jeudi, juin 18, 2026
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une chasse aux réseaux sociaux est lancée, Touadera menace : ‘Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit’….

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une chasse aux réseaux sociaux est lancée, Touadera menace : ‘Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit’….

 

Centrafrique.org/pour-faustin-touadera-president-de-la-republique-centrafricaine-la-guerre-et-la-violence-ne-sont-pas-un-destin-inevitable/faustin-archange-touadera-Centrafrique-discours-janvier-2019-6/” rel=”attachment wp-att-32035″ data-wpel-link=”internal”>une chasse aux réseaux sociaux est lancée, Touadera menace : ‘Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit’….
Touadera en plein discours

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans son discours du 30 mars 2025, Faustin Archange Touadéra, président de la République Centrafricaine, a glissé une phrase qui sonne comme un coup de semonce : “Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit”. Prononcée au milieu d’une célébration d’anniversaire pompeuse, cette déclaration n’a rien de calme. Derrière son apparente banalité juridique, elle pue la menace, une mise en garde à peine déguisée contre ceux qui osent s’exprimer librement en sur les réseaux sociaux. Touadéra, qui se présente comme le garant d’une démocratie renaissante, révèle ici son vrai visage :ROUT

 

Une phrase qui ne passe pas inaperçue

 

Ne nous y trompons pas : cette phrase n’est pas une réflexion normale sur la régulation d’Internet. Dans un pays comme la RCA, où la parole publique est déjà sous haute surveillance, dire que “les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit”, n’est pas une leçon de civisme. C’est un avertissement. Touadéra ne parle pas de cybercriminalité ou de désinformation au sens large ; il vise ceux qui critiquent, qui dénoncent, qui osent dire sur Facebook, Twitter ou WhatsApp ce qu’ils n’osent pas crier dans la rue. Et dans un régime où le pouvoir se crispe à chaque vague de mécontentement, cette sortie n’a rien de rassurant.

 

Pourquoi maintenant ? Pourquoi insérer cette pique dans un discours censé célébrer quatre ans de mandat ? Parce que Touadéra sait que les réseaux sociaux sont devenus le dernier bastion où les Centrafricains peuvent murmurer leur ras-le-bol sans risquer une descente des forces de l’ordre,  du moins, jusqu’à présent. Cette phrase n’est pas une coïncidence ; c’est une réponse à une grogne qu’il ne contrôle pas encore totalement.

 

Une liberté sous surveillance

 

Touadéra complète son propos en rappelant que “la liberté d’expression, garantie par la Constitution, n’est pas absolue”. Voilà qui donne le ton. En liant les réseaux sociaux à cette mise en garde, il dessine une ligne rouge : exprimez-vous, mais pas trop fort, pas trop loin. Dans un pays où la “sûreté intérieure de l’État” est invoquée dès que le pouvoir se sent menacé, cette déclaration sonne comme une promesse de répression déguisée. Les réseaux sociaux ne sont pas un “espace de non-droit” ? Traduction : ils ne le seront plus, si Touadéra a son mot à dire.

 

Et soyons clairs : il n’a pas besoin de lois flambant neuves pour agir. En RCA, le flou juridique et les interprétations élastiques de la sécurité nationale suffisent pour faire taire une voix gênante. Un post critique sur X, une caricature partagée sur WhatsApp, et hop, vous voilà accusé de troubler l’ordre public. Cette phrase n’annonce pas une régulation ; elle prépare le terrain pour une chasse aux sorcières numérique, sous couvert de “responsabilité”.

 

Une menace qui trahit la peur

 

Pourquoi Touadéra s’en prend-il aux réseaux sociaux ? Parce qu’il a peur. Peur de ce qu’il ne peut pas museler aussi facilement que les médias traditionnels ou les rassemblements physiques. Sur ces plateformes, les Centrafricains parlent, s’organisent, rient de lui,  et ça, il ne le supporte pas. Dire que les réseaux sociaux “ne sont pas un espace de non-droit” n’est pas une leçon de droit ; c’est un cri de frustration d’un président qui sent que le contrôle lui échappe. À neuf mois des élections, chaque commentaire, chaque mème, chaque vidéo virale est une épine dans son pied. Et il veut que ça cesse.

 

Cette menace voilée n’est pas qu’une posture. Elle trahit une obsession : étouffer les voix qu’il ne peut acheter ou intimider. Quand il dit que *“les menaces visibles ou dissimulées sont inacceptables”* juste avant cette phrase, il ne parle pas seulement des groupes armés ou de l’opposition. Il parle de vous, de moi, de tous ceux qui tapent sur un clavier ce qu’ils pensent de son règne. Et ça, c’est révélateur d’un homme qui préfère le silence à la critique.

 

Une démocratie en otage

 

Touadéra aime vanter la “jeune démocratie” centrafricaine, mais cette déclaration montre à quel point elle est fragile – et à quel point il veut la tenir en laisse. Les réseaux sociaux, partout dans le monde, ont donné aux citoyens un pouvoir que les autocrates détestent : celui de parler sans filtre. En RCA, où la presse est souvent sous pression et les rassemblements risqués, ces plateformes sont une soupape. En les pointant du doigt, Touadéra ne défend pas l’ordre ; il attaque la liberté. Et s’il insiste pour dire qu’elles ne sont pas un “espace de non-droit”, c’est qu’il rêve d’en faire un espace sous son droit à lui.

 

Alors, oui, cette phrase est une menace voilée. Une menace contre la liberté d’expression, contre le peu d’air que les Centrafricains ont encore pour respirer leurs vérités. Touadéra ne veut pas d’un débat ; il veut une obéissance. Et si les réseaux sociaux deviennent son prochain champ de bataille, c’est toute la façade de sa “démocratie” qui s’effrite. Parce qu’un président qui tremble devant un tweet n’a rien d’un démocrate – il a juste peur de perdre la main….

 

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Centrafrique : un gouvernement mendiant qui joue au feu avec le FMI, désormais très menaçant envers le régime

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Centrafrique : un gouvernement mendiant qui joue au feu avec le FMI qui menace désormais ouvertement

 

Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Centrafrique : un gouvernement mendiant qui joue au feu avec le FMI qui menace désormais ouvertement” width=”450″ height=”345″ />
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain semble s’entêter dans une posture aussi paradoxale que suicidaire. D’un côté, il tend la main à tous les vents, quémandant l’aide internationale pour maintenir à flot une économie exsangue et des finances publiques au bord du chaos. De l’autre, il fait la fine bouche face aux bailleurs de fonds, rechignant à appliquer les réformes exigées, au risque de voir à nouveau planer le spectre d’une suspension des appuis budgétaires. Cette attitude, qui frise l’arrogance pour un État aussi dépendant, expose une fois de plus le pays à l’abîme.

 

Le Fonds monétaire international (FMI), après sa dernière mission à Bangui fin mars 2025, a tiré la sonnette d’alarme. Les conclusions préliminaires sont accablantes : malgré quelques progrès, notamment en matière de sécurité, les finances publiques restent sous tension, minées par une faiblesse chronique des recettes intérieures. Cette situation n’est pas nouvelle. En 2021, les partenaires au développement avaient déjà gelé leurs financements pour les mêmes raisons. Aujourd’hui, alors que l’aide globale reste désespérément insuffisante,  à peine 2 % du PIB contre 5 % avant la crise, le gouvernement persiste dans une gestion opaque et inefficace, incapable de combler ses besoins de financement.

 

Le secteur des carburants explique parfaitement cette gabegie. Les recettes fiscales liées aux produits pétroliers ont chuté de 24 milliards de Fcfa à 17 milliards en trois ans, tandis que les prix à la pompe, maintenus 40 % au-dessus des niveaux mondiaux, écrasent les ménages et asphyxient l’économie. Le monopole d’importation accordé à une société privée camerounaise, loin de rationaliser le marché, semble surtout entretenir une opacité profitable à quelques-uns, au détriment de la population. Face à cela, le FMI exige une réforme en profondeur : audit des coûts, levée du monopole, baisse des prix. Mais le gouvernement tergiverse, préférant des mesurettes comme la promesse d’une vérification des structures de prix, sans calendrier clair ni volonté réelle.

 

Cette inertie est d’autant plus absurde que des opportunités s’est présentée au début de cette année. L’annonce d’une subvention russe de 30 000 tonnes de carburant pourrait normalement soulager les finances de l’État et les citoyens centrafricains. Mais sans une refonte sérieuse, cet apport risque de n’être qu’un pansement sur une plaie béante. Pendant ce temps, les États-Unis, chef de file des bailleurs, ont partiellement suspendu leur aide, aggravant une situation déjà critique. Le FMI appelle à des « arbitrages difficiles » pour le budget 2025, mais qui peut croire qu’un gouvernement aussi hésitant saura trancher dans le vif ?

 

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Une croissance timide de 1,8 % en 2024, portée par des secteurs comme les télécoms ou la foresterie, masque mal les fragilités structurelles. Les perspectives pour 2025, avec une prévision de 2,9 %, restent suspendues à des risques majeurs : suspension accrue de l’aide, pressions électorales, crise énergétique persistante. Le gouvernement se gargarise de petites avancées :  numérisation fiscale, télépaiement, mais ces mesurettes ne suffisent pas à masquer son incapacité à redresser la barre.

 

En un mot, la Centrafrique est dirigée par un pouvoir qui mendie sans vergogne tout en défiant ceux qui le maintiennent en vie. Cette posture, entre orgueil mal placé et incompétence, précipite le pays vers un nouvel isolement financier. Les citoyens, eux, paient le prix fort : des carburants hors de prix, une économie en berne et un avenir incertain. Jusqu’à quand ce jeu dangereux durera-t-il ?

 

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Moungoumba : Un test de recrutement des agents du recensement général de la population vire au chaos

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Moungoumba : Un test de recrutement des agents du recensement général de la population vire au chaos

 

Moungoumba : Un test de recrutement des agents du recensement général de la population vire au chaos
Lycée de Moungoumba, dans la préfectur de la Lobaye. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 5 avril 2025, un test de recrutement d’agents recenseurs pour le RGPH-4, organisé à Moungoumba  dans la Lobaye, a tourné au désordre, entre irrégularités la veille et candidats improbables, questionnant la crédibilité du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.

 

En effet, le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, via l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), a conduit, le samedi 5 avril 2025,  un test de recrutement d’agents recenseurs à Moungoumba, ville frontalière de la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine, près du Congo-Brazzaville. Ce test, dans le cadre du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), visait à sélectionner 54 agents,  des “agents tablettes” chargés de collecter des données numériques. Mais ce qui devait être une opération de routine s’est transformé en un véritable fiasco avec des zones d’ombre et des choix déroutants.

 

Tout a mal commencé dès la nuit précédente. Entre le vendredi 4 et le samedi 5 avril, des agents de l’ICASEES, responsables de l’organisation, ont été aperçus dans une buvette du centre de Moungoumba,接受alcool et argent offerts par des candidats. Pourquoi ces “cadeaux” ? Pour peser sur la liste des candidats retenus ? Pour accéder aux sujets d’examen avant l’heure ? Ou pour une tout autre raison ? Personne ne le sait, mais cette scène, observée à la veille du test, a immédiatement entaché la confiance de certains candidats dans le processus.

 

Le jour même du teste, au Lycée de Moungoumba, les épreuves se sont déroulées selon un programme affiché sur une feuille collée au mur  du lycée : de 10h à 11h pour le français, puis de 11h30 à 13h30 pour les mathématiques. Sur la centaine de dossiers déposés, les candidats présents ont surpris par leur diversité. Parmi eux, une trentaine de policiers, gendarmes, agents de la mairie de Moungoumba, Professeurs, Maîtres d’école,  tous en poste, ont passé le test aux côtés des autres candidats. Leur participation, confirmée sur place, a laissé perplexe. Que viennent faire des fonctionnaires déjà employés dans un recrutement d’agents recenseurs temporaires ? Est-ce autorisé par les règles du RGPH-4 ? Si oui, pourquoi le grand public n’en a-t-il pas été informé ? Si non, qui a validé leur candidature ?

 

Ce mélange de profils interroge. Avec une centaine de postulants pour seulement 54 places, on peine à croire à une pénurie de candidats justifiant une telle ouverture. Certains y voient une manœuvre pour caser des proches ou des alliés, profitant d’un manque de clarté. D’autres se demandent si l’ICASEES, sous la tutelle du ministère, a improvisé face à une organisation défaillante. Les copies, une fois ramassées, ont été envoyées à Bangui pour correction, avec une promesse de résultats ultérieurs suivis d’une formation sur les tablettes, selon les propos des agents du ministère. Mais ce calendrier flou, ajouté à la présence de ces candidats atypiques, ne rassure personne. Qui évalue les épreuves ? Quels critères prévalent ? Et comment expliquer que des agents publics puissent cumuler ces fonctions ? En plus de cela, on vient d’apprendre que la correction du teste est faite sur place à Moungoumba, et la quasi-totalité des fonctionnaires de l’État est admise. Oui! Ils sont tous admis.

Moungoumba : Un test de recrutement des agents du recensement général de la population vire au chaos
Entrée principale de lycée de Moungoumba en République centrafricaine.

 

Cependant, le silence des partenaires, comme le PNUD, censés garantir la régularité du processus, aggrave le malaise. Leur absence de réaction donne l’impression que l’ICASEES agit sans garde-fous, livré à lui-même dans une opération pourtant capitale pour les données démographiques du pays. Ce n’est pas qu’à Mungumba que des questions se posent : des bruits courent sur des anomalies similaires ailleurs, sans preuve pour l’instant. Ce qui est certain, c’est que le RGPH-4, quatrième recensement national, mérite mieux que ce désordre. Les textes officiels permettent-ils à des policiers, gendarmes ou employés municipaux de postuler ? Si oui, où est l’annonce claire ? Si non, qui est responsable de ce laisser-aller ?

 

À Moungoumba, la population attend des réponses. Les résultats, quand ils tomberont, seront examinés avec suspicion. Si des fonctionnaires figurent parmi les retenus, le ministère et l’ICASEES devront justifier leurs choix. Sinon, ils auront du mal à dissiper ce parfum d’amateurisme. À l’heure où la République centrafricaine prépare ses échéances électorales, ce genre de raté n’inspire qu’une chose : la défiance….

 

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Centrafrique : comment le gouvernement centrafricain laisse la population dans la poussière de la pauvreté absolue

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comment le gouvernement centrafricain laisse la population dans la poussière de la pauvreté absolue

 

Centrafrique.org/bangui-a-genoux-la-tragedie-silencieuse-des-enfants-de-la-rue/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-marabena-devant-la-station-tradex%f0%9f%98%a5%f0%9f%98%ad%f0%9f%87%a8%f0%9f%87%ab/” rel=”attachment wp-att-86221″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫-337×450.jpg” alt=”Pauvreté” width=”337″ height=”450″ />
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique s’enfonce de plus en plus dans la pauvreté absolue, et ses habitants galèrent à un rythme incroyable qui frôle le génocide.

 

À écouter Didace Sabone dans l’émission économique de la radio Ndéké-Luka du samedi dernier, le verdict est sans appel : la pauvreté s’étend comme une traînée de poudre, et le gouvernement, les bras ballants, regarde le pays sombrer dans la fange. Avec un PIB qui fait pitié – l’un des plus chétifs au monde, à peine 2,6 % de celui des voisins de la CEMAC –, les Centrafricains subsistent dans une misère qui ne fait que s’épaissir. Et pendant ce temps, le pouvoir s’enlise dans des choix qui écrasent un peu plus ceux qu’il devrait relever.

 

En effet, regardez seulement les chiffres : un budget famélique de 345 milliards de francs CFA pour 2025, à peine de quoi tenir la baraque debout, et encore, la moitié part en fumée pour rembourser une dette qui étrangle. La production ? Un désastre. “On ne fabrique presque rien”, déplore Didace Sabone, la voix teintée d’une lassitude lucide. Les champs sont à l’abandon, les usines inexistantes, et le pays importe jusqu’à son dernier grain de riz. Résultat : un pouvoir d’achat réduit à peau de chagrin, des familles qui raclent les fonds de tiroir pour manger, et une pauvreté extrême qui gagne du terrain comme une marée noire.

 

Et que fait le gouvernement pour enrayer cette dégringolade ? Pas grand-chose, si ce n’est alourdir la note. Prenez la hausse délirante des prix des hydrocarbures : un coup de bambou qui a mis les centrafricains à terre et les entreprises au tapis. Les transporteurs garent leurs camions, les artisans ferment boutique, et les emplois s’évanouissent. “Ça accélère l’inflation et réduit encore ce que les gens peuvent acheter”, souligne Didace Sabone, cinglant un pouvoir qui préfère taxer à tout va plutôt que relancer la machine. Les routes délabrées, l’énergie qui manque, les infrastructures qui s’effritent : tout ça, c’est le legs d’un État qui a déserté ses devoirs.

 

Le pire, c’est que des solutions existent, mais elles dorment dans les tiroirs. “Il faut remettre l’agriculture au centre, pousser l’élevage, réveiller l’entrepreneuriat”, clame Sabone, presque suppliant. Plus de 60 % des Centrafricains vivent de la terre, et pourtant, elle reste en jachère, oubliée par un gouvernement qui préfère mendier l’aide du FMI ou de la BAD plutôt que de retrousser ses manches. Les richesses minières ? Mal gérées, elles filent entre les doigts, loin des caisses publiques. Pendant ce temps, le peuple croupit, abandonné à son sort, tandis que les puissants empilent des budgets qui ne servent qu’à boucher les trous.

 

La pauvreté galope, et elle n’épargne personne. Les salaires ne suivent plus, les prix grimpent, et les Centrafricains, laissés dans la poussière, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ce n’est pas une fatalité, c’est une faillite : celle d’un gouvernement qui a tourné le dos à son peuple….

 

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Le Compte Twitter de Touadéra, Piloté par Wagner, Célèbre le 30 mars avec une arrogance

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Le Compte Twitter de Touadéra, Piloté par Wagner, Célèbre le 30 mars avec une arrogance

 

Centrafrique.org/centrafrique-faustin-archange-touadera-en-route-pour-un-troisieme-mandat/sani-yalo/” rel=”attachment wp-att-88789″ data-wpel-link=”internal”>Le Compte Twitter de Touadéra, Piloté par Wagner, Célèbre le 30 mars avec une arrogance
De gauche à droite : Sani Yalo et Faustin Archange Touadera tenant le chèque en carton de 15 000 000 FCFA donné par le premier au dernier pour la caution de sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 30 mars 2025, alors que Bangui subit des inondations dévastatrices, le compte Twitter de Faustin-Archange Touadéra, géré par le groupe Wagner depuis la Russie, publie un message célébrant une fête fastueuse, ignorant la souffrance d’un peuple en détresse.

 

Ce tweet, d’une insouciance glaçante, se lit comme suit : “Le 30 mars, un stade plein à craquer a témoigné du soutien indéfectible du peuple centrafricain. Match de football, prières et célébrations ont marqué cette journée historique. Je reste pour la paix et le développement !”

 

Ce jour-là, le stade ” 20 000 places” était le lieu d’une célébration fastueuse pour le neuvième anniversaire de l’accession au pouvoir de Touadéra. Entre prières, match de football et festivités, le président et ses partisans ont marqué l’occasion avec une pompe ostentatoire. À cette occasion, un chèque symbolique a même été remis par le parrain de mafieux Sani Yalo à Touadéra pour financer sa caution à l’élection présidentielle de 2025, une élection qui marquerait le début de son troisième mandat. Ce geste intervient après une modification controversée de la Constitution, qui non seulement permet à Touadéra de se maintenir au pouvoir indéfiniment, mais prolonge également la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Si ce plan se concrétise, Touadéra pourrait régner pendant plus de 28 ans, un règne qui s’apparente à une monarchie déguisée sous les oripeaux d’une démocratie.

 

Mais pendant que le président et ses partisans dansaient, buvaient du vin et du whisky, et faisaient la fête au son de la musique, une tout autre réalité frappait le peuple centrafricain. Ce même 30 mars, Bangui était sous des pluies torrentielles, un déluge que beaucoup ont interprété comme un signe divin, une mise en garde contre un régime comme maudit. Les inondations ont ravagé des quartiers entiers, détruisant, selon les chiffres de la Croix-Rouge centrafricaine, près de 500 habitations et laissant plus de 1 000 familles,  soit des milliers de personnes,  dans des conditions de vie dramatiques. Des maisons emportées, des familles déplacées, des vies brisées : voilà le tableau que Touadéra et son entourage ont choisi d’ignorer pour célébrer leur pouvoir.

 

Ce contraste entre la fête au stade et la détresse dans les quartiers inondés est plus qu’un simple faux pas. Il expose une indifférence criante, une absence totale d’empathie de la part d’un régime qui semble plus préoccupé par sa pérennité que par le bien-être de son peuple. Le tweet, publié sans la moindre mention des inondations ou de la souffrance des Centrafricains, agit comme une gifle pour une population déjà éprouvée par des années de crises politiques, économiques et humanitaires. Il montre un président qui, loin de se confronter aux défis de son pays, préfère se complaire dans une mise en scène de son pouvoir, entouré de partisans prêts à financer sa campagne pour un troisième mandat.

 

Cette célébration, dans un contexte de catastrophe naturelle, n’est pas seulement un manque de tact : elle est une insulte à la mémoire collective d’un peuple qui lutte pour sa survie. Les pluies diluviennes de ce 30 mars, perçues par beaucoup comme un avertissement divin, rappellent les récits bibliques où la pluie est un symbole de jugement ou de purification. Mais Touadéra et son régime, aveuglés par leur quête de pouvoir, n’ont pas su lire ce signe. Ils ont préféré festoyer, ignorant les cris de détresse de leur peuple et les leçons de l’histoire.

