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Centrafrtique: Catherine Samba-Panza et les Boas

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Publié par: Corbeau News ( Bangui )  –  on ne règne sur rien à Bangui, mais on se bat pour ce rien avec une férocité digne d’un roman de Kourouma. S’il en était autrement, Mme Samba-Panza aurait depuis longtemps démissionné pour retourner à son métier, nettement moins exposé, d’assureur. Car voici une présidente par intérim à qui ses pairs, parrains et bailleurs de fonds font chaque jour sentir qu’elle n’est là que pour le décor et qu’elle ferait mieux de se préoccuper de la couleur de ses pagnes que de ce qui ne la concerne pas. Comme, par exemple, de gouverner.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-nouveau-gouvernement-nommé-par-madame-Catherine-Samba-Panza-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau gouvernement nommé par madame Catherine Samba-Panza en Centrafrique

 

À peine adoubée, la voici exclue d’une réunion cruciale consacrée à son propre pays, lors du sommet de l’Union africaine à Malabo. Motif : c’est déjà bien qu’on la perfuse à coups de milliards, il ne manquerait plus qu’elle se mêle de la composition du sérum. Nouvelle couleuvre un mois plus tard. Organisé par le Congolais Denis Sassou Nguesso, omniprésent président du Comité de suivi de la crise centrafricaine, le Forum de Brazzaville débouche fin juillet sur un accord de cessez-le-feu, mais aussi, en sourdine, sur une injonction : la régente Catherine est priée de se débarrasser au plus vite de son Premier ministre et de son gouvernement. Elle obtempère – d’autant que, dans le fond, ce Nzapayeké ne lui inspirait plus confiance.

Le problème est que, la couleuvre à peine digérée, se présente un boa – de tout autre calibre, comme chacun sait. En l’espèce, on explique à Mme Samba-Panza, chef de l’État (ou de ce qu’il en reste), que sa signature est attendue, le plus tôt étant le mieux, au bas du décret de nomination du nouveau Premier ministre qu’on a choisi pour elle et pour le bien des Centrafricains : ce sera Karim Meckassoua, personnalité compétente mais indocile, ou rien. Le “on”, ce sont à la fois les chefs d’État de la région, le groupe des proconsuls internationaux chargés d’exercer la tutelle locale et bien sûr la France. Laurent Fabius décroche même son téléphone, comme hier Jacques Foccart, pour que la dame comprenne bien ce qu’on attend d’elle.

Catherine Samba-Panza a beau être originaire d’une province où l’on consomme volontiers les boas, cette fois, ça coince. On peut être le produit d’une erreur de casting et avoir sa dignité, être une piètre politique et se rebiffer. Le 10 août, après avoir donné à ses interlocuteurs l’impression qu’elle se rangeait à leur choix, elle désigne à la tête de son futur gouvernement l’un de ses très proches, l’économiste Mahamat Kamoun, quasi inconnu hors de son voisinage. Stupeur. Fabius est vexé, Sassou Nguesso carrément furieux. Sans en avertir la dame, le président congolais envoie aussitôt un avion à Bangui récupérer une partie des leaders politiques centrafricains. Objectif : faire passer à la récalcitrante le message de revenir sur sa décision. Dans une lettre qu’il lui fait parvenir, DSN est explicite : vous ne pouvez pas garder Kamoun, trop clivant. Même conseil de la part de l’Angolais Dos Santos, auprès de qui Samba-Panza est allée quérir un soutien.

Mais là où d’autres, conscients du rapport des forces, auraient fini par rendre les armes, la présidente par intérim s’accroche. Le 22 août, un brin exaltée, elle annonce le maintien de son Premier ministre et la formation de son nouveau gouvernement. Déclaration d’indépendance d’une femme humiliée ? Un peu. Combat dérisoire, surtout. Car pendant ce temps, ce pays oublié de Dieu continue de creuser sa tombe, indifférent à ce théâtre d’ego. Le cessez-le-feu y est violé presque chaque jour, y compris dans la capitale. Et dans le Nord, des chefs rebelles de l’ex-Séléka, réarmés, évoquent de plus en plus ouvertement une sécession à laquelle ils ont déjà trouvé un nom, repris de celui d’un ancien sultanat : le Dar el-Kouti. Qui sauvera la Centrafrique ?
Par: Jeune Afrique

 

 

Guinée: l’effondrement d’un immeuble a fait deux morts à Conakry

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Il y a deux ans, un drame similaire a eu lieu du côté de la Minière un quartier de la commune de Dixinn.
 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Deux-morts-dans-léffondrement-dun-immeuble-en-Guinée-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Guinée: l'effondrement d'un immeuble a fait deux morts à Conakry

Publié par Corbeau news Centrafrique

Un immeuble de 4 niveaux s’est effondré dans la nuit de samedi à  dimanche aux environs de 3 heures du matin au quartier Lambanyi, commune de Ratoma en haute banlieue de Conakry faisant deux morts et plusieurs blessés, selon le correspondant de Anadolu

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique colonel Rémy Lamah, et celui de la communication Alousény Makanéra Kaké ont effectué le déplacement sur les lieux pour constater les faits et présenter leurs condoléances aux familles  des victimes.

Les  blessés au nombre de 4 ont été transportés d’urgence dans un centre de santé non loin du drame pour suivre les premiers soins.

Il y a deux ans, un drame similaire a eu lieu du côté de la Minière un quartier de la commune de Dixinn.

 

 

Par: AA/Conakry(Guinée)/Omar Mboh

Communiqué de l’AFDT

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Communiqué-de-lAFDT-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Communiqué de lAFDT centrafrique

 

 

Centrafrique: Catherine Samba-Panza défie la communauté internationale

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

Publié par Corbeau News ( Bangui ) – A peine nommé le 10 août dernier par Mme Catherine Samba-Panza, le premier ministre Mahamat Kamoun a été fortement contesté par la société civile et quasiment l’ensemble de la classe politique dont certains leaders avaient clairement laissé entendre qu’ils n’enverraient personne dans son gouvernement. Il fallait donc s’attendre à ce qu’à peine constitué, le gouvernement de celui-ci soit évidemment rejeté. Il ne pouvait en être autrement car les inavouables préoccupations et l’alchimie ayant présidé à la composition du gouvernement Kamoun mais surtout, les conditions de l’annonce de ce gouvernement intervenue peu après le retour d’un déplacement flash la veille à Luanda de Mme Samba-Panza dans la foulée d’une adresse à la nation en français et en langue sango, tenaient d’un défi et de la provocation.

Il faut noter que par cette démarche qui traduisait une grande irritation de Mme Samba-Panza à l’égard du médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso et des autorités françaises, celle-ci voulait ainsi répondre au président congolais qui avait cru bon lui dépêcher une délégation (reçue de façon assez cavalière au moment même où l’avion angolais venu chercher Mme Samba-Panza pour l’amener à Luanda était déjà en attente sur le tarmac de l’aéroport Bangui Mpoko)  avec un message lui demandant non seulement de surseoir à la formation du gouvernement mais aussi la démission du premier ministre Kamoun dont la désignation ne résultait pas d’une démarche consensuelle.

Dès lors, ce gouvernement qui a essentiellement procédé du débauchage ici et là de certaines personnalités, ne peut être assimilé à un gouvernement de vraie large ouverture comme ses promoteurs le prétendent. Ce n’est pas l’entrée de quelques leaders des bandes armées notamment anti-balaka et autre mouvement « Révolution et Justice » – dont le chef Armel Sayo est déjà soit dit en passant, épinglé pour crimes de guerre et violations de droits de l’homme dans la région de Paoua – qui peut consacrer une telle caractérisation. A cet égard, l’amertume du KNK de François Bozizé pourtant ardent partisan du forum de Brazzaville en juillet dernier mais tenu à l’écart de ce gouvernement, est clairement exprimée par son SG par intérim Bertin Béa, comme preuve du caractère non inclusif de ce gouvernement pourtant initialement annoncé comme inclusif.

Par ailleurs on apprend aussi avec stupéfaction qu’il a fallu que Mme Samba-Panza puisse dépêcher une délégation de plusieurs personnalités Séléka et proches d’elle à Cotonou pour demander l’implication et les bons offices de son prédécesseur  Michel Djotodia pour rendre possible le débauchage et l’entrée des personnalités Séléka et déjà ministres sortant Arnaud Djoubaye Abazène, Abdallah Kadre Hassan et Mahamat Taib Yacoub dans le gouvernement Kamoun. C’est donc avec l’aval de Michel Djotodia que ce trio indéboulonnable de ministres Séléka dont les Centrafricains ont beaucoup de mal au demeurant à percevoir la contribution dans les affaires nationales ainsi que le réel poids sur les mille et une fractions de la coalition rebelle aujourd’hui atomisée autour notamment de la question de la partition du pays.

Tout n’est pas de constituer un gouvernement au forceps pour donner l’impression qu’on conduit les affaires du pays en toute souveraineté mais il ne faut pas que ce faisant, on engage inutilement une épreuve de force avec la communauté internationale et ceux-là mêmes qui vous ont et continuent de vous soutenir à bout de bras au prix de beaucoup de sacrifices, on veut parler des pays de la CEMAC qui ont été rejoints seulement plus tard par ceux de la CEEAC et l’Union Africaine.

Aujourd’hui, on a l’impression que Mme Samba-Panza veut jouer l’Angola et le président Eduardo Dos Santos contre le Congo Brazzaville et son président Denis Sassou Nguesso. Qu’elle se renseigne un peu auprès de François Bozizé qui à la fin de son règne, avait voulu jouer à ce jeu consistant à faire de Jacob Zuma le médiateur de la crise centrafricaine en remplacement de Denis Sassou Nguesso. Mal lui en a pris puisqu’il a perdu le pouvoir dans les conditions que l’on sait.

 

Par: Centrafrique Presse

CENTRAFRIQUE : DDR REUSSI EST SOURCE DE PAIX ?

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Corbeau News ( Bangui ) 24 – 08 – 2014

Nous sommes très peu à croire à l’application des accords de cessation des hostilités signés entre les forces négatives sous l’impulsion du Président Congolais à Brazzaville. Les autorités Centrafricaines ont à charge la vie des Centrafricaines et Centrafricains qui ont été décimés par les forces non conventionnelles. Nous voulons que les armes soient déposées sur tout l’étendu du territoire Centrafricain effectivement.

Donc, les armes devraient être déposées et les différents groupes armés   prendraient le chemin du programme DDR. Et les forces armées Centrafricaines seraient déployées sur les différents sites abritant les ex-combattants et les Forces Armées Centrafricaines s’occuperont de  la sécurité des biens et des personnes sans oublier des programmes de développement devraient être initiées en même temps avec le DDR. Les Nations Unies devraient créer une force d’intervention rapide de l’Onu pour traquer les éléments incontrôlés.

La puissance de feu des forces internationales est nettement supérieure pour contraindre les forces négatives à changer de fusil d’épaule. Nous souhaitons la neutralisation des forces non conventionnelles sur tout le territoire Centrafricain car il n’y pas deux armées dans un pays. Cependant, démantelées, neutralisées et éliminées ces forces négatives par la Communauté internationale demeurent une équation a plusieurs inconnues en Centrafrique pourquoi ? Parce que ces forces nuisibles sont des denrées rares en Centrafrique dont tout le monde se servait d’elles pour faire le Business.

Le jeu a marche à tel point que le Dictateur DEBY a réussi à détourner la communauté internationale de la situation interne du Tchad ou une dictature féroce sans management de la population muselée et terrorisée. Et pour compenser cette oppression il s’est construit une façade une soi-disant stabilité politique. Nous comprenons le besoin de réconciliation, mais aucune armée au monde ne peut recevoir de soldats indisciplinés. L’intégration dans l’armée est une question de vocation et de souveraineté, c’est certainement qu’on doit tirer la leçon des efforts d’intégration précipités ayant échoué par le passé à contrôler l’insécurité et l’impunité chez l’ensemble des acteurs du conflit.Ces individus ont prétendument continué d’être impliqués dans des crimes graves. Le climat d’impunité régnant en Centrafrique a permis des cycles renouvelés de violence.

Une procédure DDR réussie ne doit pas se contenter de désarmer physiquement les anciens combattants, elle doit s’appliquer à les désarmer mentalement, ce qui implique de les doter de nouvelles capacités allant au-delà de la combativité et de leur garantir des moyens de subsistance alternatifs.

 

Simon Koïtoua

SIMON- KOITOUA

 

 

 

Bangui: Ils marchent pour soutenir le nouveau gouvernement

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Publié par Corbeau news – Des centaines de membres des entités de la société civile centrafricaine favorables à la poursuite de la transition ont marché samedi à Bangui sur certaines artères de la capitale pour exprimer leur soutien à la présidente de transition et au nouveau gouvernement rendu public la veille par le Premier ministre, Mahamat Kamoun.
La nouvelle équipe gouvernementale comprend 31 membres.

Selon les organisateurs de la manifestation, la marche qui se veut pacifique est une initiative de la société civile réclamant ‘’la paix, rien que la paix”.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kamoun-à-la-Primature-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>http://www.corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mahamat-Kamoun-à-la-Primature-Centrafricaine.jpg
Mahamat Kamoun, Premier Ministre de la Centrafrique

‘’Nous jeunes, nous marchons aujourd’hui  Bangui ux côtés des femmes centrafricaines pour réclamer la paix et soutenir la phase deux de la transition amorcée depuis le 20 janvier par la présidente Catherine Samba-Panza”, a lancé un des manifestants avant de s’écrier : ‘’plus jamais ça !”
L’un des temps forts de la manifestation a été la remise d’un mémorandum destiné à la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.
Dans le document remis pour transmission au ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence, Professeur Joseph Mabingui, représentant personnel de la cheffe de l’Etat, il est demandé au peuple de ‘’dépasser les intérêts personnels et de ne voir que l’intérêt suprême de la nation”.
Tout en réaffirmant leur engagement à jouer leur rôle aux côtés des autorités de la transition ‘’pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel’, les marcheurs sollicitent dans leur mémorandum la communauté internationale pour des ‘’appuis techniques et financiers en vue d’accompagner la transition jusqu’à la fin”.
‘’Vous avez réagi spontanément c’est cela le patriotisme. Pour ce faire, je vous en remercie au nom de la présidente. Je n’ai rien à dire. La présidente dans son adresse hier a tout dit”, s’est réjoui le directeur de cabinet Professeur Joseph Mabingui, en recevant le mémorandum.
De son côté, Mme Corine Fabiola Dacko Mazoundama, l’une des organisateurs de cette marche, a affirmé que ‘’c’est une marche pour la paix. C’est aussi pour soutenir les engagements pris par la cheffe de l’Etat pour ramener la paix”.

