samedi, octobre 31, 2026
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Binationaux bons pour voter les lois, interdits pour présider : La constitution grotesque de Touadéra

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Binationaux bons pour voter les lois, interdits pour présider : La constitution grotesque de Touadéra

 

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-festival-de-fautes-dorthographe/remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-president-touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-evariste-ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee/” rel=”attachment wp-att-66933″ data-wpel-link=”internal”>Binationaux bons pour voter les lois, interdits pour présider : La constitution grotesque de Touadéra
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nouvelle constitution centrafricaine de 2023 est un cirque, un torchon grotesque qui interdit aux binationaux de briguer la présidence mais les laisse voter les lois à l’Assemblée nationale. Quelle idiotie monumentale ! Lors de l’émission Patara sur la Radio Ndékè Luka, Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, a tenté de défendre cette aberration face à Raymond Adouma, leader du BRDC, qui l’a pulvérisée : c’est une moquerie, un piège débile pour protéger Touadéra et son clan de menteurs. Ce régime d’hypocrites se moque des Centrafricains, et l’absurdité de cette règle n’est que le sommet de leur tas de fumier.

 

Yapandé, avec son culot de clown, ose dire : “Si vous avez deux nationalités, faites un choix, c’est simple !”. Simple ? C’est une blague débile ! Les binationaux ne peuvent pas être président, mais ils peuvent siéger à l’Assemblée, voter les lois qui régissent le pays ? Quelle logique tordue ! Le président de l’Assemblée actuelle, Simplice Mathieu Sarandji, un Franco-Centrafricain, dirige les débats, valide les textes, mais serait banni s’il visait le palais ? C’est de la pure idiotie, une contradiction qui pue la magouille. Adouma l’a cloué : “Ce n’est pas une constitution, c’est une feuille de route pour s’éterniser au pouvoir“. Et il a raison : cette règle n’a aucun sens, sauf celui de bloquer les opposants pendant que Touadéra s’accroche à son trône.

 

Et le pompon ? Touadéra lui-même ! Sa mère, Centrafricaine, son père congolais de la RDC, et son père, nigérien, un type débarqué de nulle part, un éleveur qui a planté sa tente à Bangui. Ce mec, pas “Centrafricain de souche”, a engendré Faustin-Archange Touadera, devenu président de la République, qui impose maintenant une pureté nationale à coups de constitution bidon. Quelle farce ! Lui, un homme avec un nez peul, aux origines floues, ose trier qui est assez “pur” pour diriger ? Et Yapandé, ce ministre aux deux passeports, centrafricano – congolais lui aussi, défend cette ânerie sans la moindre honte. Pierre Somsé, ministre de la Santé ? Congolais de père, Centrafricain de mère de Berberati. Thierry Kamach, à l’Environnement ? Fils d’un Syrien et d’une femme de Berbérati comme son collègue Pierre Somsé. Sylvie Baïpo-Témon, aux affaires étrangères? Française et Centrafricaine, sans renoncer à son passeport tricolore. Partout dans ce gouvernement, dans l’état-major, dans l’armée, les binationaux pullulent – mais ils interdisent aux autres ce qu’ils s’accordent à eux-mêmes. Quelle hypocrisie!

 

Ce régime est une comédie . Leur référendum de 2023 ? 1 % de votants, maquillé en 95 % par Wagner et leurs urnes truquées,  Touadéra l’avait dit même : “Pas besoin d’électeurs, juste d’urnes“. Et maintenant, ils jouent les puristes avec cette constitution clownesque ? Pendant ce temps, les prisons de l’OCRB débordent : en avril 2025, les cadets d’Henri Dondra, la famille d’Armel Sayo, Mahamat Abakar,  tous enfermés sans mandat, sans droit de visite, pendant que les avocats, en grève de huit jours, hurlent contre cette dictature. La binationalité ? Un prétexte débile pour diviser les Centrafricains et sauver un Touadéra qui n’a rien de “souche” sauf son mépris.

 

Adouma refuse ce jeu pourri : “Sans changement, pas d’élections”. Et pourquoi plier ? Cette règle absurde, qui autorise les binationaux à faire les lois mais pas à les appliquer, est une insulte à l’intelligence. Les Centrafricains, déjà écrasés par la misère, n’ont pas besoin de ce délire qui les déchire pour protéger un président …, bâtard,  et son clan de profiteurs. Une constitution ? Non, un gag – et un mauvais….

 

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Soupçonné de préparer un coup d’État depuis la prison, Armel Sayo et Nourd Gregaza ont été kidnappés dans leur cellule sur décision des russes

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Soupçonné de préparer un coup d’État depuis la prison, Armel Sayo et Nourd Gregaza ont été kidnappés dans leur cellule sur décision des russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Soupçonné de préparer un coup d’État depuis la prison, Armel Sayo et Nourd Gregaza ont été kidnappés dans leur cellule sur décision des russes
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux hommes détenus à la prison du Camp de Roux ont été emmenés lundi matin par les forces de l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Armel Ningatoloum Sayo et Nourd Gregaza, accusés de préparer un coup d’État, ont été extraits de leurs cellules après une opération controversée menée quelques jours plus tôt.

 

Le 4 janvier dernier, Cédric Gbaka, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, s’est rendu à la prison du camp de Roux accompagné du directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, de policiers habillés en noir et de mercenaires russes du groupe Wagner. L’homme d’une quarantaine d’années, mesurant environ 1,70 m, a ordonné l’évacuation de tous les détenus pour procéder à une fouille générale des cellules.

 

Les agents ont passé au crible chaque cellule, fouillant sacs et vêtements. Mais le but principal était bien connue, la cellule occupée par ces deux hommes : Armel Sayo et Nourd Gregaza.

 

Justement, Dans les cellules occupée par Armel Sayo et Nourd Gregaza, monsieur Cédric Gbaka a annoncé d’une manière spectaculaire d’avoir trouvé un téléphone portable et un document.

 

Aussitôt, monsieur Cédric Gbaka a confronté les deux hommes : “C’est ton téléphone, viens le déverrouiller !”, a-t-il lancé à Sayo. Ce dernier a nié : “Ce n’est pas mon téléphone, je n’ai rien à voir avec ça”. Même réponse de Nourd Gregaza quand Cédric Gbaka lui a présenté les objets. Et plus étonnant encore, le document ramené par Cédric Gbaka serait un plan du coup d’État qu’il prétend retrouver dans la cellule de Sayo et Nourd. Sans surprise, les deux détenus ont également refusé de reconnaître le document présenté par Cédric comme un plan de coup d’État.

 

Selon plusieurs témoins présents au moment de la fouille, le téléphone et le document ont été apportés par Gbaka lui-même. Cette mise en scène visait à créer des preuves contre ces deux opposants politiques. Le motif invoqué – la préparation d’un coup d’État – servait de justification pour les extraire de la prison et les remettre aux mercenaires russes qui vont les torturer.

 

Après la fouille, Cédric Gbaka a contacté le ministre de la Justice par téléphone et lui ordonne la rédaction d’un document d’extraction de ces deux détenus.

 

Le lundi 7 janvier vers 9h-10h, le général Armel Baraba, directeur de l’OCRB, est arrivé avec ses hommes. Armé du pistolet, il veut entrer dans la prison, les éléments casques bleus de la Minusca en poste à l’entrée lui dit clairement comment il peut entrer ici avec un pistolet à la main. Le général de police leur a répondu qu’avec son pistolet, même le bureau du chef de l’État il entre avec. Donc c’est une raison pour lui de dire que je dois entrer ici avec mon arme, quelle que soit la raison. et a emmené les deux détenus vers une destination inconnue.

 

Cette opération révèle un mécanisme bien connu: des accusations fabriquées permettent d’extraire des détenus du système judiciaire officiel pour les remettre aux forces russes. Une fois entre leurs mains, ces personnes risquent la torture dans des bases secrètes, notamment près de l’aéroport de Bangui Mpoko ou au sous-sol du camp de Roux.

 

Le procédé utilisé contre Armel Sayo et Nourd Gregaza n’est pas une exception. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de répression où les mercenaires russes du groupe Wagner jouent un rôle central dans l’élimination des centrafricains….

 

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Centrafrique : L’intelligence artificielle, arme des escrocs dans un pays miné par la criminalité

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Centrafrique : L’intelligence artificielle, arme des escrocs dans un pays miné par la criminalité

 

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La capture d’écran de la vidéo de dénonciation du Pasteur Camille Lakosso Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des criminels exploitent l’intelligence artificielle pour créer de fausses vidéos publicitaires en République centrafricaine, avec le soutien du Président Faustin Archange Touadera.

 

Camille Makosso, un religieuse ivoirien influente née en 1979 à Abidjan, dirige la Commission protestante évangélique de Côte d’Ivoire tout en développant ses activités d’entrepreneur. Actif sur les réseaux sociaux où il rassemble des millions d’abonnés, le pasteur ivoirien a alerté la semaine dernière sur une tentative d’escroquerie dont il a été victime.

 

Des individus se présentant comme des responsables de Capital Investissement Bank ont détourné son image pour leurs arnaques.

 

« Ils ont utilisé ma photo et l’intelligence artificielle pour faire croire que je promouvais leurs services », explique Makosso. La vidéo falsifiée le montrait annonçant des retours sur investissement impossibles : dix mille francs transformés en cinquante-cinq mille, quinze mille en quatre-vingt-cinq mille.

 

Cette manipulation technologique exploite la confiance que les followers accordent au pasteur. Quand Makosso a voulu confronter les responsables de cette escroquerie, ces derniers ont bloqué le pasteur, confirmant leur caractère frauduleux. Cette gigantesque escroquerie pathétique du régime de Bangui montre comment les deepfakes deviennent des outils privilégiés des criminels, surtout dans des environnements où les contrôles font défaut.

 

Le cas Camille Makosso s’inscrit dans un contexte plus large de criminalité organisée en République centrafricaine. Des voix dénoncent l’évolution du pays sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra. « La Centrafrique est devenue un refuge pour tous les voyous et criminels », affirme l’économiste et homme politique Anicet Georges Dologuelé, ancien premier ministre.

 

Cette perception d’un État complice de la mafia alimente les inquiétudes des observateurs régionaux. Plusieurs analystes pointent du doigt la multiplication des réseaux criminels sur le territoire centrafricain. Le pays semble attirer des organisations spécialisées dans la fraude numérique, profitant de la complicité du Président et de son gouvernement.

 

La situation inquiète au-delà des frontières centrafricaines. Des rapports continentaux signalent régulièrement la Centrafrique comme un point de passage pour diverses activités illégales. Cette réputation nuit à l’image du pays.

 

Les autorités centrafricaines font face à des reproches concernant leur gestion de la cybercriminalité. Des militants de la société civile estiment que le gouvernement ferme les yeux sur ces pratiques. « Les responsables politiques tolèrent ces réseaux criminels », dénonce un activiste centrafricain.

 

Cette inaction contraste avec les recommandations des organisations internationales. L’Union africaine encourage régulièrement les États membres à renforcer leur arsenal législatif contre la cybercriminalité. Elle prône également des campagnes de sensibilisation pour informer les populations sur les risques liés aux nouvelles technologies.

 

La République centrafricaine semble pourtant à la traîne dans ce domaine. L’absence de structures spécialisées et de personnel formé laisse le champ libre aux escrocs de tous genres. Cette situation expose les citoyens à des risques croissants….

 

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Touadera, tu ne sais pas encore, la dame vous a dit : « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö ». Ceci dit :  tout se paye ici-bas

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Touadera, tu ne sais pas encore, la dame vous a dit : « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö ». Ceci dit :  tout se paye ici-bas

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/la-dame-en-colere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, tu ne sais pas encore, la dame vous a dit : « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö ». Ceci dit : tout se paye ici-bas
La dame en colère contre la barbarie du régime de Touadera

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.

 La voix d’une Centrafricaine, épouse d’un journaliste,  résonne contre l’oppression du régime Touadera. Après la répression violente d’un hommage aux victimes du lycée Barthélemy-Boganda, elle avertit : « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö ». Le peuple, humilié, annonce que tout se paye ici-bas….

 

Le 25 juin 2025, la Centrafrique a été secouée par une tragédie qui a arraché la vie à au moins 29 élèves du lycée Barthélemy-Boganda, victimes d’une bousculade déclenchée par une explosion près de l’établissement. Ce drame, survenu alors que les jeunes composaient leur baccalauréat, a plongé le pays dans un deuil profond. Mais lorsque la société civile a tenté de rendre hommage à ces vies fauchées, le régime du président Faustin-Archange Touadera a répondu par une violence démesurée, révélant une fois de plus son caractère hostile pour la dignité du peuple centrafricain. Une femme, épouse d’un journaliste centrafricain, Éric Sabé, s’est levée pour dénoncer cette barbarie, lançant un avertissement cinglant : « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö » – on paie la dette de l’alcool traditionnel là où il est vendu, pas ailleurs chez le boucher. En d’autres termes, les responsables de ces injustices devront rendre des comptes, et « tout se paye ici-bas »….

 

La manifestation, organisée pour honorer les victimes, a été durement réprimée par la police centrafricaine, agissant sur ordre du pouvoir. Au monument des Martyrs, les forces de l’ordre ont frappé, tabassé et humilié des hommes, des femmes et des jeunes qui ne faisaient que pleurer leurs morts. Parmi les victimes de cette répression figurent des figures respectées de la société civile : Dr Paul Crescent Beninga, Maître Mandéndjapou, et M Gervais Lakosso, arrêtés alors qu’ils tentaient de dialoguer avec les autorités. Un athlète anonyme a été molesté, des journalistes torturés et arrêtés, des manifestants ont été roués de coups, et l’époux du journaliste à l’origine de cette déclaration a dû subir elle aussi de violence. Ces actes ne sont pas seulement une attaque contre des individus ; ils sont une insulte à l’âme collective d’un peuple….

 

La métaphore du ngbakö, cet alcool traditionnel centrafricain, est lourde de sens. Dans la culture sango, dire qu’on paie la dette de ngbakö là où il est vendu, c’est exiger que justice soit rendue là où le tort a été commis. Cette femme, dont la voix porte la douleur et la rage d’une nation, accuse le régime Touadera d’avoir transformé le deuil en crime. En interdisant un hommage pacifique, en brutalisant des citoyens désarmés, en emprisonnant des voix dissidentes, le gouvernement envoie un message clair : le peuple n’a aucun droit, ni de pleurer, ni de prier, ni de s’indigner. « Ils peuvent nous tuer, nous rabaisser, nous humilier, mais nous devons nous taire », dénonce-t-elle, avant d’ajouter une vérité implacable : « Ça prendra le temps que ça prendra, mais nous devrons tous passer un jour à la caisse »….

 

Ce cri du cœur n’est pas une exception. Il résonne comme un écho des frustrations d’un peuple abandonné par ses élites. Les juristes, souvent corrompus ou intimidés, se taisent. Les journalistes, affamés et muselés, peinent à faire entendre leur voix. Les artistes, parfois déconnectés, négligent le pouvoir de leur influence. Quant au peuple, il est « plus meurtri, plus humilié, plus appauvri que jamais », selon les mots de la déclarante. Pourtant, dans cette blessure profonde, elle voit naître une force redoutable : celle de ceux qui n’ont « plus rien à perdre ». Cette force, prévient-elle, est celle d’un peuple prêt à tout tenter pour retrouver sa dignité, même au prix de sa vie….

 

L’histoire, rappelle-t-elle, est implacable. Les dictateurs, les tyrans, ceux qui pensaient détenir le monopole de la violence, ont tous connu une fin. « Il y a eu plus dictateur que vous, plus terroriste que vous, plus barbare que vous », lance-t-elle à l’adresse du régime….

 

Le régime Touadera, en muselant cet hommage, a non seulement profané la mémoire des victimes, mais il a aussi creusé sa propre tombe. Chaque coup porté, chaque arrestation arbitraire, chaque humiliation infligée au peuple centrafricain sème les graines d’une révolte inévitable. « Quand tu parles, tu meurs ; quand tu ne parles pas, tu meurs », constate-t-elle avec amertume. Mais cette résignation apparente se mue en défi : « Nous n’allons plus nous taire, plus jamais »….

 

Alors que les familles des victimes pleurent leurs enfants, que les blessés pansent leurs plaies, et que les prisonniers attendent justice, la Centrafrique se tient à un carrefour. La déclaration de cette femme n’est pas seulement un cri de colère ; c’est un appel à l’éveil. À Touadera et à ses soutiens, elle adresse un dernier avertissement : « Comment voulez-vous finir ? De quel côté de l’histoire voulez-vous vous inscrire ? ». Car, comme elle le dit si bien, « tout se paye ici-bas ». Et le peuple, blessé mais debout, n’oubliera pas….

 

La Centrafrique pleure, mais elle ne plie pas. La voix de cette femme, portée par la sagesse du ngbakö et la force d’un peuple opprimé, annonce l’inéluctable : le régime Touadera devra rendre des comptes. « À Yéké payer bon ti ngbakö na place ti ngbakö » :  la justice viendra, ici et maintenant…….

 

 

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Wagner arrive avec ses mines terrestres dans le Haut-Mbomou : 2 premières victimes près de Zemio. Un homme et une femme déchiqueté par ses explosifs  

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Wagner arrive avec ses mines terrestres dans le Haut-Mbomou : 2 premières victimes près de Zemio. Un homme et une femme déchiqueté par ses explosifs  

 

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la Minusca recherche des mines au sol photo Minusca

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le groupe russe  Wagner étend son réseau criminel de mines terrestres dans le Haut-Mbomou. Deux personnes sont mortes à Zemio.

 

Le Haut-Mbomou rejoint la longue liste des régions centrafricaines où Wagner a installé massivement ses mines terrestres. À Koumboli, près de Zemio, la semaine dernière, un homme et une femme ont perdu la vie en se rendant aux champs. Ces deux victimes marquent l’arrivée de cette menace dans une région jusqu’alors épargnée de ces engins terrestres très mortels importés par le groupe Wagner. En ce moment, aux alentours de Zemio, c’est l’inquiétude générale. La ville est entourée complètement des mines terrestres posés par les mercenaires russes.

 

Rappelons que le groupe Wagner opère en République centrafricaine depuis 2018. Les mercenaires russes, à partir de 2021,  ils sont arrivés en masse dans le pays avec leur cortège des mines terrestres. Ils ont d’abord déployé leurs mines dans l’ouest et le nord-ouest du pays. Mambéré-Kadéi, Nana-Mambéré, Ouham-Pendé, Lim-Pendé, Ouaka et Haute-Kotto ont payé le prix fort. Des dizaines de civils sont morts dans des explosions. Maintenant, c’est au tour du Haut-Mbomou de rejoindre cette longue liste macabre.

 

L’impact des mines de Wagner se mesure en vies humaines. À Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé, les explosions se succèdent depuis septembre 2021. Et c’est incomptable, tellement que le nombre des accidents liés à ses explosifs est nombreux. Un exemple, un camion humanitaire a sauté au village Pana-Mala, tuant le conducteur et blessant trois passagers. Deux mois plus tard, un autre véhicule explosait près du village Bambara. Le conducteur n’a pas survécu.

 

Les Casques bleus de la MINUSCA subissent également ces attaques. En décembre 2021, six d’entre eux ont été blessés dans deux incidents distincts près de Berbérati. Leurs convois ont heurté des engins explosifs sur des routes qu’ils empruntaient régulièrement. Même à          Koui,  des casques bleus avaient été tués dans accident causé par un explosif. Et pour se moquer de la Minusca, les russes ont émis un faux communiqué prétendant avoir porté secours aux casques bleus victimes pour les sauver. C’est de la criminalité pure.

 

À Bozoum, la situation est aussi tendue. Les véhicules civils et militaires continuent de sauter sur des mines. En juillet 2021, deux explosions ont tué quatre personnes dans la commune de Loura. Ces incidents se répètent mois après mois. Les prêtres catholiques ont aussi subi les conséquences de ces engins.

 

La stratégie de Wagner

 

Wagner utilise fréquemment les mines terrestres pour contrôler le territoire. Cette tactique s’accompagne d’une campagne de désinformation. Les mercenaires russes accusent systématiquement les groupes rebelles. Selon eux, l’UPC, le 3R ou les combattants du FPRC seraient responsables de ces mines.

 

Cette version des faits ne convainc personne sur le terrain. Les habitants savent que Wagner a importé cette menace depuis la Russie. Avant 2021, les mines terrestres n’existaient pas à cette échelle en République centrafricaine.

