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La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d’un pays au bord du gouffre

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La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d’un pays au bord du gouffre….

 

La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d'un pays au bord du gouffre….
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Devons-nous continuer à chercher l’argent ailleurs pour développer notre pays la Centrafrique ?” Cette question capitale posée par le Président Touadéra en mars 2023, reprise et analysée par Élie Oueifio dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), résume le paradoxe économique centrafricain.

 

Un potentiel inexploité de La Centrafrique

 

Le pays dispose d’immenses terres agricoles fertiles qui demeurent inexploitées à ce jour. Les ressources minières abondent dans le sous-sol centrafricain. Sa position géographique offre un avantage stratégique considérable pour le commerce régional. Une main-d’œuvre importante reste disponible et prête à contribuer au développement du pays.

 

Un économiste cité par Oueifio livre une analyse sans concession : “Nous avons tout pour réussir, sauf la volonté de nous prendre en charge. Nous préférons la mendicité internationale à l’effort national”.

 

L’héritage perdu d’une économie performante de La Centrafrique

 

Le modèle des années 1960-1974

L’économie centrafricaine brillait par son dynamisme durant cette période. Le pays possédait des industries nationales prospères qui produisaient pour le marché local et l’exportation. L’agriculture générait des excédents significatifs. La balance commerciale affichait un solde positif et la monnaie maintenait sa stabilité sur les marchés internationaux.

 

Oueifio rappelle avec nostalgie : “En 1970, la Centrafrique exportait du textile vers l’Europe. Nos usines tournaient à plein régime. Nos produits agricoles nourrissaient la sous-région. Nous étions un pays qui se construisait”.

 

L’effondrement économique de La Centrafrique

 

Le démantèlement industriel

La désindustrialisation s’est opérée de manière programmée avec la fermeture successive des usines nationales qui constituaient le tissu industriel du pays. Les projets industriels prometteurs ont été abandonnés les uns après les autres. Les productions ont été délocalisées vers d’autres pays, entraînant une perte irrémédiable des savoir-faire industriels développés pendant des années.

 

La dépendance croissante de La Centrafrique

Le pays s’est enfermé dans un cercle vicieux caractérisé par des importations massives pour satisfaire les besoins essentiels. L’aide internationale est devenue systématique et indispensable à la survie économique. L’endettement n’a cessé de croître, réduisant progressivement l’autonomie décisionnelle du pays en matière de politique économique.

 

Les obstacles au redressement

 

Les blocages structurels

L’infrastructure routière du pays se trouve dans un état de délabrement avancé, entravant la circulation des biens et des personnes. L’approvisionnement en énergie reste rare et son coût élevé freine le développement industriel. Le système bancaire montre des défaillances majeures qui limitent l’accès au crédit. La formation professionnelle ne répond pas aux besoins réels du marché du travail, créant un décalage entre les compétences disponibles et les besoins des entreprises.

 

Les résistances au changement

Les obstacles humains constituent un frein majeur au développement. Une mentalité d’assistanat s’est profondément ancrée dans la société. La corruption endémique gangrène l’administration et le secteur privé. L’absence de vision entrepreneuriale limite les initiatives privées. La peur du risque paralyse les investissements et l’innovation.

 

Les secteurs prioritaires de reconstruction de La Centrafrique

 

L’agriculture : Base du renouveau

Le pays possède un potentiel agricole considérable avec des terres fertiles immédiatement disponibles pour la culture. Les conditions climatiques se révèlent particulièrement favorables à une agriculture diversifiée. Une main-d’œuvre abondante pourrait être mobilisée pour les travaux agricoles. Les marchés régionaux et internationaux restent accessibles pour les produits cfns.

 

L’industrie à reconstruire

Le développement industriel doit se concentrer sur la transformation des produits locaux pour créer de la valeur ajoutée. Les industries légères adaptées aux besoins locaux méritent une attention particulière. L’artisanat traditionnel nécessite une modernisation pour répondre aux standards actuels. L’adoption de technologies appropriées permettrait d’optimiser la production.

 

Les réformes nécessaires

 

Cadre institutionnel

La simplification administrative devient indispensable pour faciliter la création et le développement des entreprises. La protection des investissements doit être garantie par un cadre juridique solide. Une fiscalité incitative encouragerait l’entrepreneuriat local et les investissements étrangers. La lutte contre la corruption nécessite des mesures concrètes et efficaces.

 

Infrastructure économique

Le réseau routier requiert une réhabilitation urgente pour désenclaver les régions productives. La production d’énergie doit être augmentée et fiabilisée. Les télécommunications nécessitent une modernisation pour faciliter les échanges. La création de zones industrielles adaptées stimulerait l’implantation d’entreprises.

 

La mobilisation des ressources

 

Ressources internes

L’épargne nationale constitue un potentiel largement sous-exploité qui pourrait financer le développement. La diaspora centrafricaine représente une source importante de financement et d’expertise à mobiliser. Les ressources naturelles du pays doivent être exploitées de manière rationnelle au profit du développement national. Un système de taxation efficace permettrait d’augmenter les recettes de l’État.

 

Partenariats stratégiques

La coopération sud-sud offre des opportunités de collaboration avec des pays aux défis similaires. Les investisseurs responsables doivent être attirés par un cadre attractif et sécurisé. Les transferts de technologie nécessitent des accords de coopération ciblés. Les formations qualifiantes peuvent être développées en partenariat avec des institutions étrangères reconnues.

 

Le rôle de l’État

Régulation efficace

Un cadre légal stable doit être mis en place pour sécuriser les activités économiques. Le contrôle effectif des activités économiques nécessite des institutions fortes et compétentes. La protection des acteurs économiques doit être garantie par l’État. L’arbitrage équitable des différends commerciaux requiert une justice indépendante et efficace.

 

Impulsion stratégique

Une planification cohérente du développement national devient indispensable. Les investissements structurants doivent cibler les secteurs prioritaires. La formation professionnelle nécessite une adaptation aux besoins du marché. Le soutien aux initiatives privées doit se traduire par des mesures concrètes.

 

La dimension sociale de La Centrafrique

 

Protection des populations

Des filets sociaux ciblés doivent protéger les plus vulnérables pendant la transition économique. La formation continue permet l’adaptation des compétences aux besoins du marché. Le microcrédit doit devenir accessible aux petits entrepreneurs. Le soutien aux coopératives renforce la résilience économique des communautés.

 

Développement inclusif

L’économie sociale offre des opportunités de développement communautaire. L’entrepreneuriat local nécessite un accompagnement adapté. Les projets communautaires constituent des leviers de développement territorial. La participation citoyenne garantit l’appropriation des initiatives de développement.

 

Les conditions du succès

 

Engagement national

Une volonté politique forte doit porter la vision du développement national. La mobilisation populaire autour des objectifs de développement s’avère cruciale. Une vision partagée du développement permet de fédérer les énergies. L’effort collectif constitue la clé de la réussite.

 

Comme le conclut Oueifio dans son analyse : “La RCA n’est pas condamnée à la pauvreté. Notre pays peut se relever, mais cela demande un changement radical dans notre façon de penser et d’agir. L’aide étrangère ne nous sauvera pas. Seul notre travail peut nous sortir de l’ornière.”

 

Par Alain Nzilo

 

Corbeau News Centrafrique

 

 

Par Alain Nzilo

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Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté

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Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté

 

Centrafrique.org/un-nouveau-college-public-ouvre-ses-portes-a-cantonnier-beloko/college-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-84489″ data-wpel-link=”internal”>Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté
La façade rénovée du Collège d’Enseignement Général de Cantonnier symbolise l’espoir d’un meilleur avenir éducatif dans cette ville frontalière

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À peine ouvert en 2024, le nouveau Collège de Cantonnier fait déjà face à des défis majeurs, notamment le manque d’infrastructures. L’établissement d’Enseignement Général (CEG)  partage actuellement trois salles de classe avec l’école Mixte Fondamentale 1 de Cantonnier.

 

“Ces difficultés renforcent notre détermination à améliorer la qualité de l’enseignement“, affirme Rodrigue Pako Panandé, directeur du collège de Cantonnier. “Nous transformons ces obstacles en opportunités pour consolider le niveau d’études de nos élèves“.

 

Malgré l’absence de bâtiments dédiés au collège de Cantonnier, la direction maintient son engagement à assurer la continuité de l’enseignement. Le partage des locaux avec l’école primaire impose une organisation rigoureuse des emplois du temps.

 

Cette situation précaire du collège de Cantonnier  souligne le besoin urgent d’infrastructures scolaires dans cette ville frontalière avec le Cameroun, où la demande éducative ne cesse d’augmenter avec l’arrivée de populations déplacées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Fièvre de la vallée du Rift : cinq cas confirmés à Ngaoundaye

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Fièvre de la vallée du Rift : cinq cas confirmés à Ngaoundaye

 

Centrafrique.org/un-singe-atteint-de-la-fievre-de-la-vallee-du-rift/” data-wpel-link=”internal”>Fièvre de la vallée du Rift
un singe probablement atteint de la Fièvre de la vallée du Rift

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une épidémie de fièvre de la vallée du Rift a été détectée à Ngaoundaye, à 487 km au nord-ouest de Bangui. Le ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somsé, a confirmé cinq cas, dont un décès, entre le 23 décembre 2024 et le 8 janvier 2025.

 

Le premier cas de la fièvre de la vallée du Rift  a été identifié chez un agent de sécurité de 23 ans résidant dans le quartier Pana. Les analyses effectuées à l’Institut Pasteur de Bangui ont confirmé la présence du virus de la fièvre de la vallée du Rift. Un homme de 70 ans, diagnostiqué le 2 janvier 2025, est décédé le lendemain des suites de la maladie.

 

“Les symptômes incluent de la fièvre, des maux de tête, une fatigue intense et des saignements aux yeux, au nez et aux gencives”, précise le ministère de la Santé. Les autorités sanitaires recommandent d’éviter tout contact avec les animaux malades, de se laver régulièrement les mains et de dormir sous des moustiquaires imprégnées.

 

Cette maladie de la fièvre de la vallée du Rift, qui touche principalement le bétail avant de se transmettre à l’homme, n’en est pas à sa première apparition en République centrafricaine. Des cas avaient déjà été signalés à Boali en 2019, puis à Chimbolo (Bambari) et à Safa (M’baïki) en 2022.

 

Le ministère appelle les éleveurs à la vigilance, particulièrement en cas d’avortements ou de décès dans leurs troupeaux. Un dispositif de surveillance a été mis en place dans la préfecture de Lim-Pendé pour contenir l’épidémie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement

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Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nomination surprise de Rigobert Song comme sélectionneur des Fauves de Bas-Oubangui révèle les tensions entre la Fédération centrafricaine de football (FCF) et le ministère des Sports. Dans un entretien accordé le 15 janvier à Radio Mars au Maroc, l’ancien sélectionneur Raoul Savoy dévoile les coulisses de son départ.

 

“Je l’ai appris par les réseaux sociaux. Et la fédération centrafricaine a appris par les réseaux sociaux la nomination de Rigobert Song. C’est un petit peu l’arroseur arrosé”, déclare Raoul Savoy, qui n’a reçu “ni coup de fil, ni message” pour l’informer de son limogeage.

 

L’ancien technicien suisse évoque deux périodes distinctes dans ses relations avec le gouvernement. “Avec le Ministre Aristide Briand Reboas, on avait énormément de discussions. Quelqu’un de très agréable, très facile d’accès et qui avait une vraie relation avec nous”, se souvient-il. La situation s’est dégradée avec l’arrivée de Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon : “Ce nouveau ministre arrive et ne connaissait rien au foot ni au sport en général. Avec lui, ça toujours été assez compliqué et même assez distant.”

 

Malgré un contrat tripartite impliquant “la fédération, le gouvernement et moi-même”, Raoul Savoy travaillait principalement avec la FCF : “J’étais énormément en collaboration avec le Président de la fédération. On avait une très bonne relation. On faisait le travail qu’on doit faire entre Président et sélectionneur“.

 

Cette déclaration intervient alors que la nomination unilatérale de Rigobert Song par le ministère des Sports provoque une crise institutionnelle majeure. La FCF, qui avait précédemment confié l’intérim à un staff technique centrafricain dirigé par Eloge Enza Yamissi, dénonce une violation de son autonomie.

 

La situation pourrait avoir des conséquences graves pour le football centrafricain. La FIFA, gardienne intransigeante de l’autonomie des fédérations nationales, n’hésite pas à suspendre les pays où elle constate une ingérence gouvernementale, comme récemment au Kenya et au Zimbabwe.

 

Cette crise intervient dans un contexte délicat, alors que la Centrafrique s’est qualifiée historiquement pour le CHAN 2025. Une suspension éventuelle de la FIFA compromettrait gravement cette participation et l’avenir du football national.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Dr Alain Nzilo

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‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’  Les interrogations du député  Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics

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‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’  Les interrogations du député  Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics

 

Centrafrique.org/discours-de-martin-ziguele-president-de-la-commission-economie-finances-et-plan-a-lassemblee-nationale-en-cloture-du-debat-en-pleiniere-sur-le-vote-de-la-loi-de-finances-2019/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-24689″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-1-300×200.jpg” alt=”‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’ Les interrogations du député Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics” width=”300″ height=”200″ />
Martin Ziguelé lors de son intervention à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’opposition centrafricaine s’interroge sur la gestion des finances publiques. Le député  Martin Ziguélé a posé cette question lors d’une conférence de presse à Bangui, en analysant les paradoxes de la gestion financière actuelle du pays.

 

“Comment peut-on augmenter les prix et voir les recettes tirées de la fiscalité pétrolière baisser ? Est-ce qu’on a vraiment besoin d’être économiste pour constater que l’argent, s’il n’est pas là, c’est qu’il est quelque part ?”, a déclaré le député  Martin Ziguélé , président du MLPC.

 

Le dossier du carburant cristallise les préoccupations. “J’apprends qu’il y aura un audit de la Banque mondiale. Ils veulent connaître le prix réel d’achat du carburant à l’extérieur et comprendre les marges ajoutées”, a expliqué le député  Martin Ziguélé. Cette analyse arrive à un moment important : le FMI a posé des conditions précises au gouvernement centrafricain. “Vous diminuez le prix du carburant, vous libéralisez l’importation, et vous faites augmenter les recettes, la part reversée à l’État. Sinon, j’arrête le programme”, a rapporté le député  Martin Ziguélé.

