L’ACFPE sombre dans le népotisme, le tribunal administratif saisi

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le personnel de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) dénonce un appel à candidature taillé sur mesure pour la sœur de la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga.
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) traverse la plus grave crise de son histoire. Au cœur de l’affaire: un népotisme assumé entre la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga et sa sœur cadette Renée Bimbo, actuelle directrice générale par intérim de l’agence.
L’histoire commence il y a un peu plus d’un an. Sans consultation ni transparence, la ministre du Travail nomme sa sœur directrice générale par intérim de l’ACFPE. Une décision qui surprend tout le monde, y compris les employés de l’agence. Renée Bimbo n’a qu’une licence en ressources humaines, mais elle bénéficie du soutien indéfectible de sa grande sœur ministre.
Après l’avoir placé directrice générale par intérim, le ministère du Travail lance un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire. Mais la lecture des termes de référence laisse pantois. L’appel est taillé sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartent délibérément tous les autres candidats potentiels, y compris ceux qui travaillent déjà à l’ACFPE et les anciens directeurs de l’agence.
Cette manipulation grossière pousse les employés à bout. Ils constatent que même des cadres expérimentés de leur propre institution ne peuvent pas postuler à cause de critères discriminatoires. La ministre a verrouillé le processus pour que sa sœur soit la seule candidate viable.
Face à cette parodie, la délégation du personnel dépose une plainte auprès du tribunal administratif de Bangui. Dans leur requête, ils demandent “l’annulation pure et simple de cet appel à candidature” et dénoncent “une incohérence dans la rédaction du terme de référence au point 4 qui stipule l’expérience professionnelle du candidat par rapport à l’ancien termes de référence”.
Les employés pointent également “une mauvaise gestion Administrative et financier au sein de l’ACFPE” et remettent en cause “la légitimité du cabinet CIFOM à procéder au recrutement du nouveau Directeur Général”. Selon eux, ce recrutement n’est “pas compatible au présent Accord Collectif d’Établissement” car “l’ACFPE est une Institution de l’Etat dont le recrutement des Directeurs Généraux se font par le conseil d’Administration conformément à l’article 22 de l’Accord Collectif d’Établissement”.
Avant de saisir la justice, les employés avaient multiplié les recours. Ils ont interpellé le président de la République, monsieur Baba Kongoboro, le Premier ministre, le ministre contrôleur du secteur parapublic, l’Inspection générale d’État. Aucune de ces autorités n’a bougé le petit doigt. Face à cette indifférence généralisée, la justice reste leur dernier espoir.
Le tribunal administratif a programmé la délibération pour le 29 septembre prochain. Une date que les employés attendent avec impatience, espérant que la justice mettra fin à ce népotisme institutionnalisé.
Cette histoire familiale dépasse le simple cas de l’ACFPE. Elle témoigne de la banalisation du népotisme dans l’administration centrafricaine, où les liens familiaux comptent plus que les compétences. La ministre du Travail utilise son portefeuille ministériel pour caser sa sœur à la tête d’une agence publique, au détriment de toute procédure transparente.
Les employés de l’ACFPE vivent cette situation comme une humiliation. Voir leur institution transformée en affaire de famille les révolte. Ils dénoncent aussi “ le non-respect de l’accord collectif d’établissement”, “ le non-paiement des frais médicaux du personnel” et “ le non-paiement des heures supplémentaires des conseillers emploi”.
L’agence sombre dans la misère gestionnaire pendant que la guerre des sœurs Mouanga se joue. L’une utilise son pouvoir ministériel, l’autre profite de sa position d’intérimaire pour se maintenir. Entre elles, une institution publique qui devrait servir la formation professionnelle et l’emploi des Centrafricains.
Le 29 septembre, la justice dira si ce népotisme peut continuer ou si l’ACFPE retrouvera un semblant de gouvernance normale. En attendant, les employés espèrent que leur courage à défier ce système familial paiera. Car au-delà de leur cas personnel, c’est l’avenir des institutions publiques centrafricaines qui se joue devant le tribunal administratif.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)