 

La MINUSCA face aux obstacles

 

La Mission des Nations unies a suspendu ses opérations de déminage en septembre 2021. Cette décision fait suite aux tensions avec les mercenaires russes et les soldats FACA. Tout le monde se souvient encore quand les mercenaires russes et leurs alliés des Forces armées centrafricaines (FACA) ont bloqué l’accès aux zones minées par la Minusca dans la Nana-Mambéré.

 

Cette suspension a des conséquences dramatiques. Les populations vivent dans la peur constante d’être la prochaine victime de ces engins mortels. À Bocaranga, des motos et des véhicules continuent d’exploser.

 

Les mines terrestres de Wagner menacent les civils pour des années. Ces engins explosifs restent dangereux longtemps après leur installation. Les enfants qui naissent aujourd’hui grandiront avec cette menace….

 

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Centrafrique : Touadéra et son business model de la misère auprès de l’Union européenne

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Centrafrique : Touadéra et son business model de la misère

 

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Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Une décennie de pillage organisé au sommet de l’État centrafricain.

 

Dans les différents quartiers des arrondissements de  Bangui, où les habitant circulent entre les nids-de-poule béants et les détritus qui s’accumulent, une question revient sans cesse sur les lèvres : “Mais où sont passés tous ces milliards de RCPCA qu’on nous a promis depuis près de dix ans ?”. La réponse se trouve peut-être dans les fastueux quartiers présidentiel de Boy-Rabe ou de Bellevue dans le septième arrondissement de la capitale, où poussent comme des champignons des villas aux allures de palais, propriétés de ceux qui gravitent autour du pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.

 

En effet, depuis 2016, le chef de l’État centrafricain Baba Kongoboro a fait de la “sortie de crise” son fonds de commerce. Un business juteux qui rapporte gros à son cercle rapproché, pendant que le peuple centrafricain continue de creuser sa tombe dans la misère absolue. Le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) avait promis 600 milliards de FCFA pour sortir le pays du gouffre. Aujourd’hui, avec un nouveau Plan National de Développement (PND) 2024-2028, c’est carrément 7000 milliards que Touadéra compte arnaquer aux bailleurs de fonds internationaux.

 

Le business model de la misère

 

Le pays revient de loin. Le pays vient de sortir d’une grande crise. Tout a été détruit pas la crise ! Entend-on partout dans les propos des personnalités du régime. Cette ritournelle est devenue l’hymne officieux du régime Touadéra. Chaque sommet international, chaque rencontre avec les partenaires, chaque demande de financement s’accompagne du même refrain larmoyant : la Centrafrique sort d’une crise, entre dans une autre, ou se prépare à éviter la prochaine.

 

Mais pendant que le président joue les victimes professionnelles sur la scène internationale, lui et ses proches s’enrichissent de manière obscène. Les 1600 milliards du RCPCA ? Volatilisés comme fumée au vent du sahel. Les routes promises restent des pistes de sable rouge qui deviennent des torrents à chaque saison sèche, pour ne pas dire Bourou. Les hôpitaux annoncés demeurent des carcasses de béton où les malades viennent mourir faute de soins. Les écoles tant vantées n’existent que sur le papier glacé des rapports de bailleurs.

 

Quand d’autres réussissent, Bangui s’enlise

 

L’Afrique regorge pourtant d’exemples de pays qui ont su tourner la page de leurs drames sans transformer la tragédie en commerce. Au Rwanda, Paul Kagame n’a pas passé vingt ans à pleurnicher sur le génocide de 1994. En une décennie, Kigali est devenue une vitrine continentale, avec des routes impeccables, un système de santé fonctionnel et une économie en croissance constante.

 

Au Kenya par exemple, la population a digéré les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de 1000 morts, sans pour autant en faire un fonds de commerce éternel. Nairobi s’est muée en hub technologique continental, attirant investisseurs et innovations.

 

Même le Burkina Faso, malgré l’instabilité sécuritaire, continue de bâtir sans mendier à longueur d’année. Ces dirigeants africains ont compris qu’on ne construit pas un État sur la mendicité internationale et la complainte permanente.

 

Le clan Touadéra : racketteurs en costume-cravate

 

En Centrafrique, c’est tout l’inverse. Touadéra et sa bande ont fait de la “sortie de crise” leur gagne-pain. Chaque nouvelle catastrophe devient prétexte à quémander davantage. Chaque échec se transforme en argument pour réclamer plus de milliards. C’est du racket institutionnalisé, exercé au plus haut niveau de l’État.

 

Les Toyota Land-Cruiser flambant neuves qui sillonnent les artères de Bangui, les voyages tous frais payés en Europe, les comptes bien garnis dans les banques offshore : voilà où finissent les fonds de la “sortie de crise”. Sans oublier les mercenaires russes de Wagner, grassement rémunérés pour maintenir ce système de prédation en place.

 

Pendant ce temps, dans les quartiers de Bangui, de Berberati ou de Bambari, les familles continuent de s’éclairer à la lampe à pétrole, de puiser l’eau dans des puits souillés et d’espérer que leurs enfants survivront aux maladies qui déciment faute de centres de santé dignes de ce nom.

 

Les bailleurs de fonds, complices malgré eux

 

Le plus tragique dans cette comédie, c’est la naïveté – ou la complicité – des partenaires internationaux. À chaque nouvelle demande de financement, les mêmes institutions se laissent attendrir par le discours victimaire de Touadéra. Les rapports de suivi existent, certes, mais ils se contentent souvent de constater l’évaporation des fonds sans vraiment exiger de comptes.

 

L’Union européenne, la Banque mondiale, la France : tous continuent d’alimenter cette machine à blanchir l’argent public qu’est devenue la “sortie de crise” version Touadéra. Comme si dix ans d’échecs patents ne suffisaient pas à ouvrir les yeux sur cette gigantesque escroquerie.

 

Un peuple sacrifié sur l’autel du racket d’État

 

Au bout du compte, c’est le peuple centrafricain qui paie l’addition de cette prédation organisée. Chaque franc détourné, c’est un dispensaire qui ne verra jamais le jour, une école qui restera fermée, une route qui demeurera impraticable. Chaque villa qui pousse dans les beaux quartiers de Bangui, c’est l’espoir de milliers de familles qui s’évanouit.

 

Dix ans après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la Centrafrique n’est pas sortie de crise : elle s’est installée dans un système où la crise devient rentable pour ceux qui la gèrent. Un racket d’État sophistiqué, habillé des oripeaux de la coopération internationale, mais qui ne profite qu’à une poignée de prédateurs au sommet.

 

La question n’est plus de savoir quand la Centrafrique sortira de crise, mais plutôt quand elle sortira de ce système mafieux qui transforme chaque drame du peuple en opportunité d’enrichissement pour ses dirigeants….

 

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Drame du lycée Barthelemy Boganda, des vivants déposés à la morgue, faussant le Bilan de la tragédie, selon le gouvernement  

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Drame du lycée Barthelemy Boganda, des vivants déposés à la morgue, faussant le Bilan de la tragédie  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/le-pm-moloua-victime-hopital-communautaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/le-pm-moloua-victime-hopital-communautaire-450×238.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua avec l’une des mères des victimes du drame au lycée Barthelemy Boganda de Bangui, ici, à l’hôpital communautaire” width=”450″ height=”238″ />
Le premier ministre Félix Moloua avec l’une des mères des victimes du drame du lycée Barthelemy Boganda de Bangui, ici, à l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le drame du 25 juin au lycée Barthelemy Boganda de Bangui continue de poser encore des questions, particulièrement sur la façon dont les informations concernant les victimes ont été gérées. Thomas Djimassé, directeur général de la Protection civile, explique que les premiers chiffres communiqués par l’hôpital communautaire ont créé une situation confuse, révélant des problèmes dans la transmission des données médicales pendant cette crise.

 

Lors d’un entretien avec la radio Ndékè Luka, Thomas Djimassé a expliqué que le premier rapport, rédigé rapidement après l’incident, annonçait 29 décès. Ce nombre provenait des établissements de santé, notamment de l’hôpital communautaire qui avait déclaré avoir reçu 16 corps. Mais la réalité sur le terrain était différente : parmi ces 16 personnes considérées comme inconscientes, 12 ont pu être réanimées. Le nombre réel de décès à l’hôpital communautaire était donc de 4 à 16h30 ce jour-là. Cette différence entre les chiffres annoncés et la réalité a provoqué une polémique, montrant un manque de précision dans la gestion des informations hospitalières.

 

Le directeur général de la Protection civile a précisé que son institution ne peut pas déclarer officiellement des décès, elle ne fait que transmettre les informations reçues des établissements médicaux. Pourtant, le chiffre de 29 décès repris dans son premier rapport s’est révélé inexact après vérification. Une réunion organisée le 26 juin avec les services de santé a permis de rectifier cette erreur. Une enquête gouvernementale a ensuite confirmé un total de 20 décès, bien moins que les 29 initialement annoncés. Cette correction a été validée par le directeur de cabinet du ministère de la Santé, qui s’est rendu sur place et a remis en question le chiffre de 17 décès rapporté par l’hôpital communautaire.

 

Cette confusion dans les chiffres révèle un problème dans la communication entre les institutions impliquées dans la gestion de la crise. L’hôpital communautaire, débordé par l’ampleur de la situation, semble avoir eu des difficultés à coordonner avec les autres acteurs comme la Protection civile et le ministère de la Santé. Thomas Djimassé a noté que les documents officiels fournis par les services médicaux étaient à l’origine de cette confusion, montrant des failles dans les procédures de déclaration des décès en situation d’urgence.

 

Cette affaire pose des questions importantes sur la capacité des institutions centrafricaines, en particulier de l’hôpital communautaire, à gérer efficacement les situations de crise. La tragédie du lycée Barthelemy Boganda , qui a vu une panique générale et une bousculade coûter la vie à de nombreux élèves, demandait une communication claire et exacte pour éviter d’aggraver la détresse des familles et de la population. Les erreurs dans les chiffres ont non seulement créé des doutes, mais ont aussi affecté la crédibilité des rapports officiels.

 

Au final, les problèmes de l’hôpital communautaire dans la gestion de la tragédie du 25 juin montrent des dysfonctionnements importants dans la gestion des données médicales en temps de crise. Ces erreurs, bien que corrigées par la suite, montrent qu’il faut améliorer la coordination et la fiabilité des informations entre les institutions, pour éviter que de telles confusions compliquent la gestion des catastrophes à l’avenir.

 

Alors, c’est une stratégie du gouvernement pour minimiser la situation ou c’est une réalité ?

 

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Mboli-Goumba se demande si le président centrafricain Faustin Archange Touadera sacrifie-t-il le pays pour son pouvoir ?

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Mboli-Goumba se demande si le président centrafricain Faustin Archange Touadera sacrifie-t-il le pays pour son pouvoir ?

 

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Maitre Crépin Mboli-Goumba, leader du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Coordinateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba  dénonce un refus de dialogue qui menace la stabilité du pays.

 

Crépin Mboli-Goumba ne mâche pas ses mots. Le coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a livré une analyse sans concession lors de la conférence de presse du BRDC à Bangui le jeudi 4 juillet 2025. Sa question résonne comme un défi au pouvoir : “Aux dépens de qui le président refuse-t-il de dialoguer avec l’opposition démocratique ?”

 

L’homme politique centrafricain pointe du doigt une attitude qu’il juge dangereuse pour l’avenir du pays. Selon lui, le président actuel préfère s’accrocher au pouvoir plutôt que de chercher des solutions aux problèmes institutionnels qui minent la République centrafricaine.

 

Mboli-Goumba tire la sonnette d’alarme sur l’isolement progressif du régime. “Le président risque de se couper du monde civilisé et de ceux qui financent les élections en Centrafrique”, prévient-il. Cette mise en garde fait écho aux positions répétées de la communauté internationale, notamment des États-Unis et des Nations Unies, qui estiment qu’aucune élection crédible ne peut se tenir dans les conditions actuelles.

 

Le coordinateur du BRDC rappelle que cette exigence de dialogue ne vient pas seulement des partis politiques centrafricains. Elle émane aussi des partenaires internationaux qui suivent de près la situation politique du pays. En ignorant ces appels, le pouvoir en place prend le risque de voir ses futurs scrutins contestés avant même leur organisation.

 

L’analyse de Crépin Mboli-Goumba va plus loin. Il estime que le refus de dialogue affaiblit dangereusement les institutions de l’État. “Qui profite de cette position ?”, s’interroge-t-il, en pointant les conséquences pour les 5 millions de Centrafricains.

 

Le coordinateur du BRDC évoque le spectre d’un vide constitutionnel. Si aucune élection crédible ne peut être organisée dans les délais, le pays risque de se retrouver sans gouvernance légitime. Cette situation pourrait déboucher sur une crise institutionnelle majeure, avec des répercussions sur la paix sociale.

 

Crépin Mboli-Goumba révèle avoir proposé au président plusieurs pistes de réformes économiques, notamment la révision des accords miniers pour financer le développement national. Ces propositions sont restées lettre morte, renforçant sa conviction que le pouvoir privilégie sa survie politique aux besoins du pays.

 

“Le président traite l’opposition comme moins que rien”, déplore-t-il. Cette attitude, selon lui, déshonore les institutions et nourrit l’instabilité. Plus le temps passe, plus les chances de préserver la paix sociale et l’intégrité institutionnelle s’amenuisent.

 

Face aux appels répétés au dialogue, les porte-parole du gouvernement maintiennent leur position. Ils estiment que les concertations précédentes rendent inutile toute nouvelle discussion avec l’opposition. Cette réponse ne satisfait pas Mboli-Goumba, qui y voit une tentative de fuir ses responsabilités.

 

Le coordinateur du BRDC insiste sur le fait que la situation actuelle diffère des précédentes tentatives de dialogue. Les enjeux institutionnels et sécuritaires ont évolué, nécessitant une approche renouvelée pour éviter le chaos….

 

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Pour le Président Célestin Yanindji, “Le ministre Héritier Doneng traîne des casseroles et veut salir l’honneur des autres”

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“Le ministre Héritier Doneng traîne des casseroles et veut salir l’honneur des autres”, affirme  Célestin Yanindji

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/celestin-yanindji-du-football-centrafricain.jpg” data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés
L’ancien ministre Célestin Yanindji, Président de la fédération du football centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Célestin Yanindji, président de la Fédération Centrafricaine de Football, dénonce les agissements du ministre des Sports qui paralyse le développement du football national.

 

Un règlement de comptes à la télévision

 

Célestin Yanindji ne mâche pas ses mots. Face aux caméras de la télévision panafricaine, le président de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) livre sa version des faits dans le différend qui l’oppose au ministre des Sports, Héritier Doneng.

“Ce ministre traîne des casseroles et cherche à salir l’honneur des autres”, déclare-t-il sans détour.

 

Le conflit atteint son paroxysme avec la décision du ministre de suspendre Célestin Yanindji et le secrétaire général de la FCF. Une mesure que le président de la fédération qualifie d’illégale et d’abusive.

“Il n’a pas le pouvoir de sanctionner un président de fédération ou ses membres”, martèle Célestin Yanindji, qui rappelle que la FCF fonctionne selon les statuts de la FIFA et la Constitution centrafricaine de 2023.

 

Des reproches contestés

 

Héritier Doneng reproche à la fédération son manque de respect envers l’équipe nationale et l’organisation d’un tournoi amical au Maroc en juin 2025 sans autorisation préalable. Célestin Yanindji balaye ces accusations d’un revers de main. La FCF avait bel et bien déposé les demandes d’ordre de mission pour les équipes U17, U20 et A, mais le ministère les a tout simplement ignorées.

 

“Il raconte des histoires qui ne tiennent pas la route”, lâche le dirigeant, visiblement exaspéré par ce qu’il considère comme des accusations mensongères. Pour lui, Doneng cherche à nuire à ceux qui œuvrent pour le développement du football en Centrafrique.

 

Un ministre, saboteur du football centrafricain

 

Célestin Yanindji dresse un tableau accablant de l’action du ministre. En avril dernier, Doneng a proposé de suspendre l’équipe nationale A pour trois ans, une proposition heureusement rejetée par le Conseil des ministres. En juin, il a nommé un entraîneur sans consulter la fédération, une décision que la FCF a refusée d’entériner.

 

“Il se prend pour le patron du football”, ironise Célestin Yanindji, qui dénonce une ingérence constante dans les affaires de la fédération. Pire, le ministre bloque systématiquement les démarches administratives. Depuis janvier, les dossiers pour obtenir des ordres de mission ou des devises via la Banque centrale restent sans suite.

 

Cette paralysie administrative porte préjudice à l’image de la Centrafrique et entrave le développement du sport national, selon le président de la FCF.

 

Un bilan qui parle

 

Pendant que Doneng multiplie les entraves, la FCF affiche un palmarès enviable. Depuis 2019, sous la présidence de Yanindji, la Centrafrique a décroché trois qualifications historiques à la CAN U-20, une première participation à la CAN U-17 et une qualification au CHAN.

 

La fédération porte également des projets d’envergure : un centre technique pour le football féminin unique en Afrique, financé par la FIFA, un centre pour les hommes qui ouvrira ses portes avec l’arrivée d’un coach FIFA en juillet 2025, et un programme d’installation de 10 mini-terrains dans les écoles du pays.

 

Ces réalisations contrastent avec l’inaction reprochée au ministre. Célestin Yanindji pointe notamment l’état du stade national, inutilisable depuis 2021 malgré des travaux quasi achevés. Une enquête parlementaire examine ce dossier où le nom de Doneng apparaît avec insistance.

 

Malgré la virulence de ses propos, Yanindji tend la main. Il souhaite apaiser les tensions à condition que “chacun fasse son travail dans le respect des règles”. Le dirigeant demande au ministre d’agir dans le cadre strict de ses attributions et d’emprunter les voies officielles pour dialoguer avec la fédération.

 

“Nous sommes dans un pays de droit, pas dans un endroit où l’on fait ce qu’on veut”, insiste-t-il. La FCF, elle, ne compte pas se laisser intimider : “Ses décisions ne nous arrêtent pas”, affirme Yanindji, déterminé à poursuivre sa mission avec le soutien de la FIFA.

 

Ce bras de fer entre Yanindji et Doneng montre les dysfonctionnements qui minent le sport centrafricain. D’un côté, une fédération qui multiplie les succès et porte des projets ambitieux. De l’autre, un ministre accusé de tout bloquer par ses agissements.

 

En accusant Doneng de “traîner des casseroles”, Yanindji dessine le portrait d’un ministre qui entrave l’essor du football national. Cette guerre des ego risque de faire payer un lourd tribut au sport centrafricain et à ses jeunes talents qui aspirent à briller sur la scène continentale….

 

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Action Solidaire et Africa Sisters s’unissent pour soutenir les orphelins de Bangui

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Action Solidaire et Africa Sisters s’unissent pour soutenir les orphelins de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Madame-Nadine-Kossi-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire-au-milieu-a-droite-madame-Gabriella-Adeyemo-vice-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Madame Nadine Kossi présidente de l'Association Action Solidaire au milieu, à droite madame Gabriella Adeyemo vice-présidente de l'Association Action Solidaire Madame-Nadine-Kossi-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire-au-milieu-a-droite-madame-Gabriella-Adeyemo-vice-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire Au-delà des femmes : L'hygiène menstruelle comme un droit humain universel
Madame-Nadine-Kossi-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire-au-milieu-a-droite-madame-Gabriella-Adeyemo-vice-presidente-de-lAssociation-Action-Solidaire – Au-delà des femmes : L’hygiène menstruelle comme un droit humain universele

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Action Solidaire et Africa Sisters offrent un don alimentaire pour soutenir certains orphelins de Bangui.

 

L’Association Action Solidaire, dirigée par Mme Nadine Kossi, a présenté le 4 juillet dernier lors d’une conférence de presse un don alimentaire destiné aux orphelins  de l’orphelinat « Amour et Espoir de Vie ». Cette démarche se fait en collaboration avec Africa Sisters, une association française qui rassemble des femmes de la diaspora centrafricaine.

 

L’objectif est d’apporter une aide concrète aux enfants vulnérables de l’orphelinat « Amour et Espoir de Vie ». Les membres d’Africa Sisters ont réuni des ressources pour fournir cette assistance alimentaire, après avoir été touchées par la situation difficile de ces orphelins. « Aider les personnes fragiles en difficulté et les marginalisés représente le cœur de notre association », a expliqué Mme Kossi, rappelant l’importance de redonner espoir et sourire à ces enfants.