 

Il est impératif que la communauté internationale et les Centrafricains eux-mêmes tiennent ce régime responsable de son mépris….

 

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À Ouadda-Maïkaga, les soldats FACA contrôlent tout : Taxes, marchés, douanes

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À Ouadda-Maïkaga, les soldats FACA contrôlent tout : Taxes, marchés, douanes  

 

Centrafrique.org/rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>À Ouadda-Maïkaga, les soldats FACA contrôlent tout : Taxes, marchés, douanes
Les soldats FACA à Ngakobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto, à 204 km de Bria, les soldats FACA ont pris les commandes, bloquant l’installation des douanes officielles et gérant taxes, marchés et sécurité, une emprise totale justifiée par l’absence de primes Globales d’Alimentation pour vivre.

 

Dans cette localité reculée de la préfecture de la Haute-Kotto, les soldats FACA ne se contentent pas d’assurer la sécurité. Ils cumulent les casquettes : soldats, policiers, gendarmes, douaniers, et même agents municipaux. Sur le marché local, ce sont eux qui distribuent des tickets aux commerçants pour collecter des paiements. Cette mainmise sur toutes les activités lucratives est, selon eux, une question de survie. Privés de primes globales d’alimentation (PGA) depuis des mois, ces soldats dépendent des taxes qu’ils prélèvent directement auprès des habitants, des barrières qu’ils installent, ou encore des recettes douanières qu’ils détournent à leur profit.

 

La situation touche également les éleveurs. Normalement, la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) est chargée de collecter les taxes auprès de ses membres. Mais à Ouadda-Maïkaga, les soldats FACA s’en mêlent, exigeant 25 000 francs CFA par éleveur et délivrant des reçus en leur propre nom. Ils vont même jusqu’à remplir des fonctions administratives qui relèvent théoriquement des sous-préfets ou des maires, s’imposant comme les véritables autorités locales.

 

Ce phénomène trouve ses racines dans une réalité bien connue à Bangui : l’injonction informelle faite aux soldats de « se débrouiller », souvent résumée par la référence à l’article fictif « D15 ». Face à l’absence de moyens et de soutien logistique, ces militaires se tournent vers la population pour subvenir à leurs besoins. À Ouadda-Maïkaga, cette débrouillardise se traduit par un contrôle total des ressources, au détriment des services officiels et des habitants.

 

Pour les autorités, cette situation pose un défi de taille. Comment rétablir l’ordre et la légitimité des institutions dans des zones où les soldats, laissés à eux-mêmes, dictent leurs propres règles ? À Ouadda-Maïkaga, la réponse reste en suspens, tandis que les FACA continuent de faire la loi, faute d’alternative viable….

 

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À Bossangoa, une école braille pour redonner espoir aux aveugles

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À Bossangoa, une école braille pour redonner espoir aux aveugles

 

À Bossangoa, une école braille pour redonner espoir aux aveugles
Mairie de Bossangoa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En République centrafricaine, à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, l’ouverture d’une école enseignant le braille marque un tournant pour les nombreuses personnes aveugles, souvent victimes d’une pêche toxique aux conséquences dramatiques. Un projet porteur d’espoir pour une communauté durement touchée.

 

Une réponse à un fléau local

 

À Bossangoa, la vie de beaucoup d’habitants a basculé à cause d’une pratique de pêche aussi ancienne que dangereuse. Certains pêcheurs utilisent des mélanges toxiques, fabriqués à partir de feuilles et de fruits sauvages récoltés en forêt, pour capturer du poisson. Ces substances, déversées dans les rivières, tuent les poissons en quelques instants, mais laissent des traces dans leur chair. Consommés par la population, ces poissons provoquent des troubles graves, dont la perte de la vue. Aujourd’hui, le nombre élevé de personnes aveugles dans cette région témoigne de l’ampleur du problème.

 

Devant cette réalité, la récente inauguration d’une école dédiée à l’apprentissage du braille apparaît comme une bouffée d’air frais. Depuis la rentrée scolaire 2024-2025, un centre d’alphabétisation et de formation Ambraille a ouvert ses portes à Bossangoa, plus précisément au sein de l’école fondamentale de Boro. Ce centre accueille dix-huit élèves, dont douze aveugles et six malvoyants. Ce projet ne se contente pas de répondre à une urgence : il offre une nouvelle perspective à ceux dont la vie a été bouleversée par ces pratiques.

 

Redonner une voix aux malvoyants

 

L’école de braille, implantée au cœur de Bossangoa, est bien plus qu’un simple bâtiment. Elle propose aux personnes aveugles et malvoyantes des cours adaptés pour apprendre à lire et écrire grâce à ce système tactile. Pour beaucoup, c’est une porte ouverte vers l’autonomie, l’éducation et, à terme, une possible réinsertion dans la vie active. Les premiers bénéficiaires, souvent des adultes ayant perdu la vue après des années de consommation de poissons contaminés, décrivent cette initiative comme une seconde chance.

 

Les enseignants, formés pour accompagner ces élèves aux parcours particuliers, insistent sur l’importance de ce projet. Freddy Gylne-Bangadibo, chargé des cours au centre Ambraille, met en avant les défis liés à l’apprentissage du braille et à l’utilisation des supports numériques adaptés. « Ces personnes ont été privées de beaucoup de choses, explique-t-il. Leur donner accès au braille, c’est leur rendre une part de dignité et de liberté ». Pour les familles, cette école représente aussi un soulagement, après des années à voir leurs proches isolés par leur handicap. Péren Feikoumon, devenu accompagnateur après avoir perdu la vue à 21 ans, témoigne : « Cette formation, c’est une seconde chance pour moi. »

 

Un fléau aux racines profondes

 

Derrière cette avancée, le problème de la pêche toxique reste bien présent. Si son usage a diminué grâce à des campagnes d’information menées, certains pêcheurs continuent d’y recourir, faute d’alternatives viables. Les autorités locales reconnaissent que la sensibilisation a porté ses fruits : les cas de nouveaux aveugles liés à cette pratique sont moins fréquents. Mais les séquelles, elles, perdurent. Les toxines ingérées au fil du temps ont laissé des traces indélébiles, et les malvoyants de Bossangoa en sont les témoins vivants.

 

Cette situation n’est pas propre à la République centrafricaine. En République démocratique du Congo, dans des régions comme le Maniema, des pratiques similaires ont aussi causé des dégâts humains et environnementaux. À Bossangoa, cependant, l’accent est désormais mis sur la reconstruction des vies brisées.

 

Un projet à amplifier

 

L’ouverture de cette école à Bossangoa n’est qu’un début. Les responsables locaux appellent à un soutien plus large, notamment de la part d’organisations internationales. « Avec plus de moyens, on pourrait former davantage d’enseignants, accueillir plus d’élèves et même proposer des activités professionnelles adaptées », souligne un membre de l’équipe éducative. Le directeur des études du centre Ambraille, Joseph Mehanendi, va plus loin : il ambitionne d’ouvrir à terme une école spéciale à l’échelle régionale, regroupant l’ensemble des enfants et adultes vivant avec un handicap visuel. L’idée est de faire de ce lieu un modèle, capable d’inspirer d’autres régions confrontées à des défis similaires.

 

Pour les habitants, l’arrivée du braille est une lueur d’espoir dans un quotidien marqué par les difficultés. Les témoignages convergent : cette école change des vies. Une mère de famille, dont le fils a perdu la vue il y a cinq ans, confie : « Il commence à lire avec ses doigts. Pour moi, c’est un miracle ». Cependant, le centre fait face à des conditions de travail précaires. Les infrastructures sont encore en phase d’adaptation, et le matériel pédagogique reste limité. Freddy Gylne-Bangadibo souligne la nécessité d’enlever progressivement ces barrières pour faciliter l’intégration des apprenants.

 

Vers un avenir plus inclusif

 

Si l’école de braille de Bossangoa est une avancée majeure, elle ne résout pas tout. Éradiquer complètement la pêche toxique reste une priorité pour éviter que d’autres habitants ne rejoignent les rangs des malvoyants. Mais en attendant, ce projet offre à Bossangoa un outil précieux pour panser ses plaies. Ce centre représente un premier pas vers l’autonomisation et l’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans la région. Les difficultés actuelles stimulent les acteurs locaux à renforcer les capacités et à améliorer progressivement les conditions d’enseignement. En redonnant une place à ceux que la société avait laissés de côté, il trace la voie d’un avenir où chacun peut trouver sa place, malgré les épreuves….

 

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Un plan contre la malnutrition ? Une véritable illusion d’un régime qui creuse la misère du peuple centrafricain

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Un plan contre la malnutrition ? Une véritable illusion d’un régime qui creuse la misère du peuple centrafricain

 

Un plan contre la malnutrition ? Une véritable illusion d’un régime qui creuse la misère du peuple centrafricain
malnutrition-infantile à l’hôpital pediatrique de bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un pays où la pauvreté et la faim rongent chaque jour un peu plus le quotidien des citoyens, le gouvernement a dévoilé un énième projet censé marquer “une étape décisive dans la lutte contre la malnutrition”. Selon les autorités, ce plan “devrait contribuer à renforcer la résilience des communautés face aux défis nutritionnels”. Des promesses ronflantes, presque héroïques, qui sonnent comme une provocation face à la réalité d’un peuple laissé à l’abandon.

 

Soyons sérieux : de quelle “résilience” parle-t-on ? Celle des familles qui fouillent les poubelles de la Minusca au PK26 ou à Obo pour manger ? Celle des enfants qui grandissent le ventre vide faute de programmes alimentaires dignes de ce nom ? Pendant que la misère s’installe durablement dans les différents foyers centrafricains, ce régime des

cleptomanes préfère les discours aux actes, brandissant des projets aussi vagues qu’illusoires pour cacher son impuissance. La malnutrition, ce fléau que le gouvernement prétend combattre, n’est pas un accident : elle est le fruit d’années de gestion chaotique , d’un système qui privilégie l’apparence à l’efficacité.

Un Centrafricain sur trois meurt de faim : le cri d'alarme de l'opposition centrafricaine
Les Banguissois qui se cherchent pour survivre sur la dechetterie de la-MINUSC au PK26 de Bangui

 

Et que dire du ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, dont les déclarations frôlent le ridicule ? Lors de son intervention la semaine dernière, il a vanté ce plan comme une réponse “structurée et ambitieuse” aux problèmes nutritionnels, promettant monts et merveilles à une population qui n’y croit plus. “Nous sommes déterminés à redonner espoir”, a-t-il affirmé, sans rougir, alors que les centres de santé manquent de tout et que les aides alimentaires promises s’évaporent dans la mafia de la bureaucratie. Redonner espoir ? Peut-être commencerait-il par garantir un repas par jour aux plus démunis, plutôt que de parader avec des annonces qui ne trompent personne.

 

Ce gouvernement, englué dans son autosatisfaction, ne fait que creuser le fossé entre ses belles paroles et la détresse qu’il engendre. Loin de lutter contre la malnutrition, il excelle dans l’art de la diversion, abandonnant derrière lui une société exsangue où la “résilience” n’est qu’un slogan vidé de substance. Quant au ministre, ses promesses sonnent comme une insulte à ceux qui, chaque jour, subissent les conséquences d’un régime en faillite….

 

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Bayanga : la pêche traditionnelle au barrage dans le viseur des autorités forestières

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Bayanga : la pêche traditionnelle au barrage dans le viseur des autorités forestières

 

Centrafrique.org/la-peche-au-barrage/” data-wpel-link=”internal”>Bayanga : la pêche traditionnelle au barrage dans le viseur des autorités forestières
La pêche au barrage

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bayanga, les filets des pêcheurs traditionnels capturent plus que du poisson : ils piègent aussi l’avenir des rivières. Les autorités forestières dénoncent ces méthodes et prônent des alternatives, au risque de bouleverser la vie des riverains.

 

En effet, depuis des années, la pêche au barrage ou au battage représente une source de vie pour beaucoup de familles vivant près des rivières à Bayanga, au sud-ouest de la République centrafricaine. Cette technique ancienne, efficace pour nourrir les communautés locales, inquiète pourtant aujourd’hui par ses effets sur la nature. Thiburce Gologonda, chef de cantonnement forestier de Bayanga, explique que cette pratique, bien qu’enracinée dans les habitudes, nuit à l’environnement et va contre le code forestier centrafricain.

 

Interrogé par  la rédaction du CNC à Bayanga, Thiburce Gologonda insiste pour alerter la population sur les dangers de cette méthode. « La pêche au barrage abîme profondément les écosystèmes aquatiques », dit-il. En bloquant les cours d’eau avec des barrages artisanaux ou en battant l’eau pour pousser les poissons vers les filets, cette pêche ramasse tout sur son passage. Poissons trop jeunes, espèces protégées et autres formes de vie aquatique finissent pris, ce qui met en péril le renouvellement des poissons et la richesse naturelle des rivières.

 

Le chef de cantonnement forestier invite les habitants à choisir des moyens plus respectueux de la nature. « Il y a des façons de pêcher qui permettent de vivre sans détruire nos ressources », affirme-t-il. Il parle de filets avec des mailles adaptées pour laisser partir les petits poissons ou de techniques précises, moins agressives pour les rivières.

 

Même si cette interdiction cherche à protéger l’environnement, elle rend la vie plus dure pour les familles qui comptent sur la pêche. Thiburce Gologonda comprend cette difficulté et demande aux autorités et aux partenaires d’aider les pêcheurs avec des formations et des solutions nouvelles. « Il faut trouver un moyen de préserver notre nature tout en répondant aux besoins des gens », conclut-il.

 

À Bayanga, la discussion reste vive. Entre les habitudes anciennes, la nécessité de manger et l’urgence de protéger la nature, passer à des méthodes plus durables semble compliqué mais nécessaire pour assurer un avenir aux générations à venir….

 

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Centrafrique : Arrestation de deux soldats FACA au Tchad

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Centrafrique : Arrestation de deux soldats FACA au Tchad

 

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Arrestation de deux soldats FACA au Tchad
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Deux caporaux des forces armées centrafricaines (FACA), ces prétendus “soldats” de l’armée nationale, se sont fait coffrer en flagrant délit au Tchad, dans la localité de Bitoye, en train de vendre de tramadol, avec  presque 40 plaquettes saisies. Arrêtés dimanche 6 avril 2025 vers 8h43, ils croupissent maintenant entre les mains des forces tchadiennes, en prison, pendant qu’une délégation centrafricaine  de Bang , notamment le commandant de brigade de la gendarmerie, un officier de la police et un adjudant-chef des FACA – a dû filer là-bas pour mendier leur libération. Voilà l’armée centrafricaine : une troupe de vendeurs de drogues minables, humiliée à l’étranger, sous les ordres d’un gouvernement de menteurs et d’un état-major en carton. Ce régime pourri salit le pays jusqu’au Tchad, et c’est une honte qui pue jusqu’au ciel.

 

Pendant ce temps, on nous serine avec les 30 000 jeunes recrutés dans l’armée, comme si c’était une médaille. Touadéra bombe le torse à Bangui, ses beaux discours pleins de vide, pendant que son ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, fanfaronne sur les ondes de la Radio Ndékè Luka : “L’armée monte en puissance, on forme les jeunes !”. Monter en puissance ? Pour vendre de la drogue et voler ? Quelle comédie abjecte ! Ces deux caporaux sont la preuve vivante que ce régime ne recrute pas des soldats, mais des desperados qu’il laisse crever de faim. Pas de primes globales d’alimentation, pas de moyens, rien,  alors ils dealent pour bouffer. C’est ça, l’avenir promis à la jeunesse centrafricaine ?

 

L’état-major, cette clique d’incapables, porte une responsabilité écrasante. Ils enrôlent des gamins par milliers, tapent du poing sur la table, mais où sont les ressources ? Où est le soutien ? Ces jeunes, livrés à eux-mêmes, se transforment en bandits parce que ce gouvernement de clowns ne leur donne rien pour survivre. Vendre du tramadol à la frontière tchadienne, c’est le résultat logique d’un régime qui préfère parader que payer ses troupes. Et ils osent parler de discipline, de patriotisme ? Ces FACA ne sont pas une armée, c’est une pépinière de criminels, et Touadéra en est le jardinier en chef.

 

Et tenez-vous bien, ces deux génies ont peut-être fui au Tchad pour écouler leur stock toxique parce qu’ici, en Centrafrique, le marché est verrouillé par les Mercenaires russes de Wagner ! Oui, les mercenaires de Touadéra contrôlent tout : drogues, alcool frelaté, ils bourrent les Centrafricains de saletés pendant que le président applaudit. Le tramadol ? Trop ringard pour Wagner, qui inonde le pays avec ses mixtures maison. Alors nos caporaux, malins comme des chèvres, se sont dit : “Allons dealer chez les voisins, là où les Russes ne nous piqueront pas la recette !” Pathétique, mais hilarant : une armée tellement minable qu’elle doit exporter ses petits trafics pour grappiller trois sous. Wagner drogue les nôtres, et nos soldats jouent les apprenants contrebandiers au Tchad – on dirait une comédie, si ce n’était pas aussi tragique.

 

Ce scandale n’est pas un accident, c’est une conséquence. Pendant que le président et ses sbires s’empiffrent à Bangui, leurs soldats galèrent, dealent, et ternissent ce qui reste d’honneur au pays. Le nord, déjà à l’agonie, devient une plaque tournante de la honte sous leurs ordres. Recruter 30 000 jeunes pour les laisser pourrir, c’est ça leur “montée en puissance” ? Non, c’est une descente en enfer orchestrée par des menteurs sans scrupules. Ces caporaux drogueurs sont le miroir d’un régime qui ne sait que salir – et le peuple, lui, paie l’addition de leur fiasco….

 

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panique générale à Bowaye : les mercenaires russes du groupe Wagner à la poursuite des fantômes rebelles de La CMSPR, et la population en fuite dans la foret

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panique générale à Bowaye : les Mercenaires russes du groupe Wagner à la poursuite des fantômes rebelles de La CMSPR, et la population en fuite dans la foret

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>panique générale à Bowaye : les mercenaires russes du groupe Wagner à la poursuite des fantômes rebelles de La CMSPR, et la population en fuite dans la foret
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’assaut des mercenaires de Wagner à Bowaye, débuté mercredi 2 avril 2025, a transformé ce village de l’Ouham en désert. Chassant des rebelles fantômes de La CMSPR, ils ont déclenché une fuite massive des habitants vers la brousse.

 

En effet, la peur et le chaos se sont de nouveau abattus sur Bowaye, un village de 12 000 habitants situé à 70 kilomètres de Bossangoa, sur l’axe Nana-Bakassa, au nord-ouest de la Centrafrique. Depuis mercredi 2 avril 2025, les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus, lourdement armés, semant la panique parmi la population. À bord de 42 motos, ces hommes ont envahi la localité, déterminés à traquer des rebelles de La Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), dirigé par le général Kema , chef d’État-major  qu’ils prétendent tapis dans les environs, dont ils affirment connaître les positions.

 

Dès que le grondement des moteurs de leurs 42 motos a retenti dans les environs, la terreur s’est emparée des habitants. À Bowaye, le simple bruit d’une moto suffit désormais à provoquer une débandade immédiate. Les villageois, traumatisés par les incursions répétées des mercenaires russes, ne prennent plus le temps de réfléchir : ils courent, abandonnent tout, et s’enfoncent dans la brousse pour échapper à ces hommes armés jusqu’aux dents. Depuis leur arrivée le 2 avril, ces mercenaires ont semé une panique indescriptible, traquant sans relâche des rebelles qu’ils prétendent cachés dans le village, notamment M. Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). Ils affirment connaître leurs positions, mais pour les habitants, ces rebelles ne sont que des fantômes, des prétextes à une violence sans fin.

 

Les mercenaires ont débarqué avec une détermination froide, leurs armes bien visibles sur leurs épaules, leurs regards menaçants. Ils ont commencé par harceler la population, hurlant des ordres, exigeant qu’on leur révèle où se trouvent ces rebelles de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR) , toujours insaisissables. Les villageois, désemparés, n’avaient aucune réponse à donner. “On ne sait rien, on ne les voit pas”, ont-ils répété, mais cela n’a pas suffi. Face à ce silence, les Russes ont redoublé d’agressivité. Ils se sont dispersés dans le village et au-delà, fouillant chaque maison, chaque recoin, pillant tout ce qui pouvait l’être. Les biens des habitants – provisions, vêtements, outils – ont été emportés sans scrupule, tandis que le chaos prenait le dessus.

 

Puis, ils ont poussé leur traque jusque dans la brousse, là où les habitants avaient cru trouver refuge. Le bruit des motos les a suivis, incessant, terrifiant. Les mercenaires ont rattrapé des cultivateurs, des hommes et des femmes qui n’avaient rien à voir avec les combats. Attachés contre les arbres, ils ont été battus sauvagement, leurs cris résonnant dans la forêt. “Où sont les rebelles ? Montrez-les-nous !”, demandaient les Russes, frappant encore et encore. Les paysans, le visage tuméfié, le corps brisé, répondaient entre deux gémissements : “On ne sait pas, ils ne sont pas ici”. Mais rien n’y faisait. Les mercenaires, convaincus que les rebelles se terraient quelque part, ont continué à fouiller, à frapper, à terroriser. Chaque buisson, chaque sentier a été passé au peigne fin, jusqu’à ce que la brousse elle-même devienne un piège pour ces criminels russes.

