Ça y est! Les Chinois débarquent désormais à Ndélé pour exploiter l’or : Touadéra livre le nord après avoir bradé le sud du pays aux étrangers

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une nouvelle vague d’exploitation chinoise déferle sur la Centrafrique. Après avoir saccagé les mines de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï, de la Lobaye et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord du pays, précisément dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.
Depuis la semaine dernière, les 14 et 16 octobre 2025, les Chinois défilent et arrivent en masse à Ndélé, le chef-lieu de la préfecture, pour progresser vers les sites miniers aurifères de la région. Cette invasion minière coordonnée marque une nouvelle étape dans le pillage des ressources centrafricaines organisé par le régime Touadéra.
Ndélé, ville du nord-est de la Centrafrique, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, vit une transformation rapide. Depuis une semaine, des groupes de Chinois arrivent régulièrement dans la ville, accompagnés des soldats de l’armée nationale lourdement armés. Ils viennent prospecter, visiter les sites miniers, préparer leur installation. Ces exploitants ne sont pas des prospecteurs individuels venus tenter leur chance. Ce sont des groupes organisés, bien financés, qui arrivent avec du matériel, des moyens logistiques, et visiblement avec l’aval des autorités centrafricaines. Leur objectif est clair : prendre le contrôle des mines d’or de Bamingui-Bangoran. Cette région, longtemps épargnée par l’exploitation minière intensive qui a ravagé d’autres parties du pays, est maintenant dans le viseur des exploitants chinois.
Selon certains observateurs sur place, ces exploitants chinois ne travailleraient pas pour leur propre compte, mais pour le compte des Russes. Cette information, bien que non confirmée officiellement, circule avec insistance à Ndélé. Plusieurs sources locales soupçonnent que Wagner et les intérêts russes, qui contrôlent déjà une grande partie de l’exploitation minière en Centrafrique, utiliseraient les Chinois comme intermédiaires : les Chinois apporteraient l’expertise technique et la main-d’œuvre, mais travailleraient sous contrat pour les Russes qui contrôleraient les permis et la commercialisation. Cette configuration, si elle se confirme, serait une première en Centrafrique. Jusqu’à présent, les Russes et les Chinois opéraient séparément dans leurs zones respectives. Si effectivement ils collaborent maintenant à Ndélé, cela signifierait une consolidation inquiétante des intérêts russes et chinois dans l’exploitation des ressources du pays.
Un détail particulièrement surréaliste de cette invasion minière fait beaucoup parler à Ndélé : l’un des Chinois arrivés le 16 octobre 2025 prétendrait vouloir se présenter aux Élections législatives dans la circonscription de Ndélé 1.
Cette déclaration, qui fait rigoler les habitants selon nos sources, montre à quel point la situation est devenue absurde en Centrafrique sous Touadéra. Un Chinois, qui arrive dans une ville pour exploiter les mines, prétend qu’il a des “liens d’attache” à Ndélé et qu’il veut être député.
Plusieurs interprétations circulent. Certains pensent que c’est une plaisanterie, une couverture humoristique pour masquer le vrai objectif qui est l’exploitation minière. D’autres y voient une stratégie pour s’intégrer localement et obtenir des facilités. En prétendant vouloir devenir député, le Chinois enverrait le message qu’il ne vient pas juste piller et partir, mais qu’il veut “s’investir” dans la région. L’hypothèse la plus inquiétante, celle que personne n’ose vraiment exprimer ouvertement mais qui traverse les esprits : le régime Touadéra est tellement corrompu qu’il pourrait effectivement envisager de faire élire un Chinois comme député, en truquant les Élections comme d’habitude. Après tout, si on peut déclarer apatride un député centrafricain élu démocratiquement, pourquoi ne pourrait-on pas faire élire un Chinois ? Cette dernière possibilité, bien que semblant absurde, n’est plus à exclure totalement dans la Centrafrique de Touadéra où plus rien ne devrait nous surprendre. Quoi qu’il en soit, cette histoire du Chinois candidat aux législatives montre à quel point les exploitants chinois se sentent en confiance dans le pays. Ils arrivent, ils prennent ce qu’ils veulent, et ils plaisantent même sur la possibilité de devenir députés. C’est le niveau de mépris qu’ils ont pour le pays et ses institutions.