RCA: Le parti RDC prend acte du gouvernement Kamoun malgré qu’il le juge politiquement non représentatif ( Joachim Sioké Rainaldy )

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Publié par Corbeau news  –  En Centrafrique, le nouveau gouvernement est loin de faire l’unanimité. Est-ce réellement un gouvernement d’union nationale comme l’a présenté la présidente Catherine Samba-Panza ? Ce n’est l’opinion ni de la Seleka, ni du Kwa na Kwa qui s’estiment lésé. Quel est le sentiment du reste de la classe politique ?

 

Professeur Joachim Sioké Rainaldy du Parti RDC en Centrafrique
Professeur Joachim Sioké Rainaldy du Parti RDC

 

Pour en parler, l’invité Afrique ce matin est l’homme politique centrafricain, Joachim Sioké Rainaldy. Il est le premier vice-président du parti RDC, le Rassemblement démocratique centrafricain, et assure en ce moment la présidence tournante de l’AFDT, l’Alliance des forces démocratiques pour la transition, l’une des principales coalitions politiques du pays qui devrait d’ailleurs se réunir ce lundi pour donner une position commune.

RFI : Peut-on parler d’un véritable gouvernement d’ouverture ?

Joachim Sioké Rainaldy : Au regard de la composition de ce gouvernement, au moins sur la base régionale ou ethnique – parce qu’ici on confond toujours -, il y a la représentation de toutes les régions et de toutes les ethnies, mais maintenant nous sommes en République. Ce n’est pas cela qui importe. C’est plutôt les grands courants d’opinion, les grands courants politiques. Si on prend ces critères, ce n’est pas un gouvernement d’ouverture, mais nous, au RDC, on prend acte de cela parce que l’essentiel est ailleurs. Pour nous ce qui est essentiel c’est le retour de la paix, de la sécurité dans le pays et la préparation des élections, afin qu’on mette fin à cette transition qui n’aura que trop duré.

Donc vous n’êtes pas de ceux qui dénoncent l’intransigeance de la présidente Samba-Panza ?

Je pense que notre pays aujourd’hui est dans une situation très difficile. Ce qu’il nous faut c’est discuter avec nos partenaires au développement pour voir quelle est la meilleure démarche possible pour sortir de cette situation. J’observe simplement que madame la présidente est restée rigide et n’a pas essayé de discuter suffisamment avec la communauté internationale, même avec la classe politique. Nous mettons cela sur le compte d’une certaine immaturité politique.

Vous le dites vous-même, le pays a besoin de réconciliation et de paix. Cette nouvelle équipe va-t-elle permettre de faire des progrès sur ce terrain-là et notamment après les critiques formulées par la Seleka, qui ne se reconnaît pas dans ce gouvernement ?

Notre vrai problème c’est cela. Ce que nous avons souhaité et que nous avons dit [à Catherine Samba-Panza], c’est qu’il fallait une représentation des courants politiques qui sont dans ce pays. Nous avons toujours demandé qu’il y ait une concertation permanente et je crois que dans ce processus de transition, c’est mieux de mettre en place un tel cadre. C’est peut-être après discussion qu’on pourra décrisper la situation, parce qu’il faut le reconnaître, nous sommes dans une situation de crispation politique.

Dans son discours à la nation, la chef de l’Etat a demandé à tous ses détracteurs d’attendre plusieurs mois et l’organisation du dialogue national pour faire part de leurs revendications.

De mon point de vue, ce sera trop tard, puisque de toute façon, le dialogue national n’a pas ça comme objectif. Le dialogue national doit déboucher sur la réconciliation nationale. Je parle ici de la meilleure façon de conduire la transition. La meilleure, c’est de le faire de manière consensuelle et de manière apaisée. Donc, si nous voulons une transition consensuelle, inclusive et apaisée il faut que nous discutions entre nous.

Du coup, avez-vous toujours confiance en Catherine Samba-Panza pour diriger cette transition ?

Je n’ai pas à avoir confiance ou ne pas avoir confiance en elle en tant que personne. Je dis que nous, nous soutenons cette transition parce que c’est la voie pour que notre pays retrouve les prérogatives qui sont les siennes. Maintenant, nous disons que les autorités de la transition ne mettent pas l’ardeur nécessaire et n’utilisent pas la méthode adéquate. Nous ne pouvons pas l’accepter, et nous le dénonçons.

Nous avons observé la chose suivante : madame la présidente nous a reçus en tant que représentants de l’AFDT. Elle nous a dit quel était le sentiment de la communauté internationale qui accompagne cette transition. Elle nous a dit, et nous l’avons approuvée, que pour le format du gouvernement, ils s’étaient mis d’accord pour que ce soit 25 personnes. Aujourd’hui, j’observe que c’est plutôt une trentaine de personnes, exactement 31. Le respect de la parole donnée est une vertu cardinale dans toute relation humaine. Ce qui crée la crispation c’est peut-être tout ce genre de choses.

Dès le départ on a commencé par violer la Charte constitutionnelle de transition. Naturellement, pour nous c’est une conséquence logique. Pourquoi ? Nous sommes en République et la République c’est la loi. Il y a eu la violation de la loi, il y a eu ensuite cet élément de non-respect de la parole donnée. Lorsqu’un chef donne sa parole, il doit respecter sa parole. S’il ne respecte pas sa parole, on considère qu’il n’est plus un chef.

 

Par: RFI

 

RCA: Extrême tension à Boda entre les Chrétiens et Musulmans et on compte dejà huit morts

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Publié par Corbeau news  –  Selon Joceline Lipa, commerçante de retour de Boda, l’assassinat d’un jeune musulman de 14 ans serait à l’origine des affrontements entre chrétiens et musulmans armés.
 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Plusieurs-morts-dans-un-affrontement-à-Boda-en-Centrafrique-entre-les-musulmans-et-les-Chrétiens.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Plusieurs morts dans un affrontement à Boda en Centrafrique entre les musulmans et les Chrétiens

Huit personnes sont mortes entre mercredi et jeudi à Boda dans un regain de tension dans cette ville , ont rapporté des témoins, vendredi, à Anadolu .

7 d’entre elles sont mortes dans des représailles entre milices chrétiennes et musulmanes à Boda  suite à la mort d’un jeune musulman abattu par des Anti-Balaka.

Depuis cette recrudescence de violence les contacts téléphoniques avec cette ville qui  se trouve à 115 km environ à l’ouest de la capitale Bangui, sont coupés. Les seules informations proviennent des voyageurs en provenance de cette ville.

Selon Joceline Lipa, commerçante de retour de Boda, l’assassinat d’un jeune musulman de 14 ans serait à l’origine des affrontements entre chrétiens et musulmans armés.

« Un garçon musulman de 14 ans, sorti de l’enclave musulmane de Boda pour aller chercher du bois de chauffe a été abattu par des Anti-balaka. S’en sont suivi des représailles musulmanes contre-attaquées par des Anti-balaka ». Selon Lipa le bilan aurait pu être plus lourd, n’eût été l’interposition de Sangaris et Misca.

Cette semaine  a été marquée  également par un regain de violence  dans la capitale Bangui où différents incidents ont fait au total 6 morts dont un volontaire de la croix rouge centrafricaine.

 

 

AA/Bangui(Centrafrique)/Sylvestre Krock

 

 

Centrafrique : Djotodia débloque la situation pour Mahamat Kamoun

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Publié par Corbeau news  –  Le nouveau gouvernement d’union nationale centrafricain dirigé par Mahamat Kamoun, composé de 31 membres dont trois représentants de l’ex-rébellion Séléka et deux des miliciens anti-Balakas, a pu voir le jour vendredi soir après une deuxième mission dépêchée par la présidente de transition Catherine Samba-Panza auprès de son prédécesseur Michel Djotodia, leader de l’ex-rébellion Séléka en exil au Bénin.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Michel-Djotodia-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Michel Djotodia et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Nommé le 10 août après la démission d’André Nzapayéké et son équipe suite à l’accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), M. Kamoun, premier responsable de confession musulmane à incarner l’une des têtes de l’exécutif, a dû attendre près de deux semaines pour voir son cabinet dévoilé, après un discours à la nation de la présidente de transition vendredi matin à Bangui.

Avec une partie de la classe politique centrafricaine et la société civile, l’ex-Séléka, écartée en janvier dernier du pouvoir qu’elle avait conquis par armes le 24 mars 2013, s’opposait à cette nomination, accusant Mme Samba-Panza de n’avoir pas respecté les clauses du compromis obtenu à Brazzaville, qui prévoyait selon l’ex-Séléka que ce poste lui revienne.

Pour sortir de l’impasse, il a fallu dépêcher une nouvelle mission officielle comprenant le porte-parole de la présidence, Anicet Guiyama Mazogo, auprès de Michel Djotodia, révèlent des sources concordantes à Bangui.

“Il y avait déjà eu une autre mission auparavant”, a affirmé Gervais Lakosso, coordonnateur de la société civile, qui fait le constat d’un “gouvernement pléthorique” de 31 membres, comparativement au schéma de 25 postes qu’aurait prescrit la communauté internationale.

“On a constaté une légère amélioration dans les profils des membres du gouvernement. Il y a quelques technocrates, à l’instar du ministre des Finances, Bernard Koumba Bounandélé, un ancien fonctionnaire international qui avait déjà été ministre délégué au Budget dans le gouvernement Tiangaye”, a-t-il cependant observé.

Ancien procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le ministre de la Justice Faustin Gabriel Ngbodou est aussi présenté comme une figure remarquable de ce cabinet, sur laquelle des espoirs sont fondées pour restaurer la justice sociale dans ce pays aujourd’hui sous coupes réglées, à cause de la guerre.

En dépit de ses menaces de boycott, l’ex-Séléka y est finalement représentée par trois ministres : Arnaud Djoubaye Abazène, proche de Djotodia, aux Transports ; Abdallah Kadre Hassane aux Postes et Télécommunications et Mahamat Tahib Yacoub à l’Elevage.

Dans un communiqué publié le même jour, le groupe armé se dit ” scandalisé par la diffusion de la liste des membres du gouvernement comportant les noms de trois de ses hauts cadres. Pourtant, le Bureau Politique n’a jamais été consulté et n’a pas remis une quelconque liste à cet effet”.

D’après le texte signé de Habylah Awal, porte-parole du bureau politique, il est en conséquence demandé “à ces cadres (…) de remettre sans délai leur démission”.

De leurs côtés, les miliciens anti-Balakas, partisans de l’ex- chef de l’Etat François Bozizé renversé par la Séléka, comptent deux représentants dans le nouveau gouvernement d’union nationale et de transition, dont Jacob Désiré Ngaya, ministre délégué aux Finances.

Aucune réaction officielle n’a encore été publiée par l’ organisation. “Pour le moment, au niveau de notre coordination on observe encore”, s’est limité à réagir son porte-parole Brice Namsio,joint samedi par Xinhua.

Dans l’ensemble, la moitié du gouvernement Kamoun comporte “des gens qu’on ne connaît pas“, selon Gervais Lakosso. Ancien ministre de l’Intérieur, Aristide Sokambi a été promu ministre d’Etat en charge de la Défense.

Nommée aux Travaux publics, Marie-Noëlle Koyara, précédemment ministre de l’Agriculture, occupe le même rang. L’on dénombre en outre 27 ministres et deux ministres délégués.

 

Source: french.china.org.cn 

République Centrafricaine : Toujours le statuquo

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Publié par Corbeau News  –  Comme en Libye, c’est toujours le statu quo en République Centrafricaine, où politique et rebelle ne parviennent toujours pas à accorder leur violon.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-enfants-soldat-de-lEx-coalition-Séléka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants soldat de l'Ex-coalition Séléka en Centrafrique

 

La seconde rencontre en Brazzaville, en l’espace de quasiment 4 semaines, n’aurait pas permis aux parties prenantes de la crise en Centrafrique, de s’unir et former un gouvernement de consensus autour du 3ème 1er ministre de la douloureuse transition, Mahamat Kamoun.

En effet,  dans la capitale congolaise ; la délégation centrafricaine conduite par le président du CNT Nguendet Ferdinand Alexandre et composée de l’ex-rébellion Séléka, les milices anti-balaka, les partis politiques et la société civile Les discussions achoppent sur la récente nomination de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre. L’ex-rébellion Séléka et une grande partie de la classe politique estiment qu’il ne fait pas l’unanimité.

Nommé en remplacement d’André Zapayéké, conformément à l’esprit des accords du 24 juillet à Brazzaville, plus de 10 jours après sa désignation par décret présidentielle, Mahamat Kamoun, peine toujours à former un gouvernement, rejeté par tous et surtout par la séléka qui réclamait pourtant un ressortissant musulman à ce poste.

 

Notons par ailleurs que depuis le début de cette semaine, la force européenne en RCA, l’EUFOR-RCA, fait face à l’hostilité d’hommes armés au KM5. Côté africain, les Nations Unis ont annoncée déploiement au 15 Septembre, de 7.600 hommes en République centrafricaine dans le cadre de son opération de maintien de la paix, (Minusca), précisant que  la majeure partie, soit 5.800 hommes, sera prélevée sur les effectifs de la Force africaine (Misca.

 

 

 

Ecrit par : NADEGE NGOUEGNI (Afrique Média)

Bangui: les Autorités centrafricaines interdisent l’accès à l’aéroport de Bangui aux passagers venant des pays où sévit Ebola

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Corbeau news – Bangui ( Centrafrique ) –

L’accès à l’aéroport international Bangui Mpoko ainsi qu’aux aéroports douaniers de la République Centrafricaine, est provisoirement interdit aux passagers en provenance ou ayant été en transit via la Guinée Conakry, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Léone, a-t-on appris samedi de source officielle.
Aéroport International de Bangui M'poko en Centrafrique

 

La décision du gouvernement centrafricain d’interdire temporairement l’accès à la plateforme aéroportuaire Bangui Mpoko s’inscrit dans les mesures sanitaires urgentes de lutte contre la propagation du virus Ebola.