 

Cette initiative s’inscrit dans la mission principale d’Action Solidaire, qui travaille depuis plusieurs années pour accompagner les populations vulnérables en République Centrafricaine. Le don alimentaire, distribué dans le huitième arrondissement de Bangui, montre la collaboration entre les deux organisations pour répondre aux besoins des orphelins et renforcer la solidarité envers les plus démunis….

 

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Wagner s’efface d’Afrique… fier des atrocités commises sur ses peuples

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Wagner s’efface d’Afrique… fier des atrocités commises sur ses peuples

 

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Les Mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Si la présence russe sur le continent ne cesse de s’accroître, la société paramilitaire russe Wagner a récemment plié bagages. Sur Telegram, ces « oncles blancs » se vantent des horreurs commises sur place.

 

« La mission est accomplie ». Le groupe paramilitaire russe Wagner a officiellement annoncé son départ du Mali ce 6 juin, marquant la fin de plus de trois années d’opérations sur place. Il revendique avoir permis au pouvoir en place de reprendre le contrôle de tous les centres régionaux du pays et d’avoir « éliminé des milliers de combattants et leurs chefs qui terrorisaient les civils depuis des années ». Pour autant, cela ne signifie pas la fin de la présence russe dans le pays. Les contingents du groupe sont en réalité réintégrés au sein de l’Africa Corps, une organisation plus étroitement contrôlée par le ministère de la Défense russe. Les autorités maliennes n’ont d’ailleurs jamais officiellement reconnu la présence de la société, préférant parler d’instructeurs russes.

 

Depuis son arrivée dans la région, Wagner suscite l’indignation de la scène internationale dont de nombreuses ONG humanitaires, par la brutalité de ses méthodes dans sa lutte contre le terrorisme. Si les débats sur le sujet sont nombreux, en cette fin du mois de juin, les dernières nouvelles viennent trancher la question. Les investigations menées par le média Jeune Afrique et le collectif Bellingcat révèlent l’existence de chaînes Telegram privées, utilisées par membres et fanatiques du groupe, pour documenter et exhiber ses crimes. Administrée par un ancien combattant du groupe paramilitaire, « Oncles blancs en Afrique » compte 92 500 abonnés. Toujours plus loin dans l’horreur, une version « Oncles blancs en Afrique 18+ » existe également. Ouvertement racistes, elles promeuvent des produits H8 Core, marque tournée vers un public à l’idéologie néonazie. Pire encore, vidéos et images de crimes de guerre, dont tortures, exécutions cruelles, actes de cannibalisme, mutilations et profanations de cadavres perpétrés sur des civils, y sont quotidiennement publiées… revendiquées par leurs propres auteurs. Face au scandale, ces chaînes ont été fermé.

 

Une barbarie soigneusement documentée

Contrairement aux affirmations de Wagner concernant sa lutte contre le terrorisme, les données   collectées par l’Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED) révèlent, eux aussi, une réalité tout à fait sordide. De tous les faits de violence politique commis par Wagner, les actions où des civils sont pris pour cible représentent 52 % en République Centrafricaine et 71 % au Mali. L’ACLED recense ainsi près de 500 décès de civils attribuables à des opérations notamment menées par les forces du groupe Wagner.

 

Ces dernières informations rejoignent celles de l’enquête journalistique « Tortures et disparitions forcées : plongée dans les prisons secrètes de Wagner », menée par plusieurs médias dont Le Monde et Forbidden Stories, sortie mi-juin. On y retrouve des témoignages : « Les hommes de Wagner mènent leurs opérations de manière autonome et arrêtent eux-mêmes les gens sur le terrain. Les FAMa n’ont pas leur mot à dire […] » alerte un officier malien, sous couvert d’anonymat.

 

Le massacre de Moura, survenu du 27 au 31 mars 2022 dans la région de Mopti au Mali, illustre parfaitement cette stratégie de terreur. Selon Human Rights Watch, environ 300 habitants de cette localité et ses environs ont été exécutés pendant cinq jours. La plupart des victimes appartenaient à la minorité peule. Toute cette violence, initialement destinée à lutter contre le terrorisme dans la zone, n’a à ce jour pas réussi à endiguer la menace. Wagner a d’ailleurs subi des pertes massives près de la frontière algérienne en juillet 2024. Le Front de libération de l’Azawad, lui, continue de s’attaquer aux convois militaires escortés par des éléments russes.

 

Avec Africa Corps, la reprise des violences ?

Créée en 2024 sous l’autorité directe du Kremlin, la structure incarne désormais sa nouvelle présence militaire sur place. Supervisée par le général Younous-Bek Evkurov, vice-ministre de la Défense, ce corps compte entre 40 000 et 45 000 combattants, dont 70 à 80 % sont d’anciens mercenaires de Wagner. Elle est aujourd’hui déployée dans cinq pays : Libye, Burkina Faso, Mali, République Centrafricaine et Niger. Sa base principale se trouve en Libye, qui sert de quartier général en raison de sa position géographique stratégique sur la côte méditerranéenne.

 

Cette évolution ne présage rien de bon pour les populations civiles africaines. Si Wagner est déjà responsable de graves violations des droits humains, l’Africa Corps, en tant qu’extension directe de l’État russe, pourrait d’autant plus engager la responsabilité de Moscou dans de futurs crimes de guerre. La Russie continue ainsi d’utiliser des forces paramilitaires pour maintenir et étendre son influence en Afrique, perpétuant un cycle de violence et d’instabilité au détriment des populations.

 

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Birao : Trois morts dans un échange de tirs

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Birao : Trois morts dans un échange de tirs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Moto-des-commercants-de-Boromata-incendiees-par-des-coupeurs-de-route.jpg” data-wpel-link=”internal”>Birao : Trois morts dans un échange de tirs
Les Motos des commerçants de Boromata incendiées par des coupeurs de route. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois jeunes de la milice l’autodéfense tués à Birao dans un échange de tirs avec des éleveurs arabes soudanais.

 

Ce dimanche 6 juillet 2025, peu avant 9 heures, un grave incident a bouleversé la ville de Birao, capitale provinciale de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.

 

En effet, sur la route menant à l’aéroport, l’honorable Ahamat Tanga, député suppléant de Birao, a été pris pour cible, alors qu’il se rendait à son champ sur sa moto personnelle. Un individu en boubou a surgi sur la route,  à 12 kilomètres de la ville , et a tiré sur le député. Ce dernier a freiné brutalement, abandonné sa moto et s’est enfui à pied pour échapper à l’agression. Les agresseurs, dont l’identité demeure inconnue, ont pris la moto et ont disparu sans laisser de traces.

 

Alertés par l’incident, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et les jeunes miliciens de l’autodéfense de Birao se sont aussitôt mobilisés. Ils ont pris leurs motos et se sont lancés à la poursuite des agresseurs en direction de l’aéroport. Apparemment, les soldats FACA et leurs supplétifs n’ont pas pu retrouver les assaillants. Ils se sont convergés vers Toumou, une localité située à 1 kilomètre de Birao sur l’axe Boromata. Là, à leur surprise, ils ont retrouvé les arabes éleveurs à Farigue. Sur place, une violente altercation s’est déclenchée avec les arabes éleveurs dans leur campement appelé Farigue, occasionnant la mort de 3 miliciens autodéfense.

 

Les circonstances exactes demeurent floues : les éléments de forces centrafricaines cherchaient-elles les agresseurs parmi les éleveurs, ou ces derniers ont-ils tiré en premier ? Aucune information n’a été confirmée concernant d’éventuelles pertes du côté des éleveurs arabes.

 

Les agresseurs, eux, ont disparu avec la moto volée, et leur localisation reste inconnue. Les éleveurs arabes impliqués dans l’échange de tirs seraient des Soudanais installés dans la ville pour leurs activités pastorales, vivant dans des campements temporaires.

 

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Centrafrique : retour sur une vague d’accidents dramatiques qui frappe le pays en une semaine, près de 50 morts

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une vague d’accidents dramatiques frappe le pays en une semaine, près de 50 morts

 

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Accident survenu sur la montaagne de Garka, entre Gallo et Baboua, dans la Nana-Mambéré . Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En une semaine, la République centrafricaine a vécu une série d’accidents mortels qui ont touché le pays de plein fouet. Routes chaotiques, pannes électriques et collisions ont fait des dizaines de morts au passage.

 

Du 25 juin au 2 juillet 2025, la République centrafricaine (RCA) a traversé une crise sécuritaire tragiques, semant la consternation dans le pays. Routes en mauvais état, pannes électriques et collisions ont transformé plusieurs axes en scènes de désolation, avec un bilan humain et matériel grave. Retour sur cette semaine noire qui a frappé durement le pays de Boganda.

Centrafrique : une vague d’accidents dramatiques frappe le pays en une semaine, près de 50 morts
Drame du lycée Boganda de Bangui, une ambulance remplie des victimes se cherche un passage au sein d’une foule

 

En effet, le 25 juin, le drame commence au lycée Barthélémy Boganda à Bangui. Un transformateur électrique explose pendant que les élèves passent leur baccalauréat. La panique s’empare des lycéens qui se précipitent vers les sorties. Au final, plusieurs dizaines des jeunes ont perdu la vie et 260 autres sont blessés, selon les chiffres officiels. Le président Faustin-Archange Touadéra, depuis Bruxelles en raison de sa maladie de cancer de colon,  annonce trois jours de deuil national.

Incendie d'un camion devant la gendarmerie et la barrière de Pk12 à Begoua, à la sortie nord de la capitale Bangui
Incendie d’un camion devant la gendarmerie et la barrière de Pk12 à Begoua, à la sortie nord de la capitale Bangui

 

Le lendemain, 26 juin, à la sortie nord de Bangui, au PK12, un camionrempli des fus de carburant s’embrase, entraînant l’incendie de kiosques à proximité. Quelques minutes plus tôt, au PK11 (quartier Golf), un câble électrique rompu déclenche un feu spectaculaire, attirant les regards des passants dans la nuit. Le 27 juin, un autre incident électrique survient à Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui, où un court-circuit sur un câble attire une foule curieuse, amplifiant le chaos.

Centrafrique : une vague d’accidents dramatiques frappe le pays en une semaine, près de 50 morts
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot

 

Le 30 juin, Bangui est de nouveau touchée. Sur l’avenue des Martyrs, une collision entre un véhicule et un taxi-moto cause des blessés. Quelques heures plus tard, un accident de car de l’agence Avenir à Tetoua, près de Bossemptélé sur l’axe de Baoro, fait plusieurs morts, marquant un autre drame sur des routes en piteux état. Le lendemain, premier juillet, entre Gallo et Baboua, sur la montagne de Garka, deux camions se percutent frontalement, causant d’importants dégâts matériels.

 

Toujours le premier juillet, sur la route Mbaïki-Boda, un camion a un accident sur le pont de Wakombo. Un apprenti est blessé et le pont en bois subit des dommages. Les forces de sécurité, la police et le bataillon tunisien de la Minusca arrivent rapidement pour sécuriser la zone. Le chef du village, Olivier Ouaguida, salue leur intervention.

Centrafrique : une vague d’accidents dramatiques frappe le pays en une semaine, près de 50 morts
Accident sur la route entre Mbaïki et Boda, dans la préfecture de la Lobaye. Photo Minusca

 

Simultanément, entre Zawa et Yaloké, un véhicule transportant des bières se renverse à cause de l’état chaotique de la route. Peu après, entre Yaloké et Yérémo, un camion chargé de seaux de peinture subit le même sort, répandant son contenu sur la chaussée. Ces accidents, survenus en moins d’une semaine, soulignent l’état déplorable des infrastructures routières et électriques en RCA.

 

 

Cette série noire, qui a causé des dizaines de morts et des centaines de blessés, alimente les spéculations. Certains évoquent des causes mystiques, liées à la proximité des élections de fin d’année ou à des pratiques traditionnelles comme le renouvellement de « gris-gris ». Cependant, les facteurs principaux restent l’état désastreux des routes, le manque d’entretien des infrastructures électriques et les comportements à risque. Selon l’OMS, la Centrafrique affiche l’un des pires taux de mortalité routière au monde, amplifié par des infrastructures inadéquates et l’absence de services d’urgence efficaces….

 

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 « Je suis parent du président ». Rien ne peut m’arriver ici : voilà le dérapage du commandant de brigade de Birao

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« Je suis parent du président ». Rien ne peut m’arriver ici : voilà le dérapage du commandant de brigade de Birao qui a gravement torturé une mère de famille….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-253×450.jpg” alt=”« Je suis parent du président ». Rien ne peut m’arriver ici : voilà le dérapage du commandant de brigade de Birao qui a gravement torturé une mère de famille….” width=”253″ height=”450″ />
Fatou Sende, mère de la famille agressée dans un état critique filmé discrètement par notre journaliste à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Birao, le commandant de brigade de gendarmerie locale, se vantant de son liens ethnique avec le Président Touadera, abuse de son pouvoir avec une arrogance inacceptable en torturant gravement une mère de famille.

 

La semaine dernière, un incident indigne et choquant a eu lieu dans un quartier de Birao, dévoilant publiquement aux yeux du monde l’attitude inadmissible du commandant de brigade (CB) de la gendarmerie territoriale, Selekouma Gervil, un sous-officier.

 

En effet, l’affaire a commencé quand un jeune garçon, prénommé Kadr, armé d’un gros bâton, est passé devant la concession privée d’une famille. Il a fait exprès d’agiter son bâton pour attirer le chien, un animal connu pour défendre la cour contre les intrus. Le chien, excité par le bruit, s’est approché du jeune homme, qui l’a alors frappé violemment à la tête. Le chien a commencé à pleurer, ce qui a poussé la famille à sortir précipitamment.

 

Le fils de la famille, un élève qui se prépare à passer son baccalauréat, est sorti et a demandé des explications au jeune agresseur du chien. La scène s’est déroulée devant une petite voie piétonne longeant la concession. L’altercation a rapidement dégénéré en bagarre entre les deux jeunes. Alerté, le commandant de brigade Selekouma Gervil est arrivé avec ses éléments, a ordonné l’arrestation des deux jeunes, et les a immédiatement embarqués au poste. Sur place à la brigade, le jeune agresseur du chien, blessé à la bouche après un coup de poing, a été envoyé pour des soins médicaux par le commandant de brigade, tandis que le fils de la famille a été placé directement en cellule.

 

Fatou Sende, la mère du jeune, qui s’était rendue rapidement à la gendarmerie pour plaider la cause de son fils, commence à expliquer au commandant que c’est l’intrus qui avait commencé à provoquer son chien et déclenché la bagarre. Elle a suggéré au commandant de brigade de payer l’amende habituelle de 10 010 francs CFA, permettant une libération rapide de son fils, surtout pour un élève devant passer un examen aussi important que le baccalauréat. Mais le commandant de brigade Selekouma Gervil a balayé ses arguments d’un revers de main, déclarant froidement que l’avenir scolaire de son fils « n’était pas son problème » et que le jeune resterait en cellule le temps qu’il faut.

 

Fatou, désespérée pour son fils, a déclaré au commandant qu’elle allait tenter de plaider auprès du préfet de la Vakaga. Après ces mots, elle est rentrée chez elle, sans encore se présenter chez le préfet. Peu après, le commandant, furieux, a envoyé ses éléments à son domicile. Ils l’ont ramenée de force à la brigade. Sur place, Gervil s’en est pris verbalement à elle : « Tu penses qu’ici quelqu’un peut me commander ? Qu’est-ce que ce vieux, le préfet, peut me faire ? ». Il a répété qu’il était « parent du président Touadera  » et que personne ne pouvait l’atteindre. Il a même ajouté à la dame qu’elle pouvait aller parler au directeur général de la gendarmerie, à son ministre à Bangui, mais qu’ici, personne ne lui faisait peur.

 

Comme si c’est de la blague, Gervil a ensuite ordonné comme du jeu à ses éléments d’attacher Fatou et de la frapper sévèrement. Elle a été battue à plusieurs reprises, blessée à la gorge, à la tête et sur tout le corps, uniquement parce qu’elle avait osé mentionner l’idée d’aller plaider auprès du préfet. Après l’agression, son état de santé s’est rapidement détérioré. La Minusca a dû intervenir en urgence pour l’évacuer par avion à Bangui, où elle est actuellement soignée. Elle a également déposé plainte contre le commandant qui est actuellement rappelé aussi à Bangui en ce moment.

 

Ce comportement d’un sous-officier, censé faire respecter la loi en tant qu’officier de police judiciaire, est tout simplement intolérable. Selekouma Gervil, commandant de brigade, incarne un problème grave des éléments de forces de l’ordre dans des villes de province comme Birao, où certains sous-officiers, loin d’être des officiers de haut rang, se comportent comme des intouchables. En invoquant des connexions présidentielles pour justifier ses abus, il bafoue la confiance des citoyens et compromet l’avenir d’un élève dont le seul tort était de protéger sa famille. Cette attitude, que l’on pourrait qualifier de voyoucratie, est une insulte à l’ordre public et à la dignité des habitants de Birao….

 

 

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Opération spectaculaire de fouille massive à la prison du Camp de Roux

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Opération spectaculaire de fouille massive à la prison du Camp de Roux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Etat-major-des-FACA-au-camp-de-Roux-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Opération spectaculaire de fouille massive à la prison du Camp de Roux
État-major des FACA au camp de Roux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce vendredi 04 juillet 2025, la prison du Camp de Roux à Bangui a vécu une journée particulière. Entre 10 heures et 15 heures, un groupe important de policiers en tenue noire s’est présenté à l’établissement, accompagné de deux Mercenaires russes de petite taille aux visages dissimulés.

 

L’opération a commencé par la cellule occupée par l’ancien ministre Armel Sayo et Nourd Gregaza, qui semblaient être les objectifs principaux de cette intervention policière. Rapidement, la fouille s’est étendue à tous les quartiers de la prison.

 

Les détenus ont été dirigés vers l’extérieur de leur cellule pendant que les agents, avec les deux mercenaires russes,  procédaient à une inspection minutieuse du bâtiment. Chaque recoin a été examiné : les matelas fouillés, les seaux retournés, les murs et plafonds scrutés. L’équipe utilisait un petit appareil noir, un détecteur de signaux radiofréquences, pour repérer les téléphones cachés. Cet outil, qui ressemble à un petit talkie-walkie, détecte les ondes émises par les téléphones portables quand ils sont allumés,  qu’il s’agisse de réseaux GSM, 3G, 4G, Wi-Fi ou Bluetooth.

 

Dès qu’un signal était détecté, les agents intervenaient pour récupérer l’appareil. Les deux mercenaires russes du groupe Wagner documentaient leurs recherches en filmant avec leurs téléphones. Les cachettes étaient variées : téléphones dissimulés dans des seaux d’eau, glissés à l’intérieur de matelas ou placés dans des cavités creusées dans les murs.

 

Les deux hommes russes prenaient part activement à l’opération. L’un tenait le détecteur pendant que l’autre accompagnait les policiers dans chaque couloir. Pendant ce temps, les détenus patientaient à l’extérieur ou dans les couloirs, sous la surveillance des agents, avant de pouvoir retrouver leurs cellules.

 

À l’issue de cette fouille, Armel Sayo et Nourd Gregaza ont appris qu’ils seraient extraits dans les prochains jours vers la section de recherches et d’investigation pour le premier, et l’OCRB pour le second pour être auditionnés. L’équipe a quitté la prison vers 15 heures et demi, emportant les téléphones et autres objets récupérés pendant l’opération.

 

Cette intervention témoigne de la volonté des autorités de Bangui de contrôler plus strictement les communications dans les établissements pénitentiaires, où l’usage de téléphones portables reste un problème récurrent pour l’administration, mais pas pour Corbeau News Centrafrique….

 

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La Centrafrique célèbre le remplacement du controversé procureur Benoit Narcisse Foukpio

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La Centrafrique célèbre le remplacement du controversé procureur Benoit Narcisse Foukpio

 

La Centrafrique célèbre le remplacement du controversé procureur Benoit Narcisse Foukpio
Benoît Narcisse Foukpio : ancien Procureur de la République

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le système judiciaire centrafricain vient de connaître un changement majeur historique. Benoit Narcisse Foukpio, procureur de la République, un terroriste magistrat  au tribunal de grande instance de Bangui, a quitté ses fonctions il y a environ deux semaines. Son remplaçant, Yvon, prend désormais les rênes d’un poste qui avait fait couler beaucoup d’encre.

