Wagner en Centrafrique : L’ombre de Prigojine et l’héritage empoisonné de Dmitri Sytyi, Quand la « sécurité » russe rime avec crimes, pillages et chaos

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis l’installation du groupe russe Wagner en Centrafrique, la promesse de stabilité s’est muée en cauchemar humanitaire et économique pour les populations centrafricaines.
L’arrivée des mercenaires russes en République centrafricaine a bouleversé l’équilibre du pays. Depuis 2018, Wagner prétend sécuriser le territoire, mais les faits racontent une autre histoire. Les rapports onusiens et des ONG humanitaires documentent une série d’exactions commises par ces forces : pose des mines, villages incendiés, exécutions sommaires, déplacements forcés de populations entières. Les habitants de Bambari témoignent de violences méthodiques commises par des hommes censés les protéger.
Dmitri Sytyi dirige cette machine de terreur depuis la capitale centrafricaine Bangui. Officiellement responsable de la “Maison russe”, il exerce en réalité une autorité qui dépasse celle du gouvernement centrafricain. Cet homme négocie directement avec les groupes armés, supervise l’exploitation des mines d’or, et contrôle les circuits d’exportation des diamants et or centrafricains.
Faustin-Archange Touadéra découvre amèrement les conséquences de son alliance avec les russes Wagner. Le président espérait utiliser ces forces pour consolider son pouvoir, mais la réalité s’inverse rapidement. Les mercenaires russes dictent désormais les orientations politiques et économiques du pays. Touadéra ne gouverne plus qu’avec l’aval de Sytyi, transformant la présidence en simple chambre d’enregistrement des décisions moscovites.
L’emprise russe s’étend bien au-delà de la sécurité. Les mines alimentent directement les comptes russes sans retombées nationales.
Cette mainmise économique appauvrit systématiquement le pays. Les revenus de l’or transitent par des circuits contrôlés par Wagner. L’État centrafricain perd ainsi ses principales sources de financement, aggravant la crise budgétaire et l’effondrement des services publics.
Les centrafricains témoignent d’une dégradation continue de leurs conditions de vie. Les écoles fonctionnent grâce aux ONG et aux appuis des partenaires, les dispensaires manquent de médicaments et les routes se dégradent sans possibilité de réparation.
Touadéra navigue entre deux écueils mortels. Rompre avec Wagner exposerait son régime à des représailles immédiates.
Maintenir cette alliance coûte encore plus cher. Moscou exige désormais la signature d’un contrat avec Africa Corps, structure encore plus intrusive que Wagner. Cette évolution transformerait officiellement la Centrafrique en protectorat russe, avec des obligations financières impossibles à honorer.
Les organisations internationales alertent sur l’ampleur de la catastrophe humanitaire. Les déplacements de populations atteignent des niveaux record dans les zones contrôlées par Wagner. Les habitants de Zemio, à 1100 kilomètres de Bangui, fuient vers les pays voisins comme la RDC pour échapper aux violences et aux extorsions.
Dmitri Sytyi organise cette déstabilisation avec méthode. Son objectif dépasse le simple pillage économique : il s’agit de transformer la Centrafrique en base arrière pour les opérations russes en Afrique centrale.
L’impunité totale dont jouissent les mercenaires aggrave la situation. Aucun crime commis par Wagner n’a donné lieu à des poursuites judiciaires. Cette absence de sanctions encourage la multiplication des exactions et l’extension du territoire sous contrôle russe.
La communauté internationale assiste impuissante à cette dérive. Les partenaires traditionnels de la Centrafrique peinent à contrer l’influence russe sans risquer une escalade militaire. Cette paralysie diplomatique livre les Centrafricains à leur sort et valide implicitement l’occupation progressive de leur territoire.
L’héritage de Wagner transforme durablement la société centrafricaine. Une génération entière grandit dans la violence et l’arbitraire, perdant confiance dans les institutions étatiques. Cette destruction du lien social hypothèque lourdement l’avenir du pays, même en cas de départ des forces russes.
Touadéra devient progressivement otage de ses protecteurs. Chaque concession accordée à Moscou réduit sa marge de manœuvre et renforce la dépendance du pays. Le président centrafricain découvre trop tard qu’il a vendu son âme au diable, condamnant son peuple à subir les conséquences de ses choix politiques désastreux.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)