 

La situation budgétaire inquiète également l’opposition. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) attend toujours un financement. “Il manque un milliard quatre cents millions pour boucler l’opération de révision des listes électorales. C’est la part de l’État qui n’a pas été versée”, a précisé le leader de l’opposition, le député  Martin Ziguélé.

 

Le budget d’investissement 2024 présente des écarts significatifs. “Sur les 18 milliards 600 millions prévus pour l’investissement sur fonds nationaux, seuls 6 milliards représentent des investissements réels”, a détaillé le député  Martin Ziguélé. Cette situation l’amène à conclure : “Le budget d’État centrafricain sert uniquement au fonctionnement de l’État et au paiement des dettes“.

 

Le plan national de développement annoncé par le gouvernement provoque aussi des questions. “Ils parlent de 7000  milliards d’investissements. Mais pour que les bailleurs de fonds financent des projets, il faut un accord avec le FMI”, a souligné l’ancien Premier ministre.

 

La troisième revue du FMI reste en suspens. “Le FMI attend des actions concrètes sur la libéralisation du secteur pétrolier et l’augmentation des recettes de l’État. Cette décision est bloquée au niveau de l’exécutif dans notre pays”, a affirmé le député  Martin Ziguélé.

 

Pour l’opposition, ces questions financières dépassent le simple cadre économique. “Sans ressources propres, sans transparence dans la gestion, le développement devient impossible”, a conclu le président du MLPC, appelant à une réforme profonde de la gestion des finances publiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra en plein délire :  les photos parlent,  Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires

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Touadéra en plein délire :  les photos parlent,  Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires

 

Touadéra en plein délire : les photos parlent, Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires
Sortie des soldats FACA formés par les Wagner à Berongo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Touadéra en plein délire  . En tout cas, c’est incroyable! L’histoire ressemble à celle d’un enfant pris la main dans la marmite et qui continue pourtant de nier l’évidence. Depuis 2018, le groupe Wagner forme les soldats centrafricains au vu et au su de tous. Et pourtant, le président Kongoboro persiste dans un déni qui frise désormais le ridicule.

 

Ce 28 décembre, nouvelle preuve éclatante : 473 soi-disant cadets des Forces Armées Centrafricaines ont reçu leurs diplômes à la base militaire de Bérengo. Leurs formateurs ? Des militaires russes dont l’appartenance au groupe Wagner n’est plus un secret pour personne, sauf apparemment pour les autorités centrafricaines.

Touadéra en plein délire : les photos parlent, Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires
Capture d’écran du compte de Wagner sur Twitter qui annonce cet événement à Berengo. Pourtant, Baba Kongoboro continue de nier la présence de Wagner en Centrafrique

 

L’histoire aurait de quoi faire sourire si elle n’était pas si grave. Imaginez : le président Touadéra en plein délire   jure sur la tombe de ses ancêtres qu’il n’y a pas de Wagner en Centrafrique. Son ministre conseiller Fidèle Ngouandjika fait de même… tout en portant un t-shirt estampillé Wagner ! On se croirait dans une comédie à l’ivoirienne, si les enjeux n’étaient pas si sérieux pour l’avenir du pays.

 

Depuis 2022, quand l’Union européenne a cessé ses programmes de formation militaire à l’armée nationale, c’est Wagner qui a pris totalement le relais. Tout le monde le sait, les photos circulent, les preuves s’accumulent. Les réseaux sociaux de la présidence sont même gérés depuis la Russie. Et pourtant, le pouvoir continue sa valse des mensonges, comme un spectacle de marionnettes dont les ficelles mènent tout droit à Moscou.

 

Cette cérémonie de remise des diplômes à Bérengo n’est que le dernier acte d’une pièce qui dure depuis cinq ans. Une pièce où les autorités centrafricaines semblent avoir perdu tout contact avec la réalité, préférant s’enfermer dans un monde parallèle où Wagner n’existe pas.

 

Les conséquences sont là : une armée nationale formée par des mercenaires, une souveraineté qui s’effrite, et des dirigeants qui persistent dans leurs mensonges avec l’obstination d’enfants pris en faute. À force de vivre dans le déni, nos autorités en ont oublié cette vérité simple : mentir à tout le monde, c’est d’abord se mentir à soi-même. Et voilà, Touadéra en plein délire .

 

Et pendant ce temps-là, Wagner continue tranquillement son travail, formant promotion après promotion, sous les yeux d’un pouvoir qui refuse de voir ce que tout le pays observe depuis des années. Une situation qui serait presque comique, si elle ne traduisait pas une réalité bien plus sombre pour l’avenir de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique, l’opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025

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En Centrafrique, l’opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025

 

En Centrafrique, l'opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025
Les 4 leaders de l’opposition centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) affiche sa fermeté sur la question de la fin du mandat présidentiel. “Le mandat de Faustin Archange Touadéra s’achève le 31 décembre 2025, il ne fera pas un jour de plus”, a déclaré maître Nicolas Tiangaye lors d’une conférence de presse à Bangui le 7 janvier.

 

Cette prise de position intervient après des rumeurs persistantes sur une possible prolongation du mandat présidentiel de Touadéra , alimentées par une rencontre le week-end dernier à Mangio, village natal du président Touadéra. Le coordonnateur du BRDC, maître Crépin Mboli-Goumba, a rappelé que “la Constitution du 30 mars 2016, sous laquelle le président Touadéra  a été élu, fixe clairement la durée et la fin de son mandat”.

 

Les leaders de l’opposition s’appuient notamment sur une récente décision du Conseil constitutionnel concernant les députés. “La Cour a statué que les députés élus sous la Constitution de 2016 terminent leur mandat selon les dispositions de cette même Constitution. Cette logique s’applique également au président”, analyse Martin Ziguélé, président du MLPC.

 

“Aucun président n’a réussi à obtenir un troisième mandat dans ce pays”, souligne l’ancien Premier ministre Enock Lakoué. Il rappelle les tentatives infructueuses des anciens présidents, de David Dacko à François Bozizé.

 

Le BRDC prévient qu’il utilisera “tous les moyens légaux” pour s’opposer à toute tentative de prolongation. “2025 est une année charnière pour notre démocratie”, insiste Mboli-Goumba, qui note les “vents contraires” auxquels fait face le pouvoir, citant notamment le gel de la troisième tranche des financements du FMI.

 

Pour l’opposition, la question de la fin du mandat présidentiel de Touadéra  est indissociable de celle des conditions d’organisation des prochaines Élections. “Nous n’accepterons pas des Élections avec les institutions actuelles, notamment l’Autorité Nationale des Élections et la Cour constitutionnelle”, prévient Tiangaye.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle

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La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle

 

Centrafrique.org/la-vision-de-sankara-eduquer-pour-convaincre-non-pour-soumettre/faustin-archange-touadera-5/” rel=”attachment wp-att-75899″ data-wpel-link=”internal”>La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle
Le Président Baba Kongoboro dit Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au fil d’un discours assassin devant son gouvernement à la présidence de la République, le président centrafricain Baba Kongoboro a méthodiquement catalogué les “fautes” de ses ministres. Absences, voyages, fuites médiatiques… Tout est consigné, répertorié, documenté dans une liste noire. Notre enquête révèle comment cette mise en scène prépare un remaniement aussi vaste qu’impitoyable.

 

Le grand décompte présidentiel

 

“Certains membres du gouvernement boycottent le conseil“, “d’autres prolongent leurs séjours à l’étranger”, “quelques-uns préfèrent les réseaux sociaux au travail”. Méticuleux, le président égrène ses griefs. Un réquisitoire qui ressemble à un plan de bataille pour le prochain remaniement gouvernemental, dont les ministres concernés sont répertoriés dans une liste noire.

 

Un système de liste noire  mis en place

 

Le discours révèle l’existence d’un véritable système d’espionnage et de liste noire  des ministres. Leurs absences sont comptabilisées, leurs déplacements tracés, leurs communications surveillées. “J’ai constaté”, “il m’a été donné d’observer“, répète Touadéra, dévoilant un appareil de contrôle tentaculaire.

 

Les têtes qui vont tomber

 

Les signaux sont clairs. Le président ordonne au Premier ministre de “réactualiser les lettres de mission”. Une formule administrative qui masque mal la préparation d’une purge. L’injonction de “faire preuve d’une réelle capacité à se remettre en cause” sonne comme un ultimatum à peine voilé aux ministres concernés dans cette liste noire.

 

La chasse aux “traîtres”

 

La paranoïa du régime éclate au grand jour. Touadéra dénonce les fuites d’informations, les “documents d’État” qui circulent sur les réseaux sociaux. Une obsession du secret qui prépare le terrain pour des règlements de compte politiques.

 

Le timing électoral

 

Cette mise en scène intervient à point nommé. À l’approche des Élections locales et présidentielle, le président veut reprendre la main. Les ministres sont prévenus : toute velléité d’indépendance sera sanctionnée. Une manière de verrouiller l’appareil d’État avant les échéances électorales.

 

En un mot, le message présidentiel est limpide : un grand coup de balai se prépare au sein du gouvernement. Touadéra a dressé sa liste, identifié ses cibles. Ne reste plus qu’à attendre le moment propice pour déclencher la purge. Les semaines à venir s’annoncent sanglantes dans les allées du pouvoir centrafricain.

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L’éducation en miettes : Le grand mensonge de Touadera sur les centres de formation

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L’éducation en miettes : Le grand mensonge de Touadera sur les centres de formation

 

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Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le grand mensonge de Touadera  du 28 décembre à l’assemblée nationale sur l’éducation résonne comme une sinistre farce dans les salles de classe vides du pays. Douze centres de formation professionnelle sortis du néant, une multiplication miraculeuse des circonscriptions scolaires de 21 à 52, des secteurs scolaires passant comme par magie de 104 à 272. Des chiffres qui donnent le vertige pendant que les élèves s’entassent à même le sol pour étudier.

 

Le TFIA de Bangui, présenté dans le grand mensonge de Baba Kongoboro comme le fleuron de cette révolution éducative, démontre parfaitement cette mascarade pathétique. Des ateliers sans équipements, des formations sans formateurs, des diplômes sans débouchés. Les onze autres centres censés mailler le territoire – de Bambari à Berbérati, de Bouar à Bangassou – restent des coquilles vides où même l’électricité fait défaut pour les formations en électricité.

 

La réalité dans les provinces est encore plus accablante. Ces établissements fantômes promettent des formations en “électricité, maçonnerie, mécanique automobile, menuiserie, soudure et couture”. Mais où sont les machines ? Où sont les outils ? Où sont les matériaux ? Les jeunes désœuvrés attendent toujours ces formations miracles censées les arracher au chômage.

 

Les enseignants, quand ils sont présents, quittent très vite en raison de leur condition professionnelle. Beaucoup ont déserté les salles de classe, laissant des milliers d’élèves livrés à eux-mêmes. Le passage de 1.732 à 2.200 établissements vanté dans le grand mensonge de Touadera  masque mal une vérité criante : la plupart de ces “nouvelles écoles” sont des hangars de fortune fabriqués par les parents d’élèves eux-même, ou consstruits par des ONG internationales, en plus  sans mobilier ni matériel pédagogique.

 

Cette inflation statistique ne trompe personne sur le terrain. Les parents d’élèves continuent de se saigner pour payer des enseignants communément appelés « maîttres parents, ou enseignants parents  , pendant que leurs enfants étudient dans des conditions indignes. Le système éducatif centrafricain reste en ruine, malgré les chiffres mirobolants brandis à la tribune de l’Assemblée nationale par Baba Kongoboro .​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra et la dérive autoritaire : Comment la Centrafrique est devenue l’appartement témoin de la Russie en Afrique

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Touadéra et la dérive autoritaire : Comment la Centrafrique est devenue l’appartement témoin de la Russie en Afrique

the president Faustin Archange Touadera in a suit and tie with a group of people in front of him Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie <a href=Centrafrique : Wagner, Bancroft et les jeux troubles de Touadera révélées par Martin Ziguelé” width=”450″ height=”300″ />
Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie

 

 

Bangui, CNC. La République centrafricaine s’est métamorphosée en un véritable laboratoire de l’influence russe en Afrique, offrant le spectacle affligeant d’un État qui, sous couvert de souveraineté nationale, a bradé son indépendance au profit d’intérêts étrangers. Cette transformation dramatique, instrumentée de bout en bbout par le régime Touadéra, fait de la RCA la vitrine d’un nouveau modèle d’autoritarisme où mercenaires et prédation économique se conjuguent avec une répression politique implacable.

 

L’histoire de cette mise sous tutelle commence par une manipulation habile du besoin légitime de sécurité. Profitant du retrait de l’opération Sangaris et de l’inefficacité ressentie de la Minusca, le pouvoir de Touadéra s’est jeté dans les bras de Moscou. Un voyage à Sotchi, initialement destiné à négocier une simple livraison d’armes, s’est transformé en pacte faustien, ouvrant la voie à une mainmise totale sur l’appareil d’État.

 

La présence russe s’est rapidement révélée tentaculaire. Des “formateurs militaires” aux mercenaires de Wagner, des “conseillers” présidentiels aux exploitants miniers, c’est tout un système d’emprise qui s’est mis en place. Le premier cercle présidentiel est désormais sous contrôle russe, au point que même les audiences avec Faustin Archange Touadera sont filtrées par les hommes de Wagner.

 

L’économie n’échappe pas à cette mainmise. Les concessions minières sont systématiquement attribuées par Touadera à des intérêts russes, tandis que le contrôle des douanes par Wagner asphyxie le commerce traditionnel. Cette prédation économique s’accompagne d’une brutalisation croissante de la société, particulièrement dans les zones minières où les mercenaires imposent leur loi par la terreur.

 

Plus insidieuse encore est l’importation des méthodes de répression russes avec l’histoire des agents  étranger. Les opposants au régime de Touadera sont systématiquement discrédités, harcelés, voire éliminés physiquement. La désinformation est érigée en système, avec la création d’une constellation de mouvements “citoyens” pro-russes qui terrorisent les voix dissidentes. La “Plateforme de la galaxie nationale centrafricaine”, ,  et le mouvement requin,  en est l’exemple le plus frappant, orchestrant campagnes de haine et menaces physiques contre les opposants politiques.

