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Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés

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Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés….

 

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Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Une enquête exclusive sur le sort d’un contingent oublié…

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils ont risqué leur vie pour ramener la paix en République centrafricaine. Certains sont morts, d’autres vivants. Aujourd’hui, ces hommes n’ont plus que leurs médailles pour témoigner de leur service. Mais le plus choquant dans cette affaire, , personne n’imaginait que dix ans plus tard, ces soldats attendraient encore leur solde. Une situation qui révèle les failles profondes dans la gestion des missions onusiennes en Afrique….

 

Une situation sans précédent dans l’histoire des opérations de maintien de la paix….

 

Le 16 janvier 2016, un avion de Kenya Airways affrété par la MINUSCA décollait de Bangui avec à son bord les derniers éléments du contingent congolais. Dix ans plus tard, ces hommes qui ont servi sous le drapeau de l’ONU en République centrafricaine attendent toujours leur solde. Une situation qui soulève de nombreuses questions sur la gestion des compensations dues aux casques bleus….

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De la MISCA à la MINUSCA : chronologie d’un engagement….

 

Le contingent congolais, composé de 140 policiers et 740 militaires, est arrivé en RCA le 13 décembre 2013. Leur mission s’est déroulée en deux phases distinctes. D’abord sous la bannière de l’Union Africaine (MISCA) du 19 décembre 2013 au 15 septembre 2014, puis sous celle des Nations Unies (MINUSCA) jusqu’au 16 janvier 2016, soit 16 mois de service….

 

L’argent fantôme des Nations Unies…….

 

“Nous avons reçu, bien que partiellement, nos compensations pour la période sous l’Union Africaine. Mais pour les 16 mois sous la MINUSCA, nous n’avons touché aucun centime des 1025 dollars mensuels promis”, révèle un ancien membre du contingent qui préfère garder l’anonymat. Ce montant, multiplié par la durée de la mission et le nombre d’hommes déployés, représente une somme considérable qui n’a jamais atteint ses bénéficiaires….

 

La stratégie du diviser pour mieux faire taire….

 

Pour éviter toute contestation collective, les autorités congolaises ont dispersé les anciens membres du contingent dans différentes régions du pays. “On nous a délibérément séparés et affectés dans des zones reculées pour nous empêcher de nous organiser”, affirme un autre ancien casque bleu joint au téléphone par la rédaction de Corbeau News Centrafrique….

 

Le mutisme des institutions….

 

Ni les Nations Unies, ni les autorités congolaises – anciennes comme actuelles – n’ont fourni d’explications sur cette situation. La MINUSCA, contactée dans le cadre de cette enquête, n’a pas répondu à nos sollicitations. Le ministère congolais de la Défense maintient également un silence radio sur ce dossier….

 

Des héros partis sans leur dû….

 

La situation est d’autant plus dramatique que certains membres du contingent sont décédés sans avoir jamais reçu leur dû. “Des collègues nous ont quittés sans avoir pu bénéficier de ce qu’ils avaient mérité au péril de leur vie”, déplore un ancien officier du contingent….

 

L’énigme des millions disparus….

 

Plusieurs zones d’ombre persistent :

– Les fonds ont-ils été versés par l’ONU au gouvernement congolais ?

– Si oui, qu’est-il advenu de cet argent sous l’administration de Joseph Kabila ?

– Pourquoi le gouvernement actuel de la RDC n’a-t-il pas ouvert d’enquête sur ce dossier ?

Dix ans après leur mission en Centrafrique , les casques bleus congolais de la RDC ne sont toujours pas payés
La photo montre deux médailles distinctes :
1. La médaille du haut (UA/AU – MISCA) :
Cette médaille est attribuée dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), organisée par l’Union africaine (UA). Elle est décernée au personnel ayant participé à cette mission.
2. La médaille du bas (ONU) :
Il s’agit d’une médaille des Nations unies. Les médailles de l’ONU sont données aux militaires, policiers ou civils pour leur participation à des opérations de maintien de la paix sous mandat des Nations unies. Photo Alain Nzilo. CopyrightCNC

 

Des médailles sans valeur….

Ironie du sort, ces hommes ont reçu des médailles tant de l’Union Africaine que des Nations Unies en reconnaissance de leurs services. Des décorations qui contrastent cruellement avec l’absence de compensation financière….

 

Les revendications légitimes des anciens casques bleus….

 

Les anciens membres du contingent demandent :

– Une enquête transparente sur le sort des fonds

– L’intervention du gouvernement actuel de la RDC

– Des éclaircissements de la part de la MINUSCA

– Le versement des arriérés dus

 

Un signal d’alarme pour les futures missions….

 

Cette situation pose question sur la gestion des compensations des casques bleus africains et pourrait décourager d’autres contingents. Elle soulève également des interrogations sur les mécanismes de contrôle des Nations Unies concernant le versement effectif des compensations aux troupes….

 

L’urgence d’une réponse officielle….

 

“Il est temps que les autorités actuelles fassent la lumière sur cette affaire”, insiste un ancien membre du contingent interrogé par la rédaction de Corbeau News Centrafrique. “Si l’argent a été détourné sous l’ancien régime, qu’une enquête soit ouverte. Si le blocage est au niveau des Nations Unies, que la vérité soit dite.”…

 

Le cas des comptes bancaires inactifs….

 

Les membres du contingent avaient même ouvert des comptes à l’ECOBANK en RCA en prévision des versements. “Ces comptes n’ont jamais été alimentés”, confirme un ancien officier. Une preuve supplémentaire que les fonds n’ont jamais atteint leurs destinataires….

 

L’honneur bafoué des soldats de la paix….

 

Au-delà de l’aspect financier, c’est aussi une question de reconnaissance qui se pose. À leur retour en RDC, aucune cérémonie officielle n’a été organisée pour accueillir ces hommes qui ont risqué leur vie pour la paix en RCA….

 

Les chiffres qui interrogent….

 

Selon les documents officiels consultés, signés par le Général Charles Bissengimana, le contingent comprenait exactement:

– 140 policiers

– 740 militaires des forces armées

– Une solde mensuelle promise de 1025 dollars par personne

– 16 mois de service sous la MINUSCA

– Une dette totale estimée à près de 14,5 millions de dollars

 

Pour un ancien officier supérieur du contingent : “Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Ils représentent des vies, des familles qui comptaient sur cet argent pour construire leur avenir.”

 

En résumé, dix ans après, le mystère reste entier sur le sort des compensations dues à ces casques bleus congolais. Une situation qui montre les dysfonctionnements dans la gestion des missions de maintien de la paix en Afrique et pose la question de la responsabilité des différents acteurs impliqués. L’anniversaire de leur départ, ce 16 janvier 2025, sera-t-il enfin l’occasion d’obtenir des réponses ?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie

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Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli-450×354.jpg” alt=”Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui, illustrant l’article sur Centrafrique : Quarante-quatre ans après Bokassa, Touadera ressuscite la présidence à vie” width=”450″ height=”354″ />
Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La démocratie centrafricaine vient de subir un coup fatal. Avec sa nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023, le président Faustin Archange Touadéra s’arroge les pleins pouvoirs et ouvre la voie à une présidence illimitée, suivant les pas de l’empereur Bokassa. Une régression constitutionnelle dénoncée par Danièle Darlan, l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir osé s’opposer à ce projet. Dans son ouvrage de référence sur l’histoire constitutionnelle du pays, elle met en garde : “La descente aux enfers de la République Centrafricaine a commencé dès le lendemain de l’indépendance par l’instauration d’un régime dictatorial”. Une analyse prémonitoire qui résonne particulièrement aujourd’hui.

 

“La descente aux enfers de la République Centrafricaine a commencé dès le lendemain de l’indépendance par l’instauration d’un régime dictatorial”, souligne Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir osé s’opposer au projet de révision constitutionnelle. Dans son ouvrage “L’évolution constitutionnelle et juridictionnelle de la République centrafricaine à travers les textes”, elle retrace minutieusement cette dérive constante vers l’autocratie.

 

Promulguée le 30 août 2023 par le président Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro, la nouvelle Constitution centrafricaine supprime la limitation des mandats présidentiels. Une modification qui s’inscrit dans une longue tradition de manipulations constitutionnelles visant à pérenniser le pouvoir en place.

 

La nouvelle Loi fondamentale, adoptée dans un contexte trouble où une partie du territoire échappe encore au contrôle de l’État, renforce considérablement les pouvoirs présidentiels. Elle crée un poste de vice-président nommé directement par le président, et accorde au chef de l’État le pouvoir de nommer la majorité des membres du Conseil constitutionnel. Plus inquiétant encore, le contrôle parlementaire sur les contrats miniers est supprimé, ouvrant la voie à une gestion opaque des ressources naturelles du pays.

 

“C’est l’unique but de cette réforme constitutionnelle. Le président Touadera veut rester au pouvoir ad vitam æternam, comme l’empereur Bokassa avant lui”, dénonce un leader du BRDC interrogé par la rédaction du CNC.

 

L’histoire constitutionnelle centrafricaine est jalonnée de telles dérives. En 1960, à peine cinq mois après l’indépendance, le président David Dacko adoptait une série de lois liberticides. “La dérive totalitaire en RCA n’a pas commencé avec Bokassa, mais bien sous Dacko”, rappelle Danièle Darlan, “même si celui-ci n’a peut-être pas eu les moyens ni le temps de mettre en œuvre ces textes, il en porte la responsabilité”.

 

Le 12 décembre 1960, quatre lois particulièrement répressives sont adoptées : l’une permettant la déportation et l’assignation à résidence des opposants, une autre réprimant les “actes de résistance”, une troisième réprimant les “écrits subversifs”, et une dernière permettant la dissolution des partis politiques et syndicats. Un arsenal juridique qui préfigurait la dictature à venir.

 

En 1966, Bokassa va plus loin en abolissant purement et simplement la Constitution. Dix ans plus tard, il s’autoproclame empereur. La Constitution de 1976 stipulait alors : “C’est par une libre et unanime décision que les représentants du parti unique ont érigé la République Centrafricaine en Monarchie Parlementaire”. Une “unanimité” qui rappelle étrangement les 95% de “oui” obtenus lors du référendum constitutionnel de 2023.

 

“La situation est même plus pire actuellement, où Touadera et ses soutiens utilisent les mercenaires criminels qui tuent massivement les centrafricains   “, confie sous couvert d’anonymat un ancien haut fonctionnaire. “Au moins, Bokassa assumait ouvertement ses ambitions impériales. Aujourd’hui, on garde les apparences démocratiques tout en vidant les institutions de leur substance”.

 

De Bangui à Bérengo, où Bokassa avait établi sa cour impériale, il n’y a que 76 kilomètres. Un trajet symbolique qui illustre la proximité entre république et autocratie dans ce pays riche en ressources naturelles mais classé parmi les plus pauvres au monde.

“Les changements inconstitutionnels ont entraîné une instabilité chronique“, note Danièle Darlan, “mais le plus grand impact a été le changement des mentalités, les divisions, la destruction du tissu social”.

 

La nouvelle Constitution de 2023 s’inscrit dans cette longue tradition de textes fondamentaux taillés sur mesure pour un homme. Elle introduit même une nouveauté inquiétante :

seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent désormais être candidats aux élections nationales et assurer les hautes fonctions civiles et militaires, une disposition qui risque d’exacerber les tensions communautaires.

 

Alors que le pays peine encore à se relever de la crise de 2013-2016, cette révision constitutionnelle apparaît comme un dangereux retour en arrière. Soixante-trois ans après son indépendance, la République centrafricaine semble condamnée à répéter les erreurs du passé, sacrifiant les aspirations démocratiques de son peuple sur l’autel des ambitions personnelles de ses dirigeants.

 

 

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Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l’aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans

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Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l’aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans

 

Incroyable, mais vrai : la Centrafrique marche à l'aveugle, l’État n’a plus de comptabilité publique depuis quatre ans
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La gestion des finances publiques en République centrafricaine a pris un nouveau tournant incroyable depuis 2020. Lors de l’émission “Face à face de la vérité” sur la télévision centrafricaine ce jeudi 16 janvier 2024, les invités ont dévoilé une information alarmante : la Centrafrique ne tient plus de comptabilité publique depuis 2020.

 

“Depuis le départ de l’agent comptable Béninois en 2015, la Centrafrique n’a plus de comptabilité publique. Nos recherches prouvent que cette situation dure depuis 2020”, a déclaré Dieudonné Ngoumbango, coordinateur des partis centristes, pendant le débat télévisé.

 

Le dysfonctionnement des organes de contrôle aggrave cette situation. Samuel Zoumbeti, ancien ministre aujourd’hui inspecteur d’État, raconte une anecdote édifiante : “Pour contrôler une structure, j’arrive en panne avec mon véhicule. Je dois demander au responsable que je contrôle de me raccompagner. Comment exercer notre autorité dans ces conditions ?”

 

Laurent Gomina Pampali, ancien ministre et ancien député, n’y va pas par quatre chemins : “Des voleurs en col blanc se pavanent en ville. Ils devraient être derrière les barreaux. C’est révoltant pour les citoyens honnêtes de la Centrafrique .”

 

“Regardez l’écart entre le train de vie des dirigeants de la Centrafrique  et la misère du peuple. La bonne gouvernance en Centrafrique ? Parlons-en”, lance Gildas Benam, représentant du parti UNIR de l’ancien Premier ministre Dondra.

 

Des institutions vidées de leur substance

 

La création d’organes supplémentaires n’arrange rien. Dieudonné Ngoumbango, également président de l’Union pour le bien-être en Centrafrique (UNIBEC), est catégorique : “A quoi bon créer une Haute Autorité de la Bonne Gouvernance quand les organes de contrôle existants ne marchent pas ?”

 

Le dénuement des services publics saute aux yeux : “Les directeurs généraux des médias d’État n’ont même pas de voiture. Pendant ce temps, les ministres qui quittent leurs fonctions emportent tout le parc automobile”, dénonce un participant au débat.

 

Une jeunesse instrumentalisée

 

Samuel Zoumbeti pointe un autre problème de taille : “Des jeunes sont utilisés par le régime pour exiger la démission de tel ou tel ministre, pour faire des sit-in devant les structures de l’État. Un ministre de la Centrafrique  ne se traite pas ainsi. Si un ministre a fauté, qu’on prenne la responsabilité de l’éjecter. On ne passe pas par les jeunes pour régler ça.”

 

“Nous, quand on était jeunes, ce n’était pas comme ça. On n’était pas là pour tenir le sac des grands hommes politiques. On apprenait à leurs côtés”, ajoute-t-il.

 

Les anciens responsables laissés pour compte

 

Le sort des anciens hauts responsables de la Centrafrique  préoccupe aussi les participants. “Comment accepter de voir le ministre Pampali dans cet état, et bien d’autres encore ? En République Centrafricaine, au mètre carré, vous trouvez plusieurs anciens ministres. Qu’est-ce que l’État en fait ?”, s’indigne Samuel Zoumbeti.

 

Gildas Benam abonde dans ce sens : “Il faut un statut pour les anciens ministres et députés. Faisons honneur à ceux qui ont représenté valablement notre pays.”

 

L’argent public, nerf de la guerre

 

“Un État organisé structurellement ne peut pas être pauvre”, affirme Dieudonné Ngoumbango. “Quand vous consommez une bouteille de gasoil, l’État prend sa part. Vous prenez une bière, l’État prend sa part. Vous achetez un billet d’avion, l’État prend sa part. Ce qui nous rend pauvre aujourd’hui, ce qui fait que la population centrafricaine souffre, c’est la mauvaise gouvernance, la corruption, les détournements.”

 

Cette absence de traçabilité des comptes publics prend une dimension particulière alors que la Centrafrique  vient d’adopter en 2023 une nouvelle Constitution qui permet au président Touadera, alias Baba Kongoboro, de briguer autant de mandats qu’il souhaite. Un changement constitutionnel que Gildas Benam qualifie de “non consensuel”, estimant que “le président n’a pas su ou n’a pas réussi à fédérer toutes les forces vives de la nation autour de cette initiative.”

 

En attendant, la République centrafricaine continue de fonctionner sans comptabilité publique, une situation qui, selon les participants au débat, ne peut qu’aggraver les problèmes de gouvernance dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines : les documents officiels défigurent la langue française

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L’incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines : les documents officiels défigurent la langue française

 

Centrafrique.org/rca-linterpellation-du-gouvernement-a-lassemblee-nationale-interrompue-a-cause-de-coupure-delectricite/vue-densemble-de-lassemblee-nationale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-49885″ data-wpel-link=”internal”>L'incompétence administrative gangrène les institutions centrafricaines
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les institutions centrafricaines , notamment À l’Assemblée nationale, à la Présidence, dans les ministères, les documents officiels sont devenus un festival des fautes d’orthographes et de grammaire. Le dernier exemple : un livre de condoléances préparé par l’Assemblée nationale pour une cérémonie officielle le 15 janvier 2025. Une catastrophe orthographique qui n’est que la partie visible d’un grave problème.

