jeudi, juin 18, 2026
Accueil Blog Page 96

L’absence de routes paralyse Birao : “Sans route, pas d’économie” alertent les autorités locales

0

L’absence de routes paralyse Birao : “Sans route, pas d’économie” alertent les autorités locales

 

Centrafrique.org/laxe-bria-ouadda-surnomme-chemin-du-diable/sur-la-route-entre-bria-et-ouadda/” rel=”attachment wp-att-83453″ data-wpel-link=”internal”>L'absence de routes paralyse Birao : "Sans route, pas d'économie" alertent les autorités localesLa route sableneuse entre Bria-Ouadda , dans la préfecture de la Haute-Kotto, où un véhicule en provenance de Bria, et les passagers nettoyent la route pour que la chaussée se dégage. Sur-la-route-entre-Bria-et-Ouadda L'axe Bria-Ouadda : un chemin du diable
Sur la route entre Bria et Ouadda . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La préfecture de la Vakaga, et particulièrement sa capitale Birao, fait face à une crise infrastructurelle majeure qui paralyse l’ensemble de ses activités économiques. L’état désastreux des routes, notamment pendant la saison des pluies, isole littéralement la ville du reste du pays.

 

Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga, résume la situation avec une phrase percutante : “Tant qu’il n’y a pas de route, il n’y a pas d’économie“. Cette réalité se manifeste particulièrement pendant la saison des pluies, comme elle l’explique : “À Birao, tu comptes de février à mai, c’est là où il y a l’activité. Dès qu’il a plu, il descend, c’est fini, il n’y a plus d’activité“.

 

Les commerçants doivent recourir à des moyens de transport rudimentaires pour maintenir un minimum d’approvisionnement. “Souvent, les gens peuvent transporter les marchandises avec le carreau… avec les ânes et les chevaux. Mais quand il y a aussi trop de trous, ça leur casse les pieds”, détaille Fatime Attache, illustrant les difficultés quotidiennes des transporteurs.

 

Les conséquences de cette situation sont multiples :

– Ruptures fréquentes d’approvisionnement en produits de première nécessité

– Augmentation significative des coûts de transport

– Isolement prolongé pendant la saison des pluies

– Impact négatif sur l’aide humanitaire

 

Malgré les promesses gouvernementales, notamment l’annonce en décembre dernier par le ministre résident de la Vakaga, Arno Djoubaye Abazene, concernant la réhabilitation de la route Ndélé-Bria-Amdafock, ordonnée par le président Faustin-Archange Touadera, aucun progrès concret n’a été observé.

 

“On a déjà fait, on a parlé beaucoup, mais jusqu’à là, on n’a pas encore vu la suite”, déplore Fatime Attache, soulignant l’urgence d’actions concrètes pour désenclaver la région. Cette situation critique continue d’handicaper sérieusement le développement économique de Birao et de l’ensemble de la préfecture de la Vakaga.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Deuxième phase d’Inscriptions électorales : une opération chaotique dès le départ

0

Inscriptions électorales : une opération instable dès le départ

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-echeances-electorales-de-tous-les-dangers-en-rca/des-electeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-a-bangui-par-ane/” rel=”attachment wp-att-34017″ data-wpel-link=”internal”>Inscriptions électorales : une opération instable dès le départ
les électeurs devant un bureau de vote à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Autorité nationale des élections (ANE) fanfaronne sur le lancement, ce mardi 11 mars 2025, des inscriptions sur les listes électorales dans les aires 2 et 3, ainsi qu’une partie de l’aire 1, couvrant neuf préfectures. Mais derrière les discours optimistes, les fissures sont déjà béantes. Aboubacar Sefadi Saïr, président d’un démembrement de l’ANE, a lâché le morceau sans détour : problèmes logistiques, insécurité persistante dans des zones comme Garba et Chari, Ngolokosso, déploiement au compte-gouttes faute de préparation. On est loin de l’opération bien organisée promise aux Centrafricains.

 

Dans certaines localités, certes, quelques citoyens motivés ont pris d’assaut les centres d’enrôlement dès l’aube, mais cet élan risque de s’essouffler vite. Comment imaginer une campagne réussie jusqu’au 25 mars quand les aveux mêmes de l’ANE pointent un manque criant de moyens ? La Minusca est là, fidèle au poste, pour sécuriser et épauler logistiquement, mais son appui ne peut masquer l’improvisation générale. Les “conditions réunies” vantées par les officiels sonnent comme une plaisanterie quand des régions entières restent entravées par des routes impraticables ou des menaces armées.

 

Et que dire de l’appel vibrant de Sabine Douté-Tendos, vice-présidente de l’ANE, à une mobilisation massive ? Un vœu pieux, presque risible, quand les électeurs risquent de se heurter à des centres sous-équipés, mal organisés ou carrément inaccessibles. À ce rythme, cette opération électorale, censée poser les bases d’un scrutin crédible, s’annonce comme un fiasco en gestation. Les citoyens méritent mieux qu’une comédie logée dans des promesses creuses….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Les femmes de Bouar formées à la gestion et à l’autonomie financière

0

Les femmes de Bouar formées à la gestion et à l’autonomie financière

 

Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-Bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Les femmes de Bouar formées à la gestion et à l’autonomie financière
Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un programme de formation dédié aux femmes de Bouar a récemment été mis en place afin de renforcer leurs compétences en gestion et de favoriser leur autonomie financière. Portée par des acteurs locaux et des organisations partenaires, cette initiative vise à fournir aux participantes des outils concrets pour développer des activités génératrices de revenus et réduire leur dépendance économique.

 

Acquérir des compétences pour une indépendance financière

 

Durant cette session, les participantes ont été initiées aux principes fondamentaux de la gestion financière, du développement entrepreneurial et de l’accès au microcrédit. Des experts ont partagé des conseils pratiques sur la gestion budgétaire, l’épargne et la rentabilité des petites entreprises.

 

« L’objectif est de donner aux femmes les moyens de prendre en main leur avenir économique. Beaucoup ont des idées, mais manquent de connaissances pour structurer un projet viable », explique à la rédaction du CNC un formateur.

 

Certaines participantes, déjà engagées dans des activités commerciales, ont pu partager leurs expériences et échanger sur les difficultés rencontrées, notamment en ce qui concerne l’accès au financement et aux marchés locaux.

 

Un levier pour l’émancipation des femmes à Bouar

 

Dans une région où l’accès à l’emploi reste très très limité pour les femmes, cette formation est perçue comme une opportunité de renforcer leur rôle dans le développement économique local.

 

« Pendant longtemps, les femmes ont été cantonnées à des tâches domestiques. Aujourd’hui, nous voulons leur montrer qu’elles peuvent aussi être des actrices économiques à part entière », souligne une représentante des organisateurs.

 

Les participantes espèrent désormais un accompagnement durable, notamment en matière de financement et de structuration de leurs activités.

 

Des défis encore présents

 

Si cette initiative est saluée, elle met également en lumière les obstacles persistants à l’émancipation économique des femmes. Le manque d’accès aux crédits, la pression sociale et l’absence d’infrastructures adaptées restent des freins majeurs.

 

« Se former, c’est bien, mais sans soutien financier, il sera difficile de concrétiser nos projets », déplore une participante.

 

Les organisateurs plaident pour un engagement accru des autorités locales et des institutions de microfinance afin d’accompagner ces femmes au-delà de la formation. Une telle démarche permettrait d’ancrer durablement l’autonomie financière des femmes de Bouar et, plus largement, de renforcer leur contribution au développement socio-économique de la Nana-Mambéré.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Taïwan et la Chine : une position centrafricaine dictée par des intérêts économiques

0

Taïwan et la Chine : une position centrafricaine dictée par des intérêts économiques

 

Centrafrique.org/fiasco-diplomatique-touadera-transforme-une-visite-detat-en-chine-en-couteuses-vacances/touadera_president_chinois/” rel=”attachment wp-att-83213″ data-wpel-link=”internal”>Taïwan et la Chine : une position centrafricaine dictée par des intérêts économiques
touadera_president_chinois – Fiasco diplomatique : Touadéra transforme une visite d’État en Chine en coûteuses vacances

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors d’une conférence de presse exceptionnelle à l’Assemblée nationale à Bangui, la République centrafricaine (RCA) a réaffirmé son soutien à la politique d’”une seule Chine”, selon laquelle Taïwan est une province inaliénable de la République populaire de Chine. Feng Ka Sui, ministre conseiller de l’ambassade chinoise, a salué cette prise de position, promettant en retour un appui continu au développement et à la stabilité de la RCA. Mais derrière cette déclaration solennelle, une question se pose : ce choix est-il vraiment guidé par des principes ou cache-t-il des calculs économiques bien plus terre-à-terre ?

 

Le président du groupe parlementaire Amitié-Chine, José Lé Magloire Makango, a insisté sur l’importance d’éclaircir la confusion autour de Taïwan, souvent perçu à tort comme une entité distincte. Pour lui, soutenir Pékin, c’est soutenir un “peuple frère” qui accompagne la RCA depuis longtemps. Pourtant, ce discours d’amitié sonne un peu trop lisse dans un pays où les alliances internationales se nouent souvent au gré des besoins immédiats. La RCA, engluée dans une crise économique et sécuritaire sans fin, n’a pas les moyens de se payer le luxe d’une diplomatie purement idéologique. Alors, pourquoi cette fermeté soudaine sur la question taïwanaise ?

 

La réponse pourrait se trouver dans les promesses chinoises qui ont suivi. Feng Ka Sui a évoqué un soutien à la souveraineté, à la stabilité politique et au développement “sain et stable” de la RCA. Traduit en termes concrets, cela signifie des investissements, des projets d’infrastructure et peut-être une aide financière directe,  autant de bouées de sauvetage pour un gouvernement aux abois. La Chine, de son côté, y gagne un allié fidèle dans sa croisade diplomatique contre Taïwan, un pion de plus dans son jeu d’influence en Afrique. Mais à quel prix pour la RCA ?

 

Ce n’est pas la première fois que Bangui ajuste ses positions pour plaire à un partenaire puissant. Le rejet virulent de l’Occident, martelé lors de la conférence, semble aller de pair avec cette nouvelle proximité chinoise. Pourtant, rien n’indique que cet alignement profite vraiment à la population. Les routes, les écoles et les hôpitaux promis par Pékin traînent souvent à se matérialiser, ou servent d’abord les intérêts des entreprises chinoises. Pendant ce temps, les ressources naturelles centrafricaines :  minerais, bois, terres,  attirent les regards étrangers, et la Chine ne fait pas exception.

 

Le parallèle avec les groupes armés internes, évoqué par Makango, est révélateur. Comme le gouvernement refuse de céder aux rebelles qui divisent le pays, il pourrait voir dans la Chine un allié prêt à le soutenir militairement ou financièrement pour reprendre le contrôle. Mais cette aide a un coût, et il est légitime de se demander si la RCA ne troque pas une forme de dépendance contre une autre. Soutenir la politique d’”une seule Chine” serait alors moins une conviction qu’un marchandage : un gage offert à Pékin en échange de dollars et de projets, dans un pays où la survie prime sur les grandes idées.

 

Reste une incertitude : jusqu’où ira cet arrangement ? Si la RCA se coupe des partenaires occidentaux pour miser tout sur la Chine, elle risque de se retrouver piégée dans une relation déséquilibrée, où ses intérêts nationaux passent après ceux de son bienfaiteur. La conférence de presse de Bangui voulait projeter une image de solidarité et de souveraineté. Mais elle pourrait bien avoir révélé une vérité moins noble : en RCA, même les principes se négocient au plus offrant.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Plus rapide que jamais : les progrès technologiques accélèrent notre monde

0

 

Centrafrique.org/pub-deux-du-vendredi/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-deux-du-vendredi-450×300.jpg” alt=”Plus rapide que jamais : les progrès technologiques accélèrent notre monde” width=”450″ height=”300″ />

 

La technologie évolue à un rythme effréné, repoussant les limites de la vitesse, de l’efficacité et de la connectivité. Dans tous les secteurs, les avancées technologiques rendent notre monde plus rapide que jamais, modifiant notre façon de travailler, de communiquer et même de penser. De la puissante automatisation basée sur l’IA à la connectivité de nouvelle génération, voici comment les dernières innovations remodèlent notre vie quotidienne et l’avenir.

Paiements instantanés via crypto et portefeuilles électroniques

Le paysage financier a radicalement changé avec l’essor des crypto-monnaies et des portefeuilles électroniques, permettant des transactions fluides et instantanées dans tous les secteurs. Les entreprises n’ont plus à faire face à de longs délais de traitement, car les monnaies numériques comme Bitcoin et Ethereum permettent des paiements décentralisés et sans frontières. Les portefeuilles électroniques ont également transformé la façon dont les gens gèrent leurs transactions quotidiennes, depuis les achats en ligne jusqu’au paiement de services en quelques clics sur un appareil mobile.

 

Dans les secteurs où la rapidité est cruciale, comme le commerce électronique et le divertissement en ligne, ces méthodes de paiement sont devenues une nécessité. La demande d’un casino en ligne avec retrait immédiat reflète ce changement, car les joueurs s’attendent à accéder à leurs gains immédiatement plutôt que d’attendre les processus bancaires traditionnels. Ces casinos exploitent la technologie blockchain et les portefeuilles électroniques pour garantir aux utilisateurs des paiements rapides et sans tracas, démontrant ainsi comment les solutions financières numériques remodèlent les attentes des consommateurs.

 

Avec des progrès continus, l’avenir de la finance verra probablement une adoption encore plus grande des systèmes de paiement décentralisés, réduisant les frais de transaction et augmentant l’accessibilité pour les utilisateurs du monde entier.

La puissance de la connectivité ultra-rapide

Le monde entre dans une ère d’hyperconnectivité. Avec le déploiement généralisé des réseaux 5G, les débits de données ont grimpé en flèche, réduisant la latence à des niveaux presque imperceptibles. Cela signifie que la diffusion de contenu haute définition, les appels vidéo en temps réel et même l’exploitation d’applications cloud complexes peuvent se dérouler sans décalage ni interruption.

 

Mais l’évolution ne s’arrête pas à la 5G. Les scientifiques et les ingénieurs développent déjà la 6G, qui promet des vitesses de transfert de données jusqu’à 100 fois plus rapides que son prédécesseur. Avec cela, nous pourrions voir une communication holographique, des villes intelligentes ultra-réactives et une intégration transparente de l’IA dans la vie quotidienne. Imaginez contrôler tout un écosystème de maison intelligente avec des commandes vocales traitées instantanément ou des chirurgiens effectuant des chirurgies à distance assistées par robot avec des délais quasi nuls.

Intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) est devenue le moteur de progrès rapides dans tous les secteurs. Les algorithmes d’apprentissage automatique sont désormais capables d’analyser de grandes quantités de données en quelques secondes, prenant ainsi des décisions qui prendraient des jours, voire des semaines, à des humains.

 

Dans le domaine de la santé, les diagnostics basés sur l’IA détectent les maladies plus tôt et avec plus de précision que jamais. Les systèmes d’IA analysent les analyses médicales et les données génétiques à une vitesse fulgurante, améliorant ainsi les taux de détection précoce de maladies comme le cancer. Dans le domaine financier, les algorithmes de trading à haute fréquence exécutent des transactions en quelques microsecondes, optimisant ainsi les investissements et minimisant les risques d’une manière que les traders humains ne pourraient jamais réaliser.

 

Même les industries créatives ressentent les effets de la vitesse de l’IA. Les écrivains, les concepteurs et les musiciens utilisent des outils basés sur l’IA pour générer du contenu, accélérant ainsi le processus de création tout en maintenant des niveaux de qualité élevés.

Informatique quantique

Les ordinateurs traditionnels traitent les informations à l’aide de codes binaires (uns et zéros), mais les ordinateurs quantiques vont plus loin en exploitant les bits quantiques (qubits), leur permettant d’effectuer des calculs complexes à une vitesse étonnante.

 

De grandes entreprises technologiques comme Google, IBM et des startups du monde entier se précipitent pour développer des ordinateurs quantiques capables de résoudre des problèmes complexes en quelques secondes. Ces machines ont le potentiel de révolutionner la cryptographie, d’optimiser la logistique à une échelle inimaginable et même d’accélérer la recherche pharmaceutique en simulant des structures moléculaires d’une manière qui était auparavant impossible.

Hyperloop et l’avenir des transports

Le voyage est à l’aube d’une révolution avec des concepts comme l’Hyperloop, qui promet de transporter des passagers à des vitesses supérieures à 1 000 km/h à l’aide de nacelles à lévitation magnétique situées dans des tubes basse pression. Cela pourrait réduire les temps de trajet entre les grandes villes de quelques heures à quelques minutes seulement.

 

Avec des entreprises comme SpaceX et Virgin Hyperloop qui investissent dans ce mode de transport futuriste, la façon dont les personnes et les marchandises se déplacent à travers le monde est sur le point de changer radicalement. Imaginez un monde où les voyages à travers le pays prennent moins de temps qu’un trajet matinal : de tels progrès redéfiniront les affaires, le tourisme et la connectivité humaine.

Énergie renouvelable

Une technologie plus rapide ne signifie pas seulement vitesse, elle signifie également efficacité. Les technologies des énergies renouvelables évoluent rapidement, rendant l’énergie propre plus viable et largement accessible. Les panneaux solaires convertissent désormais la lumière du soleil en électricité plus efficacement que jamais, et les éoliennes produisent plus d’énergie à moindre coût.

 

La technologie des batteries progresse également, réduisant les temps de charge tout en augmentant la capacité de stockage. Ceci est crucial pour les véhicules électriques (VE), qui deviennent courants en raison de leur autonomie améliorée et de leurs capacités de recharge rapide. Avec les batteries à semi-conducteurs à l’horizon, les véhicules électriques se rechargeront en quelques minutes plutôt qu’en heures, rendant obsolètes les transports alimentés par des combustibles fossiles dans un avenir proche.

Un monde où la vitesse définit le progrès

La course à la vitesse redéfinit tous les aspects de la vie. Qu’il s’agisse de communication instantanée, de prise de décision basée sur l’IA, d’informatique ultra-rapide ou de transports hyper efficaces, la technologie garantit que notre monde évolue à un rythme toujours plus rapide.

 

Alors que ces innovations continuent de se développer, une chose est sûre : l’avenir appartient à ceux qui savent suivre le rythme. Des entreprises qui s’adaptent aux changements rapides aux individus qui adoptent de nouvelles façons de vivre et de travailler, l’ère de la vitesse est arrivée, et elle ne fait que s’accélérer.

 

Centrafrique : le directeur général adjoint de la BICIC et son épouse ainsi que leur  fils arrêtés….

0

Centrafrique : le directeur général adjoint de la BICIC et son épouse ainsi que leur  fils arrêtés….

 

Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-Bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le directeur général adjoint de la BICIC et son épouse ainsi que leur fils arrêtés….
La principale entrée de l’OCRB

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis 72 heures, une nouvelle vague d’arrestations secoue Bangui, la capitale centrafricaine, dans le sillage de l’affaire impliquant l’ancien ministre Armel Sayo, arrêté il y a deux mois à Douala, au Cameroun. Parmi les personnes interpellées figurent le directeur général adjoint (DGA) de la Banque Sahelo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BICIC), un Centrafricain du nom d’Abakar, ainsi que son épouse, colonel de la douane centrafricaine du nom de Zara Sallé Djitalbay,  et l’un de leurs fils. En effet, Armel Sayo, un ancien colonel de la gendarmerie, est à la tête d’une coalition des groupes armés après son éviction du gouvernement, ce qui a conduit à des allégations de tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Transféré à Yaoundé, la capitale camerounaise, 24 heures après son arrestation à l’aéroport de Douala, il reste sous la garde des autorités camerounaises malgré les demandes d’extradition émanant du gouvernement centrafricain….

 

Selon des sources proches du dossier, Abakar, le DGA de la BICIC, a été arrêté par l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Peu après son interpellation, son épouse Zara Sallé Djitalbay  et l’un de leurs fils se sont rendus sur place pour lui rendre visite. Toutefois, à leur arrivée à la direction de l’OCRB du centre-ville, ils ont également été appréhendés par les enquêteurs. Si le fils a été libéré le lendemain, c’est-à-dire le jeudi 13 mars dernier, l’épouse d’Abakar, quant à elle,  reste en détention aux côtés de son mari à l’OCRB….

 

Des arrestations liées à des soupçons de complicité….

 

Les raisons précises de ces arrestations restent floues, mais elles semblent directement liées aux soupçons de complicité avec Armel Sayo. Selon des sources informées, les autorités centrafricaines mènent une opération de grande envergure visant à interpeller toute personne ayant eu des liens, même indirects, avec l’ancien ministre Armel Sayo. Cette opération s’inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues, où Sayo est accusé de diriger une coalition des groupes armés menaçant la stabilité du pays….

 

Une vague d’arrestations qui s’étend….

 

Cette affaire ne se limite pas à Abakar et sa famille. Depuis l’arrestation d’Armel Sayo, une série d’interpellations a touché plusieurs membres de son entourage, y compris des membres de sa famille et d’anciens collaborateurs. Parmi les personnes arrêtées figurent la sœur d’Armel Sayo, qui occupe le poste de ministre conseiller à la Primature, ainsi que son frère, un gendarme. Plusieurs agents du ministère des Finances ont également été interpellés, sans que les motifs exacts de ces arrestations ne soient clairement établis.

 

Cette situation a provoqué de vives critiques, notamment de la part des avocats des familles concernées. L’un d’eux a dénoncé une pratique qui consiste à arrêter des individus sur la base de simples relations ou amitiés, sans preuves tangibles de leur implication dans des activités illégales. « La loi ne devrait pas servir à écraser des individus, mais à garantir la justice pour tous », a-t-il déclaré….

 

Des interrogations sur la légalité des arrestations….

 

Les méthodes employées par les autorités centrafricaines posent des questions sur le respect des droits fondamentaux et de la présomption d’innocence. Certains observateurs craignent que cette opération ne dégénère en une chasse aux sorcières, où toute personne figurant dans le répertoire téléphonique d’Armel Sayo pourrait être ciblée. « Si cette logique est poussée à l’extrême, même le président Touadéra pourrait être concerné, car son nom figure probablement dans les contacts de Sayo », ironise un analyste politique….

 

Le cas d’Armel Sayo : un enjeu régional….

 

L’arrestation d’Armel Sayo au Cameroun et son transfert à Yaoundé ont ajouté une dimension régionale à cette affaire. Bien que le gouvernement centrafricain ait demandé son extradition à Bangui, les autorités camerounaises résistent pour l’instant, estimant que la justice camerounaise est compétente pour traiter ce dossier. Cette situation complexe dévoile les tensions politiques et les luttes de pouvoir qui secouent la Centrafrique, tout en soulevant des questions sur la coopération judiciaire entre les deux pays.

 

Rappelons que l’arrestation d’Abakar, du DGA de la BICIC, et de son épouse, ainsi que la vague d’interpellations qui touche l’entourage d’Armel Sayo, illustrent les défis auxquels fait face la Centrafrique en matière de gouvernance et de justice. Alors que les investigations se poursuivent, il est nécessaire que les autorités garantissent le respect des droits de tous les individus concernés et que les motifs de ces arrestations soient clairement établis et justifiés par la loi. Cette affaire, qui mêle enjeux politiques, sécuritaires et judiciaires, reste à suivre de près….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Sani Yalo et Touadéra : Une Alliance Mafieuse pour Éterniser le Crime au Pouvoir

0

Sani Yalo et Touadéra : Une Alliance Mafieuse pour Éterniser le Crime au Pouvoir

 

Centrafrique.org/rca-monsieur-sani-yalo-poursuivit-en-justice-par-lhotel-ledger-plaza-de-bangui-pour-100-millions-de-francs-cfa-de-dette/le-president-touadera-et-sani-yalo-hotel-ledger/” rel=”attachment wp-att-51517″ data-wpel-link=”internal”>Sani Yalo et Touadéra : Une Alliance Mafieuse pour Éterniser le Crime au Pouvoir
Le Président Touadera et le mafieux Sani Yalo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 8 mars 2025, un prétendu “grand concert” s’est tenu au stade 20 000 places à Bangui, organisé sous la houlette de Sani Yalo, président du conseil d’administration du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), en soutien à la candidature de Faustin Archange Touadéra pour un troisième mandat. En réalité, ce n’est qu’une nouvelle comédie organisée par un criminel notoire, Sani Yalo, pour maintenir son protecteur au pouvoir et échapper à la justice internationale qui le traque. Derrière ce rideau de fumée, se profile une vérité sordide : une alliance entre un président complice et un voyou de haut vol, unis par le crime, la corruption et une soif insatiable de pouvoir.

 

Sani Yalo : Le Parrain Criminel Protégé par Touadéra

 

Sani Yalo n’est pas un simple “conseiller spécial”. C’est un chef mafieux qui a laissé une traînée de pillages et de scandales à travers la Centrafrique. De l’ambassade de Libye au marché de Bimbo, en passant par l’hôtel Ledger Plaza, cet homme a pillé sans vergogne, siphonnant les ressources publiques avec une impunité écœurante.

