Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo et un chauffeur lors d’une réunion du personnel

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La réunion convoquée le jeudi 23 octobre 2025 par la directrice générale de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a tourné à l’affrontement verbal. L’ensemble du personnel avait été invité à cette rencontre, censée faire le point sur les négociations menées entre la direction, les délégués du personnel et l’inspection régionale du travail de Bangui. Mais la séance a pris une tournure inattendue.
Dès l’ouverture, la directrice a monopolisé la parole pendant près d’une heure, exactement comme un malade mental, sans aborder les points précis qui figuraient à l’ordre du jour. Ses propos, jugés confus et décousus, surtout pathétiques, ont provoqué l’incompréhension parmi les employés. Plusieurs témoins affirment que son discours manquait de structure, passant d’un sujet à un autre sans explication claire, et se limitant à critiquer les représentants du personnel.
L’atmosphère déjà tendue a explosé lorsqu’un chauffeur de l’agence de Sibut a demandé la parole. Dans un ton direct, il a reproché à la directrice son manque de méthode et d’écoute, s’exprimant en sango devant l’ensemble du personnel. “Quand tu veux parler, tu présentes un point et tu expliques”, lui aurait-il lancé, avant d’ajouter que ses interventions répétitives et floues ne reflétaient pas le niveau attendu d’une responsable d’administration publique.
La remarque a provoqué la colère de la directrice générale, madame Rénée Bimbo, qui a exigé l’expulsion immédiate du chauffeur de la salle. Les agents présents ont tenté de calmer la situation, mais la tension est restée vive. Selon plusieurs sources internes contactées par la rédaction du CNC, la directrice a ensuite affirmé que le chauffeur n’agissait ainsi que parce que son épouse serait un parent du président de la République, insinuant une forme de provocation délibérée. « Il a dit cela parce que son épouse est famille au Président Touadera. Mais il oublie que moi aussi je suis centrafricaine », explique la Directrice générale.
Ce dérapage a choqué une partie du personnel, qui y voit un signe de rupture profonde entre la direction et ses employés. D’autres cadres ont dénoncé le ton condescendant de la directrice, notamment lorsqu’elle a répondu sèchement à une conseillère revenue de congé en lui lançant : “Les absents ont toujours tort”. Alors que la conseillère lui posait des questions simples sur les négociations avec les délégués du personnel, sous l’égide de la direction régionale du travail.
Cette réunion, censée apaiser les tensions autour du rapport de négociation, a au contraire mis en évidence le climat de défiance qui règne désormais au sein de l’ACFPE. Plusieurs employés estiment que la directrice a perdu le dialogue avec son personnel et que la situation interne s’enfonce dans une crise ouverte.
Renée Bimbo est la sœur cadette de la ministre Annie Michelle Mouanga. C’est d’ailleurs sa sœur qui l’a placée à la tête de l’ACFPE. Depuis sa nomination, Renée Bimbo gère l’agence comme une entreprise familiale. Elle a installé ses proches à tous les postes clés. Elle prend des décisions sans consulter personne. Elle traite le personnel avec mépris.
Rappelons que c’est sous la direction de Renée Bimbo que les couturiers-stylistes formés pendant trois ans et quatre mois par l’ACFPE ont été expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de sa sœur Annie Michelle Mouanga. Ces jeunes artisans ont été chassés par la gendarmerie. Leurs machines restent enfermées dans les locaux de l’ACFPE depuis plus d’un mois.
Cette affaire des couturiers avait déjà montré le niveau de gestion autoritaire et népotique de Renée Bimbo. L’incident du 23 octobre confirme que cette femme ne sait pas diriger une administration publique. Elle ne sait pas s’adresser au personnel. Elle ne sait pas écouter. Elle ne sait pas expliquer clairement ses décisions.
Le chauffeur qui a osé critiquer la directrice a eu raison. Quand on dirige une institution publique, on doit savoir communiquer. On doit présenter les points clairement. On doit expliquer ses décisions. On ne peut pas monopoliser la parole pendant une heure pour dire des choses confuses et s’attendre à ce que les employés comprennent.
Mais Renée Bimbo n’a pas l’habitude qu’on la contredise. Elle est habituée à ce que tout le monde se taise et obéisse. Alors quand un simple chauffeur ose lui dire que sa façon de parler n’est pas professionnelle, elle explose. Elle exige son expulsion. Elle l’humilie devant tout le personnel.
Et pour se justifier, elle prétend que le chauffeur agit ainsi parce que son épouse serait un parent du président. C’est pathétique. Au lieu de reconnaître qu’elle ne sait pas communiquer, elle invente des complots. Elle accuse le chauffeur d’être manipulé ou protégé.
Cette réaction montre bien la mentalité de ces gens qui dirigent les institutions centrafricaines. Ils ne supportent aucune critique. Ils ne tolèrent aucune opposition. Et quand quelqu’un ose les contredire, ils crient au complot et cherchent à l’humilier ou à le punir.
Le personnel de l’ACFPE est maintenant convaincu que Renée Bimbo a perdu tout crédit. Comment peut-on respecter une directrice qui ne sait pas s’exprimer clairement lors d’une réunion ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui expulse un employé parce qu’il a osé critiquer sa façon de parler ?
L’ACFPE est maintenant dans une crise ouverte. Le personnel ne fait plus confiance à la direction. Les négociations avec l’inspection du travail n’avancent pas. Les couturiers expulsés attendent toujours de récupérer leurs machines. Et la directrice continue de gérer l’agence comme son fief personnel.
Anselme Mbata
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