 

Benoit Narcisse Foukpio, l’ex-procureur téméraire de la République au tribunal de grande instance de Bangui, a été viré de son poste il y a deux semaines, une nouvelle qui a déclenché une explosion de joie dans les différentes prisons de la capitale. Les détenus ont dansé, fêtant la chute de ce monstre judiciaire, un criminel de haut vol qui a dépassé tous les procureurs de l’histoire de la RCA par l’ampleur de ses crimes.

 

Ce natif du Haut-Mbomou, de l’ethnie Zandé, portait un nom maudit, « celui qui donne la mort », et l’a incarné à travers une litanie d’actes odieux. Foukpio a transformé la justice en un empire de corruption, emprisonnant illégalement des milliers d’innocents pour remplir ses poches. Il a instrumenté l’arrestation du député Dominique Yandocka en 2023, en collusion avec les mercenaires russes de Wagner, sous des accusations fabriquées de menace à la sécurité de l’État. Il a aussi jeté illégalement en prison Martin Joseph Figueira, consultant belgo-portugais, sur des charges bidon d’espionnage et de terrorisme. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg : Foukpio est impliqué dans des milliers d’affaires où il rackette les victimes. Pas d’argent, pas de liberté. Des familles entières ont été détruites, des vies brisées, car pour lui, tout était à vendre. Des cas comme celui de deux Franco-Algériens braqués et arrêtés illégalement dans le septième arrondissement de Bangui, en 2024, montrent l’étendue de son emprise mafieuse. Ces hommes, victimes d’un vol à main armée organisé par des complices de Foukpio, ont été emprisonnés sans motif valable, juste pour extorquer des rançons. Il y a des millions des cas, des milliers de cas similaires, impossibles à tous lister, mais chacun prouve que Foukpio était le chef d’une machine à broyer les innocents.

 

Benoit Narcisse Foukpio n’agissait pas seul. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est un mafieux tout aussi dangereux. Natif de la Vakaga et proche de l’ex-président Michel Djotodia, Abazène finance des groupes rebelles, comme en 2019 à Birao, où ses milices pro-gouvernementales ont massacré des civils rounga, tuant des dizaines de personnes et déplaçant des milliers d’autres. En 2023, un colonel rebelle capturé à Sikikédé l’a désigné comme le financier de son mouvement, avec des munitions trouvées dans un véhicule lié à son frère à Bambari.

 

Le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi, doyen des magistrats, est un autre pilier de cette mafia judiciaire. Ce « vampire » assoiffé d’argent rackettait les détenus avec Foukpio, faisant de la justice un commerce. Si tu ne payes pas, tu croupis en prison. Ensemble, ils ont transformé le système judiciaire en un chaos total, où tout se monnaye. Un exemple frappant est l’affaire de l’ASECNA, où Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, ancienne ministre, a été arrêtée en 2025 dans un litige foncier à la cité ASECNA. L’ASECNA a rasé des bâtiments avec des bulldozers, malgré une affaire en cours devant la justice, révélant l’impunité des puissants protégés par des figures comme Benoit Narcisse Foukpio  et Nanabibi. Ces cas ne sont que des exemples parmi des milliers, montrant un système où la justice est une marchandise.

 

Le remplacement de Foukpio par Guy Martial Damanguere, célébré par Gouandjika Gilles Lionel sur Facebook comme un « doyen » au « parcours exemplaire », est une lueur d’espoir. Dans un post de 2025, Gouandjika a salué Damanguere, malgré des accusations racistes le visant pour son appartenance à l’ethnie Mgbaka-Mandja. Cette nomination, sous l’égide du président Touadéra, provoque un optimisme prudent. Mais tant qu’Abazène et Nanabibi restent en poste, la justice centrafricaine reste pourrie. La population exige leur départ et des enquêtes sérieuses. La chute de Foukpio est une victoire, mais la vraie fête nationale viendra quand toute cette mafia judiciaire sera en prison….

 

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Bangui : les premiers détenus transférés vers le nouveau quartier spécial de la Cour pénale spéciale

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Bangui : les premiers détenus transférés vers le nouveau quartier spécial de la Cour pénale spéciale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-CPS-avec-Maitre-DANGAVO.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : les premiers détenus transférés vers le nouveau quartier spécial de la Cour pénale spéciale
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a commencé cette semaine le transfert d’une vingtaine de détenus vers le bâtiment annexe de la Cour pénale spéciale (CPS), situé à côté de la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

 

Ces détenus, en majorité poursuivis ou condamnés pour des crimes graves, étaient jusque-là répartis dans plusieurs prisons, dont celle du camp de Roux, connue pour ses conditions de détention difficiles. Leur arrivée dans le nouveau quartier constitue la première étape du remplissage progressif de cette infrastructure conçue pour accueillir les détenus relevant de la CPS.

 

Construit grâce au financement de la Minusca et à l’appui technique du PNUD, le complexe a été inauguré début janvier 2025. Il comprend des cellules individuelles et collectives, des blocs sanitaires, une infirmerie et des espaces administratifs. Sa capacité dépasse 120 places, offrant une alternative à la prison de Ngaragba et du camp de Roux, largement saturée depuis plusieurs années.

 

La mise en service effective du bâtiment répond à une nécessité de séparer les prisonniers relevant de la CPS des détenus de droit commun, tout en garantissant des conditions de détention conformes aux normes exigées pour ce type de juridiction. Selon des informations confirmées par la rédaction du Corbeau News Centrafrique, les autorités pénitentiaires prévoient d’achever le transfert d’autres détenus dans les prochaines semaines.

 

L’ouverture de cette annexe intervient dans un contexte où la Cour pénale spéciale peine à juger les nombreux dossiers liés aux violations graves des droits humains commises depuis 2003. Avec ce transfert, la CPS dispose désormais d’un espace sécurisé pour garder les prévenus et les condamnés, renforçant ainsi sa capacité à fonctionner de manière plus autonome.

 

La Minusca a précisé que ce dispositif sera progressivement complété afin de mieux contrôler la population carcérale et réduire la surpopulation chronique des prisons centrafricaines….

 

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Ouanda-Djallé : Fermeture totale du marché en protestation contre les FACA

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Ouanda-Djallé : Fermeture totale du marché en protestation contre les FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ouanda-djalle-reunion-avec-le-sultan.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ouanda-Djallé, lors de la réunion du Sultan avec les forces de défense et la population de la ville
Ouanda-Djallé, lors de la réunion du Sultan avec les forces de défense et la population de la ville

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ouanda-Djallé, sous-préfecture de la Vakaga, l’extrême nord-Est de la RCA,  connaît une paralysie commerciale totale ce vendredi 4 juillet 2025. Les commerçants de Ouanda-Djallé ont fermé le marché pour protester contre les exactions répétées des soldats des Forces armées centrafricaines et de leur capitaine.

 

Ce vendredi, aucun produit n’a été vendu au marché de Ouanda-Djallé. Les commerçants et commerçantes ont fermé boutiques et étals en signe de protestation contre les agissements violents des soldats FACA et de leur capitaine. Cette fermeture totale traduit l’exaspération générale face aux abus répétés de ces militaires.

 

Les soldats FACA, censés assurer la sécurité de la population, agissent en réalité comme des rebelles de la LRA. Ils exigent des biens aux commerçants et, en cas de refus, ils passent en force. Un commerçant témoigne : “Ils prennent ce qu’ils veulent par la force, comme des rebelles.”

Lors de la réunion du Sultan de Ouanda-Djallé avec les forces de l’ordre et les casques bleus de la Minusca

 

Cette situation révèle un paradoxe. Ces forces armées sont financées par les impôts des citoyens centrafricains, mais se comportent en ennemis de ceux qu’elles devraient protéger. La population de Ouanda-Djallé voit dans ces militaires non plus des défenseurs, mais des oppresseurs qui sèment la peur et l’insécurité.

 

Devant cette crise, Sa Majesté le Sultan de Ouanda-Djallé, Massanguia Ngrebaye Abdallah, a convoqué une réunion d’urgence réunissant les responsables des FACA, des casques bleus de la MINUSCA et les commerçants. Le Sultan a fermement rappelé aux soldats leur véritable mission : “Vous êtes là pour protéger la population, pas pour la brutaliser”.

 

Les négociations ont permis d’obtenir un engagement des commerçants à rouvrir le marché dès le lendemain. Toutefois, la population reste sceptique quant à la capacité des FACA à respecter ces engagements. Leur comportement récent, empreint d’arrogance et d’abus de pouvoir, a profondément entamé la confiance des habitants.

 

“Ils agissent comme s’ils étaient au-dessus de la loi”, déplore un résident de Ouanda-Djallé. Cette grève silencieuse mais déterminée exprime la colère de toute une communauté qui exige que les FACA cessent immédiatement leurs exactions.

 

Cette mobilisation des commerçants envoie un signal fort aux autorités militaires. Au-delà des questions commerciales, c’est la paix sociale qui est en jeu dans cette région de la Vakaga. Les habitants attendent des actes concrets pour restaurer la confiance et garantir leur sécurité….

 

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Un collectif citoyen lance une nouvelle dynamique de développement dans la région 6 de Centrafrique

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Un collectif citoyen lance une nouvelle dynamique de développement dans la région 6 de Centrafrique

 

Épidémiologistes formés : une goutte d’eau dans l’Océan des crises sanitaires
Un promoteur de santé de MSF fournit des informations sur les services de planification familiale aux femmes qui attendent une consultation à l’hôpital universitaire régional de Bangassou (HRUB). RCA, 2023. © MSF

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La région 6 de Centrafrique voit naître une organisation citoyenne d’envergure avec la création du Cercle de Réflexion et d’Organisation des Régions de Centrafrique (CERORCA). Cette structure associative, portée par des cadres, des ressortissants et des membres de la diaspora, ambitionne de transformer l’approche du développement local par une démarche participative et structurée.

 

L’émergence du CERORCA s’inscrit dans un contexte particulier marqué par les événements du 10 mai dernier et traduit une volonté des citoyens de prendre en main leur destin face aux insuffisances institutionnelles. Cette organisation se présente comme une plateforme de gouvernance alternative, conçue pour être répliquée dans l’ensemble des régions du territoire national.

 

Une architecture organisationnelle à double niveau

 

Le fonctionnement du CERORCA repose sur deux échelons complémentaires : une coordination nationale regroupant les représentants des sept régions du pays, et des coordinations régionales structurées autour de commissions spécialisées. Ces dernières ont pour mission d’analyser les problématiques locales, de formuler des propositions d’intervention et de rechercher les financements nécessaires à leur mise en œuvre.

 

L’organisation compte dix-huit commissions réparties selon deux catégories. Les premières traitent des secteurs prioritaires : santé, éducation, agriculture, infrastructures et exploitation minière. Les secondes assurent des fonctions support : mobilisation des ressources financières, relations avec les institutions publiques et transformation numérique.

 

Des projets sectoriels ambitieux

 

Dans le domaine sanitaire, le CERORCA envisage le déploiement d’un système de télémédecine et la mise en place de mécanismes de contrôle de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Le volet éducatif prévoit l’établissement de lycées à orientation technique, l’institution de programmes de bourses régionales et la mobilisation de l’expertise éducative de la diaspora.

 

L’organisation accorde une attention particulière à l’inclusion sociale à travers des projets destinés aux jeunes, aux femmes et aux groupes vulnérables. Ces initiatives comprennent la création de centres à vocation socio-éducative et le développement d’activités économiques génératrices de revenus.

 

Un programme infrastructurel d’envergure

 

Le volet infrastructurel du CERORCA comprend la remise en état du réseau fluvial de l’Oubangui, l’aménagement d’aérodromes régionaux et l’extension de la liaison ferroviaire Douala-Bangui vers Birao. L’organisation projette également la création d’une compagnie aérienne régionale et l’acquisition d’équipements de transport pour stimuler le tourisme domestique.

 

Le soutien aux grands projets de développement passe par l’établissement d’un fonds d’investissement régional et l’élaboration d’un document d’orientation des investissements. La dimension numérique occupe une position centrale avec des initiatives d’incubation technologique, d’enseignement en ligne et de santé digitale.

 

Un soutien politique affirmé

 

Le CERORCA bénéficie de l’appui déclaré de personnalités de premier plan, notamment le Premier ministre Félix Moloua, la Première dame Tina Touadéra et d’anciens responsables gouvernementaux. Pour garantir la probité de sa gestion, l’organisation prévoit la désignation d’un commissaire aux comptes.

 

La structuration de l’association suivra plusieurs phases : organisation d’un séminaire de validation, production d’une monographie sur la région 6, création d’un portail internet officiel et accomplissement des formalités juridiques de constitution.

 

Une vision stratégique de planification territoriale

 

L’ambition affichée du CERORCA consiste à établir un instrument de planification territoriale capable de mobiliser les compétences locales et externes pour répondre aux besoins concrets des populations. Cette approche témoigne d’une évolution dans la conception du développement local en Centrafrique, privilégiant la participation citoyenne et la coordination multi-acteurs.

 

L’initiative s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation des communautés locales face aux enjeux de développement, marquant potentiellement un tournant dans l’approche traditionnelle de la gouvernance territoriale en République centrafricaine….

 

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Radio Bangui ! Oui, la Radio Bangui : après 10 ans, fait son retour à Bossangoa de manière honteuse

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Radio Bangui ! Oui, la Radio Bangui : après 10 ans, fait son retour à Bossangoa de manière honteuse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Dans-le-studio-de-la-radio-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Radio Bangui ! Oui, la Radio Bangui : après 10 ans, fait son retour à Bossangoa de manière honteuse
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La  radio Centrafrique, connue sous le sobriquet de la radio Bangui,  a recommencé à émettre à Bossangoa après dix ans d’absence. Une bonne nouvelle pour les habitants, mais qui révèle les difficultés de la radio nationale à fonctionner correctement.

 

Lundi 23 juin 2025, les habitants de Bossangoa ont pu de nouveau écouter Radio Centrafrique. Après plus de dix ans de silence, l’émetteur de la région de l’Ouham s’est remis en marche. Le gouverneur Wilikon Barthélémy parle de la joie des populations. Les techniciens de la radio-télévision nationale ont travaillé depuis vendredi pour remettre en service l’ancien équipement.

 

Mais ce retour ne s’est pas fait comme prévu. Pour que Radio Centrafrique puisse à nouveau être entendue à Bossangoa, il a fallu utiliser l’électricité de la radio locale “Voix de l’Ouham”. Encore plus surprenant : c’est un particulier, Gerson Nganadekoye, qui a payé les frais de cette remise en service. Sans son aide financière, rien n’aurait été possible.

 

Une radio nationale qui dépend des autres

 

Cette situation pose une question simple : comment une radio qui se dit nationale peut-elle avoir besoin d’aide d’un individu privée pour fonctionner ? Radio Centrafrique devrait normalement disposer de ses propres moyens pour couvrir tout le territoire. Or, à Bossangoa, elle ne peut marcher qu’avec l’énergie d’une radio locale et l’argent d’un citoyen généreux.

 

Ce n’est pas le premier problème de Radio Bangui . Même à Bangui, les émissions s’arrêtent souvent. Le son n’est pas toujours bon. Les journalistes travaillent dans des conditions difficiles. Beaucoup d’auditeurs se plaignent de la qualité des programmes.

 

Le ministre dans l’embarras

 

L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et des Médias, doit répondre de cette situation. Depuis qu’il est en poste, les problèmes de la radio nationale persistent. Les critiques pleuvent sur sa gestion. Les résultats tardent à venir.

 

Le cas de Bossangoa montre bien les limites du système. Une radio publique ne devrait pas mendier pour exister. Elle devrait avoir un budget suffisant et un plan de développement sérieux. Au lieu de cela, elle survit grâce à des arrangements.

 

Les habitants de Bossangoa peuvent enfin écouter leur radio nationale. C’est déjà ça. Mais cette reprise fragile ne règle rien sur le fond. Radio Centrafrique a besoin d’une vraie réforme. Il faut des moyens financiers stables, du matériel moderne et des techniciens bien formés.

 

En République centrafricaine, la radio reste le média le plus important. Elle touche les populations même dans les zones reculées. Une radio nationale forte pourrait aider à unir le pays. Mais pour cela, il faut qu’elle fonctionne partout, tout le temps, avec la même qualité.

 

Le retour à Bossangoa est un petit pas. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que Radio Centrafrique devienne vraiment la voix de tous les Centrafricains….

 

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L’association Action Solidaire organise un atelier goûter lecture : J’apprends à lire avec Sarah-Isis

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L’association Action Solidaire organise un atelier goûter lecture : J’apprends à lire avec Sarah-Isis

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/action-solidaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>A gauche Sarah-Isis volontaire de l'association Action Solidaire et à droite Madame Nadine Kossi présidente de l'association Action Solidaire
A gauche Sarah-Isis volontaire de l’association Action Solidaire et à droite Madame Nadine Kossi présidente de l’association Action Solidaire. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous l’initiative d’une jeune lycéenne passionnée, l’association Action Solidaire a donné le coup d’envoi d’un atelier de lecture dans la capitale centrafricaine : « J’apprends à lire avec Sarah-Isis ». Organisé dans la Maison des jeunes et de la culture du 4ᵉ arrondissement, l’atelier a réuni près de 300 enfants âgés de 8 à 20 ans, pour une expérience unique mêlant lecture, partage et goûter.

 

Derrière ce projet, une figure rayonnante : Sarah-Isis, 17 ans, élève en classe de Terminale, fraîchement admise au baccalauréat. Elle a imaginé et porté seule cette initiative, refusant de laisser les grandes vacances se résumer à l’ennui ou à l’errance numérique. À travers cet atelier, elle veut transmettre sa passion pour les livres : « Lire, c’est ouvrir une fenêtre sur le monde. J’ai voulu créer un espace où chaque enfant peut s’amuser, apprendre et rêver à travers les histoires. C’est une chance unique qu’ils ont, et je veux leur montrer que la lecture est une porte vers un avenir meilleur », affirme Sarah-Isis.

 

Chaque séance se clôture par un goûter, pour renforcer le sentiment de convivialité et créer des moments chaleureux de partage entre les enfants.

 

Une idée spontanée, soutenue par l’association

 

Ce projet, entièrement autofinancé par Action Solidaire, est une initiative personnelle de Sarah-Isis. Une démarche saluée avec fierté par Nadine Kossi, présidente de l’association : « Cette idée ne vient pas de moi, mais de Sarah-Isis. Et c’est ce qui la rend encore plus belle. Voir une élève aussi jeune, animée par un sens du devoir et de l’altruisme, c’est la preuve que notre jeunesse a soif de changement. Nous sommes fiers de l’accompagner. »

 

L’association, engagée depuis plusieurs années dans l’émancipation des enfants, des jeunes filles et des femmes par l’éducation, considère cette initiative comme un prolongement naturel de sa mission.

 

Les premiers échos : entre enthousiasme et inspiration

 

L’impact de l’atelier est déjà palpable. Christella Magnificate Eve Koema, élève en classe de CM2 à l’école Sainte Thérèse, témoigne : « Je suis très satisfaite de participer à cet atelier, car pour moi, ça me permet de rester toujours dans le bain de la lecture malgré la grande vacance. »

 

Des enfants attentifs, des regards pétillants, et des sourires sincères autour du goûter : les images de ce premier jour parlent d’elles-mêmes.

 

Une tournée dans plusieurs arrondissements

 

Loin de s’arrêter au 4ᵉ arrondissement, Sarah-Isis prévoit de parcourir plusieurs quartiers de Bangui, animant des séances de lecture dans d’autres maisons de jeunes et écoles de la capitale. Elle exhorte ainsi les enfants de tous les arrondissements à s’engager dans la lecture pendant cette période de grande vacance scolaire.

 

Un été éducatif, une jeunesse inspirante

 

« J’apprends à lire avec Sarah-Isis » n’est pas seulement un atelier. C’est un symbole d’engagement, un message fort : la jeunesse centrafricaine a le pouvoir de bâtir, d’initier, de transmettre.

 

Action Solidaire invite les parents, enseignants, partenaires et institutions à soutenir cette dynamique exemplaire, car chaque page lue aujourd’hui est une graine d’avenir pour demain.

 

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Flash info : Hassan Come vient de s’inventer une victoire spectaculaire à la primaire du MCU à Ouanda-Djallé

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Hassan Come vient de s’inventer une victoire spectaculaire à la primaire du MCU à Ouanda-Djallé

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Scène pathétique et maladive à Ouanda-Djallé. Ancien ministre du commerce Come Hassan, candidat à la primaire du Mouvement des cœurs unis (MCU), vient d’annoncer sur les réseaux sociaux sa « victoire  imaginaire » alors qu’aucune élection n’a eu lieu à Ouand-Djallé.

