Vakaga : aucun candidat aux Élections n’a déposé son dossier, le bureau de l’autorité nationale des Élections appelle au secours

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la préfecture de la Vakaga, le bureau de l’Autorité Nationale des Élections lance un appel désespéré. Depuis l’ouverture de la période de dépôt des candidatures le 2 octobre jusqu’au 6 octobre, aucun candidat n’a déposé son dossier pour les Élections présidentielle, législatives ou municipales prévues en décembre 2025.
Le responsable du bureau ANE de la Vakaga a fait une déclaration publique pour supplier les candidats de venir déposer leurs dossiers : “Depuis le 2 et nous sommes aujourd’hui le 6, jusqu’à là, il n’y a pas un seul candidat qui est venu déposer ses dossiers. Et donc là, c’est vraiment un souci pour moi, il ne reste plus que grand-chose. Donc je demande aux candidats de venir déposer leurs dossiers».
Il précise l’adresse du bureau : “Notre bureau local se trouve au Forum des droits de l’homme derrière la maison des jeunes. Nous sommes là provisoirement. Et donc je demande vraiment à la population, aux électeurs ou aux candidats de venir nous trouver ici, nous sommes là à n’importe quelle heure pour venir déposer leurs dossiers».
Le responsable tente de rassurer sur les conditions techniques : “Si nous n’avons pas une agence ici, un trésor ici, nous avons un divisionnaire des impôts qui est là, qui travaille ici à la mairie. Les candidats peuvent s’adresser à ce divisionnaire des impôts et ils peuvent fournir leurs dossiers. Il n’y a pas quelque chose de gravité. Il n’y a pas vraiment quelque chose de gravité. On les attend».
Son appel se termine par une interrogation inquiète : “Une grande circonscription comme la Vakaga, et particulièrement à Birao, qui n’a pas de candidats. En tout cas, ce n’est pas possible. Il y a des leaders ici qui peuvent bien déposer leurs dossiers, mais jusqu’à là, je ne sais pas, ils ne sont pas encore venus».
Ce désespoir du responsable ANE cache une réalité que tout le monde connaît en Centrafrique : la population boude massivement ces Élections. Les Centrafricains ne veulent même pas participer car ils savent que les circonstances de ces élections montrent clairement que c’est le régime qui va décider des résultats.
Ce ne sont pas des élections mais des nominations sous couvert électoral. Le peuple l’a compris et refuse de cautionner cette parodie en participant. Dans toute la Centrafrique, les candidatures sont rares. Dans la Vakaga, elles sont inexistantes.
Les habitants de Birao et de toute la Vakaga savent que voter ne servira à rien. Touadéra a modifié la Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. L’Autorité Nationale des Élections est aux ordres du pouvoir. La Cour Constitutionnelle valide tout ce que veut le président. Les conditions d’un scrutin libre et transparent n’existent pas.
Pourquoi se porter candidat quand on sait que les résultats sont déjà écrits ? Pourquoi dépenser de l’argent pour une campagne quand le vainqueur est déjà connu ? Pourquoi mobiliser ses partisans quand le système truquera les chiffres ?
La Vakaga a déjà subi tellement d’épreuves. Les habitants ont vécu sous occupation de groupes armés, ont subi les exactions de rebelles soudanais, ont prié collectivement pour empêcher le retour de Wagner. Maintenant, on leur demande de participer à une élection truquée d’avance.
Ils répondent par le boycott silencieux. Pas de manifestations, pas de déclarations fracassantes. Simplement, personne ne se porte candidat. C’est la forme de protestation la plus efficace : refuser de jouer dans la pièce de théâtre organisée par le régime.
L’appel pathétique du responsable ANE montre que même l’appareil électoral du régime commence à paniquer. Comment organiser des élections sans candidats ? Comment prétendre à la démocratie quand personne ne veut participer ? Comment convaincre la communauté internationale que le scrutin est crédible quand des circonscriptions entières n’ont aucun candidat ?
Le régime va probablement trouver des solutions de dernière minute. Convaincre quelques personnes de se porter candidates en échange d’argent ou de promesses. Fabriquer des candidatures fictives pour donner l’illusion du pluralisme. Mais le mal est fait : le rejet populaire de ces élections est patent.
La situation dans la Vakaga n’est qu’un exemple d’un problème national. Partout en Centrafrique, la population comprend que ces élections ne sont qu’une formalité pour légitimer la mainmise de Touadéra sur le pouvoir. Le président a déjà annoncé sa candidature pour un troisième mandat inconstitutionnel. L’issue du scrutin ne fait aucun doute pour personne.
Ce boycott silencieux de la population centrafricaine est le verdict le plus accablant sur dix ans de présidence Touadéra. Après une décennie au pouvoir, le président ne peut même pas organiser des élections auxquelles les citoyens accepteraient de participer. La légitimité du régime est tellement érodée que même la fiction électorale ne tient plus.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
