Bangui, quand le ministre Bertrand Arthur Piri, invité dans une église des frères de Bégoua, annonce aux fidèles des choses dangereuses qui vont arriver après les Élections du décembre prochain. Quelle surprise ?

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La visite de Bertrand Arthur Piri à l’église évangélique des frères du quartier PK15, sur la route de Boali, s’est transformée la semaine dernière en un moment de malaise généralisé.
En effet, le ministre de l’Énergie et neveu du président Touadéra, également candidat aux législatives dans la circonscription de Bégoua, a tenu des propos qui ont glacé tous les fidèles de cette église des frères.
Invité exceptionnel du culte du dimanche dernier, le ministre Bertrand Arthur Piri, par ailleurs musicien et animateur radio, a pris la parole après les prières pour lancer un appel pressant aux fidèles. « Il faut beaucoup prier pour le pays », a-t-il martelé, avant d’ajouter que « ce qui va arriver après les Élections risque d’être très, très dangereux pour le pays ». Bertrand Arthur Piri est allé jusqu’à évoquer une situation « pire que celle de 2013 en Centrafrique », référence directe à la crise qui avait secoué le pays après la prise du pouvoir de la Séléka qui avait chasser le président François Bozizé du pouvoir.
Après les propos glaçants du ministre Bertrand Arthur Piri , le silence s’est abattu dans l’église. Les fidèles, venus pour un culte dominical ordinaire, se sont retrouvés face à un membre du gouvernement leur annonçant des « choses violentes » à venir après les Élections groupées de décembre.
« Ça sent très, très mal », a insisté le ministre, multipliant les appels à la prière.
Ces Élections groupées – qui doivent réunir les présidentielles, législatives, municipales et régionales, sont déjà au cœur d’une crise politique majeure. Le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro y brigue un troisième mandat, en violation de la Constitution centrafricaine de 2016 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. C’est précisément cette candidature illégale qui cristallise les tensions et fait redouter une explosion post-électorale.
À la sortie du culte, la stupéfaction a laissé place à l’indignation. « Quelle est cette histoire ? », se demandaient les fidèles entre eux. Nombreux sont ceux qui y voient un aveu : le gouvernement serait lui-même à l’origine des crises qu’il prétend redouter. « Ils sont au pouvoir, ils ont tout. Ce sont eux-mêmes qui créent les crises », résumait un fidèle. « Ils ne veulent pas que l’opposition aille aux élections, ils créent personnellement les crises post-électorales, et maintenant ils viennent nous demander de prier pour eux ? »
La comparaison utilisée par les fidèles est cinglante : ils se sentent comme des chercheurs d’or qu’on fait travailler avant de leur confisquer le fruit de leur labeur. « Ils sont au pouvoir, ils bénéficient, ils mangent, ils construisent des immeubles partout, ils ne pensent même pas à la population. Et maintenant ils viennent demander à cette même population de prier pour eux ? Leur intérêt, c’est seulement de protéger leur richesse ».
Le contexte politique donne du poids à ces accusations. À quelques semaines des élections groupées de décembre, le pays connaît déjà une crise pré-électorale avec le boycott de l’opposition, hostile au troisième mandat du président Touadéra. Dans un climat où les tensions sont palpables et où de nombreux acteurs politiques sont écartés du processus électoral, les propos alarmistes d’un ministre en campagne prennent une résonance particulière.
« Tout le monde sait que le pays ne va pas bien », confiait un autre fidèle à la sortie de l’église. « Le pays va bien pour ceux qui sont au pouvoir. Pour le reste, c’est le chaos. Routes, écoles, rien ne fonctionne. La vie est dure et chère. Et ils viennent à l’église annoncer des mauvaises nouvelles ? »
La visite de Bertrand Arthur Piri au PK15 a donc eu l’effet inverse de celui probablement escompté. Au lieu de rassurer ou de mobiliser les fidèles, le ministre a alimenté la colère d’une population qui se sent instrumentalisée par un pouvoir qu’elle accuse de préparer le terrain d’une crise dont il serait lui-même l’artisan. En évoquant le spectre de 2013, année noire de l’histoire centrafricaine, Piri a involontairement révélé les craintes d’un régime conscient de jouer avec le feu en maintenant un troisième mandat inconstitutionnel.
Par Gisèle MOLOMA….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
