La Centrafrique sous Touadera : un pays à la dérive, selon COSCIPAC

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Dans une déclaration rendue publique le 23 novembre 2024, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) dresse un tableau alarmant de l’état du pays. Le document, signé par le Coordonnateur National Petit Delphin KOTTO, dépeint une République centrafricaine engluée dans une crise profonde malgré les annonces optimistes du gouvernement.
À Bangui, surnommée autrefois “la coquette” et maintenant tristement connue comme “Bangui la poubelle”, la situation reste tendue. Les forces de défense quadrillent la ville, appuyées par les mercenaires russes de Wagner, les forces spéciales rwandaises et la Minusca. Pourtant, cette présence massive n’empêche pas les risques permanents de violences.
Les chiffres donnent le vertige : 70% des Centrafricains vivent dans l’extrême pauvreté. Les enfants paient le prix fort avec l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde. La COSCIPAC note que des millions d’habitants n’ont pas accès aux services essentiels : soins de santé, éducation . Une situation aggravée par les violences et les déplacements de population.
Le style de gouvernance du président Faustin Archange Touadera, alias “Baba Kongoboro”, est particulièrement critiqué. La COSCIPAC dénonce “la démagogie, le népotisme, le clientélisme, la gabegie, la concussion, le tribalisme et surtout la mafia”. Les libertés fondamentales s’amenuisent : restrictions sur les manifestations publiques, entraves à la liberté d’expression.
La nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023 attise les inquiétudes. Pour la société civile, ce texte vise principalement à permettre au président Touadera de conserver le pouvoir indéfiniment.
La COSCIPAC appelle à un dialogue politique inclusif, réunissant toutes les forces vives de la nation, y compris les groupes armés. “Il est impératif que le président Touadera laisse tomber son orgueil politique”, insiste l’organisation, qui menace de mobiliser la population si ses demandes restent lettre morte.
Les rapports internationaux renforcent ce constat préoccupant. Le FMI et le Groupe de Travail de la Société Civile ont récemment souligné l’inefficacité des réponses gouvernementales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et la corruption.
Cette situation critique perdure malgré les opérations militaires en cours dans les provinces, où les groupes armés maintiennent leur emprise. Le gouvernement affirme contrôler “100% du territoire”, une déclaration que la COSCIPAC qualifie de “pompeux discours propagandiste” déconnecté des réalités du terrain.
La déclaration de la COSCIPAC intervient à un an des élections législatives et présidentielle. Pour l’organisation, seul un dialogue national inclusif pourrait permettre d’apaiser les tensions et de “sauver ce qui reste de la démocratie” en République centrafricaine.
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)