 

Arrivé dans le village pour la deuxième fois seulement depuis sa naissance, l’homme a été totalement rejeté par la population, qui refuse catégoriquement sa candidature. Sans base locale, sans meeting officiel, Come Hassan a simplement réuni quelques proches dans une concession familiale avant de quitter précipitamment hier au bord d’un aéronef à destination de Bangui.

 

Et à la surprise de tous, le lendemain de son retour à Bangui, il publie une photo d’« au revoir » qu’il a fait avec ses parents dans la concession familliale à Ouanda-Djallé et se déclare « élu » sur WhatsApp, parlant de « forte mobilisation » et d’« élection démocratique ». Une manœuvre grossière et pathétique, qui montre un mépris total des habitants et des règles internes de son parti qu’il a rallié juste pour avoir tètè.

 

Dans un contexte où certains profitent de l’étiquette MCU pour forcer leur légitimité, cette auto-investiture improvisée choque par son amateurisme. Aucun vote, aucun procès-verbal, aucune participation réelle : un simulacre qui ridiculise la notion même de démocratie interne au MCU.

 

Un épisode qui rappelle à quel point certains candidats sont prêts à tout pour s’imposer, même au prix du mensonge public….

Un Papa menteur, c’est la honte pour un ancien ministre.

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CENTRAFRIQUE : LA GESTION DU DRAME DU LYCÉE BARTHÉLÉMY BOGANDA CONFIRME À SUFFISANCE QUE MÊME UN TROISIÈME MANDAT NE CHANGERA PAS LE QUOTIDIEN DU PEUPLE

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LA GESTION DU DRAME DU LYCÉE BARTHÉLÉMY BOGANDA CONFIRME À SUFFISANCE QUE MÊME UN TROISIÈME MANDAT NE CHANGERA PAS LE QUOTIDIEN DU PEUPLE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/drame-lycee-boganda-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA GESTION DU DRAME DU LYCÉE BARTHÉLÉMY BOGANDA CONFIRME À SUFFISANCE QUE MÊME UN TROISIÈME MANDAT NE CHANGERA PAS LE QUOTIDIEN DU PEUPLE
Drame du lycée Boganda de Bangui, chargement des victimes dans une ambulanceh

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mercredi 25 juin 2025, alors que plus de cinq mille candidats équivalant un quartier entier sont convoqués au lycée Barthélémy Boganda de Bangui pour les épreuves du baccalauréat session 2025, l’explosion suivie d’incendie d’un transformateur électrique a provoqué un mouvement de panique collective entraînant de bousculades et de chutes graves faisant officiellement une trentaine de morts et d’innombrables blessés.

 

Il faut noter qu’ en référence au rapport officiel de la direction generale de la protection civile, l’accident dramatique en lui-même est un fait en soi mais c’est la gestion de la crise qui laisse apparaître une chaîne de défaillances, de manquements répétés, de mépris institutionnalisés, d’incapacités gouvernementales à relever les défis, de dysfonctionnements chroniques au sommet de l’État.

Loin d’étonnant que cela ne puisse paraître, la gestion de ce drame n’est autre que le reflet d’un mode de gouvernance qui détient le monopole de l’intelligence, qui refuse d’écouter les autres, refuse de comprendre ou de prendre en compte les préoccupations de la population et de la protéger car toutes initiatives venant d’ailleurs sont systématiquement mauvaises et qualifiées de non républicaines.

La norme institutionnelle est de solliciter les services des incompétents, des escrocs, des arnaqeurs, des malfrats, des situationnistes…au point de s’interroger sur la vraie nature du président de la République lui-même car le palais de la renaissance, symbole de la souveraineté du peuple s’est érigé en site de pèlerinage des bandits de grand chemin du monde entier.

Au regard de ce sombre constat perceptible à l’œil nu, il apparaît évident qu’un troisième mandat n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains.

La problématique vitale ne se fonde plus sur de mandats supplémentaires au pouvoir de l’État comme ils l’entendent avec leur projet mortifere et crisogene de troisième mandat mais elle se cristalise sur la qualité de l’offre, du contrat social proposé au peuple.

Visiblement ce pouvoir a atteint la limite de ses capacités à améliorer les conditions de vie des centrafricains.

S’entêter dans ce projet funeste de troisième mandat serait un aveu que les mécanismes de renouvellement démocratique sont suspendus et que le pouvoir de Bangui serait dans la logique de conservation du pouvoir au prix du sang plutôt que de la transformation des conditions de vie de ses concitoyens…

On est ainsi malheureusement dans le domaine de l’égoïsme.

Le peuple centrafricain a besoin au contraire d’une nouvelle génération d’hommes politiques qui placent l’intérêt du peuple au cœur de l’action publique.

Fort de ce constat qui malheureusement s’impose comme une vérité absolue, le citoyen lambda s’interroge :

1- Le drame du lycée Barthélémy Boganda et ses conséquences multiformes ne sont-ils pas des messages divins pour que le peuple se désolidarise du projet mortifere de troisième mandat ?

2- Qu’est-ce que ce peuple unique au monde et aussi facilement domptable a fait à ce président qui fut pauvre pour mériter un tel sort ?

3- Quel est le seuil de morts autorisés pour réveiller la conscience longtemps endormie des centrafricains ?

4- Au regard de ce malheureux drame, le pouvoir de Bangui aura t-il encore des arguments plausibles pour associer le peuple à cette aventure de troisième mandat ?

Au delà de toutes spéculations politiques, nous lui rappelons qu’on ne joue pas tous les jours avec l’avenir de tout un peuple car il arrivera un jour où le verre “à moitié vide” sera vu “à moitié plein” par le même homme et sous le même angles de vue.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu despote le caractère sacré du serment, de la parole donnée et le respect des textes établis.

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 05 Juillet 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Nouvelle Constitution, exclusion des opposants : quand le Président Touadéra trace sa route vers un règne sans fin

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Nouvelle Constitution, exclusion des opposants : quand le Président Touadéra trace sa route vers un règne sans fin

 

Centrafrique.org/centrafrique-affaire-des-bien-mal-acquise-le-president-touadera-bientot-devant-ses-juges-a-paris/touadera-suce-langue-img_4190-2/” rel=”attachment wp-att-23293″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra vers une présidence à vie sous l’égide de Wagner
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une interview à Radio France Internationale, Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, a dévoilé la stratégie cynique du régime pour pérenniser son pouvoir.

 

En enterrant la Constitution de 2016 via un référendum chaotique, en excluant des opposants de poids comme Anicet Georges Dologuélé, et en glorifiant le groupe Wagner, accusé de piller les richesses nationales, Gouandjika expose un projet de présidence à vie sous influence russe. Cette dérive autoritaire, masquée par une rhétorique de « souveraineté populaire », menace la démocratie centrafricaine et appelle une réponse internationale urgente.

 

Une Constitution manipulée pour un pouvoir illimité

 

Au cœur de la stratégie du régime se trouve la nouvelle Constitution de 2023, adoptée par un référendum que Gouandjika présente comme l’expression du « peuple souverain ». « La constitution du 30 mars 2016 est déjà enterrée », proclame-t-il, affirmant que la « Septième République » permet à Touadéra de briguer un « premier mandat » plutôt qu’un troisième. Ce tour de passe-passe sémantique est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. La Constitution de 2016, qui limitait le président à deux mandats, a été balayée malgré les objections de la Cour constitutionnelle, comme le dénoncent des opposants tels que Martin Ziguélé.

 

Gouandjika rejette ces critiques comme « utopiques », accusant le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) d’être une « coquille vide ». Mais son arrogance ne peut masquer la vérité : le référendum de juillet 2023, organisé en violation des principes légaux, est un coup d’État constitutionnel. En supprimant la limite des mandats, Touadéra s’ouvre la voie à une présidence à vie, digne des pires autocraties. Cette manipulation, justifiée par un prétendu appel au « peuple », bafoue les fondements de la démocratie centrafricaine.

 

L’exclusion des binationaux : Une manœuvre anti-démocratique

 

Pour garantir la réélection de Touadéra en décembre 2025, le régime a recours à des tactiques éhontées, notamment l’article 67 de la nouvelle Constitution, qui interdit aux binationaux de se présenter à la présidentielle. Cette mesure vise directement des figures comme Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre qui avait mis Touadéra en ballottage en 2015. Gouandjika minimise l’influence de Dologuélé, affirmant que « personne ne pourra battre M. Touadéra » et que ce dernier n’est « pas un homme dangereux ». Pourtant, l’exclusion d’un adversaire aussi redoutable trahit la peur du régime face à une véritable concurrence.

 

Gouandjika tente de légitimer cette mesure en invoquant des précédents historiques, rappelant que Dologuélé lui-même avait appliqué des règles similaires en 1999. « La loi, c’est la loi », martèle-t-il, suggérant que les binationaux comme Dologuélé n’ont qu’à renoncer à leur seconde nationalité. Mais cet argument est hypocrite. En 2015, Dologuélé a prouvé sa popularité en arrivant en tête au premier tour ; l’exclure aujourd’hui n’a rien à voir avec la légalité, mais tout à voir avec l’élimination d’un rival. Cette manœuvre, qui touche aussi d’autres opposants comme Crépin Mboli-Goumba et Dominique Yandocka, vide les élections de toute inclusivité, transformant le scrutin en une formalité pour Touadéra.

 

Wagner : Un allié toxique au service du régime

 

L’interview de Gouandjika révèle une dépendance inquiétante envers le groupe Wagner, qu’il glorifie comme un « sauveur de la démocratie ». « Les Wagner ont sauvé la République centrafricaine en évitant un coup d’État qui pourrait engendrer un génocide », affirme-t-il, créditant la milice russe d’avoir repoussé la coalition CPC en 2020. Cette réécriture de l’histoire est scandaleuse. Wagner n’a pas agi par altruisme, mais pour sécuriser son emprise sur les ressources minières, notamment les mines d’or d’Assima près de Bambari, exploitées par des sociétés comme Lobaye Invest.

 

Gouandjika va jusqu’à défendre l’érection d’une statue d’Evgeny Prigozhin à Bangui, déclarant : « Prigozhin est pour nous un héros national. » Cette idolâtrie d’un chef mercenaire, dont le groupe est accusé de pillage et d’abus à travers l’Afrique, est une insulte au peuple centrafricain. Pire, Gouandjika justifie l’exploitation des mines par les Russes, même en cas de « pillage », en affirmant : « C’est avec notre accord. Parce que ça nous appartient. » Cet aveu cynique révèle une cession de souveraineté : loin d’être un partenaire, Wagner est un prédateur qui profite de la faiblesse du régime pour s’enrichir, avec la complicité des autorités.

 

Une façade de dialogue et des élections opaques

 

Face aux critiques, Gouandjika annonce un dialogue politique avec le BRDC, mais ses propos trahissent une condescendance méprisante. « Le président de la République ne va pas s’asseoir avec les leaders de l’opposition démocratique autour d’une même table parce que ces opposants-là ne sont pas à son niveau », déclare-t-il, reléguant le dialogue à une formalité confiée au gouvernement. Cette attitude montre que le régime n’a aucune intention de négocier sérieusement avec une opposition qu’il qualifie d’« utopique » et de « coquille vide ».

 

De même, Gouandjika rejette les demandes de réforme de l’Autorité nationale des élections (ANE) et du Conseil constitutionnel, indispensables pour garantir la transparence du scrutin de décembre 2025. « Il y a une loi qui les a mis en place, on doit respecter cette loi », se contente-t-il de répondre, ignorant les préoccupations sur l’indépendance de ces institutions. Avec des observateurs internationaux limités et un processus électoral sous contrôle, le régime prépare un scrutin taillé sur mesure pour Touadéra, loin des standards démocratiques.

 

Une dérive autoritaire sous influence russe

 

Les propos de Gouandjika s’inscrivent dans un contexte plus large de dérive autoritaire. En s’appuyant sur Wagner pour sa sécurité, en manipulant la Constitution pour prolonger son pouvoir, et en éliminant ses adversaires, Touadéra suit le manuel des autocrates africains. Gouandjika tente de parer ces abus d’un vernis nationaliste, accusant la France d’avoir maintenu la RCA sous tutelle via des « 11 accords secrets » de 1960. Mais remplacer l’influence française par une dépendance russe n’est pas une libération ; c’est une nouvelle servitude, où les richesses centrafricaines sont pillées sous le regard complice du régime.

 

Le parallèle avec l’ère Bokassa, que Gouandjika rejette comme une « insulte », est pourtant pertinent. Comme Bokassa, Touadéra centralise le pouvoir, marginalise l’opposition, et s’appuie sur des alliés étrangers pour se maintenir. La statue de Prigozhin, l’exclusion des binationaux, et la rhétorique anti-opposition forment un tableau inquiétant : celui d’un pays glissant vers une dictature déguisée en démocratie.

 

La mobilisation internationale

 

La Centrafrique ne peut rester otage de cette dérive. Les Centrafricains méritent un leadership qui protège leurs richesses, garantisse des élections libres, et respecte les principes démocratiques. La société civile, l’opposition, et les citoyens doivent s’unir pour exiger la transparence des contrats miniers, la réforme des institutions électorales, et l’arrêt de l’influence toxique de Wagner. Le BRDC, malgré les intimidations, doit continuer à défendre la Constitution de 2016 comme rempart contre l’autocratie.

 

La communauté internationale, trop souvent silencieuse, doit agir. Les Nations Unies, l’Union africaine, et les partenaires régionaux doivent faire pression pour des élections inclusives et transparentes, et enquêter sur les activités de Wagner en RCA. Les sanctions ciblées contre les responsables du pillage des ressources et de la manipulation constitutionnelle sont nécessaires pour envoyer un signal clair : la démocratie centrafricaine ne peut être sacrifiée sur l’autel des ambitions de Touadéra.

 

Fidèle Gouandjika peut bien vanter Wagner et présenter Touadéra comme un champion de la souveraineté. Mais ses mots trahissent une vérité amère : le régime vend l’avenir de la RCA pour prolonger son emprise, avec le soutien de mercenaires russes. Le peuple centrafricain, seul véritable souverain, doit se lever pour reprendre son destin en main….

 

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Quand la RCA refuse de célébrer la journée internationale de soutien aux victimes de la torture    

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Quand la RCA refuse de célébrer la journée internationale de soutien aux victimes de la torture

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/photo-de-torture-dun-centrafricain-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner.png” data-wpel-link=”internal”>Quand la RCA refuse de célébrer la journée internationale de soutien aux victimes de la torture
photo de torture d’un centrafricain par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que le monde observe ce 26 juin la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, la République centrafricaine présente un paradoxe troublant. Le pays affiche un arsenal juridique contre la torture – Constitution, Code pénal, conventions internationales – mais dans les faits, ce sont les institutions elles-mêmes qui pratiquent ces abus. Au premier rang de ces tortionnaires en uniforme : le commandant Yarkokba de la garde présidentielle.

 

La RCA a beau avoir ratifié en 2016 la Convention contre la torture et inscrit l’interdiction des traitements inhumains dans sa Constitution de 2023, la réalité du terrain raconte une autre histoire. Les prisons se remplissent, les milices terrorisent, et les mercenaires de Wagner opèrent en toute liberté. Pendant ce temps, les lois dorment dans les tiroirs.

 

Yarkokpa , le visage de la torture institutionnelle

 

Dans les couloirs du pouvoir centrafricain, le nom de Yarkokpa fait frémir. Ce officier délinquant de la garde présidentielle a bâti sa réputation sur le vol, le braquage et la violence. « Il a torturé des milliers de personnes », témoigne les victimes qui sont toujours à Ngaragba. Détentions arbitraires, sévices dans les cachots, brutalités: Yarkokpa incarne cette machine répressive qui broie les citoyens.

 

Ses victimes atterrissent souvent dans des lieux sinistres comme la « prison de Ngaragba», où les droits humains n’existent plus. Pas de procès, pas de comptes à rendre. L’homme continue d’opérer sous la protection du régime, symbole parfait de l’impunité qui gangrène le pays.

 

Jean Balekouzou, juriste expérimenté, résume la situation : « Nos lois sont bien écrites sur le papier, mais sans volonté politique de les appliquer, elles ne valent rien ». Le système judiciaire centrafricain est aussi complice de ces crimes d’État.

 

Wagner, les mercenaires de la terreur, industrie de la torture

 

L’arrivée du groupe Wagner a transformé la RCA en une géante industrie de la torture. Ces mercenaires russes, officiellement présents pour restaurer la stabilité, ont en réalité instauré un règne de terreur. Leur méthode ? Filmer leurs exactions et les diffuser sur internet, comme pour narguer leurs victimes.

 

« Wagner tue et torture sans aucune retenue », s’indigne Pierre Nguélé. Ces hommes opèrent en dehors de tout cadre légal, protégés par un gouvernement qui préfère regarder ailleurs. Les autorités centrafricaines, qui ont fait appel à ces mercenaires, se taisent face à leurs crimes. Une complicité qui révèle l’hypocrisie du discours officiel sur les droits humains.

 

Les « Requins » et l’État complice

 

À Bangui, la milice des « Requins » fait régner sa loi. Fidèles au régime, ces hommes kidnappent et torturent au camp de Roux sans que personne n’intervienne. Ils ne sont pas des éléments inconnus mais bien des rouages d’un système répressif organisé.

 

Les Forces armées centrafricaines (FACA) et la gendarmerie participent activement à cette répression. Les prisons se remplissent de détenus qui n’ont jamais vu un juge, victimes quotidiennes de violences.

 

Pierre Nguélé évoque des « milliers » de cas de torture, mais les chiffres précis restent impossibles à établir. L’absence de mécanismes de contrôle permet à cette machine répressive de fonctionner dans l’ombre.

 

Le silence des médias, complice malgré lui

 

Les journalistes centrafricains vivent dans la peur. Évoquer les tortures d’État équivaut à signer son arrêt de mort. « Qui oserait dénoncer Yarkokpa ou Wagner ? », interroge Pierre Nguélé. Cette autocensure protège les bourreaux et maintient le système en place.

 

Les mécanismes de justice transitionnelle, comme les tribunaux communautaires, restent théoriques. En zone rurale, ils sont tout simplement inexistants. Ce sont les soldats FACA qui prennent le relais. Les rares sessions criminelles ne peuvent pas traiter l’ampleur du problème. Résultat : les victimes n’ont nulle part où aller, et les tortionnaires continuent en toute impunité.

 

Quand la tradition excuse la barbarie

 

La torture trouve aussi ses racines dans certaines pratiques culturelles. Les châtiments corporels, tolérés dans certains contextes familiaux ou communautaires, créent une zone grise que les autorités exploitent. Le Code de protection de l’enfance de 2020 tente de fixer des limites, mais les mentalités évoluent lentement.

 

Cette confusion entre discipline traditionnelle et torture juridique brouille les repères. Les victimes, surtout les plus vulnérables, hésitent à parler. Elles craignent les représailles ou le rejet de leur communauté. Ce silence arrangé perpétue le cycle de violence.

 

La RCA vit ainsi une double tragédie : un État qui torture ses citoyens tout en prétendant les protéger, et une société qui ferme les yeux sur ces crimes. Tant que cette hypocrisie perdurera, les lois anti-torture ne resteront que des vœux pieux….

 

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Échec retentissant de l’opération Kwa Ti Kodro au collège de Gobongo : les instructions présidentielles réduites à néant

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Échec retentissant de l’opération Kwa Ti Kodro au collège de Gobongo : les instructions présidentielles réduites à néant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/decharge-poubelle-gobongo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Échec retentissant de l’opération Kwa Ti Kodro au collège de Gobongo : les instructions présidentielles réduites à néant
Décharge sauvage au Collège de Gobongo. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un mois après les directives du président Touadéra, le collège de Gobongo reste noyé sous les déchets. L’opération « Kwa Ti Kodro », pourtant présentée comme une priorité nationale, ne parvient pas à nettoyer cet établissement qui accueille 1 500 élèves.

 

Fin mai, le chef de l’État avait découvert un véritable dépotoir dans la cour du collège : seringues usagées, médicaments périmés, ordures ménagères. Les rats et les serpents ont élu domicile dans ces tas d’immondices qui menacent directement la santé des enfants. Face à ce spectacle, Touadéra avait donné 72 heures aux autorités pour tout nettoyer, installer une clôture et placer des conteneurs surveillés.

