

– La formation professionnelle, permettant à de nombreux jeunes d’apprendre un métier

– La médiation sociale, résolvant les conflits et maintenant la cohésion communautaire

 

À cette époque, les religieux étaient respectés pour leur intégrité et leur engagement social. Leur parole portait au-delà des murs des églises et influençait positivement l’ensemble de la société.

eglise-catholique-de-bria-corbeaunews-centrafrique Centrafrique : tournée marathon du cardinal Dieudonné Nzapalainga au nord.
eglise catholique de Bria. CopyrightCNC

 

Le tournant de la démission (1974-1990)

 

Le déclin de l’Église en RCA  commence paradoxalement avec l’amélioration apparente des conditions matérielles. Les nouveaux responsables religieux abandonnent progressivement leurs activités professionnelles pour se consacrer uniquement à leurs fonctions ecclésiastiques. Cette spécialisation crée une dépendance financière qui va s’avérer fatale.

 

Élie OUEIFIO identifie plusieurs facteurs de cette démission progressive de l’Église en RCA  :

 

  1. La dépendance financière

– Abandon des activités génératrices de revenus

– Attente de subventions extérieures

– Précarisation des conditions de vie des religieux

– Vulnérabilité aux pressions politiques et économiques

 

  1. La politisation croissante

– Implication dans les luttes politiques

– Divisions selon des lignes ethniques

– Perte d’indépendance morale

– Compromissions avec le pouvoir

 

  1. Les divisions internes

– Multiplication des dénominations

– Conflits de leadership

– Querelles doctrinales

– Compétition pour les ressources

 

La crise de crédibilité (1990-2024)

 

La période actuelle est marquée par une perte dramatique d’influence morale. Les églises, autrefois respectées comme des sanctuaires de vérité et de justice, sont devenues des arènes où se jouent des luttes de pouvoir et d’influence.

 

Les manifestations de cette crise sont multiples :

 

  1. Dans le domaine spirituel

– Multiplication des “prophéties” douteuses

– Commercialisation du spirituel

– Prédications orientées vers le gain

– Perte de la profondeur théologique

 

  1. Dans le domaine social

– Inefficacité des médiations religieuses

– Incapacité à prévenir les violences

– Échec dans la réconciliation nationale

– Absence d’impact sur les comportements sociaux

 

  1. Dans le domaine éducatif

– Baisse de la qualité des écoles confessionnelles

– Formation religieuse superficielle

– Perte des valeurs morales

– Désorientation de la jeunesse

Des Sœurs de l'Eglise Évangélique des Frères de Boali Célèbrent leur Engagement Religieux Des-Soeurs-de-lEglise-Evangelique-des-Freres-de-Boali-Celebrent-leur-Engagement-Religieux Des Sœurs de l'Eglise Évangélique des Frères de Boali Célèbrent leur Engagement Religieux
Des Soeurs de l’église Evangelique des Freres de Boali

 

L’impact sur la société contemporaine

 

La défaillance de l’Église comme force morale a créé un vide aux conséquences dévastatrices pour la société centrafricaine. Élie OUEIFIO analyse méthodiquement ces répercussions :

 

  1. Délitement des valeurs morales

Le respect des anciens, l’honnêteté dans les transactions, la solidarité communautaire – ces valeurs traditionnelles que l’Église renforçait par son enseignement se sont progressivement effacées. Dans les quartiers de Bangui comme dans les villages les plus reculés, les comportements antisociaux autrefois impensables sont devenus monnaie courante.

 

  1. Rupture du lien social

Les mariages interethniques, jadis célébrés comme des moments d’union nationale et bénis par l’Église, sont maintenant sources de tensions. Les célébrations religieuses qui rassemblaient autrefois toute la communauté sont désormais marquées par des absences significatives, reflétant les divisions sociales.

 

  1. Montée de la violence

L’incapacité de l’Église à maintenir son rôle de médiateur moral a laissé le champ libre à la violence. Comme le note OUEIFIO : “Là où le prêtre ou l’imam était autrefois écouté et respecté, c’est maintenant la voix des armes qui fait loi.”

 

Les manifestations de la crise spirituelle

 

La crise se manifeste de manière particulièrement aiguë dans trois domaines :

 

  1. Dans la pratique religieuse

– Multiplication des “églises de réveil” sans fondement théologique

– Monétisation des actes religieux

– Pratiques syncrétiques douteuses

– Perte du sens du sacré

 

  1. Dans le leadership religieux

– Formation insuffisante des responsables

– Comportements moraux contestables

– Enrichissement personnel suspect

– Absence de vision pastorale

 

  1. Dans l’engagement social

– Abandon des œuvres caritatives

– Réduction des programmes sociaux

– Fermeture d’écoles confessionnelles

– Disparition des centres de formation

 

Les défis actuels de l’Église en RCA

 

L’Église centrafricaine fait face à des défis majeurs qui nécessitent une réponse urgente :

 

  1. Le défi de la formation

La qualité de la formation des religieux s’est considérablement dégradée. Les séminaires et écoles bibliques manquent de moyens et de formateurs qualifiés. OUEIFIO cite le cas d’un pasteur qui confessait : “Nous formons en six mois des gens qui devraient étudier pendant au moins trois ans.”

 

  1. Le défi financier

L’autonomie financière reste un problème crucial. La dépendance vis-à-vis des financements extérieurs compromet l’indépendance des églises et leur capacité à servir leur communauté.

 

  1. Le défi de l’unité

Les divisions confessionnelles, ethniques et doctrinales sapent la crédibilité de l’Église et son efficacité dans la société.

 

Les solutions proposées

 

Élie OUEIFIO propose plusieurs pistes de solution  pour les Église en RCA:

 

  1. Retour aux fondamentaux

– Restauration de l’éthique du travail chez les religieux

– Revalorisation de la formation théologique

– Réhabilitation des valeurs morales

– Renforcement de l’engagement social

 

  1. Réformes structurelles

– Création d’un conseil interreligieux effectif

– Mise en place de mécanismes de contrôle

– Développement de sources de financement locales

– Formation continue du clergé

 

  1. Engagement communautaire

– Reprise des œuvres sociales

– Développement de projets communautaires

– Renforcement du dialogue interreligieux

– Implication dans le développement local

 

Le chemin de la renaissance

 

La reconstruction de l’Église centrafricaine comme force morale est indispensable à la renaissance nationale. Cette reconstruction passe par :

 

  1. Un retour à l’authenticité spirituelle

L’Église doit retrouver sa vocation première de guide moral et spirituel, en se détachant des considérations politiques et matérielles qui ont terni son image.

 

  1. Une réforme institutionnelle

La mise en place de structures de formation solides, de mécanismes de contrôle efficaces et de sources de financement durables est essentielle.

 

  1. Un engagement social renouvelé

L’Église doit redevenir un acteur majeur du développement social, comme elle le fut dans les premières années de l’indépendance.

 

Comme le conclut OUEIFIO : “La renaissance de la RCA passe nécessairement par la restauration de l’Église dans son rôle de conscience morale de la nation. Sans cette restauration, aucun développement durable n’est possible.”

 

Cette analyse lucide offre un chemin de reconstruction pour une institution dont le pays a plus que jamais besoin pour retrouver son unité et sa dignité.

 

 

Les Évêques de Centrafrique appellent à l’espérance face aux défis politiques et sécuritaires du pays

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Les Évêques de Centrafrique appellent à l’espérance face aux défis politiques et sécuritaires du pays

 

Les Évêques de Centrafrique appellent à l’espérance face aux défis politiques et sécuritaires du pays
Photos de la cloture de l’assemblée plénière des éveques de-Centrafrique

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un message pastoral daté du 22 juin 2025, les évêques catholiques centrafricains exhortent à maintenir l’espérance malgré les crises multiples que traverse le pays.

 

Réunis en Assemblée Plénière Ordinaire de la Conférence Épiscopale Centrafricaine (CECA) à Alindao du 16 au 23 juin 2025, les évêques de Centrafrique ont choisi d’articuler leur méditation et réflexion autour de la thématique de l’espérance. Ce message, signé par l’ensemble des prélats du pays sous la présidence de Mgr Bertrand Guy-Richard APPORA NGALANIBE, Évêque de Bambari et Président de la CECA, ainsi que le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA, Archevêque Métropolitain de Bangui, s’adresse à “l’Église-famille de Dieu, aux hommes et aux femmes de bonne volonté”.

 

Les évêques rappellent que “l’espérance chrétienne est la foi confiante et agissante en Dieu-Emmanuel qui agit en chacun de nous et dans chaque événement de la vie quelles que soient les circonstances”. Ils soulignent que “l’espérance apparaît ainsi chez les prophètes comme la capacité à regarder les épreuves de la vie, les événements existentiels, sociohistoriques et politiques à travers le prisme de la foi en Dieu qui fait toute chose nouvelle”.

 

Mgr Cyr-Nestor YAPAUPA, Évêque d’Alindao et Vice-Président de la CECA, avec ses confrères, identifie plusieurs motifs d’espoir. Ils observent que “le courage d’exister de notre peuple, sa ferme volonté et détermination à vivre, la force de sa résilience et la célébration de la vie comme un don fragile à protéger” constituent le premier signe d’espérance patent.

 

Les prélats, incluant Mgr Miroslaw GUCWA, Évêque de Bouar, Mgr Nestor-Désiré NONGO AZIAGBIA, Évêque de Bossangoa, et Mgr Juan Jose AGUIRRE, Évêque de Bangassou, constatent des améliorations concrètes : “les relations intercommunautaires entre chrétiens et musulmans se sont beaucoup améliorées. De nombreux détenteurs illégaux d’armes acceptent aujourd’hui librement de les rendre”.

 

Cependant, Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI, Évêque de Berbérati, Mgr Jesús RUIZ MOLINA, Évêque de M’Baïki, et Mgr Victor Hugo CASTILLO MATARRITA, Évêque de Kaga Bandoro, avec leurs confrères, expriment leurs préoccupations face à “la situation actuelle de crise et de blocage politique entre le pouvoir, l’opposition et la société civile”.

 

Les évêques dénoncent particulièrement l’usage des réseaux sociaux où “des campagnes d’intimidation, de dénigrement, de ternissement de réputation, d’invectives de tous genres et d’insultes impudiques sont impunément proférées”.

 

Mgr Aurelio GAZZERA, Évêque Coadjuteur de Bangassou, avec l’ensemble du collège épiscopal, alerte sur “une recrudescence de conflits armés, de violences et d’insécurité avec des braquages à mains armées dans certaines localités”. Ils mentionnent spécifiquement “les conflits et troubles qui se déroulent à Zemio, Mboki, Obo et dans les régions de Bozoum et de Nana-Bakassa”.

 

À Birao, la situation est particulièrement critique avec “26.750 réfugiés soudanais” pour une population locale d’environ “19.000 habitants”, créant un risque d’engloutissement de la population centrafricaine locale.

 

Dans leur conclusion, les signataires, menés par le Cardinal NZAPALAINGA et Mgr APPORA NGALANIBE, appellent à “la décrispation de la situation et du climat politique qui prévalent actuellement dans notre pays en vue du bien commun”. Ils exhortent à “sortir du paradigme de la désinformation, de la division, de la haine, de l’ethnocentrisme exclusif et des intérêts partisans”.

 

Les évêques concluent leur message en rappelant que “rendre compte de l’espérance qui nous habite, c’est oser des gestes de pardon et d’amour, des gestes qui sèment la paix et qui réconcilient”, plaçant leur pays sous la protection de “la Bienheureuse Très Sainte Vierge Marie, Mère de toute espérance”.

 

Ce message pastoral, donné en la Cathédrale Sacré-Cœur de Jésus d’Alindao le 22 juin 2025, reflète l’engagement de l’Église catholique centrafricaine à accompagner son peuple dans les défis contemporains tout en maintenant vivante la flamme de l’espérance chrétienne….​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Football centrafricain : le ministère des Sports allume la mèche d’une crise absurde lors d’un débat explosif

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Football centrafricain : le ministère des Sports allume la mèche d’une crise absurde lors d’un débat explosif

 

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Célestin Yanindji , Président de la fédération centrafricaine de football

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le football centrafricain traverse une période de turbulence institutionnelle après qu’un débat sur l’émission Dimanche Sport ait révélé l’ampleur du conflit opposant le ministère de la Jeunesse et des Sports à la Fédération Centrafricaine de Football (FCF).

 

Le football centrafricain traverse aujourd’hui une période difficile à cause des décisions du ministère de la Jeunesse et des Sports. L’émission Dimanche Sport a révélé au grand jour les tensions entre le ministère et la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) autour de la nomination d’un sélectionneur national. La fédération considère cette intervention comme une ingérence inacceptable dans son domaine de compétence. Cette situation montre les problèmes qui empêchent le football centrafricain de se développer normalement.

 

La nomination qui a tout déclenché

 

Le problème vient de la décision du ministère de nommer un entraîneur sans demander l’avis de la FCF. Le secrétaire général de la fédération a été direct : « Ils ont nommé quelqu’un, nous avons dit : ce n’est pas votre travail, Monsieur le Ministre, vous ne pouvez pas nous imposer un entraîneur ». Cette nomination, faite sans respecter les procédures habituelles de concertation, constitue pour la FCF une violation des règles de gouvernance sportive.

 

D’habitude, la fédération propose des candidats après discussion avec le ministère. En passant outre cette pratique, le ministère a créé un précédent qui pose des questions sur l’indépendance de la fédération. Cette situation rappelle ce qui s’est passé au Cameroun, où la nomination de Marc Brys par le ministère des Sports, sans l’accord de la Fédération Camerounaise de Football, avait provoqué une crise similaire.

 

Les explications du ministère ne convainquent pas

 

Le représentant du ministère, présent lors du débat, a essayé de justifier cette décision en parlant d’un audit interne et de préoccupations de transparence. Mais ses explications n’ont pas satisfait la FCF. Sa déclaration « nous ne sommes pas en crise avec la fédération, nous faisons notre travail » ne correspond pas à la réalité des tensions visibles.

 

L’absence de discussion avant cette nomination pose des questions sur la façon dont le ministère gère ses relations avec la fédération. Le chargé de mission a évoqué des problèmes budgétaires, révélant que la FCF aurait dépensé 600 millions de FCFA sur une enveloppe globale de 900 millions destinée à 34 fédérations sportives. Cette révélation s’accompagne d’une critique des résultats obtenus par l’équipe nationale, les Fauves.

 

L’argent au cœur des désaccords

 

La gestion financière représente un autre point de friction important entre les deux institutions. La FCF conteste les accusations de mauvaise gestion en rappelant les difficultés rencontrées avec les arriérés de salaire de l’ancien sélectionneur Raoul Savoie. Ces arriérés, d’abord évalués à 60 millions de FCFA, ont atteint 110 millions à cause des retards de paiement que la fédération attribue au ministère.

 

Le secrétaire général de la fédération a également dénoncé le manque de clarté dans le système de contrôle financier : « Ils connaissent les gens qui gèrent l’argent, mais ils disent que c’est à nous de justifier les dépenses ». Cette situation révèle un problème dans les mécanismes de suivi et de contrôle des fonds publics alloués au football.

 

Le ministère a reconnu que les ressources disponibles ne suffisent pas, admettant que les caisses sont vides et que le financement des prochains matchs des Fauves pose problème. Une demande de rallonge budgétaire aurait été refusée par le gouvernement, qui invoque le contexte politique actuel lié aux échéances électorales.

 

Les conséquences sur les performances sportives

 

Cette crise administrative arrive au mauvais moment pour le football centrafricain. Les Fauves doivent participer aux compétitions internationales, mais l’instabilité et les problèmes financiers compliquent leur préparation. L’incertitude concernant l’encadrement technique et les moyens disponibles affecte directement les performances de l’équipe nationale.

 

La situation actuelle montre les défis structurels du sport centrafricain, où les questions de gouvernance et de financement restent des obstacles persistants au développement. Cette crise révèle qu’il faut clarifier les rôles et responsabilités entre le ministère et les fédérations sportives….

 

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Centrafrique : Signes Prémonitoires et Avertissements Divins Entourent le Troisième Mandat de Touadéra

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Signes Prémonitoires et Avertissements Divins Entourent le Troisième Mandat de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Signes Prémonitoires et Avertissements Divins Entourent le Troisième Mandat de Touadéra
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pluies, halo solaire, poissons morts, oiseau tué, puis maladie de Touadéra : le pasteur Talingano voit depuis des signes contre un troisième mandat.

 

Depuis la célébration des neuf ans de pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra le 30 mars 2025, une série d’événements troublants secoue la Centrafrique, renforçant les spéculations sur des signes prémonitoires liés à son ambition d’un troisième mandat. Alors que le pays se prépare aux élections locales d’avril et à la présidentielle de décembre 2025, la santé critique du président, confirmée par son évacuation médicale, s’ajoute à une chaîne d’incidents interprétés comme des avertissements divins par le pasteur Talingano.

 

Tout a commencé le 30 mars 2025, lors des festivités marquant l’anniversaire de l’investiture de Touadéra en 2016. Malgré une pluie torrentielle qui a provoqué des inondations dévastatrices à Bangui et dans les environs, submergeant des rues et causant l’effondrement de maisons, le président a maintenu ses rassemblements. À l’Assemblée nationale, puis au stade de 20 000 places, entouré de partisans arborant des tee-shirts « Touadéra mon président », il a célébré son bilan, qualifié de « bâtisseur » et de « père de la nation » par ses soutiens. Mais pour le pasteur Talingano, figure religieuse centrafricaine influente, ces pluies n’étaient pas anodines. Dans une adresse publique sur les réseaux sociaux, il a averti Touadéra : « Ces inondations sont un signe prémonitoire. Briguer un troisième mandat est une erreur. Renoncez, ou les cieux parleront encore ». Selon lui, la persistance du président à modifier la Constitution pour prolonger son pouvoir attire des avertissements divins.

