Trois personnes, dont deux femmes et un homme, ont été tuées mardi 15 septembre 2026 à Ouadda-Maïkkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto, après avoir été accusées de sorcellerie.
Selon des sources interrogées par la rédaction du CNC, les faits ont commencé après le décès d’une jeune femme qui venait d’accoucher et allaitait un bébé. Sa mort a conduit ses proches à chercher une explication aux circonstances de son décès.
La famille s’est tournée vers un marabout pour tenter d’identifier les causes de cette mort. Celui-ci a désigné trois personnes, deux femmes et un homme, qu’il a accusées d’être responsables de la mort de la jeune mère.
Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) sont ensuite allés chercher les trois personnes désignées. Elles ont été emmenées par les militaires avant d’être tuées.
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D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’une des trois victimes a été enterrée vivante. Les deux autres ont été enfermées dans un sac puis jetées dans une rivière. Les trois personnes sont mortes.
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Les faits se sont déroulés en présence de plusieurs habitants de Ouadda-Maïkkaga. Des témoins interrogés par la rédaction du CNC mettent directement en cause les soldats des FACA dans ces actes.
Cette affaire intervient quelques heures après le décès de la jeune mère, qui laisse derrière elle un bébé. La mort de la mère et celle des trois personnes accusées de sorcellerie ont profondément troublé les habitants de Ouadda-Maïkkaga.
Pour plusieurs habitants interrogés par la rédaction du CNC, une accusation de sorcellerie ne peut pas justifier une mise à mort. Les personnes accusées devaient être remises aux autorités compétentes afin qu’une enquête soit menée et qu’elles puissent se défendre devant la justice.
Le triple meurtre relance également les préoccupations sur les actes de justice populaire et la responsabilité des éléments des forces de sécurité. Lorsque des militaires participent à de tels actes, leur statut ne peut pas les placer au-dessus de la loi.
À Ouadda-Maïkkaga, les habitants demandent désormais que les circonstances de la mort des trois personnes soient établies et que les responsabilités soient déterminées par une procédure judiciaire. Actions disponibles
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