Selon l’arrêté interministériel portant les signatures et sceaux des ministres des Transports, de la Santé, de la Sécurité publique et de la Défense, tous les opérateurs aériens desservant la plateforme de l’aéroport International Bangui Mpoko et autre aéroports douaniers sont sommés de faire parvenir à l’avance, à ‘’l’autorité nationale de l’aviation civile la liste des passagers ayant été embarqués à l’étranger ainsi que l’aéroport de transit de chaque passager”.

Toutefois, souligne l’arrêté, la liste des Etats concernés par cette restriction n’est pas limitative et peut être élargie en fonction de l’évolution de l’urgence sanitaire.
Tous les passagers et les membres d’équipage débarquant des aéronefs de Centrafrique sont tenus de se soumettre aux formalités préventives de santé prévues par les autorités sanitaires, note l’arrêté.

 

 

Par: APA

 

RCA: l’Ex Coalition Séléka demande à ses cadres cooptés dans le gouvernement de démissionner immédiatement

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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Ex Coalition Séléka

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 003.08.14

 

L’Ex Coalition SELEKA a suivi avec une attention particulière l’adresse de la Cheffe de l’Etat de Transition ce jour 22 août 2014.

En revanche, elle a été scandalisée par la diffusion de la liste des membres du Gouvernement comportant les noms de trois de ses hauts cadres. Pourtant, le Bureau Politique n’a jamais été consulté et n’a pas remis une quelconque liste à cet effet.

Eu égard à la profondeur de la crise politique que traverse notre pays, l’Ex Coalition Séléka reste toujours attachée au principe de la désignation consensuelle du Premier Ministre et de son gouvernement. Laquelle désignation devrait intervenir après la signature d’un accord politique entre tous les acteurs de la vie politique nationale, gage de stabilité, de paix et de concorde nationale.

De ce qui précède, l’Ex Coalition Séléka demande à ces cadres cooptés par hasard pour être dans le gouvernement de remettre sans délai leur démission.

L’Ex Coalition Séléka reste toujours disposée à engager des pourparlers avec les pouvoirs publics et les Forces Vives de la Nation pour trouver des solutions de sortie de crise.

 

Fait à bangui le 22 août 2014

Pour le Bureau Politique,

Le Porte-Parole,

Habylah Awal

Ampliations:
• Médiation Internationale
• Cheffe de l’Etat de Transition
• Président du CNT
• CEEAC
• Minusca
• UA
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Bangui : La Croix Rouge suspend ses activités en Centrafrique et certaines victimes des derniers événements de km5 manquent des soins de santé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/La-Croix-rouge-centrafricaine-suspend-ses-activités-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Croix rouge centrafricaine suspend ses activités en RCA

 

Publié par Corbeau news  –  Certaines victimes du récent incident du KM5 témoignent avoir des difficultés à se faire soigner. Ceci est du à la suspension des activités de la Croix Rouge locale, suite à la mort d’un volontaire.

La mort par balle de  l’agent de la Croix-Rouge Centrafricaine au km5 a poussé  cette institution humanitaire à suspendre ses activités sur toute l’étendu du territoire. Une situation compromettante à l’évacuation d’autres blessés à l’hôpital.

Les derniers événements de km5 auraient fait au moins cinq morts dont un agent de la Croix Rouge Centrafricaine et une trentaine de blessés, selon des sources hospitalières.

Cependant, d’autres sources contactées par le RJDH, parlent de certaines personnes blessées dans le km5 qui n’ont pas pu être évacuées à l’hôpital. Mahamat Benamou l’une des victimes qui reçoit des soins à domicile en témoigne : « Nous sommes nombreux à ne pas être évacués à l’hôpital après la fermeture de la Croix-Rouge Centrafricaine. Nous restons confiant que la Croix-Rouge Centrafricaine reviendra sur ses décisions. Des enquêtes seront menées tôt ou tard pour déterminer les coupables. Mais, nous souhaitons le retour de la Croix-Rouge».

La décision de suspension des activités la Croix-Rouge Centrafricaine est déjà en vigueur depuis 21 août.

Les Médecins Sans Frontières (MSF) qui interviennent dans le KM5 ont aussi suspendu leurs activités. Ce qui rend difficile l’évacuation des blessés à l’hôpital.

La situation sécuritaire et humanitaire reste fragile dans le Km5 même si le calme semble revenir après les manifestations des derniers jours.

Par: Rosmon Zokoue pour RJDH

Les Sangaris forment quelques Policiers et Gendarmes à Bangui (RCA)

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Publié par Corbeau News ( Bangui ) 23-08-2014  –  Au total 44 policiers et 58 gendarmes ont été outillés sur les techniques d’interpellation,  la gestion des conflits et les soins du premier secours. Une formation initiée par la Sangaris dont la remise des certificats a eu lieu ce vendredi 22 août à Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-Gendarmes-centrafricains-formés-par-la-Sangaris.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Gendarmes centrafricains formés par la Sangaris

Cette formation de 45 jours s’inscrit dans le cadre du projet d’action d’urgence pour la restauration des missions de la police et de la gendarmerie au service de la population. Les stagiaires se disent prêts pour mettre en pratique les leçons apprises.

« L’objectif de cette formation que nous avons reçue est d’acquérir des nouvelles méthodes, afin de reconquérir la population. Car la police et la gendarmerie ont été dénigrées par la population. Mais après cette formation, c’est un nouveau visage de ces deux structures que nous allons montrer à la population », a expliqué Serge Blaise Mory-Nkoudi capitaine de la police du 5eme arrondissement.

Bienvenu Yabada de la gendarmerie témoigne avoir  beaucoup appris durant cette formation. « Nous avons appris  les techniques d’interpellation, la gestion des conflits avec la négociation et palabres du premier secours, ainsi que les soins du premier secours de la voie publique. C’est-à-dire la manière de faire la patrouille, pour reconquérir de nouveau la population. Car le plus souvent c’est nous qui provoquons la population, de part  nos propos et nos comportements », a dit Bienvenu Yabada.

Ces gendarmes et policiers vont travailler dans les 1er, 5ème et 7ème arrondissements de la ville de Bangui, ainsi que dans certaines  villes de province.  Cette formation a été financée par l’Union Européenne.   Une nouvelle cession de formation va être ouverte dans  les jours qui suivent./Maélaine Annette Malébingui

Déclaration du Collectif « Touche pas à ma Constitution » suite au message de Madame la Cheffe de l’Etat de la Transition et la publication des membres du Gouvernement.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-gu-Collectif-centrafricain-Touche-pas-à-ma-constitution-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif centrafricain Touche pas à ma constitutionSuite au message à la Nation de Madame la Cheffe de l’Etat et de la publication du Gouvernement du Premier Ministre Mahamat Kamoun, le Collectif« Touche pas à ma Constitution »tient à faire la mise au point suivante :

En tant qu’organisation de la Société Civile centrafricaine et par principe républicain, une lettre de félicitation et de récommadation avait été envoyée au nouveau Chef du gouvernement qui pour beaucoup d’observateurs tant nationaux qu’internationaux n’avait pas le profil adapté à la situation politique actuelle.«En guise de rappel le Collectif avait attiré l’attention des plus hautes autorités d’inscrire impérativement la lutte contre l’impunité, la mal gouvernance comme priorité absolue dans leur agenda politique »

En outre, le collectif a insisté que la préparation des prochaines élections libres et démocratiques ne doit pas être occultée sous prétexte des questions d’insécurité, du déplacement massif des populations, des réfugiés.

Force est de constater, que l’opération de communication de Madame la Cheffe de l’Etat suivi de la publication du gouvernement de Mahamat Kamoun n’est qu’un leurre.

En effet, Madame la Cheffe de l’Etat et le Premier Ministre ont une fois de plus érigé l’impunité comme mode de gestion politique avec la nomination des criminels et autres auteurs et coauteurs des actes de barbaries dont souffrent l’immense majorité de nos compatriotes.

La mauvaise gouvernance est à nouveau consacrée dans le gouvernement de Mahamat Kamoun avec la reconduction de plusieurs proches de Madame la Cheffe de l’État, à ce jour, le clientélisme, l’ethnicisme, le clanisme, la gabegie, le tribalisme, la médiocrité sont malheureusement des indicateurs de cette transition sensée abrégée le supplice du peuple centrafricain.

Fort de ce qui précède et de l’urgence humanitaire qui prévaut en Centrafrique, le Collectif demande solennellement :

La tenue des élections générales dans le délai imparti par la Charte Constitutionnelle c’est-à-dire en février 2015.

Le Collectif exige des membres du Conseil National de Transition de ne pas surtout modifier la Charte Constitutionnelle en vue de prolonger le mandat des autorités de la Transition.

Le Collectif invite surtout le Président Français François HOLLANDE, qui a inscrit la crise centrafricaine dans l’agenda international de prendre ses responsabilités et de consacrer toute son énergie pour le respect des droits de l’homme aux Nations unies, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine, à la CEEAC, aux Etats-Unis d’Amériques, à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de tout mettre d’orienter leur aide dans les domaines qui concernent prioritairement les populations civiles d’une part et d’autre part permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel rapide. Le collectif prend acte enfin de la volonté de Madame la Cheffe de l’Etat de ne pas rompe avec les injustices et la mauvaise gouvernance.

 

Fait à Dakar et Paris, 22. 08. 2014.

 

Les signataires

-Le Coordonateur Général du Collectif,

                                                                      Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG                                                                    

 

-Le Coordonnateur Général Adjoint du Collectif,

 

Gérard BOUKAGANGA-GONOGUELE

-Le Secrétaire Général du Collectif,

Mandela DEGBOMA.

 

 

 

Ampliations :

-Au Secrétaire des Nations Unies,

-Au Président de la Commission de l’Union Européenne,

-A Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,

-A Son Excellence Monsieur le Président des USA,

-A Son Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, Médiateur de       la Crise Centrafricaine,

-A Son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de la Transition,

-La Presse pour large diffusion.

RCA: présence des Séléka et Anti-Balaka dans le gouvernement Kamoun

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nouveau-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun

Publié par Corbeau News ( Bangui ) 23-08-2014  –  La Centrafrique a un nouveau gouvernement, près 15 jours après la nomination du Premier Ministre Mahamat Kamoun.

Ce dernier a annoncé, jeudi, la formation d’un gouvernement de large ouverture de 31 ministres.

Ce cabinet compte 19 nouveaux ministres.

Mahamat Kamoun a tenu sa promesse d’avoir plus de femmes dans son équipe qui en compte désormais 8.

La société civile n’est pas représentée, elle avait d’ailleurs refusé de participer à des consultations.

Par ailleurs la Séléka, qui avait contesté la nomination de Mahamat Kamoun obtient trois ministères, dont celui des transports et de l’aviation civile.

Peu avant la formation de ce gouvernement, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, s’était adressée à la nation et avait renouvelé sa confiance au premier ministre désigné.

Elle lui avait demandé de former et de rendre public sans plus tarder son gouvernement.

 

Par: BBC Afrique

 

Bangui:pour Sangaris et l’Eufor-RCA, leurs hommes ont réagi en légitime défense à km5

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-force-Sangaris-dans-un-quartier-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de force Sangaris dans un quartier de Bangui en Centrafrique

 

Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 23-08-2014  –  La Sangaris et l’Eufor-RCA ont rejetté l’attaqué contre des civils musulmans et confirment que leurs hommes ont réagi en légitime défense contre une attaque des hommes armés non identifiés au KM5.

Pierre Yves Sarzaud, Lieutenant colonel de la Sangaris, a fait savoir dans un communiqué de presse que les éléments de l’Eufor-RCA étaient en patrouille dans le troisième arrondissement  de Bangui lorsqu’ils ont été  attaqués par  « des groupes armés non identifiés ». Le bilan de cette attaque est de cinq soldats de l’Eufor blessés alors que quatre ont subi des traumatismes acoustiques, a indiqué Pierre Yves Sarzaud dans le document. Il a ajouté que les agresseurs non identifiés se sont enfouits suite à la riposte en légitime défense des soldats de la Sangaris et de l’Eufor-RCA.

Interrogé par le RJDH, Abdoulaye Noudia, président de l’association des musulmans du KM5 a rejeté en bloc la version donnée par la Sangaris.  Selon lui, les jeunes de la communauté musulmane, ont été attaqués alors qu’ils étaient en position de surveiller leur quartier en auto-défense.

Trois jours après les échanges de tirs, le quartier du KM5 s’est vidé de sa population. Le climat de peur et de méfiance règne encore dans ce secteur. Certains déplacés des camps de Castors dans le 3ème arrondissement ont fui pour trouver refuge ailleurs.

Par: Vivien Ngalangou pour RJDH

Centrafrique: la Liste originale et complete des membres du nouveau Gouvernement en Centrafrique

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Le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun a annoncé la formation du nouveau gouvernement composé d’une trentaine de ministres, dont des représentants des groupes armés et des représentants de la société civile. Les ex-rebelles Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka y ont des représentants.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Decret-portant-nomination-pgae-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Decret portant nomination pgae 1

 

Decret portant nomination pgae 2

 

 

Decret portant nomination pgae 2

 

 

 

Decret portant nomination pgae 4

 

 

 

Centrafrique: Communiqué de l’Ex-Séléka relatif à la situation sécuritaire à Km5 de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/La-Milice-Séléka-de-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Milice Séléka de la Centrafrique

Communiqué de presse N°006 20140820

L’accalmie retrouvée il y a quelques jours par la population du Km5 vient d’être rompue par les éléments de la Sangaris et l’Eufor, alors que les différentes communautés ont organisé ensemble une marche  pour la paix en Centrafrique, le lundi 18 aout 2014.
La Communauté musulmane centrafricaine continue de payer un lourd tribu dans une quasi indifférence, depuis décembre 2013.
Après avoir résisté aux différentes attaques et massacres des antibalaka, elle fait face aujourd’hui à l’acharnement et la puissance de feu disproportionnée de ceux qui sont censés la protéger. Sinon comment justifier, ce jour, l’usage par la Sangaris de la force aérienne (trois hélicoptères de combat) au Km5 .
Face à cette injustice et le silence complice du Gouvernement centrafricain, l’ex Coalition Séléka appelle la Sangaris à plus de retenu, à la raison et au dialogue.
Aussi, elle demande à la Communauté internationale, aux parties impliquées dans la résolution de la crise centrafricaine et aux Nations-Unies, de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population et d’œuvrer pour la cessation rapide des exactions.
L’ex Coalition Séléka est disposée à apporter tout ce qui est en son pouvoir pour le retour de la paix en Centrafrique.

