
La Coordination de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) dénonce des tortures et des exécutions commises par des éléments de Wagner dans l’ouest et le nord-ouest de la Centrafrique.
Dans un communiqué de presse publié lundi 28 septembre dernier, la Coordination générale de la CPC rapporte plusieurs incidents survenus durant la semaine du 17 septembre 2026.

À Goufou, village situé à environ 12 kilomètres de Bouar, sur l’axe Bouar-Ngaramboulaye, deux habitants, Maxime et Gboka Moustapha, ont été arrêtés le jeudi 17 septembre. Les deux hommes ont été ligotés aux mains et aux pieds. Gboka Moustapha, père de famille, a ensuite été tué. Les auteurs ont d’abord tenté de l’abattre par balle avant de brûler son corps. Maxime a été maintenu en captivité pour servir de guide dans une opération de recherche visant le général Adamou Ndalé et des combattants de la CPC.
Un combattant de la CPC tué à Bossangoa
La CPC rapporte également la capture du général Nambokinena Kossi Francis dans le village de Yourouba, dans la commune de Ben-Zambé, près de Bossangoa. Il a été arrêté par un groupe de mercenaires russes de Wagner. Il a été torturé puis contraint de guider ses ravisseurs dans la brousse à la recherche d’autres combattants. Le groupe l’a ensuite conduit jusqu’au village de Gbolakaba, sur l’axe Ben-Zambé-Gbogozoi, après l’échec de cette opération. Nambokinena Kossi Francis a été décapité à Gbolakaba. Son corps a ensuite été mutilé. Sa tête et certains organes ont été placés dans une glacière puis emportés par ses ravisseurs.
La CPC conteste le statut de combattants
Dans son communiqué, la Coordination générale de la CPC insiste sur les circonstances des arrestations. Les personnes concernées n’ont pas été capturées pendant des affrontements. Elles ne portaient pas d’armes à feu et ne disposaient pas d’équipements militaires au moment de leur arrestation. Leur traitement ne peut donc pas être assimilé à celui de combattants capturés dans le cadre d’opérations militaires. Pour la CPC, ces personnes devaient être remises aux autorités judiciaires compétentes afin que leur implication dans les activités de la rébellion soit examinée dans le cadre de la procédure judiciaire. Le communiqué demande que ces faits soient considérés comme des violations des droits humains et du droit applicable aux personnes arrêtées ou détenues.
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Ces exécutions sommaires perpétrées par les miliciens russes constituent des violations des droits humains documentées dans les préfectures de l’ouest et du nord-ouest du pays.
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