Centrafrique : Signes Prémonitoires et Avertissements Divins Entourent le Troisième Mandat de Touadéra
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

Quelques jours plus tard, le 3 avril 2025, un autre phénomène a captivé Bangui : un halo solaire, un cercle lumineux autour du soleil, a illuminé le ciel. Les météorologues ont expliqué ce rare événement par des conditions atmosphériques, invoquant la réfraction de la lumière à travers des cristaux de glace dans l’atmosphère. Mais pour beaucoup, ce spectacle céleste renforçait l’idée d’un message divin, surtout après les pluies dévastatrices. « Le ciel parle », murmurait-on dans les quartiers de la capitale, où les discussions sur le troisième mandat s’intensifiaient.

 

Le 13 avril 2025, un nouvel événement a frappé, cette fois à Damara, village natal du Président Touadéra, où il a établi une ferme piscicole. Dans la journée, des milliers de poissons sont morts subitement dans les bassins de l’exploitation, un projet personnel cher au président. Les employés, sous le choc, ont retrouvé les carcasses flottant à la surface. « Nous avons rempli cinq brouettes, soit sept grandes cuvettes débordantes », ont-ils rapporté, décrivant une perte sans précédent.

 

Aucune explication claire n’a émergé : ni maladie, ni manque d’oxygène, ni problème d’eau n’ont été confirmés. Certains ont même évoqué un sabotage, mais les pisciculteurs, interrogés, ont juré n’avoir rien remarqué d’anormal la veille. À Damara, les habitants, habitués à voir la ferme prospérer, se demandent si cet incident est une simple coïncidence ou un signe plus profond. Le pasteur Talingano, s’adressant à ses fidèles, a été catégorique : « Après les pluies et le halo, les poissons morts sont un avertissement clair. Touadéra doit écouter. »

Centrafrique : Signes Prémonitoires et Avertissements Divins Entourent le Troisième Mandat de Touadéra
L’Oiseau du Président Touadera tué dans le quartier Boy-Rabe

 

Plus récemment, un événement tragique a marqué les esprits. Quelques jours avant la crise de santé du président, un oiseau appartenant à Touadéra, probablement un cormoran, a été tué à Bangui. L’oiseau, laissé sans surveillance alors que le président était absent, s’était échappé pour chercher de la nourriture. Poursuivi par des passants, il a été abattu par un soldat de la garde présidentielle d’un coup de feu. Cet incident, survenu dans le quartier Boy-Rabe, a été interprété comme un présage funeste, renforçant les craintes d’une malédiction liée au troisième mandat.

 

La santé de Touadéra a dramatiquement empiré par la suite. Selon une information exclusive de Corbeau News Centrafrique, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 juin 2025, vers 3 heures du matin, le président a été évacué d’urgence à l’étranger après un malaise grave. Lors d’une réunion avec ses ministres, il a souffert de vomissements et de diarrhées sanglantes, avant de chuter dans sa résidence. Accompagné de sa deuxième épouse, Tina Touadéra, et de son médecin personnel, il a quitté la Centrafrique à bord d’un jet médicalisé, probablement vers la Belgique via le Gabon, bien que la destination reste officieuse. Depuis, son état reste préoccupant, confirmant les rumeurs sur des problèmes de santé qu’il dissimulait depuis des mois.

 

Ces événements s’inscrivent dans un contexte politique tendu. La Constitution de 2023, adoptée par référendum avec 95 % des voix malgré un boycott de l’opposition, permet à Touadéra de briguer un troisième mandat en décembre 2025, prolongeant la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Mais cette réforme provoque une vive contestation. L’opposition, réunie au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), rejette catégoriquement cette possibilité, exigeant un dialogue politique inclusif et la dissolution des institutions électorales. Les manifestations contre un troisième mandat se multiplient, comme celle du 4 avril 2025, où un millier de personnes ont défilé à Bangui pour dire « non ».

 

Dans ce climat, les signes accumulés – pluies, halo solaire, poissons morts, oiseau tué, maladie de Touadera,   prennent une résonance particulière. Pour les partisans du président, ces événements sont des coïncidences sans lien avec sa volonté de se maintenir au pouvoir. « Le président est un homme de paix, il travaille pour la nation », assure un membre du Mouvement cœurs unis (MCU), son parti. Mais pour d’autres, comme le pasteur Talingano et une partie importante de la population, ils forment une chaîne d’avertissements. « Touadéra doit renoncer au troisième mandat. S’il persiste, il verra ce que les cieux réservent », a répété le pasteur.

 

Alors que les élections locales et la présidentielle de décembre approchent, chaque événement, qu’il soit naturel ou symbolique, est scruté à la loupe….

 

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Centrafrique : Wagner, nouveau roi du charbon de bois de chauffe, domine le marché centrafricain

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Wagner, nouveau roi du charbon de bois de chauffe, domine le marché centrafricain

 

Centrafrique : Wagner, nouveau roi du charbon de bois de chauffe, domine le marché centrafricain
Un-des-camions-de-mercenaires-de-Wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui – Centrafrique : Le camp Kassaï militaire, transformé en lieu de dépôt de bois illégalement exploités par Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Wagner, une société russe de la mafia criminelle,  ravage les forêts centrafricaines pour produire du charbon de bois, dominant le marché national tout en marginalisant les petits commerçants qui luttent pour survivre.

 

Comme tout le monde le sait, en République centrafricaine (RCA), les forêts tropicales, vitales pour l’équilibre écologique et la survie des communautés locales, sont pillées à un rythme alarmant par le groupe Wagner. Après avoir exporté massivement des bois précieux jusqu’en 2023, les Mercenaires russes se sont tournés vers la production industrielle de charbon de bois de chauffe, inondant le marché centrafricain et marginalisant les petits producteurs. Ce virage stratégique, dicté par les pressions internationales sur le Cameroun pour bloquer le trafic de bois, prouve une fois de plus une exploitation cynique des ressources naturelles, au mépris des Centrafricains et de leur environnement.

 

De l’exportation de bois à la mainmise sur le charbon

 

Entre 2021 et 2023, Wagner, via sa société écran Bois Rouge (rebaptisée Wood International Group), a organisé un vaste trafic de bois précieux, comme le sapelli et l’iroko, depuis la RCA vers l’Europe, la Chine et d’autres marchés internationaux. Ces grumes, extraites de concessions massives comme celle de 187 000 hectares dans la Lobaye, transitaient par le port de Douala au Cameroun. En 2022, Bois Rouge était le septième plus grand exportateur de bois centrafricain vers l’Union européenne, avec 465 m³ de sapelli vendus à des acheteurs en France et au Danemark, générant des profits estimés à 2 millions d’euros par an.

 

Toutefois, la pression internationale, notamment de l’Union européenne, qui a adopté en 2023 une réglementation stricte contre les produits issus de la déforestation, a contraint le Cameroun à renforcer ses contrôles. Depuis mi-2023, Yaoundé a interdit le transit de bois centrafricain sur son territoire, mettant un coup d’arrêt à l’exportation de grumes par Wagner. Face à cette restriction, le groupe n’a pas cessé ses activités destructrices. Au contraire, il a pivoté vers la production massive de charbon de bois, destiné non pas à l’exportation, mais à la consommation sur le marché national centrafricain.

 

Un marché national asphyxié par Wagner

 

Aujourd’hui, Wagner domine le marché du charbon de bois en RCA, contrôlant, selon certaines estimations, 80 à 90 % de l’approvisionnement à Bangui et dans d’autres grandes villes. Dans les différents quartiers de la capitale, les sacs de charbon produits par Wagner s’écoulent à des prix imbattables : 4 000 FCFA pour un sac rempli. Ce commerce, qui génère des millions de FCFA mensuels, repose sur une exploitation industrielle des forêts, notamment dans la Lobaye et les zones périphériques. Des hectares d’arbres sont abattus, transformés en charbon dans des fours rudimentaires, puis distribués à grande échelle, privant les petits producteurs centrafricains de leur principale source de revenus.

 

Ces petits commerçants, souvent des familles vivant près des frontières avec le Cameroun ou le Congo, dépendent de la vente de charbon artisanal pour survivre. Mais un arrêté interministériel du 17 mai 2024, émis par le ministère des Eaux et Forêts, interdit l’exportation de bois-énergie, y compris le charbon, sous peine d’amendes de 500 000 à 1 000 000 FCFA. Cette mesure, qui vise officiellement à protéger les forêts, frappe durement les petits producteurs, incapables de payer de telles sanctions. Pendant ce temps, Wagner opère sans entrave, ses activités industrielles échappant à tout contrôle. Cette injustice flagrante alimente le sentiment que le gouvernement prend les Centrafricains « pour des idiots », comme le déplorent de nombreux habitants.

 

Un désastre écologique et humain

 

La production massive de charbon par Wagner accélère la déforestation à un rythme effréné. Les forêts de la Lobaye, riches en biodiversité et abritant des espèces comme les éléphants, les gorilles et les léopards, sont réduites en cendres. Ce saccage libère d’importantes quantités de CO2, aggravant le changement climatique, tandis que les communautés pygmées, qui dépendent de ces écosystèmes pour leur subsistance, sont chassées de leurs terres ancestrales. Contrairement au bois, dont l’exportation rapportait des millions d’euros, le charbon est vendu localement à bas prix, mais son volume colossal – des dizaines de milliers de sacs écoulés chaque mois – génère des profits substantiels, estimés à des milliards de FCFA sur l’année.

 

L’inaction des autorités centrafricaines est sidérante. Le ministère des Eaux et Forêts, censé protéger les ressources naturelles, reste muet face aux activités de Wagner, tandis que les petits commerçants sont traqués. Les enquêtes d’organisations comme All Eyes on Wagner et Earthsight ont exposé l’ampleur du désastre, mais sans provoquer de réaction à Bangui. Ce deux poids, deux mesures alimente la colère des Centrafricains, qui se sentent méprisés par un gouvernement semblant protéger les intérêts de Wagner au détriment des siens.

 

Un pays pillé par les russes

 

Le règne de la société de la mafia russe Wagner sur le charbon de bois révèle une vérité agressive : en Centrafrique, les richesses naturelles sont bradées à des acteurs étrangers, tandis que les citoyens paient le prix fort. Les forêts, vitales pour la biodiversité et le climat, disparaissent sous les fours à charbon, et les petits producteurs, déjà frappés par la pauvreté, sont privés de leur gagne-pain. Ce scandale ne peut plus être ignoré.

 

Le gouvernement centrafricain doit agir désormais avec courage : enquêter sur les activités de Wagner, appliquer les lois de manière équitable et soutenir les petits commerçants. La communauté internationale, de son côté, doit maintenir la pression pour démanteler les réseaux de Wagner et financer des projets de reforestation. Sans une mobilisation urgente, la RCA risque de perdre ses forêts, son patrimoine et l’espoir d’un avenir digne pour ses habitants. Les Centrafricains méritent mieux qu’un pays transformé en cendres pour le profit d’un géant sans scrupules….

 

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Héritier Doneng seul contre tous : Un ministre controversé au cœur d’une crise institutionnelle en Centrafrique

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Héritier Doneng seul contre tous : Un ministre controversé au cœur d’une crise institutionnelle en Centrafrique

 

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Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunesse et des sports.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Héritier Doneng, ministre centrafricain de la Jeunesse, déchaîne une tempête politique. Ses attaques contre l’Assemblée nationale et ses alliés montrent aux yeux du monde un pouvoir en pleine fracture.

 

Un ministre englué dans une crise

 

Le ministre centrafricain de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, Rodolphe Héritier Doneng Wazoumon, fait face à une vague de critiques. Accusé d’actes répréhensibles, de détournements de fonds, d’abus de pouvoir et de menaces violentes, Doneng, également patron de la milice pro-gouvernementale « Requins », semble défier toute autorité, y compris celle de ses anciens soutiens. Un récent  document de l’Assemblée nationale, signé par le sulfureux premier vice-président Evariste Ngamana, demande son départ immédiat, pointant des agissements qui fragilisent les institutions du pays.

 

Une confrontation avec l’Assemblée nationale

 

Le 2 mai 2025, la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale a interrogé Rodolphe Héritier Doneng au sujet d’une note qu’il aurait rédigée, proposant de retirer l’équipe nationale de football des compétitions internationales. Cette idée, jugée absurde et nuisible au sport centrafricain, a provoqué un tollé. Mais ce qui a choqué les élus, c’est la réaction de Héritier Doneng  après cette rencontre. Loin de se montrer discret, le ministre a publié des messages sur les réseaux sociaux, attaquant un député membre de la Conférence des Présidents avec des propos insultants et diffamatoires. Ces déclarations, qualifiées de brutales par les parlementaires, ont indigné non seulement les élus, mais aussi le public et les acteurs politiques.

 

Dans un document officiel daté du 20 mai 2025, l’Assemblée nationale, par l’intermédiaire d’Evariste Ngamana, a dénoncé le comportement de Héritier Doneng , le jugeant inacceptable pour un ministre en poste. Le texte appelle à son renvoi immédiat, affirmant que ses actions nuisent à la réputation de l’institution, envoient un mauvais signal à la jeunesse et vont à l’encontre des valeurs de respect qu’il devrait défendre. Ce document représente un sérieux revers pour Héritier Doneng, révélant à quel point il est devenu isolé sur la scène politique nationale.

 

Des accusations de corruption et de mauvaise gestion

 

Les reproches contre Doneng ne se limitent pas à ses dérapages sur les réseaux sociaux. Des articles de presse l’accusent de détournements financiers. En août 2024, Doneng avait détourné 10 millions de FCFA sur les 30 millions alloués par le Comité international olympique pour préparer les athlètes centrafricains aux Jeux olympiques de Paris. Fernand Mande Ndjapou, trésorier du Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA), a révélé cette affaire, ce qui lui a valu une suspension par Doneng, une décision vue comme une tentative de cacher la vérité.

 

En 2023, Doneng aurait déjà détourné des fonds destinés à un match entre la RCA et l’Angola, justifiant ses dépenses par des termes vagues comme « environnement du match ». Ces affaires, combinées à son passé de chef de la milice des Requins, entachent sa crédibilité en tant que ministre. Les Requins, fondés par Doneng en 2019, sont accusés par l’ONU et Human Rights Watch d’actes violents, d’enlèvements et de massacres, notamment l’incendie mortel de la maison d’une responsable associative en 2022. Ces antécédents, loin de freiner sa carrière, semblent avoir facilité sa nomination au gouvernement, une décision qui interroge les choix du président Faustin Archange Touadéra.

 

Un ministre qui s’en prend à tous

 

Héritier Doneng  ne se contente pas de défier l’Assemblée nationale ; il se brouille aussi avec ses anciens alliés et même le Premier ministre Félix Moloua. En avril 2025, il a tenté d’imposer Rigobert Song comme sélectionneur de l’équipe nationale de football, sans consulter la Fédération centrafricaine de football (FCF), ce qui a failli entraîner une sanction de la FIFA. Sous pression, Doneng a reculé, mais il a ensuite proposé de suspendre l’équipe nationale pour trois ans, une idée considérée comme un désastre pour le sport. Cette initiative a poussé le Premier ministre à intervenir pour calmer les tensions, révélant des frictions entre les deux hommes.

 

Sur les réseaux sociaux, Héritier Doneng a critiqué Moloua, l’accusant d’entraver ses projets, notamment après que ce dernier lui a demandé de rembourser les fonds détournés du CNOSCA. Dans un geste audacieux, Doneng a obtenu des excuses indirectes de Moloua, un épisode qui montre son sentiment d’impunité. La semaine dernière, il s’en est pris à Evariste Ngamana, l’accusant de diviser le parti au pouvoir, le Mouvement cœurs unis (MCU), et de s’opposer à Touadéra. Ces attaques, diffusées dans des messages virulents, décrivent Ngamana comme un diviseur et un manipulateur, alors que Héritier Doneng  se présente comme le seul soutien de la candidature de Touadéra pour 2025.

 

Des menaces et une milice en action

 

L’aspect le plus inquiétant du comportement de Héritier Doneng  est son recours à la violence pour intimider ses adversaires. Un témoignage publié le 24 mai 2025 par Dieu Trésor Adoum, un ancien proche, raconte une tentative d’intimidation instrumentée par Doneng. Selon Adoum, un officier des Forces armées centrafricaines (FACA), accompagné d’un véhicule militaire, s’est présenté à son domicile le 23 mai à 21h16, exigeant des excuses publiques à Doneng. Cette opération aurait été coordonnée par Norbert Pounaba, chargé de mission, et Symphorien Nganahoul, chef de service de protocole. Bien que l’officier soit parti sans incident, Adoum confirme son intension de porté plainte auprès du parquet, de l’état-major des armées et du président Touadéra, dénonçant un acte grave de Doneng.

 

Ces accusations s’ajoutent à une plainte déposée en France en juillet 2024, rapportée par Africa Intelligence, qui accuse Doneng de diriger une milice liée au pouvoir et d’être impliqué dans des menaces de mort et une tentative d’assassinat sur le sol français. Cette plainte, déposée à Paris pendant que Doneng assistait à l’ouverture des JO, montre que sa réputation criminelle dépasse les frontières de la RCA.

 

Pourquoi Touadéra reste-t-il silencieux ?

