Bossangoa : les Mercenaires russes, les criminels des criminels, terrorisés par un drone mystique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre, aux environs de 23 h, les mercenaires russes déployés à Bossangoa (Ouham) ont vidé leurs chargeurs en l’air, semant la panique dans la ville. Motif invoqué : un “dôme mystique” qui aurait survolé leur base.
Le spectacle a tourné au ridicule lorsque ces hommes, censés incarner la force russe , ont tiré sans relâche dans le ciel pour se protéger d’un danger imaginaire. Ils affirment avoir aperçu un objet étrange au-dessus de leur camp, évoquant aussitôt de vieux souvenirs d’une prétendue tentative de bombardement survenue deux ans plus tôt dans la même localité. À l’époque déjà, ils avaient accusé l’OTAN d’avoir envoyé un avion invisible, comme si chaque bruit dans le ciel devenait un prétexte pour justifier leur peur. Donc, les tueurs ont eux aussi peur ? Vraiment Dieu est très fort!
Cette peur n’est pourtant pas nouvelle puisque plusieurs bases russes en Centrafrique ont été visées par de véritables drones kamikazes depuis 2022. À Kaga-Bandoro, en décembre 2023, au moins 7 mercenaires russes ont été tués et plusieurs autres blessés. À Ndélé, en juin 2024, d’autres frappes ont touché leur camp, provoquant encore des pertes. À Carnot, Berbérati, Boda et Bossemptélé, d’autres attaques ont également été signalées, confirmant que ces positions militaires, loin d’être imprenables, sont devenues des cibles faciles.
Ce qui frappe, c’est la manière dont ces mercenaires changent d’explication au gré des événements. Un jour, ils pointent l’OTAN, le lendemain les rebelles de la CPC, puis les Français. Chaque fois, un nouvel ennemi est inventé pour masquer la réalité : la panique gagne leurs rangs dès qu’un corbeau noir survole le ciel. À Bossangoa, il a suffi d’un vol nocturne pour déclencher une pluie de balles qui n’a visé que les nuages. He! Les criminels, avez-vous aussi peur de votre vie ? Vous pensez que vous êtes intouchables ?
La contradiction est d’autant plus spectaculaire que ces hommes se présentent comme invincibles lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux populations civiles, mais paniquent comme des bébés dès qu’un oiseau noir, un corbeau passe au-dessus de leur tête. À force d’imposer la terreur à la population sans défense, ils finissent par montrer eux-mêmes leur vulnérabilité, incapables de maîtriser leurs nerfs au moindre signe de menace.
Ainsi, la scène de Bossangoa ne fait que confirmer l’image d’un dispositif militaire qui prétend défendre le pays mais passe ses nuits à tirer sur des ombres. Entre accusations contradictoires et rafales insensées, la seule certitude est que les bases russes, de Bossangoa à Berbérati, incarnent moins la puissance que la peur et le désordre qu’ils sèment eux-mêmes.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)