Le procureur de la République, un Ngbakamandja, écarte Dologuélé de la présidentielle avant même le Conseil Constitutionnel : la justice aux ordres de Touadéra franchit une nouvelle ligne

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le régime de Baba Kongoboro vient de franchir une nouvelle ligne dans sa manipulation honteuse de la justice. Le 15 octobre 2025, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a rendu une ordonnance demandant l’annulation du certificat de nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé, délivré le 10 octobre 2012.
Cette ordonnance, signée par le Deuxième Vice-Président du Tribunal Okacha Alamine, constitue une tentative d’écarter Anicet-Georges Dologuélé de la course présidentielle avant même que le Conseil Constitutionnel n’examine les candidatures. C’est une manœuvre judiciaire grotesque qui confirme tout ce que Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé dans sa lettre du 14 octobre : le régime utilise tous les moyens, y compris la manipulation de la justice, pour éliminer ses adversaires politiques.
Analysons cette ordonnance qui constitue un monument d’absurdité juridique et de soumission au pouvoir politique.
Une procédure initiée par le Procureur de la République lui-même.
L’ordonnance précise que c’est le Procureur de la République qui, “de sa propre initiative”, a saisi le Tribunal pour demander l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé. Pas une plainte d’un citoyen. Pas une saisine d’une institution. Non, c’est le Procureur lui-même qui a décidé de poursuivre Dologuélé.
Cette initiative “spontanée” du Procureur de la République est évidemment tout sauf spontanée. Le Procureur de la République en Centrafrique n’est pas une institution indépendante. Il est nommé par le président. Il est Ngbakamandja, cousin de Touadera, il obéit au président. Il fait ce que le régime lui ordonne de faire.
Que le Procureur décide soudainement, en octobre 2025, à quelques semaines de l’élection présidentielle, de contester un certificat de nationalité délivré en 2012 et jamais remis en question pendant 13 ans, c’est une manipulation politique évidente. Le timing est révélateur : Dologuélé vient d’annoncer sa candidature, il constitue une menace sérieuse pour Touadéra, et immédiatement le Procureur se met en mouvement pour l’écarter.
Les arguments juridiques bidons.
L’ordonnance invoque plusieurs arguments pour justifier l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé :
Premièrement, elle cite la loi n°1961.212 du 20 avril 1961 portant Code de la nationalité centrafricaine, qui prévoit que “toute personne qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement la nationalité centrafricaine”.
Mais cet argument est malhonnête pour plusieurs raisons. D’abord, comme Dologuélé l’a souligné dans sa lettre, cette loi n’a jamais été appliquée de manière systématique pendant 64 ans. Des milliers de Centrafricains ont acquis d’autres nationalités sans jamais perdre leur nationalité centrafricaine. Des centaines de personnalités au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la fonction publique sont des binationaux qui n’ont jamais été inquiétés.
Ensuite, Dologuélé possède un certificat de nationalité délivré avant même qu’il n’acquière la nationalité française. Ce certificat atteste qu’il est Centrafricain d’origine. La loi de 1961 parle de perte automatique de nationalité pour ceux qui acquièrent une nationalité étrangère, mais elle ne s’applique pas de la même manière à ceux qui sont Centrafricains d’origine.
Deuxièmement, l’ordonnance prétend que le certificat de nationalité délivré en 2012 serait “en fraude” parce que Dologuélé avait déjà la nationalité française à l’époque et aurait donc prétendument perdu sa nationalité centrafricaine.
Mais si ce certificat était frauduleux, pourquoi a-t-il été validé par le Tribunal de Grande Instance en 2012 ? Pourquoi la Cour Constitutionnelle a-t-elle accepté la candidature de Dologuélé aux Élections présidentielles de 2016 et 2020 sur la base de ce certificat ? Pourquoi a-t-il été élu député deux fois avec ce certificat ?
Pendant 13 ans, personne n’a contesté ce certificat. Et maintenant, miraculeusement, en octobre 2025, à quelques semaines de l’élection présidentielle, le Procureur découvre qu’il serait frauduleux ?
Troisièmement, l’ordonnance cite un décret du 25 août 2025 par lequel “le gouvernement français a libéré sieur Anicet Georges DOLOGUELE de la France”. Ce décret prouve que Dologuélé a renoncé à la nationalité française, donc qu’il n’a plus que la nationalité centrafricaine.
Mais l’ordonnance utilise ce décret de manière perverse. Au lieu de reconnaître que Dologuélé a maintenant la seule nationalité centrafricaine et qu’il remplit donc toutes les conditions pour être candidat, le Procureur utilise ce décret pour prétendre que Dologuélé avait effectivement la nationalité française avant septembre 2025, donc qu’il aurait perdu sa nationalité centrafricaine.
