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Attaque contre une patrouille de la MINUSCA : la CPC-F dément toute implication

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Attaque contre une patrouille de la Minusca : la CPC-F dément toute implication

 

Centrafrique.org/les-rumeurs-dattaque-de-la-ville-de-ndele-par-les-rebelles-persiste-la-minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Attaque contre une patrouille de la MINUSCA : la CPC-F dément toute implication
Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un casque bleu de nationalité tunisienne a été tué lors d’une attaque contre une patrouille de la MINUSCA, survenue le 11 février 2025 à 50 km de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. L’affrontement, qui a également fait des blessés, s’est produit sur l’axe nord de la ville. Dans un communiqué publié le 15 février, la Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental (CPC-F) a affirmé ne pas être impliquée dans cet incident.

 

L’organisation, dont le porte-parole est  Aboubakar Siddick Ali a rappelé que ses combattants sont soumis à des consignes strictes leur interdisant toute attaque contre la MINUSCA et les organisations humanitaires présentes en Centrafrique.

 

“Nos éléments ont reçu des consignes strictes de la hiérarchie, les exhortant à ne jamais s’en prendre à la MINUSCA ni aux organisations humanitaires présentes sur le terrain”, précise le communiqué.

 

Selon la CPC-F, ses actions se concentrent sur la lutte contre les mercenaires engagés russes et autres par les autorités de Bangui, qu’elle accuse de semer la terreur dans le pays.

 

“La CPC-F se consacre uniquement à la traque et à la neutralisation des mercenaires recrutés par le pouvoir de Bangui”, affirme le document. L’organisation réaffirme ainsi son objectif de “libération du peuple centrafricain et le rétablissement de la démocratie”.

 

Dans ce contexte, la CPC-F se dit disposée à dialoguer avec la MINUSCA pour examiner les défis sécuritaires et assurer la protection des civils. Le communiqué souligne la volonté du groupe de “trouver des solutions adaptées aux défis sécuritaires actuels”.

 

De son côté, la MINUSCA n’a pas encore commenté ces déclarations.

 

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Avenir de Centrafrique et Horizon Express s’installent leurs agences à Baboua après un consensus communautaire

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Avenir de Centrafrique et Horizon Express s’installent leurs agences à Baboua après un consensus communautaire

 

Avenir de Centrafrique et Horizon Express s'installent leurs agences à Baboua après un consensus communautaire
Bus VIP de la compagnie de transport terrestre Avenir de Centrafrique stationnés à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les habitants de Baboua auront bientôt accès aux services de transport des compagnies Avenir de Centrafrique et Horizon Express directement dans leur ville. Une décision adoptée lors d’une réunion communautaire organisée le weekend dernier à l’école Centre 2, qui met fin à des années de déplacements contraignants vers Cantonnier pour accéder aux bus.

 

Cette avancée résulte d’une initiative du sous-préfet de Baboua, qui a mené des négociations avec les deux transporteurs majeurs. “Le sous-préfet nous a informés de ce projet via le maire. Quand nous avons reçu la nouvelle au quartier Bezemet, certains jeunes ont exprimé leur opposition”, explique Boniface Ousseni, notable du quartier.

 

L’implantation des agences dans le quartier Bezemet représente un enjeu significatif pour cette ville située à 560 kilomètres de Bangui. Jusqu’à présent, les voyageurs devaient parcourir 53 kilomètres supplémentaires jusqu’à Béloko pour prendre un bus, augmentant considérablement le coût et la durée des déplacements.

 

Le processus de consultation a privilégié une approche inclusive. “Nous avons organisé une assemblée générale pour permettre à chacun d’exprimer son point de vue. La population a finalement donné son accord pour accueillir ces deux agences”, souligne Ali Christiane, participante à la réunion décisive.

 

Cette installation s’inscrit dans une dynamique plus large de développement du corridor Bangui-Douala. Baboua rejoint ainsi d’autres villes comme Bouar (située à 452 km de Bangui ) et Baoro (392 km de Bangui) qui disposent déjà d’infrastructures de transport similaires. Le choix de Baboua n’est pas anodin : la ville constitue un point stratégique sur cet axe routier majeur reliant la République centrafricaine au Cameroun.

 

Pour le maire de Baboua, ce développement représente une opportunité économique significative. Les nouvelles agences créeront des emplois directs et indirects, des gardiens aux vendeurs ambulants en passant par les bagagistes. La présence de ces compagnies devrait également stimuler l’activité commerciale locale.

 

Les habitants attendent désormais le début des travaux d’aménagement du site dans le quartier Bezemet. Les deux compagnies prévoient d’y construire des guichets, des salles d’attente et des parkings pour leurs bus. Ces installations devraient améliorer considérablement les conditions de voyage des habitants de Baboua et des localités environnantes.

 

La décision témoigne aussi d’une volonté de décentralisation des services de transport en République centrafricaine. Elle permet un meilleur maillage territorial et répond aux besoins des populations éloignées de la capitale. Cette approche s’aligne avec les objectifs gouvernementaux de développement des infrastructures de transport dans les provinces.

 

Avec cette implantation, Baboua renforce sa position comme centre urbain important sur l’axe Bangui-Douala. Les nouvelles agences devraient commencer leurs activités dans les prochains mois, offrant enfin aux habitants un accès direct aux services de transport longue distance.

 

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La transhumance, une nouvelle source de violences en Centrafrique

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La transhumance est encore source de violences en Centrafrique

 

La transhumance est encore source de violences en Centrafrique
Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 De nombreuses conférences ont eu lieu au cours de l’année 2024 afin d’instaurer le dialogue entre les agriculteurs locaux et les éleveurs en transhumance. En dépit des discussions, les violences persistent en RCA.

 

Au cours du mois de novembre, des conférences ont eu lieu dans plusieurs préfectures (Nana-Gribizi, Ouham-Fafa, Vakaga et Kémo), durant lesquelles des membres de la Minusca, des éleveurs, des agriculteurs et des représentants de l’autorité se sont réunis. Cette rencontre avait permis d’exposer les sources des violences et de proposer des solutions, comme le renforcement de la sécurité autour des couloirs de transhumance, une meilleure visibilité sur la limite entre les terres agricoles et les couloirs, une meilleure protection des troupeaux et favoriser les discussions avec les locaux. Des améliorations ont été constatées et le taux de violence a baissé.

Mais les conflits persistent, c’est pourquoi la MINUSCA a réitéré il y a quelques jours son engagement dans la résolution des affrontements liés à la transhumance en République Centrafricaine. Cet engagement inclut la protection des civils et le soutien des autorités. Le 3 janvier, selon l’OCHA, des sources auraient signalé l’agression très violente d’une personne, qui a été grièvement blessée, dans le village de Macharou, près de Birao. Cette agression survient après des accusations d’agriculteurs envers les éleveurs transhumants, d’avoir laissé leur bétail détruire des champs.

Une réelle menace pour la situation sécuritaire du pays

Les violences liées à la transhumance peuvent être des agressions physiques, des vols de bétail, des destructions de champs, des pillages, et dans les plus graves des cas, des enlèvements et des meurtres. En 2023, d’après des faits rapportés à la Radio Ndeke Luka, un jeune agriculteur centrafricain qui chassait des bœufs de son champ a été assassiné froidement par un éleveur soudanais. Les parents ont tué l’assassin de leur fils, ce qui a provoqué des représailles d’autres éleveurs, qui ont brûlé des maisons et des champs.

La transhumance peut être définie comme le « mouvement saisonnier d’un bétail » d’une région à une autre. Les éleveurs qui traversent les régions en Centrafrique viennent du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Soudan pendant la saison « sèche ». Lors de ce voyage, il arrive fréquemment que les animaux abîment les champs des agriculteurs locaux et polluent les sources d’approvisionnement en eau en voulant boire et se nourrir. Il arrive aussi que les agriculteurs cultivent dans les couloirs de transhumance, passages destinés aux éleveurs, ce qui oblige ces derniers à passer ailleurs, donc à traverser les terres agricoles. Les limites entre les champs et les couloirs de passages ne sont pas toujours claires, ce qui entraîne des tensions. Les points d’eau sont des lieux propices aux conflits, car ils sont vitaux pour l’agriculture et pour le bétail des transhumants, mais ils sont surtout insuffisants. D’un côté comme de l’autre, les locaux et les éleveurs transhumants subissent d’importantes pertes économiques.

Les agressions liées à la transhumance sont considérées comme un des facteurs de l’instabilité en RCA. Les violences qui en résultent sont une vraie menace pour la paix et la sécurité, les populations vivent dans la peur. En 2022, il y a eu entre 20 et 60 conflits dans les régions de Delena, Miamere, Diki et Tiri. Les hostilités entre les agriculteurs locaux et les éleveurs transhumants ont provoqué 2475 déplacements internes. Les femmes et les enfants, qui sont chargés de travaux comme le réapprovisionnement en eau, sont exposés aux violences basées sur le genre, vols, menaces et enlèvements. Par peur, certains enfants n’osent plus aller à l’école. Malgré une opportunité de favoriser les échanges économiques et commerciaux, la transhumance a entraîné plus de points négatifs que positifs.

 

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Semaine de l’arbre : quand le reboisement devient un show présidentiel

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Semaine de l’arbre : quand le reboisement devient un show présidentiel

 

Centrafrique.org/un-village-entoure-par-les-arbres-et-herbes-a-bambio/” data-wpel-link=”internal”>Un village entouré par les arbres et herbes à Bambio
Un village entouré par les arbres et herbes à Bambio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre des Eaux et Forêts, Gervais Mbata, multiplie les déplacements pour identifier des sites de grande superficie destinés à la semaine de l’arbre. Une initiative qui remplace désormais la journée de l’arbre, dont les plantations précédentes, limitées à 4-5 hectares, n’ont jamais bénéficié d’un réel suivi après les cérémonies officielles.

 

“Pour cette année, il n’y aura pas la journée nationale de l’arbre comme l’habitude”, annonce le directeur général des fonds du développement forestier. Une décision qui cache mal les échecs des opérations précédentes, où les arbres plantés lors des cérémonies officielles dépérissaient dès le lendemain.

 

Le nouveau format prévoit la participation de “toutes les entités représentées, les institutions internationales, nationales, les ministères, les privés”. Un casting prestigieux pour une opération qui ressemble davantage à une grande parade qu’à un véritable programme de reboisement.

 

Le week-end dernier, le ministre Mbata et ses collaborateurs ont parcouru les localités de Pissa et de Mbaïki pour repérer des terrains. Une recherche de sites “de grande superficie” qui tranche avec l’absence totale de plan d’entretien des arbres après leur plantation.

 

Les précédentes journées de l’arbre se limitaient à “quatre, cinq, six hectares”. Des surfaces dérisoires au regard des besoins en reboisement du pays. Pire encore, ces plantations d’arbre sombraient dans l’oubli sitôt les caméras parties.

 

D’après le ministre, cette transformation en semaine de l’arbre répond à “la vision du président de la République qui veut faire de l’afforestation et du reboisement son cheval de bataille”. Une ambition qui reste à prouver, alors que les plantations des années précédentes n’ont jamais dépassé le stade des photos officielles.

 

Les millions investis dans l’organisation de ces cérémonies auraient pu servir à mettre en place un véritable programme de reboisement, avec un suivi rigoureux des plantations. Au lieu de cela, la République centrafricaine s’apprête à vivre une nouvelle grand-messe écologique, sans garantie sur la survie des arbres plantés.

 

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FPRC, UPC, MPC : le mythe des millions de dollars remis par Wagner pour la signature de l’APPR-RCA

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FPRC, UPC, MPC : le mythe des millions de dollars remis par Wagner pour la signature de l’APPR-RCA

 

Centrafrique.org/appr-en-republique-centrafricaine-joyeux-ou-triste-anniversaire/el-bechir-du-soudan-et-touadera-de-la-centrafrique-a-khartoum-lors-de-la-signature-accord-de-paix-avec-les-groupes-armes-3/” rel=”attachment wp-att-36040″ data-wpel-link=”internal”>FPRC, UPC, MPC : le mythe des millions de dollars remis par Wagner pour la signature de l’APPR-RCA
L’ex-chef d’État soudanais Omar El – Bechir avec le Président Touadera lors de la négociation de l’accord de paix de Khartoum au Soudan.

 

Un article contesté, des chefs rebelles en colère

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Selon le magazine Afrique intelligence , des chefs rebelles centrafricains, dont le patron du FPRC Adam  auraient bénéficié d’un financement direct de Wagner en 2019 lors de la négociation de l’accord de paix à Khartoum au Soudan. Mais les principaux concernés démentent catégoriquement et affirment que l’argent qu’ils ont reçu venait d’une autre source. Une manipulation ou une vérité cachée ?

 

Dans un ouvrage à paraître, Death is our Business, le journaliste américain John Lechner affirme que Wagner a versé plus d’un million de dollars aux groupes armés centrafricains lors des négociations de l’accord de Khartoum en 2019. Selon ses recherches, Noureddine Adam aurait reçu une somme de 500 000 dollars, Ali Darassa 250 000, et Mahamat Al-Khatim 100 000, tandis que d’autres chefs rebelles auraient perçu des montants moindres.

 

Cette version des faits, relayée par Afrique intelligence, provoque de vives réactions. Plusieurs figures des groupes armés impliqués dans ces négociations réfutent totalement ces chiffres. Contactés par la rédaction du CNC, des représentants du FPRC, de l’UPC et du MPC contestent formellement avoir reçu des sommes aussi élevées et dénoncent des informations erronées.

 

Les chefs rebelles dénoncent des chiffres exagérés

 

Selon plusieurs ex-rebelles interrogés par CNC, l’argent perçu était bien inférieur aux montants avancés. Ils affirment que chaque groupe armé a reçu une somme identique de 16 000 dollars, soit environ 9 millions de francs CFA. Contrairement aux affirmations du livre, ils précisent que cet argent ne venait pas de Wagner, mais du gouvernement centrafricain.

 

D’après ces témoignages, c’est Firmin Ngrébada, alors directeur de cabinet du président Touadéra et futur Premier ministre, qui a remis ces sommes aux différents groupes armés. « C’est le gouvernement qui nous a payés, pas Wagner », insiste un ancien cadre du FPRC. Pour le compte du FPRC, c’est Abakar Sabome qui a réceptionné la somme et signé la décharge.

 

Les mêmes déclarations viennent des rangs de l’UPC et du MPC. « Nous avons tous reçu le même montant. Ces chiffres avancés sont exagérés. Si Wagner avait réellement versé 500 000 dollars à un seul groupe, cela n’aurait pas servi à quitter le maquis, mais à s’armer davantage », souligne un ex-rebelle joint au téléphone à Bangui.

 

Des soupçons sur la gestion des fonds

 

Face aux contradictions entre les chiffres avancés par Afrique intelligence et les témoignages des ex-rebelles, plusieurs questions se posent. Si des montants plus élevés ont été déboursés, où sont-ils passés ? Certains pointent une possible manipulation des faits par des membres du gouvernement. « Si de telles sommes ont circulé, elles ont pu être détournées avant d’arriver aux groupes armés », avance un ancien négociateur, ancien officier de l’UPC.

 

D’autres estiment que ces révélations pourraient être une stratégie visant à décrédibiliser les anciens chefs rebelles.

 

Un débat relancé sur l’influence de Wagner

 

Au-delà des chiffres contestés, cette affaire remet en lumière l’influence de Wagner en Centrafrique. Depuis son implantation en 2018, la milice a bénéficié d’un accès privilégié aux ressources du pays. Le livre de John Lechner affirme notamment que Wagner aurait profité de subventions étatiques sur le carburant et l’alimentation, estimées à 35 millions de dollars par an. Et c’est vérifié cette fois. Wagner est partout et récupère tout d’ailleurs.

 

Si les groupes armés nient avoir reçu d’importantes sommes de Wagner, les liens entre la milice russe et les autorités centrafricaines restent opaques. Cette nouvelle controverse pose la question des financements souterrains dans les accords de paix et des véritables bénéficiaires des ressources injectées lors de ces négociations.

 

Alors que les tensions persistent sur l’influence de Wagner en Centrafrique, cette affaire risque de raviver les spéculations. Reste à savoir si des preuves viendront étayer l’une ou l’autre version.

 

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Union africaine : échec humiliant de la diplomatie centrafricaine avec la défaite de Jean-Jacques Demafouth

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Union africaine : échec humiliant de la diplomatie centrafricaine avec la défaite de Jean-Jacques Demafouth

Centrafrique.org/jean-jacques-demafouth-de-lopposition-armee-aux-crimes-detat/jean-jacque-demafouth-pour-la-premiere-partie-de-sa-biographie/” rel=”attachment wp-att-37982″ data-wpel-link=”internal”>Union africaine : échec humiliant de la diplomatie centrafricaine avec la défaite de Jean-Jacques Demafouth
jean-jacque demafouth

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La tentative de Jean-Jacques Demafouth d’accéder au poste de commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA) a tourné au fiasco pour le pouvoir de Baba Kongoboro. Soutenu exclusivement par le président Faustin-Archange Touadéra, l’ancien chef rebelle a été largement battu par le Nigérian Bankole Adeoye, qui a été reconduit avec 37 voix. Cet échec dévoile au grand jour l’influence déclinante du régime centrafricain sur la scène diplomatique continentale.

