URGENT : L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus à l’OCRB depuis plusieurs jours

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une information très inquiétante circule depuis quelques semaines au sein de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). L’ancien ministre Armel Sayo n’est plus détenu à l’OCRB comme le prétendent les autorités. Depuis plusieurs semaines, il se trouve aux mains des Mercenaires russes au camp de Roux.
Les faits parlent d’eux-mêmes. Le lundi 7 septembre 2025 vers 9 heures, Armel Sayo et Nourd Grégaza ont été extraits de leur cellule de la prison du camp de Roux par le directeur de l’OCRB et transférés dans les locaux de ladite unité policière. Mais dans la nuit même, c’est-à-dire vers 23 heures, l’ancien ministre Armel Sayo a disparu. Enlevé de sa cellule par les mercenaires russes, il a été porté disparu pendant près d’un mois, provoquant un tollé international.
Cette disparition a mobilisé jusqu’au président camerounais Paul Biya, qui a écrit directement à Faustin-Archange Touadéra pour exiger des explications. Le CICR, l’ambassade de France, la famille et les réseaux sociaux centrafricains ont réclamé des nouvelles. Armel Sayo avait été arrêté à l’aéroport de Douala puis extradé vers Bangui après les accords de Yaoundé.
Un mois plus tard, les Russes l’ont finalement “rendu”. Officiellement, il a retrouvé sa cellule à l’OCRB. Mais cette version cache une tout autre réalité. Depuis son retour, Armel Sayo n’est plus réellement détenu dans la prison centrafricaine. Il a été discrètement transféré dans les geôles souterraines du camp de Roux, sous contrôle exclusif des mercenaires russes du groupe Wagner.
La supercherie fonctionne parfaitement. Dès que la justice centrafricaine a besoin de l’entendre, les Russes sortent Sayo de son sous-sol et le ramènent temporairement à l’OCRB. Les caméras le filment, tout le monde le voit, l’illusion est parfaite. Puis, une fois les formalités terminées, retour express dans sa vraie cellule souterraine russe au camp de Roux. Un ballet cynique qui transforme la justice centrafricaine en simple figurante.
Cette prison secrète du camp de Roux n’est pas la seule. Les mercenaires russes disposent de deux centres de détention clandestins à Bangui : le premier au sous-sol du camp de Roux, le second à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. Au camp de Roux, selon des informations recueillies auprès des ex-otages des russes, Des cellules sont très minuscules, d’un mètre sur un mètre, où les détenus vivent dans des conditions très inhumaines loin de tout contrôle judiciaire. Tandis qu’à l’aéroport, les détenus sont placés dans un conteneur comme des bétails.
Cette affaire montre l’ampleur de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Non content de confier nos ressources minières, notre sécurité, nos forêts aux mercenaires russes, le pouvoir leur abandonne désormais la justice centrafricaine. Armel Sayo n’est plus un prévenu sous contrôle judiciaire centrafricain, mais un prisonnier politique aux mains d’une milice étrangère.
Le plus grave reste cette tromperie permanente. Pendant que les autorités font croire que l’ancien ministre Armel Sayo est détenu à l’OCRB selon les règles légales, il subit en réalité un sort que nul ne connaît vraiment. Cette comédie judiciaire transforme la Centrafrique en État fantoche où les lois nationales s’appliquent uniquement aux opposants.
Dans ce pays où “ la loi n’existe plus, où c’est le bordel qui remplace tout, la dictature qui remplace tout”, l’affaire Armel Sayo montre parfaitement la dérive en cours. Un ancien ministre de la République, quelles que soient les accusations qui pèsent contre lui, mérite d’être jugé selon les lois de son pays, pas d’être livré aux geôliers russes.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)