 

À Bowaye, plus personne ne reste. Les rues, autrefois animées par les rires des enfants et les discussions des anciens, sont silencieuses, hantées seulement par le souvenir de cette barbarie. Même le bétail a disparu, tué ou volé lors des pillages. Les habitants, épuisés par cette chasse impitoyable, ont fini par quitter la brousse, trop dangereuse, pour chercher refuge ailleurs. Depuis trois jours, beaucoup ont pris la route de Korakiri, un village situé à 20 kilomètres de Bowaye, et à 50 kilomètres de Bossangoa, espérant y échapper aux motos et aux armes des mercenaires russes. Mais là-bas aussi, le grondement des moteurs se fait entendre. Les mercenaires, infatigables, ont suivi, fouillant les forêts, pillant les maisons abandonnées, arrêtant quiconque croise leur chemin. À Korakiri, comme à Bowaye, le cycle de la peur recommence.

 

Ce n’est pas la première fois que Bowaye subit les assauts de Wagner. Rappelons que le lundi 10 mars 2025, ces mêmes mercenaires avaient déjà envahi le village, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa. Ce jour-là, ils avaient semé une terreur similaire, pillant, battant les habitants, tuant les animaux et poussant les 12 000 âmes d’alors à fuir dans la brousse. Les jeunes avaient été arrêtés et frappés, les maisons vidées de leurs biens, et la population abandonnée à son sort. Depuis, les incursions ne se comptent plus. Chaque semaine, Wagner revient, encore et encore, transformant Bowaye en cible permanente. Ce n’est pas une question d’une ou deux visites : c’est un harcèlement constant, une persécution qui ne laisse aucun répit. Les villageois, pris au piège, ne savent plus comment échapper à cette ombre qui plane sur eux….

 

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La destruction des trois résidences de la maire de Zemio expose l’effondrement de l’État et la montée de la haine dans la ville

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La destruction des trois résidences de la maire de Zemio expose l’effondrement de l’État et la montée de la haine dans la ville

 

Centrafrique.org/centrafrique-colere-et-stupefaction-des-habitants-de-zemio-contre-les-taxes-illegales-instaurees-par-le-maire-de-la-ville/madame-la-maire-de-zemio-rosalie-nawira/” rel=”attachment wp-att-58158″ data-wpel-link=”internal”>La destruction des trois résidences de la maire de Zemio expose l’effondrement de l’État et la montée de la haine dans la ville
Madame la maire de Zémio, Rosalie Nawira

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce jeudi 3 avril 2025, la destruction des trois résidences de madame la maire de Zemio par des miliciens Azandés et une foule déchaînée marque la fin de l’illusion d’un État centrafricain stable vantée par le gouvernement.

 

En effet, la ville de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a basculé dans une vaste violence aveugle. Trois habitations appartenant à la maire de la commune ont été saccagées, pillées et incendiées par des miliciens Azandé, soutenus par une foule de civils en colère. Cet acte, qui dépasse le simple vandalisme capricieux, dévoile l’échec retentissant du gouvernement centrafricain et de ses alliés, les mercenaires russes du groupe Wagner, à maintenir un semblant d’ordre. La maire, désormais sous escorte, est forcée de quitter la ville pour être relocalisée à Bangui, abandonnant une population livrée à elle-même et à la fureur des milices.

 

Il y’a lieu de noter que ces habitations détruites n’étaient pas de simples maisons. Elles incarnaient un lieu de vie et d’accueil, prisé même par des membres du gouvernement ou certains membres de délégations officielles venues de Bangui ou d’ailleurs qui y séjournaient pour leur confort et leur caractère soigné. La maire y possédait également trois motos, toutes volées dans le pillage, ainsi qu’une boutique attenante, elle aussi réduite en cendres. Mais la destruction ne s’arrête pas là. Lors d’une réunion tendue organisée jeudi 3 avril avec les mercenaires russes du groupe Wagner, les miliciens Azandés et une partie de la population ont proféré des menaces claires : dans les prochains jours, ils comptent s’attaquer à la mosquée centrale de Zémio et aux boutiques des musulmans et des autres communautés non Zandé. Une promesse de chaos qui résonne comme un ultimatum.

 

Rappelons le, l’élément déclencheur de cette flambée de violence ? L’arrestation le 2 avril d’un milicien Azandé, soupçonné de participer à l’assassinat des deux jeunes Peuls de 20 et 22 ans le 15 mars dernier, puis d’un casque bleu de la Minusca à 20 kilomètres de Zemio sur la route de Rafaï. Le milicien Azandé, nommé Balle, a été capturé par les mercenaires russes.

 

Rappelons que les mercenaires russes, présents dans la ville de Zemio depuis mai 2024, avaient formé et armé des centaines de miliciens Azandé à Obo pour reprendre des villes comme Mboki, Rafaï, Djéma et Zémio aux rebelles de l’UPC. Mais une fois ces objectifs atteints, les miliciens, loin de se ranger sous l’autorité de l’État, ont viré à la sauvagerie. Pourtant, le gouvernement, dans une tentative maladroite de masquer la vérité, avait clamé que ces hommes étaient intégrés à l’armée nationale. Les faits prouvent le contraire aujourd’hui : ils tuent, volent et sèment la terreur, au point que même leurs formateurs russes semblent dépassés.

 

Cependant, 24 heures après l’arrestation du milicien Balle, son transfèrement  vers Bangui par hélicoptère, le jeudi 3 avril dernier, a mis le feu aux poudres. La foule, massée à l’aérodrome pour empêcher son départ, a été repoussée par des tirs des mercenaires russes et des soldats FACA. Frustrée, elle s’est alors retournée contre les biens de la maire, perçue comme le dernier rempart de l’autorité étatique. Les trois habitations, la boutique, les motos : tout a été détruit dans une rage collective qui traduit un rejet total de l’État et de ses représentants.

 

Mais le plus inquiétant est ailleurs. Lors de la réunion de ce jeudi, la population et les miliciens Azandés ont été catégoriques : ils ne veulent plus voir ni les mercenaires russes de Wagner, ni les soldats FACA, ni les gendarmes, ni les policiers à Zémio. Une déclaration ferme, presque une déclaration d’indépendance, qui montre à quel point l’autorité centrale a perdu pied. Ces mêmes miliciens, appuyés par des civils, ne se contentent plus de défier l’État : ils veulent purger la ville de toute présence extérieure, qu’elle soit militaire, policière ou ethnique. Les menaces contre la mosquée et les commerces des musulmans annoncent une escalade vers une violence ciblée, aux relents communautaires.

 

La maire, elle, paie le prix de cette déroute. Seule figure à avoir tenté de maintenir un dialogue entre les Zandés, les musulmans et les autres communautés, elle est aujourd’hui abandonnée par un gouvernement incapable de la protéger.

 

Que dire du gouvernement centrafricain ? Englouti dans ses propres mensonges, il assiste, impuissant, à la désintégration de son autorité. Les miliciens Azandés, qu’il présente comme des soldats, agissent en criminels, pillant et menaçant la coexistence fragile des communautés. Les mercenaires russes de Wagner, censés être des alliés, ont créé un monstre qu’ils ne maîtrisent plus. Quant à Zémio, la ville sombre dans une anarchie où la haine prend le pas sur la raison….

 

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À Amdafock,  les enfants sont morts à cause de l’eau

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À Amdafock,  les enfants sont morts à cause de l’eau

 

Centrafrique.org/de-grimari-a-yalinga-en-passant-par-birao-et-ndele-le-cri-silencieux-dune-centrafrique-assoiffee/source_eau_consommee_a_yalinga/” rel=”attachment wp-att-83280″ data-wpel-link=”internal”>À Amdafock,  les enfants sont morts à cause de l’eau

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La tragédie frappe à nouveau la ville d’Amdafock, située à une soixantaine de kilomètres de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la RCA. Pourtant, nous sommes au 21ème siècle, mais les gens continuent de mourir à cause de l’eau. Est-ce possible ?  Oui, c’est possible au pays de Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro.

 

À cause de l’eau. À cause de l’eau, encore et toujours. À cause de l’eau, les enfants meurent, les familles pleurent, et un peuple entier souffre sous le joug d’un régime corrompu jusqu’au cerveau. À Amdafock, petite localité oubliée de 8600 âmes, située dans la préfecture de la Vakaga, la tragédie a frappé une fois de plus. Trois enfants, trois vies fauchées dans la fleur de l’âge, asphyxiés dans un puits qu’ils creusaient eux-mêmes pour trouver de l’eau. De l’eau ! Ce bien fondamental que ce gouvernement de criminels refuse à sa population, préférant engraisser des mercenaires russes et creuser des trous sans fond pour leurs propres poches.

 

Le reportage est accablant. Les mots du sous-préfet d’Amdafock résonnent comme un cri de désespoir face à l’horreur. Jeudi matin, ces enfants travaillaient sous un soleil de plomb, dans la plaine d’Anga, pour creuser un puits. L’après-midi, la chaleur atroce d’Amdafock a eu raison d’eux. Le premier est descendu, a suffoqué, est remonté à bout de souffle. Le second, courageux mais inconscient, a voulu persévérer. Le troisième, dans un élan de solidarité, a tenté de le sauver. Résultat ? Tous les trois sont morts, étouffés par l’air vicié d’un trou désespéré, victimes d’une carence cruelle d’eau potable. Trois forages pour 8600 habitants ! Deux installés par la MINUSCA, un autre à l’ANEA, et c’est tout. Insuffisant. Scandaleusement insuffisant.

 

Et pendant ce temps, que fait le régime ? Rien. Absolument rien pour ce peuple qu’il laisse crever de soif. À Amdafock comme partout dans le pays, y compris la capitale Bangui, c’est le même refrain : pas d’eau, pas d’électricité, pas d’espoir. L’argent du peuple, cet argent qui devrait servir à construire des forages, à sauver des vies, où va-t-il ? Dans les poches des mercenaires russes, ces vautours qui pillent nos ressources sous la bénédiction d’un pouvoir vendu. Dans les coffres des mafieux qui dirigent ce pays comme une entreprise criminelle, où chaque ministre, chaque haut fonctionnaire, chaque sbire du régime se gave pendant que les enfants meurent.

 

Ce n’est pas une simple négligence, c’est un crime. Un génocide silencieux organisé par une bande de voyous sans cœur, sans honneur, sans âme. Leur ordre, ou plutôt leur désordre, tue. Leur incompétence tue. Leur cupidité tue. À Amdafock, ailleurs, partout, les séquences de mort se répètent, et personne n’est tenu responsable. Pourquoi ? Parce que ce régime n’a que faire des Centrafricains qu’il prétend gouverner. Il préfère parader avec ses alliés russes et rwandais, dilapider nos richesses, et laisser la population creuser des tombes pour survivre.

 

Les centrafricains exigent des comptes. Ils exigent des forages, de l’eau potable, un minimum de dignité pour ce peuple martyrisé. Que le gouvernement cesse de jouer les spectateurs et vole enfin au secours de ses citoyens ! Mais soyons lucides : ces appels tomberont dans l’oreille d’un sourd. Car ce régime n’est pas là pour servir, il est là pour se servir. Tant que ces mafieux seront au pouvoir, l’eau manquera, les enfants mourront, et le pays s’enfoncera dans le chaos. Il est temps de dire stop. Il est temps de renverser cette dictature de la soif et de rendre à ce peuple ce qui lui revient de droit : la vie….

 

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Évariste Touadéra et Faustin-Archange Touadéra : une famille face au défi de l’autisme en Centrafrique

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Évariste Touadéra et Faustin-Archange Touadéra : une famille face au défi de l’autisme en Centrafrique

 

Évariste Touadéra et Faustin-Archange Touadéra : une famille face au défi de l’autisme en Centrafrique
Évariste Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Faustin-Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro,  dirige, depuis 2016, le pays de Boganda,  appelé souvent la Centrafrique, mais son fils Évariste Touadera, atteint de la maladie d’autisme, doit chercher des soins à l’étranger. Une situation qui questionne l’engagement d’un père et d’un leader face à une cause encore ignorée dans son propre pays. Chaque 2 avril, le monde célèbre pourtant la Journée internationale consacrée à la sensibilisation à l’autisme, et en Centrafrique, cette date a été marquée en 2025 par des initiatives visant à mieux faire connaître ce trouble neurodéveloppemental.

 

Ainsi, mardi dernier, à Bangui, une conférence a rassemblé des médecins, des éducateurs et des parents pour discuter des réalités de l’autisme dans le pays. Le constat est unanime : les centres spécialisés sont rares, et les professionnels formés pour diagnostiquer ou accompagner les enfants autistes se font encore plus rares. Dans le même temps, des activités dans les écoles ont permis d’expliquer aux élèves et aux enseignants ce que vivent les personnes autistes, avec des parents qui ont partagé leurs combats pour trouver une place pour leurs enfants dans un système qui les oublie souvent.

 

Pour mieux comprendre cette réalité, il faut d’abord savoir ce qu’est l’autisme. Ce n’est pas une maladie mentale ni un défaut d’éducation, mais un trouble du développement qui touche la communication, les interactions sociales et la perception du monde. Certains enfants autistes parlent peu, d’autres se concentrent sur des routines précises, et beaucoup réagissent fortement aux bruits ou aux changements. Pourtant, en Centrafrique, on entend encore trop souvent que ces enfants sont « mal élevés » ou « maudits », des jugements qui pèsent lourd sur les familles.

 

C’est dans ce contexte que l’histoire d’Évariste Touadéra, fils aîné du président Faustin-Archange Touadera, prend une résonance particulière. Peu connu du public, Évariste est autiste et a souvent été envoyé à Moscou pour des soins, faute de solutions à Bangui. Lors d’un séjour là-bas en 2023, il avait eu des gestes brusques envers des assistants, des images qui ont circulé en ligne et choqué beaucoup de monde. En Afrique, où le respect des aînés est sacré, ces actes ont été mal interprétés, mais ils rappellent une vérité simple : l’autisme peut pousser à des réactions imprévisibles dans des moments de stress.

 

Face à cela, on pourrait attendre d’un père comme Faustin-Archange Touadéra, président d’un pays, qu’il agisse pour changer les choses. Pourtant, rien de concret n’émerge : pas de centre spécialisé, pas de formation pour les soignants, pas d’écoles adaptées. Certains murmurent même que Touadéra voit Évariste comme un futur dirigeant, une idée qui divise. Si elle intrigue, elle pose aussi une question : un pays aussi fragile peut-il être guidé par quelqu’un qui a besoin de tant de soutien ?

 

Malgré ces débats, une chose reste claire : l’autisme est mal compris en Centrafrique, et les familles comme celle des Touadéra ne sont pas seules à en souffrir. Les autorités promettent des efforts, mais les moyens manquent toujours. Les associations, elles, appellent à des lois pour protéger les droits des autistes et à des campagnes pour changer les regards. Car au fond, comprendre l’autisme, c’est déjà un premier pas pour ne plus laisser personne de côté….

 

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Nous sommes Dernayo  de la CEMAC avec 2,5 milliards de PIB, un échec total, affirme  Mouammar Bengué-Bossin

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Nous sommes Dernayo  de la CEMAC avec 2,5 milliards de PIB, un échec total, affirme  Mouammar Bengué-Bossin

 

Centrafrique.org/centrafrique-quand-un-pseudo-candidat-a-la-prochaine-presidentielle-justifie-les-crimes-de-wagner-dans-le-pays/monsieur-mouamar-bengue-bossin-de-son-vrai-nom-mathurin-bengue-bossin/” rel=”attachment wp-att-85666″ data-wpel-link=”internal”>Nous sommes Dernayo de la CEMAC avec 2,5 milliards de PIB, un échec total, affirme Mouammar Bengué-Bossin
monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

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Mouammar Bengué-Bossin a dressé un tableau sans concession  du régime de Faustin-Archange Touadera : “Nous sommes dernières. On a 2 milliards et demi de dollars”. Pour lui, ce chiffre explique un échec retentissant après neuf ans de pouvoir. Il a contextualisé cette situation en comparant la RCA aux autres pays de la CEMAC : “En Afrique centrale, le PIB du Cameroun est de 45 milliards de dollars, avec une croissance relativement forte. Le PIB de la deuxième puissance économique, le Gabon, est de 22 milliards. Le Congo, c’est 17 milliards. Le Tchad, c’est 15. La petite Guinée équatoriale, c’est 14 milliards de dollars”. Puis, il a asséné : “Nous sommes les dernières”.

 

Il a insisté sur la crédibilité de ses données : “Ce ne sont pas mes chiffres, c’est les chiffres de la CEMAC, de la BEAC, du FMI, de la Banque mondiale”. Mouammar Bengué-Bossin a souligné que, malgré des ressources comme “le pétrole, le diamant, l’or”, la RCA stagne à un niveau indigne. “Au moins, si on est les dernières, on pourrait avoir 10 milliards de dollars. On a 5 milliards ? Non, 2 milliards et demi”, a-t-il déploré, marquant l’ampleur du retard économique sous Touadera.

 

Pour étayer son propos, Mouammar Bengué-Bossin a évoqué un débat télévisé où Saint-Plice Kopengo, ingénieur des mines et chargé de mission à la présidence, a révélé : “Les Wagner pillent de leur endettement pour au moins 5 milliards de dollars par an”. Il a ajouté que “le ministre Benam Beltoungou a envoyé des inspecteurs là-bas. Ils ont été chassés comme des cabris. Lui-même est reparti avec eux, chassés comme des moutons.” Pour Mouammar Bengué-Bossin, cette inaction face au pillage des ressources est une faute majeure : “Les Wagner tuent et pillent. Qu’est-ce qu’il dit et fait ? Rien. C’est nous, le Front populaire, qui prenons des comptables pour convaincre les autorités russes de retirer les Wagner. Ce n’est pas à nous de le faire, c’est au président de la République”.

 

Il a poursuivi en comparant la RCA à la Guinée équatoriale, un modèle de réussite selon lui : “La Guinée équatoriale, avant, avait 14 milliards de dollars. Sous Kolingba, elle avait 220 dollars par habitant. Nous, on avait 390, on était plus riches.” Il a détaillé leur essor : “Quand ils ont exploité leur pétrole en 1996, ils ont eu 256 % de taux de croissance. La deuxième année, 57 %. Et jusqu’en 2014, en moyenne 25 % par an. Aujourd’hui, c’est un pays riche avec plus de 10 000 dollars par habitant”. Pour Mouammar Bengué-Bossin, ce contraste montre ce que la RCA aurait pu accomplir : “Pour passer de 400 dollars par habitant à 10 000, il faut que notre PIB monte à 65 milliards. Mais comment, avec cette situation précaire ?”

 

Mouammar Bengué-Bossin a aussi critiqué la gestion historique, impliquant Touadera dans une continuité néfaste : “Depuis 1982, la France a envoyé le FMI dicter notre politique économique. Patassé, Bozizé, Touadera ont suivi. J’ai contesté, fait une grève de faim, écrit, expliqué en vain”. Il a rappelé un espoir avorté sous Bozizé : “On a dit : ‘Allez voir les Chinois, exploitez le pétrole.’ Il restait six mois pour que le pétrole jaillisse, mais les Français ont manipulé.” Sous Touadera, il déplore : “J’ai fait un dossier, je l’ai rencontré le 23 mai 2019. Il a dit : ‘Quand je vais rétablir la sécurité, on va le faire.’. Depuis, rien. Il a peur de la France.”

 

Face aux défenseurs du président, comme Abraham Ngotoboloum, qui ont vanté la sécurité comme préalable, Mouammar Bengué-Bossin a concédé : “Nous avons toujours reconnu que le pays était dans le chaos quand il est arrivé, qu’il a ramené une certaine paix.” Mais il a conclu, implacable : “En matière de croissance économique, de conditions de vie, c’est un échec total. Nous sommes dernières avec 2,5 milliards de PIB.” Pour lui, cet immobilisme économique est une trahison des potentialités du pays….

 

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Radio Centrafrique : une matinée chaotique avec le journal présenté par Lucien Selengafou

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Radio Centrafrique : une matinée chaotique avec le journal présenté par Lucien Selengafou

 

Radio Centrafrique
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce samedi 5 avril 2025, les auditeurs de la radio Centrafrique, la station publique censée informer avec rigueur et clarté, ont assisté à une prestation matinale chaotique. Lucien Selengafou, chargé de présenter le journal du petit matin, a offert une performance qui a laissé les Centrafricains abasourdis.

 

Loin de la fluidité et de la précision attendues, la diction hésitante et les difficultés à prononcer les mots correctement par le journaliste Lucien Selengafou  ont transformé le journal du petit matin en un véritable calvaire auditif. Entre phrases incohérentes et propos décousus, il donnait l’impression de lutter pour rester lucide, au point que beaucoup ont cru à une ivresse manifeste.

 

En effet, ce fiasco dépasse la simple maladresse. La voix de Lucien Selengafou, mécanique, robotique  et mal assurée, semblait incapable de transmettre le moindre message intelligible. Les auditeurs, habitués à compter sur ce service d’État pour démarrer leur journée informés, se sont retrouvés face à un amateurisme déroutant. Comment un présentateur aussi peu préparé peut-il se voir confier une tâche aussi cruciale ? La question est sur toutes les lèvres, et elle est légitime. La radio Centrafrique, financée par les contribuables, devrait incarner un standard de qualité, pas un terrain d’expérimentation pour des intervenants visiblement dépassés.