 

L’inventaire accablant des erreurs des institutions centrafricaines

 

Dans ce seul document d’une page produite par l’assemblée nationale , les fautes s’accumulent :

– “L’honorables” au lieu de “L’honorable”

– “special” sans accent

– “2eme” sans accent circonflexe

– Usage incohérent des majuscules (“primature” puis “Primature”)

– Points-virgules mal placés

– Ponctuation anarchique

– Mise en forme incohérente

– Alignements aléatoires

– Espacement irrégulier entre les lignes

– Utilisation désordonnée des puces

– Format horaire non standardisé (07h30 puis 09:00)

– Redondances inutiles de titres

– Formulations maladroites

– Syntaxe défectueuse

 

Le même désastre dans toutes les institutions centrafricaines

 

Cette désinvolture des institutions centrafricaines  ne se limite pas à l’Assemblée nationale. À la Présidence, dans les ministères, les communiqués officiels, notes de service et documents administratifs présentent les mêmes défauts :

– Conjugaisons approximatives

– Accords fantaisistes

– Ponctuation hasardeuse

– Mise en page bâclée

– Titres honorifiques mal orthographiés

– Usage erratique des majuscules

– Acronymes mal formés

– Dates mal présentées

– Formules protocolaires défigurées

 

Un problème endémique dans les institutions centrafricaines

 

L’analyse des documents produits ces six derniers mois par les institutions centrafricaines  révèle une situation alarmante :

– 80% des documents contiennent des erreurs d’orthographe

– 90% présentent des problèmes de mise en forme

– 70% comportent des fautes de grammaire

– 85% ne respectent pas les règles protocolaires

– 95% ignorent les normes typographiques

– 75% contiennent des erreurs de ponctuation

 

Des conséquences graves

 

Cette négligence permanente a des répercussions graves :

– Perte de crédibilité des institutions centrafricaines

– Documents officiels illisibles

– Communications internationales compromises

– Image du pays dégradée

– Temps perdu en corrections

– Gaspillage de ressources publiques

 

Un système défaillant

 

Les causes de cette situation sont multiples :

– Absence de service de relecture

– Manque de formation du personnel

– Outils informatiques obsolètes

– Absence de procédures de validation

– Négligence généralisée

– Recrutements inadaptés

 

Le coût de l’incompétence dans les institutions centrafricaines

 

Ces erreurs répétées ont un coût :

– Réimpression de documents

– Retards dans les procédures

– Perte de temps en corrections

– Confusion dans les communications

– Multiplication des versions

– Gaspillage de fournitures

 

L’urgence d’une réforme

 

Face à ce désastre orthographique et administratif, des mesures s’imposent  pour les institutions centrafricaines :

– Formation intensive du personnel

– Mise en place de services de relecture

– Modernisation des équipements

– Établissement de procédures strictes

– Contrôle qualité systématique

– Sanctions en cas de négligence

 

Un pays entier pris en otage

 

Cette situation ne peut plus durer. La République centrafricaine mérite des institutions capables de produire des documents conformes aux standards internationaux. L’incompétence administrative ne peut servir d’excuse à ce massacre permanent de la langue française.

 

La réputation du pays en jeu

 

Ces erreurs répétées dans les documents officiels donnent une image déplorable du pays. Comment prétendre à la crédibilité internationale quand les plus hautes institutions ne maîtrisent pas les bases de la communication écrite ?

 

L’heure du changement

 

Il est temps que les responsables de ces services prennent conscience de la gravité de la situation. La qualité des documents officiels n’est pas une option, c’est une nécessité absolue pour le fonctionnement d’un État moderne.

 

Sans une réforme urgente et profonde de l’administration, la République centrafricaine continuera de souffrir de cette image d’amateurisme qui nuit à sa crédibilité et à son développement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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L’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol

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L’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol

 

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La capture de d’écran de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, où il simule un pilotage d’avion à l’aide d’un simulateur.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Firmin Ngrébada, l’ancien Premier ministre centrafricain, le nouveau riche centrafricain, étale sans vergogne son train de vie luxueux sur les réseaux sociaux. Sa dernière exhibition : une vidéo le montrant devant un simulateur de vol en Belgique, où il prétend suivre une formation de pilotage.

 

“J’ai un certificat en pilotage sur simulateur. Mon avion de type est le Cessna. Je fais, je vole sur le Cessna et sur le Baron“, déclare l’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada  dans cette vidéo, invitant même ses abonnés à créer un groupe pour “partager leurs expériences sur le vol en simulateur“. Une déclaration qui sonne comme une provocation pour les habitants de sa circonscription électorale de Boali.

 

À 95 kilomètres de Bangui, les électeurs de Boali qui l’ont porté, bien qu’il y’a de doute,  à l’Assemblée Nationale, vivent dans le dénuement total. Les populations s’approvisionnent encore en eau dans des marigots insalubres, remplis de vers de terre. Pendant son passage à la Primature, Ngrébada n’a initié aucun projet d’adduction d’eau potable dans cette localité dont il est devenu par miracle le député.

 

L’ancien Premier ministre préfère parader devant sa nouvelle villa de luxe à la cité Bellevue, dans le 7e arrondissement de Bangui il y’a deux ans. Cette résidence fastueuse, lui avait été construite et remise gratuitement par des opérateurs économiques libanais, tranche violemment avec la misère qui règne à Boali. Entre deux séances de simulateur de vol à Bruxelles, il publie des vidéos le montrant en tenue de sport au bord d’un lac.

 

Ces étalages publics interrogent sur l’origine des fonds. Comment un ancien Premier ministre, peut-il s’offrir une villa de standing de ce type dans un lapse de temps, des voyages réguliers sur les sites touristiques en Europe et même des cours de pilotage , le tout, dans l’objectif de provoquer les centrafricains dans leur pauvreté? Les Centrafricains attendent toujours des explications sur la gestion des deniers publics durant son mandat à la tête du gouvernement.

 

L’arrogance de Ngrébada va jusqu’à inviter ses abonnés à le “suivre dans ses aventures” de pilotage virtuel. Une attitude qui scandalise les citoyens centrafricains, dont la majorité vit avec moins d’un dollar par jour. Pendant que l’ancien Premier ministre joue à l’apprenti pilote avec l’argent du contribuable, les habitants de sa circonscription continuent de boire une eau impropre à la consommation.

 

Ce comportement d’un ancien haut responsable de l’État pose la question de la redevabilité des dirigeants centrafricains. L’absence d’enquête sur l’enrichissement des anciens membres du gouvernement laisse un goût amer aux populations qui survivent dans la précarité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l’axe Bozoum-Bossemptelé

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BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l’axe Bozoum-Bossemptelé

 

Centrafrique.org/carnage-sur-laxe-bozoum-bouar-3-personnes-tuees-par-des-bandits-armes/une_moto_taxi_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83540″ data-wpel-link=”internal”>BOYABANE : Des braqueurs lourdement armés sèment la terreur sur l'axe Bozoum-Bossemptelé
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une nouvelle attaque à main armée s’est produite ce matin sur l’axe Bozoum-Bossemptelé, à la sortie du village Boyabane, à 27 kilomètres de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

 

D’après les témoignages recueillis, des hommes armés ont surgi de la brousse et arrêté les voyageurs qui empruntaient cet axe routier. Un conducteur de moto, victime de cette attaque et qui préfère garder l’anonymat, raconte : “Les assaillants portaient des tenues militaires et étaient équipés de kalachnikovs flambant neuves. Trois d’entre eux se sont positionnés sur la route pour stopper les véhicules, tandis que d’autres restaient dissimulés dans la végétation”.

 

Les malfrats ont dépouillé systématiquement les passants, s’emparant de leur argent, téléphones portables et objets de valeur. Le nombre exact des victimes reste pour l’instant indéterminé.

 

Cette zone de l’Ouham-Pendé connaît une recrudescence des actes de banditisme. La semaine dernière, une attaque similaire avait déjà eu lieu à 15 kilomètres de Boyabane. Les populations locales s’inquiètent de cette situation qui paralyse les activités économiques et les déplacements.

 

Le sous-préfet de Bozoum n’a pas encore réagi officiellement à ces événements. Les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) ont annoncé le renforcement des patrouilles sur cet axe stratégique qui relie plusieurs villes importantes de la région.

 

Les autorités recommandent aux voyageurs d’éviter les déplacements non essentiels sur cet axe, particulièrement aux premières heures de la matinée et en fin de journée, moments privilégiés par les bandits pour leurs opérations.

 

Pour rappel, l’axe Bozoum-Bossemptelé est une route vitale pour l’approvisionnement de plusieurs localités de l’Ouham-Pendé. Cette situation préoccupante risque d’impacter négativement les échanges commerciaux dans la région.

 

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La mascarade du CSISCA : Quand Rator  Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera

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La mascarade du CSISCA : Quand Rator  Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-actions-controversees-de-rator-president-du-comite-islamique-qui-divisent/ahmat-deleric-rator/” rel=”attachment wp-att-66126″ data-wpel-link=”internal”>La mascarade du CSISCA : Quand Rator Ahamat Deleris appelle au troisième mandat de Touadera
Ahmat Deleric Rator

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une lettre de soutien politique signée ce 18 janvier 2025 par le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) fait grand bruit à Bangui. Et pour cause : ce document censé représenter la voix des musulmans centrafricains cache une réalité bien différente.

 

Franchement, ce bandit criminel du quartier Mamadou Mbaïki est né avant la honte. En effet, au centre de cette affaire, Ahamat Deleris, dit Rator, basé au quartier PK5, s’autoproclame porte-parole d’une communauté qui le désavoue totalement. Sa lettre, truffée de formules dithyrambiques, tente d’offrir une caution religieuse à un “troisième mandat présidentiel”,  une manœuvre politique qui ne trompe personne.

 

La communauté musulmane de Bangui reste sidérée par cette récupération de leur instance représentative. Comment un individu contesté a-t-il pu s’emparer des tampons et du papier à en-tête du CSISCA pour produire un tel document ? Les fidèles du PK5 sont les premiers à dénoncer cette manipulation qui détourne leur voix à des fins politiques.

 

Cette lettre de soutien fabriquée de toutes pièces démontre une fois de plus les méthodes utilisées pour créer l’illusion d’un consensus populaire. Mais dans les rues de Bangui, particulièrement au PK5, la réalité est tout autre : le rejet est unanime face à ce qui apparaît comme une parodie de représentation religieuse.

 

Le CSISCA, créé en 1992 pour représenter les musulmans centrafricains, se retrouve ainsi au centre d’une manipulation politique qui bafoue sa mission première : servir sa communauté dans le respect des principes religieux.

 

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Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki

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Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki

 

Centrafrique.org/dans-une-rue-de-mbaiki-chef-lieu-de-la-prefecture-de-la-lobaye/” data-wpel-link=”internal”>Lobaye : Un pêcheur tué par des éleveurs près de Mbaïki
Une station Total à Mbaïki offrant carburant et services dans une zone en développement.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un homme de 30 ans a été abattu jeudi 16 janvier près du village Bossako, à 67 km de Mbaïki dans la préfecture de la Lobaye. La victime, Joachim Mouengue, laisse derrière lui une veuve et des orphelins.

 

Le drame s’est produit dans la brousse de la commune de la Lesset, où la victime pratiquait la pêche. Selon le maire Jean Faustin Makavo, les éleveurs de la zone s’étaient organisés depuis plusieurs jours pour identifier les responsables présumés du vol de leur bétail.

 

“Le pêcheur est tombé sur un groupe d’éleveurs armés qui l’ont abattu avec une kalachnikov. Quand il n’est pas rentré, les habitants de Bossako sont partis à sa recherche et ont découvert son corps”, a déclaré le maire à la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le corps de Joachim Mouengue a été inhumé le jour même. D’après l’édile, la victime était un pêcheur qui approvisionnait régulièrement les communes de Lesset, Pissa, Mbaïki et même la capitale Bangui.

 

Le maire dénonce la présence d’éleveurs qui, selon lui, “ne paient pas de taxes et créent des troubles” dans la région. Il appelle les autorités à “trouver des solutions à cette situation” pour éviter de nouveaux drames.

 

Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ce meurtre qui ravive les tensions entre éleveurs et populations locales dans cette zone de la Lobaye.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Afrique : le pillage des ressources naturelles par la Russie se poursuit

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Afrique : le pillage des ressources naturelles par la Russie se poursuit

 

Centrafrique.org/drame-minier-a-sosso-nakombo-trois-ouvriers-enterres-vivants/sur-un-chantier-minier-a-carnot-a-louest-de-la-republique-centrafricaine-2/” rel=”attachment wp-att-56667″ data-wpel-link=”internal”>Sur un chantier minier à Carnot, dans la préfecture de Mambéré, dans l'ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC Sur-un-chantier-minier-a-Carnot-a-louest-de-la-Republique-centrafricaine-1 Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois ouvriers enterrés vivants
Sur-un-chantier-minier-a-Carnot-a-louest-de-la-Republique-centrafricaine-1 – Drame minier à Sosso-Nakombo : Trois ouvriers enterrés vivants


Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les ressources naturelles  africaines sont massivement pillés par les Mercenaires russes de Wagner. Leurs exploitations aggravent la situation économique de nombreux pays et sont commises au prix de crimes contre l’humanité.

 

Le Soudan, qui traverse une grave crise humanitaire depuis le 15 avril 2023, a vu son économie chuter à cause de l’exploitation aurifère de Wagner. 2 milliards de dollars d’or ont été exploités par la milice russe en l’espace d’une année, un revenu dont le pays est privé et qui contribue à son endettement. Le groupe paramilitaire fournit des armes au chef du gouvernement Abdel Fattah al-Burhane, mais entretient des liens avec Hemetti, qui détient d’importantes mines d’or. Ce double jeu aggrave la situation sécuritaire au Soudan. Au Mali, Wagner a investi la mine Intahaka, le plus important site d’orpaillage du pays. Bien qu’ils soient financés par l’État malien à hauteur de plusieurs millions de dollars par mois, de nombreux documents et témoignages laissent supposer que les soldats de Wagner ne vont pas se contenter de protéger les mines des attaques terroristes. L’extraction des ressources naturelles , notamment des diamants de la République Centrafricaine s’est déroulée au prix de multiples exactions, ce qui a valu aux diamants la dénomination « diamants de sang ». Le groupe Wagner dirige ses propres sociétés diamantifères, comme Diamville SAU, Lobaye Invest (RCA), Meroe gold (Soudan).

 

Les mercenaires russes ne se privent d’aucune ressources naturelles pour servir leurs intérêts.

En 2021, ils utilisent la société Bois rouge pour se livrer à l’abattage intensif de bois précieux en République Centrafricaine, mettant en danger les populations locales. Partout en Afrique où Wagner pille les ressources, les morts et les exactions se multiplient. Les exploitations abusives des ressources naturelles  par les mercenaires russes en Afrique sont dénoncées dans un rapport du World Gold Council.

 

Des populations meurtries et la perte de confiance en l’armée.
Initialement, les hommes de Prigojine sont arrivés sur le continent en tant « qu’instructeurs russes » afin d’aider plusieurs gouvernements à rétablir la situation sécuritaire et à lutter contre le terrorisme. Leur rôle consiste entre autres à aider l’armée nationale et à lui apporter un soutien matériel. En paiement de leurs services, les mercenaires s’accaparent les richesses qu’offrent les sols africains. Or, diamants, pétrole, bois rare, ils exploitent illégalement toutes les ressources qui leur permettent de financer la guerre contre l’Ukraine. En l’espace de deux ans, le pillage des ressources naturelles , notamment le commerce de l’or ont rapporté à Wagner plus de 2,5 milliards de dollars selon le Blood Gold Report. Mais alors que les soldats russes s’enrichissent, les attaques terroristes augmentent et la situation sécuritaire s’aggrave. Selon un rapport de l’ACLED, les violences des mercenaires russes en Afrique sont en hausse depuis la mort de leur leader Prigojine.

 

Pour acquérir toutes ces richesses, le groupe paramilitaire s’est adonné aux pires exactions contre les mineurs qu’ils exploitent et contre les populations qu’ils sont censés protéger des groupes terroristes. L’extraction des ressources naturelles a coûté des centaines de vies, la disparition de plusieurs villages, et d’innombrables tortures. En République Centrafricaine (RCA), de nombreux massacres de civils ont eu lieu près des mines entre 2021 et 2023, comme à Kouki, Bria  ou Ndassima. Des mineurs soudanais ont été assassinés et torturés en 2022 près de la frontière entre le Sud-Darfour et la RCA. Les exactions et le partenariat entre Wagner et les autorités gouvernementales ont entraîné la perte de confiance de la population en l’armée nationale, comme en RCA et au Mali.

 

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À Cantonnier, le cri d’alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga

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À Cantonnier, le cri d’alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>À Cantonnier, le cri d'alarme des déplacés de Bohong-Bocaranga
La ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Nous vivons dans des conditions extrêmement difficiles”, déclare Jean Mowele, chef du centre de santé de Maikolo, lui-même déplacé avec sa famille à Cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun. Comme des centaines d’autres habitants de Bohong-Bocaranga, il a dû fuir les attaques d’hommes armés dans sa localité d’origine.