 

Ce qui surprend le plus, c’est l’apparente inaction du président Touadéra face aux agissements de Héritier Doneng. Malgré les scandales, les accusations de corruption et les actes d’indiscipline, Héritier Doneng  conserve la confiance du chef de l’État. Certains estiment que Héritier Doneng  manipule Touadéra, profitant de sa bonne foi pour agir sans crainte. Cette relation pose des questions sur la gouvernance en RCA, où des figures comme Héritier Doneng, issues de milieux troubles, occupent des postes clés. Sa nomination en janvier 2024 semble récompenser sa loyauté lors du référendum de 2023, qui a permis à Touadéra de renforcer son pouvoir grâce à une nouvelle constitution.

 

Mais cette stratégie pourrait nuire au régime. Les tensions au sein du MCU, aggravées par les attaques de Héritier Doneng  contre Ngamana et Moloua, affaiblissent le parti à l’approche des Élections de décembre 2025. L’isolement de Héritier Doneng , qui se retrouve à affronter tout le monde, pourrait précipiter sa chute, surtout si l’Assemblée nationale maintient sa demande de renvoi.

 

Rodolphe Héritier Doneng, symbole d’un système défaillant

 

Héritier Doneng représente ce qui ne va pas dans la politique centrafricaine : corruption, violence et mépris des institutions. Son parcours, d’un chef de milice accusé d’actes graves à un ministre intouchable, est une claque pour la jeunesse qu’il est censé inspirer. Ses attaques contre l’Assemblée, le Premier ministre et ses anciens alliés montrent un orgueil démesuré et un manque total de responsabilité. Proposer d’exclure les Fauves des compétitions internationales, détourner des fonds pour les athlètes, menacer des élus et des citoyens avec sa milice : ce ne sont pas les actions d’un ministre, mais celles d’un homme qui se croit au-dessus des lois.

 

Le silence de Touadéra face à ces dérives est tout aussi problématique. En protégeant Héritier Doneng , le président tolère une culture d’impunité qui fragilise son gouvernement. La RCA, déjà marquée par des années de conflits, n’a pas besoin d’un ministre qui divise et détruit. L’Assemblée nationale a raison de demander son départ, mais c’est à Touadéra de montrer qu’il place l’intérêt du pays avant ses alliances personnelles. Sinon, Doneng continuera de semer le désordre, et la « 7e République » promise risque de rester un rêve lointain pour une population fatiguée des promesses vides et des responsables corrompus….

 

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Accord de N’Djamena : 25 rebelles de l’UPC sortis à Bangassou refoulés par les FACA

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Accord de N’Djamena : 25 rebelles de l’UPC sortis à Bangassou refoulés par les FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-des-soldats-faca-dans-le-marché-à-Bangassou-par-cnc-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accord de N’Djamena : 25 rebelles de l’UPC sortis à Bangassou refoulés par les FACA
Patrouille des soldats FACA à Bangassou. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord de N’Djamena promet la paix en Centrafrique, mais à Bangassou, 25 rebelles de l’UPC, venus se désarmer, ont été renvoyés armés dans la brousse.

 

Le 21 juin 2025, la Centrafrique avance vers l’application concrète de l’accord de N’Djamena, signé en avril dernier au Tchad. Cet accord, négocié entre le gouvernement centrafricain et l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, vise à arrêter les violences et désarmer les rebelles pour les réintégrer dans la société ou dans l’armée nationale. À Maloum et Nzacko, dans la préfecture du Mbomou, des combattants de l’UPC ont commencé à quitter la brousse pour se présenter aux Forces armées centrafricaines (FACA). Ces premières opérations, bien reçues par les habitants, donnent de l’espoir pour un retour progressif à la stabilité dans ces zones touchées par des années de conflit.

À Bangassou, lors de la sortie des rebelles de l'UPC pour le processus du désarmement conformement à l'accord de Djamena
À Bangassou, lors de la sortie des rebelles de l’UPC pour le processus du désarmement suite à l’accord de Ndjamena

 

Mais à Bangassou, chef-lieu du Mbomou, l’opération a mal tourné. Vingt-cinq rebelles de l’UPC se sont présentés ce dimanche pour déposer leurs armes, comme prévu dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). Pourtant, les FACA leur ont demandé de repartir dans la brousse avec leurs armes, en attendant l’arrivée de leur officier supérieur qui devait superviser l’opération, mais qui n’était pas encore arrivé. On leur a simplement donné une nouvelle date pour revenir.

 

Cette décision a surpris et inquiété les habitants de Bangassou. « On ne comprend pas. Ils viennent pour se désarmer, et on les renvoie avec leurs fusils ? C’est dangereux pour nous », dit un commerçant de la ville. Les gens craignent que ces 25 combattants, toujours armés, ne profitent de leur retour dans la brousse pour reprendre leurs activités, comme attaquer des villageois ou braquer des voyageurs sur les routes. « Ce n’est pas normal de laisser des armes entre leurs mains et de leur dire d’attendre. Ils peuvent faire n’importe quoi », ajoute une mère de famille, visiblement inquiète.

À Bangassou, lors de la sortie des rebelles de l'UPC pour le processus du désarmement
À Bangassou, lors de la sortie des rebelles de l’UPC pour le processus du désarmement

 

Ce problème à Bangassou montre des défaillances dans l’organisation du cantonnements et du désarmement. L’absence de l’officier attendu semble avoir pris les FACA de court, mais la décision de renvoyer les rebelles armés pose des questions sur la coordination et la préparation. Pour beaucoup, c’est une occasion ratée de sécuriser la zone. « On aurait dû récupérer leurs armes tout de suite et les garder sous contrôle, pas les laisser repartir comme ça », pense un chef du quartier de Bangassou.

 

L’accord de N’Djamena, soutenu par le Tchad, représente une opportunité de ramener la paix en Centrafrique, un pays déchiré par des décennies de conflits armés. L’UPC, active depuis des années, est connue pour ses affrontements avec les éléments de forces armées centrafricaines et forces de l’ONU et ses actions contre les civils, ce qui rend ce processus de désarmement d’autant plus important. À Maloum et Nzacko, les résultats sont encourageants.

 

Mais l’incident de Bangassou risque d’affaiblir la confiance des habitants dans ce processus. Beaucoup se souviennent des accords précédents, comme celui de Khartoum en 2019, qui avaient promis la paix sans toujours tenir leurs engagements. « On veut y croire, mais il faut que ce soit bien fait. Laisser des rebelles armés repartir, ça nous rend nerveux », explique un habitant. Avec les élections prévues en décembre 2025, la réussite de cet accord est essentielle pour calmer le pays et permettre un scrutin dans un climat serein….

 

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Pas de lenteur ? Le gouverneur Victor Bissekoin défend l’arrêt des travaux de la route Bambari-Alindao

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Pas de lenteur ? Le gouverneur Victor Bissekoin défend l’arrêt des travaux de la route Bambari-Alindao

 

Centrafrique.org/la-region-oubangui-etranglee-par-la-crise-des-enseignants/victor-bissekoin-2/” rel=”attachment wp-att-86267″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Victor-Bissekoin–450×450.jpg” alt=”Le gouverneur de la région 6 du Haut-Oubangui, qui a récemment visité les villes de Mobaye, Alindao et Kémbé pour se présenter à la population La région Oubangui étranglée par la crise des enseignants : ‘Nos écoles survivent grâce aux parents-maîtres’", révèle le gouverneur Victor Bissekoin” width=”450″ height=”450″ />
Victor Bissekoin, Préfet du Mbomou, et gouverneur de la région de Oubangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 « Enlevez ça de votre pensée ! Il n’y a pas de lenteur ! » assène Victor Bissekoin, gouverneur du Haut-Oubangui, face aux plaintes cinglantes du maire d’Alindao sur l’arrêt des travaux de la route Bambari-Alindao-Kémbé. Une réplique qui sonne comme un défi lancé aux habitants, asphyxiés par un chantier au point mort et des promesses qui s’effritent.

 

Huit mois après sa prise de fonction, Victor Bissekoin, ancien chef du quartier du Président Touadera à Boy-Rabe, nommé Préfet de la Ouaka, puis Gouverneur du Haut-Oubangui,  a parcouru Mobaye et Alindao, où la frustration déborde. Le maire d’Alindao, dans un discours sans détour devant le gouverneur, a dénoncé les travaux au ralenti de cet axe vital, censé relier Bambari à Alindao et Kémbé pour acheminer manioc, arachide et maïs vers Bangassou. Sans cette route, l’économie de la Basse-Kotto souffre : les produits agricoles s’entassent, invendus, et les marchés s’effondrent.

 

Mais Victor Bissekoin balaie les critiques d’un revers de main. « Ce n’est pas une lenteur comme il prétend le dire », clame-t-il, rejetant la faute sur de mystérieux « problèmes techniques ». Quels problèmes ? Aucun détail. Pas un mot sur les causes de cet arrêt qui paralyse la région. Le gouverneur se borne à promettre que « les travaux reprendront sous peu », brandissant la parole du président de la République, « un homme de parole ». Des mots qui sonnent creux, presque risibles, face à des habitants gavés d’annonces sans lendemain.

 

Cette route n’est pas un simple chemin de terre. C’est l’oxygène de la région, l’artère qui permet aux biens et aux personnes de circuler, aux producteurs d’atteindre les marchés. Victor Bissekoin lui-même l’admet : « Elle permet les mouvements des personnes et des biens dans tous les sens ». Alors pourquoi ce silence obstiné sur les raisons du blocage ? Pourquoi ce refus de reconnaître une évidence que tout le monde voit : un chantier à l’abandon, des engins immobiles, rouillés sous le soleil ?

 

« Il n’y a pas de lenteur », martèle le gouverneur Victor Bissekoin, comme pour conjurer la réalité. Pourtant, les faits sont têtus. Les travaux sont au point mort depuis des mois, laissant les habitants face à une route qui n’existe que dans les discours. Les murmures parlent de fonds détournés, de contrats mal ficelés, mais Victor Bissekoin esquive, préférant invoquer l’aura du président. « Le chef de l’État est l’artisan lui-même », insiste-t-il, rappelant que la construction de cet axe est une priorité nationale. Mais à Alindao, ces paroles résonnent comme une moquerie. Les décisions de Bangui ne remplissent pas les ventres.

 

Victor Bissekoin tente un dernier argument : « La route, c’est l’économie ». Une vérité criante, mais qui rend son inaction plus incompréhensible. Si la route est si cruciale, pourquoi aucun calendrier précis n’est communiqué ? Pourquoi les entreprises responsables ne sont-elles pas convoquées ? Pourquoi aucun partenaire n’est mobilisé pour débloquer ce chantier ? En se retranchant derrière des « problèmes techniques », Bissekoin joue avec le peu de patience qu’il reste aux habitants.

 

Cette tournée, censée rapprocher le gouverneur du peuple, a creusé un fossé plus large. En niant l’évidence, Bissekoin transforme l’espoir en défiance. La route Bambari-Alindao-Kémbé reste un tape à l’œil, un signe des promesses trahies qui pèsent sur le Haut-Oubangui….

 

 

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Nzacko : Quand les gendarmes, policiers et FACA deviennent une menace pour la population

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Nzacko : Quand les gendarmes, policiers et FACA deviennent une menace pour la population

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nzacko : Quand les gendarmes, policiers et FACA deviennent une menace pour la population
Un Soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la ville de Nzacko, située dans la préfecture du Mbomou, les Forces de Défense et de Sécurité Intérieures (FDSI), composées de gendarmes, de policiers et de soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), sont censées protéger la population. Pourtant, depuis plusieurs semaines, elles sont au cœur d’une controverse grandissante, accusées d’abus, d’exploitation et de pratiques oppressives qui sèment la peur et la méfiance parmi les habitants.

 

Un déploiement controversé

 

Depuis plusieurs mois, le déploiement des gendarmes, policiers et soldats FACA à Nzacko n’a pas apporté la stabilité escomptée. Au contraire, les exactions se multiplient, et la population exprime un ras-le-bol face à des comportements jugés inadmissibles. Loin de garantir la sécurité, ces forces sont désormais perçues comme une menace, mettant à mal la confiance entre les habitants et ceux censés les protéger. Les annonces de relèves prochaines, espérées par la population, n’ont pour l’instant pas porté leurs fruits, laissant la population dans l’incertitude et la crainte.

 

Corvées forcées et exploitation des jeunes

 

Parmi les griefs les plus graves, les FDSI sont accusées de contraindre les jeunes de Nzacko à des corvées forcées. De quartier en quartier, gendarmes, policiers et soldats réquisitionnent les adolescents et jeunes adultes pour nettoyer et débroussailler leurs concessions et les environs. “C’est comme de l’esclavage”, dénoncent les habitants, épuisés par ces pratiques oppressives. Pire encore, les forces de sécurité exploitent ces jeunes dans des sites miniers artisanaux, les obligeant à creuser des trous à la recherche de diamants et d’or. En échange de ce travail harassant, les jeunes reçoivent une rémunération dérisoire, souvent limitée à 5 000 francs CFA. “On souffre pour presque rien, et ils nous forcent à travailler pour leurs propres profits”, confie un jeune de Nzacko, la voix empreinte de colère et de résignation.

 

Une justice parallèle inquiétante

 

En l’absence de tribunal dans la ville de Nzacko, les gendarmes, policiers et soldats FACA se substituent aux institutions judiciaires, arbitrant eux-mêmes les conflits. Lorsqu’une plainte est déposée, le suspect est convoqué pour s’expliquer, et les litiges, souvent financiers, se règlent de manière informelle. Jusqu’à récemment, les accusés pouvaient s’engager à rembourser progressivement les sommes dues. Cependant, depuis une ou deux semaines, les pratiques ont radicalement changé. Les FDSI exigent désormais des paiements immédiats en argent liquide, sous peine d’emprisonnement. “Ils court-circuitent les engagements signés et forcent les suspects à payer tout, sur place”, déplore un habitant. Cette justice expéditive, dépourvue de cadre légal, renforce le sentiment d’insécurité et d’injustice parmi la population.

 

Un changement de comportement alarmant

 

La population s’interroge sur les raisons de ce durcissement récent des pratiques. “Pourquoi les gendarmes, policiers et FACA nous traitent-ils comme des ennemis ?”, s’interrogent les habitants. Ce changement de comportement, marqué par une brutalité croissante et un mépris apparent pour les droits des citoyens, redouble les tensions. Les habitants, déjà confrontés à leurs propres difficultés quotidiennes, se sentent abandonnés et opprimés par ceux qui devraient les protéger.

 

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Martin Ziguelé crie sa colère : « Sans routes, nos campagnes meurent ! »

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Martin Ziguelé crie sa colère : « Sans routes, nos campagnes meurent ! »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/mann.jpg” data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé crie sa colère : « Sans routes, nos campagnes meurent ! »
Un homme se tient sur une route en terre dégradée entre Mann et Bang, utilisée quotidiennement par les commerçants malgré son état alarmant. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le député de Bocaranga 2 Martin Ziguelé dénonce l’abandon de l’Ouham-Pendé et du Lim-Pendé.

 

Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, alerte sur l’absence de routes dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, bloquant le développement et appauvrissant les populations rurales.

 

Le cri du cœur d’un député qui a vu la misère

 

Ici en Centrafrique, nos frères de l’Ouham-Pendé et du Lim-Pendé vivent un véritable enfer à cause du manque de routes. L’honorable Martin Ziguelé, notre député de Bocaranga 3, a poussé un véritable cri du cœur sur Radio Guira FM après avoir parcouru Bocaranga, Bozoum et Paoua.

 

Ses mots tombent comme un couperet : « La route, c’est le développement. L’absence de route, c’est l’absence de développement ». Voilà la vérité toute nue ! Nos compatriotes de l’intérieur sont bel et bien emprisonnés sur leur propre terre. Ils ne peuvent ni évacuer leurs produits, ni recevoir ce dont ils ont besoin. C’est un isolement qui les condamne à mort lente.

 

Nos paysans abandonnés dans leurs villages

 

À Paoua, ce grand carrefour de la région, c’est la désolation totale ! Nos vaillants cultivateurs se donnent corps et âme dans leurs champs, mais tout reste sur place. Pas de routes pour transporter, pas de moyens d’évacuer les récoltes vers les marchés. Comment voulez-vous qu’ils s’en sortent dans ces conditions ?

 

Le député Ziguélé n’a pas mâché ses mots : cette situation plonge nos populations dans une « misère » sans nom. Ce n’est plus de la vie, c’est de la survie pure et simple ! Nos frères et sœurs de l’intérieur valent mieux que ça. Ils ont le droit de vendre leurs produits, d’avoir accès aux soins, aux écoles, de vivre comme des êtres humains dignes.

 

Des autorités qui fuient nos routes défoncées

 

Le plus choquant dans tout ça, c’est que nos dirigeants le savent très bien ! Quand ils veulent visiter Paoua ou Bozoum, ils prennent l’avion parce qu’ils savent que les routes sont impraticables. Martin Ziguélé a mis le doigt sur cette hypocrisie : « Ils savent que les routes sont impraticables », mais ils ne font rien pour les arranger.

 

Cette déconnexion entre nos élites et la réalité de nos campagnes, ça fait mal au cœur. Nos populations se sentent abandonnées, oubliées par ceux-là mêmes qui doivent les servir. Comment peut-on diriger un pays en ignorant les souffrances de ses citoyens ?

 

La jeunesse qui se perd faute d’espoir

 

Le pire dans cette histoire, c’est ce qui arrive à nos jeunes. Sans routes, pas de développement. Sans développement, pas de travail. Sans travail, pas d’argent. Et sans argent, nos jeunes se tournent vers n’importe quoi pour survivre.

