La CPC condamne le massacre de Bozoum et appelle à l’unité
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La COALITION DES PATRIOTE POUR LE CHANGEMENT (CPC) publie un communiqué de presse pour condamner le massacre de sept combattants tués dans l’Ouham-Pendé au début de ce mois de juin 2025.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a rendu public le 15 juin 2025 un communiqué condamnant un acte de violence survenu le 4 juin dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, notamment dans la localité de Bozoum. Sept combattants des groupes 3R et Anti-balaka ont trouvé la mort sous les coups d’un compatriote identifié sous le nom de Jeudi.
Dans son communiqué, la CPC qualifie cet événement d’acte de barbarie et exige une sanction exemplaire. L’organisation dénonce également les tentatives de division instrumentées par le pouvoir en place.
Les origines du mouvement 3R
La CPC rappelle dans son communiqué les circonstances qui ont mené à la création du mouvement 3R. Ce dernier est né de la résistance des Peuls contre les violences consécutives aux crises militaro-politiques de 2013-2014. L’objectif initial était de protéger leurs troupeaux constamment pillés par certains éléments des groupes armés, notamment les Anti-balakas.
Le rapprochement entre 3R et les Anti-balakas s’est amorcé dès 2017 à Bouar, sous l’impulsion du Général défunt Abas Sidiki et de Maxime Mokom. Cette alliance s’est renforcée en décembre 2020 lorsque 3R est devenu membre fondateur de la CPC à Kamba-kota, aux côtés du MPC, du FPRC, de l’UPC et des deux factions Anti-balaka. Cette adhésion faisait suite à la dénonciation de l’Accord Politique de Paix (APPR-RCA) de Bangui signé en 2019.
Un acte sans justification
L’assassinat de six membres de 3R et d’un Anti-balaka par le combattant Jeudi demeure sans explication plausible selon la CPC. L’organisation considère cet acte comme une violation grave des mesures de bonne conduite établies par l’État-Major Général de la CPC.
Le communiqué souligne que cet acte devra être sanctionné avec la dernière rigueur. La CPC réaffirme son engagement à ne jamais diviser les fils et filles du pays et à demeurer le socle de l’unité et de la cohésion nationales.
Critique du retour de 3R dans l’APPR-RCA
La CPC s’oppose fermement à la décision récente des dirigeants de 3R de réintégrer l’Accord Politique de Paix et de s’allier au gouvernement de Faustin-Archange Touadéra. Cette démarche est perçue comme une stratégie gouvernementale visant à disloquer l’unité des groupes armés membres de la CPC pour affaiblir l’opposition armée.
Le 7 juin 2025, Abdelkader Sembe alias Bobbo, leader de 3R, a annoncé son alliance avec les forces de Touadéra pour combattre la résistance. La CPC critique cette position, estimant qu’au lieu de désengager son mouvement de la lutte armée pour apporter la paix à la communauté peule, il choisit de s’allier à la soldatesque de Touadéra.
L’organisation appelle la communauté peule à se désolidariser de cette position, soulignant que cette déclaration émane de quelqu’un dont la famille biologique n’est nullement concernée par la souffrance du peuple centrafricain.
Accusations contre le pouvoir de Touadéra
La CPC accuse le gouvernement de Touadéra de semer la division pour mieux régner, notamment en s’appuyant sur des forces étrangères comme Wagner. L’organisation cite en exemple les violences dans la région du Haut-Mbomou, où la communauté Zandé fait l’objet de massacres commis par la soldatesque gouvernementale.
Face à cette situation, la CPC exhorte les membres de 3R et des Anti-balakas à prendre des mesures d’apaisement au sein de leurs groupes respectifs tout en veillant à maintenir la bonne entente entre les communautés.
Condoléances et engagement
La CPC présente ses vives et sincères condoléances aux familles des sept victimes. L’organisation réaffirme son engagement pour l’unité et la cohésion nationales face aux manœuvres politiques et aux violences qui menacent la République centrafricaine.
Le communiqué, signé par Jean Pierre Zanguéndé, porte-parole de la CPC, se termine par un appel à l’unité : “Vive la Coalition des Patriotes pour le Changement ; Vive l’unité et la cohésion nationales”….
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![Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires Wagner, aux FACA et à la coalition UPC-LRA Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA). Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou. Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives. Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne. Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement. Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés : L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif. Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé. Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner. Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité. La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou. Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions. Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination. Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou. L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou. Par Anselme Mbata Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/capture-decran-de-la-video-des-soldats-FACA-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme-218x150.jpg)
