Terreur à Bingué : Les Mercenaires russes sèment la panique au sein de la population

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La commune de Bingué, située à 25 kilomètres de Gallo, dans la sous-préfecture de Baboua (Nana-Mambéré ), est désormais vidée de ses habitants. En effet, dans la nuit du samedi au dimanche 16 février 2025, des mercenaires russes du groupe Wagner y ont fait irruption à bord de trois pick-up lourdement armés.
Et ce n’est pas tout! Au petit matin du dimanche, quand la population s’apprêtait pour se rendre à l’église, ces en ce moment là que ces hommes blancs, cagoulés, avec de tatouages partout sur le corps, et munis des mitraillettes, ont profité de l’occasion pour semer le trouble dans le village. Vers 6 heures, ils ont commencé leur raid criminelle. Ils ont cassé l’entrée de la mairie de Bingué ainsi que celles de plusieurs boutiques, emportant divers biens. La nouvelle s’est rapidement propagée parmi les villageois qui ont fui aussitôt en brousse pour échapper aux assaillants.
Pour l’heure, la situation reste critique car une partie des mercenaires s’est enfoncée dans la forêt, rendant la position des villageois cachés particulièrement dangereuse. Ces mercenaires sont connus pour leur violence extrême et n’hésitent pas à tuer les civils qu’ils croisent sur leur passage.
Cette attaque contre un bâtiment de l’État et des commerces traduit le mépris total des Wagner pour l’autorité de l’État centrafricain. Pendant que les citoyens subissent ces exactions, le président Touadéra et son épouse se pavanent en Éthiopie, dépensant des milliards des contribuables centrafricains.
Ces événements à Bingué confirment, comme tout le monde le sait déjà d’ailleurs, les accusations portées contre le groupe Wagner, composé en partie d’anciens prisonniers russes, envoyés en Centrafrique par Vladimir Poutine pour tuer les centrafricains et rendre le pays plus pauvre qu’avant. Leur présence dans le pays se caractérise d’ailleurs par le pillage, le viol, les assassinats, la détention arbitraire et la pédophilie.
La zone de Bingué reste actuellement dangereuse, notamment pour les habitants réfugiés en brousse qui risquent leur vie à chaque instant. Cette situation témoigne de l’impunité totale dont jouissent ces mercenaires sur le territoire centrafricain.
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