C’est un raisonnement circulaire absurde : Dologuélé renonce à la nationalité française pour se conformer à la Constitution centrafricaine, et cette renonciation est utilisée contre lui pour prouver qu’il avait la nationalité française, donc qu’il aurait perdu la nationalité centrafricaine.
C’est le piège parfait dont Dologuélé parlait dans sa lettre. Si Dologuélé garde la nationalité française, on lui dit qu’il ne peut pas être candidat parce qu’il est binational. S’il renonce à la nationalité française, on lui dit qu’il ne peut pas être candidat parce que sa renonciation prouve qu’il était binational, donc qu’il a perdu sa nationalité centrafricaine.
Le timing politique évident.
L’ordonnance date du 15 octobre 2025, même si tout le monde sait que cette date est totalement fabriqué. La requête du Procureur date du 10 octobre 2025. Cette date est aussi fabriquée. Et la lettre de Dologuélé à Touadéra, dans laquelle il dénonçait sa déclaration d’apatride, date du 14 octobre 2025. Cette date est réelle.
Le calendrier est révélateur :
– 9 octobre : Le Ministère de la Défense envoie une lettre à Dologuélé l’informant qu’il a perdu la nationalité centrafricaine
– 10 octobre : Le Procureur saisit le Tribunal pour demander l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé
– 14 octobre : Dologuélé écrit sa lettre cinglante à Touadéra dénonçant cette manipulation
– 15 octobre : Le Tribunal rend son ordonnance annulant le certificat de nationalité
Tout s’est passé en quelques jours. Une procédure judiciaire qui devrait normalement prendre des mois a été bouclée en cinq jours. Parce que le régime est pressé. Parce que l’élection présidentielle approche. Parce qu’il faut éliminer Dologuélé rapidement avant qu’il ne devienne trop menaçant.
Cette précipitation montre à quel point cette procédure est politique et non juridique. Un tribunal indépendant aurait pris le temps d’examiner sérieusement les arguments, de convoquer Dologuélé pour qu’il puisse se défendre, de vérifier tous les faits. Mais le Tribunal de Grande Instance de Bangui n’est pas indépendant. Il obéit au régime. Il a reçu ses instructions : éliminer Dologuélé, et vite.
L’usurpation des prérogatives du Conseil Constitutionnel.
Ce qui est peut-être le plus grave dans cette ordonnance, c’est qu’elle usurpe les prérogatives du Conseil Constitutionnel. Selon la Constitution centrafricaine, c’est le Conseil Constitutionnel qui est compétent pour examiner les candidatures à l’élection présidentielle et pour se prononcer sur l’éligibilité des candidats.
Si le Conseil Constitutionnel estime qu’un candidat ne remplit pas les conditions d’éligibilité, notamment la condition de nationalité, c’est lui qui doit rejeter la candidature. Pas un tribunal ordinaire. Pas le Procureur de la République.
Mais le régime Touadéra ne fait même plus semblant de respecter les procédures constitutionnelles. Il utilise tous les instruments de l’État : le Ministère de la Défense, le Procureur de la République, le Tribunal de Grande Instance, pour écarter Dologuélé avant même que le processus électoral officiel ne commence.
C’est une violation claire de la séparation des pouvoirs et des prérogatives constitutionnelles du Conseil Constitutionnel. Mais dans la Centrafrique de Touadéra, la Constitution n’est qu’un morceau de papier qu’on respecte quand ça arrange le régime et qu’on viole quand ça le gêne.
Une justice totalement aux ordres.
Cette ordonnance confirme ce que tout le monde sait déjà : la justice centrafricaine est totalement aux ordres du régime Touadéra. Le Procureur de la République, le Deuxième Vice-Président du Tribunal, tous ces magistrats qui prêtent leurs noms et leurs fonctions à cette manipulation, sont des complices du régime.
Ils savent très bien que cette procédure est politique. Ils savent que Dologuélé est citoyen centrafricain. Ils savent que son certificat de nationalité est valide. Ils savent que cette annulation est une manipulation destinée à l’écarter de l’élection présidentielle.
Mais ils le font quand même. Parce qu’ils ont peur de désobéir au régime. Parce qu’ils ont été nommés par le régime et peuvent être révoqués par le régime. Parce qu’ils bénéficient d’avantages matériels en servant le régime. Parce qu’ils ont vendu leur conscience professionnelle et leur honneur de magistrats.