Échec retentissant de l’opération Kwa Ti Kodro au collège de Gobongo : les instructions présidentielles réduites à néant
Enfants faisant du triage dans les détritus au risque de se contaminer par le matériel médical déversé sur le site du collège de Gobongo. Photo CNC

 

Résultat aujourd’hui : rien n’a bougé. Les déchets s’entassent toujours, parfois même en plus grande quantité qu’avant. Les enfants continuent de côtoyer quotidiennement ces monticules de saletés qui dégagent des odeurs pestilentielles et attirent les nuisibles.

 

Cette situation montre l’inefficacité criante du programme « Kwa Ti Kodro ». Lancé avec tambours et trompettes, ce projet a pourtant bénéficié d’un financement conséquent : 10 milliards de FCFA entre 2023 et 2024, avec l’appui de bailleurs internationaux comme la Banque mondiale et l’Union européenne. Mais selon un rapport de l’OCDH, 3 milliards ont déjà disparu dans la nature sans laisser de traces.

 

Sur le terrain, les opérations se résument souvent à des coups de communication. Les équipes arrivent avec leurs balais, nettoient devant les caméras, puis repartent. Quelques heures plus tard, tout redevient comme avant. « C’est du cinéma pour impressionner les partenaires financiers », confie un parent d’élève qui préfère garder l’anonymat.

 

Le ministre de l’Éducation, pourtant chargé de superviser les travaux, reste introuvable sur ce dossier. La mairie de Bangui fait de même, malgré les taxes d’assainissement payées par les habitants. Les commerçants du marché voisin voient leur clientèle fuir à cause des odeurs. « Nous payons nos impôts, mais personne ne vient ramasser les déchets », déplore un vendeur de légumes.

 

Cette paralysie touche plusieurs institutions : ministères, mairie, services techniques. Chacun renvoie la responsabilité à l’autre pendant que les élèves de Gobongo respirent des vapeurs toxiques et pataugent dans la boue mélangée aux détritus après chaque pluie.

Échec retentissant de l’opération Kwa Ti Kodro au collège de Gobongo : les instructions présidentielles réduites à néant
Déversement de déchets médicaux. Photo aCNC

 

L’échec dépasse le simple problème d’hygiène. Il questionne la capacité du gouvernement à transformer ses annonces en actes concrets. Les bailleurs de fonds, qui financent la moitié du programme, peuvent légitimement s’interroger sur l’utilisation de leurs contributions. Les habitants de Gobongo, eux, ont perdu leurs illusions et n’espèrent plus grand-chose des promesses officielles.

 

Le collège de Gobongo symbolise aujourd’hui l’écart entre les discours et la réalité. Tant que cette situation perdurera, l’opération « Kwa Ti Kodro » restera un échec retentissant qui porte atteinte à l’avenir de centaines d’enfants centrafricains….

 

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Action Solidaire lance une campagne pour la paix et la cohésion sociale avant les élections en RCA

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Action Solidaire lance une campagne pour la paix et la cohésion sociale avant les élections en RCA

 

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Madame Nadine KOSSI, Présidente de l’association Action Solidaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Association Action Solidaire a présenté jeudi sa nouvelle initiative dédiée à la paix et au vivre-ensemble en République Centrafricaine. Mme Nadine Kossi, présidente de l’organisation, a expliqué lors d’une conférence de presse que cette campagne vise à accompagner les communautés vers des élections apaisées.

 

Le premier événement de cette campagne se déroule à Damara, 75 kilomètres de Bangui la capitale,  le 5 juillet 2025. Cet atelier réunira différents acteurs de la société à Damara: femmes, hommes, jeunes, éducateurs, associations et représentants religieux. L’objectif reste simple : échanger sur l’importance de préserver la stabilité durant la période électorale.

 

« La paix concerne tout le monde, qu’on soit du nord, du sud, de l’est, catholique, protestant ou musulman », a précisé Mme Kossi. Cette approche inclusive guide l’ensemble de la démarche de l’association, qui souhaite toucher toutes les composantes de la société centrafricaine.

 

Action Solidaire envisage d’étendre cette initiative à d’autres villes du pays, selon les moyens disponibles. L’association recherche activement des partenaires nationaux et internationaux pour amplifier cette mobilisation.

 

« Pour que les élections soient réussies, il faut la paix, et la cohésion sociale ne peut se faire sans le vivre-ensemble », a ajouté la présidente Nadine Kossi.

 

Cette campagne de paix marque la volonté d’Action Solidaire de contribuer à un climat électoral serein. L’atelier de Damara constitue le premier pas de cette démarche, avec l’ambition de renforcer les liens entre les communautés centrafricaines dans cette période importante pour le pays….

 

 

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Le Drame du lycée Barthelemy Boganda : quand l’État centrafricain navigue à vue

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Le Drame du lycée Barthelemy Boganda : quand l’État centrafricain navigue à vue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/foule-en-fuite-au-lycee-boganda-lors-dun-court-circuit.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Drame du lycée Barthelemy Boganda : quand l’État centrafricain navigue à vue
La foule des élèves au lycée Barthelemy Boganda de Bangui ce mercredi 25 juin 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La catastrophe du lycée Barthélémy-Boganda dévoile une République centrafricaine sans boussole en matière de gestion des crises. L’absence d’un dispositif national d’urgence opérationnel expose un pays qui improvise face au danger.

 

Des secours qui peinent à s’organiser

 

L’explosion du transformateur qui a tué plus de 30 personnes et fait 260 blessés a révélé une coordination défaillante entre les services d’intervention. Abel Assaï, directeur de l’hôpital communautaire de Bangui, a pointé du doigt la réaction tardive des forces de sécurité qui n’ont pas su gérer l’afflux massif de victimes. Le rapport de la protection civile confirme cette désorganisation : police, gendarmerie et armée ont navigué sans cap commun.

 

Cette pagaille administrative, directement imputable au gouvernement Touadéra, a transformé une urgence en catastrophe nationale. Les services publics ont réagi chacun de leur côté, sans protocole unifié ni chef d’orchestre pour coordonner l’intervention.

Le Drame du lycée Barthelemy Boganda : quand l’État centrafricain navigue à vue
plaque_inaugurale_lycee_barthelemy_boganda – Bangui : le lycée Boganda victime d’un vol symbolique alarmant

 

Les pompiers arrivent en retard à deux pas de chez eux

 

À 300 mètres du lycée, la caserne des sapeurs-pompiers. Temps d’intervention : près d’une heure. Hugues Francis-Mongoume, vice-président du parti ITA, a dénoncé cette lenteur incompréhensible. Le rapport de la protection civile épingle l’absence de système d’alerte efficace et de préparation aux situations d’urgence.

 

William Ndjapou, conseiller présidentiel, parle d’un “événement imprévisible”. Pourtant, une panne électrique dans un établissement bondé relève du scénario prévisible. Le gouvernement affiche une “stratégie nationale de gestion des catastrophes” sur le papier, mais les équipes d’intervention manquent visiblement de moyens et de formation pour agir vite.

 

Pas de plan d’évacuation : une école prise au piège

 

6 000 candidats entassés dans un établissement sans issue de secours ni procédure d’évacuation. Le rapport de la protection civile pointe cette lacune béante : aucun plan d’urgence dans les écoles centrafricaines. Pas d’exercices, pas de signalétique, pas de formation du personnel.

 

Ce qui aurait pu rester une simple panne s’est mué en tragédie mortelle par manque d’anticipation. Mongoume résume bien la situation : le gouvernement fonctionne “comme un sapeur-pompier après l’incendie”. Les ministères de l’Éducation et de la Protection civile portent une responsabilité directe dans cette négligence qui a coûté des vies.

 

Un dispositif national d’urgence qui n’existe que dans les discours

 

Abel Assaï insiste : la République centrafricaine a besoin d’un vrai plan national d’urgence. Mongoume abonde dans ce sens, qualifiant cette absence de “grave” pour un pays exposé aux risques. Le rapport de la protection civile recommande explicitement la création de ce dispositif avec des réformes pour sécuriser les établissements publics.

 

Mais l’administration Touadéra préfère les mesures d’affichage : suspension du directeur de l’ENERCA, quelques arrestations. Des pansements sur une jambe de bois. Cette politique du colmatage évite de s’attaquer aux vrais problèmes structurels et laisse le pays démuni face aux prochaines crises.

 

Une stratégie qui reste lettre morte

 

William Ndjapou évoque une “stratégie nationale d’adaptation au changement climatique et de gestion des catastrophes” avec systèmes d’alerte et comités d’urgence. Belle théorie. La réalité de Boganda prouve que ces dispositifs ne fonctionnent pas sur le terrain.

 

Le rapport de la protection civile confirme : services de secours sous-équipés, personnels mal formés, procédures inexistantes. L’État centrafricain multiplie les stratégies sur le papier mais échoue à les appliquer concrètement. Résultat : les citoyens restent exposés sans protection réelle.

 

Navigation à vue : cap sur la prochaine catastrophe

 

Boganda n’est pas un accident de parcours mais le symptôme d’une gouvernance qui réagit au lieu d’anticiper. Mongoume alerte : sans dispositif d’urgence solide, d’autres drames attendent. L’effondrement du stade de 20 000 places, un naufrage, une autre panne mortelle.

 

Le gouvernement se contente de mesures conservatoires après coup : arrestations, suspensions, commissions d’enquête. Cette gestion au jour le jour, dénoncée par le rapport de la protection civile, trahit les victimes et met le pays en danger permanent….

 

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FLASH INFO : en cours, les mercenaires russes sont en train de torturer les habitants du village Bowaye

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en cours, les Mercenaires russes sont en train de torturer les habitants du village Bowaye

 

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Image d’illustration du village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bowaye, village de 12 000 habitants situé dans la sous-préfecture de la Nana-Bakassa, les mercenaires russes de Wagner sont en train de faire subir des violences extrêmes à la population, attachant et frappant sauvagement les habitants.

 

Ce samedi 5 juillet 2025, la colère du diable frappe encore le village Bowaye. Les mercenaires du groupe Wagner, à bord d’une dizaine des motos,  ont débarqué discrètement à Bowaye, dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la Centrafrique. Le village, qui compte 12 000 habitants et se trouve à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, a vécu des heures d’épouvante qui ressemble à la fin du monde pour ces pauvres habitants.

 

Après avoir surpris la population dans le village, les mercenaires russes ont organisé une véritable séance de torture collective du jamais vue. Ils ont choisi leurs victimes parmi les habitants – jeunes garçons, hommes adultes, vieillards – qu’ils ont attachés solidement aux arbres du village. Puis ils ont procédé aux coups, frappant chaque personne attachée, l’une après l’autre, sous les yeux des autres villageois terrorisés.

 

Cette violence organisée a paralysé complètement la population. Les habitants n’ont eu ni le temps de fuir ni la possibilité de se défendre face à ces hommes armés qui agissaient avec une froideur méthodique. Leur seul tort, montrer là où se trouve le chef d’État-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). , l’ancien député Kema.

 

Bowaye croyait avoir tourné la page Wagner. Il y a un mois, après des mois d’attaques à répétition, les mercenaires avaient quitté le village. Les habitants avaient commencé à revenir doucement, à reprendre leurs champs, à reconstruire ce qui avait été détruit. Ils pensaient que le cauchemar était terminé. Mais ils se trompent.

 

Mais Wagner n’avait pas oublié Bowaye. Rappelez-le, le 8 avril 2025, les mercenaires avaient brûlé la maison du chef du village et celles de ses voisins. La population avait fui dans la brousse. Le 10 mars, ils avaient pillé, battu des jeunes, tué le bétail. Le 2 avril, 42 motos Wagner avaient semé la panique, poursuivant les villageois jusque dans la forêt.

 

Chaque fois, Wagner justifiait ces attaques par la recherche des rebelles de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). Mais les habitants de Bowaye savent bien qu’ils ne sont pas des rebelles. Ils sont agriculteurs, éleveurs, commerçants. Des civils qui ne demandent qu’à vivre en paix.

 

Mais ce samedi 5 juillet 2025, le retour de Wagner a pris tout le monde de court. Les villageois croyaient vraiment que les mercenaires étaient partis pour de bon.

 

“Ils sont arrivés comme ça, d’un coup. Personne ne les a vus venir”, raconte un homme qui a réussi à s’échapper et qui se trouve maintenant à Korakiri, à 20 kilomètres de Bowaye.

 

Les habitants qui avaient déjà vécu les incendies et les pillages précédents se retrouvent aujourd’hui face à une violence encore plus directe. Wagner ne s’est pas contenté de brûler ou de voler cette fois. Les mercenaires ont voulu humilier, faire mal physiquement, montrer leur pouvoir sur les corps. En ce moment précis, les Wagner ont enfermé les habitants des maisons et les torturer un par un.

 

Mais cette méthode – attacher les gens aux arbres pour les frapper devant tout le monde – ressemble à un châtiment public. Wagner envoie un message :

 

nous pouvons revenir quand nous voulons, nous pouvons faire ce que nous voulons de vous….

 

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Flash info : le médecin-chef de Ngaoundaye, Séverin Ngoï Falbang,  arrêté pour détournement

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Flash info : le médecin-chef de Ngaoundaye, Séverin Ngoï Falbang,  arrêté pour détournement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/brigade-de-la-gendarmerie-de-Ngaoundaye-par-cnc-le-25-mars-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : le médecin-chef de Ngaoundaye, Séverin Ngoï Falbang, arrêté pour détournement
brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 – Le Dr Séverin Ngoï Falbang, médecin-chef du district sanitaire de Ngaoundaye, a été arrêté ce vendredi matin par les forces de l’ordre.

 

L’homme est soupçonné d’avoir emporté du matériel médical appartenant au district sanitaire. Dans le véhicule qu’il conduisait vers Bangui, les policiers ont découvert des panneaux solaires, un congélateur, des batteries et une grande quantité de médicaments.

 

L’arrestation s’est déroulée à un barrage de contrôle des forces de l’ordre situé à la sortie de Ngaoundaye. Plusieurs habitants de la ville ainsi que le sous-préfet ont assisté à l’interpellation du médecin-chef.

 

Séverin Ngoï Falbang se trouve actuellement en garde à vue. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette affaire et évaluer l’ampleur des biens qui auraient été détournés.

 

Cette arrestation intervient dans un contexte où la gestion des ressources sanitaires fait l’objet d’une attention particulière de la part des habitants.

 

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Horizons de revenus à plusieurs niveaux dans l’espace en ligne 2025

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-jeudi-3-juillet-2025.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-du-jeudi-3-juillet-2025-450×252.png” alt=”Niveaux de revenus en ligne modernes en 2025″ width=”450″ height=”252″ />

 

Le monde du travail évolue rapidement et de plus en plus de gens à travers le globe comptent sur Internet pour gagner leur vie. En Afrique, ce continent a ses propres atouts et opportunités, et l’apparition de nouvelles plateformes numériques, comme celles de partenaire afropari, ouvre des portes intéressantes. Pour mieux saisir comment ça marche, il faut connaître trois niveaux de revenus en ligne, chacun aidant les utilisateurs à choisir la meilleure stratégie pour eux. Chacun de ces niveaux a ses avantages, ses risques et des perspectives pour l’avenir, et je vais entrer un peu plus dans les détails.

Revenus en ligne prévus pour 2025

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est bon de souligner que cette classification est utile pour les débutants comme pour les pros. Elle aide à affiner les stratégies et à repérer les meilleures options pour gagner de l’argent.

Voici un aperçu des niveaux de revenus en ligne:

  • Niveau d’entrée: Freelance basique et micro-tâches

C’est le segment le plus facile d’accès, avec des tâches simples comme la saisie de données, les tests d’applications ou la création de contenu court. En Afrique, c’est attrayant grâce aux faibles barrières d’entrée et la possibilité de commencer à gagner de l’argent rapidement.

  • Niveau intermédiaire: Création de contenu et marketing d’affiliation

Ce niveau inclut le blogging, le vlogging, la gestion des réseaux sociaux et la participation à des programmes d’affiliation. Cela demande un peu de compétences et de régularité.

  • Niveau avancé: Entrepreneuriat en ligne et investissements numériques

Ici, on parle de ceux qui ouvrent des boutiques en ligne, lancent des formations ou travaillent avec les cryptomonnaies et les NFT. Ce niveau demande une bonne connaissance, un peu de capital et du temps pour se développer.

  • Niveau professionnel: Projets à grande échelle et collaborations internationales

Dans cette catégorie, on retrouve de grandes équipes, des startups mondiales, des agences numériques et des investisseurs. L’Afrique se fait progressivement une place sur ce terrain, ouvrant de nouveaux horizons pour les entrepreneurs.

Cette classification aide à mieux comprendre les opportunités et montre aussi les tendances économiques et sociales en jeu qui façonnent la région. Par exemple, la montée de l’internet mobile et de la culture numérique offre un bon terrain pour que beaucoup passent du niveau débutant aux niveaux intermédiaires et avancés.

Afrique en chiffres: l’évolution des revenus en ligne

Pour comprendre l’importance de ces chiffres, voici quelques stats clés qui montrent ce qui se passe sur le continent:

  • Les plateformes de marketing d’affiliation ont vu le nombre d’utilisateurs africains grimper de 25 % en 2024.
  • Le revenu moyen des freelances en ligne en Afrique a augmenté de 15 % par rapport à 2023.
  • La croissance des startups du numérique a atteint 30 % par an.

Ces chiffres montrent à quel point le développement est en plein essor et qu’il y a encore beaucoup à faire. L’accès aux technologies et aux infrastructures numériques continue de s’améliorer, ce qui offre encore plus d’opportunités de croissance.

Résumé de l’article

En conclusion, la connaissance des niveaux de revenus et des statistiques est essentielle pour saisir comment l’Afrique peut atteindre des niveaux de revenus aussi importants et devenir un joueur clé dans l’économie numérique mondiale. La transformation numérique et les partenariats nouveaux et anciens et la montée en puissance des plateformes leur donnent aux Africains des opportunités qui semblaient irréalisables il y a quelques années. Pour ceux qui cherchent plus qu’un gain instantané mais souhaitent un revenu à long terme et évolutif dans le domaine numérique, il est essentiel d’intégrer chaque étape et de se concentrer sur les tendances à long terme pour comprendre l’avenir.

 

 

Jeton Rouge : Un Site qui Monte en Puissance

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Jeton Rouge machines à sous est un casino en ligne récent qui attire de plus en plus les joueurs francophones grâce à son interface moderne, son catalogue varié et ses garanties solides en matière de sécurité. Conçu pour offrir une expérience complète, il combine promotions attractives et technologies fiables.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-jeton-rouge.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-jeton-rouge-450×300.png” alt=”Jeton Rouge : Un Site qui Monte en Puissance” width=”450″ height=”300″ />

À Propos du Casino Jeton Rouge

Jeton Rouge a vu le jour pour répondre à la demande croissante de casinos en ligne destinés aux joueurs français. Dès ses débuts, il s’est donné pour mission de proposer un environnement divertissant tout en assurant une gestion rigoureuse des données et des transactions. Bien qu’assez jeune, il se distingue déjà par la qualité de son offre et son adaptation rapide aux tendances du marché.

Avantages et Inconvénients de Jeton Rouge

Comme toute plateforme, Jeton Rouge présente des points forts et quelques limites. Globalement, son bilan est très positif.

  • Avantages :
    • Bonus de bienvenue généreux et promotions fréquentes ;
    • Interface en français, facile à prendre en main ;
    • Sécurité renforcée avec cryptage SSL ;
    • Large choix de méthodes de paiement.
  • Inconvénients :
    • Quelques fournisseurs encore absents du catalogue ;
    • Support client qui pourrait parfois être un peu plus rapide lors des pics d’affluence.

Ces points reflètent un casino jeune, en pleine expansion, qui continue d’étoffer ses services.

Site Web Officiel : Un Design Pensé pour la Fluidité

Le site de Jeton Rouge se démarque par son design sobre et élégant, privilégiant les menus clairs et une navigation intuitive. Les jeux sont classés par catégories, et les filtres permettent de trouver rapidement ses machines à sous ou ses tables favorites. La plateforme charge rapidement, même sur des connexions modestes, et s’adapte sans problème aux différents écrans.

Comment S’Inscrire sur Jeton Rouge

S’enregistrer est simple et rapide :

  1. Cliquer sur « S’inscrire » en haut à droite ;
  2. Remplir le formulaire avec ses données personnelles et choisir un mot de passe sécurisé ;
  3. Valider l’adresse email via le lien reçu ;
  4. Effectuer un premier dépôt pour débloquer les bonus et commencer à jouer.

Le tout se fait en quelques minutes, sans procédure complexe.

