Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé, déclaré apatride par le régime Touadéra alias Baba Kongoboro après avoir renoncé à sa nationalité française, a déposé mercredi 12 novembre une plainte auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, selon la radio France internationale (RFI). Une démarche qui marque un tournant dans la stratégie de cet ancien Premier ministre de Patassé qui se bat désormais moins pour le fauteuil présidentiel que pour un simple document de voyage devenu très important pour lui.
Selon le ministre conseiller du Président Touadera, Fidèle Gouandjika, Anicet-Georges Dologuelé déclarait il y a quelques mois “que le pays n’est pas gouverné, que le fauteuil présidentiel est vide”, fait aujourd’hui face à un sérieux problème dans son propre pays. Le mafieux Fidèle Gouandjika lui avait même dit d’écrire au président Touadéra avec toutes les expressions protocolaires de soumission. “J’ai l’honneur”, “expression de ma haute considération”. Toutes ces formules que Fidèle Gouandjika propose à l’opposant d’utiliser pour reconnaître que le fauteuil présidentiel n’est finalement pas vide.
Selon l’Agence France Presse (AFP), Anicet-Georges Dologuelé attend de cette plainte à l’ONU “que sa nationalité et son passeport lui soient restitués” et de pouvoir se présenter aux Élections présidentielles prévues le 28 décembre. Mais derrière l’objectif électoral affiché, une réalité plus prosaïque et bien plus urgente : l’ancien candidat à la présidentielle de 2020 a besoin de ce passeport pour aller se soigner à l’étranger.
Le régime le sait. En le déclarant apatride le mois dernier, après qu’il ait renoncé à sa nationalité française pour se conformer aux exigences constitutionnelles, les autorités n’ont pas seulement compliqué ses ambitions électorales. Elles l’ont condamné à l’assignation à résidence sanitaire. Sans passeport d’aucun pays, Anicet-Georges Dologuelé ne peut plus voyager pour consulter ses médecins en France où il doit se rendre régulièrement.
L’opposant, qui avait déposé sa candidature pour la présidentielle de décembre prochain, multiplie désormais les recours et les sollicitations internationales. Dans ses déclarations à l’AFP, il affirme que “la justice centrafricaine subit des pressions” et “a besoin d’un coup de main international”. Une façon élégante de reconnaître que le combat judiciaire en Centrafrique est perdu d’avance.
Le piège s’est refermé parfaitement. Le procureur Guy Martial Damanguere, un neveu du Président Touadera, a obtenu le 7 novembre l’annulation du certificat de nationalité que Dologuélé avait réussi à obtenir en août. Chaque tentative de régularisation se heurte à une nouvelle action du parquet. Le régime joue avec la loi comme avec un élastique : quand Anicet-Georges Dologuelé avait la double nationalité, on lui disait qu’il ne pouvait pas se présenter ; maintenant qu’il a renoncé à la nationalité française, on lui dit qu’il a perdu la nationalité centrafricaine.
La plainte déposée à l’ONU apparaît donc comme un appel au secours international. Mais les décisions du Comité des droits de l’Homme ne sont pas contraignantes juridiquement. Et selon les règles de procédure, le plaignant doit avoir épuisé toutes les voies de recours locales pour que sa plainte soit recevable, ce qui n’est pas évident dans le cas présent.
Entre les sollicitations internationales et l’urgence sanitaire qui le presse, Anicet Georges Dologuélé découvre que le combat politique en Centrafrique se joue désormais sur un terrain bien plus basique : celui du droit d’exister juridiquement et de pouvoir sortir du pays pour se soigner.
Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, qui s’était publiquement moqué de l’opposant en octobre dernier, doit savourer la situation : celui qui prétendait que “le fauteuil présidentiel est vide” se retrouve dans une position où certains lui conseillent de supplier le président Touadéra de lui restituer un simple passeport. La chute est rude pour l’ancien Premier ministre, arrivé second face à Touadéra en 2020 avec plus de 21% des voix.
Par Gisèle MOLOMA…
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)