 

La souveraineté nationale, brandie comme un étendard par le régime de Touadera, n’est plus qu’une façade. Les décisions stratégiques sont prises à Moscou ou par les représentants de Wagner à Bangui, transformant les institutions nationales en simples chambres d’enregistrement. Même la justice est mise au pas, comme l’illustre l’épisode grotesque de la libération du ministre d’origine tchadienne  Hassan Bouba par des mercenaires russes alors qu’il était sous le coup d’une inculpation pour crimes de guerre.

 

L’influence russe a également perverti le débat public. Un discours ultra-nationaliste et anti-occidental sert désormais de paravent à une dépendance totale envers Moscou. Les médias sont muselés, les réseaux sociaux inondés de propagande, tandis que les intellectuels critiques sont réduits au silence ou contraints à l’exil.

 

La communauté internationale observe, impuissante, cette transformation d’un État souverain en protectorat russe. L’aide massive déversée dans le pays ne fait que maintenir artificiellement un système dont les bénéfices sont captés par une oligarchie locale et ses patrons russes.

 

Plus grave encore, la RCA de Touadera est devenue un modèle que la Russie cherche à exporter dans d’autres pays africains. La recette est simple : exploiter les frustrations légitimes envers l’Occident, proposer une protection militaire sans conditions politiques apparentes, puis prendre progressivement le contrôle des leviers économiques et sécuritaires de l’État.

 

Cette tragédie centrafricaine dessine les contours d’un nouveau colonialisme, plus cynique encore que l’ancien. Un système où la souveraineté nationale devient le paravent d’une mise sous tutelle totale, où la violence mercenaire remplace le droit international, et où la prédation économique s’habille des oripeaux du patriotisme.

 

La RCA de Touadera n’est plus seulement un État failli, elle est devenue le prototype d’une nouvelle forme de domination étrangère, où la rhétorique de l’indépendance masque une réalité plus brutale encore que celle de l’époque coloniale. Un modèle que Moscou entend bien reproduire ailleurs en Afrique, faisant de Bangui le laboratoire sinistre d’une nouvelle forme d’impérialisme.

 

Par Alain Nzilo

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L’UFDO n’est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système”, selon Karl Blagué

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L’UFDO n’est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système”, selon Karl Blagué

 

Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-Politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>L'UFDO n'est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système", selon Karl Blagué
Le transfuge Politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La question du statut de l’opposition centrafricaine a dominé le débat Patara ce samedi 11 janvier sur la radio Ndéké-Luka. Le coordinateur national du G16, Karl Blagué, n’y est pas allé de main morte dans sa caractérisation de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO).

 

“L’UFDO n’est pas un parti, n’est pas un mouvement de l’opposition. Ce sont des aventuriers qui ont été achetés, corrompus par le système, afin de briser l’élan de certains partis politiques, notamment regroupés au sein du BRDC”, a martelé Karl Blagué.

 

Face à ces accusations, le représentant de l’UFDO, Eddy Symphorien Kparekouti, a tenté de justifier la position de son parti : “Nous, on a tiré des leçons de tout ce qui s’est passé dans ce pays. On ne veut pas faire l’opposition radicale, on veut faire l’opposition constructive“.

 

La personnalité politique indépendante Dieudonné Ngoumbango a enfoncé le clou : “Au jour d’aujourd’hui ce que fait l’UFDO ne correspond pas du tout à ce que devait être déjà même un parti politique”.

 

Renée Pascale Gohé-Midé, autre intervenante du débat, a souligné le manque de constance de cette formation politique : “L’opposition fait peur ailleurs. Mais ici, chez nous, l’opposition ne fait pas peur parce qu’ils sont maniables, sincèrement“.

 

Karl Blagué a particulièrement pointé le silence de l’UFDO face aux exactions : “Devant les massacres perpétrés par les criminels Wagner, les viols et autres, nous n’avons jamais lu un communiqué de l’UFDO. Mais c’est quand il faut partager des postes, ils se précipitent”.

 

Cette position est contestée par Eddy Symphorien Kparekouti qui défend le bilan de son parti : “Depuis qu’ils sont arrivés dans un an, ils ont conçu deux écoles à Marcounda-Chemin. Pourquoi les autres régimes là, ils ne l’ont pas construit ?”

 

Le débat a mis en lumière la profonde division au sein du paysage politique centrafricain, alors que le pays se prépare pour les Élections groupées de décembre 2025. Une situation que le maître Nicolas Tiangaye du BRDC avait anticipée en rappelant que “l’opposition politique ne se résume pas au BRDC”.

 

Ces échanges interviennent dans un contexte où le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) multiplie les demandes de dialogue avec le président Touadéra, sans succès jusqu’à présent selon les leaders de l’opposition.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Corbeau News Centrafrique

 

Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses

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Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses

 

Centrafrique.org/des-vols-danimaux-domestiques-en-hausse-a-berberati-a-lapproche-des-fetes-des-fins-dannee/le-pk0-de-la-ville-de-berberati-et-son-monument-de-lindependance/” rel=”attachment wp-att-85847″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Le-Pk0-de-la-ville-de-Berberati-et-son-Monument-de-lindependance-450×209.jpg” alt=”Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses” width=”450″ height=”209″ />

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des trous de plusieurs mètres de profondeur traversent maintenant les rues principales de Berberati. Dans le quartier Longoté, trois maisons se sont déjà effondrées la semaine dernière. Les habitants fuient leurs domiciles avant qu’ils ne s’écroulent.

 

À l’école Barthelemy Boganda de Berberati, les élèves doivent faire des détours de plusieurs centaines des mètres pour atteindre leurs salles de classe. Le taxi-moto, seul moyen de transport encore possible à Berberati, coûte désormais une fortune pour un trajet de quelques minutes.

 

À l’hôpital préfectoral de Berberati, les soignants notent une hausse des accidents : “Nous recevons chaque semaine des blessés graves, tombés dans ces trous en circulant la nuit“, témoigne un infirmier joint par la rédaction du CNC.

 

Les pluies continuent de creuser les routes à Berberati. Au quartier Sosso-Nakombo, la route principale est coupée en deux par une crevasse de 8 mètres de large. Les camions grumiers passent pourtant toujours, élargissant jour après jour ces brèches.

 

Le service des travaux publics ne dispose d’aucun engin. Son chef de service occupe un bureau vide, sans même une moto pour ses déplacements. Les taxes payées par les sociétés forestières et minières sont versées directement à Bangui.

 

Dans le quartier commercial de Berberati, les commerçants voient leurs clients diminuer. “Personne ne peut plus traverser pour venir acheter“, explique Madeleine, vendeuse au marché central. Les prix des produits augmentent à cause des difficultés de transport.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Réaction de La MDSP  au discours de Touadera : «  un chef qui n’assume pas ses échecs »

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Réaction de La MDSP  au discours de Touadera : «  un chef qui n’assume pas ses échecs »

 

Centrafrique.org/vers-lannulation-pour-inconstitutionnalite-du-decret-n-22-248-du-26-aout-2022-portant-creation-dun-comite-charge-de-rediger-le-projet-dune-nouvelle-constitution/dominique-desire-erenon-2/” rel=”attachment wp-att-59581″ data-wpel-link=”internal”>Réaction de La MDSP au discours de Touadera : « un chef qui n’assume pas ses échecs »
Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Dr Dominique Désiré Erenon, président de la Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), critique sévèrement les récentes interventions du président Faustin Archange Touadéra dans une déclaration publiée le 14 janvier 2025.

 

Dans ce document officiel numéroté 01-2025, le président de la MDSP relève des “affirmations erronées, contradictoires, le double langage permanent et le constat d’un chef qui n’assume pas ses échecs.”

 

“Car le 28 décembre dernier, après avoir dressé un bilan idyllique, en particulier sur le plan économique, sans chiffres exacts à l’appui, sans éléments factuels significatifs de ses quasi neuf années à la tête de l’État, le Président Touadéra pratique l’art de l’autocongratulation permanente“, dénonce le Dr Erenon dans sa déclaration.

 

Le leader de la MDSP souligne particulièrement la faible performance économique sous l’administration actuelle : “Rappelons que sous l’ère Touadéra, nous sommes le pays qui a connu les taux de croissance les plus bas de l’Afrique (de l’ordre de seulement 1%/an, dont seulement 0,7% attendu pour 2024 selon la dernière estimation de la Banque Mondiale).”

 

Le Dr Erenon s’interroge également sur le discours présidentiel du 9 janvier au Conseil des ministres. “Dans un discours rendu public et diffusé à la télévision nationale pour la première fois, et dont on peut légitimement se poser la question d’une instrumentalisation politique manifeste, il sermonne vertement son Premier ministre et l’ensemble de son Gouvernement”, observe le président de la MDSP.

 

“Par cette seule scène, on voit bien que l’on est dans un phénomène de pouvoir autocratique. On a assisté à un second discours présidentiel ‘hors sol’, très curieux, déconcertant et machiavélique”, conclut le Dr Dominique Désiré Erenon dans cette déclaration officielle de la MDSP.

 

Le parti MDSP, dont le siège est situé dans le quartier Gobongo à Bangui, appelle à une prise de conscience face à ce qu’il qualifie de “grand bond en arrière” pour la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Boganangone : Un conducteur de moto-taxi assassiné près de Zoumbélé

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Boganangone : Un conducteur de moto-taxi assassiné près de Zoumbélé

 

Centrafrique.org/trouble-et-violence-a-yaloke-2-personnes-tuees-2-assaillants-capturees/commissariat-de-police-de-yaloke-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-70597″ data-wpel-link=”internal”>Boganangone : Un conducteur de moto-taxi assassiné près de Zoumbélé
Commissariat de police de Yaloké. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un meurtre a été commis la semaine dernière sur la route reliant Zalingo à Zoumbélé, dans la sous-préfecture de Boganangone, à 192 km de Bangui. Alidou, conducteur de moto-taxi, a été mortellement poignardé par Abakar, un homme déjà connu des habitants pour ses actes de violence.

 

Les faits se sont déroulés alors qu’Alidou se rendait à Bojula, dans la sous-préfecture de Boganangone. En chemin, il croise Abakar qui lui demande de le conduire à Zoumbélé. Durant le trajet, l’agresseur poignarde sa victime et lui tranche la gorge avant de s’enfuir avec la moto jusqu’à Yaloké, située à 225 km de Bangui.

 

“Abakar était considéré comme un véritable fauteur de troubles à Bojula. Il était connu pour ses agressions au couteau et le vol de bétail aux éleveurs peuls dans la sous-préfecture de Boganangone  “, indique une source locale interrogé par la rédaction du CNC.

 

L’assassin présumé a été appréhendé et se trouve actuellement en détention à la gendarmerie de Boda, dans la préfecture de la Lobaye. Une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de ce meurtre qui révèle la persistance de l’insécurité dans la région.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Comment l’adoption de la cryptomonnaie peut changer le visage du divertissement en Afrique

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La cryptomonnaie est devenue une force transformatrice dans divers secteurs et son potentiel de révolutionner le secteur du divertissement en Afrique est immense. Alors que le continent connaît une renaissance numérique et culturelle, l’intégration de la cryptomonnaie dans les écosystèmes de divertissement pourrait redéfinir la manière dont le contenu est créé, distribué et consommé. De l’autonomisation des créateurs à l’élargissement de l’accès du public, la cryptomonnaie a le potentiel de débloquer des opportunités sans précédent dans le paysage dynamique du divertissement en Afrique.

Transformer les événements en direct et les jeux

Les événements en direct et les jeux sont deux segments de l’industrie du divertissement qui sont sur le point de bénéficier considérablement de l’adoption de la cryptomonnaie. Pour les événements en direct, les cryptomonnaies peuvent rationaliser la vente de billets, réduire la fraude et améliorer la transparence. Les systèmes de billetterie basés sur la blockchain garantissent que les billets ne peuvent pas être dupliqués ou revendus, améliorant ainsi l’expérience des organisateurs et des participants.

 

Le secteur du jeu est tout aussi transformateur. Les cryptomonnaies et la technologie blockchain permettent aux joueurs de posséder en toute sécurité des actifs de jeu, qui peuvent être échangés ou vendus sur plusieurs plateformes, créant ainsi une valeur réelle à partir des réalisations du jeu. Ce modèle décentralisé permet aux joueurs africains de participer à l’économie mondiale du jeu sur un pied d’égalité.

 

Le succès des nouveau casino en ligne montre comment les crypto-monnaies peuvent révolutionner les interactions numériques. Ces plateformes démontrent les avantages des transactions sécurisées, rapides et transparentes, créant un précédent pour les innovations dans le domaine de l’eSport et du jeu compétitif. Les paiements de prix en crypto-monnaie garantissent des transactions transparentes et sans frontières, attirant des sponsors et des joueurs internationaux dans la communauté croissante des joueurs africains.

Ouvrir de nouvelles sources de revenus pour les créateurs

La crypto-monnaie a le potentiel de révolutionner le divertissement en Afrique en ouvrant de nouvelles sources de revenus pour les créateurs. Les musiciens, les cinéastes et les créateurs de contenu sont souvent confrontés à des défis tels que des opportunités de financement limitées, des partages de revenus injustes et un piratage généralisé. La technologie Blockchain, fondement des crypto-monnaies, fournit un cadre sécurisé et transparent pour la gestion de la propriété intellectuelle et des paiements.

 

Les créateurs peuvent tirer parti des plateformes basées sur la crypto-monnaie pour recevoir des paiements directs de leurs fans, en contournant les intermédiaires traditionnels qui prennent souvent une part substantielle de leurs revenus. Les contrats intelligents améliorent encore cet écosystème en automatisant les paiements, garantissant que les créateurs sont rémunérés instantanément et équitablement pour leur travail.

 

Cette approche décentralisée élimine les retards et les litiges tout en permettant aux artistes africains de monétiser leurs talents plus efficacement et d’atteindre un public mondial. Alors que l’industrie du divertissement adopte les innovations de la blockchain, les créateurs ont la possibilité de créer des flux de revenus durables et de se connecter avec les fans de manière transformatrice.

Élargir l’accessibilité pour les consommateurs

La crypto-monnaie a le potentiel d’élargir l’accessibilité au divertissement à travers l’Afrique, où les systèmes financiers traditionnels sont souvent limités ou coûteux. De nombreux pays africains ont une forte population non bancarisée, mais la pénétration de la téléphonie mobile augmente rapidement. Les crypto-monnaies, accessibles via des appareils mobiles, permettent aux consommateurs de participer à l’économie numérique sans avoir besoin d’un compte bancaire traditionnel.