 

Les déplacés, installés depuis plusieurs mois à Cantonnier, lancent un appel pressant au gouvernement et aux organisations humanitaires. “Même trouver un logement est un défi quotidien. Nos enfants sont contraints de travailler comme journaliers dans les champs pour 1000 ou 2000 francs par jour, juste pour avoir de quoi manger”, explique Jean Mowele.

 

Cette présence prolongée des déplacés à Cantonnier a provoqué une hausse significative des prix sur le marché local. Le coût des loyers a également augmenté, rendant la vie encore plus difficile pour ces familles déracinées.

 

“Nous demandons au gouvernement et aux organisations humanitaires de ne pas nous oublier”, insiste le chef du centre de santé, qui témoigne des conditions de vie précaires de sa communauté. Les déplacés de Bohong-Bocaranga, contraints de reconstruire leur vie à Cantonnier, attendent une aide d’urgence pour améliorer leur situation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les tendances des jeux de casino en direct en 2025

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Centrafrique.org/online-casino-rankings-reviews-license-bonus-security/pub-casino-en-anglais-1/” rel=”attachment wp-att-86287″ data-wpel-link=”internal”>Les tendances des jeux de casino en direct en 2025

 

Les jeux de casino en direct gagnent en popularité depuis quelques années déjà. En 2025, cette tendance se confirme et de nombreux joueurs apprécient l’authenticité et le réalisme que procurent ces jeux animés par de vrais croupiers. Nous examinerons ici les raisons de cet engouement et les innovations récentes dans ce secteur.

Pourquoi de plus en plus de joueurs choisissent les jeux de casino en direct

L’une des principales raisons est le réalisme et l’authenticité. Contrairement aux jeux RNG classiques au Betzino Casino, les jeux en direct permettent d’interagir avec un vrai croupier, de voir les cartes distribuées en temps réel. Les joueurs apprécient ce côté humain et cette immersion dans l’ambiance d’un vrai casino.

Selon les statistiques du secteur, les jeux de blackjack et de roulette en direct sont les plus plébiscités. Le tableau ci-dessous montre la répartition des préférences des joueurs français en 2025 :

JeuPourcentage
Roulette en direct35%
Blackjack en direct30%
Baccarat en direct20%
Poker en direct10%
Autres (craps, Sic Bo)5%

On constate que la roulette occupe toujours la première place, avec 35% des préférences, alors que le blackjack (30%) est également très apprécié. Viennent ensuite le baccarat et le poker, tandis que les jeux plus confidentiels comme le craps ou le Sic Bo ferment la marche.

Cette répartition s’explique en partie par la popularité historique de la roulette dans les casinos français. Mais le blackjack et le poker bénéficient également de l’engouement pour les cartes et les jeux de stratégie. Le baccarat reste quant à lui confidentiel.

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jeu-jeu-casino – JouerEnLignefr : votre traqueur des meilleurs casinos en ligne

Innovations technologiques

Si les jeux en direct rencontrent un tel succès, c’est aussi grâce aux récentes innovations technologiques qui améliorent sans cesse l’expérience des joueurs :

  • Diffusion en HD et en full HD pour une qualité d’image irréprochable
  • Son stéréo ou 5.1 pour une immersion totale dans l’ambiance du casino
  • Multiplication des angles de caméras, avec la possibilité de passer de l’une à l’autre
  • Nouvelles options de chat en direct avec les croupiers et les autres joueurs
  • Intégration de la réalité augmentée pour afficher certains éléments d’information durant les parties

Toutes ces avancées rapprochent les joueurs d’une expérience de jeu identique à celle d’un vrai casino terrestre. La diffusion en continu et les graphismes en haute définition font presque oublier que l’on joue derrière son écran !

Les tendances en matière de dealers et d’interactions sociales

L’une des grandes tendances de ces dernières années concerne aussi les croupiers eux-mêmes. De plus en plus de joueurs accordent une grande importance à la qualité des interactions avec les dealers en direct.

Certains opérateurs l’ont bien compris et mettent en avant le professionnalisme et la convivialité de leurs équipes de croupiers. Des dealers expérimentés, souriants et chaleureux, qui appellent les joueurs par leur prénom et entretiennent une ambiance agréable.

Par ailleurs, de nouvelles options de chat en temps réel permettent d’échanger facilement avec les dealers et les autres joueurs pendant les parties. Ce côté social et interactif renforce l’immersion et le sentiment d’être réellement dans une salle de casino traditionnelle.

Enfin, avec les progrès de l’intelligence artificielle, certains experts prédisent l’arrivée de dealers virtuels ultra-réalistes d’ici quelques années. Mais de nombreux joueurs restent attachés au charme et à l’authenticité des vrais croupiers en chair et en os !

Perspectives pour 2025 et au-delà

Les experts du secteur s’accordent à dire que la croissance des jeux de casino en direct se poursuivra dans les années à venir. D’ici 2030, ils pourraient même dépasser les jeux de casino RNG traditionnels !

Cette progression devrait être portée à la fois par les habitudes des joueurs, de plus en plus à l’aise avec les nouvelles technologies, et par les innovations constantes des éditeurs de logiciels.

L’arrivée de la 5G permettra par exemple une qualité de diffusion toujours plus élevée. La réalité virtuelle pourrait également faire son entrée sur certains sites de casino en direct d’ici quelques années. Le joueur serait alors totalement immergé dans le décor du casino, avec un réalisme bluffant.

Quoi qu’il en soit, le futur s’annonce radieux pour les amateurs de roulette, blackjack et autres jeux animés par de vrais croupiers. La popularité des casinos en direct ne cesse de progresser année après année !

 

 

Les secrets de 1Win dévoilés et pourquoi les joueurs Ivoiriens misent plus intelligemment

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Aujourd’hui, parier en ligne n’est plus seulement une affaire de chance. Grâce à des plateformes innovantes, les joueurs en Côte d’Ivoire ont accès à des outils et des avantages qui leur permettent de prendre de meilleures décisions. Mais qu’est-ce qui distingue vraiment cette plateforme des autres ? Décryptons ensemble les raisons de son succès auprès des parieurs ivoiriens.

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Une connexion optimisée pour les joueurs Ivoiriens

En Côte d’Ivoire, accéder rapidement à une plateforme de paris fiable n’est pas toujours simple. C’est là que cette option se démarque. Avec une interface intuitive et une connexion fluide, les utilisateurs peuvent se connecter à leur compte en quelques clics, que ce soit depuis un ordinateur ou un smartphone.

  • Inscription simple : quelques informations suffisent pour créer un compte.
  • Compatibilité mobile : idéal pour parier en déplacement.
  • Sécurité renforcée : vos données sont protégées à chaque étape.

Cette accessibilité fait toute la différence pour les amateurs de paris en ligne. Découvrez dès aujourd’hui tout ce que la plateforme 1Win CI peut vous offrir.

Bonus casino : comment les utiliser pour maximiser vos chances ?

Le bonus casino, c’est un peu comme un cadeau qu’il faut savoir exploiter au maximum. Mais comment l’utiliser intelligemment ?

  • Consultez les conditions d’utilisation : chaque bonus a des règles spécifiques, comme les mises minimales ou les jeux éligibles.
  • Testez différentes stratégies : par exemple, commencez avec des mises modérées sur les machines à sous.
  • Concentrez-vous sur les jeux à fort potentiel : blackjack, roulette, et même certains jackpots progressifs.

Comprendre comment utiliser le bonus casino sur 1Win est essentiel pour optimiser votre expérience de jeu et augmenter vos chances de gains.

Un retrait simplifié : gagnez et encaissez facilement

Rien n’est plus frustrant que de gagner et de ne pas pouvoir récupérer ses gains rapidement. Heureusement, ici, tout est conçu pour simplifier vos retraits.

Voici comment procéder :

  1. Connectez-vous à votre compte via l’interface sécurisée.
  2. Allez dans la section « Retraits » et choisissez une méthode adaptée :
  • Mobile Money (MTN, Orange)
  • Carte bancaire
  • Portefeuilles électroniques
  1. Indiquez le montant et validez votre demande.

Vous vous demandez comment retirer de l’argent sur 1Win ? Ce processus fluide vous garantit des délais rapides, sans frais cachés.

Un catalogue de jeux riche et varié

Avec un éventail impressionnant de jeux, cette plateforme s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux experts :

  • Machines à sous : des centaines de thèmes et des jackpots progressifs.
  • Jeux de table : poker, blackjack, baccarat.
  • Paris sportifs : football, basketball, tennis et même e-sports.
  • Paris en direct : suivez les matchs en temps réel et ajustez vos mises instantanément.

Cette diversité explique pourquoi tant de joueurs reviennent régulièrement.

L’application mobile : votre partenaire de jeu partout, tout le temps

L’ère des jeux en ligne est mobile, et cette plateforme ne fait pas exception. L’application est pensée pour ceux qui veulent parier sans contrainte, où qu’ils soient.

Les avantages :

  • Notifications instantanées sur les promotions et bonus.
  • Interface fluide, même avec une connexion moyenne.
  • Pari en un clic, pour ne jamais rater une opportunité.

Grâce à cette application, la connexion en Côte d’Ivoire est à la fois rapide et pratique.

Pourquoi cette plateforme conquiert-elle la Côte d’Ivoire ?

Ce n’est pas tout neuf : les Africains de manière générale adorent le sport. Le football, le cricket ou encore le rugby captivent des millions de personnes. Ainsi, cette culture sportive est largement propice à l’engouement des paris sportifs. En savoir plus sur l’essor des paris sportifs en Afrique.

Il ne s’agit pas uniquement de jeux, mais d’une expérience utilisateur unique, pensée pour répondre aux besoins spécifiques des joueurs ivoiriens.

Voici les raisons du succès de 1 win :

  • Des bonus généreux qui donnent un vrai coup de pouce.
  • Des retraits rapides sans tracas.
  • Un support client réactif, disponible 24h/24.
  • Une plateforme localisée, adaptée aux moyens de paiement et aux habitudes de jeu ivoiriennes.

C’est cet équilibre parfait entre innovation et simplicité qui attire une communauté toujours plus nombreuse. La jeunesse ivoirienne, de plus en plus passionnée de paris sportifs, illustre parfaitement cet engouement. Découvrez-en plus ici.

Découvrez les secrets de 1Win : pariez plus intelligemment en Côte d’Ivoire

 

Comment retirer de l’argent sur 1Win en toute sérénité ?

Récupérer ses gains n’a jamais été aussi simple. En suivant les étapes décrites précédemment, les joueurs peuvent s’assurer que leurs transactions sont rapides et sécurisées. Cela fait partie des aspects qui fidélisent les utilisateurs.

Un petit plus : les secrets pour maximiser vos gains

Pour tirer le meilleur parti de vos paris :

  1. Utilisez vos bonus avec stratégie.
  2. Préférez les jeux à retour sur investissement élevé.
  3. Mettez en place un budget de jeu clair et respectez-le.

En adoptant ces bonnes pratiques, chaque session devient plus rentable.

Conclusion : pourquoi rejoindre la communauté ?

Avec ses fonctionnalités adaptées, son interface intuitive et ses avantages sur mesure, cette plateforme redéfinit l’expérience des paris en ligne pour les joueurs ivoiriens.  1Win Côte d’Ivoire connexion offre une passerelle simple et fiable vers un univers de divertissement et de gains. Alors, prêt à essayer ?

 

La mainmise russe s’étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

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La mainmise russe s’étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

 

Centrafrique.org/mcu-et-la-russie/” data-wpel-link=”internal”>La mainmise russe s'étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti du président Faustin Archange Touadera, a signé le 20 janvier 2024 à Bangui un accord de coopération avec le parti Russie Unie de Vladimir Poutine. La cérémonie s’est déroulée par vidéoconférence sous la supervision de Dimitri Sytyi, représentant du groupe Wagner en Centrafrique.

 

L’accord a été paraphé par le secrétaire exécutif du MCU, Simplice Mathieu Sarandji, et A.A. Klimov, membre du Bureau du Conseil suprême de Russie Unie, en présence de l’ambassadeur russe A.M. Bikantov. Le centre culturel Russian House a assuré le support technique de l’événement.

 

Cette signature intervient quelques jours après le voyage de Baba Kongoboro à Moscou. Elle renforce l’influence russe qui s’étend désormais à tous les secteurs stratégiques : armée, police, gendarmerie, douanes, ressources minières et exploitation forestière. Les hommes de Wagner contrôlent même les visites à la résidence présidentielle et valident les déclarations du porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, qui est lui-même présent à la signature de l’accord de colonisation.

 

“C’est un accord qui traduit la volonté des deux partis de renforcer leur dialogue et leur coopération socio-économique”, indique un communiqué officiel du MCU. Un langage diplomatique qui masque une réalité plus profonde : l’emprise russe touche maintenant l’éducation, avec une présence accrue dans les universités et les lycées via le Russian House.

 

Cette nouvelle étape dans le rapprochement russo-centrafricain inquiète les observateurs. “La Russie ne compte rien laisser aux Centrafricains. Ils contrôlent tout, de la présidence jusqu’aux structures de base, en passant par le commerce, l’agriculture et l’élevage”, déplore un haut cadre de l’administration qui requiert l’anonymat.

 

Le président Touadera alias Baba Kongoboro avait déjà confié en 2018 la sécurité du pays au groupe Wagner, dont les effectifs sont estimés à 2000 hommes. Leur influence s’est renforcée avec l’adoption d’une nouvelle Constitution permettant au président de se maintenir au pouvoir indéfiniment. Les récents accords signés à Moscou élargissent encore leur mainmise, notamment sur l’exploitation des ressources du sous-sol centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

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Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine
Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des dossiers monnayés à coups de millions, des citoyens terrorisés dans les bureaux du tribunal, une justice transformée en commerce personnel. À Bangui, Benoît Narcisse Foukpio, à la fois Procureur de la République et Commissaire du gouvernement, a installé un véritable système mafieux au cœur même du Tribunal de Grande Instance. Notre enquête d’une semaine au tribunal de grande instance de Bangui dévoile l’ampleur de ce désastre judiciaire.

 

Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’ivoirienne. En réalité, la justice centrafricaine traverse depuis près d’une décennie une crise sans précédent de son histoire. Au Tribunal de Grande Instance de Bangui, un homme concentre tous les pouvoirs et transforme l’institution judiciaire en une entreprise personnelle d’extorsion. Benoît Narcisse Foukpio cumule étonnement les fonctions de Procureur de la République et de Commissaire du gouvernement, une situation qui défie toute logique institutionnelle et bafoue les principes fondamentaux de la justice.

 

La Mainmise Totale de Benoît Narcisse Foukpio   sur l’Institution judiciaire de Bangui

 

En effet, la justice centrafricaine est en plein chaos. Il y’a des choses qui se passe sous silence au tribunal de grande instance de Bangui. D’ailleurs, Une situation qui dépasse l’entendement de tous les centrafricains. Le procureur de la République, Benoît Narcisse Foukpio, qui cumule d’ailleurs à lui seul deux fonctions majeures : en plus du Procureur de la République, il occupe aussi celui du Commissaire du gouvernement. Cette concentration de pouvoir, déjà problématique en soi, cache une réalité bien plus sombre. Pourtant, le poste de Commissaire du gouvernement, normalement attribué à un magistrat militaire pour sa connaissance des forces armées, se retrouve entre les mains d’un civil qui en a fait son fonds de commerce personnel.

Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine
Le-magistra Benoit-Narcisse Foukpio

Un Système d’Extorsion Adapté mis en place par Benoît Narcisse Foukpio 

 

Dans l’enceinte du tribunal de grande instance de  Bangui, tout se monnaie d’ailleurs. Les dossiers s’empilent sur le bureau du procureur Benoît Narcisse Foukpio, mais leur traitement dépend uniquement du montant que les justiciables sont prêts à lui verser. Une enquête approfondie menée par la rédaction du CNC au sein du tribunal de grande instance de Bangui révèle un système d’extorsion bien adapté : des citoyens sont arrêtés arbitrairement, menacés de lourdes peines, puis contraints de payer des sommes exorbitantes pour retrouver leur liberté. Les montants exigés atteignent couramment les 10  ou 50 millions de francs CFA.

 

Un règne de terreur du procureur Benoît Narcisse Foukpio 

 

Le comportement du procureur Benoît Narcisse Foukpio dans l’exercice de ses fonctions est indigne de sa charge. Les témoignages affluent sur ses excès de langage et ses humiliations publiques. Les justiciables qui se présentent à son bureau subissent un déluge d’insultes et d’intimidations. Une femme venue s’expliquer sur une affaire qui la concerne s’est vue non seulement abreuvée d’injures grossières visant son intimité, mais aussi sommée de verser 6 millions de francs CFA pour que l’affaire soit éteinte définitivement.