Bonus et Promotions : des Chiffres Parlants

Jeton Rouge propose un pack de bienvenue pouvant atteindre 1 000 € + 100 tours gratuits, répartis sur les trois premiers dépôts. Ensuite, des promotions régulières prennent le relais :

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Ces chiffres concrets montrent l’effort du site pour fidéliser sa clientèle.

Fournisseurs de Logiciels : des Partenaires Fiables

Jeton Rouge s’appuie sur des studios reconnus comme NetEnt, Play’n GO, Betsoft ou encore Microgaming. Ces éditeurs garantissent des jeux à la fois divertissants, équitables et optimisés pour tous les supports. Le catalogue s’enrichit régulièrement de nouveaux titres pour ne jamais lasser les joueurs.

Jeux de Jeton Rouge : pour Tous les Goûts

Côté ludothèque, le site propose :

  • Des machines à sous récentes telles que « Wild Fiesta » ou « Golden Scrolls » ;
  • Des jeux de table comme le blackjack multi-hand ou la roulette européenne ;
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La diversité des jeux assure des heures de divertissement.

Sécurité et Équité des Jeux : un Engagement Fort

Jeton Rouge utilise un cryptage SSL 128 bits qui protège toutes les données sensibles. Les transactions bancaires sont ainsi totalement sécurisées. De plus, les générateurs de nombres aléatoires (RNG) sont régulièrement testés par des organismes indépendants, garantissant des résultats imprévisibles et équitables.

Options Bancaires : Dépôts et Retraits en Toute Confiance

Les joueurs peuvent déposer dès 10 €, avec un large éventail de solutions :

  • Cartes Visa et Mastercard ;
  • Skrill et Neteller pour ceux qui préfèrent les portefeuilles numériques ;
  • Paysafecard ;
  • Bitcoin et Ethereum pour une confidentialité accrue.

Les retraits sont traités sous 24 à 72 heures, avec des limites raisonnables qui conviennent à la plupart des joueurs.

Jeux Mobiles : Tout Jeton Rouge dans Votre Poche

Grâce à une technologie HTML5 performante, Jeton Rouge est accessible depuis n’importe quel smartphone ou tablette. Vous retrouvez les mêmes jeux, bonus et options bancaires, le tout sans téléchargement.

Assistance à la Clientèle : un Service Disponible

Le support est joignable 24h/24 et 7j/7, par chat en direct ou email. Les agents parlent français et sont formés pour résoudre aussi bien des questions sur les retraits que sur les promotions.

FAQ

Jeton Rouge Est-il un Casino Sécurisé ?

Oui, grâce au SSL et à des audits indépendants.

Quels Sont les Délais pour Retirer ses Gains ?

En général, entre 24 et 72 heures.

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Oui, le site est optimisé pour Android et iOS.

Quels Bonus sont Disponibles ?

Un pack de bienvenue jusqu’à 1 000 € + 100 free spins, ainsi que des cashbacks.

Comment Contacter le Support ?

Via un chat en direct ou par email, 24h/24.

Aurélia Nguyen, directrice de Gavi : « Je vous souhaite un prompt rétablissement, Monsieur le Président. » Faustin-Archange Touadéra : «mais  Qui a dit à cette dame que je suis malade ? ». Touadéra furieux contre ses conseillers ⸻

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Aurélia Nguyen, directrice de Gavi : « Je vous souhaite un prompt rétablissement, Monsieur le Président. » Faustin-Archange Touadéra : « Qui a dit à cette dame que je suis malade ? ». Touadéra furieux contre ses conseillers ⸻

 

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Faustin Archange Touadera avec Dr. Sania Nishtar lors du sommet de Gavi à Bruxelles le 25 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bruxelles, un simple message de soutien sanitaire a déclenché la colère du président centrafricain Faustin Archange Touadera, déjà méfiant envers son entourage.

 

Les conseillers du président Faustin-Archange Touadéra avaient prévu de mettre en scène une rencontre privée avec docteur Aurélia Nguyen, directrice exécutive de Gavi, en marge du sommet tenu à Bruxelles. Leur objectif : rassurer l’opinion publique centrafricaine en montrant un président actif, capable de dialoguer malgré les rumeurs persistantes sur son état de santé.

 

Dès son arrivée, Touadéra a insisté à plusieurs reprises pour rencontrer Aurélia Nguyen, malgré l’agenda déjà chargé de celle-ci. Après plusieurs sollicitations, la directrice a finalement accepté une rencontre improvisée, en marge des séances officielles.

 

La réunion, censée être discrète et maîtrisée, a rapidement tourné au fiasco. À peine arrivée, Aurélia Nguyen a salué :

 

« Bonjour Monsieur le Président ».

 

Touadéra a répondu brièvement, visiblement crispé :

 

« Oui, ça va bien. »

 

Puis docteur Aurélia Nguyen a poursuivi :

 

« Je vous souhaite un prompt rétablissement, Monsieur le Président ».

 

Face à cette phrase inattendue, Touadéra n’a pas répondu. Il a simplement hoché la tête, signe de gêne profonde. La conversation a pris fin rapidement, sans autre échange significatif.

 

Après la réunion, le président s’est immédiatement tourné vers ses conseillers pour demander :

 

« Qui a dit à cette dame que j’étais malade ? »

 

Pris au dépourvu, ses conseillers ont d’abord tenté d’éviter la question. André Doungoupou, proche collaborateur, a fini par dire que c’est le média Corbeau News Centrafrique qui avait publié ces informations. Touadéra, surpris, a demandé :

 

« Mais comment ça ? Qui a parlé à Corbeau News ? »

 

Aucune réponse claire n’a été donnée. Pour tenter de calmer la situation, les conseillers ont ajouté :

 

« Monsieur le Président, votre état de santé ne vous permet pas de lire Corbeau News Centrafrique en ce moment. Les articles sont trop stressants. Pour éviter un AVC, nous vous déconseillons fortement cette lecture. »

 

Touadéra, fidèle lecteur, s’est montré encore plus contrarié. Ses conseillers ont insisté :

 

« Vous pouvez lire Djoni Sango, c’est plus léger et plus rassurant pour votre tension. »

 

Ce samedi 28 juin 2025, le président Touadéra doit rentrer à Bangui. Mais sa santé pousse des nombreux citoyens à s’interroger. Selon une source proche du dossier, il serait contraint de porter à tout moment des couches médicales spéciales et de suivre des précautions strictes, y compris des contrôles permanents, un régime alimentaire adapté et des pauses fréquentes.

 

À Bangui, beaucoup se demandent déjà comment le président compte reprendre ses activités dans ces conditions, entouré d’un cercle de conseillers qu’il soupçonne désormais d’indiscrétion et d’inefficacité.

 

Rappelons que Touadéra avait été évacué en urgence le 21 juin à 3 h du matin, après un malaise grave à Bangui. Il avait embarqué à bord d’un jet privé médicalisé, affrété par Dimitri Mozer, direction l’hôpital Delta à Bruxelles. C’est dans cet établissement spécialisé que les médecins ont confirmé un cancer du côlon. Malgré les recommandations de ses médecins, qui lui déconseillaient formellement toute sortie publique, Touadéra avait tenu à participer au sommet Gavi pour réaliser une « mise en scène » visant à rassurer l’opinion.

 

Finalement, cette stratégie s’est retournée contre lui, révélant au grand jour la fragilité de sa santé et la confusion au sein de son entourage….

 

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De retour de France, le pasteur Moussa Faki attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui

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De retour de France, le pasteur Issene FAKI attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui

 

De retour de France, le pasteur Issene Faki attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le pasteur Issene FAKI a fait son retour à Bangui le dimanche 22 juin dernier après un mois passé en France. Aussitôt, l’église a annoncé qu’il ferait une prédication le dimanche 29 juin 2025. Dès ce premier sermon, il s’en est pris directement à Corbeau News Centrafrique, sans aborder les accusations graves que portent contre lui les membres de sa propre église.

 

Issene Faki dirige l’église baptiste Euphèbe Bataillon 2 dans la capitale centrafricaine. Il était parti en France pour une réunion de la confédération des églises. Mais avant son départ, il avait prévu d’organiser une rencontre nocturne à la maison Dorcas, dans le quartier Boy-Rabe (4e arrondissement). L’objectif était de répondre aux accusations diffusées par Corbeau News Centrafrique et sur les réseaux sociaux. Quelques heures avant l’événement, il a annoncé son voyage et reporté la réunion de dix jours. Cette décision a déçu les fidèles, déjà mécontents de sa façon de diriger l’église.

 

Alors que son retour à Bangui avait été annoncé le dimanche 22 juin dernier, l’église a annoncé que le pasteur Issene FAKI ferait une prédication le dimanche 29 juin 2025.

 

Ainsi, ce dimanche 29 juin 2025, après neuf mois d’absence de la chaire suite à un accident de moto sur la route de Bambari, les fidèles attendaient le retour de leur pasteur pour diriger les activités de l’église. En plein culte, le responsable des activités a annoncé qu’il allait passer la parole au pasteur Issene Faki. Surprise : c’est Simon Narcisse Sakama qui s’est levé, universitaire et anthropologue de formation. Il était visiblement entendu avec Faki depuis le début. Sous le thème de la « repentance », le sermon de Sakama a été perçu par plusieurs comme une manœuvre.

 

Après que Sakama ait terminé sa prédication, ce dernier a dit : « Je vais laisser la parole au pasteur Issene Faki, comme il vient de revenir de France, il va saluer les fidèles ». Mais quand ce pasteur a pris la parole pour saluer son retour, il a transformé le moment en attaque contre Corbeau News Centrafrique et en véritable procès dans l’église. « Je suis de retour, et je vais régler le problème de Corbeau News. Ils racontent des mensonges sur moi ! Ceux qui parlent dans mon dos, le micro est là, venez parler devant moi ! », a-t-il lancé avec défi. Il a transformé l’église en système de procès, alors qu’il avait lui-même programmé une réunion pour le 5 juillet où il avait prévu de convoquer l’entrepreneur chargé de la reconstruction de l’église.

 

Ces propos ont perturbé le culte ce jour. Des murmures ont circulé, certains fidèles se demandant s’il n’a pas pris de la drogue, tandis que d’autres y ont vu une tentative désespérée pour détourner l’attention des accusations : détournements de fonds, gestion autoritaire et comportement inadéquat.

 

L’incident de Bambari qui a tout changé

 

Rappelez-le, neuf mois plus tôt, Issene FAKI avait eu un accident de moto sur la route de Bambari. Transporté à Bangui pour des soins, il avait reçu la visite de fidèles venus prier pour lui. Au lieu de montrer de la reconnaissance, il les a insultés et accusés sans raison apparente. « Nous sommes venus le soutenir, et il nous a traités comme des ennemis. Quel pasteur fait ça ? », raconte un membre présent. Cet incident a renforcé l’image d’un homme incapable de respecter ceux qui lui tendent la main. Tout le monde pense que ce comportement ce dimanche là n’est pas une exception.

 

L’affaire du terrain de Samba

 

Comme le pasteur Issene FAKI demande à ses membres de lui sortir des preuves, les fidèles commencent à murmurer. Certains se sont rappelés de l’affaire de l’achat d’un terrain au village Samba, sur la route de Mbaïki pour des œuvres sociales. C’était en 2022 quand l’église avait chargé Issene Faki d’acquérir ce bien pour la construction d’une école pour l’église. Mais Issene FAKI a finalement acheté le terrain, mais à son nom propre. Il l’a enregistré à son nom personnel, un acte que les fidèles considèrent comme une tentative de s’approprier un bien de l’église. Face à l’indignation, des négociations ont été menées pour transférer le titre au nom de l’église, mais des doutes persistent sur la réalisation effective de ce changement.

 

« Il a voulu prendre un terrain qui appartient à l’église. C’est l’acte d’un voleur, pas d’un serviteur de Dieu », dénonce une fidèle de longue date.

 

La disparition de 3 millions de FCFA

 

Comme le pasteur Issene FAKI demande de preuves, CNC peut le rappeler de l’histoire de la disparition de 3 millions de francs CFA de l’église. Souviens toi FAKI, en 2023, un autre scandale a éclaté avec la disparition de 3 millions de FCFA du coffre-fort de l’église. La trésorière générale, diaconesse Yvette Lavodrama, était partie en Côte d’Ivoire pour un deuil familial. Elle avait laissé le coffre dans le bureau du pasteur Moussa FAKI, avec la clé confiée à son adjointe, la diaconesse Rose AGOUBEYO. Avant son départ, madame Lavodrama avait vérifié, en présence de madame AGOUBEYO, que les 3 millions étaient bien là.

 

Une fois que la trésorière était partie en Côte d’Ivoire, Pasteur Issene FAKI a insisté à la diaconesse AGOUBEYO  pour déplacer le coffre à son domicile, sous prétexte de sécurité. « Ce n’est pas sûr ici, il faut le mettre dans ma chambre », avait-il déclaré. Quand il l’a ouvert avec Madame Agou pour recompter l’argent, tout semblait intact.

 

Lorsque la diaconesse Yvette Lavodrama est revenue à Bangui de son voyage en Côte d’Ivoire, elle a demandé à son adjointe, la diaconesse Rose Agoubeyo, de lui restituer le coffre-fort qu’elle lui avait confié. Cette dernière a expliqué que le coffre avait été déplacé chez le pasteur Issene FAKI pour des raisons de « sécurité ».

 

Ainsi, une rencontre a été organisée pour récupérer le coffre. À l’ouverture, stupeur : les 3 millions de FCFA, soigneusement comptés auparavant par Lavodrama et Faki en présence d’Agoubeyo, avaient disparu. Interrogée, Agoubeyo a déclaré ignorer ce qui s’était passé, rappelant que le coffre était sous la garde de Faki, dans sa chambre. Face aux questions pressantes, Issene Faki, avec le soutien du secrétaire général Norbert Ngueto, a étouffé l’affaire, déclarant qu’il fallait « arrêter le problème pour éviter de troubler les fidèles ». Ngueto, en connivence avec Faki, a participé à cette tentative de dissimulation. Les quatre personnes informées de l’existence de cet argent – Faki, Ngueto, Lavodrama et Agoubeyo – doivent des explications. Cette disparition, restée secrète pour beaucoup de fidèles, est une preuve accablante des agissements douteux du pasteur, que Corbeau News Centrafrique entend révéler au grand jour.

 

Une réunion programmée pour le 5 juillet

 

Face à la pression, Issene Faki a convoqué une réunion pour le 5 juillet 2025 à la maison Dorcas. Y seront présents les responsables des organes de l’église (chorale, jeunesse, femmes, comité de prière) et l’entreprise chargée de la reconstruction de l’église. Il prétend vouloir interroger le responsable de l’entreprise sur l’utilisation des fonds, mais les fidèles y voient une diversion.

 

« Il a imposé l’offre à 600 millions de FCFA, ignorant celle à 300 millions, plus abordable. Maintenant, il fait semblant d’enquêter ? C’est du théâtre ! », dénonce un membre du comité de gestion. L’appel d’offres pour la reconstruction avait reçu trois propositions : 300, 400 et 600 millions de FCFA. Malgré l’avis des fidèles pour l’option la plus économique, Faki a choisi la plus chère, alimentant les soupçons de rétrocommissions.

 

Ses projets personnels, comme une école privée à Voudambala et une ferme sur la route de Damara, sont soupçonnés d’être financés par ces fonds détournés.

 

Un règne par la peur

 

Depuis son arrivée en 2019, imposée par des proches au sein de l’Union des Églises Baptistes (UFEB), notamment Maurice Gazayeke et Ambeka, Faki dirige par la peur. Avec l’aide de Simon Narcisse Sakama, il surveille les fidèles, enregistre leurs conversations et punit toute critique par des exclusions ou des humiliations publiques.

 

L’église, qui comptait 1 000 fidèles avant 2019, n’en a plus qu’environ 200. « Il a transformé notre sanctuaire en prison. On ne peut plus parler librement », confie une femme de la chorale.

 

En mars 2025, sa participation à une prière publique pour le président Faustin-Archange Touadéra, lors des neuf ans de son pouvoir, a choqué les fidèles, qui y voient une tentative de s’attirer des faveurs politiques pour couvrir ses méfaits.

 

Un défi lancé aux détracteurs

 

Issene Faki a transformé le culte du 29 juin en tribune pour défier ses détracteurs, les invitant à « venir au micro ». « S’il a des réponses, pourquoi ne pas attendre la réunion du 5 juillet ? », s’interroge un fidèle. Ses propos incohérents ont conduit certains à questionner son état mental.

 

Les fidèles, exaspérés, exigent le départ de Faki et un nouveau pasteur pour restaurer l’unité. Ils accusent l’UFEB de protéger Faki malgré leurs plaintes. « Il pille l’église, sème la discorde et agit comme un bandit. L’UFEB doit intervenir avant que Bataillon 2 ne s’effondre », avertit une fidèle.

 

Vers un affrontement inévitable ?

 

La réunion du 5 juillet s’annonce tendue, les membres promettant de confronter Faki avec des preuves : le terrain de Samba, les 3 millions disparus, l’appel d’offres truqué. « Il demande des preuves ? Nous en avons beaucoup ! », déclare un membre du comité de gestion.

 

En s’attaquant à Corbeau News Centrafrique, Faki sous-estime la détermination des fidèles et des médias. « Il pense pouvoir intimider tout le monde, mais la vérité finira par sortir », conclut un fidèle.

 

Sans action rapide de l’UFEB, Issene FAKIrisque de laisser une communauté brisée par ses abus, sa cupidité et son mépris pour ceux qui lui faisaient confiance….

 

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Au cœur de la mafia du détournement au sein des entrepôts de la MINUSCA à Bangui

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Au cœur de la mafia du détournement au sein des entrepôts de la Minusca à Bangui

 

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‎tony Mushimbelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Durant deux semaines, une investigation menée par la rédaction du CNC au sein des entrepôts de la Minusca à Bangui  dévoile un système sophistiqué de malversations et du détournement massif organisées.

 

Des détournements répétés touchent les entrepôts logistiques de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Ces installations, situées à PK4 sur l’avenue Barthélémy Boganda et à l’aéroport de Bangui Mpoko, subissent des vols organisés depuis plusieurs années. Notre investigation établit la responsabilité directe de Tony Mushimbelé, ressortissant congolais de la RDC qui occupe le poste de chef du plan de stock.

 

Des vols sans trace d’effraction

 

Les deux entrepôts de PK4 sur l’avenue Barthélémy Boganda et de l’aéroport de Bangui Mpoko stockent du matériel de grande valeur : batteries sèches, panneaux solaires, équipements médicaux, carburant et engins lourds. Ces installations sont organisées en trois sections :  ingénierie, approvisionnement et médical,  protégées par des systèmes de verrouillage électronique.

 

Tony Mushimbelé possède une clé électronique universelle qui ouvre tous les conteneurs. Cette clé lui donne un contrôle total sur les stocks. Malheureusement, ce système de protection n’a pas garanti une sécurité optimale aux équipements de la Minusca. Depuis 2020, plusieurs vols ont été découverts sans qu’aucune porte ou conteneur ne soit forcé. Pourtant, sur le système informatique, le logiciel du stock affiche des inventaires complets alors que les conteneurs sont vides ou partiellement vidés. Ceci dit, le système de contrôle de la comptabilité n’a pas fait correctement son travail.

 

En droit, quand des vols se produisent dans un entrepôt sécurisé sans effraction, la responsabilité revient aux détenteurs des clés. Tony Mushimbelé, seul possesseur de la clé universelle, porte donc aussi la responsabilité première de ces dysfonctionnements.

 

Une série de vols sophistiqués

 

Les incidents de vols dans les entrepôts de PK4 et Mpoko sont nombreux et suivent un schéma récurrent. À PK4, des batteries sèches, essentielles pour les opérations logistiques, ont disparu sans que les conteneurs ne soient forcés. À Mpoko, des panneaux solaires et des équipements valant des millions de dollars se sont volatilisés. Des témoignages rapportent que des responsables ont été vus la nuit chargeant des véhicules avec des marchandises extraites des entrepôts. Ces opérations, menées discrètement, échappent à tout contrôle.

 

Un ancien employé, Marius Lakouéténé, arrêté pour vol de carburant, a été libéré après quelques jours de détention. Mais la suite de l’enquête reste sans suite sans que les responsabilités ne soient bien établies.  Tous les employés pointent du doigt Tony Mushimbelé d’être impliqué. Craignant des représailles, Marius a fui et refusé de témoigner officiellement, un signe du climat de peur qui règne au sein de la mission.