 

L’honorable Ziguélé a parlé vrai : « L’absence de revenus crée des vices et des comportements nocifs ». Nos jeunes gens, faute d’opportunités, sombrent dans la délinquance. Ils perdent leurs repères, abandonnent les valeurs que nos anciens nous ont transmises. C’est tout l’avenir de nos communautés qui est en danger….

 

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Dans la commune de Mbata,  à Belou, une école, 417 élèves pour un enseignant

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Dans la commune de Mbata,  à Belou, une école, 417 élèves pour un enseignant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans le village de Belou, dans la commune de Mbata, préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA, filmés par le journaliste de corbeaunews-centrafrique
Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo aCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans l’arrondissement  de Belou, commune de Mbata, une école se dresse comme un phare dans la brousse centrafricaine. Mais derrière ses murs, l’école Bilou cache une réalité que connaissent trop bien nos établissements scolaires : celle de la débrouillardise face à l’abandon de l’État.

 

Un homme seul face à 417 enfants

 

Mesmin Aristide GONINAM-DENAMSE connaît bien les défis de l’éducation en République Centrafricaine. Arrivé cette année comme seul enseignant titulaire envoyé par le ministère, ce directeur de l’école de Belou porte à lui seul le poids de l’école publique dans ce coin reculé de la Lobaye.

 

“Vous voyez ces six salles de classe ?”, nous dit-il en nous accueillant dans son bureau dépouillé. “417 enfants de Mbata y étudient, mais l’État n’a envoyé qu’un seul maître. Moi”.

 

Face à cette situation, le directeur s’appuie sur trois maîtres-parents, ces enseignants communautaires que l’on retrouve dans tous nos villages, pour ne pas dire toutes les villes de provinces de la RCA. Payés par les parents d’Élèves, ils incarnent cette solidarité villageoise qui pallie les défaillances de Bangui.

Un enseignant dans une salle de classe de l'école de Belou, dans la commune de Mbata, dans la préfecture de la Lobaye, en RCA
Un enseignant dans une salle de classe. Photo CNC

 

La réalité du terrain centrafricain

 

Dans cette école de Mbata, la pédagogie s’adapte aux moyens du bord. Le directeur GONINAM-DENAMSE a choisi de prendre personnellement en charge les élèves de CM2, ces futurs candidats au concours d’entrée en sixième qui portent les espoirs de leurs familles. Les maîtres-parents se répartissent les autres niveaux : CI, CP2, et une classe combinée C1-C2.

 

“Nos enfants de Mbata ne sont pas moins intelligents que ceux de Bangui”, affirme-t-il avec conviction. “Mais regardez dans quelles conditions nous travaillons”.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : chaque famille verse 200 francs CFA par mois pour payer les maîtres-parents, qui touchent entre 15 000 et 20 000 francs selon la collecte. Une somme dérisoire qui reflète la pauvreté de nos campagnes centrafricaines.

 

Les défis quotidiens de l’école centrafricaine

 

Au-delà du manque de personnel, l’école Bilou fait face aux mêmes problèmes que la plupart de nos établissements ruraux. Les frais d’examens pèsent lourd sur les familles, les corrections coûtent cher, et l’obtention des certificats devient un parcours du combattant.

 

“Techniquement, nous maîtrisons notre travail”, explique le directeur. “Nos élèves sont bien préparés. Mais c’est le volet financier qui nous tue“.

 

Cette réalité se répète dans tous les villages de la République Centrafricaine, où l’école publique gratuite reste un vœu pieux face aux besoins concrets du terrain.

 

Un cri à la nation centrafricaine

 

Avec une quarantaine d’élèves qui se préparent aux examens de fin d’année, l’école Bilou veut prouver que l’excellence peut naître même dans nos villages les plus reculés. “Ces enfants de Mbata peuvent devenir les cadres de demain pour la Centrafrique”, insiste M. GONINAM-DENAMSE.

 

Son appel aux autorités centrafricaines est précis : une école maternelle pour Belou, l’intégration des maîtres-parents dans la fonction publique, et l’envoi d’enseignants qualifiés dans nos zones rurales.

 

“La population de Mbata grandit“, souligne-t-il. “Nous avons besoin que l’État centrafricain nous accompagne pour former les citoyens de demain.”

 

L’espoir malgré tout

 

Dans son bureau spartiate de l’école Bilou, Mesmin Aristide GONINAM-DENAMSE incarne la détermination de ces enseignants centrafricains qui refusent de baisser les bras. Avec ses maîtres-parents, il maintient vivante la flamme de l’éducation dans ce village de la Lobaye.

 

Leur combat quotidien pose une question essentielle : comment la République Centrafricaine peut-elle se développer si elle abandonne l’éducation de ses enfants dans les villages ?

 

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Centrafrique : L’URCA dénonce l’inaction du gouvernement face à la violence dans le Haut-Mbomou

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L’URCA dénonce l’inaction du gouvernement face à la violence dans le Haut-Mbomou

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : L’URCA dénonce l’inaction du gouvernement face à la violence dans le Haut-Mbomou
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

Anicet Georges DologueléPar la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a publié une déclaration le 19 juin 2025, dénonçant l’inaction du gouvernement face à la violence croissante dans le Haut-Mbomou.

 

Le 19 juin 2025, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), dirigée par Anicet-Georges Dologuélé, a émis une déclaration officielle à Bangui, exprimant ses vives préoccupations concernant la situation sécuritaire dans la préfecture du Haut-Mbomou. Selon le communiqué signé par le secrétaire général Emmanuel Yendema Ziangbanc, l’URCA accuse le président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement d’une « indifférence totale » face à la montée de la violence dans cette région. Le parti affirme que cette inaction viole les dispositions de la Constitution centrafricaine, qui stipule que « toute personne, tout agent de l’État, toute autorité publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

 

La déclaration souligne également que cette attitude gouvernementale contrevient à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, laissant « entrevoir une forme de complicité » dans la gestion de la crise. L’URCA met en garde contre le risque d’une escalade de la violence, susceptible de provoquer une crise humanitaire majeure dans le Haut-Mbomou si des mesures ne sont pas prises rapidement.

 

Dans son communiqué, l’URCA adresse un « appel pressant » au président Touadéra et au gouvernement centrafricain, les exhortant à « se ressaisir » et à prendre des « mesures immédiates et décisives » pour enrayer cette « spirale de violence » et désamorcer la situation. Le parti insiste sur l’urgence d’agir pour prévenir une détérioration plus grave de la situation sécuritaire dans la région.

 

Par ailleurs, l’URCA appelle la communauté internationale à se mobiliser pour soutenir la stabilité et promouvoir une « paix véritable » dans le Haut-Mbomou. Selon le parti, une intervention internationale, notamment sous la forme d’une assistance humanitaire, est « essentielle » pour répondre à cette crise.

 

L’URCA réaffirme son engagement en faveur d’une « paix durable » et d’un « avenir prospère » pour tous les Centrafricains, se positionnant comme une « force politique responsable »….

 

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À Dubaï, Brigitte Touadéra renforce la coopération avec la Fondation Merck pour l’éducation et la santé en Centrafrique

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À Dubaï, Brigitte Touadéra renforce la coopération avec la Fondation Merck pour l’éducation et la santé en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/brigitte-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>La première dame centrafricaine Brigitte Touadera
La première dame centrafricaine Brigitte Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Première Dame centrafricaine, Brigitte Touadéra, a rencontré la Fondation Merck à l’occasion du 7ᵉ Sommet de l’Initiative des Premières Dames à Dubaï. L’entretien s’est tenu en marge de cette rencontre internationale dédiée aux enjeux de santé publique et d’autonomisation féminine sur le continent africain.

 

Brigitte Touadéra, qui agit à travers la Fondation Cœur de Mère , a échangé avec la Sénatrice Dr Rasha Kelej , Présidente de la Fondation Merck , sur l’état d’avancement des projets en cours et les nouvelles perspectives de coopération. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’ Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck , un programme qui mobilise les épouses de chefs d’État africains autour de thématiques liées à la santé, à l’éducation et à la dignité féminine.

 

Selon le conseiller technique de la Première Dame, Dr Boris Thibault Souroquiette , plusieurs projets soutenus par la Fondation Merck sont actuellement mis en œuvre en République centrafricaine. Trois axes d’intervention ont été présentés à Dubaï comme prioritaires :

  1. L’éducation des jeunes filles À travers le programme « Eduquilinda », la Fondation Merck prévoit d’attribuer des bourses scolaires à des jeunes filles issues de familles vulnérables. Ces bourses couvriront l’ensemble du cycle secondaire, avec pour objectif de réduire les abandons scolaires et d’encourager l’émancipation par l’éducation.
  2. La formation médicale spécialisée Un autre volet majeur concerne le renforcement des capacités du personnel médical centrafricain. Des bourses de formation sont octroyées dans des domaines comme la médecine de la reproduction, la fertilité, l’oncologie, l’hypertension, le diabète et d’autres spécialités. L’objectif est d’améliorer l’accès à des soins spécialisés, aujourd’hui rares voire inexistants dans certaines régions du pays.
  3. Les interventions communautaires contre la stigmatisation La Fondation Merck finance aussi des campagnes de sensibilisation sur des sujets comme l’infertilité, les violences basées sur le genre et l’importance de l’éducation des filles. Ces actions passent notamment par la formation de journalistes sur ces problématiques sensibles, et par le lancement de concours médiatiques (chansons, courts-métrages, etc.) destinés à favoriser un changement des mentalités au niveau local.

 

Créée par Merck KGaA , groupe pharmaceutique allemand fondé en 1668, la Fondation Merck est une organisation philanthropique qui œuvre dans plus de 50 pays. Son action s’inscrit dans une stratégie d’influence douce alliant diplomatie sanitaire, partenariats institutionnels et autonomisation des communautés locales.

 

La République centrafricaine figure parmi les pays d’Afrique subsaharienne ciblés en priorité par cette fondation, notamment en raison des besoins urgents dans les secteurs de la santé publique, de l’éducation et de la protection sociale….

 

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La traque mystérieuse du général Anti-Balaka Arafat s’intensifie à Bangui : quartiers bouclés, fouille porte par porte, Arafat toujours introuvable  

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La traque mystérieuse du général Anti-Balaka Arafat s’intensifie à Bangui : quartiers bouclés, fouille porte par porte, Arafat toujours introuvable  

 

Bangui-.jpg” data-wpel-link=”internal”>La traque mystérieuse du général Anti-Balaka Arafat s’intensifie à Bangui : quartiers bouclés, fouille porte par porte, Arafat toujours introuvable
Les gendarmes en patrouille dans la capitale Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Une opération d’envergure des forces de l’ordre à Bangui a ciblé un fantôme insaisissable…, pardon, le général Anti-Balaka Arafat. Malgré l’implication des Wagner, cette traque nocturne s’est soldée par un échec, laissant planer le doute sur sa présence dans la capitale.

 

Le calme habituel des nuits de Bangui s’est brisé vers 22 heures. Véhicules militaires, patrouilles renforcées, barrages improvisés,  tout le quartier Combattant s’est retrouvé bouclé. La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe : le général Arafat serait à Bangui.

 

Ce nom fait trembler depuis des années. Chef influent des Anti-Balaka, Arafat opère habituellement dans l’Ouham, près de Bossangoa, loin de la capitale. Le voir débarquer en plein cœur de Bangui relevait de l’improbable. Pourtant, les renseignements semblaient fiables. Assez en tout cas pour déclencher une opération d’envergure.

 

Wagner n’a pas traîné. Appuyés par les FACA, les gendarmes et la police, les hommes du groupe russe ont ratissé le secteur. Maison par maison, rue par rue. Les habitants du Combattant ont passé une nuit blanche, témoins malgré eux de cette chasse à l’homme.

 

L’aube est arrivée avec son verdict : personne. Arafat s’était évaporé, si tant est qu’il ait jamais été là. Certaines voix parlent maintenant du 7e arrondissement. D’autres évoquent une fausse piste dès le départ.

 

Cette opération à blanc pose des questions dérangeantes. Comment des renseignements jugés assez sérieux pour mobiliser Wagner et toutes les forces de sécurité peuvent-ils aboutir à un tel fiasco ? Où sont passées les capacités de surveillance supposées quadriller la capitale ?

 

Le général Arafat n’est pas n’importe qui. Depuis l’époque des troubles, il figure parmi les figures les plus recherchées du pays. Qu’un homme de ce calibre puisse entrer et sortir de Bangui comme dans un moulin interroge sur l’efficacité réelle des services de sécurité.

 

La facilité avec laquelle il aurait pu déjouer cette traque montre des failles béantes. Wagner, qui se présente comme un acteur sécuritaire incontournable en Centrafrique, vient de vivre un revers embarrassant. Les FACA, censées contrôler le terrain, n’ont pas fait mieux.

 

Cette nuit de jeudi restera dans les mémoires comme un échec retentissant. Pendant des heures, Bangui a vécu au rythme d’une opération qui n’a débouché sur rien. Les habitants du Combattant ont subi les désagréments d’un bouclage massif pour un résultat nul.

 

L’affaire Arafat révèle autre chose : la fragilité du dispositif sécuritaire dans la capitale. Si un chef milicien peut y circuler librement, qu’en est-il des autres ? Cette question hante désormais les autorités.

 

Le mystère Arafat s’épaissit. Était-il vraiment à Bangui ? Les renseignements étaient-ils bidons ? A-t-il filé entre les mailles du filet ? Personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que cette traque manquée ternit l’image des forces censées sécuriser le pays.

 

Wagner et ses partenaires centrafricains devront tirer les leçons de cet épisode. Car si Arafat peut jouer ainsi à cache-cache avec eux, d’autres pourraient bien s’en inspirer. La crédibilité du dispositif sécuritaire vient de prendre un coup.

 

En attendant, le général des Anti-Balaka continue sa route, quelque part entre mythe et réalité. Son passage supposé à Bangui aura au moins eu le mérite de révéler les limites d’un système qui se voulait infaillible….

 

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Justice populaire à Bangui Bouchia : Deux femmes accusées de sorcellerie enterrées vivantes

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Justice populaire à Bangui Bouchia : Deux femmes accusées de sorcellerie enterrées vivantes

 

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CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un drame s’est produit le mercredi 18 juin 2025 à Bangui Bouchia, village situé à 92 km de Bangui, dans la commune de Mbata, préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République Centrafricaine.

 

En effet, un jeune lycéen en classe de terminale, habitant à Bangui dans le sixième arrondissement, Quartier Yakamoukala, vers 92 Logements , était reparti dans son village pour se préparer en vue de l’examen du baccalauréat et éventuellement chercher des l’argent. Une fois arrivé dans son village, il s’est rendu, la semaine suivante, dans le champ pour récolter des bananes plantain destinées à la vente.

 

Mais une fois dans le champ, il a vu ses deux tantes venues derrière lui. Le jeune, étonné, leur lance un message : « Eh ma tante, comment ça va ?. Que s’est-il passé ?». Curieusement, Selon ses propres témoignages, ses deux tantes lui répondent bizarrement : « Aujourd’hui, c’est fini pour toi ». Aussitôt, elles commencent à lui lancer des attaques mystiques. Le jeune, par miracle, a réussi à sortir de leurs griffes et courir plus vite dans la forêt et regagner le village. Une fois à la maison, il a relaté l’incident à sa famille. Mais une fois qu’il finit de relater les faits, il s’est effondré et est décédé.

 

La nouvelle de sa mort a provoquer une vive colère parmi les villageois. Convaincus que les deux tantes étaient responsables du décès en raison d’accusations de sorcellerie, des habitants les ont recherchées. L’une a été retrouvée sur le lieu indiqué par le jeune, tandis que l’autre, qui avait pris la fuite vers Mbata, a été rattrapée par la foule hostile. Les deux femmes ont été battues par la foule et enterrées vivantes.

 

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Législatives 2025 : un député sans baccalauréat investi par le MCU, malgré les exigences de la nouvelle Constitution

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Législatives 2025 : un député sans baccalauréat investi par le MCU, malgré les exigences de la nouvelle Constitution

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/sarandji-assemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Législatives 2025 : un député sans baccalauréat investi par le MCU, malgré les exigences de la nouvelle Constitution
Simplice Mathieu Sarandji

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le député Makango Ghislain Magloire , élu sortant de Mbaïki 5 , a été investi par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) pour les législatives de décembre 2025, alors que plusieurs sources affirment qu’il ne dispose pas du baccalauréat, désormais requis par la Constitution.

 

Cette disposition figure dans le texte adopté en août 2023, qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels et renforcé le pouvoir exécutif. L’article 153 exige que tout candidat à l’Assemblée nationale justifie d’un diplôme de niveau baccalauréat ou équivalent. Plusieurs ONG avaient dénoncé cette réforme comme une manœuvre d’exclusion politique, visant notamment les candidats indépendants ou issus de l’opposition.

 

Malgré cette exigence, le MCU a investi des personnalités dont le niveau académique est très nul. Parmi elles figure Makango Ghislain Magloire, député sortant du Lobaye, dénoncé par son collègue Brice Kevin Kakpayen , député de Mbaïki 1, dans une lettre adressée au Secrétaire exécutif du parti. Selon lui, Makango, qui l’accuse de soutenir les réformes restrictives sur les « députés sans bac », n’est lui-même pas titulaire du baccalauréat .

 

Face à ces tensions internes, Brice Kevin Kakpayen a annoncé qu’il se présentera en tant que candidat indépendant dans sa circonscription de Mbaïki 1. Il évoque un système « de représailles et de vengeance » instrumenté pour bloquer sa candidature au sein du parti.

