Croissance imaginaire, diplomatie fantôme : le show Balalou sur le bilan de la présidence de Touadéra à la tête de la CEMAC

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 4 septembre, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement a déroulé un long discours sur les “réalisations” de Touadéra à la tête de la CEMAC. Selon lui, le chef de l’État aurait apporté croissance économique, stabilité politique et intégration régionale.
Maxime Balalou a transformé sa conférence de presse du 4 septembre en exercice de propagande pure. Le ministre de la communication a énuméré les prétendus exploits de Touadéra à la présidence de la CEMAC, mais chaque affirmation flotte dans le vide, dépourvue du moindre élément tangible.
Le porte-parole du gouvernement attribue à son patron la stabilité retrouvée au Gabon après le coup d’État. Une médiation présentée comme un “succès diplomatique majeur” de la République centrafricaine. Pourtant, Balalou ne cite aucune démarche précise entreprise par Touadéra. Quels voyages officiels ? Quelles rencontres bilatérales ? Quels accords négociés ? Le Kitandaire reste muet sur ces détails pourtant essentiels.
Cette crise gabonaise relevait d’ailleurs des affaires internes, réglée entre acteurs locaux. L’attribuer à l’action de la présidence CEMAC relève de la pure invention propagandiste et criminelle.
Eh! On parle aussi de la croissance de la CEMAC, sortie du chapeau de l’ex-détenu Maxime Balalou. Le Kitandaire cite un taux de 2,7 % de croissance régionale de la CEMAC en 2024. Mais qu’a fait Touadéra pour atteindre ce chiffre ? Quelle réforme économique en RCA ? Quelle décision régionale pilotée par Bangui ? En réalité, cette moyenne est portée par le Cameroun et la Guinée équatoriale. Dans son propre pays, la croissance est totalement nulle, asphyxiée par l’insécurité et les barrages routiers. Comment un président incapable de redresser l’économie nationale pourrait-il être le moteur de toute la CEMAC ? Balalou ne l’explique pas, car il n’y a rien à expliquer.
Le plus pathétique, c’est la paix régionale, sans un seul problème résolu. Le Kitandaire Maxime Balalou évoque l’accord de N’Djamena signé avec deux groupes armés centrafricains : le 3R et l’UPC, présenté par ce Kitandaire comme une contribution régionale. Mais cet accord est un dossier strictement interne à la République centrafricaine, ce qu’il a oublié. Il ne relève pas de la CEMAC. Le présenter comme une victoire régionale est une manipulation. Aucun conflit sous-régional n’a été réglé par Touadéra. La paix régionale reste hors de sa portée.
On arrive au niveau de la maladie mentale de l’ex-détenu quand il parle de la diaspora. Le Kitandaire tente de tourner la diaspora en dérision. Interrogé par un journaliste sur la place de la diaspora, Balalou s’est permis de la qualifier de “championne des insultes”. Là encore, aucun programme, aucun dispositif concret. Pas de fonds dédiés, pas de guichet, pas de résultats. Seulement du mépris.
Et si ceci n’est pas une propagande maladive? Au lieu de présenter des preuves, Balalou recycle les mêmes slogans : intégration, solidarité, prospérité partagée. Mais à chaque fois, une question reste sans réponse : qu’a fait Touadéra, concrètement ? Pour le Gabon, pour la croissance, pour la paix, pour l’intégration : rien n’est montré, tout est proclamé.
Pendant que Balalou invente des succès régionaux, la Centrafrique s’enfonce. Pas de routes praticables, pas d’électricité régulière, pas de sécurité pour circuler, pas de salaires payés à temps. La libre circulation qu’il vante est bloquée par des barrages illégaux. La croissance qu’il cite n’existe pas dans les marchés de Bangui, où les prix flambent. Ce contraste rend son discours encore plus indécent : un ministre qui délire en chiffres fictifs pour glorifier un président déconnecté.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)