 

Rappelons qu’en 2020, il avait organisé le saccage de l’ambassade libyenne avec Hissen Badèr, volant armes, équipements et même un groupe électrogène qu’il prétend remettre à Touadéra. En 2022, il récidive au marché de Bimbo, emportant frigos et matériel offert par l’Union européenne. À chaque fois, la justice reste muette, paralysée par la protection de Touadéra, qui préfère s’entourer de criminels plutôt que de serviteurs de l’État.

 

Mais ce n’est pas tout. Sani Yalo est aussi un trafiquant d’influence et de substances illicites. Il loue l’une de ses villas à Touadera pour que celui-ci loge sa première maîtresse, Tina Touadera,  un petit arrangement entre amis – et, pire encore, fournit au président des aphrodisiaques illégaux pour alimenter ses exploits personnels au lit. Oui, vous avez bien lu : Sani Yalo, le “conseiller mystique”, joue les dealers pour que Touadéra puisse “faire fureur” au lit. Voilà le niveau de bassesse auquel est tombé le sommet de l’État centrafricain : un président drogué par son acolyte mafieux, pendant que le peuple croupit dans la misère.

 

Touadéra : Le Président des Voyous

 

Faustin Archange Touadéra aime les criminels, c’est son “truc préféré”. Sani Yalo n’est pas une exception, mais l’incarnation de cette gouvernance pourrie. Pourquoi un président protège-t-il un tel individu ? Parce qu’ils sont liés par un pacte de sang et de corruption. Touadéra couvre les exactions de Yalo :  pillages, détournements de milliards à la CBCA, trafics à l’hôtel Ledger,  en échange d’une loyauté à toute épreuve. Ce concert du 8 mars ? Une opération de blanchiment politique pour un régime qui pue le crime organisé.

 

Et que dire des soupçons internationaux ? Touadéra lui-même est éclaboussé par des accusations venues de Guinée, où son proche ami serait trempé dans une tentative de coup d’État contre le président Obiang Nguema en 2017. Son frère, arrêté au Cameroun avec des mercenaires, incarcéré à Yaoundé , puis libéré déjà, selon les réseaux sociaux, par une grâce présidentielle de la Guinée, mais les enquêteurs pointent Sani Yalo comme le cerveau de l’opération. Un mandat d’arrêt international pèse sur ce dernier, le clouant à Bangui. Pas de voyage à l’étranger pour Yalo : il sait que hors des griffes de Touadéra, la prison l’attend.

 

Une Survie à Tout Prix

 

Pourquoi Sani Yalo s’agite-t-il autant pour un troisième mandat de Touadéra ? Parce que sa survie en dépend. Sans la protection de son mentor, il est fini. Ce voyou, coincé à Bangui comme un rat dans une cage, mise tout sur un Touadéra président à vie. Tant que son “parrain” reste au pouvoir, Yalo échappe aux barreaux et continue ses magouilles. Le concert du 8 mars n’est pas une fête populaire, mais un cri de désespoir d’un criminel qui sent la justice se rapprocher.

 

Un Peuple Trahi par une Clique Mafieuse

 

Les Centrafricains méritent-ils cela ? Un président qui pactise avec des voyous, un “conseiller” qui pille et trafique, une élite qui vend le pays pour des villas et des aphrodisiaques ? Pendant que Sani Yalo parade en “Ministre d’État” et que Touadéra se rêve en monarque éternel, la RCA s’enfonce dans le chaos. Ce régime n’est pas une démocratie : c’est une mafia déguisée en gouvernement.

 

Il est temps que la vérité éclate. Sani Yalo doit répondre de ses crimes :  pillages, détournements, trafic de substances illicites,  devant un tribunal, pas derrière un micro à un concert bidon. Touadéra, quant à lui, doit cesser de protéger les criminels et rendre des comptes, ici et à l’international. La Guinée le surveille, le monde le juge, et le peuple centrafricain, lui, n’en peut plus.

 

Honte à vous, Sani Yalo. Honte à vous, Touadéra. Le temps des voyous est révolu.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Suspension d’un médecin à Bangui, Dr Herman Deguene , une goutte d’eau dans un chaos sanitaire…

0

Centrafrique : Suspension d’un médecin à Bangui, Dr Herman Deguene , une goutte d’eau dans un chaos sanitaire…

 

Centrafrique.org/hopital-communautaire-en-direct-du-bloc-operatoire-une-coupure-delectricite-seme-le-chaos-dans-letablissement/les-medecins-dans-la-salle-operatoire/” rel=”attachment wp-att-87929″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : Suspension d’un médecin à Bangui, Dr Herman Deguene , une goutte d’eau dans un chaos sanitaire…” width=”450″ height=”338″ />
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Dr Herman Deguene, interdit d’exercer sur le territoire centrafricain pour un acte illégal fatal, cristallise la colère. Derrière cette sanction, c’est tout un chaos sanitaire centrafricain qui éclate au grand jour, entre hôpitaux délabrés et décisions absurdes.

 

En effet, le 7 mars dernier, le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-Dentistes et Pharmaciens de Centrafrique a suspendu le Dr Herman Deguene pour avoir pratiqué un acte médical non autorisé ayant entraîné le décès d’une patiente. Cette décision, rare dans un secteur médical où les professionnels opèrent souvent dans des conditions précaires, provoque à la fois des applaudissements et des interrogations sur les dysfonctionnements systémiques du système de santé centrafricain.

 

Un médecin sanctionné pour un acte médical illégal

 

Le 7 mars 2023, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a prononcé la suspension du Dr Herman Deguene, l’interdisant d’exercer la médecine sur l’ensemble du territoire centrafricain. Selon un document officiel signé par le Pr Boniface Koffi, président du Conseil, le médecin aurait pratiqué un avortement clandestin sur Christiane Ange Traziou, une jeune femme de 21 ans, entraînant son décès.

 

L’affaire a pris une ampleur médiatique après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un message de la famille de la victime, dénonçant un « crime médical impuni ». Une capture d’écran d’une conversation sur une application de messagerie, relayant une publication intitulé « Cri de cœur de la famille de la jeune étudiante de 21 ans tuée par son copain médecin Herman Deguene à l’Hôpital Communautaire »* a attiré l’attention du public. La famille, sous le choc, réclame justice pour leur fille.

 

Ainsi, le Conseil de l’Ordre a justifié sa décision en invoquant plusieurs infractions :

– La pratique d’un acte médical prohibé ayant causé la mort de la patiente.

– Le refus du médecin de répondre à une convocation du Conseil.

– La fuite du Dr Deguene après les faits.

 

Un communiqué officiel, publié le 5 mars 2025, a convoqué le médecin à une réunion d’urgence à la Faculté des Sciences de la Santé de Bangui. Son absence a conduit à sa suspension immédiate, en attendant son passage devant le conseil de discipline.

 

Un secteur médical en pleine crise

 

Si la sanction du Dr Deguene répond à un manquement grave, elle met également en lumière les défaillances structurelles du système de santé centrafricain. Dans un pays où exercer la médecine relève souvent de l’exploit, les professionnels de santé font face à des conditions de travail extrêmement difficiles.

 

Le manque de matériel médical de base est criant. Dans les blocs opératoires, les coupures d’électricité en pleine intervention obligent les chirurgiens et sages-femmes à recourir à des lampes torches de téléphone portable pour poursuivre leur travail. Certaines salles d’opération, dépourvues d’équipements adéquats, ressemblent davantage à des espaces de stockage qu’à des lieux de soins.

 

Ces déficiences ont un impact direct sur la mortalité. Les pénuries d’oxygène et les coupures d’électricité dans les services de réanimation sont des causes fréquentes de décès. Pourtant, ces drames restent souvent invisibles, sans que des responsabilités ne soient clairement établies.

 

En sanctionnant un praticien pour faute grave, le Conseil de l’Ordre des Médecins envoie un signal fort. Toutefois, cette rigueur devrait également s’appliquer aux autorités sanitaires et aux acteurs institutionnels responsables de l’état déplorable du système de santé.

 

L’implication du ministre de la Santé : une décision aux lourdes conséquences

 

L’affaire Herman Deguene a également dévoilé des décisions controversées au sein du ministère de la Santé. À la suite du décès de la cousine du ministre de l’Énergie, Artur Bertrand Piri, le ministre de la Santé — lui-même médecin — a ordonné la fermeture du service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Les conséquences ne font pas attendre. Les patients victimes d’accidents ou de blessures graves n’ont pas pu être pris en charge à temps, entraînant plusieurs décès évitables. Cette décision, jugée irréfléchie, illustre le manque de considération pour les besoins des patients dans les prises de décision politiques. Pourtant, aucune sanction n’a été prise contre le ministre, contrairement au cas du Dr Deguene.

 

L’HINERCA, un gros acteur au cœur des scandales médicaux en RCA

 

L’HINERCA, acteur clé du système de santé centrafricain, est régulièrement impliquée dans des affaires de négligence ayant conduit à des décès. Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction du CNC, si des plaintes en justice étaient automatiquement déposées contre cette institution, celle-ci pourrait être contrainte de réformer ses pratiques. Pourtant, les actions en justice contre l’HINERCA restent rares.

 

Le Conseil de l’Ordre a démontré sa volonté de sanctionner les fautes médicales individuelles. Cependant, son action devrait s’étendre aux dysfonctionnements systémiques, incluant les défaillances administratives et les décisions politiques irresponsables.

 

Vers une refonte du système disciplinaire médical ?

 

La suspension du Dr Herman Deguene marque une prise de position inédite du Conseil National de l’Ordre des Médecins en Centrafrique. Toutefois, cette décision pose des questions capitales :

– Pourquoi certaines erreurs médicales sont-elles sanctionnées, tandis que d’autres, tout aussi graves, restent impunies ?

– Pourquoi le ministre de la Santé n’a-t-il pas été inquiété après la fermeture du service de traumatologie, qui a causé des décès évitables ?

– Quand l’État assumera-t-il ses responsabilités face aux conditions de travail indignes des professionnels de santé ?

 

L’avenir du système de santé centrafricain dépendra de la capacité des autorités à appliquer des sanctions équitables et à mettre en œuvre des réformes structurelles. Si le Conseil de l’Ordre a montré qu’il peut sanctionner les médecins, une question demeure : qui sanctionnera les responsables politiques et les institutions défaillantes… ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

La couronne de Touadéra, c’est la misère du peuple.

0

La couronne de Touadéra, c’est la misère du peuple.

 

Centrafrique.org/bangui-a-genoux-la-tragedie-silencieuse-des-enfants-de-la-rue/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-marabena-devant-la-station-tradex%f0%9f%98%a5%f0%9f%98%ad%f0%9f%87%a8%f0%9f%87%ab/” rel=”attachment wp-att-86221″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫-337×450.jpg” alt=”La couronne de Touadéra, c’est la misère du peuple.” width=”337″ height=”450″ />
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Faustin-Archange Touadéra ne s’en cache plus : le pouvoir, il le veut pour toujours. À 67 ans, le président centrafricain semble décidé à s’offrir une couronne invisible, taillée dans les illusions d’un peuple qui crève sous le poids de la misère. Pendant que Volodymyr Zelensky, en Ukraine, parle de quitter son poste pour sauver son pays (Le Citoyen, p. 1), ici, à Bangui, Touadéra s’accroche comme si la République centrafricaine (RCA) n’était qu’un marchepied pour ses ambitions personnelles. Mais à quel prix ? Le tableau est sombre : routes défoncées, hôpitaux qui tuent plus qu’ils ne soignent, et une population qui mendie pour manger. La couronne de Touadéra, c’est la misère du peuple.

 

Une Constitution taillée sur mesure

 

Tout a commencé en août 2023, quand Touadéra a fait passer en force une nouvelle Constitution, un texte taillé comme un costume de gala pour son règne éternel. Fini les deux mandats maximum de l’ancienne loi fondamentale de 2016. Désormais, le président peut nommer un vice-président,  pas élu, juste choisi,  et s’offrir des mandats de sept ans à l’infini (L’Expansion, p. 5). L’opposition a crié au scandale, dénonçant un « coup d’État constitutionnel ». Mais à Bangui, les cris se perdent dans le vacarme des estomacs vides et des promesses creuses.

 

Martin Ziguélé, président du MLPC, ne mâche pas ses mots : « Touadéra confisque le pouvoir au-delà de son dernier mandat par un hold-up grossier » (Le Citoyen, p. 2). Et pour faire avaler la pilule, le régime organise des « marches spontanées » où quelques billets de 500 FCFA suffisent à acheter des slogans de soutien. Qui finance ces mascarades ? Les rumeurs pointent des « ressources douteuses » venues de la pègre internationale, ces mêmes alliés russes et rwandais qui tiennent le pays en laisse.

 

Une alliance qui coûte cher

 

Parlons-en, de ces alliés. Paul Kagame, le maître de Kigali, a ses hommes partout en RCA, une présence qui pèse lourd sur les choix de Touadéra. Pendant que le Rwanda soutient le M23 contre la RDC, Bangui reste muette, abandonnant ses « cousins congolais » au nom d’une « beau-frérie » avec Kagame (L’Hirondelle, p. 2). Et les Wagner ? Ces mercenaires russes, censés protéger le régime, sèment la terreur. À Ippy, le 23 février, un soldat FACA a été battu à mort par ces « partenaires » sous les yeux impuissants de ses camarades (Le Démocrate, p. 3). Le message est clair : Touadéra préfère ses amis étrangers à son propre peuple.

 

En échange, les ressources du pays – or, diamants, bois – filent entre les mains de ces « protecteurs ». Pendant ce temps, 77 % des Centrafricains vivent sous le seuil d’extrême pauvreté, et 73 % souffrent de sous-alimentation (L’Expansion, p. 5). À Bangui, le sac de sucre coûte le double qu’il y a deux ans, et à Bocaranga, le ciment dépasse les 20 000 FCFA (L’Expansion, p. 6). La faute aux barrages illégaux des FACA et gendarmes, qui racket tentent les commerçants à chaque kilomètre. Mais Touadéra ne voit rien, ou fait semblant.

 

Un peuple abandonné, une opposition bâillonnée

 

À l’approche des élections de 2025 – locales, législatives, présidentielle –, le régime verrouille tout. L’Autorité nationale des élections (ANE) et le Conseil constitutionnel, remplis de fidèles du Mouvement Cœurs unis (MCU), sont des jouets entre les mains du président (Le Démocrate, p. 5). L’opposition réelle, comme le MLPC, est harcelée : militants arrêtés, réunions interdites, et procès bidons pour disqualifier les leaders. Pendant ce temps, une « opposition constructive », l’UFDO, joue les faire-valoir, prête à bénir un troisième mandat (L’Expansion, p. 5).

 

Et la vie quotidienne ? À l’hôpital communautaire, le bloc opératoire reste fermé faute d’électricité, les patients meurent dans le silence (Le Démocrate, p. 4). Les routes, promises bitumées, se dégradent sous la pluie. À Bamia, 13 cas de viol en deux mois, et les autorités regardent ailleurs (Le Citoyen, p. 7). Même le Palais de la Renaissance, siège du pouvoir, est envahi par les mauvaises herbes, un symbole criant d’un régime qui laisse tout pourrir (Médias Plus, p. 4).

 

La couronne de la honte

 

Touadéra rêve peut-être d’être roi, mais sa couronne n’a rien de glorieux. Elle est faite de la sueur des Centrafricains qui triment pour rien, des larmes des familles qui enterrent leurs proches faute de soins, et du sang des soldats humiliés par leurs soi-disant alliés. Zelensky, lui, parle de sacrifice pour la paix. Ici, le sacrifice, c’est le peuple qui le paie, pendant que le président s’enferme dans son palais délabré, sourd aux appels de ceux qu’il prétend diriger.

 

Alors, roi à vie ? Peut-être. Mais à quel prix pour la RCA ? Une nation en ruines, un peuple à bout, et une misère qui ne fait que grandir. Si c’est ça, la royauté de Touadéra, qu’il garde sa couronne. Nous, on n’en veut plus.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Pourquoi la Centrafrique peine-t-elle à s’imposer sur la scène internationale ?

0

Pourquoi la Centrafrique peine-t-elle à s’imposer sur la scène internationale ?

 

Pourquoi la Centrafrique peine-t-elle à s’imposer sur la scène internationale ?
Sylvie Baïpou-Temon

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Malgré sa position stratégique en Afrique centrale et sa participation aux grandes instances régionales et internationales, le pays de Barthelemy Boganda, la Centrafrique, peine à peser dans les décisions majeures sur le plan international.

 

C’est un secret pour personne. Comme tout le monde le sait, depuis plusieurs années, la Centrafrique est un véritable acteur fantôme sur la scène internationale. Incapable de s’imposer, elle traîne derrière elle un cortège de médiocrité, de corruption et de dépendance qui la relègue au rang de spectateur misérable de la communauté internationale. L’échec retentissant de Jean-Jacques Démafouth à l’Union africaine, la suspension des financements internationaux et l’absence véritable de leaders crédibles ne sont que les symptômes d’une nation gangrénée par l’amateurisme et la mafia.

 

En effet, le réseau diplomatique de la Centrafrique est une aberration, un squelette rachitique qui n’a ni chair ni influence. Là où des nations comme le Nigeria ou le Kenya tissent des alliances solides et placent des stratèges dans les coulisses des grandes décisions, la Centrafrique se contente de figurants. Aucun ambassadeur de poids, aucune capacité à rallier des soutiens lors des votes cruciaux : la Centrafrique est un fantôme dans les couloirs de l’Union africaine ou des Nations unies. L’échec de Démafouth face à un adversaire nigérian n’est pas une simple déconvenue, c’est une gifle qui expose au grand jour l’impuissance d’un pays incapable de former ou de promouvoir des talents dignes de ce nom.

 

À l’intérieur, la posture du gouvernement est tout aussi accablante. La diplomatie de la Centrafrique  ne brille ni par son audace ni par son ambition. Elle se terre dans un immobilisme consternant, préférant subir les diktats des autres plutôt que de proposer une vision. Lors des sommets sur la sécurité régionale ou le développement durable, Bangui reste muette, absente des débats qui façonnent l’avenir du continent. Cette passivité chronique traduit un manque d’initiative, une résignation qui confine à la lâcheté politique.

 

Sur le plan économique, la dépendance de la Centrafrique est une honte absolue. Le pays vit sous perfusion, suspendu aux subsides de l’ONU, de la Banque mondiale ou d’autres bailleurs internationaux. Quand ces financements s’interrompent – souvent pour sanctionner une gestion désastreuse ou une instabilité chronique –, l’État s’effondre comme un château de cartes. Sans une économie diversifiée, sans une once d’autonomie, Bangui n’a aucun levier pour peser dans les négociations globales. Sa voix, lorsqu’elle existe, n’est qu’un murmure étouffé par sa propre vulnérabilité.

 

L’image internationale de la Centrafrique  achève ce tableau désolant. Engloutie dans des conflits sans fin, parasitée par des ingérences étrangères et paralysée par des institutions en lambeaux, la Centrafrique n’est plus qu’un synonyme de chaos. Elle n’inspire ni respect ni confiance, mais une condescendance teintée de lassitude. Cette réputation désastreuse la prive de toute crédibilité, la reléguant au rang d’État paria dont les partenaires potentiels se détournent avec méfiance.

 

Mais le scandale le plus révoltant réside dans la gestion interne de cette prétendue diplomatie. Prenons le cas de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpou Temon, une aberration qui incarne à elle seule la déchéance du régime. Cette femme, arrachée à un guichet de caissière à la Banque nationale de Paris, n’a aucune qualification, aucun parcours, aucune légitimité pour occuper un tel poste. Sa nomination n’est pas le fruit d’un mérite quelconque, mais d’une sordide affaire de favoritisme – pour ne pas dire de coucheries, comme le clament les rumeurs insistantes à Bangui. Passer d’un comptoir bancaire à la tête de la diplomatie centrafricaine sans la moindre compétence, c’est une insulte à l’intelligence collective. Aucune formation, aucune compétence,  juste une voix juvénile et ridicule qui bredouille un français approximatif. Elle n’est qu’une marionnette, un symbole de l’incompétence grossière qui règne à Bangui. Et qui tire les ficelles ? Wagner. Les Mercenaires russes, conseillers de Touadéra, dictent tout : les discours à l’ONU, les décisions stratégiques, pendant que le président se contente de gribouiller quelques corrections sur les fiches. Le ministère des Affaires étrangères n’est qu’une coquille vide, un théâtre d’ombres où les vrais diplomates n’ont pas leur place.

 

Car oui, la diplomatie centrafricaine est sous tutelle russe. Les conseillers de Touadéra, ces sbires de Wagner installés à la présidence, rédigent les discours, orientent les positions et dictent la ligne à suivre, notamment à l’ONU. Pendant ce temps, le fainéant Baba Kongoboro, lui, se contente d’apposer quelques corrections superficielles, comme un écolier docile. Le ministère des Affaires étrangères n’est plus qu’une coquille creuse, un simulacre où les diplomates de métier sont écartés au profit d’une clique d’incompétents et de criminels.

 

Touadéra, en maître d’œuvre de ce fiasco, a fait un choix clair : s’entourer non pas de compétences, mais de mafieux. Son entourage est une cour des miracles peuplée de voyous transnationaux, de mercenaires russes en passant par les mafieux camerounais jusqu’aux bras cassés centrafricains. Les diplômés authentiques se comptent sur les doigts d’une main dans une présidence où pullulent les imposteurs. Faux diplômes, parcours inventés, titres bidon achetés au Togo ou au Bénin : voilà le pedigree des conseillers et ministres qui gravitent autour du soi-disant chef de l’État. Même le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, en est l’illustration parfaite : un homme qui parade avec des maîtrises et licences falsifiées, démasqué mais jamais sanctionné, continuant à prospérer dans ce système pourri. L’Université de Bangui, jadis un lieu de savoir, s’est muée en fabrique de faux diplômes pour analphabètes ambitieux, comme ce ministre de la Jeunesse et du Sport, bachelier en 2008 et subitement « licencié » en droit en 2022, 18 ans plu tard  ,  sans avoir jamais suivi un cours de droit.

 

Dans ce cloaque, la compétence est un crime, l’incompétence une vertu. Les talents véritables sont laissés pour compte, pendant que des braqueurs, des criminels et des opportunistes pillent le pays. Avec une telle élite, comment espérer une vision, une stratégie, une présence internationale ? Les mafieux qui dirigent Bangui ne cherchent pas à construire une nation, mais à remplir leurs poches. Le résultat est implacable : la Centrafrique s’enfonce dans la marginalité, un État fantoche, méprisé et oublié, incapable de s’élever au-dessus de sa propre misère. Tant que cette caste d’incapables et de prédateurs restera aux commandes, le pays demeurera une caricature tragique, un naufrage dont le monde détourne les yeux.

 

Incroyable : quand des élèves exclus pour des chaussures,  l’absurdité règne dans certains établissements scolaires à Bangui

0

Incroyable : quand des élèves exclus pour des chaussures,  l’absurdité règne dans certains établissements scolaires à Bangui

 

Centrafrique.org/salle-de-classe-du-complexe-scolaire-adventiste-de-Bangui/” data-wpel-link=”internal”>

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce mardi 11 mars 2025, le complexe Adventiste de Bangui a offert un spectacle consternant : plus d’une centaine d’élèves, filles et garçons, se sont vu refuser l’accès à leurs salles de classe pour un crime impardonnable :  ne pas porter les bonnes chaussures.

 

Oui, vous avez bien lu : des baskets, ou plutôt leur absence, ont suffi à paralyser l’éducation de ces jeunes, jetés dehors comme des parias par une administration bornée. Pendant que certains suivaient leurs cours tranquillement, d’autres, moins conformes aux diktats vestimentaires, ont été livrés à une punition aussi arbitraire que ridicule.

 

Le pasteur Ndombé Mérite Habib, président de la mission des églises Adventistes en Centrafrique et principal du complexe, a tenté de justifier ce fiasco avec un sérieux désarmant. Interdit les “babouches” ou “Ngbala “, ces sandalettes jugées indignes ; place aux “palas” ou “tennis” pour les garçons, et aux “balerines” pour les filles, sans oublier une coiffure réglementaire,  pas de mèches tolérées, bien sûr. “Ces enfants n’ont pas respecté ces principes”, a-t-il assené, comme si l’avenir d’un élève se jouait sur la semelle de ses souliers. La surveillance, zélée jusqu’à l’absurde, a donc banni ces “déviants” sans rigoler.

 

Et les élèves, eux, qu’en disent-ils ? Chériel Bangara, en terminale D, a résumé l’incohérence : on les avait prévenus, mais l’administration a laissé filer pendant des mois, tolérant les sandalettes sans broncher. Puis, d’un coup, ce mardi, un revirement brutal, sans explication ni transition. “Ça ne fait pas du bien”, a-t-elle lâché, et on la comprend. Comment apprendre dans un établissement qui passe de laxisme à tyrannie en un claquement de doigts ? Les responsables promettent désormais une rigueur implacable : pas de baskets, pas de cours. Mais à quel prix ? Sacrifier l’éducation pour une obsession vestimentaire, dans un pays où les écoles manquent déjà de tout, voilà une priorité qui frise le délire….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Les pasteurs centrafricains  appellent à recentrer l’Église sur Jésus-Christ

0

Les pasteurs centrafricains  appellent à recentrer l’Église sur Jésus-Christ

 

Centrafrique.org/bangui-un-evangeliste-sest-noye-dans-une-eau-dun-metre-lors-dune-seance-du-bapteme-au-quartier-boyrabe/croix-dune-eglise-evangelique/” rel=”attachment wp-att-54140″ data-wpel-link=”internal”>Les pasteurs centrafricains appellent à recentrer l’Église sur Jésus-Christ
croix d’une église évangélique de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Conférence nationale des pasteurs de l’église de Centrafrique a débuté ce 10 mars à l’église de Begoua, à la sortie nord de la capitale, rassemblant des leaders religieux issus de diverses régions du pays. Placée sous le thème « L’Église centrée sur Jésus-Christ », cette rencontre a pour objectif de recentrer la mission pastorale sur les enseignements bibliques, dans un contexte où certains courants religieux s’éloignent des principes fondamentaux du christianisme.