 

Ces accusations relancent la question de l’authenticité des diplômes produits par les candidats. L’opposition évoque des cas de faux documents ou de tolérance partisane dans la validation des candidatures proches du pouvoir.

 

Pour certains observateurs, ces pratiques fragilisent la crédibilité du processus électoral et exposent les institutions à un nouveau cycle de contestations. La question reste posée : le MCU peut-il exiger le baccalauréat à certains tout en fermant les yeux pour d’autres …?

 

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Tués, égorgés, leur corps mutilés, deux jeunes chasseurs sauvagement assassinés par les Wagner à Gaskaï

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Tués, égorgés, leur corps mutilés, deux jeunes chasseurs sauvagement assassinés par les Wagner à Gaskaï

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tués, égorgés, leur corps mutilés, deux jeunes chasseurs sauvagement assassinés par les Wagner à Gaskaï
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux jeunes chasseurs ont été sauvagement tués par des mercenaires du groupe Wagner près de Ndélé, leurs corps mutilés et brûlés, plongeant la population locale dans l’effroi.

 

Un drame d’une rare violence a secoué la région de Ndélé, dans le nord de la République centrafricaine, la semaine dernière. Deux jeunes chasseurs, partis en quête de gibier, ont été assassinés par des Mercenaires russes du groupe Wagner, selon des témoignages concordants recueillis par la rédaction du CNC auprès des habitants du village de Gaskaï, situé à 184 kilomètres de Ndélé. Les faits se sont déroulés alors que les mercenaires, après avoir quitté Ndélé en direction de Ngolongosso, traversaient cette localité de Gaskaï.

 

Les victimes ont été capturées par les mercenaires, qui les ont soumises à une cruauté extrême. Leurs corps, retrouvés à quelques kilomètres de Gaskaï, ont été égorgés, démembrés et partiellement brûlés. Les familles, inquiétées par l’absence prolongée des deux chasseurs, ont organisé une recherche et ont découvert les dépouilles. Grâce à leurs vêtements et outils de chasse, les corps ont pu être identifiés, malgré l’état de mutilation avancée.

 

Des habitants du village Gaskaï ont confirmé officiellement l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner dans le village peu de temps après le drame.

 

Cette méthode opératoire – égorgement suivi d’incendie des corps – correspond aux pratiques déjà documentées du groupe Wagner dans le pays, mais également dans d’autres pays africains, où le groupe s’implante.

 

Pour les familles des victimes, les chasseurs ne transportaient que leurs équipements habituels et du gibier, écartant toute hypothèse de leur appartenance à quelconque groupe armé.

 

La présence des forces Wagner en République centrafricaine, officiellement destinée à appuyer les forces gouvernementales, provoque depuis longtemps des inquiétudes quant au respect des droits civils. Plusieurs organisations internationales ont documenté des violations similaires dans d’autres théâtres d’opération du groupe, notamment au Mali.

 

L’émotion est vive dans la communauté de Ndélé et ses environs. Les familles endeuillées ont procédé à l’inhumation des victimes après identification. La population locale exprime sa crainte face à de possibles nouvelles violences, d’autant que les éléments Wagner rodent toujours dans la zone.

 

Cet acte criminel d’une violence rare relance le débat sur l’encadrement des activités des forces paramilitaires russes sur le territoire centrafricain.

 

Le passage des mercenaires russes dans cette zone frontalière continue de provoquer l’inquiétude des populations civiles, qui dénoncent l’absence de protection face à ces violences. Pour les habitants de Gaskaï, la perte de ces deux jeunes chasseurs montre la vulnérabilité des populations rurales face aux exactions des russes opérant sur le sol centrafricain.

 

 

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Criminalité transfrontalière , les bandits armés soudanais sèment le chaos dans la Vakaga : braquage, violence, kidnapping,  Birao dans leur ligne de mire

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Criminalité transfrontalière , les bandits armés soudanais sèment le chaos dans la Vakaga : braquage, violence, kidnapping,  Birao dans leur ligne de mire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/Un-combattant-du-FPRC-conduit-une-moto-devant-des-passants-sur-la-route-principale-de-Birao-le-20-décembre-2017.jpg” data-wpel-link=”internal”>Criminalité transfrontalière , les bandits armés soudanais sèment le chaos dans la Vakaga : braquage, violence, kidnapping, Birao dans leur ligne de mire
Dans la ville de Birao CopyrightAFP

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Vakaga, avec Birao comme chef-lieu, vit sous la menace constante des bandits armés soudanais qui pillent et perturbent la vie quotidienne des habitants.

 

La préfecture de la Vakaga, dont Birao est le cœur, traverse depuis plusieurs mois une période de profonde instabilité à cause des actions répétées de bandits armés venant du Soudan. Ces groupes nomades arabe, opérant sur les axes routiers clés de la préfecture, sèment la peur et privent les différentes communautés locales de leurs moyens de subsistance.

 

Prenant l’exemple, le 19 juin dernier, une moto à trois roues, a été braquée sur l’axe reliant Am-Sissiya à Amdafock, près de la frontière soudanaise. Cet engin en trois roues, remis par la Minusca à la population du village de Bachama, a été attaqué par des bandits armés identifiés comme des nomades soudanais. Les propriétaires, dépossédés de leur bien, ont dû se rendre à Am-Kourmaye pour trouver du réseau et signaler l’incident aux autorités de Birao.

 

Dans un autre cas, le même jour, trois motos à trois roues des commerçants soudanais, transportant des marchandises d’Amdafock Soudan vers Birao, dans le but de vendre sur le marché hebdomadaire de la ville, a subi le même sort. Les assaillants ont intercepté les trois motos, avant de vider les contenus. Les assaillants affirment qu’ils ne veulent plus voir les produits soudanais ravitaillés les marchés de Birao. Ils sont emparés de toutes les marchandises et ont laissé les conducteurs repartir avec leurs motos vide. Ces actes de banditisme, menés avec une audace croissante, touchent directement les habitants qui dépendent de ces motos pour leurs activités quotidiennes.

 

Les bandits, souvent mobiles et lourdement armés, ciblent parfois les voyageurs en fonction de leur appartenance ethnique. Ils arrêtent les motos et demandent les passagers s’ils sont de quelle ethnie.  Ils visent notamment les membres de certaines communautés comme les Kara. Si tu es de cette ethnie par exemple, tu ne peux pas passer.  Ce qui aggrave les tensions intercommunautaires dans la région. Ces pratiques discriminatoires rendent les routes de la Vakaga particulièrement dangereuses, limitant la libre circulation des personnes et des biens.

 

Et ce n’est pas tout! Le même jour, le 19 juin, des bandits soudanais ont de nouveau frappé près de Birao. Ils ont enlevé un jeune enfant de l’ethnie Haoussa. Ils l’ont séquestré en lui attachant les mains et les pieds. Toutefois, dès qu’ils ont découvert qu’il appartenait à l’ethnie Haoussa, ils l’ont immédiatement libéré.

 

Cet incident montre clairement l’hostilité des bandits armés soudanais envers les Karas et les autres ethnies. Les raisons de cette animosité restent floues, mais il est évident qu’ils s’en prennent spécifiquement à certains groupes ethniques pour des raison encore inconnues.

 

L’enlèvement s’est produit à seulement deux kilomètres de Birao, ce qui montre la proximité de cette menace.

 

Pourtant, les habitants soulignent une disparité frappante : les Centrafricains résidant au Soudan, parfois depuis des décennies, ne causent aucun trouble, alors que des groupes armés soudanais traversent la frontière pour semer le désordre en RCA. Pour répondre à cette menace, les populations de Birao proposent de s’inspirer des restrictions soudanaises, qui interdisent la circulation des motos dans certaines zones frontalières. Elles souhaitent une mesure similaire dans la Vakaga, en dehors de Birao, pour limiter la mobilité des bandits. Elles demandent également le déploiement de patrouilles des forces de sécurité pour sécuriser les axes routiers.

 

La population de Birao propose également que l’État accorde une autorisation officielle pour créer un groupe d’autodéfense dans différentes localités en collaboration avec les forces armées nationales. Cette mesure permettrait à la population de mieux se protéger contre ces agressions répétées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

La situation dans la Vakaga reste toujours tendue, et les habitants espèrent une réponse rapide pour rétablir la sécurité et permettre à la région de retrouver une vie normale. La paix, tant souhaitée, semble encore hors de portée face à ces actes de violence transfrontalière.

 

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Injures et division : quand Lazare Kianzi  dénonce les mercenaires digitaux de Touadera

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Injures et division : quand Lazare Kianzi  dénonce les mercenaires digitaux de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-fameux-et-sulfureux-Professeur-et-Dr-en-Sciences-po-Euloge-Doctrouve-Koi.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Injures et division : quand Lazare Kianzi  dénonce les mercenaires digitaux de Touadera
Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences po Euloge Doctrouvé Koé – Centrafrique : les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin  rattrapés au cou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Sur la terre de Boganda, où les tambours de la politique résonnent déjà à six mois des élections groupées, une vérité dérangeante émerge des ondes de Radio Ndékè Luka. Lazare Kianzi, économiste et observateur avisé de notre paysage sociopolitique, a jeté un pavé dans la mare lors du débat citoyen “Patara”. Ses mots tranchent comme une sagaie : “Je l’ai dit et je l’ai toujours dit, c’est à dessein, il faut exprès parce qu’ils veulent la même mise.”

 

Cette déclaration, lourde de sens, interroge sur une réalité que beaucoup soupçonnent mais que peu osent nommer : le régime en place entretiendrait-il délibérément la précarité de nos jeunes pour mieux les manipuler ? Dans un pays où sept Centrafricains sur dix ont moins de 25 ans, cette question mérite qu’on s’y attarde.

 

Quand l’école ferme ses portes à l’avenir

 

L’analyse de Lazare Kianzi frappe par sa justesse. Notre système éducatif, jadis fierté de la nation, agonise depuis près de 10 ans sous le poids des négligences. Les amphithéâtres de Bangui voient défiler des milliers d’étudiants qui, diplôme en poche, se retrouvent face au néant. “Vous allez à l’université, vous finissez vos études. Après avoir obtenu votre diplôme, vous n’avez pas de débouché. Le climat des affaires, c’est nul”, constate-t-il avec amertume.

 

Cette réalité n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans une logique perverse où maintenir la jeunesse dans l’incertitude devient un atout politique. Un jeune sans horizon, c’est un jeune malléable, prêt à vendre son âme pour quelques billets de banque ou une promesse d’ascension sociale. Cette vérité, aussi cruelle soit-elle, se vérifie chaque jour dans nos quartiers.

 

Les nouveaux griots de la division

 

Nos ancêtres avaient leurs griots pour transmettre l’histoire et préserver l’harmonie sociale. Aujourd’hui, avec l’arrivée de Touadera au pouvoir, une nouvelle caste a émergé : celle des “communicants”. Ces jeunes, armés de smartphones et nourris par l’amertume, ont troqué la sagesse ancestrale contre la propagation de la haine.

 

Lazare Kianzi dénonce cette dérive avec force : “Les gouvernants actuels tirent profit de ces communicants. Ils créent assez d’avatars sur Facebook, sur WhatsApp et ces avatars sont là pour distiller, pour communiquer, pour vilipender les autres et raconter que des sottises”. Ces nouveaux mercenaires du verbe transforment nos réseaux sociaux en champs de bataille, où l’insulte remplace l’argument et où la division prend le pas sur l’unité.

 

Plus troublant encore, certains agissent à visage découvert, protégés par des gardes du corps, parfois même armés. Cette impunité organisée révèle l’existence d’un système bien connu, où la manipulation devient une profession à part entière.

 

L’inaction complice du sommet de l’État

 

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est le silence assourdissant des autorités. Lazare Kianzi  rappelle cette contradiction troublante : “Le chef de l’État même au conseil des ministres, il déplore le fait que les ministres sont sur les réseaux sociaux, en train d’injurer avec des avatars, mais ils ne prennent même pas de mesures pour sanctionner”.

 

Cette passivité n’est pas de l’incompétence. Elle relève d’un calcul politique. En fermant les yeux sur ces dérives, le pouvoir nourrit un climat délétère qui lui profite. Car dans le chaos, seuls ceux qui maîtrisent les leviers de la confusion peuvent espérer s’en sortir vainqueurs.

 

L’instrumentalisation électorale : une stratégie millénaire revisitée

 

Nos aïeux connaissaient déjà l’art de diviser pour régner. Aujourd’hui, cette stratégie ancestrale se pare des habits de la modernité. À l’approche des élections, la jeunesse centrafricaine se trouve prise en étau entre des forces qui la courtisent sans l’aimer, qui l’utilisent sans la respecter.

 

Les communicants deviennent alors les fantassins d’une guerre électorale où tous les coups sont permis. Payés pour attaquer, diffamer et semer la zizanie, ils amplifient les fractures sociales. Cette instrumentalisation vise un objectif précis : maintenir “la même mise”, perpétuer un système qui prospère sur les ruines de l’espoir juvénile.

 

Devant ce tableau sombre, l’espoir n’est pas mort. Lazare Kianzi  trace une voie : “Il faut rétablir un climat des affaires favorable et promouvoir l’entrepreneuriat pour offrir des alternatives concrètes aux jeunes”. Cette prescription, simple en apparence, exige une révolution des mentalités au sommet de l’État.

 

Car tant que nos dirigeants préféreront gérer des sujets plutôt que de former des citoyens, tant qu’ils choisiront l’assistanat contre l’autonomisation, notre jeunesse restera prisonnière de leurs calculs électoraux….

 

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Obo : Wagner annonce son retour imminent dans les prochains jours

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Obo : Wagner annonce son retour imminent dans les prochains jours dans la ville

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/dans-le-marche-de-la-ville-obo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le marché central d'Obo, préfecture du haut-Mbomou, en RCA.
Dans le marché central d’Obo. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le chef du groupe Wagner en République centrafricaine, Dimitri Sytyi, a annoncé le retour imminent de ses mercenaires dans la ville d’Obo, préfecture du Haut-Mbomou, pour récupérer des armes qui n’auraient pas été restituées par d’anciens miliciens Azandé à Obo le mois dernier lors d’une opération.

 

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion organisée à Bangui avec les maires des différentes localités du Haut-Mbomou, invités par le gouvernement. Selon M. Dimitri Sytyi, deux armes manqueraient à l’appel sur les 200 qui avaient été remises par les ex-miliciens d’autodéfense Azandé précédemment intégrés dans l’armée nationale.

 

En effet, les tensions remontent à mars-avril 2024, lorsque les Mercenaires russes avaient formé des miliciens d’autodéfense Azandé, par la suite, selon le gouvernement,  intégrés dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Ces ex-miliciens, déployés conjointement avec Wagner dans les différentes localités du Haut-Mbomou, , avaient connu des problèmes avec les mercenaires, les contraignant à se replier sur Obo.

 

Parallèlement, les miliciens Azandé non formés manifestaient leur colère contre les forces de sécurité suite à l’arrestation de leurs pairs par les mercenaires russes et transférés à Bangui, dont deux ont été portés disparus jusqu’à ce jour. En outre, toute personne portant des traces de lame de rasoir sur le corps était systématiquement soupçonnée d’appartenir à la milice Azandé. Cette situation a dégénéré en attaques contre les positions de l’armée nationale et des mercenaires russes, causant parfois des pertes humaines.

 

Accusant les 200 ex-miliciens intégrés dans l’armée nationale de complicité dans ces attaques, Wagner a donné l’ordre au ministre de la défense de radier 20 d’entre eux. Par la suite, le groupe paramilitaire a exigé la restitution de toutes les armes fournies lors de la formation, revendiquant leur propriété.

 

Pour désarmer ces ex-miliciens Azandé, les mercenaires russes, sur 12 motos, se déplacent à Obo. Mais au moment de leur arrivée dans la ville, la population civile avait massivement fui vers la République démocratique du Congo voisine, la brousse ou les églises catholiques, laissant la ville déserte. Trois jours plus tard, les ex-miliciens formés se sont alors présentés à la préfecture pour remettre l’armement avant de regagner leurs quartiers respectifs.

 

Or, le retrait des mercenaires russes de la ville de Obo après l’opération  était bien calculé. Le chef de Wagner a même précisé que le retrait temporaire de ses hommes d’Obo visait à permettre la tenue des examens scolaires de fin d’année dans un climat apaisé. “Une fois les examens passés, nous reviendrons à Obo pour récupérer nos armes”, a-t-il laissé entendre.

 

Cette révélation dévoile la stratégie du gouvernement qui a négocié préalablement le départ temporaire des mercenaires pour assurer le déroulement normal des épreuves scolaires et faciliter le retour des habitants.

 

Mais face à l’annonce du retour imminent de Wagner, les habitants d’Obo se préparent à un nouvel exode massif vers la RDC, la forêt ou les sites de déplacés, dans l’attente que les mercenaires russes récupèrent les armes manquantes….

 

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Centrafrique : Vers l’interdiction des produits avicoles congelés pour soutenir la production nationale ?