 

Le Mépris de la Hiérarchie

 

L’arrogance du Procureur Benoît Narcisse Foukpio ne connaît pas de limites. Même les instructions du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, sont traitées avec dédain s’il ne voit aucun intérêt. “Qu’est-ce qu’on a à foutre avec le ministre ?”, lance-t-il ouvertement dès qu’un dossier ne présente pas d’intérêt financier pour lui. Cette attitude témoigne d’un sentiment d’impunité totale.

 

L’Affaire des Faux Billets : Un Cas d’École

 

L’affaire des faux billets qui a défrayé la chronique l’année dernière illustre parfaitement les méthodes du procureur Benoît Narcisse Foukpio. Souvenez-vous, une patrouille de la police avait arrêté trois trafiquants à la station d’essence de Relais SICA  avec 45 millions en fausse monnaie dans leur voiture. Des billets authentifiés comme faux par la BEAC elle-même. Mais le procureur  Benoît Narcisse Foukpio, de son côté,  tente de récupérer ces faux billets de banque. Mais l’enquêteur, qui connait parfaitement la mafia du procureur Benoît Narcisse Foukpio, était parti remettre à la banque centrale ces fausses monnaies. Mais le procureur exige de voir personnellement les billets, une manœuvre transparente pour faire disparaître les preuves. Cette affaire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de sa volonté de protéger les criminels contre rémunération.

 

Un système gigantesque de la mafia

 

Le pouvoir de Benoît Narcisse Foukpio s’étend bien au-delà de son bureau. Il manipule le président du tribunal, défie ouvertement l’autorité du ministre de la Justice, et a tissé un réseau de complices à tous les niveaux de l’institution.

 

Une justice à l’agonie

 

Les conséquences de ce système sont désastreuses. Des milliers de citoyens ont perdu toute confiance en la justice. Les vrais criminels achètent leur liberté pendant que des innocents croupissent en prison. Le poste de Commissaire du gouvernement, normalement réservé à un magistrat militaire pour sa connaissance des forces armées, est détourné de sa fonction première. Cette perversion systématique de l’institution judiciaire crée un climat de peur et d’impunité généralisée.

 

L’héritage du chaos

 

Plusieurs milliers  de personnes sont déjà victimes de ce système d’extorsion mis en place par le Procureur. Les sommes détournées se chiffrent en centaines de millions de francs CFA. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est la crédibilité même de l’institution judiciaire qui est en jeu. Comment parler d’État de droit quand la justice elle-même est devenue un instrument de prédation ?

 

La situation au Tribunal de Grande Instance de Bangui n’est pas qu’un simple scandale judiciaire. C’est le symptôme d’une gangrène qui menace les fondements mêmes de l’État centrafricain. Tant que des hommes comme Benoît Narcisse Foukpio pourront transformer les tribunaux en entreprises criminelles personnelles, l’idée même de justice restera une illusion pour les citoyens centrafricains.

 

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Quand le ministre Aurélien Simplice Zingas  menace les chefs d’établissement  scolaire

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Quand le ministre Aurélien Simplice Zingas  menace les chefs d’établissement  scolaire

 

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Aurélien Simplice Zingas, l’actuel ministre d’État à l’éducation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, sort de ses prérogatives pour menacer ouvertement les chefs d’établissement. Lors d’une interview accordée à la radio nationale samedi 4 janvier, l’ancien opposant devenu ministre brandit des sanctions contre ceux qui ne participeraient pas aux opérations “Kwa ti kodro “.

 

Le chantage d’un transfuge politique, Aurélien Simplice Zingas  

 

“Chaque samedi maintenant, nous allons vérifier. Un chef d’établissement qui refuse cet exercice aura à s’expliquer devant moi”, a déclaré le ministre Aurélien Simplice Zingas, ancien opposant maintenant soumis au pouvoir. Ces propos à la radio nationale montrent comment le système éducatif centrafricain bascule dans l’autoritarisme.

 

Le nettoyage des rues à la place de l’éducation

 

Au lieu de régler les vrais problèmes – classes bondées, pas de matériel pédagogique, pas des table-bancs, pas d’enseignants… , le ministre Aurélien Simplice Zingas  veut que les directeurs d’écoles et les proviseurs des lycées nettoient les rues. “Notre métier c’est d’enseigner aux enfants, pas de balayer”, explique un proviseur du lycée à Bangui qui ne souhaite pas donner son nom par peur des sanctions.

 

Les missions détournées par le ministre Aurélien Simplice Zingas

 

L’opération “Kwa ti kodro” appartient aux services municipaux. En forçant les établissements scolaires à y participer, le ministre change la mission de l’école. “L’école ne doit pas servir la politique“, déclare un syndicaliste des enseignants contacté par la rédaction du CNC.

 

La servilité politique

 

Pourquoi ce changement total d’un ancien opposant ? D’après plusieurs sources, Aurélien Simplice Zingas veut prouver à Baba Kongoboro qu’il mérite son poste de ministre. “Il efface son passé d’opposant en devenant un serviteur zélé”, note un ancien collègue du ministre à Mobaye.

 

L’école égarée

 

Cette attitude s’ajoute aux problèmes de l’école. Le ministre, sans aucune expérience en éducation, utilise son poste pour des buts politiques et non éducatifs.

 

Les chefs d’établissement, qui manquent déjà de tout, doivent maintenant subir des menaces s’ils ne participent pas au nettoyage. Cette situation absurde montre les priorités du ministre.

 

Les enseignants sous pression du ministre Aurélien Simplice Zingas

 

“Nous travaillons sans moyens, et on nous force à nettoyer les rues”, raconte un directeur d’école primaire. Les syndicats d’enseignants refusent d’obéir à ces ordres qui n’ont aucune base légale.

 

Douze mois sans résultats

 

Depuis qu’il dirige le ministère, aucune amélioration n’est visible dans les écoles. Sa seule action : forcer les directeurs à devenir balayeurs sous peine de punition. L’école centrafricaine continue de s’enfoncer.

 

La communauté éducative espère toujours un vrai projet pour l’école. En attendant, le ministre multiplie les déclarations autoritaires, plus intéressé par sa carrière politique que par l’éducation des enfants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national

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Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli-450×354.jpg” alt=”Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui, illustrant l’article sur Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national” width=”450″ height=”354″ />
Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 En ce sombre chapitre de notre histoire, la République centrafricaine assiste, impuissante, à l’enterrement de ses idéaux démocratiques. Le 30 août 2023 restera gravé comme le jour où les promesses solennelles se sont transformées en parjure national, où la parole donnée s’est dissoute dans les eaux troubles du pouvoir absolu.

 

Des promesses en fumée de Touadera

 

Qui ne se souvient pas de ce jour où, la main sur la Constitution de 2016, Faustin-Archange Touadéra jurait par deux fois devant Dieu et la nation de respecter la loi fondamentale ? “Je ne modifierai pas la Constitution”, martelait-il alors avec conviction devant la présidente de la Cour constitutionnelle, Danielle Darlan. Ces mêmes assurances, il les répétait inlassablement dans les médias internationaux, se posant en défenseur d’une démocratie qu’il s’apprêtait à trahir.

 

Le masque est tombé

 

La réalité d’aujourd’hui est aux antipodes de ces engagements. La modification constitutionnelle, imposée dans la précipitation et la confusion par Touadera, révèle le véritable visage d’un pouvoir qui n’hésite plus à piétiner ses propres serments. Les arguments avancés pour justifier ce revirement sonnent creux face à l’évidence d’une manipulation instrumentée de longue date.

 

Dans l’ombre des mercenaires du groupe Wagner

 

Cette dérive autoritaire du régime de Touadera porte la signature du groupe Wagner, devenu l’éminence grise du régime. Ces mercenaires, dont l’influence ne cesse de croître, ont tissé leur toile autour d’un président qui leur doit désormais tout. Leur présence, officiellement destinée à sécuriser le pays, masque mal des intérêts économiques voraces qui nécessitent la perpétuation d’un pouvoir docile et criminel.

 

Touadera : Un président sous influence

 

La fragilité politique du président Touadéra, son manque d’assurance face aux pressions, ont fait de lui le candidat idéal pour cette entreprise de démolition démocratique. Ses conseillers, à la tête Fidèle Gouandjika, plutôt que de le guider vers la sagesse politique, l’ont encouragé dans cette fuite en avant constitutionnelle. La peur des poursuites judiciaires post-mandat devant la cour pénale internationale, savamment entretenue par ses proches bien sur, a achevé de le convaincre.

 

La démocratie en berne

 

Les conséquences de ce coup de force sont déjà palpables. Les institutions, vidées de leur substance, ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La séparation des pouvoirs, pilier de toute démocratie, s’efface devant la concentration de l’autorité entre les mains d’un seul homme. Les voix dissidentes se taisent, les contre-pouvoirs s’étiolent.

 

Un avenir assombri

 

L’horizon s’obscurcit pour notre nation. L’économie chancelle sous le poids de la mafia et la mauvaise gouvernance instaurée par la poupée russe Faustin Archange Touadera, la population s’enfonce dans la précarité, tandis que les libertés fondamentales reculent jour après jour. Le spectre de l’isolement diplomatique plane sur un pays déjà fragilisé par des décennies de crises.

 

La modification constitutionnelle du 30 août 2023 marque plus qu’un simple changement de texte – elle symbolise la rupture d’un contrat moral entre un président et son peuple. Cette trahison des promesses faites à la nation laissera une trace indélébile dans notre conscience collective. L’histoire retiendra comment, en quelques mois, les espoirs d’une démocratie naissante se sont évanouis dans les méandres du pouvoir personnel.

 

Aujourd’hui, alors que le pays s’enfonce dans l’autoritarisme, les paroles du président Touadéra sur le respect de la Constitution résonnent comme une cruelle ironie. Le prince s’est fait tyran, l’homme de Dieu s’est fait parjure, et la République centrafricaine contemple, impuissante, le naufrage de ses idéaux démocratiques.

 

Un éditorial de Dr. Alain Nzilo

 

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Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons’

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Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons’

 

Centrafrique.org/discours-de-martin-ziguele-president-de-la-commission-economie-finances-et-plan-a-lassemblee-nationale-en-cloture-du-debat-en-pleiniere-sur-le-vote-de-la-loi-de-finances-2019/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-300×200.jpg” alt=”Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons'” width=”300″ height=”200″ />
Martin Ziguelé dans l’hémicycle de l’assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le président du MLPC, Martin Ziguélé,  refuse de dévoiler prématurément le format du dialogue politique souhaité par l’opposition. Cette position, Martin Ziguélé l’a exprimée par cette métaphore militaire lors d’une conférence de presse à Bangui au début du mois.

 

“On va pas à la guerre en disant que je veux mettre des canons anti-aériens sur la colline là. Comme ça, je vais tirer d’abord des obus de 120 mm puis si tu reviens comme ça, je tire des obus”, a déclaré l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, rejetant les demandes de précisions sur les modalités du dialogue.

 

Pour le BRDC (coalition de l’opposition), une seule question compte : “Est-ce que le président Faustin Archange Touadéra est prêt à engager le dialogue politique avec le BRDC ? Si la réponse est oui, on va se rencontrer. Et puis on dira voilà ce dont on veut parler”, a précisé Martin Ziguélé.

 

L’opposition propose une approche pragmatique. “Il dira voilà ce que moi aussi je veux qu’on dise. Et comme je suis président de la République, je ne peux pas être tout le temps présent. Monsieur X qui est là, il va parler. Voilà ce que moi je veux, voilà ce que vous voulez. On met ça ensemble, on fait l’agenda, on discute du format”, a détaillé le leader de l’opposition.

 

Le BRDC refuse de tomber dans un piège tactique : “Ce n’est pas à nous BRDC de dire avant, ‘bon, on veut que ça soit comme ça’. Les gens vont dire qu’ils vont laisser la substance du problème pour se focaliser sur le squelette. On ne veut pas entrer dans ce jeu-là”, a expliqué Martin Ziguélé.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé  a rappelé la légitimité du BRDC dans cette demande de dialogue. “Dans le BRDC, il y a cinq anciens premiers ministres, trois anciens présidents de l’Assemblée nationale, un ancien ministre d’État et un ancien ministre”, a-t-il énuméré.

 

Martin Ziguélé a aussi évoqué les obstacles actuels : “Le président Touadéra dit, à qui veut l’entendre, que nous du BRDC, nous ne le reconnaissons pas comme président de la République. Comment on peut demander à dialoguer avec lui ? Deuxièmement, il dit que c’est nous qui l’insultons, nous manipulons les journaux pour l’insulter”.

 

“Il personnalise les problèmes”, constate l’opposant. “Mais nous, on ne personnalise pas les problèmes. On parle des problèmes du pays. Des dispositions qui ne permettent pas à la démocratie de fonctionner et c’est de son devoir, comme président de la République, d’accepter cela”, a conclu le président du MLPC.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020″, selon la société civile

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Les Élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020″, selon la société civile

 

Les élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020", selon la société civile
Karl Blagué de G-16

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les ondes de la radio Ndéké-Luka ce dimanche 12 janvier 2025, les leaders politiques et de la société civile centrafricaine ont levé le voile sur les préparatifs troubles des prochaines Élections de 2025.

 

“Au niveau de l’autorité nationale des Élections, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour aller vers des Élections transparentes et crédibles”, alerte Karl Blagué du G16.

 

Anicet Georges Dologuélé, l’un des leaders de l’opposition démocratique centrafricaine, met en garde : “Cette fois-ci, ils ont tout verrouillé d’avance. Avec la nouvelle constitution, ils peuvent faire ce qu’ils veulent“.

 

Les préparatifs de ces Élections de 2025  font naitre déjà des questions. “Les listes électorales, le fichier électoral, tout est manipulé dans l’ombre”, dénonce Dieudonné Ngoumbango, avant d’ajouter : “En 2020, au moins il y avait encore des garde-fous“.

 

“Des associations lancent déjà des pétitions pour une nouvelle candidature du président pour les élections de 2025. C’est une machine bien huilée qui se met en place”, révèle Karl Blagué.

 

Face à ces accusations, le porte-parole de la présidence Albert Yaloké reste évasif : “On demande aux centrafricains d’aller s’inscrire sur les listes électorales en respectant les conditions fixées par la Constitution de 2023“.

 

” Les élections de 2025  seront pires que celles de 2020″, s’indigne Renée Pascale Gohé-Midé. “À l’époque, il y avait encore un semblant de dialogue. Aujourd’hui, ils ne prennent même plus la peine de faire semblant“.

 

Ces révélations interviennent alors que l’opposition réclame un dialogue politique avant les élections de 2025  que le pouvoir refuse systématiquement, à moins d’un an d’un scrutin qui s’annonce déjà controversé.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route

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Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route
Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un acte d’une violence gratuite et inexplicable a coûté la vie à un civil peul mercredi 16 janvier près de Ndim, à 592 kilomètres de Bangui. Un militaire des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a abattu de sang-froid un homme qui traversait simplement la route à l’entrée du village Hang Zoung, à 5 kilomètres de Ndim.

 

Les faits se sont déroulés vers 17 heures sur l’axe Bocaranga-Ndim. Le militaire, qui rentrait du marché hebdomadaire de Ndim vers son poste de Létélé, a intercepté un civil peul qui s’apprêtait à traverser la route. Sans raison apparente, il a exigé que l’homme s’arrête. Face au refus de ce dernier de se soumettre à cet ordre arbitraire, le militaire n’a pas hésité à faire usage de son arme, tuant l’homme sur le coup.

 

“Depuis quand traverser une route est-il devenu un crime passible de mort ?”, s’interroge un habitant de Hang Zoung. “Les Peuls sont-ils condamnés à vivre dans la peur permanente, même pour des gestes aussi anodins que traverser un axe routier ?”

 

Cette exécution sommaire s’inscrit dans un contexte de stigmatisation croissante de la communauté peule. “On nous présente systématiquement comme des rebelles ou des complices”, dénonce un leader communautaire. “Cette mentalité autorise tous les abus contre nous, jusqu’au meurtre“.

 

L’impunité qui entoure généralement ce type d’exactions ne fait qu’encourager leur répétition. “Le plus révoltant“, poursuit notre source, “c’est que ces crimes sont souvent considérés comme normaux par les autorités. On tue un Peul, on l’enterre, et la vie continue comme si rien ne s’était passé“.

 

Cette nouvelle victime de l’arbitraire sécuritaire pose la question du respect des droits fondamentaux en Centrafrique. Dans un pays où traverser une route peut devenir motif d’exécution pour certaines communautés, c’est l’État de droit lui-même qui se trouve menacé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner

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La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner

 

La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La façade du régime Touadéra s’effondre chaque jour. Son discours du 28 décembre à l’Assemblée nationale, censé vanter les progrès démocratiques, masque une réalité sombre et spectaculaire. Dans les coulisses, ce sont ses conseillers russes du groupe Wagner qui dictent en réalité leurs volontés, contrôlant les rouages du pays : sécurité, défense, finances, mines, et même les décisions personnelles du chef de l’État.