 

Pour l’industrie du divertissement, cela signifie que davantage de personnes peuvent payer pour des services de streaming, acheter des billets pour des événements en direct ou soutenir leurs créateurs préférés sans être exclues par des barrières financières. Les microtransactions devenant plus faciles grâce à la crypto-monnaie, les consommateurs peuvent également payer de petites sommes pour des éléments de contenu individuels, rendant le divertissement plus abordable et inclusif.

 

De plus, les transactions transfrontalières en cryptomonnaie éliminent les frais de change et les délais, ce qui permet au public africain d’accéder plus facilement aux contenus internationaux et aux consommateurs du monde entier de s’intéresser aux divertissements africains. Cette intégration transparente des paiements pourrait favoriser les échanges culturels et promouvoir les talents africains à l’échelle mondiale.

Améliorer l’engagement des fans grâce à la tokenisation

La cryptomonnaie transforme l’engagement des fans en Afrique grâce à la tokenisation, permettant aux créateurs de nouer des liens plus étroits avec leur public. En émettant des tokens numériques, les artistes offrent aux fans un accès exclusif au contenu, aux produits dérivés ou aux expériences tout en recevant un soutien financier direct. Ce modèle innovant favorise une relation plus interactive et plus enrichissante entre les créateurs et leurs supporters.

 

Par exemple, les musiciens peuvent sortir des titres en édition limitée disponibles uniquement pour les fans détenant des tokens spécifiques, tandis que les cinéastes peuvent offrir un accès anticipé aux films ou au contenu des coulisses en échange de tokens. Ce sentiment d’exclusivité renforce non seulement la fidélité des fans, mais permet également aux créateurs de générer des revenus sans dépendre des intermédiaires traditionnels.

 

De plus, ces tokens peuvent prendre de la valeur, ce qui incite les fans à investir dans leurs artistes préférés tout en générant potentiellement des retours sur investissement. Cette approche fournit aux créateurs un financement initial pour soutenir leurs projets et offre une expérience plus personnalisée et plus engageante aux fans, révolutionnant ainsi le paysage du divertissement en Afrique.

Défis et voie à suivre

Malgré son potentiel, l’adoption des cryptomonnaies dans l’industrie du divertissement en Afrique est confrontée à des défis tels que l’incertitude réglementaire, l’accès limité à Internet et la volatilité des monnaies numériques. Pour surmonter ces obstacles, il sera essentiel d’éduquer les parties prenantes sur les avantages des cryptomonnaies et de mettre en œuvre des réglementations claires.

 

Les partenariats entre les gouvernements, les entreprises privées et les innovateurs de la blockchain peuvent jouer un rôle clé dans la promotion de l’adoption. En outre, les investissements dans les infrastructures et les programmes d’alphabétisation numérique seront essentiels pour garantir que les avantages des cryptomonnaies soient accessibles à un public plus large. En surmontant ces obstacles, l’Afrique peut libérer le potentiel de transformation des cryptomonnaies dans son secteur du divertissement.

 

Centrafrique : violents affrontements à Ndamiri, les habitants fuient vers Mala

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Violents affrontements à Ndamiri, les habitants fuient vers Mala

 

Centrafrique.org/Centrafrique-goya-un-village-martyr-les-faca-et-les-mercenaires-de-wagner-pillent-totalement-la-ville/dans-le-village-goya-tres-bon-avec-les-gens/” rel=”attachment wp-att-57477″ data-wpel-link=”internal”>Violents affrontements à Ndamiri, les habitants fuient vers Mala
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des affrontements ont éclaté ce mercredi vers 11h entre les Mercenaires russes du groupe Wagner et un groupe armé non identifié au village de Ndamiri, situé au PK15 sur l’axe Mala-Dékoa. Les tirs d’armes lourdes résonnent encore dans cette localité de la préfecture de la Kémo, à 260 kilomètres de Bangui.

 

La population civile, prise de panique, a déserté le village. De nombreux habitants ont trouvé refuge dans la brousse environnante, tandis que d’autres se sont dirigés vers la ville de Mala, à environ 45 kilomètres.

 

“Les détonations d’armes lourdes ne cessent pas depuis ce matin. La situation reste très tendue dans le secteur”, indique une source locale jointe par téléphone par la rédaction du CNC. L’identité précise des assaillants n’est pas encore établie. Selon certains témoins, les assaillants seraient des combattants de la CPCF, d’autres parlent de la CPC.

 

Selon nos informations, des éléments russes de Wagner et leurs alliés des FACA sont actuellement déployés dans cette zone stratégique où opèrent régulièrement des groupes armés. Le bilan humain et matériel de ces affrontements n’est pas encore disponible à l’heure actuelle.

 

Notre équipe, positionnée près de la zone des combats, à 20 kilomètres de Mala, poursuit son travail d’investigation pour fournir plus de détails sur cette situation en développement.

 

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‘Notre maison s’appelle Centrafrique, son propriétaire est le peuple’ : le BRDC passe à l’offensive

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‘Notre maison s’appelle Centrafrique, son propriétaire est le peuple’ : le BRDC passe à l’offensive

 

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Les leaders du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution lors de leur premier meeting sur le terrain de football de l’UCATEX , samedi 27 août 2022 . CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La métaphore de l’opposition démocratique centrafricaine raisonne désormais dans tous les coins de la capitale centrafricaine Bangui. “Vous êtes dans la maison de quelqu’un, vous dites qu’à partir de maintenant je reste dans ta maison, je ne paie rien et puis je vais mourir dans la maison. Ce n’est pas normal”, lance Crépin Mboli-Goumba, dans une analogie cinglante visant la volonté de maintien au pouvoir du président Touadéra.

 

Le coordonnateur du BRDC enfonce le clou : “Le propriétaire de la maison s’appelle le peuple centrafricain. C’est la maison des journalistes aussi, de tous les Centrafricains, c’est la maison de tout le monde”. Une image qui résonne particulièrement dans un pays où la question du bail présidentiel fait souvent débat.

 

“Pourquoi pensez-vous qu’il devrait être plus propriétaire que vous, co-propriétaires de la maison ?”, interroge Mboli-Goumba, s’adressant directement aux journalistes présents. “C’est à vous aussi cette maison, à vous. C’est un combat commun pour sauver notre maison, l’embellir et la laisser à nos enfants”.

 

La métaphore prend une dimension intergénérationnelle. “Il y a un continuum qui doit exister entre nous et ceux qui vont venir demain”, souligne Martin Ziguélé. “On n’aura même pas le courage de libérer la maison et de refaire la peinture, même de l’embellir avant de la transmettre à nos enfants“.

 

L’opposition dénonce un “locataire” qui refuse de respecter les règles. “On a donné à un locataire qui a dit ‘non, à partir d’aujourd’hui c’est ma maison’, alors qu’il ne l’a même pas construite”, s’indigne maître Nicolas Tiangaye, rappelant que “la propriété de cette maison appartient à nous tous”.

 

“Il s’agit d’un bail”, martèle Mboli-Goumba. “Il n’y a pas de bail indéfini“. Une référence directe aux velléités de troisième mandat prêtées au président Touadéra. L’opposition promet de “dévoiler progressivement sa stratégie” pour faire respecter les droits du “propriétaire légitime” : le peuple centrafricain.

 

Cette métaphore de la maison, simple mais puissante, s’inscrit dans une tradition centrafricaine où les enseignements politiques passent souvent par des images tirées du quotidien. Une façon de rappeler que la démocratie, comme une maison, nécessite entretien et respect des règles de vie commune.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Recettes fiscales 2025 en Centrafrique : L’État joue aux apprentis sorciers avec des objectifs irréalistes

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Recettes fiscales 2025 en Centrafrique : L’État joue aux apprentis sorciers avec des objectifs irréalistes

 

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Le bâtiment administratif du ministère des finances. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La loi de finance 2025 votée par l’Assemblée nationale affiche des ambitions démesurées en matière de recettes fiscales 2025 . L’État prévoit une collecte de 139,55 milliards de francs CFA pour l’année à venir, alors même que les services fiscaux peinent déjà à atteindre leurs objectifs actuels. Cette projection audacieuse intervient dans un contexte où les caisses publiques sonnent dangereusement creux à cause des milliards versés au groupe Wagner et Rwandais, sans oublier de multiple voyages présidentiels à l’étranger.

 

En effet, les chiffres actuels donnent le vertige. À fin novembre 2024, les services fiscaux n’ont récolté que 134,37 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 160,87 milliards. Ce résultat décevant de 83,48% des objectifs traduit les difficultés chroniques de l’administration fiscale à mobiliser les ressources.

 

La répartition par direction témoigne d’une défaillance générale du système de collecte. La Direction générale des droits et taxes indirects plafonne à 49,77 milliards de francs CFA sur un objectif de 77,50 milliards, soit à peine 72,84% de réussite. La Direction générale des impôts n’affiche pas de meilleurs résultats avec 52,30 milliards collectés sur 75,50 milliards attendus, culminant à 79,84% des prévisions.

 

Devant cette contre-performance de Recettes fiscales, le ministère des Finances déploie un arsenal de mesures censées redresser la barre. Au programme : digitalisation du système fiscal, élargissement de l’assiette fiscale en matière foncière, sensibilisation au civisme fiscal, mise en place d’un nouveau calendrier fiscal. Mais ces réformes, pour nécessaires qu’elles soient, suffiront-elles à combler le gouffre entre ambitions et réalité ?

 

L’État compte particulièrement sur le secteur minier et forestier pour garnir ses caisses. La levée récente de l’embargo laisse espérer une reprise des activités extractives. Pourtant, les recettes fiscales issues de ces secteurs restent imprévisibles, soumises aux aléas du marché international et à la stabilité sécuritaire du pays.

 

Plus inquiétant encore, le rapport de la Commission pointe du doigt des dysfonctionnements graves dans la gestion des deniers publics. Des détournements ont été constatés au niveau des trésoreries régionales, conduisant à des mesures conservatoires et des poursuites judiciaires contre certains agents. Ces scandales ébranlent la confiance des contribuables et compliquent davantage la collecte des impôts.

 

L’objectif de 139,55 milliards de francs CFA de recettes fiscales pour 2025 apparaît comme un pari risqué, voire irréaliste. Entre une administration fiscale en difficulté, des secteurs économiques fragiles et une confiance ébranlée des contribuables, le gouvernement devra accomplir des miracles pour atteindre ses ambitions. Le risque est grand de voir ces prévisions optimistes se transformer en nouveau revers pour les finances publiques, avec des conséquences directes sur la capacité de l’État à assurer ses missions essentielles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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‘Le respect n’est dû que si l’on est respectable’ : Mboli-Goumba fustige l’attitude de Touadéra….

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‘Le respect n’est dû que si l’on est respectable’ : Mboli-Goumba fustige l’attitude de Touadéra….

 

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Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 “La fonction présidentielle est réduite à des considérations de basse politique”. C’est en ces termes que le coordonnateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba, a dénoncé le comportement du président Faustin Archange Touadéra, lors d’une conférence de presse le 7 janvier dernier à Bangui.

 

Dans une intervention empreinte de gravité, le leader du BRDC Mboli-Goumba  s’est dit “profondément attristé” par la dévaluation de la plus haute fonction de l’État. “Le président de la République est le premier des Centrafricains. Quelques critiques qu’on puisse formuler sur son élection, sur sa légitimité ou sa mauvaise gouvernance, il est astreint à une certaine dignité dans le comportement”, a-t-il souligné.

 

Pour illustrer cette “perte de prestige”, Mboli-Goumba a évoqué l’affaire récente impliquant un proche collaborateur présidentiel, sans doute c’est le cas du  faussaire Daniel Nzéwé,  accusé de faux en écriture publique. “Ce compatriote arrêté a eu le temps d’écrire au monde entier : ‘Ne vous en faites pas, je suis l’ami du président, il est au courant de tout ce que je fais, je serai libéré’. Et c’est précisément ce qui s’est passé”, relate maître Crépin Mboli-Goumba.

 

“On l’a vu déposer une gerbe de fleurs sur le cercueil d’un parent du président, puis marcher avec lui dans son village de Damara. Quel message envoie-t-on au peuple sur la dignité de la fonction présidentielle ?”, s’interroge le coordonnateur du BRDC.

 

Pour l’opposition, cette situation révèle un renversement des valeurs morales. “C’est comme si le mal avait triomphé du bien. L’honnête homme a cédé la place à l’homme malhonnête”, déplore Mboli-Goumba, qui précise cependant : “Forcément, chaque fois que le mal triomphe du bien, il s’agit d’une victoire temporaire”.

 

Le leader du BRDC Mboli-Goumba  rappelle que le président dispose “d’autant de droits que nous, mais de plus de devoirs, car il est dépositaire de notre souveraineté”. Une souveraineté confiée “pour une période limitée” et qui implique des responsabilités.

 

“Nous avons le devoir de nous battre pour restaurer le prestige de la fonction présidentielle“, conclut Mboli-Goumba, appelant à une prise de conscience collective sur l’importance de la dignité dans l’exercice du pouvoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : “Le pays n’est pas gouverné”, affirme Anicet Georges Dologuélé

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Centrafrique : “Le pays n’est pas gouverné”, affirme Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : "Le pays n'est pas gouverné", affirme Anicet Georges Dologuélé
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans un entretien approfondi sur la situation en République centrafricaine, l’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, surnommé “AGD”, dresse un constat alarmant de l’état du pays. Il révèle une détérioration marquée des conditions de vie des Centrafricains sous la présidence de Faustin Archange Touadéra.

 

“Ce qui m’a marqué par rapport aux autres années, je veux dire par rapport à depuis 2016, c’est l’expression collective de la détresse par la population centrafricaine. Aujourd’hui, vous vous adressez à quelqu’un, c’est des plaintes, c’est la détresse. Et ça à tel niveau que les gens n’ont plus la pudeur qu’ils avaient pour en parler”, déclare l’opposant qui voyage régulièrement dans le pays.

 

Pour Anicet Georges Dologuélé, cette situation marque un tournant : “Le temps de la résignation est terminé. On est en forme des êtres humains, vous ne pouvez pas réduire un être humain au stade d’animal et puis il va continuer à l’accepter tout le temps. Il arrive un moment où il se dit trop, c’est trop et il l’exprime”.

 

Sur la question important de l’accès à l’eau et à l’électricité, l’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé dénonce l’inaction du gouvernement : “Quand on accède à des fonctions gouvernementales, quand on veut prendre en charge le destin du pays, c’est pour résoudre des problèmes pratiques pour la population. La population a droit à de l’eau potable, elle a droit à de l’électricité. Les solutions existent“.