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Centrafrique : Vers l’interdiction des produits avicoles congelés pour soutenir la production locale?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Remise-par-lartiste-Beachman-dun-poulet-au-commandant-Mathilde-de-la-Mislog.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Remise-par-lartiste-Beachman-dun-poulet-au-commandant-Mathilde-de-la-Mislog-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : Vers l’interdiction des produits avicoles congelés pour soutenir la production locale?” width=”450″ height=”338″ />
Photo d’illustration de la Remise par l’artiste Beachman d’un poulet au commandant Mathilde de la Mislog. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain a affiché une ambition claire : développer une filière avicole nationale robuste, avec en ligne de mire une possible interdiction des importations de volailles congelées. Si cette politique vise à renforcer la souveraineté alimentaire et à créer des emplois, elle pousse à s’interroger sur la meilleure stratégie à adopter pour équilibrer les objectifs nationaux avec les attentes des consommateurs en matière de prix, de qualité et de liberté de choix.

 

Lors d’un atelier déterminant pour l’avenir du secteur, le ministère de l’Élevage et de la Santé animale a posé un diagnostic sans appel. “Nous consommons principalement des produits importés, à l’exception de la viande bovine. Cette situation doit changer”, a martelé Patrick Ningata, le directeur de cabinet du ministère.

 

La stratégie gouvernementale est méthodique et se veut structurante. Avant d’envisager toute mesure restrictive, l’heure est à l’organisation. La création d’une interprofession avicole est au cœur du projet, visant à fédérer tous les acteurs de la chaîne de valeur : des producteurs de poussins aux distributeurs, en passant par les fabricants d’aliments et les éleveurs.

Ce volontarisme s’appuie sur des initiatives concrètes comme le projet PEJAJI, qui prévoit un accompagnement ciblé pour les jeunes et les femmes, afin de transformer l’aviculture traditionnelle en véritables PME. L’objectif final est clair : stimuler l’entreprenariat, réduire le chômage et, à terme, assurer au pays son indépendance sur ce produit de grande consommation.

 

Cependant, si l’objectif d’autosuffisance est largement partagé, la méthode envisagée :  une interdiction future des importations, pousse les centrafricains à s’interroger. Ces préoccupations, souvent portées par les consommateurs et des analystes du marché, rappellent que la vitalité d’une économie dépend aussi de la concurrence et de la liberté de choix.

 

  1. La Question du Prix et du Pouvoir d’Achat :

La première interrogation concerne directement le portefeuille des ménages. Les produits importés, bénéficiant d’économies d’échelle, sont souvent proposés à des prix très compétitifs. Une interdiction, si elle n’est pas accompagnée d’une production locale immédiatement performante et abordable, risque d’entraîner une hausse des prix et de pénaliser les consommateurs, en particulier les plus modestes.

  1. La Qualité, un Enjeu de Concurrence :

Le deuxième point, crucial, est celui de la qualité. Le postulat est simple : c’est la concurrence qui pousse à l’excellence. Un consommateur qui a le choix entre un produit local et un produit importé forcera l’ensemble des acteurs à proposer le meilleur rapport qualité-prix. La crainte est qu’un marché entièrement protégé, sans la pression de la concurrence extérieure, n’incite pas suffisamment les producteurs locaux à innover et à viser les plus hauts standards de qualité. La question n’est donc pas de forcer à consommer local, mais de faire en sorte que le “produit local” devienne le choix évident par sa supériorité.

 

Conscient de ces défis, le ministère précise que l’interdiction ne sera pas brutale. Elle ne deviendra effective qu’une fois la production locale jugée “suffisamment développée”. Tout l’enjeu réside dans la définition de ce seuil et dans les moyens mis en œuvre pour y parvenir.

Plutôt qu’une opposition frontale entre protectionnisme et libre-échange, une voie médiane pourrait être explorée durant la phase de transition. Des mesures comme des tarifs douaniers progressifs (qui renchérissent les importations sans les interdire), des quotas d’importation ou un soutien technique et financier massif aux éleveurs pourraient permettre à la filière locale de grandir tout en maintenant un certain niveau de concurrence et de choix pour le consommateur….

 

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Hôpital communautaire de Bangui : Un patient attribue la visite d’un oiseau dans sa chambre à la sorcellerie

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Hôpital communautaire de Bangui : Un patient attribue la visite d’un oiseau dans sa chambre à la sorcellerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/le-malade-a-hopital-avec-oiseau-a-la-main.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un malade dans sa chambre de l'hôpital communautaire avec l'oiseau qu'il a capturé à la main
Un malade dans sa chambre de l’hôpital communautaire avec l’oiseau qu’il a capturé à la main Frame Grabber 1.6.4

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La semaine dernière, l’intrusion d’un oiseau dans une chambre de l’hôpital communautaire de Bangui a donné lieu à une interprétation mystique de la part d’un patient, générant des débats sur les réseaux sociaux.

 

L’homme, hospitalisé depuis dix-huit mois pour des affections podologiques récurrentes, a filmé l’incident survenu dans sa chambre de l’hôpital. Dans la séquence vidéo diffusée sur Facebook et WhatsApp, on observe un petit oiseau grisâtre se posant sur le pied du patient avant que celui-ci ne le capture.

 

Militant du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le patient a immédiatement associé cette visite à un acte de sorcellerie.

 

“Votre sorcellerie ne peut m’atteindre, je suis l’homme de Dieu”, déclare-t-il dans l’enregistrement, accusant des adversaires d’avoir envoyé l’animal pour lui nuire.

 

Cette interprétation s’enracine dans les croyances traditionnelles centrafricaines où certains animaux, notamment les oiseaux, plus fréquent les hibou, sont parfois considérés comme des vecteurs d’intentions malveillantes des sorciers. La maladie chronique du patient et son isolement hospitalier prolongé ont pu renforcer cette perception.

 

L’analyse ornithologique de l’incident révèle cependant une explication naturelle. L’oiseau correspond aux caractéristiques du moineau domestique africain (Passer griseus), espèce urbaine commune dans la capitale centrafricaine. Ces passereaux fréquentent régulièrement les bâtiments publics, incluant les établissements de santé, pour y chercher nourriture et abri.

 

Le comportement de l’animal s’explique par l’adaptation de l’espèce aux milieux anthropisés. Les moineaux domestiques africains manifestent une faible crainte de l’homme et s’introduisent fréquemment dans les constructions, particulièrement lors de la recherche de ressources alimentaires.

 

La publication de la vidéo a provoquer des réactions contrastées parmi les internautes. Certains utilisateurs valident l’interprétation mystique du patient, tandis que d’autres privilégient une approche rationnelle de l’événement.

 

Cette divergence d’opinions montre la coexistence des systèmes de croyances traditionnels et modernes au sein de la société centrafricaine. L’épisode témoigne également de l’influence des réseaux sociaux dans la diffusion et l’amplification des récits personnels, indépendamment de leur fondement factuel….

 

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Urgence Info : Le président Touadéra, gravement malade, évacué à l’étranger

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Urgence Info : Le président Touadéra, gravement malade, évacué à l’étranger

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065.jpg” data-wpel-link=”internal”>Urgence Info : Le président Touadéra, gravement malade, évacué à l’étranger
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président Touadéra, victime d’un malaise, a été évacué d’urgence à l’étranger pour raisons de santé, selon des sources proches de la présidence.

 

Des sources fiables, proches de la présidence et de la famille du président, interrogées par la rédaction du CNC, ont confirmé une information importante : dans la nuit de vendredi à samedi, vers trois heures du matin, le président Faustin-Archange Touadéra a été évacué d’urgence à l’étranger pour des raisons médicales sérieuses. Voici ce qui s’est passé.

 

Ce vendredi, tout semblait normal. Le président participait à une réunion avec ses ministres, comme d’habitude. Mais pendant la réunion, il a soudainement eu un malaise. Il a tenu bon, continuant la séance sans vouloir attirer l’attention, avant de se retirer discrètement. Une fois chez lui, son état s’est aggravé rapidement. Des proches racontent qu’il souffrait de vomissements avec du sang, de diarrhées sévères  avec du sang également,  et d’une grande faiblesse. En essayant de monter un escalier à l’intérieur de sa résidence, il a même chuté, ce qui a empiré la situation. Paniqués, ses proches ont fait appel à une aide médicale d’urgence.

 

Un jet privé médicalisé, probablement organisé depuis l’étranger, est arrivé en pleine nuit. Accompagné de sa deuxième épouse, Tina Touadéra, et de son médecin personnel, le président a quitté le pays vers 3 heures du matin à destination d’un endroit tenu secret, mais selon d’autres sources, il serait évacué en Belgique, via le Gabon. Pour le moment, aucune nouvelle précise sur son état de santé n’a été partagée. On ne sait pas s’il va mieux ou si son état reste inquiétant.

 

Depuis un certain temps, la santé du président est un sujet délicat. Des proches confient qu’il souffre de problèmes de santé depuis plusieurs mois, mais qu’il évite les hôpitaux, préférant donner une image d’homme solide en public. À la maison, il se plaindrait souvent de son état, même si ces informations n’ont jamais été rendues publiques. Beaucoup pensaient que ces informations étaient exagérées, mais cet incident montre que la situation est bien réelle….

 

Le détail dans nos prochains articles sur CNC….

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CENTRAFRIQUE : LA LETTRE OUVERTE D’UN JUGE CONSTITUTIONNEL QUI CONFIRME INVOLONTAIREMENT LES PROBLÈMES DE GOUVERNANCE DU POUVOIR DE BANGUI

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CENTRAFRIQUE : LA LETTRE OUVERTE D’UN JUGE CONSTITUTIONNEL QUI CONFIRME INVOLONTAIREMENT LES PROBLÈMES DE GOUVERNANCE DU POUVOIR DE BANGUI.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Jean-Pierre-Waboue.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA LETTRE OUVERTE D'UN JUGE CONSTITUTIONNEL QUI CONFIRME INVOLONTAIREMENT LES PROBLÈMES DE GOUVERNANCE DU POUVOIR DE BANGUI.
Jean Pierre Waboué,

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Une lettre ouverte de quatre pages adressée à l’ancienne présidente de la cour constitutionnelle et signée de l’actuelle vice-présidente de la même institution a été rendue publique le vendredi 20 juin 2025.

 

Par définition et contrairement à une lettre fermée, une lettre ouverte est un texte destiné à être lu par un large public via les différents canneaux médiatiques plutôt qu’à une seule personne.

 

Le corpus de cette missive qui au départ s’apparentait à un règlement de compte entre juges constitutionnels sous serment est loin de s’adresser à l’ancienne présidente de la cour constitutionnelle mais desape ou révèle de graves dysfonctionnements, de sérieux problèmes de gouvernance qui n’honorent guère un État dit démocratique.

 

La lecture transversale et linéaire conjuguée avec les effets collatéraux de cette lettre ouverte nous rappelle une maxime juridique bien aimée par notre célèbre professeur de droit à l’université de Bangui le decujus Maître Michel Ballo qui disait : “le criminel revient toujours sur le lieu de son crime”.

 

Ce qui veut dire en d’autres termes que le criminel finit toujours par se faire coincer par des actes inconsidérés et irresponsables.

Faisant l’économie de certains aspects jugés subsidiaires, la lettre ouverte met en relief le clientelisme politique, le népotisme et le favoritisme dans le processus de désignation des juges constitutionnels voire ailleurs au détriment de la compétence, du mérite, de l’intégrité, de la justice…

Recommandé au président de l’assemblée nationale de l’époque pour être nommé juge constitutionnel puis en guise de retour d’ascenseur et en sa qualité de Coordonnatrice d’un projet de femme, elle choisit l’ancienne présidente de la cour constitutionnelle à l’époque des faits vice-présidente de la cour constitutionnelle de transition pour diriger une mission de femmes juges aux États-Unis d’Amérique.

Il faut dire que cette méthode de travail tant décriée s’est institutionnalisée et devenue la norme.

À ce stade, il apparaît important de s’attarder sur un aspect gravissime de la lettre ouverte qui révèle des innombrables rencontres du président de la République avec la présidente de la cour constitutionnelle où le locataire du palais de la renaissance donnait des enveloppes contenant des billets de banque et cela également d’autres acteurs de la vie politique centrafricaine.

 

Avant de s’apesantir sur la notion de corruption au sommet de l’État, nous voudrions rappeler que conformément aux dispositions de la loi N*17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle, les juges constitutionnels sont assermentés et par voie de conséquence sont astreints à l’obligation de réserve.

 

Sous d’autres cieux c’est-à-dire dans un pays démocratiquement constitué, ces graves révélations qui engagent la vie de la nation devraient intéresser le parquet général et au besoin l’ouverture d’une information judiciaire.

Par ailleurs, cette lettre très problématique met à nu la pratique des autorités du pays qui consiste à payer les organes de presse ainsi que des influenceurs pour s’acharner impunément et négativement sur des honnêtes et paisibles citoyens.

 

En outre, la missive reconnaît que la plus haute juridiction de l’État en matière constitutionnelle avait connu une crise aiguë en 2022 après le limogeage illégale de la présidente mettant en péril la crédibilité de la noble institution.

La lettre ajoute en violant le sacré principe du respect de secret de délibération que personne n’était capable de quelque chose sous son magistère alors qu’elle disposait d’une voix prépondérante dans les délibérations.

 

En d’autres termes, la présidente de la cour constitutionnelle a elle seule décidait de tout…ce qui constitue un danger pour notre fragile démocratie.

 

Ce qui nous amène à nous interroger sur le rôle des autres juges constitutionnels pourtant bien défini dans la loi organique portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle.

 

Dépassé par le contenu de ce qui n’est finalement pas une lettre ouverte, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Quelles sont les réelles motivations de cette lettre ouverte quelques années plus tard ?

2- Quel genre de deal politique il y avait entre ces deux femmes pour qu’on évoque un acte de trahison ?

3- S’agissait-il réellement d’une défense d’honneur, d’un dédouanement ou d’un règlement de compte entre femmes ?

4- S’agissant des enveloppes contenant des billets de banque que le président de la République remettait à la présidente de la cour constitutionnelle, cela correspondait-elle a un achat de conscience ?

6- C’est cette cour constitutionnelle tant décriée par l’opposition démocratique qui va valider les résultats électoraux ?

7- Cette lettre ouverte ne constitue t-elle pas un motif légitime pour la remise en cause de toutes les structures chargées de piloter le processus électoral ?

 

En tout état de cause, la sortie non mesurée et imprudente de ce juge constitutionnel dévoile la vraie nature de ce pouvoir empêtré dans la corruption au sommet de l’État et confirme que le chef de l’État dilapide des fonds publics au profit des juges constitutionnels pour travestir le droit afin de satisfaire ses intérêts égoïstes tels le projet crisogene et scélérate du troisième mandat.

Finalement, le dialogue politique inclusif réclamé par l’opposition démocratique tire son essence de cette lettre avec corollaire la réforme de l’Autorité Nationale des Élections et de la Cour constitutionnelle.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu despote le caractère sacré du serment, de la parole donnée et le respect des textes établis.

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifère de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allégories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 21 juin 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

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RCA : Les besoins humanitaires vitaux peinent à être satisfaits, alerte l’ONU

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Les besoins humanitaires vitaux peinent à être satisfaits, alerte l’ONU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/distribution-des-vivres-par-le-PAM-à-Bria-en-présence-de-la-population-locale.jpg” data-wpel-link=”internal”>RCA : Les besoins humanitaires vitaux peinent à être satisfaits, alerte l’ONU
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 « Je suis très inquiet », a déclaré Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République centrafricaine (RCA), lors d’une interview exclusive à la radio Ndékè Luka. Face à un déficit de financement, les besoins vitaux de millions de Centrafricains, y compris des réfugiés soudanais, restent non couverts, menaçant la survie des populations les plus vulnérables.

 

Un financement dramatiquement insuffisant

 

Le plan de réponse humanitaire 2025, évalué à 326,1 millions de dollars américains, vise à soutenir 4 millions de personnes, soit 37,5 % de la population centrafricaine. Pourtant, à mi-parcours de l’année, seuls 46 millions de dollars, soit 14,2 % du budget, ont été mobilisés. « C’est clair qu’il y a des zones, des besoins que nous n’arrivons pas à couvrir », a alerté M. Ag Ayoya. Ce déficit de 85 % laisse des communautés sans accès à des services essentiels comme la santé, l’eau potable et la nourriture.

 

Des populations vulnérables en danger

 

La RCA, déjà marquée par des décennies de conflit, a généreusement accueilli des réfugiés soudanais fuyant les crises dans les pays voisins. Cependant, le sous-financement limite l’assistance à ces populations et aux Centrafricains les plus fragiles. « Aujourd’hui, ces populations ont des difficultés à cause de ce petit financement d’avoir accès aux services clés dont elles ont besoin », a souligné M. Ag Ayoya. Les zones en situation de vulnérabilité extrême, où des chocs récents ont aggravé la situation, sont particulièrement touchées.

 

Répriorisation face à la crise

 

Pour s’adapter, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a revu ses ambitions à la baisse, ramenant le budget cible de 326,1 millions à 220 millions de dollars. Cette répriorisation se concentre sur les zones où les interventions sont vitales pour sauver des vies. « Nous allons être assez pointus en termes de priorisation et aller là où on aura le plus d’impact », a expliqué le coordonnateur. Malgré cela, la couverture reste insuffisante, et l’inquiétude persiste.

 

La baisse des financements, notamment la suspension des activités de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), a des répercussions dramatiques. Les États-Unis, qui contribuaient à hauteur de 140 millions de dollars par an ces trois dernières années, ont réduit leur aide, un phénomène qui s’inscrit dans une tendance mondiale. Résultat : 1 000 emplois ont été supprimés dans les ONG nationales et internationales, et des organisations, notamment dans la santé, ont fermé dans des régions comme Obo, privant les populations de soins essentiels.