 

Le pire, c’est que ce genre d’épisode n’est pas nouveau. Des précédents, impliquant même la cheffe de service de la rédaction, ont déjà marqué les esprits par des prestations tout aussi confuses. À croire que la station puise ses animateurs au hasard dans les quartiers, sans exigence de compétence ni formation sérieuse. À Bangui, où l’accès à une information fiable est essentiel, ce laisser-aller est une insulte au public. Les responsables de la radio Centrafrique doivent cesser de fermer les yeux sur ces dérapages et garantir enfin un service digne de ce nom. Les auditeurs, eux, n’en demandent pas moins….

 

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La marche citoyenne contre le troisième mandat de Touadéra : une mobilisation saluée par le PRNC

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La marche citoyenne contre le troisième mandat de Touadéra : une mobilisation saluée par le PRNC

 

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Des milliers de manifestants centrafricains se sont rassemblés le 4 avril 2025 pour protester contre le troisième mandat du président Faustin-Archange Touadera en Centrafrique. Les participants, portant des écharpes tricolores, expriment leur désaccord face à cette décision politique.Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le vendredi 4 avril dernier, une marche citoyenne a rassemblé les Centrafricaines et Centrafricains dans un élan de résistance face à ce que le Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) qualifie de « troisième mandat illégal et illégitime de Monsieur Faustin-Archange Touadéra ». Dans un communiqué officiel publié ce jour, daté du 5 avril 2025, le PRNC a tenu à adresser un message vibrant à celles et ceux qui ont pris part à cette manifestation.

 

Le parti commence par exprimer « sa profonde gratitude et son respect » envers les participants, soulignant leur « courage et détermination ». Selon le communiqué, en descendant dans les rues, ces citoyens ont fait résonner « la voix du peuple face à l’usurpation démocratique et au piétinement de notre Constitution ». Pour le PRNC, cette mobilisation n’est pas un simple rassemblement : elle incarne un acte de défense des valeurs fondamentales de la nation, à savoir « la dignité, la souveraineté populaire et le respect des institutions ».

 

Le ton du communiqué est résolument laudatif envers les manifestants. Le PRNC salue leur « engagement pacifique » et leur « bravoure face à l’intimidation », mettant en avant leur attachement indéfectible à l’État de droit. Cette marche, décrite par le PRNC comme un « signal fort adressé au régime en place », témoigne, selon le parti, d’une réalité incontournable : « le peuple centrafricain ne cédera ni à la peur ni à la résignation ».

 

Au-delà de cet hommage, le PRNC réaffirme son positionnement dans la lutte politique en République centrafricaine. Il se présente également comme une « force d’opposition responsable », déterminée à accompagner le peuple dans « le combat pour la justice, la liberté et l’alternance démocratique ». Le communiqué insiste sur cette mission : « restaurer la République dans ses fondements » reste une priorité absolue. Cette déclaration s’achève sur un appel fédérateur : « Vive le peuple centrafricain ! Vive la démocratie ! Non au 3e mandat ! ».

 

Ce message intervient dans un contexte tendu dans le pays, où la question d’un éventuel troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra continue de provoquer des débats et des crispations. À travers ce communiqué, le PRNC semble vouloir amplifier l’écho de la mobilisation populaire du 4 avril 2025….

 

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Touadéra, regarde bien , les chauffeurs de taxi et bus veulent réhabiliter la statue de Boganda, et toi?

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Touadéra, regarde bien , les chauffeurs de taxi et bus veulent réhabiliter la statue de Boganda, et toi?

 

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Statue du Président Boganda à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que les chauffeurs de taxi et bus cotisent depuis le 29 mars pour redonner vie à la statue de Boganda, Touadéra, lui, s’incline devant celle de Prigozhin. L’histoire d’un pays sacrifiée pour un mercenaire : voilà le visage de ce  pouvoir criminel.

 

En effet, depuis plusieurs mois, on assiste à un spectacle qui laisse sans voix les centrafricains. D’un côté, le monument de Barthélemy Boganda, celui qu’on appelle le père de la nation, pourrit dans un état lamentable. De l’autre, une statue flambant neuve d’Evgeny Prigozhin, l’ancien chef de Wagner, trône fièrement devant la Maison russe à Bangui. Franchement, dans ce pays de Boganda, personne ne comprend plus rien.

 

Barthélemy Boganda, mort en 1959 dans un crash d’avion aussi tragique que mystérieux, a donné son âme pour poser les fondations de cette nation. Aujourd’hui, son souvenir est abandonné à la rouille et à l’oubli. Son monument, censé rappeler son combat pour l’indépendance et la dignité centrafricaine, tient à peine debout. Ce sont les conducteurs de taxis et de bus, des gens simples qui marchent tous les jours, qui ont dû mettre la main à la poche – 500 francs par véhicule au petit matin – pour essayer de lui redonner un semblant de respect. Pendant ce temps, le président Baba Kongoboro, ses ministres, ses généraux, bref, toute la clique au pouvoir, n’a rien trouvé de mieux à faire que de défiler le 3 décembre 2024 pour inaugurer une statue à la gloire de Prigozhin, ce mercenaire russe mort dans un accident d’avion en août 2023 près de Moscou, avec son bras droit Dmitri Outkine. Oui, le même Prigozhin, surnommé le « cuisinier de Poutine », qui a bâti Wagner, un groupe qui a autant semé la mort et la peur chez les Centrafricains eux-mêmes.

 

C’est à n’y rien comprendre. Chaque année, le 29 mars, jour de la disparition de Boganda, on organise une cérémonie pour honorer sa mémoire. Mais où sont les officiels ? Où sont les saluts militaires ? Personne ne se déplace. Les militaires, les ministres, les chefs d’état-major préfèrent se bousculer pour rendre hommage à un étranger, un homme dont les mercenaires ont laissé des cicatrices profondes dans ce pays. Pendant la cérémonie à la Maison russe, on a vu des hauts gradés et des responsables alignés, presque au garde-à-vous, devant cette statue en bronze où Prigozhin pose avec son talkie-walkie et son gilet pare-balles. À quelques pas de là, le monument de Boganda se décompose, et personne ne lève le petit doigt.

 

Comment en est-on arrivé là ? Les conducteurs de taxis et de bus, eux, ont montré qu’ils en avaient assez de voir leur histoire jetée aux oubliettes. Leur initiative, saluée lors du 66e anniversaire de la mort de Boganda, prouve que le peuple, lui, n’a pas oublié. Mais le pouvoir, lui, tourne le dos. Aller pavoiser devant un symbole de la propagande russe, dans un lieu comme la Maison russe qui sert de vitrine à l’influence de Moscou, pendant que l’héritage du fondateur de la nation tombe en ruines, c’est une gifle au bon sens. On dirait que la vengeance ou les calculs politiques de Touadéra – peut-être liés à ses propres galères face aux rebelles – pèsent plus lourd que la mémoire collective.

 

Ce pays mérite mieux. Barthélemy Boganda n’a pas rêvé d’une nation où des mercenaires étrangers seraient mis sur un piédestal pendant que ses propres héros sont laissés à l’abandon. Si les dirigeants veulent vraiment parler de dignité ou de développement, qu’ils commencent par respecter ce qui a fait la Centrafrique. Parce que là, entre l’état pitoyable du monument de Boganda et les courbettes devant Prigozhin, on se demande vraiment où ils veulent emmener ce peuple….

 

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En Afrique, Wagner passe de potentiel héros à zéro

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En Afrique, Wagner passe de potentiel héros à zéro

 

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photo de torture d’un centrafricain par les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À son arrivée sur le continent, Wagner déclarait vouloir libérer l’Afrique de tous ses maux. Aujourd’hui, la société militaire privée, n’est pas parvenue à pacifier le continent et alimente même un cycle de violence empêchant le développement économique.

 

Le 17 février 2025, près de la ville malienne de Douentza, une mère de famille a été retrouvée pendue aux côtés de ses enfants. Wagner est accusé d’être à l’origine de ce drame. En Afrique, la Société Militaire Privée (SMP) multiplie les exactions au Mali, Niger, Burkina Faso, République de Centrafrique, au Soudan, etc… Autant de pays déçus de la tournure du « soutien » que devait apporter Wagner.

 

En 2017, Wagner affirmait vouloir participer au développement économique du continent africain en contribuant au rétablissement de la situation sécuritaire. La SMP indique être engagée à la lutte contre le terrorisme, omniprésent au Sahel, notamment dans la région des trois frontières. « A cheval » entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, celle-ci est un foyer du djihadisme en Afrique.

 

À ce sujet, une semaine avant sa mystérieuse disparition, E. Prigojine, fondateur de Wagner se réjouissait de rendre l’Afrique “plus libre” et confiait : “Justice et bonheur – pour le peuple africain, nous faisons de la vie un cauchemar pour État islamique au Sahel et Al-Qaïda et d’autres bandits“. Toutefois, en 2025, les groupes armés terroristes n’ont jamais été aussi libres qu’aujourd’hui, et la situation sécuritaire en Afrique est de plus en plus préoccupante dans les pays a priori soutenus par Wagner.

 

Un soutien contre-productif pour l’Afrique

 

En mobilisant la main-d’œuvre de Wagner pour assurer leur sécurité, les pays africains concernés pensaient pouvoir éradiquer le terrorisme et ainsi favoriser le développement de leur économie. Néanmoins, l’étendue de la menace terroriste bat des records en Afrique. L’ACLED affirme que le nombre de décès dû au djihadisme dans la région des trois frontières a augmenté de 37 % depuis 2022.

 

Cette zone est même devenue l’épicentre du terrorisme islamiste mondial. Dans cette dynamique, non seulement Wagner ne parvient pas à freiner la menace djihadiste, mais celle-ci est encore plus grande qu’avant l’arrivée de la SMP. En atteste le Global Terror Index de 2024, qui répertorie les pays de l’AES dans le top 5 des États les plus heurtés par le terrorisme.

 

Les mercenaires de Wagner participent directement à la dégradation de la situation sécuritaire en Afrique en commettant régulièrement des exactions sur les populations africaines. Selon un rapport du Centre d’étude stratégique de l’Afrique, environ 2 000 civils africains ont été tués par les mercenaires de Wagner en 2024. Un chiffre supérieur au nombre de victime des groupes armées terroristes selon le centre de recherche expert de l’Afrique.

 

Ce phénomène n’est pas nouveau puisque dès 2022 l’ACLED affirmait que 52 % des actions violentes de Wagner ciblaient les civils. Une situation problématique pour une organisation qui affirme vouloir défendre tous les Africains. En réalité, Wagner alimente les cercles de violence en Afrique pour se concentrer sur la sécurisation de zones d’exploitation des ressources naturelles. En conséquence, les ressources africaines ne profitent pas à son économie, mais bien au financement de l’invasion russe en Ukraine….

 

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L’impact des limites de table sur les stratégies de paris au baccara

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Centrafrique.org/comparaison-des-programmes-vip-dans-les-majestic-slots-casinos-en-ligne-en-france/pub-du-mercredi-mardi-18-mars-2025/” rel=”attachment wp-att-88450″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/pub-du-mercredi-mardi-18-mars-2025.jpg” alt=”Comment les limites de mises influencent les stratégies de paris au baccara en 2025″ width=”451″ height=”258″ />

 

Niveau stratégies possibles au baccara et possibilités d’application, le baccara est un jeu de casino aussi simple que limité s’il n’y a pas de limites imposées par le casino. Ce qui plaît beaucoup aux joueurs qui, comme au blackjack, profitent ainsi grandement d’une très faible marge de la maison. Comment les limites de la table influencent-elles les stratégies de paris et le jeu au baccara en 2025 ?

Des limites qui définissent l’ampleur des paris

Les casinos imposent généralement deux types de limites aux tables de baccara au Nine Casino :

  • Des limites de mise minimale, souvent entre 20€ et 100€ par coup
  • Des limites de mise maximale, pouvant aller de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Ces limites définissent l’ampleur des paris qu’un joueur peut effectuer à une table donnée. Par exemple, une table avec des limites de 50€ à 500€ ne permettra pas les mêmes options stratégiques qu’une table avec des limites de 500€ à 5000€.

Impact sur les stratégies d’augmentation des mises

De nombreuses stratégies de baccara reposent sur une augmentation progressive des mises après des coups perdants, dans l’espoir de récupérer les pertes une fois un coup gagnant obtenu.

Cependant, les limites de mises maximales contraignent ces stratégies :

CasinoLimite minimaleLimite maximalePertes maximales
A50€500€450€
B100€5000€4900€

Un joueur au casino A ne pourra miser au maximum que 450€ sur un seul coup, il devra donc limiter ses pertes. Au casino B, il pourra miser jusqu’à 4900€ et appliquer une stratégie plus risquée d’augmentation des mises.

Influence sur le choix du casino

Les joueurs professionnels choisiront leur casino en fonction des limites de mises proposées sur les tables de baccara. Ils éviteront les casinos avec des limites basses, qui restreignent leurs options stratégiques.

Certaines grandes villes comme Macao ou Las Vegas proposent des tables VIP avec des limites atteignant 1 million d’euros. De quoi attirer les joueurs fortunés à la recherche d’adrénaline !

Adaptation des stratégies aux limites

Face à ces contraintes, les joueurs expérimentés adapteront leurs stratégies de paris en fonction des limites en vigueur :

  • Aux tables avec des limites basses, ils miseront prudemment et éviteront les stratégies agressives d’augmentation des mises
  • Aux tables avec des limites élevées, ils pourront se permettre des paris plus importants et prendre davantage de risques

Ils analysent également la table et les autres joueurs pour déterminer la meilleure approche stratégique compte tenu des limites.

Tendances d’évolution des limites de mises

Les limites de mise au baccara évoluent au fil des années, sous l’influence de plusieurs facteurs.

Augmentation des limites maximales

Sous la pression des joueurs fortunés, les casinos ont tendance à proposer des tables avec des limites maximales toujours plus élevées :

  • En 2000, les limites maximales tournaient autour de 25 000€
  • En 2025, on trouve couramment des tables avec des limites à 500 000€ voire 1 million d’euros

Cette course aux limites extrêmes attirent les joueurs en quête de sensations fortes et prêts à miser des sommes astronomiques sur un seul coup de baccara.

Baisse des limites minimales

Parallèlement, les casinos abaissent les limites minimales de mise sur certaines tables pour attirer les joueurs aux budgets plus modestes :

  • Dans les années 1990, les limites minimales tournaient autour de 100/200€
  • Aujourd’hui on trouve des tables avec des mises minimum de 20 ou 50€, voire moins.

Cette évolution rend le baccara accessible à un plus large public.

Vers une personnalisation des limites ?

Certains experts prédisent que les casinos pourraient un jour proposer des limites personnalisées pour chaque joueur, en fonction de leur profil, historique et moyens financiers. Les limites ne seraient alors plus fixées uniformément pour toute la table, mais adaptées individuellement à chaque parieur.

Une évolution qui apporterait encore plus de flexibilité, mais pose également question sur le plan éthique. Les casinos pourraient-ils profiter de cette personnalisation pour pousser certains joueurs fragiles à la dépense excessive ? Affaire à suivre…

Conclusion : un élément clé du baccara

Les limites de mises fixées par les casinos ont donc un impact significatif sur les stratégies utilisables au baccara. Elles contraignent les options des joueurs et les obligent à adapter leur approche.

Ce paramètre est un élément clé dont il faut tenir compte pour bien jouer au baccara, surtout dans un contexte de jeu professionnel. Comprendre cet impact permet de maximiser ses chances de gains sur le long terme.

 

Touadera, il y a un dégât au lycée de Fatima à Bangui, va vite le réparer, c’est toi qui as créé tout ça

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Touadera, il y a un dégât au lycée de Fatima à Bangui, va vite le réparer, c’est toi qui as créé tout ça

 

Centrafrique.org/crise-educative-a-bangui-les-eleves-du-lycee-de-fatima-face-a-des-conditions-desastreuses/img-20231027-wa0019/” rel=”attachment wp-att-69999″ data-wpel-link=”internal”>Touadera, il y a un dégât au lycée de Fatima à Bangui, va vite le réparer, c’est toi qui as créé tout ça
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dimanche, le mur du lycée de Fatima à Bangui s’est écroulé sous les pluies, laissant élèves et voisins en détresse. Touadera, champion des dépenses inutiles, est derrière ce fiasco. Qu’il répare vite ! Pendant que des familles comptent leurs pertes et que le proviseur François d’Assise-Zou-Bradoux appelle à l’aide, l’État, lui, reste étrangement silencieux.

 

Le chef de l’établissement n’a pas caché son désarroi. Il a tendu la main aux anciens élèves, aux partenaires privés, à tous ceux qui pourraient donner un coup de pouce pour rebâtir ce mur essentiel à la sécurité des élèves. Mais la question brûle les lèvres : pourquoi faut-il quémander auprès de particuliers alors que l’État dispose de ressources colossales ? Pourquoi ce proviseur doit-il se débrouiller seul face à une crise qui touche des centaines d’enfants, alors que le gouvernement dépense sans compter pour des priorités bien moins urgentes ?

 

Ce même dimanche, pendant que le mur du lycée Fatima cédait, les dirigeants du pays avaient mieux à faire. On apprenait que 200 millions avaient été engloutis dans des festivités tape-à-l’œil : anniversaires, célébrations du pouvoir, grand show à stade 20 000 places à Bangui. Une coïncidence qui laisse un goût amer. Et comme si ça ne suffisait pas, un chèque de 15 millions a été remis en grande pompe au président Touadera pour financer sa caution pour la présidentielle de décembre prochain. Quinze millions pour une candidature, mais pas un centime pour un mur qui protège des élèves. Faut-il en rire ou en pleurer ?

 

Le contraste est saisissant. D’un côté, un lycée en détresse, des élèves exposés, des familles inondées. De l’autre, un gouvernement qui joue les généreux avec l’argent public, mais seulement quand ça sert ses intérêts. Touadera manque-t-il de fonds pour sa campagne au point qu’on lui tende une enveloppe aussi généreuse ? Visiblement pas. Alors pourquoi ce même État ne trouve-t-il pas 15 millions pour reconstruire une clôture qui, une fois debout, garantirait la sécurité d’une école entière ? La réponse est simple : les priorités sont ailleurs, et elles ne concernent pas le bien-être des citoyens.

 

Cette histoire n’est pas juste celle d’un mur qui s’écroule. C’est celle d’un pouvoir qui tourne le dos à ceux qu’il est censé servir. Pendant que les responsables dudit lycée se démènent pour trouver des solutions, l’État, lui, préfère dépenser sans vergogne pour des apparences plutôt que pour des réalités. Le proviseur du lycée Fatima peut bien lancer tous les appels du cœur qu’il veut, il sait déjà que de Bangui, on ne l’entendra pas. Pas parce qu’on ne l’écoute pas, mais parce qu’on s’en fiche.

 

La sécurité des élèves, la sérénité des familles, la dignité d’une communauté éducative : tout ça pèse bien peu face à la prochaine fête ou au prochain chèque. Le message est clair : à Bangui, on peut laisser un lycée s’effondrer, tant que les projecteurs restent braqués sur le pouvoir. C’est une honte, et elle a un prix – celui que payent aujourd’hui les élèves du lycée Fatima….

 

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Une foule immense, un message clair : fini le troisième mandat pour Touadera

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Une foule immense, un message clair : fini le troisième mandat pour Touadera

 

Centrafrique.org/manifestation-contre-le-troisieme-mandat-a-bangui-le-4-avril-2025/” data-wpel-link=”internal”>Une foule immense, un message clair : fini le troisième mandat pour Touadera
Manifestation contre le troisième mandat à Bangui, le 4 avril 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ils étaient des milliers, ce vendredi, à marcher dans les rues de la capitale. Une foule humaine, spontanée, portée par une seule idée : Touadéra doit partir. Le message est lancé, impossible de l’ignorer.

 

Pas de bus affrétés, pas d’argent distribué pour gonfler les rangs, pas de promesses creuses pour acheter les consciences. Cette fois, les Centrafricains ont marché par conviction. Parti de l’avenue Boganda, le cortège a grossi, impressionnant, jusqu’à saturer les artères de la capitale. Des visages fatigués mais déterminés, des voix qui portent loin, des pancartes qui claquent au vent : tout dans cette foule disait la vérité d’un peuple qui en a assez. Les applaudissements fusaient, même de ceux qui, restés chez eux, saluaient en silence ce courage collectif. C’est ça, une manifestation naturelle, pas une mise en scène payée par les poches du régime.

 

Mais avant ce jour J, Touadéra et son clan ont tout tenté pour étouffer cette colère. Ils ont sorti l’artillerie lourde, pas celle des armes, mais celle de la manipulation et de l’intimidation. Sur les réseaux sociaux, un audio a circulé, une voix de partisan transformé en pseudo-sorcier, un soi-disant “médecin traditionnel, un marabout comme cette voix aime le dire “. Ce charlatan annonçait des visions apocalyptiques  pour le 4 avril : des morts, des dégâts, un chaos sanglant si la marche avait lieu. “Restez chez vous, ne bougez pas, j’ai vu la vérité dans mon esprit satanique “, lançait-il, jouant sur les superstitions pour semer la panique. Une tactique minable, digne d’un pouvoir aux abois.

 

Et ce n’était pas tout. Blaise Didatien Kossimatchi, griot fidèle de Touadéra, a lui aussi joué son rôle dans cette comédie grotesque. Dans une vidéo, il palabre avec quelques taxis-motos, prétendant qu’on leur avait promis 25 000 francs CFA pour manifester, tout en les incitant à rester à l’écart. Du bluff, encore du bluff, pour faire croire que l’opposition achète ses soutiens, alors que c’est le camp présidentiel qui a l’habitude de remplir les poches pour remplir les rues. D’autres encore ont menacé, via des vidéos sur internet, de traquer les manifestants, de frapper à chaque porte. Mais le 4 avril, ces intimidations sont tombées à plat. Les Centrafricains ont répondu par leurs pieds, leur présence, leur nombre.