Fait à Birao, le 20 Août 2014

Le Porte parole

Centrafrique: Mahamat Kamoun a formé son gouvernement de la transition

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Publié par Corbeau news ( Bangui ) 22-08-2014 – Quelques heures après le discours à la nation de la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, au cours duquel elle a confirmé Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, celui-ci a annoncé vendredi avoir formé la nouvelle équipe gouvernementale.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

 

Malgré les critiques, Catherine Samba-Panza n’a pas fléchi. Au lendemain de son retour de Luanda où elle a rencontré les autorités angolaises, la présidente de la transition a confirmé, le 22 août, son choix porté à Mahamat Kamoun pour former le “gouvernement élargi” en Centrafrique, lors d’un discours à la nation, prononcé en sango (une de langues locales). Il a été demandé à ce dernier de rendre public son équipe gouvernementale au plus tard dans la soirée.

Dans la foulée, Mahamat Kamoun est passé sur les ondes de la radio nationale pour annoncer la nouvelle équipe gouvernementale. Celle-ci est composée de près de 30 ministres dont deux ministères d’État occupés par Marie Noëlle Ande Koyara (Travaux publics) et Aristide Sokambi (Défense nationale).

Fin du blocage ?

Pourtant, à en croire des sources diplomatiques centrafricaines à Paris, jusqu’à la dernière minute, “il n’était pas exclu de voir la présidente Catherine Samba-Panza nommer un autre homme afin de mettre fin au blocage”. Des tractations étaient engagées avec le Conseil national de transition pour trouver la “solution la plus adaptée”. D’autant plus que son président, Alexandre Ferdinand Nguendet, avait pris tout le monde de court, le 18 août, en demandant de “sursoir” la mise en place du nouveau gouvernement. Une déclaration faite à Brazzaville à l’issue d’un entretien de deux heures avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine.

Depuis sa nomination le 10 août au poste de Premier ministre, Mahamat Kamoun, ancien conseiller était au cœur d’une virulente polémique en Centrafrique. Beaucoup, surtout dans l’ancienne coalition Séléka, estimaient que “son choix [n’était] pas consensuel”.

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Par Trésor Kibangula pour Jeune Afrique

 

Une mine s’effondre en Centrafrique, 25 morts

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Mine-de-Diamant-en-Afrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mine de Diamant en Afrique

 

Publié par Corbeau News ( Bangui ) 22-08-2014  –  Au moins 25 personnes sont mortes dans l’effondrement d’une mine d’or située à 60 km au nord de Bambari, en République centrafricaine, a

annoncé aujourd’hui un porte-parole des rebelles de la Séléka, qui contrôlent cette région. Au moins 27 mineurs sont encore sous les décombres et 25 corps ont été retrouvés, après l’effondrement de la mine de Ndassima, qui était détenue par le canadien Axmin avant l’avancée des rebelles il y a un an et qui fait désormais partie d’une économie parallèle finançant le conflit en Centrafrique.

“Aucun membre de nos services ne se trouve sur le terrain pour encadrer les mineurs, ils creusent donc sans règles. En dessous de trois mètres, cela devient dangereux et les pluies peuvent entraîner des effondrements”, a commenté Georges Yacinth-Oubaouba, un responsable du ministère des Mines qui a confirmé l’incident à Reuters.

 

Par: Reuters.

Centrafrique: Liste du Nouveau Gouvernement de Premier Ministre Mahamat Kamoun

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Décret N°14.289

Portant nomination des Membres du Gouvernement

Ministre d’Etat,

Ministre d’Etat en charge des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’aménagement du Territoire, Mme Marie Noëlle Koyara

Ministre d’état en charge de la Défense nationale restructuration des armées des anciens combattants et victimes de guerre : M.Aristide Sokambi

Ministre :


Ministre des transports et aviation civile : Arnaud Djoubaye Abazene
Ministres des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la Francophonie : Toussaint Kongo-Doudou
Ministre des Postes et télécommunication charge des Nouvelle Technologie : Abdallah Kadr
Ministre de la Justice chargé de la Réforme judiciaire et des droits de l’homme : Gabriel Faustin Gbodou
Ministre de l’Economie, du plan coopération internationale chargé des pôles des développements : Mme Florence Limbio
Ministre des Finances et budget : Bounandele koumba
Ministre desEaux forêt, chasse et pêches : Isabelle Gaudeuiile
Ministre de la Fonction publique : Eloi Anguimate
Ministre sécurité publique et de l’émigration immigration : Gal de Brigade Thierry Marie Metinkoe
MADT DR : Modbo walidou Chair
Ministre de la Santé et de la population : Mme Marguerite Samba-Maliavo
Ministre de l’Education et de l’enseignement technique :Mme Gisèle Bedan
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : M.Bernard Simiti
Ministre du Commerce et de l’Industrie: Mme Gertrude Zouta
Ministre du Développement du monde rural : Banzoukou david
Ministre du Travail, de la sécurité sociale et de l’ emploi : Gaston Mackouzangba
Ministre des Mines et de la géologie : Joseph Agbo
Ministre de l’Energie et l’hydraulique : Jacques Médard Mboliadas
Ministre de la Réconciliation nationale du Dialogue politiqueet de la promotion de la culture civique: Mme Jeannette Dethoua
Ministre de l’Urbanisme et des édifices publics : Jacques Demangha
Ministre de l’Habitat et du logement : Gilbert Kogbengbo
Ministre Affaires sociales et de l’ action humanitaire : Eugenie yarafa
Ministre de l’Environnement et du développement durable : Robert Namsene
Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institution : Marc Mokopete
Ministre du Tourisme des arts, culture de l’artisanat : Romaric Vomitiade
Ministre de la Jeunesse et des Sport : Armel Ningatoloum Sayo

Ministre délégué :

Ministre Délègué aux finances et budget: jaco désiré ngaya
Ministre délégué à l’Elevage : Mahmat thaib yacoub

Par: Présidence de la République

RCA: Catherine Samba-Panza persiste et signe

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Publié par Corbeau News ( Bangui ) 22-08-2014  –  La présidente de la transition en République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est adressée ce matin à la Nation. Un discours très attendu après les nombreuses polémiques autour de la nomination de Mahamat Kamoun comme Premier ministre. Malgré les nombreuses critiques sur le choix de Mahamat Kamoun, la présidente tient bon et confirme son choix. Elle a promis un nouveau gouvernement dans la journée de ce vendredi.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

 

Lors de cette adresse à la nation centrafricaine, ce vendredi 22 août, Catherine Samba-Panza est d’abord revenue sur les différentes étapes qui ont conduit à la désignation de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre : les concertations du début du mois d’août, les dix noms qui lui ont été présentés pour le poste de Premier ministre. Et le fait que deux candidats sur les dix avaient, selon elle, les meilleurs profils : Karim Meckassoua et Mahamat Kamoun.

Eloge de Mahamat Kamoun

Catherine Samba-Panza s’est livrée à un véritable éloge, en cinq points, de Mahamat Kamoun qu’elle a finalement retenu. Et elle a dénoncé ce qu’elle a qualifié « d’agitations » depuis que son choix a été effectué. La présidente de transition a estimé qu’il fallait donner l’occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves et qu’elle avait donc « résolument pris la responsabilité » de lui demander de former son gouvernement et de le publier aujourd’hui : « Je veillerai, a ajouté la présidente, à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des forces vives de notre pays et en mettant un accent sur l’équilibre régional ».

MAHAMAT KAMOUN PREMIER MINISTRE – ADRESSE A LA NATION DU CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION 22 AOÛT 2014

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Corbeau news

22 Août 2014
Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Les 21, 22 et 23 juillet derniers, le peuple frère du Congo, sous la conduite de Son Excellence le Président Denis SASSOU NGESSO, offrait à notre pays, à travers le Forum de Brazzaville, l’occasion de nous retrouver autour des objectifs de paix, grâce à la signature d’un accord de cessation des hostilités entre nos différents groupes armés.
Au sortir de ce Forum, il y a environ trois semaines, dans le respect des engagements pris à Brazzaville et afin d’impulser une nouvelle dynamique a la Transition, j’ai demandé et obtenu la démission du Premier Ministre André NZAPAYEKE et de son gouvernement pour permettre la mise en place d’une nouvelle équipe afin de prendre en compte les attentes légitimes de nos Forces Vives.
Aussitôt après, dans une démarche participative selon l’esprit qui s’est dégagé dans la capitale congolaise, et surtout dans le but d’obtenir une implication de toutes les composantes sociales et politiques de notre pays, j’ai tout de suite engagé une large consultation auprès de toutes les entités. Ceci, dans l’objectif de composer un gouvernement inclusif comprenant toutes les sensibilités régionales, politiques, sociales et communautaires de la République Centrafricaine, un gouvernement d’ouverture à qui je vais donner mission de préparer et de mettre en œuvre les étapes 1 et 2 relatives à la réconciliation à la base et au Dialogue politique tant souhaité par nos compatriotes, un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain et tracer la voie de la sortie de crise.
Du 6 au 8 août 2014, j’ai reçu les entités représentatives des Forces Vives de la Nation -au total une soixantaine- à qui j’ai présenté les critères devant guider le choix du Premier Ministre et des membres du Gouvernement, en même temps que j’ai demandé à ces entités de me faire leurs propositions. C’est sur la base de ces propositions que j’ai travaillé en toute objectivité et conscience à la sélection et à la nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Mahamat Kamoun.
Au total, j’avais reçu 10 noms pour le poste de Premier Ministre, 05 répondaient aux critères retenus et 02 sur 05 avaient les meilleurs profils, à savoir Karim MECKASSOUA et Mahamat KAMOUN. Si le choix définitif s’est porté sur ce dernier, je vais vous dire clairement ce qui a milité en sa faveur.
1- Dans la situation de division larvée entre Nord et Sud, M. Mahamat KAMOUN est aujourd’hui le symbole même de la symbiose communautaire qui a toujours fait la particularité de notre pays, étant de père musulman et de mère chrétienne.
2- A l’encontre des gens arrogants dont le pays n’a pas besoin dans cette période de crise, M.KAMOUN est un modèle d’humilité, ce qui est un atout considérable en ce moment.
3- Au moment où il est question de rechercher et de mobiliser les moyens financiers nécessaires au financement de la reconstruction de notre pays, il n’y avait sans doute pas mieux que M. KAMOUN qui est un fin connaisseur des finances publiques et des circuits financiers régionaux et internationaux.
4- Devant l’impérieuse nécessité d’entretenir des relations normales avec certains de nos voisins, il n’y avait aussi pas mieux que Mr KAMOUN.
5- Pour avoir travaillé avec lui, j’ajoute que c’est un collaborateur dévoué et engagé pour son pays, des qualités dont notre pays a besoin pour ne pas reproduire la même expérience d’une tension permanente à la tête de l’exécutif comme le pays l’a déjà vécu.
Ce choix relevait par ailleurs de mon pouvoir discrétionnaire comme la plupart des entités l’ont clairement souligné lors des consultations. Dans tous les cas, Mr Mahamat KAMOUN un digne fils du pays et au lieu de le juger négativement dès le départ, il aurait fallu attendre de le juger à la tâche. Sauf à vouloir bloquer le pays qui souffre déjà de nombreuses difficultés, ce que je ne peux pas accepter pour le peuple Centrafricain qui est mon miroir, comme le conseillait sagement le défunt Président Omar BONGO ONDIMBA.
Depuis cette nomination, des réactions et manifestations diverses sont enregistrées dans les médias, sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique. Certains prétendent que le Premier Ministre nommé est rejeté par la population et qu’un nouveau Premier Ministre devrait encore être nommé pour conduire la Transition. D’autres poussent jusqu’à dire que non seulement le Premier Ministre devrait démissionner mais le Chef de l’Etat que je suis devrait aussi le faire, au risque de déstabiliser une nouvelle fois la transition.
De quoi s’agit-il réellement ? Qu’est-ce que le peuple Centrafricain devrait comprendre de toutes ces agitations au lendemain du forum de Brazzaville et à la veille de la formation d’un nouveau Gouvernement ?
Le peuple Centrafricain endurci par les épreuves de ces trois dernières décennies est devenu mature et sait se faire une opinion, quand on ne lui cache pas la vérité. J’ai le devoir, en tant que Chef de l’Etat d’informer la population centrafricaine sur ces faits graves de nature à compromettre dangereusement l’avenir de notre pays. J’ai en outre pris l’engagement de défendre résolument les intérêts de mon pays. Je ne voudrais donc pas, par mon silence, me rendre complice des actes ou décision devant sacrifier l’intérêt supérieur de la nation sur l’autel des intérêts égoïstes qui se manifestent.
Mes chers compatriotes,
Vous êtes nombreux à comprendre ce qui se passe derrière toutes ces manipulations, à comprendre la portée de mes décisions et à m’apporter votre soutien. Cependant, certains compatriotes ne ménagent pas leurs efforts pour dresser des obstacles de toute nature à mes actions. Tout a été mis en œuvre pour me fragiliser et déstabiliser la Transition. C’est dans ce cadre que se situent les blocages que tente de nous imposer une catégorie de nos compatriotes qui visiblement ne veulent pas que la Transition arrive à son terme.
Mon choix s’est fait essentiellement dans l’intérêt supérieur de notre pays et il faut donner l’occasion au nouveau Premier Ministre de faire ses preuves. D’autant plus que son mandat est limité dans le temps avec la perspective de l’organisation des consultations populaires et du dialogue politique national dont les résolutions et recommandations devraient fondamentalement reconfigurer le paysage politique national dans trois ou quatre mois.
La majorité de la population qui nous observe ne comprend pas nos tergiversations actuelles, puisqu’il faut en réalité faire avancer la Transition vers les élections libres et démocratiques que le peuple attend avec impatience. Elle ne comprend pas non plus les revendications d’un accord politique préalable à la formation du Gouvernement, ce qui pourtant n’a pas été discuté à Brazzaville. Alors que le gouvernement n’est pas encore formé, il est incompréhensible que certains manifestent déjà des mécontentements.
J’ai donc résolument pris la responsabilité de demander au Premier Ministre Mahamat KAMOUN de former son gouvernement et de le rendre public ce jour.
Dans l’esprit du forum de Brazzaville, je veillerai à ce que le caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, en y incluant les principales entités représentatives des Forces Vives de notre pays, et en mettant un accent sur l’équilibre régional. Cependant, il importe de préciser que tout le monde ne pourra pas entrer dans ce gouvernement. Par contre, il y aura de la place dans les autres structures de l’Etat.
Chers compatriotes,
La crise Centrafricaine a véritablement fait l’objet de l’attention soutenue de la Communauté Internationale. Il y a eu une grande mobilisation de cette communauté internationale au chevet de notre pays et une forte solidarité en notre faveur pour que cette crise prenne fin rapidement.

