Le boucher de Zemio, Irogodja, disparu lors de son transfèrement à Bangui par les Wagner, est finalement retrouvé mort, son cadavre découvert à la morgue de l’hôpital communautaire. Incroyable!

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le boucher de Zémio porté disparu lors du transfert vers la capitale a finalement été localisé sans vie à la morgue de l’hôpital général de Bangui. Le CICR a identifié son corps après que sa famille ait signalé son absence parmi les neuf autres suspects transférés dans la capitale.
Lorsque l’hélicoptère des Wagner a atterri à Bangui lundi dernier avec les dix jeunes arrêtés à Zémio, neuf d’entre eux ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Irogodja, lui, a emprunté un autre chemin que ses compagnons d’infortune ignoraient totalement, car ils étaient tous cagoulés, leurs visages recouverts des sacs plastiques.
Les mercenaires russes l’ont séparé du groupe dès la descente de l’hélicoptère. Pendant que les autres étaient acheminés vers la SRI pour y être écroués, Irogodja montait dans un véhicule des russes qui filait directement vers la base des Wagner à l’aéroport international Bangui-Mpoko.
Cette installation hautement criminel des Wagner au camp Mpoko abrite divers équipements et installations que les mercenaires utilisent pour leurs interrogatoire musclé à Bangui.
C’est dans cet endroit que les mercenaires ont conduit le boucher de Zémio. Les heures qui ont suivi son arrivée restent opaques mais le résultat parle de lui-même. Irogodja a subi des sévices d’une violence telle que son organisme n’a pas résisté longtemps.
Les méthodes employées par Wagner lors de ces interrogatoires sont connues pour leur férocité. Les mercenaires russes n’hésitent pas à infliger des souffrances extrêmes pour obtenir des aveux ou simplement pour punir ceux qu’ils considèrent comme des ennemis, réels ou imaginaires.
Le corps d’Irogodja portait les stigmates de ce qu’il avait enduré dans cette base militaire. Une fois décédé, les mercenaires se sont retrouvés avec un cadavre sur les bras qu’il fallait faire disparaître vite.
Plutôt que d’abandonner le corps en brousse comme cela arrive parfois, Wagner a choisi une autre solution. Dans la nuit, un véhicule des mercenaires a quitté le camp Mpoko en direction du centre-ville de Bangui avec une cargaison macabre à son bord.
La morgue de l’hôpital général a reçu cette nuit-là un corps non identifié qu’on y a déposé sans explication particulière. Le personnel de l’établissement a l’habitude de ces arrivées nocturnes qui ne s’accompagnent d’aucun document ni d’aucune information sur l’identité du défunt.
Pendant ce temps, la famille d’Irogodja multipliait les démarches à Bangui pour comprendre ce qui était arrivé au boucher de Zemio. Les proches savaient qu’il figurait parmi les dix personnes embarquées à Zémio mais son nom n’apparaissait nulle part dans les registres de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Cette absence inexpliquée a poussé la famille à solliciter l’aide du Comité International de la Croix-Rouge qui dispose de moyens pour rechercher les personnes disparues. Le CIC a accepté d’ouvrir une enquête et a commencé à vérifier différentes pistes possibles.
Les enquêteurs du CIC ont méthodiquement visité les lieux de détention connus à Bangui. Ils ont également pris contact avec les structures médicales susceptibles d’avoir reçu un blessé ou un corps correspondant au signalement. C’est ainsi qu’ils ont fini par se rendre à la morgue de l’hôpital général.
Parmi les corps entreposés dans les tiroirs réfrigérés figurait celui d’un homme dans la trentaine correspondant à la description d’Irogodja. Le personnel du CIC a pris des photos et les a transmises à la famille qui a formellement reconnu le boucher disparu.
La confirmation est tombée comme un couperet pour les proches qui espéraient encore le retrouver vivant quelque part. Les marques visibles sur le corps ne laissaient aucun doute sur les circonstances de sa mort. Irogodja avait été torturé avant de succomber à ses blessures.
Cette découverte apporte une réponse à la question de sa disparition mais en soulève d’autres tout aussi inquiétantes. Pourquoi Wagner l’a-t-il séparé des neuf autres jeunes arrêtés en même temps que lui à Zémio ? Qu’est-ce qui a motivé ce traitement différent alors qu’ils étaient tous accusés des mêmes faits ?
Le boucher ne présentait aucune particularité qui aurait pu justifier un interrogatoire plus poussé que ses compagnons. Son métier de vendeur de viande au marché ne comportait aucun aspect stratégique susceptible d’intéresser les services de renseignement russes.
Plusieurs hypothèses circulent désormais à Bangui parmi ceux qui suivent cette affaire. Certains pensent qu’Irogodja a simplement eu la malchance d’être choisi au hasard pour servir d’exemple. D’autres estiment que quelqu’un a pu le désigner spécifiquement aux mercenaires pour régler des comptes personnels.
Par Gisèle MOLOMA.
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Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. 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L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. 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