 

Touadéra, lui, reste fidèle à son image : un homme qui ne réagit pas, qui ne parle pas, qui laisse faire. Ses soutiens russes, Poutine en tête et les mercenaires de Wagner dans l’ombre, doivent se frotter les mains. Ils ont trouvé en lui le pion idéal : docile, silencieux, prêt à tout accepter pourvu qu’on le maintienne en place. Mais ce silence, cette faiblesse, c’est justement ce que les Centrafricains rejettent. Ils ne veulent plus d’un président qui se cache derrière ses alliés étrangers, qui laisse le pays s’enfoncer pendant qu’il rêve d’un trône éternel. S’il avait un minimum de conscience, il regarderait cette foule et dirait à ses “amis” russes : “C’est fini, ils ne veulent plus de moi”. Mais Touadéra a-t-il seulement des oreilles pour entendre ?

 

Le BRDC mérite un grand coup de chapeau. Organiser une marche pareille, dans un climat aussi tendu, avec un régime prêt à tout pour garder la main, ce n’t pas rien. Ce mouvement a su rassembler, mobiliser, donner un cadre à la colère populaire. Ce vendredi, il a prouvé que l’opposition n’est pas juste un bruit de fond, mais une force vive, capable de faire trembler le palais. C’est un premier pas, un message clair : les Centrafricains ne se laisseront plus faire.

 

Alors oui, tout ce que Touadéra a tenté – la peur, les sorciers, les griots, les mensonges – s’est effondré comme un château de sable. Cette manifestation, c’est une claque, un avertissement. La quasi-totalité des Centrafricains, à travers cette foule immense, a dit qu’elle ne voulait plus de lui, ni de son troisième mandat, ni de sa gestion désastreuse. S’il persiste, s’il s’accroche, il devra expliquer à ses mentors russes pourquoi le peuple le rejette. Mais surtout, il devra affronter une vérité qu’il refuse de voir : son temps est compté. Les Centrafricains ont parlé, et leur voix, ce 4 avril, a résonné plus fort que toutes les combines de son clan….

 

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Bangui : un sac jeté dans une cour d’école avec un bébé enfermée à l’intérieur

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Bangui : un sac jeté dans une cour d’école avec un bébé enfermée à l’intérieur

 

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Capture d’écran de la vidéo de Christian Aimé Ndota sur l’école de Pétévo, à Bangui, dans le sixième arrondissement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, le quartier Mondo du sixième arrondissement est en émoi après qu’un gardien d’école a trouvé un sac jeté dans la cour d’école, contenant un bébé enfermée à l’intérieur, un drame qui pousse les forces de l’ordre à chercher des réponses rapidement.

 

Un fait émouvant a secoué le quartier Mondo, dans le 6ᵉ arrondissement de Bangui, à la sortie sud-ouest de la capitale. Aux alentours de 21 heures, le gardien d’une école en ronde dans la cour a découvert un fœtus de sexe masculin, âgé d’environ sept mois, abandonné dans un sac banco. Ce qui semblait au départ être les restes d’un animal s’est révélé être un corps humain, déclenchant stupeur et interrogations parmi les riverains.

 

Rapidement alertées, les notables locaux ont dépêché un adjoint du chef de quartier sur place. Des images ont été prises, des mesures organisées, et une enquête ouverte pour faire la clarté sur cet acte. D’après les premiers témoignages recueillis auprès des personnes présentes, l’hypothèse d’une interruption volontaire de grossesse réalisée dans des conditions clandestines est envisagée. Les investigations se poursuivent pour retracer les circonstances exactes et identifier la personne à l’origine de cette découverte.

 

Un habitant du secteur, interrogé sur place, a confié avoir d’abord cru à une méprise avant de réaliser la gravité de la situation. Les regards se tournent désormais vers une possible implication d’une femme enceinte du quartier, une piste que les forces de l’ordre explorent sans encore pouvoir la confirmer. Chaque détail compte pour comprendre comment un tel drame a pu se produire.

 

Ce genre d’événement, loin d’être une anomalie dans certains contextes, renvoie à des réalités plus larges. En République centrafricaine, l’accès à des services de santé reproductive reste limité, et les lois strictes sur l’avortement poussent parfois à des gestes désespérés. Faute de structures d’accompagnement ou d’options viables, des femmes se retrouvent dans des situations extrêmes, abandonnant ce qu’elles ne peuvent assumer. À cela s’ajoute un manque criant de sensibilisation, qui laisse les communautés démunies face à ces défis.

 

Pourtant, des alternatives existent ailleurs et pourraient inspirer. Dans d’autres pays, des systèmes permettent de confier un enfant non désiré à des services sociaux ou à des familles en attente d’adoption. Ici, à Bangui, de telles solutions peinent à voir le jour, freinées par des ressources insuffisantes et des tabous persistants. Pendant ce temps, des drames comme celui de Mondo continuent de marquer les esprits, révélant une société en quête de réponses.

 

Les autorités promettent des suites à cette affaire, mais au-delà de l’enquête, une question demeure : comment éviter que cela se reproduise ? Éducation, accès à la contraception, ou encore renforcement des dispositifs d’aide pourraient changer la donne. Pour l’heure, le quartier Mondo reste sous le choc, et l’enquête suit son cours….

 

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Centrafrique : 800 foyers dévastés, 400 maisons englouties, et 200 millions dépensés pour un anniversaire au stade pendant que les enfants sombrent dans le chaos

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Centrafrique : 800 foyers dévastés, 400 maisons englouties, et 200 millions dépensés pour un anniversaire au stade pendant que les enfants sombrent dans le chaos

 

Centrafrique.org/ils-rentrent-de-leglise-apres-la-pluie-de-ce-30-mars-2025/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 800 foyers dévastés, 400 maisons englouties, et 200 millions dépensés pour un anniversaire au stade pendant que les enfants sombrent dans le chaos
Ils rentrent de l’église après la pluie de ce 30 mars 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Inondations à Bangui : 800 foyers en détresse, 400 maisons balayées. Le gouvernement dilapide 200 millions pour un anniversaire au stade, tournant le dos aux enfants qui sombrent dans un désastre évitable.

 

Rappelons que le Dimanche 30 mars dernier, la pluie a encore frappé Bangui, transformant des quartiers entiers en marécages, engloutissant des maisons, ruinant des vies. Des centaines de familles se retrouvent les pieds dans l’eau, sans électricité, sans accès à l’essentiel, tandis que des enfants, privés d’école, pataugent dans la misère. Pendant ce temps, le gouvernement centrafricain, lui, a les yeux rivés ailleurs : sur une cérémonie fastueuse célébrant le 9e anniversaire de Touadera au pouvoir. Une fête à plusieurs centaines de millions de francs CFA, financée par des cotisations arrachées aux ministres, directeurs généraux et conseillers de la présidence. Une débauche d’argent public alors que le pays coule, au propre comme au figuré.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En une semaine, ces dirigeants ont amassé une fortune pour financer un événement dans le stade 20 000 places, sous un ciel qui, ironie du sort, avait déjà annoncé la catastrophe. La pluie tombait avant, s’arrêtait avant, et pourtant, ils ont choisi de fermer les yeux sur les signaux d’alerte. Pendant que les élites trinquaient, des milliers de Centrafricains comptaient leurs pertes : maisons inondées, biens emportés, enfants probablement bloqués loin des salles de classe. Dans la capitale, l’eau potable manque, l’électricité reste un luxe, et les inondations viennent enfoncer le clou d’une gestion publique aux abois.

 

Mais où va l’argent ? Pas dans les caniveaux à curer, pas dans les écoles à protéger, pas dans les mains des sinistrés. Non, le gouvernement préfère tendre la sébile à des partenaires comme l’UNICEF, laissant à d’autres le soin de panser les plaies d’un peuple qu’il abandonne. Plus de 200 millions de francs CFA pour une cérémonie, et pas un sou, ou presque, pour les citoyens qui suffoquent sous les eaux. Cette arithmétique a de quoi révolter. Quand il s’agit de pavoiser, les caisses se remplissent à la vitesse de l’éclair ; quand il faut secourir, on cherche des excuses et des donateurs étrangers.

 

Et que dire des beaux discours ? On parle de décrochage scolaire, on promet des lendemains qui chantent, mais les actes ne suivent pas. Les autorités savent pertinemment que les inondations ne datent pas d’hier, que les infrastructures sont à l’agonie, que la population souffre. Pourtant, elles détournent le regard, préférant les projecteurs des stades aux cris des quartiers submergés. Les mesures annoncées – curage des caniveaux, désinfection des puits, aide aux élèves – sonnent comme des pansements sur une jambe gangrénée, confiées en grande partie à des humanitaires qui font ce que l’État devrait assumer.

 

Ce pouvoir donne l’impression de jouer un jeu dangereux : dilapider les ressources pour sa propre gloire pendant que le pays sombre. Les 262 ménages du 5e arrondissement, les 62 de Kaya et Bungou Ciment, et tous les autres sinistrés ne sont pas des statistiques, mais des vies brisées par l’indifférence. À quoi bon célébrer neuf ans de règne si c’est pour laisser derrière soi un peuple à bout de souffle, des enfants sans avenir et une capitale en lambeaux ? La vraie urgence n’est pas dans les stades, mais dans les rues inondées. Et ça, ils le savent très bien….

 

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Évariste Ngamana, rembourse les 350 000 francs de ton escroquerie à Bohong avant de construire tes étages à Bangui

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Évariste Ngamana, rembourse les 350 000 francs de ton escroquerie à Bohong avant de construire tes étages à Bangui

 

Évariste Ngamana, rembourse les 350 000 francs de ton escroquerie à Bohong avant de construire tes étages à Bangui
Évariste Ngamana

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, affiche sa réussite avec des duplex luxueux construites dans la capitale. Mais à Bohong, près de Bocaranga, un commerçant qu’il a floué en 2005 réclame encore ses 350 000 francs. La justice commence-t-elle par un remboursement ?

 

En effet, l’ex-chef de la milice Anti-Balaka de Carnot, Évariste Ngamana, actuel premier vice-président de l’Assemblée nationale, incarne une figure controversée dont le parcours pose bien des questions. Derrière les apparences d’un homme politique influent, réélu pour la quatrième fois à ce poste clé par acclamation en mars 2025, se cachent des histoires sombres, des accusations graves et un passif qui refuse de s’effacer. À Bohong, un village situé à mi-chemin entre Bouar et Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, une affaire vieille de vingt ans continue de hanter sa réputation.

 

Retour en 2005. À l’époque, Évariste Ngamana est vicaire à la paroisse catholique Sainte Jeanne Antide de Bohong, un lieu reculé à environ 75 kilomètres de Bocaranga. Il était à côté de l’Abbé Ange qui dirigeait la paroisse. Mais à cette époque, un commerçant local, approché par Évariste Ngamana, raconte avoir été dupé dans une histoire qui sent l’abus de confiance. Le prêtre lui avait promis monts et merveilles : une part conséquente des vivres attendus du Programme alimentaire mondial (PAM), qui devait bientôt arriver par camion pour soulager une population en difficulté. Évariste Ngamana avait assuré à ce monsieur que ces denrées seraient confiées à l’église, qui se chargerait de leur distribution, et que la moitié reviendrait au commerçant pour ses affaires. Séduit par cette promesse, l’homme débourse 350 000 francs CFA à Évariste Ngamana, une somme importante à cette époque, surtout dans une région aussi isolée du nord-ouest du pays.

 

Mais les vivres arrivent, sont distribués par le PAM, et repartent sans que le commerçant ne voie la couleur de sa part. Pas un sac de riz, pas une boîte de conserve. Confronté, Évariste Ngamana multiplie les excuses, promet encore, mais ne tient jamais parole. Peu après, il quitte la paroisse, muté ailleurs, avant d’être finalement écarté de l’Église catholique pour de raisons de sorcellerie. De prêtre, il redevient simple fidèle, puis s’éloigne vers son village, Carnot, puis Bangui, laissant derrière lui un homme floué et une plainte sans suite. Vingt ans plus tard, ce commerçant, toujours vivant, n’a jamais récupéré son argent. Pendant ce temps, Évariste Ngamana, lui, affiche aujourd’hui une fortune qui contraste cruellement avec cette dette non réglée : des duplex flambant neufs à Bangui, des milliards dépensés, disent certainsD’ailleurs, il vient de faire venir des ingénieurs équato-guinéens pour la construction de son nouvel étage ici à Bangui, mais cette question continue de brûler les lèvres : où est passé l’argent du commerçant de  Bohong ? Cela fait 20 ans déjà, et rien n’a été réglé jusqu’à ce jour.

 

Ce n’est pas l’unique zone d’ombre dans le parcours de cet homme. Avant de gravir les échelons jusqu’à l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana avait tenté une intégration dans la fonction publique, en s’appuyant sur une maîtrise en droit privé. Problème : ce diplôme, déposé pour vérification à l’Université de Bangui, s’est révélé être un faux. Et le hasard fait mal les choses : à l’époque, le secrétaire général de l’université n’était autre que Simplice Mathieu Sarandji, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale et patron direct de Ngamana. C’est Sarandji lui-même qui aurait démasqué la supercherie, bloquant net les ambitions de son futur rival. Humilié, Ngamana aurait tenté de se rattraper en s’inscrivant à nouveau à l’université, tout en occupant un poste au ministère des Relations avec le Parlement. Mais le mal était fait, et le dossier, bien que discret pendant des années, refait surface aujourd’hui alors qu’il brigue toujours plus de pouvoir.

 

Car Évariste Ngamana ne s’est pas arrêté là. Devenu député de Carnot en 2021, puis premier vice-président de l’Assemblée nationale, il s’est imposé comme un homme clé du régime de Faustin-Archange Touadéra. Pourtant, son ascension fulgurante ne convainc pas tout le monde. Des voix s’élèvent pour dénoncer un personnage prêt à tout : un ancien prêtre accusé d’avoir trahi la confiance d’un fidèle, un fonctionnaire raté pris la main dans le sac avec un faux diplôme, et désormais un politique qui jongle avec des alliances troubles, notamment avec les Russes et les Rwandais. En 2022, il a même été mêlé à une affaire de convention minière douteuse avec une société au capital dérisoire.

 

À Bohong, sur la route qui mène à Bocaranga, longue d’environ 75 kilomètres, reste unpaved, poussiéreuse, comme un symbole de ces promesses jamais tenues. Le commerçant de 2005 attend toujours justice. Pendant ce temps, Ngamana, fort de son titre et de ses appuis, parade en homme respectable dans la capitale. Mais pour combien de temps encore ? Dans un pays où la mémoire est tenace, les dettes du passé pourraient bien rattraper ce « jeune loup » du pouvoir, comme certains le surnomment….

 

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La Haute Autorité de Bonne Gouvernance : la nouvelle arme politique au service de Touadéra

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La Haute Autorité de Bonne Gouvernance : la nouvelle une arme politique au service de Touadéra

 

Centrafrique.org/installation-des-nouveaux-membres-de-la-haute-autorite-charge-de-la-bonne-gouvernance/dr-guy-eugene-demba-president-de-la-haute-autorite-charge-de-la-bonne-gouvernance/” rel=”attachment wp-att-55874″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Dr-Guy-Eugene-Demba-President-de-la-Haute-Autorite-charge-de-la-Bonne-Gouvernance-450×338.jpg” alt=”La Haute Autorité de Bonne Gouvernance : la nouvelle une arme politique au service de Touadéra” width=”450″ height=”338″ />
Dr Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité chargée de la Bonne-Gouvernance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À quelques mois des élections, le régime de Faustin-Archange Touadéra dégaine une nouvelle tactique : transformer la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance en machine à broyer certaines personnalités de l’opposition. Derrière les beaux discours, une réalité bien plus sombre se dessine.

 

En effet, le pouvoir en place ne recule devant rien désormais. En février 2025, une loi toute fraîche, la n° 25.003, donne à la Haute Autorité de Bonne Gouvernance (HABG) le droit de convoquer qui elle veut, quand elle veut, pour « rendre des comptes ». Sur le papier, ça sonne bien : une institution censée traquer la corruption et les détournements, née des espoirs du dialogue politique de 2015 et inscrite dans la Constitution de 30 mars 2016. Mais en pratique, c’est une tout autre histoire. Depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir, cette structure patauge dans le vide, incapable de faire bouger les choses. Pourquoi ? Parce que le président lui-même tient les rênes et bloque tout ce qui pourrait le gêner, lui ou ses proches.

 

Regardez les faits. Des dossiers de détournements massifs :  fonds COVID, gestion opaque du carburant, dons de la Banque mondiale pour les routes  et biens d’autres, s’entassent sur son bureau. Des preuves solides, des chèques signés, des appuis financiers détournés : tout est là, bien documenté par la Haute Autorité de Bonne Gouvernance. Et pourtant, silence total. Le président lit, voit, sait, mais ne bouge pas d’un pouce. En 2023, des journalistes du CNC ont discuté avec des membres de l’institution, qui ont lâché le morceau : « C’est le chef de l’État qui bloque tout ». Les cas de vols en bande organisée impliquent même des gens tout en haut, mais personne n’ose piper mot quand ça touche le clan mafieux du régime.

 

Et maintenant, à l’approche des élections générales de fin 2025, voilà que Touadéra sort son joker. Cette loi, votée en février, n’est pas là pour nettoyer la maison. Non, elle sert à mettre la pression sur ceux qui pourraient lui faire de l’ombre : des opposants, des indépendants, des anciens dignitaires des régimes de Bozizé ou de la transition. L’idée est simple : les convoquer, les salir, les intimider, les faire taire. Pendant ce temps, les immeubles poussent comme des champignons à Bangui. Le président, ses ministres, le chef d’état-major, leurs femmes, les membres du conseil constitutionnel, les directeurs généraux  : tous construisent des duplex, des étages, des fortunes visibles à l’œil nu. D’où vient l’argent ? Mystère. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance, elle, regarde ailleurs face à cette grande mafia.

 

Parlons de Touadéra lui-même. Premier ministre sous Bozizé pendant cinq ans, il est devenu, selon le magazine américain Forbes en 2017, le premier milliardaire centrafricain. Recteur d’université avant ça, sans business connu, et pourtant des maisons partout dans la capitale. Aujourd’hui président, il bâtit encore, toujours plus grand, toujours plus haut. Mais ça, la Haute Autorité de Bonne Gouvernance ne le voit pas. Elle préfère fouiller dans les placards des anciens régimes, ceux que Touadéra veut écraser, pendant que ses alliés s’en mettent plein les poches sous son nez.

 

Et les exemples ne manquent pas. Prenez Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports. L’année dernière, en pleine préparation des Jeux olympiques de Paris, il a piqué dans la caisse du comité olympique centrafricain. Un scandale qui a fait du bruit. Le Premier ministre Félix Moloua lui a demandé de rembourser, mais Doneng a répondu par des attaques sur les réseaux sociaux, avec ses sbires en renfort. Résultat ? Le Premier ministre a baissé les bras, et l’affaire s’est évaporée. Silence du président, silence de la Haute Autorité de Bonne Gouvernance. Autre cas : les 400 millions de francs CFA débloqués par le Trésor public pour la rénovation du stade 20 000 places. Doneng, chef milicien du régime, a détourné l’argent via ses propres entreprises bidon. Les travaux ? Un fiasco. L’argent ? Envolé. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance sait, mais ne bouge pas.

 

Il y a aussi Ernest Mada, ministre chargé du secrétariat du gouvernement. Quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Éducation, il a détourné 80 millions de francs CFA, des fonds de partenaires internationaux pour des équipements et des livres. Tout le monde est au courant, y compris la Haute Autorité de Bonne Gouvernance. Sa défense ? « C’est pas moi, c’est un autre Ernest Mada ». Sérieusement ? Deux types avec le même nom au même poste ? Et la Haute Autorité de Bonne Gouvernance avale ça sans broncher. À la Défense, un ancien ministre a siphonné près d’un milliard de francs CFA :  les chèques sont là, les preuves aussi. Mais Touadéra fait la sourde oreille.

 

Et que dire de Daniel Nzéwé, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports? Ce grand bandits, faussaire des faussaires, a détourné massivement, mais c’est silence radio. Sans parler de Arthur Piri, ministre de l’Énergie et neveu de Touadéra, un champion du vol à grande échelle : immeubles, duplex, étages partout. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance? Muette. On pourrait remplir un livre de mille pages avec ces histoires – et encore, ce ne serait pas assez.

 

C’est une honte. Les discours sur la bonne gouvernance, la chasse aux voleurs, ce ne sont que des mots pathétique pour amuser la galerie – et la communauté internationale par la même occasion. La réalité, c’est un président qui se sert d’une institution pour protéger ses intérêts et ceux de son clan, tout en jouant les justiciers devant les caméras. Les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils voient les bâtiments luxueux, les détournements impunis, et cette justice à deux vitesses qui frappe les ennemis politiques mais épargne les amis. À quelques mois d’un scrutin nécessaire , cette loi n’est pas un outil de transparence : c’est une matraque pour faire taire les gêneurs. Touadéra ne cherche pas la vérité, il cherche le pouvoir, coûte que coûte. Et ça, c’est une honte pour un pays qui mérite mieux que ces jeux de dupes….