 

  1. Ag Ayoya se dit préoccupé par le manque de visibilité sur les financements à venir. « Nous n’avons pas une visibilité assez claire, notamment par rapport aux Américains, avec lesquels nous sommes en dialogue permanent, mais aussi par rapport à nos autres donateurs habituels », a-t-il confié. Pour pallier cette crise, OCHA explore des partenariats avec des bailleurs non traditionnels, dans l’espoir de diversifier les sources de financement.

 

Malgré une diminution des besoins humanitaires – de 56 % de la population en 2023 à 37,5 % en 2025 – l’incapacité à répondre aux besoins vitaux reste une préoccupation majeure. Mohamed Ag Ayoya lance un appel pressant à la communauté internationale pour mobiliser les ressources nécessaires et éviter une détérioration supplémentaire de la situation humanitaire en RCA….

 

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Bangui : La mafia des ateliers sur les droits humains sponsorisée par la MINUSCA se poursuit

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Bangui : La mafia des ateliers sur les droits humains sponsorisée par la Minusca se poursuit

 

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Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, la MINUSCA multiplie les ateliers coûteux sur les droits humains, ignorant la production industrielle de violations qui gangrène le pays à grande échelle commise par les mercenaires russes, les groupes armés  et les soldats FACA.

 

Une industrie d’ateliers au service du vide

 

En République centrafricaine, où la misère et l’abandon sont devenus la norme, la MINUSCA, mission onusienne censée soutenir la reconstruction, s’est enfermée dans une logique absurde : financer à tour de bras des ateliers sur les droits humains, économiques, sociaux, culturels et environnementaux (DESCE). Ces réunions, comme celle organisée récemment à Bangui avec le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), se comptent par dizaines chaque mois. Leur coût, exorbitant, engloutit des fonds qui pourraient bâtir des routes, rénover des écoles ou équiper des hôpitaux. Pourtant, après une décennie de ce rituel, la Centrafrique reste un théâtre de désolation, où la production industrielle de violations des droits humains – insécurité alimentaire, violences basées sur le genre, absence d’éducation et d’infrastructures – prospère sans entrave.

 

Dans l’Ombella-Mpoko, notamment À Damara, à seulement 75 km de Bangui, le tableau est inquiétant. Félicité Kongaïna, vice-présidente du CESE, a décrit une localité asphyxiée : routes impraticables, écoles confiées à des « maîtres-parents » sans formation, économie locale paralysée par des barrières illégales, eau potable insalubre, et femmes privées d’accès aux champs par la violence. Ces maux, connus de tous, sont recyclés dans chaque atelier, sans qu’aucune action concrète n’en découle. Damara, village natal de la mère du président Touadéra, où ce dernier maintient une ferme prospère, incarne cet échec. Si une localité si proche de la capitale, liée au chef de l’État, est abandonnée, comment espérer mieux pour des régions comme Bambari ou Kaga-Bandoro ? La production industrielle de violations des droits humains se poursuit, imperturbable, sous le regard passif de la MINUSCA.

 

Per diems et rapports : le vrai moteur des ateliers

 

Ces ateliers, présentés comme des espaces de réflexion, sont en réalité une industrie à part entière, mais pas celle du progrès. Les participants, souvent motivés par les indemnités journalières – les fameux per diems, se réunissent pour reformuler des constats déjà établis. Les « solutions » proposées, comme des Comités de Veille Citoyenne ou des circuits de signalement des violations, ne sont que des coquilles vides, reprises d’événements passés sans jamais être appliquées. Pendant ce temps, la MINUSCA produit des rapports formatés pour ses supérieurs onusiens, dépeignant une activité frénétique qui masque une vérité crue : sur le terrain, rien ne change. Les communautés locales, elles, restent à l’écart, tandis que la production industrielle de violations des droits humains : des enfants privés d’éducation aux paysans bloqués par l’insécurité,  continue de tourner à plein régime.

 

Des fonds détournés des besoins vitaux

 

La Centrafrique a un besoin urgent d’investissements concrets : des routes pour relier les régions, des écoles pour former une génération capable de relever le pays, des ponts pour dynamiser les échanges, des centres de santé pour sauver des vies. Une seule route entre Bangui et Damara, ou la réhabilitation d’une école, coûterait moins cher qu’une année d’ateliers. Pourtant, la MINUSCA s’obstine à privilégier des initiatives éphémères, dilapidant des ressources qui pourraient briser le cycle de la misère. Cette obsession pour les réunions, déconnectée des réalités, est une trahison des espoirs centrafricains. Chaque atelier financé est un clou de plus dans le cercueil d’un pays où la production industrielle de violations des droits humains : absence d’accès à l’eau, à l’éducation, à la sécurité,  s’intensifie sans relâche.

 

Une complaisance face à un pouvoir défaillant

 

Le CESE, partenaire de la MINUSCA, se limite à émettre des recommandations que le gouvernement le sait très bien d’ailleurs. Le président Touadéra alias Baba Kongoboro, dont le mandat rime avec un effondrement continu, n’est jamais interpellé par la MINUSCA sur l’état catastrophique du pays. Les autorités, tout comme la mission onusienne, savent que l’État est absent, que l’économie est exsangue, que les services publics n’existent pas. Mais cette vérité, répétée dans chaque atelier, ne mène à rien. Pourquoi la MINUSCA, censée être un acteur de changement, ferme-t-elle les yeux sur l’inaction du pouvoir ? Cette passivité renforce la production industrielle de violations des droits humains, laissant un peuple sans voix face à un système qui le broie.

 

Un sursaut ou la complicité dans l’abîme

 

La Centrafrique n’est plus un pays au sens classique ; elle est un espace où la production industrielle de violations des droits humains a remplacé toute forme de gouvernance. Les ateliers de la MINUSCA, avec leurs promesses creuses et leurs budgets faramineux, sont une insulte à une population qui survit dans des conditions inhumaines. La mission onusienne doit cesser ce divertissement financier, réorienter ses fonds vers des projets tangibles : routes, écoles, sécurité,  et exiger des comptes du gouvernement. Sans ce virage, la MINUSCA restera complice d’un système qui, sous couvert de droits humains, perpétue l’agonie d’un peuple. La production industrielle de violations des droits humains ne s’arrêtera pas par des réunions ; elle exige des actes….

 

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Martin Ziguélé : « Touadéra foule au pied les sacrifices pour la démocratie centrafricaine »

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Martin Ziguélé : « Touadéra foule au pied les sacrifices pour la démocratie centrafricaine »

 

Centrafrique.org/corruption-et-pauvrete-en-Centrafrique-les-liens-devastateurs-devoiles-par-martin-ziguele/le-president-du-mlpc-martin-ziguele-depute-de-bocaranga-3/” rel=”attachment wp-att-66913″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé : « Touadéra foule au pied les sacrifices pour la démocratie centrafricaine »
Le Président du parti MLPC, Député de Bocaranga 3

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Martin Ziguélé accuse Touadéra de bafouer les sacrifices pour la démocratie centrafricaine, menaçant les acquis républicains par une dérive autoritaire.

 

L’ancien premier ministre Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), accuse le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro de fouler aux pieds les sacrifices historiques pour la démocratie en République centrafricaine (RCA). Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, l’ancien Premier ministre dénonce une dérive autoritaire qui menace les acquis républicains chèrement acquis, plongeant le pays dans une crise politique et sociale.

 

Martin Ziguélé rappelle que la démocratie centrafricaine repose sur des luttes sanglantes, notamment contre le régime impérial de Bokassa, renversé en 1979. « Le MLPC est né dans ce combat pour la République », souligne-t-il, évoquant les sacrifices de jeunes et de figures comme le docteur Konjugo, mort pour le multipartisme. Selon lui, Baba Kongoboro trahit cet héritage en modifiant la Constitution pour prolonger son mandat, un « parjure » de son serment qui ouvre la voie à un pouvoir personnel. Ces manœuvres, soutenues par l’influence néfaste de Wagner et de la Russie, visent à consolider une autocratie au mépris des principes démocratiques.

 

Cette dérive autoritaire s’accompagne d’une mainmise étrangère sur les ressources du pays. Martin Ziguelé dénonce le contrôle par Wagner de la mine d’or de Ndassima, générant 1,5 milliard de dollars annuels, loin du budget national de 250 millions d’euros. La société Neptune Oil, qualifiée de « caisse à fric du régime », aggrave la crise des hydrocarbures, avec des prix 40 % plus élevés que dans la région et une chute des revenus fiscaux, provoquant des tensions avec le FMI. Ces pratiques opaques privent l’État de moyens pour répondre aux besoins d’une population où 70 % vit en pauvreté extrême, selon un rapport de la Banque mondiale de 2024.

 

Face à cette menace, Martin Ziguelé et le BRDC mobilisent la jeunesse, qu’il voit comme le fer de lance de la résistance. Lors de la manifestation du 4 avril 2025, des milliers de jeunes ont défilé à Bangui, chantant l’hymne national à la place Boganda pour proclamer leur refus d’un retour à l’autocratie. « Plus de 90 % des manifestants étaient des jeunes », note Martin Ziguelé avec espoir. Un « giga-meeting » est prévu le 31 mai 2025 pour exiger des élections transparentes en décembre 2025, afin de préserver l’espace démocratique que Touadéra menace de refermer.

 

La manipulation médiatique par des « trolls » russes, diffusant des articles mensongers dans la région, complète ce tableau sombre. Ziguélé salue toutefois les médias centrafricains qui résistent à cet « esclavage volontaire ». Dans un contexte régional marqué par des coups d’État, comme au Niger où Mohamed Bazoum reste otage, il appelle à une solidarité internationale pour contrer ce « nouvel impérialisme » et protéger la démocratie. Il s’inquiète également d’une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait déstabiliser davantage la RCA.

 

Rappelons que Martin Ziguélé incarne la défense des sacrifices démocratiques face à la dérive autoritaire de Touadéra. Avec la jeunesse centrafricaine en première ligne, il appelle à un sursaut pour préserver la République et garantir un avenir démocratique, dans un combat où chaque voix compte….

 

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Affaire Ndélé : La Cour Pénale Spéciale Rend son Verdict et Ouvre la Voie aux Demandes de Réparation

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Affaire Ndélé : La Cour Pénale Spéciale Rend son Verdict et Ouvre la Voie aux Demandes de Réparation

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L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce 19 juin 2025, la Cour Pénale Spéciale (CPS) a rendu son verdict dans l’affaire dite « Ndélé 2 », liée aux violences survenues en mars 2020 à Ndélé et dans les villages voisins de Gozbeïda, Kourbou/Lemena et Alihou. Ces événements tragiques, impliquant des meurtres, des tentatives de meurtre, des persécutions et des actes inhumains, ont visé des civils de la communauté Goula dans le cadre d’un conflit entre factions du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). Ce jugement représente un pas important pour la justice en République Centrafricaine (RCA) et pose les bases pour des réparations en faveur des victimes.

 

Après un procès de sept mois, que les parties civiles ont décrit comme juste et approfondi, la Première Section de la Chambre d’assises de la CPS, dirigée par le juge Aimé-Pascal Delimo, a prononcé son verdict. Sur les sept accusés, Oumar Serge Abdoulaye Assan a été acquitté de toutes les charges et libéré immédiatement. Six autres membres de la faction Rounga du FPRC ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité, incluant meurtres, tentatives de meurtre, persécutions et actes inhumains, ainsi que de crimes de guerre. Voici les peines prononcées :

 

– Abdramane Seleman, dit Ada : 20 ans de prison.

– Amat Abakar Issene, dit Amat Younouss ou Mahamat Encadreur : 18 ans de prison.

– Hassane Adam, dit Hassan ou Assane Adam : 25 ans de prison.

– Haroun Gueye, dit Aroun Guei ou Haroun Gaye : 25 ans de prison.

– Abakar Balamane : 20 ans de prison.

– Zakaria Mahamat, dit Zoulou : 20 ans de prison.

 

La question des réparations pour les victimes sera abordée lors d’une audience ultérieure. Les parties ont trois jours pour faire appel, selon les règles de la CPS.

 

Maître Albert Panda, avocat des parties civiles, s’est dit satisfait de ce verdict. « Ce n’était pas une affaire simple pour notre pays. Être accusé et recevoir une sentence, ce n’est jamais facile », a-t-il déclaré, tout en saluant le travail sérieux et rigoureux de la Cour. Il a ajouté que ce jugement « rend justice à notre système judiciaire ». Maître Panda a également annoncé que les avocats des victimes se préparaient à présenter des demandes de réparation pour compenser les pertes humaines et matérielles. L’État centrafricain pourrait être appelé à garantir ces indemnisations.

 

Human Rights Watch (HRW) a accueilli ce verdict comme une avancée significative. Dans une déclaration, l’organisation a estimé que ce jugement « montre que les responsables des crimes graves en RCA peuvent être tenus pour responsables, même après des années d’impunité ». HRW a également appelé à un soutien renforcé à la CPS pour surmonter les obstacles logistiques et financiers qui freinent son travail….

 

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Massacres à Zémio : Serge Simon Bozanga  et le CRSP appellent les Azandés d’Afrique au soutien face à Touadéra et Wagner

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Massacres à Zémio : Serge Simon Bozanga  et le CRSP appellent les Azandés d’Afrique au soutien face à Touadéra et Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Bozanga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : Serge Simon Bozanga et le CRSP appellent les Azandés d’Afrique au soutien face à Touadéra et Wagner
Serge Simon Bozanga, leader du CRSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le sang continue de couler à Zémio sous Touadéra et ses amis du groupe Wagner. Le CRSP, par la voix de monsieur Serge Simon Bozanga,  tente de rallier les Azandés d’Afrique pour défendre leurs frères opprimés.

 

Le Comité de Redressement pour le Salut Public (CRSP), dans son communiqué « Action-Réaction» daté du 12 juin 2025 et signé par M. Serge Simon Bozanga, dénonce les massacres commis contre le peuple Azandé à Zémio, dans le Haut-Mbomou. Selon M. Serge Simon Bozanga, ces atrocités sont organisés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, déployés sous l’autorité du président Faustin-Archange Touadéra, tenu responsable de la violence infligée aux civils azandés.

 

  1. Serge Simon Bozanga explique dans son communiqué que Zémio est devenu le lieu de « sang, mort et incendies », avec des civils azandés massacrés dans une « grave crise humanitaire ». Le communiqué précise que « deux bataillons lourdement armés de mercenaires du groupe Wagner, venus du Mali, ont été déposés à Bakouma et redirigés vers Zémio » pour écraser toute résistance. Selon M. Serge Simon Bozanga, ces forces étrangères, agissant sous les ordres de Touadéra, sèment la terreur dans le Haut-Mbomou, visant à instaurer une dictature par la violence.

 

Dans son texte, M. Serge Simon Bozanga impute la responsabilité des massacres à Touadéra, qui a « fait appel aux mercenaires russes du groupe Wagner » pour réprimer ses jeunes centrafricains et consolider son pouvoir. Le CRSP reproche au président d’avoir violé les Constitutions centrafricaines et l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA), tout en organisant une « guerre fratricide » contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). M. Serge Simon Bozanga qualifie Touadéra de « monstre ignoble » et de « roublard assoiffé de sang », l’accusant d’utiliser Wagner pour semer la mort et accaparer les richesses du pays.

 

Le communiqué de M. Serge Simon Bozanga dénonce l’instrumentalisation des groupes d’autodéfense azandés (AAKG) par Touadéra. Sous prétexte de formation dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA), ces groupes ont été manipulés pour servir les intérêts du président, avant d’être trahis. M. Serge Simon Bozanga affirme que Touadéra a également amplifié les tensions ethniques, opposant Goula et Rounga, et a retourné ses anciens alliés contre les Azandés, aggravant la crise à Zémio.

 

  1. Serge Simon Bozanga lance un appel pressant à la communauté azandée, en Centrafrique et à l’étranger, notamment en Égypte, au Soudan, en Ouganda, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud, pour soutenir leurs « frères du Haut-Mbomou ». Le communiqué mentionne également les Bandas Ndélé comme alliés historiques et exprime le soutien du CRSP aux « combattants Azandé jusqu’à la victoire finale »….

 

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Évolution du marché des jeux en ligne : enjeux et tendances actuelles avec 1win Sénégal

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Le secteur des jeux en ligne connaît une croissance rapide, stimulée par les avancées technologiques et l’augmentation de l’accès à internet mobile. Cette évolution modifie profondément les habitudes de divertissement, offrant aux utilisateurs de nouvelles possibilités pour jouer et parier à distance. L’émergence de plateformes innovantes transforme ainsi le paysage traditionnel des jeux, avec une démocratisation accrue et une personnalisation des expériences.

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Sécurité renforcée : les technologies mises en place par 1win Sénégal

 

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L’essor de 1win sénégal dans l’univers du jeu en ligne moderne

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/publicite-1.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/publicite-1-450×450.png” alt=”1win Sénégal : plateforme sécurisée et innovante pour jeux en ligne” width=”450″ height=”450″ />

 

Le développement rapide des technologies numériques transforme profondément les habitudes de divertissement sur le continent africain. Cette révolution digitale ouvre un vaste champ de possibilités pour les utilisateurs, qui peuvent désormais accéder à une multitude de jeux en ligne grâce à des plateformes innovantes et adaptées. La croissance de l’internet mobile et la démocratisation des smartphones favorisent une participation massive, notamment parmi les jeunes générations.

Face à ce contexte dynamique, 1win Sénégal s’inscrit comme un acteur clé, apportant des solutions technologiques modernes tout en tenant compte des spécificités locales. Cette plateforme répond aux attentes d’un public en quête de sécurité, de variété et de facilité d’accès. L’essor du jeu en ligne sur ce marché est donc à la fois une opportunité économique majeure et un défi en termes de régulation et de protection des utilisateurs.