Ces magistrats portent une responsabilité personnelle dans cette injustice. Un jour, ils devront répondre de leurs actes. Un jour, on leur demandera : pourquoi avez-vous prêté votre fonction à cette manipulation ? Pourquoi avez-vous violé les droits fondamentaux d’un citoyen pour servir les intérêts politiques d’un dictateur ?
La réponse de Dologuélé.
Face à cette nouvelle attaque, Dologuélé doit maintenant décider de sa stratégie. Plusieurs options s’offrent à lui :
Option 1 : Faire appel de l’ordonnance. Mais l’appel sera examiné par d’autres juges tout aussi soumis au régime. Il n’y a aucune chance qu’une juridiction centrafricaine donne raison à Dologuélé contre le régime.
Option 2 : Ignorer l’ordonnance et maintenir sa candidature. Le Conseil Constitutionnel devra alors se prononcer. Mais le Conseil Constitutionnel est dirigé par le cousin de Touadéra. Il rejettera certainement la candidature.
Option 3 : Saisir les institutions internationales. Dénoncer cette manipulation devant la CEEAC, devant l’Union Africaine, devant les Nations Unies. Demander des sanctions contre le régime Touadéra pour violation des droits politiques.
Option 4 : Appeler officiellement à boycotter l’élection. Ils pourraient appeler la population à boycotter ce simulacre électoral et à refuser de légitimer le hold-up constitutionnel de Touadéra.
Quelle que soit l’option choisie, une chose est certaine : Dologuélé ne doit pas accepter cette injustice en silence. Il doit continuer à dénoncer, à résister, à exposer les manipulations du régime. Sa lettre du 14 octobre a eu un impact énorme. Il doit continuer sur cette lancée.
L’ordonnance comme aveu de faiblesse.
Paradoxalement, cette ordonnance est un aveu de faiblesse du régime Touadéra. Si Touadéra était vraiment populaire, s’il était sûr de gagner l’élection de manière démocratique, il n’aurait pas besoin d’écarter ses adversaires par des manipulations judiciaires.
Le fait que le régime mobilise tous les instruments de l’État : ministères, procureur, tribunaux, pour éliminer Dologuélé prouve que Touadéra a peur de lui. Prouve que Dologuélé représente une menace électorale sérieuse. Prouve que le régime sait qu’il ne peut pas gagner dans une compétition démocratique honnête.
Cette peur du régime doit encourager Dologuélé et ses partisans. Elle montre que malgré tout l’appareil répressif du régime, malgré Wagner, malgré les milliards détournés, Touadéra reste vulnérable électoralement. Il a besoin de truquer, de manipuler, d’écarter ses adversaires parce qu’il ne peut pas gagner autrement.
L’indignation internationale nécessaire.
Cette manipulation judiciaire doit provoquer l’indignation de la communauté internationale. Les partenaires de la Centrafrique ne peuvent pas rester silencieux face à cette violation des droits politiques et des normes démocratiques élémentaires.
L’Union Européenne, la France, les États-Unis, la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, tous doivent condamner publiquement cette manipulation. Ils doivent exiger que Dologuélé puisse se présenter librement à l’élection présidentielle. Ils doivent menacer de ne pas reconnaître les résultats d’une élection dont les principaux opposants auraient été écartés par des manœuvres judiciaires.
Si la communauté internationale reste silencieuse, elle sera complice de ce hold-up électoral. Elle donnera à Touadéra le feu vert pour truquer l’élection en toute impunité.
Le temps de l’hypocrisie diplomatique est terminé. Le temps des communiqués mous et des “préoccupations” exprimées “en privé” est terminé. Il faut maintenant des condamnations publiques, claires, sans ambiguïté.
Cette ordonnance du 15 octobre 2025 restera dans l’histoire comme un symbole de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Elle montre comment la justice peut être transformée en arme politique, comment des magistrats peuvent trahir leur mission pour servir un dictateur, comment le droit peut être manipulé pour violer les droits fondamentaux des citoyens.
Anicet-Georges Dologuélé est la victime directe de cette manipulation. Mais les vraies victimes, ce sont tous les Centrafricains qui se voient privés de leur droit de choisir librement leurs dirigeants. Ce sont tous ceux qui espéraient qu’une élection démocratique pourrait apporter le changement dont le pays a désespérément besoin.
Le régime Touadéra est en train de transformer l’élection présidentielle de décembre 2025 en une farce, en un simulacre, en une parodie. Et cette ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Bangui en est une pièce maîtresse.
Mais cette manipulation ne passera pas inaperçue. Elle est documentée. Elle est exposée. Et un jour, ceux qui l’ont instrumentée devront en répondre.
Alain Nzilo.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)