 

Ces vols, réalisés sans effraction, indiquent une manipulation interne. En droit, l’absence de traces d’entrée forcée pointe vers une utilisation abusive des clés électroniques, dont Tony Mushimbelé est le principal détenteur. En tant que chef, il est responsable de la supervision des accès et de la sécurité des stocks. Sa non-sanction, malgré ces incidents, suggère une protection institutionnelle qui viole les principes de responsabilité et de transparence attendus d’une mission onusienne.

 

Des boucs émissaires pour couvrir les coupables

 

En 2020, des panneaux solaires disparaissent de l’entrepôt de l’aéroport de Bangui Mpoko. Étienne Bissakounou, simple employé de la section ingénierie, est arrêté pour ce vol. Il passe quinze jours en détention à la Section des recherches et investigations (SRI) puis est libéré sans explication et sans procès.

 

Cette arrestation pose question. Tony Mushimbelé, responsable direct des stocks volés, n’a fait l’objet d’aucune investigation. Pourtant, sa fonction de chef du plan de stock et sa possession de la clé universelle auraient dû en faire le premier suspect. L’arrestation de Bissakounou semble avoir servi à détourner l’attention du véritable responsable.

 

Une mafia de protection institutionnelle

 

L’unité de conduite et discipline de la MINUSCA, dirigé par Adama Ndao et Diakaridja Bakayoko, est censée enquêter sur les manquements. Pourtant, des témoignages indiquent que Tony Mushimbelé bénéficie d’une protection verrouillée . Un membre de l’unité nous a révélé en privé que Tony Mushimbelé serait impliqué dans de multiples délits, mais que son dossier est systématiquement étouffé.

 

En droit, l’inaction de l’unité de conduite et discipline constitue une faute grave. Les responsables de cette unité sont tenus de mener des enquêtes impartiales et de sanctionner les coupables, quel que soit leur statut. La protection apparente de Mushimbelé viole les principes de gouvernance des Nations Unies et suggère une complicité institutionnelle.

 

Favoritisme et abus de pouvoir

 

Tony Mushimbelé, également responsable des opérations logistiques, contrôle l’attribution des permis de conduire internes de la MINUSCA, nécessaires pour opérer les engins lourds. Ces permis sont distribués de manière sélective à un cercle restreint de proches, souvent des jeunes chargés de tâches personnelles pour Mushimbelé, comme des courses ou des livraisons. Les employés de la section ingénierie, souvent marginalisés, sont cantonnés à des travaux pénibles, tandis que les favoris bénéficient de privilèges. Par exemple, certains jeunes, recrutés par Mushimbelé, ont obtenu des postes et des permis sans qualifications, tandis que des employés expérimentés, comme un témoin ayant sept ans d’ancienneté, n’ont jamais eu accès à ces opportunités.

 

Un cas notable concerne Irène Gondjia, ancienne agente de sécurité privé FOX recrutée par Mushimbelé. Elle a perdu son emploi dans des circonstances troubles, possiblement pour couvrir les agissements de ce dernier. Ce système de favoritisme, combiné à des recrutements douteux, illustre un abus de pouvoir institutionnel. En droit, de telles pratiques constituent une violation des principes d’équité et de mérite dans la gestion des ressources humaines, engageant la responsabilité du chef.

 

 

Un enjeu de crédibilité

 

Cette affaire dépasse le simple cas de détournements. Elle questionne la capacité de la MINUSCA à contrôler ses propres services et à prévenir les malversations. Les dysfonctionnements révélés nuisent à la crédibilité de la mission auprès des Centrafricains.

 

La MINUSCA a été déployée pour stabiliser le pays et accompagner les institutions. Comment peut-elle remplir cette mission si elle ne parvient pas à assurer la transparence de sa propre gestion ? Les citoyens centrafricains sont en droit d’exiger une utilisation rigoureuse des ressources destinées à leur pays.

 

Tony Mushimbelé, par ses fonctions et son contrôle exclusif des accès, porte la responsabilité principale de ces détournements. Les preuves rassemblées – vols sans effraction, témoignages concordants, système de protection – établissent son implication. Sa maintien en poste constitue une anomalie qui doit cesser.

 

Par ailleurs, les autorités onusiennes à New York doivent intervenir rapidement. La réputation des Nations Unies en République centrafricaine dépend de leur capacité à traiter cette affaire avec la rigueur requise. Les Centrafricains observent et jugent l’efficacité de la mission à l’aune de sa capacité à respecter ses propres principes.

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui mandate la MINUSCA, doit exiger des comptes. Les ressources allouées à la stabilisation de la République centrafricaine ne peuvent être détournées sans conséquences. La communauté internationale investit dans cette mission pour la paix et la stabilité, non pour enrichir des individus sans scrupules.

 

Cette enquête révèle un système de détournements organisés au sein de la MINUSCA. Tony Mushimbelé, chef du plan de stock, occupe une position centrale dans ce système. Sa responsabilité est établie par les faits : contrôle exclusif des accès, vols sans effraction, témoignages convergents, protection institutionnelle….

 

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Birao : quand un soldat Faca sème la panique avec des tirs intenses dans la ville

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Birao : quand un Soldat FACA sème la panique avec des tirs intenses dans la ville  

 

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Le marché de Birao. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mardi 1 juillet 2025, à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique, un incident grave a perturbé la tranquillité des habitants. Un soldat des forces armées centrafricaines (Faca), visiblement sous l’emprise de l’alcool traditionnel local communément appelé Djoukoulouma dans un quartier de Birao, a perdu tout contrôle en rentrant vers sa base.

 

L’homme s’est mis à tirer un premier coup de feu en l’air, puis un deuxième, troisième, ainsi de suite,  et ce, dans une zone résidentielle de Birao, déclenchant immédiatement la panique. Les résidents, pensant à une attaque, se sont terrés chez eux. L’atmosphère s’est tendue en quelques minutes dans ce secteur habituellement calme.

 

Alertés par les tirs, plusieurs collègues du militaire se sont précipités sur les lieux. Malgré leurs efforts pour le raisonner et lui retirer son arme, le soldat a persisté dans son comportement dangereux. Son état d’ébriété avancé rendait toute négociation impossible. Les autorités locales, y compris le préfet et les forces de gendarmerie, ont exprimé leur indignation face à cet acte irresponsable.

 

Cette situation rappelle les tensions qui minent le moral des troupes stationnées à Birao. Déployés depuis près de quatre mois, ces soldats n’ont toujours pas reçu leur solde ni leurs primes. Éloignés de Bangui où s’effectuent normalement les versements de leur salaire, ils vivent dans des conditions précaires qui alimentent leur frustration.

 

Les responsables militaires reconnaissent que les missions de détachement ne devraient pas excéder trois mois. Au-delà, les problèmes disciplinaires se multiplient. Ce contingent, arrivé le 11 janvier, frôle maintenant les quatre mois de déploiement, une durée qui explique en partie ces débordements récurrents.

 

Les habitants de Birao voient leurs relations avec les militaires se détériorer progressivement. Ces incidents répétés, parfois impliquant des armes lourdes, créent un climat de défiance qui pourrait avoir des conséquences graves. Sans changement rapide dans la gestion de ces troupes, la situation risque de s’envenimer davantage dans cette région déjà fragile du pays….

 

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Tragédie à Nola : Deux Jeunes Garçons Retrouvés Morts sur la Rivière Sangha

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Tragédie à Nola : Deux Jeunes Garçons Retrouvés Morts sur la Rivière Sangha

 

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Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL – Rivière Mambéré : Centre vital de la vie quotidienne à Nola

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Nola, capitale provinciale de la Sangha-Mbaéré,  au sud-ouest de la RCA, vit des heures difficiles après la découverte de deux corps d’enfants sur les berges de la rivière Sangha.

 

Les deux victimes, toutes deux des garçons, ont été trouvées sans vie près de la rivière qui traverse cette localité de la préfecture de la Sangha-Mbaéré. La nouvelle s’est répandue dans la ville, créant une vive émotion parmi les habitants.

 

Pour l’instant, les causes de ces décès demeurent inconnues. Les autorités compétentes ont été informées et une enquête a débuté pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Les familles touchées par cette perte attendent des réponses, tout comme l’ensemble de la population locale.

 

Notre équipe sur place, qui suit cette affaire de près depuis plusieurs jours, continue de recueillir des informations sur cette situation. Les habitants de Nola espèrent que les investigations permettront de faire la lumière sur les événements qui ont conduit à cette tragédie.

 

Cette découverte rappelle aux familles de la région l’importance de la vigilance, particulièrement aux abords des cours d’eau. La rivière Sangha, bien que constituant une ressource importante pour la communauté, peut présenter des risques qu’il convient de ne pas négliger.

 

Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur l’enquête en cours. La population attend avec anxiété de connaître les résultats des investigations pour comprendre ce qui s’est réellement passé….

 

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Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante

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Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante

 

Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante
malnutrition-infantile à l’hôpital pediatrique de bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Édifice fragile, la Centrafrique tenait par l’étaiement de l’aide internationale. Suite à la décision de l’administration Trump de retirer ce pilier, la structure craque et l’implosion menace.

 

Le Tsunami Humanitaire : La Première Vague de la Catastrophe

La première onde de choc de la décision de Washington est concrète, brutale et mortelle. L’aide américaine, représentant une part colossale du soutien mondial, n’était pas une option ; c’était la ligne de survie. En Centrafrique, son retrait a provoqué un arrêt cardiaque des services vitaux. Les entrepôts du Programme Alimentaire Mondial se vident, les distributions de nourriture cessent, et la famine menace des centaines de milliers de personnes.

Si quelques organisations comme Médecins Sans Frontières (MSF) luttent héroïquement, elles ne peuvent absorber le désert sanitaire qui s’étend, avec la fermeture de dizaines de cliniques et l’arrêt des programmes de vaccination et d’accès à l’eau potable, ouvrant la voie à des épidémies dévastatrices.

 

La Paralysie Économique : L’Asphyxie d’une Nation

Au-delà du choc humanitaire, une seconde vague, économique celle-là, submerge le pays. La suspension de l’aide a détruit le fragile moteur qui fonctionnait en dehors de l’État. Les plus de 1000 emplois qualifiés perdus dans le secteur humanitaire ne sont qu’un début. Ces salaires soutenaient des écosystèmes familiaux entiers, y compris dans la capitale, Bangui. Leur disparition va provoquer certainement une asphyxie économique généralisée : les commerçants n’ont plus de clients, les propriétaires plus de locataires. L’argent, qui irriguait la société, a cessé de circuler.

 

La Faillite de l’État

L’édifice centrafricain s’écroule sur ses propres fondations. Cet effondrement survient dans un contexte politique déjà tendu, avec le discours souverainiste du Président Touadéra, souvent critique envers les partenaires occidentaux qu’il accuse d’ingérence. En s’appuyant sur la rhétorique de l’indépendance nationale, le pouvoir se retrouve aujourd’hui face à une contradiction: comment prôner l’indépendance quand le départ d’un seul partenaire étranger suffit à paralyser le pays ? L’État, incapable de prendre le relais, voit son impuissance et sa dépendance exposées au grand jour, et sa légitimité s’éroder davantage.

 

L’Explosion Sécuritaire : Milices et Criminalité

Le vide laissé par le retrait de l’aide et l’impuissance de l’État est immédiatement comblé par le chaos. Ce vide devient un terreau fertile non seulement pour le recrutement par les milices armées, mais aussi pour une explosion de la criminalité de survie. Les braquages sur les routes se multiplient, les vols et les violences urbaines augmentent, car pour beaucoup, l’illégalité devient la seule option pour survivre. La décision américaine n’a pas seulement créé de la pauvreté, elle a activement fabriqué de l’insécurité pour tous.

 

Le Pari Russe : Un Partenaire Face à ses Responsabilités

Face à ce retrait américain, les regards se tournent inévitablement vers le partenaire privilégié et affiché du pouvoir de Bangui : la Russie. Le discours officiel s’appuie sur Moscou et son soutien sécuritaire via les structures de Wagner, mais le partenaire russe peut-il, et surtout veut-il, remplacer le pilier américain ?

Le défi est immense et va bien au-delà de la simple sécurité. Il ne s’agit pas, comme le dénoncent de nombreux Centrafricains, de simplement monter des entreprises de production d’alcool frelaté comme Africa ti l’or ou Wanawa, qui anesthésient une jeunesse désœuvrée. Il s’agit maintenant pour la Russie de prouver qu’elle peut être un partenaire de développement. Il faut que la Russie vienne créer de l’emploi normal et digne pour les milliers de scientifiques, d’ingénieurs, de logisticiens et de gestionnaires aujourd’hui sur le carreau. La rhétorique doit se transformer en action concrète et en investissements durables.

 

Ce pari est d’autant plus risqué que la situation est encore plus fragile qu’il n’y paraît. Car si l’aide américaine était vitale, l’aide européenne représente encore plus de 50% de l’aide humanitaire totale en Centrafrique. Si l’Europe, lassée par ce jeu géopolitique absurde et le discours anti-occidental de Baba Kongoboro, venait à son tour à réduire massivement son soutien, aucune aide russe ne pourrait combler un tel gouffre. Ce serait alors la catastrophe totale et définitive, l’effondrement final….

 

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Birao : Les Réfugiés Déçus par un Accueil Corrompu par l’ONG PAREC

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Birao : Les Réfugiés Déçus par un Accueil Corrompu par l’ONG PAREC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Batiment-de-la-prefecture-de-la-Vakaga-Birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Birao : Les Réfugiés Déçus par un Accueil Corrompu par l’ONG PAREC
Bâtiment de la préfecture de la Vakaga-

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Birao, les réfugiés centrafricains de retour du Tchad dénoncent les pratiques corrompues de l’ONG PAREC, accusée de mal gérer leur accueil.

 

En 2013, la République centrafricaine  a traversé une crise profonde qui a poussé des centaines de milliers des centrafricains à fuir vers les pays voisins : Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo (RDC) ou encore Soudan. Parmi eux, beaucoup de Centrafricains installés au Tchad ont fait face à des tensions, souvent mal accueillis par les tchadiens eux-mêmes. Avec le retour progressif de la paix en RCA, certains ont choisi de rentrer chez eux, espérant retrouver une vie meilleure. Mais à Birao, dans la préfecture de Vakaga, leur retour est loin d’être un soulagement.

 

À leur arrivée, ces retournés se tournent vers l’ONG nationale PAREC, basée en face de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Birao, pour obtenir de l’aide. Cette organisation est censée les accompagner avec des abris, comme des bâches, des kits alimentaires (riz, huile, etc.) ou, dans certains cas, un petit soutien financier pour repartir de zéro. Mais les témoignages des réfugiés racontent une tout autre histoire. Pour s’inscrire auprès de PAREC et accéder à ces aides, certains disent qu’on leur demande de payer des frais. Oui, de l’argent pour être enregistrés comme retournés ! C’est un choc pour beaucoup, qui trouvent ça injuste et anormal.

 

Pire encore, même après s’être inscrits, plusieurs affirment ne rien recevoir. Ils découvrent parfois que leurs noms sont sur des listes, marqués comme ayant déjà récupéré des bâches ou des kits alimentaires, alors qu’ils n’ont rien eu entre les mains. Cette situation pousse certains à se demander si l’ONG fonctionne vraiment pour aider ou si elle cache autre chose. Les gens parlent entre eux, se posent des questions : comment une organisation censée soutenir des personnes démunies peut-elle agir ainsi ?

 

Sans abri ni ressources, beaucoup de ces retournés se retrouvent à dormir chez des proches ou des habitants de Birao. Mais compter sur la générosité des autres n’est pas une solution durable, surtout quand tout le monde lutte pour joindre les deux bouts. Déçus, certains envisagent même de repartir au Tchad. Ils disent préférer les difficultés là-bas à cette situation où ils se sentent abandonnés dans leur propre pays.

 

Avant, c’était M. Avalench qui dirigeait le bureau de PAREC à Birao. Les plaintes des retournés visaient surtout son mandat. Il a depuis été transféré à Bangui, et M. Princile  a pris sa place. Les réfugiés espèrent que ce changement apportera un peu d’ordre et de transparence, mais pour l’instant, ils restent méfiants. Ce qu’ils veulent, c’est simple : un accueil organisé, des aides distribuées correctement, sans avoir à payer ou à courir après des promesses non tenues. Pour l’instant, à Birao, le retour des réfugiés ressemble plus à une épreuve qu’à un nouveau départ….

 

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Touadéra s’acharne à nous vendre son délire minable : Neuf groupes armés fantômes dissous dans le cadre de l’APPR

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Touadéra s’acharne à nous vendre son délire minable : Neuf groupes armés fantômes dissous dans le cadre de l’APPR

 

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Photo d’illustration de la patrouille de la Minusca. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain continue de nous servir ses salades sur la paix. Cette fois, il déclare que neuf groupes armés se sont autodissous dans le cadre de l’APPR-RCA. Mais quel centrafricain peut encore avaler ce tissu de mensonge grotesque ?

 

Le vendredi 30 mai dernier, dans la salle de cinema du palais de la renaissance à Bangui, Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro,  a une fois de plus sorti sa partition favorite devant les journalistes.

 

« Neuf groupes armés sur quatorze ont déclaré leur autodissolution », a-t-il martelé avec cette assurance qui caractérise les dirigeants africains quand ils annoncent des victoires que personne ne voit sur le terrain.

 

Le président centrafricain, confortablement assis dans son fauteuil présidentiel, continue de vendre son Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) signé à Khartoum en 2019 comme la panacée universelle. Selon ses dires, cet accord béni par l’Union Africaine, la CEEAC et les pays voisins constitue sa “boussole” vers la paix. Une boussole qui semble pointer dans toutes les directions sauf vers la réalité.

 

Quand la communication présidentielle rencontre la vérité du terrain

 

Sur le terrain, l’histoire est tout autre. Ces fameux “groupes dissous” dont se vante le locataire du palais de la renaissance ? Des coquilles vides pour la plupart, existant principalement sur des papiers, créés de toutes pièces pour faire plaisir aux oreilles des diplomates occidentaux en mal de bonnes nouvelles africaines.

 

Prenez le cas du RPR de Djono Ahaba, ancien chef rebelle du nord. Officiellement, son groupe est dissous. Dans la réalité ? Ses hommes ont simplement changé de casquette pour créer le PRNC sous la houlette de Nourd Gregaza. Changement de nom, même business. C’est le recyclage version centrafricaine !

 

Et que dire d’Armel Sayo, cet ancien ministre qui a créé son mouvement Révolution Justice ? Oui, il l’a dissout quand il fut ministre de Touadera, mais crée un autre quelques mois plus tard. Aujourd’hui il est où? Pensionnaire de la prison du camp de Roux après son extradition de Yaoundé.

 

L’argent russe, carburant de la guerre

 

Parlons cash, car c’est là que ça devient intéressant. Nos confrères d’Africa Intelligence ont mis le doigt sur un secret de Polichinelle : les centaines de millions déversés par le groupe Wagner pour acheter les signatures de ces groupes armés lors des négociations soudanaises.

 

Pendant que Touadéra gonfle les muscles devant les caméras, les vrais patrons des milices comme Noureddine Adam du FPRC, l’UPC et les Anti-Balaka continuent leurs petites affaires. Et dans le Haut-Mbomou, les Azandé ont créé leur propre mouvement. La RCA est devenue une véritable “usine à groupes armés”, une industrie qui tourne à plein régime.

 

Le bal des hypocrites internationaux

 

Le plus cocasse dans cette histoire, c’est que tout le monde fait semblant d’y croire. L’ONU, l’Union Africaine, la CEEAC, l’Union Européenne… Tous continuent de soutenir cet APPR bancal, trop fiers pour admettre qu’ils se sont fait rouler dans la farine par des Centrafricains plus malins qu’eux.

 

Car reconnaissons-le, nos dirigeants africains excellent dans l’art de dire aux Blancs ce qu’ils veulent entendre. Touadéra maîtrise parfaitement cette partition : des annonces ronflantes pour les médias internationaux, des rapports enjolivés pour les chancelleries, et pendant ce temps, le peuple centrafricain continue de subir l’insécurité.

 

Alors que le président se vante de ses succès fictifs depuis son palais de la renaissance, les Centrafricains ordinaires continuent de vivre sous la menace constante. Cette prétendue autodissolution des groupes armés ressemble davantage à un tour de passe-passe qu’à une véritable démobilisation.

 

Pour que la paix devienne réalité en RCA, il faudrait arrêter de jouer à cache-cache avec la vérité. Il faudrait une transparence totale sur le rôle de Wagner, un vrai désarmement des combattants et surtout, arrêter de prendre les Centrafricains et la communauté internationale pour des imbéciles….

 

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