Mossoro ti Béafrika : la nouvelle arnaque qui fait des ravages en Centrafrique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une nouvelle forme d’escroquerie vient de débarquer en Centrafrique et commence à faire des ravages dans les ville de provinces. Le jeu s’appelle “Mossoro ti Béafrika” (Trésor de Centrafrique en sango). C’est un jeu de hasard où les participants parient de l’argent sur des numéros ou des matchs de football. Mais derrière l’apparence d’un jeu légal se cache une arnaque pure et simple organisée probablement par des proches du régime.
Le principe du jeu est simple. Tu choisis 4 chiffres maximum parmi une liste de 50 chiffres. Si ton numéro sort, tu gagnes de l’argent. Plus tu as de numéros gagnants parmi les 4 gagnants, plus tu gagnes. Par exemple, si tes deux numéro qui sont sortis parmi les 4 numéros gagnants, tu gagnes 35 000 francs CFA. Si tes 3 numéro sort parmi les 4 numéros gagnants, tu peux gagner 100 000 francs. Si tes 4 numéros sortent parmi les 4 gagnants, tu peux gagner jusqu’à 2 million de francs CFA.

Il y a aussi des paris sur les matchs de football et d’autres variantes. Les règles sont volontairement floues pour permettre aux organisateurs de manipuler le jeu comme ils veulent.
Le problème, ce n’est pas la nature du jeu. C’est que c’est une escroquerie organisée. Les organisateurs du “Mossoro ti Béafrika” ont quitté Bangui et traversent maintenant les villes de provinces pour arnaquer les populations. Ils vont de ville en ville, installent leur jeu, ramassent l’argent des gens, et disparaissent.
Au début, pour attirer les joueurs, ils laissent gagner quelques personnes. Ton numéro sort et on t’annonce que tu as gagné 5 000 ou 10 000 francs. Tu vas récupérer ton gain et ils te donnent effectivement l’argent. Tu es content. Tu en parles autour de toi. D’autres gens viennent jouer.
Mais rapidement, l’arnaque commence. Quand tu gagnes 20 000 francs, tu vas récupérer ton argent et on te donne seulement 1 000 francs. Ou même rien du tout. On te dit que tu as mal compris les règles. Que tu n’as pas vraiment gagné. Que tu dois rejouer pour toucher ton gain. Et tu rejoues. Et tu perds.
Ce n’est pas un vrai jeu de hasard. C’est une escroquerie bien organisée. Les organisateurs contrôlent tout. Ils décident qui gagne et qui perd. Ils manipulent les résultats pour s’assurer de toujours gagner de l’argent.
Le jeu fait actuellement des ravages à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, à l’extrême nord-est de la Centrafrique. Les habitants de cette ville pauvre se ruinent en pariant leur maigre argent sur le “Mossoro ti Béafrika”. Ils espèrent gagner gros. Mais ils perdent tout.
L’arnaque bat son plein. Les gens jouent. Ils perdent. Ils rejouent. Ils reperdent. Et les organisateurs du jeu ramassent l’argent.
Tout cela se passe sous les yeux de tout le monde. Les autorités locales savent. Les forces de l’ordre savent. Mais personne n’intervient. On laisse faire comme si c’était un jeu légal et autorisé.
Est-ce que ce jeu respecte les lois du pays ? Non. Est-ce qu’il a une autorisation officielle ? Probablement pas. Est-ce que les organisateurs paient des taxes ? Certainement pas. Mais on les laisse opérer tranquillement.
Pourquoi ? Parce que les organisateurs sont probablement des proches du régime ou des gens qui ont des protections politiques. Sinon, comment expliquer qu’ils puissent parcourir le pays en toute impunité pour arnaquer les gens ?
Cette arnaque rappelle celle des Chinois qui étaient venus il y a quelques années avec leurs jeux de pièces de monnaie. Ils installaient des machines où tu joues avec des pièces de monnaie. Les gens venaient jouer. Les Chinois ramassaient les pièces. Et à un moment donné, il y a eu une crise de pièces de monnaie en Centrafrique parce que les Chinois avaient tout ramassé.
Le gouvernement n’avait rien fait à l’époque. Il ne fait rien maintenant non plus avec le “Mossoro ti Béafrika”. On laisse les escroqueurs opérer librement.
Ce qui est triste dans cette histoire, c’est que les victimes sont des gens déjà pauvres. La pauvreté pousse les Centrafricains à chercher de l’argent facile dans les jeux et les loteries. Ils espèrent gagner pour sortir de leur misère. Mais au lieu de gagner, ils perdent le peu qu’ils ont.
Les Centrafricains sont naïfs. Ils entendent parler d’un jeu où on peut gagner de l’argent facilement et ils se précipitent. Ils ne se posent pas de questions. Ils ne vérifient pas si c’est légal. Ils ne se demandent pas comment c’est possible de gagner autant d’argent en pariant si peu. Ils jouent. Et ils perdent.
Les organisateurs du “Mossoro ti Béafrika” profitent de cette naïveté. Ils savent que les Centrafricains sont désespérés. Qu’ils cherchent n’importe quelle solution pour avoir de l’argent. Alors ils leur vendent du rêve. Ils leur promettent qu’ils peuvent gagner des millions. Et les gens y croient.
Un État normal protégerait ses citoyens contre ce genre d’escroquerie. Il réglementerait les jeux d’argent. Il vérifierait que les organisateurs respectent les règles. Il sanctionnerait les fraudeurs.
Mais en Centrafrique, l’État n’existe pas pour protéger les citoyens. Il existe pour protéger les intérêts de ceux qui sont au pouvoir et de leurs proches. Alors on laisse ces escroqueurs arnaquer la population. Tant que les autorités touchent leur part, tout va bien.
Les Centrafricains doivent comprendre qu’il n’y a pas d’argent facile. Les jeux comme le “Mossoro ti Béafrika” sont des arnaques. Si c’était vraiment possible de gagner autant d’argent facilement, tout le monde serait riche. La réalité, c’est que seuls les organisateurs gagnent. Les joueurs perdent.
Il faut que les populations cessent de tomber dans ces pièges. Il faut qu’elles comprennent que ces jeux ne sont pas une solution à la pauvreté. Au contraire, ils aggravent la pauvreté en prenant aux pauvres le peu qu’ils ont.
Alain Nzilo
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Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)