Vive tension au commissariat du 4ème arrondissement de Bangui : certains soldats FACA menacent de venir incendier le commissariat après la mort de l’un des leurs

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un incident survenu samedi soir à Gobongo a mal tourné. Un jeune soldat est gravement blessé au commissariat, suivi de son décès à l’hôpital communautaire. Ses collègues et amies menacent désormais de venir brûler le commissariat.
L’affaire a débuté vers 18h30 dans le quartier Gobongo, situé à la sortie nord de Bangui, à environ huit kilomètres du centre-ville. Un Soldat FACA fraîchement recruté par l’état-major s’était rendu dans un débit de boissons en compagnie de plusieurs de ses amis qui sont tous des consommateurs de chanvre indien.
À son entrée dans ce nganda, le soldat FACA, en civil, a aussitôt jeté son dévolu sur une jeune femme attablée avec un groupe de jeunes du quartier. Le soldat commence à draguer la petite fille sous les yeux de tous. Il insiste, et insiste. Finalement, il appelle la fille de venir faire la table avec lui. Mais la jeune fille a refusé sa proposition, sachant qu’elle est déjà draguée par l’un des jeunes qui font la table avec elle. Donc pour elle, quitter sa table avec son petit ami pour aller faire la table avec un autre jeune est intolérable.
Mais vu le refus de la jeune fille, le soldat n’a pas accepté cet affront. Aussitôt, le soldat d’éclanche une violente bagarre entre lui et le copain de la jeune femme. La dispute a alors pris une tournure violente. Le militaire a mordu gravement son rival à la tête, lui arrachant une partie des cheveux avec ses dents. Le sang commence à couler.
Pendant ce temps, l’attroupement provoqué par la bagarre a attiré l’attention des forces de l’ordre. Les policiers du commissariat du 4ème arrondissement sont intervenus rapidement pour arrêter l’agresseur. Ils ignoraient alors sa qualité de militaire. Les policiers l’ont embarqué au commissariat de police du quatrième arrondissement de Bangui.
Au même moment, ses compagnons, également présents dans le débit de boisson au quartier Gobongo, ont suivi le convoi des forces de l’ordre jusqu’au poste de police mais sont restés à l’extérieur.
Une fois arrivés au commissariat, les agents de police ont découvert que le suspect est un élément des forces armées centrafricaine. Ils ont alors entamé les démarches pour le transférer aux autorités militaires compétentes.
Pendant que les policiers établissaient le procès-verbal, le jeune homme a tenté de s’échapper. Il a réussi à s’emparer de l’arme d’un agent et a couru vers la sortie. Un autre policier l’a rattrapé par le dos et une lutte s’est engagée pour récupérer l’arme.
Durant la confrontation physique, un coup est parti accidentellement, atteignant le militaire à la jambe. Malgré la gravité de la blessure, ses camarades qui attendaient dehors l’ont récupéré vite sur une moto. Ils l’ont ensuite transporté à l’hôpital communautaire aux alentours de 19h30.
Mais c’est grave pour lui. Le soldat, une fois arrivé à l’hôpital communautaire, a succombé de ses blessures moins d’une heure après son admission. Sa famille et ses frères d’armes accusent maintenant les policiers de l’avoir tué volontairement. Des menaces d’incendie du commissariat et de représailles contre les agents ont été proférées.
Face à cette situation, des renforts policiers massifs ont été déployés au commissariat du 4ème arrondissement. Plusieurs pick-up équipés d’armes lourdes sont stationnés devant le bâtiment. Les effectifs ont été considérablement augmentés pour parer à toute éventualité
Par Anselme Mbata
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)