
L’assemblée générale des Nations Unies est le principal organe de délibération, de représentation et d’élaboration de la politique générale de l’Organisation des Nations Unies. Il s’agit d’un forum mondial d’une semaine qui se tient annuellement au siège de l’ONU à New-York pour débattre de toutes les questions internationales couvertes par la charte de l’ONU telles les crises mondiales, la violation des droits fondamentaux, le droit international.
Ce pèlerinage annuel qui regroupe les 193 États membres représente un enjeu politique, économique et diplomatique majeur dans la posture d’un pays offre une tribune internationale aux États de faire entendre leurs priorités, d’obtenir des partenariats et éventuellement des financements, de contribuer aux décisions internationales, d’améliorer les relations diplomatiques en échangeant directement avec d’autres États.

C’est dans cette optique que le Président de la République a représenté la République centrafricaine dans ce concert des nations correspond au 81ème session de l’assemblée générale des Nations Unies qui a pour thème “Restaurer la confiance, gérer la transformation”.
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Au cours de son intervention qui ne reflète nullement les réalités du pays devant la tribune de l’ONU, le Président de la République a vanté le mérite de la fragile paix qui ne doit sa survie qu’aux mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner, le bilan de son hypothétique dialogue politique inclusif, le désarmement négocié ainsi que la réduction drastique des groupes armés.
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Il a en outre fustigé le recul de l’aide humanitaire aux pays vulnérables ainsi que l’effritement de l’aide publique au développement.
À ce stade de raisonnement, il apparaît important de rappeler que la convention internationale de 1989 interdit le recrutement, l’utilisation, le financement des mercenaires.
Cette convention référencée fait bel et bien partie du cadre juridique conventionnel des Nations Unies et adoptée par l’assemblée générale de l’ONU le 4 décembre 1989.
Sur la base de cette convention, les experts du groupe de travail de l’ONU éprouve de grandes difficultés à déterminer le statut juridique des mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner, leur contrat d’engagement très opaque, leur chaîne de commandement en interaction avec les forces armées centrafricaines.
Le paradoxe criard de la sous-traitance de la sécurité, du troc de la souveraineté, de la cession du droit de piller sans contrepartie des ressources minières du pays aux mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner et parallèlement plaidoyer à la tribune de l’ONU en faveur d’une quelconque aide est saisissant et constitue par voie de conséquence une rupture avec l’ordre juridique international.
Il apparaît ainsi judicieux de souligner qu’en dehors de la violation de la convention internationale de 1989 qui interdit tout recours aux mercenaires, la présence des Wagners en Centrafrique soulève deux problématiques importantes au regard du droit international.
D’abord la détermination de la nature juridique exacte du groupe ainsi que de ses membres, ensuite la responsabilité de leurs actes puisque des crimes, assassinats, des exécutions sommaires et extra-judiciaires, de nombreuses violations de droit de l’homme leurs sont imputables.
Face à ce paradoxe inexplicable, le citoyen lambda s’interroge :
1- Comment peut-on concilier la défense de la souveraineté nationale, l’attachement du pays aux multilatéralisme, au droit international et aux principes de l’ONU tout en faisant recours aux mercenaires étrangers du groupe paramilitaire de Wagner ?
2- En d’autres termes, comment comprendre qu’un pays qui s’insurge contre le recul de l’aide humanitaire et de l’aide budgétaire à l’assemblée générale des Nations Unies pendant que son sous-sol est démesurément pillé sans contrepartie par des mercenaires sans vergogne qui bénéficient d’un statut juridique controversé ?
3- Comment parler de démocratie et de l’état de droit à la tribune de l’ONU alors que l’assemblée nationale compte dans ses rangs un député apatride qui est la conséquence directe de la contestation de la décision du conseil constitutionnel par le gouvernement ?
4- Peut-on légitimement évoquer la défense des droits humains alors que des prisonniers politiques sans procès se multiplient, des enlèvements et assassinats imputés au Wagner ne cessent de s’amplifier ?
En tout état de cause, le pape Léon 14 lors de son discours au siège de l’Unesco à Paris a dénoncé la déshumanisation et a appelé à la construction d’un monde juste et équitable.
Ce qui n’est visiblement pas le cas pour le pouvoir de Bangui qui recourt à l’instrumentalisation et la politisation de la justice qui provoque le dysfonctionnement des institutions républicaines.
Le peuple attend en vain les dividendes des deux précédents mandats qui ne profitent qu’aux privilégiés triés sur de bases ethniques, claniques ou sur le critère de médiocrité.
Face à cette dérive à vitesse exponentielle, une prise de conscience collective s’impose pour rétablir l’état de droit.
C’est bien évidemment le constat qui a motivé le Rassemblement Unitaire, une organisation politique de la société civile centrafricaine qui envisage d’organiser des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine dans les jours à venir.
Afin d’insuffler une dynamique à l’initiative du Rassemblement Unitaire, je vous invite vivement à y adhérer massivement dès le lancement.
En attendant que le peuple se réveille de son sommeil onirique pour siffler la fin de la récréation,
La présence du groupe paramilitaire de Wagner en Centrafrique viole la convention internationale de 1989, tandis que l’exploitation des ressources minières alimente un système opaque en contradiction totale avec le droit international.
les paisibles habitants de Limassa qui ne se lassent dans leur combat soutenus par les vaillants citoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale vous demande de démissionner car c’est la seule issue honorable.
Monsieur le président, il y’a une belle vie après le pouvoir à l’instar de certains anciens Président qui savourent librement la vie hors du palais entouré de ses petits fils.
Nous vous rappelons avec insistance que l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance, le calvaire, entremêlé de regret, de larmes, de remord et de la désolation…
Si je savais serait trop tard, mais nous vous recommandons de demander conseils dès maintenant aux autres presidents d’ici et d’ailleurs qui ont déjà goutté à l’exil…ils vous en diront mieux.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.
Limassa le 19 Septembre 2026.
Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
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