Le PRNC met fin à son accord avec la Croix-Rouge après l’exécution d’un de ses membres
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Dans un communiqué officiel daté du 25 décembre 2024, le Chef d’État Major du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), Mahamat Deya, dénonce “l’acte inacceptable commis par les éléments des FACA (Forces Armées Centrafricaines) basées à Ouadda-Maïkaga contre l’un de ses hommes.
Selon le communiqué, les faits se sont déroulés alors que l’élément du PRNC “effectuait une patrouille de reconnaissance aux abords d’un poste de contrôle que le mouvement avait établi pour garantir la sécurité de la population locale, selon le terme du communiqué. Malheureusement, une situation inhabituelle s’est produite : il a disparu sans laisser de trace.
Le communiqué précise qu’“après des investigations approfondies, il a été établi que cet élément a été appréhendé par les FACA sur le chantier de Padé situé à 50 km de Ouadda-Maïkaga. Il a été ligoté, violemment frappé et torturé avant d’être exécuté. Son corps sans vie a ensuite été placé dans un sac et jeté dans une rivière proche du chantier”.
Le Chef d’État Major du PRNC évoque ensuite un précédent plus pacifique : “À l’époque où j’étais au CPC, lors des combats de Nda, j’avais fait prisonniers 24 soldats des FACA. Cependant, j’ai fait preuve de retenue en respectant le droit international humanitaire. Ces prisonniers ont été traités avec humanité et libérés grâce à la médiation de la Croix-Rouge avec qui nous avons signé un document“.
Ensuite, le communiqué révèle les termes de cet accord : “Dans cet accord, il était stipulé que si l’un de mes hommes était capturé, en période de combat ou hors combat, les FACA devaient alerter la Croix-Rouge afin d’assurer son bien-être“.
Suite à cette violation, Mahamat Deya annonce : “À compter de la publication de ce communiqué, je déclare cet accord caduc. J’exige que tous les éléments des FACA se tiennent prêt car désormais la seule relation entre eux et nous sera celle de la guerre“.
La rédaction attend une réaction officielle des FACA concernant ces accusations graves.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)