ANE joue à la comédie électorale : Comment organiser des formations des candidats quand on n’est pas en mesure de publier les listes électorales définitives à 3 mois des Élections ?

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) prétend former les candidats municipaux à Bangui alors qu’elle n’arrive toujours pas à afficher les listes électorales définitives promises depuis août dernier.
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) vient de franchir un nouveau cap dans l’absurdité. Vendredi dernier à Bangui, cette institution a organisé une journée d’information pour les candidats aux Élections municipales, leur expliquant comment s’inscrire et constituer leurs listes. Cette initiative pourrait sembler louable si elle ne cachait pas une réalité beaucoup plus gênante : l’ANE n’arrive même pas à accomplir ses tâches les plus élémentaires.
En effet, comment peut-on prendre au sérieux une institution qui forme les candidats aux procédures électorales alors qu’elle ment publiquement sur ses propres obligations ? Rappelons que le 21 août 2025, le président de l’ANE avait annoncé sur radio Ndèkè -Luka que les listes électorales définitives seraient affichées le 23 août dans tous les bureaux de vote.
Un constat d’huissier réalisé le 19 septembre dans toutes les mairies de Bangui a pourtant démontré qu’aucune liste électorale définitive n’était affichée nulle part. Cette vérification méthodique a établi que l’ANE avait menti sur l’accomplissement de cette obligation légale fondamentale.
Maître Barthélemy Mathias Morouba, président de l’ANE, s’est exprimé lors de cette journée de formation pour souligner l’importance de sensibiliser les candidats. “Nous sommes dans une phase qui précède l’envoi des candidatures. Il est important que les acteurs comprennent comment procéder”, a-t-il déclaré. Cette déclaration devient presque comique quand on sait que sa propre institution ne maîtrise pas les procédures de base.
Comment peut-on expliquer aux candidats “quels documents produire et comment remplir les formulaires exigés” quand on n’arrive pas à produire soi-même les documents les plus élémentaires du processus électoral ? Cette situation ressemble davantage à une comédie qu’à une préparation sérieuse d’élections démocratiques.
L’ANE prétend accompagner les acteurs politiques dans “ce processus inédit d’élections groupées”. Mais si publier des listes électorales représente déjà un défi insurmontable pour cette institution, comment peut-elle prétendre gérer la complexité d’élections groupées incluant présidentielles, législatives, municipales et régionales ?
Cette journée de formation interroge également. Les candidats formés à Bangui devront-ils se déplacer dans toute la République centrafricaine pour déposer leurs candidatures ? Car si l’ANE n’arrive pas à afficher des listes dans la capitale, on imagine difficilement qu’elle puisse organiser des procédures de candidature dans l’ensemble du pays.
La situation devient encore plus absurde quand on réalise que beaucoup de villages et de communes rurales n’ont probablement aucune infrastructure pour recevoir ces candidatures. Comment les futurs candidats municipaux des zones reculées vont-ils accéder à ces formations et déposer leurs dossiers ?
Maître Morouba a insisté sur “le devoir de l’ANE d’informer sur les pièces requises et les démarches pratiques”. Mais quel crédit accorder aux informations d’une institution qui ment sur ses propres réalisations ? Si l’ANE peut mentir sur la publication des listes électorales, pourquoi les candidats devraient-ils faire confiance à ses autres déclarations ?
Cette journée de formation ressemble davantage à un exercice de communication qu’à une véritable préparation électorale. L’ANE tente probablement de donner l’impression qu’elle maîtrise le processus électoral, alors que la réalité démontre le contraire.
Le président de l’ANE parle de “transparence” et de “garantir une meilleure préparation des candidats”. Ces mots sonnent creux quand ils viennent d’une institution qui cache ses propres défaillances derrière des mensonges publics. Comment peut-on parler de transparence quand on ment sur l’accomplissement d’obligations légales ?
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)