 

Concernant les projets hydroélectriques annoncés par le président Touadéra, Anicet Georges Dologuélé rappelle son propre engagement passé : “J’avais envoyé une mission ici en Centrafrique qui avait fait le tour de tous ces sites et qui avait adressé un rapport au gouvernement avec des précisions sur l’exploitation de ces sites pour avoir plus de fournitures en électricité dans le pays. Ça fait plus de 15 ans“.

 

Sur le plan sécuritaire, l’opposant Anicet Georges Dologuélé s’interroge sur l’efficacité des forces présentes : “Aujourd’hui, nous avons dans le pays, le président de la République a annoncé 23 000 FACA. Il y a environ 14 000 casques bleus. Il y a les accords avec des bilatéraux russes et rwandais. Si vous faites le total, on a pas moins de entre 40 et 50 000 hommes en armes qui ont le pouvoir de mettre la sécurité dans le pays“.

 

Anicet Georges Dologuélé affirme avec conviction : “Si je l’avais été [président] en 2016, on n’aurait plus entendu parler d’insécurité du tout dans le pays. En 2016, tous les groupes armés étaient préparés à déposer les armes. Ils n’étaient pas nombreux“.

 

Concernant le dialogue politique réclamé par l’opposition avant les Élections de 2025, l’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé rejette le “dialogue républicain” organisé précédemment : “Les compatriotes qui sont au pouvoir ont préféré faire quelque chose qui leur fasse plaisir. Mettre beaucoup de gens dans une pièce qui sentent leur gloire“.

 

Il critique vivement la nouvelle Constitution adoptée en 2023 : “On a massacré ce texte pour faire un texte à sa gloire, pour le permettre d’évoluer sans concurrence, d’évoluer sans garde-fou, de faire ce qu’il veut quand il veut. Nous faisons de la politique pour les 6 millions de centrafricains. Cette constitution va à l’encontre des intérêts de ces centrafricains-là“.

 

Pour 2025, Anicet Georges Dologuélé appelle à un changement politique, citant des exemples régionaux : “Je souhaite que 2025 soit le début d’une année d’alternance politique. C’est ainsi le cycle de la démocratie. Vous avez vu au Ghana comment ça s’est passé. Vous avez vu dans d’autres pays, le Sénégal. Le président Macky Sall avait pourtant bien construit le pays, bien rempli ses deux mandats. Quand il a voulu faire un troisième mandat, les Sénégalais l’ont rappelé avec insistance les textes qui régissent le pays“.

 

Cette interview survient dans un contexte tendu, alors que la Centrafrique se prépare à des Élections importantes cette année, sous l’égide d’une nouvelle Constitution qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Tchad : Les rebelles centrafricains Arda Akouma

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Tchad : Les rebelles centrafricains Arda Akouma et le colonel Badjadje détenus à Am-Timane

 

Centrafrique.org/Centrafrique-naissance-dun-nouveau-groupe-politico-militaire-le-mdrpc-du-general-arda-hakouma/general-arda-hakouma/” rel=”attachment wp-att-62821″ data-wpel-link=”internal”>Tchad : Les rebelles centrafricains Arda Akouma
Le général Arda Hakouma, chef du MDRPC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le général Arda Akouma et le colonel Youssouf Moustapha, alias Badjadje, sont actuellement détenus à Am-Timane au Tchad avec plusieurs autres rebelles centrafricains, confirment nos sources sécuritaires tchadiennes.

 

Après leur arrestation initiale à Tissi début janvier, les prévenus, y compris le général Arda Akouma , ont d’abord été transférés à Arasse Mangagne avant leur incarcération à Am-Timane, où ils se trouvent actuellement.

 

Un élément important dans cette affaire concerne le colonel Badjadje. Ce dernier est recherché par la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Bangui pour son implication présumée dans les massacres de Ndélé en 2020. La CPS avait perdu sa trace depuis ces événements, ignorant jusqu’à présent sa localisation.

 

Des négociations complexes semblent être en cours concernant le sort des détenus. Plusieurs ministres centrafricains auraient contacté les autorités tchadiennes pour demander leur libération. Une première demande a essuyé un refus catégorique de la part des autorités tchadiennes. Les discussions se poursuivent néanmoins dans la plus grande discrétion, sans qu’on puisse prévoir leur issue.

 

“La présence du colonel Badjadje parmi les détenus d’Am-Timane est une information significative pour la cour pénale spéciale  “, souligne une source proche du dossier à Bangui.

 

Les autorités tchadiennes maintiennent pour l’instant le silence sur les suites qu’elles comptent donner à cette affaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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AUDH  de l’université de Bangui sortent de leur silence… pour applaudir Touadera

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AUDH  de l’université de Bangui sortent de leur silence… pour applaudir Touadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-12-mois-darriere-des-bourses-les-etudiants-victimes-dune-dictature-naissante/faculte-de-sciences-juridiques-et-politique-de-luniversite-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-63895″ data-wpel-link=”internal”>AUDH de l'université de Bangui sortent de leur silence... pour applaudir Touadera
Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Une organisation fictive dénommée  L’Action des Universitaires pour les Droits de l’Homme (AUDH) vient de sortir de sa léthargie. Non pas pour dénoncer les conditions alarmantes dans les prisons centrafricaines, mais pour féliciter le président Touadéra pour son décret de remise de peine du 31 décembre 2024.

 

Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’ivoirienne. Cette sortie médiatique, la première depuis la création de cette mystérieuse association dénommée AUDH  , laisse perplexe. Alors que les détenus de la prison de Ngaragba, du camp de Roux  et de Bimbo croupissent dans des conditions inhumaines, que certains prisonniers aveugles ou gravement malades doivent être portés par leurs codétenus pour leur promenade quotidienne, ces universitaires de cette organisation AUDH   n’ont trouvé rien de mieux à faire que d’applaudir une mesure présidentielle de routine.

 

Le communiqué de l’AUDH parle de “désengorgement des établissements pénitentiels”. Une formule qui masque mal la réalité : les prisons centrafricaines restent surpeuplées, les détenus peinent à se nourrir et à se soigner. Des situations dramatiques qui n’ont visiblement pas ému ces supposés défenseurs des droits humains jusqu’à présent.

 

La soudaine apparition de cette organisation, uniquement pour encenser une décision présidentielle, pose question. Ces universitaires, dont les nominations dépendent du pouvoir, semblent plus préoccupés par leur carrière que par la défense effective des droits humains. Leur silence assourdissant face aux multiples violations des droits des détenus, et des centrafricains en général,  contraste étrangement avec leur empressement à féliciter le chef de l’État.

 

Cette attitude complaisante démontre la mainmise du pouvoir sur les institutions universitaires et l’instrumentalisation des questions des droits humains à des fins politiques. Pendant ce temps, dans l’ombre des cellules surpeuplées, les prisonniers centrafricains continuent de souffrir, loin des communiqués de félicitations.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Attaque meurtrière près de Baboua : un mort et quatre personnes enlevées

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Attaque meurtrière près de Baboua : un mort et quatre personnes enlevées

 

Centrafrique.org/deux-conducteurs-de-taxi-moto-agresses-par-des-hommes-armes-vers-kaga-bandoro/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-5/” rel=”attachment wp-att-33599″ data-wpel-link=”internal”>Attaque meurtrière près de Baboua : un mort et quatre personnes enlevées
5 combattant de la Seleka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un homme a été tué et quatre autres kidnappés jeudi dernier par des hommes armés non identifiés à proximité d’un chantier minier, à 5 kilomètres du village Lokoti-Bangui, dans la sous-préfecture de Baboua, à 560 km de Bangui.

 

L’attaque s’est produite jeudi 09 janvier dernier sur la route menant au chantier minier proche du village Lokoti, dans la sous-préfecture de Baboua. Un motocycliste, de passage, arrêté par les assaillants,  et qui refusait de s’arrêter a été abattu par les criminels d’une balle à la tête. Les assaillants ont ensuite enlevé quatre personnes, exigeant une rançon de 250 000 francs CFA par otage.

 

Les otages ont été libérés samedi 11 janvier vers 18 heures, après le versement d’un million de francs CFA. Peu après leur libération, des villageois de Lokoti  ont repéré trois individus suspects à moto en direction de Baboua, présumés être les auteurs du kidnapping.

 

La tentative d’interpellation par les habitants a tourné au drame. Dans la confusion qui a suivi, un jeune villageois a trouvé la mort suite à l’explosion accidentelle de son arme artisanale. Les suspects ont profité du chaos pour prendre la fuite.

 

Cette attaque démontre une fois de plus la persistance de l’insécurité dans la région de Baboua, où les hommes armés non identifiés continuent de mener des actions violentes contre les civils.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le KNK assouplit sa position sur le dialogue politique en Centrafrique

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Le KNK assouplit sa position sur le dialogue politique en Centrafrique

 

Centrafrique.org/le-knk-face-a-la-proposition-de-dialogue-politique-inclusif-en-rca-eclairage-du-president-interimaire/monsieur-christian-guenebem-2/” rel=”attachment wp-att-70201″ data-wpel-link=”internal”>Le KNK assouplit sa position sur le dialogue politique en Centrafrique
Monsieur Christian GUENEBEM, Président Intérimaire du KNK

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le parti Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé révise sa position concernant le dialogue politique en République centrafricaine. Dans ses vœux pour 2024, le président par intérim du parti a annoncé que le KNK est “prêt à participer à un dialogue inclusif quelle que soit sa forme”, marquant une évolution notable de sa ligne politique.

 

Cette déclaration suggère que le KNK accepterait désormais un dialogue limité aux partis politiques, sans la participation des groupes armés, rejoignant ainsi la position des autres formations de l’opposition regroupées au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC).

 

Le message du KNK souligne également la volonté du parti d’organiser “dans les semaines à venir” le retour progressif de ses cadres en exil, répondant aux invitations répétées du Président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”.

 

“Le temps de la crise sécuritaire aiguë qui nous a poussés à nous mettre à l’abri est passé”, indique le communiqué du KNK, qui insiste sur l’importance d’un “dialogue franc et sincère” pour résoudre la crise centrafricaine.

 

Cette annonce intervient alors que le pays se prépare aux Élections de 2025. Le parti critique toutefois la situation sécuritaire actuelle, dénonçant “la présence de troupes étrangères sur le sol centrafricain” et leur implication dans des “violations des droits de l’homme”.

 

L’opposition centrafricaine n’a actuellement pas accès aux médias d’État, contraignant le KNK à diffuser son message de vœux via les réseaux sociaux. Cette restriction démontre les tensions persistantes entre le pouvoir et l’opposition malgré les appels au dialogue.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : les barrières militaires maintenues à Nana-Bakassa malgré les plaintes des populations

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Centrafrique : les barrières militaires maintenues à Nana-Bakassa malgré les plaintes des populations

 

Centrafrique.org/etranglees-par-les-barrieres-illegales-des-faca-et-des-routes-impraticables-louham-pende-et-le-lim-pende-sombre-dans-le-chaos/barriere-bocaranga/” rel=”attachment wp-att-83066″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les barrières militaires maintenues à Nana-Bakassa malgré les plaintes des populations
Une barrière des soldats FACA à la sortie de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Le sous-préfet de Nana-Bakassa, Edgard Namkona, a confirmé le maintien des barrières militaires de l’armée nationale dans sa circonscription, située à plus de 400 km au nord-ouest de Bangui. Selon lui, cette décision découle d’une autorisation accordée par un général des FACA lors d’une récente mission à Bossangoa.

 

“La situation sécuritaire reste délicate dans notre zone. Les militaires sont autorisés à rester aux barrières pour contrôler les véhicules et les passagers, mais sans effectuer de formalités”, a déclaré le sous-préfet de Nana-Bakassa, monsieur Namkona.

 

Cette directive pose des interrogations, les populations locales dénonçant régulièrement des extorsions à ces points de contrôle. “Si la population s’en plaint, c’est qu’il y a peut-être des brebis galeuses”, reconnaît le sous-préfet de Nana-Bakassa.

 

Le représentant de l’État a par ailleurs relayé le message du président Faustin Archange Touadéra, surnommé “Baba Kongoboro”, appelant les groupes armés encore présents dans la brousse à réintégrer la République. “Je suis prêt à les accueillir et j’informerai le gouverneur de la région pour leur assistance”, a assuré Edgard Namkona.

 

La sous-préfecture de Nana-Bakassa dispose d’un commandement des FACA à Bossangoa. Le maintien des barrières militaires démontre les défis persistants dans la sécurisation et le développement de cette région de l’Ouham.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Mambéré-Kadéi : des mines d’or près des puits d’eau sale

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Mambéré-Kadéi : des mines d’or près des puits d’eau sale

 

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Pancarte de la mairie de Sosso-Nakombo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Chaque jour, des kilos d’or et de diamants quittent la Mambéré-Kadéi. Les acheteurs se bousculent, les sociétés minières creusent, les permis d’exploitation se multiplient. Mais à deux pas des sites miniers, les populations puisent leur eau dans des puits d’eau insalubres.

 

Dans la commune de Sosso-Nakombo, dans la Mambéré-Kadéi , trois carrières d’or industrielles fonctionnent à plein régime. À moins d’un kilomètre, les femmes et les enfants remplissent leurs bidons dans des trous d’eau stagnante. L’an dernier, dix cas de choléra ont été recensés dans ce secteur de la Mambéré-Kadéi.

 

Les forages promis dans la Mambéré-Kadéi  lors des attributions des permis miniers n’ont jamais vu le jour. Les villages autour des zones d’exploitation n’ont ni puits ni pompe. Les sources traditionnelles ont été détruites par les travaux d’excavation.

 

Le centre de santé de Nandobo traite vingt cas de diarrhée par semaine. Les enfants sont les plus touchés. Le personnel soignant travaille sans médicaments ni matériel, pendant que les convois de minerais traversent le village et quittent Mambéré-Kadéi.

 

Les redevances minières censées financer les infrastructures de base dans la Mambéré-Kadéi  ne parviennent pas aux communes. Les camions-citernes des sociétés minières transportent l’eau pour leurs installations, laissant les populations locales boire l’eau des marigots très sales.