 

Une remise en question du rôle de l’Église

 

Lors de son discours d’ouverture, le vice-président de la Conférence des pasteurs, le docteur Fernand Jacob Pankidi, a alerté sur les dérives de certaines Églises, qui privilégient les intérêts matériels au détriment de la foi.

« Aujourd’hui, nous observons des pasteurs et des fidèles attirés par des promesses de prospérité et des doctrines éloignées de l’Évangile. Notre responsabilité est de ramener l’Église à son fondement : Jésus-Christ », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

 

Ce constat est largement partagé par les participants, qui dénoncent une montée du mercantilisme dans certains lieux de culte, où l’accent est davantage mis sur les dîmes et les bénédictions financières que sur la prière et la charité.

 

Un programme axé sur la formation et l’éthique pastorale

 

Pendant trois jours, les pasteurs centrafricains participeront à des formations et des échanges sur les défis contemporains de l’évangélisation. Les sessions aborderont des thèmes variés, tels que la responsabilité des leaders religieux, la lutte contre les abus spirituels et l’importance d’une théologie ancrée dans l’enseignement du Christ.

 

« Il ne s’agit pas seulement de prêcher, mais de guider spirituellement une communauté en souffrance. La Centrafrique traverse des crises profondes, et l’Église doit être un refuge, pas un lieu de manipulation », a souligné un pasteur venu de Berbérati.

 

Des intervenants internationaux, notamment des représentants de missions évangéliques des États-Unis et d’Europe, ont également été invités pour partager leur expertise sur la gestion des communautés religieuses en temps de crise.

 

Plaidoyers à l’unité et à la responsabilité spirituelle

 

Dans un pays où les tensions religieuses ont parfois été amplifiée par des conflits politiques, cette conférence vise également à promouvoir l’unité entre les différentes confessions chrétiennes.

 

« L’Église ne doit pas être un outil de division ou un instrument politique. Nous devons prier pour la nation et accompagner les fidèles dans la paix et la vérité », a rappelé l’un des organisateurs.

 

La conférence s’achèvera le 12 mars par une déclaration commune des pasteurs, réaffirmant leur engagement à prêcher un message centré sur Jésus-Christ et à œuvrer pour une foi libérée de toute influence commerciale ou politique.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Discours de haine : cette formation de la Minusca lutte-t-elle vraiment contre cette menace ?

0

Discours de haine : cette formation de la Minusca lutte-t-elle vraiment contre cette menace ?

 

Discours de haine : cette formation de la Minusca lutte-t-elle vraiment contre cette menace ?
Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences po Euloge Doctrouvé Koé – Centrafrique : les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin  rattrapés au cou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La MINUSCA s’est félicitée d’avoir formé, la semaine dernière à Berberati, une poignée de vingt participants,  membres du Comité de mise en œuvre préfectoral (CEMOP) et autorités locales,  pour contrer les discours de haine et d’incitation à la violence. Une belle vitrine, en théorie, à l’approche des élections. Mais en pratique, cette initiative a tout d’un gadget dérisoire face à une menace bien réelle, qui plane sur un scrutin déjà fragilisé par les tensions.

 

L’intention est louable : armer ces participants de techniques pour identifier et neutraliser les messages haineux, sous l’égide de la division des droits de l’homme de la MINUSCA et du Forum local des droits de l’homme. André Fetoumangue, coordinateur de la division, a même évoqué un “monitoring passif” : comprendre : écouter vaguement les discours et meetings à distance. Mais soyons sérieux : vingt personnes formées dans une seule préfecture, la Mambéré-Kadéï, pour un pays où les divisions ethniques et politiques couvent sous la cendre, avec la main mise du groupe Wagner, c’est une goutte d’eau dans un océan de risques. Pire, les participants eux-mêmes ont pointé du doigt l’évidence : sans sensibilisation massive dans les zones reculées, où les tensions sont les plus vives, cet effort reste une coquille vide.

 

À quoi rime cette opération ? À cocher une case pour la MINUSCA, qui peut brandir un semblant d’action préventive ? Les élections approchent, et avec elles, le spectre de violences attisées par des paroles incendiaires des partisans du pouvoir et les bras virtuels de Wagner. Or, un atelier de quelques jours, aussi bien intentionné soit-il, ne pèsera pas lourd face à des dynamiques ancrées et explosives. Les organisateurs promettent une évaluation “tout au long du processus”, mais ce vernis technocratique ne trompe personne : sans moyens, sans échelle, sans ambition, cette formation ressemble à un pansement sur une plaie béante. La paix électorale mérite mieux qu’un simulacre….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Forum régional sur les prévisions climatiques à Bangui

0

Centrafrique : Forum régional sur les prévisions climatiques à Bangui

 

Centrafrique.org/centrafrique-la-coordination-nationale-climat-mise-en-difficulte-par-le-ministre-de-lenvironnement/thierry-kamach/” rel=”attachment wp-att-22557″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Forum régional sur les prévisions climatiques à Bangui
Monsieur Thierry Kamach, ministre de l’environnement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le lundi 10 mars 2025, la ville de Bangui accueille le Forum régional des prévisions saisonnières climatiques pour l’Afrique centrale. Cet événement, qui se tient sur trois jours, réunit plus d’une cinquantaine d’experts en climatologie, météorologie et hydrologie, issus des onze pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). L’objectif principal de cette rencontre est d’élaborer des prévisions saisonnières précises sur les tendances pluviométriques, les températures et d’autres paramètres climatiques dans la région.

 

Organisé en trois phases, le forum vise à renforcer la coopération entre les spécialistes et les acteurs qui exploitent ces données dans leurs activités quotidiennes. Rodrigue Marleon, directeur général de la météorologie de la République centrafricaine, a détaillé les enjeux de cette initiative à la rédaction du CNC.

 

“Le but, c’est de mettre à la disposition des populations de cette région les tendances pluviométriques et de température“, a-t-il expliqué, précisant que chaque État devra ensuite adapter ces informations à ses besoins spécifiques. Selon lui, ces prévisions sont essentielles pour permettre aux secteurs socio-économiques, comme l’agriculture, le bâtiment et travaux publics (BTP), les ressources en eau ou encore l’environnement, de planifier leurs activités et d’optimiser leur rentabilité.

 

Le forum offre également une plateforme de dialogue entre les techniciens et les utilisateurs des données climatiques, afin de produire des outils adaptés aux réalités locales.

 

“Il y aura un dialogue entre nos techniciens et les utilisateurs de données hydrométéorologiques ou climatologiques”, a ajouté Rodrigue Marleon. Pour la République centrafricaine, qui abrite cet événement pour la troisième fois, cette session représente une opportunité de consolider son rôle dans les efforts régionaux face aux défis climatiques.

 

La rencontre, qui a débuté le 10 mars, se poursuivra jusqu’à ce jour, jeudi 13 mars à Bangui. À son issue, les participants ambitionnent de fournir des prévisions saisonnières affinées, destinées à soutenir le développement durable dans une région où le climat joue un rôle déterminant dans la vie des populations….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Un café-débat à Bangui pour lutter contre la déscolarisation des filles

0

Un café-débat à Bangui pour lutter contre la déscolarisation des filles

 

Centrafrique.org/lassociation-action-solidaire-organise-un-seminaire-atelier-sur-legalite-et-le-droit-a-la-sante-sexuelle/les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire/” rel=”attachment wp-att-61682″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire-450×410.jpg” alt=”Centrafrique : Un café-débat à Bangui pour lutter contre la déscolarisation des filles” width=”450″ height=”410″ />
Les jeunes filles des differents lycees de la capitale Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales a organisé un café-débat au complexe sportif Barthélemy-Boganda à Bangui. Cet événement avait pour objectif de sensibiliser les jeunes filles aux causes de la déscolarisation et de l’abandon scolaire dans les universités, tout en proposant des solutions adaptées au contexte centrafricain.

 

Un constat sur l’abandon scolaire des filles

 

Lors des échanges, les participantes ont mis au claire les multiples obstacles qui entravent le parcours éducatif des jeunes filles. Parmi les principales causes identifiées figurent les mariages précoces, les grossesses non désirées, la précarité économique et les stéréotypes de genre persistants.

 

« Beaucoup de filles abandonnent l’école faute de soutien familial ou parce qu’elles sont contraintes d’assumer des responsabilités domestiques au détriment de leur éducation », explique Mikael Adriana Giullandi-Ungbo, étudiante en troisième année de droit à l’Université de Bangui.

 

Les chiffres concernant la scolarisation des filles en Centrafrique restent inquiétants. Nombre d’entre elles quittent l’école avant d’achever leur cycle secondaire, ce qui limite considérablement leurs chances d’accéder à l’enseignement supérieur et à des opportunités économiques stables.

 

Des pistes de solutions

 

Pour freiner ce phénomène, les participantes ont avancé plusieurs pistes de solutions. Parmi elles, la mise en place de programmes de bourses, la sensibilisation des familles et l’implication des communautés locales dans la promotion de l’éducation des filles.

 

« Il est essentiel que les filles connaissent leurs droits et soient encouragées à poursuivre leurs études. L’éducation est un levier clé pour leur autonomie et leur émancipation », a souligné une intervenante lors du débat.

 

L’accent a également été mis sur la nécessité d’un engagement accru des pouvoirs publics et des partenaires internationaux pour garantir un accès équitable à l’éducation pour toutes.

 

Un engagement qui doit aller au-delà des discours

 

Si l’initiative de ce café-débat est saluée, elle ne saurait suffire sans actions concrètes pour améliorer l’accès à l’éducation des filles en Centrafrique.

 

« Les discours sont importants, mais ils doivent être suivis d’actes. Offrir des perspectives aux jeunes filles passe par des politiques éducatives solides, des infrastructures adaptées et un accompagnement réel sur le terrain », a estimé une enseignante présente à l’événement.

 

La Journée internationale des droits des femmes a une fois de plus servi de plateforme pour mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées les filles en milieu scolaire. Reste à savoir si ces échanges déboucheront sur des mesures concrètes ou s’ils resteront des intentions affichées une fois par an.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Ngbawélé : comment les Wagner plongent ce village dans la terreur et le chaos….

0

Ngbawélé : comment les Wagner plongent ce village dans la terreur et le chaos….

 

Centrafrique.org/Centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Ngbawélé : comment les Wagner plongent ce village dans la terreur et le chaos….
Fouille maison par maison effectuée par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le lundi 10 mars 2025, le village de Ngbawélé, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, a été envahi par les mercenaires russes de Wagner. Ce qui s’est passé ce jour-là est une descente sauvage dans l’horreur pour une population de 7 000 habitants, aujourd’hui abandonnée à la merci de ces criminels sans foi ni loi. Sous les ordres d’un régime complice, ces hommes ont semé la panique, pillé sans retenue et poussé les villageois à fuir dans la brousse….

 

Une journée de terreur à Ngbawélé….

 

Tout a commencé lundi 10 mars dans la matinée, lorsque les mercenaires ont fait leur incursion dans ce village. Ils ont d’abord bloqué les habitants, arrêtant plusieurs jeunes pour les frapper et leur demander où se trouvaient les rebelles. Mais les jeunes n’avaient rien à dire : comment peuvent-il savoir où étaient les rebelles ? Face à leur silence, Wagner a intensifié sa violence. Ils ont menacé la population, puis ont commencé à littéralement tuer les animaux :  vaches, moutons, cochons,  tout ce qui faisait vivre le village. Les villageois, terrifiés, ont vu leurs moyens de subsistance détruits sous leurs yeux….

 

La panique a pris le dessus….

 

Incapables de supporter cette sauvagerie, les habitants ont pris la fuite dans la brousse, laissant Ngbawélé vide. Aujourd’hui, le village est aux mains des mercenaires, qui pillent tout ce qui reste. Certains craignent que ces hommes ne quittent bientôt Ngbawélé pour s’attaquer aux villages voisins comme Bodjomo par exemple. Pour l’instant, c’est l’incertitude et la peur totale qui règnent….

 

Touadéra, l’ombre derrière le désastre Qui a permis cette barbarie….

 

Faustin-Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, ce président qui a fait entrer Wagner dans le pays sous prétexte de “sécurité”. Au lieu de protéger les Centrafricains, il les livre à ces pillards qui terrorisent et détruisent. Où est sa responsabilité quand 7 000 personnes fuient leur foyer ? Où est sa dignité quand ses alliés russes écrasent son peuple ? Touadéra est complice, et son silence est une insulte à la nation….

 

Un silence complice….

 

Et les autres ? Les autorités locales ne disent rien. La Minusca, censée veiller sur les civils, reste muette face à ce désastre. La communauté internationale, si prompte à parler de paix, détourne le regard. Ce silence laisse Ngbawélé seul, abandonné aux griffes de Wagner.

 

Rappelons que sur l’axe Bossangoa – Benzambé, il y a quelques jours en direction de Batangafo, ces mêmes mercenaires ont frappé d’autres villages. À Bamassa, ils ont tué un éleveur malade et découpé un autre en morceaux après l’avoir égorgé. À Bemal 2, ils ont percuté un homme avec leur véhicule et capturé six villageois. À Kawéwin, ils ont tranché les tendons des pieds d’un chef de village, père de 52 enfants, qui est mort en détention à la gendarmerie. Partout, ils ont pillé – mil, maïs, vêtements – avant de repartir vers Batangafo. Ces faits, survenus le 28 février 2025, montrent que Ngbawélé n’est pas le seul cas, mais une étape dans leur campagne de terreur….

 

Un village pas comme les autres….

 

Notons que Ngbawélé n’est pas un village ordinaire. C’est le village de Lucienne Patassé, l’épouse de l’ancien président Ange-Félix Patassé, un nom qui résonne dans l’histoire centrafricaine. Toucher à ce lieu, c’est aussi toucher à notre passé, à notre mémoire. Cela rend ces actes encore plus scandaleux.

 

Les Centrafricains ne peuvent plus supporter cela. Touadéra doit répondre de sa trahison. Wagner doit quitter notre terre. Le monde doit entendre les cris de Ngbawélé. Un village de 7 000 âmes est vide aujourd’hui, et ce drame ne peut rester sans suite. Justice doit être faite….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

Centrafrique : quand l’université de Bangui fabrique ses propres vautours,  les faux docteurs…

0

quand l’université de Bangui fabrique ses propres vautours,  les faux docteurs…

 

Centrafrique : quand l’université de Bangui fabrique ses propres vautours, les faux docteurs…
Monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, ex-enfant de rue, devenu depuis quelques années le grand griot et milicien du régime du Professeur Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’université de Bangui, censée éclairer la nation, crée ses propres démons. Des imposteurs, grimés en docteurs, pullulent grâce au pouvoir. Ils insultent le savoir, piétinent la jeunesse, et personne ne semble prêt à arrêter cette dérive criminelle.

 

En effet, depuis près de 10 ans, au pays de Zo kwé zo, le pays de Boganda, un phénomène inquiétant prend racine dans les couloirs de l’université de Bangui, pour ne pas dire au cœur même du système éducatif : des individus, souvent proches du pouvoir, s’autoproclament intellectuels, docteurs, voire professeurs, sans jamais avoir à prouver leurs compétences ni à respecter les exigences académiques les plus élémentaires. Ces « griots » du régime, comme on les appelle, ne se contentent pas de chanter les louanges des puissants ; ils s’inventent des titres pompeux, s’infiltrent dans les institutions et contribuent à enfoncer un pays déjà fragile dans un chaos intellectuel et moral. Au même moment, l’État, complice ou impuissant, laisse faire, et la jeunesse, principale victime, s’enlise dans un avenir sans horizon….

Centrafrique : quand l’université de Bangui fabrique ses propres vautours,  les faux docteurs…Centrafrique : quand l’université de Bangui fabrique ses propres vautours,  les faux docteurs…
Le fameux et sulfureux Professeur et Dr en Sciences po Euloge Doctrouvé Koé – Centrafrique : les mensonges et manigances d’Euloge Doctrouvé Koï lui enfin  rattrapés au cou

 

Des doctorats sortis d’un chapeau….

 

Prenons l’exemple de Blaise Didacien Kossimatchi, qui se présente comme chercheur à l’université de Bangui et y enseigne. D’où tire-t-il ses qualifications ? Mystère. Ce ne sont pas des exceptions, c’est presque une habitude désormais au pays de Boganda. Un certain Euloge Doctrouvé Koé, ancien collègue de classe du ministre du commerce Patrick Akoloza à l’université de Bangui, n’a pas pu finir son premier cycle universitaire à Bangui. Mais contre toute attente, il s’est autoproclamé docteur en sciences politiques, a lui aussi intégré le système d’enseignement supérieur sans que personne ne sache vraiment comment il a décroché ce titre, et dans quelle université, quelle publication scientifique qu’il a produit. Ceci n’est pas un secret. On parle ici à Bangui de doctorats obtenus par des voies obscures, souvent par correspondance, sans rigueur ni contrôle. En 2021, un docteur en droit de l’université de Bangui fraîchement « diplômé » s’est illustré par son incapacité à rédiger une phrase correcte en français, même en arabe. Plus aberrant encore : un citoyen tchadien, venu à Bangui, est reparti six mois plus tard avec un doctorat en droit sous le bras. Les autorités académiques tchadiennes, stupéfaites, ont même diligenté une enquête auprès de l’université de Bangui pour comprendre cette anomalie.

 

Ces histoires ne sont pas des anecdotes; elles révèlent un système où le diplôme s’achète ou se décrète, loin des standards internationaux. Normalement, un doctorat exige des années de recherche, une thèse défendue devant un jury compétent et des publications dans des revues scientifiques reconnues. À Bangui, il suffit apparemment de quelques allers-retours au Cameroun, d’un entretien avec des « têtes bien placées » et d’une pseudo-soutenance pour se parer du titre de docteur. Quelques mois ou années plus tard, on devient maître-assistant, puis professeur, sans jamais avoir publié le moindre article digne de ce nom…..

Centrafrique : 16 mois après ou est la réponse « totale, foudroyante et douloureuse » promise par Djoubaye Abazène à Marchal?
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Des docteurs et chercheurs sans publications scientifiques….

 

C’est là que le bât blesse le plus. Dans le monde académique, la légitimité d’un chercheur ou d’un professeur repose sur ses travaux : des articles publiés dans des revues à comité de lecture, des contributions validées par des pairs. En Centrafrique, rien de tout cela. Les soi-disant docteurs et professeurs n’ont rien à montrer, pas une ligne dans une revue sérieuse. Certains, pour sauver la face, sortent un « livre »,  comprendre un recueil d’anecdotes ou de propos retranscrits par un éditeur complaisant, souvent au Cameroun ou ailleurs. Mais un livre, même publié, ne remplace pas une publication scientifique. C’est une supercherie, un écran de fumée pour masquer l’absence de rigueur académique et de travail.

 

Et pourtant, ces titres de Professeur, de Maître assistant ne tombent pas du ciel par hasard. Ils sont souvent attribués par décret, sur décision du président ou du ministre de l’Enseignement supérieur, sans passer par les étapes normales d’évaluation académique. On ne devient pas professeur parce qu’on a brillé par ses recherches, mais parce qu’on a su se rendre utile au pouvoir. Cette pratique, qui transforme l’université en une coquille vide, est un affront aux véritables chercheurs et aux étudiants qui espèrent encore un enseignement de qualité….

Évariste Ngamana Evariste-Ngamana Évariste Ngamana, premier vice-président de l'Assemblée nationale , titulaire d’un « faux diplôme »
Evariste-Ngamana – Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale , titulaire d’un « faux diplôme »

 

Des griots violents, pas des intellectuels….

 

Le plus grave, c’est le profil de ces imposteurs. Beaucoup d’entre eux ne se contentent pas de tricher sur leurs diplômes ; ce sont des individus au comportement violent et haineux. Prenant le cas de monsieur Euloge Doctrouvé Koé, surnommé « insulteur public » pour ses diatribes sur les réseaux sociaux, en est un exemple vivant. Lui et d’autres griots du régime passent leur temps à proférer des insultes, à menacer de génocide ou à appeler au meurtre, tout en se drapant dans une respectabilité académique qu’ils n’ont jamais méritée. Ces gens, qui devraient être jugés pour leurs propos criminels, se retrouvent au contraire propulsés dans des postes d’enseignants ou de responsables, avec la bénédiction du pouvoir. Le cas de monsieur Blaise Didacien Kossimatchi, un consommateur de tramadol, de chanvre indien, s’autoproclame lui aussi chercheur à l’université de Bangui.

 

Car oui, le régime actuel ne fait rien pour arrêter cette dérive. Au contraire, il l’encourage. Le ministre de la Justice lui-même, Arnaud Djoubaye Abazène, arbore lui aussi un doctorat par correspondance douteux. Évariste Ngamana, lui aussi faux diplômé en droit de l’université de Bangui, est aussi un exemple parfait. D’autres figures politiques, trop nombreuses pour être toutes nommées, suivent le même chemin. L’université de Bangui, à l’époque un lieu de savoir, est devenue une fabrique à faux diplômes, un tremplin pour les fidèles du pouvoir qui veulent se donner une stature. Au même moment, les vrais intellectuels, comme docteur Charles Armel Doubane, ou encore Dr Dominique Désiré ERENON, voir même Professeure Danielle Darlan, sont marginalisés ou réduits au silence….

 

Une jeunesse sacrifiée, un pays à la dérive….

 

Et qui souffre ? La jeunesse, d’abord. Les étudiants qui veulent apprendre se retrouvent face à des enseignants sans niveau, dans un système qui ne tient plus debout. Les écoles manquent de tout, les routes sont un calvaire, et l’université devient une usine à faux diplômes. Comment construire un avenir comme ça ? Le gouvernement regarde, laisse faire, parfois encourage. L’État, qui devrait protéger l’éducation, la laisse pourrir.

 

Comment espérer un redressement national quand ceux qui devraient incarner le savoir sont des griots, des opportunistes ou pire, des criminels ? L’État centrafricain, par son inaction ou sa complicité, porte une lourde responsabilité dans ce chaos. Il est temps que les citoyens, les vrais chercheurs et les rares voix encore crédibles se lèvent pour dénoncer cette farce. Car derrière les faux doctorats et les titres usurpés, c’est l’avenir d’un peuple qui est volé, jour après jour, par ceux qui prétendent le guider….

 

Par Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Djoubaye Abazène: 16 mois après, ou est  la réponse « totale, foudroyante et douloureuse » promise à Marchal?

0

16 mois après ou est  la réponse « totale, foudroyante et douloureuse » promise par Djoubaye Abazène à Marchal?

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : 16 mois après ou est la réponse « totale, foudroyante et douloureuse » promise par Djoubaye Abazène à Marchal?” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Novembre 2023 : Arnaud Djoubaye Abazène promettait une réplique « totale, foudroyante et douloureuse » au rapport de Roland Marchal sur le pouvoir de Baba Kongoboro. Mais seize mois plus tard, en mars 2025, le silence règne. Cette absence de réponse trahit l’impuissance d’un régime qui préfère l’esbroufe à l’action.

 

Eh! Djoubaye Abazène, cela fait déjà plus d’un an. Plus d’un an que les Centrafricains patientent, l’oreille tendue, pour entendre la fameuse réponse « totale, foudroyante et douloureuse » promise aux analyses implacables de Roland Marchal, un chercheur français. C’était en novembre 2023. Deux mois plus tard, rien. Sept mois encore, toujours rien. Aujourd’hui, en mars 2025, le silence est une gifle. Où est-elle, cette réplique « totale, foudroyante et douloureuse » ? Introuvable. Ces gens-là, avec leurs mots ronflants, n’ont rien à dire, rien à offrir, sinon des promesses qui s’évaporent pendant qu’un peuple lasse de les attendre.

 

Roland Marchal, dans une interview tranchante à Radio France Internationale en novembre 2023, avait eu l’audace de poser un diagnostic sans détour : en République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra et son régime transforment leur faiblesse en outil de survie. Affable, rusé, le président jongle avec les peurs du vide et les errements internationaux,  Nations unies, Wagner, France, Rwanda,  pour s’accrocher au pouvoir. La population ? Qu’elle se débrouille. La crise de 2013 ? Jamais réglée. Insécurité, citoyenneté bafouée, prédation : tout est là, intact, sous le vernis des discours. Face à cette vérité qui cogne dur sur la tête de Baba Kongoboro, Djoubaye Abazène, drapé dans son titre pompeux, a juré une réponse « totale, foudroyante et douloureuse ». Un an après, on cherche encore. Où est-elle ? Nulle part. Ces incapables ne savent même pas aligner deux phrases cohérentes et promettent de réponse foudroyante aux gens? Quelle arrogance!!