 

Jean-Jacques Demafouth : un choix controversé

 

Jean-Jacques Demafouth, ancien leader du groupe rebelle APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), traîne un lourd passif. Il avait été impliqué dans des actes de violence qui ont marqué l’histoire de la République centrafricaine, notamment dans les années 80 où il aurait été impliqué dans une attaque ayant fait des victimes dans le cinéma le Club à Bangui. Malgré cette réputation et les nombreuses réserves sur son profil, le président Baba Kongoboro a tenté d’imposer sa candidature.

 

Loin d’être une surprise, ce rejet marque un désaveu clair. La RCA, qui accumule des arriérés de cotisations à l’UA, ne bénéficie plus d’aucune marge de manœuvre pour imposer un candidat à un poste stratégique. Les diplomates africains, conscients du manque de crédibilité de Jean-Jacques Demafouth, de son vrai nom Mafoutapa, ont préféré miser sur un profil expérimenté et reconnu comme Bankole Adeoye.

 

La tentative de placement d’un ancien chef de milice  Jean-Jacques Demafouth  à la tête de la Commission paix et sécurité a été perçue comme une provocation. Les observateurs de la politique africaine soulignent que l’UA ne pouvait pas accepter un tel profil, surtout après les précédents scandales liés aux nominations controversées imposées par le régime centrafricain dans d’autres organisations sous-régionales.

 

Une diplomatie en ruine

 

L’échec de Jean-Jacques Demafouth dévoile au grand jour l’amateurisme de la diplomatie centrafricaine. La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, nommée davantage pour sa proximité avec le président que pour ses compétences, n’a pas su défendre la candidature de son pays.

 

Ce revers démontre une fois de plus une tentative maladroite de la présidence centrafricaine de récompenser un allié politique controversé. Jean-Jacques Demafouth, qui avait œuvré en coulisses pour la victoire controversée de Touadéra en 2016, espérait ainsi bénéficier d’une reconnaissance à l’UA. Ce calcul s’est retourné contre le pouvoir de Bangui, exposant ses méthodes clientélistes et son manque de vision stratégique.

 

Ce revers montre aussi l’isolement croissant du régime centrafricain. Alors que certains pays comme le Rwanda, le Nigeria ou l’Algérie parviennent à positionner leurs candidats à des postes clés au sein des instances continentales, la RCA peine à faire entendre sa voix. L’échec de Demafouth démontre une fois de plus cette marginalisation progressive, conséquence de l’alignement du régime sur des puissances étrangères comme la Russie de Poutine qui ne provoque que méfiance au sein de l’UA.

 

Le président centrafricain pensait pouvoir appliquer la même méthode que celle utilisée à la CEMAC, où il a réussi à imposer un ancien chef milicien Anti-Balaka de Carnot, monsieur Évariste Ngamana à la tête du Parlement communautaire. Mais l’UA fonctionne sur un autre niveau. La tentative de récompenser Jean-Jacques Demafouth pour ses services passés en manipulant un poste stratégique s’est soldée par un rejet catégorique.

 

L’affaire Dominique Désiré Erenon : une autre injustice du régime de Baba Kongoboro

 

L’UA n’a pas la mémoire courte. Elle se souvient de la manière dont Touadéra et son entourage avaient écarté l’opposant Dominique Désiré Erenon de son poste d’expert constitutionnaliste, qu’il avait pourtant obtenu par mérite. Contrairement à Jean-Jacques Demafouth, qui bénéficiait uniquement d’un soutien politique, Erenon avait réussi un test de sélection. Mais cette réussite dérangeait le pouvoir de Bangui, qui a tout instrumenté pour l’éjecter et l’empêcher d’exercer ses fonctions.

 

L’éviction d’Erenon, homme intègre et compétent, au profit d’un ancien chef rebelle, est révélatrice de la gestion clanique et opportuniste du régime Touadéra. Ce favoritisme permanent, qui privilégie les alliances politiques au détriment des compétences, nuit à l’image de la RCA à l’international.

 

Les diplomates africains n’ont pas oublié ce précédent. Ils savent que l’UA aurait perdu toute crédibilité en acceptant Demafouth à un poste censé garantir la stabilité et la sécurité sur le continent. Ce choix aurait discrédité l’organisation et envoyé un signal dangereux aux autres États membres.

 

Un revers stratégique pour Touadéra

 

L’échec de Jean-Jacques Demafouth dépasse le simple cadre d’un vote perdu. Il dévoile aux yeux du monde les limites de la politique extérieure du régime centrafricain, qui tente d’acheter des soutiens à coups de nominations douteuses. Touadéra, qui s’imaginait pouvoir manœuvrer l’UA comme il l’a fait avec la CEMAC en plaçant un ex-milicien Anti-Balaka au parlement communautaire, se retrouve isolé face à une institution qui ne joue pas selon ses règles.

 

Ce revers risque d’avoir des conséquences bien au-delà de la scène diplomatique. Il accentue l’isolement du pouvoir centrafricain et renforce la méfiance de nombreux partenaires internationaux. À l’heure où la RCA tente de redorer son image après des années d’instabilité, cette tentative avortée d’imposer un ancien rebelle à l’UA n’a fait que creuser un peu plus le fossé entre Bangui et le reste du continent.

 

La diplomatie centrafricaine sort affaiblie de cette séquence. À force de privilégier des nominations politiques au détriment des compétences, le régime s’est enfermé dans une logique où les intérêts d’un cercle restreint priment sur ceux du pays. L’UA a envoyé un message clair : elle ne se laissera pas manipuler par un pouvoir qui pense pouvoir imposer ses hommes sans tenir compte des principes et des exigences de gouvernance.

 

Alors que d’autres pays africains construisent patiemment leur influence sur la scène internationale, la RCA s’enfonce dans une diplomatie improvisée et inefficace. L’échec de Demafouth n’est pas seulement celui d’un homme, mais celui d’un système qui privilégie la loyauté politique à la compétence. Une stratégie qui a atteint ses limites face à une Union africaine qui refuse désormais de se laisser dicter ses choix.

 

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Bangui : La police ouvre le feu au lycée de Gbaloko, un champ de bataille en plein établissement scolaire

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Bangui : La police ouvre le feu au lycée de Gbaloko, un champ de bataille en plein établissement scolaire

 

Centrafrique.org/les-eleves-du-lycee-gbaloko-en-marche-de-protestation-mardi-11-fevrier-2025/” data-wpel-link=”internal”>Bangui : La police ouvre le feu au lycée de Gbaloko, un champ de bataille en plein établissement scolaire
Les élèves du lycée Gbaloko en marche de protestation mardi 11 février 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le lycée de Gbaloko s’est transformé en une zone de guerre le 11 février dernier après l’intervention violente de la police. Face à des élèves en colère dénonçant un racket organisé par l’administration scolaire, les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs à balles réelles. Cris, détonations et chaos ont rythmé cette journée où l’éducation a laissé place à la terreur. Des élèves traumatisés racontent un climat de peur indescriptible.

 

Un racket du jamais vu dans le système éducatif centrafricain

 

Depuis plusieurs mois, la rédaction de CNC a dénoncé à plusieurs reprises les dérives du système éducatif centrafricain, où chaque examen, chaque devoir, chaque cours devient une source de profit pour ceux censés encadrer les élèves. Au lycée de Gbaloko, les élèves doivent s’acquitter de 100 francs CFA pour pouvoir simplement pratiquer l’éducation physique et sportive (EPS). Une somme qui s’ajoute aux nombreux autres paiements exigés tout au long de l’année :

  • Frais pour la participation aux examens et devoirs : Les enseignants imposent aux élèves des paiements allant de 100 à 300 francs CFA sous prétexte d’acheter des copies d’examen.
  • Frais supplémentaires pour les matières spécialisées : En économie familiale, les élèves doivent verser entre 500 et 1 000 francs CFA pour assister aux cours.
  • Taxes illégales sur les bulletins scolaires : Chaque trimestre, les parents doivent payer entre 750 et 800 francs CFA pour retirer le bulletin de notes de leur enfant.

 

Le proviseur du lycée, racketteur des racketteurs,  joue également un rôle central dans cette logique prédatrice. Il rajoute des frais sur les droits d’examen du brevet du collège et du baccalauréat, augmentant de 750 à 1 000 francs CFA les montants normalement exigés par le ministère. Une ponction qui pèse lourd sur les familles déjà précarisées.

 

Un système éducatif en ruine et une autorité de tutelle silencieuse

 

Le racket des élèves ne se limite pas au lycée de Gbaloko. Du lycée de Gobongo au lycée de Fatima, en passant par le lycée technique et Boganda, le même schéma se répète. À Bangui, le système éducatif est gangrené par des pratiques dignes d’une mafia organisée.

 

Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale reste muet. Depuis une année, un ministre d’État prétend réformer l’enseignement, mais les faits sur le terrain prouvent l’inverse. Alors que le niveau des élèves s’effondre, les enseignants eux-mêmes présentent des lacunes inquiétantes. Au lycée de Gb Gbaloko, un professeur de mathématique écrit “TEDE” au lieu de “TD” (Travaux Dirigés), illustrant le niveau désastreux du corps enseignant.

 

Un soulèvement lycéen réprimé dans la violence

 

Devant de tels abus, les élèves du lycée de Gbaloko ont décidé de se révolter. Exaspérés par les frais abusifs imposés à chaque examen et chaque cours, ils ont organisé une grève, bloquant le proviseur dans son bureau. En réponse, ce dernier a fait appel aux forces de l’ordre.

 

Ce qui aurait pu rester une simple manifestation lycéenne a viré au cauchemar. La police, équipée d’armes automatiques, est intervenue avec une barbarie inouïe. Des tirs à balles réelles ont semé la panique dans l’établissement, forçant des élèves à se réfugier derrières les cuisines des particuliers ou dans des toilettes. Plusieurs témoins parlent d’un véritable champ de bataille au sein même du lycée, une situation inimaginable dans un établissement scolaire.

 

Une colère qui pourrait s’étendre

 

Ce n’est pas la première fois que la jeunesse centrafricaine exprime son mécontentement face aux abus des autorités. En novembre 2024, des manifestations avaient éclaté à Bambari contre la présence des paramilitaires russes. Aujourd’hui, la colère gronde dans les lycées de Gbaloko.

 

L’affaire du lycée de Gbaloko envoie un signal clair   au régime de Baba Kongoboro : à force de pressuriser une population, celle-ci finit par se lever un jour. Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement devraient méditer sur ce nouvel épisode de révolte. Le peuple peut rester silencieux un temps, mais lorsqu’il décide de se réveiller, aucune répression ne peut l’arrêter.

 

Le ministère de l’Éducation nationale, de son côté, persiste dans le déni. Pendant ce temps, les lycées centrafricains, censés être des lieux de savoir et d’émancipation, deviennent des zones de non-droit où règnent corruption, abus et violence.

 

La question reste entière : combien de temps encore les autorités pourront-elles fermer les yeux sur cette faillite totale du système éducatif ?

 

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Bangui : Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire fermé depuis deux semaines après la mort de Larissa Bertille Yangasso, nièce de Piri, battue presqu’à mort par son copain, Francis Yapande alias Kiwi

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Bangui : Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire fermé depuis deux semaines après la mort de Larissa Bertille Yangasso, nièce de Piri, battue presqu’à mort par son copain, Francis Yapande alias Kiwi

 

Bangui : Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire fermé depuis deux semaines après la mort de Larissa Bertille Yangasso, nièce de Piri, battue presqu’à mort par son copain, Francis Yapande alias Kiwi
Larissa Bertille Yangasso, frappée par son copain et décédée de ses blessures à l’hôpital communautaire de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui est fermé depuis deux semaines sur ordre du ministère de la Santé, après le décès de Larissa Bertille Yangasso, nièce d’Arthur Bertrand Piri, ministre de l’Énergie et neveu du président Touadera. La victime, battue par son compagnon Francis Yapande alias Kiwi, est morte des suites d’une hémorragie interne quelques heures après son admission. Cette fermeture, officiellement justifiée par une enquête sur la responsabilité présumée des médecins, a déjà causé la mort de dizaines de patients privés de soins, alors que le gouvernement, sans preuves tangibles, persiste à incriminer le personnel soignant.

 

Larissa Bertille Yangasso : une affaire trouble aux multiples versions

 

Dans la nuit du jeudi à vendredi, entre 23h et minuit, Larissa Bertille Yangasso s’est rendue chez Francis Yapande après l’avoir suivi en moto. Une dispute aurait éclaté entre eux, et la situation a dégénéré. Selon les témoignages, l’homme aurait violemment frappé la jeune femme, qui a été grièvement blessée, notamment à la main. Malgré la douleur, elle aurait minimisé la situation en expliquant à ses proches qu’elle était simplement tombée et s’était blessée.

 

Transportée au service de traumatologie de l’hôpital communautaire, elle a reçu des soins pour sa fracture au bras. Les médecins se sont concentrés sur cette blessure visible, ignorant d’éventuels traumatismes internes. Pourtant, selon les résultats de l’autopsie pratiquée, Larissa Bertille Yangasso souffrait d’une hémorragie interne, conséquence des coups reçus. Quelques heures après son admission, elle est décédée.

Bangui : Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire fermé depuis deux semaines après la mort de Larissa Bertille Yangasso, nièce de Piri, battue presqu’à mort par son copain, Francis Yapande alias Kiwi
Francis Privat Yapande alias Kiwi, Chef de Cabinet du très controversé et ancien chef milicien Anti-Balaka Évariste Ngamana, Président du Parlement Communautaire de la CEMAC, auteur de plusieurs coups et blessures sur madame Larissa Bertille Yangasso, décédée quelques heures plus tard à l’hôpital communautaire de Bangui

 

Le verrouillage du service de traumatologie : une décision aux conséquences mortelles

 

Dès l’annonce du décès de Larissa Bertille Yangasso, les autorités ont réagi avec une fermeté inhabituelle. Sous l’impulsion de Piri, ministre de l’Énergie et membre influent du régime, le ministère de la Santé a ordonné la fermeture immédiate du service de traumatologie pour prétendument “nécessiter une enquête”. Cette décision a eu des conséquences dramatiques : des patients souffrant de blessures graves se sont retrouvés sans soins, certains perdant la vie faute de prise en charge.

 

Des témoignages de familles endeuillées se multiplient.

 

“Mon frère a eu un accident de moto, il a été conduit à l’hôpital, mais il n’y avait personne pour le soigner. Il est mort devant nous”, raconte un proche d’une victime. Une autre femme venue avec son fils grièvement blessé témoigne :

 

“Nous sommes arrivés et on nous a dit que le service était fermé. On nous a renvoyés ailleurs, mais il était trop tard”.

 

Cette fermeture forcée pose naturellement une question majeure : pourquoi pénaliser toute une population pour un incident qui relève avant tout d’un drame personnel ? La décision apparaît arbitraire et motivée par des intérêts politiques, sacrifiant des vies au nom d’une prétendue enquête dont les contours restent flous.

 

Une jeune femme, Larissa Bertille Yangasso,  au cœur de la controverse

 

Depuis la mort de Larissa Bertille Yangasso, les réseaux sociaux s’enflamment avec des révélations controversées sur sa vie privée. Âgée d’une trentaine d’années, elle résidait dans le quartier Boy-Rabe à Bangui et travaillait pour la Minusca. Selon plusieurs sources, elle menait une vie sociale intense et entretenait des relations avec plusieurs hommes. Certaines informations font état d’un mari vivant en France, tandis que d’autres évoquent des liaisons avec des personnalités de la Minusca, y compris certains hommes du quartiers, en tout une centaine  à Bangui.

 

Ses proches affirment qu’elle venait de rentrer de Paris après avoir assisté aux obsèques d’un neveu. À peine revenue, elle aurait repris ses habitudes de vie nocturne dans la capitale, jonglant entre sa vie professionnelle et ses nombreuses relations personnelles. Ces éléments, bien que relevant de la sphère privée, ont contribué à alimenter un climat de suspicion autour de sa mort, certains allant jusqu’à accuser le régime de vouloir pénaliser les centrafricains pour rien.

 

Des manifestations pour exiger la réouverture du service

 

Devant la fermeture prolongée du service de traumatologie, les familles des patients abandonnés ont organisé des manifestations devant l’hôpital communautaire. Exigeant la reprise immédiate des soins, elles dénoncent une gestion irresponsable de la crise et une insensibilité du gouvernement face aux souffrances des citoyens.