 

Le long des pistes minières, les villages s’agrandissent mais les conditions de vie se dégradent. Les chercheurs d’or affluent tandis que l’accès à l’eau potable devient un luxe dans cette terre gorgée de richesses.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique risque une suspension de la FIFA : le football national au bord du chaos après l’ingérence ministérielle

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La Centrafrique risque une suspension de la FIFA : le football national au bord du chaos après l’ingérence ministérielle

 

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Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République centrafricaine pourrait être exclue de toutes les compétitions internationales de football. La décision unilatérale du ministre des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon, de nommer un nouveau staff technique pour l’équipe nationale sans consultation de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), crée une crise institutionnelle majeure qui menace l’avenir du football centrafricain.

 

Une nomination ministérielle qui défie les règles internationales de football

 

Le 13 janvier 2025, par arrêté N°002/MP/SEC/DIR-CAB.2025, le ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique a procédé à la nomination de Rigobert Bahanag Song comme sélectionneur-manager des Fauves. L’arrêté désigne également trois sélectionneurs adjoints : Eloge Yamissi Enza, Sébastien Ngato et Eric Cabalero.

 

Cette décision ministérielle intervient alors que la FCF avait déjà confié l’intérim de la sélection nationale à un staff technique local dirigé par Eloge Enza Yamissi, ancien capitaine emblématique des Fauves. La réaction de la Fédération ne s’est pas fait attendre.

 

La Fédération centrafricaine de football dénonce une violation de son autonomie

 

Dans un communiqué de presse N°001/2025 publié le 14 janvier, le Secrétaire Général Adjoint de la FCF, Sylvestre Cyrille Oulibozoumna, exprime sa “consternation et surprise” après avoir découvert l’arrêté ministériel sur les réseaux sociaux. La Fédération “déclare qu’elle ne se reconnaît pas dans cette décision unilatérale” qu’elle juge “contraire aux dispositions en vigueur“.

 

Le communiqué rappelle un principe fondamental : “Les décisions concernant le recrutement des membres des structures d’encadrement doivent rester parmi les droits et compétences réservés uniquement au Comité Exécutif des Fédérations“.

 

Un risque réel de sanctions internationales

 

Cette situation expose directement la Centrafrique à des sanctions de la FIFA, gardienne intransigeante de l’autonomie des fédérations nationales. L’instance mondiale du football a déjà démontré sa fermeté en suspendant plusieurs pays africains pour des cas similaires d’ingérence gouvernementale.

 

“La position de la FIFA est claire et constante : aucune ingérence politique dans la gestion du football n’est tolérée”, explique un expert du droit du sport international interrogé par la rédaction du CNC. “Des pays comme le Kenya et le Zimbabwe ont récemment été suspendus pour des interventions gouvernementales comparables. La Centrafrique s’expose aux mêmes sanctions“.

 

Une suspension aurait des conséquences désastreuses

 

Si la FIFA venait à suspendre la Centrafrique, les répercussions seraient dramatiques :

– Exclusion immédiate de toutes les compétitions internationales

– Impossibilité de participer à la CAN 2025

– Gel des programmes de développement et des subventions internationales

– Isolement des clubs centrafricains des compétitions continentales

 

Cette crise éclate paradoxalement alors que le football centrafricain vivait l’un de ses plus beaux moments avec la qualification historique pour le championnat d’Afrique de football (CHAN 2025).

 

Un contexte politique sensible

 

La FCF adopte une position conciliante, soulignant sa volonté d’éviter “une crise inutile” avec le ministère. Cette approche diplomatique s’inscrit dans le contexte politique actuel, où le Président Faustin Archange Touadera, alias Baba Kongoboro, se dit multiplier  les efforts pour “consolider la paix entre les filles et fils du pays”.

 

La question de la nationalisation du poste

 

Avant cette nomination controversée, la FCF avait initié une politique de “nationalisation” du poste de sélectionneur, confiant l’intérim à un staff technique entièrement centrafricain. Cette décision répondait à une volonté de valoriser les compétences locales, avec Eloge Enza Yamissi comme figure de proue.

 

Des précédents africains

 

L’histoire récente du football africain regorge d’exemples d’ingérences gouvernementales ayant conduit à des sanctions :

– Zimbabwe : suspendu en 2022 après la dissolution du conseil d’administration de sa fédération

– Kenya : suspendu pour destitution des dirigeants fédéraux par le ministère

– Tchad : suspendu en 2021 pour ingérence gouvernementale

 

L’urgence d’une solution

 

Pour éviter une suspension qui serait catastrophique pour le football centrafricain, une résolution rapide de cette crise institutionnelle s’impose. La FIFA pourrait intervenir dans les prochains jours pour exiger le respect de l’autonomie fédérale.

 

Le temps presse pour les autorités centrafricaines. La participation historique des Fauves à la CAN 2025 et l’avenir du football national sont en jeu. Une suspension de la FIFA anéantirait des années de progression et priverait les talents centrafricains de reconnaissance internationale.

 

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9 ans de pouvoir, zéro résultat : Faustin-Archange Touadera s’en prend à ses ministres

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9 ans de pouvoir, zéro résultat : Faustin-Archange Touadera s’en prend à ses ministres

 

Centrafrique.org/centrafrique-un-cessez-le-feu-en-manque-de-substance/president-centrafricain-faustin-archange-touadera-adresse-presse-Bangui-17-septembre-2021_/” rel=”attachment wp-att-51008″ data-wpel-link=”internal”>9 ans de pouvoir, zéro résultat : Faustin-Archange Touadera s'en prend à ses ministres
Le Président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro, à Bangui en 2021

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un discours fleuve devant son gouvernement, le président Faustin-Archange Touadera vient d’administrer une violente charge contre ses ministres. Absentéisme, missions interminables à l’étranger, fuites dans les médias… Le chef de l’État dresse un réquisitoire accablant. Une manœuvre qui révèle surtout sa propre faillite à la tête du pays.

 

Un show présidentiel qui masque l’échec du Président Faustin-Archange Touadera

 

Le spectacle est saisissant. Devant un parterre de ministres médusés, le président Faustin-Archange Touadera déroule pendant plus d’une heure ses griefs. Les absences aux conseils des ministres, les voyages prolongés, les indiscrétions sur les réseaux sociaux… Rien n’échappe à sa vindicte. “Je veux des résultats. Le peuple veut des résultats”, martèle-t-il. Une exigence qui sonne comme l’aveu de son propre échec après presque une décennie au pouvoir.

 

La stratégie du bouc émissaire

 

Derrière cette charge brutale se dessine une manœuvre politique transparente. En accablant son gouvernement, le président Faustin-Archange Touadera tente de faire oublier son bilan catastrophique. Le grand banditisme continue de sévir dans les provinces, comme il le reconnaît lui-même. Les services publics sont en déliquescence. La pauvreté s’aggrave. Plus grave encore, la sécurité reste un mirage pour des millions de Centrafricains.

 

Les contradictions d’un pouvoir de Faustin-Archange Touadera aux abois

 

L’exercice présidentiel confine à l’absurde. D’un côté, Faustin-Archange Touadera “renouvelle sa confiance” à son Premier ministre. De l’autre, il démonte méthodiquement l’action de son gouvernement. Il prône la “solidarité gouvernementale” tout en divisant publiquement son équipe. Il vante son “ambition de construire un État de droit” alors que son régime piétine régulièrement les procédures légales.

 

L’horizon bouché des Élections

 

Ce discours de Faustin-Archange Touadera intervient à un moment important. Les Élections locales approchent, bientôt suivies des présidentielles. Le président appelle ses ministres à “la prudence et la retenue”, tout en leur assénant une humiliation publique. Une contradiction de plus qui augure mal de la sérénité des scrutins à venir.

 

Un système à bout de souffle

 

Au final, ce réquisitoire présidentiel souligne surtout l’épuisement d’un système. Incapable de répondre aux attentes populaires, le pouvoir se réfugie dans la mise en accusation de ses propres serviteurs. Une fuite en avant qui ne trompe plus personne. Après neuf ans de promesses non tenues, les Centrafricains attendent autre chose que des règlements de comptes au sommet de l’État.

 

En fustigeant ses ministres, le président Faustin-Archange Touadera signe l’acte de décès de sa propre gouvernance. Son discours virulent ne masque plus l’évidence : le pouvoir est à bout de souffle, sans vision ni résultats. Les Centrafricains méritent mieux que ce triste spectacle d’un régime qui se déchire au lieu de servir le pays.

 

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Les vérités sur les crimes du pouvoir de Bangui commencent à émerger à travers des échanges compromettants entre Gattuso et Doneng

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Les vérités sur les crimes du pouvoir de Bangui commencent à émerger à travers des échanges compromettants entre Gattuso et Doneng

 

Centrafrique.org/rca-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-un-criminel-remplace-un-faussaire-a-la-direction-de-cabinet/rodolphe-heritier-de-bonheur-doneng-wazounon/” rel=”attachment wp-att-51396″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Rodolphe-Heritier-de-Bonheur-DONENG-WAZOUNON-338×450.jpg” alt=”Les vérités sur les crimes du pouvoir de Bangui commencent à émerger à travers des échanges compromettants entre Gattuso et Doneng ” width=”338″ height=”450″ />
Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG WAZOUNON

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des messages WhatsApp entre le ministre de la Jeunesse et des Sports Héritier Doneng et un membre de la milice  “Requins”, Gattuso, actuellement au Sénégal, font apparaître les premières fissures dans le système de terreur mis en place par le pouvoir de Faustin-Archange Touadera  depuis 2020.

 

Dans ces échanges tendus, le milicien Requin Gattuso reproche au chef milicien Héritier Doneng, devenu ministre de la jeunesse et des sports depuis le 4 janvier 2024,  d’avoir “oublié” ses anciens compagnons de la milice Requin depuis sa nomination au gouvernement. Il affirme ne plus “marcher qu’à 40%” avec Doneng, l’accusant de manipuler la jeunesse. Cette dispute entre anciens complices ouvre une fenêtre sur les activités criminelles de la milice les “Requins”.

 

Ces révélations interviennent dans un contexte politique chargé, alors que la précampagne pour l’élection présidentielle de 2025 bat son plein. Le 1er décembre 2024, des partisans du président Touadéra défilaient déjà avec des banderoles “TOUADERA 2025 Champion au 1er tour K.O”.

 

Les “Requins”, créés en 2022 sous l’impulsion de l’actuel ministre Doneng, étaient organisés en deux branches : une section musulmane dirigée par Mokhtar Bel Mokhtar, cousin de Sani Yalo, et une section chrétienne sous la direction de Héritier Doneng lui-même. Selon les révélations de ce milicien, Sani Yalo apparait comme le principal auteur qui tire les ficelles dans l’ombre sur décision du Président Touadera.

 

Parmi leurs crimes les plus marquants figure l’enlèvement d’Aladji Issa Manou en janvier 2021. La victime a été capturée au siège même du parti MCU dans le quartier Malimaka par Mokhtar Bel Mokhtar et ses éléments de la milice Requin. Son corps n’a pas été retrouvé par sa famille jusqu’à ce jour.

 

Un autre crime particulièrement odieux est l’assassinat de Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes, brûlée vive avec ses trois enfants en juin 2021. Selon un ancien milicien, ces actes étaient commandités par le groupe Wagner et sur décision du criminel Héritier Doneng.

 

Toutefois, la récente mort mystérieuse de Mokhtar Bel Mokhtar à Damara ajoute une nouvelle dimension à ces révélations. Si la version officielle parle d’un malaise, des témoins évoquent un possible empoisonnement lors d’une réunion houleuse.

 

Ces miliciens, faussement présentés comme des “mouvements de jeunesse”, ont en réalité semé la terreur à Bangui, s’attaquant aux commerçants, aux citoyens et même aux militaires. Des corps ont été retrouvés au cimetière municipal de Ndress, d’autres jetés dans la rivière Oubangui.

 

La présence au gouvernement de certains responsables de ces crimes, comme le ministre Héritier Doneng, illustre l’impunité dont bénéficient ces groupes armés. Ces révélations démontrent l’existence d’un système où crime organisé et politique se confondent au plus haut niveau de l’État centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le cynisme des 50.000 soldats FACA  en 2040 : Une armée fantôme promise pour un règne sans fin

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Le cynisme des 50.000 soldats FACA  en 2040 : Une armée fantôme promise pour un règne sans fin

 

Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>Le cynisme des 50.000 soldats FACA en 2040 : Une armée fantôme promise pour un règne sans fin
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’annonce des 50.000 soldats FACA pour 2040 prend une saveur particulièrement amère quand on décrypte le calcul politique qui se cache derrière. Ce n’est pas un hasard si l’horizon choisi correspond exactement à la fin d’un quatrième mandat rendu possible par la modification constitutionnelle imposant désormais des mandats de 7 ans. Une programmation militaire taillée sur mesure pour un pouvoir qui se projette déjà jusqu’en 2040.

 

Pendant que le président dessine une armée imaginaire pour son règne futur, les soldats FACA actuels crient leur désespoir. La semaine dernière encore, à Mann, près de Bocaranga, des soldats FACA manifestaient leur colère face à 21 mois d’arriérés de primes globales d’alimentation. Comment croire à la promesse de 50.000 hommes quand l’État est incapable de nourrir ses quelques milliers de soldats actuels ?

 

L’armée nationale est devenue un refuge pour des éléments douteux, recrutés sans véritable contrôle. Des criminels notoires portent l’uniforme pendant que des soldats FACA loyaux et professionnels sont marginalisés. Cette politique de recrutement anarchique transforme progressivement les soldats FACA en une source d’insécurité pour la population qu’ils sont censés protéger. L’exemple type se déroule en ce moment à Ouadda-Maïkaga, à 204 kilomètres de Bria, dans la Haute-Kotto, où une dizaine des civils arrêtée par les soldats FACA pour sorcellerie. L’une de ces personnes est déjà mort sous la torture des soldats FACA.

 

Les casernes grondent de colère d’est en ouest du pays. Des militaires affamés, des équipements obsolètes, des conditions de vie indignes. Le président promet une armée du futur alors que celle du présent s’effondre sous la coupe de Wagner. Cette vision pour 2040 n’est qu’un écran de fumée masquant mal une réalité : celle d’un pouvoir qui instrumentalise l’armée pour s’éterniser aux commandes de l’État.