 

Les institutions vidées de leur essence

 

Comme tout le monde le sait déjà, en Centrafrique, surtout À l’Assemblée nationale, le processus démocratique n’est plus qu’une mise en scène. Les votes secrets ont disparu depuis longtemps, remplacés par des approbations “par acclamation”, sans débat ni consultation réelle. Les députés ne lisent même plus les textes soumis au vote, réduisant le rôle du Parlement à une simple chambre d’enregistrement.

 

La justice, de son côté, a perdu toute indépendance. Les juges, soumis à des pressions constantes, se tournent vers la présidence avant de rendre leurs verdicts. Les affaires sensibles disparaissent mystérieusement des tribunaux, tandis que les procès contre les voix critiques avancent à grande vitesse. Les avocats, face à des “conseils amicaux”, se taisent ou fuient.

 

Une mainmise étouffante des russes sur le pays

 

Les Wagner imposent leur autorité dans tous les aspects de la vie en Centrafrique. À Bangui, leurs hommes surveillent discrètement mais activement. Dans les provinces, les violences continuent, laissant la population dans la peur permanente. Pendant ce temps, les richesses du pays, notamment l’or et diamants, sont systématiquement exportées vers Moscou pour doper la guerre de la Russie en Ukraine et barrer les coups des sanctions.

 

Leurs véhicules circulent librement, souvent sans plaques d’immatriculation, et leur présence dans les ministères est devenue une normalité. Ces pratiques démontrent  leur contrôle total, rendant le gouvernement centrafricain comme un jouet à manipuler à volonté.

 

Liberté d’expression et opposition muselées en Centrafrique

 

Le paysage médiatique en Centrafrique s’effondre sous la pression. Les sites d’information indépendants sont fréquemment bloqués, sans explication officielle. Les journalistes, conscients des risques, se censurent pour éviter les représailles. Les rares médias encore actifs ne survivent qu’en relayant la propagande officielle, abandonnant toute forme de critique.

 

En Centrafrique, La société civile paie le prix du courage. Le récent rapport sur les malversations au ministère de l’énergie en témoigne. La réaction ? Une tempête de menaces. Les auteurs se cachent aujourd’hui, vivants mais silencieux. Le message est clair : regarder, noter, mais se taire.

 

Quant à l’opposition en Centrafrique, elle n’est plus qu’un vestige sur le papier. Toute tentative de rassemblement ou de dialogue est systématiquement empêchée. Les figures visibles sont contrôlées ou remplacées par des représentants plus favorables au régime, tandis que les véritables opposants sont intimidés ou contraints à l’exil.

 

Un pays sous tutelle

 

En Centrafrique, les Russes ne se contentent pas de contrôler la sécurité et les institutions. Leur emprise s’étend à l’économie : les taxes, le commerce, et même les entreprises nationales sont sous leur supervision. Leurs conseillers décident entre les partenaires, qui peut faire des affaires, qui doit fermer. L’économie du pays coule dans leurs poches pendant que le peuple s’appauvrit chaque jour.

 

La RCA s’enfonce dans le noir. Ce n’est plus un pays sous influence – c’est un pays sous tutelle. Depuis la présidence jusqu’au dernier barrage routier, les Russes tirent toutes les ficelles. La démocratie n’est plus qu’un souvenir, remplacée par la loi du plus fort.

 

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Centrafrique : les Accidents de la route , les forces de l’ordre complices du chaos

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les Accidents de la route , les forces de l’ordre complices du chaos

 

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Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les scènes sont quotidiennes aux checkpoints de Bangui. Une moto surchargée de marchandises s’arrête, le conducteur glisse quelques pièces au gendarme, et poursuit sa route en dépit des infractions. “Les forces de l’ordre regardent passer ces motos transportant des familles entières, se contentant de prélever 200 ou 500 francs avant de les laisser continuer”, dénonce le professeur Bertrand Tekpa, chef du service de traumatologie à l’hôpital communautaire.

 

La complicité des forces de l’ordre  au quotidien

 

Aux postes de contrôle, le rituel est bien rodé. Les gendarmes et policiers ferment les yeux sur toutes les infractions : absence de casque, surcharge, mineurs au volant, conduite dangereuse. “Comment un agent de forces de l’ordre  qui voit une femme en danger, perchée sur des sacs de manioc, peut se contenter de prendre son bakchich et la laisser passer ? C’est totalement irresponsable“, s’indigne le professeur Tekpa.

 

Cette corruption organisé transforme les points de contrôle en simples points de collecte d’argent des forces de l’ordre. “Essayez de vous positionner au PK-9, à la sortie nord ou sud de Bangui. Vous verrez des motos traverser plusieurs checkpoints, surchargées comme des 4×4, sans qu’aucun agent de forces de l’ordre  n’intervienne”, observe un responsable médical.

Centrafrique : les Accidents de la route , les forces de l'ordre complices du chaos
Accident de circulation impliquant 3 motos à Bangui. CopyrightCNC

 

Un système organisé par les forces de l’ordre

 

Le gouverneur de Bangui, Éric Sorongo-Pezoumandji, dénonce ouvertement cette complicité : “Lorsque vous arrêtez ces motos en infraction, les hommes en tenue menacent leurs propres collègues. Il y a un désordre dans la circulation routière qui a pour conséquence des situations graves“.

 

Les rares agents qui tentent de faire respecter la loi se heurtent à des pressions de leur hiérarchie. “Quand un policier veut verbaliser une moto appartenant à un officier supérieur, il risque des représailles”, confie une source au sein des forces de l’ordre.

 

Un business lucratif

 

Les checkpoints sont devenus de véritables mines d’or pour les forces de l’ordre. Chaque jour, des milliers de motos paient leur “droit de passage”, générant des sommes considérables qui échappent à tout contrôle. “C’est un système bien huilé où chacun a sa part”, explique un observateur du secteur des transports.

 

Cette corruption généralisée sape toute tentative de régulation. “Comment voulez-vous faire respecter le code de la route quand ceux qui devraient l’appliquer sont les premiers à en tirer profit ?”, s’interroge Karl Blagué, coordinateur des organisations de la société civile.

 

Le prix du laisser-faire

 

Les conséquences de cette complicité sont dramatiques. À l’hôpital communautaire, le service de traumatologie reçoit chaque jour des victimes d’accidents qui auraient pu être évités. “Quand une moto surchargée se renverse, c’est toute une famille qui se retrouve à l’hôpital”, souligne le professeur Tekpa.

 

Les forces de l’ordre laissent circuler des conducteurs manifestement inaptes. “Vous voyez des jeunes de 15 ans au volant, parfois sous l’emprise de drogues, traverser les checkpoints sans problème. Personne ne leur dit que leur âge ne les autorise pas à conduire”, déplore un médecin.

 

Une hiérarchie sourde

 

Le gouverneur de Bangui appelle les plus hautes autorités à prendre leurs responsabilités : “Il faut que les hauts responsables du pays, le président, les ministres, le chef d’État-major, les directeurs généraux de la police, prennent position face à ces hommes qui menacent leurs propres subordonnés”.

 

Mais pour l’instant, rien ne change. Les checkpoints des forces de l’ordre  continuent de fonctionner comme des péages informels, les accidents se multiplient, et les forces de l’ordre poursuivent leur business mortel au vu et au su de tous.

 

“Il y a un laisser-aller au niveau des pouvoirs publics, notamment au niveau du ministère de la sécurité et de la compagnie de circulation routière”, dénonce Karl Blaguet. Chaque jour qui passe voit son lot d’accidents, de violations du code de la route, sans qu’aucune autorité n’intervienne réellement.

 

Le coût humain de cette complicité continue de s’alourdir. Les morgues se remplissent, les services d’urgence sont débordés, pendant que les forces de l’ordre comptent leurs recettes aux checkpoints, complices silencieux d’une hécatombe qui ne dit pas son nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Béloko, la police saisit l’alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain

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À Béloko, la police saisit l’alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain

 

À Béloko, la police saisit l'alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain
Police à Béloko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La police de Béloko, située à 560 km de Bangui, a procédé ce jeudi 16 janvier 2025 à la saisie et l’incinération d’importantes quantités d’alcool frelaté et de cannabis. Le commissaire spécial Désiré GONDI précise que 416 cartons de boissons alcoolisées illégales et une cinquantaine de kilogrammes de cannabis ont été interceptés à bord de deux véhicules de transport.

 

“Ces produits représentent une valeur marchande d’environ 12 millions de francs CFA. Les cartons sont achetés à 13 500 francs pièce et revendus entre 18 000 et 22 000 francs à Bangui”, détaille le commissaire GONDI.

 

L’incinération s’est déroulée en présence des autorités administratives locales et des représentants de la Minusca. La police annonce des mesures de répression renforcées. “Désormais, tout véhicule transportant ces produits illicites sera verbalisé. Les contrevenants devront payer une amende équivalente au double de la valeur marchande de la marchandise saisie”, précise le commissaire.

 

Il s’agit de la quatrième opération de ce type menée par la police de Béloko. Les saisies interviennent après les arrêtés du ministère de la Santé interdisant la commercialisation d’alcool frelaté sur le territoire national.

À Béloko, la police saisit l'alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain
les cartons d’alcool frelaté saisis par le service de police de Béloko, à la frontière de la RCA avec le Cameroun

 

Le commissaire souligne que la lutte contre ce trafic se poursuivra : “Nous continuerons nos opérations pour décourager ceux qui pensent être plus malins que les forces de l’ordre.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Les réseaux parallèles de Wagner

 

Pendant que la police intensifie ses opérations contre l’alcool frelaté aux frontières, le groupe Wagner a établi sa propre industrie de production d’alcool dans le pays. Une importante unité de production a été installée au PK26  sur la route de Boali, à 26 kilomètres de Bangui. Cette usine alimente un vaste réseau de distribution couvrant la capitale et les provinces.

 

“La production est visible et massive. Des camions quittent quotidiennement l’usine du PK12 pour approvisionner les points de vente dans toute la ville”, témoigne un habitant du quartier qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité.

 

Les mercenaires russes ont également établi des dépôts de stockage et de distribution dans plusieurs villes, y compris à Béloko où les forces de l’ordre viennent de procéder aux saisies. “Les produits Wagner sont vendus ouvertement, au même prix que les alcools frelatés que nous saisissons”, confie une source au sein des services de douane.

 

Risques sanitaires majeurs

 

Des analyses effectuées sur ces alcools produits par Wagner révèlent des mélanges dangereux. “Il s’agit principalement de vodka de mauvaise qualité, coupée avec de l’eau non traitée et d’autres substances”, explique un ancien travailleur de Wagner. “Nous recevons régulièrement des cas d’intoxication grave liés à la consommation de ces produits“, explique un agent de santé de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Le contrôle du marché

 

Cette situation montre l’emprise croissante du groupe Wagner sur l’économie centrafricaine. Les saisies aux frontières, bien que légitimes dans leur principe, semblent également servir à éliminer la concurrence d’autres réseaux de distribution d’alcool.

 

“Wagner cherche à établir un monopole sur le marché de l’alcool en République centrafricaine”, analyse un expert en économie politique basé à Bangui. “Les autorités n’ont ni les moyens ni la volonté politique d’intervenir sur leurs activités“.

 

Le silence des autorités

 

Interrogé sur la présence de ces réseaux parallèles, un officier de police de Béloko reste évasif : “Notre mission est d’appliquer les arrêtés ministériels interdisant le commerce d’alcool frelaté. Nous agissons dans le cadre de nos compétences“.

 

Du côté du ministère de la Santé, aucune réponse n’a été apportée concernant les activités de production d’alcool du groupe Wagner, malgré les risques sanitaires avérés. Cette situation souligne le paradoxe d’une lutte contre l’alcool frelaté qui semble épargner certains acteurs.

 

Impact économique et social

 

Les commerçants centrafricains dénoncent une concurrence déloyale. “Nous sommes pris entre les saisies des forces de l’ordre d’un côté et la domination de Wagner sur le marché de l’autre”, déplore un vendeur du marché Combattant  de Bangui.

 

L’implantation de cette industrie parallèle a des répercussions importantes sur l’économie centrafricaine. Les petits commerces traditionnels peinent à survivre face à ce réseau structuré qui bénéficie d’une apparente immunité.

 

Perspectives

 

Alors que les autorités maintiennent leur politique de répression aux frontières, l’expansion des activités de Wagner dans le secteur de l’alcool frelaté ne semble pas près de s’arrêter. Cette situation pose des questions sur la souveraineté de l’État et sa capacité à réguler le commerce sur son territoire.

 

La présence de ces réseaux parallèles compromet également l’efficacité des mesures de santé publique. Les risques sanitaires liés à la consommation d’alcool frelaté restent majeurs, tandis que les structures de production continuent de se développer en toute impunité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La flambée des prix du manioc inquiète à Bozoum

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La flambée des prix du manioc inquiète à Bozoum

 

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Le centre commercial de Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le prix du manioc atteint des sommets sur le marché central de Bozoum, à 385 km de Bangui, causant l’inquiétude des habitants. Cette hausse s’explique par des pluies excessives ayant provoqué le pourrissement des tubercules et le tarissement précoce des rivières.

 

“Avant, nous pouvions acheter une cuvette de manioc à un prix abordable. Maintenant, c’est devenu très cher pour nous les consommateurs”, témoigne Elda Ngoubendji, une cliente rencontrée au marché.

 

Une commerçante, préférant garder l’anonymat, pointe du doigt deux causes majeures : “La dégradation des routes empêche les villages environnants d’approvisionner régulièrement le marché de Bozoum avec le manioc et d’autres produits agricoles. De plus, l’insécurité dans la région dissuade les agriculteurs de se rendre dans leurs champs”.

 

Dimanche Charles, cultivateur, confirme ces difficultés : “Nous ne pouvons plus cultiver sereinement en brousse sans protection. Cette situation impacte directement notre production“.

 

Bozoum, autrefois surnommée “la laborieuse” pour son dynamisme agricole, voit sa réputation menacée. Les habitants appellent le gouvernement à agir pour sécuriser les zones agricoles et réhabiliter les routes, conditions essentielles pour faire baisser les prix des produits comme le manioc.

 

Dans les années 2000 – 2001, malgré l’insécurité, les associations et groupements agricoles avaient réussi à maintenir des prix abordables de tous les produits, y compris le manioc. Aujourd’hui, la combinaison de l’insécurité persistante et de la dégradation des infrastructures routières compromet l’approvisionnement de la ville en produits de première nécessité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou-450×410.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.” width=”450″ height=”410″ />
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En dépit de la solennité du serment prêté par deux (2) fois, le pouvoir de Bangui, brusquement réveillé de son sommeil comateux a promulgué une nouvelle constitution qui consacre l’avènement de la septième République.

 

Cette nouvelle loi fondamentale taillée sur mesures et trés contestée par les forces vives de la nation tant par la forme que le fond a généré beaucoup de tensions politiques et sociales car tous les verrous traditionnels qui garantissent l’équilibre et l’alternance démocratique ont sauté.
En effet, dans le seul but d’éliminer de potentiels adversaires et de s’éterniser au pouvoir, la nouvelle constitution consacre l’exclusivité de la nationalité centrafricaine (c’est-à-dire que les  binationaux sont exclus d’office de la  compétition présidentielle) et le nombre de mandat est indéfini avec une durée de sept (7) ans au lieu de cinq (5).
Cette arnaque constitutionnelle a mecontenté les principaux acteurs de l’arène politique qui ont résolument refusé de reconnaître la légitimité de la nouvelle constitution et par voie de conséquence des institutions de la République qui en dérivent.
Des organisations spontanées de résistance se sont mobilisées…
le pouvoir de Bangui gonflé d’orgueil et l’opposition démocratique se regardent en chien de faïence.
S’inscrivant dans la logique des élections groupées qui se profilent à l’horizon, l’opposition démocratique réclame un dialogue politique direct avec le pouvoir de Bangui pour aplanir les divergences et/ou arrondir les angles.
Pour ce faire, l’opposition démocratique exige entre autres la restauration de la constitution du 30 mars 2016, la réforme de la Cour constitutionnelle et celle de l’organe chargé de gestion des opérations électorales.
Dans son élan égoïste de confiscation du pouvoir, le pouvoir de Bangui se trouve confronter à un cruel dilemme, un choix cornélien qui engage l’avenir de la nation : celui de persévérer dans son projet mortifere de confiscation de pouvoirs par tous les moyens et celui de faire le dos rond à l’opposition démocratique…pour trouver une issue de sortie consensuelle et apaisée.
Le pouvoir de Bangui se trouve ainsi pris au piège par sa propre constitution.
Au regard de son premier constat depuis neuf (9) ans de règne qui s’apparente à un aveu de faiblesse où le président de la République a fustigé le comportement et le mode de gouvernance du gouvernement, le citoyen lambda s’interroge :
– Peut-on faire de compromis sur une loi fondamentale déjà promulguée ?
– Peut-on remettre en chantier la constitution qui consacre la septième République dans le but de retirer les articles qui fâchent ?
– La restauration de la constitution du 30 mars 2016 ne remet-elle pas en cause l’autorité du pouvoir de Bangui ?
– Entre l’orgueil de protéger son autorité et le compromis vecteur de stabilité, le pouvoir de Bangui sera t-il capable de discerner l’essentiel de l’accessoire ?
– Pour apprécier l’opportunité d’un dialogue politique avec ses concitoyens, le président de la République est-il subordonné à un voyage-eclair en Russie pour recueillir des conduites à tenir ?
– Ne disposant pas de fonds propres pour l’organisation des élections groupées, les institutions financières internationales et la communauté internationale seront-elles prêtes à contribuer en l’absence d’un dialogue politique inclusif avec l’opposition démocratique ?
En tout état de cause et en l’absence de déni, nous avons conscience qu’en l’état actuel des choses, les élections groupées de fin d’année ne respecteront pas les délais prescrits par la loi…seul un dialogue politique serait l’ultime recours pour définir les conditions d’une alternative apaisée.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Limassa le 18 janvier 2025

Bernard  SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste
Administrateur des élections.