 

“Pourquoi fermer un service aussi essentiel pour une seule personne ? Nos enfants meurent, nos maris meurent, nos frères meurent ! Et eux, ils restent silencieux !” s’indigne une manifestante. “Le gouvernement se moque du peuple ! Ils se protègent entre eux et nous laissent mourir !” crie un autre protestataire en colère.

 

Malgré ces revendications, les autorités campent sur leur position. Aucun communiqué officiel n’a été publié pour annoncer une éventuelle réouverture du service. En attendant, les blessés continuent d’affluer vers un hôpital où aucune assistance ne leur est offerte.

 

Un pays où la justice est sélective

 

Cette affaire démontre une fois de plus la gestion partiale de la justice en République centrafricaine. Lorsqu’il s’agit d’un proche du pouvoir, des mesures drastiques sont prises sans hésitation, quitte à sacrifier des innocents. En revanche, les nombreuses victimes de violences quotidiennes, de maltraitances domestiques et d’accidents ne bénéficient d’aucune attention.

 

Ce drame dévoile une fois de plus une réalité inquiétante : un simple mensonge, un simple incident conjugal peut déclencher une crise qui impacte des dizaines de vies innocentes. Larissa Bertille Yangasso a caché la vérité sur les circonstances de son agression, son compagnon a dissimulé les faits, et le gouvernement a réagi avec une brutalité injustifiée. Résultat : des patients laissés pour morts, des familles brisées, et un climat de tension à Bangui.

 

Cependant, le copain violent, monsieur Kiwi, de son côté, a été interpellé à l’aéroport international de Bangui et détenu provisoirement dans le cadre de l’enquête sur la mort de madame Larissa, plusieurs jours après la fermeture  du service de traumatologie et la grogne de la population centrafricaine.

 

Par ailleurs, tant que la gestion de la santé publique restera soumise aux caprices des puissants, les citoyens centrafricains continueront de payer le prix de décisions injustes et arbitraires.

 

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Centrafrique : le spectacle honteux de Touadera sur une cryptomonnaie déjà morte

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Centrafrique : le spectacle honteux de Touadera sur une cryptomonnaie déjà morte au départ

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le spectacle honteux de Touadera sur une cryptomonnaie déjà morte au départ
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera persiste dans la fuite en avant. À peine lancé, le 10 février 2025, le Memecoin est déjà présenté comme une cryptomonnaie à  “succès retentissant”, et son initiateur promet “des annonces majeures” à venir. Une communication pompeuse qui rappelle étrangement celle du Sango Coin, projet similaire aujourd’hui disparu dans les limbes de l’histoire financière centrafricaine.

 

Des promesses en l’air de la cryptomonnaie  centrafricaine

 

“Je vous promets de revenir très bientôt avec des annonces majeures sur l’évolution de ce mouvement”, déclare le président Touadera dans sa vidéo promotionnelle partagée sur les différentes plateformes de réseaux sociaux. Une rhétorique qui provoque le scepticisme des Centrafricains, échaudés par les précédentes expériences sur la cryptomonnaie.

 

“La blockchain est une technologie à capitaliser en RCA. Mais avant de nous embarquer dans une autre aventure de la cryptomonnaie, faites-nous le bilan de Sango Coin”, exige Sam Goubson sur les réseaux sociaux.

 

Un schéma familier d’échec sur la  cryptomonnaie

 

L’histoire se répète avec une régularité déconcertante. Après l’adoption sans suite du Bitcoin comme monnaie légale en République centrafricaine, puis l’échec retentissant du Sango Coin, le gouvernement relance une nouvelle initiative cryptographique sans avoir tiré les leçons des échecs précédents sur la cryptomonnaie.

 

“Vous n’aviez pas appris la leçon suite à l’expérience de Sango coin, maintenant vous lancez un Memecoin?”, interroge Nico Kaephra Godrence.

 

Des obstacles de la cryptomonnaie  ignorés

 

Les “annonces majeures” promises éludent les problèmes fondamentaux. “Comment utiliser cette Memecoin sans internet? Certaines provinces ne peuvent même pas utiliser le téléphone”, pointe Fodjo Le Diamantaire, relevant l’absurdité d’un projet numérique dans un pays où l’infrastructure de base fait défaut.

 

Une Communication déconnectée

 

Dans sa vidéo, le président vante déjà “une réponse incroyable de la communauté” et “des milliers de personnes” qui auraient rejoint le mouvement. Des affirmations qui contrastent avec la réalité observable.

 

“C’est encore quelle blague ça? Un pays où le dirigeant ne pense qu’à arnaquer la pauvre population sur la cryptomonnaie !”, s’indigne Mathias Mandaba.

 

Un projet mort-né

 

Les promesses d’utiliser le Memecoin pour financer “l’éducation”, “les infrastructures” et “l’inclusion financière” sonnent comme un écho des engagements non tenus du Sango Coin. “Le réalisateur de cette vidéo devrait être mis aux arrêts”, ironise Aboubakar Baba, traduisant l’exaspération générale.

 

Une fuite en avant coûteuse

 

Cette nouvelle initiative cryptographique s’ajoute à la liste des projets dispendieux dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde. Pendant que le président promet des “annonces majeures” sur la cryptomonnaie, la République centrafricaine peine toujours à assurer les services essentiels à sa population.

 

Les “annonces majeures” promises par le président Touadera apparaissent comme une tentative désespérée de maintenir en vie un projet déjà moribond. Dans un pays où les précédentes expériences cryptographiques ont systématiquement échoué, ces promesses de développements futurs ressemblent davantage à un baroud d’honneur qu’à une véritable stratégie de développement économique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Haute-Kotto : Deux jeunes femmes s’échappent après 11 ans de captivité par la LRA

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Haute-Kotto : Deux jeunes femmes s’échappent après 11 ans de captivité par la LRA

 

Centrafrique.org/jeunes-femmes-kidnapees-par-lalra/” data-wpel-link=”internal”>Deux jeunes femmes centrafricaines en hijab, assises côte à côte, après leur libération de 11 ans de captivité par la LRA
Les deux jeunes femmes rescapées photographiées à Samuandia après leur fuite des mains de la LRA. Elles avaient été enlevées en 2014 à Bria alors qu’elles n’avaient que 11 ans.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux jeunes femmes se sont échappées des mains des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) après 11 ans de captivité. Elles ont été secourues dans la localité de Soungou, au Soudan avant d’être conduites à Birao, puis à Sam-Ouandja, à environ 904 km de Bangui.

 

L’une des rescapées, prénommée Roumane, a été enlevée en 2014 à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, alors qu’elle n’avait que 11 ans. La seconde victime, dénommée quant à elle Prisca,  a également été kidnappée la même année par le groupe armé ougandais.

 

“J’ai été capturée à Bria quand j’avais 11 ans. Nous avons réussi à nous enfuir après toutes ces années de galère “, témoigne Roumane, aujourd’hui âgée d’environ 22 ans.

 

Cette affaire dévoile une fois de plus l’ampleur des exactions de la LRA, non seulement dans le Haut-Mbomou mais également dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Vakaga. Le groupe armé dirigé par Joseph Kony poursuit ses activités criminelles malgré la présence des forces de sécurité dans la région.

 

Cependant, un message vocal circule actuellement sur les réseaux sociaux pour tenter de retrouver les familles des deux jeunes femmes et faciliter leur retour.

 

Par ailleurs, cette situation pousse des nombreux observateurs à s’interroger sur la collaboration entre les paramilitaires russes du groupe Wagner et certains éléments de la LRA dans la localité de Sam-Ouandja. Certains éléments du groupe ougandais ont reçu il y’a quelques mois des formations militaires pour lutter contre d’autres groupes armés, en raison de leur connaissance approfondie de forêt. Une stratégie qui risque de renforcer leur capacité de nuisance dans la région.

 

Cette stratégie controversée des mercenaires russes du groupe Wagner s’inscrit dans une logique plus large : Wagner a déjà formé des anti-balaka et des ex-éléments de l’UPC à Bambari pour les utiliser contre leurs anciens collègues rebelles encore actifs dans la brousse.

 

Pendant ce temps, les habitants de Sam-Ouandja, de leur côté, tentent tant bien que mal d’organiser le retour de ces deux jeunes femmes dans leurs familles, sans attendre une quelconque intervention des autorités.

 

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Éducation à Zangba : Bruno Yapande avoue l’échec cuisant de neuf années de gouvernance de Baba Kongoboro, ‘Nous n’avons aucun enseignant titulaire’

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Éducation à Zangba : Bruno Yapande avoue l’échec cuisant de neuf années de gouvernance de Baba Kongoboro, ‘Nous n’avons aucun enseignant titulaire’

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, a reconnu publiquement l’effondrement total de l’Éducation à Zangba  lors de sa visite du 29 janvier. Ses déclarations accablantes pointent directement la responsabilité du gouvernement Touadéra dans l’abandon de l’éducation depuis 2016 dans tout le pays.

 

“Il n’y a pas d’enseignants là-bas. C’est toujours ce phénomène de maître-parent qui est de mise à Zangba”, a déclaré le ministre Bruno Yapande sur les ondes de la radio nationale, confirmant l’absence totale d’investissement de l’État dans l’éducation.

 

Le constat du ministre Bruno Yapande est sans appel sur l’Éducation à Zangba : “Il faut que nos enfants inscrits à l’école là-bas aient le même équilibre de niveau que ceux des autres sous-préfectures, des autres préfectures et de Bangui“. Une admission à peine voilée de l’inégalité criante créée par neuf ans d’inaction gouvernementale.

 

Cette situation catastrophique intervient alors que le président Touadéra, ancien professeur de mathématiques et ancien recteur d’université, avait fait de l’éducation l’une de ses priorités lors de son élection en 2016. Neuf ans plus tard, les déclarations du ministre Bruno Yapande démontrent l’échec total de cette promesse de l’Éducation à Zangba.

 

“Nous avons pris note de cela”, s’est contenté de dire le ministre Bruno Yapande , sans annoncer aucune mesure concrète pour remédier à cette situation qui perdure depuis l’arrivée au pouvoir du président Touadéra.

 

Cette absence d’enseignants titulaires à Zangba n’est pas un héritage du passé mais bien le résultat de neuf années d’une gouvernance qui a abandonné l’éducation à Nzangba, une sous-préfecture de la Basse-Kotto. Le ministre Bruno Yapande , par ses aveux, confirme l’incapacité du régime actuel à assurer l’éducation des jeunes Centrafricains dans tout le pays, y compris dans la capitale Bangui.

 

Les maîtres-parents, ces enseignants bénévoles sans formation, restent la seule option pour les élèves de Zangba, démontrant l’échec du gouvernement à déployer des fonctionnaires qualifiés dans cette région, exactement dans d’autres parties du territoires nationales. Une situation d’autant plus scandaleuse que le régime continue de vanter ses supposées réalisations dans le secteur éducatif.

 

La visite du ministre Bruno Yapande , première d’une autorité gouvernementale depuis neuf ans selon ses propres dires, n’a fait que confirmer ce que les habitants de Zangba savaient déjà : l’État a abandonné leur jeunesse à une éducation au rabais, malgré les promesses répétées du président Touadéra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le casse-tête des communiqués radio des FACA

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Le casse-tête des communiqués radio des FACA

 

Centrafrique.org/les-officiers-faca-ces-guignols-de-larmee-qui-nous-prennent-pour-des-idiots/le-lieutenant-colonel-augustin-ndango-kpako-porte-parole-de-letat-major-des-armees-centrafricaines/” rel=”attachment wp-att-86016″ data-wpel-link=”internal”>Le casse-tête des communiqués radio des FACA
Le lieutenant-colonel Augustin NDANGO-KPAKO, porte-parole de l’état-major des armées centrafricaines

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis plus de 30 ans, les Forces armées centrafricaines (FACA) multiplient les maladresses dans la rédaction de leurs communiqués radios officiels. Un problème de fond qui souligne le besoin urgent de professionnaliser leur communication publique.

 

“Six heures trente”, “huit heures mathématiques”, “présentation impérative”… L’usage abusif de formules pompeuses trahit un manque de simplicité dans la transmission des ordres. Les communiqués radio quotidiens des FACA s’enfoncent dans un style administratif lourd et inadapté en 2025.

 

Un exemple parmi d’autres : pour une simple convocation au service administratif, le communiqués radio des FACA menace d’une “sanction de dernière rigueur”. Une formule creuse répétée sans discernement, comme si la menace de sanctions constituait le seul moyen de faire respecter les ordres.

 

L’emploi  automatique des mêmes phrases toutes faites :  “il prit donc à toute personne à l’écoute de ce communiqué radio “, “le présent communiqué radio tient lieu de convocations individuelles” . Tout cela donne l’impression d’une administration qui applique mécaniquement des vieux modèles dépassés des années 1940 jusqu’à nos jours.

 

“Une armée moderne doit savoir communiquer simplement et efficacement”, souligne un ancien officier supérieur. “Ces formulations désuètes nuisent à la compréhension des messages et à l’image des FACA”.

 

Les autres institutions publiques centrafricaines ont su adapter leur style. L’Université de Bangui ou la Direction des examens transmettent leurs informations sans cette lourdeur administrative excessive.

 

Les FACA auraient tout intérêt à moderniser leur communication. Des messages plus directs et moins menaçants renforceraient leur crédibilité auprès des militaires comme du grand public.

 

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Km5 : les commerçants de Kokoro dénoncent le double langage entre promesses présidentielles et répression

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Km5 : les commerçants de Kokoro dénoncent le double langage entre promesses présidentielles et répression

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Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les éléments de la brigade d’intervention rapide multiplient les opérations de déguerpissement au marché de Kokoro, alors même que le président Touadéra avait délimité des zones d’activité pour les commerçants. “Nous sommes derrière les piquets comme le président l’a indiqué, mais on nous chasse quand même”, dénonce un vendeur du secteur Kokoro, révélant la contradiction entre les engagements officiels et la réalité du terrain.

 

“Le marché de Kokoro, nous sommes limités par le bord dalle, mais il y a des gens qui vendent des produits sur le goudron. Le problème des gens du goudron, c’est que les agents de mairie et le gouvernement prennent le problème des goudrons et mettent sur nos dos”, explique un commerçant excédé par la situation.

 

Les vendeurs, qui affirment respecter scrupuleusement les délimitations présidentielles, pointent du doigt l’inadéquation des espaces attribués. “Dans le marché, quand tu viens pour t’installer, on te dit que c’est pour  quelqu’un. D’autres te disent aussi que tu dois payer pour six mois ou un an. Il n’y a pas de place ici. Le marché n’a plus de capacité pour absorber tous les commerçants. Le gouvernement doit arranger des places pour que tout le monde y trouve son intérêt “, témoigne un autre commerçant du marché de Kokoro, soulignant le manque d’infrastructures adaptées.

 

La situation devient explosive dans ce quartier stratégique de Bangui. Les commerçants appellent le gouvernement à “arranger les places pour que chacun trouve sa place pour vivre”. Une demande qui reste lettre morte malgré les promesses présidentielles d’organisation de l’espace commercial.

 

Les opérations de la brigade d’intervention rapide au marché Kokoro, selon le gouvernement,  visent officiellement à assurer la libre circulation dans le secteur. Mais pour les commerçants, ces interventions répétées s’apparentent à du harcèlement, d’autant plus incompréhensible qu’ils estiment respecter les zones délimitées par la présidence.

 

Cette contradiction entre la parole présidentielle et l’action des forces de l’ordre alimente les tensions dans un quartier déjà marqué par de nombreuses crises. Les commerçants demandent une clarification urgente de leur situation et un respect des engagements pris au plus haut niveau de l’État.

 

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La douane de Béloko révèle l’ampleur des failles de contrôle : entre pillage minier chinois et contrebande sophistiquée

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La douane de Béloko révèle l’ampleur des failles de contrôle : entre pillage minier chinois et contrebande sophistiquée

 

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Entrée de la recette de douane de Béloko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La conférence-débat organisée la semaine dernière à la recette des douane de Béloko a dévoilé une situation inquiétante à la frontière centrafricano-camerounaise, où s’entremêlent exploitation minière chinois incontrôlée et contrebande de plus en plus sophistiquée. Les responsables douaniers ont dressé un tableau des multiples défaillances qui compromettent l’efficacité des contrôles frontaliers.

 

Au cœur des inquiétudes figure l’impuissance des services douaniers face aux exploitants miniers chinois. “Les opérateurs chinois des sites miniers sont toujours accompagnés par des militaires qui empêchent tout contrôle effectif de la douane “, a déclaré un haut responsable de la douane de Béloko. Ces escortes militaires, censées protéger les intérêts de l’État, agissent en réalité comme un bouclier protégeant les convois de toute inspection douanière.