Mais au-delà de ces anecdotes, l’objectif réel de cette invasion chinoise reste les mines d’or du Bamingui-Bangoran. Selon des informations crédibles obtenues sur place, les Chinois sont venus pour visiter les sites miniers, évaluer le potentiel, et préparer l’exploitation. Le Bamingui-Bangoran possède des gisements aurifères importants qui n’ont pas encore été exploités de manière intensive. Jusqu’à présent, l’exploitation minière dans cette région était principalement artisanale, menée par des orpailleurs locaux avec des moyens rudimentaires. Mais maintenant que les Chinois arrivent avec leurs machines, leurs techniques d’exploitation intensive, leurs moyens financiers, l’exploitation va changer d’échelle. Les sites seront mécanisés. L’extraction sera massive. Les profits seront énormes. Pour les exploitants chinois. Les populations locales, elles, ne verront rien de ces profits. Comme dans toutes les autres régions où les Chinois et les Russes exploitent les mines, les habitants du Bamingui-Bangoran seront dépossédés de leurs terres, pollués par les produits chimiques utilisés dans l’extraction, appauvris malgré les richesses extraites de leur sol.
Cette invasion minière du Bamingui-Bangoran s’inscrit dans une stratégie plus large du régime Touadéra : la distribution massive de permis miniers aux Chinois, aux Russes, et aux Rwandais. Depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir en 2016, et surtout depuis son alliance avec Wagner à partir de 2018, le président distribue les permis d’exploitation minière comme s’il distribuait des bonbons. Les Russes d’abord, puis les Chinois, et même des Rwandais, obtiennent des permis pour exploiter l’or, les diamants, et d’autres ressources du pays. Cette distribution se fait sans transparence, sans appels d’offres publics, sans études d’impact environnemental sérieuses, sans consultation des populations locales. Touadéra signe, et les exploitants chinois et russes arrivent avec leurs machines. Le résultat est catastrophique pour le pays.
Les ressources minières, qui devraient enrichir la Centrafrique et financer son développement, sont pillées par les Chinois, les Russes et les Rwandais. L’État centrafricain ne perçoit qu’une fraction minime des profits, souvent sous forme de pots-de-vin versés directement à Touadéra et son clan. Les populations locales sont dépossédées de leurs terres ancestrales. Les orpailleurs artisanaux, qui vivaient modestement de l’extraction d’or, sont chassés des sites par les grandes compagnies chinoises. L’environnement est détruit par les techniques d’exploitation intensive qui utilisent du mercure et d’autres produits toxiques. Et pendant ce temps, Touadéra et son clan s’enrichissent. Chaque permis minier distribué rapporte des millions de francs CFA en pots-de-vin. C’est le business model du régime : vendre les ressources du pays aux Chinois et aux Russes, empocher les commissions, et laisser le peuple dans la misère.
Le Bamingui-Bangoran était jusqu’à présent relativement épargné par ce pillage. La région, éloignée, difficile d’accès, moins connue pour ses ressources minières que d’autres parties du pays, n’avait pas encore attiré massivement les exploitants chinois. Mais cette relative tranquillité est en train de se terminer. Les Chinois ont découvert le potentiel aurifère de la région. Ils ont obtenu, ou sont en train d’obtenir, les permis nécessaires auprès du régime Touadéra. Ils arrivent maintenant en force pour commencer l’exploitation. Le Bamingui-Bangoran devient ainsi la nouvelle frontière du pillage minier en Centrafrique. Après avoir saccagé la Ouaka, la Basse-Kotto, la Nana-Mambéré, la Mambéré-Kadéï, la Lobaye, et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord. Cette progression géographique du pillage montre que le régime Touadéra est prêt à livrer l’ensemble du territoire national aux Chinois et aux Russes. Aucune région ne sera épargnée. Partout où il y a des ressources minières, les permis seront distribués, les exploitants chinois arriveront, et les populations seront dépossédées.
Pour les habitants du Bamingui-Bangoran, l’arrivée des exploitants chinois va transformer radicalement leur vie, et pas dans le bon sens. Les sites miniers seront réquisitionnés par les grandes compagnies chinoises. Les orpailleurs artisanaux locaux qui travaillaient sur ces sites seront chassés. Les terres agricoles proches des mines seront polluées et devenues impropres à la culture. L’exploitation minière intensive utilise des produits chimiques toxiques, notamment le mercure pour extraire l’or. Ces produits contaminent l’eau, les sols, tuent les poissons dans les rivières. Les populations qui dépendent de ces ressources naturelles pour leur survie seront directement affectées. Beaucoup d’habitants du Bamingui-Bangoran vivent de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, et de l’orpaillage artisanal. L’arrivée des grandes exploitations chinoises détruira ces activités traditionnelles sans offrir d’alternatives viables. Contrairement à ce que pourrait prétendre le régime, les populations locales ne bénéficieront pas économiquement de cette exploitation. Les emplois créés seront peu nombreux et mal payés. Les profits iront aux exploitants chinois et aux dirigeants corrompus à Bangui. Les impôts et taxes, s’ils sont payés, ne reviendront jamais dans la région pour financer des écoles, des hôpitaux, des routes. L’exploitation minière attire toujours des populations flottantes, des trafiquants, des groupes armés qui veulent contrôler les sites. La présence de richesses importantes crée des tensions, des conflits, de la violence.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)