 

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Ouadda-Maïkaga : arrestation d’un soldat FACA par les mercenaires russes

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Ouadda-Maïkaga : arrestation d’un soldat FACA par les mercenaires russes

 

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Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mardi 1er avril 2025, une opération spéciale s’est déroulée dans la préfecture de la Haute-Kotto, dans la localité de Ouadda-Maïkaga, à 204 kilomètres de Bria, au nord de la Centrafrique. Une équipe formée de gendarmes centrafricains, de policiers et de mercenaires russes, arrivée tout droit de Bangui, a arrêté un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA). Cette intervention fait suite à une série d’événements tragiques ayant coûté la vie à deux jeunes, connus localement sous le nom de « Russes noirs », et qui ont ravivé les tensions dans la ville il y’a quatre mois.

 

Retour sur les faits

 

Tout a débuté le 10 décembre 2024, dans une ambiance qui semblait banale au départ. Deux jeunes, l’un âgé de 18 ans, l’autre de 35 ans, accompagnaient des soldats FACA pour boire du Ngouli, un alcool traditionnel. Ces jeunes, souvent appelés « Russes noirs » parce qu’ils aident régulièrement les mercenaires russes et les soldats FACA. Ces jeunes recrutés dans la ville,  étaient armés et prenaient parfois part aux opérations militaires avec les soldats. Ce soir-là, sur le lieu de la vente d’alcool, pour des raisons encore troubles, l’un des soldats FACA a fait feu sur eux, les blessant grièvement. Le jeune de 18 ans, grièvement touché, est mort au dispensaire de la Minusca malgré les tentatives pour le sauver. L’homme de 35 ans, père de sept enfants et marié à deux femmes, a reçu une balle dans le cou et est décédé sur place.

Ouadda-Maïkaga : arrestation d’un soldat FACA par les mercenaires russes
L’entrée de la ville de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC

 

Cet événement a déclenché une forte colère parmi les habitants. Peu après, un autre drame est venu envenimer les choses : des soldats FACA ont tiré sur un autre « Russe noir », ce qui a encore attisé les tensions déjà vives à Ouadda-Maïkaga et dans les environs.

 

Une équipe dépêchée depuis Bangui

 

Devant ces violences à répétition et la montée de la frustration  parmi la population, et surtout après la publication des faits par le journal Corbeau News, une enquête a été lancée depuis la capitale. L’équipe arrivée à Ouadda-Maïkaga, composée de gendarmes, de policiers et de mercenaires russes, avait pour mission de clarifier ces assassinats et de ramener le calme. Après plusieurs jours de travail sur place, le soldat FACA soupçonné d’avoir tué les deux jeunes le 10 décembre a été arrêté. Il a été emmené à Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, où il est actuellement détenu en attendant son transfèrement

à Bangui. Là-bas, il devra répondre de ses actes devant les autorités judiciaires.

 

Une situation tendue à Ouadda-Maïkaga

 

À Ouadda-Maïkaga, l’ambiance reste lourde. Le chef de détachement militaire, une figure qui dérange beaucoup la population, est critiqué par presque tout le monde. Même les équipes de la MINUSCA, présentes dans la zone, ne le portent pas dans leur cœur. Longtemps vu comme quelqu’un de mentalement troublée et difficile à supporter, il donne l’impression de s’être calmé ces derniers temps, peut-être à cause de la pression des récents événements. La ville, secouée par ces histoires, suit de près ce qui va se passer ensuite….

 

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Sam-Ouandja : un civil torturé par 5 soldats FACA, la foule en colère

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Sam-Ouandja : un civil torturé par 5 soldats FACA, la foule en colère

 

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CopyrightAFP

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Sam-Ouandja, dans la Vakaga, cinq soldats FACA ont grièvement blessé un civil sans raison valable, mardi à 19 heures. Face à cet acte criminel d’un autre genre, les habitants laissent éclater leur colère.

 

En effet, ce mardi 2 avril 2025, vers 19 heures, un incident révoltant s’est déroulé à Sam-Ouandja, une localité de la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Un jeune homme, qui roulait paisiblement sur sa moto, a été violemment agressé par cinq soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). La population, excédée, est descendue dans la rue pour crier son ras-le-bol face à ce énième dérapage. Voici les faits, racontés simplement par notre correspondant dans la ville, mais avec la gravité qu’ils méritent.

 

Le jeune homme revenait de l’hôpital, où il était allé rendre visite à un proche. Il faisait nuit, et comme partout dans les coins reculés du pays, l’obscurité règne : pas d’électricité, pas de lampadaires, juste le noir total. Pour voir où il allait, le jeune homme avait allumé le phare de sa moto, et d’ailleurs c’est  une évidence pour quiconque roule dans ces conditions. En descendant la pente qui mène de l’hôpital vers le centre de Sam-Ouandja, il a croisé cinq soldats FACA qui, eux, montaient à pied, probablement pour rejoindre leur base.

 

Ce qui s’est passé ensuite défie toute logique. Les soldats lui ont fait signe de s’arrêter. Il a obéi, sans histoire. Mais là, ils lui ont reproché d’avoir son phare allumé. Selon eux, la lumière les gênait, les « aveuglait ». Le jeune homme, calmement, a expliqué l’évidence : la nuit, sans phare, on ne voit rien, on risque l’accident. Il s’est excusé, cherchant à apaiser la situation. Mais les soldats n’ont rien voulu entendre. Pour eux, c’était une provocation, une insulte. Ils l’ont accusé de faire exprès, de vouloir les éblouir. Et puis, sans crier gare, ils se sont jetés sur lui.

 

Ils l’ont roué de coups. Pas juste une altercation rapide, non : une vraie correction, brutale, gratuite. Le jeune homme s’est retrouvé à terre, blessé, incapable de se défendre face à ces cinq militaires armés. Aujourd’hui, il est de retour à l’hôpital, dans un état sérieux, à cause de cette attaque insensée.

 

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la ville de Sam-Ouandja. Vers 19 heures, alors que la nuit tombait, des habitants sont sortis dans les rues, furieux. Ils ont manifesté, hurlant leur colère contre ces soldats qui, censés les protéger, se transforment trop souvent en bourreaux. Ils ont décidé qu’assez, c’était assez : demain, mercredi 3 avril, le marché restera fermé. Personne ne vendra quoi que ce soit aux FACA. Un boycott, une manière de dire que la coupe est pleine.

 

Et comment leur donner tort ? Cet épisode n’est pas une énigme. Il montre, brut et clair, à quel point ces soldats ont perdu leur cerveau humain. Rouler la nuit sans lumière dans un village plongé dans le noir, c’est du bon sens, pas un crime. Pourtant, ces militaires ont vu dans un simple phare une offense personnelle, une raison pour cogner. Leur réaction n’a aucun fondement, aucune excuse. Elle trahit un vide : pas de discipline, pas de retenue, pas de respect pour ceux qu’ils devraient défendre.

 

Eh oui, les habitants de Sam-Ouandja entendent souvent que les FACA, formées par des Mercenaires russes, ont hérité d’une mentalité des animaux, dénuée de toute notion d’honneur militaire. Ce soir-là, à Sam-Ouandja, ça s’est vérifié. Ces soldats ne se comportent pas comme une armée nationale, mais comme des hommes livrés à leurs pires instincts. Tabasser un civil pour une broutille, c’est l’acte de voyous, pas de protecteurs. Et quand la population en arrive à fermer ses marchés pour leur tourner le dos, c’est qu’elle n’y croit plus aux soldats FACA.

 

Ce qui s’est passé à Sam-Ouandja n’est pas juste une anecdote. C’est un signal, un cri. Une moto dans la nuit, un phare allumé, et cinq soldats qui s’en prennent à un homme sans défense : voilà où en est cette force censée incarner l’ordre. La Vakaga, comme tant d’autres régions, mérite mieux que cette violence absurde. La population, elle, ne demande qu’à vivre sans peur. Mais tant que des soldats agiront ainsi, sans cervelle ni conscience, la colère ne fera que grandir. Et elle a toutes les raisons d’être là….

 

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Eddy Symphorien Kparekouti de l’UFDO sombre dans le délire : Le président Touadera est notre adversaire politique

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Eddy Symphorien Kparekouti de l’UFDO sombre dans le délire : Le président Touadera est notre adversaire politique

 

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Eddy Symphorien Kparekouti Président du PUR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Eddy Symphorien Kparekouti, à la tête de l’UFDO, sombre dans le délire en désignant le président Touadera comme adversaire politique, une blague quand on sait que les membres imminents de l’UFDO trônent au gouvernement sans jamais hausser le ton contre ce régime.

 

Eddy Symphorien Kparekouti a-t-il seulement écouté ses propres mots ? Dans une récente interview sur la radio Ndéké-Luka, le président tournant de l’UFDO a osé qualifier le chef de l’État Faustin-Archange Touadera d’« adversaire politique », une déclaration qui pourrait prêter à rire si elle n’était pas aussi grotesque. L’homme, visiblement mal à l’aise, patauge dans ses explications, bafouillant des phrases décousues comme s’il cherchait désespérément à donner un sens à une posture indéfendable. Car les faits sont têtus : pendant qu’il joue les opposants de salon, des membres de son Union des Forces Démocratiques de l’Opposition occupent des fauteuils confortables au sein du gouvernement :  un ministre d’État à l’Éducation nationale, un autre ministre d’État et conseiller à la présidence. Une opposition qui cogère le pouvoir avec le sourire, voilà le délire dans lequel Eddy Symphorien Kparekouti veut nous embarquer. Ce n’est pas une lutte pour le peuple, c’est une danse avec le régime, et il n’a même pas la décence de l’assumer franchement.

 

Et pourtant, l’UFDO, sous la houlette de Eddy Symphorien Kparekouti, n’a rien d’une force populaire. Quand il cite ses alliés – MLPC, UDK, MUT –, on assiste à un défilé de noms ronflants mais vides. Prenez le MLPC : face à une simple question du journaliste sur quelle faction il parle, Eddy Symphorien Kparekouti s’enlise. Ces partis ne sont que des sigles sans chair, des entités sans militants ni racines, réduites à des chefs autoproclamés qui se pavanent dans des réunions sans écho. Où sont les foules ? Les meetings enflammés ? Les cris dans la rue pour dénoncer les coupures d’eau ou les pannes d’électricité ? Nulle part. L’UFDO n’est pas une plateforme d’opposition, c’est un club de notables qui bricolent une façade pour justifier leur existence. Eddy Symphorien Kparekouti peut bien parler d’union, il dirige une armée de fantômes.

 

D’ailleurs, face aux crises qui pourrissent la vie des Centrafricains, Eddy Symphorien Kparekouti ne trouve rien de mieux que des platitudes gênantes. Pas d’eau potable à Bangui ? « Des problèmes techniques. » Pas d’électricité en plein Ramadan ? « Ça arrive partout. » Des morts liés à l’insécurité dans les provinces ? « Le gouvernement fait des efforts. » À chaque question, il esquive, minimise, couvre le régime d’une couche de vernis tiède. Quand on lui parle de la transhumance et du rôle trouble du ministre Hassan Bouba, issu des groupes armés, il se perd dans des généralités sur un « défi universel », incapable de pointer une responsabilité ou d’exiger des comptes. Cet homme n’a pas de colère, pas de nerf, pas de vision. Il se contente de hocher la tête, de lisser les angles, de jouer les bons élèves d’un pouvoir qu’il prétend défier. Son délire, c’est de croire qu’on peut être dans l’opposition tout en applaudissant les puissants depuis leurs antichambres.

 

Mais le plus grave, c’est ce que cache cette comédie. En se drapant dans un costume d’opposant, Eddy Symphorien Kparekouti ne défie pas le président – il le protège. L’UFDO n’est pas là pour bousculer le pouvoir, mais pour brouiller les cartes, donner l’illusion d’un débat démocratique pendant que le pays s’enfonce. Pendant que les Centrafricains triment sans eau ni lumière, pendant que l’insécurité ronge les villages, Eddy Symphorien Kparekouti et ses acolytes sirotent le thé dans les ministères, complices d’un système qui les nourrit. Dire que le président est un « adversaire politique » dans ce contexte, c’est une pirouette verbale, un mensonge éhonté pour tromper ceux qui espèrent encore un sursaut. La communauté internationale, elle aussi, devrait voir clair dans ce jeu : l’UFDO n’est pas une alternative, c’est une béquille du régime, et Kparkouti en est le porte-parole maladroit.

 

En fin de compte, Eddy Symphorien Kparekouti n’a ni l’étoffe ni la crédibilité pour porter une opposition digne de ce nom. Son débit hésitant, ses réponses floues, son incapacité à aligner une idée claire trahissent un homme perdu dans un rôle trop grand pour lui. Il n’a pas de base, pas de militants, pas de programme – juste un titre ronflant et des alliés qui profitent du gâteau. Le délire, au fond, n’est pas seulement dans ses mots : il est dans l’idée même qu’il puisse incarner une quelconque résistance. Les Centrafricains méritent mieux qu’un faux opposant qui sombre dans ses contradictions, un pantin qui fait semblant de mordre la main qui le nourrit….

 

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Les interventions étrangères en RCA : Le remède qui aggrave la maladie, selon l’ancien ministre Elie OUEIFIO

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Les interventions étrangères en RCA : Le remède qui aggrave la maladie….

 

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Une patrouille des soldats français de la Sangaris dans une rue de Bangui en 2014

 

Quand les “solutions” internationales deviennent le problème…

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC.

“Sangaris, Minusca, Wagner… Plus il y a de forces étrangères pour sauver la RCA, plus le pays semble s’enfoncer dans la crise.” Cette observation glaçante ouvre le chapitre consacré aux interventions étrangères dans l’avant-dernier ouvrage d’Élie OUEIFIO, “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024). Un paradoxe qui pose une question déterminante : les interventions étrangères sont-elles la solution ou une partie du problème centrafricain ?

 

La multiplication des interventions : Une spirale sans fin…

 

Depuis des années, la République centrafricaine (RCA) est devenue un lieu d’un ballet incessant d’opérations militaires internationales. L’opération française Sangaris, déployée entre 2013 et 2016, a ouvert la voie, suivie par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), toujours active. Plus récemment, les forces russes du groupe Wagner ont fait leur entrée, accompagnées de contingents africains variés et de forces de sécurité rwandaises. Chaque acteur arrive avec des objectifs officiels ambitieux : protéger les civils, stabiliser le pays, former les forces centrafricaines, restaurer l’autorité de l’État et sécuriser le territoire. Pourtant, loin de ramener la paix, cette profusion d’intervenants semble alimenter une spirale de chaos.

 

Les conséquences inattendues…

 

Ces interventions, censées renforcer la RCA, ont paradoxalement fragilisé sa souveraineté. La dépendance sécuritaire s’est accentuée, l’État perdant peu à peu son autonomie dans la prise de décisions indispensables. Les fonctions régaliennes, comme la défense et la sécurité, sont souvent déléguées à des forces extérieures, reléguant les institutions nationales à un rôle secondaire. L’armée centrafricaine (FACA) en subit directement les contrecoups : les soldats, démotivés par leur mise à l’écart, perdent en légitimité et en professionnalisme, tandis qu’un complexe d’infériorité s’installe face aux troupes étrangères mieux équipées et mieux entraînées.

 

Le coût caché des interventions…

 

Sur le plan économique, la présence étrangère a des répercussions lourdes. Les ressources naturelles, notamment dans les zones minières, sont souvent exploitées ou contrôlées par des acteurs extérieurs, au détriment des Centrafricains. Des contrats désavantageux et une dette croissante viennent alourdir le fardeau financier du pays. Politiquement, l’ingérence est tout aussi problématique : les affaires intérieures sont influencées par des pressions diplomatiques et des conditionnalités imposées, réduisant l’indépendance de l’État face aux agendas internationaux.

 

La complexification du terrain…

 

Selon l’ancien ministre Elie Ouéifio, la multiplication des acteurs étrangers a transformé la RCA en un échiquier complexe. Les intervenants, aux intérêts parfois divergents, entrent en concurrence, créant des conflits d’intérêts et une confusion dans l’attribution des responsabilités. Cette situation désoriente les populations centrafricaines, qui développent une méfiance croissante envers ces “sauveurs” extérieurs. Les tensions entre communautés s’aggravent, la dépendance à l’aide humanitaire s’installe, et les repères traditionnels s’effritent sous le poids de cette présence massive.

 

Les effets pervers…

 

Sur le plan sécuritaire, loin d’apaiser les violences, les interventions ont engendré de nouvelles dynamiques conflictuelles. Les affrontements se déplacent, les groupes armés se réorganisent et s’équipent davantage, alimentant des cycles de représailles sans fin. Socialement, une économie de la dépendance s’est développée, fragilisant le tissu communautaire. Les cultures et valeurs importées par les forces étrangères menacent l’identité locale, accentuant le sentiment de dépossession chez les Centrafricains.

Le piège de la dépendance…

Militairement, la RCA se retrouve dans une impasse : incapable d’assurer seule sa sécurité, elle dépend de renforts extérieurs constants. Son matériel, souvent inadapté, et la formation de ses troupes, largement externalisée, renforcent cette vulnérabilité. Politiquement, les décisions sont influencées par des puissances étrangères, limitant la souveraineté et imposant des choix contraints qui réduisent l’autonomie du pays à peau de chagrin.

 

Les alternatives proposées…

 

Face à ce constat, l’ancien ministre Elie Ouéifio propose des solutions. Renforcer les capacités nationale est une priorité : une formation intensive des forces nationales, un équipement adapté et une autonomie opérationnelle permettraient à la RCA de reprendre les rênes de sa sécurité. À l’échelle régionale, une coopération sous-régionale, appuyée par des mécanismes africains et une solidarité continentale, pourrait offrir des réponses endogènes, moins dépendantes des agendas extérieurs.

 

Les recommandations d’Élie OUEIFIO…

 

Pour l’État centrafricain, Élie OUEIFIO préconise une reprise en main ferme de la sécurité nationale, avec une formation rigoureuse des forces locales et une stratégie de défense autonome, portée par une vision souveraine. À la communauté internationale, il demande un changement de posture : respecter la souveraineté du pays, fournir un appui sans se substituer aux institutions nationales, privilégier une coopération équilibrée et transférer réellement des compétences aux Centrafricains.

 

Vers une véritable autonomie…

 

La multiplication des interventions étrangères en RCA révèle les limites d’un modèle de stabilisation qui, loin de guérir, aggrave les maux du pays. Pour Élie OUEIFIO, la sortie de crise repose sur quatre piliers : le renforcement des capacités nationales, la reprise en main de la sécurité, l’affirmation de la souveraineté et le développement de solutions ancrées dans la réalité centrafricaine. L’avenir de la RCA dépend de sa capacité à briser le cercle vicieux de la dépendance militaire et à bâtir des forces de défense véritablement nationales, capables de protéger le pays sans tutelle extérieure….

 

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L’Ancien Député Jean-Pierre Mara Décrypte les Échecs Économiques de Touadéra à Travers Quelques Facteurs”

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L’Ancien Député Jean-Pierre Mara Décrypte les Échecs Économiques de Touadéra à Travers Quelques Facteurs”

Centrafrique.org/mouji-mad-ngar-de-lart-de-la-flatterie-des-dignitaires-a-lalienation-par-jean-pierre-mara/jean-pierre-mara-ancien-depute-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-76343″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Jean-Pierre-Mara-Ancien-Depute-de-la-Republique-Centrafricaine-300×450.jpg” alt=”L’Ancien Député Jean-Pierre Mara Décrypte les Échecs Économiques de Touadéra à Travers Quelques Facteurs"” width=”300″ height=”450″ />
Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’économie centrafricaine sous Touadéra est un puzzle dont les pièces ne s’assemblent pas. Jean-Pierre Mara, ancien député, prend la plume pour décrypter cet échec à travers des indices révélateurs : un PND recyclé d’Internet, une fibre optique enterrée par l’inaction, et des produits de base comme le manioc laissés sans stratégie. Loin des discours officiels, son regard acéré dévoile une gestion qui tourne le dos aux besoins du peuple….

Voici le résumé de son texte :

 

Publication sur un facteur de l’échec économique de Touadéra : Personne n’est né économe. Nous apprenons tous….

 

Ce n’est pas une caricature ou un dénigrement. Ces deux portefeuilles sont très techniques et ceux qui en sont porteurs doivent cesser de faire passer l’appartenance ethnique pour cacher les sources d’incapacité.

L’économie est un nom féminin avec les définitions suivantes :

1- C’est la Bonne administration des richesses matérielles (d’une maison, d’un État).

  1. De façon didactique, l’économique, il s’agit d’Organisation des éléments, des parties (d’un ensemble) ; manière dont sont distribuées les parties.

Pour commencer, J’ai lu le Plan national de développement, PND publié par le ministère de l’économie. A la lecture  on gagne très vite en impression que c’est une collection de textes recopiés d’Internet sans rapport avec les préoccupations  du citoyen centrafricain. Cette impression se confirme dès lorsqu’on essai d’accédér aux sources d’informations citées dans le document. Car ce sont des sources qui renvoient à d’autres références. Or le PND devrait être LA SOURCE. C’est donc un document incomplet ou non fiable.

Par exemple,  le document du PND ne donne aucun chiffre sur l’eau, produit de base, denrée de subsistance naturelle dont l’approvisionnement est technique. Ici le PND ne dit pas comment la population s’approvisionne avec l’eau aujourd’hui, comment cette population pourra être apprivoisée demain et dans cinq ans. Le PND est un document qui devrait décrire comment rendre par exemple potable disponible en milieu urbain et en milieu rural sur une periode de  2, 5 et 20 ans.