 

La manipulation est grossière : faire miroiter une force armée puissante dans seize ans pour justifier un maintien au pouvoir sur la même durée. Pendant ce temps, les FACA actuels continuent de survivre dans des conditions misérables, otages d’une politique qui sacrifie leur présent sur l’autel des promesses creuses.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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‘Pas de dialogue au rabais’ : le BRDC durcit le ton face à Touadéra

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‘Pas de dialogue au rabais’ : le BRDC durcit le ton face à Touadéra

 

'Pas de dialogue au rabais' : le BRDC durcit le ton face à Touadéra
Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les leaders de l’opposition centrafricaine réunis au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) ont haussé le ton face au président Faustin Archange Touadéra. Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Bangui, ils ont rejeté catégoriquement toute tentative de dialogue édulcoré, posant des conditions fermes pour des négociations.

 

“Nous n’avons pas refusé le dialogue républicain pour accepter aujourd’hui un dialogue biaisé”, lance d’emblée Martin Ziguélé, leader du MLPC. Une position qui marque une rupture claire avec les récentes manœuvres du pouvoir visant à diviser l’opposition.

 

Aussitôt, maître Nicolas Tiangaye enfonce le clou : “Le dialogue aura lieu, non pas parce que le président Touadéra le souhaite, mais parce que les circonstances l’imposeront”. Une analyse qui trouve un écho dans la position des Nations unies. Jean-Pierre Lacroix, en visite récente à Bangui, a souligné la nécessité d’Élections “inclusives, transparentes et démocratiques” – des termes qui rejoignent les revendications de l’opposition.

 

“Le pouvoir cherche à organiser un simulacre de dialogue avec des faux opposants qui n’ont pas de divergences fondamentales avec le régime”, dénonce Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC. Pour l’opposition, les enjeux sont clairs : le dialogue doit se tenir directement entre le président Touadéra et le BRDC, sans intermédiaires factices ni opposition de façade.

 

Le BRDC pose comme préalable une réforme profonde des institutions électorales. Le président du PCUD, Samson Ngaibona, pointe notamment du doigt la servilité du Conseil constitutionnel : “Comment faire confiance à une institution dont le président se plie par quatre pour saluer le chef de l’État ?”

 

Les leaders de l’opposition s’appuient sur les précédents historiques pour étayer leurs exigences. Ils rappellent notamment les avancées démocratiques obtenues en 1992-1993, lorsqu’une commission électorale véritablement indépendante avait permis la tenue d’Élections transparentes. “Les Centrafricains ne sont pas des gens à leur bout”, souligne Martin Ziguélé, “notre pays a déjà prouvé sa capacité à organiser des Élections crédibles”.

 

Face aux tentatives de division instrumentées par le pouvoir, le BRDC affiche une unité sans faille. Les leaders de l’opposition rappellent que leur combat vise à garantir des Élections équitables en 2025, dans un contexte marqué par la fin du second mandat de Touadéra. Une échéance décisive pour l’avenir démocratique du pays, que l’opposition refuse de voir compromise par un dialogue de façade.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dans le 5e arrondissement de Bangui , au quartier Malimaka,  des véhicules militaires suspects impliqués dans les braquages nocturnes

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Dans le 5e arrondissement de Bangui , au quartier Malimaka,  des véhicules militaires suspects impliqués dans les braquages nocturnes

 

Centrafrique.org/le-sergent-elysee-esgupe-agresse-au-quartier-malimaka-vient-de-rendre-son-ame/des-soldats-faca-formes-par-les-russes-a-berongo-photo-de-eric-ngaba-2/” rel=”attachment wp-att-31642″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/des-soldats-faca-formés-par-les-russes-à-Berongo-photo-de-eric-ngaba-450×337.jpg” alt=”Au quartier Malimaka, des véhicules militaires suspects impliqués dans les braquages nocturnes” width=”450″ height=”337″ />
des soldats FACA formés par les russes à Berongo. Photo Éric Ngaba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des tirs nocturnes, des véhicules militaires suspects et une population terrorisée. Le député Gobi du 5e arrondissement de Bangui dénonce une situation inquiétante dans le quartier Malimaka de Bangui.

 

“Ces derniers temps, la population de Malimaka n’arrive pas à passer une nuit paisible à cause des opérations de braquage. Il y a trois jours, nous avons entendu des coups de feu dans le quartier, suivis de cris appelant au secours. Puis ce fut le silence”, décrit le député Gobi.

 

L’élu s’est rendu sur place le lendemain matin pour enquêter. “J’ai rencontré les habitants qui vivent à proximité. Ils m’ont raconté qu’une jeune fille rentrant d’une cellule de prière a d’abord été agressée. Elle a réussi à s’enfuir et est retournée à l’église”, rapporte-t-il.

 

Mais l’élément le plus troublant des témoignages concerne les véhicules utilisés par les malfaiteurs. “Les habitants ont confirmé qu’après les braquages, ils ont entendu un véhicule démarrer. Ils disent avoir aperçu un véhicule militaire”, précise le député Gobi, qui ajoute : “Les criminels sont armés et se déplacent en véhicule quand ils opèrent dans la zone de Malimaka“.

 

Le parlementaire appelle à des mesures urgentes : “La population a besoin que des dispositions sécuritaires soient prises. Il faut que les patrouilles de la gendarmerie et de la police, qui étaient régulières auparavant, reprennent dans ces différents quartiers“.

 

Ces révélations du député sur l’utilisation présumée de véhicules militaires lors des braquages pose des questions sur l’identité réelle des assaillants qui terrorisent les habitants du 5e arrondissement de Bangui.

 

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Mingala en danger : L’ombre des recruteurs rebelles de la CPCF plane sur la jeunesse, selon le gouverneur du Haut-Oubangui

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Mingala en danger : L’ombre des recruteurs rebelles de la CPCF plane sur la jeunesse

 

Centrafrique.org/un-elan-collectif-pour-le-renouveau-de-mingala-ensemble-vers-un-avenir-meilleur/a-mingala/” rel=”attachment wp-att-68311″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/A-Mingala-450×293.jpg” alt=”Mingala en danger : L’ombre des recruteurs rebelles de la CPCF plane sur la jeunesse” width=”450″ height=”293″ />
À Mingala, dans la Basse-Kotto

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Face au micro de la radio Centrafrique, le gouverneur Victor Bissekoin dévoile une réalité alarmante dans sa région. À Mingala, au cœur de la Basse-Coteau, des groupes armés, notamment la CPC-F  tissent leur toile en silence. Leur cible ? La jeunesse locale, proie facile d’un recrutement qui menace de replonger le pays dans le chaos, selon le gouverneur.

 

La Basse-Kotto ne dort plus tranquille. Dans cette préfecture où la paix semblait retrouver ses droits, une menace sourde grandit jour après jour à Mingala. Le gouverneur Victor Bissekoin, qui supervise la région 6 Haut-Oubangui, ne cache pas son inquiétude. Les rapports qui arrivent sur son bureau dressent un tableau inquiétant de la situation à Mingala.

 

“Les informations qui me parviennent du terrain sont sans équivoque”, partage le gouverneur. “Des éléments perturbateurs s’infiltrent dans nos communautés. Ils approchent nos jeunes, les attirent dans leurs filets avec des promesses trompeuses“.

 

Cette stratégie de recrutement n’est pas un phénomène isolé. Elle s’inscrit dans un schéma plus large qui touche même hors de Mingala  . À Pombolo, autre point névralgique de la Basse-Coteau, les bastions rebelles restent actifs. Les conséquences se font déjà sentir sur les axes routiers, où les attaques de véhicules se multiplient.

 

Le danger ne se limite pas aux frontières de la Basse-Kotto. Un réseau complexe se dessine, reliant Mingala à d’autres foyers d’instabilité. Les mouvements suspects entre le Soudan, le Tchad et la région créent un corridor d’insécurité qui préoccupe les autorités.

 

“Ces groupes prétendent venir pour l’élevage”, explique le gouverneur, “mais leurs véritables intentions sont ailleurs. Ils menacent la stabilité que nous avons mis tant de temps à construire”.

 

La population, prise entre deux feux, tente de maintenir une vie normale. Les activités traditionnelles :  agriculture, pêche, et depuis peu l’exploitation minière avec la levée de l’embargo ,  reprennent timidement. Mais l’ombre des recruteurs plane toujours, menaçant de voler la jeunesse et l’avenir de Mingala.

 

Face à cette situation, les autorités locales appellent à la vigilance. La menace qui pèse sur Mingala n’est pas qu’une question de sécurité locale – c’est un défi pour la stabilité de toute la région, voire du pays entier. Le temps presse pour empêcher une nouvelle génération de jeunes de tomber dans le piège des groupes armés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La prolifération des pseudo-journalistes à Bangui : un phénomène devenu très inquiétant

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La prolifération des pseudo-journalistes à Bangui : un phénomène inquiétant

 

Centrafrique.org/tempete-sur-le-petrole-centrafricain-lopposition-fait-bloc-contre-une-gestion-mafieuse/les-journalistes-lors-de-la-conference-de-presse-des-leaders-de-lopposition-democratique-le-11-octobre-2024-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-84136″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-journalistes-lors-de-la-conference-de-presse-des-leaders-de-lopposition-democratique-le-11-octobre-2024-a-Bangui-450×217.jpg” alt=”La prolifération des pseudo-journalistes à Bangui : un phénomène inquiétant” width=”450″ height=”217″ />
Les journalistes lors de la conférence de presse des leaders de l’opposition démocratique le 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À Bangui, une nouvelle catégorie d’opportunistes envahit les conférences de presse et les cérémonies officielles. Armés de téléphones Android, ces individus sans affiliation médiatique reconnue s’autoproclament “communicants du pouvoir” et parasitent les événements publics. Une enquête approfondie démontre l’ampleur d’une pratique qui déstabilise le journalisme centrafricain.

 

Une situation devenue inquiétante à Bangui

 

Dans les rues à Bangui, ces pseudo-journalistes affluent massivement lors des apparitions présidentielles. L’exemple récent des activités hebdomadaires de l’opération présidentielle Kwa ti kodro à Bangui témoigne de cette réalité : dès l’annonce de la venue du Président Touadéra, une nuée de personnes équipées de smartphones a convergé vers les lieux, sans accréditation ni appartenance à un organe de presse établi.

 

Une motivation purement financière

 

Ces individus ont développé une technique simple mais efficace : ils se positionnent stratégiquement lors des événements officiels, capturent quelques images avec leurs téléphones, et attendent la distribution d’argent habituelle – entre 2000 et 10000 francs CFA par personne. Une fois la rétribution empochée, ils disparaissent dans la nature à Bangui  sans produire le moindre contenu journalistique.

 

La montée des réseaux sociaux au service de l’usurpation

 

L’essor des réseaux sociaux a amplifié ce phénomène à Bangui. La création d’une page Facebook au nom d’un média fictif suffit désormais à s’autoproclamer “média d’information”. Des groupes WhatsApp émergent sous des appellations fantaisistes, leurs administrateurs s’octroyant le titre de journaliste sans formation ni expérience professionnelle.

 

Un impact profond sur le paysage médiatique à Bangui

 

Certains journalistes de la Radio Centrafrique à Bangui, assistés à la scène le week-end dernier,  dénoncent en direct sur l’antenne une situation qui fragilise l’ensemble de la profession. Cette multiplication des usurpateurs complique l’identification des véritables journalistes et décrédibilise le travail d’investigation et d’information. La frontière entre communication institutionnelle, propagande et journalisme indépendant s’estompe dangereusement à Bangui.

 

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Une moto-taxi  pour le sélectionneur national : la honte du football centrafricain

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Une moto-taxi  pour le sélectionneur national : la honte du football centrafricain

 

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Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Doneng, a remis cette semaine une moto au sélectionneur de l’équipe nationale de football centrafricaine. Un “cadeau” qui scandalise la communauté sportive et fait la risée des réseaux sociaux à travers l’Afrique.

 

Une “récompense” humiliante pour le football centrafricain

 

Après avoir qualifié les Fauves pour le prochain championnat d’Afrique des Nations 2025 (CHAN – 2025), le sélectionneur du football centrafricain  se voit “récompensé” par un simple scooter de ville. Un geste qui témoigne du mépris total des autorités sportives pour le football centrafricain et ses cadres techniques.

 

“Offrir une moto-taxi à un sélectionneur du football centrafricain qui a réussi l’exploit historique de qualifier le pays pour le championnat d’Afrique des nations, c’est une insulte pure et simple”, dénonce un ancien international centrafricain sous couvert d’anonymat.

 

Le football centrafricain , la risée du continent

 

Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent entre indignation et moquerie. “C’est donc ça le niveau du football centrafricain ? On récompense un sélectionneur national avec un taxi-moto ?”, s’indigne un internaute camerounais. D’autres ironisent sur cette “promotion” du sélectionneur au rang de conducteur de taxi-moto.

 

Un ministère aux abois

 

Contacté, le cabinet du ministre de la jeunesse et des sports n’a fourni aucune explication sur ce choix controversé. Ce silence traduit l’embarras des autorités face au tollé provoqué par ce “cadeau” inapproprié qui ridiculise le pays sur la scène continentale.

 

Cette affaire révèle une fois de plus l’amateurisme qui règne dans la gestion du sport centrafricain. Alors que d’autres pays investissent massivement dans leur football, la RCA se distingue par des actions qui discréditent son image et démotivent ses cadres techniques du football centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le transport des cadavres sur un pousse-pousse ou une motos devient de plus en plus banal à Bangui

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Le transport des cadavres sur un pousse-pousse ou une motos devient de plus en plus banal à Bangui

 

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Une moto taxi sur la route de Mbaïki. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des taxi-motos ont traversé la localité de Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui  mercredi soir avec un cadavre attaché à un pousse-pousse, provoquant l’effroi des passants. Cette pratique, de plus en plus fréquente dans la capitale centrafricaine, pose la question du respect dû aux défunts.

 

“C’était terrifiant. Le corps, enroulé dans un drap blanc, se balançait sur le pousse-pousse tiré par une moto. Trois autres taxi-motos escortaient ce convoi funèbre improvisé avec des clackson”, décrit un témoin présent à 21h près de l’école préfectorale de Bimbo.

 

Les résidents du quartier de Bimbo – Pétévo  n’acceptent plus ces scènes. “Nos enfants voient régulièrement des cadavres transportés comme des marchandises sur de pousse-pousse ou de moto. Dans notre tradition, on les protégeait de ces visions en les cachant sous les lits pendant les cérémonies funéraires”, explique un père de famille de Bimbo.