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D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou

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D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou

 

Centrafrique.org/nouvel_ecusson_wagner_ti_azande-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/nouvel_ecusson_wagner_ti_azande-1-384×450.jpg” alt=”D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou” width=”384″ height=”450″ />
nouvel ecusson Wagner ti Azande produit par les Mercenaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA, un drame silencieux se joue sur la population. En effet, ces jeunes Zandé, formés par les mercenaires russes du groupe  Wagner en mars 2024, et présentés par le gouvernement centrafricain comme des nouvelles recrues de l’armée nationale, terrorisent leurs propres concitoyens. Le gouverneur de Haut-Oubangui, Victor Bissekoin lève le voile sur cette situation explosive que certains cherchent à cacher au public centrafricain.

 

“Dans le Haut-Mbomou, dont le chef-lieu est Obo, la situation sécuritaire est grave”, alerte le gouverneur Victor Bissekoin. “Les jeunes Zandé recrutés et formées agissent sans contrôle. Ils inquiètent la population au lieu de la protéger“, ajoute Victor Bissekoin.

 

Ces “Wagner ti Azandé”, comme on les appelle localement, ont été formés par les mercenaires russes du groupe Wagner puis intégrés, selon le gouvernement, dans l’armée nationale sous la pression russe. Mais derrière cette prétendue intégration se cache une réalité bien plus sombre : ces éléments restent des supplétifs de Wagner et ciblent particulièrement la communauté musulmane dans leurs exactions.

 

“Ils sont censés être des fils du pays avec la mission de protéger la population”, souligne le gouverneur Victor Bissekoin, “mais leur comportement n’a rien à voir avec celui d’une armée nationale“, affirme-t-il.

 

Pendant que certains médias centrafricains et quelques députés locaux, qui avaient fait la promotion de ces miliciens Azandé comme des sauveurs du Haut-Mbomou, restent étrangement silencieux désormais face à leurs exactions  sur la population civile. Dans les villes de Zemio, Bambouti,  Mboki  et Rafaï, la terreur s’est installée, particulièrement au sein de la communauté musulmane, cible privilégiée de ces éléments Azandé que les centrafricains croyaient déjà intégrés dans l’armée nationale.

 

Cette situation dévoile l’échec d’une politique sécuritaire hasardeuse de Wagner. Alors que le gouvernement continue d’affirmer que ces éléments sont des militaires réguliers, leurs actions sur le terrain racontent une toute autre histoire : celle d’une milice incontrôlée qui sème la division et la violence.

 

Les habitants du Haut-Mbomou, particulièrement la communauté musulmane, se retrouvent ainsi pris entre le marteau et l’enclume, victimes de ceux que la propagande officielle présente comme leurs protecteurs. Pendant ce temps, ceux qui vantaient les mérites de ce recrutement massif gardent un silence assourdissant face aux exactions commises.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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‘Ce n’est pas Ziguelé qui s’est levé seul pour soutenir Touadéra en 2016’ :  Les révélations sur le soutien du MLPC

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‘Ce n’est pas Ziguelé qui s’est levé seul pour soutenir Touadéra en 2016’ :  Les révélations sur le soutien du MLPC

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant : le proverbe politique de Martin Ziguelé aux centrafricains” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 L’ancien premier ministre Martin Ziguélé a dévoilé les coulisses du soutien apporté par le MLPC à Faustin Archange Touadéra lors de l’élection présidentielle de 2016. Ces précisions sont venues en réponse aux tensions actuelles entre le parti d’opposition et le président centrafricain.

 

“C’est une décision du bureau politique du MLPC”, a affirmé l’ancien Premier ministre lors d’une conférence de presse à Bangui. “Sur 25 membres présents, il y avait 24 qui ont voté. Moi, je ne vote pas dans ce type de situation. Sur les 24, un seul a demandé qu’on soutienne Anicet-Georges DOLOGUELÉ . Les 23 autres ont dit ‘on soutient Touadéra’”, a-t-il détaillé.

 

Le président du MLPC a rappelé son engagement personnel dans cette campagne : “Je suis parti dans le Nord, aux frais du Parti, aux frais exclusifs du Parti MLPC, et j’ai fait la campagne pour Touadéra“.

 

La rupture avec le MLPC est venue après l’élection. “J’étais à l’extérieur du pays quand le camarade Chantal Jean-Édouard Koyambonou m’a appelé pour me dire ‘j’ai reçu une invitation, le président veut créer un parti’”, a expliqué Martin Ziguélé. Le MLPC a tenté de maintenir le dialogue : “Le bureau politique du MLPC m’a dit d’écrire à Touadéra pour voir comment on peut travailler. Il n’a jamais répondu. On a écrit une deuxième lettre, même une troisième lettre“.

 

Une ultime tentative a été faite : “La quatrième fois, je suis allé avec des membres du bureau politique du MLPC . On lui a reposé la question. Il a dit ‘non, non, c’est parce qu’il y avait les histoires de l’accord de Khartoum. C’est pour ça qu’on n’a pas eu le temps, mais avant une semaine, on va vous appeler’“.

 

Aujourd’hui, Martin Ziguélé analyse cette période avec recul : “On l’a accompagné. Il est devenu président. Peut-être qu’il pense qu’il n’a plus besoin de nous. Donc nous, on va continuer notre travail de parti politique“.

 

Cette situation a des conséquences directes sur l’actualité politique. “Chaque fois qu’on voit l’image de Ziguélé quelque part, porte-parole du BRDC, ou bien rencontrer qui, ou quoi, ça provoque immédiatement une réaction du pouvoir pour qu’on puisse fragiliser le MLPC”, a observé l’ancien Premier ministre.

 

Martin Ziguélé conclut néanmoins sur une note d’apaisement : “Le président Touadéra, c’est un compatriote, il est président de la République, je n’ai pas de problème personnel avec lui. Il faut qu’il laisse le MLPC fonctionner comme tout autre parti politique. Il a son propre parti de MCU, qu’il s’occupe de son parti“.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra

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La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra

 

Centrafrique.org/jules-njawe-du-braqueur-parisien-au-conseiller-presidentiel-lincroyable-escroquerie-aux-uniformes-de-la-garde-presidentielle/screenshot-4/” rel=”attachment wp-att-85681″ data-wpel-link=”internal”>La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra
Le camerounais Jules Njawé, conseiller du Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un conseiller camerounais de Touadéra, Jules “KG Bro” Njawe, dirige désormais le mouvement de soutien au président centrafricain. Un choix qui indigne la population de Bangui.

 

Les papiers officiels dudit mouvement datés du 16 janvier 2025 ne laissent aucun doute. Le Mouvement Soutenons Faustin Archange Touadéra (MS-FAT) passe sous la coupe d’un homme de l’ombre camerounais, déjà bien installé au palais présidentiel.

 

“C’est un véritable caïd qui tire maintenant les ficelles”, chuchote un ancien dignitaire du régime. “La mafia camerounaise prend le contrôle total de notre politique”.

 

Le programme du MS-FAT parle de lui-même : une marche depuis Marabena et la place de l’ONU, puis un “concert de paix” à la gloire du président. La machine est bien huilée, avec quatre commissions aux ordres : Accueil et protocole, Arts et culture, Logistique et sécurité, Mobilisation et communication.

 

“Ce n’est plus un mouvement politique, c’est un cartel, une mafia “, lâche un professeur d’histoire à l’université de Bangui. “KG Bro et sa bande préparent le terrain pour garder leur homme au pouvoir”.

 

Cette prise de contrôle par la mafia camerounaise suit l’adoption de la nouvelle Constitution en août 2023, un texte qui ouvre la voie à la présidence à vie pour Touadéra.

 

“Les vrais patrons ne sont même plus centrafricains”, murmure un diplomate ouest-africain. “La bande à Njawe fait la loi dans le pays“.

 

Dans les quartiers de Bangui, la tension monte. “Ils nous volent même notre politique maintenant”, peste un étudiant. “Ces mafieux camerounais nous prennent tout.”

 

Pendant que la colère gronde, “KG Bro” et son équipe préparent leur show : une marche et un concert pour vendre l’image d’un Touadéra populaire. La mafia camerounaise joue sa partition, les Centrafricains regardent leur pays leur échapper.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Millions évaporés, population aux abois : l’opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi

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Millions évaporés, population aux abois : l’opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-camp-kassai-militaire-transforme-en-lieu-de-depot-de-bois-illegalement-exploites-par-wagner/un-des-camions-de-mercenaires-de-wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-64894″ data-wpel-link=”internal”>Millions évaporés, population aux abois : l'opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi
Un-des-camions-de-mercenaires-de-Wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui – Centrafrique : Le camp Kassaï militaire, transformé en lieu de dépôt de bois illégalement exploités par Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La Mambéré-Kadéi produit chaque mois des millions de francs CFA de taxes forestières. Les sociétés d’exploitation du bois versent leurs redevances, mais l’argent ne revient pas dans la préfecture.

 

À Berberati, pas un seul projet de développement n’a vu le jour depuis trois ans. Le lycée manque de tables-bancs alors que les grumes sortent par centaines des forêts voisines, et les taxes forestières perçues par le gouvernement. L’hôpital fonctionne sans médicaments pendant que les camions chargés de bois précieux défilent.

 

Les communes productrices de bois ne touchent plus directement leurs quotes-parts de taxes forestières. Tout transite désormais par Bangui au nom de “l’unicité des caisses”. Les maires n’ont même plus accès aux chiffres exacts des taxes forestières  générées par leurs forêts.

 

La société Timberland exploite plus de 5000 hectares autour de Berberati. Ses installations modernes contrastent avec l’état délabré des infrastructures publiques. Les scieries tournent à plein régime mais refusent de vendre leur bois aux populations locales.

 

Dans les villages, les zones d’exploitation s’étendent. Les habitants voient leur environnement transformé sans compensation. Les promesses de développement local restent lettres mortes tandis que les grumiers chargés partent vers le port de Douala.

 

Les registres des taxes forestières restent inaccessibles. Les montants exacts prélevés comme les sommes réellement reversées demeurent un mystère. Pendant ce temps, la Mambéré-Kadéi s’enfonce dans la pauvreté malgré ses richesses naturelles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

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Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

 

Centrafrique.org/a-bohong-entre-bouar-et-bocaranga-le-cb-de-la-gendarmerie-en-colere-menace-et-envoie-un-message-a-touadera/pont-de-mbere-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-86196″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un hippopotame mâle âgé terrorise depuis plusieurs semaines les habitants du village de Mbere, situé entre Bocaranga et Ngaoundaye, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Les villageois vivent dans l’angoisse permanente face aux agissements de ce mammifère devenu extrêmement agressif.

 

Cet hippopotame, blessé au dos après un combat avec un autre mâle, multiplie les comportements inhabituels et dangereux. “Il ne se contente plus de rester dans la rivière. Il s’aventure jusque dans le village”, témoigne un habitant de Mberé. Un enfant a failli perdre la vie lors d’une récente incursion du pachyderme dans la localité.

 

Plus inquiétant encore, cet hippopotame s’attaque systématiquement aux jeunes de son espèce. “Il a déjà tué plusieurs petits hippopotames”, rapporte un pêcheur du village. “Les anciens disent que c’est anormal. Même les animaux ne détruisent pas leur propre descendance“.

 

Selon les observations des villageois, ce comportement destructeur pourrait être lié à son grand âge. “Il sait qu’il va bientôt mourir et semble vouloir emporter avec lui toute sa lignée”, explique un sage du village. Une théorie qui traduit l’incompréhension face à cette situation sans précédent.

 

Les services des Eaux et Forêts, alertés par la population, tentent d’intervenir. “Nous avons mobilisé une équipe spécialisée pour neutraliser l’animal, mais il est devenu très difficile à localiser”, indique un agent. “Il nous faut agir avec prudence car un hippopotame blessé et agressif représente un danger mortel“.

 

En attendant une solution, les habitants de Mbere limitent leurs déplacements près de la rivière et redoublent de vigilance. Les parents gardent leurs enfants à l’écart des points d’eau, tandis que les pêcheurs évitent certaines zones traditionnellement fréquentées.

 

Cette situation exceptionnelle dévoile la complexité des rapports entre les communautés rurales centrafricaines et la faune sauvage. Les services compétents poursuivent leurs efforts pour résoudre cette crise, conscients de l’urgence d’agir avant qu’un drame ne se produise.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : 2025…L’ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

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2025…L’ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

 

CENTRAFRIQUE : 2025...L'ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À l’instar des autres États du continent africain tels que la Côte d’ivoire, le Cameroun, le Togo, le Burundi,  la Tanzanie, les Comores, le Malawi, l’Égypte et les Seychelles, l’année 2025 sera pour la Centrafrique celle de la foire électorale.

 

En effet, il s’agit des présidentielles, législatives, sénatoriales et municipales pour les uns mais pour la Centrafrique, ce seront des Élections groupées c’est-à-dire les présidentielles, législatives et peut être pour la première fois de l’histoire les municipales.
Les enjeux politiques de cette festivité électorale de 2025 sont énormes et s’inscrivent dans un climat politique tendu, hystérique où les ondes électrostatiques se pavanent et même se bousculent dans une stratosphère brouillardeuse.
Les intentions affichées et mal négociées du pouvoir de Bangui de confisquer le trône se multiplient à travers le balisage de terrain qui se traduit dans les faits et gestes introduisant ainsi négativement son mandat dans l’histoire en gouvernant le pays avec égoïsme.
Trahis par les agitations des innombrables associations de soutien, les affres liés à un troisième mandat vecteur d’instabilité politique sont perceptibles.
Il s’agit entre autres de la modification sur mesures de la constitution, de la désignation opaque et illégale des membres du conseil constitutionnel sensé garantir la démocratie, de la réforme unilatérale de l’organe chargé de la gestion des opérations électorales (ANE), ainsi que de la réforme sans concertation consensuelle de la loi électorale.
Fort de ce qui précède, on assiste par voie de conséquence à l’affaiblissement des leviers institutionnels, à la perversion du droit ainsi que des institutions.
À titre de rappel, il apparaît important de souligner que l’opposition démocratique acteur principal de l’équilibre démocratique refuse systématiquement de reconnaître la nouvelle constitution et proclame son attachement à la constitution du 30 mars 2016 jugée en connexion aux aspirations du peuple puisque derivée du forum de Bangui en 2015.
Elle déclare en conséquence  participer à aucune compétition électorale si la constitution du 30 mars 2016 n’est pas restaurée…condition sine qua non et non négociable.
Face à ce qui s’apparente à un dilemme avec des intentions extrêmement opposées, le citoyen lambda s’interroge :
– Au regard des tensions entre le pouvoir et l’opposition démocratique, la réconciliation nationale est-elle encore possible ?
– Les Élections groupées du mois de décembre 2025 auront-elles lieu dans le délai prescrit par la loi ?
– Un glissement du calendrier électoral est-il prévisible ?
– A défaut, une transition politique consensuelle est-elle prévisible ?
– Un dialogue politique inclusif et constructif tant réclamé par l’opposition démocratique est-il encore possible ?
En tout état de cause et en dépit des opérations de charme à l’allure de la precampagne à un troisième mandat ( libération de prisonniers, electrification par voie solaire, saupoudrage de goudron ou enrobage d’une dizaine de kilomètres de route, récupération politique de la qualification de notre équipe nationale de football, discours et creux sur l’état de la nation pour draguer les parlementaires), notre nation a encore la chance de sauver ce qui peut l’être.
En conséquence de ce qui précède et pour créer un climat favorable à une élection apaisée, transparente, et acceptée par tous, nous exportons
le pouvoir de Bangui de renoncer au projet mortifere de troisième mandat, de se choisir un dauphin dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard et d’ouvrir un dialogue politique franc et inclusif avec l’opposition démocratique.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Bernard  SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste
Administrateur des Élections.

 

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Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation

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Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation

 

Centrafrique.org/mysterieuse-epidemie-de-gratte-gratte-a-gamboula-suite-a-une-invasion-de-papillons/mairie-de-gamboula-avec-presence-de-lonu/” rel=”attachment wp-att-76008″ data-wpel-link=”internal”>Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation
Vue de l’Hôtel de Ville de Gamboula avec un soldat de l’ONU en avant-plan et des véhicules et des motos stationnés à l’extérieur. CopyrightfCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un accident mortel s’est produit mardi dernier à un kilomètre de l’entrée de Gamboula, sous-préfecture située à 685 kilomètres de Bangui. Bab, un conducteur de taxi-moto âgé de 31 ans, a perdu la vie après une collision avec un autre motocycliste.