 

Le système de contournement de la douane par les opérateurs miniers apparaît particulièrement bien rodé. Les convois ne se présentent même plus aux autorités locales et ignorent délibérément les procédures douanières standard. “Un simple coup de téléphone venant de loin suffit à ordonner la libération immédiate d’un véhicule en cours d’inspection”, confie un agent sous couvert d’anonymat, illustrant l’ampleur des pressions exercées sur les services douaniers.

 

Parallèlement à cette situation, les agents de la douane  font face à une multiplication inquiétante des méthodes de contrebande traditionnelle. “Les fraudeurs exploitent désormais les pistes secondaires avec des motos et des véhicules légers pour contourner nos points de contrôle”, explique un inspecteur de douane. Cette prolifération de routes alternatives autour de Béloko crée de véritables passoires dans le dispositif de surveillance, permettant aux marchandises d’échapper à tout contrôle.

 

Le phénomène s’accompagne d’une sophistication croissante des méthodes de dissimulation. Les agents de la douane signalent une recrudescence des fausses déclarations où des marchandises fortement taxées sont camouflées sous l’apparence de produits moins imposés. “On découvre du sucre dans des sacs étiquetés riz, ou des produits importés d’Asie réemballés comme productions locales”, révèle un douanier chevronné.

 

Les échanges ont également dévoilé l’absence criante d’un système d’information partagé entre les services douaniers. Sans base de données commune ni moyens de communication moderne, les fraudeurs peuvent aisément jouer sur les incohérences entre les déclarations faites des deux côtés de la frontière. Cette situation est particulièrement problématique pour le suivi des flux financiers, avec des transferts dépassant régulièrement les limites légales sans possibilité de contrôle effectif.

 

Face à ces défis multiples, les services douaniers de Béloko se retrouvent dans une position délicate. D’un côté, ils doivent gérer la pression exercée par les opérateurs miniers bénéficiant de protections politiques et militaires. De l’autre, ils tentent de contenir une contrebande de plus en plus inventive avec des moyens techniques largement insuffisants.

 

La situation est d’autant plus préoccupante que ces failles dans le système de contrôle ont des répercussions directes sur les recettes de l’État. Le flux constant de véhicules sortant des zones minières sans contrôle, combiné à l’ingéniosité croissante des contrebandiers, représente une perte significative pour les finances publiques centrafricaines.

 

Les responsables douaniers appellent à “une décision suprême” pour restaurer leur autorité de contrôle, tout en reconnaissant leur incapacité actuelle à faire respecter la réglementation douanière. Cette situation met en évidence la nécessité urgente d’une réforme profonde du système de contrôle frontalier, incluant tant les aspects techniques que la question sensible des interventions extérieures dans le travail des douaniers.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Kouango, des soldats FACA            tirent en l’air pour réclamer leurs arriérés de PGA

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À Kouango, des soldats FACA            tirent en l’air pour réclamer leurs arriérés de PGA

 

Centrafrique.org/rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>À Kouango, des soldats FACA tirent en l'air pour réclamer leurs arriérés de PGA
Les soldats FACA à Ngakobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste à Kouango, ville située à 419 km de Bangui, ont manifesté leur mécontentement cette nuit du samedi 15 février 2025 par des tirs en l’air. Ils réclament le versement de leurs primes globales d’alimentation (PGA) impayées depuis plusieurs mois.

 

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte tendu. L’année dernière, le ministre de la Défense nationale Claude Rameaux Bireau avait provoqué la colère des troupes en déclarant que “les primes globales d’alimentation n’étaient pas obligatoires” et ne constituaient pas un salaire. Ces propos avaient créé un tel malaise au sein des FACA qu’il avait dû se rendre jusqu’à Bambari pour rectifier ses déclarations.

 

“Les militaires n’en peuvent plus. Certains cumulent jusqu’à deux ans d’arriérés de primes, d’autres six mois à un an et demi selon leur déploiement”, indique une source militaire à la rédaction du CNC.

 

L’incident survient quelques mois après une situation similaire à Sam-Ouandja, où le chef du détachement militaire  , l’adjudant-chef Tom Bertrand , avait été arrêté par des éléments du groupe Wagner puis détenu pendant 4 jours à Bambari pour avoir laissé ses hommes faire une grève pour réclamer également le paiement d’arriéré de plus de une année de leur primes globale d’alimentation.

 

Cependant, à Bangui, la capitale, l’état-major général des armées, et le ministère de la défense continuent pourtant de nier l’existence d’arriérés de paiement. Une position qui contraste avec la réalité du terrain décrite par les soldats.

 

Ces manifestations dévoile les tensions croissantes au sein des FACA, alors que les autorités militaires, appuyées par le groupe Wagner, tentent de maintenir la discipline par l’intimidation plutôt que par le dialogue.

 

Rappelons que la ville de Kouango, située dans la préfecture de la Ouaka, n’en est pas à sa première manifestation de militaires. La ville est un point stratégique pour les forces armées centrafricaines qui y maintiennent une présence importante.

 

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CENTRAFRIQUE : LE MUTISME DU POUVOIR DE BANGUI SUR LE DIALOGUE POLITIQUE RÉCLAMÉ PAR L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE CRÉE UN ENVIRONNEMENT TENSIOGÈNE À FORT POTENTIEL CONFLICTUEL

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LE MUTISME DU POUVOIR DE BANGUI SUR LE DIALOGUE POLITIQUE RÉCLAMÉ PAR L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE CRÉE UN ENVIRONNEMENT TENSIOGÈNE À FORT POTENTIEL CONFLICTUEL

 

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”LE MUTISME DU POUVOIR DE BANGUI SUR LE DIALOGUE POLITIQUE RÉCLAMÉ PAR L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE CRÉE UN ENVIRONNEMENT TENSIOGÈNE À FORT POTENTIEL CONFLICTUEL” width=”450″ height=”253″ />
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le respect des prescriptions constitutionnelles, le peuple souverain sera convoqué au dernier semestre de l’année 2025 pour renouveler les principales institutions de la République. Il s’agit évidemment des élections présidentielles et législatives qui sont des événements majeurs attendus avec beaucoup d’appréhensions.

La quintessence de la notion de démocratie même si nous l’avons adopté sans la culture adéquate est de désigner nos gouvernants par le suffrage universel et si l’ on constate à la fin du mandat que les promesses ne sont pas tenues, on en désigne d’autres sans faire la guerre ni de violences entraînant parfois des pertes en vie humaine.

Au regard des enjeux, des défis divers et variés tels que le défi logistique, le toilettage, l’audit ou l’actualisation du fichier électoral, la cartographie ou le découpage électoral, les modalités de financement des élections, les différents acteurs du processus électoral doivent s’accorder sur un protocole d’organisation en vue de garantir la paix, la cohésion nationale et la stabilité politique.

C’est dans cette optique que loin de constituer un aveu de faiblesse, l’opposition démocratique réclame corps et âme un dialogue politique direct avec le pouvoir de Bangui car la distanciation multicausale et multifactorielle est palpable.

Le mutisme orgueilleux et démesuré du pouvoir de Bangui évocateur d’autosuffisance risque de plonger le pays de Boganda dans une crise post-electorale indescriptible avec des conséquences gravées dans l’histoire et compromettant au passage l’avenir du pays…une période anxiogène et crisogene.

 

Il apparaît important de rappeler que la Centrafrique est un pays post-guerre où les stigmates sont encore visibles avec des tensions électrostatiques qui se baladent dans le stratosphère…et qui peuvent se raviver à tout moment.

Ainsi, la division et la guerre vont s’inviter dans l’arène, l’instabilité politique, tous les acquis démocratiques payés au prix du sang de nos concitoyens seront remis en cause, la coopération multiforme sera en veilleuse, l’ingérence, la confiance des investisseurs sera affecté…bref l’économie sera en berne.

En intégrant la dimension sociologique des élections en Centrafrique, nous sommes sans ignorer que la majorité de l’électorat ne vote par idéologie mais par communauté, région, ethnie, affinité, copinage etc…

Écarté à dessein leur candidat de la compétition présidentielle sur la base de lois électorales taillées sur mesures constituera le détonateur d’une profondeur crise avant, pendant et après les élections.

 

N’oublions pas que la démocratie, ce n’est pas seulement le respect des normes établies mais c’est aussi la capacité de rechercher de manière permanente un compromis politique sur un sujet donné.

L’incapacité du pouvoir de Bangui de s’accorder sur les modalités d’organisation d’une élection trahi des velléités de fraudes et de tricheries.

Devant l’espoir d’un éventuel rapprochement, le citoyen lambda s’interroge :

– Peut-on envisager des élections groupées et apaisées sans un dialogue politique avec l’opposition démocratique ?

– Le dialogue politique est-il une solution idoine pour aplanir les divergences ?

– En d’autres termes, le dialogue politique demandé par l’opposition démocratique n’est-est-il pas nécessaire et légitime ?

– Quand les textes en vigueur sont ostentatoirement anxiogènes et crisogenes, à quoi sert-il de s’interdire un compromis politique ?

 

En tout état de cause et pour garantir une élection libre, équitable, transparente et acceptée par tous, le pouvoir de Bangui doit s’accorder avec tous les acteurs du processus électoral tout en restaurant l’indépendance de la Cour constitutionnelle et de l’agence de gestion des opérations électorales (ANE) car ces deux institutions républicaines sont inféodées et vassalisées.

Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 15 Février 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste

 

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L’héritage de Barthelemy Boganda trahi : Quand Touadera tourne le dos aux idéaux du père fondateur

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La mascarade de la démocratie  en Centrafrique : quand les mots de Babba Kongoboro tuent l’espoir

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>La mascarade de la démocratie en Centrafrique : quand les mots de Babba Kongoboro tuent l'espoir
Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou – Les discours trompeurs de Touadéra à Moscou : Une critique acerbe du néocolonialisme occidental

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des prisonniers politiques croupissent dans les geôles pendant que le président vante la démocratie. Un député en détention sans levée d’immunité. Des enfants affamés errent dans les rues de Bangui tandis qu’on célèbre le “Zo kwé Zo”. La réalité centrafricaine déchire le voile des discours officiels qui masque mal la mascarade de la démocratie  en Centrafrique.

 

Le spectacle est énervant. D’un côté, un président qui multiplie les envolées lyriques sur l’unité nationale et les valeurs démocratiques. De l’autre, une population meurtrie qui subit quotidiennement répression et privations. Le cas du député Dominique Yandocka est emblématique : représentant du 4ème arrondissement, de surcroît le quartier de Baba Kongoboro, il croupit en prison du camp de Roux depuis un an sans que son immunité parlementaire n’ait été levée. Un parfait symbole du mépris des institutions et de la mascarade de la démocratie  en Centrafrique.

 

Le président invoque le ” Zo kwé Zo “, ce principe sacré légué par Barthélémy Boganda qui prône le respect de chaque être humain. Mais que reste-t-il de cet idéal quand les mercenaires de Wagner sèment la terreur, quand les opposants sont intimidés, quand la population est massacrée en toute impunité ? Les rues de Bangui offrent un démenti cruel : des enfants toujours plus nombreux livrés à eux-mêmes, sans école ni espoir.

 

L’accès aux services de base relève du parcours du combattant. Pas d’électricité, pas d’eau courante, pas de routes praticables. Le développement tant promis se résume à des discours creux sur “l’émergence” pendant que le pays s’enfonce dans la misère. La “démocratie en Centrafrique “ brandie comme un étendard sert en réalité de paravent à un pouvoir autoritaire qui muselle toute voix dissidente.

 

Le plus révoltant est peut-être ce cynisme qui consiste à instrumentaliser l’héritage de Boganda pour justifier l’injustifiable. Le ” Zo kwé Zo ” est devenu une coquille vide, un slogan que l’on agite pour masquer la réalité d’un régime qui piétine quotidiennement la dignité humaine. Les Centrafricains ne sont pas dupes de cette manipulation grossière.

 

Il est temps de nommer les choses : la Centrafrique ne vit pas en démocratie mais sous une dictature qui ne dit pas son nom. Les beaux discours ne peuvent plus masquer les violations des droits humains, l’effondrement des services publics et la souffrance d’un peuple abandonné. L’avenir du pays exige que cesse cette mascarade mortifère.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Baboua : Trois morts dans un éboulement sur un site minier de Bondiba

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Baboua : Trois morts dans un éboulement sur un site minier de Bondiba

 

Centrafrique.org/les-habitants-du-village-bondiba-qui-ont-fuit-leur-domicile/” data-wpel-link=”internal”>Baboua : Trois morts dans un éboulement sur un site minier de Bondiba
Les-habitants-du-village-Bondiba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois personnes ont perdu la vie dans un éboulement survenu mercredi dernier au chantier minier de Bondiba, situé à 45 kilomètres sur l’axe Baboua – Nguia Bouar. Les victimes, toutes d’origine peule, ont été ensevelies sous les décombres d’un trou profond dont les parois se sont effondrées.

 

Ce dernier temps, Bondiba attire de nombreux artisans miniers venus exploiter l’or. Cette ruée vers le métal précieux engendre divers problèmes, notamment des maladies infectieuses, l’abandon scolaire, les mariages précoces et des accidents mortels.

 

Un témoin présent sur les lieux, l’artiste musicien Simplice Mbelle, a assisté à la scène. Il décrit une situation inquiétante où le transport des corps se fait souvent à moto, les dépouilles étant installées sur des chaises en plastique.

 

L’accident rappelle un précédent drame survenu  dans la même localité l’année dernière, où un éboulement similaire avait causé la mort de 2 personnes. Les autorités locales ont été alertées pour gérer la situation.

 

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Bria : lancement de l’enregistrement pour la Carte Nationale d’Identité

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Bria : lancement de l’enregistrement pour la Carte Nationale d’Identité

 

Centrafrique.org/max-sylvain-balenda-un-depute-lamentable-au-service-du-pouvoir-corrompu/le-depute-max-sylvain-balenda/” rel=”attachment wp-att-66832″ data-wpel-link=”internal”>Bria : lancement de l’enregistrement pour la Carte Nationale d’Identité
Le député Max Sylvain Balenda

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La population de Bria attendait depuis longtemps la possibilité d’obtenir la Carte Nationale d’Identité. La société AL-MADINA, chargée de cette mission, apporte un nouvel espoir aux habitants. La cérémonie de lancement officiel de l’enregistrement s’est tenue le 12 février 2025 au commissariat de la ville, en présence du gouverneur de la région de Ferti, des autorités locales, des députés de la Haute-Kotto et de nombreux habitants.

 

En effet, les inscriptions se déroulent sous la supervision des commissaires de police de Bria, avec des consignes claires sur les documents requis. Pour s’enregistrer, les citoyens doivent fournir un acte de naissance, une photocopie légalisée et deux photos d’identité. Ceux qui ont perdu leurs documents peuvent s’adresser au tribunal et à la mairie pour obtenir des duplicatas.

 

Le député de Bria 1, Sylvain Balinda, a appelé la population à participer massivement à l’enregistrement. Il a également salué l’implication des autorités, notamment le président de la République et les responsables de la police et de la société AL-MADINA.

 

La délivrance des cartes d’identité ne concerne pas uniquement Bria mais s’étendra à d’autres localités, selon la mobilisation des citoyens. Si la participation est faible, les équipes de la société Almadina pourraient être redéployées ailleurs avant de revenir plus tard.

 

Plusieurs habitants ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative, soulignant l’importance de ce document pour leurs déplacements et leurs démarches administratives. À Ouadda, la population est invitée à se préparer pour l’arrivée de la mission d’enregistrement.

 

L’initiative vise aussi à faciliter l’obtention de pièces d’identité pour les femmes de la région. Le président Kenapele a encouragé les citoyens de la Haute-Kotto à profiter de cette opportunité pour officialiser leur statut et éviter les tracasseries.

 

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Saint-Valentin : pariez sur votre favori et gagnez avec 1xBet !

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Centrafrique : Quatre véhicules impliqués dans un accident meurtrier sur l’axe Bouar-Baoro, au moins 9 morts

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Quatre véhicules impliqués dans un accident meurtrier sur l’axe Bouar-Baoro, au moins 9 morts

Véhicules accidentés 25 kilomètres de Bouar sur la route de Baoro

Les effets des victimes éparpillés au sol après l’accident 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un grave accident de la route a fait au moins neuf morts et une vingtaine de blessés, jeudi 13 février 2025, sur l’axe Bouar-Baoro, à 25 km de Bouar. L’accident s’est produit en chaîne, impliquant quatre véhicules.