 

Et que dire d’Alexis Ndui Yabela, ce professeur autoproclamé qui, aux côtés du ministre, a tenté de jeter le discrédit sur Marchal ? Lui aussi a promis une réplique, une sorte de pendant à la fameuse sortie « totale, foudroyante et douloureuse » de son compère. Résultat ? Rien. Nada. Un an plus tard, leurs menaces sonnent comme une vieille blague que personne ne trouve drôle. Djoubaye Abazène, avec son doctorat par correspondance, ose défier un chercheur reconnu, dont le travail repose sur des faits, des années d’analyse, une rigueur qui les dépasse. Quelle prétention ! Quelle farce ! Pendant ce temps, leur réponse « totale, foudroyante et douloureuse » reste un fantôme, un mot d’ordre vide qui ne trompe plus personne.

 

Ces hommes, piliers d’un pouvoir qui empeste l’arrogance et la médiocrité, se pavanent pourtant. Ils ont crié haut et fort qu’ils allaient pulvériser les arguments de Marchal. « Totale, foudroyante et douloureuse », qu’ils disaient ! Un an après, le néant. Incapables d’écrire une page potable, incapables de répondre avec sérieux, ils se contentent de brailler pour donner le change. Pendant que Touadéra joue les stratèges sur l’échiquier mondial, ses sbires, tels des acteurs ratés, débitent leurs promesses creuses. La réplique « totale, foudroyante et douloureuse » ? Une illusion. Les Centrafricains, eux, attendent toujours, oubliés par un régime qui préfère parader plutôt que gouverner.

 

Et cette colère qui monte, de Bangui aux confins du continent ? Les mots de Marchal ont secoué les consciences, mis des tyranneaux face à leurs miroirs. Les Africains ont entendu la promesse de Djoubaye Abazène, cette fameuse réponse « totale, foudroyante et douloureuse » censée clouer le bec au chercheur. Ils ont attendu, espéré peut-être, que ces messieurs montrent un semblant de compétence. Un an plus tard, zéro. Rien. Le désert. Ces criminels en costume rient au nez du peuple, forts de leur impunité, faibles dans leur nullité. Ils ne savent ni écrire, ni penser, ni agir – juste promettre, encore et encore, une réplique qui ne vient jamais.

 

Il faut le dire, le hurler : ce pouvoir est un clan des bras cassés, des totos, des criminels. Une insulte à l’intelligence, à la dignité, à l’espoir. Touadéra et sa bande excellent à survivre, à s’en mettre plein les poches, pendant que leurs valets crient à une réponse « totale, foudroyante et douloureuse » qu’ils sont trop incompétents pour produire. Un an après, les Centrafricains n’ont vu ni totalité, ni foudre, ni douleur – juste le vide, encore le vide. Ils méritent mieux que ce théâtre pitoyable, mieux que des promesses qui s’effacent, mieux que des incapables qui osent défier la vérité sans jamais la rattraper.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Élections 2025 : Une mise en scène  de Wagner pour un dictateur à vie

0

Élections 2025 : Une mise en scène  de Wagner pour un dictateur à vie

 

Centrafrique.org/rca-elections-presidentielles-et-legislatives-des-bureaux-de-vote-installes-dans-la-foret/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-paoua-en-centrafrique-le-27-decembre-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-43164″ data-wpel-link=”internal”>Élections 2025 : Une mise en scène de Wagner pour un dictateur à vie
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’année 2025 se profile comme une vaste comédie électorale, un spectacle taillé sur mesure par Wagner pour garder Faustin Archange Touadéra, pantin docile, au pouvoir à vie En République centrafricaine. Élections 2025 ? Municipales, régionales, législatives, présidentielle,  un cirque de scrutins soi-disant démocratiques, drapé d’une sécurité de façade avec les forces nationales, la Minusca, le Rwanda et la Russie. On nous vend des élections “inclusives, crédibles et transparentes”, mais c’est une blague ivoirienne : Wagner tire les ficelles, Poutine décide, et Touadéra ramasse les miettes d’un trône verrouillé depuis Moscou.

 

Parlons sécurité pour ces soi-disant Élections 2025 . On nous jette à la figure une coalition impressionnante : MINUSCA, Russes, Rwandais. Mais c’est du vent. La MINUSCA, dirigée par Valentine Rugwabiza,  une proche de Paul Kagame, parrain de Touadéra,  n’est qu’une marionnette dans ce jeu. En 2016, la Minusca avait participé à grande échelle aux élections truquées ; en 2020, c’était pire, avec moins d’un tiers des électeurs capables de voter dans un pays en feu. Et Élections 2025 ? Ce sera une catastrophe encore plus grotesque. La MINUSCA n’a jamais protégé la démocratie, bien au contraire,  elle l’enterre. Les Russes et les Rwandais, eux, sont là pour bétonner le régime, pas pour jouer les justiciers. Quant aux forces centrafricaines , elles dansent au rythme des ordres de Bangui, prêtes à écraser toute voix dissonante.

 

Et l’Autorité Nationale des Élections (ANE) ? Une farce. “Processus bouclé”, “date fixée”, claironnent-ils. Mais l’ANE n’est qu’un outil du pouvoir, une machine à fabriquer des résultats soviétiques. Wagner a imposé une nouvelle constitution en 2023, piétinant la Cour constitutionnelle qui avait osé dire non. Fini le verrou des mandats : Touadéra peut régner éternellement, sept ans par sept ans, grâce à un texte cousu main par les mercenaires russes. L’opposition hurle à la manipulation, dénonce les listes truquées, les intimidations, les bureaux de vote bidons. Mais à quoi bon ? Touadéra n’a pas besoin d’électeurs,  il a son Wagner, Poutine, et un bureau de vote qui crache des scores à la Staline.

 

Poutine veut rivaliser avec les Occidentaux, et la France, complice silencieuse, laisse faire pour ne pas perdre ses miettes d’influence. Pendant ce temps, Kagame, via Rugwabiza, huile les rouages pour que son protégé reste en selle. Les partenaires internationaux ? Des figurants pour la photo, pas pour fouiller dans cette porcherie électorale. Tout est en place pour une reconduction de Touadéra, un dictateur qui n’a plus besoin de jouer la comédie démocratique,  juste d’attendre que Wagner et ses amis lui tendent la couronne.

 

Les Centrafricains, eux, ne sont que des bêtes dans cette arène, suivant bêtement un pantin qui vend leur pays aux Russes.

 

Élections 2025 , ce n’est pas une élection,  c’est une prise d’otage organisée par Wagner, avec Touadéra en guignol et Poutine en maître du jeu. Une comédie à l’ivoirienne, oui, mais sans rire.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le commerce de l’or en Centrafrique : la face cachée d’un secteur mafieux protégé par des hommes en costume

0

Le commerce de l’or en Centrafrique : la face cachée d’un secteur mafieux protégé par des hommes en costume

 

Le commerce de l’or en Centrafrique : la face cachée d’un secteur mafieux protégé par des hommes en costume

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commerce de l’or en Centrafrique n’est pas contrôlé par l’État, mais par une mafia bien organisée où le groupe Wagner impose sa loi, suivi des Chinois et de quelques intermédiaires d’Afrique de l’Ouest. Derrière des contrats officiels et des discours rassurants, une mafia minière bien organisée exploite les mines et dicte ses règles. Pendant que l’or quitte le pays en toute discrétion vers Moscou et Pékin, les ouvriers mineurs centrafricains travaillent sous la menace d’hommes blanc armés cagoulés, privés de toute liberté. Des hommes en costume signent les accords et entretiennent l’illusion d’un secteur régulé, alors que le pays est pillé en règle.

 

Un pillage sous contrôle de Wagner et des Chinois

 

Depuis 2016, le groupe Wagner a progressivement pris le contrôle des principaux sites aurifères du pays. Présenté au départ comme une force de sécurité privée chargée de protéger le pouvoir en place, le groupe russe est rapidement devenu un acteur incontournable du trafic d’or en Centrafrique. En imposant sa présence sur les mines stratégiques, Wagner dicte les conditions d’exploitation, contrôle les exportations et fixe les prix. Les autorités centrafricaines n’ont aucun pouvoir sur ces opérations.

 

En deuxième position viennent les entreprises et coopératives chinoises, installées sur plusieurs concessions minières avec des contrats opaques. Contrairement à Wagner, qui exploite par la force et la terreur, les Chinois imposent leur propre système en s’appuyant sur des partenariats officiels avec l’administration centrafricaine. Ils exploitent l’or Centrafrique sans rendre de comptes, utilisant des ouvriers sous-payés et des équipements qui détruisent l’environnement sans aucun contrôle.

 

Derrière ces deux géants du pillage d’or en Centrafrique, d’autres groupes plus discrets récupèrent les miettes laissées par Wagner et les Chinois. Des exploitants maliens, burkinabés, nigérians et camerounais jouent le rôle d’intermédiaires, rachetant de l’or à bas prix auprès des orpailleurs centrafricains avant de l’exporter illégalement vers les marchés voisins. Ces réseaux complètent la chaîne du trafic d’or en Centrafrique, alimentant un marché noir structuré, où les Centrafricains sont les seuls à ne rien gagner.

Le commerce de l’or en Centrafrique : la face cachée d’un secteur mafieux protégé par des hommes en costume
Lavage des graviers pour extraire l’or à Bozoum

 

Le secteur verrouillé d’or en Centrafrique, aucune issue pour les mineurs

 

Sur le terrain, les travailleurs des mines d’or en Centrafrique sont devenus des prisonniers d’un système sans issue. Sous le contrôle de Wagner, les creuseurs sont surveillés par des mercenaires armés qui imposent des quotas de production et des règles strictes. Aucune liberté de vendre leur or à un prix libre, aucune négociation possible : tout passe par Wagner, qui rachète les grammes d’or à des tarifs dérisoires, avant de les exporter vers la Russie via des circuits opaques. C’est le cas des chantiers miniers dans l’Ouham, Mambéré-Kadéi, Ouham-Pendé  et ailleurs, où les Wagner contrôle tout en dehors des chantiers d’Ydéré, de Ndassima et de Boda, où les grosses machines de Wagner tournent en plein régime.

 

Les Chinois, de leur côté, emploient des travailleurs centrafricains comme de la main-d’œuvre bon marché, sous des contrats flous. Les accidents sont nombreux, les protections minimales, et les salaires insignifiants comparés aux tonnes d’or qui sortent des mines chaque année. Aucun syndicat, aucun droit, les travailleurs n’ont d’autre choix que d’accepter ces conditions ou de quitter les sites miniers.

 

Quant aux orpailleurs centrafricains, ils n’ont quasiment plus d’espace pour travailler. Les zones qui leur restent sont soit déjà épuisées, soit contrôlées par des groupes mafieux africains qui imposent leurs propres tarif. Pendant ce temps, un mineur qui tente de vendre son or hors du circuit de Wagner s’expose à des représailles immédiates. Certains ont été menacés, battus, voire exécutés pour avoir voulu contourner le monopole imposé.

 

L’or en Centrafrique : Un marché noir protégé par des complicités bien placées

 

L’exploitation de l’or en Centrafrique ne pourrait pas fonctionner de cette manière sans une protection bien installée au sommet de l’État. Wagner n’a pas eu besoin de prendre le pouvoir politiquement : il contrôle les ressources stratégiques, ce qui lui permet de financer ses opérations militaires tout en renforçant son emprise sur l’économie centrafricaine. Les permis d’exploitation accordés aux entreprises chinoises suivent la même logique : des contrats signés discrètement, sans aucune transparence, où les véritables chiffres des exportations ne sont jamais révélés publiquement.

 

Certains officiers de l’armée et membres du gouvernement sont impliqués dans ce commerce, bénéficiant d’un pourcentage sur chaque transaction. Ceux qui devraient défendre l’intérêt national préfèrent protéger ces réseaux, assurant leur propre enrichissement au détriment du pays.

 

Les services douaniers, censés contrôler les exportations d’or, se contentent de valider les documents présentés par Wagner et les Chinois, sans poser de questions. En contrepartie, des pots-de-vin circulent, garantissant que personne ne vienne perturber ce trafic d’or en Centrafrique. Les milliards générés par ce commerce n’apparaissent jamais dans le budget de l’État.

 

Un État devenu simple spectateur de son propre pillage

 

Pendant que les cargaisons d’or partent chaque semaine vers Moscou et Pékin, la population centrafricaine s’enfonce dans la pauvreté. L’argent du secteur aurifère pourrait financer les hôpitaux, les écoles, les infrastructures, mais il disparaît entre les mains des réseaux criminels.

 

Le gouvernement, au lieu de reprendre le contrôle de ses ressources, se contente d’entretenir une illusion de souveraineté. Quelques permis accordés ici et là, des annonces de réglementation, des promesses de taxation plus stricte… Mais en réalité, rien ne change. L’or continue de sortir, et les Centrafricains continuent d’être les grands oubliés de cette industrie.

 

Un système qui ne tombera pas sans un changement radical

 

Ce pillage d’or en Centrafrique ne s’arrêtera pas tant que les mêmes réseaux resteront en place. Wagner ne quittera pas le secteur de lui-même, car il finance une partie de ses opérations militaires avec cet or. Les entreprises chinoises continueront d’exploiter sans limites, tant qu’elles auront les autorisations nécessaires. Les exploitants maliens, camerounais et nigérians continueront de faire circuler l’or illégalement, tant qu’ils trouveront des acheteurs prêts à payer.

 

Les Centrafricains, eux, n’auront rien tant que ce système restera intact. L’or qui pourrait servir au développement du pays est confisqué par des groupes étrangers, avec la complicité de ceux qui dirigent. Tant que ces réseaux criminels bénéficieront d’un accès libre aux ressources du pays, la RCA restera un pays riche en sous-sol, mais condamné à la pauvreté à la surface.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Vakaga : après Sikikédé, Boromata réclame son érection en sous-préfecture

0

Vakaga : après Sikikédé, Boromata réclame son érection en sous-préfecture

 

Centrafrique.org/vue-panoramique-du-village-boromata/” data-wpel-link=”internal”>vue panoramique du village Boromata, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique.
vue panoramique du village Boromata. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Après les récentes mobilisations des habitants de Sikikédé pour obtenir le statut de sous-préfecture, c’est au tour de Boromata, une autre localité de la préfecture de la Vakaga, de formuler la même revendication. Les résidents de Boromata mettent en avant leur position stratégique et les difficultés d’accès à leur localité pour justifier leur demande de création d’une administration locale décentralisée.

 

Sikikédé, qui a déjà connu deux mouvements populaires réclamant son élévation au rang de sous-préfecture, attend toujours une réponse officielle des autorités. Dans ce contexte d’attente prolongée, Boromata entre dans la danse, insistant sur les mêmes besoins : l’accès aux services publics de base et une gouvernance locale plus efficace pour faire face aux défis quotidiens.

 

Le manque d’infrastructures, l’insécurité et l’éloignement des centres administratifs actuels sont les principales raisons avancées par ces deux localités. Leur demande s’inscrit dans une dynamique plus large de restructuration territoriale, alors que la Vakaga reste une région isolée, nécessitant une présence étatique renforcée.

 

Face à ces demandes répétées, qui se multiplient dans le nord du pays, la question reste posée : les autorités répondront-elles enfin à ces attentes légitimes, ou ces revendications continueront-elles à se heurter au silence des institutions ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bayanga : deux cadavres retrouvés dans la rivière Sangha

0

Bayanga : inquiétude générale, deux cadavres retrouvés dans la rivière Sangha

 

Centrafrique.org/tentative-denlevement-dune-fillette-de-10-ans-a-bayanga/batiment-de-la-sous-prefecture-de-bayanga-dans-la-sangha-mbaere/” rel=”attachment wp-att-86662″ data-wpel-link=”internal”>Bayanga : inquiétude générale, deux cadavres retrouvés dans la rivière Sangha
Bâtiment de la sous-préfecture de Bayanga, Sangha-Mbaéré, République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une série de découvertes sinistres tremble depuis plusieurs jours la petite ville de Bayanga, située au bord de la rivière Sangha. Deux corps sans vie ont été retrouvés dans les eaux de la rivière, respectivement les 10 et 11 mars, plongeant la population locale dans la stupeur et l’inquiétude.

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis, les victimes, toutes deux des résidents de longue date de Bayanga, étaient bien connues dans la ville. La première était un professeur d’anglais exerçant au lycée moderne de la ville, tandis que la seconde était un artisan local bien connu. Selon les premiers témoignages, les deux hommes rentraient chez eux après avoir assisté à une veillée funèbre lorsqu’ils auraient été interceptés en chemin par un groupe d’individus non identifiés. Ce qui semblait être une soirée ordinaire s’est transformé en tragédie : les deux hommes auraient été enlevés, avant que leurs corps ne soient découverts deux jours plus tard dans la rivière.

 

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de ces décès, mais les images des corps repêchés, qui circulent sur les réseaux sociaux, ont profondément choqué les habitants. Par respect pour les âmes sensibles, nous nous abstenons de diffuser ces clichés.

 

Ce double drame n’est malheureusement pas rare dans cette localité. Comme le soulignent plusieurs habitants, il s’agit de la troisième occurrence d’événements similaires à Bayanga ces derniers mois, ravivant les craintes d’une insécurité croissante dans cette localité habituellement paisible. Les habitants appellent désormais à une enquête approfondie pour identifier les responsables et mettre fin à cette série de tragédies.

 

Pour l’heure, le mystère demeure entier, et la population attend des réponses. Les investigations sont en cours, et nous suivrons de près l’évolution de cette affaire….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Basse-Kotto : attaque d’un convoi de l’autorité nationale des élections  , un soldat FACA blessé

0

Basse-Kotto : attaque d’un convoi de l’autorité nationale des élections  , un soldat FACA blessé

 

Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Basse-Kotto : attaque d’un convoi de l’autorité nationale des élections , un soldat FACA blessé” width=”450″ height=”244″ />
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un convoi de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), accompagné d’une escorte de cinq soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), a été pris pour cible lors d’une attaque armée mardi après-midi, vers 16 heures, sur l’axe reliant Kpanga 4 à Pouloubou, dans la préfecture de la Basse Kotto. Pour l’heure, l’identité des assaillants demeure inconnue, mais cet incident met en évidence les défis sécuritaires qui persistent dans cette région.

 

D’après des témoignages recueillis sur place par CNC, l’assaut a donné lieu à des échanges de tirs entre les assaillants et les membres de l’escorte. Au cours de l’affrontement, un soldat a été touché par balle. Malgré cet accès de violence, le convoi a pu reprendre sa route et atteindre Mingala, sa destination finale, où les activités électorales prévues ont débuté comme prévu, sans interruption notable.

 

Le militaire blessé a été évacué le lendemain de l’incident, c’est-à-dire mercredi 12 mars dans la matinée par hélicoptère vers Bangui, où il bénéficie désormais de soins médicaux adaptés. Si son état de santé reste confidentiel, les premières informations indiquent qu’il ne serait pas en danger de mort.

 

Cet événement s’inscrit dans un contexte où le pays se prépare à des élections pour la fin d’année, malgré des poches d’insécurité récurrentes dans plusieurs zones du pays. La Basse Kotto, en particulier, reste toujours infestée par la présence de groupes armés non identifiés, dont les actions perturbent régulièrement la vie quotidienne.

 

Pour l’instant, aucune déclaration officielle de l’autorité nationale des élections n’a été publiée à propos de cette attaque. Toutefois, cet incident pousse à s’interroger sur les moyens de garantir la sécurité des acteurs impliqués dans le processus électoral, ainsi que celle des habitants des régions isolées….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : Bangui de Nouveau plongée dans le noir Sans Électricité Depuis 72 Heures

0

Bangui de Nouveau plongée dans le noir Sans Électricité Depuis 72 Heures

 

Centrafrique.org/le-pouvoir-des-marches-comment-les-femmes-de-bangui-soutiennent-leconomie-familiale/activite-commerciale-devant-le-magasin-point-2-au-marche-gobongo/” rel=”attachment wp-att-76757″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Bangui de Nouveau plongée dans le noir Sans Électricité Depuis 72 Heures
Activité commerciale au marché Gobongo . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Bangui, la capitale centrafricaine  sombre une fois de plus dans l’obscurité. Depuis trois jours, les coupures d’électricité plongent la ville dans le chaos, aggravées par une pénurie d’eau aussi chronique. La population, livrée à elle-même, oscille entre résignation et colère face à des services publics défaillants.

 

Depuis trois jours, Une grande partie de la ville de Bangui, notamment les quartiers nord, est privée d’électricité et d’eau potable, laissant les banguissois dans une situation de plus en plus difficile. Ce double fléau, qui s’étend peu à peu à d’autres secteurs de la capitale, expose les failles d’un système d’approvisionnement fragile et met la population face à des défis quotidiens insurmontables.

 

Une ville à l’arrêt

 

Dans les quartiers nord de la capitale, l’électricité a disparu depuis 48 heures, selon les témoignages des résidents recueillis par la rédaction du CNC. Les foyers sont plongés dans l’obscurité, et les activités essentielles, qu’il s’agisse du travail ou des tâches domestiques, sont suspendues. À cela s’ajoute une pénurie d’eau potable qui dure depuis trois jours. Les robinets restent désespérément secs, forçant les habitants à improviser pour trouver de quoi boire et se laver.

 

« Bangui est dans le noir, Bangui souffre », témoigne un habitant de Galabadja, dépeignant un chaos qui paralyse la ville.

 

Silence des autorités

 

Les origines de cette crise demeurent floues pour les Banguissois, qui s’interrogent sur les raisons de cette énième défaillance. L’ENERCA, la compagnie nationale d’électricité, n’a fourni aucune explication claire. Habituellement prompte à publier des communiqués farfelus , souvent perçus comme peu convaincants par la population, la direction semble cette fois dépassée par l’ampleur de la situation et opte pour le silence. De son côté, la SODECA, en charge de la distribution d’eau, adopte la même posture, murée dans une absence totale de communication.

 

Pourtant, certains travailleurs de la SODECA parlent des travaux qui seraient en cours. Des dispositifs flottants auraient été installés sur la rivière Oubangui pour capter l’eau, mais les résultats sont très nuls pour les banguissois.

 

En effet, l’Oubangui, principale source d’approvisionnement en eau de la ville, ne manque pas de ressources. Alors pourquoi la SODECA ne parvient-elle pas à assurer la distribution ? « Les travaux avancent », répond-on vaguement lorsqu’on interroge les responsables, une réponse qui ne convainc personne et laisse planer le spectre de l’incompétence.

 

Un impact humain et économique lourd

 

Les répercussions de cette crise sont visibles. Privés d’électricité, les hôpitaux et centres de santé peinent à fonctionner, mettant en péril la vie des patients dépendants d’équipements médicaux. Les commerçants, artisans et petites entreprises, déjà fragilisés par une économie chaotique, subissent des pertes importantes. Quant à la pénurie d’eau, elle expose la population à des risques sanitaires graves, comme la prolifération de maladies liées à l’absence d’hygiène.

 

La nuit tombe sur une capitale silencieuse, où les lampes restent éteintes et les seaux vides. Pour les Banguissois, chaque heure sans amélioration est une épreuve de plus dans un quotidien déjà marqué par l’incertitude….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Régulation du jeu en ligne : un défi mondialLe divertissement en ligne : une nouvelle vague en Centrafrique en 2025

0

 

 

Centrafrique.org/pub-vendredi/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-vendredi-450×300.png” alt=”Régulation du jeu en ligne : un défi mondial” width=”450″ height=”300″ />

 

 

 

 

À l’aube de 2025, le jeu en ligne est devenu une force incontournable du divertissement numérique, attirant des millions de joueurs à travers le monde avec ses promesses d’adrénaline et de gains rapides. Mais derrière les lumières clignotantes des casinos virtuels se cache un défi complexe : comment réguler cette industrie florissante dans un espace aussi vaste et sans frontières qu’internet ? Les gouvernements, les opérateurs et les joueurs se trouvent face à un casse-tête juridique, technologique et éthique, où les lois nationales se heurtent à la nature globale de la toile. Quels sont les enjeux de cette régulation ? Pourquoi est-elle si difficile à mettre en œuvre ? Dans cet article, nous explorons les défis mondiaux de la régulation du jeu en ligne—sans détour, avec une analyse claire des mécanismes, des tensions et des perspectives qui façonnent cet univers en pleine évolution.

Une industrie sans frontières : le défi de la portée

Le jeu en ligne ne connaît pas de limites géographiques—un joueur en Europe peut parier sur une plateforme hébergée aux Caraïbes en un clic. Cette portée mondiale est à la fois une force pour les opérateurs et un casse-tête pour les régulateurs. Les lois nationales, souvent strictes, peinent à s’appliquer à des sites opérant depuis des juridictions offshore, créant une mosaïque de règles qui varient d’un pays à l’autre.

Pourquoi c’est compliqué

  • Juridictions multiples: Les plateformes choisissent souvent des pays aux lois laxistes (ex. Malte, Curaçao).
  • Accessibilité: Les joueurs accèdent facilement à des sites étrangers malgré les interdictions locales.
  • Anonymat: Les cryptomonnaies et VPN masquent les transactions et localisations.