 

La victime aurait perdu la vie dans un accident avec un camion de la société Centrabois. “Ces véhicules tuent régulièrement des gens sur nos routes, surtout sur l’axe Pétévo – Bimbo – Mbaïki. Au prochain accident, nous brûlerons leur camion”, préviennent des jeunes du quartier.

 

“Cette banalisation de la mort détruit, sans doute, selon les sociologues,  le tissu social centrafricain. Avant, le transport d’un défunt, même  sur un pousse-pousse , obéissait à des règles strictes qui préservaient sa dignité et protégeaient la sensibilité des enfants”, analyse Francis Sterling Mongbe, sociologue centrafricain.

 

Les habitants demandent aux autorités d’agir pour stopper ces pratiques devenue vraiment banale dans la capitale, mais aussi dans les villes de province centrafricaine, et rétablir un transport respectueux des défunts.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI  A TUÉ  L’ÉTAT

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LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI  A TUÉ  L’ÉTAT

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-mouvement-des-coeurs-unis/robert-enza-6/” rel=”attachment wp-att-25142″ data-wpel-link=”internal”>LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT
Robert ENZA

 

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Nous n’avons pas encore fini d’ergoter sur la cause de la mort de l’État. Tant qu’on n’aura pas compris beaucoup de choses sur la mort de l’État, jamais nous ne saurions révolutionner notre esprit. Qui a tué  l’État ?

 

Au forum, ils ont parlé de gouvernance comme une des causes cliniquement identifiées ; cependant, ce qu’ils ont oublié d’évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère de chef. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui du peuple dans une cohérence d’objectifs managériaux et,  ce n’est pas des idées parachutées.

 

La gouvernance, il faut savoir le réaliser et il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence à ce sujet. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef  quant au destin d’une nation. C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, et sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs et il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.

 

Nous avons constaté que les candidats aux élections sont encore, pour la plupart, ceux là même qui ont échoué dans la gestion du pays qui parlent de la gouvernance à la télé. Alors qu’ils ont été Premiers ministres, alors qu’ils ont été Ministres. Ils ont géré l’État et ils ont échoué. Ils sont les responsables inaltérables de cette crise car la crise résulte de ce que nous avons atteint le plateau de l’incompétence vitale dans la gestion de l’État.

 

Vous êtes étonné de constater que, malgré cet échec cuisant provenant de leur incompétence, ils veulent toujours rester plus haut dans l’échelle sociale. En fait ils refusent de reconnaitre leur incompétence vitale, cause de frustration et d’échec personnel.

 

L’incompétence n’a rien à voir avec le diplôme. Ce sont des situations d’échec personnel au travail. C’est le manque d’autorité sapientiale et personnelle qui empêche une personne d’assurer correctement les missions d’une fonction donnée.

 

Ces hommes politiques arrivés au gouvernement, ils deviennent des bons à rien. Ces hommes politiques irrésolus qui se passent pour des hommes d’État, et que la servilité congénitale empêche de gouverner réellement.

 

En toute vérité, tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants ; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants qui n’ont aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.

 

Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations passées et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.

 

Un État qui aime les aides et les dons des autres. Un État fainéant qui aime les fêtes autour du chef de l’État. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, isolé et ignorant de tout concept de modernité. Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter le changement.

 

L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État. Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances.

 

En définitif ces politiciens irrésolus ont été promus à des postes ministériels pour lesquels ils sont incompétents. Ils ont été promus Premiers ministres, Ministres, grâce au népotisme et aux accointances clientélistes et non au défi de fournir à l’État un service.

 

Ce qui fait dire Sidney Smith que, si chacun faisait son métier, les vaches seraient bien gardées. Ceci dit la main qui sait traire les vaches avec compétence risque d’être malhabile pour faire les comptes de la ferme.

 

 

 

Aussi Sidney Smith décrit remarquablement l’incompétence au travail au moyen des images. Cette description reflète la réalité du travail en RCA et à quoi  s’ajoute le fait que le centrafricain travaille peu et veut gagner beaucoup, est incontestablement la preuve de l’incompétence. L’incompétent travaille peu et veut toujours gagner beaucoup. Il se plaint tous les jours, il n’est jamais satisfait, en plus il se plastronne.

 

Cette triste réalité, même si nous en parlons de la gestion de l’État pour la bonne conduite des affaires du pays, elle est la même dans les entreprises privées. C’est un constat. C’est le comportement du centrafricain en général que nous dépeignons.

 

Selon Sidney, si l’on représente tous les stades de la vie au moyen des trous dans une table. Des trous rond, carré, rectangulaire, triangulaire et des personnes occupant ces stades par des morceaux de bois de formes similaires, nous trouverons généralement que la personne triangulaire a tenté de pénétrer dans le trou carré, la rectangulaire dans le triangulaire et la personne carrée a voulu s’enfoncer dans le trou rond.

 

Cette réalité de la vie sociale met en évidence que le salarié ne correspond pas toujours à son poste. Donc de la difficulté de pénétrer dans le trou qui ne soit pas le trou dédié, explique la difficulté de ne pas correspondre au poste. Les centrafricains en général, ne correspondent pas à leur poste de travail et c’est au niveau politique et administratif que c’est effarant.

 

Et comme toujours on arrive à identifier le meurtrier, l’État dans ses derniers soupires a réussi cet exploit en inscrivant sur le mur du palais de la renaissance de Bangui avec son sang: l’incompétence m’a tuer…

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

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Le jeu trouble de Wagner envers le Tchad: sourires diplomatiques et coups bas numériques

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Le jeu trouble de Wagner envers le Tchad: sourires diplomatiques et coups bas numériques

 

Centrafrique.org/mahamat-idriss-deby-attendu-a-bangui-pour-rencontrer-le-chef-des-wagner-en-Centrafrique/mahamat-idriss-deby-president-de-transition-au-tchad/” rel=”attachment wp-att-63470″ data-wpel-link=”internal”>Le jeu trouble de Wagner envers le Tchad: sourires diplomatiques et coups bas numériques
Mahamat Idriss Deby, Président du Tchad

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des sourires et des poignées de main dans les palais présidentiels, des coups de poignard numériques dans l’ombre. Le gouvernement centrafricain, sous l’influence de Wagner, joue une partition complexe : d’un côté, il multiplie les gestes d’amitié envers le Tchad, de l’autre, les soldats numériques de Wagner inondent les réseaux de haine.

 

Un petit tour dans les coulisses de cette guerre de l’ombre menée par les troupes de Wagner envers le Tchad nous montre leur méthode. Pendant que Bangui parle fraternité et coopération avec le Tchad, les Avatars de Wagner inventent des histoires à dormir debout : l’Ukraine enverrait des pilotes de drones pour attaquer la Centrafrique, avec la complicité du Tchad et de la France.

 

Ah, qu’elle est créative cette manipulation ! À les lire sur Facebook, WhatsApp et Telegram, quinze à vingt experts ukrainiens en drones seraient déjà en route, cachés dans les valises diplomatiques françaises, prêts à envahir la Centrafrique depuis le territoire tchadien. On se croirait dans un mauvais film d’espionnage des années 80 !

 

Mais derrière ces histoires qui prêteraient à rire, Wagner tire les ficelles d’un spectacle plus sombre. Ils poussent le gouvernement centrafricain à multiplier les gestes de rapprochement avec le Tchad, tout en alimentant la méfiance sur les réseaux sociaux. C’est comme envoyer une lettre d’amour d’une main et un message de haine de l’autre !

 

Cette tactique porte la signature de Wagner. Ils l’ont déjà utilisée ailleurs en Afrique : faire semblant de favoriser la coopération régionale tout en semant la zizanie. C’est comme ce ventriloque qui fait parler sa marionnette avec des mots doux pendant qu’il murmure des menaces.

 

Les comptes fantômes de Wagner racontent que la France et l’Ukraine complotent avec le Tchad contre la Centrafrique. Ils prétendent même que des groupes comme la CPC et les 3R reçoivent un entraînement spécial. Leur recette ? Un soupçon de mensonge, une pincée de paranoïa, et une bonne dose de manipulation.

 

Chers lecteurs centrafricains, regardons la vérité en face ! Wagner manipule le gouvernement centrafricain comme une marionnette. Les vraies victimes ? Nos peuples qui voient leurs espoirs de paix et de coopération régionale partir en fumée.

 

L’avenir de l’Afrique centrale ne peut pas se construire sur ce double jeu. Nos pays méritent mieux que ces manipulations qui empoisonnent les relations entre voisins. Il est temps de comprendre que ceux qui nous poussent à nous diviser ne seront jamais les artisans de notre unité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : l’opposition dénonce la destitution ‘de facto’ de Touadéra de la présidence de la CEMAC

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l’opposition dénonce la destitution ‘de facto’ de Touadéra de la présidence de la CEMAC

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : l'opposition dénonce la destitution 'de facto' de Touadéra de la présidence de la CEMAC
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Les leaders de l’opposition centrafricaine révèlent une crise diplomatique majeure au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Le président Faustin Archange Touadéra, censé présider l’organisation depuis mars 2023, a été écarté de ses fonctions de manière détournée, selon les révélations faites lors d’une conférence de presse du BRDC à Bangui.

 

“Une situation sans précédent dans l’histoire de la CEMAC s’est produite le 16 décembre dernier”, souligne maître Nicolas Tiangaye. Le président Paul Biya du Cameroun a convoqué et présidé un sommet extraordinaire à Yaoundé, alors que cette prérogative revient exclusivement au président en exercice de l’organisation.

 

Dans son discours sur l’état de la nation le 28 décembre, Touadéra alias Baba Kongoboro a tenté de minimiser l’incident en évoquant une “co-présidence” du sommet. “Il n’y a jamais eu de co-présidence dans l’histoire de la CEMAC. Cette formulation masque mal une destitution de fait”, analyse l’ancien Premier ministre Enock Lakoué.

 

Cette mise à l’écart diplomatique témoigne d’un isolement croissant de Bangui sur la scène régionale. “Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un chef d’État étranger en visite officielle en Centrafrique ?”, interroge Lakoué, soulignant que les rares dignitaires qui s’y aventurent “arrivent le matin et repartent à 16h”.

 

Le BRDC y voit les conséquences d’une diplomatie erratique. “Notre pays perd son rayonnement et sa souveraineté au profit d’un agenda de dictature”, dénonce le coordinateur Crépin Mboli-Goumba, faisant référence à la présence controversée des paramilitaires Wagner dans le pays.

 

Cette crise au sein de la CEMAC survient alors que la RCA traverse des difficultés avec les institutions financières internationales. Le FMI a récemment suspendu le décaissement de la troisième tranche de son programme de financement, accentuant les pressions sur le régime de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les hôpitaux en Centrafrique : Quand la blague d’un comédien camerounais raconte notre triste réalité

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Les hôpitaux en Centrafrique : Quand la blague d’un comédien camerounais raconte notre triste réalité

 

Boda-deborde-par-la-gastro-enterite/personnel-medical-en-action-a-lhopital-de-boda/” rel=”attachment wp-att-76397″ data-wpel-link=”internal”>Les hôpitaux en Centrafrique : Quand la blague d'un comédien camerounais raconte notre triste réalité
Deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Un comédien camerounais fait rire son public en parlant des hôpitaux dans son pays. Il ne savait pas qu’il décrivait exactement, ou même moins pire, ce qui se passe chez nous en Centrafrique. “Si tu as mal aux yeux, ils trouvent que le problème est au pied”, plaisante-t-il. Mais chez nous, dans des hôpitaux en Centrafrique , le malade ne trouve même pas de médecin pour lui faire un diagnostic, aussi faux soit-il.

 

Du rire aux larmes dans les hôpitaux en Centrafrique

 

Le comédien parle du Cameroun où “on construit des hôpitaux”. Ici, on ne construit même pas des hôpitaux en Centrafrique. Les malades s’entassent dans de vieux bâtiments qui tombent en ruine. La nuit, les médecins  de certains hôpitaux de la capitale opèrent même avec la lumière de leurs téléphones. Même les accouchements se font avec les lampes à pétrole. Pas d’électricité, pas de médicaments, rien.

 

L’histoire vraie de l’épouse du ministre de la Santé Pierre Somsé en dit long. Elle avait des problèmes cardiaques. Son mari, pourtant ministre, n’a rien pu faire pour la sauver dans les hôpitaux du pays. Il a dû organiser une évacuation d’urgence vers la Tunisie. Malheureusement, elle n’a pas survécu au voyage. Elle est morte dans l’avion. Voilà le sort même des familles des ministres.

 

Deux mondes parallèles

 

Pendant ce temps, les grands du pays se font soigner à l’étranger avec l’argent public. Tenez-vous bien : le premier vice-président de l’Assemblée nationale a reçu 17 millions de francs CFA pour aller soigner ses dents pourries en France. Les Français lui ont refusé le visa, mais l’argent ? Personne ne sait où il est passé.

 

À l’ENERCA (la société d’électricité), c’est encore plus fort. Le directeur général Patient Béndima part en Tunisie chercher des cliniques pour son personnel. Dès qu’un employé est malade, hop, direction la Tunisie, tous frais payés. Et le peuple dans tout ça ? Il se débrouille avec les moyens du bord dans des hôpitaux en Centrafrique.

 

L’argent qui s’envole

 

“Vous construisez des hôpitaux mais vous allez vous soigner ailleurs”, dit le comédien en riant. Chez nous, c’est pire : on ne construit même pas des hôpitaux en Centrafrique. L’argent de nos richesses – l’or, le diamant – part directement dans les poches des Wagner et des Rwandais.

 

Le comédien fait rire son public, mais sa blague raconte notre cauchemar quotidien en Centrafrique. Quand il dit “ce ne sont pas des hôpitaux, ce sont des mouroirs”, il ne pensait pas taper si juste. En Centrafrique, nos malades meurent dans le noir, sans soins, pendant que les dirigeants se font dorloter dans les cliniques étrangères.

 

Le rire qui cache les larmes

 

Cette comédie nous fait rire jaune. Elle nous montre, comme dans un miroir, l’absurdité de notre situation. Nos dirigeants préfèrent dépenser des millions pour soigner une dent à Paris plutôt que d’équiper nos hôpitaux.

 

Le comédien termine sa blague, le public rit. Mais nous, nous pleurons nos morts. Des morts qui auraient pu être évitées avec un peu d’humanité, un peu de conscience. En attendant, nos hôpitaux en Centrafrique restent ces lieux où l’on entre avec un petit problème, et d’où l’on sort souvent les pieds devant.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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