Sur le lieu de l'accident de circulation entre Bouar et Baoro ce jeudi 13 février 2025 impliquant quatre véhicules, l'un est le car de l'agence Avenir de Centrafrique, un deuxième en provenance de Béloko, un troisième en provenance de Zawa vers Yaloké et un quatrième de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Corbeaunews-Centrafrique
Sur le lieu de l’accident à 25 kilomètres de Bouar sur la route de Baoro

 

Tout a commencé lorsqu’un camion en panne est resté immobilisé sur la route à 25 kilomètres de Bouar sur la route de Baoro, bloquant la circulation dans les deux sens. Un premier véhicule, un woroworo, dont le conducteur n’a pas vu l’obstacle devant lui sur la route, et s’est encastré dans l’arrière du camionSur place, un mort et 3 blessés. Peu après, quelques minutes plus tard, un second woro woro, en provenance de Zawa et en direction de Béloko, est venu percuter les deux premiers véhicules. L’impact a été violent, provoquant un premier bilan de sept morts  et une dizaine des blessés.

 

Et ce n’est pas tout! Un bus de l’agence Avenir de Centrafrique, qui circulait sur le même axe, est ensuite entré en collision avec les véhicules déjà accidentés, aggravant le drame. Le choc a causé plusieurs autres blessés sur place. Parmi les blessés, certains étaient dans un état critique, et l’un d’eux a succombé à ses blessures, portant le bilan provisoire à neuf morts.

 

Selon Indjochiema Emilien, un survivant du drame, la scène était chaotique avec de nombreux blessés, dont certains dans un état grave. Il estime qu’au moins 25 personnes ont été touchées. Parmi les victimes figure la vice-présidente de l’ONFR.

accident de route entre Baoro et Bouar le 13 février 2025, faisant au moins 9 morts et plus de 20 blessés
Acident de circulation à 25 kilomètres de Bouar sur la route de Baoro

 

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Paoua : la police transforme la carte nationale d’identité en source de racket

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Paoua : la police transforme la carte nationale d’identité en source de racket

 

Centrafrique.org/focus-sur-le-renforcement-de-capacite-des-agents-penitentiaires-de-paoua/monument-de-la-paix-a-paoua/” rel=”attachment wp-att-75883″ data-wpel-link=”internal”>Paoua : la police transforme la carte nationale d’identité en source de racket
Monument de la paix à Paoua. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, récupérer une carte nationale d’identité déjà validée et imprimée est devenu un nouveau moyen pour le commissariat de police d’extorquer de l’argent aux citoyens. Après avoir payé tous les frais requis pour obtenir leur document, les habitants doivent encore verser 2 000 FCFA pour le retirer, une exigence imposée par le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain.

 

La carte nationale d’identité, un processus coûteux pour les citoyens

 

Obtenir une carte nationale d’identité en Centrafrique n’est pas une tâche simple, et encore moins gratuite. À Paoua, les habitants doivent d’abord payer plusieurs frais avant que leur demande ne soit prise en compte :

  • 2 000 FCFA pour la photo,
  • 3 000 FCFA pour les frais administratifs, • 6 000 FCFA pour la fabrication de la carte.

 

Au total, chaque demandeur débourse au minimum 11 000 à 12 000 FCFA avant que son dossier ne soit envoyé à Bangui, où la carte est produite par la société libanaise Almadina avant d’être retournée à Paoua pour distribution aux intéressés.

 

Jusqu’ici, les citoyens acceptaient ces dépenses, malgré leur impact sur des familles vivant déjà dans des conditions précaires. Mais une fois la carte disponible à Paoua, la police a trouvé une nouvelle manière d’imposer des paiements supplémentaires et racketter massivement la population.

 

Les policiers, qui sont d’ailleurs des racketteurs professionnels, exigent une nouvelle somme pour la distribution

 

Pendant neuf mois, une équipe envoyée par la société libanaise Almadina a travaillé sur place à Paoua pour accélérer la délivrance des cartes nationales d’identité. Une fois leur mission terminée, ces agents sont repartis à Bangui après 9 mois passés sur place, laissant les cartes imprimées au commissariat de police afin qu’elles soient remises aux demandeurs, sans frais supplémentaires.

 

Mais au lieu de distribuer les documents comme prévu, le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain ont imposé un paiement obligatoire de 2 000 FCFA pour chaque carte. Les habitants qui refusent ou qui ne peuvent pas payer se voient tout simplement refuser leur document, bien qu’ils aient déjà réglé tous les frais au moment de la demande.

 

“C’est du vol pur et simple. J’ai déjà payé tout ce qu’ils demandaient pour la carte, et maintenant, ils veulent encore 2 000 francs pour me la remettre”, dénonce un habitant excédé.

 

Cette situation provoque une vague de colère à Paoua, où les citoyens se sentent piégés par un système qui leur extorque de l’argent à chaque étape du processus.

 

Un système de racket qui profite aux policiers

 

Dans un pays où la corruption gangrène les services administratifs, ces pratiques ne surprennent plus. À Paoua comme ailleurs, à l’exemple de Bocaranga ou Bambari, certains policiers utilisent leur position pour transformer des services publics en opportunités de racket de la population, et ce, sans même  la honte.

 

Les habitants n’ont d’autre choix que de céder, car sans carte nationale d’identité, ils ne peuvent pas accomplir des démarches essentielles :

  • Inscription aux examens scolaires,
  • Obtention de documents administratifs,
  • Accès à certains services bancaires,
  • Justification de leur identité lors des contrôles routiers ou des vérifications policières.

 

Dans une ville où la majorité des citoyens vivent avec moins de 750FCFA par jour, ces 2 000 FCFA supplémentaires représentent une charge insoutenable. Certains préfèrent renoncer à leur carte plutôt que de subir une nouvelle ponction injustifiée.

 

Une pratique qui se répète partout

 

À Bangui comme en province, les abus de la police ne sont pas nouveaux. À chaque étape d’une procédure administrative, il y a toujours un agent pour exiger des frais non officiels, qui s’ajoutent aux coûts déjà élevés des documents officiels.

 

Les habitants de Paoua, résignés, savent qu’ils n’ont que peu de recours. Se plaindre auprès des autorités locales revient souvent à parler dans le vide. Les policiers impliqués dans ces affaires continuent d’exercer leur fonction en toute impunité, renforçant le sentiment d’injustice et de mépris de la population.

 

Malgré les dénonciations, aucune action n’a été engagée contre le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain de Paoua, qui continuent de se servir de leur position pour imposer leurs propres règles à la population.

 

Les citoyens livrés aux policiers charognards

 

Face à cette situation, les habitants se sentent abandonnés par l’État, qui ne fait rien pour les protéger contre ces abus. Beaucoup estiment que la police en Centrafrique est devenue une institution dédiée à l’enrichissement personnel plutôt qu’à la protection des citoyens.

 

“Que ce soit pour un simple document ou pour éviter d’être embarqué sans raison, il faut toujours payer. Si tu ne donnes pas, ils t’ignorent ou ils t’inventent un problème”, explique un commerçant de Paoua.

 

Cette situation pousse de plus en plus de Centrafricains à éviter toute interaction avec les forces de l’ordre, considérées comme des prédateurs plutôt que comme des garants de la sécurité.

 

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Le service de traumatologie fermé, le nombre de décès se multiplie, la population en colère, le gouvernement ferme les oreilles, et l’hôpital communautaire transformé en morgue à ciel ouvert

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Le service de traumatologie fermé, le nombre de décès se multiplie, la population en colère, le gouvernement ferme les oreilles, et l’hôpital communautaire transformé en morgue à ciel ouvert

 

Le service de traumatologie fermé, le nombre de décès se multiplie, la population en colère, le gouvernement ferme les oreilles, et l’hôpital communautaire transformé en morgue à ciel ouvert
hôpital communautaire de Bangui, sur l’avenue des martyrs. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des malades qui meurent chaque jour, des opérations interrompues par des coupures d’électricité, un service de traumatologie fermé pour complaire aux puissants. Le témoignage d’Ahmad Tahir, hospitalisé depuis six mois à l’hôpital communautaire de Bangui, pulvérise la propagande officielle sur l’état du système de santé centrafricain. Dans une vidéo diffusée sur Facebook ce jeudi 6 février, ce patient livre un récit glaçant de l’intérieur d’un système où seul l’argent permet de survivre.

 

Dans une vidéo diffusée en direct sur la plateforme de réseau social Facebook dans la matinée du jeudi 6 février 2025, ce patient hospitalisé depuis six mois à l’hôpital communautaire dévoile la réalité chaotique des soins dans les hôpitaux du pays. Son récit démolit méthodiquement les mensonges du régime de Faustin Archange Touadera sur les “progrès” du système sanitaire.

 

La survie d’un homme admis à l’hôpital communautaire

 

L’histoire d’Ahmad Tahir commence par un refus salvateur. Admis initialement à la clinique de Médecins Sans Frontières pour une blessure à la jambe, les médecins lui recommandent l’amputation. Il refuse. On le transfère alors à l’hôpital communautaire où le Professeur Tekpa parvient à sauver sa jambe, en tout cas pour l’instant.

 

“Sans ce médecin dévoué, je serais amputé aujourd’hui. Mais même les meilleurs praticiens ne peuvent rien contre l’effondrement du système”, raconte-t-il.

Le service de traumatologie fermé, le nombre de décès se multiplie, la population en colère, le gouvernement ferme les oreilles, et l’hôpital communautaire transformé en morgue à ciel ouvert
Témoignage de monsieur Ahmat Tahir depuis l’hôpital communautaire de Bangui

 

La descente aux enfers d’un système de santé chaotique  

 

Six mois d’hospitalisation à l’hôpital communautaire lui ont permis d’observer la déliquescence quotidienne de cet établissement censé être un modèle du système de soins de santé dans le pays.

 

“Ici à l’hôpital communautaire, l’électricité se coupe en pleine opération. J’ai vécu ça pendant ma chirurgie. Les médecins ont dû attendre une heure avant de pouvoir terminer. Imaginez une opération du cœur ou du cerveau dans ces conditions!”, s’indigne-t-il.

 

Le dernier scandale en date dévoile l’absurdité du système :

 

la fermeture complète du service de traumatologie de l’hôpital de l’Amitié  depuis deux semaines. Motif ? Le décès d’une patiente appartenant prétendument à une famille influente.

 

“On bloque l’accès aux soins pour des centaines de patients parce qu’une personne proche du pouvoir est morte. Et pendant ce temps, d’autres meurent par dizaine faute de soins. Qui compte ces morts-là ?”

 

Un système de santé pourri par l’argent

 

“Ici chez nous en Centrafrique, surtout à l’hôpital communautaire, sans argent, vous mourrez. C’est aussi simple que ça”, assène Ahmad Tahir. Les médicaments, le matériel médical, les soins : tout se paie. Les plus démunis n’ont d’autre choix que d’attendre la mort au bout du couloir. Cette réalité contredit clairement les discours triomphalistes du ministre de la Santé, Pierre Somsé, de Baba Kongoboro sur “l’amélioration de l’accès aux soins”.

 

Neuf ans de promesses, que de blabla

 

Depuis 2016, le président Baba Kongoboro multiplie les annonces sur la modernisation du système de santé. La réalité ? Les hôpitaux publics se dégradent, le personnel médical fuit, les équipements tombent en panne. “Le pouvoir préfère s’acheter des Mercenaires russes plutôt que des médicaments”, glisse un médecin de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

L’hôpital communautaire symbolise cet échec. Construit par l’ancien Président Kolingba, il est destiné pour être un établissement de référence pour notre armée nationale, il est devenu l’exemple  parfait de l’incompétence gouvernementale. Les coupures d’électricité y sont quotidiennes, les médicaments manquent, les équipements ne sont pas entretenus.

 

Un régime des criminels sourd aux souffrances des centrafricains

 

“Le président n’a-t-il pas de vrais conseillers pour lui dire la vérité ?”, s’interroge Ahmad Tahir. Sa question rhétorique pointe l’indifférence d’un pouvoir déconnecté des réalités. Le régime Touadera préfère investir dans sa propagande et sa sécurité plutôt que dans la santé des Centrafricains.

 

Cette dérive s’observe dans tout le pays. A Nanga-Boguila , l’hôpital district fonctionne avec un seul médecin. A Bossangoa, le bloc opératoire n’existe plus depuis plus de deux ans. A Bouar, Bangassou, Bria, Mobaye, Berberati, Mbaïki et ailleurs, les patients doivent apporter leurs propres médicaments. “C’est un système de santé fantôme”, résume un responsable d’ONG médicale à Bangui.

 

La peur de dire la vérité

 

“Je ne fais pas de politique, je décris juste ce que je vois. Le Président est meilleur, mais il n’a pas de bon conseiller “, précise Ahmad Tahir à la fin de sa vidéo. Cette précaution illustre le climat de peur qui règne en RCA. Critiquer le pouvoir, même pour dénoncer des dysfonctionnements évidents, peut être dangereux. Mais l’homme n’a pas manqué de se moquer du régime : « la septième république est en marche », se moque-t-il depuis son lit d’hôpital communautaire.

 

Pendant ce temps, le service de traumatologie de l’hôpital communautaire reste fermé. Combien de patients mourront avant sa réouverture ? Le ministère de la Santé refuse de répondre à cette question. Le silence des autorités en dit long sur leur indifférence au sort des malades.

 

La vidéo d’Ahmad Tahir a déjà été vue plusieurs fois. Elle expose ce que beaucoup de Centrafricains savent déjà : leur système de santé est mort, tué par l’incompétence et l’indifférence d’un régime plus préoccupé par sa survie que par celle de ses citoyens.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Du séminaire de Bouar au couloir du pouvoir à Bangui : dans les coulisses de l’histoire du passé trouble d’Évariste Ngamana

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Du séminaire de Bouar au couloir du pouvoir à Bangui : dans les coulisses de l’histoire du passé trouble d’Évariste Ngamana

 

Centrafrique.org/nouveau-scandale-du-detournement-des-fonds-evariste-ngamana-sous-la-sellette/evariste-ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-v8/” rel=”attachment wp-att-68595″ data-wpel-link=”internal”>Du séminaire de Bouar au couloir du pouvoir à Bangui : dans les coulisses de l’histoire du passé trouble d'Évariste Ngamana
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8 payé avec l’argent de la campagne référendaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un jeune garçon de 12 ans traverse chaque jour la cour du séminaire de Bouar-Yolé. Il porte le nom de Précieux Ngamana, fils d’un homme devenu très puissant du pouvoir de Baba Kongoboro à Bangui. Pendant que son père, Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, accumule les propriétés dans la capitale, y compris de duplexe dans la cité golf, l’enfant grandit sans son regard. Une histoire d’abandon que d’anciens religieux, collègues de son père,  ont décidé de ne plus taire.

 

Dans les couloirs du séminaire catholique de Bouar, préfecture de Nana-Mambéré située à 452 km de Bangui, persistent les traces d’un passé qu’Évariste Ngamana tente d’effacer. D’anciens collègues du séminaire partagent aujourd’hui les détails d’une histoire soigneusement dissimulée par celui qui est devenu l’un des hommes les plus influents du régime de Faustin Archange Touadera.

 

Un amour interdit au séminaire

 

En effet, à  l’époque où il portait encore la soutane, Évariste Ngamana entretenait une relation clandestine et sérieuse avec une religieuse du couvent de Bouar, Sœur Marie-Nicole  SOROHOUL. Cette liaison, contraire aux vœux religieux des deux protagonistes, a bouleversé leurs destins. “Il passait ses journées au couvent, sous prétexte de missions pastorales“, raconte à la rédaction du CNC un ancien séminariste.

 

Les témoignages des anciens collègues dressent un tableau trouble du premier vice-Président de l’assemblée nationale. “Évariste Ngamana vivait complètement des ressources de Sœur Marie-Gisèle SOROHOUL “, confie un ancien membre du clergé de Bouar. “Il volait même de l’argent de Marie-Gisèle lorsqu’elle est partie en mission, allant jusqu’à vendre la moto de service de la religieuse pour survivre “.

 

Une manipulation calculée

 

L’épisode le plus marquant reste la lettre écrite par Ngamana lui-même, poussant la religieuse à quitter les ordres. Une stratégie qui a porté ses fruits : persuadée par ses promesses de mariage avec lui, Sœur Marie-Gisèle SOROHOUL  a abandonné sa vocation religieuse.

 

L’abandon et l’oubli

 

Entre temps, de cette relation avec la sœur Marie-Gisèle SOROHOUL, est né un enfant, Précieux Ngamana, aujourd’hui élève en classe de cinquième au séminaire catholique de Bouar-Yolé. La naissance de cet enfant marquait déjà une rupture profonde avec leurs engagements religieux respectifs.

 

Et ce n’est pas tout! Le contraste est aujourd’hui saisissant entre le luxe dans lequel vit Évariste Ngamana à Bangui et la situation précaire de son fils Précieux Ngamana et de son ancienne compagne Marie-Gisèle SOROHOUL. Tandis que l’homme politique multiplie les acquisitions immobilières dans la capitale, certaines demeurant vides et inoccupés, Précieux Ngamana,  de son côté,  poursuit sa scolarité sans soutien paternel qui l’a totalement oublié.