 

Les circonstances du drame ont été détaillées par Jean-Yves Dari, président du syndicat des taxis-motos de Gamboula : “Il voulait doubler l’adversaire qui était devant. C’est par rapport à ça que le porte-bagage a coincé l’autre. Et puis il est tombé, subitement l’enfant est décédé“. L’accident s’est produit alors que la victime revenait de Nassolé après avoir déposé ses clients.

 

Bab exerçait le métier de taxi-moto depuis 2018. “L’enfant est entré dans le syndicat depuis 2018. Il a fait six ans de travail. Il n’a pas de problème avec nous. Et puis, même avec ses clients, c’était l’enfant qui était bien avec nous”, témoigne Jean-Yves Dari, qui connaissait également le père de la victime.

 

Cette disparition soudaine laisse une famille dans le désarroi. Le jeune homme était père de deux enfants, une fille et un garçon. “Je pense que l’enfant, là, il a une femme avec deux enfants”, précise le président du syndicat.

 

Suite à ce drame, les chauffeurs de taxi-motos de Gamboula ont suspendu leurs activités pour participer aux funérailles de leur collègue. “On a vu ces jours, il n’y a pas de travail, les gens se sont mobilisés pour aller aux funérailles”, indique Jean-Yves Dari.

 

Cette tragédie pousse à s’interroger sur la sécurité routière dans la sous-préfecture. Le président du syndicat appelle ses collègues à plus de vigilance : “Les enfants doivent rouler doucement, et puis on en manque. On en manque l’un de ses frères. Ça ne fait pas bien. Prochainement, ils ne doivent pas rouler comme ça”. Et d’ajouter : “Dès que l’adversaire est devant, essayez de rouler doucement, même si c’est 1000 km, 5000 km, tu vas toujours arriver”.

 

“La route ne tue pas, mais c’est l’occasion”, rappelle Jean-Yves Dari, soulignant ainsi l’importance de la prudence et du respect des règles de circulation pour éviter d’autres drames similaires sur les routes de Gamboula.

 

Cet accident mortel rappelle les dangers des excès de vitesse et l’importance du respect du code de la route, même dans les zones reculées du pays. Les autorités locales et le syndicat des taxis-motos continuent de sensibiliser les conducteurs aux risques routiers pour prévenir de nouvelles tragédies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera  

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Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera

 

Centrafrique.org/manifestation-a-m-baiki-pour-demander-un-troisieme-mandat-pour-touadera-le-16-janvier-2025/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera
manifestation du jeudi 16 janvier à Mbaïki pour demander un troisième mandat pour Baba Kongoboro

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, l’argent public finance désormais des manifestations de rue pour réclamer le troisième mandat  de Baba Kongoboro. Un triste spectacle s’est déroulé dans la Lobaye, plus précisement à Mbaïki, où des centaines de personnes ont été rassemblées contre quelques billets de banque.

 

Les images parlent d’elles-mêmes : sur une route de terre battue à Mbaïki, dans la Lobaye, une foule tient des banderoles réclamant une nouvelle candidature pour Baba Kongoboro pour un troisième mandat. Chaque manifestant a reçu 500 à 1000 francs CFA pour participer. Cette pratique, déjà vue dans la Vakaga, plus précisement à Ouandja, s’étend comme une traînée de poudre. Les autorités locales – préfets, gouverneurs, députés – organisent ces rassemblements qui n’ont rien de spontané, mais vise seulement à installer un troisième mandat dans le pays.

 

L’argent dépensé dans ces mises en scène aurait pu servir à construire des écoles, des dispensaires, à former des jeunes. Au lieu de cela, le pouvoir préfère entretenir la pauvreté pour mieux contrôler la population. La Constitution a été modifiée sans transparence, pendant que les ressources du pays continuent d’être exploitées par des intérêts étrangers, notamment les russes et rwandais.

 

Cette manipulation de la misère est une insulte à la dignité du peuple centrafricain. Elle révèle un système politique qui préfère acheter des soutiens plutôt que de développer le pays.

 

Voici une Lettre d’un citoyen au Président Touadera, lui tirant son oreille sur le troisième mandat

 

Monsieur le Président,

 

Les images de manifestations payées qui nous parviennent de la Lobaye et de la Vakaga sont indignes d’une démocratie. Comment pouvez-vous cautionner l’utilisation de l’argent public pour organiser des soutiens artificiels, pendant que nos enfants manquent d’écoles et nos malades de soins ?

 

La Constitution que vous avez modifiée ne peut justifier cette dérive. Le peuple centrafricain mérite mieux que ces mises en scène qui l’humilient. Nous vous demandons de mettre fin à ces pratiques et d’utiliser les ressources du pays pour son développement réel.

 

Notre nation a besoin d’un véritable projet d’avenir, pas de manifestations achetées.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Gerard Bingui

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Centrafrique : le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka

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le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka

 

Centrafrique.org/Centrafrique-arrestation-musclee-dun-depute-par-des-methode-tsarienne-en-violation-des-procedures-parlementaires/dominique-yandocka-pour-doudou/” rel=”attachment wp-att-71497″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, a pris l’initiative contestée d’empêcher le député Dominique Éphrem Yandocka de siéger au Parlement, malgré l’absence d’une décision judiciaire définitive.

 

Cette décision unilatérale intervient après la condamnation en première instance du député Dominique Éphrem Yandocka  à un an de prison ferme pour “délit de complot” le 26 décembre 2024. Libéré après avoir purgé 12 mois et 11 jours en détention, M. Dominique Éphrem Yandocka s’est pourvu en cassation, rendant la décision non définitive.

 

Le 28 décembre 2024, le député Dominique Éphrem Yandocka  a sollicité une autorisation de sortie du territoire pour raisons médicales. Le président de l’Assemblée nationale a refusé de délivrer ce document, arguant que M. Yandocka “ne doit plus siéger au parlement” et doit désormais “voyager en tant que simple citoyen”.

 

Cette position contrevient à l’article 105 de la Constitution de Baba Kongoboro du 30 août 2023 qui stipule qu’un député ne peut être radié qu’après une “condamnation pénale définitive”. Le recours en cassation étant pendant, la condamnation n’est pas définitive.

 

Le parti Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA) a saisi le Tribunal administratif en référé le 9 janvier 2025. Malgré la notification adressée à l’Assemblée nationale le 13 janvier exigeant une réponse sous 72 heures, aucune suite n’a été donnée.

 

“Cette décision s’inscrit dans un acharnement politique contre notre leader”, dénonce l’ITA dans un communiqué, rappelant l’arrestation “arbitraire” de M. Dominique Éphrem Yandocka le 15 décembre 2023 “au mépris de son immunité parlementaire”.

 

L’affaire ranime le débat sur l’indépendance de la justice et le respect de la séparation des pouvoirs en République centrafricaine. Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition.

 

Le député Dominique Éphrem Yandocka  reste pour l’heure privé de ses droits parlementaires et dans l’impossibilité de se faire soigner à l’étranger, malgré l’urgence de sa situation médicale selon ses proches.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Martin Ziguélé : ‘Le développement ne se décrète pas, ça se voit dans le portefeuille des Centrafricains’

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Martin Ziguélé : ‘Le développement ne se décrète pas, ça se voit dans le portefeuille des Centrafricains’

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours-450×300.jpg” alt=”Martin Ziguélé” width=”450″ height=”300″ />
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le leader de l’opposition centrafricaine a livré une analyse critique de la situation économique du pays lors d’une conférence de presse à Bangui. Martin Ziguélé a contesté les chiffres présentés dans le récent discours sur l’état de la nation du président Faustin Archange Touadéra.

 

“Le développement, ça ne se décrète pas, ça se voit. C’est des chiffres”, a déclaré l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, avant d’ajouter : “Lorsque vous sortez le matin et que le salaire que vous avez comme journaliste permet de prendre un petit déjeuner copieux, de manger à midi et le soir, et que vous pouvez payer la scolarité de vos enfants, quand ils tombent malades, vous pouvez payer. Vous savez dans votre plat, dans votre poche, dans votre portefeuille que l’économie avance“.

 

Les données économiques actuelles ne plaident pas en faveur d’une amélioration, selon le président du MLPC Martin Ziguélé. “La croissance en 2024 est de 1,4%, l’inflation est de 4%. En réalité, avec ces chiffres, la croissance est de moins 2,7%. Cela signifie que les Centrafricains se sont tous appauvris de 2% en 2024”, a-t-il calculé.

 

Pour 2025, les perspectives n’apparaissent pas plus encourageantes aux yeux de l’opposition. “Ils prévoient une croissance de 2,7%. Mais la croissance doit venir d’où ? La croissance vient de la consommation et de la production. Si vous n’avez pas d’argent pour consommer, vous n’allez pas acheter. Et celui qui vend ne va pas importer ou produire“, a expliqué Martin Ziguélé.

 

Le budget d’investissement national pose également question. “Le budget d’investissement sur fonds nationaux, c’est 18 milliards 600 millions. Et les investissements réels, c’est 6 milliards. Le budget d’État centrafricain sert uniquement au fonctionnement de l’État et à payer les dettes”, a précisé l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé.

 

La question des prix du carburant préoccupe particulièrement l’opposition. “La Banque mondiale veut faire un audit pour connaître le prix réel d’achat du carburant à l’extérieur et comprendre d’où viennent les marges”, a indiqué Martin Ziguélé, ajoutant : “Les Centrafricains ne peuvent pas payer le carburant au double du prix des pays voisins. Il n’y a aucune croissance économique possible dans ces conditions“.

 

Le plan national de développement annoncé par le gouvernement, avec 7000 milliards d’investissements prévus, ne convainc pas davantage l’opposition. “Pour que les bailleurs de fonds financent des projets, il faut être en accord avec le FMI. Il faut avoir un programme qui certifie que vous gérez bien votre argent. Au moment où je parle, la troisième revue n’est pas encore conclue”, a conclu Martin Ziguélé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue

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Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue

 

Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 “Il dort là, au croisement Marabéna, devant la station Tradex, comme un chien errant.” C’est par ces mots qu’un passant décrit la scène, la gorge nouée. Le soleil de midi frappe déjà fort, mais l’enfant ne bouge pas. Son corps épuisé repose sur le sol poussiéreux, un vieux téléphone posé près de lui comme seul compagnon. Dans les rues de Bangui, cette image n’étonne plus personne. Elle raconte pourtant l’histoire d’un pays qui abandonne ses enfants. Vraiment, la capitale Bangui à genoux.

 

La ville de Bangui s’est habituée à ces petits corps allongés sur ses trottoirs. Ces enfants qui marchent la nuit, comme des fantômes, et s’écroulent de fatigue le jour venu, là où leurs pas les portent. Ici, devant le grand carrefour Oumar Bongo, les voitures les frôlent, indifférentes. La misère est devenue le nouveau normal dans cette capitale Bangui à genoux.

Minusca-au-pk17-rouge-de-boali/” rel=”attachment wp-att-62814″ data-wpel-link=”internal”>Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Les Banguissois qui se cherchent pour survivre sur la dechetterie de la-MINUSC au PK26 de Bangui

 

Sur les décharges de la Minusca au PK 26, d’autres enfants fouillent les poubelles. Leurs petites mains disputent aux chiens errants les restes des repas jetés par les Casques bleus. Un verre PIKA 26 devient un trésor, un emballage vide une potentielle source de nourriture. Bangui glisse doucement vers ces images qu’on croyait réservées à l’Éthiopie des années de famine ou à la Russie post-soviétique des années 90 où les enfants ramassent des déchets sur les poubelles pour manger.

.

 

La misère n’est plus un mot assez fort. Elle dévore le pays comme un cancer, transforme les enfants en adultes trop tôt, fait des rues de la capitale Bangui à genoux  un cimetière à ciel ouvert pour les rêves brisés. Dans les quartiers, les familles ne mangent plus qu’une fois par jour, quand elles mangent. Les écoles se vident pendant que les rues se remplissent d’enfants cherchant désespérément de quoi survivre.

Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Où sont passés les 2000 milliards promis par les partenaires en 2016 pour le développement ? Pendant que les élites paradent dans leurs 4×4 climatisés, que les “premières dames” organisent des galas dans des hôtels de luxe, les enfants de Bangui meurent à petit feu sur l’asphalte. Cette image d’un enfant endormi sur le trottoir est l’accusation la plus cinglante contre un système qui a failli à sa jeunesse.

 

Le contraste déchire le cœur. D’un côté, les discours officiels sur le “développement”, les promesses d’un avenir meilleur. De l’autre, ces corps d’enfants allongés dans la poussière, ces regards vides qui ne demandent même plus d’aide. Comment parler de progrès quand la nouvelle génération dort dans les caniveaux  de la capitale Bangui à genoux ?

 

Cette photo n’est pas qu’une image. C’est le miroir d’un pays malade, d’un État qui ne protège plus ses enfants, d’une société qui s’est habituée à l’inacceptable. Chaque enfant endormi sur un trottoir est une accusation vivante contre ceux qui ont volé l’avenir du pays.

 

La grande misère a désormais un visage  en Centrafrique : celui de cet enfant sur le trottoir au croisement Marabéna, de ces mains qui fouillent les ordures au Pk26, de ces yeux qui ne brillent plus. La Centrafrique ne court pas vers l’abîme – elle y vit déjà, et ses enfants en sont les premières victimes.

 

Cette image devrait empêcher de dormir ceux qui prétendent diriger ce pays du Président Barthelemy Boganda. Elle devrait provoquer un sursaut, une révolte. Mais dans les quartiers chics de Bangui, qui entend encore les pleurs silencieux de ces enfants perdus ? La vraie tragédie n’est pas seulement la misère, c’est qu’elle ne choque même plus chez Touadera.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s’installe sous l’ère Maxime Balalou

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À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s’installe sous l’ère Maxime Balalou

 

Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s'installe sous l'ère Maxime Balalou
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les médias publics centrafricains traversent une période noire. Dans les couloirs de la radio comme de la télévision nationale, les querelles quotidiennes ont remplacé le travail journalistique. Les présentateurs improvisés bafouillent pendant les journaux, les textes mal rédigés s’enchaînent, tandis que des directeurs sans qualification, nommés par Maxime Balalou,  tentent tant bien que mal de gérer des services dont ils ignorent le fonctionnement.

 

Le ministre de la Communication, Maxime Balalou, a transformé la radiotélévision nationale en un plateau de l’absurde par une série de nominations ahurissantes. À la télévision centrafricaine, le nouveau directeur général, monsieur Bienvenu Bissayo, un homme sans expérience, tente de bricoler les choses dans une confusion totale. Prince Koyagbelé, un amateur de cinéma sans formation journalistique, se retrouve Directeur de l’information. Cet homme tente de bricoler dans un chaos général. Cependant, à la radio Centrafrique, une nouvelle chef de service de la rédaction, sans qualification journalistique, ramassée dans le quartier, peine à assumer ses responsabilités, et ce, avec la complicité du ministre Maxime Balalou.

 

Les conséquences sont désastreuses sur les antennes. À la radio nationale, le journal de vendredi dernier a particulièrement marqué les esprits : la voix juvénile de la nouvelle chef de rédaction, ses hésitations et son français approximatif ont transformé le bulletin d’information en un exercice pénible pour les auditeurs. “On dirait une collégienne qui lit un texte pour la première fois dans la classe devant ses collègues”, commente un auditeur régulier.

 

La situation n’est pas aussi meilleure à la télévision. Les présentateurs enchaînent les erreurs, butent sur les mots, peinent à donner du sens aux textes qu’ils lisent. “Les journaux télévisés sont devenus une épreuve pour les téléspectateurs”, témoigne un ancien de la maison. “Les textes sont mal rédigés, truffés de fautes, et personne, y compris le ministre Maxime Balalou,   ne semble s’en soucier“.

 

Dans les locaux des deux médias, l’atmosphère est devenue irrespirable. Les professionnels expérimentés ne cachent plus leur mépris pour ces nominations politiques organisée par le ministre Maxime Balalou, qui ont placé des novices à des postes clés. “Comment travailler sérieusement quand votre supérieur ne connaît même pas les bases du métier ?”, s’interroge un journaliste radio. Les disputes éclatent régulièrement, transformant la radiotélévision nationale en une arène où les confrontations personnelles éclipsent la mission d’information.

 

Face à cette situation, le ministre Maxime Balalou multiplie les réunions de crise. Mais ses interventions ne font qu’ajouter à la confusion. “On ne peut pas décréter le respect“, note un cadre de la télévision. “Quand les responsables n’ont ni les compétences ni la dignité nécessaires pour leur poste, aucune réunion ne pourra y remédier“.