Par ailleurs, les initiatives visant à promouvoir un usage responsable et sécurisé participent à renforcer la confiance des joueurs et à structurer un secteur en pleine maturation. Ainsi, 1win Sénégal offre une réponse pertinente aux besoins actuels, tout en s’inscrivant dans une vision d’avenir durable et innovante.

Le contexte du jeu en ligne en Afrique: facteurs clés de croissance du secteur

L’expansion du jeu en ligne en Afrique s’explique par plusieurs facteurs majeurs qui façonnent un environnement favorable à son développement. L’essor des technologies mobiles joue un rôle déterminant, rendant les plateformes accessibles à un large public, même dans les zones éloignées. La baisse progressive du coût des smartphones et la généralisation de la couverture internet facilitent l’accès à ces nouveaux services.

Par ailleurs, la population jeune et connectée de la région manifeste un fort intérêt pour les divertissements numériques, ce qui stimule la demande. La facilité d’utilisation et la variété des offres contribuent à attirer et à fidéliser les utilisateurs, tout en renforçant leur engagement.

Le cadre réglementaire, bien qu’encore en évolution, commence à se structurer autour de principes visant à protéger les joueurs et à garantir la transparence. Cette régulation progressive crée un climat de confiance essentiel pour encourager l’investissement et le développement durable des activités.

Défis et opportunités pour les plateformes digitales

Le marché africain présente toutefois des défis spécifiques. La diversité des infrastructures techniques, les différences culturelles et économiques entre pays exigent une grande flexibilité des opérateurs. La nécessité d’adapter les méthodes de paiement, les langues disponibles et les dispositifs de sécurité est un enjeu constant.

En parallèle, ces contraintes ouvrent des opportunités uniques. Les plateformes capables d’offrir une expérience personnalisée, sécurisée et adaptée aux réalités locales peuvent rapidement gagner en popularité. L’innovation technologique et la compréhension fine des besoins des utilisateurs deviennent des leviers essentiels pour se démarquer.

Ainsi, dans ce contexte complexe mais porteur, 1win Sénégal s’inscrit en proposant des solutions innovantes qui répondent à ces exigences, offrant une expérience fiable et moderne aux joueurs.

1win Sénégal : une plateforme pensée pour l’innovation

L’innovation technologique est au cœur de la transformation du secteur des jeux en ligne, avec des attentes grandissantes de la part des utilisateurs pour des expériences plus fluides, interactives et sécurisées. 1win Sénégal s’appuie sur ces avancées pour offrir une solution moderne et adaptée aux exigences actuelles.

L’intégration d’outils performants permet de proposer une interface ergonomique et intuitive, facilitant la navigation quel que soit le profil du joueur. La personnalisation des contenus, grâce à des algorithmes intelligents, optimise l’engagement en proposant des jeux et promotions en accord avec les préférences individuelles.

Les technologies de pointe ne se limitent pas à l’aspect visuel. Elles assurent également une meilleure gestion des données, une sécurisation renforcée des transactions et un traitement rapide des demandes. Cette maîtrise technique garantit un service fiable et performant.

Enfin, l’innovation chez 1win Sénégal s’exprime aussi dans la capacité à anticiper les tendances, notamment en matière de mobilité et de diversité ludique. En proposant une expérience compatible avec tous les appareils, la plateforme répond à une demande croissante de flexibilité.

Cette approche technologique avancée fait de 1win Sénégal une plateforme à la pointe, capable de séduire et de fidéliser une clientèle exigeante et diversifiée.

Ergonomie et accessibilité de 1win sénégal

 

1win Sénégal : plateforme sécurisée et innovante pour jeux en ligne

Offrir une expérience utilisateur optimale passe par une interface claire, intuitive et facile à prendre en main. 1win Sénégal a su intégrer ces principes essentiels en développant une plateforme où la simplicité côtoie la performance.

L’organisation du site facilite la recherche et l’accès aux différentes sections, évitant les complications inutiles qui peuvent décourager les nouveaux venus. Chaque fonctionnalité est pensée pour être accessible rapidement, qu’il s’agisse des jeux, des options de dépôt ou du service client.

L’adaptabilité aux différents appareils constitue un autre atout majeur. Que l’utilisateur soit sur ordinateur, smartphone ou tablette, l’interface s’ajuste automatiquement pour garantir une navigation fluide et agréable. Cette flexibilité est particulièrement importante dans un contexte où la mobilité prend une place grandissante.

En outre, des outils d’aide et des guides intégrés accompagnent les joueurs tout au long de leur parcours, assurant une prise en main progressive et sans difficulté. Cette accessibilité renforcée favorise une expérience positive et contribue à la fidélisation.

Sécurité et conformité sur 1win sénégal

La sécurité des utilisateurs et le respect des normes légales constituent des fondements essentiels pour toute plateforme de jeux en ligne. 1win Sénégal a mis en place des mesures robustes visant à protéger les données personnelles et financières, tout en garantissant un environnement conforme aux réglementations en vigueur.

Parmi les dispositifs majeurs figurent le chiffrement des communications, les systèmes d’authentification renforcée et la surveillance continue des activités suspectes. Ces outils limitent les risques de fraude et assurent la confidentialité des informations échangées.

La conformité réglementaire implique aussi l’utilisation de générateurs de nombres aléatoires certifiés, garantissant l’équité des jeux proposés. Cette transparence renforce la confiance des utilisateurs, un élément crucial pour une expérience saine et durable.

Pour mieux comprendre, voici un tableau résumant les principales caractéristiques sécuritaires de 1win Sénégal :

CaractéristiqueDescription
Chiffrement SSLProtection des données échangées via un cryptage avancé
Authentification à deux facteursSécurisation renforcée des accès aux comptes
Surveillance en temps réelDétection rapide des comportements frauduleux
RNG certifiéGarantit l’impartialité et l’aléatoire des résultats
Conformité légaleRespect des régulations locales et internationales

Ces mesures permettent à 1win Sénégal d’offrir un cadre sécurisé et conforme, où les joueurs peuvent évoluer en toute sérénité, en accord avec les meilleures pratiques du secteur.

Ce qui fait de 1win sénégal un acteur incontournable du jeu en ligne

Dans un univers numérique en constante évolution, allier innovation, sécurité et adaptabilité est essentiel pour se démarquer. 1win Sénégal réussit ce pari en offrant une expérience complète qui répond aux exigences les plus élevées des utilisateurs actuels.

L’attention portée à la diversité des jeux, à la simplicité d’utilisation et à la protection des données crée un environnement à la fois attractif et fiable. La plateforme met un point d’honneur à intégrer des technologies avancées tout en restant accessible à un large public, favorisant ainsi l’inclusion.

La capacité à anticiper les besoins et à proposer des solutions personnalisées contribue à renforcer la satisfaction et la fidélité des joueurs. En outre, l’engagement pour un jeu responsable et sécurisé souligne une démarche éthique qui va au-delà de la simple offre commerciale.

Jouer intelligemment avec 1win: équilibre, récompenses et engagement responsable

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Dans l’univers du jeu en ligne, l’expérience utilisateur ne se limite plus à la simple recherche de gains ou de sensations fortes. Aujourd’hui, les plateformes les plus modernes, comme 1win, s’efforcent de proposer un environnement où le plaisir rime avec sécurité, contrôle et récompense. Cette nouvelle manière d’aborder le divertissement numérique s’inscrit dans une vision plus durable et respectueuse du joueur.

À une époque où les frontières entre jeu de loisir et comportement à risque peuvent facilement s’estomper, 1win met l’accent sur la responsabilité. L’objectif n’est plus seulement de divertir, mais aussi d’accompagner l’utilisateur dans sa manière de jouer, en lui offrant des outils concrets pour rester maître de ses habitudes et éviter les excès.

Dans cette même logique de valorisation de l’engagement équilibré, 1winplay.org a introduit un système de fidélité innovant, articulé autour d’une monnaie virtuelle : les 1win Coins. Cette initiative récompense la régularité et l’activité sur la plateforme, tout en encourageant une interaction saine et progressive avec l’univers du jeu.

Entre gestion raisonnée du temps de jeu et incitations positives à la fidélité, 1win trace les contours d’un modèle novateur, où chaque utilisateur peut trouver sa place – sans pression, avec clarté et dans le respect de ses propres limites.

Préserver l’équilibre: la politique de jeu responsable selon 1win

Dans un environnement numérique où les sollicitations sont permanentes et où le jeu en ligne peut rapidement devenir envahissant, la notion de responsabilité prend tout son sens. Conscient de cette réalité, 1win ne se contente pas d’offrir une interface fluide et attractive. La plateforme adopte une approche globale, visant à instaurer une relation saine entre le joueur et l’univers du divertissement virtuel. Loin des stéréotypes, le jeu devient ici un espace encadré, réfléchi, où chaque utilisateur peut s’amuser sans perdre de vue ses repères personnels.

Le cœur de cette démarche repose sur une série d’outils et de fonctions conçus pour permettre un contrôle actif et volontaire du comportement de jeu. Ce ne sont pas de simples ajouts techniques, mais de véritables garde-fous intégrés à l’expérience utilisateur. L’objectif est clair : permettre à chacun de profiter du jeu sans se mettre en danger. Voici les piliers de cette stratégie d’accompagnement :

Pilier du jeu responsableMise en œuvre par 1win
Définition de limites personnaliséesChaque joueur peut fixer des plafonds stricts concernant ses dépôts et ses mises. Ces limites, modifiables uniquement après un délai de réflexion, servent de filet de sécurité budgétaire.
Historique détaillé des activitésUn espace personnel affiche de manière claire l’évolution des dépenses, les gains accumulés et les pertes enregistrées. Cette transparence encourage une meilleure gestion des habitudes.
Notifications de session prolongéeAfin de lutter contre les sessions interminables, 1win envoie des alertes automatiques incitant à faire une pause, voire à se déconnecter, après une certaine durée d’activité continue.
Fonction d’auto-exclusionLes utilisateurs qui ressentent le besoin de prendre du recul peuvent désactiver temporairement leur compte ou demander une exclusion définitive, en toute autonomie, sans formalité lourde.
Contenus pédagogiquesLa plateforme propose des articles, quiz et conseils pratiques pour aider à mieux comprendre les risques liés au jeu excessif et savoir réagir face aux premiers signes de dérive.
Protection des mineursGrâce à des vérifications d’identité rigoureuses, 1win bloque toute tentative d’inscription provenant d’utilisateurs de moins de 18 ans, garantissant ainsi un cadre strictement adulte.
Responsabilité intégrée à l’UXL’interface est conçue pour ne jamais inciter de manière agressive à rejouer. Le design et les messages favorisent un rythme modéré et une prise de décision autonome.

En proposant ce cadre bienveillant et structuré, 1win place la responsabilité au centre de son identité. Ce choix, loin d’être restrictif, reflète une nouvelle génération de plateformes où l’éthique devient un avantage concurrentiel. L’utilisateur est encouragé à s’amuser, mais dans un cadre clair, équilibré, et respectueux de ses propres limites.

1win Coins: au cœur de la fidélité et de l’engagement récompensé

1win: jeu responsable et fidélité avec les 1win Coins

 

Dans le paysage des jeux en ligne, fidéliser les utilisateurs ne passe plus seulement par des bonus ponctuels. 1win l’a bien compris en développant une monnaie interne originale : les 1win Coins. Bien plus qu’un simple gadget numérique, cette devise virtuelle structure une véritable économie de la fidélité au sein de la plateforme. Elle permet aux joueurs de profiter d’un écosystème où chaque action est valorisée, chaque connexion compte, et chaque interaction peut se transformer en avantage concret. Voici comment les 1win Coins redéfinissent l’engagement utilisateur :

  • Accumulation progressive à travers l’activité
    Les utilisateurs peuvent obtenir des 1win Coins en accomplissant différentes actions sur la plateforme : paris, jeux, participation à des événements, ou même simples connexions quotidiennes. Cette logique encourage une utilisation régulière et diversifiée du site.
  • Échange contre des avantages exclusifs
    Les Coins ne sont pas simplement symboliques. Ils peuvent être échangés contre une large gamme de récompenses : bonus, tours gratuits, cashback, ou autres offres personnalisées selon le profil de chaque joueur.
  • Système de fidélité dynamique
    Plus l’utilisateur est actif, plus il gagne de Coins, ce qui l’intègre dans un cercle vertueux de récompense. Ce mécanisme gamifié transforme l’expérience en ligne en un parcours de progression constant, sans pression financière.
  • Incitation à explorer de nouveaux jeux
    1win utilise les Coins pour motiver les joueurs à découvrir des sections moins connues de la plateforme. Des challenges thématiques ou des événements spéciaux permettent de booster les gains en monnaie virtuelle tout en renouvelant l’intérêt des utilisateurs.
  • Aucune obligation de dépôt immédiat
    Contrairement à d’autres systèmes de fidélité, les 1win Coins peuvent être gagnés sans forcément devoir effectuer un dépôt important. Cela favorise un accès plus équitable et réduit les barrières pour les nouveaux inscrits.
  • Personnalisation des récompenses
    Le système de conversion des Coins s’adapte aux habitudes du joueur. Ceux qui préfèrent les paris sportifs ou les jeux de casino verront apparaître des offres spécifiques correspondant à leurs centres d’intérêt.
  • Stimulation d’un engagement responsable
    En valorisant l’activité régulière plutôt que les mises excessives, 1win encourage un comportement de jeu stable et équilibré. Les Coins deviennent ainsi des leviers de fidélité éthique, non intrusifs.

Avec ce système, 1win démontre qu’il est possible de récompenser l’engagement sans tomber dans l’excès. Les 1win Coins incarnent une nouvelle forme de reconnaissance numérique, à la fois motivante, flexible et en phase avec les attentes des joueurs modernes.

Conclusion: une nouvelle vision du jeu en ligne signée 1win

À travers ses initiatives innovantes, 1win redéfinit peu à peu les contours du jeu en ligne moderne. En plaçant l’utilisateur au centre de son écosystème, la plateforme ne cherche pas seulement à divertir, mais à instaurer une relation de confiance durable. Cela se manifeste aussi bien dans son engagement pour le jeu responsable que dans la création d’un système de fidélité motivant et équilibré.

La mise en place d’outils de contrôle personnels, associés à des ressources éducatives et des fonctionnalités de sécurité avancées, montre que 1win ne considère pas la responsabilité comme un simple argument marketing, mais comme un fondement essentiel de son identité. De la même manière, avec les 1win Coins, la plateforme offre à ses utilisateurs une manière originale de valoriser leur engagement, sans jamais encourager l’excès.

Ce double engagement – protection et récompense – témoigne d’une volonté forte : celle de construire un environnement de jeu à la fois stimulant, éthique et durable. Dans un secteur souvent critiqué pour son opacité, 1win ouvre la voie à une expérience ludique plus consciente, plus humaine et résolument tournée vers l’avenir.

 

URGENT! Incident armé près de Birao,  un casque bleu tué, deux blessés

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URGENT! Incident armé près de Birao,  un casque bleu tué, deux blessés

 

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Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une patrouille de casques bleus du contingent gambien de la MINUSCA a essuyé des tirs ce vendredi 20 juin dans l’après-midi, aux abords de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga. Les soldats de la paix revenaient d’Am-Dafock quand des hommes armés les ont pris pour cible à quelques kilomètres de Terfel.

 

L’attaque s’est produite vers 16 heures sur la route principale menant de Birao à Amdafock. Des groupes armés non identifiés ont tendu une embuscade aux casques bleus  en provenance de la frontière. Les assaillants ont intimé l’ordre aux casques bleus de déposer leurs armes. Face au refus des soldats de la MINUSCA de rendre leurs équipements, les tensions ont rapidement dégénéré en affrontement armé.

 

Les échanges de tirs ont fait un mort dans les rangs des casques bleus, selon les premières informations recueillies sur place. Deux autres militaires de la MINUSCA ont été touchés et blessés. Leurs états de santé ne sont pas encore connus. Du côté des assaillants, aucun bilan n’a pu être établi pour le moment.

 

Cette zone du nord-est centrafricain connaît régulièrement des incidents impliquant différents groupes armés. La présence de la MINUSCA dans cette région frontalière avec le Soudan vise à protéger les populations civiles et à maintenir un semblant de stabilité.

 

Les autorités centrafricaines et le commandement de la MINUSCA n’ont pas encore communiqué officiellement sur cet incident. Une enquête devrait être ouverte pour identifier les responsables de cette attaque et comprendre les circonstances exactes de l’embuscade.

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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FLASH-INFO : Altercation entre soldats FACA à Zémiot, deux blessés graves

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Altercation entre soldats FACA à Zémiot, deux blessés graves

 

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Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une violente altercation entre deux soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Koumboli fait deux blessés graves.

 

Dans la journée de ce vendredi 20 juin 2025, des soldats FACA se sont rendus à environ cinq kilomètres de Zemio, dans le village de Koumboli. Selon des sources locales jointes par la rédaction du CNC, ils se sont introduits dans la concession de l’église MSEP (Mission de Saint Esprit par la Prophétie), communément appelée « Nzapa ti Azandé », où ils auraient commencé à voler des objets. Après avoir été séparés et s’être retirés, un conflit aurait éclaté entre deux soldats FACA, apparemment lié au partage du butin.

 

La dispute a dégénéré, et les deux soldats se sont tiré dessus, se blessant mutuellement. Actuellement, les deux militaires, grièvement blessés, sont pris en charge à l’hôpital de Zemio.

 

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