Les modèles de régulation : une diversité mondiale

Chaque pays adopte une approche différente face au jeu en ligne. Certains, comme le Royaume-Uni, ont opté pour une régulation stricte mais ouverte, avec des licences délivrées par la UK Gambling Commission. D’autres, comme les États-Unis, jonglent avec un patchwork de lois étatiques, tandis que des nations comme la Chine imposent une interdiction totale. Ces différences créent des tensions entre ouverture au marché et protection des citoyens.

Exemples clés

  • Royaume-Uni: Licences obligatoires, taxes élevées, protection des joueurs.
  • États-Unis: Régulation par état (ex. Nevada autorise, Utah interdit).
  • Chine: Interdiction complète, mais marché noir florissant.

La lutte contre le jeu illégal : un combat technologique

Les sites illégaux—ceux sans licence dans les juridictions où ils opèrent—restent une épine dans le pied des régulateurs. Les gouvernements déploient des outils comme les blocages de domaines et les restrictions bancaires pour limiter leur accès, mais la technologie évolue vite. Les VPN, les paiements en cryptomonnaies et les miroirs de sites rendent ces efforts souvent inefficaces.

Armes des régulateurs

  • Blocage DNS: Empêche l’accès aux domaines illégaux.
  • Contrôles financiers: Banques bloquent les transactions vers sites non autorisés.
  • Sensibilisation: Campagnes pour promouvoir les jeux légaux.

Protection des joueurs : un enjeu central

Au-delà de la légalité, la régulation vise à protéger les joueurs contre les risques d’addiction et de fraude. En 2025, les outils numériques comme l’intelligence artificielle permettent de détecter les comportements à risque, mais leur mise en œuvre varie. Les juridictions strictes exigent des limites de mise et des programmes d’auto-exclusion, tandis que les sites offshore échappent souvent à ces obligations.

Mesures de protection

  • Limites de mise: Restreignent les dépenses par session.
  • Auto-exclusion: Option pour bloquer l’accès temporairement.
  • IA de détection: Alerte sur les schémas addictifs.

Table: Régulation et protection par région

RégionNiveau de régulationMesures de protection
Europe (UE)Strict (varie par pays)Limites, auto-exclusion
États-UnisMixte (par état)Variable, souvent laxiste
Asie (ex. Chine)Interdiction totaleAucune (marché noir)

Les cryptomonnaies : une double lame

Les cryptomonnaies comme Bitcoin et Ethereum bouleversent la régulation en 2025. Elles offrent anonymat et rapidité, séduisant les joueurs, mais compliquent le suivi des flux financiers. Certains pays tentent de les interdire dans le jeu, tandis que d’autres explorent leur intégration légale pour mieux les contrôler.

Avantages et défis

  • Avantages: Transactions rapides, confidentialité.
  • Défis: Blanchiment d’argent, évasion fiscale.

Dans cet univers en mutation, les cryptomonnaies ouvrent aussi des portes à des expériences ludiques innovantes—par exemple, des jeux comme aviator jeu captent l’attention avec leur dynamisme : vous misez, un multiplicateur grimpe en temps réel, et le défi est de retirer vos gains au bon moment, une formule qui allie rapidité et plaisir dans un cadre numérique moderne.

Le rôle des opérateurs : entre profit et responsabilité

Les opérateurs de jeux en ligne jonglent entre maximiser leurs profits et respecter les lois. Les plateformes légales investissent dans la conformité—licences, audits—tandis que les illégales misent sur l’évasion. En 2025, la pression monte pour que tous adoptent des pratiques responsables, sous peine de sanctions accrues.

Obligations des opérateurs

  • Licences: Obtention dans chaque juridiction cible.
  • Transparence: Publication des taux de retour (RTP).
  • Responsabilité: Programmes anti-addiction.

Vers une harmonisation mondiale ?

Face à ces défis, des voix appellent à une régulation internationale en 2025. Une coopération entre pays pourrait réduire la disparité des lois et mieux combattre le jeu illégal, mais les différences culturelles et économiques rendent cet objectif lointain. Pour l’instant, le paysage reste fragmenté, chaque nation cherchant son équilibre.

Perspectives futures

  • Coopération: Accords transnationaux pour bloquer sites illégaux.
  • Technologie: IA et blockchain pour un contrôle unifié.
  • Éducation: Campagnes globales sur les risques.

Conclusion : un défi sans fin

La régulation du jeu en ligne en 2025 reste un défi mondial, où la technologie avance plus vite que les lois. Entre la lutte contre le jeu illégal, la protection des joueurs et l’adaptation aux cryptomonnaies, les gouvernements naviguent en eaux troubles. Ce n’est pas seulement une question de légalité—c’est un équilibre entre liberté, sécurité et innovation dans un monde sans frontières numériques. Alors que les plateformes continuent d’évoluer, une chose est claire : réguler le jeu en ligne demandera autant d’audace que les paris qu’il propose—un jeu où personne n’a encore trouvé la mise parfaite.

 

L’impact des limites de dépôt sur la rétention des joueurs

0

 

Centrafrique.org/devenez-un-incollable-du-jeu-en-ligne-avec-jeuxdecasinoenligne/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre/” rel=”attachment wp-att-68165″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/une-carte-pour-publication-jeu-du-hazarre-450×337.png” alt=”Meta title: Comment les limites de dépôt influencent la rétention des joueurs en ligne” width=”450″ height=”337″ />

Les sites de jeux en ligne fixent souvent des limites maximales de dépôt pour tenter de promouvoir un jeu responsable et prévenir les comportements compulsifs. Cependant, le plafonnement des dépôts peut avoir des effets inattendus sur l’engagement et la rétention des joueurs. Selon une étude menée par l’Université Laval en 2023, les limites de dépôt auraient un impact significatif sur le taux de rétention des joueurs occasionnels.

Des limites trop restrictives découragent les nouveaux joueurs

Pour un nouveau joueur au Stake Casino FR qui découvre un site de jeux en ligne, des limites de dépôt trop basses peuvent sembler contraignantes et donner l’impression que le site ne lui fait pas confiance avec de grosses sommes. Une étude menée auprès de 1500 nouveaux joueurs en 2022 a montré que 73% d’entre eux se sont sentis frustrés par des limites quotidiennes inférieures à 500€ lors de leurs 3 premiers mois sur un site.

Tableau 1. Taux de rétention des nouveaux joueurs en fonction des limites de dépôt lors des 3 premiers mois

Limite quotidienneTaux de rétention après 3 mois
100€21%
250€34%
500€53%
1000€63%

Comme le montre le tableau 1, les sites avec des limites quotidiennes de dépôt de 500€ ou plus ont vu plus de la moitié de leurs nouveaux joueurs rester actifs après 3 mois. A l’inverse, avec une limite à 100€, seulement 21% des nouveaux joueurs sont restés engagés.

Ces données suggèrent que des plafonds trop restrictifs au départ peuvent rapidement lasser les nouveaux joueurs et les pousser à explorer d’autres options. Pour un nouveau venu, une limite de dépôt élevée est également le signe que le site reconnaît son statut de joueur responsable.

Assouplir les limites pour fidéliser les joueurs réguliers

Bien que des limites initiales élevées soient importantes, il est également crucial d’assouplir ces restrictions avec le temps pour s’adapter aux joueurs les plus impliqués. Une erreur courante des sites de jeux est de maintenir des plafonds de dépôt rigides qui ne progressent pas avec l’ancienneté des joueurs.

Or, une étude de la firme MuddyGames en 2024 a montré qu’augmenter les limites de dépôt de 100€ tous les 3 mois multipliait par deux la durée de vie moyenne d’un joueur sur un site. Ces résultats s’expliquent par le désir naturel des joueurs réguliers d’augmenter progressivement leurs mises avec leur ancrage sur une plateforme.

Sans assouplissement des limites au fil du temps, les joueurs ont tôt fait de se sentir à l’étroit et de céder à l’appel du large en explorant de nouveaux sites. Il est donc crucial d’adapter les dépôts maximums à la valeur vie client pour encourager leur activité sur le long terme.

Un suivi personnalisé pour les gros joueurs

Bien que les limites de dépôt soient essentielles, elles ne suffisent pas à elles seules pour promouvoir un jeu responsable, surtout auprès des joueurs dépensant des sommes importantes. Pour cette catégorie de joueurs, un accompagnement personnalisé est nécessaire.

Une analyse détaillée des habitudes de jeu

Les opérateurs de casino doivent mettre en place un suivi rigoureux des joueurs les plus actifs grâce à des outils d’analyse poussés. Cela passe notamment par :

  • Le tracking précis des sommes misées et temps de jeu sur différentes périodes
  • L’identification de schémas de jeu compulsifs (hausse soudaine des mises, temps de jeu nocturne, etc)
  • La détection de pics d’activité suivis de longues périodes d’inactivité

En comprenant finement les habitudes de jeu, les opérateurs peuvent mieux déceler les signaux d’alarme chez certains joueurs.

Une assistance dédiée aux VIP

Pour les joueurs à fort potentiel, les sites de casino doivent mettre en place un service dédié de conseillers VIP. Le rôle de ces conseillers est double :

  • Maximiser l’expérience des gros joueurs grâce à des bonus et promotions sur-mesure
  • Détecter rapidement tout signe de jeu excessif pour intervenir auprès du joueur concerné

Grâce à une relation privilégiée, les conseillers VIP sont les mieux placés pour promouvoir un jeu récréatif chez cette catégorie de joueurs. Leur action est indispensable pour concilier rétention et prévention des risques.

Conclusion : personnaliser les limites selon le profil

En définitive, il n’existe pas de solution unique pour fixer des limites de dépôt optimales. Pour maximiser la rétention, ces plafonds doivent être ajustés en fonction du profil et de l’historique du joueur. Voici quelques bonnes pratiques :

  • Fixer des limites initiales élevées (500€+) pour les nouveaux joueurs
  • Augmenter ces limites progressivement avec la fidélisation du joueur
  • Offrir des limites ou des bonus ponctuels pour récompenser les gros joueurs
  • Analyser individuellement les joueurs à risque pour personnaliser les restrictions

Une approche flexible et sur-mesure en matière de limites de dépôt est essentielle pour concilier jeu responsable et optimisation de la rétention sur les sites en ligne. Les opérateurs doivent éviter le piège d’une solution unique et adapter leurs plafonds aux spécificités de leurs clients.

 

Bocaranga : explosion tragique d’une grenade à Koumbam ,  un blessé, deux morts

0

Bocaranga : explosion tragique d’une grenade à Koumbam ,  un blessé, deux morts

 

Centrafrique.org/centrafrique-campagne-de-vaccination-contre-la-rage-canine-dans-le-district-sanitaire-de-bocaranga-et-koui/hopital-de-bocaranga/” rel=”attachment wp-att-71625″ data-wpel-link=”internal”>Bocaranga : explosion tragique d’une grenade à Koumbam , un blessé, deux morts
Hôpital de Bocaranga, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un drame a secoué la petite localité de Koumbam, située sur l’axe Loura, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Ce mercredi matin, une équipe d’une organisation non gouvernementale internationale (ONGI) basée à Bocaranga a pris en charge un enfant grièvement blessé après l’explosion d’une grenade.

 

En effet, l’incident, survenu avant-hier, a coûté la vie à deux de ses frères, morts sur le coup. Selon les premiers témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les enfants auraient ramassé l’engin explosif dans la brousse alors qu’ils étaient partis chasser. L’enfant survivant, atteint par des éclats de grenade, a d’abord été admis au poste de santé de Koumbam avant d’être transféré ce matin à l’hôpital de district (HD) de Bocaranga pour recevoir des soins plus approfondis.

 

Rappelons que la ville de Bocaranga est l’une des sous-préfectures de l’Ouham-Pendé, à environ 450 kilomètres au nord-ouest de Bangui, la capitale centrafricaine. La région, bordée par des localités comme Paoua, Ngaoundaye et Bozoum, est traversée par des axes routiers stratégiques mais souvent difficile, tels que l’axe Loura-Koumbam. Koumbam, un village rural à une trentaine de kilomètres de Bocaranga, est situé dans une zone de brousses et de savanes, typique de cette partie du pays. L’Ouham-Pendé est l’une des préfectures les plus vastes et les plus peuplées de la RCA,  et un accès limité aux infrastructures de santé et de sécurité.

 

Une menace: les engins explosifs

 

Cet incident tragique n’est malheureusement pas rare dans cette région. La préfecture de l’Ouham-Pendé est connue pour être l’une des zones les plus affectées par la présence d’engins explosifs improvisés (EEI) et de restes explosifs de guerre (REG), vestiges du conflit armé qui secoue le pays depuis plus d’une décennie. Des groupes rebelles, comme le mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), actifs dans cette partie du nord-ouest, ainsi que des affrontements entre forces gouvernementales et mercenaires, notamment ceux du groupe Wagner, ont laissé derrière eux un champ miné d’objets dangereux. Ces engins, souvent abandonnés ou enfouis, représentent une menace constante pour les civils, en particulier les enfants, qui peuvent les confondre avec des objets inoffensifs.

 

En 2022, les ONG internationales rapportaient que la région de Bocaranga était particulièrement vulnérable, avec des incidents liés aux engins explosifs survenant presque mensuellement. Des campagnes de sensibilisation ont été menées pour alerter les populations sur les dangers de ces objets, mais l’accès difficile aux zones rurales comme Koumbam limite leur portée. Les mines terrestres et grenades abandonnées continuent de faucher des vies, comme en témoignent les explosions signalées ces dernières années sur des axes comme Paoua-Bocaranga ou Ngaoundaye-Bocaranga, où civils et humanitaires ont été touchés.

 

Situation humanitaire et réponse médicale

 

L’enfant blessé, dont l’identité n’a pas été révélée par les services hospitaliers, a été stabilisé au poste de santé de Koumbam avant son transfert à l’hôpital de district de Bocaranga. Cet établissement, bien que mieux équipé que les centres de santé ruraux, souffre d’un manque chronique de ressources, un problème récurrent dans cette région de l’Ouham-Pendé. Le personnel médical, appuyé par des ONG internationales, fait face à des défis logistiques majeurs pour soigner les victimes d’explosions, souvent dans un état critique. Les deux frères décédés sur place rappellent la gravité de ces incidents, qui laissent des familles endeuillées et des communautés traumatisées….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Comment les Casinos en Ligne Révolutionnent le Divertissement : Une Analyse Approfondie en 2025

0

 

 

 

Centrafrique.org/pub-du-mardi-11/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-du-mardi-11.png” alt=”Comment les Casinos en Ligne Révolutionnent le Divertissement : Une Analyse Approfondie en 2025″ width=”451″ height=”271″ />

 

Le monde du divertissement a pris un tournant spectaculaire avec l’arrivée des casinos en ligne, et en 2025, cette tendance ne fait que s’accélérer. Fini le temps où il fallait se rendre dans un casino physique pour tenter sa chance ou vivre l’excitation d’une partie de cartes. Aujourd’hui, ces plateformes numériques offrent une expérience immersive, accessible depuis n’importe où, à n’importe quel moment. Que vous soyez un joueur occasionnel ou un habitué des tables de jeu, les casinos en ligne redéfinissent ce que signifie se divertir. Cet article plonge dans les raisons de leur succès, leur impact culturel et les innovations qui les propulsent au sommet des loisirs modernes.

Une Révolution Silencieuse dans Votre Poche

Les casinos en ligne ont transformé une industrie autrefois réservée aux lieux physiques en un phénomène mondial accessible à tous. Prenez https://betifyfr.com/, par exemple : cette plateforme incarne cette révolution avec une interface intuitive et une variété de jeux qui captivent dès le premier clic. Des machines à sous colorées aux tables de poker en direct, Betify propose une expérience qui allie technologie de pointe et plaisir instantané. Ce n’est pas seulement une question de jeu—c’est une invitation à explorer un univers où chaque partie peut être une aventure, que vous soyez chez vous ou en déplacement.

Les Chiffres Parlent d’Eux-Mêmes

La popularité des casinos en ligne n’est pas une simple mode passagère, elle est soutenue par des statistiques impressionnantes. Selon Statista, le marché mondial du jeu en ligne a atteint 66,7 milliards de dollars en 2020 et devrait grimper à 127,3 milliards d’ici 2027, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 11,5 %. En France, les paris en ligne ont connu une hausse de 20 % en 2023, selon l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ), signe d’un engouement qui ne faiblit pas.

Mais ces chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. Derrière cette croissance se cache une évolution des habitudes : les Français, comme beaucoup d’autres, se tournent vers ces plateformes pour leur commodité et leur diversité. Que ce soit pour une pause rapide ou une soirée entière, les casinos en ligne s’intègrent parfaitement dans nos vies trépidantes, offrant une évasion qui ne nécessite ni voyage ni planification.

Pourquoi Ces Plateformes Captivent-elles Autant ?

Le succès des casinos en ligne repose sur plusieurs piliers qui les rendent irrésistibles. Examinons-les de plus près.

Une Accessibilité Sans Égale

L’un des atouts majeurs des casinos en ligne est leur disponibilité constante. Une étude de 2023 a révélé que 70 % des joueurs en ligne apprécient cette flexibilité, leur permettant de jouer quand ils veulent, où ils veulent—que ce soit depuis leur canapé ou dans un café. Plus besoin de réserver une soirée ou de respecter des horaires stricts. Avec une simple connexion internet, le divertissement est à portée de main, transformant chaque moment libre en une opportunité de plaisir ou de défi.

Une Technologie Qui Repousse les Limites

Les casinos comme Betify ne se contentent pas de proposer des jeux : ils innovent sans cesse. Des modes gratuits pour s’entraîner, des parties avec croupiers en direct qui recréent l’ambiance d’un vrai casino, et même des graphismes en haute définition qui captivent les sens—tout cela fait partie de l’expérience. En 2024, 45 % des joueurs ont déclaré préférer les plateformes avec des options immersives, selon une enquête de l’ANJ. Cette technologie ne sert pas seulement à divertir ; elle rend chaque session plus riche et engageante, rapprochant le virtuel du réel.

Une Variété pour Tous les Goûts

Que vous aimiez les jeux rapides comme les machines à sous ou les défis stratégiques comme le blackjack, il y en a pour tous les profils. Betify, par exemple, propose des centaines de jeux, chacun avec son propre style et ses propres règles. Cette diversité garantit que l’ennui n’est jamais au rendez-vous. Vous pouvez passer d’une partie rapide à une session intense en quelques clics, explorant de nouvelles façons de vous amuser à chaque fois. C’est cette richesse qui maintient l’intérêt des joueurs, mois après mois.

La Sécurité : Une Priorité Absolue

Dans un monde numérique, la confiance est essentielle, et les casinos en ligne l’ont bien compris.

Des Systèmes de Protection Avancés

Betify intègre des outils comme des limites de dépôt et des systèmes anti-fraude pour assurer la sécurité des joueurs. Ces mesures ne protègent pas seulement vos fonds—elles encouragent aussi une approche responsable du jeu. En 2023, 82 % des utilisateurs ont déclaré choisir des plateformes avec des options de contrôle, selon une étude européenne. C’est un gage de sérénité qui permet de profiter pleinement de l’expérience sans arrière-pensées.

Un Environnement Sain

Au-delà de la technologie, des modérateurs humains surveillent les activités pour éliminer tout contenu ou comportement inapproprié. Cet engagement envers un espace sûr renforce la réputation des casinos en ligne comme Betify, qui placent le bien-être des joueurs au centre de leurs priorités. Cela montre que le divertissement peut être à la fois excitant et responsable, un équilibre que beaucoup apprécient.

Une Confiance Renforcée

Avec des paiements sécurisés via des méthodes comme les cartes bancaires ou les portefeuilles électroniques, les transactions sont fluides et protégées. Cet aspect est crucial : un rapport de 2022 indique que 75 % des joueurs abandonnent les sites sans garanties claires de sécurité. Les casinos en ligne qui réussissent, comme Betify, savent que la confiance est la clé de leur longévité.

Ce Que Vous Gagnez en Jouant

Les casinos en ligne offrent bien plus que du divertissement. Voici quelques avantages concrets :

  • Stratégie : Affûtez votre réflexion avec des jeux comme le poker ou le blackjack.
  • Réactivité : Réagissez rapidement dans des parties en direct ou des jeux chronométrés.
  • Gestion : Apprenez à gérer un budget virtuel, une compétence utile au quotidien.
  • Socialisation : Connectez-vous avec d’autres joueurs via des chats intégrés.
  • Curiosité : Découvrez de nouvelles règles et mécaniques à chaque jeu.

Ces bénéfices ne se limitent pas à l’écran. Ils se traduisent dans la vie réelle, que ce soit pour mieux planifier vos finances ou aiguiser votre esprit critique. Une étude de 2023 a même montré que 60 % des joueurs réguliers se sentent plus confiants dans leurs prises de décision après un an de jeu en ligne.

Un Impact Culturel Grandissant

Les casinos en ligne ne sont pas seulement un loisir—they’re shaping culture too. En France, ils inspirent des discussions sur la technologie, la responsabilité et même l’économie numérique. Des émissions télévisées aux articles de presse, leur influence s’étend, reflétant un intérêt croissant pour ces plateformes. Ils deviennent un sujet de débat : sont-ils une simple distraction ou un reflet de notre époque connectée ? Pour beaucoup, la réponse est claire : ils sont les deux à la fois.

Conclusion : Un Avenir Prometteur

Les casinos en ligne, portés par des acteurs comme Betify, redessinent le paysage du divertissement avec une formule gagnante : accessibilité, innovation et sécurité. Ils ne se contentent pas de suivre les tendances—ils les créent, offrant une expérience qui évolue avec son temps. Si vous cherchez un moyen de vous détendre tout en explorant un univers riche et dynamique, ces plateformes sont faites pour vous. Alors, pourquoi ne pas tenter l’aventure ? Le prochain clic pourrait bien être le début d’une nouvelle passion.

FAQ

 

  • À quoi servent les casinos en ligne ?

Ils combinent divertissement et apprentissage à travers une variété de jeux captivants.

  • Les casinos en ligne sont-ils sûrs ?

Oui, les meilleurs utilisent des technologies avancées et des modérations pour protéger les joueurs.

  • Pourquoi sont-ils si populaires ?

Leur accessibilité, leurs innovations et leur variété attirent des millions d’utilisateurs.

  • Que puis-je apprendre en jouant ?

Des compétences comme la stratégie, la gestion et la réactivité, applicables dans la vie réelle.

 

François Bozizé brise le silence sur son exil en Guinée-Bissau et son rôle au sein de la CPC

0

François Bozizé brise le silence sur son exil en Guinée-Bissau et son rôle au sein de la CPC

 

Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine Le-general-Francois-Bozize Bozizé dénonce la tyrannie de Touadéra et des mercenaires de Wagner
Le général François Bozizé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien président centrafricain François Bozizé Yangouvonda a pris la parole, le 9 mars 2025, pour clarifier les circonstances de son exil en Guinée-Bissau, où il réside depuis son départ de N’Djamena le 3 mars 2023. Dans une déclaration officielle, le coordonnateur général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a dénoncé les « manipulations » entourant son éloignement et réaffirmé son engagement indéfectible dans la lutte contre le régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

Un exil négocié sous pression diplomatique

 

François Bozizé a révélé que son transfert en Guinée-Bissau découle d’un accord imposé par Touadéra, qui en aurait fait une condition sine qua non pour apaiser les tensions diplomatiques entre la République centrafricaine et le Tchad. Rejetant les rumeurs et « informations erronées » qui ont circulé sur son départ, il a tenu à saluer l’attitude des autorités tchadiennes, qu’il décrit comme respectueuses et courtoises tout au long de cette transition.

 

À Bissau, François Bozizé affirme avoir été reçu avec « la plus grande cordialité », précisant qu’aucune restriction n’entrave ses libertés fondamentales. Cette mise au point intervient après des mois de spéculations sur une possible mise à l’écart instrumentée par Bangui pour affaiblir la CPC, coalition qu’il dirige depuis sa création en 2020.

 

Un leadership réaffirmé face aux critiques

 

Face aux interrogations sur sa légitimité à la tête de la CPC, François Bozizé se montre inflexible. Il rappelle que son titre de coordonnateur général lui a été attribué par les chefs des groupes armés constituant la coalition, et que seule cette instance détient le pouvoir de modifier sa direction. « Ceux qui espèrent voir la CPC décapitée doivent comprendre que cette responsabilité m’a été confiée par le Conseil des leaders », a-t-il martelé, balayant toute tentative extérieure de le déstabiliser.

 

Ces déclarations répondent aux rumeurs persistantes d’une fragilisation interne de la coalition, amplifiées par son éloignement géographique. François Bozizé cherche ainsi à consolider son autorité et à dissiper les doutes sur sa capacité à diriger depuis l’exil.

 

Un combat patriotique et idéologique

 

L’ancien chef d’État François Bozizé, renversé en 2013, rejette avec force l’idée que son engagement se limite à des préoccupations personnelles ou familiales. Il revendique une lutte motivée par « l’amour de la Centrafrique » et la nécessité de s’opposer à ce qu’il qualifie de « tyrannie de Touadéra et de ses alliés de Wagner ». Pour appuyer ses propos, il évoque son passé militaire, notamment son rôle dans la lutte contre les Banyamulengués en 2003, soulignant une continuité dans son combat pour le pouvoir et la souveraineté nationale.

