Bavure policière à Grimari : un jeune homme meurt en garde à vue, le commissaire livre un agent à la gendarmerie pour se protéger

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Un nouveau drame lié aux violences policières vient d’endeuiller la ville de Grimari, située dans la préfecture de la Ouaka. Un jeune homme, arrêté à la suite d’un différend familial, est décédé dans la nuit à l’intérieur de la geôle du commissariat local, après avoir subi de graves passassions à tabac et un refus d’assistance médicale.
Des violences à la barrière jusqu’à la geôle
Les faits se sont déroulés après l’arrestation du jeune homme, rapidement remis aux policiers en faction sur la barrière installée sur l’axe Grimari. Selon les informations recueillies sur place, le prévenu a été violemment tabassé par ces agents avant d’être acheminé au commissariat de la ville.
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Présenté au commissaire de police de Grimari, identifié sous le nom d’Issa, ce dernier a ordonné son placement immédiat en garde à vue pour toute la nuit.
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Ignoré toute la nuit malgré ses appels au secours
Tout au long de la nuit, le jeune homme n’a cessé de se plaindre de douleurs aiguës et de demander de l’aide depuis la chambre de sûreté. Cependant, en raison des instructions fermes données par le commissaire Issa, aucun agent n’est intervenu pour lui porter assistance ou lui faire bénéficier de soins.
Ce n’est vers 8 heures ce matin que l’irréparable a été constaté. Ses co-détenus, remarquant son immobilité totale, ont tenté de le toucher avant de réaliser qu’il avait rendu son dernier soupir. Le corps a été rapidement transféré à la morgue par les forces de l’ordre.
Fuite de responsabilité hiérarchique
Face à l’urgence de la situation et pour parer au scandale, le commissaire Issa a fini par livrer le chef de poste de la barrière à la gendarmerie locale. Une manœuvre perçue sur place comme une tentative de rejeter l’entière faute sur ses subordonnés et de se soustraire à sa propre responsabilité dans la gestion de cette garde à vue mortelle.
L’affaire provoque une vive indignation au sein de la population de Grimari, qui exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce décès et que tous les responsables, exécutants comme commanditaires, répondent de leurs actes devant la justice.
Par Christoph Biri
Les violences policières à Grimari soulèvent des questions sur la responsabilité des agents lors de cette garde à vue mortelle, qui a coûté la vie à un jeune homme.
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