Cet engagement sans pareil de la communauté internationale et de la médiation internationale est la claire manifestation d’une volonté inébranlable de nous accompagner.
Sans remettre en question les conclusions et décisions prises par la communauté internationale, la République Centrafricaine doit exprimer d’avantage les aspirations profondes du peuple qui a tant souffert.
Nous avons l’obligation de démontrer aux yeux du monde que nous sommes murs et sérieux, que nous savons ce que nous voulons pour aller vers la paix et la reconstruction de notre pays.

Comme j’ai déjà eu a le dire, l’heure est au sursaut patriotique. Il est temps que les Centrafricaines et les Centrafricains prennent leur destinée en mains et participent activement au processus de sortie de crise. Que tous ceux qui croient sincèrement en l’avenir du pays se mettent au travail.
Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, le peuple Centrafricain doit prendre conscience que son destin est désormais entre ses mains et qu’il lui appartient de reconstruire son pays dans l’entente et la fraternité.
Chers compatriotes,
Je voudrais vous inviter à plus de vigilance compte tenu de toutes les manipulations qui s’organisent chaque jour pour déstabiliser les Autorités de la Transition et mettre à mal ce qui reste encore de notre souveraineté.
Au moment où les amis de la République Centrafricaine sont prêts à nous aider à nous en sortir durablement, je vous exhorte au calme et à la sérénité. Tous ceux qui ont des revendications à faire valoir, ou qui pensent à un recadrage de la transition en cours pourront le faire dans le cadre du dialogue politique national qui se tiendra dans les mois à venir. Dans l’immédiat, donnons l’opportunité au gouvernement de se mettre en place et de s’atteler à la préparation de ce rendez vous historique pour le peuple Centrafricain.

Vive la République !

Les forces Sangaris et EUFOR-RCA déterminées à faire la paix à Bangui

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Publié par Corbeau News – Bangui (Centrafrique) – 2014-08-22  – Le haut commandement des forces Sangaris et de l’EUFOR-RCA ont fait part de leur détermination à rester à Bangui et à y rétablir Force Sangaris en République Centrafricaine

la paix, malgré les attaques dont sont l’objet leurs éléments dont 12 d’entre eux ont été blessés dans les affrontements de mardi soir et de mercredi au centre commercial où se trouve l’enclave de la communauté musulmane de KM5 dans le 3è arrondissement de la capitale centrafricaine.

Trois soldats de l’opération Sangaris et neuf soldats de l’Eufor-RCA ont eu des blessures, le Chargé de mission de l’opération Sangaris, Yves Pierre, et le Conseiller en communication de l’Eufor-RCA, Marion Renard lors d‘une conférence de presse donnée jeudi à leur base de Bangui Mpoko.

Cette rencontre avec la presse locale faisait suite à la marche de protestation contre la présence des soldats de l’opération Sangris et de L’Eufor-RCA dans le quartier KM5, organisée par les musulmans.

Selon Pierre Yves, les trois blessés par balle dans les rangs de l’EUFOR-RCA ont été ‘’évacués en France pour des soins”. Il a toutefois ajouté que ‘’ leur pronostic vital n’est pas engagé” et qu’”ils vont bien”.

‘’La Sangaris reste dans Bangui et continue ses patrouilles pour la sécurisation de la ville. Notre objectif : imposer ici comme sur toute l’étendue du territoire les mesures de confiance pour qu’on retrouve le chemin de la paix”, a affirmé Pierre Yves.

Pour sa part, Marion Renard, a dénoncé les attaques dirigées contre l’Eufor-RCA, soulignant que la police et l’armée de cette dernière ‘’ont été attaquées par des éléments extrémistes et des criminels qui s’étaient mélangés à la foule. Et là, les attaques ont fait neuf blessés dont cinq blessés par des grenades et quatre traumatisés”.

Par: APA

Centrafrique : 9 militaires français de la force européenne EUFOR RCA ont été blessés à Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Paris ) 21-08-2014 –  L’État-major des armées (EMA) a indiqué, ce 21 août, que 3 militaires français, appartenant au Groupement tactique interarmes (GTIA) Acier de la force Sangaris, avaient été blessés, la veille, lors d’affrontements avec des individus dans le quartier musulman du PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldats-de-force-Sangaris-dans-un-quartier-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de force Sangaris dans un quartier de Bangui en Centrafrique

 

Ces violences ont fait suite à celles qui ont eu lieu le 19 août. Là, une patrouille française de la force européenne EUFOR RCA, a été violemment prise à partie, ce qui contraint leurs camarades de Sangaris à intervenir. Aucun bilan n’avait été communiqué jusqu’à présent.

Ainsi, selon la cellule médis d’EUFOR RCA, 9 militaires français ont été blessés lors de ces heurts, dont « 5 par éclats de grenade ». Les quatre autres souffrent de troubles auditifs. L’un d’entre eux, plus gravement touché, a été rapatrié en France.

D’après les informations publiées par les Dernières Nouvelles d’Alsace, les 9 soldats blessés appartiennent tous au 152e Régiment d’Infanterie (RI) de Colmar. Les « Diables rouges » ont en effet déployé une compagnie à Bangui dans le cadre de la mission européenne, dont la France est nation-cadre. Des gendarmes français en font également partie.

Au total, ce sont donc 12 militaires français qui ont été blessés au cours de ces dernières 48 heures à Bangui.

 

 

Par  L’État-major des armées (EMA)  français

Centrafrique: Catherine Samba-Panza mise à l’écart par Denis Sassou Nguesso

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Publié par: Corbeau News ( Brazzaville ) 21-08-2014 – Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Samba-Panza-la-Présidente-de-Transition-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza, la Présidente de Transition en Centrafrique

 

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C’est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l’a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n’a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l’écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

«Il faut déjà partir d’un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d’une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

Des menaces sur le calendrier

Le nouveau gouvernement d’unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l’unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d’un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d’office l’organisation de l’élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d’un mois l’opération de maintien de la paix de l’Onu.

 

 

Deutch Welle pour Afrique Connection

 

RCA: C’est le flou total en République Centrafricaine avec la reprise des affrontements

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Publié par: Corbeau News ( Bangui )  21-08-2014 //  C’est le flou total en République Centrafricaine. Plus de dix jours après sa nomination, le Premier ministre Kamoun n’est toujours pas arrivé à former son équipe.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nzapayéké-et-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nzapayéké et Mahamat KamounPlus d’une semaine après sa nomination au poste de premier ministre, la Centrafrique est toujours sans gouvernement. La formation du nouveau gouvernement centrafricain est bloquée par les différentes factions en conflit en Rca. Les différentes initiatives n’ont pas permis de sortir de la situation de blocage où se trouve le pays qui connait une certaine accalmie depuis la signature d’un fragile cessez-le feu.

Le Premier ministre Kamoun est-il le problème ?
Tout porte à croire que oui. Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé ainsi à Brazzaville de «surseoir» à la mise en place d’un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment ne fait pas l’unanimité. Remettant en cause le choix de la Présidente Mme Samba Panza, il a affirmé que «la concertation, c’est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre, c’est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville». Face à la presse après une rencontre avec le président congolais le mardi dernier, il a estimé qu’il était désormais « urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu’on se parle. (…) S’il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c’est la concertation». Au total, une dizaine de personnalités représentant le CNT, l’ex-rébellion Séléka, les milices Anti-Balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo. Fait remarquable, ni le Premier ministre, ni la Présidente de la république n’a été officiellement informé de ce déplacement des parties centrafricaines à Brazzaville, à l’invitation du président N’Guesso.

La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés en son sein. L’ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d’y participer, affirmant que son avis n’a pas été pris en compte. Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé dans la capitale congolaise, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis lors.

5 morts dans la journée du mercredi
Cinq personnes, dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, ont été tuées et une trentaine d’autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi 19 août entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, selon des sources médicales.

« C’est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu’il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l’état », a indiqué Maurice Banda, membre du personnel de l’hôpital communautaire, principal établissement de la capitale. « Près de quarante » blessés ont également été évacués vers l’hôpital, dont « certains sont des cas graves ». Trois soldats français de la force Sangaris ont également été blessés. « Leur pronostic vital n’est pas engagé. Deux d’entre eux ont fait l’objet d’une évacuation sanitaire vers la France », a annoncé jeudi le ministère de la défense, sans que l’on sache si les soldats font partie du bilan évoqué par M. Banda.

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué « par une balle alors qu’il procédait à l’évacuation de blessés dans le secteur du km 5 » (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a précisé le Comité international de la Croix-Rouge.

 

Par: Lejournaldu mali.com

 

 

Centrafrique: des centaines de personnes manifestent contre la présence française à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Manifestation-contre-la-présence-française-en-Centrafrique-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation contre la présence française en Centrafrique à BanguiDes centaines de personnes ont participé jeudi à une manifestation pacifique à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement, jeudi 21 août à Bangui. Ils protestaient contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale. Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu’au siège de la Minusca (représentation de l’ONU).

Aux cris de “Hollande criminel”, ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l’armée française qu’ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l’opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française). “Nous sommes toujours victimes de la France”, accusait l’un de ces écriteaux.

Après avoir emprunté l’avenue Koudoukou, puis l’avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications. “On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n’a élevé la voix”, a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier. “Nous n’avons plus besoin des Français ici. Qu’ils s’en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs”, s’égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim.

Le rassemblement s’est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca.

 

 

(Avec AFP)

 

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RCA: Mahamat Kamoun blanchi par un audit du Trésor Public centrafricain daté de 2006

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À peine nommé à la tête du Gouvernement centrafricain de transition, Mahamat Kamoun est en train de connaître tous les déboires du monde. Plusieurs accusations ont foisonné à son encontre.

Son passage à la tête du Trésor public centrafricain, le rapport d’audit de gestion du trésor public fait par l’Inspection générale des Finances (dont Écho du Centrafrique a pu obtenir copie), ressort qu’aucune anomalie n’a été décelée dans sa gestion. Ci-joint en format PDF le rapport complet d’audit.

 

MINISTÈRE DES FINANCES ET DU BUDGET                                                       RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CABINET DU MINISTRE DÉLÉGUÉ                                                                                  Unité-Dignité-Travail

INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES                                                                     Bangui, le 4 octobre 2006

N°669/06/MFB/CAB.MD/IGF

ORDRE DE MISSION

  Il est prescrit aux responsables désignés ci-après:
Messieurs:
-MABIDI Basile, Inspecteur des finances, Chef de Mission;
-BESSE Albert, Chargé de Mission Banques, Membre; et
-ABDALLAH Kadre, Président du CTP/PAS, Membre;
Madame:
–TREMBLAIS Isabelle, Conseillère Technique du Directeur Général du Trésor, Membre;
D’effectuer la mission suivante:
Objet: Audit  des Comptes du Trésor auprès des Banques Primaires pour période du 1er juillet au 30 septembre 2006.
Lieu de la Mission: Bangui
Début de la Mission:04 octobre 2006
Durée de la Mission: Dès mission terminée
Moyen de transport: Personnel
Fait à Bangui, le 10 novembre 2006

Signature ordre de mission

 

 

NOTE DE SYNTHÈSE DU RAPPORT D’AUDIT DES COMPTES BANCAIRES DU TRÉSOR AUPRES DES BANQUES PRIMAIRES
                                           Période du 1er juillet au 30 septembre 2006

L’audit mené conformément à l’Ordre de mission n°669/06/MFB/CAB.MD/IGF du 4 octobre 2006, signé du Ministre délégué aux Finances et au Budget, a permis de mettre en évidence les points suivants:

1-En matière de recettes

Les recettes les plus importantes sont encaissées sous forme de remises de chèques bancaires, le crédit sur les comptes intervenant le jour même de la remise, date de valeur à J+1. Dans ce domaine, les dysfonctionnements relevés consistent principalement en une absence de retour au Trésor des chèques impayés (BPMC) et des différences constatées entre le montant des remises et le crédit porté au compte (CBCA).
Du côté des services du Trésor, il a été constaté une mauvaise tenue des comptes: pas de réel suivi des remises de chèques, non production de plusieurs bordereaux de remises et de fiches d’écritures (perte ou mauvais classement).
Parmi les recettes virées directement sur les comptes, notamment par les banques elles-mêmes, figurent des recettes de TVA; ces sommes devraient être reversées sur le compte spécial TVA domicilié à la BEAC.
Certaines recettes ne sont pas justifiées; tel est le cas pour les rétrocessions d’agios, le reversement des soldes créditeurs des comptes des administrations clôturés en juillet 2006.

2-En matière des dépenses
Les dépenses initiées par le Trésor ont pu être justifiées par des lettres de virement.
On constate des différences dans l’exécution de certaines lettres de virement à la CBCA et à la BPMC: débits supérieurs aux lettres de virement des salaires.
Des dépenses ont été exécutées par la BICA sans l’autorisation du Trésor en août et septembre 2006: il s’agit du paiement de 2 cessions de créances, respectivement de 11.908.191 F et 9.180.600 FCFA.
Aucun état liquidatif n’est produit à l’appui des prélèvements d’agios sur découvert ou des agios sur traites à l’escompte; même constat pour la CBCA en ce qui concerne les prélèvements des compléments d’intérêts sur le prêt de 4 milliards de 2005.
Peu ou pas  d’information ne sont données par les banques sur les opérations de régularisation ou d’extourne d’écriture.
De façon générale, il est constaté une mauvaise collaboration entre le Trésor et les établissements bancaires.