Juste sur cet aspect le PND est un document chiffon car les auteurs ont recopié des choses et des sujets depuis Internet sans aucun rapport avec la vie du citoyen Lambda.

Lorsque vous prenez le manioc, un produit consommé par la majorité de la population, nulle part il n’est indiqué combien de centrafricains consomme le manioc, 20%, 50% ou 80%? Je m’attendais à trouver un chiffre sur les consommations de la RCA, et les préconisations pour renforcer cette consomation. Il en est de même pour tout autre produit de base ou pour les produits d’exportation.

Pour ce qui est de l’économie numérique, une désolation. La politique de la fibre optique est influencée depuis 2007 par un des anciens fonctionnaires  qui a purement et simplement enterré les Telecom depuis que l’usage de l’existence des infrastructures de télécommunications influence le monde moderne. Alors dans le monde entier, la télécommunication est le moteur de toute activité de production, cette technique stagne en Centrafrique, un pays qui consomme les service des Télécommunications sans se doter des connaissances nécessaires pour dz vulgarisation. A l’rrivée de la téléphonie mobile, le département a simplement délaissé l’infrastricture de la téléphone fixe pourtant cette infrastructure peut service a vendre de nouveaux services pridés par le consommateur, à l’instar du Triple-play (Internet,Télévision et Tkephone) chez l’abonné, une offre qui peut permettre de rentabiliser le cuivre issu de l’ancienne technologie de téléphonie fixe.

Le Ministère a enterré la poste qui pouvait être une structure pour la logistique. Quel beau projet que de faire le transport des courriers, des colis et des sacs de manioc entrevBanguibetbles provinces.

Quel beau projet que de faire le BackBone Métropolitain, c’est à dire le transport de l’information dans un pays en pleine effervescence des médias pour les réseaux sociaux?

Au fait, l’économie en RCA c’est quoi sinon je trouve aucun chiffre sur les consommations de la majorité de la population ainsi que les préconisations pour renforcer cette consommation sur 5 ou 10 ans.

Investir dans l’enseignement de la maitrise devla latérite ou du sable que nous avons en abondance est source de production d’énergie pour ce qui concerne les panneaux photovoltaïques  ou la production de silicium pour ce qui concerne le sable ou de la production de l’aluminium pour ce qui concerne la latérite ou la bauxite .

L’économie c’est quoi ?

Jpmara,  Ancien Député de RCA….

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Bangui : la grande illusion de William Ndjapou sur la radio Ndéké-Luka

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Bangui : la grande illusion de William Ndjapou sur la radio Ndéké-Luka

 

Centrafrique.org/william-ndjapoua/” data-wpel-link=”internal”>William Ndjapou, conseiller du Président Faustin Archange Touadera, Président centrafricain
William Ndjapou. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, l’eau et l’électricité sont des promesses qu’on agite sous le nez des Centrafricains comme un mirage dans le désert. William Ndjapou, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, s’est présenté sur la radio Ndéké-Luka avec son costume de super-héros du développement, prêt à nous éblouir avec des chiffres et des exploits. Mais face à lui, Lazare Kiandji, économiste et voix de la société civile, ne se laisse pas impressionner par ce numéro de magie. Pendant que Ndjapou jongle avec ses illusions, Kiandji ramène tout le monde sur terre avec des vérités qui cognent. Décortiquons ce grand bluff, une déclaration à la fois, et rigolons un peu de ce décalage fantaisiste.

 

« Depuis 2016, nous avons vu et constaté plusieurs investissements qui ont été faits dans plusieurs domaines du secteur de l’eau », lance William Ndjapou, fier comme un paon. Des investissements, vraiment ? On dirait un conte de fées pour endormir les gosses. Où sont-ils, ces trésors ? Dans les tuyaux percés de la SODECA ou dans les rêves des habitants de Cité Jean 23 ? Lazare Kiandji, lui, ne voit pas l’ombre d’un robinet qui fonctionne. « Les gens meurent dans les hôpitaux parce qu’il n’y a pas d’électricité », balance-t-il, bien loin des « domaines » mystérieux de Ndjapou. Si ces investissements existent, ils doivent être cachés dans les villas des copains du régime, parce que dans les quartiers, on cherche encore l’eau avec des bidons et des lampes torches.

 

Puis, William Ndjapou sort sa calculette magique : « De 2016 à 2024, le chiffre a été augmenté à 51 % d’accès à l’eau potable ». Oh, quel progrès fulgurant ! On imagine les Centrafricains sabrer le champagne devant leurs fontaines imaginaires. Sauf que Lazar Kiandji éclate ce ballon gonflé d’air chaud : « C’est inhumain, ça », dit-il, en parlant d’un peuple qui galère pour un seau d’eau, pas d’un pays où la moitié boit à sa soif. L’UNICEF rigole dans son coin avec ses 10 % d’accès réel. Les 51 % de Ndjapou, c’est du vent, une statistique sortie d’un chapeau pour faire joli pendant que les mômes traînent des brouettes à 3 heures du matin.

 

Et voilà qu’il nous demande une standing ovation : « Il faut quand même applaudir, reconnaître qu’il y a quand même pour une fois un régime qui s’est dit qu’il faut trouver des solutions ». Sérieusement, William ? On devrait taper des mains parce que vous avez eu une vague pensée pour l’eau ? C’est comme féliciter un cuisinier qui promet un festin mais sert des assiettes vides. Lazar Kiandji, lui, n’applaudit pas : « Le peuple est relégué au dernier rang », assène-t-il. Pendant que Ndjapou attend ses bravos, les Centrafricains attendent l’eau et l’électricité, et ils risquent d’attendre encore longtemps si c’est juste une idée qui traverse l’esprit du régime entre deux défilés.

 

William Ndjapou enchaîne avec son catalogue de réussites : « Nous avons eu la réhabilitation de 53 bornes fontaines et 271 forages ». Waouh, on dirait un inventaire de supermarché ! Mais où sont ces merveilles ? Pas à Bangui, en tout cas, où Lazar Kiandji raconte avoir fait la queue de 2 heures à 9 heures du matin pour rentrer bredouille. « Il y a de l’argent dans ce pays », rappelle-t-il, cinglant. Si ces 271 forages existent, ils doivent être réservés aux VIP, parce que dans les rues, c’est la chasse au trésor pour une goutte d’eau. Les bornes de William Ndjapou, c’est peut-être une belle histoire pour les rapports officiels, mais pas pour les bidons jaunes des centrafricains.

 

Et puis, William Ndjapou joue la carte de l’empathie : « C’est une situation qui nous affecte tous, je le suis en tant que Centrafricain ». Oh, comme c’est touchant ! On verserait presque une larme pour ce pauvre conseiller qui souffre avec nous. Sauf que, soyons sérieux, avec son poste, il a probablement un groupe électrogène et un forage perso. Kiandji, lui, ne pleure pas sur son sort : « On ne peut pas ramasser les choses et venir nous blaguer », explose-t-il. Pendant que William Ndjapou joue les victimes solidaires, Kiandji parle des vraies victimes : celles qui risquent leur vie pour un bidon, comme cette gamine violée à Miskine. La solidarité de salon, ça va bien cinq minutes.

 

Pour finir, William Ndjapou nous vend du rêve : « Nous sommes sur la bonne voie, il y a toute une politique actuellement qui est mise en place ». La bonne voie ? Plutôt une impasse ! Une politique avec des lampadaires solaires qui clignotent trois mois et des stations de pompage qu’on voit en photo dans les bureaux ? Kiandji n’y croit pas une seconde : « C’est inhumain, ça », répète-t-il, face à un peuple qui crève dans le noir et la soif. La « bonne voie » de Ndjapou, c’est un chemin pavé de promesses où les milliards de la Banque mondiale s’évaporent, pendant que les Centrafricains triment pour survivre.

 

Ce duel, c’est presque comique si ce n’était pas aussi tragique. William Ndjapou aligne ses jolies phrases et ses chiffres comme un bon élève qui récite sa leçon, mais Lazare Kiandji le ramène au réel : un pays où l’eau et l’électricité sont des luxes, pas des droits. Alors, William, arrête de nous blaguer avec tes « investissements » et ta « bonne voie ». Comme dit Kiandji, il y a de l’argent dans ce pays – trouvez-le pour le peuple, pas pour les discours….

 

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Grève des avocats  centrafricains : 8 jours dès le 2 avril pour crier leur colère

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Grève des avocats  centrafricains : 8 jours dès le 2 avril pour crier leur colère

 

Centrafrique.org/les-acteurs-de-justice-incluant-les-avocats-notaires-greffiers-et-huissiers-annoncent-une-greve-de-5-jours/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-59572″ data-wpel-link=”internal”>Grève des avocats centrafricains : 8 jours dès le 2 avril pour crier leur colère
les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dès le 2 avril 2025, les avocats centrafricains lancent une grève de huit jours, poussés à bout par un régime qui les ignore. Leur colère, longtemps contenue, éclate face à des entraves intolérables à leur métier.

 

Le vernis de la démocratie et de l’État de droit tant vanté par les autorités centrafricaines s’écaille un peu plus chaque jour sur le terrain. Le communiqué de presse publié le 1er avril 2025 par le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Jean-Louis Opalegna, est un uppercut porté au régime en place et à une justice qui semble avoir oublié ses propres principes. Ce texte, fruit d’une Assemblée Générale Extraordinaire tenue ce même jour, dénonce avec une clarté cinglante les entraves répétées au libre exercice de la profession d’avocat, notamment par l’Office Chargé de la Répression du Banditisme (OCRB) et les entités de police judiciaire. Mais au-delà d’un simple constat, c’est un réquisitoire contre un système qui bafoue les droits fondamentaux qu’il prétend défendre.

 

Le communiqué publié prouve une fois de plus une situation inquiétante : les avocats, pourtant “régulièrement constitués”, se voient interdire l’accès à leurs clients détenus préventivement dans les locaux de l’OCRB. Informé par “diverses sources, notamment les points de presse”, le Bâtonnier a tenté une démarche diplomatique dès le 26 mars 2025, en sollicitant une rencontre avec le Ministre d’État chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance. Le lendemain, 27 mars, des demandes similaires ont été adressées au Ministre de la Défense Nationale et au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique. Résultat ? Un silence assourdissant, comme le souligne le communiqué : “Convaincu que ces demandes n’allaient produire aucun effet”, l’Ordre des Avocats a décidé de hausser le ton. Et comment leur donner tort ? Quand les plus hautes autorités du pays ignorent des requêtes aussi légitimes, c’est la preuve d’un mépris pour le dialogue et la loi.

 

Car la loi, parlons-en. Le communiqué cite les articles 48 et 49 du Code de Procédure Pénale, qui garantissent des droits aussi élémentaires qu’incontestables : un officier de police judiciaire doit informer le Procureur de la République d’une garde à vue, prévenir la famille du détenu, et surtout, permettre à ce dernier de choisir un avocat. “La présence d’un Avocat auprès de la personne gardée à vue détenue est de droit si cette dernière la réclame”, martèle le texte officiel. Pourtant, ces dispositions, gravées dans le marbre de la 7ème République qui “proclame le respect des Droits de la personne humaine”, sont foulées aux pieds sans vergogne. Le communiqué parle de “violations des dispositions ci-dessus reproduites, caractéristiques des dérives qui deviennent de plus en plus récurrentes”. Une phrase qui résonne comme une accusation : le régime et sa justice ne se contentent pas d’échouer, ils s’enfoncent dans une spirale autoritaire.

 

Devant cette dérive, les avocats ne restent pas les bras croisés. Le 1er avril 2025, ils ont décidé, selon le communiqué, de suspendre leur participation aux audiences pendant huit jours à compter du 2 avril – une grève qui n’est qu’un “avertissement”. Ils organiseront aussi des sit-in quotidiens, de 9h à 10h, en robe devant la Cour d’Appel, et prévoient une conférence de presse. Ces actions, loin d’être anodines, sont un cri de colère et un appel à la mobilisation. “Les Avocats au Barreau de la République Centrafricaine s’inquiètent de la propension que prennent ces dérives”, note le communiqué, ajoutant qu’elles “n’encouragent pas le soutien à la promotion des Droits Humains et aux droits à la défense”. Difficile de ne pas y voir une critique acerbe d’un gouvernement qui se drape dans les beaux discours sur la “Bonne Gouvernance” tout en laissant ses institutions piétiner les libertés.

 

Mais le texte va plus loin : il interpelle directement “les autorités politiques et judiciaires en charge de la Promotion des Droits Humains” pour que cessent ces entraves, et prend à témoin l’opinion nationale et internationale. “Les Avocats au Barreau de la République Centrafricaine prennent à témoin l’opinion internationale en général et nationale, en particulier sur les conséquences qui peuvent découler de l’inobservation des interpellations adressées aux autorités”, lit-on. C’est un avertissement solennel : si rien ne change, le pays risque de s’enliser dans une crise encore plus profonde. Et les avocats, lucides, “se réservent le droit de définir et d’exécuter de nouvelles actions”, laissant planer la menace d’une escalade.

 

Que dire d’un régime qui, en 2025, ne parvient même pas à respecter les droits les plus basiques inscrits dans sa propre Constitution  de la septième république ? Que penser d’une justice qui, selon le communiqué, transforme les garde à vue en zones de non-droit, où l’accès à un avocat devient un privilège au lieu d’un dû ? Le silence des ministres sollicités, l’arrogance des entités comme l’OCRB, et l’inaction face aux “dérives récurrentes” dressent le portrait d’un pouvoir à la dérive, plus prompt à museler qu’à protéger. Les avocats, en sonnant l’alarme, ne défendent pas seulement leur profession : ils se battent pour ce qui reste de l’État de droit en Centrafrique. Reste à savoir si leurs cris seront entendus, ou si, comme le laisse craindre le communiqué, ils ne seront qu’un écho dans le vide d’un système déjà sourd….

 

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Le 1er avril 2025, les avocats centrafricains ont dit stop. Face à un gouvernement qui ignore leurs appels et à une police judiciaire qui bafoue la défense, ils appellent à une grève de 8 jours pour dénoncer cette dérive.

 

 

 

Transhumance : un chaos mal géré qui alimente les conflits en RCA

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Transhumance : un chaos mal géré qui alimente les conflits en RCA

 

Centrafrique.org/en-centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>Transhumance : un chaos mal géré qui alimente les conflits en RCA
Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les tensions liées à la transhumance ne cessent de s’aggraver en République centrafricaine, prouvant sans doute l’absence de gestion efficace de la part des autorités. À Bouar, dans la Nana-Mambéré, une rencontre a récemment rassemblé la semaine dernière les éleveurs et les agriculteurs pour tenter de désamorcer les conflits de plus en plus fréquents.

 

Organisée par la plateforme des confessions religieuses avec l’appui du diocèse de Bouar, cette initiative vise à trouver des solutions durables, alors que l’insécurité et les affrontements entre les agriculteurs et éleveurs persistent.

 

Jean-Marie Taboulot, secrétaire général de la plateforme explique les raisons de cette initiative : “Par rapport à ce qui se trame dans les quartiers,  les exactions des coupeurs de route, les multiples violences, nous cherchons à désarmer les cœurs. Aujourd’hui, le problème demeure et continue. Mais on ne peut pas toujours vivre dans les conflits. Il faut trouver un compromis”.

 

Toutefois, , de nombreux participants pointent du doigt l’inaction des autorités, notamment dans le contrôle des flux transhumants aux frontières. Selon Salibi Amadou, éleveur de la commune de Niem-Yéléwa: “Le problème vient des éleveurs étrangers qui ne respectent pas les couloirs de transhumance. Ils détruisent les champs et repartent, laissant les éleveurs centrafricains subir les représailles. Je demande au gouvernement de veiller aux frontières, de mieux contrôler les entrées, et d’imposer aux nouveaux arrivants de respecter les lois du pays”.

 

Les agriculteurs, de leur côté, dénoncent un manque total de protection et de mécanismes de règlement des litiges. Félix Kéla, agriculteur de Zotoua-Banguerem , estime que les conflits pourraient être mieux gérés si les autorités locales jouaient leur rôle : “La cohésion sociale repose sur la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs. Nous avons besoin les uns des autres. Mais en cas de litige, nous sommes livrés à nous-mêmes. Il faut que les autorités locales soient impliquées et que le service de l’élevage joue son rôle dans la gestion des différends”.

 

Malgré cette rencontre, le problème de fond reste entier : le gouvernement tarde à mettre en place des mesures efficaces pour organiser la transhumance et prévenir les conflits. Faute de contrôle et de dialogue structuré entre éleveurs et agriculteurs, la situation continue de dégénérer, alimentant un cycle de violences difficile à enrayer….

 

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Dernières heures : chaos en cours à Zémio  

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Dernières heures : chaos en cours à Zémio  

 

Centrafrique.org/arrestation-dun-milicien-azande-avec-des-minutions-a-zemio-tentative-de-provocation-ou-piege-delibere/milicien_azande_arrete_dans_le_quartier_musulman_obo/” rel=”attachment wp-att-77081″ data-wpel-link=”internal”>Dernières heures : chaos en cours à Zémio
Un milicien Azandé arrêté

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce jeudi 3 avril 2025, Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine, a basculé dans le chaos suite au transfèrement du jeune milicien azandé connu sous le sobriquet de Balle. Capturé hier dans la matinée, Balle devait être transféré par hélicoptère vers Bangui, mais la population Zandé, furieuse, s’est mobilisée en masse pour s’y opposer.

 

Alors que l’hélicoptère des Wagner s’apprêtait à décoller de l’aérodrome de Zemio, une foule immense des Zandé a envahi la piste de l’aérodrome, bloquant tout départ. Les mercenaires russes et les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) ont dû tirer en l’air pour disperser les manifestants, qui ont fini par fuir dans la panique. Une fois l’hélicoptère parti avec le milicien Balle à bord, la colère de la population s’est déchaînée ailleurs : la maison du maire a été prise d’assaut dans le centre-ville et entièrement saccagée, causant des dégâts considérables.

 

Les Zandé, toujours enragés, se sont ensuite dirigés vers le quartier Condo, où ils ont détruit une autre maison de madame le maire. Pour l’heure, madame le maire est en fuite vers le camp de la Minusca, où elle refugie actuellement.

 

Mais les tirs abondants des Russes et des FACA ont finalement imposé un silence lourd. Ce jeudi 3 avril, Zémio est paralysée : plus personne ne circule, les rues sont désertes, et un calme inquiétant règne sur la ville.

 

Actuellement, dans la ville, c’est le cahos. Tout est désert. Plus personne dans les rues, pas de commerce, pas d’activité, pas d’école, ni de marché. C’est la ville morte. Quant aux miliciens Azandé, ils sont partis en masse en brousse en ce moment….

 

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Patrice Talon face à Faustin-Archange Touadéra, c’est exactement comme la nuit et le jour

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Patrice Talon face à Faustin-Archange Touadéra, c’est exactement comme la nuit et le jour

 

Patrice Talon face à Faustin-Archange Touadéra, c’est exactement comme la nuit et le jour
Le Président Béninois Patrice Talon.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Afrique de l’Ouest, la République du Bénin, souvent simplement appelée « Bénin », brille comme une lueur d’espoir dans un continent où les dérives autoritaires et les manipulations constitutionnelles restent monnaie courante. Sous la présidence de Patrice Talon, en poste depuis le 6 avril 2016, le pays fait figure d’exception, notamment par une décision récente qui tranche avec les pratiques observées ailleurs, en particulier en République centrafricaine. Alors que Talon interdit les manifestations de soutien destinées à promouvoir un culte de la personnalité, à Bangui, Faustin-Archange Touadéra organise une tout autre symphonie : celle d’un pouvoir prêt à tout pour s’éterniser, au dépens de la volonté populaire.

 

Une déclaration forte au Bénin : refuser le culte de la personnalité

 

Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, Patrice Talon, président du Bénin, a pris une position claire et tranchée : les manifestations publiques visant à « incenser » le chef de l’État, les ministres, les députés ou tout autre élu sont désormais interdites. « Si on veut soutenir, chanter leurs louanges, c’est à la maison que ça doit se passer », a-t-il déclaré, dénonçant une pratique qui, selon lui, conduit à une dangereuse divinisation des dirigeants. Pour Talon, afficher des photos du président partout dans le pays ou organiser des marches de soutien en dehors des périodes électorales relève d’une « technique de conditionnement » qui finit par faire croire que le dirigeant est « infaillible » ou « imposé malgré vous ». « Je n’en veux pas, et ce n’est pas bon non plus pour ceux qui viendront demain », a-t-il ajouté, soulignant une vision de la gouvernance ancrée dans l’humilité et la responsabilité.

 

Cette décision intervient dans un contexte particulier. Élu en 2016 pour un premier mandat de cinq ans, réélu en 2021, Talon approche la fin de son second mandat en 2026. La Constitution béninoise, renforcée sous son propre règne en 2019, limite strictement le nombre de mandats présidentiels à deux, consécutifs ou non. Pourtant, comme dans bien des pays africains, des rumeurs de pressions pour un troisième mandat ont émergé, alimentées par des groupes de soutien et des manifestations organisées. En interdisant ces démonstrations, Talon coupe court à toute tentative de manipulation et réaffirme son engagement à quitter le pouvoir à l’échéance prévue. Une posture qui rappelle celle de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui, après deux mandats (2009-2019), a résisté aux appels de ses partisans pour un troisième et a cédé la place à son successeur, Mohamed Ould Ghazouani.