 

La comparaison avec la gestion précédente est particulièrement accablante pour l’actuel ministre Maxime Balalou. Bien que son prédécesseur Ghislain Djorie ait fait l’objet de nombreuses critiques, la situation actuelle avec Balalou atteint des sommets dans le dysfonctionnement total. Les observateurs du paysage médiatique centrafricain s’accordent : jamais la télévision nationale n’avait connu une telle désorganisation.

 

L’ironie de la situation n’échappe à personne : Maxime Balalou, lors de sa récente conférence de presse hebdomadaire, dénonçait l’usurpation du titre de journaliste par certaines personnes à Bangui, nomme aujourd’hui contre toute attente des personnes sans qualification aux postes les plus sensibles de l’audiovisuel public. Cette incohérence témoigne d’une absence totale de sa vision pour le service public.

 

Les conséquences de cette situation dépassent largement le cadre de la télévision centrafricaine et de la radio Centrafrique. La télévision nationale, censée être un pilier de l’information publique, ne remplit plus son rôle. Les Centrafricains se détournent progressivement de leur média public, préférant d’autres sources d’information, et ce, à cause du ministre Maxime Balalou.

 

La crise actuelle pose une question: comment la télévision centrafricaine et la radio Centrafrique pourront-elles retrouver leur crédibilité ? La réponse passe nécessairement par un retour aux fondamentaux : des nominations basées sur les compétences, une formation continue du personnel, et une vision claire pour l’avenir du service public audiovisuel.

 

En attendant un sursaut salvateur, les Centrafricains voient leurs médias publics s’enfoncer dans une spirale de médiocrité. Une situation d’autant plus alarmante que le pays a plus que jamais besoin d’une information professionnelle et fiable, tant à la radio qu’à la télévision.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En 2025, L’inflation continue de dévorer le pouvoir d’achat des Centrafricains

 

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Marché central de Bangui, capitale de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’Assemblée nationale dévoile une réalité économique inquiétante derrière les chiffres officiels. Si le gouvernement annonce fièrement une croissance de 2,9% pour 2025, le tableau économique réel apparaît nettement plus sombre pour les citoyens. Une analyse approfondie des données par le directeur de publication du CNC, monsieur Alain Nzilo, montre que l’inflation persistante ronge les revenus et fragilise le tissu économique national.

 

En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, la croissance affichée de 1,4% cache un recul réel de 2,7% une fois prise en compte l’inflation de 4,1%. Cette tendance négative continuera en 2025, où malgré l’objectif de croissance de 2,9%, l’économie restera en territoire négatif à -0,5% en termes réels, l’inflation demeurant élevée à 3,4%.

 

Le secteur primaire, pilier traditionnel de l’économie centrafricaine, peine à jouer son rôle de moteur. Sa croissance passerait modestement de 1,7% en 2024 à 2,3% en 2025, une progression timide fortement conditionnée par une hypothétique “stabilité sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national”, comme le note prudemment le ministre des Finances.

 

Le secteur secondaire affiche des performances encore plus modestes, avec une croissance qui progresserait de 1% à 1,5% entre 2024 et 2025. Cette légère amélioration reposerait principalement sur les travaux de construction et la réhabilitation des infrastructures routières, des projets largement dépendants des financements extérieurs.

 

Dans ce contexte difficile, les ménages subissent de plein fouet la hausse des prix. Le panier de la ménagère se réduit, tandis que les services essentiels deviennent de plus en plus coûteux. Les petits commerçants et les agriculteurs voient leurs marges fondre sous l’effet combiné de l’inflation et de la faible croissance.

 

Les efforts du gouvernement pour stimuler l’activité économique se heurtent à des obstacles structurels persistants. La levée de l’embargo sur certains secteurs comme l’exploitation forestière laisse espérer une croissance de 7,2% en 2025 contre 6,5% en 2024 dans les activités extractives, mais ces projections restent tributaires d’une amélioration significative du climat des affaires.

 

Le contraste entre les chiffres officiels et la réalité économique vécue par les Centrafricains n’a jamais été aussi marqué. Si les autorités maintiennent un discours optimiste sur la croissance, la persistance d’une inflation élevée continue d’éroder le pouvoir d’achat et les perspectives de développement économique. L’année 2025 s’annonce comme une période d’ajustement difficile pour une population déjà éprouvée par les difficultés économiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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2025 en RCA : Le Conseiller-Prophète Jules Njawé Agite le Spectre du Chaos Électoral

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2025 en RCA : Le Conseiller-Prophète Jules Njawé Agite le Spectre du Chaos Électoral

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Le camerounais Jules Njawé, conseiller du Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À huit mois des élections présidentielles, le camerounais Jules Njawé sort sa boule de cristal. Le “conseiller” du président Kongoboro , dans une prestation en ligne ahurissante, dépeint un scénario apocalyptique pour 2025 en RCA. Entre prédictions funestes et menaces à peine voilées, son discours révèle surtout l’inquiétude de ses commanditaires.

 

“Quatre candidats ont déjà le droit d’être candidats”, proclame-t-il, s’arrogeant le rôle d’arbitre électoral auto-proclamé. Un casting sur mesure où il distribue les bons et mauvais points, qualifiant au passage Martin Ziguélé de “parrain des rébellions” et Karim Meckassoua de “déchu de ses droits civiques”. Une bien étrange conception de la démocratie à la poutine.

 

Le summum de l’absurde est atteint quand Jules Njawé  aborde la question du troisième mandat. Dans une pirouette digne des plus grands contorsionnistes politiques, Jules Njawé balaie la question d’un revers de main : “Le débat sur la candidature du président Touadéra n’a pas lieu d’être“. Une façon subtile d’annoncer que les dés sont déjà jetés.

 

Ses attaques contre l’opposition frisent parfois le comique involontaire. D’un côté, il les accuse d’incompétence totale, de l’autre, il les dépeint comme des stratèges machiavéliques capables de mobiliser des armées étrangères. Un grand écart logique qui trahit la panique de son camp.

 

La partie la plus inquiétante de son intervention concerne les “préparatifs” en cours. À l’entendre, des complots se trament aux frontières, des drones ukrainiens menacent, des espions soudanais rôdent… Un scénario catastrophe taillé sur mesure pour justifier d’éventuelles mesures drastiques avant les élections.

 

Wagner n’est jamais loin dans ce tableau électoral. Sans jamais les nommer directement, Jules Njawé justifie leur présence comme une protection divine contre ces menaces imaginaires. Une propagande grossière qui prépare le terrain pour 2025.

 

Le plus navrant reste sa vision du “panafricanisme”. Ce noble idéal se retrouve réduit à un simple outil de manipulation électorale. Les vrais enjeux – développement, éducation, santé – disparaissent sous un déluge de théories complotistes pathétique.

 

Face à ce cirque pré-électoral, les Centrafricains, eux, attendent toujours un véritable débat sur leur avenir. Pendant que Jules Njawé joue les Cassandre de pacotille, les questions importantes sur la gouvernance, la transparence électorale et le développement du pays restent sans réponse.

 

La RCA mérite mieux que ces prophéties de malheur débitées par un conseiller aux ordres. Les élections de 2025 devraient être l’occasion d’un véritable dialogue national, pas d’un concours de manipulation où les apprentis sorciers tentent de conjurer leurs propres peurs.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D’UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA

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LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D’UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA

 

 

Centrafrique.org/manifestation-a-ouandja-soutien-affiche-a-la-candidature-de-faustin-archange-touadera/” data-wpel-link=”internal”>LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D'UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA
Manifestation à Ouandja , Soutien affiché à la candidature de Faustin Archange Touadéra.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La sous-préfecture de Ouandja, située à plus de 1000 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Vakaga, région de Fertit, vient d’enregistrer un acte politique inattendu. Un mémorandum daté du 13 janvier 2025, signé par “la population de Ouandja”, demande officiellement la candidature du président Faustin Archange Touadera aux Élections présidentielles de décembre 2025.

 

Appel au troisième mandat de Touadera qui pose question dans la VAKAGA

 

Le document, rédigé sur papier à en-tête officiel de la sous-préfecture de Ouandja, expose deux revendications principales : le développement de l’agriculture mécanisée et la distribution de semences améliorées pour combattre l’insécurité alimentaire. Il se termine par un slogan sans équivoque : “Oui à la candidature du Professeur Faustin Archanges Touadera, Non aux BRDC ennemis de la paix.”

 

Pourtant, ce mémorandum de Ouandja s’inscrit dans un contexte particulier d’abandon administratif et social. La région, située dans la zone des trois frontières entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan, souffre d’un isolement chronique. Les routes sont inexistantes ou impraticables pendant la saison des pluies qui dure plusieurs mois, transformant ces localités en véritables îlots coupés du reste du pays.

 

Et ce n’est pas tout! L’absence d’infrastructures hydrauliques oblige la population à s’approvisionner dans les marigots, partageant les points d’eau avec le bétail et les animaux sauvages. Cette situation provoque régulièrement des maladies hydriques, particulièrement chez les enfants. Les structures de santé sont quasi inexistantes, le centre de santé le plus proche se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres.

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Mouvement Cœurs Unis , Mobilisation des jeunes en fa

 

Et la sécurité  dans la VAKAGA   dans toute cette histoire?

 

C’est la bonne question. En effet, le désarmement récent de la population par les éléments de l’armée nationale et les mercenaires russes du groupe Wagner a créé un dangereux vide sécuritaire. Auparavant, les habitants disposaient d’armes artisanales ou de récupération pour se défendre contre les incursions des bandits venus du Soudan voisin. Désormais désarmés, ils se retrouvent sans défense face aux braquages et aux exactions.

Un jeune de Boromata décrit la situation :  “les soldats FACA et les Wagner nous ont désarmés, prétendant nous protéger. Mais une fois que le désarmement est terminé, ils sont partis et nous laisser sans défense contre les bandits soudanais qui traversent la frontière comme ils veulent”.

Un jeune homme victime d’un braquage dans la ville de Boromatha, dans la Vakaga, photographié le 13 janvier 2025 avec des blessures visibles à l’épaule droite.”
Un jeune homme victime d’un braquage dans la ville de Boromatha, dans la Vakaga, photographié le 13 janvier 2025 avec des blessures visibles à l’épaule droite.”

 

Et le social dans la VAKAGA  ?

 

Sans passer par quatre chemins, on peut dire aujourd’hui que la préfecture de la Vakaga, que ça soit à Boromata, Gordile, ou encore à Ouandja,  connaît une situation alimentaire alarmante. Les marchés sont mal approvisionnés, les prix des denrées de première nécessité atteignent des sommets. L’agriculture locale, principalement vivrière, peine à nourrir la population. Les promesses de mécanisation agricole mentionnées dans le mémorandum sonnent creux face à l’absence totale d’équipements et d’accompagnement technique.

 

Le document officiel évoque la distribution de semences améliorées pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Pourtant, les paysans de la Vakaga n’ont jamais reçu le moindre soutien agricole. Les techniques culturales restent rudimentaires, limitées à une agriculture de subsistance qui ne permet pas de dégager des surplus commercialisables.

 

La situation sécuritaire s’aggrave de jour en jour.

 

Les bandits soudanais, profitant de l’absence totale de forces de l’ordre, multiplient les incursions. Les braquages sont devenus une réalité quotidienne. La population, privée de moyens de défense, vit dans la peur permanente. Ni police, ni gendarmerie, ni armée ne sont présentes pour assurer la sécurité des habitants.

 

Le phénomène d’infiltration démographique inquiète les populations de la Vakaga. Des groupes armés venus du Soudan s’installent progressivement dans les villages, profitant du vide sécuritaire. Cette occupation rampante menace l’équilibre démographique et social de la région. Les autorités locales, démunies, assistent impuissantes à cette transformation.

 

Les conditions de vie des femmes et des enfants sont particulièrement inquiétantes.

 

La malnutrition touche une grande partie de la population. L’accès à l’éducation reste un luxe, les écoles manquent d’enseignants et de matériel pédagogique. Les jeunes filles, confrontées à l’absence de perspectives, quittent souvent la région ou se marient très jeunes.

 

Dans ce contexte de dénuement extrême, l’organisation d’une manifestation de soutien politique pose question. Des témoignages concordants recueillis par la rédaction du CNC indiquent que cette manifestation de soutien à la nouvelle candidature de Baba Kongoboro pour un troisième mandat a  été organisée moyennant de maigres compensations financières. “On distribue 500 ou 1000 francs CFA par personne pour qu’elles marchent avec des banderoles imprimées à Bangui“, affirme un agent de la mairie de Ouandja  sous couvert d’anonymat.

 

Le mémorandum lui-même présente des incohérences.

 

Rédigé dans un style administratif soigné, il contraste avec le niveau d’alphabétisation de la région. Les revendications concernant l’agriculture mécanisée semblent déconnectées des besoins immédiats de la population : accès à l’eau potable, sécurité, désenclavement.

 

La liste des destinataires du document révèle sa dimension politique : Présidence, Gouvernement, ANE, préfecture, Minusca. Cette diffusion large vise manifestement à donner l’image d’un soutien populaire au président Baba Kongoboro dans une région pourtant largement délaissée par l’État centrafricain  depuis des années.

 

L’instrumentalisation politique de la misère n’est pas nouvelle en Centrafrique.

 

Les régions les plus pauvres, où la population lutte quotidiennement pour sa survie, deviennent des terrains propices aux manipulations électorales. La précarité économique rend les habitants vulnérables aux pressions et aux incitations financières, même modestes.

 

Le cas de Ouandja, Boromata, Gordile  illustre les limites du développement en Centrafrique. Malgré les discours officiels sur la décentralisation et le développement local, les régions périphériques restent abandonnées. Les services publics sont inexistants, l’État n’assure plus ses fonctions régaliennes de base.

 

Le BRDC, ennemi pointé du doigt par les manipulateurs

 

La mention des “BRDC ennemis de la paix” dans le mémorandum rappelle les tensions politiques qui traversent le pays depuis plusieurs années. Cette référence aux opposants politiques réunis au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) dans un document censé émaner de la population locale trahit son origine partisane.

 

L’avenir de la Vakaga pousse les citoyens centrafricains à s’interroger. Sans réponse rapide aux problèmes sécuritaires, le risque d’une déstabilisation complète est réel. L’absence de perspectives économiques pousse les jeunes à l’exode. Le tissu social traditionnel se délite progressivement.

 

Ce mémorandum de Ouandja restera comme un exemple de l’écart croissant entre la propagande politique et les réalités du terrain. Pendant que les documents officiels parlent de développement et de soutien populaire, la population de la Vakaga continue de survivre dans des conditions d’une précarité extrême.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diamants, or et taxes minières : La grande mascarade des chiffres diffusés par Touadera face à la misère du peuple

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Diamants, or et taxes minières : La grande mascarade des chiffres diffusés par Touadera face à la misère du peuple

 

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monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des millions qui s’évaporent, des statistiques mirobolantes et une réalité qui saigne. Le discours présidentiel sur l’état de la nation 2024 vient encore une fois bercer les Centrafricains avec des chiffres vertigineux : 117.857,2 carats de diamants en 2023, 1.743.945,17 carats d’or, des taxes minières  perçues qui auraient explosé de 89 millions à 355 millions. Pourtant, dans les zones minières, la population s’enfonce chaque jour davantage dans la précarité.

 

Le contraste est saisissant entre ces annonces triomphalistes et l’état réel du secteur minier en Centrafrique. Comment expliquer que la production déclarée de diamants ait prétendument décuplé alors que les artisans miniers peinent toujours à nourrir leurs familles ? Comment justifier ces taxes minières  “record” quand les routes menant aux zones d’extraction restent impraticables ?

 

Plus troublant encore, le discours présidentiel évoque fièrement “519 indices miniers” contre 470 auparavant. Une augmentation de 49 sites qui, étrangement, ne se traduit par aucune amélioration visible des conditions de vie dans les régions concernées. Les écoles restent totalement délabrées et sans enseignants, les centres de santé manquent de tout, pendant que ces richesses s’évaporent mystérieusement dans les poches de Wagner, chinois et rwandais.

 

La levée de l’embargo sur le diamant, présentée comme une panacée, n’a visiblement profité qu’à une poignée d’initiés. Les circuits parallèles prospèrent, la contrebande s’intensifie, malgré la création annoncée de “9 unités opérationnelles supplémentaires”. Des unités dont l’efficacité reste à prouver, tandis que les populations locales continuent de creuser la terre pour quelques francs.

 

Cette manipulation des chiffres ne peut plus masquer l’échec patent de la politique minière de Baba Kongoboro. Derrière les statistiques flatteuses se cache une réalité brutale : celle d’un pays qui voit ses richesses naturelles pillées sans que le peuple n’en tire le moindre bénéfice des taxes minières. La “force-taxe nationale” tant vantée semble plus préoccupée par la collecte des taxes minières  que par la protection des intérêts des miniers artisanaux.

 

L’heure n’est plus aux annonces grandiloquentes mais à une refonte complète du système de gouvernance minière. Les Centrafricains méritent mieux que des chiffres fantaisistes qui insultent leur intelligence et leur misère quotidienne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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