Recommandations
L’audit réalisé sur la période du 3ème trimestre 2006 ne fait apparaître aucune opération suspecte; les dysfonctionnements constatés proviennent surtout d’un manque de suivi que des opérations par le Trésor et d’un manque d’information de la part des banques; un certain nombre de mesures simples permettraient de redresser facilement la situation:
-En ce qui concerne les services du Trésor, il doit être envisagé une nouvelle information de base, englobant le rapprochement quotidien des opérations bancaires, la tenue de la comptabilité et la production et le classement des pièces justificatives.
-Un strict suivi des activités du service de la Trésorerie et des Mouvements de fonds doit être assuré par un cadre compétent du Trésor ; si besoin est, des sanctions pourraient être prononcées contre les agents ne respectant pas les consignes de travail.
-Les écritures comptables doivent être passées quotidiennement et chaque opération doit être accompagnée d’une pièce justificative produite par l’établissement bancaire;
-Il est indispensable d’améliorer les relations entre les banques et le Trésor et redonner au Directeur Général du Trésor son véritable rôle de comptable principal unique au Trésor.
-Les relations entre les banques et le trésor pourraient être formalisées dans un document, sorte de charte de qualité, visés par l’ensemble des parties;
-Des dispositions doivent être prises pour que les recettes de TVA soient reversées en totalité sur le compte spécial TVA géré par le Directeur Général des Impôts et des Domaines.

 

Signature document2

DOCUMENT 3

RAPPORT D’AUDIT DES COMPTES BANCAIRES DU TRÉSOR AUPRÈS DES BANQUES PRIMAIRES

          Période du 1er juillet au 30 septembre 2006
****************

 Il a été prescrit, par ordre de mission n°669/06/MFB/CAB.MD/IGF. du 4 octobre 2006, signé du Ministre délégué aux Finances et au Budget, à:
Messieurs:
-MABIDI Basile, Inspecteur des Finances, chef de mission;
-BESSE Albert, Chargé de mission Banques, membre; et
-ABDALLAH KADRE, Président du CTP/PAS, membre,
Madame:
-TREMBLAIS Isabelle, Conseillère technique du Directeur Général du Trésor, membre,
De réaliser un audit des comptes du Trésor ouvert dans les banques primaires pour la période du 1er juillet au 30 septembre 2006.
Méthodologie
Les membres de la mission ont travaillé essentiellement sur une base documentaire, à savoir:
-Les relevés de comptes mensuels édités par les banques;
-Les pièces comptables détenues par le service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, telles que les bordereaux de remise de chèques, les lettres de virement, les Bons de virement.
-Le registre des chèques impayés, le registre des recettes de la Caisse principale.
L’exploitation de ces différents documents a permis de rapprocher les écritures enregistrées par les établissements bancaires et celles à l’initiative des services du Trésor.
2-Constat
  2.1 Opération de recettes

NB: Figurent en annexes, les tableaux détaillés des remises de chèques et autres encaissements pour chaque banque.
2.1.1 Les remises de chèques
Les transferts de fonds qui figurent sur les relevés bancaires (1 870 478 992 F CFA) ne sont pas assimilables à des recettes puisqu’il s’agit de simples mouvements entre les différents comptes du Trésor n’ayant donc aucune incidence sur les disponibilités globales.
Une seule réserve est apportée pour le virement de 500 millions de FCFA reçu de la CBCA en date du 29 septembre 2006, dont l’origine n’a pu être déterminée ni par les agents du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, ni par la CBCA.
Sur l’ensemble des trois banques, les opérations de recettes les plus importantes en nombre et en volume sont les remises de chèques à l’encaissement: elles représentent 3 939 746 783 FCFA.
Les remises de chèques sont portées au crédit du compte au Trésor le jour même, avec une date de valeur J+1; en général, la règle est bien respectée par les banques.
Cependant, il a été observé des anomalies sur certaines remises de chèques, enregistrées au crédit du compte en plusieurs fois, donc avec des dates de valeur différentes, ce qui a une incidence au final sur le montant des agios sur les découverts.
Par ailleurs, il arrive que des bordereaux ne soient pas portés en totalité au crédit du compte concerné.
Quelques exemples peuvent être cités pour la CBCA et la BPMC:
-Pour la CBCA, remise de chèques de 16 230 027 F le 4 juillet; crédit le même jour pour 2.073.248 F, le solde de 14 156 779 F n’étant crédité que le 17 juillet 2006.
-La remise de chèque à la BPMC de 32 725 311 F en date du 17 juillet a été enregistrée pour32 725 311 F le 17 juillet et pour 216 000 F le 18 juillet;
-Le 26 juillet, le bordereau de remise de chèques à la CBCA fait état d’un dépôt de 6 106 461 F. Or pour cette même date, ne figurent sur le relevé que deux remises de chèques de 40.942 F et 697 150F, auxquelles il convient de rajouter une remise le 27 juillet de 2 377 117  F; on constate une différence en moins de 2 991 252 F pour laquelle aucune explication n’a été fournie par les services du Trésor.
-Les chèques de la deuxième quinzaine d’août ont été stockés plusieurs jours avant d’être remis à l’encaissement: pour la CBCA. Les journées du 17 au 22 août n’ont été encaissées que le 22 août et celles du 24 au 28 août figurent au crédit le 31 août 2006.
Pour la BICA, hormis une différence en moins de  39 993 F non expliquée le 27 juillet, les remises de chèques ne présentent pas d’anomalie: les différences constatées entre certaines remises et sommes portées au crédit du compte correspondent à des chèques impayés qui sont restitués au Trésor puis transmis à la Direction du Recouvrement et des Poursuites (cf tableau des remises de chèques en annexe).
S’agissant des chèques impayés, curieusement, la CBCA n’enregistre dans ses opérations aucun impayé et ne rejette aucun chèque; on peut supposer que certaines différences en moins dans les remises proviennent soit de chèques laissés en instance à la Banque faute de provision, soit de chèques restitués au Trésor sans écriture ni à la banque ni au Trésor. Pour éclaircir ce point, les services du Trésor devraient produire un état de rapprochement détaillé assorti d’explications.
La BPMC comptabilise régulièrement, dans la grande majorité des cas, les remises de chèques dans leur totalité; en cas de chèques impayés, les opérations apparaissent normalement en débit sur le compte, mais les chèques ne sont que rarement restitués par la banque, celle-ci attendant sans doute que son client soit revenu à la meilleure fortune; en conséquence, elle se charge elle-même de représenter les chèques impayés. Tel est le cas pour les chèques impayés du 26 juillet 2006, représentés le 1er août, pour celui du 1er août représenté le 11 août, ou ceux des 22 et 23 août représentés les 23, 24, 28, 30 et 31 août.

2.1.2 Les autres recettes 
Les autres recettes concernent essentiellement:
-Des dépôts et taxes dus par les établissements bancaires eux-mêmes: BPMC et CBCA;
-Des virements émis par des tiers, ASECNA et TELECEL, sur la CBCA;
-Des versements des recettes des douanes de Bouar sur la CBCA;
-Des recettes diverses telles que les rétrocessions d’agios (CBCA le 31/07 et le 31/08), les reversements de salaires (CBCA, le 03/08), ou les traites escomptées (CBCA le 4/08, BICA le 28/07, les 07, 10 et 31/08 et le 20/09, BPMC le 03/08 et le 01/09/.
-Les recettes provenant des soldes créditeurs des comptes des administrations clôturés en juillet 2006; les banques n’ont fourni aucun justificatif de ces reversements au Trésor au motif que le courrier de demande de fermeture des comptes était signé du Ministère des Finances et du Budget lui-même.
-Les recettes les plus importantes proviennent du guichet unique.
Parmi les virements effectués par les banques elles-mêmes, on observe que la TVA est versée sur le compte courant du Trésor, alors qu’elle devait être transférée sur le compte TVA domicilié à la BEAC et géré par le Directeur Général des Impôts et des Domaines.
Par ailleurs, aucun justificatif n’est produit pour les rétrocessions d’agios de la CBCA.

2.2 Opérations de dépenses
Tableau récapitulatif des dépenses (cf. p.6)
Au regard du tableau ci-dessus, les débits les plus importants enregistrés sur les comptes concernent en premier lieu les transferts de fonds entre les différents comptes du Trésor et/ou la caisse, avec 3.751 millions de F CFA.
Viennent ensuite les dépenses de salaires, qui avec 3.475 millions de F CFA sur le troisième trimestre, représentent 31,70% des débits, et les remboursements de prêts pour 2.149 millions de F CFA, soit 19,60% des dépenses dans les banques.

 Les transferts de fonds
Des rapprochements ont été effectués entre les comptes courants du Trésor dans les banques primaires, le compte à la BEAC et la caisse pour suivre le cheminement des transferts de fonds. Aucune anomalie n’est à signaler. Certains transferts sont justifiés par une lettre de virement.
Bien que ces procédures d’ajustement entre comptes bancaires soient tout à fait régulières, et qu’elles se justifient d’autant plus que les tensions de trésorerie sont permanentes, ces transferts ne favorisent pas une bonne lisibilité des opérations bancaires.
Par ailleurs, des prélèvements sont effectués directement sur les comptes de recettes d’exportation du bois, alors que ces comptes ne sont pas suivis en comptabilité générale de l’Etat, ce qui entraîne des difficultés, voire des erreurs de comptabilité.
Les salaires et les dépenses courantes
Les dépenses de salaires et de biens et services (dépenses courantes) ont été vérifiées: elles correspondent à des ordres de virement donnés par le Trésor aux établissements bancaires concernés; les lettres de virement visées du Ministre des Finances et du Budget ou du Ministre délégué aux Finances et au Budget ont été produites aux auditeurs.
Il est à noter certaines discordances entre les lettres de virement des salaires et les sommes effectivement débitées, notamment à la CBCA et à la BPMC; les agents n’ont entrepris aucune recherche.
Une anomalie a été constatée le 2 août et le 27 septembre sur le compte du Trésor à la BICA: deux cessions de créances ont été payées pour des montants respectifs de 11.908.191 F et 9.180.600 F CFA, sans qu’aucun ordre n’ait été donné par le Trésor. A ce jour, la BICA n’a pas justifié ces opérations. Le Trésor d’une part, et l’Inspection Générale des Finances d’autre part, ont saisi la banque par courrier pour complément d’information.

 

 CBCABICABPMCTotal 3ème Trim.Catégorie/total dépenses
Salaires1.017.674.8561.365.194.2101.092.949.0083.475.818.07431,70%
Dép. courantes87.091.074556.229.059196.660.012839.980.1457,66%
Agios95.402.2222217.974.032128.697.847442.074.1014,03%
Frais bancaires10.7101.500.0002.224.5003.735.2100,03%
Prêts1.901.708.005162.433.42285.206.6642.149.348.09119,60%
Transferts1.365.500.0001.184.000.0001.201.978.0003.751.478.00034,22%
Chèques impayés013.231.00440.470.30053.701.3040,49%
Divers39.744.47511.499.174196.815.651248.059.3002,26%
Total4.507.131.3423.512.060.9012.945.001.98210.964.194.225

 Les prêts
-Pour la CBCA, deux types de prêt sont remboursés: d’une part, celui de la convention de consolidation des découverts signés en 2004, avec des échéances mensuelles de 38,816 millions de F CFA et d’autre part, le prêt SFA remboursé par traites mensuelles de 525,669 millions. L’échéance du prêt de consolidation n’a pas été prélevée en septembre.
Par ailleurs, le 24 juillet et 14 septembre, les sommes de 76,706 millions et de 170,361 millions ont été prélevées d’office. Les motifs de ces débits n’ont pu être connus que suite à l’intervention officielle de l’Inspection Générale des Finances. Il s’avère que ces sommes correspondent à des intérêts restant dus sur le prêt de 4 milliards de la CBCA. Il est à noter qu’aucun décompte des intérêts n’a été produit.

-Pour la BICA et la BPMC, les remboursements de prêts concernent uniquement les consolidations des découverts, avec les échéances respectives de 54,144 millions et 42,603 millions de F CFA. L’échéance de septembre de la BPMC n’a pas été débitée; la régularisation est intervenue en octobre.
Le service de la Trésorerie et des Mouvements des Fonds détient une copie de ces conventions de prêt.

Les Agios
Les agios s’élèvent à 442,074 millions de F CFA. Ils sont calculés conformément aux taux et plafonds fixés par les conventions signées avec la CBCA et la BPMC.
L’Etat centrafricain n’a pas signé de convention avec la BICA, mais la banque autorise les découverts et applique tacitement un plafond de 600 millions; au-delà, elle applique en plus des agios, des pénalités de 2,5% sur les dépassements. Ces indications ont été fournies oralement au chef de bureau du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, et n’ont pas permis de recalculer le montant des agios et des frais débités.
Aucune des banques ne fournit au Trésor un état liquidatif des agios sur découverts, et les services du Trésor ne procèdent à aucune vérification.
De la même façon, le calcul des agios sur les effets escomptés n’est pas communiqué au Trésor et aucun rapprochement n’est effectué par ce dernier.

Les frais bancaires
Il s’agit de frais fixes, correspondant à des prestations de service: extrait de compte, frais de virement.
Les tarifs pratiqués par les banques ne sont pas à la disposition du Trésor.
Bien que les sommes en jeu soient très faibles, il convient de s’interroger sur la fréquence des frais d’extrait de compte prélevés à la CBCA. La production de relevé quotidien ne fait-elle pas partie des dispositions incluses dans la convention de compte?

Les chèques impayés
Les observations pour cette catégorie de dépenses ont déjà été formulées dans la partie relative aux recettes.

 Dépenses diverses
-Pour la BPMC, ces opérations diverses consistent en des annulations d’écritures de crédit suite à des erreurs dans le montant des remises de chèques ou dans la répartition des recettes du Guichet unique. Les agents du service de la Trésorerie et des mouvements de Fonds obtiennent en général les informations oralement au guichet de la banque.
Parmi ces opérations figurent les soldes débiteurs des comptes des administrations fermés en juillet à la demande du Ministère des Finances et du Budget.
Pour la CBCA, on recense i) l’annulation d’un virement porté à tort au crédit du compte au Trésor; le justificatif n’a été produit que sur l’intervention de l’Inspection Générale des Finances; ii) et le nivellement du compte débiteur de la SOCADETEX pour lequel aucun justificatif, hormis une fiche comptable de la CBCA  sans intérêt, n’a été produit.
-Enfin, la seule opération diverse à la BICA  concerne une écriture d’extourne, toujours sans justificatif. Selon  les informations du service de la Trésorerie, et des Mouvements de Fonds, il s’agirait de l’annulation de la clôture d’un compte de l’administration (opération de juillet 2006).

3-Conclusion

Evolution des soldes des comptes bancaires
Il apparait, à l’issue de cet audit des comptes du Trésor dans les banques primaires, aucune anomalie majeure dans les opérations bancaires du  type dépenses sans autorisation ou chèques non remis à l’encaissement; toutes les opérations ont pu être retracées.
Par ailleurs, avec des dépenses supérieures de 2,7 milliards aux recettes effectivement encaissées, le niveau du découvert ne peut que s’aggraver.

A contrario, il a été constaté de nombreux dysfonctionnements tant au niveau du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds que des établissements bancaires.
-Le service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds n’assure pas un bon suivi des comptes du Trésor: les fiches d’écritures comptables et les bordereaux de remises de chèques sont mal classés, et parfois sont tout simplement introuvables.
-La même remarque doit être faite pour les lettres de virement, certaines étant disponibles en plusieurs exemplaires, d’autres inexistantes.
-Les rapprochements bancaires ne sont pas quotidiens; les agents ne procèdent à ces réconciliations que lorsque l’ordre leur en a été donné par la direction, ce qui génère un rattrapage sur plusieurs mois, d’autant plus mal aisé à effectuer que les informations ne sont plus fraîches.
-La constatation d’erreur ou discordances à la réception des relevés bancaires ne suscitent pas chez les agents un comportement dynamique de recherche d’informations (cas des salaires).
-L’information demeure en général du type oral, ce qui ne convient pas pour justifier une comptabilité.
-Les encaissements de TVA ne sont pas reversés sur le compte TVA de la DGID.
Les établissements bancaires ne fournissent pas toute l’information nécessaire: calcul des frais de découvert, intérêt d’emprunt, opérations diverses de régularisation, calcul des intérêts d’escompte, tarif des frais fixes, opérations effectuées à la demande du ministre. Ils ont perdu de vue que le comptable principal de l’Etat est le Directeur Général du Trésor et qu’à ce titre, celui-ci, ou son représentant, doit obtenir toutes les informations relatives à la gestion des comptes du Trésor, ainsi que tous les justificatifs nécessaires à la tenue de la comptabilité de l’Etat.

Recommandations 
Il est tout indiqué, compte tenu du fonctionnement médiocre du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds, de mettre en place des mesures de redressement, parmi lesquelles:
-La mise en place d’une opération de formation, très basique, abordant à la fois le classement des documents comptables, l’organisation des activités quotidiennes, les contrôles de cohérence et de rapprochements bancaires;
-L’encadrement et l’accompagnement des agents du service de la Trésorerie et des Mouvements de Fonds dans cette démarche de remise à niveau de leurs prestations. Pour cela, un cadre du Trésor devrait être désigné pour assurer un contrôle d’exécution, d’abord quotidiennement, puis mensuellement;
-L’élaboration d’une liste des justificatifs comptables à produire pour chaque type d’opérations.
Au niveau des banques primaires, il a donc été constaté une certaine réticence à communiquer les documents, voire même de simples informations orales, nécessaires au Trésor pour la tenue de sa comptabilité.

Il est indispensable, pour améliorer la gestion des comptes bancaires:
-D’obtenir les conventions d’ouverture et de gestion des comptes courants du Trésor ouverts dans les banques primaires et éventuellement de proposer une révision;
-de normaliser les libellés des opérations figurant sur les relevés bancaires;
-de prévoir la production par les banques, des documents justifiant les opérations enregistrées sur les comptes;
-de provoquer une réunion avec les Directeurs Généraux de ces établissements et le Directeur Général du Trésor, présidée par le Ministre des Finances et du Budget pour clarifier enfin les prérogatives de chacun et de formaliser les règles de gestion des comptes du Trésor.
 

Fait à Bangui, le 10 novembre 2006

 Image signature audit du Trésor

 

Écho du Centrafrique

 

Bangui: Les quartiers Fatima, Béa-Rex et Km5 quadrillés par l’ Eufor-RCA et les Sangaris

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Publié par: Corbeau news ( km5 Bangui ) //  Les habitants des quartiers Fatima, dans le 6è arrondissement ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5, à Bangui, se sont réveillés ce jeudi en constatant le Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-troupes-internationales-dans-le-quartier-km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les troupes internationales dans le quartier km5 de Banguidéploiement d’impressionnants dispositifs de sécurité par les troupes étrangères.
Ces troupes sont sur le qui-vive suite aux menaces d’habitants de Km5, quartier majoritairement musulman, de s’en prendre à elles, indiquent des sources dans la capitale centrafricaine.

Des affrontements survenus mercredi au centre commercial du quartier Km5, dans le 3è arrondissement, entre des musulmans, les troupes de l’Opération Sangaris et celles de l’Eufor-RCA, ont fait neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix Rouge centrafricaine et 33 blessés.

La Croix Rouge centrafricaine affirme que cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale parmi lesquels une femme et deux enfants, tous atteints par balles.

Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement, qui a requis l’anonymat, a confié à APA que « quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l’entrée de leur quartier par les Anti-Balaka et ont été tous tués ».

Le président de la Croix Rouge centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, a fait remarquer que s’attaquer aux bénévoles de cette organisation humanitaire c’est s’en prendre à « quelque chose de grandiose pour ce pays », qui n’a jamais refusé « d’accomplir sa mission ».

Il a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés.

« Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui n’ont fait que leur travail », a-t-il souligné.

Il a fait remarquer que le bilan de ces affrontements est lourd mais n’a cependant pas pu confirmer le nombre de morts.

Par: APA

Centrafrique: Futur gouvernement – Quelle si longue attente !

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 21-08-2014 //  Pauvre Mahamat ! Nommé Premier ministre de la République centrafricaine dimanche 10 août 2014, Mahamat Kamoun est plus un homme à plaindre qu’à envier.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Nouveau-Premier-Ministre-Centrafricain-Mahamat-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Nouveau Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun
Honnêtement, dans la situation de chaos qui est celle de la Centrafrique depuis mars 2013, date de la marche triomphale de l’ex-rébellion Séléka sur Bangui, être chef de gouvernement relève plus de la gageure que de la sinécure. Et ce n’est pas le tout nouveau locataire de la primature qui dira le contraire. Voilà dix jours qu’il est Premier ministre sans gouvernement. Un capitaine sans navire ni matelots. Dans ce panier à crabes qu’est devenue la classe politique centrafricaine, parvenir à former une équipe gouvernementale de transition relève d’un grand exercice de funambulisme, d’un véritable travail en chimie nucléaire où la moindre erreur peut provoquer la déflagration générale. Et c’est sans nul doute cette réalité qui explique une si longue attente de l’équipe Kamoun. Une équipe qui doit à la fois prendre en compte la donne religieuse, l’appartenance politique, la sensibilité ethnique, la fibre régionaliste et bien d’autres susceptibilités encore.

Combien de temps mettra-t-on à combler ce vide institutionnel dont profitent tous les ennemis de la paix, pour reprendre l’expression de Dame Catherine de Bangui, et tous les autres pêcheurs en eau trouble ?
Alain Saint Robespierre

Directeur général du Trésor public sous François Bozizé, proche collaborateur de Michel Djotodia dont il fut un conseiller, ancien conseiller spécial de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, Mahamat Kamoun, homme transversal s’il en est, est arrivé à la primature avec des préjugés favorables. Mais c’était sans compter avec la surenchère politique de l’ex-rébellion Séléka. Pour n’avoir pas été consultés dans le choix du nouveau PM, comme ils l’ont expliqué le lendemain de cette nomination, les anciens Sélékistes ont rejeté toute idée de participation au prochain gouvernement. Comble de provocation, ils exigent le retour aux accords de N’Djamena qui avaient contraint Djotodia à la démission et selon lesquels le poste de Premier ministre devait revenir au groupe rebelle. Combien de temps mettra-t-on à combler ce vide institutionnel dont profitent tous les ennemis de la paix, pour reprendre l’expression de Dame Catherine de Bangui, et tous les autres pêcheurs en eau trouble ?

Certes pour la réussite de sa mission : relancer la transition politique et mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville, la future équipe gouvernementale doit être le fruit d’un large consensus issu de concertations avec l’ensemble des acteurs de la classe politique et de la société civile. Mais attention tout de même à ne pas se laisser aller à d’interminables tractations au cours desquelles les ambitions personnelles prennent le dessus sur l’intérêt national.

Par Alain Saint Robespierre

 

 

Bangui Km5: le bilan provisoire est de cinq morts dans des affrontements de km5

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 21-08-2014 //  Cinq personnes, dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, ont été tuées et une trentaine d’autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi 19 août entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, selon des sources médicales.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Soldat-français-de-lopération-Sangaris-dans-la-Capitales-centrafricaine-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldat français de l'opération Sangaris dans la Capitales centrafricaine « C’est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu’il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l’état », a indiqué Maurice Banda, membre du personnel de l’hôpital communautaire, principal établisssement de la capitale. « Près de quarante » blessés ont également été évacués vers l’hôpital, dont « certains sont des cas graves ».

Trois soldats français de la force Sangaris ont également été blessés. « Leur pronostic vital n’est pas engagé. Deux d’entre eux ont fait l’objet d’une évacuation sanitaire vers la France », a annoncé jeudi le ministère de la défense, sans que l’on sache si les soldats font partie du bilan évoqué par M. Banda.

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué « par une balle alors qu’il procédait à l’évacuation de blessés dans le secteur du km 5 » (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a précisé le Comité international de la Croix-Rouge.

SEMBLANT DE NORMALITÉ

Des heurts avaient éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de l’Eufor et des « individus armés » et s’étaient poursuivis mercredi matin, selon des sources concordantes dans la capitale centrafricaine. Les soldats ont été attaqués lors d’une patrouille au PK5 et ont riposté « vigoureusement ».

Ces violences sont survenues alors que Bangui, ravagée depuis plus d’un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis. Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, contrainte de l’abandonner en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

A partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales (française, européenne et africaine) déployées depuis fin 2013. La force de l’ONU doit compter 12 000 hommes à effectif plein.

 

 

Par: Lemonde.fr

Centrafrique : l’ ONU se félicite des progrès sur le plan politique

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) //  A l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité  de l’ ONU mardi sur la Situation en République centrafricaine, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Babacar Gaye, s’est félicité des progrès enregistrés au cours des dernières semaines sur le plan politique et a exhorté la communauté internationale à continuer de soutenir le pays à sortir de la crise.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Sécretaire-Général-de-lONU.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Sécretaire Général de l'ONU« Au cours des dernières semaines, d’importants progrès ont été enregistrés sur le plan politique notamment depuis le sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à Malabo et la réunion du Groupe international de contact à Addis-Abeba », a expliqué M. Gaye devant les membres du Conseil. « La tenue du Forum de Brazzaville et la signature de l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet ont marqué le début d’un processus politique, qui est essentiel à une stabilité durable en République centrafricaine. C’est un important pas en avant. »

Toutefois, le Représentant spécial de l’ ONU a estimé que le chemin sera long et difficile. La chef de l’Etat de transition a nommé un nouveau Premier ministre le 10 août et cette nomination a suscité des réactions négatives de la part des principaux acteurs, notamment les ex-Séléka et les partis d’opposition invités à faire partie du nouveau gouvernement.

« Cette situation est préoccupante. Nous devons encourager les autorités de transition à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’assurer que le nouveau gouvernement soit inclusif et respectueux des intérêts de tous les principaux acteurs », a dit M. Gaye.

Les priorités de la Mission de l’ ONU  en République centrafricaine (Minusca) sont actuellement de diffuser les dispositions de l’Accord de cessation des hostilités dans le pays, mettre en place un mécanisme de suivi et enquêter sur ses violations, a-t-il ajouté.

S’agissant de la situation en matière de sécurité, il a noté une amélioration relative, notamment dans la capitale Bangui. Cela a eu pour conséquences une forte baisse du nombre de déplacés à Bangui. Certains commerçants musulmans sont également revenus du Cameroun à Bangui.

En ce qui concerne les droits de l’homme, la violence interconfessionnelle et le cycle de violences et de représailles continuent dans de nombreuses parties du pays où l’autorité de l’Etat reste largement absente.

Quant aux besoins humanitaires, ils restent immenses, selon le Représentant spécial. 2,5 millions de personnes, près de la moitié de la population du pays, ont besoin d’une assistance.

Babacar Gaye a rappelé que l’opération de maintien de la paix des Nations Unies commencera dans moins de quatre semaines avec le transfert d’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à la MINUSCA.

« Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise centrafricaine et la souffrance de son peuple », a conclu M. Gaye.

 

 

Par: ONU

Un membre de la Croix-Rouge tué dans des affrontements à Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // Un employé de la Croix-Rouge a été tué mercredi à Bangui, la capitale de la Centrafrique, dans des affrontements entre les soldats de l’EUFOR, la force de l’Union européenne, et des miliciens, a-t-on appris auprès des secours.
Logo Croix Rouge InternationaleLes violences dans le quartier de PK-5 ont également fait une trentaine de blessés selon l’équipe locale de Médecins sans Frontières. C’est en participant à leur évacuation que l’employé centrafricain de la Croix-Rouge a été tué par balle. “Nous sommes profondément touchés par cette perte tragique”, a réagi le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, à l’annonce de la mort de Bienvenu Bandios.
Les affrontements ont éclaté après la propagation d’une rumeur selon laquelle un homme aurait été tué la veille par des soldats de l’EUFOR. L’information n’a pas été confirmée par le commandement de l’EUFOR, qui a seulement indiqué dans un communiqué qu’une de ses patrouilles avait été attaquée dans ce quartier. Quelque 2.000 musulmans vivent toujours dans le quartier de PK-5.

Par:Crispin Dembassa-Kette et Hubert Mary Djamany; Henri-Pierre
André pour le service français de Reuters

Tchad : Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad exhortent les retournés de la Centrafrique à la paix

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //  Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad ont lancé, mercredi à Moundou, capitale économique tchadienne, une plateforme pour la coexistence pacifique et l’éducation à la paix en faveur des personnes retournées de la Centrafrique.

les trois religieuc TchadiensSounia Potifar, secrétaire général de l’Entente des églises et missions évangéliques au Tchad (EEMET), cheikh Hissein Abakar Hassan, président de la Conseil supérieur des affaires islamiques et Mgr Joachim Kouraleyo, vice-président de la Conférence épiscopale du Tchad, et plus de 700 personnes réunies à Moundou, à 400 km au sud de la capitale Ndjamena, se sont solennellement engagés à promouvoir la paix et l’unité en dépit de toute situation de crise humanitaire.

“Vive la paix au Tchad pour que vivent les Tchadiens”, ont déclaré en choeur les trois chefs religieux à la fin de leurs discours.

Reconnus pour leur expertise en matière d’influence morale et spirituelle, M. Potifar, Abakar Hassan et Mgr Kouraleyo souhaitent que “ce qui est arrivé en RCA ne survienne au Tchad”.

“Le Tchad doit rester un et indivisible pour avoir déjà trop subi les conséquences de la guerre”, ont-ils réaffirmé.

Suite aux violences religieuses et ethniques qui ont secoué la Centrafrique voisine en 2013, le Tchad a rapatrié plus de 100.000 de ses ressortissants, installés dans des camps au sud du pays.

Depuis une dizaine d’années, le Tchad accueille plus de 91.000 réfugiés de la Centrafrique. F

 
Par: Xinhua

Bangui : Panique au sein de la population des quartiers Yakité, Sara et Castors de Bangui

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 //  Les habitants des quartiers Yakité, Sara et Castors ont passé la nuit du 19 au 20 août dans la peur et l’inquiétude, suite à un affrontement qui a opposé certains jeunes musulmans du Km5 aux éléments de la Sangaris.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés de Bangui en CentrafriqueDès 23 heures, les tirs été entendus  dans tous les quartiers du 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Une situation qui à mis la population dans la peur et la panique. D’après les informations que le RJDH a recueillies ce matin, cet affrontement aurait opposé les jeunes musulmans du Km5 aux éléments de l’EUFOR en patrouille dans la zone.

Une personne à trouvé la mort, plusieurs autre blessés et l’un des jeunes musulmans a été arrêté transféré  à la gendarmerie. Dans la matinée du mercredi, des violences se sont poursuivies, entrainant le déplacement massif de la population vers les autres quartiers. Henry Tago Conseiller national  de transition et chef du quartier Castors, a expliqué dans quelle circonstance, le jeune a été arrêté. « Cette nuit, nous n’avons été perturbé toute la nuit. L’une des personnes qui ont attaqué cette nuit à été attrapée et une autre tuée. C’est le jeune arrêté  a été conduit chez moi. Je l’ai remis à la gendarmerie. Donc la justice fera son travail »,  a expliqué le chez du quartier Castors.

Interrogé sur l’identité de jeune arrêté, les témoins ont affirmé au RJDH qu’il s’agit d’un jeune homme  le jeune, car ils avaient l’habitude de jouer au football ensemble. Il serait un vendeur des produits stupéfiants.

Ces propos ont été rejeté par le présumé coupable. «  Je suis vendeur des médicament. Je suis juste au niveau de l’étoile au KM5. C’est depuis hier dans la matinée que tous les musulmans du Km 5 se sont complotés contre moi pour me tuer. C’est ainsi que j’ai quitté le quartier pour me refugié à Yakité chez l’une de mes tantes. Et ils m’ont poursuivi avec des armes et ils étaient vraiment nombreux. J’ai croisé les soldats français et ils m’ont demandé de partir, car eux même ils étaient surpris de leur nombre. C’est ainsi que j’ai rentré dans cette concession pour me cacher », a-t-il dit.

D’après une source proche de la Misca burundaise, le bilan de cet affrontement à fait un mort et des blessés et  les jeunes musulmans du Km5 affirment ne pas avoir des problèmes avec la population chrétienne.

Par: Maélaine Annette Malébingui pour RJDH

Bangui : La communauté musulmane de Km5 proteste contre la mort d’un de leur

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Publié par: Corbeau news ( Bangui -KM5 ) 20-08-2014 //  Certains musulmans du KM5 a manifesté son  mécontentement contre la mort d’un membre de cette communauté, tué dans la nuit du 19 au 20 août dernier. Le corps de la victime a été exposé ce matin devant   le siège de la Minusca, avant d’être retiré et ramener à la mosquée au KM5.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Manifestation-des-Musulmans-de-Km-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des Musulmans de Km de Bangui Ils sont plus d’une centaine de personnes venues de Km5 pour faire le sit-in  devant le bureau de la Minusca. Le groupe est composé à majorité des jeunes hommes. Un cercueil de couleur verte fabriquée en bois, où l’on a mis  le corps,  est installé à  l’entrée principale de la Minusca.
Moussa Ibrahim, l’un des  manifestants, témoin de l’évènement, explique qu’ « il s’agit des forces françaises de l’EUFOR-RCA qui ont tiré sur la victime. Elles  sont arrivées dans les environs de 23h 45 min au niveau du pont de Yakité. Alors, que nous étions en groupe, en train de prendre du café. Deux de nous,  ont essayé de s’approcher d’eux afin d’échanger,  mais ça s’est mal terminé », a-t-il relaté.
Selon la même source les autres jeunes  étaient obligés, de prendre la fuite pour se cacher dans la mosquée Alibnou Aboudi. « C’est après le retrait des militaires français que nous avons été contactés par la femme de la victime qui nous a fait savoir que son mari a trouvé la mort suite à l’attaque. C’est d’habitude que la patrouille de l’EUFOR-RCA sillonne le secteur, s’entretien avec nous   sans incident.  Mais nous sommes  surpris de cette attitude », a-t-il conclu.

Des leaders des manifestants se sont entretenus  avec  le commandant de la force Misca, le  général de brigade Chomu Martin Tumenta,  qui a fait un déplacement sur le lieu du sit-in. Il a promis aux manifestants qu’il va tout mettre en œuvre pour que la situation s’arrange. Il interpelle les manifestants à se calmer et à réagir avec patriotisme pour éviter le pire.

D’après les membres de la communauté musulmane, en plus d’une personne tuée  plus de 15 personnes ont été blessées depuis la nuit du mardi 19 à mercredi 20 août, suite à la tentative de désarmement d’un poste armé dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui.

La Sangaris et l’Eufor-rca ont prmis réagir après avoir le récoupement des informations de terrain.

Thierry Messongo pour RJDH

Brazzaville: débloquer la formation d’un gouvernement en Centrafrique

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Publié par: Corbeau news ( Bangui ) 20-08-2014 // Mahamat Kamoun, nouveau Premier ministre Centrafricain éprouve des difficultés pour mettre en place son gouvernement

Pendant que les tractations se poursuivent, une délégation de 7 personnalités aurait été invitée par le Président congolais Denis Sassou Nguesso, Médiateur dans la crise centrafricaine, à se rendre à Brazzaville.Quand bien même plusieurs consultations aient été faites, plusieurs entités, n’ayant pas approuvé la nomination de Mahamat Kamoun au poste de Premier ministre, refusent d’entrer dans la composition de son gouvernement. Face à ce nouveau blocage qui en rappelle d’autres, faudrait-il donc le changer ?


© Radio Ndéké Luka
image d’illustration

Encore des contestations à Bangui
Dans la capitale centrafricaine, des voix continuent de s’élever pour dénoncer «cette méthode qui conduit nécessairement à la division et qui n’est pas de nature à favoriser une transition consensuelle et apaisée», laisse lire un communiqué des partis politiques de l’«Ancienne Majorité», devenu GPP-RTL, signé de son coordonnateur Laurent Ngon Baba.

Cette démarche est aussi contestée par le mouvement des Patriotes Antibalaka. Selon son conseiller politique, Alfred Le Grand Ngaya, «cette cooptation est une manœuvre crapuleuse susceptible d’engendrer d’autres troubles. La Coordination nationale Antibalaka demande au Médiateur international de ne pas cautionner cette délégation au nom du Mouvement Antibalaka». Alfred Le Grand Ngaya a voulu prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces comportements dits «mesquins» de la part de certaines autorités de la transition.

Des parties fragilisées font machine arrière
Ce nouveau déplacement de Brazzaville fragilise de nouveau le Mouvement Anti-Balaka. La coordination dudit mouvement suspend son coordonnateur adjoint Sébastien Wénézoui qui a accepté de repartir à Brazzaville. Sébastien Wénézouï, coordonnateur adjoint des Anti-balaka, joint au téléphone depuis Brazzaville, balaie du revers de la main les spéculations sur ce qui se passe en ce moment à Brazzaville. «Cette délégation est conviée à Brazzaville à l’initiative du représentant du médiateur Léonard Essongo en vue de déverrouiller la formation du nouveau gouvernement», a rectifié Sébastien Wénézouï.

Rien n’a toujours filtré de la rencontre avec le médiateur
«Nous avons juste été reçus individuellement par le vice-médiateur. La médiation nous demande de fléchir nos positions en acceptant d’intégrer le nouveau gouvernement. Il n’y a rien de plus», a confié depuis Brazzaville Gervais Lakosso, Président du Groupe de travail de la société civile centrafricaine qui fait partie de la délégation. Gervais Lakosso avait refusé d’aller à Brazzaville en juillet dernier. «Le président congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, réussira-t-il à relever ce nouveau pari ?», s’interrogent beaucoup de Centrafricains.

Par: Radio Ndéké Luka

Centrafrique : le projet de partition qui discrédite un peu plus la Séléka

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Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // Ca ressemble à une mauvaise blague: le projet d’une faction de la Séléka de créer un Etat indépendant dans le nord-est de la Centrafrique s’est retrouvé mystérieusement diffusé ces derniers jours sur le net, discréditant un peu plus l’ex-coalition rebelle.

La Milice Séléka de la CentrafriqueL’affaire, rocambolesque, débute en fin de semaine dernière, quand plusieurs sites internet reproduisent intégralement trois communiqués – ou projets de communiqué – du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une faction de la Séléka, l’ex-rébellion musulmane qui a ravagé le pays ces deux dernières années.

Aujourd’hui basé à Birao, dans le nord-est musulman du pays, le FPRC est dirigé par le général Nouredine Adam, chef emblématique et officiellement n°2 de l’ex-Séléka, un “dur” du mouvement, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines.

Sa branche politique est sous la conduite de Michel Djotodia, ex-leader de la Séléka et éphémère président de mars 2013 à janvier 2014, après la prise de Bangui par les rebelles.

Le premier de ces trois textes présente un “calendrier du processus de l’autodétermination pour la république de Dar-el-Kouti”, du nom d’un ancien sultanat. Tout y est: mise en place d’un “gouvernement provisoire” le 15 août, référendum, adhésion à l’ONU, et même signature d’ici le 10 septembre “d’accords bilatéraux et multilatéraux” avec la France, les USA, la Chine, l’Allemagne, le Japon, l’UE…

– Panique à bord –

Le deuxième communiqué n’est ni plus ni moins que la proclamation de ce mystérieux et nouveau pays “libre et souverain”, aux confins des frontières du Tchad et du Soudan, baptisé “Etat de Dar-el-Kouti”. Cette proclamation est signée du général Nouredine Adam, le 14 août 2014, depuis Birao.

Enfin, le dernier communiqué, signé de Michel Djotodia, annonce la composition du futur “gouvernement provisoire”, dirigé par M. Djotodia lui-même, avec Nouredine Adam comme “ministre de la Défense et de la Sécurité publique”.

Samedi dernier, rétropédalage en catastrophe du secrétaire adjoint du FPRC, Hamat Mal-Mal Essène: “les articles publiés sur plusieurs sites internet notamment sur la création de +l’Etat de Dar-el-Kouti+ n’engagent nullement ni ma personne, ni le FPRC”, assure-t-il dans un nouveau communiqué, volontairement rendu public celui-là.

“Ma boîte électronique a été piratée par une personne mal intentionnée et de mauvaise foi”, a tenté d’expliquer Hamat Mal-Mal Essène, qui présente “toutes ses excuses pour ce désagrément involontaire”.

Acte de malveillance? Coup tordu? Ou bien quelqu’un de la Séléka s’est-il emmêlé les pinceaux, appuyant un peu vite sur le bouton?

Selon une source proche du FPRC interrogée par l’AFP, ces documents existent bel et bien: “encore sous le coude”, ils ont été “frauduleusement soutirés”, et les recherches se poursuivraient pour trouver les responsables de leur diffusion.

L’infortuné M. Mal-Mal a été suspendu “jusqu’à nouvel ordre” par M. Djodotia, selon la même source, qui dénonce une campagne de diabolisation.

– ‘Projet funeste’ –

L’incident est terriblement embarrassant pour la Séléka, d’autant plus qu’il touche à un sujet tabou en Centrafrique, la sécession du Nord musulman.

Le mouvement est aujourd’hui miné par les divisions et plusieurs de ses chefs, dont Nouredine Adam, ont déjà ouvertement évoqué une possible partition, mais sans oser franchir la ligne rouge: proclamer l’indépendance du Nord.

Or, il y a quelques jours encore, la présidente de transition Catherine Samba Panza, qui peine à sortir le pays du chaos, dénonçait le “projet funeste” de partition “agité par des extrémistes en mal de pouvoir”, une “imposture politique” et “la pire des menaces”.

Après avoir chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, les rebelles de la Séléka s’étaient largement discrédités lors de leur désastreux passage aux affaires, se comportant en soudards, avec des pillages généralisés et d’innombrables exactions contre les populations.

Affaiblis et forcés de quitter Bangui en janvier par l’intervention de l’armée française, ils ont trouvé refuge dans leurs fiefs du Nord, zone grise qu’ils continuent d’écumer, au gré de leurs rapines et des jeux de pouvoirs locaux aux côtés de mercenaires tchadiens et soudanais.

Que ce projet de partition soit ainsi dévoilé sur le net ridiculise ses auteurs, jugent beaucoup à Bangui. Il met également en difficulté la Séléka, qui tentait de revenir dans le jeu politique et revendique le poste de Premier ministre de la transition.

Par: AFP