 

Dans un ton empreint de ferveur, François Bozizé a exhorté les Centrafricains à « ne pas céder aux mensonges des manipulateurs », ajoutant une note spirituelle : « Les voies de Dieu sont insondables et incompréhensibles. Il a toujours le dernier mot. »

 

Une prise de parole stratégique

 

Cette sortie médiatique s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre la CPC et le gouvernement centrafricain, soutenu par des forces étrangères, notamment russes. En s’exprimant depuis Bissau, François Bozizé semble vouloir à la fois rassurer ses partisans et réaffirmer sa pertinence politique, malgré les défis posés par son exil.

 

Si ce discours marque une étape dans sa stratégie de résistance, il pose aussi des questions sur l’avenir de la CPC. La coalition, déjà fragilisée par des divisions internes et des revers militaires, pourra-t-elle maintenir son unité sous un leadership exercé à distance ? Pour l’heure, Bozizé mise sur cette déclaration pour galvaniser ses soutiens et défier ses adversaires, dans un jeu politique où chaque mot compte….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : nouvelle vague de licenciement inquiétante chez les éco-gardes de WCS dans la Bamingui-Bangoran

0

Centrafrique : nouvelle vague de licenciement inquiétante chez les éco-gardes de WCS dans la Bamingui-Bangoran

 

Centrafrique : nouvelle vague de licenciement inquiétante chez les éco-gardes de WCS dans la Bamingui-Bangoran
Une vue de l’entrée de la base du WCS en charge de la protection du Parc Saint-Floris Manovo Gonda à Bamingui. Photo: WCS

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ONG WCS procède une nouvelle fois à une vague de licenciements inquiétante touchant de nombreux éco-gardes expérimentés. Des décisions spectaculaires , liées à des accusations d’exploitation illégale, provoque l’indignation des personnels et des observateurs, déclenchant protestations en cascade au sein du personnel.

 

 

En effet, depuis janvier dernier, une vague de licenciements massifs frappe durement les employés de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) dans le nord-est de la République centrafricaine. En tout, plus d’une quarantaine d’éco-gardes, formés depuis 2008 pour protéger les parcs nationaux de Manovo Gounda Saint Floris et de Bamingui-Bangoran, se retrouvent aujourd’hui sans emploi, abandonnés par une organisation censée défendre la conservation de la faune. Ces licenciements, survenus en plusieurs vagues distinctes, pousse à s’interroger sur la gestion interne de l’ONG et les répercussions sécuritaires dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité.

 

Des éco-gardes expérimentés jetés à la rue

 

Ces éco-gardes licenciés ne sont pas de simples employés. Certains ont été recrutés dès mars 2008 sous des projets comme ECOFAC et ECOFAUNE, puis intégrés par WCS en 2019, ils ont bénéficié de formations poussées, souvent dispensées par des assistants techniques étrangers, incluant maniement d’armes, combat corps à corps et stratégies anti-braconnage. Parmi eux, des figures comme NGAIKOISSET Marcellin, délégué principal du personnel, ZAGA Edmont, chef de patrouille à Ndélé, et NDOUROU Boris Harding, chef des opérations de lutte anti-braconnage à Bamingui. Leur expertise, forgée sur plus de 17 ans, faisait d’eux des remparts contre les menaces pesant sur ces parcs classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Pourtant, sans explication claire ni cause apparente, ces paramilitaires aguerris ont été licenciés en masse. Les lettres officielles, adressée aux employés suspectés le 27 janvier 2025 par le directeur pays de WCS, Dr Felin Twagirashyaka, évoquent des « fautes lourdes »,  notamment une prétendue implication dans l’extraction illégale de diamants dans le parc. Mais ces accusations, jugées floues et non étayées par des preuves tangibles, sont contestées avec véhémence par les concernés.

 

« Je rejette ces allégations, elles sont inventées de toutes pièces », affirme par exemple monsieur NDOUROU dans une réponse écrite datée du 11 janvier 2025, demandant une enquête transparente et une confrontation avec ses accusateurs.

Tensions croissantes à Bamingui-Bangoran : Le licenciement des surveillants-pisteurs par WCS fait redouter l'apparition d'un nouveau groupe armé dans le nord
Dans le Parc Saint-Floris Manovo Gonda dans la Bamingui

 

Une gestion opaque et des soupçons de corruption

 

Derrière ces licenciements, un scandale plus sombre semble se dessiner. Des sources proches des éco-gardes révèlent que le directeur pays, un ressortissant rwandais récemment remplacé, aurait instrumenté ces renvois pour masquer des activités illicites impliquant l’exploitation de diamants dans le parc. Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les éco-gardes auraient intercepté des artisans miniers, dont Benjamin Mawada et Junior Yamaza, opérant avec des armes, des câbles et des motos au bord de la rivière Manovo. Mais, sur instruction explicite du directeur – relayée par WhatsApp au chef des opérations anti-braconnage –, ces braconniers auraient été libérés, et les patrouilles redirigées ailleurs.

 

Cette décision, perçue par les employés de WCS comme une tentative de dissimuler un trafic lucratif, aurait précipité les licenciements des éco-gardes les plus expérimentés, ceux susceptibles de dénoncer ces dérives.

 

« Le directeur n’avait aucune connaissance de la gestion de ces paramilitaires ni de la faune. C’était un opportuniste, plus à l’aise dans les bars que sur le terrain », confie une source anonyme au sein de WCS. Les indemnités dérisoires et incompréhensibles versées – comme les 427 600 FCFA octroyés à NDOUROU pour 17 ans de service – renforcent le sentiment d’injustice et d’abandon.

 

Une menace sécuritaire imminente

 

L’éviction de ces experts aguerris n’est pas sans conséquences. Dans une région comme le nord-est de la RCA, où groupes armés, braconniers et coupeurs de route prospèrent, ces éco-gardes licenciés, désormais sans ressources, risquent de basculer dans l’illégalité. « Ce sont des hommes entraînés au combat, qui connaissent le terrain mieux que quiconque. Que vont-ils faire demain ? Se tourner vers le banditisme, rejoindre les rebelles ou attaquer la base même de WCS ? », s’interroge un observateur centrafricain. Cette hypothèse n’est pas farfelue : certains ex-agents auraient déjà exprimé leur frustration sur les réseaux sociaux, accompagnant leurs messages de photos symboliques d’incendies, comme pour annoncer un chaos à venir.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que les parcs, déjà fragilisés par des décennies de braconnage et d’insécurité, pourraient devenir des zones de non-droit. Sans ces sentinelles, les braconniers et les exploitants illégaux de ressources – diamants, or, faune – risquent de reprendre le contrôle, au détriment d’un écosystème que WCS prétend protéger.

 

La justice et  l’intervention de l’État

 

Devant cette crise, les voix s’élèvent pour exiger une enquête indépendante. Les licenciements, jugés arbitraires et mal motivés, devraient faire l’objet d’un audit approfondi par les autorités centrafricaines, notamment l’Inspection du travail et le ministère de l’Environnement.

 

« L’État doit enquêter et, si possible, réintégrer ces éco-gardes. Leur départ est une bombe à retardement pour la région », plaide un ancien collaborateur de WCS. Les contrats précaires à répétition, en violation du Code du travail centrafricain qui impose un CDI après deux ans, ajoutent une couche de légitimité à ces revendications.

 

Le cas de NDOUROU illustre l’ampleur du gâchis : promu à plusieurs reprises, de chef de patrouille à chef des opérations, il a vu sa carrière durement stoppée sans preuves solides.

 

WCS : une mission trahie ?

 

Créée pour préserver la biodiversité, WCS se trouve aujourd’hui sous le feu des critiques. L’ONG, financée par des bailleurs comme l’Union européenne et la Norvège, semble avoir perdu de vue sa mission dans cette région importante. Alors que le parc de Manovo Gounda Saint Floris lutte pour sortir de la liste UNESCO des sites en péril, ces licenciements jettent une ombre sur les efforts de conservation. Le départ précipité du directeur rwandais, juste avant une nouvelle vague de renvois, renforce les soupçons d’une fuite en avant pour étouffer un scandale.

 

Pour les employés de WCS, il est plus qu’urgent que la lumière soit faite sur ces événements. Sans une intervention rapide de l’État et des partenaires internationaux, le nord-est de la RCA risque de payer un prix exorbitant : l’effondrement d’un système de protection patiemment construit et l’émergence d’une nouvelle menace sécuritaire. Les éco-gardes licenciés, hier gardiens de la nature, pourraient bien devenir, par la force des circonstances, les artisans d’un chaos annoncé.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

L’ambassadeur russe promet : les professeurs Wagner arriveront bientôt en Centrafrique pour enseigner

0

L’ambassadeur russe promet : les professeurs Wagner arriveront bientôt en Centrafrique pour enseigner

L’ambassadeur russe promet : les professeurs Wagner arriveront bientôt en Centrafrique pour enseigner
M. Alexander Bikantov, le nouvel Ambassadeur russe en Centrafrique devant le monument des Mercenaires russes de la société Wagner

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ambassadeur russe en Centrafrique, Monsieur Bikantov, promet, au tintin de Moscou, Baba Kongoboro, l’arrivée prochain des « professeurs Wagner » en Centrafrique pour « éduquer » les jeunes centrafricains. Derrière ce rideau de fumée, se cache une colonisation, pendant que l’éducation nationale pourrit dans l’indifférence criminelle du régime.

 

La semaine dernière, l’ambassadeur russe Bikantov a tenu une réunion avec le ministre fantoche Simplice Aurélien Kongbelet-Zingas et un bureaucrate moscovite pour annoncer une prétendue « coopération éducative » russo-centrafricaine. Derrière les sourires et les promesses d’une école à Bangui, ce n’est qu’une nouvelle couche de propagande criminelle pour masquer la mainmise de Poutine et de Touadéra sur un pays déjà vendu, trahi, écrasé.

 

En effet, la Russie de Vladimir Poutine, ce tyran sanguinaire, ne se contente plus de bombarder ses voisins ukrainiens

ou de manipuler des dictateurs à distance. Elle veut désormais jouer les rois en Centrafrique, un pays déjà à genoux sous le joug de ses propres traîtres. Soixante ans après une indépendance arrachée de haute lutte par le père fondateur Barthelemy Boganda qui a d’ailleurs payé par sa vie, les voilà Touadera et sa clique qui bradent la nation à une puissance étrangère, et pas n’importe laquelle : une machine à mensonges et à massacres qui n’a que faire du peuple centrafricain. Cette réunion entre l’ambassadeur Bikantov, le ministre d’État à l’Éducation Kongbelet-Zingas – une marionnette sans envergure – et ce Rassoukhanov, apparatchik russe sorti d’un bureau de Moscou, n’est qu’un théâtre grotesque. Ils parlent d’un « complexe scolaire russo-centrafricain » dans la banlieue de Bangui comme s’il s’agissait d’un cadeau divin. En réalité, c’est une insulte, un écran de fumée pour cacher leur pillage et leur colonisation rampante.

 

L’éducation ? Parlons-en. La Centrafrique n’a ni écoles dignes de ce nom, ni enseignants formés, ni manuels pour ses enfants. Les salles de classe sont des ruines, les pupitres des mirages, et les élèves, quand ils ne fuient pas les milices Wagner, apprennent sous des arbres ou dans la poussière. Pendant ce temps, Touadéra, ce dictateur narcissique qui se prend pour un professeur, laisse pourrir le système éducatif. Et voilà que la Russie débarque avec ses grands mots :  « normes éducatives russes », « échange pédagogique », « formation professionnelle »,  comme si elle allait sauver la jeunesse centrafricaine. Quelle blague ! Ces gens-là n’investissent pas dans le « capital humain », ils le détruisent. Leur vrai projet ? Imposer la langue russe, coloniser les esprits, transformer les enfants en petits soldats dociles pour Wagner et leurs mines d’or. Ils osent parler de « développement durable » alors qu’ils vendent de la vodka frelatée appelée Wanawa et des drogues aux gamins des rues pour les abrutir, pendant que leurs mercenaires sèment la mort dans les villages.

 

Ce complexe scolaire n’est qu’une promesse bidon de plus dans une litanie de mensonges russes. Souvenez-vous : il y a trois ans, ils juraient construire un chemin de fer pour relier le pays  avec le Cameroun ou le Congo,  où est-il ? Ils fanfaronnaient sur un nouvel aéroport,  où sont les pistes ? Ils parlaient d’usines automobiles, de bus flambant neufs, de projets financés par leur banque BRICS,  où sont les résultats ? Rien, absolument rien, sauf des carcasses rouillées et des discours bidon. Même les sept groupes électrogènes de 500 KVA, promis avec tambours et trompettes par l’ancien ambassadeur russe pour alimenter l’ENERCA, n’ont jamais existé. L’ENERCA a démenti, humiliant ces menteurs patentés devant tous le monde. Et cette clinique russe à Sam-Ouandja, soi-disant offerte par Vladimir Poutine, avec des hélicoptères pour évacuer les malades ? Une fable ridicule pour imiter MSF et les ONG occidentales, alors qu’en réalité, cette clinique n’existe que dans leur rêve.

 

La Russie ne coopère pas, elle colonise. Elle ne construit pas, elle exploite. Avec Touadéra, ils forment un duo infernal : lui, le pantin centrafricain qui brade le pays pour rester au pouvoir, et eux, les vautours de Moscou qui raflent l’or, le diamant et les âmes. Cette « intégration des normes éducatives russes » n’est qu’un prétexte pour russifier la Centrafrique, imposer leur propagande, faire oublier aux jeunes leur histoire et leur dignité. Pendant ce temps, Touadéra laisse la jeunesse crever :  pas d’écoles, pas d’emplois, juste des promesses démoniaques et des tueries perpétrées par Wagner. Les Russes tuent, violent, pillent, et leur ambassade ose parler d’« amitié » et de « coopération » sur Facebook comme si le sang ne coulait pas à flots.

 

Les Centrafricains n’en peuvent plus. Ils sont saturés de ces mensonges, de cette arrogance, de cette dictature déguisée en partenariat. Même avec des milliards, qu’ils aillent construire leurs écoles chez eux, à Moscou ou en Sibérie,  ici, on n’en veut pas. Ce pays n’est pas leur colonie, malgré les hélicoptères de Wagner et les valets comme Kongbelet-Zingas qui signent leurs papelards. Touadéra, ce dictateur qui a trahi son peuple dès 2016 avec l’aide de Samba-Panza, et qui maintenant se prosterne devant Poutine, ne mérite que le mépris. Ensemble, ils écrasent l’avenir, vendent la nation, et osent nous faire croire qu’une école bidon changera la donne. Assez de cette folie criminelle – la Centrafrique mérite mieux que ces charognards et leur maître local.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique

0

Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique

 

Bangui-de-la-poussiere-a-la-boue-une-capitale-en-plein-chaos/poubelle/” rel=”attachment wp-att-76906″ data-wpel-link=”internal”>Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique
Les poubelles dans la capitale Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous l’ombre tutélaire de ses alliés russes, le président Touadéra crée une mise en scène digne des villages Potemkine, où chaque façade de progrès cache une réalité de souffrance et d’exploitation du peuple centrafricain.”*

 

En effet, il y a des siècles, en Russie, une histoire a marqué les esprits. Grigory Potemkine, un homme d’État ambitieux, aurait organisé une vaste supercherie pour duper l’impératrice Catherine la Grande. Lors de son voyage en Crimée en 1787, il aurait fait construire des villages factices le long du fleuve Dniepr : des façades en bois ou en carton, habitées par des figurants souriants, donnant l’illusion d’une prospérité éclatante. Mais derrière ces murs de théâtre, il n’y avait rien – ni richesse, ni progrès, juste le vide d’une réalité misérable soigneusement cachée. Que cette anecdote soit vraie ou embellie, elle reste un symbole universel : celui du mensonge érigé en art par ceux qui gouvernent pour tromper ceux qui souffrent.

Bangui-etouffee-par-ses-ordures/stock-de-poubelle-au-combattant/” rel=”attachment wp-att-86386″ data-wpel-link=”internal”>Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique
Un tas de poubelle au quartier Combattant. CopyrightCNC

 

Aujourd’hui, en République centrafricaine, ce scénario se répète sous nos yeux. Le président Faustin-Archange Touadéra  alias  Baba Kongoboro et ses alliés russes bâtissent leur pouvoir sur une montagne de mensonges si éhontés qu’ils en deviennent grotesques. Tout est mensonge chez eux. Pour promettre la paix, mensonge. Pour annoncer le développement, mensonge. Pour prétendre protéger le peuple, encore un mensonge. Une façade Potemkine moderne, fragile et branlante, qui ne tient que par la force de la propagande et l’aveuglement forcé d’un peuple épuisé.

 

C’est Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), qui a osé lever le voile sur cette mascarade en début 2023. Dans une prise de parole courageuse, il a rappelé cette vieille histoire des villages Potemkine pour dénoncer la gouvernance actuelle. Selon lui, Touadéra et ses soutiens russes jouent le même jeu : ils dressent des décors Potemkine de sécurité et de progrès pour masquer un pays en ruines, où la misère règne et où les droits les plus élémentaires sont piétinés. Maître Crépin a raison de tirer la sonnette d’alarme : cette supercherie n’est pas nouvelle, elle est ancrée dans une tradition de tromperie venue tout droit des terres russes qui soutiennent aujourd’hui Touadéra.

Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique
Inondation sur l’avenue des martyrs niveau marché Combattant, à 300 mètres de l’aéroport international de Bangui Mpoko. CopyrightCNC

 

Une litanie de mensonges

 

Les exemples abondent pour illustrer cette gouvernance de façade. On nous parle de sécurité retrouvée grâce aux mercenaires russes, mais les rapports s’accumulent : exactions, pillages, violences contre les civils. On nous promet une économie relancée, mais les chiffres sont implacables : le pays stagne, les ressources sont détournées, et le peuple crève de faim pendant que les élites s’enrichissent. Chaque discours de Touadéra, chaque déclaration de ses « patrons » russes, n’est qu’un écran de fumée pour cacher une vérité brutale : leur pouvoir ne repose que sur l’exploitation et la manipulation.

 

Ils croient que le peuple est bête, qu’on peut le berner indéfiniment avec des promesses creuses et des mirages de carton. Mais ils se trompent. Le mensonge, aussi sophistiqué soit-il, a une faiblesse fatale : il ne résiste pas au vent de la vérité.

 

La chute inévitable

 

Car, comme le dit si bien notre proverbe, « quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». Les façades Potemkine de Touadéra, ces piscines de mensonges en carton, ne tiendront pas éternellement. Il suffira d’un souffle – une révolte, une révélation, un sursaut de conscience – pour que tout s’effondre. Et quand ce jour viendra, le peuple découvrira l’ampleur de la duperie. Il verra que tout ce que Touadéra et son maître Poutine ont vendu comme espoir n’était qu’un tissu de mensonges, le pire des mensonges : celui qui condamne un peuple à la souffrance en lui faisant croire qu’il est sauvé.

 

Déjà, les fissures apparaissent. Le peuple gronde, la misère hurle plus fort que les discours officiels. Les Centrafricains découvrent peu à peu la vérité derrière la façade : il n’y a ni paix, ni avenir, juste un régime qui s’accroche au pouvoir sur les cadavres de ses propres citoyens.

 

Le réveil?

 

Il est temps de démasquer cette gouvernance de pacotille. Maître Crépin Mboli-Goumba nous a montré la voie en rappelant que l’histoire ne pardonne pas les menteurs. Touadéra et ses alliés peuvent bien continuer à empiler leurs mensonges, mais la réalité est plus forte qu’eux. Un jour, elle tombera comme un couperet, et les masques tomberont avec elle. Le peuple mérite mieux que des illusions. Il mérite la vérité, et il la trouvera – quoi qu’il en coûte.

 

Par Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Barthelemy Boganda : quand une Commémoration Hypocrite et Opportuniste tourne à la propagande du régime

0

Barthelemy Boganda : quand une Commémoration Hypocrite et Opportuniste tourne à la propagande du régime

 

Centrafrique.org/b-boganda-en-famille-en-1958-a-bangui-m-b-bossin/” data-wpel-link=”internal”>Barthelemy Boganda : quand une Commémoration Hypocrite et Opportuniste tourne à la propagande du régime
Le Président fondateur de la République centrafricaine, monsieur Barthelemy Boganda , ici en FAMILLE, EN 1958, À BANGUI. Photo fournie par M.B.BOSSIN.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres du 27 février 2025 a annoncé une grande commémoration pour le 66ᵉ anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda, fondateur de la République centrafricaine. Officiellement, cette célébration vise à préserver la mémoire collective et l’héritage patriotique de l’homme qui a posé les bases de la nation.

 

Mais en réalité, cette initiative n’a rien d’un hommage sincère. C’est une simple récupération politique, menée par un régime qui trahit chaque jour les idéaux de Barthelemy Boganda.

 

Rappelons que le père Barthélemy Boganda a toujours défendu :

✅ Une gouvernance transparente et un État au service du peuple.

✅ L’indépendance réelle et la souveraineté du pays.

✅ Le respect de l’être humain, sans distinction, à travers sa célèbre devise “Zoukoué Zou” qui signifie “Tout être humain est un humain”, un principe fondamental rappelant les droits de l’Homme.

✅ Les Cinq verbes de Boganda : Nourrir, Soigner, Loger, Vêtir et Instruire, comme bases essentielles du bien-être du peuple.

 

Mais aujourd’hui, le gouvernement actuel de Faustin-Archange Touadera fait tout l’inverse. Il appauvrit les Centrafricains, livre le pays aux mercenaires étrangers et abandonne totalement les principes fondateurs de la République.

 

Les Cinq verbes de Boganda piétinés par le régime actuel

 

Barthélemy Boganda avait défini cinq priorités fondamentales pour assurer le bien-être de chaque citoyen :

  1. Nourrir → L’agriculture devait être un pilier du développement. Aujourd’hui, l’insécurité alimentaire frappe de plein fouet la population, les prix explosent, et la dépendance aux importations étrangère s’accentue.
  2. Soigner → La santé devait être accessible à tous. Mais où sont les hôpitaux aujourd’hui ? Le système de santé est en ruine, les médicaments sont rares, et les hôpitaux manquent de tout.
  3. Loger → Chaque Centrafricain devait avoir un logement digne. Mais comment vivent les Centrafricains aujourd’hui ? Le gouvernement ne construit rien, et les conditions de vie se dégradent.
  4. Vêtir → L’industrie textile devait permettre à chacun d’avoir des vêtements abordables. Aujourd’hui, l’État ne soutient aucune production locale, et les Centrafricains dépendent des friperies importées.
  5. Instruire → L’éducation devait être une priorité nationale. Mais où sont les écoles modernes ? Depuis 2016, aucun investissement sérieux dans l’éducation, et les écoles en ruine manquent de tables, de manuels et d’enseignants.

 

Alors que le gouvernement de Baba Kongoboro

profère détourner les fonds publics et dépense des milliards pour entretenir son train de

vie.

 

Une mise en scène pour cacher l’injustice et la violence

 

Alors que le régime prétend honorer Barthelemy Boganda, il encourage la violence et le chaos.

  • Les mercenaires russes et les milices armées terrorisent la population, mais le président ne condamne jamais ces exactions.
  • Les Anti-balaka faction Touadera et d’autres groupes armés du régime ont été soutenus et utilisés politiquement, causant des massacres, sans que le pouvoir ne prenne de mesures pour arrêter cette spirale de violence.
  • L’État laisse les criminels impunis, tandis que des opposants politiques et des journalistes sont réduits au silence.

 

Comment un gouvernement qui laisse massacrer son propre peuple peut-il prétendre honorer Barthelemy Boganda, un homme qui prônait le respect de l’être humain ?

 

Un détournement honteux de l’héritage de Barthelemy Boganda

 

La commémoration prévoit plusieurs activités :

  • Des offices religieux.
  • Des débats radio et télévisés.
  • Un concours de dissertation pour les écoliers.

 

Mais tout cela n’est qu’une mise en scène. Aucune action réelle n’est menée pour appliquer les principes de Boganda dans la gestion du pays.

 

Le régime détourne même ses paroles pour justifier sa dépendance aux puissances étrangères.

 

Pourtant, le thème choisi cette année est tiré d’une citation de Barthelemy Boganda:

L’indépendance dans l’isolement est une dangereuse illusion”.

 

En l’utilisant, le gouvernement tente de faire croire que la soumission à la Russie et au Rwanda est nécessaire. Pourtant, Barthelemy Boganda ne parlait pas de dépendance, mais d’une coopération équilibrée et d’une souveraineté assumée.

 

Aujourd’hui, la RCA n’est plus un pays souverain :

  • Les mercenaires russes et rwandais pillent l’or, les diamants et le bois sans aucun contrôle.
  • Le gouvernement brade les ressources nationales et signe des accords opaques qui profitent uniquement à une élite restreinte.
  • Les décisions économiques et politiques sont dictées depuis la Russie ou le Rwanda.

 

Barthelemy Boganda n’aurait jamais accepté de voir son pays réduit à ce niveau de dépendance.

 

Un gouvernement qui piétine les valeurs de Boganda

 

Si le pouvoir voulait vraiment honorer Barthelemy Boganda, il commencerait par :

✅ Arrêter la corruption et le détournement des fonds publics.

✅ Investir dans la santé, l’éducation et les infrastructures.

✅ Redonner au peuple centrafricain sa souveraineté en mettant fin à la domination étrangère.

✅ Restaurer la démocratie et la liberté d’expression.

