La pollution sonore en Centrafrique : un problème de santé publique négligé ?

Publié le 2 avril 2023 , 7:25
Mis à jour le: 2 avril 2023 3:08 pm

 

Bangui, 03 avril . 2023 (CNC) —  Bien que la pollution sonore soit reconnue comme la seconde source de pollution dans le monde après la pollution atmosphérique, la République centrafricaine semble négliger ce problème de santé publique croissant. Les sonos placées en pleine rue et qui diffusent de la musique à haut volume sont courantes, mais peu de mesures ont été prises pour réguler les niveaux de bruit dans les rues. Cette situation suscite des interrogations quant à l’inaction du gouvernement et soulève des inquiétudes quant aux conséquences pour la santé physique et psychologique des citoyens centrafricains.

Illustration, bar la Récréation au marché Gobongo de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi /Corbeaunews.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 3 avril 2023

 

La pollution sonore: un problème de santé publique négligé en RCA

 

La pollution sonore est un problème croissant dans le monde entier, et la République centrafricaine ne fait pas exception. Bien que ce soit une question qui affecte la santé publique, peu de mesures ont été prises pour réguler les niveaux de bruit dans les rues. Cette situation a suscité de nombreuses interrogations de la part des Centrafricains quant à l’inaction du gouvernement à ce sujet.

Il est vrai que le bruit est souvent considéré comme une simple nuisance, mais cela peut avoir de graves conséquences sur la santé physique et psychologique. En effet, l’Organisation mondiale de la santé a classé la pollution sonore comme la seconde source de pollution après la pollution atmosphérique. Cela signifie que les niveaux de bruit excessifs peuvent entraîner des problèmes de santé tels que la perte auditive, les maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, les troubles du sommeil et le stress.

Pourtant, malgré les risques pour la santé, les sonos placées en pleine rue et qui diffusent de la musique à haut volume sont fréquentes en Centrafrique. Certaines organisations de la société civile ont appelé à une réglementation pour contrôler les niveaux de bruit dans les rues. Cependant, ces appels sont restés sans réponse de la part du gouvernement, ce qui suscite des interrogations quant à leur efficacité.

Même le journaliste Christian Aimé Ndota, un acteur important de la société civile centrafricaine, se pose des questions quant à l’inaction du gouvernement. Il se demande si les occidentaux sont derrière ces bruits sonores, ou si le gouvernement ne prend tout simplement pas la pollution sonore au sérieux.

Le gouvernement doit prendre des mesures pour réguler la pollution sonore en Centrafrique. Il s’agit là d’un problème de santé publique qui doit être pris au sérieux. Des règlements doivent être mis en place pour limiter les niveaux de bruit dans les rues, et les sanctions doivent être appliquées à ceux qui enfreignent ces règles.

 

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