Protégé : Centrafrique : Dimitri Sitiy, manipulateur pathétique, tente d’inventer une fausse histoire du pays de Boganda
Centrafrique : Dimitri Sitiy, manipulateur pathétique, tente d’inventer une fausse histoire du pays de BogandaPar la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique. Les récentes déclarations de Dimitri Sitiy, le chef actuel du groupe Wagner en Centrafrique, montrent la stratégie de communication de cette organisation criminelle russe au pays de Barthelemy Boganda. Dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux, cet ancien responsable des "maisons russes" devenu dirigeant de Wagner en RCA après son accident et la disparition de Prigojine tente de valoriser l'action de Wagner dans le pays.Son récit de la situation en 2017 décrit une RCA au bord d’un chaos général, notamment dans la capitale Bangui, alors que tout était calme déjà que les Wagner sont arrivés en RCA. Il insiste particulièrement sur le quartier PK5, qu'il présente - de façon incorrecte et pathétique, comme le troisième arrondissement de la capitale. Cette erreur n'est pas anodine : PK5 n'est en réalité qu'un quartier parmi d'autres du troisième arrondissement. Dimitri Sitiy affirme que cette zone fonctionnait comme "un État dans l'État", avec ses propres structures de gouvernance. Il prétend que l'arrivée de Wagner a transformé la situation.Cette version maladive des faits cache une réalité plus complexe. L'histoire de Wagner en RCA commence avec un premier contingent de 900 à 1000 hommes. Après les événements de décembre 2020 et janvier 2021, leur nombre augmente considérablement pour atteindre plus de 2000 personnes. À cette époque, l'ambassadeur de Russie à Bangui promet une pacification totale du pays en trois mois. Cette promesse ne s'est jamais concrétisée. Quatre ans plus tard, la stabilité promise reste hors d'atteinte.Les actions de Wagner en RCA sont surtout caractérisées par de nombreuses violences sur les civils, notamment le meurtre, le viol des enfant, l’agression, la détention arbitraire. L'exemple le plus récent est l’assassinat sans froid d'un chauffeur camerounais par les mercenaires russes à Boali. Dans cette affaire, comme dans d'autres, le groupe influence les institutions centrafricaines pour orienter la communication officielle en leur faveur. Les autorités ont ainsi parlé d'une attaque d'hommes armés non identifiés. Fait inhabituel, Wagner a reconnu la perte d'un de ses membres lors de cette attaque mystérieuse et inventée de toutes pièces, alors que le groupe communique rarement sur ses pertes.La réalité du pouvoir en RCA aujourd'hui dévoile une mainmise de Wagner sur les décisions importantes. Si le président et le Premier ministre conservent leurs titres, leur autorité réelle apparaît limitée. Les grandes orientations du pays sont désormais définies par Wagner.Les comparaisons de Dimitri Sitiy entre 2017 et 2024 visent à justifier cette présence. Pourtant, cette lecture de l'histoire récente de la RCA ne tient pas compte des nombreux problèmes actuels. Le groupe Wagner cherche à légitimer son rôle dans le pays par tous les moyens, profitant de sa position dominante dans l'appareil d'État.Cette situation pose vraiment des questions sur l'avenir du pays de Barthelemy Boganda. Le contrôle exercé par Wagner touche tous les aspects de la vie publique. Les institutions nationales, bien qu'existantes sur le papier, peinent à exercer leur autorité face à cette force criminelle russe. Les déclarations officielles masquent difficilement cette réalité.L'interview de Dimitri Sitiy expose les efforts de Wagner pour construire un récit favorable à la présence de Wagner en RCA. En présentant la situation antérieure sous un jour particulièrement sombre, le groupe tente de justifier son implantation durable dans le pays. Cette stratégie de communication s'accompagne d'un contrôle effectif des leviers du pouvoir.Les conséquences de cette mainmise se font sentir dans tous les domaines. Les décisions importantes passent par Wagner, réduisant l'autonomie des autorités centrafricaines. Cette dépendance crée une situation inquiétante pour la souveraineté du pays.L'écart entre les promesses initiales de Wagner et la réalité actuelle reste important. La pacification rapide annoncée n'a pas eu lieu. Les violences persistent. La présence du groupe s'est transformée en une tutelle sur l'État centrafricain, modifiant profondément le fonctionnement des institutions nationales.Corbeaunews Centrafrique Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21 Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.comCliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique Invitation à suivre la chaine du CNCCliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp : CNC Groupe 3 4 Groupe InfosRappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)