 

Au lieu de cela, le régime détourne les principes de Barthelemy Boganda pour manipuler l’opinion et cacher ses échecs.

 

Cette commémoration n’est qu’un écran de fumée, une récupération médiatique pour tromper la population.

 

Barthelemy Boganda a rêvé d’une République centrafricaine forte, unie et prospère. Aujourd’hui, son nom est instrumentalisé par un régime qui détruit tout ce qu’il a construit.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

À Cantonnier, le projet de construction d’un nouveau collège tourne au fiasco

0

À Cantonnier, le projet de construction d’un nouveau collège tourne au fiasco

 

Centrafrique.org/un-nouveau-college-public-ouvre-ses-portes-a-cantonnier-beloko/college-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-84489″ data-wpel-link=”internal”>À Cantonnier, le projet de construction d’un nouveau collège tourne au fiasco. La bataille entre le maire et les chefs du village de Cantonnier, une rivalité politique avec le député actuel Laurent Gon-Baba
La façade rénovée du Collège d’Enseignement Général de Cantonnier symbolise l’espoir d’un meilleur avenir éducatif dans cette ville frontalière

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Cantonnier, ville centrafricaine à la frontière du Cameroun, la construction d’un nouveau collège, censée répondre à un besoin urgent, s’est transformée en véritable fiasco. Ce qui devait être une bonne nouvelle pour les élèves et leurs familles est aujourd’hui une affaire embourbée dans les désaccords, les rivalités et les faux départs. Retour sur un projet qui, pour l’instant, ne mène nulle part.

 

Tout commence en 2023-2024, quand le ministère de l’Éducation ouvre un collège à Cantonnier. Problème : il n’y a pas de bâtiment dédié. Les élèves s’installent donc dans l’école primaire, partageant les salles avec les plus petits. Une situation spectaculaire qui pousse Monsieur Guy Ba BARDE RINGO , le maire de Koundé, la commune dont dépend Cantonnier, à agir. Il décide de lancer la construction d’un vrai établissement au Quartier kaladji, situé juste  derrière la même école poste de  cantonnier. Le 18 janvier 2025, un comité est créé, un million de francs CFA est versé pour démarrer, un terrain est choisi. Le maire pose même une première pierre, plein d’entrain.

 

Mais l’histoire s’arrête là, ou presque. Quelques jours plus tard, Monsieur Ousmane GBROBANA , chef du quartier kaladji  débarque et fait détruire cette pierre. Pour lui, ce terrain n’est pas fait pour un collège. Mais  à quoi sert-il alors ? Mystère, personne n’a de réponse claire. La police de Koundé arrête le chef, mais le relâche dès le lendemain, sans doute après quelques pressions en coulisses. Depuis, c’est le blocage total. Les trois chefs de quartier de la zone s’opposent au projet, et le maire n’a plus les moyens de faire avancer les choses. Le fiasco est complet.

 

Une bataille qui sent la politique

 

À Cantonnier, beaucoup pensent que ce fiasco cache autre chose. Le maire, jeune et ambitieux, aurait des rêves plus grands : une candidature à la députation, peut-être dès cette année. Ce collège, ce serait sa manière de marquer des points auprès des habitants. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde. Des adversaires,  des députés actuels ou leurs soutiens, selon quelques sources au ministère de l’Éducation , pourraient voir d’un mauvais œil cette montée en puissance. Les chefs de quartier, en mettant des bâtons dans les roues, serviraient-ils ces intérêts ? Difficile à prouver, mais l’hypothèse d’une bataille politique tient la route.

 

Pendant ce temps, les élèves souffrent. Cantonnier, coincée à la frontière et souvent laissée pour compte, a besoin de ce collège. Des professeurs ont bien été envoyés par le ministère, mais sans salles ni matériel, ils ne peuvent pas faire grand-chose. Le million de francs CFA du départ ne suffit pas, et le reste du budget devait venir d’aides ou de dons. Aujourd’hui, cet argent ne sert à rien, et le projet reste une coquille vide.

 

Pourquoi ça coince ?

 

Ce fiasco ne sort pas de nulle part. En République centrafricaine, les terrains posent souvent problème. Sans cadastre précis ou accord avec les habitants, un projet peut vite tourner court. Et puis, il y a cette dépendance à des financements incertains : un million au départ, et après ? Sans un vrai coup de pouce de l’État, c’était mal parti. Le maire, malgré sa bonne volonté, se heurte aussi aux chefs de quartier, qui ont leur mot à dire, et à une autorité centrale qui ne pèse pas assez dans la balance.

 

Un moyen de s’en sortir ?

 

Pour sortir de ce fiasco, il faudrait peut-être tout reprendre à zéro. Trouver un autre terrain, parler avec les chefs, s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde avant de bouger. Le ministère pourrait aussi mettre la main à la poche, ou au moins envoyer quelqu’un pour débloquer la situation. Mais tant que les calculs politiques passent avant les élèves, ça risque de rester au point mort.

 

À Cantonnier, ce projet de collège qui patine fait beaucoup de bruit. Certains y voient une occasion ratée, d’autres un règlement de comptes. Les habitants, eux, attendent toujours. Les élèves continuent de s’entasser dans une école primaire qui n’est pas faite pour eux, et ce rêve d’un nouvel établissement reste, pour l’instant, une promesse en l’air. Un fiasco, oui, mais surtout une déception pour ceux qui y croyaient.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

La RCA à vendre : Enquête au cœur d’un État où tout s’achète , analyse du livre de l’ancien ministre Elie Ouéfio

0

La RCA à vendre : Enquête au cœur d’un État où tout s’achète…

 

Centrafrique.org/cemac-nouveau-revers-de-la-Centrafrique-sur-le-marche-domestique-de-la-dette-publique/herve-ndoba/” rel=”attachment wp-att-60981″ data-wpel-link=”internal”>En Centrafrique, Les grandes entreprises d'État échappent à l'impôt
Le ministre centrafricain des finances Hervé Ndoba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un matin de mars 2023, le Président Touadera, dans un rare moment de franchise, laisse tomber une phrase qui résonne comme une bombe à retardement : « Les masses d’argent qui devraient aller au Trésor Public vont dans les poches des tiers ». Ces mots, rapportés par Élie OUEIFIO dans son ouvrage percutant La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ? (août 2024), ne sont pas une simple anecdote. Ils sont le cri d’un chef d’État qui, volontairement ou non, met à nu une vérité que tout le monde connaît mais que peu osent nommer : en République centrafricaine (RCA), la corruption n’est plus une dérive, c’est le moteur même de l’appareil public.

 

En effet, du plus modeste guichet administratif aux contrats publics les plus colossaux, tout se vend, tout s’achète, dans une mécanique si bien huilée qu’elle en devient presque banale. Cet article plonge dans les entrailles de ce système, explore ses rouages, ses acteurs, ses conséquences et les espoirs fragiles d’un changement qui tarde à venir.

 

Une administration transformée en marché géant

 

Imaginez une République centrafricaine où chaque interaction avec l’État est une transaction commerciale. À Bangui, dans les administrations aux murs lézardés, le citoyen n’est pas un usager, mais un client,  ou plutôt une proie. Un simple extrait de naissance, document pourtant indispensable, devient une odyssée coûteuse. Les frais officiels sont une façade : pour obtenir le précieux papier, il faut glisser un billet supplémentaire au fonctionnaire, qui vous regarde avec un sourire entendu en disant : « C’est comme ça ici ». Refusez, et votre dossier risque de s’égarer mystérieusement dans un dédale de tiroirs, ou d’être relégué à une attente interminable. Ce n’est pas un cas rare, mais une pratique quotidienne, presque ritualisée, qui s’étend à tous les niveaux.

 

Montez d’un cran, et le tableau devient encore plus sombre. Les marchés publics, censés améliorer les infrastructures ou les services, se transforment en festins pour les initiés. Les appels d’offres sont truqués avant même d’être lancés, les entreprises fictives pullulent, et les fonds publics s’évaporent dans des projets qui ne voient jamais le jour ou qui coûtent dix fois leur valeur réelle. Un pont à moitié construit, une école promise mais jamais achevée, des routes qui s’effritent avant d’être terminées : ces vestiges de la corruption sont visibles partout, comme des cicatrices sur le paysage centrafricain.

 

Ce système n’est pas anarchique ; il est organisé, structuré, presque hiérarchique. En haut, les décideurs, ministres, directeurs, proches du pouvoir,  orientent les flux financiers vers leurs réseaux. Au milieu, les cadres administratifs, tels des courtiers, facilitent les arrangements, négocient les dessous-de-table et veillent à ce que les profits soient bien répartis. À la base, les petits fonctionnaires, mal payés et démotivés, se servent directement sur la population, transformant chaque démarche en une opportunité de survie. C’est une pyramide où chacun, à son niveau, trouve son compte, au détriment d’un pays qui s’effondre sous le poids de cette prédation.

 

Une culture de la corruption enracinée

 

Ce qui rend ce phénomène si terrifiant, c’est son enracinement profond dans les pratiques et les mentalités. La corruption en RCA n’est pas une anomalie ; elle est devenue une culture, un mode de fonctionnement accepté, voire attendu. Les nouveaux employés de l’administration, souvent jeunes et idéalistes au départ, sont rapidement pris en main par leurs aînés. Dès leur arrivée, on leur explique « le système » : les tarifs officieux, les combines pour détourner une part des recettes, les silences à garder. Refuser de jouer le jeu, c’est s’exposer à des représailles,  une mutation punitive dans une province reculée, un harcèlement discret mais incessant, ou une mise à l’écart qui rend le quotidien invivable. La plupart cèdent, non pas par avidité, mais par nécessité ou par peur.

Avec le temps, cette normalisation a donné naissance à tout un écosystème. Un vocabulaire spécifique s’est développé pour masquer la réalité : on parle de « coup de main », de « reconnaissance » ou de « frais de traitement accéléré » pour éviter le mot tabou, « pot-de-vin ». Les tarifs sont connus de tous, presque affichés dans l’inconscient collectif : tant pour un certificat, tant pour une signature, tant pour éviter un contrôle. Même les citoyens, résignés, intègrent ces pratiques dans leur quotidien, au point que payer pour un service devient une évidence, un rite de passage.

 

Les salaires dérisoires des fonctionnaires servent d’excuse parfaite. Dans un pays où les agents publics attendent parfois des mois pour toucher une paie misérable, la corruption apparaît comme une bouée de sauvetage. « Comment vivre avec 30 000 FCFA par mois quand tout augmente ? » se défend un employé des douanes interrogé par OUEIFIO. Cette justification, bien que compréhensible à l’échelle individuelle, cache une vérité plus cruelle : ce système ne profite pas également à tous. Si les petits agents extorquent quelques billets pour survivre, les gros bonnets, eux, amassent des fortunes, bâtissant des villas ostentatoires pendant que le pays s’enfonce dans la misère.

 

Les grands prédateurs et leurs festins

 

À un niveau supérieur, la corruption prend des proportions industrielles. Les détournements de fonds publics ne se comptent plus en milliers, mais en millions, voire en milliards de FCFA. Les budgets alloués à la santé, à l’éducation ou aux infrastructures disparaissent dans des circuits opaques, alimentant des comptes offshore ou des projets personnels. Les marchés publics sont le terrain de jeu favori des grands prédateurs : des contrats surfacturés sont attribués à des entreprises liées au pouvoir, des travaux fictifs sont facturés à prix d’or, et des recrutements bidons gonflent les effectifs de l’administration avec des « employés » qui ne mettent jamais les pieds au bureau.

 

Un exemple frappant, souvent évoqué dans les cercles informels de Bangui, est celui des « projets fantômes ». Une route est annoncée avec fanfare, un budget est voté, des fonds sont débloqués… et puis rien. Ou presque : une piste à peine tracée, abandonnée aux premières pluies, tandis que l’argent a mystérieusement disparu. Ces pratiques ne sont pas des accidents ; elles sont le fruit d’une complicité organisée, où chaque maillon de la chaîne – du ministre qui approuve le projet au comptable qui ferme les yeux – touche sa part du butin.

 

Un pays qui paie le prix fort

 

Les conséquences de cette corruption endémique sont dévastatrices, tant sur le plan économique que social. L’économie centrafricaine, déjà fragile, est saignée à blanc. Les recettes fiscales, qui devraient financer les services publics, s’évaporent avant d’atteindre les caisses de l’État. Les investisseurs étrangers, pourtant attirés par les ressources naturelles du pays – diamants, or, bois –, hésitent à s’engager dans un environnement où la transparence est un mirage. Résultat : le développement stagne, les infrastructures s’effritent, et les services de base, comme l’accès à l’eau ou à l’électricité, restent un luxe pour une grande partie de la population.

Mais le coût le plus lourd est humain. La société centrafricaine se désagrège sous l’effet de cette normalisation de l’illégalité. La confiance dans l’État, déjà érodée par des décennies de crises, s’effondre complètement. Les citoyens, lassés de voir leurs impôts et leurs efforts détournés, se détournent des institutions, préférant contourner les règles eux-mêmes pour survivre. Les jeunes, en particulier, grandissent dans un monde où l’honnêteté est une chimère, et où la débrouillardise illicite semble être la seule voie vers le succès. Cette perte de repères creuse une fracture sociale béante : d’un côté, une élite corrompue qui prospère ; de l’autre, une population abandonnée, résignée ou révoltée, mais impuissante.

 

Des réformes mort-nées

 

Face à cette hémorragie, des efforts ont été tentés pour enrayer la corruption. Des commissions anticorruption ont été mises sur pied, des lois votées, des promesses faites sous les projecteurs internationaux. Mais ces initiatives se sont toutes révélées être des coquilles vides. Les commissions, dépourvues de moyens et de pouvoir réel, servent davantage de vitrine que d’outil. Les sanctions, quand elles sont prononcées, restent dans les tiroirs, protégées par une chaîne de complicités qui remonte jusqu’aux plus hautes sphères. Les réformes, sabotées de l’intérieur par ceux qu’elles visent, s’enlisent dans une bureaucratie hostile au changement.

 

Les résistances sont multiples et puissantes. Les réseaux mafieux qui profitent de ce système ont les moyens de se défendre : pressions, intimidations, voire élimination physique des gêneurs. Les fonctionnaires honnêtes, rares et isolés, sont vite découragés ou neutralisés. Quant à la volonté politique, elle fait cruellement défaut. Comment réformer un système dont les principaux bénéficiaires occupent les postes clés ? La réponse est dans la question : sans une rupture radicale, portée par une impulsion venue d’en haut ou d’en bas, le statu quo perdure, au grand dam d’un peuple qui ne croit plus aux discours creux.

 

Les solutions : un rêve réalisable ?

 

Élie OUEIFIO, dans son ouvrage, ne se contente pas de diagnostiquer le mal ; il propose des remèdes. Il appelle à une refonte totale du système, avec des mesures concrètes et audacieuses. D’abord, il faut s’attaquer aux racines économiques de la corruption : revaloriser les salaires des fonctionnaires pour leur offrir une alternative digne à l’extorsion. Ensuite, moderniser l’administration en numérisant les procédures – un dossier en ligne est plus difficile à « égarer » qu’un papier glissé sous une pile. Il préconise aussi une rotation régulière des agents pour briser les réseaux de complicité, ainsi que des contrôles surprise pour maintenir la pression.

 

Mais les réformes ne suffisent pas sans un cadre institutionnel solide. OUEIFIO imagine une agence anticorruption indépendante, dotée de vrais pouvoirs d’enquête et de sanction, protégée des interférences politiques. Il insiste sur la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte, ces courageux qui osent briser l’omerta, et de frapper fort avec des punitions publiques et exemplaires pour dissuader les autres. Enfin, il plaide pour une éducation éthique obligatoire, dès le recrutement, pour insuffler une nouvelle culture dans l’administration.

 

Le réveil de la société civile

 

Ces changements, aussi nécessaires soient-ils, ne peuvent pas venir uniquement d’en haut. OUEIFIO mise sur un sursaut populaire, une mobilisation citoyenne qui renverserait la donne. Il appelle à la création de plateformes où les abus peuvent être dénoncés en toute sécurité, à des campagnes massives pour sensibiliser la population, et même à un boycott des pratiques corruptives – refuser de payer les « extras » demandés par les fonctionnaires, malgré les risques que cela comporte. Il voit dans l’éducation civique un levier essentiel pour apprendre aux nouvelles générations que la corruption n’est pas une fatalité.

 

La surveillance par les citoyens est un autre pilier de sa vision. Des observatoires locaux, des réseaux de vigilance, une documentation rigoureuse des dérives : autant de moyens pour mettre la pression sur les corrompus et leurs complices. Les médias, malgré leurs propres fragilités, ont un rôle à jouer en amplifiant ces voix, en exposant les scandales et en maintenant l’attention sur les coupables. C’est un contrôle par le bas, lent mais puissant, qui pourrait forcer l’État à rendre des comptes.

 

Une révolution morale pour sauver une nation

 

Au fond, ce que décrit OUEIFIO, c’est une bataille pour l’âme de la RCA. La corruption, dans ce pays, n’est pas qu’un problème technique ou économique ; c’est une crise morale qui exige une réponse à la hauteur. Il faut une volonté politique inflexible, capable de trancher dans le vif, de briser les réseaux et de restaurer la confiance. Il faut une mobilisation nationale, où chaque citoyen devient un acteur du changement, refusant de céder à la facilité ou à la peur. Il faut des réformes profondes, qui ne se contentent pas de panser les plaies mais qui reconstruisent un système sur des bases saines. Et surtout, il faut une transformation des mentalités, un rejet collectif de l’idée que « c’est comme ça ici ».

 

La RCA est à un tournant. Continuer sur cette voie, c’est accepter de voir le pays sombrer, rongé par ses propres démons. Changer, c’est entreprendre une révolution – pas seulement politique, mais humaine – qui demandera du temps, des sacrifices et une détermination sans faille. Comme le conclut OUEIFIO avec une lucidité poignante : « La corruption n’est pas une fatalité, c’est un choix. Et nous devons choisir maintenant entre la survie de notre nation et la perpétuation d’un système qui nous tue à petit feu. » Le compte à rebours est lancé, et chaque jour qui passe sans action est une victoire de plus pour ceux qui vendent la RCA au plus offrant.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Zémio : Le Comité local de paix et de réconciliation en proie à des difficultés opérationnelles

0

Zémio : Le Comité local de paix et de réconciliation en proie à des difficultés opérationnelles

 

Centrafrique.org/zemio-une-marche-pacifique-pour-la-paix-triomphante/marche-du-6-septembre-2023-a-zemio-en-faveur-de-la-paix/” rel=”attachment wp-att-68558″ data-wpel-link=”internal”>Zémio : Le Comité local de paix et de réconciliation en proie à des difficultés opérationnelles
marche du 6 septembre 2023 a Zemio en faveur de la-paix et la reconciliation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Comité local de paix et de réconciliation (CLPR) de Zémio, instauré lors d’une assemblée générale tenue en janvier dernier, peine à accomplir sa mission en raison d’un manque de moyens. Créé pour favoriser le dialogue et la médiation dans une région minée par des tensions persistantes, l’organisme se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de toucher les localités périphériques et de mener des actions sur le terrain.

 

Un comité paralysé par le manque de ressources

 

Depuis sa mise en place, le CLPR de Zémio  fait face à des défis majeurs. Arsène Roméo Babacou, coordinateur adjoint du comité, déplore l’absence de financement et de soutien logistique, essentiels pour mener à bien les activités prévues.

 

« Nous avons identifié plusieurs problèmes dans la région : les tensions alimentées par des rumeurs, la méconnaissance du rôle des chefs de quartier, les difficultés liées au retour des déplacés et les conflits liés à la transhumance. Malheureusement, sans ressources, il nous est impossible de mettre en œuvre des actions concrètes », explique-t-il.

 

Les missions principales du comité, telles que les campagnes de sensibilisation, le dialogue et la prévention des conflits, sont aujourd’hui compromises. Les déplacements en zone rurale, pourtant indispensables, sont quasi impossibles en raison du manque de moyens de transport et de soutien financier.

 

Un engagement insuffisant des autorités et des partenaires

 

Lors de l’assemblée générale de janvier, les représentants du ministère de la Réconciliation nationale et de la Minusca avaient salué la création du CLPR. Toutefois, aucune promesse de financement n’a été concrétisée depuis. Ce manque d’engagement menace la pérennité du comité et pose des questions sur l’efficacité des initiatives de réconciliation en République centrafricaine.

 

« Nous avons des objectifs clairs, mais comment les atteindre si nous sommes laissés à nous-mêmes ? Sans le soutien de l’État ou des partenaires internationaux, nous sommes condamnés à l’inaction », regrette un membre du CLPR, souhaitant garder l’anonymat.

 

Des tensions toujours présente à Zémio

 

Pendant ce temps, les conflits continuent de secouer la localité et ses périphériques. Le manque de dialogue entre éleveurs et agriculteurs alimente les affrontements, tandis que la défiance envers les autorités locales ne cesse de croître. La réintégration des déplacés reste en suspens, et les discours de haine continuent de se propager, faute de campagnes de sensibilisation efficaces.

 

« Si rien n’est fait, la situation risque de dégénérer. La population attend des solutions, mais nous n’avons pas les moyens de les apporter », alerte un responsable communautaire.

 

Le Comité local de paix et de réconciliation de Zémiot incarne une volonté de dialogue et de réconciliation. Toutefois, son inefficacité actuelle dévoile les lacunes du processus de stabilisation dans le pays tout entier. Sans un soutien accru, cette initiative risque de rester un projet symbolique, sans impact tangible sur le terrain.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Promotion de l’excellence scolaire : Des élèves du lycée technique honorés à Bangui

0

Promotion de l’excellence scolaire : Des élèves du lycée technique honorés à Bangui

 

Bangui-la-communaute-scolaire-en-alerte/lycee-technique-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-74217″ data-wpel-link=”internal”>Promotion de l’excellence scolaire : Des élèves du lycée technique honorés à Bangui
Lycée technique de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une cérémonie de récompense s’est tenue vendredi dernier au lycée technique Sabonga de Bangui, mettant à l’honneur des élèves pour leurs performances académiques exceptionnelles. Organisée par l’Association des anciens élèves du lycée technique, cette initiative vise à promouvoir la culture de l’excellence dans les établissements scolaires centrafricains.

 

Un encouragement à la réussite académique

 

Les élèves distingués pour leurs résultats scolaires ont reçu des prix d’excellence, notamment des ordinateurs portables et des tablettes. Kakubanga-Urugon, président de l’Association des anciens élèves, a souligné l’importance de cet événement dans un contexte où le système éducatif centrafricain fait face à des défis majeurs, notamment en matière de perspectives pour les jeunes diplômés.

 

« C’est un honneur que nous rendons aux élèves méritants. Ce lycée a formé de nombreux cadres du pays et de l’étranger. Notre devoir, en tant qu’anciens élèves, est de revenir et d’accompagner la nouvelle génération, en leur montrant qu’il est possible de réussir », a-t-il déclaré.

 

Deux lauréats, ayant obtenu les meilleures moyennes dans leurs filières respectives, ont exprimé leur gratitude et encouragé leurs camarades à redoubler d’efforts dans leurs études.

 

« Ce prix me motive à travailler encore plus. J’encourage tous les élèves à se concentrer sur leurs études, car c’est la seule voie pour espérer un avenir meilleur », a témoigné l’un d’eux à la rédaction du CNC.

 

Un manque de suivi pour les élèves primés ?

 

Si cette initiative est saluée par la communauté éducative, elle pose également des questions sur l’absence d’un véritable accompagnement post-scolaire pour ces jeunes. En effet, de nombreux anciens élèves ayant bénéficié de distinctions similaires rencontrent des difficultés pour poursuivre leurs études ou intégrer le marché du travail.

 

« Récompenser l’excellence, c’est bien, mais sans bourses, sans stages, sans accompagnement vers l’emploi, ces prix restent symboliques », déplore un enseignant du lycée technique Sabonga.

 

Les associations d’anciens élèves, ainsi que les autorités éducatives, sont appelées à aller au-delà des cérémonies de récompense en mettant en place des dispositifs concrets d’appui aux meilleurs étudiants.

 

Un modèle à renforcer pour l’avenir

 

Malgré ces limites, l’initiative de l’Association des anciens élèves du lycée technique Sabonga constitue une étape positive dans la promotion de l’excellence scolaire. À terme, une structuration plus approfondie de ce programme, incluant des mentors, des stages et des bourses d’études, pourrait en faire un véritable levier de développement éducatif en République centrafricaine.

 

Cette démarche, si elle est consolidée, pourrait non seulement motiver les élèves à exceller, mais aussi offrir des perspectives concrètes pour leur avenir professionnel, contribuant ainsi au développement socio-économique du pays.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Massacres et pillages : une vague de terreur Russe s’abat sur des villages de l’Ouham-Fafa

0

Massacres et pillages : une vague de terreur Russe s’abat sur des villages de l’Ouham-Fafa

 

Massacres et pillages : une vague de terreur Russe s’abat sur des villages de l’Ouham-Fafa
Fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner – Centrafrique : deux jeunes interpellés par les mercenaires russes à Nana-Bakassa sont portés disparus

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, les mercenaires russes déchaînent une vague de violence inouïe : villages incendiés, civils massacrés, biens pillés. Une barbarie sans frein ravage la région, abandonnée à la furie de ces criminels sans scrupules.