Un nuage épais rend les mains tendues pour la paix invisibles’, déplore Ouéifio
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

À Bangui, un président prêt à tout pour rester

 

À l’opposé, en République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra illustre un schéma bien plus sombre. Élu en 2016, réélu en 2020 dans des conditions contestées, Touadéra a fabriqué un référendum constitutionnel le 30 juillet 2023, adopté le 7 août suivant avec 95,27 % des voix selon les chiffres officiels manipulés. Ce projet, boycotté par l’opposition et la société civile, dénoncé comme une comédie par des observateurs, allonge le mandat présidentiel de cinq à sept ans et supprime la limitation à deux mandats. Objectif clair : ouvrir la voie à un troisième mandat en 2025, voire à une présidence à vie dans un pays ravagé par la guerre civile et la misère incroyable.

 

Mais ce n’est pas tout. Depuis des semaines, des jeunes désœuvrés sont payés,  parfois aussi peu que 500 francs CFA,  pour manifester dans les rues de Bangui et dans d’autres villes, réclamant ce troisième mandat. Ces marches, loin d’être spontanées, épuisent une population déjà lassée par l’instabilité et la violence. Au même moment, Touadéra s’appuie sur des Mercenaires russes du groupe Wagner et des forces rwandaises pour maintenir son emprise, transformant la République centrafricaine en un État sous perfusion étrangère. Cette dépendance contraste cruellement avec la gestion autonome et souveraine du Bénin, où Talon dirige sans recourir à des forces extérieures pour asseoir son autorité, malgré la menace du terrorisme.

 

Bénin vs République centrafricaine : le jour et la nuit

 

Le parallèle entre les deux pays est frappant. Au Bénin, souvent surnommé le « Quartier latin de l’Afrique » pour son passé de modèle démocratique, Talon impose une gouvernance qui, bien qu’imparfaite et critiquée par certains pour son autoritarisme dans d’autres domaines (comme la répression de l’opposition en 2019), refuse les dérives monarchiques. À Bangui, Touadéra incarne une nuit sans fin : un pouvoir qui manipule, menace et s’accroche, au détriment d’un peuple parmi les plus pauvres du monde, selon les indices de développement de l’ONU.

 

Là où Talon anticipe et bloque les tentatives de culte de la personnalité, Touadéra les encourage et les finance. Là où le Bénin avance avec une stabilité relative et une économie en progrès (infrastructures routières, électrification), la République centrafricaine sombre dans un chaos entretenu, où les groupes armés et les mercenaires dictent la loi, et l’électricité et l’eau manquent dans tout le pays. Par contre, le Bénin, pour beaucoup d’Africains, évoque une modernité maîtrisée, presque un « Paris » en miniature ; Bangui, elle, reste synonyme de désespoir et de désordre, livrée aux mafieux camerounais et russes.

 

Une leçon pour l’Afrique

 

Patrice Talon, avec cette interdiction des manifestations de soutien, marque l’histoire non seulement du Bénin, mais aussi de l’Afrique. Il rappelle qu’un dirigeant digne sait qu’il n’est qu’un maillon dans une chaîne, précédé et suivi par d’autres. À l’inverse, Touadéra symbolise une vieille garde africaine qui s’accroche au pouvoir, quitte à hypothéquer l’avenir de son pays. Si le Bénin n’est pas exempt de critiques – l’opposition y dénonce parfois une démocratie en recul –, il offre aujourd’hui un contraste éclairant avec la République centrafricaine. Entre le jour et la nuit, l’Afrique a besoin de plus de lumière. Talon, en 2025, semble décidé à en allumer une, tandis que Touadéra, à Bangui, préfère l’obscurité….

 

Par Alain Nzilo

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Professeur Gaston Mandata Nguérékata : “La Centrafrique est livrée aux bandits”, le 4 avril 2025, c’est le jour J de la mobilisation. Rendez-vous en masse

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Professeur Gaston Mandata Nguérékata : “La Centrafrique est livrée aux bandits”, le 4 avril 2025, c’est le jour J de la mobilisation

 

Professeur Gaston Mandata Nguérékata : “La Centrafrique est livrée aux bandits”, le 4 avril 2025, c’est le jour J de la mobilisation
professeur gaston mandata nguérékata

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique est livrée aux bandits, dénonce le Professeur Gaston Mandata Nguérékata dans un cri du cœur. Entre corruption, misère et barbarie, notre nation agonise sous un régime indigne. Mais l’espoir renaît : le 4 avril 2025, jour J, le peuple est convié à se lever. Ce sursaut pacifique est une urgence pour restaurer la dignité et la vie de nos compatriotes.

Voici ci-dessous la déclaration du Professeur Gaston Mandata Nguérékata:

 

Déclaration intégrale :

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

 

Notre patrie, la République centrafricaine, va mal, très mal. L’heure est grave, très grave.

 

Les mains auxquelles nous avons confié la gestion des affaires de l’État pour un temps se sont révélées peu expertes et dangereuses. Elles ont érigé la corruption, la concussion et le tribalisme en mode de gouvernance. L’histoire retiendra que les autorités actuelles, plus qu’aucunes autres, ont livré le pays à la mafia, détricoté le tissu national et hypothéqué l’avenir de millions de nos concitoyens, des jeunes en particulier. Notre pays s’est transformé en une arrière-cour pour des individus peu recommandables, des bandits de tout acabit et les plus dangereux repris de justice. Les manœuvres les plus abjectes et les plus éculées, le mensonge éhonté, le non-respect de la parole-donnée ainsi que le double-langage sont devenus les principales caractéristiques du régime qui est à la tête de notre pays.

 

Nous ne voulons pas faire offense à nos compatriotes en dressant ici la liste des actes et des actions que ce régime mène au quotidien et qui relèvent de crimes de haute trahison. Pour preuve, nos compatriotes de l’arrière-pays sont livrés à eux-mêmes quand ils ont de la chance, sinon ils sont impunément massacrés par les groupes armés que le régime a laissé prospérer et les Mercenaires russes, dont la barbarie n’a d’égal que leur cruauté. Le seul crime de ces compatriotes c’est d’être nés sur la terre de leurs ancêtres et de posséder la nationalité centrafricaine.

 

La misère a gagné toutes les couches sociales. La capitale nationale, jadis appelée Bangui la Coquette, est devenue une poubelle géante, une ville sans électricité, sans eau, sans attraits, bref une ville sans vie, sans âme, classée parmi les villes les plus chères du monde, une ville où il ne fait pas bon vivre.

 

Le 4 avril 2025, le BRDC appelle à une manifestation pacifique et citoyenne pour rappeler aux dirigeants du pays leur devoir envers le peuple, celui d’apporter des solutions concrètes à nos problèmes existentiels, à savoir l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé primaire, à une alimentation saine et régulière.

 

De nombreux compatriotes et associations ont spontanément répondu à cet appel. Je suis de ceux-là. Car il ne s’agit pas de politique politicienne. Non. Il s’agit de notre droit à la vie, une vie décente, une vie normale, pour nos enfants, nos sœurs, nos mamans, nos parents. C’est maintenant ou jamais, chers compatriotes. Le moment est unique. Il est historique. Ensemble, prenons notre destin en mains. Tous, Banguissoises, Banguissois, participons à cet événement. Fonctionnaires, chômeurs, boubanguérés, wali gara, étudiants, syndicalistes, citoyens de bonne volonté, tous, dans la fraternité et la concorde, rendons-nous massivement à l’heure et lieu indiqué par le BRDC ce vendredi 4 avril 2025….

 

Professeur Gaston Mandata Nguérékata….

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Et si l’ancien préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude Ngayako, n’a-t-il pas raison ? Les députés du Haut-Mbomou derrière les miliciens Azandé

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Et si l’ancien préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude Ngayako, a-t-il raison ? Les députés du Haut-Mbomou derrière les miliciens Azandé

 

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Lancien Préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude ngagnoko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand l’ancien préfet du Haut-Mbomou, Jude Ngayako, accusait, en 2023,  les élus du Haut-Mbomou de protéger les miliciens Azandé, beaucoup doutaient. Mais en 2025, avec les villes sous leur emprise, une question s’impose : l’ancien préfet n’avait-il pas raison depuis le premier jour ?

 

Rappelez-vous, en mars 2023, quand la milice Azandé Ani Kpi Gbé a surgi dans le Haut-Mbomou, Jude Ngayako, alors préfet de la région, n’a pas mâché ses mots. Sur la radio Ndéké-Luka, il a accusé les députés locaux d’être derrière ce groupe armé qui commençait à semer le chaos. Les miliciens, quant à eux, demandaient son départ, le pointant du doigt comme un complice des rebelles de l’UPC. Jude Ngayako a répondu que c’était une manipulation instrumentée par les élus de ladite préfecture. À l’époque, on pouvait douter. Mais deux ans plus tard, en ce printemps 2025, la question se pose sérieusement : et si Jude Ngayako avait raison depuis le début ?

 

Les députés pris dans leurs propres mensonges

 

Regardez ce qui se passe aujourd’hui dans le Haut-Mbomou. À Zémio, Mboki ou Djemah, les miliciens Azandé ne se cachent plus. Ils contrôlent des villes entières, pillent, tuent, et chassent les musulmans de leurs terres. Le général Limane, un de leurs chefs arrêté récemment, a fanfaronné dans une déclaration audio : 1500 hommes autour de Zémio, 1500 autres à Mboki, et encore plus ailleurs. Il menace ouvertement les musulmans, et pourtant, les députés de la région restent étrangement silencieux ou servent des excuses qui ne tiennent pas debout.

 

Éric Kpiodigui, le député de Zémio, a déclaré la semaine dernière sur la radio Ndéké-Luka que les jeunes cachés dans la brousse devaient rentrer, que tout était calme. Mais calme pour qui ? Les Azandé terrorisent sa circonscription, et il le sait. Ses cousins, proches du sous-préfet Romaric Sangou Zirani, sont mêlés à ces milices,  c’est un secret de polichinelle là-bas. À Mboki, le député ne pipe mot sur le massacre qui se déroule dans sa circonscription contre la communauté musulmane, où des civils continuent de périr. Hermane Lambert Akovourou, député de Djemah, fait pareil : il avait signé en 2023 un texte pour nier les accusations de Jude Ngayako, mais aujourd’hui, il ne condamne pas les exactions. Et Ernest Mizedio, à Obo, s’énerve dans la presse dès que des miliciens sont arrêtés par les Mercenaires russes à Bangui, comme s’il prenait leur défense.

 

Jude Ngayako voyait clair, les faits le confirment

 

Quand les Azandé ont exigé le départ de Jude Ngayako en mars 2023, ils l’accusaient d’être de mèche avec l’UPC. Lui, il a tenu bon et a dit aux leaders locaux : “Ce sont les députés qui tirent les ficelles”. Les élus, eux, criaient à l’innocence. Ils ont signé une déclaration disant que Jude Ngayako racontait n’importe quoi, que les Azandé étaient juste des gars venus du Soudan du Sud, fatigués des abus de l’UPC. Mais les mois ont passé, et leurs paroles sonnent creux. Les Azandé ne sont pas une bande improvisée. Ils ont des armes, des hommes entraînés à l’étranger – Soudan du Sud, peut-être RDC – et une organisation qui ne vient pas de nulle part. Jude Ngayako l’avait vu venir : ces milices ont des soutiens politiques, et ces soutiens, ce sont les députés du Haut-Mbomou.

 

Pourquoi Kpiodigui parle de “jeunes effrayés” alors que Liman menace toute la région ? Pourquoi Mizedio défend des miliciens arrêtés pour des massacres ? Pourquoi Akovourou et Kezzoa ne disent rien face aux morts qui s’accumulent ? La réponse est là : ils savent tout depuis le départ. Ils savent qui arme ces hommes, où ils se forment, et pourquoi ils sont là. Ngayako l’avait dit, et les faits d’aujourd’hui lui donnent raison. Les habitants du Haut-Mbomou vivent dans la peur, abandonnés par des élus qui préfèrent protéger leurs intérêts que leur peuple. Alors oui, Jude Ngayako avait raison – et les députés du Haut-Mbomou ne peuvent plus le cacher….

 

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Touadéra forme nos futurs rebelles dans la Basse-Kotto, annonce le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga

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Touadéra forme nos futurs rebelles dans la Basse-Kotto, annonce le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga

 

Centrafrique.org/centrafrique-vive-reaction-du-cardinal-nzapalainga-suite-a-un-memorandum-des-parents-deleves-de-saint-paul/nzapalainga-conference-de-presse-du-4-decembre-2019-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-34634″ data-wpel-link=”internal”>Enfants sans école, femmes sans voix : le drame social de la Basse-Côteau dénoncer par le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga
Le cardinal Nzapalainga Dieudonné lors de sa conférence de presse le 4 décembre 2019 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga tire la sonnette d’alarme : la crise éducative qui sévit dans la Basse-Kotto, sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, risque de semer les graines d’une génération perdue, prête à basculer dans la rébellion. Lors de son interview, après une mission effectuée du 24 février au 10 mars 2025 dans cette région délaissée, il n’a pas mâché ses mots : « Tout à coup, voilà nos futurs rebelles qui n’ont pas été scolarisés, et qui vont se dire défavorisés, exclus, qui vont se révolter. Je ne veux pas de cela. »

 

Le constat est accablant. Dans la Basse-Kotto, les écoles sont rares, souvent fermées, faute d’enseignants qualifiés ou de bâtiments dignes de ce nom.

« Beaucoup d’écoles sont fermées dans la Basse-Côteau, soit parce qu’il n’y a pas d’enseignants, soit parce qu’il n’y a pas de bâtiments », déplore-t-il. Là où l’éducation tente de survivre, elle repose sur des « maîtres-parents », des figures locales à peine formées, parfois au niveau de troisième, chargées d’encadrer des élèves de sixième ou cinquième. « Moi, j’ai rencontré un maître-parent qui a le niveau de troisième. Mais quel niveau il a pour pouvoir encadrer les autres ? », s’interroge le cardinal, soulignant l’absurdité d’un système éducatif à bout de souffle.

 

Les chiffres qu’il avance sont éloquents : sur l’ensemble de la région, on ne compte que 109 enseignants qualifiés face à 728 maîtres-parents, un déséquilibre criant. Pis encore, 86 % des bâtiments scolaires sont des structures de fortune,  « hangars que des bâtiments normaux », précise-t-il –, où les enfants s’entassent, assis à même le sol ou sur des tabourets rapportés de chez eux. Les moyens didactiques manquent cruellement, et les parents, plongés dans la pauvreté, peinent à payer les 100 francs demandés par ces maîtres-parents. « Quand les parents n’arrivent pas à payer, eh bien, ces maîtres-parents n’enseignent pas », explique-t-il, pointant une déperdition scolaire dramatique. Certains maîtres-parents, à la fin du mois, ne reçoivent que 1 000 francs, un salaire dérisoire qui reflète le mépris dans lequel cette région est tenue.

 

Pour le cardinal, ce fiasco éducatif n’est pas une fatalité, mais le résultat d’un abandon prolongé. « La Basse-Kotto, vraiment, c’est une région qui a beaucoup souffert. Quand nous avons eu 2013, en 2017, pour nos parties 2016, beaucoup des régions ont commencé à avoir le début de l’éducation. La Basse-Côteau est restée toujours dans la nébuleuse », rappelle-t-il, situant l’origine du problème dans les crises successives qui ont frappé la Centrafrique. Même avec une sécurité relative qui commence à s’installer grâce aux déploiements des FACA et de la Minusca, les enseignants qualifiés refusent de s’y rendre, par peur des groupes armés tapis dans les brousses. « Quand il y a la présence des rebelles, les enseignants ont peur pour leur vie. Ils ne vont pas dans ces lieux-là », ajoute-t-il.

 

Le lien entre cet échec éducatif et l’avenir du pays est au cœur de son cri d’alerte. Pour Nzapalaïnga, laisser ces enfants « livrés à eux-mêmes » sans encadrement ni perspectives, c’est préparer le terrain à une révolte future. « Qui vont se dire défavorisés, exclus, qui vont se révolter », prédit-il, une vision sombre qui met en cause la responsabilité du gouvernement de Touadéra. Il ne s’agit pas seulement d’un manque de moyens, mais d’une absence de volonté politique pour invertir dans cette région oubliée. « On parle du niveau qui baisse, mais voilà, les bases sont déjà là », ironise-t-il, critiquant un système qui sacrifie l’avenir de toute une génération.

 

Face à cette situation, le cardinal propose des solutions concrètes : « Que les enseignants qualifiés soient envoyés. Qu’on puisse construire des bâtiments dans la Basse-Côteau. Et qu’on puisse aussi former les maîtres-parents ». Il appelle à une mobilisation urgente pour éviter que la prophétie des « futurs rebelles » ne se réalise. Car, comme il le martèle, « sans l’éducation, on va laisser pour compte cette région-là », un abandon qui, sous le mandat de Touadéra, pourrait coûter cher à la stabilité de la Centrafrique….

 

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Zémio : l’arrestation du milicien « Balle »  ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos

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Zémio : l’arrestation du milicien « Balle »  ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos

 

Centrafrique.org/zemio-3-peuls-tues-par-des-miliciens-azandes-2-suspects-interpelles-par-les-wagner/deux-jeunes-miliciens-azandes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-zemio/” rel=”attachment wp-att-88405″ data-wpel-link=”internal”>Zémio : l’arrestation du milicien « Balle » ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos
Deux jeunes miliciens Azandés , en garde à vue à la gendarmerie de Zemio après l’assassinat de trois éleveurs Peuls

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce mercredi 2 avril 2025, la ville de Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine, a été secouée par une vague de colère et de chaos après l’arrestation d’un milicien azandé, connu sous le surnom de « Balle ». L’opération, menée par des mercenaires russes, a mis le feu aux poudres dans une ville déjà sous tension. La foule, fidèle toujours et toujours aux miliciens Azandés, a tenté de le libérer, provoquant une série d’affrontements qui ont failli dégénérer en catastrophe.

 

Tout a commencé dans la matinée du 2 avril 2025. Le milicien azandé, alias Balle , qui avait passé les derniers jours dans la brousse au côté des miliciens Azandé et commettent des exactions, était revenu à Zémio, pensant peut-être que ses mouvements étaient passés inaperçus. Grossière erreur. Les mercenaires russes, dont les réseaux d’information semblent couvrir chaque recoin du pays, l’avaient repéré. Soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de deux jeunes Peuls, âgés de 20 et 22 ans, le 15 mars dernier, alors qu’ils rentraient d’une inscription sur les listes électorales à Zemio, le milicien Azandé a été localisé par les Wagner et arrêté sans ménagement. Rappelons que les assaillants, nombreux ce jour-là où les deux jeunes Peuls avaient été sauvagement assassinés, avaient pris la fuite après le crime, mais lui, monsieur Balle,  était revenu à Zemio, confiant ou imprudent.

 

Dès que « Balle » a été arrêté et emmené à la gendarmerie, une foule immense s’est rassemblée. Les habitants, dont beaucoup soutiennent encore les miliciens Azandés malgré leurs actes, ont quitté le marché pour marcher sur la gendarmerie où il était détenu. Leur objectif : le libérer par la force. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont dû tirer en l’air sans relâche pour les tenir à distance. Repoussés, les manifestants ont alors dirigé leur colère vers la maison de madame le maire, qu’ils ont menacé de détruire. Là encore, les casques bleus népalais de la Minusca ont bloqué leur avancée, protégeant la résidence.

 

Mais le pire a failli arriver quand la foule s’est tournée vers le quartier musulman. Avec des cris de vengeance, ils ont annoncé vouloir « fouiller » le secteur, un prétexte clair pour s’en prendre à une communauté qu’ils accusent de tous les maux. Les casques bleus et les FACA, déployés en urgence, ont réussi à sécuriser le quartier, évitant un massacre. Ce soir, la tension reste palpable, et Zémio retient son souffle.

 

Mais cet事件 n’est que la partie visible d’un problème bien plus profond. Les exactions des miliciens azandé se sont multipliées ces derniers jours. Cinq jours avant le 15 mars, soit le 10 mars, ils ont assassiné un Peul venu acheter des vivres pour le Ramadan, un acte qui a choqué la communauté musulmane. Après le meurtre des deux jeunes Peuls le 15 mars, ils ont enlevé quatre personnes qui revenaient de Zemio pour Mboki, où elles s’étaient rendues pour se soigner. Ces victimes ont été interceptées sur la route de Mboki, au croisement Berri, et à ce jour, leurs corps n’ont pas été retrouvés. Puis, une semaine avant l’arrestation, le 28 mars, ces mêmes miliciens ont tendu une embuscade à 20 km de la ville, tuant un casque bleu kényan de la MINUSCA. Ces crimes, commis en série, témoignent d’une violence déchaînée et d’une impunité apparente.

 

Rappelons que la multiplication de ces actes a des conséquences dramatiques. La communauté musulmane, particulièrement les Peuls, vit dans une peur constante, ciblée par des miliciens azandé qui les accusent de soutenir l’UPC. Les enlèvements et assassinats ont semé la panique, vidant les routes et paralysant les échanges avec Mboki. L’attaque contre le casque bleu a, quant à elle, renforcé la méfiance envers les forces internationales, déjà critiquées localement, tout en exposant la faiblesse de l’État face à ces groupes armés. À Zémio, le tissu social se déchire : la colère des uns répond à la terreur des autres, et la ville, déjà fragile, risque de s’effondrer sous le poids de ces tensions. Sans une intervention ferme pour désarmer ces miliciens et protéger les civils, le chaos tant redouté ce mercredi pourrait devenir une réalité quotidienne….

 

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