 

“La dernière fois que nous avons eu des nouvelles de Sœur Marie-Gisèle SOROHOUL  , elle songeait à partir à l’étranger”, partage une ancienne consœur. Les témoins de cette histoire notent l’ironie : l’homme qui participe aujourd’hui aux plus hautes décisions de l’État a délibérément tourné le dos à ses responsabilités de père.

 

L’histoire d’Évariste Ngamana dévoile aux yeux du monde les contradictions morales au sein de la classe politique centrafricaine. Alors que Précieux Ngamana grandit sans père, ce dernier poursuit son ascension politique, comme si ce chapitre de sa vie n’avait jamais existé.

 

“Un jour, ce fils deviendra sans doute un homme”, observe avec sagesse un ancien du séminaire. “Il pourrait être un soutien pour son père vieillissant. Mais Ngamana semble ignorer cette évidence : nos actes passés finissent toujours par ressurgir“.

 

Cette histoire prend une résonance particulière alors qu’Évariste Ngamana occupe des fonctions éminentes au sein de l’État centrafricain. Elle démontre que derrière les apparences du pouvoir se cachent parfois des drames humains que même les plus hautes fonctions ne peuvent effacer.

 

À Bouar-Yolé, Précieux Ngamana continue sa scolarité, portant un nom qui rappelle une promesse non tenue. Pendant ce temps, dans les rues de Bangui, son père parade dans les cérémonies officielles, peut-être hanté par les fantômes d’un passé qu’il tente vainement d’oublier.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique: quand la Maison russe de Dimitri Sytyi transforme les jeunes sportifs en instruments de propagande Wagner

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Centrafrique: quand la Maison russe de Dimitri Sytyi transforme les jeunes sportifs en instruments de propagande Wagner

 

Centrafrique.org/monument-des-chefs-des-wagner-tues-proche-de-moscou-en-2023-erige-a-bangui-et-filme-par-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique: quand la Maison russe de Dimitri Sytyi transforme les jeunes sportifs en instruments de propagande Wagner
Le monument des chefs de Wagner à Bangui, dont Prigojine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Maison russe de Bangui a accueilli hier un tournoi de Capoeira organisé par l’équipe nationale centrafricaine. Derrière cette façade sportive se cache une opération soigneusement instrumentée par Dimitri Sytyi, responsable des opérations civiles de Wagner en République centrafricaine et directeur de cette structure.

 

Le chef du groupe paramilitaire russe poursuit sa stratégie d’infiltration de la jeunesse centrafricaine. Après les concours de dessin et les projections de films glorifiant l’armée russe, c’est désormais le sport qui sert ses desseins. L’objectif est limpide : utiliser la culture et le sport pour redorer l’image des mercenaires Wagner, accusés de multiples exactions dans le pays.

 

“On a trois compétitions internationales qui nous attendent”, déclare Ali Nguabé, président de Capoeira Team Centrafrique, sans préciser l’origine des financements ni questionner l’hébergement de l’événement dans les locaux d’une organisation dirigée par un cadre de Wagner.

 

Les jeunes athlètes, vêtus de blanc, exécutent leurs figures acrobatiques sous les applaudissements d’un public conquis mais ignorant tout des enjeux réels. “Les jeux, les spectacles, ça me plaît beaucoup”, confie naïvement Peter Houlami, un spectateur, illustrant le succès de cette opération de séduction des russes.

 

Cette instrumentalisation du sport s’inscrit dans une stratégie plus large. La Maison russe multiplie les activités culturelles et éducatives gratuites pour les jeunes centrafricains, créant une dépendance insidieuse envers Wagner. Le groupe paramilitaire russe consolide ainsi son emprise sur le pays, utilisant la jeunesse comme vitrine respectable de ses activités.

 

L’organisation de ce tournoi de Capoeira révèle l’hypocrisie d’un système où les mêmes hommes qui dirigent les opérations militaires criminelles de Wagner prétendent promouvoir la paix à travers le sport. Dimitri Sytyi, rescapé d’un attentat en décembre 2022 et figure centrale du dispositif Wagner en Centrafrique, poursuit méthodiquement son agenda de contrôle et d’influence.

 

La manipulation est d’autant plus perverse que la Capoeira, art martial né de la résistance des esclaves au Brésil, se trouve aujourd’hui utilisée comme outil de propagande par des mercenaires étrangers sur le sol centrafricain.

 

Pour rappel, Dimitri Sytyi dirige également les activités de Lobaye invest, une société minières russe intimement liée à Wagner, qui exploite les ressources minières du pays. Cette double casquette – directeur de la Maison russe et responsable des intérêts économiques de Wagner – illustre la confusion délibérément entretenue entre soft power culturel et mainmise sur les richesses nationales.

 

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Chaos et tension à l’Institut Pasteur de Bangui 

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Chaos et tension à l’Institut Pasteur de Bangui 

 

Centrafrique.org/coronavirus-la-panique-sempare-des-pays-africains-et-le-seul-cas-centrafricain-en-phase-de-guerison/institut-pasteur-de-bangui-en-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-36782″ data-wpel-link=”internal”>Chaos et tension à l’Institut Pasteur de Bangui
Institut Pasteur de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis deux années,  surtout après le départ de l’ancien directeur Guy Vernet en 2022 et l’arrivée du Professeur Emmanuel Nakoune à la tête de l’Institut Pasteur de Bangui  , le personnel vit dans un climat de peur et d’incertitude. Les conflits entre collègues se multiplient, allant des simples disputes aux accusations graves de menaces de mort.

 

Au cœur de cette tourmente, Jocelyn Bakolé, agent de maintenance expérimenté, raconte son calvaire. Après cinq ans de bons services, il se retrouve pris dans un engrenage de procédures disciplinaires contestées et d’incidents inquiétants. Son cas n’est pas isolé, mais représente la partie visible d’un malaise plus profond qui ronge l’institution.

 

Les couloirs de l’Institut, autrefois lieu d’échanges scientifiques, résonnent maintenant de disputes et d’accusations. Les employés se regardent avec méfiance. Certains parlent à voix basse, d’autres préfèrent garder le silence. La peur s’est installée, particulièrement depuis que des menaces ont dépassé l’enceinte de l’établissement.

 

Le changement de direction en 2022 a marqué un tournant. Les anciennes tensions autour de la prime COVID-19 n’étaient pas encore apaisées quand de nouvelles nominations aux postes clés ont bouleversé les équilibres. Le service technique, notamment, a connu des remaniements qui ont attisé les conflits.

 

La situation a pris un tournant inquiétant en janvier 2024. Le 20 janvier, Jocelyn Bakolé, technicien à l’Institut Pasteur de Bangui  , affirme avoir échappé à une tentative d’agression près de chez lui. Un véhicule V8 blanc aux vitres teintées, sans plaques d’immatriculation, se serait positionné pour l’intercepter. Cette affaire, désormais entre les mains de la gendarmerie et du parquet, a fait basculer un conflit professionnel dans la sphère criminelle.

 

La section de recherche et d’investigation de la gendarmerie enquête sur toute la chaîne d’événements : les procédures disciplinaires douteuses, les menaces rapportées, et cette tentative présumée d’agression. Le parquet suit l’affaire de près, conscient des enjeux pour cette institution scientifique majeure de Centrafrique.

 

La justice doit maintenant démêler un écheveau complexe de rivalités, de pressions et d’abus présumés. La confusion règne à tous les niveaux à l’Institut Pasteur de Bangui  . Des agents de sécurité seraient impliqués dans certains incidents. Même les ressources humaines, censées gérer les conflits, semblent dépassées par l’ampleur de la crise.

 

L’avenir de l’Institut Pasteur de Bangui est en jeu. Comment une institution scientifique peut-elle remplir ses missions essentielles quand son personnel vit dans la peur ? Les programmes de recherche souffrent de cette ambiance délétère, et la réputation de l’établissement est menacée.

 

La balle est maintenant dans le camp des autorités. Une intervention rapide et décisive s’impose pour rétablir l’ordre et la sécurité. Le personnel attend des mesures concrètes pour sortir de cette spirale de violence et retrouver des conditions de travail normales.

 

Cette crise dépasse le cadre d’un simple conflit du travail. Elle révèle des failles profondes dans la gestion des institutions scientifiques du pays et pose la question de la protection des employés face aux abus de pouvoir.

 

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Centrafrique : “On ne change pas une Constitution pour un homme”, tonnent le Coordinateur des partis centristes

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Centrafrique : “On ne change pas une Constitution pour un homme”, tonnent les leaders centristes

 

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-festival-de-fautes-dorthographe/remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-president-touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-evariste-ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee/” rel=”attachment wp-att-66933″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : "On ne change pas une Constitution pour un homme", tonnent les leaders centristes
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La modification de la Constitution centrafricaine adoptée en 2023 continue de faire débat. Lors de l’émission “Face à face de la vérité” sur la télévision centrafricaine ce jeudi 16 janvier, les participants ont vertement critiqué cette réforme qui permet au président Touadera de se maintenir au pouvoir indéfiniment.

 

“On change une Constitution pour améliorer les conditions de vie des citoyens, pas pour maintenir un homme au pouvoir ad vitam aeternam”, a tranché Dieudonné Ngoumbango, coordinateur des partis centristes, lors du débat télévisé.

 

Un processus contesté

 

Gildas Benam, du parti UNIR de l’ancien Premier ministre Dondra, enfonce le clou : “Le processus n’était ni consensuel ni inclusif. Le président n’a pas su fédérer les forces vives de la nation autour de cette initiative.”

 

Face à ces critiques, Samuel Zoumbeti, ancien cadre du MLPC devenu inspecteur d’État, mais également partisan du pouvoir, tente une défense du pouvoir : “Les pays de grande démocratie comme les États-Unis, l’Allemagne, la France modifient aussi leur Constitution”. Une comparaison qui fait bondir Dieudonné Ngoumbango: “Ces pays changent leurs textes pour avancer, pas pour servir un homme“.

 

Des institutions affaiblies

 

“La nouvelle Constitution a supprimé le Sénat et le Haut Conseil de la médiation”, note Laurent Gomina Pampali. “Comment dialoguer dans un pays qui n’a plus d’organe de médiation ?”

 

Dieudonné Ngoumbango pointe d’autres reculs : “Le contrôle parlementaire sur les contrats miniers a disparu. Dans un pays sans comptabilité publique depuis 2020, c’est la porte ouverte à tous les abus“.

 

Une réforme précipitée

 

“Le texte a été publié dix jours avant le vote et modifié moins d’une semaine plus tard”, rappelle Gildas Benam. “Comment peut-on demander aux citoyens de voter sur un texte qu’ils n’ont pas eu le temps de lire ?”

 

La tentative de justification de Samuel Zoumbeti : “Il y a eu des missions de sensibilisation”, Ne convainc pas “La sensibilisation ne remplace pas le débat démocratique”, rétorque Dieudonné Ngoumbango.

 

L’histoire se répète

 

“Il y a dix ans, François Bozizé avait tenté la même chose”, rappelle Gildas. “Il voulait modifier la Constitution pour un troisième mandat. On connaît la suite.”

 

“Changer les textes sans améliorer la gouvernance ne sert à rien”, conclut Dieudonné Ngoumbango. “Notre pays a besoin de réformes qui servent le peuple, pas un individu.”

 

Cette modification constitutionnelle intervient dans un contexte où les institutions de contrôle sont paralysées et où l’État fonctionne sans comptabilité publique depuis quatre ans. Un timing qui, selon les participants au débat, en dit long sur les véritables motivations de cette réforme.

 

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A Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, un reportage vidéo montre la souffrance extrême d’une population assoiffée

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A Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, un reportage vidéo montre la souffrance extrême d’une population assoiffée

 

A Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, un reportage vidéo montre la souffrance extrême d'une population assoiffée
Capture d’écran de la vidéo reportage dans le septième arrondissement de Bangui, dans le quartier Ouango, où l’eau courante vient seulement une heure chaque deux joursScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une vidéo tournée à Ouango , dans le 7e arrondissement de Bangui, montre l’ampleur de la crise de l’eau qui frappe les habitants, alors que le pouvoir s’obstine à nier cette réalité. Les images, publiées sur Facebook par le conseiller en communication Martial Pabandji Le Généreux, documentent le calvaire quotidien des habitants du quartier Ouango, situé non loin de la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui.

 

“Ici à Ouango, dans le septième arrondissement, nous vivons comme des bêtes. On nous dit que tout va bien alors que nous n’avons de l’eau que pendant une heure tous les deux jours. Et quand elle arrive, elle est rouge, pleine de saletés. Depuis neuf ans c’est la même chose, et certains osent prétendre que nous mentons”, s’indigne un père de famille, las des discours officiels en total décalage avec son quotidien.

 

Face à cette pénurie chronique, de nombreuses familles du 6e et 7e arrondissement, ainsi que de Bimbo, n’ont d’autre choix que de s’approvisionner directement dans la rivière Oubangui. “Nous savons que cette eau est sale et dangereuse pour la santé, mais que faire quand on n’a pas d’autre option ?”, explique une mère de famille venue remplir ses bidons. L’eau du fleuve, polluée par les déchets et les rejets urbains, est pourtant devenue la principale source d’approvisionnement pour des milliers de foyers.

A Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, un reportage vidéo montre la souffrance extrême d'une population assoiffée
Capture d’écran de la vidéo reportage sur la situation dure des habitants du quartier Ouango à BanguiScreenshot

 

En effet, tandis que la population s’épuise à chercher de l’eau potable, exactement comme dans le quartier Ouango  de Bangui, les partisans du régime, comme le grand faussaire Daniel Nzéwé et Fidèle Ngouandjika,  persistent dans le déni. Daniel Nzéwé, chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports – récemment libéré après son arrestation dans une affaire de détournement de 3 milliards de FCFA d’investisseurs,  affirme sans sourciller que “les habitants vivent bien“. Une position confirmée par Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président Touadéra.

 

Un jeune vendeur ambulant d’eau minérale à Ouango, dans ce reportage vidéo largement partagé sur les réseaux sociaux,  témoigne : “Je n’ai presque plus de l’eau à vendre car la SODECA n’a pas distribué d’eau depuis 48 heures“. Dans ce quartier de Ouango, l’eau ne coule que pendant une à deux heures tous les deux jours. Et quand elle arrive, elle est souvent trouble, de couleur rougeâtre ou jaunâtre, confirme les habitants de Ouango dans le reportage.

 

Cette situation perdure depuis 9 ans, malgré les promesses répétées du gouvernement. Pourtant, le Président Touadera, sur de lui, continue de faire de beau discours sur la situation du pays.  Certains griots du pouvoir prêchent dans le même sens. Ainsi Daniel Kolikanga, qui vient d’ailleurs de sortir de prison pour la nième fois pour faux et usage des faux, affirme sans détour que “les gens vivent bien” et ont accès à l’eau et l’électricité.

 

Même son de cloche chez Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président Touadéra, qui vante les conditions de vie des Centrafricains. Des propos qui indignent les habitants du quartier Ouango, témoins quotidiens de cette pénurie.

 

“Ici dans notre quartier à Ouango , c’est devenu insupportable d’entendre ces mensonges. Quand tu souffres au quotidien pour avoir ne serait-ce qu’un bidon d’eau, et qu’un officiel vient te dire en face que tu vis bien, que tu mens sur ta propre situation, c’est comme s’ils voulaient t’humilier une deuxième fois”, témoigne Serge Malio, un habitant du septième arrondissement de Bangui.

 

Cette vidéo amateur, devenue virale sur les réseaux sociaux, démontre l’abîme qui sépare la propagande officielle de la dure réalité vécue par les Centrafricains. Tandis que le régime vante ses réalisations et le soutien de ses alliés russes, la population continue de subir des conditions de vie qui se dégradent.

 

Dans le quartier Ouango comme ailleurs dans Bangui, la colère gronde. “Un jour, prévient un jeune habitant, même leur Wagner ne pourra rien faire quand le peuple en aura vraiment assez de ces mensonges et de ces souffrances”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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REGARDEZ CE THÉÂTRE  DES VAUTOURS :  LE CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL PRÊCHE LA PAIX PENDANT QUE WAGNER TERRORISE LA POPULATION CENTRAFRICAINE

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REGARDEZ CE THÉÂTRE  DES VAUTOURS :  LE CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL PRÊCHE LA PAIX PENDANT QUE WAGNER TERRORISE LA POPULATION CENTRAFRICAINE

 

Centrafrique.org/centrafrique-grogne-au-sein-du-conseil-economique-et-social-les-conseillers-menacent-de-destituer-le-president-alfred-poloko/les-membres-du-bureau-du-conseil-economique-et-social-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-63703″ data-wpel-link=”internal”>REGARDEZ CE THÉÂTRE DES VAUTOURS : LE CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL PRÊCHE LA PAIX PENDANT QUE WAGNER TERRORISE LA POPULATION CENTRAFRICAINE
les membres du bureau du conseil économique et social

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), Alfred Taïnga-Poloko, s’est livré la semaine dernière à un exercice spectaculaire en prononçant un discours sur la paix et le développement à l’opposé de la réalité que vit quotidiennement les centrafricains ordinaires dans le pays.

 

Pendant que le Président du CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL parle de “préserver la paix fièrement reconquise”, les mercenaires de Wagner patrouillent dans tout le pays, y compris dans  les rues de Bangui. Cette même paix est maintenue par la force des armes, avec des exactions régulièrement commises sur les populations civiles.

 

Le discours du Président du CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL évoque “34 années de pratique du multipartisme”. Une déclaration qui sonne faux alors que depuis 2022, le régime Touadéra a méthodiquement détruit tout semblant de pluralisme politique. Le MCU, parti présidentiel, règne désormais en maître absolu sur l’Assemblée nationale, où l’opposition a été méthodiquement éliminée.

 

L’élite politique, dont fait partie Taïnga-Poloko, a non seulement modifié la Constitution pour se maintenir au pouvoir, mais l’a fait sous la protection des mercenaires de Wagner, transformant le MCU, parti au pouvoir en un véritable parti-État. Cette modification constitutionnelle vise clairement à installer Touadéra au pouvoir à vie.

 

Depuis 2016, aucun investissement significatif n’a été réalisé dans les secteurs essentiels. Le système éducatif s’effondre, le secteur sanitaire est inexistant, et l’insécurité alimentaire atteint des sommets. Pourtant, le CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL continue de multiplier les institutions coûteuses, réclamant “un nouveau siège à la cité administrative”, alors que la population manque de services de base.

 

Le discours du Président du CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNMENTAL  promet des conférences sur le développement des infrastructures, la culture et le sport. Ces promesses résonnent comme une provocation dans un pays où le prix des denrées de base explose et où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’inflation galopante écrase les Centrafricains pendant que le régime se concentre sur sa survie politique.

 

Cette nouvelle déclaration s’inscrit dans une longue tradition de discours déconnectés de la réalité centrafricaine, où les élites parlent de progrès pendant que le pays s’enfonce. Le véritable héritage de cette période sera celui d’une démocratie sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels, avec la complicité d’institutions comme le CESE qui servent de caution à un système autoritaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Un mort et deux blessés dans un accident sur l’axe stratégique Yaloké-Zawa

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Un mort et deux blessés dans un accident sur l’axe stratégique Yaloké-Zawa

 

Centrafrique.org/un-accident-spectaculaire-de-la-route-sest-produit-a-yaloke/accident-dun-camion-sur-le-pont-lala-a-yaloke-le-16-avril-2022/” rel=”attachment wp-att-55789″ data-wpel-link=”internal”>Un mort et deux blessés dans un accident sur l'axe stratégique Yaloké-Zawa
Image d’illustration d’un accident sur le pont Lala à Yaloké. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un accident mortel s’est produit dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2025 sur l’axe Yaloké-Zawa, à environ 225 kilomètres de Bangui. Un véhicule en provenance de Béloko a perdu le contrôle sur une portion de route très très dégradée, provoquant la chute de plusieurs passagers.

 

Trois personnes grièvement blessées ont été évacuées vers l’hôpital de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko. L’une d’entre elles a succombé à ses blessures. Les deux autres blessés ont été pris en charge par le personnel médical.

 

Selon des témoins, l’accident s’est produit aux environs de 21 heures lorsque le véhicule, circulant à vitesse réduite en raison du mauvais état de la chaussée, a zigzagué avant que plusieurs passagers ne soient éjectés.

 

Un axe vital mais dégradé

 

L’axe Bangui-Béloko, qui traverse Yaloké, constitue l’une des principales artères économiques de la République centrafricaine. Cette route relie la capitale Bangui au Cameroun via le poste frontalier de Béloko, servant de corridor pour l’approvisionnement du pays.

 

“Les transporteurs prennent d’énormes risques sur cet axe. La route est dans un état catastrophique, particulièrement entre Bossemptélé et Boali “, témoigne Jean-Marc, président de l’association des transporteurs routiers de l’Ombella-M’Poko.

 

À 452 kilomètres de Bangui, la ville de Bouar représente un point stratégique sur cet itinéraire. De là, les véhicules poursuivent vers Béloko, située à 53 kilomètres de Baboua, dernière ville avant la frontière camerounaise.

 

État général inquiétant du réseau routier centrafricain

 

Au-delà de cet axe majeur, l’état général du réseau routier centrafricain provoque l’inquiétude. Dans la région des Plateaux, plusieurs tronçons sont devenus difficilement praticables pendant la saison des pluies. La route Damara –Bambari (300 km) et l’axe Damara -Kaga-Bandoro (290 km), Bangui – Boda (190 kilomètres ), Baoro – Berberati (400 kilomètres )  nécessitent également d’importants travaux de réhabilitation.

 

Selon le ministère des Travaux publics, un plan de rénovation des infrastructures routières est en cours d’élaboration. Il prévoit notamment la réhabilitation progressive des principaux axes routiers du pays, avec une priorité donnée aux corridors économiques.

 

En attendant la mise en œuvre de ce programme, les usagers de la route continuent de s’adapter aux conditions difficiles de circulation, parfois au péril de leur vie comme l’illustre ce récent accident entre Yaloké et Zawa.

 

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Maladies tropicales négligées : Une lutte fantôme qui fait encore des victimes dans le pays de Boganda

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Maladies tropicales négligées : Une lutte fantôme qui fait encore des victimes dans le pays de Boganda

 

Centrafrique.org/faciliter-le-transfert-des-malades-des-motos-remises-par-le-projet-seni-a-lhopital-de-bayanga/intervention-chirurgicale-a-lhopital-de-bayanga/” rel=”attachment wp-att-76646″ data-wpel-link=”internal”>Maladies tropicales négligées : Une lutte fantôme qui fait encore des victimes dans le pays de Boganda
Intervention chirurgicale a l’hôpital de Bayanga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pendant que l’Organisation mondiale de la Santé et les autorités centrafricaines multiplient les réunions à Bangui, la capitale, les Maladies tropicales négligées , notamment la lèpre, le trachome et le ver de Guinée continuent de ravager nos villages. Des médicaments qui n’arrivent jamais à destination, des populations abandonnées à leur sort, une distribution chaotique. Des témoignages recueillis révèlent l’ampleur d’un scandale sanitaire qui perdure dans l’indifférence totale.

 

En effet, des cartons de médicaments contre les Maladies tropicales négligées  qui pourrissent dans des dépôts, des malades qui agonisent dans les villages, un ministère de santé qui se gargarise de réunions dans les hôtels climatisés de Bangui. Le trachome, la lèpre et le ver de Guinée continuent leur ravage mortel pendant que les responsables sanitaires excellent dans l’art du baratin et des fausses promesses.

 

Une stratégie de façade face aux Maladies tropicales négligées

 

Dans les bureaux climatisés de la capitale Bangui, on parle de “nouvelles perspectives” et de “renforcement des efforts contre les Maladies tropicales négligées “. Pendant ce temps, dans nos provinces, la réalité est tout autre. Les malades attendent désespérément des traitements qui se perdent dans les détours d’une chaîne de distribution défaillante.

 

« Ils étaient encore là hier, ces grands experts en Maladies tropicales négligées, confortablement installés à Bangui dans leur bureau climatisé, dissertant sur la lutte contre les maladies tropicales. Pendant qu’ils s’échangeaient des sourires et des poignées de main, à quelques kilomètres de là, des enfants perdaient la vue à cause du trachome », s’acharne Michaël Bobérang, un médecin généraliste à Bangui.

 

La farce de la distribution des médicaments contre les Maladies tropicales négligées

 

“Nous envoyons les médicaments contre les Maladies tropicales négligées  deux fois”, claironne fièrement Moumeni Yaro de l’ITI. Mais envoyer ne signifie pas soigner. Dans le l’Ouham-Pendé et la Ouaka, les populations attendent toujours. Ces fameux médicaments ? Personne ne sait où ils finissent. Évaporés, comme les espoirs des malades.

 

L’arnaque des “garanties de qualité”

 

La réalité est simple : entre les promesses de dons et l’arrivée effective des médicaments dans nos villages, un gouffre se creuse. Les “garanties de qualité” dont on nous rebat les oreilles ne servent à rien quand les traitements contre ces Maladies tropicales négligées  pourrissent dans des entrepôts ou disparaissent mystérieusement en cours de route.

 

« On nous bassine avec la “qualité garantie” des médicaments. Mais à quoi bon avoir des médicaments de qualité s’ils ne parviennent jamais jusqu’aux malades ? Dans nos villages, les lépreux continuent de se cacher, défigurés par une maladie qu’on sait pourtant soigner depuis des décennies », ajoute notre source à Bangui.

 

Les vraies victimes du système

 

Pendant que les responsables se festoient de statistiques et de protocoles, ce sont des vies qui sont en jeu face à ces Maladies tropicales négligées. La lèpre continue de défigurer, le trachome de rendre aveugle, le ver de Guinée de paralyser. Des maladies qu’on sait soigner, mais qu’on laisse prospérer par négligence et incompétence.

 

« Au moment où nos “experts” parlent de “perspectives” et de “renforcement des efforts”, la réalité est brutale  dans nos villes de provinces. Non par manque de solutions, mais par l’incompétence crasse de ceux qui sont censés les distribuer », conclut notre Médecin.

 

Les “maladies tropicales négligées” portent bien leur nom. Négligées par un système qui préfère les réunions aux actions concrètes, négligées par des responsables qui confondent annonces et résultats, négligées par un État qui abandonne ses citoyens les plus vulnérables. Pendant que l’OMS “échange” à Bangui, nos populations continuent de souffrir en silence, victimes d’un système sanitaire à l’agonie.

 

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Mala : une population condamnée aux maladies par l’eau insalubre

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Mala : une population condamnée aux maladies par l’eau insalubre

 

Centrafrique.org/mboki-une-ville-au-bord-de-la-famine/lunique-forage-de-la-ville-de-mboki/” rel=”attachment wp-att-69762″ data-wpel-link=”internal”>Mala : une population condamnée aux maladies par l'eau insalubre
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les habitants de Mala boivent la mort à petites gorgées. Dans cette ville située à 260 kilomètres de Bangui, l’eau pure est devenue un luxe inaccessible. Au centre de santé de Mala, le docteur Polycarpe Pendjuru ne cache plus son désarroi : les malades affluent, le ventre tordu par la douleur, terrassés par des diarrhées violentes. Les analyses sont sans appel : l’eau qu’ils boivent grouille de parasites mortels.

 

“Nous n’avons pas le choix ici à Mala “, souffle Arsen Nguwaka, chef du village d’Onzi-Mandir-et-Toi. La gorge serrée, il montre les sources boueuses de Mala,  où femmes et enfants puisent une eau brunâtre. Les forages, censés fournir une eau potable, sont abandonnés aux ronces, leurs pompes rouillées figées dans un silence accusateur.

 

Le pire est à venir. “En mars, quand la chaleur assèchera les dernières sources, ce sera l’horreur ici à Mala  “, prédit le chef du village, impuissant. Dans cette région sans rivière, la soif pousse les habitants à boire n’importe quelle eau, au péril de leur vie.

 

Le commandant de gendarmerie de Mala,  Jean-Francis Nguerre-Ledbia ne peut que constater le drame qui se joue : “Nos enfants meurent à petit feu. Chaque gorgée de cette eau souillée les empoisonne un peu plus. Et personne ne bouge“.

 

Pendant que les autorités se complaisent dans leur silence, les mères de Mala continuent de servir à leurs enfants une eau qu’elles savent dangereuse. Le choix est simple : la soif ou la maladie. À Mala, la mort coule du robinet sous le regard indifférent d’un État absent.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Février avec 1xBet : des cadeaux à emporter, des promos avantageuses et bien plus encore !

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Centrafrique.org/pour-la-pub-du-jeudi-13-fevrier/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/pour-la-pub-du-jeudi-13-fevrier-450×270.jpg” alt=”Février avec 1xBet : des cadeaux à emporter, des promos avantageuses et bien plus encore !” width=”450″ height=”270″ />

 

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Les événements sportifs au sommet du mois de février

 

Le dernier mois de l’hiver apportera un certain nombre de tournois et de matchs bouleversants à ne pas manquer :

 

  • Les 11-12 et 17-18 février verront avoir lieu les barrages tant attendus de la Ligue des champions, tandis que l’attraction principale sera le super choc entre le Real Madrid et Manchester City.
  • Le tournoi de hockey « Confrontation des 4 nations », réunissant les meilleures formations du monde, se déroulera du 12 au 20 février.
  • Le 15 février en Allemagne aura lieu le clash principal de la saison Bayer vs Bayern. Le 23 février, le Paris Saint-Germain, partenaire officiel de 1xBet, jouera contre Lyon, tandis que Manchester City tentera de dérailler Liverpool dans sa lancée vers le sacre.
  • Les matches décisifs des éliminatoires de l’Afrobasket 2025 se tiendront du 21 au 23 février.

 

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Centrafrique : après Bitcoin et Sango Coin, le Memecoin s’ajoute à la liste des projets mort-nés

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Centrafrique : après Bitcoin et Sango Coin, le Memecoin s’ajoute à la liste des projets mort-nés

 

Centrafrique.org/a-moins-dune-semaine-de-son-lancement-le-projet-sangocoin-la-cryptomonnaie-centrafricaine-seffondre/touadera-11/” rel=”attachment wp-att-57904″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : après Bitcoin et Sango Coin, le Memecoin s'ajoute à la liste des projets mort-nés
Touadera, le Président centrafricain, un parrain mafieux africain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République centrafricaine s’engage dans une troisième expérience hasardeuse avec les cryptomonnaies. Le président Touadera vient d’annoncer le lancement du Memecoin, vanté comme un “succès retentissant” dans une vidéo promotionnelle. Cette annonce survient alors que ses précédentes initiatives – le Bitcoin comme monnaie légale et le Sango Coin – ont sombré dans l’oubli sans avoir produit le moindre résultat concret pour l’économie nationale.

 

Dans ce contexte, les réactions ne se sont pas fait attendre. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État centrafricain vante un “succès retentissant” et évoque “des milliers de personnes” qui auraient rejoint ce projet. Des affirmations qui contrastent avec la réalité sur le terrain et provoquent l’indignation des citoyens.

 

“Vous n’aviez pas appris la leçon suite à l’expérience de Sango coin, maintenant vous lancez un Memecoin ?”, s’interroge Nico Kaephra Godrence sur Facebook. “Les meme coins sont des crypto basées sur des memes, très utilisés par certains pour prendre l’argent des gens”, ajoute-t-il.

 

Une succession d’échecs monétaires après Sango Coin décapité

 

Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’expérimentations monétaires hasardeuses. Après avoir décrété le Bitcoin comme monnaie légale, une première en Afrique restée lettre morte, le gouvernement avait lancé le Sango Coin en 2022. Ce projet s’est rapidement enlisé dans l’indifférence générale.

 

“Avant de nous embarquer dans une autre aventure, Monsieur le Président, faites-nous le bilan de Sango Coin que vous disiez jadis prometteur!”, réclame Sam Goubson, un citoyen qui se définit comme “pragmatique”.

 

Des obstacles techniques majeurs

 

L’absence d’infrastructures de base questionne la pertinence même du projet. “Comment utiliser cette Memecoin sans internet? Certaines provinces ne peuvent même pas utiliser le téléphone. Est-ce juste pour les Banguissois?”, relève Fodjo Le Diamantaire, pointant les disparités d’accès aux technologies dans le pays.

 

En effet, selon les données officielles, la couverture internet reste très limitée en dehors de Bangui, la capitale. Le réseau téléphonique lui-même n’atteint pas l’ensemble des 176 communes recensées dans le pays.

 

Une communication déconnectée des réalités

 

Dans sa vidéo, le président Touadera promet que ce “symbole d’unité” servira à financer “l’éducation”, “les infrastructures” et “l’inclusion financière”. Des promesses qui rappellent étrangement celles faites lors du lancement du Sango Coin, resté sans suite.

 

“C’est encore quelle blague ça? Un pays où le dirigeant ne pense qu’à arnaquer la pauvre population!”, s’indigne Mathias Mandaba sur les réseaux sociaux. Un autre internaute, Aboubakar Baba, suggère ironiquement que “le réalisateur de cette vidéo devrait être mis aux arrêts”.

 

Cette nouvelle initiative pose des questions sur les priorités du gouvernement dans un pays où les défis socio-économiques restent considérables. La République centrafricaine, malgré ses importantes ressources naturelles, figure parmi les pays les moins avancés selon les critères des Nations Unies.

 

L’annonce de ce Memecoin intervient alors que le pays peine encore à assurer des services essentiels à sa population. Les précédentes expériences avec les cryptomonnaies n’ont abouti à aucun résultat tangible pour l’économie nationale, laissant planer le doute sur les véritables motivations de cette nouvelle initiative.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Création d’un nouveau corps paramilitaire en Centrafrique : la police des mines

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Création d’un nouveau corps paramilitaire en Centrafrique : la police des mines

 

Création d’un nouveau corps paramilitaire en Centrafrique : la police des mines
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le conseil des ministres du 30 janvier 2025 a validé la création d’une police des mines en République centrafricaine. Cette nouvelle structure paramilitaire s’ajoute aux forces de sécurité déjà présentes sur le territoire national, notamment l’armée et la gendarmerie.

 

Déploiement national

Le texte prévoit l’installation d’unités de la police des mines dans les sept régions minières du pays. Des préposés, contrôleurs et chefs d’unité de cette police des mines seront déployés dans un délai de douze mois. Une unité mobile complétera ce dispositif déjà dense en uniformes sur les sites d’exploitation.

Budget inexistant

Le décret reste silencieux sur les moyens financiers alloués à cette nouvelle force de police des mines. Aucune ligne budgétaire n’apparaît pour l’équipement, la formation ou les infrastructures nécessaires. Cette absence de financement clair pose des questions sur la viabilité réelle du projet.

Chevauchement des pouvoirs

Cette création d’une nouvelle police des mines intervient alors que les zones minières voient déjà l’intervention de multiples services étatiques. L’arrivée d’un nouveau corps de contrôle risque d’alourdir les procédures administratives pour les opérateurs du secteur, des artisans aux collecteurs.

 

Et de quelle priorités

Si le gouvernement évoque la lutte contre la fraude minière pour justifier cette police des mines, la multiplication des services en uniforme pourrait produire l’effet inverse. Dans un contexte où les forces existantes manquent déjà de moyens, l’efficacité d’une structure supplémentaire reste à démontrer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand Kparekouti accueille dans l’UFDO un MLPC sorti directement du chapeau de Touadéra

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quand Kparekouti accueille dans l’UFDO un MLPC sorti du chapeau de Touadéra

 

Centrafrique.org/photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-ufdo-apres-la-reunion-de-reintegration-de-mlpc-co-koyambonou-et-mlpc-fondateur-de-mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : quand Kparekouti accueille dans l’UFDO un MLPC sorti du chapeau de Touadéra” width=”450″ height=”338″ />
Photo de famille des leaders de la plateforme UFDO après la réunion de réintégration de MLPC-CO Koyambonou et MLPC Fondateur de Mazette en casquette noire et complet chemise pagne

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un nouveau chapitre s’ajoute à la comédie politique centrafricaine. Ce 8 février 2025, depuis le siège du PUR à Bangui, Eddy Symphorien Kparekouti, incapable de rédiger correctement en français un message sur la plateforme de réseau social Facebook, proclame sans la honte l’adhésion d’un énième MLPC artificiel à son UFDO. Une opération cousue de fil blanc qui révèle, une fois de plus aux yeux du monde, les méthodes du pouvoir pour créer une opposition sur mesure.

 

Sans la moindre gêne, Kparekouti proclame l’intégration d’un MLPC fabriqué dans la cuisine de Touadera, qui n’a rien à voir avec le parti historique de Martin Ziguélé. Cette mascarade ne trompe personne : l’UFDO, qui se présente comme “Union des Forces Démocratiques de l’Opposition”, n’est qu’un outil du pouvoir.

 

Le scénario est déjà bien connu du public. Après avoir placé Aurélien Simplice Zingas, aujourd’hui ministre de l’Éducation Nationale dans le gouvernement Moloua, voilà que le régime installe son tintin illettré Kparekouti à la tête de cette structure artificielle. Un homme qui peine à aligner trois phrases correctes en français sur Facebook, exactement comme le ministre Zingas,  se retrouve propulsé à la folie “président” d’une plateforme politique regroupant des petits mafieux et voleurs de la République.

 

Le plus absurde reste l’utilisation du sigle MLPC. Le régime a créé plusieurs copies de ce parti historique : un “MLPC courant originel”, faction Koyambonou  avec trois membres, et une autre faction, celle de  Malekoudou Étienne, avec deux membres, et voilà maintenant cette nouvelle invention qu’on tente d’imposer dans l’UFDO, ce groupe de 6 ou 7 personnes mené par Jackson Mazette incluant son fils métisse, grand consommateur de chanvre indien  et de Tramadol, promu secrétaire général,

 

Pendant ce temps, le véritable MLPC de Martin Ziguélé, solidement ancré dans le pays, bataille devant les tribunaux pour protéger son logo et son patrimoine, notamment le terrain Marabéna, sans obtenir de réponse de la justice bloquée par Touadera.

 

Cette réorganisation des forces politiques satellites suit la promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août 2023. L’objectif est limpide : créer l’illusion d’une opposition structurée pour la communauté internationale, tout en affaiblissant les véritables forces d’opposition.

 

Les Centrafricains ne sont pas dupes. La publication maladroite de Kparekouti sur Facebook, criblée d’erreurs  d’orthographe et illustrée par des photos d’une poignée de personnes, montre l’étendue de cette supercherie politique dirigée depuis le palais présidentiel par Baba Kongoboro lui-même.

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À Mboki, la terreur des miliciens Azandé contre la communauté musulmane… continue

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À Mboki, la terreur des miliciens Azandé contre la communauté musulmane… continue

 

À Mboki, la terreur des miliciens Azandé contre la communauté musulmane... continue
Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les musulmans de Mboki continuent de vivre un véritable cauchemar. Dans cette ville du Haut-Mbomou, située à 1214 km de Bangui, les miliciens Azandé multiplient les exactions : confiscation des produits d’aide humanitaire, incendies d’habitations, meurtres. Malgré la présence des forces de sécurité, la population musulmane se retrouve piégée, sans possibilité de fuir.

 

En effet, la situation s’est considérablement dégradée le week-end dernier à Mboki. Alors que la Croix-Rouge centrafricaine venait juste de distribuer des kits alimentaires aux familles vulnérables – comprenant notamment des sacs d’haricots et des bidons d’huile,  les miliciens Azandé ont attendu le départ de ces  agents humanitaires de la croix rouge pour tout confisquer aux mains de certains  bénéficiaires musulmans. Une pratique devenue courante qui s’ajoute aux raids nocturnes durant lesquels ils incendient les maisons de musulmans endormis en pleine nuit.

 

“Les miliciens Azandé veulent nous forcer à partir, mais nous n’avons nulle part où aller”, confie un habitant musulman de Mboki joint au téléphone depuis Obo. Un désespoir accentué par le piège mortel que représente désormais l’axe Mboki-Zemio. Le premier convoi qui a tenté ce trajet l’année dernière s’est soldé par le massacre de tous ses passagers musulmans, dont un vieux de 80 ans et une femme enceinte de 35 ans, contredisant au passage les assurances de sécurité données par l’ancien préfet du Haut-Mbomou en présence du Représentant local de la Minusca.

ensemble de produits alimentaires distribués par la Croix-Rouge aux habitants de Mboki

 

Et ce n’est pas tout. La récente histoire d’un éleveur peul démontre la cruauté gratuite de ces miliciens Azandé. La semaine dernière, le Peul avait acheté deux ânes pour lui permettre de transporter ses marchandises pour aller les vendre au Congo RDC. Mais les miliciens Azandé, dans leur acte criminel, sont venus récupérer les deux animaux sans même donner de moindre explication au propriétaire. Ils sont allés les pondre sous un arbre.

“Ces ânes, c’était comme des 4×4 pour nous. Sans eux, impossible de transporter nos marchandises”, explique à la rédaction du CNC un proche du propriétaire. Le propriétaire, quant à lui, traumatisé par cette perte qui représente son unique moyen de subsistance, est aujourd’hui tombé malade.

 

Mais ce qui est étonnant, toutes ces exactions des miliciens Azandé  se déroulent au vu et au su de tous. La MINUSCA, les FACA et la gendarmerie, pourtant présentes dans la ville, restent étrangement passives envers ces criminels. Cette inaction inexpliquée encourage les miliciens qui opèrent désormais en plein jour, multipliant bastonnades et intimidations publiques.

 

La communauté musulmane de Mboki se trouve ainsi prise dans un étau mortel : menacée si elle reste, mais incapable de partir faute de moyens et de routes sûres. Une situation qui rappelle les pires moments des violences interconfessionnelles en République centrafricaine, où des communautés entières se sont retrouvées prises pour cibles.

 

“Même les distributions d’aide humanitaire sont devenues des occasions de nous persécuter”, soupire un ancien commerçant musulman de Zemio vivant à Mboki. Dans son quartier à Mboki, plusieurs maisons calcinées témoignent des attaques nocturnes. Les miliciens Azandé semblent déterminés à effacer toute présence musulmane de Mboki, pendant que les forces de l’ordre regardent ailleurs.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La rivière Oubangui, dernière source d’espoir des assoiffés face à la crise de l’eau à Bangui

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La rivière Oubangui, dernière source d’espoir des assoiffés face à la crise de l’eau à Bangui

 

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l’eau sale de la SODECA coule au robinet dans le sixième arrondissement le vendredi 22 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des centaines de familles n’ont d’autre choix que de puiser l’eau directement dans la rivière Oubangui, remplie de déchets, s’exposant au passage à tous les risques sanitaires du jamais vu dans notre pays. En cette saison sèche de 2025, d’ailleurs cela s’est passé chaque année, les robinets continuent d’être désespérément à sec dans plusieurs quartiers de la capitale. Face à cette situation d’un autre âge, la SODECA et la NEA brillent par leur silence. Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant de la gestion de l’eau dans la capitale.

 

Une situation humanitaire inquiétante

 

La scène se répète chaque matin aux abords de la rivière Oubangui. Des femmes, des enfants, des personnes âgées défilent avec leurs bidons et bassines. “Nous n’avons plus le choix”, confie Marie Kondjo, mère de quatre enfants. “Cela fait trois semaines que nous n’avons plus une goutte d’eau au robinet. Mes enfants commencent à avoir des maux de ventre, mais que puis-je faire d’autre ?”

Centrafrique.org/le-racket-organise-sur-la-riviere-oubangui-par-les-faca-la-population-prise-en-etau/pirogue-fleuve-oubangui-centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-37205″ data-wpel-link=”internal”>La rivière Oubangui, dernière source d'espoir des assoiffés face à la crise de l’eau à Bangui
La traversée de la rivière de l’Oubangui par la pirogue. CopyrightCNC

 

Un service public défaillant

 

Cette défaillance chronique du service public de la SODECA n’est pas nouvelle, mais elle atteint aujourd’hui des proportions inquiétantes. Les quartiers périphériques sont les plus touchés, certains n’ayant plus vu une goutte d’eau depuis plusieurs mois. La SODECA, pourtant chargée de l’approvisionnement en eau potable, semble dépassée par l’ampleur du problème à cause de la mauvaise gestion et l’incompétence notoire de ses dirigeants. En plus de cela, ses installations vétustes, le manque d’investissement et une gestion approximative ont conduit à cette situation catastrophique.

 

Des conséquences sanitaires incalculables

 

Les centres de santé commencent à enregistrer, d’ailleurs depuis longtemps,  une hausse des cas de maladies hydriques. “Nous recevons de plus en plus de patients souffrant de diarrhées et de parasitoses”, alerte le personnel sanitaire de l’hôpital Domitien. “Si rien n’est fait rapidement, nous risquons une véritable crise sanitaire”.

 

Consommation de la rivière Oubangui  et l’inaction des autorités

 

Malgré l’urgence de la situation, les autorités tardent à réagir. La NEA, censée réguler le secteur de l’eau, reste muette face aux interpellations de la population qui n’a d’autre choix que de se  tourner vers la rivière Oubangui pour la consommer. Les promesses de réhabilitation du réseau de distribution annoncé d’ailleurs à plusieurs reprises depuis des années par Baba Kongoboro, restent lettre morte, tandis que les populations s’enfoncent dans la précarité sanitaire.

 

À l’heure où les grandes instances internationales comme l’UNESCO et l’OMS rappellent que l’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental, les Banguissois continuent de risquer leur vie en consommant l’eau non traitée de la rivière Oubangui. Sans une prise de conscience rapide des autorités et un plan d’urgence pour rétablir un service minimum d’approvisionnement en eau potable, la capitale centrafricaine pourrait bien se retrouver confrontée à une crise sanitaire majeure dans les semaines à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Birao : Une population assiégée à 5km de leur ville

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À Birao : Une population assiégée à 5km de leur ville

 

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Patrouille mixte FSI et Casques bleus de la Minusca à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’insécurité à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République Centrafricaine, a atteint, depuis plusieurs mois,  un niveau alarmant,  selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des autorités locales et de la population. Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga, dresse un constat accablant de la situation : “Les gens ont peur de sortir, parce que tu ne peux pas faire 5 km sans que tu ne trouves les bandits.”

 

Cette insécurité a des répercussions directes sur la vie quotidienne des habitants de Birao. Les cultivateurs, piliers de l’économie locale, ne peuvent plus accéder à leurs champs par crainte des agressions. “Il y a de l’insécurité dans la ville de Birao, quelqu’un ne peut pas sortir 5 km de la ville pour aller se chercher. Même les gens pour aller au champ ils ont des difficultés”, souligne Fatime Attache.

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Les commerçants sont également victimes de cette situation. Aladji Amat Issa, commerçant à Birao, témoigne des risques encourus : “Tu peux tomber dans des embuscades et des hommes armés prennent de l’argent ou te tu, ou te dépouiller de tout  “. Ces attaques régulières ont créé une véritable zone d’insécurité autour de la ville, transformant Birao en une sorte d’enclave assiégée.

 

Les conséquences de cette situation sont multiples  à Birao:

– Paralysie des activités agricoles

– Augmentation des prix des produits de première nécessité

– Limitation des déplacements de la population

– Impact sur l’approvisionnement de la ville

 

Devant une telle situation critique, les autorités locales appellent le gouvernement à renforcer la présence des forces de sécurité. “Vraiment, on demande beaucoup à l’autorité du pays pour augmenter le nombre de soldats FACA et FSI pour sécuriser la ville et les arrières villes à côté de nous”, plaide Fatime Attache, qui déplore l’absence de réponse concrète à ces appels répétés.

 

Cette insécurité chronique s’ajoute à d’autres défis majeurs auxquels fait face la région, notamment la guerre au Soudan voisin et les difficultés d’accès routier, créant ainsi une situation humanitaire de plus en plus inquiétante pour les habitants de Birao.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La justice militaire s’installe à Bouar avec un nouveau tribunal

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La justice militaire s’installe à Bouar avec un nouveau tribunal

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>La justice militaire s'installe à Bouar avec un nouveau tribunal
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un tribunal militaire a été inauguré vendredi 7 octobre 2025 à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à l’ouest de la République centrafricaine. Cette infrastructure, financée par la Minusca pour un montant de 142 124 208 francs CFA (227 000 dollars), vise à traiter les affaires impliquant les forces de défense et de sécurité.

 

L’établissement, situé sur un ancien site de garnison militaire, comprend des salles d’audience et des bureaux équipés de matériel informatique. Le procureur général de la Cour d’appel de Bouar assurera également la fonction de commissaire du gouvernement pour cette juridiction militaire.

 

« Les premières audiences doivent se tenir dans les plus brefs délais », a déclaré le ministre d’État en charge de la justice lors de la cérémonie d’inauguration. Cette installation intervient un mois après l’ouverture du tribunal de grande instance de Carnot, également financé par la MINUSCA.

 

L’inspecteur général des forces armées centrafricaines, représentant le ministre de la Défense, a souligné que « chaque militaire doit savoir que ses actes seront scrutés, qu’il doit rendre des comptes non seulement à ses supérieurs hiérarchiques, mais aussi devant la justice ».

 

Cette juridiction s’inscrit dans le plan national de développement 2024-2028. Elle fait partie des tribunaux rattachés à la Cour d’appel de Bouar, dont le ressort couvre la région militaire ouest du pays.

 

Le Premier ministre Félix Moloua et le président Faustin Archange Touadéra, absents lors de la cérémonie, étaient représentés par plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de la justice et des droits humains.

 

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSCA, le général commandant adjoint de la mission onusienne, et le colonel commandant la zone France Nord-Ouest ont également assisté à l’inauguration, aux côtés de la préfète de l’Ombella-M’Poko et du maire de Bouar.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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