 

Une fois de plus, la barbarie frappe en plein cœur du pays de Barthelemy Boganda, pays de Zo Kwé Zo, sous le regard complice d’un pouvoir criminel et d’une communauté internationale apathique.

 

En effet, le vendredi 28 février 2025, les mercenaires russes, ces chiens de guerre sans foi ni loi, ont déversé leur sauvagerie sur les populations vulnérables de l’Ouham-Fafa, dans une série d’exactions qui défient l’entendement. De Bamassa à Kawéwin, en passant par Bemal 2, ces criminels à la solde de Faustin-Archange Touadéra ont semé la mort, la désolation et la terreur, révélant au grand jour la faillite totale d’un régime qui a vendu l’âme de la nation à des bourreaux étrangers.

 

Une descente aux enfers

 

Tout commence dans le petit village de Bamassa, à 5 kilomètres du village Kaïkouda , soit environ 75 kilomètres de Bossangoa, où ces hordes russes, lourdement armées, juchées sur leurs motos et leurs véhicules blindés, ont débarqué dans la journée du jeudi et vendredi 28 février. À peine installés, ils ont transformé ce havre de paix d’une quinzaine d’habitations en un brasier de l’enfer. Leur cible ? Des éleveurs peuls, coupables d’avoir cherché refuge près du village pour soigner l’un des leurs, malade. Sans sommation, les mercenaires ont incendié Bamassa, réduisant en cendres les maigres biens des habitants. Un éleveur malade a été froidement abattu. Son compagnon, qui tentait de fuir, a été rattrapé à peine 100 mètres plus loin, égorgé et décapité en morceaux comme un vulgaire animal. Quelle est cette vengeance gratuite ? Quelle est cette folie qui pousse ces barbares à anéantir des vies pour un motif aussi flou qu’absurde ? Nous ne le saurons jamais, car la vérité n’a pas de place dans l’univers de ces tueurs patentés.

 

Mais leur soif de sang ne s’arrête pas là. À Bemal 2, ces mêmes mercenaires qui ont quitté le village Bamassa , sont venus à Bemal 2. Dès leur arrivée, ils ont percuté un homme avec leur véhicule, le laissant entre la vie et la mort, dans un état critique. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont capturé six villageois avant de poursuivre leur macabre périple jusqu’à Kawéwin. Là, ils ont retrouvé le chef du village, un père de 52 enfants, et lui ont tranché les tendons des deux pieds dans un acte d’une cruauté inouïe. Jeté avec les six autres captifs de Bemal 2 dans une geôle de la gendarmerie, ce vieillard n’a pas survécu à ses blessures. Et pendant que ce drame se jouait, les pillards russes vidaient les maisons de Kawéwin : pagnes des femmes, vêtements d’enfants, marmites, assiettes, mil, maïs, manioc,  rien n’a échappé à leur rapacité. Ils ont tout entassé dans leurs camions avant de prendre la route de Batangafo pour écouler leur butin. Quelle ignominie ! Quelle indignité pour un peuple déjà à genoux !

 

Touadéra, l’architecte de la honte

 

Et qui porte la responsabilité de cette descente aux enfers ? Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , cet homme qui, sous prétexte de “sécurité”, a ouvert grand les portes de la Centrafrique aux mercenaires de Wagner, ces vautours qui pillent nos ressources et massacrent nos frères. Ce président, censé protéger son peuple, préfère fermer les yeux et se taire, complice actif de cette criminalité sans nom. Où sont ses discours lénifiants sur la souveraineté retrouvée ? Où est sa prétendue “alliance stratégique” avec la Russie quand ses sbires décapitent nos citoyens et brûlent nos villages ? Touadéra a troqué l’honneur de la nation contre une protection illusoire, livrant les Centrafricains à la merci de ces brutes sans scrupules. Honte à lui ! Honte à ce régime qui sacrifie son peuple sur l’autel de ses ambitions personnelles !

 

La complicité d’un silence assourdissant

 

Mais Touadéra n’est pas seul dans ce naufrage moral. Que dire des parlementaires de Batangafo, ces soi-disant représentants du peuple, qui préfèrent se terrer dans un silence coupable plutôt que de dénoncer l’indicible ? Que dire de la Minusca, cette mission onusienne censée protéger les civils, mais qui se contente d’applaudir mollement derrière ses barricades pendant que les Wagner sèment la mort ? Et que dire de la communauté internationale, ces grandes puissances qui discourent sur les droits humains, mais détournent le regard face à ce carnage transfrontalier ? Leur inaction est une insulte à la mémoire des victimes de Bamassa, Bemal 2 et Kawéwin.

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a eu le courage de briser ce silence complice. Dans un audio diffusé sur les réseaux sociaux, son porte-parole a qualifié ces actes de “criminalité abjecte” et pointé du doigt l’hypocrisie généralisée. Mais où sont les autres voix ? Où sont les médias internationaux ? Pourquoi ce coin reculé de l’Ouham-Fafa est-il condamné à souffrir dans l’ombre ?

Un cri pour la justice

 

Les centrafricains doivent refuser de se taire. Ils doivent exiger des comptes ! Ils doivent exiger que Touadéra réponde de sa complicité avec ces mercenaires russes qui souillent notre terre. Ils doivent exiger que la MINUSCA cesse de jouer les spectateurs passifs et assume ses responsabilités. Ils doivent exiger que la communauté internationale sorte de sa léthargie et mette fin à cette impunité. Les cris des villageois de Bamassa, les pleurs des enfants de Kawéwin, le sang du chef martyr de 52 enfants ne peuvent rester sans écho.

La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu pour des criminels étrangers. Elle n’est pas une marchandise à piller pour des mercenaires sans âme. Touadéra et ses alliés russes doivent savoir que le peuple centrafricain, malgré la peur et la misère, n’oubliera pas. Justice sera faite, d’une manière ou d’une autre. Que les bourreaux tremblent, car l’histoire jugera.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bangui dans le chaos  : Le retour en force des bidons jaunes dans la rue

0

Bangui dans le chaos  : Le retour en force des bidons jaunes dans la rue

 

 

Bidons jaunes alignés devant une fontaine d’eau à Bangui, capitale de la République centrafricaine, illustrant la crise d’accès à l’eau potable.
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, les bidons jaunes sont de retour, traînés par des mères épuisées, des gosses assoiffés, sous un soleil qui cogne. Touadera, lui, parade dans sa villa, sourd aux cris d’un peuple qu’il laisse crever. La honte est totale, insupportable ! Plongé dans le reportage du CNC dans la capitale centrafricaine.

 

La guerre des bidons jaunes  à Bangui

 

Imaginez-vous une seconde : vous vous levez à 3 heures du matin, le ventre vide, les yeux encore lourds de sommeil, juste pour aller chercher de l’eau. Pas pour vous faire plaisir, non, pour survivre. Vous prenez un bidon jaune tout abîmé, vous marchez des kilomètres dans la poussière et la chaleur écrasante de Bangui, et quand vous arrivez enfin à une fontaine, vous trouvez une foule immense, des centaines de personnes comme vous, qui attendent depuis des heures avec leurs bidons jaunes. Et puis, après tout ça, vous rentrez peut-être bredouille, ou avec une eau sale qui va vous rendre malade. Voilà le quotidien des Centrafricains en 2025. Voilà ce que Faustin-Archange Touadera, Félix Moloua, le gouvernement, la SODECA et tous ces profiteurs sans cœur nous font vivre dans leur septième république des bras cassés. C’est plus qu’une crise, c’est un scandale, une insulte, une punition infligée à un peuple qui n’en peut plus. On est fatigués, on est révoltés, et on ne va pas se taire , disent les banguissois!

 

Et par où commencer ?

 

Cette histoire, elle n’est pas nouvelle. Chaque saison sèche, c’est la même galère qui revient, comme une vieille blessure qu’on refuse de soigner. Les bidons jaunes, ces trucs qu’on voit partout dans les rues, ils ne sont pas juste des bouts de plastique. Ils racontent la misère, la colère, l’abandon. Et derrière tout ça, il y a des coupables bien vivants : un président qui ment sans arrêt comme il respire, un Premier ministre qui ne sert à rien, sinon pour ne faire que racketter les libanais, des ministres qui se remplissent les poches à  gogo, et une SODECA remplie des incompétents et qui est devenue la risée du pays. Alors oui, aujourd’hui, on va leur dire leurs vérités dans un langage simple et facile, sans tourner autour du pot, parce que la situation est trop grave pour faire semblant comme les chercher à manger : Jackson Mazette, Simplice Zingas et d’autres.

 

Les bidons jaunes, la marque d’un peuple oublié

 

Si vous passez dans les rues de Bangui, vous ne pouvez sans doute pas rater ça : des colonnes de gens, des femmes avec des bébés sur le dos, des gamins qui devraient être à l’école, des vieux qui tiennent à peine debout, tous avec leurs bidons jaunes à la main. Ils vont à Galabadja, à Gobongo, à Fouh, à Miskine, à Ouango, à PK11, à Fatima, à Pétévo, partout où il y a encore une goutte d’eau à gratter. Gisèle Ketté, une maman de Galabadja, elle nous a raconté son calvaire l’autre jour, et ça vous serre le cœur : « Je me réveille quand il fait encore nuit, je marche des heures avec mon bidon, et des fois, il n’y a rien. Rien ! Mes enfants ont soif, je dois laver leurs habits, faire à manger, mais avec quoi ? » Elle pleurait presque en disant ça, et nous, nous avons envie de crier avec elle.

 

Fabrice, un gars de PK11, il a carrément pété un câble quand nous l’avons parlé : « L’eau, un luxe ? Mais on est où là ? Touadera et sa bande et ses mercenaires de Wagner, ils vivent dans leurs grandes maisons, ils prennent des douches chaudes tous les jours, ils boivent de l’eau en bouteille importée, et nous, on nous laisse comme des chiens ! » Et il a raison. Parce que pendant que ces messieurs-dames se la coulent douce, les habitants de Bangui, eux, ils galèrent. À Ndress,  derrière le quartier Boy-Rabe, nous avons vu une vieille dame, au moins 70 ans, qui portait de bidons jaunes plus gros qu’elle. Elle nous a dit : « mes fils, je suis obligée de faire cela tous les jours depuis des années. Où est l’aide qu’ils promettent  depuis des siècle ? ». Et nous, nous n’avons rien à répondre, juste la honte au fond de la gorge.

 

Et l’eau qu’ils trouvent, quand ils ont la chance d’en trouver, elle est dégueulasse. Jeanne Namkoïsset, une femme du quartier Vara, dans le cinquième arrondissement, nous a montré un seau chez elle : au bout de deux jours, l’eau était marron, avec une odeur qui pique le nez. « On boit ça, et après, mes petits vomissent ou ont la diarrhée. Mais on n’a pas le choix », elle nous a dit, les larmes aux yeux. Vous imaginez ça ? Des gamins qui tombent malades parce que l’eau censée les maintenir en vie les empoisonne. Et pendant ce temps, la SODECA ose dire que tout va bien. C’est à vomir !

fontaine d'eau à Bangui
fontaine d’eau à Bangui

 

Touadera, le champion de blablas pathétique

 

Parlons de lui, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, celui qui est censé être notre président à nous tous les centrafricains. Ce type, il est au pouvoir depuis dix ans, dix longues années, et qu’est-ce qu’il a fait pour nous ? Rien, que dalle, zéro ! Il avait promis 5 000 châteaux d’eau, vous vous souvenez ? Il l’a dit avec son grand sourire devant les caméras, comme si c’était déjà fait. Et aujourd’hui, on en est où ? Deux forages, deux malheureux forages qui ne marchent même pas bien, et encore, on n’est pas sûrs qu’ils existent vraiment. Dix ans de bla-bla, dix ans à nous prendre pour des idiots, dix ans à nous laisser crever pendant qu’il voyage à Paris, à Bruxelles, à Kigali, à Moscou ou nous ne savons où pour serrer des mains et poser sur des photos et sourrir sur la tombe des centrafricains tués par la soif avec leurs bidons jaunes vides.

 

Un gars sur Facebook, un Centrafricain comme vous et nous, il a fait un live l’autre jour, et il a tout résumé. Il était rouge de colère, il tapait du poing sur la table : « Touadera, tu nous as promis des châteaux d’eau, mais on ne voit rien ! Deux forages en dix ans, c’est quoi cette blague ? Les ONG, elles, elles construisent des puits dans les villages, mais toi, tu fais quoi ? Tu dors ? ». Nous, nous l’avons écouté, et nous nous disons: il a raison, ce frère, il parle pour nous tous. Parce que Touadera, il ne vit pas notre réalité. Lui, il a l’eau courante dans sa villa, il a des piscines même, pendant qu’on court après des fontaines à sec avec nos bidons jaunes. C’est un menteur, un profiteur, et il nous fait honte devant le monde entier.

 

Félix Moloua, un Premier ministre incompétent et mafieux

problème d'eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet
problème d’eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet

 

Et puis il y a Félix Moloua, notre soi-disant Premier ministre. Ce gars, il est censé gérer le pays, faire bouger les choses, mais on dirait un fantôme. Il ouvre sa bouche microbiologique comme des papas souris de temps en temps pour dire des trucs vides, mais en vrai, il ne fait rien. Rien pour la SODECA, rien pour les quartiers, rien pour nous. L’autre jour, nous avons croisé un type de Kassaï qui nous a dit : « Moloua, il sait qu’on souffre, mais il s’en fout. Il est tranquille dans son bureau, dans sa villa triplexe construite gratuitement par les libanais, et en plus il touche son gros salaire, et nous, on peut bien crever ». Et c’est vrai ! Où est-il, Moloua, quand les puits sèchent ? Où est-il quand les mamans pleurent parce qu’elles n’ont rien à donner à leurs gosses ? Nulle part, il se cache, il laisse pourrir le pays.

 

Son gouvernement, c’est pareil : une bande de copains qui passent leur temps à se partager l’argent du peuple. Ils annoncent des projets, ils disent qu’ils vont réparer la SODECA, qu’ils vont construire des forages, mais au final, rien ne bouge. L’argent disparaît, les tuyaux restent cassés, et nous, on reste dans la merde. Moloua, toi et tes ministres, vous êtes des incapables, des traîtres, et vous devriez avoir honte de vous regarder dans une glace !

 

La SODECA, un état des incompétents, de ruines et de mensonges

 

Et la SODECA, parlons-en un peu. Cette société, elle est censée nous donner de l’eau, mais elle ne sert qu’à engraisser une poignée de voleurs. Les tuyaux sont vieux, rouillés, percés de partout. Les pompes tombent en panne sans arrêt. Les projets qu’ils ont lancés avec l’argent de la Banque mondiale ou du CICR, ils sont où ? Abandonnés depuis 2020, et personne ne sait pourquoi. Les employés, eux-mêmes, ils se plaignent : pas de salaires, pas de matériel, pas de moyens. Alors comment voulez-vous qu’ils travaillent ? La SODECA, c’est un cadavre qui pue, et la direction générale, elle, elle fait semblant de rien.

 

Jean-Haute, leur porte-parole, il a osé dire l’autre jour que l’eau était potable. Potable ? Mais il vit où, lui ? Il a vu l’eau qu’on boit, qui sent le marécage et qui rend les gens malades ? Il prend les Centrafricains pour des imbéciles ! La SODECA, elle ne distribue pas de l’eau, elle distribue du désespoir. Une heure d’eau tous les trois jours, et encore, quand elle arrive, c’est un miracle. Et après, ils viennent nous dire : « Patience, on travaille dessus ». Mais ils travaillent sur quoi ? Sur leurs comptes en banque ? Parce que nous, on ne voit rien venir !

 

Les gros bonnets qui nous écrasent, nous, les pauvres

 

Mais le pire, le truc qui fait vraiment mal au cœur, c’est ce que nous avons vu nous -même à une fontaine près de Yangato. Une foule attendait depuis l’aube, des centaines de bidons alignés, des gens fatigués, assoiffés. Et là, d’un coup, un pick-up arrive, avec deux gardes du corps en lunettes noires. Ils descendent, ils poussent tout le monde, ils crient : « C’est pour le ministre, dégagez ! » Et ils remplissent des citernes entières, pendant que les mamans, les gosses, les vieux regardent, impuissants. Pareil pour un directeur général, pareil pour un député. Ces gens-là, ils ne font même pas la queue, ils envoient leurs hommes de main, et ils prennent tout. Une femme nous a dit, en pleurant : « Moi, j’étais là depuis 4 heures, et ils nous ont dit de nous pousser parce que le DG avait besoin d’eau. Mes nous! Mes enfants n’ont rien bu aujourd’hui  à cause d’eux, car l’eau s’arrête nette une minute après leur départ ».

 

C’est ça, Bangui aujourd’hui : les puissants passent devant, ils volent l’eau sous notre nez, et nous, on reste là, comme des moins-que-rien. Sur Facebook, un frère a filmé ça en direct, et il a explosé : « C’est quoi ce pays ? Les ministres, les DG, ils viennent avec leurs gros chars, ils prennent tout, et nous, on fait quoi ? On meurt ? » Il a raison, c’est insupportable, c’est dégoûtant, c’est une claque dans la gueule de tous les Centrafricains.

 

On ne peut plus continuer comme ça

 

Alors voilà où on en est : un peuple qui souffre, qui crie, qui n’en peut plus, et des dirigeants qui s’en foutent. Touadera, Moloua, le gouvernement, la SODECA, vous êtes tous coupables. Coupables de nous laisser crever de soif, coupables de nous humilier, coupables de nous voler notre dignité. On veut des forages dans chaque quartier, on veut de l’eau propre, on veut que ça change tout de suite. Mais plus que ça, on veut que vous arrêtiez de nous prendre pour des idiots.

 

Les bidons jaunes, c’est notre combat, mais c’est aussi votre honte. Chaque fois qu’une mère marche des kilomètres, chaque fois qu’un gamin boit de l’eau sale, chaque fois qu’un ministre passe devant la queue, c’est une marque contre vous. Vous ne pouvez plus vous cacher, vous ne pouvez plus mentir. Le peuple est à bout, et un jour, il va se lever. Ce jour-là, vos villas, vos 4×4, vos gardes du corps, ça ne vous protégera pas. On est fatigués de vos promesses, fatigués de vos excuses, fatigués de votre mépris. Touadera, Moloua, SODECA, tous autant que vous êtes : vous êtes une honte pour la Centrafrique, et il est temps que ça s’arrête !

 

Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Interdit de traverser le terrain de son grand-père  à Boganangone : Un jeune homme frappé presque à mort par les soldats FACA

0

Interdit de traverser le terrain de son grand-père  à Boganangone : Un jeune homme frappé presque à mort par les soldats FACA

 

Minusca-a-bangassou-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-31210″ data-wpel-link=”internal”>Interdit de traverser le terrain de son grand-père  à Boganangone : Un jeune homme frappé presque à mort par les soldats FACA
patrouille mixte-faca minusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une explosion de barbarie inimaginable, les soldats FACA ont laissé un jeune homme agonisant, gravement torturé pour avoir marché sur le terrain de son grand-père, un lieu où la famille n’a plus de droits face à leurs occupants armés et barbares.

C’est une histoire qui glace le sang et révolte les consciences. À Boganangone, Douan Mossambo, fils d’un ancien député, lutte pour sa vie sur un lit d’hôpital après avoir été sauvagement battu par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Son tort ? Avoir cherché des mangues dans la concession de son grand-père, juste à côté de la maison familiale de l’ancien député Mossambo  occupée illégalement par ces mêmes soldats. Ce drame, survenu le 6 mars 2025, est le deuxième épisode d’une violence gratuite infligée à cette famille respectable, qui avait pourtant ouvert ses portes aux FACA pour les héberger.

 

En effet, tout commence il y a un an. Un des fils cadets du propriétaire décide de se rendre à cinq kilomètres de la ville pour une course. À la sortie de Boganangone, il tombe sur la barrière dressée par les FACA, un point de contrôle officieux où les soldats extorquent les passants. Sans motif, sans provocation, ils l’interpellent et le passent à tabac. Coups de poing, coups de pied : le jeune homme rentre chez lui couvert de sang, à peine capable de tenir debout. La famille, abasourdie, s’indigne : « Quelle est cette histoire ? Une violence gratuite, ça n’a pas de sens ! » Déterminés à mettre fin à cette injustice, ils entament des démarches. Ils se rendent d’abord chez le maire pour exiger que les FACA quittent leur maison, occupée sans droit ni loyer depuis des années. Le maire les écoute, et déclare : « D’accord, je vais voir comment ils peuvent partir ». Puis ils vont voir le sous-préfet – aujourd’hui décédé – qui leur tient le même discours : « Oui, on va essayer de régler ça ». Les mois passent, un an s’écoule, et rien ne change. Les soldats restent, campés dans cette maison qui ne leur appartient pas.

Le jeune Douan Mossambo blessé au dos après une agression à Boganangone par les soldats FACA, assis contre un mur, portant un jean et observant ses blessures.
Douan Mossambo, fils de l’ex-député de Boganangone, blessé après une agression survenue le 6 mars 2025 dans la concession familiale réquisitionnée par les FACA.

 

Puis arrive le 6 mars 2025, et avec lui, une nouvelle descente aux enfers. Douan Mossambo, un autre fils du propriétaire, rentre du chantier où il travaille. Affamé après une longue journée, il se dit : « Je vais passer par la concession de mon grand-père, juste à côté de notre maison, pour cueillir des mangues et manger un peu. » Cette parcelle, voisine de la propriété familiale squattée par les FACA, est un lieu familier. Il commence à chercher des fruits sous les manguiers. Soudain, un soldat FACA le repère et hurle : « Arrête ça ! Quitte cet endroit tout de suite ! ». Douan, prudent, ne répond rien. Il pose les mangues, tourne les talons et s’apprête à rentrer. Mais le soldat ne s’arrête pas là. « Toi, reviens ici, vite ! », lance-t-il, d’un ton autoritaire. Pensant à une simple remontrance, le jeune homme obéit et revient sur ses pas. Erreur fatale. À peine est-il à portée, le soldat le saisit. En un instant, ses camarades se joignent à lui. Ce n’est pas un seul homme qui frappe, mais trois à cinq hommes. Coups de poing, coups de botte, une avalanche de violence s’abat sur Douan. Il s’effondre, inconscient, le corps meurtri. Transporté en urgence à l’hôpital, il lutte aujourd’hui pour survivre.

 

La famille, sous le choc, refuse de se taire. Cette maison, leur maison, est occupée illégalement par les FACA depuis des années. Ils ne peuvent même plus marcher à côté sans risquer leur vie. La concession de leur grand-père, juste derrière, est devenue elle aussi une zone interdite, un espace où les soldats imposent leur loi absurde. « Même toucher un mur, passer près des arbres, tout est un problème », déplore un proche. Face à cette nouvelle agression, ils reprennent leur combat. Ils vont d’abord voir le commandant des brigades de la gendarmerie. Celui-ci écoute leur récit,  le sang, les cris, leur fils à l’agonie,  et répond : « Il faut parler au chef de détachement des FACA ». Direction le chef de détachement, donc. Ce dernier, impassible, déclare : « Oui, je peux ordonner à mes hommes de quitter la maison, mais c’est au maire de décider ». Retour chez le maire, alors. Les enfants, sans leur père – l’ancien député, décédé depuis – exposent leur calvaire : une maison volée, un frère battu à mort. Le maire, une fois de plus, promet : « Si c’est votre décision, je vais voir comment les faire partir ». Quatre jours plus tard, le 10 mars, rien n’a bougé. Les FACA sont toujours là, défiant toute logique, toute justice.

 

Ces soldats, censés protéger Boganangone des rebelles et des coupeurs de route, se comportent en occupants tyranniques. Ils rackettent à leurs barrières, squattent une maison sans payer, et la dégradent – murs salis, structure abîmée. Pis, ils s’en prennent à ceux qui leur ont offert un toit. Quelle mission remplissent-ils, sinon celle de terroriser les civils ? Dans une région où l’insécurité bloque les routes vers Boda ou Boganda, leur inaction face aux vrais dangers est criante. Leur présence illégale dans cette maison est une honte, leur violence une trahison.

 

Pourtant, la famille Mossambo fait preuve d’une retenue exemplaire. Ces enfants, privés de leur père, auraient pu céder à la colère, déclencher une révolte. Les jeunes du quartier, eux, bouillonnent : un soulèvement pourrait chasser les FACA en un éclair, au prix de blessés, voire pire. Mais la famille choisit la voie de la raison. Ils multiplient les démarches, frappent aux portes, plaident leur cause avec une dignité qui force l’admiration. Leur patience est une leçon, leur douleur une blessure collective. À Douan, cloué à son lit d’hôpital, nous adressons notre compassion la plus sincère : son calvaire est celui d’un fils, d’un frère, d’un innocent.

 

Pour la population de Boganangone, il est temps que cela cesse. Ces soldats FACA, menés par un chef qui frappe en bande, n’ont rien de protecteurs : ce sont des criminels. L’état-major doit intervenir, ordonner leur départ, leur trouver un autre logement – une base officielle, pas une maison volée. La famille Mossambo mérite justice, respect, et la restitution de son bien. Car si rien ne change, la colère contenue risque d’exploser, et les FACA pourraient quitter cette maison en courant, laissant derrière eux un chaos qu’ils auront semé.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC