Le syndicat ODSTC s’en prend à l’ENERCA et réclame des comptes sur les pannes à répétition dans la  capitale

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Le syndicat ODSTC s’en prend à l’ENERCA et réclame des comptes sur les pannes à répétition dans la  capitale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-syndicaliste-louis-marie-kogrengbo.webp” data-wpel-link=”internal”>Le syndicat ODSTC s’en prend à l’ENERCA et réclame des comptes sur les pannes à répétition dans la  capitaleLe syndicaliste Louis Marie Kogrengbo
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le syndicat des travailleurs centrafricains tape du poing sur la table après des semaines de coupures électriques et demande aux autorités de trancher dans le vif.

 

L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC) sort de ses gonds. Dans un texte diffusé ce jeudi 22 janvier 2026, la centrale syndicale dit son « indignation » après « les perturbations prolongées et répétitives de la fourniture de l’électricité par l’ENERCA ».

 

Les choses ont changé de nature selon Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC. Pour lui, « il ne s’agit plus d’incidents ponctuels, mais d’une défaillance structurelle de la gouvernance, de la maintenance et de la gestion opérationnelle du service public de l’électricité ».

 

L’organisation syndicale identifie plusieurs ratés dans le fonctionnement de l’entreprise publique. Elle regrette « les délais excessifs observés dans le remplacement d’équipements stratégiques » et y voit « une absence d’anticipation, de stocks de sécurité et de procédures d’urgence ».

 

Ces lacunes « mettent en péril la continuité du service public et exposent les travailleurs et les populations à des conditions de vie indignes », selon le document signé par Louis Marie Kogrengbo. Le syndicat rappelle que « l’électricité est un facteur de travail décent, de sécurité et de productivité ».

 

Les dégâts vont bien au-delà des simples désagréments quotidiens. « Sa rupture prolongée affecte gravement les services de santé, l’éducation, l’économie nationale et la stabilité sociale », prévient l’ODSTC dans son communiqué.

 

L’organisation place le débat sur le terrain des conventions internationales. Elle rappelle que « pour les travailleurs, l’électricité est une condition minimale de travail décent, au sens des normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ».

 

Le secrétaire général exécutif détaille les victimes de cette crise énergétique. Il cite « les travailleurs du secteur public et privé, dont la productivité est compromise » ainsi que « les établissements hospitaliers et sanitaires, exposés à des risques majeurs ».

 

La liste des secteurs touchés s’allonge avec « le système éducatif et universitaire » puis « les petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées ». S’ajoute à cela un problème de « sécurité des personnes et des biens, particulièrement dans les zones urbaines non éclairées ».

 

L’ODSTC passe maintenant à l’offensive contre les décideurs. Elle « interpelle fermement les autorités de tutelle » et exige que « des mesures d’urgence immédiates soient prises pour rétablir la continuité du service ».

 

Le syndicat veut aussi qu’on identifie les coupables. Il demande que « la responsabilité des gestionnaires soit clairement établie » et avertit qu’« une réforme profonde du secteur de l’électricité ne peut plus être différée ».

 

Louis Marie Kogrengbo inscrit sa démarche dans une vision plus large. « L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit collectif », écrit-il dans le texte daté de Bangui ce mercredi.

 

Le responsable syndical termine sur une note politique. « L’électricité n’est ni un privilège ni une faveur : c’est un facteur de stabilité sociale et un levier indispensable du développement économique et du travail décent », indique le communiqué de l’ODSTC.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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