Dans une déclaration de presse signée le 28 juillet 2026 à Bangui, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), par la voix de son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO, exprime une profonde indignation face à la persistance du refus des autorités d’engager un dialogue politique inclusif. La COSCIPAC et son Coordonnateur National soulignent que cette concertation est pourtant réclamée depuis plusieurs années par une large partie de la classe politique, des organisations civiques et de nombreux citoyens centrafricains.
Un fossé grandissant entre gouvernants et gouvernés
Dans son analyse de la situation nationale, la COSCIPAC et son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO, constatent avec une vive inquiétude un décalage croissant entre les priorités affichées par le gouvernement et la réalité quotidienne subie par la population. Selon la COSCIPAC, le peuple centrafricain fait face à un quotidien marqué par de multiples drames :
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Une insécurité persistante : La COSCIPAC rapporte que des braquages sont enregistrés quotidiennement à Bangui et dans plusieurs préfectures.
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La précarité et la crise des services de base : La COSCIPAC et Petit Delphin KOTTO déplorent le manque d’infrastructures routières, estimant que l’eau et l’électricité sont devenues aussi rares qu’un « diamant bleu », tandis que les hôpitaux et les écoles sont au plus bas (« aux rouges »).
La crise économique : L’organisation pointe du doigt le chômage massif des jeunes, l’inflation continue et la hausse des prix des produits pétroliers qui, combinée à leur rareté, renchérit le coût du transport et des denrées alimentaires de première nécessité. La COSCIPAC affirme que des milliers de familles peinent désormais à offrir un repas quotidien à leurs enfants.
La COSCIPAC et Petit Delphin KOTTO qualifient la République Centrafricaine de « grand malade » nécessitant un « grand remède ». Ils dénoncent une mauvaise gouvernance chronique ayant des conséquences directes sur la santé et la vie des citoyens, illustrée par la multiplication de morts subites et d’accidents mortels sans prise de mesures préventives par le gouvernement.
Le symbole du désespoir de la jeunesse centrafricaine
Pour illustrer la gravité de la crise, la COSCIPAC et son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO, citent le drame survenu le 27 juillet 2026 à l’aéroport international Bangui-M’Poko. Un jeune Centrafricain s’est dissimulé derrière le train d’atterrissage d’un avion pour tenter de fuir clandestinement le pays.
Pour la COSCIPAC, le fait qu’un jeune préfère risquer une mort certaine plutôt que de rester sur sa terre natale est la preuve tragique d’un désespoir profond et d’une rupture de confiance majeure entre la population et les institutions républicaines.
L’instrumentalisation de la justice et la dénonciation des détentions arbitraires
Sur le plan des droits humains et des libertés, la COSCIPAC et Petit Delphin KOTTO fustigent la remise en cause de l’indépendance de la justice. La COSCIPAC affirme que l’appareil judiciaire est désormais soumis aux intérêts des plus puissants et utilisé pour faire taire les voix dissidentes.
Pour étayer cette dénonciation, la COSCIPAC cite nommément plusieurs figures politiques et de la société civile actuellement incarcérées à la prison de Ngaragba, certaines sans jugement :
Le professeur Dominique Erenon ;
L’ancien ministre Régis Dounda ;
L’ancien ministre Armel Sayo ;
L’ancien ministre Issene Abdoulaye, ainsi que plusieurs autres détenus.
La COSCIPAC rappelle que tout citoyen poursuivi doit bénéficier des garanties constitutionnelles et internationales, à commencer par le droit à un procès équitable tenu dans un délai raisonnable.
Le dialogue politique inclusif comme unique voie de sortie de crise
La COSCIPAC et son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO, regrettent vivement que les démarches préélectorales menées par les acteurs politiques, religieux et civiques en faveur du dialogue soient restées sans réponse favorable du pouvoir.
Afin d’appuyer son plaidoyer pour la réconciliation, la COSCIPAC convoque plusieurs grandes figures de l’histoire et de la diplomatie dans son texte :
La crise politique en Centrafrique nécessite un dialogue politique urgent pour rétablir la confiance entre le gouvernement et la population, face à une gouvernance défaillante.
Nelson Mandela :« Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre par le dialogue et la réconciliation. »Félix Houphouët-Boigny :« La paix n’est pas un vain mot, c’est un comportement. »Thabo Mbeki :« Le dialogue est la première condition de la paix durable. »Julius Nyerere :« L’unité ne signifie pas l’uniformité ; elle se construit dans le respect des différences. »Kofi Annan :« On ne construit pas la paix en faisant taire ceux qui pensent autrement ; on la construit en leur donnant une place autour de la table. »Selon la COSCIPAC, le dialogue ne constitue en aucun cas une concession ou une faiblesse, mais la preuve d’une maturité démocratique.
Les appels de la COSCIPAC à la Nation et à la communauté internationale
En conclusion de sa déclaration, la COSCIPAC et son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO, adressent plusieurs appels solennels :
À la classe politique, aux forces vives et à la jeunesse : La COSCIPAC les invite à rejeter la confrontation et à privilégier exclusivement les voies républicaines, démocratiques et le dialogue pour préserver la cohésion nationale.
Aux partenaires internationaux : La COSCIPAC leur demande d’intensifier leurs efforts afin de faciliter une solution politique inclusive axée sur la bonne gouvernance, le respect des droits fondamentaux et le renforcement des institutions.
Au peuple centrafricain : Petit Delphin KOTTO et la COSCIPAC lancent un message d’unité, de vigilance et de persévérance, rappelant que les transformations durables s’obtiennent par la responsabilité citoyenne et le respect des principes démocratiques.
Par Gisèle MOLOMA
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